Les faux enseignements sont monnaie courante dans le corps de Christ dans ces jours qui sont la fin.
Nous voyons aujourd’hui, dans l’Église du Seigneur Jésus, beaucoup de faux enseignements. C’est-à-dire des enseignements qui sont tirés de passages de la Bible et malheureusement toujours tirés hors de leur contexte. Jésus nous a pourtant mis en garde contre cela lorsqu’il a dit :
Jésus leur répondit : faites bien attention que personne ne vous induise en erreur. Matthieu 24.4
Dans ces temps qui sont la fin, ces faux enseignements affluent et induisent les croyants dans l’erreur. Une multitude de chrétiens défendent ces faux enseignements sans se rendre compte qu’ils sont pris dans ces hérésies.
L’un de ceux-ci, sur lequel, je veux lever le voile, est cet enseignement qui dit que la femme ne peut pas enseigner dans l’église. Mais honnêtement, ça vient d’où ce concept erroné ? Où est-ce qu’ils ont été chercher cela dans la Parole de Dieu, la Bible ?
Apparemment, l’un des versets sur lequel ce faux enseignement s’appuie est celui-ci :
…que les femmes gardent le silence dans les assemblées ; car il ne leur est pas permis de parler. (1 Corinthiens 14.34)
Comme je le dis toujours, pour comprendre un passage, il nous faut toujours regarder le contexte dans lequel le verset est mentionné. Lorsque nous regardons le contexte, nous nous apercevons assez rapidement qu’il ne dit pas ce que certains prétendent qu’il dit.
Ce passage de 1 Corinthiens 14.34 est mentionné dans le contexte de l’ordre dans l’église qui est du verset 26 jusqu’au verset 40 de 1 Corinthiens 14. Mais que nous dit ce passage ?
À prime à bord, ce passage nous parle du bon ordre et de la décence dans les réunions en particulier en ce qui concerne les dons spirituels et les prophéties. Oui, vous avez bien lu. Il ne concerne pas l’enseignement de la femme dans l’église. Je le répète, il concerne les dons spirituels et les prophéties et non pas du fait que la femme puisse ou non enseigner ou prêcher dans l’église. Allons un peu plus loin.
Les versets vingt-sept et vingt-huit nous disent que si quelqu’un parle en langue, que ce soit deux personnes au plus, et il doit y avoir un interprète. Si personne ne peut interpréter, il doit se taire dans l’assemblée. Si quelqu’un prophétise, cela doit être fait de manière ordonnée, avec une ou deux personnes parlant à tour de rôle, et les autres écoutants.
Les versets vingt-neuf à trente-trois nous mentionnent que les prophètes doivent être en contrôle de leurs paroles, et les autres membres de l’assemblée peuvent juger de la prophétie. Ils nous disent aussi que Dieu n’est pas un Dieu de désordre, mais de paix. Puis, les femmes sont également exhortées à se taire dans les assemblées et à demander des explications à la maison si elles ont des questions. Comme vous pouvez le remarquer, jusqu’ici, il n’est nullement question d’interdiction d’enseignement pour la femme.
Les versets trente-quatre à trente-cinq nous mentionnent que les femmes sont instruites de se taire dans les assemblées, car il ne leur est pas permis de parler, mais elles doivent être soumises, comme le dit aussi la loi. Si elles ont des questions, elles doivent les poser à la maison. Jusqu’à maintenant, où est-ce que nous voyons qu’il est interdit aux femmes d’enseigner ou de prêcher dans l’église, dans ce contexte ? On va continuer avec les derniers versets au cas où Paul le mentionnerait explicitement.
Finalement, les versets trente-six à quarante l’apôtre Paul concluent en soulignant que la parole de Dieu ne vient pas seulement d’eux à Corinthe, mais de toutes les églises. Il exhorte les Corinthiens à rechercher le bien de l’Église et à respecter ces enseignements. Il insiste sur l’importance de la décence et de l’ordre dans les réunions de l’Église et encourage la prophétie. En fin de compte, il rappelle que tout doit être fait de manière appropriée et avec le souci de l’édification spirituelle de tous.
Je suis estomaqué de voir que certaines personnes peuvent être aussi malhonnêtes en tordant les sens des écritures pour satisfaire leur égo démesuré. Pour s’assurer qu’une femme qui est meilleure qu’eux ne les ridiculise devant toute l’assemblée.
Il y a un deuxième passage dans les écritures qui est plus explicite et que je me dois, pour être honnête de le mentionner. Il s’agit du passage de 1 Timothée 2.12 qui mentionne ceci :
Je ne permets pas à une femme d’enseigner, ni de prendre autorité sur l’homme. (1 Timothée 2.12)
Ici, c’est clair, mais encore une fois, regardons le contexte avant de crier victoire. Le contexte de ce verset se place dans l’attitude des hommes et des femmes dans la communauté. L’apôtre Paul écrit une lettre à Timothée, un jeune pasteur ou dirigeant de l’Église, pour lui donner des conseils et des instructions sur la manière de gérer l’Église à Éphèse. Dans ce passage, Paul discute de la décence et de l’ordre dans le culte public, et il fait des recommandations personnelles spécifiques concernant le rôle des hommes et des femmes.
Si vous remarquez bien dans ce contexte Paul, mentionne deux fois « Je veux » (1 Tm 2.8; 9) puis, une autre fois, il dira « Je ne permets pas » (1 Tm 2.12). Avez-vous remarqué que c’est son avis personnel qu’il donne ici ? Il ne dit pas que c’est quelque chose qu’il a reçu du Seigneur ou que c’est le Seigneur Jésus qui le dit. Non, c’est sa recommandation personnelle à Timothée.
Ce qu’il faut comprendre c’est que les épîtres du Nouveau Testament ne sont pas des livres de loi. Ce n’est pas la Torah des chrétiens. Les épitres du Nouveau-Testament décrivent des situations particulières que les églises vivaient et démontrent la façon dont les apôtres ont réglé ces cas particuliers. Tout comme nous aujourd’hui, nous vivons des problématiques particulières, dans nos églises, et appliquons des moyens particuliers pour régler les problèmes.
L’apôtre Paul dit à Timothée « je ne veux pas ». Ce n’est donc pas une règle à suivre. Cela devient une conviction personnelle de chaque dirigeant dans l’église.
Pour moi, les femmes ont le droit de prêcher ou d’enseigner. Elles ont quelque chose que le Seigneur a mis sur leur cœur et elles ont, tout aussi bien que les hommes, le droit de le dire. C’est ma conviction. Si vous avez la même conviction que l’apôtre Paul c’est correct aussi.
Cependant, ce qui n’est pas correct et qui devient un faux enseignement, qui induit les gens en erreur, c’est de dire que c’est ce que la Bible déclare. Parce qu’elle ne dit pas ça, et c’est important de comprendre cela.
En terminant, pourquoi l’apôtre ne voulait-il pas que les femmes enseignent, la Bible ne le dit pas, mais c’était certainement, une raison contextuelle. Et en étudiant d’autres passages, on peut s’apercevoir que la philosophie de Paul sur le sujet aurait apparemment changé.
De grâce, avant d’affirmer une soi-disant vérité de la Parole de Dieu, allez voir le contexte. C’est tellement important, dans un premier temps, pour mieux comprendre les écritures et ensuite pour éviter d’être induit en erreur.
Les faux enseignements sont monnaie courante dans le corps de Christ dans ces jours qui sont la fin. Il faut être très, très prudent et surtout, avant de répéter ce que nous avons entendu d’aller vérifier par nous-mêmes si ce qui nous est enseigné est conforme aux Écritures. C’est trop facile de se laisser embobiner par de faux enseignements.
