D’où origine la croyance de l’enfer ? (partie 8)

La destinée finale des méchants sera-t-elle comme on nous l’a toujours enseigné ?

Introduction

Dans cette étude, nous nous pencherons sur un passage biblique intrigant qui remet en question les notions traditionnelles de l’enfer et du destin des méchants. Le texte de l’Apocalypse 14.9-11 soulève des interrogations profondes sur la nature de la punition pour ceux qui rejettent la voie divine. Cette exploration, fruit de recherches approfondies, offre une perspective nuancée sur un sujet souvent débattu et mal compris.

Un passage énigmatique

Maintenant, nous allons regarder un passage quelque peu énigmatique. Un passage qui m’a demandé quelques heures de recherches et de réflexions pour essayer de le décoder. Parce que ce passage, à première vue, semblait contredire tout ce que les écritures ne mentionnent pas concernant l’enfer et les souffrances éternelles que devraient endurer les méchants. Ce passage laissait entendre que l’enfer était une éventualité. Mais après ce temps, j’en arrive à une conclusion plutôt satisfaisante. Une conclusion qui démontre encore une fois que les Écritures ne se contredisent pas. Peut-être en apparence, mais jamais sur le fond. Dans le livre de l’Apocalypse 14.9-11, nous lisons que Dieu tourmente ceux qui adorent la bête, ajoutant que « la fumée de leurs tourments monte aux siècles des siècles ».

Un troisième ange les suivit, proclamant d’une voix forte : celui qui adore la bête et son image et qui accepte de recevoir sa marque sur le front et sur la main, 10 devra aussi boire du vin de la fureur de Dieu. Ce vin lui sera versé pur dans la coupe de la colère divine, et il souffrira des tourments dans le feu et le soufre devant les saints anges et devant l’Agneau. 11 La fumée de leur tourment s’élèvera à perpétuité. Quiconque adore la bête et son image, quiconque accepte la marque de son nom ne connaîtra aucun repos, ni de jour ni de nuit.

Apocalypse 14.9-11

Ce passage nous dit que ceux qui vont adorer la bête et son image, qui vont accepter sa marque sur le front et sur la main, vont en subir les conséquences de leur mauvais choix. Ce passage nous dit qu’ils souffriront « des tourments dans le feu et le soufre devant les saints anges et devant l’Agneau ». Que la « fumée de leur tourment s’élèvera à perpétuité » et qu’ils ne connaîtront « aucun repos, ni de jour ni de nuit ». Lorsque nous lisons cela, nous pouvons croire que ces gens vont souffrir éternellement. Malheureusement, ce n’est pas tout à fait ce que Dieu est en train de nous dire dans ce passage. Maintenant, pour comprendre ce verset nous allons regarder le passage d’Apocalypse 20.10 qui lui est similaire.

Alors le diable, qui les trompait, fut jeté dans l’étang de feu et de soufre : il y rejoignit la bête et le faux prophète et ils y subiront des tourments, jour et nuit, pendant l’éternité.

Apocalypse 20.10

Le passage d’Apocalypse 14.9-10 concerne les gens, tandis que ce passage d’Apocalypse 20.10 concerne le diable qui se retrouve au même endroit que la Bête et le Faux Prophète. Ces deux passages nous parlent en apparence de souffrance éternelle. Mais qu’en est-il exactement ?

Un problème de traduction

La chose que nous pouvons voir, dans ce passage, c’est qu’il y a un problème de traduction. Parce qu’en réalité le problème vient de la traduction et non pas de ce que le Seigneur Jésus a voulu nous dire par la plume de son serviteur Jean. Richard T. Ritenbaugh va dire ceci dans son commentaire Forerunner Commentary[1] :

« Trompés par la doctrine non biblique de l’âme immortelle, les traducteurs ont dû nier la nature et enfreindre les règles pour que ce verset corresponde à leur compréhension ! »

Donc, la traduction ne rend pas avec exactitude le sens de ces passages. Parce que comme le dit Ritenbaugh c’est parce que les règles grammaticales grecques ont été enfreintes. Prenons le temps de nous y attarder quelques instants.

Avant l’avènement des traductions modernes, la dernière phrase d’Apocalypse 20.10 ne suscitait aucune interrogation. Tout le monde croyait en un enfer où seraient tourmentées des âmes pour l’éternité. Ils ne remettaient même pas en question le concept bien que nous nous apercevons à la lumière des Écritures qu’il est erroné.

Toutefois, les versions plus récentes mettent en lumière le fait que le verbe utilise ici « basanizo » qui est traduit par le mot français « tourmenté ». Ce verbe est au pluriel et est correctement traduit par « ils y subiront des tourments ». Qui sont ces « ils » ? Cela inclut-il le diable, la Bête et le Faux Prophète ? La question importante pour cette étude est de savoir si Dieu va tourmenter éternellement les êtres humains méchants. Deux explications sont possibles. Tout d’abord, notons que la Bible rejette l’idée selon laquelle les humains possèdent une immortalité innée ou une âme immortelle. L’apôtre Paul nous dit en 1 Corinthiens 15.53 ceci :

En effet, ce corps corruptible doit se revêtir d’incorruptibilité et ce corps mortel doit se revêtir d’immortalité.

1 Corinthiens 15.53

Ce qu’il dit c’est que pour se revêtir d’immortalité, il faut donc qu’il soit mortel. Dans l’état actuel des choses, le corps est toujours corruptible, donc mortel. C’est seulement lorsque Jésus reviendra que ceux qui lui appartiennent verront leur corps revêtir l’incorruptibilité par le fait même l’immortalité. Pour les méchants, ils demeureront dans la corruptibilité jusqu’au jugement dernier et plusieurs subiront la seconde mort.

Que celui qui a des oreilles écoute ce que l’Esprit dit aux Églises. Au vainqueur, la seconde mort ne causera pas de mal. »

Apocalypse 2.11

Le vainqueur, c’est celui qui aura persévéré jusqu’à la fin, nous dit la Parole de Dieu. La fin, c’est lorsque le Seigneur Jésus reviendra soit au dernier jour. Un autre passage corrobore cela également.

Heureux et saints ceux qui ont part à la première résurrection. La seconde mort n’a pas prise sur eux.

Apocalypse 20.6

Immortalité de l’âme

Donc, il y a une seconde mort et c’est celle de l’âme puisque le corps est déjà mort précédemment. S’il y a une seconde mort, ceci veut donc dire que l’âme n’est pas éternelle. Comme nous avons vu précédemment si le corps après la mort disparait, ce sera la même chose pour l’âme après la seconde mort. Parce que le mot mort est utilisé et que celui-ci signifie destruction. Ce que nous devons savoir c’est que l’éternité c’est Dieu qui la donne. L’âme n’est pas éternelle à la base.

Ceux qui, en pratiquant le bien avec persévérance, cherchent la gloire à venir, l’honneur et l’immortalité, recevront de lui la vie éternelle.

Romains 2.7

La vie éternelle n’est pas quelque chose d’inné pour les hommes créés par Dieu. Il nous faut la désirer et la rechercher dans notre union avec le Seigneur Jésus et c’est Dieu qui nous la donne. C’est pour cela que Jésus a payé de sa vie pour que nous puissions en bénéficier. Nous étions condamnés à mourir, c’est-à-dire à être détruit, et cela injustement. Concernant l’immortalité, la Bible nous révèle quelque chose de très significatif. Lisons 1 Timothée 6.16.

Lui (Dieu) seul est immortel. Sa demeure est bâtie au sein de la lumière inaccessible à tous. Nul parmi les humains ne l’a vu de ses yeux, aucun ne peut le voir. À lui soient à jamais l’honneur et la puissance ! Amen.

1 Timothée 6.16

Ce que nous pouvons considérer dans ce passage c’est que seulement le Père est immortel et bien entendu le Fils parce qu’il est de la même nature que le Père. Les méchants dirigeants des derniers jours mourront et seront réduits en cendres peu après avoir été jetés dans l’étang de feu. Leurs âmes et leurs corps étant détruits par celui qui peut le faire dans le feu de la géhenne de même que tous ceux qui seront reconnus coupables lors du jugement dernier.

Ne craignez donc pas ceux qui peuvent tuer le corps, mais qui n’ont pas le pouvoir de faire mourir l’âme. Craignez plutôt celui qui peut vous faire périr corps et âme dans l’enfer.

Matthieu 10.28

Utilisation des bons mots pour une bonne compréhension

Lorsque je vous parlais d’utiliser les bons mots pour en avoir la véritable définition du mot, nous en avons un exemple ici. D’abord, le mot « enfer » n’est pas une bonne traduction. C’est le mot grec « geenna » traduit en français par le mot « géhenne » qui est dans le texte original grec. Nous avons vu précédemment que le mot « enfer » laissait présager un endroit punitif. Un endroit de tourments éternels. Tandis, que le mot « géhenne » est un endroit de destruction ou tout est réduit en cendre dans ce lieu.

Le texte grec parle de destruction et non pas de tourments éternels. Lorsque l’on met le mot « enfer », on suppose des tourments éternels. Toutefois, Jésus n’a pas dit « enfer », il a dit « géhenne ». Alors Jésus suppose une destruction et pas des tourments éternels. Lorsque nous utilisons le mot enfer, c’est comme faire dire autre chose que Jésus n’a pas dit. Je vous ai prouvé, dans cette série, que « enfer » et « géhenne » n’ont absolument pas la même signification. Cela, les gens du temps de Jésus le comprenaient très bien. Le fait d’utiliser le mot « géhenne » empêche qu’un être humain soit décrit comme étant « tourmenté jour et nuit pour toujours et à jamais ».

Comme je vous ai démontré, par les Écritures, l’âme, va être détruite et non pas tourmentée pour l’éternité. Regardons autre chose maintenant.

On voit que « le diable » dans Apocalypse 20.10 est au singulier. Alors que « subiront des tourments » est au pluriel. Comment concilier ce pronom pluriel faisant référence à un antécédent singulier ? Dans ce contexte, « le diable » est employé dans une figure de style appelée métonymie. Techniquement, il s’agit de « l’utilisation du nom d’une chose pour celui d’une autre dont elle est un attribut ou à laquelle elle est associée ». En termes simples, une partie de quelque chose représente le tout. Ainsi, « le diable » représente en lui-même l’ensemble de ce groupe que nous désignons sous les termes de démons, diables ou anges déchus. Matthieu 25.41, indique que les pécheurs seront jetés dans le « feu éternel préparé pour le diable et ses anges ».

Puis il se tournera vers ceux qui seront à sa gauche : « Retirez-vous loin de moi, vous que Dieu a maudits, et allez dans le feu éternel préparé pour le diable et ses anges. »

Matthieu 25.41

Jésus suggère que l’étang de feu a principalement pour but de détruire les démons. Comme on nous l’a toujours enseigné, les démons ne seront pas en enfer pour torturer les gens éternellement. Cela ne vient pas de la Parole de Dieu, mais plutôt de l’imaginaire des personnes. Cependant, l’étang de feu sera également utilisé comme moyen d’exécution pour les méchants parmi les humains. À savoir ceux qui vivent sans repentance, semblables aux démons.

Si nous interprétons « ils subiront des tourments » comme englobant la Bête et le Faux Prophète, nous devons maintenant expliquer l’expression « jour et nuit, pendant l’éternité ». Le texte grec le dit ceci « ἡμέρας καὶ νυxτòς νύξ εἰς τοὺς αἰῶνας τῶν αἰώνων » (këméra kai nuxtόs eis tous aiônas tôn aiônôn). Littéralement, cela signifie « nuit et jour aux siècles des siècles » et cela semble impliquer une perpétuité. Dans le dictionnaire grec français interlinéaire, on traduit « au siècle des siècles » par « les ères des ères ».

Adopter une approche prudente


Toutefois, il est nécessaire d’adopter une approche prudente avec le mot « αἰῶν (aiôn) » et ses diverses formes. Parce que sa signification varie de « un espace ou une période de temps » à « une vie », en passant par « un âge » et « l’éternité ». Comme dans tous les cas, le contexte doit dicter la signification. C’est là le problème d’interprétation de ce passage d’Apocalypse 20.10. Si nous ne faisons pas attention au contexte, nous serons dans le champ. En rejetant l’immortalité de l’âme, la seule option qui nous reste est de comprendre ici « αἰῶν (aiôn) » dans le sens de « tant que les conditions existent » ou « tant qu’ils vivent ». Le dictionnaire Vine donne la définition suivante [2] :

« Signifie une période de durée indéfinie, ou un temps considéré par rapport à ce qui se passe pendant la période. »

Pour bien comprendre, je vous donne un exemple. Prenons le fait que je place une bûche d’érable dans un foyer et que je vous demande, qu’elle sera la durée de temps pour que cette bûche soit complètement réduite en cendre ? Vous allez me répondre, je ne le sais pas et vous auriez raison. Parce que la durée de temps que la bûche d’érable va prendre pour se transformer en cendre est indéfinie. Dans son contexte, cela dépendra de plusieurs éléments. L’humidité dans la bûche, la grosseur, le type de fibre, la chaleur, l’aération, etc. Ainsi, pour déterminer un temps, il faut tenir compte de tous ces éléments et bien d’autres. Nous ne pouvons pas dire avec précision qu’une bûche d’érable va prendre un temps précis pour être réduit en cendre. Ni qu’elle va brûler à tout jamais. Par expérience, nous savons que ça ne fait aucun sens. En réalité, elle va prendre un temps indéfini. Bien entendu, nous ne dirons pas ici au siècle des siècles, mais le temps de combustion est tout de même indéfini. Donc, « αἰῶν (aiôn) » signifie une période d’une durée indéfinie, ou un temps considéré par rapport à ce qui se passe pendant la période.  Comme nous dit le dictionnaire Vine[3] :

« Les phrases contenant ce mot ne doivent pas être rendues littéralement, mais conformément à son sens de durée indéfinie. »

Ce qui veut dire que les âmes qui seront jetées dans l’étang de feu vont prendre un temps indéfini pour être entièrement détruite. Avec cette compréhension, on est loin du tourment éternel d’une âme vivante.

De plus, « αἰῶν (aiôn) » peut également être rendu par « jusqu’aux siècles des siècles », « jusqu’à l’âge éternel » ou même « jusqu’au point de disparition » ! Évidemment, une définition précise de ce mot grec s’avère extrêmement difficile. Mais l’image de la bûche d’érable dans le foyer nous aide à saisir l’application de ce mot dans le texte.

Par conséquent, ce que ça veut dire, c’est que la Bête et le Faux Prophète seront tourmentés « jour et nuit » – sans interruption – pendant une durée indéterminée, c’est-à-dire jusqu’à leur mort ou complète destruction. C’est ce que ce passage est en train de nous dire, et non qu’ils seront tourmentés pour l’éternité. Ce sera pendant un temps indéfini comme notre exemple de notre bûche d’érable dans le feu.

Ceci peut être représenté à peu près aussi longtemps qu’un être humain peut survivre dans un feu. Tant qu’ils respirent, ils endureront d’atroces souffrances comme une juste rétribution, et à un moment indéfini. Finalement, ils paieront leurs péchés par la mort, soit la complète destruction. Pas surprenant que Jésus ait dit :

Alors le roi dit aux serviteurs : « Prenez-le et jetez-le, pieds et poings liés, dans les ténèbres du dehors où il y a des pleurs et d’amers regrets. »

Matthieu 22.13

Ce sera la pire condamnation qu’une personne devra subir. Parce que, nous avons en nous, ce vouloir de vivre. Parce que dans la vie, il y a tellement de choses à découvrir. L’idée d’être entièrement détruit et de ne plus jamais exister est atroce. La pensée que des gens que nous aimons et qui vont finir dans ce brasier pour une destruction complète ne nous réjouissent pas du tout.

Perspective biblique de la justice divine

On pourrait dire que comparer à la géhenne l’enfer c’est réconfortant. Parce qu’elle est une punition et que la possibilité d’en sortir est réelle. Mais la destruction complète de l’âme, le fait de cesser d’exister, de redevenir rien c’est atterrant.

L’Éternel Dieu façonna l’homme avec de la poussière du sol, il lui insuffla dans les narines le souffle de vie, et l’homme devint un être vivant.

Genèse 2.7

À partir de la poussière du sol, Dieu crée un homme et lui donne la vie. Cet homme peut jouir d’une pleine liberté dans le monde que Dieu a créé pour lui tout spécialement. Il lui donne la responsabilité de donner des noms à toutes les plantes et à tous les animaux. L’homme découvre, expérimente, est émerveillé, se réjouit, est comblé. Finalement, l’homme se laisse tenter et chute puis en subit les conséquences. Dieu dit à Adam :

Car toi, tu es poussière et tu retourneras à la poussière.

Genèse 3.19

Quelle déception ça dû être pour Adam et Ève de se voir être détruit. Un jour, tout comme eux, tu vas cesser d’exister dans ce corps. Comme des milliards d’autres personnes, avant toi, c’en sera terminé. Avec le temps, les gens vont t’oublier et les inscriptions sur ta pierre tombale vont s’effacer. Comme des milliards d’autres, tu passeras dans l’oubli et plus jamais tu ne retourneras dans le corps que tu possèdes actuellement. Parce que celui-ci retournera à la poussière comme nous dit la Parole de Dieu.

Mais un jour viendra ou l’inattendu se produira. Tu vas être ressuscité. Si tu n’as pas pris soin d’établir une relation avec Jésus, tu vas passer en jugement. Tu seras jugé sur la base de tes paroles.

En effet, c’est en fonction de tes propres paroles que tu seras déclaré juste, ou que tu seras condamné.

Matthieu 12.37

Le témoignage des deux testaments que nous avons vu jusqu’à maintenant est concluant. Nous sommes, à même, de comprendre que les méchants périront très sûrement. Comme nous dit le Psaume 145.20

L’Éternel garde tous ceux qui l’aiment, mais il détruira tous les méchants.

Psaume 145.20

Si vous remarquez, encore une fois, ce n’est pas écrit qu’il va les faire souffrir ad vitam aeternam, mais plutôt qu’ils seront détruits. Le mot « détruire » ici c’est le mot hébreu « shamad » et il signifie détruire, exterminer. Nous en avons d’ailleurs beaucoup parlé tout au cours de cet enseignement.

Conclusion

En conclusion, l’étude attentive des passages bibliques relatifs à la destinée finale des méchants révèle une perspective différente de celle souvent enseignée. En examinant les textes de l’Apocalypse, notamment Apocalypse 14.9-11 et Apocalypse 20.10, ainsi que d’autres passages des Écritures, nous découvrons que la notion d’un enfer de tourments éternels pour les âmes des méchants n’est pas aussi claire qu’on pourrait le penser.

L’analyse approfondie des termes grecs utilisés dans ces passages, notamment le mot « géhenne », révèle que l’idée d’une destruction plutôt que d’un tourment éternel est plus cohérente avec le contexte biblique et la nature de Dieu. De plus, la question de l’immortalité de l’âme est remise en question, avec des références claires montrant que seuls Dieu est immortel et que ceux qui lui appartiennent recevront l’immortalité de lui.

Ainsi, la conclusion à laquelle nous parvenons est que les méchants subiront un jugement juste et adéquat pour leurs actions, mais ce jugemnt ne prendra pas la forme d’un tourment éternel dans un enfer de feu. Au contraire, ils seront détruits, réduits à néant, conformément aux jugements de Dieu. Cette perspective nous invite à réfléchir sur la nature de la justice divine et à embrasser l’idée que Dieu est juste dans ses jugements, mais aussi miséricordieux dans sa façon de traiter avec ses créatures.


[1] https://www.bibletools.org/index.cfm/fuseaction/bible.show/sVerseID/31049/eVerseID/31049

[2] Complete expository dictionary with topical index, Thomas Nelson Publishers, 1996, p.19

[3] Idem

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