La destinée finale des méchants sera-t-elle comme on nous l’a toujours enseigné ?
Introduction
Dans cette série sur la croyance de l’enfer, nous explorons l’origine de la croyance en l’enfer et examinons si la conception traditionnelle de tourments éternels correspond réellement à ce que la Bible enseigne. Nous commençons par étudier le concept de la géhenne, une vallée associée à la destruction éternelle dans la pensée juive, et examinons comment Jésus utilise cette image pour illustrer les conséquences du péché dans ses enseignements. Nous allons donc nous intérésser à savoir ce qu’est la géhenne, quel était l’enseignement de Jésus sur le sujet puis, nous terminerons avec l’importance des mots et leur définition.
Qu’est-ce que la géhenne ?
Autrefois, la géhenne était une décharge à l’extérieur de Jérusalem où étaient jetés les corps des criminels exécutés, les animaux morts et tous les déchets de la ville. C’est ce que nous rapporte le Dictionnaire Biblique Easton :
« La vallée des fils de Hinnom, un vallon profond et étroit au sud de Jérusalem, où les Juifs idolâtres offraient leurs enfants en sacrifice à Molech (Moloc) (2 Ch 28.3; 33.6; Jr 7.31; 19.2-6). Cette vallée devint ensuite le réceptacle commun de tous les déchets de la ville. Ici, les cadavres d’animaux et de criminels, ainsi que toutes sortes d’ordures, étaient jetés et consumés par un feu toujours allumé. Il est ainsi devenu au fil du temps l’image du lieu de destruction éternelle. » [1]
Ce que nous dit le dictionnaire Easton c’est qu’il y avait un feu qui brulait continuellement. Ce n’était pas un feu qui torturait ce qui avait été jeté là, mais plutôt un feu qui détruisait. D’ailleurs, les images utilisées par Jésus étaient familières aux Juifs de son époque. Par exemple, quand Jésus a dit que les méchants seraient détruits dans la Géhenne, tout le monde savait ce qu’il voulait dire. Il y avait un feu, dans cet endroit, qui détruisait tout ce qui avait été jeté là. Un feu qui réduisait tout en cendre. Regardons maintenant ce passage de Matthieu 5.22:
Eh bien, moi (Jésus), je vous dis : Celui qui se met en colère contre son frère en répondra devant le tribunal. Celui qui lui dit « imbécile » passera devant le Grand-Conseil, et celui qui le traite de fou est bon pour le feu de l’enfer.
Matthieu 5.22
D’abord, le mot « enfer » utilisé par la version du Semeur, que j’utilise, n’est pas la bonne traduction du mot original grec « geenna » qui a donné en français le mot « géhenne ». Le mot « géhenne » est par ailleurs utilisé correctement dans la Bible Louis-Second et dans d’autres versions également. Par exemple, la Nouvelle Bible Second, la Bible de la Colombe, la TOB, la Bible de Jérusalem et la Darby utilisent le mot « géhenne » dans le texte français.
Ce que je remarque, c’est que certaines des nouvelles traductions vont utiliser le mot « enfer » plutôt que « géhenne ». Comme la Bible du Semeur, la Bible Second 21, la Nouvelle Bible en Français Courant, la Bible en Français Courant et la traduction française de la King James qu’on appelle la Bible du Roi Jacques.
La géhenne un lieu de sacrifice
Dans cette vallée, avant que ne soit la géhenne, c’était l’endroit où l’on sacrifiait les enfants au Dieu Moloc. Le sacrifice des enfants qui avaient été offerts était un crime odieux envers les ceux-ci. On chauffait la statue et l’on y déposait l’enfant vivant dans les bras de l’idole. L’enfant se tordait et hurlait de douleur jusqu’à ce qu’il finisse par mourir. Pour éviter d’entendre les cris et les pleurs de l’enfant, les gens frappaient sur des tambours pendant le sacrifice [2]. Joseph Benson rapporte dans son commentaire, Joseph Benson’s Commentary of the Old and New Testaments, ceci d’intéressant au sujet du passage de Matthieu 5.22 lorsqu’il écrit :
« Les Juifs, à cause de la perpétuité de ces incendies, et pour exprimer la plus grande haine des sacrifices qui étaient offerts à Moloc dans cette vallée, se servirent de son nom pour signifier l’enfer. C’est pourquoi nos traducteurs ont donné à Tophet, ou géhenne, sa signification métaphorique dans le présent passage, alors qu’elle aurait plutôt dû avoir sa signification littérale. Car notre Seigneur, dans l’intention de montrer à ses auditeurs que le châtiment de la colère sans cause, des discours méprisants et des noms injurieux, sera, dans la vie à venir, proportionné à la culpabilité qui est dans ces péchés ; et ne trouvant aucun nom dans le langage des hommes par lequel ces différents degrés de punition pourraient être correctement exprimés, il les illustra par les punitions que les Juifs connaissaient. » [3]
On voit bien ici que Jésus utilisa cette image de la géhenne parce que les Juifs savaient pertinemment ce que cela signifiait. Malheureusement pour nous aujourd’hui avec cette mauvaise traduction du mot « géhenne » par le mot « enfer », ce que Jésus disait a perdu son véritable sens pour devenir le sens que les traducteurs ont bien voulu donner. Un sens complètement différent de ce que Jésus laissait entendre.
Le véritable sens de la géhenne était la destruction par le feu et cela c’était une image forte pour les Juifs de l’époque. Mais pour nous aujourd’hui avec l’enfer comme étant un lieu de tourment éternel, cela change les propos de Jésus du tout au tout ! Et cela pour moi c’est inadmissible de trafiquer de la sorte la parole de Dieu et surtout les propos de Jésus. On ne change pas les propos de Jésus pour lui faire dire ce que nous voulons entendre ou ce que nous avons comme concept.
Dans Marc 9.48, Jésus parle d’un endroit où « leur ver ne meurt pas, et le feu ne s’éteint pas ». Regardons tout le contexte pour bien comprendre ce passage.
Si ta main cause ta chute, coupe-la ; car il vaut mieux pour toi entrer dans la vie avec une seule main que de garder les deux mains et d’être jeté en enfer dans le feu qui ne s’éteint jamais. 45 Si ton pied cause ta chute, coupe-le ; car il vaut mieux pour toi entrer dans la vie avec un seul pied que de garder les deux pieds et d’être jeté en enfer. 47 Si ton œil cause ta chute, jette-le au loin ; car il vaut mieux pour toi entrer avec un seul œil dans le royaume de Dieu que de garder les deux yeux et d’être jeté en enfer, 48 où le ver rongeur ne meurt point et où le feu ne s’éteint jamais.
Marc 9.43-48
Tout d’abord, plutôt que le mot « enfer » c’est le mot « géhenne » qui devrait être là. Jésus dit que la personne est jetée dans la géhenne où le vers rongeur ne meurt point et où le feu ne s’éteint point. Ce qui signifie que dans l’endroit, appelé la géhenne, il y avait la présence de feu continuel. Et les vers aussi qui rongeaient les cadavres avant qu’ils ne soient consumés. Cette image que Jésus voulait donner était une image de feu et de ver qui détruisent. Encore une fois, ce n’était pas une image de tourment sans fin. Lorsque les déchets étaient consumés, ceux-ci devenaient de la cendre et c’était fini. Ils étaient complètement décomposés.
C’est pour cela que de traduire le mot « géhenne » par le mot « enfer » n’est pas viable. Parce que ce n’est pas le bon mot ni la bonne signification. Les gens ou les choses jetés dans la géhenne ne se tordaient pas de couleurs sans fin. J’ai d’ailleurs déjà expliqué cela dans une vidéo précédente.
La mention du feu qui ne s’éteint jamais ne prouve pas des tourments sans fin. Parce que lorsqu’il y avait des déchets qui étaient continuellement jetés, le feu continuait d’être alimenté. C’est pour cela qu’il ne s’éteignait pas. Il était continuellement alimenté. Ce passage de Marc 9.48 est en fait une citation d’Ésaïe 66.24 qui dit :
Et quand ils sortiront, ils verront les cadavres des hommes qui se sont révoltés contre moi ; et le ver qui rongera ces hommes ne mourra pas, le feu qui les dévorera ne s’éteindra jamais, et ils feront horreur à tout être vivant.
Ésaïe 66.24
Nous savons tous que les vers se nourrissent de cadavres. D’ailleurs, ils apparaissent lors de la décomposition du corps mort. Le mot hébreu rend bien la traduction comme étant des vers qui se forment lors de la putréfaction des chairs. Le feu qui ne s’éteint pas signifie que les âmes de ceux qui seront détruits ne reviendront jamais tout comme dans la géhenne. Le feu brûlera continuellement comme signe de destruction éternelle. Et encore une fois, non pas de tourment éternel. Si l’on utilise ce passage pour justifier la damnation éternelle, on vient sortir ce passage de son contexte parce que ni le passage ni le contexte ne parle de tourments éternels et celui-ci ne fait plus aucun sens.
L’enseignement de Jésus concernant la géhenne
Je dis le mot « géhenne », parce que ce n’est pas le mot latin « enfer » et sa conception qui est utilisée par Jésus. C’est le mot « géhenne » que Jésus utilise avec sa définition. Dans le texte grec original, c’est le mot « geenna » traduit par géhenne en français qui est présent. Jésus a parlé d’un jugement final au cours duquel Dieu « détruirait l’âme et le corps en enfer ». Sauf que le mot « enfer » est une très mauvaise traduction du mot « géhenne ». Vous allez dire que je me répète, mais c’est voulu pour être certain que nous comprenons bien mon propos.
Ne craignez donc pas ceux qui peuvent tuer le corps, mais qui n’ont pas le pouvoir de faire mourir l’âme. Craignez plutôt celui qui peut vous faire périr corps et âme dans l’enfer (geenna).
Matthieu 10.28
Ce passage pose un défi majeur à la croyance largement acceptée de l’enfer comme un lieu de tourment sans fin. Il amène les enseignants bibliques à attribuer une signification théologique différente au mot « périr ». De nombreux défenseurs de l’interprétation littérale de la Bible évitent la signification évidente du mot « périr » en le réinterprétant comme une séparation éternelle et consciente de Dieu. Cependant, périr dans sa définition, ne veut pas dire la séparation éternelle et consciente de Dieu. Je vous souligne que cette redéfinition va à l’encontre de l’usage courant du terme « périr » dans d’autres contextes bibliques et cela crée une contradiction théologique.
Le mot « périr » est la traduction du mot grec « apollumi » et celui-ci signifie littéralement : détruire, démolir entièrement, mettre en ruine. Comme vous le voyez, ça n’a rien à voir avec une séparation éternelle et consciente de Dieu.
Le mot « enfer » est la traduction du mot « géhenne ». Et le mot « enfer », avec sa définition courante, ne fait pas partie du langage de Jésus. À tout le moins dans la version de la Bible du Semeur que j’utilise.
L’importance de la signification des mots
Le problème que nous rencontrons aujourd’hui est que nous avons maintenant bien ancré dans notre conscience ce principe de l’enfer. Soit un endroit où les âmes vont être torturées éternellement. Et chaque fois que nous lisons le mot enfer dans les écritures, c’est cette image qui nous revient à l’esprit. Vous savez comme moi que les mots se transforment en image dans notre tête. Si je vous parle d’une auto, une maison, une table, etc., vous avez tout de suite une image dans votre tête et chacune des images que nous avons est identique dans la forme. Si je dis le mot table, nous nous faisons tous une image de la table. Maintenant, la façon dont l’enfer nous a été enseigné fait en sorte que nous ayons tous la même image de l’enfer. Pour chacun de nous, l’image que nous en avons est représentative d’un endroit où les âmes vont souffrir éternellement. Cependant, cette image est faussée comparativement à la géhenne qui s’apparente plus à un lieu de destruction. C’est ce que va dire le démon à Jésus dans Marc 4.
Que nous veux-tu, Jésus de Nazareth ? Es-tu venu pour nous détruire ? Je sais qui tu es ! Tu es le Saint envoyé par Dieu !
Marc 41.24
Le mot « détruire » est la traduction du mot grec « apollumi », que nous avons vue précédemment, et celui-ci signifie littéralement : détruire, démolir entièrement, mettre en ruine. Le démon disait à Jésus détruire parce qu’il savait que l’étang de feu, où il sera jeté, ne serait pas un endroit pour qu’il soit tourmenté éternellement, mais plus pour qu’il soit détruit, c’est-à-dire qu’il disparaitra à tout jamais.
Si je vous disais le mot « géhenne », quelle est l’image qui vous vient en tête ? De prime abord, ce serait la représentation de l’enfer. Mais l’image est complètement différente parce que celle-ci est un dépotoir où il y a un feu constant qui détruit les déchets. Ainsi, utiliser le mot « enfer » à la place du mot « géhenne » fait une grande différence. Les deux mots n’ont pas la même signification. Quelque part, ça change les propos de Jésus. Je vais vous donner quelques exemples.
Si ta main droite cause ta chute, coupe-la et jette-la au loin. Il vaut mieux pour toi perdre un de tes membres que de voir tout ton corps jeté en enfer.
Matthieu 5.30
Ce que nous voyons ici, avec cette interprétation, c’est que tout son corps sera jeté dans un endroit où il va souffrir éternellement. Maintenant, si je remplace le mot « enfer » par le mot original « géhenne » qui apparait dans le texte original grec, ça donne une tout autre signification.
La personne sera alors jetée dans un endroit où elle va être complètement détruite. Ça fait toute la différence. Ça change complètement le propos de Jésus. Juste parce que ce n’est pas le bon mot qui est utilisé. Regardons un autre exemple :
Luc 12.5 Savez-vous qui vous devez craindre ? Je vais vous le dire : c’est celui qui, après la mort, a le pouvoir de vous jeter en enfer. Oui, je vous l’assure, c’est lui que vous devez craindre.
Dans ce passage, nous voyons que c’est Dieu qui a le pouvoir de me torturer éternellement dans cet endroit appelé l’enfer. Ça ne ressemble pas au Dieu que je connais. Il n’est pas un Dieu sadique qui aime voir souffrir les âmes ad vitam aeternam. Comme nous l’avons vu, Dieu ne désire pas nous voir mourir, c’est-à-dire être détruit. C’est ce que l’apôtre Pierre va également dire.
Le Seigneur n’est pas en retard dans l’accomplissement de sa promesse, comme certains se l’imaginent, il fait simplement preuve de patience à votre égard, car il ne veut pas qu’un seul périsse. Il voudrait, au contraire, que tous parviennent à se convertir.
2 Pierre 3.9
Dieu ne veut pas qu’un seul périsse. Nous avons vu que le mot « périr » signifiait détruire. À la lumière de cette explication, nous voyons que Dieu ne veut donc pas que personne ne soit détruit. Que personne ne disparaisse à tout jamais. Maintenant, si nous lisons le même passage, mais avec sa réelle signification
Savez-vous qui vous devez craindre ? Je vais vous le dire : c’est celui qui, après la mort, a le pouvoir de vous jeter dans la géhenne. Oui, je vous l’assure, c’est lui que vous devez craindre.
Luc 12.5
Si le mot « enfer » avait la même signification que le mot « géhenne », ça ne ferait pas de différence. Parce que l’image que nous nous ferions de l’endroit serait la même. Le problème c’est que le mot « enfer » et le mot « géhenne » n’ont pas la même signification comme j’ai mentionné précédemment.
Une chose intéressante, Jésus parle effectivement de « châtiment éternel » dans Matthieu 25.46. Nous lisons ceci :
Et ils s’en iront au châtiment éternel. Tandis que les justes entreront dans la vie éternelle.
Matthieu 25.46
Ce passage nous démontre simplement que la destruction des malfaiteurs dans la colère de Dieu est à tous égards considérée comme un châtiment éternel. Ça n’a pas la signification de tourment éternelle dans un endroit. Cela signifie que les effets d’un tel châtiment durent pour toujours, aussi longtemps que la vie éternelle dont jouissent les justes. Comme la vie est éternelle, la mort est aussi éternelle. On ne reviendra jamais en arrière après cela. Cependant, les souffrances ne durent pas éternellement parce que les méchants disparaîtront pour ne plus jamais ressusciter. La punition est éternelle. Ils vont être détruits à tout jamais. Certains vont dire peut-être que nous jouons avec les mots.
Mais les auteurs de l’Écriture utilisent souvent le mot « éternel » pour modifier une activité qui se déroule dans un temps limité, tant que les effets sont continus. Par exemple, la Bible utilise le terme « salut éternel » pour désigner un événement unique aux effets continus. On voit cela dans ce passage de l’épître aux Hébreux :
Il a pénétré une fois pour toutes dans le sanctuaire ; il y a offert, non le sang de boucs ou de veaux, mais son propre sang. Il nous a ainsi acquis un salut éternel.
Hébreux 9.12
Jésus-Christ ne rachète pas éternellement son peuple. Il l’a fait une fois sur la croix. Mais les effets de sa rédemption s’étendent dans l’éternité.
Un autre point, Jésus informait souvent ses auditeurs que les incroyants périraient lors du jugement.
À cette époque survinrent quelques personnes qui informèrent Jésus que Pilate avait fait tuer des Galiléens pendant qu’ils offraient leurs sacrifices. 2 Jésus leur dit : pensez-vous que ces Galiléens ont subi un sort si cruel parce qu’ils étaient de plus grands pécheurs que tous leurs compatriotes ? 3 Non, je vous le dis ; mais vous, si vous ne changez pas, vous périrez (apollumi, détruit) tous, vous aussi. 4 Rappelez-vous ces dix-huit personnes qui ont été tuées quand la tour de Siloé s’est effondrée sur elles. Croyez-vous qu’elles aient été plus coupables que tous les autres habitants de Jérusalem ? 5 Non, je vous le dis ; mais vous aussi, si vous ne changez pas, vous périrez (apollumi, détruit) tous.
Luc 13.1-5
Aujourd’hui, ces Galiléens tués par Pilate et ceux dont la tour de Siloé est tombée sur eux sont morts. Ils ont disparu de la surface de la Terre à ce moment et leur corps s’est complètement décomposé. Aujourd’hui, il ne reste plus rien de ces gens si ce n’est le souvenir que nous rappelle la Parole de Dieu
En effet, les vivants savent qu’ils mourront, mais les morts ne savent rien du tout ; ils n’ont plus rien à gagner, ils sombrent dans l’oubli.
Ecclésiaste 9.5
Ils n’ont plus jamais été revus. C’est ce que Jésus dit dans le sens de « vous périrez ». Ce que Jésus est en train de dire, c’est « vous serez complètement détruit » en parlant de l’âme bien entendu. Mais la comparaison que Jésus faisait était avec le corps
Oui, Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils, son unique, pour que tous ceux qui placent leur confiance en lui échappent à la perdition et qu’ils aient la vie éternelle.
Jean 3.16
Encore la même chose, le mot perdition est la traduction du mot grec « apollumi » qui signifie détruire, démolir entièrement, abolir, mettre en ruine.
Si quelqu’un ne demeure pas en moi, on le jette hors du vignoble, comme les sarments coupés : ils se dessèchent, puis on les ramasse, on y met le feu et ils brûlent.
Jean 15.6
Un autre texte qui corrobore le fait que les méchants seront détruits et non pas envoyé dans un endroit de supplice éternel pour être tourmenté jour et nuit éternellement. Ils vont être rassemblés et brûlés, comme on brûle des bâtons desséchés. La signification de ces mots était évidente pour les gens ordinaires de son époque. Mais pour nous, elle demande un effort de compréhension parce que nous ne vivons pas dans le même contexte qu’eux. Nous ne vivons pas, non plus, la même époque et nous avons des bibles traduites.
Beaucoup feront appel à l’histoire de l’homme riche et de Lazare dans Luc 16 comme preuve d’un tourment éternel. Je vous invite à écouter mon enseignement sur ce sujet sur mon blogue comprendrelaprophetie.ca ou sur la page Facebook ou le profil YouTube du même nom. Vous allez apprendre que ce que Jésus dit dans ce passage de Luc 16 contredit tout ce que les Écritures mentionnent. Et vous allez également savoir pourquoi c’est comme ça. On ne peut pas prendre cette histoire pour valider les concepts du séjour des morts comme Jésus le décrit parce que ces concepts étaient issus de la tradition de rabbin juif et Jésus utilisait leur tradition pour leur parler afin qu’ils comprennent la leçon qu’il devait saisir.
Conclusion
En conclusion, l’origine de la croyance en l’enfer remonte à des traditions et des interprétations qui ont évolué au fil du temps. En explorant le concept de la géhenne, nous comprenons que Jésus utilisait une image familière à son époque pour illustrer les conséquences du péché, à savoir la destruction plutôt que le tourment éternel. Le mot « géhenne » utilisé par Jésus diffère du mot « enfer » qui a été mal traduit dans certaines versions bibliques, créant ainsi une fausse image de la destinée des méchants. En réalité, la perspective de Jésus sur la géhenne pointe vers une destruction totale plutôt que des souffrances éternelles, soulignant ainsi l’importance de comprendre les mots dans leur contexte historique et linguistique pour saisir pleinement son enseignement.
