La vision du Ressuscité (Apocalypse 1.9-20)

La vision de Jean dans Apocalypse 1.9-20 présente Christ glorifié, symbole d’autorité sur l’Église et l’histoire. Cette révélation, destinée à réveiller l’Église, souligne que les véritables témoins de Jésus souffrent pour leur foi. Jean enseigne que le réveil spirituel commence par une obéissance à la voix de Christ, qui demeure au milieu des Églises.

Introduction : Pourquoi cette vision est-elle essentielle ?

Dans Apocalypse 1.9–20, l’apôtre Jean reçoit une vision bouleversante du Christ ressuscité et glorifié. Ce passage est fondamental car il nous offre une image symbolique du Seigneur exalté, un rappel de son autorité souveraine sur l’Église et sur toute l’histoire, et une assurance précieuse de sa présence au milieu des croyants, même en période de persécution. Cette vision n’est pas une description physique de Jésus, mais une révélation de ses attributs divins et royaux, transmise par des symboles puissants que nous allons explorer.

Cette vision n’a pas pour but de nourrir la curiosité, mais d’ébranler, de réveiller, de ranimer la flamme dans les cœurs affaiblis. Chaque symbole agit comme un appel divin à se prosterner, à écouter et à se relever dans la crainte et la consécration. Le Christ glorifié ne se dévoile pas pour impressionner, mais pour réveiller l’Église endormie.

Jean : un témoin en exil (Apocalypse 1.9)

Jean se présente simplement : « Moi, Jean, votre frère, qui partage avec vous la détresse, le royaume et la persévérance dans l’union avec Jésus, j’étais dans l’île de Patmos parce que j’avais proclamé la Parole de Dieu et le témoignage rendu par Jésus. »

Jean ne se positionne pas comme un apôtre supérieur, mais comme un frère solidaire, associé à trois réalités que tous les croyants expérimentent : la détresse, le royaume et la persévérance. La détresse (thlipsis) désigne l’épreuve que subissent les chrétiens à cause de leur foi. Le royaume (basileia) nous rappelle que, même persécutés, nous participons déjà au règne de Christ. Et la persévérance (hypomonê) est cette endurance que Dieu accorde à ceux qui restent fidèles jusqu’à la fin.

Jean est exilé à Patmos, non pour un crime, mais parce qu’il a proclamé la Parole de Dieu. C’est un rappel que les véritables témoins de Jésus-Christ seront souvent persécutés.

L’Église, à l’exemple de Jean, doit donc s’attendre à souffrir pour la vérité, tout en gardant en vue la réalité présente du royaume et la nécessité de persévérer.

Jean, fidèle au point de souffrir pour la Parole, incarne ce que signifie vivre dans un réveil authentique. Le réveil ne naît pas du confort, mais de la croix. Il surgit dans les déserts spirituels, les Patmos de notre vie, où Dieu se révèle puissamment à ceux qui tiennent ferme malgré l’épreuve. Une Église réveillée est une Église persécutée mais persévérante.

Le jour du Seigneur et la voix comme une trompette (Apocalypse 1.10–11)

Jean poursuit : « Le jour du Seigneur, l’Esprit de Dieu se saisit de moi, et j’entendis derrière moi une voix forte, pareille au son d’une trompette. Elle disait : Inscris dans un livre ce que tu vois, et envoie-le à ces sept Églises : Éphèse, Smyrne, Pergame, Thyatire, Sardes, Philadelphie et Laodicée. »

Le « jour du Seigneur » peut faire référence au dimanche, jour de culte chrétien, mais aussi à une vision prophétique du « jour du Seigneur » eschatologique, celui du retour de Christ. La voix forte, semblable au son d’une trompette, évoque l’autorité divine et l’urgence du message. Dans l’Ancien Testament, la trompette annonçait la présence de Dieu et des événements solennels.

Les sept Églises mentionnées sont bien historiques, mais elles représentent aussi toute l’Église universelle à travers les âges. Cette vision nous rappelle que Christ parle encore à son Église aujourd’hui, et que son message est destiné à être entendu, reçu et mis en pratique.

Le réveil commence toujours par une voix. Une voix qui secoue, qui interpelle, qui appelle. La voix de Christ retentit aujourd’hui encore dans son Église, mais avons-nous des oreilles pour entendre ? Le réveil spirituel commence lorsque nous cessons de résister à cette voix et que nous nous mettons à genoux pour obéir.

La vision du Christ glorifié (Apocalypse 1.12–16)

Jean raconte ce qu’il a vu : « Je me retournai pour découvrir quelle était cette voix. Et l’ayant fait, voici ce que je vis : il y avait sept chandeliers d’or et, au milieu des chandeliers, quelqu’un qui ressemblait à un homme… »

La vision qui suit est riche en symboles révélant la majesté et l’autorité de Christ :

  • Les sept chandeliers d’or représentent les Églises. L’Église est appelée à briller dans les ténèbres du monde, et Christ se tient au milieu d’elle, même dans la souffrance.
  • Celui qui ressemble à un homme, ou littéralement « un fils d’homme », renvoie à Daniel 7.13 : c’est Jésus, à la fois humain et divin.
  • Sa longue tunique et la ceinture d’or rappellent la fonction de souverain sacrificateur et de roi.
  • Sa tête et ses cheveux blancs sont le symbole de la sagesse et de l’éternité, identifiant Jésus à « l’Ancien des jours » de Daniel 7.9.
  • Ses yeux comme une flamme ardente indiquent qu’il voit tout, qu’il sonde les cœurs et les intentions.
  • Ses pieds comme du bronze incandescent parlent de jugement pur et inébranlable.
  • Sa voix comme celle des grandes eaux reflète la puissance et la majesté de sa parole.
  • Dans sa main droite, il tient sept étoiles, symboles des anges ou messagers des Églises, démontrant que Christ les garde et les dirige.
  • De sa bouche sort une épée aiguisée à double tranchant, image de la Parole vivante et efficace de Dieu, capable de juger et de sauver.
  • Enfin, son visage brillant comme le soleil est l’expression de sa gloire divine, éclatante, irrésistible.

Cette vision bouleversante nous rappelle que Jésus n’est plus le serviteur souffrant, mais le Seigneur glorifié, investi de toute autorité dans le ciel et sur la terre.

Cette vision ne doit pas rester théorique : elle veut allumer une passion brûlante pour Jésus. Lorsque l’Église voit réellement le Ressuscité, elle ne peut plus rester tiède, distraite ou mondaine. Le réveil ne commence pas dans une stratégie humaine, mais dans une rencontre avec Christ glorieux. C’est là, devant son visage éclatant, que tombent les idoles et que renaît une foi vivante.

L’autorité du Ressuscité (Apocalypse 1.17–20)

Face à cette vision, Jean s’écroule : « Quand je le vis, je tombai à ses pieds, comme mort. » Mais Jésus le rassure aussitôt : « N’aie pas peur. Moi, je suis le premier et le dernier, le vivant. J’ai été mort, et voici : je suis vivant pour l’éternité ! Je détiens les clés de la mort et du séjour des morts. »

Quelle puissance dans ces paroles ! Jésus-Christ est le Vivant, celui qui a traversé la mort et en est ressorti vainqueur. Il est le Premier et le Dernier, un titre qui le place au même rang que Dieu dans l’Ancien Testament. Il détient les clés. Ce qui fait qu’il a toute autorité sur la vie, la mort, et l’éternité.

Il commande alors à Jean d’écrire : « ce que tu as vu, ce qui est, et ce qui va arriver ensuite. » Cette structure donne une clé de lecture pour tout le livre : la révélation englobe le passé (à partir de la venu de Christ), le présent et le futur.

Enfin, Jésus explique les symboles : les sept étoiles sont les anges des Églises, et les sept chandeliers représentent les Églises elles-mêmes. L’Église est entre ses mains, et il en est le centre, le cœur et la lumière.

Le réveil naît là où l’on reconnaît que Jésus détient les clés. Ni le monde, ni les autorités religieuses, ni les puissances des ténèbres ne dirigent l’histoire : Christ le fait. Et une Église réveillée est une Église qui vit sous cette autorité avec humilité, crainte, et puissance.

Conclusion : Quel est le message pour nous aujourd’hui ?

Ce passage nous enseigne que le Christ glorifié est au milieu de son Église, même lorsqu’elle est persécutée, marginalisée ou affaiblie. Il règne déjà, avec puissance et autorité. Il connaît son peuple, voit ses œuvres, comprend ses luttes et le soutient.

Son appel est clair : briller comme un chandelier dans les ténèbres, écouter sa voix, et lui rester fidèle jusqu’à la fin.

Le Christ glorifié marche encore aujourd’hui au milieu des chandeliers. Il cherche une Église qui brûle pour Lui. Une Église réveillée, affranchie de la tiédeur de Laodicée, remplie du feu de Philadelphie.

Sommes-nous prêts à écouter sa voix, à tomber à ses pieds, et à nous relever transformés pour briller dans ce monde ?

Révélation et autorité divine (Apocalypse 1.1-8)

Le livre de l’Apocalypse, souvent mal interprété, est avant tout une révélation spirituelle symbolique. Il appelle l’Église à la fidélité et à la sainteté, soulignant l’amour de Christ et son retour imminent. Les croyants doivent lire, écouter et obéir à ce message pour vivifier leur foi et leur engagement.

Introduction : Une révélation souvent mal comprise

Le livre de l’Apocalypse suscite un grand intérêt parmi les chrétiens, mais aussi beaucoup d’interprétations divergentes et parfois erronées. Certains le lisent comme un récit strictement littéral des événements futurs, tandis que d’autres y projettent des systèmes théologiques complexes comme le prétérisme ou le dispensationalisme. Pourtant, l’Apocalypse est d’abord et avant tout une révélation spirituelle transmise en langage hautement symbolique, un message prophétique adressé à l’Église de tous les temps.

Elle n’est pas seulement destinée à informer, mais à réveiller. L’Apocalypse agit comme une trompette spirituelle, destinée à secouer une Église parfois endormie, tiède ou distraite, pour la ramener à la fidélité, à la sainteté, et à l’adoration véritable. Ce livre est une convocation céleste au réveil.

Dans ce premier passage (Apocalypse 1.1–8), nous découvrons trois éléments essentiels :

  1. L’origine divine du message
  2. L’objectif de la révélation
  3. L’identité glorieuse de Jésus-Christ comme Roi et Seigneur souverain

En étudiant ce texte, nous éviterons les pièges des fausses doctrines et chercherons à en tirer une compréhension spirituelle fidèle à l’Écriture.

1. L’origine divine du message prophétique

Le livre s’ouvre ainsi :

Le mot Apocalypse vient du grec apokalypsis, qui signifie révélation, dévoilement. Ce livre n’est donc pas une énigme à résoudre, mais un message divinement inspiré, rendu accessible à ceux qui ont des oreilles pour entendre. L’origine du message est clairement tracée : il vient de Dieu le Père, transmis à Jésus-Christ, puis envoyé par un ange à Jean, qui à son tour le communique aux Églises. Cette chaîne céleste atteste du caractère sacré et autorisé du contenu.

L’expression « ce qui doit arriver bientôt » ne doit pas être comprise comme une indication temporelle stricte. Le mot grec en tachos évoque plutôt la certitude et l’imminence prophétique dans le plan de Dieu. Il ne s’agit donc pas d’un calendrier des événements futurs, mais d’une vision spirituelle continue qui concerne l’histoire entière de l’Église depuis l’ascension du Christ jusqu’à son retour.

2. Un appel à lire, écouter et obéir

Le verset suivant affirme :

Trois attitudes sont ici bénies : lire, écouter, et obéir. Il ne suffit pas de se contenter d’une lecture intellectuelle ou curieuse ; ce livre demande une réponse spirituelle. Il est destiné à fortifier les croyants dans leur marche avec Dieu, à les encourager dans la fidélité et la persévérance, en leur rappelant que le Seigneur est proche.

Le temps est proche, car les événements décrits — tribulations, persécutions, appels à la repentance et à la foi — se déploient déjà depuis l’époque apostolique jusqu’à aujourd’hui. L’Apocalypse est donc un livre vivant et actuel, à recevoir avec foi.

C’est en vivant cette Parole que le réveil devient possible. Chaque génération a besoin d’un retour à la Parole prophétique pour raviver la flamme. Le réveil spirituel ne commence pas dans les émotions, mais dans l’écoute humble, suivie d’une obéissance radicale à ce que Dieu déclare. L’Apocalypse, bien comprise, allume cette passion dans les cœurs.

3. Une salutation adressée à l’Église universelle

Jean poursuit avec cette salutation :

Les sept Églises étaient bien réelles à l’époque de Jean, mais le chiffre sept, symbole biblique de plénitude, indique aussi qu’elles représentent l’Église universelle dans sa totalité. Ce qui signifie que le message s’adresse bien à tous les croyants de tous les temps.

Dieu est présenté comme « celui qui est, qui était et qui vient » : cela souligne sa souveraineté éternelle sur le passé, le présent et l’avenir. Les « sept esprits » symbolisent quant à eux la plénitude du Saint-Esprit, en accord avec Ésaïe 11.2. Jésus-Christ est proclamé comme le témoin fidèle, celui qui a parfaitement révélé le Père (Jean 14.9), le premier-né d’entre les morts, c’est-à-dire le premier ressuscité avec un corps glorifié, et le souverain des rois de la terre. Il règne déjà, même si son règne sera pleinement manifesté lors de son retour.

4. Jésus-Christ, Rédempteur et Souverain Sacrificateur

Jean poursuit avec cette déclaration exaltante :

Tout part de l’amour de Christ. C’est cet amour qui a conduit à notre rédemption par son sang, un salut déjà accompli et non à venir. Ce salut fait de nous un royaume de prêtres, une communauté consacrée à Dieu pour le servir et proclamer son Évangile. L’Église n’est pas une entité passive en attente du retour du Seigneur ; elle est active, appelée à régner spirituellement et à intercéder pour le monde, à l’image des sacrificateurs de l’Ancien Testament.

Une Église réveillée, c’est une Église qui vit son sacerdoce avec passion. Le réveil ne consiste pas seulement à ressentir la présence de Dieu, mais à répondre à son amour par une vie consacrée, active, rayonnante. Christ nous a libérés pour que nous servions, proclamions, intercédions. Voilà le fruit d’un cœur réveillé.

5. Une annonce glorieuse : Jésus revient !

Enfin, Jean proclame :

Le retour de Jésus est visible, glorieux, universel. Il ne s’agit pas d’un enlèvement secret, mais d’une manifestation publique où « tout œil le verra », y compris ceux qui l’ont rejeté. Il revient sur les nuées, en accomplissement des prophéties de Daniel 7.13 et Matthieu 24.30.

Jésus est l’Alpha et l’Oméga, le commencement et la fin, le Seigneur de toute l’histoire. Cette déclaration nous rappelle que toute chose trouve son origine et son accomplissement en Lui. Il est le Tout-Puissant, rien ne lui échappe.

Le réveil spirituel jaillit toujours là où le peuple de Dieu retrouve le feu de l’attente du retour du Seigneur. Là où l’on vit comme si Jésus pouvait revenir à tout instant, le compromis recule, la prière augmente, l’amour s’intensifie. L’Apocalypse nous appelle à vivre dans cette urgence sacrée, dans cette flamme du « bientôt ».

Conclusion : Vivons comme des témoins fidèles

Ce passage introductif du livre de l’Apocalypse nous enseigne des vérités fondamentales :

  • Dieu règne souverainement sur l’histoire du monde.
  • Jésus-Christ est vivant, glorieux, et déjà à l’œuvre dans son Église.
  • Le temps est proche, et nous sommes appelés à vivre dans la fidélité, la sainteté et l’espérance.

L’Apocalypse n’est pas un livre de peur, mais de promesse et de puissance. Il nous appelle à être des témoins fidèles, engagés dans notre foi, consacrés à Dieu, et pleins d’espérance dans l’attente du retour glorieux de notre Seigneur.

Vivons-nous comme ceux qui ont entendu, compris, et gardé cette révélation ?

C’est le temps du réveil. Ce texte ne nous invite pas à spéculer, mais à nous réveiller. À remettre nos cœurs en règle. À redécouvrir la grandeur de Jésus. À vivre pour sa gloire.

L’Apocalypse commence avec un message clair : Dieu règne, Christ revient, et l’Église doit se lever.

La fin des temps commence avec la venue de Jésus (Introduction)

La venue de Christ a inauguré un tournant décisif dans l’histoire du salut, marquant le début des « derniers temps ». Ce n’est pas seulement un événement futur, mais un appel à un changement radical et à un éveil spirituel. L’Apocalypse révèle toute cette période, exhortant l’Église à vivre dans l’attente active de son retour.

Introduction

Mon point de vue, et je tiens à le spécifier, est que la venue de Christ a marqué un tournant décisif dans l’histoire du salut. Ce tournant est bien plus qu’un événement théologique : c’est un appel à un changement radical de vie. Dès sa venue, Jésus a allumé un feu sur la terre (Luc 12.49), un feu qui devait embraser les cœurs, réveiller les consciences et lancer le peuple de Dieu dans une marche fervente et fidèle. La fin des temps n’est donc pas seulement un cadre prophétique, mais un moment de réveil pour l’Église dans chaque génération.

Par son incarnation, son ministère, sa mort et sa résurrection, Il a inauguré ce que la Bible appelle « les derniers temps » ou encore « la fin des temps ». Contrairement à l’idée répandue que cette période est strictement future, l’Écriture nous enseigne qu’elle a commencé avec la première venue de Christ et se poursuivra jusqu’à son retour glorieux au dernier jour.

Ainsi, nous pouvons constater que le livre de l’Apocalypse couvre toute cette période de la nouvelle alliance et dévoile le plan de Dieu jusqu’à l’établissement définitif de son règne éternel. Lorsqu’on comprend cette réalité, la lecture de l’Apocalypse devient plus claire. Nous réalisons qu’il ne s’agit pas uniquement des derniers événements du monde, mais d’une révélation qui englobe toute l’ère du Nouveau Testament.

Examinons maintenant quelques passages bibliques qui étayent cette perspective.


1. Jésus inaugure la fin des temps

La Bible affirme clairement que la venue de Jésus a marqué le début de la fin des temps.

Hébreux 1.1-2

« Après avoir autrefois, à plusieurs reprises et de plusieurs manières, parlé à nos pères par les prophètes, Dieu, dans ces derniers temps, nous a parlé par le Fils. »

Ce passage souligne que l’histoire du salut atteint son sommet avec Jésus. Dieu parlait autrefois par les prophètes, mais maintenant, Il parle directement par son Fils. Cela marque une transition décisive vers la révélation finale.

Actes 2.16-17

« Mais c’est ici ce qui a été dit par le prophète Joël : Dans les derniers jours, dit Dieu, je répandrai de mon Esprit sur toute chair. »

Pierre cite Joël pour montrer que l’effusion du Saint-Esprit à la Pentecôte est un signe que les « derniers jours » ont commencé.

1 Corinthiens 10.11

« Ces choses leur sont arrivées pour servir d’exemples, et elles ont été écrites pour notre instruction, à nous qui sommes parvenus à la fin des siècles. »

Paul affirme que les croyants du Nouveau Testament vivent déjà « à la fin des siècles ».

1 Jean 2.18

« Petits enfants, c’est la dernière heure. Vous avez appris qu’un antichrist vient, mais il y a déjà maintenant plusieurs antichrists : par là nous connaissons que c’est la dernière heure. »

Jean déclare que « la dernière heure » est déjà en cours, marquée par l’apparition de faux enseignants.

Hébreux 9.26

« Mais maintenant, à la fin des siècles, Il a paru une seule fois pour abolir le péché par Son sacrifice. »

Jésus est venu « à la fin des siècles », confirmant que son œuvre marque l’accomplissement des temps.

Dès les premiers jours de l’Église, ce message n’était pas destiné à susciter la peur, mais à éveiller. La fin des temps, telle que les apôtres la vivaient déjà, était un temps d’attente active, de consécration, d’évangélisation fervente et de vigilance. Il ne s’agissait pas de spéculer sur des dates, mais de vivre comme si Christ revenait demain. Voilà le cœur du réveil biblique : vivre chaque jour comme si c’était le dernier, avec passion, sainteté et foi.


2. L’Apocalypse : une révélation sur toute la période de la fin des temps

Le livre de l’Apocalypse ne se limite pas aux derniers événements de l’histoire, mais couvre toute l’ère entre la première et la seconde venue de Christ.

Apocalypse 1.1-3

« Révélation de Jésus-Christ […] pour montrer à Ses serviteurs ce qui doit arriver bientôt. »

L’Apocalypse concerne ce qui « doit arriver bientôt », dès l’époque de Jean, et non seulement à la fin du monde.

Apocalypse 1.19

« Écris donc les choses que tu as vues, celles qui sont et celles qui doivent arriver ensuite. »

Jésus demande à Jean d’écrire :

  • Ce qu’il a vu (l’incarnation de Christ),
  • Ce qui est (l’Église de son époque),
  • Ce qui doit arriver (l’avenir jusqu’au retour de Christ).

Apocalypse 12.1-6

« Un grand signe parut dans le ciel : une femme enveloppée du soleil […] Elle enfanta un fils, qui doit paître toutes les nations avec une verge de fer. »

Cette vision symbolique représente :

  • La femme : le peuple de Dieu dans la nouvelle alliance,
  • L’enfant : Christ,
  • Le dragon : Satan.

Elle illustre le conflit spirituel qui s’étend sur toute l’ère chrétienne. Ce conflit spirituel qui traverse l’ère chrétienne n’est pas simplement cosmique : il est personnel. Le dragon cherche encore aujourd’hui à étouffer la foi, à distraire les croyants, à refroidir l’amour. L’Église est donc appelée à rester éveillée, à combattre spirituellement, à se réfugier dans la présence de Dieu et à tenir ferme. L’Apocalypse est un manuel de réveil en pleine guerre.

Apocalypse 20.1-6

« Je vis un ange descendre du ciel […] Il saisit le dragon, le serpent ancien […] et le lia pour mille ans. »

Le « millénium » symbolise la période où Christ règne spirituellement par son Église avant le jugement final c’est une période de temps indéterminé d’où la signification du chiffre 1000.

Le règne avec Christ commence dès ici-bas, dans la fidélité, dans le témoignage, dans la résistance au mal. Ceux qui vivent aujourd’hui une vie consacrée, en refusant la marque du compromis, participent déjà au réveil de Dieu dans cette génération. Ce passage nous rappelle que même au cœur des ténèbres, Dieu se réserve un peuple éveillé, prêt à régner avec Christ.


3. Le retour de Christ : l’aboutissement de la fin des temps

Si la fin des temps a commencé avec Jésus, elle s’achèvera par son retour glorieux.

Matthieu 24.3-14

Jésus décrit les signes avant-coureurs (guerres, persécutions, apostasie, prédication mondiale de l’Évangile) qui caractérisent toute cette période.

2 Timothée 3.1

« Sache que dans les derniers jours, il y aura des temps difficiles. »

Paul avertit que les « derniers jours » seront marqués par une dégradation morale.

La perspective du retour imminent de Christ a toujours été, dans l’histoire de l’Église, le détonateur de réveils puissants. Là où ce message est prêché dans la crainte de Dieu, il produit la repentance, la sainteté, et un amour renouvelé pour Jésus. C’est en vivant chaque jour comme un veilleur de nuit que le peuple de Dieu reste prêt. Le retour de Christ n’est pas une date à deviner, mais un feu à entretenir.

Apocalypse 22.12-13

« Voici, je viens bientôt […] Je suis l’Alpha et l’Oméga, le premier et le dernier. »

Jésus annonce son retour imminent, scellant ainsi l’accomplissement final de l’histoire.


Conclusion

Les événements décrits dans l’Apocalypse ne concernent pas uniquement la fin du monde, mais toute la période entre la première et la seconde venue de Christ. La fin des temps a commencé avec Jésus et se poursuit jusqu’à son retour.

En comprenant cela, l’Apocalypse devient plus claire : elle révèle non seulement l’avenir, mais aussi le présent. Nous vivons déjà dans les derniers jours, appelés à veiller, persévérer et annoncer l’Évangile jusqu’à ce que Christ revienne établir son règne éternel.

Voilà pourquoi l’Apocalypse est aussi un appel urgent au réveil. Elle secoue nos routines religieuses, dénonce la tiédeur spirituelle (Apocalypse 3.16), et nous invite à rallumer le feu du premier amour. Ce livre ne se lit pas seulement avec l’intellect, mais avec le cœur ouvert à l’Esprit. Il s’adresse à une Église en veille, à des croyants en marche, à des cœurs brûlants pour le retour du Seigneur.

« Celui qui atteste ces choses dit : Oui, je viens bientôt. Amen ! Viens, Seigneur Jésus ! »(Apocalypse 22:20)

Le genre littéraire du livre de l’Apocalypse (Introduction)

L’Apocalypse est un livre biblique fascinant et mystérieux, utilisant un langage symbolique pour délivrer des révélations divines sur la fin des temps. Il appelle les croyants à la fidélité et au réveil spirituel, soulignant la souveraineté de Dieu, l’importance de vivre dans la vérité et l’espérance d’une nouvelle Jérusalem éternelle.

Introduction

Selon moi, le livre de l’Apocalypse est l’un des livres les plus mystérieux et en même temps des plus fascinants de toute la Bible. Celui-ci suscite à la fois émerveillement et crainte en raison de ses visions impressionnantes et de ses prophéties sur la fin des temps. Mais plus encore, il provoque une profonde introspection. Car le but de ce livre n’est pas de nourrir notre curiosité, mais de réveiller notre cœur. L’Apocalypse est une trompette spirituelle que Dieu fait sonner pour secouer les consciences, réveiller l’Église, et appeler les croyants à la fidélité dans des temps troublés., pour bien comprendre ce livre, il est primordial d’examiner son genre littéraire.

Le livre de l’Apocalypse appartient au genre apocalyptique. C’est un style qui utilise des symboles, des visions et des images pour révéler des vérités spirituelles cachées et profondes. Nous retrouvons également ce type d’écrits dans d’autres écrits bibliques comme dans le livre de Daniel et certaines sections des livres d’Ésaïe, d’Ézéchiel et de Zacharie.

Un livre de révélation de Dieu 

Le terme « apocalypse » signifie « révélation » ou « dévoilement ». Contrairement à une simple prédiction de l’avenir, l’Apocalypse de Jean, est une révélation divine qui utilise un langage symbolique pour transmettre un message aux croyants.

J’aimerais mentionner que le mot Apocalypse n’a rien à voir avec l’utilisation que le monde en fait actuellement. À vraie dire, le mot révélation est une meilleure traduction pour ce livre parce que c’est ce que c’est plus précisément, une révélation de Dieu pour les temps de la fin. Son but est d’encourager et de fortifier les croyants.

Ce livre ne se limite pas à annoncer des événements futurs, mais il enseigne plutôt aux chrétiens comment vivre fidèlement, au milieu des tribulations, en attendant le retour du Seigneur Jésus. Mentionnons que ce livre s’adresse principalement aux croyants.

Cette révélation divine vise un objectif précis : faire sortir l’Église de sa tiédeur et l’amener à vivre dans la lumière de la vérité. Comme les lettres aux sept Églises le montrent au début du livre, le Seigneur veut réveiller ce qui est prêt de mourir, corriger ce qui est déformé, et raffermir ce qui est encore vivant. L’Apocalypse est une lettre de réveil envoyée du ciel.

Un langage hautement symbolique 

Le genre apocalyptique se caractérise par un usage abondant de symboles. Par exemple, les nombres ont une signification spirituelle plutôt que littérale:

  • Le chiffre 7 représente la plénitude et la perfection de Dieu.
  • Le chiffre 12 évoque le peuple de Dieu représenté par les 12 tribus d’Israël ambassadeurs de l’ancienne alliance et les 12 apôtres ceux-ci représentant la nouvelle alliance.
  • Le chiffre 666 est associé à l’Antichrist et à l’opposition à Dieu. Si le chiffre sept est le chiffre de Dieu, le chiffre 6 est celui des hommes.

Les animaux, les couleurs et les objets ont également des significations symboliques. Nous pouvons constater que le dragon représente Satan, la bête, pour sa part, incarne les puissances du mal, et la mer évoque souvent le chaos et l’instabilité des nations.

Une structure révélatrice et visionnaire 

L’Apocalypse est construite autour d’une série de visions successives, qui sont souvent introduites par des expressions telles que « je vis » ou « je regardai » selon les versions. Ces visions décrivent des scènes célestes, des jugements de Dieu et la victoire de Christ sur les forces du mal.

Cette structure vise à encourager les croyants persécutés, à travers les siècles et en ces moments de la fin, en leur montrant que Dieu contrôle l’histoire et que la victoire finale appartient à Christ.

Ces visions ne sont pas là pour impressionner, mais pour réveiller. Chaque image, chaque jugement, chaque scène céleste appelle à une décision : se conformer au monde ou marcher fidèlement avec Christ. L’Apocalypse révèle les coulisses du combat spirituel dans lequel l’Église est engagée — et c’est en ce sens un puissant appel au réveil.

Un message d’espérance et de victoire pour les croyants

Bien que le langage de l’Apocalypse puisse sembler terrifiant, ce qu’il nous faut savoir c’est que, son but principal est d’encourager les croyants à persévérer dans la foi pendant la période des tribulations. Le texte nous rappelle que malgré les tribulations et les persécutions, Dieu règne et son Royaume s’établira définitivement lors du retour du Seigneur Jésus.

Finalement, le livre se termine sur une note glorieuse avec la vision de la nouvelle Jérusalem, où Dieu habitera avec son peuple pour l’éternité sous de nouveaux cieux et sur une nouvelle terre.

Conclusion 

L’Apocalypse est un livre profondément symbolique qui utilise un langage de type apocalyptique pour révéler la souveraineté de Dieu et l’issue finale de l’histoire de l’humanité. Comprendre son genre littéraire permet d’éviter les interprétations erronées et de saisir le message d’espérance et d’encouragement qu’il adresse aux chrétiens.

Ce livre n’est pas un simple étalage d’événements catastrophiques, c’est un appel vibrant au réveil. Il nous dit : “Que celui qui a des oreilles écoute ce que l’Esprit dit aux Églises” (Apocalypse 2.7). Il ébranle, il éclaire, il purifie. Il appelle les croyants à sortir de la tiédeur spirituelle et à vivre dans l’attente active du retour glorieux du Christ.

L’Apocalypse est le livre du réveil final de l’Église.

L’Apocalypse : un livre symbolique, prophétique, et non littéral (Introduction)

Le livre de l’Apocalypse est un appel au réveil spirituel, utilisant un langage hautement symbolique pour évoquer des vérités profondes sur la foi et la souveraineté de Dieu. Plutôt qu’un récit littéral de catastrophes, il transmet un message d’espérance, encourageant l’Église à se préparer et à vivre en accord avec la volonté divine.

Pourquoi parler de ce sujet ?

Le livre de l’Apocalypse fascine autant qu’il déroute. Pour certains, il s’agit d’un récit futuriste qui est rempli de catastrophes, de monstres et d’événements surnaturels. Tandis que pour d’autres, c’est un message codé à comprendre spirituellement.

Mais comment faut-il vraiment lire ce livre si particulier ? Et surtout, que veut-il réveiller en nous ?

Car au-delà des visions et des symboles, ce livre est un appel vibrant au réveil spirituel. Il interpelle l’Église endormie, l’invite à ouvrir les yeux, à discerner les temps, et à se lever pour briller au cœur des ténèbres. L’Apocalypse n’est pas un livre à débattre, mais une voix du ciel à écouter.Doit-on interpréter ses visions littéralement ou symboliquement ?

C’est ce que nous allons voir dans cet article. Nous allons aussi découvrir pourquoi l’Apocalypse est avant tout un livre prophétique rempli de symboles, et non un récit à prendre de façon littérale.


1. Le style apocalyptique, un langage hautement symbolique

Pour commencer, mentionnons que le mot « Apocalypse » vient du grec apokalypsis, qui signifie « révélation ». Ce genre littéraire est aussi utilisé ailleurs dans la Bible, notamment dans les livres de Daniel, Ézéchiel et Zacharie. Ce style se caractérise par des visions impressionnantes, des images puissantes et des chiffres riches de sens.

Prenons, par exemple, les quatre cavaliers qui sont décrits dans Apocalypse 6.1-8. Une lecture littérale impliquerait d’imaginer quatre cavaliers fantastiques parcourant la terre pour y semer la conquête, la guerre, la famine et la mort. Cependant, il s’agit ici de symboles qui représentent des forces spirituelles et des réalités historiques qui influencent le monde. Le cavalier blanc symbolise la propagation d’un message qui serait celui d’une conquête idéologique. Le cavalier rouge représente la guerre et la violence. Le cavalier noir fait référence à la famine et aux crises économiques. Enfin, le cavalier pâle évoque la mort et les épidémies.

Un autre exemple frappant se trouve dans Apocalypse 12.1-6, où une femme vêtue du soleil est poursuivie par un dragon rouge à sept têtes. Pour cette image, il est impossible de la prendre littéralement. Ici, la femme symbolise les croyants. L’enfant qu’elle met au monde représente Jésus-Christ. Quant au dragon, il est clairement identifié comme Satan dans Apocalypse 12.9.


2. Les chiffres dans l’Apocalypse ont une signification spirituelle

L’Apocalypse regorge de chiffres, mais ceux-ci ne doivent pas être compris comme des statistiques précises. Chacun d’eux possède une valeur symbolique importante.

Par exemple, le chiffre sept symbolise la perfection et l’accomplissement divin. Lorsque le livre parle des sept Églises dans les chapitres 2 et 3, il ne s’agit pas uniquement de sept communautés historiques de l’époque, mais plutôt de l’ensemble des Églises à travers le temps, représentant tous les types de situations spirituelles.

Un autre chiffre marquant est celui des 144 000 élus qui sont mentionnés dans Apocalypse 7.4 et 14.1-3. Ce nombre ne doit pas être interprété littéralement comme une limitation du nombre de sauvés s’appliquant uniquement à Israël. Il s’agit d’un chiffre symbolique : douze tribus d’Israël multipliées par douze apôtres, multipliés par mille, ce qui désigne une multitude complète et parfaite de rachetée. Ce symbole spirituel représente les rachetés de l’ancienne alliance et ceux de la nouvelle alliance. Les douze patriarches représentent l’ancienne alliance. Les douze apôtres sont les ambassadeurs de la nouvelle alliance. D’ailleurs, juste après cette vision, Jean voit une foule que personne ne pouvait compter, composée de toutes les nations (Apocalypse 7.9), ce qui confirme l’interprétation symbolique.

Le fameux chiffre 666, mentionné en Apocalypse 13.18, symbolise l’imperfection poussée à son comble. Dans la symbolique biblique, le chiffre six représente ce qui est incomplet ou imparfait, car il est inférieur à sept, qui est le chiffre de la perfection divine. Le triple six évoque un système profondément opposé à Dieu, et non un simple tatouage sur la peau ou une puce électronique implantée sous-cutanée. Il s’agit en fait d’une marque spirituelle, qui signifie une allégeance volontaire à un système inspiré par Satan.

Loin d’être un simple code secret, ces chiffres appellent l’Église à se reconnaître comme un peuple mis à part, appelé à la fidélité. Le réveil commence lorsque le peuple de Dieu comprend qui il est et à qui il appartient. Les 144 000, la grande foule, les vainqueurs : autant d’images qui réveillent l’identité spirituelle de l’Église et l’appellent à marcher dans la lumière.


3. Des visions célestes incompatibles avec une lecture littérale

Certaines descriptions présentes dans le livre de l’Apocalypse sont tout simplement impossibles à comprendre littéralement, car elles défient les lois de la logique et de la physique.

La description de la nouvelle Jérusalem, dans Apocalypse 21.10-21, en est un exemple frappant. Cette ville est décrite comme ayant une longueur, une largeur et une hauteur de plus de 2 200 kilomètres ! Une telle ville ne pourrait physiquement exister sur notre planète. Les matériaux utilisés pour la décrire qui sont de l’or pur, des pierres précieuses, des perles géantes ne doivent pas être pris au sens strict. Ils symbolisent la gloire, la pureté et la perfection du royaume de Dieu.

Dans Apocalypse 5.6, Jésus est représenté comme un agneau immolé ayant sept cornes et sept yeux. Il est évident que Jésus ne ressemble pas littéralement à un tel animal. Ces caractéristiques ont une signification somme toute symbolique parce que les cornes représentent sa puissance parfaite, tandis que les yeux désignent sa connaissance totale, son omniscience.

Ces scènes célestes ne sont pas données pour satisfaire notre imagination, mais pour allumer un feu dans nos cœurs. Elles nous montrent le Christ glorifié, adoré, victorieux. Et elles nous appellent à raviver notre adoration, à recentrer notre foi sur l’essentiel, à vivre dès maintenant dans la réalité du ciel. Le réveil commence lorsque notre regard est fixé non plus sur la terre, mais sur le trône.


4. Une lecture littérale mène à des absurdités

Lorsqu’on lit certains passages de manière littérale, on se heurte à des absurdités qui n’ont aucun sens sur le plan physique ou logique.

Par exemple, dans Apocalypse 17.3-5, une prostituée est décrite comme étant assise sur une bête à sept têtes. Il est clair qu’il ne s’agit pas d’une femme réelle. Cette image symbolise un système religieux corrompu, une fausse religion qui exerce une influence spirituelle néfaste à travers le monde.

Dans Apocalypse 19.15, il est dit que Jésus a une épée qui sort de sa bouche. Là encore, il ne s’agit pas d’une arme physique. Cette image symbolise plutôt la puissance de sa parole, tranchante comme une épée, comme le confirme Hébreux 4.12.

Enfin, Apocalypse 6.13-14 évoque des étoiles tombant sur la terre. Si cela devait être pris littéralement, notre planète serait immédiatement anéantie parce qu’il y a des étoiles beaucoup plus grosses que notre terre. En réalité, cette image évoque l’effondrement des puissances célestes, spirituelles ou politiques, qui dominaient le monde.

Lire littéralement ces images, c’est manquer le cœur du message : un appel à la repentance, à la persévérance, à la sainteté. Le réveil ne viendra pas d’une meilleure compréhension intellectuelle, mais d’un cœur brisé devant la grandeur de Dieu révélée dans ces visions.


5. L’Apocalypse est en continuité avec les livres prophétiques de l’Ancien Testament

Ce que nous pouvons considérer est que, l’apôtre Jean, l’auteur de l’Apocalypse n’invente pas de nouveaux symboles. Ceux-ci s’inscrivent dans la continuité des prophètes de l’Ancien Testament, en reprenant et en développant leurs images.

Dans Daniel, chapitre 7, on retrouve des bêtes représentant des empires successifs. Ces bêtes ne sont pas des créatures monstrueuses réelles, mais des symboles de systèmes politiques et militaires. Jean utilise la même image dans Apocalypse 13.1-2 pour désigner un pouvoir mondial inspiré par Satan. Il s’agit là aussi d’un langage symbolique.

Dans Apocalypse 11.1-2, Jean parle d’un Temple mesuré. Certains interprètent cela comme une indication de la reconstruction future du Temple à Jérusalem. Ce qui, selon moi, est peu probable. Toutefois, dans le Nouveau Testament, Paul enseigne que les croyants eux-mêmes sont le Temple de Dieu (1 Corinthiens 3.16). Il est donc plus juste de comprendre cette vision comme une allusion à l’Église, mesurée et gardée par Dieu.


Conclusion : Une révélation pleine d’espérance

L’Apocalypse n’est pas un film de catastrophes ni un récit apocalyptique destiné à semer la peur. C’est une révélation spirituelle et prophétique, profondément ancrée dans l’espérance chrétienne. Le livre utilise un langage hautement symbolique pour annoncer la victoire de Christ, fortifier l’Église, et révéler la souveraineté de Dieu sur l’histoire.

Lire le livre de l’Apocalypse de manière littérale peut conduire à des interprétations erronées et à des doctrines trompeuses. En revanche, une lecture spirituelle, fidèle aux Écritures et éclairée par l’Esprit, permet de comprendre que :

  • Dieu est souverain, même au cœur du chaos du monde.
  • L’Église est appelée à persévérer dans la foi, malgré l’opposition.
  • Jésus-Christ reviendra dans la gloire pour établir son royaume éternel.

L’Apocalypse est donc bien plus qu’une série de visions mystérieuses. C’est un message d’espérance et de victoire pour tous ceux qui sont unis à Christ.

L’Apocalypse est un livre de réveil. Chaque vision, chaque image, chaque mot est une étincelle envoyée pour rallumer le feu éteint dans les cœurs. Ce livre secoue notre tiédeur, expose nos compromis, et nous appelle à une consécration totale.

Le véritable enjeu de ce livre n’est pas de connaître l’heure, mais d’être prêt.

L’Apocalypse est un cri divin : Prépare-toi ! Réveille-toi ! Adore le seul vrai Roi !
Elle nous arrache à notre sommeil spirituel, brise notre confort religieux et nous propulse dans une vie de sainteté, de persévérance et d’espérance.


L’Apocalypse : un cycle de révélation spirituelle plutôt qu’un récit chronologique (Introduction)

Le livre de l’Apocalypse présente une structure complexe et non chronologique, utilisant des visions cycliques qui se superposent pour transmettre des messages spirituels profonds. Il invite à un réveil personnel et collectif, soulignant l’importance de l’adoration et de la préparation plutôt que la connaissance précise des événements futurs.

Introduction

Le livre de l’Apocalypse est un livre fascinant. Seulement, il est facile de s’y perdre dans tous ces images et symboles. L’une des erreurs courantes est de considérer le livre de l’Apocalypse comme une présentation chronologique des différents événements qui sont présentés. Pourtant, une lecture attentive du texte révèle une structure bien plus complexe, où les visions semblent se répéter, se superposer et se répondre, plutôt que de suivre un ordre chronologique. Ce qui me fait dire que pour bien comprendre le livre de l’Apocalypse celui-ci ne peut pas être pris dans un sens chronologique. Parce que cette approche non linéaire repose sur plusieurs éléments :

  • Le texte avance par cycles → L’Apocalypse raconte les événements en revenant plusieurs fois sur les mêmes thèmes, mais sous des angles différents, plutôt qu’en suivant une chronologie linéaire stricte.
  • Un style prophétique → Le langage utilisé est symbolique et rempli d’images puissantes pour transmettre des messages spirituels profonds.
  • Des visions qui se répètent sous différentes formes → Certains passages décrivent des événements similaires mais avec des détails différents, comme si on voyait la même scène sous plusieurs perspectives.
  • Des scènes qui dépassent le temps → Certaines visions montrent des réalités célestes qui ne sont pas limitées à une époque précise, elles concernent toute l’histoire humaine ou l’éternité.
  • Peu de précisions sur le temps exact → L’Apocalypse ne donne pas toujours des repères clairs sur le moment exact où les événements se produisent, ce qui rend son interprétation temporelle plus complexe.

Ces caractéristiques invitent à considérer l’Apocalypse non comme une suite d’événements à venir dans un cadre temporel défini, …mais comme une révélation destinée à réveiller l’Église. Chaque cycle, chaque image, chaque appel est un coup de trompette céleste pour secouer les consciences assoupies, rallumer la passion pour Christ, et recentrer le peuple de Dieu sur l’essentiel.

L’Apocalypse ne cherche pas à satisfaire la curiosité chronologique, mais à provoquer un sursaut spirituel. Elle parle au cœur de l’Église en lui disant : « Réveille-toi, toi qui dors, relève-toi d’entre les morts, et Christ t’éclairera. » (Éphésiens 5.14)


1. La structure cyclique du texte

L’Apocalypse est construite en plusieurs séries de visions, souvent groupées en septs (7 sceaux, 7 trompettes, 7 coupes). Ces séries ne s’enchaînent pas forcément de manière linéaire mais semblent plutôt raconter plusieurs fois les mêmes événements sous des angles différents.

Exemple concret :

  • Les sept sceaux (Apocalypse 6-8) annoncent des fléaux (guerres, famines, catastrophes, etc.).
  • Les sept trompettes (Apocalypse 8-11) annoncent également des catastrophes, similaires à celles des sceaux.
  • Les sept coupes (Apocalypse 16) décrivent des plaies ressemblant à celles des trompettes et des sceaux.

Ainsi, ces trois séries de jugements ne se suivent pas chronologiquement mais semblent plutôt décrire un même ensemble d’événements sous différentes perspectives.


2. L’usage du style prophétique

Les prophéties bibliques sont souvent symboliques et non linéaires. Comme dans les livres de Daniel et Ézéchiel, les visions représentent des vérités spirituelles plus que des chronologies rigides.

Exemple concret :

  • Daniel 7 et Apocalypse 13 : Daniel voit quatre bêtes représentant des empires, et Jean décrit une Bête dans Apocalypse 13 qui combine les caractéristiques de celles de Daniel.

En réalité, la prophétie ne fonctionne pas comme une ligne du temps ; elle présente des images répétées avec des significations spirituelles profondes.

Ces visions, bien plus que des récits parallèles, sont comme des secousses spirituelles envoyées par Dieu pour réveiller l’Église à la gravité du combat spirituel. Comme dans les grands réveils de l’histoire, où Dieu a utilisé des prédications puissantes pour secouer des cœurs endormis, l’Apocalypse répète, intensifie, et amplifie le message pour qu’il soit entendu au plus profond des âmes.


3. Les visions parallèles et superposées

Certaines parties de l’Apocalypse décrivent ce qui semble être le même événement mais sous des symboles différents, indiquant une narration par recoupements.

Exemple concret :

  • Apocalypse 16.14-16 (Harmaguédon) nous présente les rois du monde se rassemblant pour la guerre.
  • Apocalypse 19.19-21 fait le récit de la Bête et ses armées qui sont détruites par Christ.
  • Apocalypse 20.7-10 Satan rassemble les nations pour une bataille finale, mais est vaincu.

Ces descriptions semblent être différentes manières de raconter le même événement ou des moments distincts mais symboliquement liés.

Ces scènes, où la louange éclate dans le ciel, rappellent que le réveil commence toujours par l’adoration. Dans les grands réveils du passé – comme à Azusa Street ou lors du Réveil du pays de Galles – les croyants étaient saisis par la présence de Dieu et se prosternaient dans une adoration intense. L’Apocalypse nous donne cette image d’un ciel en feu de louange pour nous inviter à nous joindre dès maintenant à cette liturgie éternelle, en esprit et en vérité.


4. L’intemporalité des scènes célestes

Plusieurs passages se déroulent dans un contexte céleste hors du temps terrestre.

Exemple concret :

  • Apocalypse 4-5 nous laisse voir Dieu sur son trône. Ce n’est pas un moment précis, mais une révélation intemporelle.
  • Apocalypse 12 nous présente la vision de la femme et du dragon qui est un mélange des événements passés (la naissance du Messie) et futurs (l’attaque de Satan contre l’Église).

Le véritable enjeu de ce livre n’est pas de connaître l’heure, mais d’être prêt. L’Apocalypse est un cri divin : Prépare-toi ! Réveille-toi ! Adore le seul vrai Roi ! Elle est un appel vibrant au réveil personnel et collectif. Elle nous arrache à notre sommeil spirituel, brise notre confort religieux et nous propulse dans une vie de consécration.

À vrai dire, l’Apocalypse ne suit pas un déroulement chronologique, mais une logique symbolique et théologique.


5. Le principe de récursivité (récapitulation)

Certains exégètes (G. K. Beale, William Hendriksen, Richard Bauckham, etc.) pensent que l’Apocalypse répète des visions en intensifiant leur signification.

Exemple concret :

  • 4e trompette nous décrit le soleil, la lune et les étoiles qui sont frappés (Ap 8.12).
  • 5e coupe nous laisse voir le royaume de la Bête étant plongé dans les ténèbres (Ap 16.10).

Apparamment, ces visions semblent être différentes versions d’un même jugement divin.


6. L’absence de marqueurs temporels clairs

Contrairement aux prophéties de Daniel, l’Apocalypse ne donne pas de dates précises.

Exemple concret :

  • Apocalypse 13.5 mentionne que la Bête a autorité pour « 42 mois ».
  • Apocalypse 12.6 dit que la femme est protégée pendant « 1 260 jours ».

Bien que ces durées sont équivalentes (3,5 ans) leur relation temporelle reste incertaine.


Conclusion

Loin d’être un simple calendrier eschatologique, l’Apocalypse se présente comme une révélation symbolique où les thèmes se superposent et se répètent. Il ne peut donc pas être interprété chronologiquement. Cette structure cyclique nous invite à lire l’Apocalypse non comme une suite d’événements à venir dans un cadre temporel strict, mais comme une révélation spirituelle du combat entre le bien et le mal, dans une dynamique du « déjà et pas encore » propre à la pensée biblique.

Que représentent réellement les 144 000 dans l’Apocalypse ?

L’image des 144 000 dans l’Apocalypse est souvent mal comprise et interprétée littéralement, alors qu’elle a une portée symbolique profonde. Plutôt que de voir ce nombre comme une quantité fixe d’individus ou une élite spirituelle, il faut analyser sa signification prophétique et théologique en lien avec le reste des Écritures. Regardons maintenant ce que ce symbole révèle réellement à la lumière de la Parole de Dieu.

1. Le symbolisme du nombre 144 000

Apocalypse 7.4-8 mentionne 144 000 « scellés » issus des 12 tribus d’Israël. Ce nombre est une combinaison de multiples parfaits dans la Bible : 12 x 12 x 1 000 = 144 000. 12 représente le nombre du peuple de Dieu (12 tribus d’Israël, 12 apôtres). 1 000 est un chiffre symbolisant la plénitude et la multitude. Les 144 000 représentent la totalité du peuple de Dieu sous une forme symbolique, et non un groupe limité de croyants. Le peuple de Dieu étant, dans la nouvelle alliance, formé de tous les croyants peu importe leur nationalité. Tous ceux qui ont reconnu Jésus comme le messie et qui ont choisi de le suivre.

2. Les 144 000 ne sont pas seulement des Juifs littéraux

Un problème se pose avec l’interprétation littérale du livre de l’Apocalypse en particulier ici dans ce contexte. La liste des tribus dans Apocalypse 7 est différente des listes classiques de l’Ancien Testament (elle exclut Dan et Éphraïm, et remplace Joseph par Manassé). Puis, Israël physique n’est plus le seul peuple de Dieu dans le Nouveau Testament. L’Église inclut Juifs et non-Juifs (Éphésiens 2.14-16, Galates 3.28).

La Bible Jacques 1.1 parle des croyants comme étant « les douze tribus dispersées », une image spirituelle de l’Église. Galates 6.16, pour sa part, appelle l’Église « l’Israël de Dieu », ce qui montre que les croyants en Christ sont les héritiers des promesses. Les 144 000 symbolisent la plénitude des rachetés de Dieu, issus d’Israël et des nations et non seulement le peuple d’Israël.

3. Les 144 000 et la grande foule : Un même peuple sous deux angles

Apocalypse 7.9 nous dit : « Après cela, je vis une foule immense, que nul ne pouvait dénombrer. C’étaient des gens de toute nation, de toute tribu, de tout peuple, de toute langue. »

Pourquoi Jean voit-il d’abord 144 000 puis une grande foule ? En réalité, ce sont deux visions du même peuple : Les 144 000 représentent l’Église sous un aspect disont militaire et terrestre, scellée pour le combat spirituel. La grande foule, pour sa part, représente la même Église, mais dans sa gloire céleste, après la victoire.


Pour comprendre cela, nous voyons n parallèle intéressant avec l’Ancien Testament. Dieu ordonne un recensement du peuple avant chaque bataille (Nombres 1.3). De même, les 144 000 sont une armée spirituelle appelée à témoigner et à endurer la tribulation comme démontré à plusieurs endroit dans le livre de l’Apocalypse. En définitif, les 144 000 symbolisent l’Église militante sur terre qui traverse l’épreuve et reste fidèle à Christ. La grande foule représente l’Église victorieuse dans la gloire, après sa persévérance.

4. Un peuple mis à part pour Dieu

Apocalypse 14.1-5 décrit ainsi les 144 000 :

  • « Ils suivent l’Agneau partout où il va » — Fidélité absolue à Christ.
  • « Ils ont été rachetés comme prémices pour Dieu et pour l’Agneau » — Un peuple consacré.
  • « Ils n’ont pas été souillés avec des femmes » — Une image de pureté spirituelle (fidélité à Dieu face à l’idolâtrie).

Sens spirituel, ils sont mis à part pour être les témoins du Christ sur terre. Ils incarnent l’Église fidèle, qui ne s’est pas prostituée avec le monde (contrairement à Babylone). Ce qui fait que les 144 000 ne sont pas une élite chrétienne, mais le symbole du peuple de Dieu fidèle, préservé au milieu des tribulations.

5. Application spirituelle : Ce que cela signifie pour nous

Matthieu 24.13 dit : « Mais celui qui tiendra bon jusqu’à la fin sera sauvé. » Les 144 000 nous rappellent que l’Église est scellée et protégée spirituellement par Dieu pendant l’épreuve. Ce sont les croyants marqués du sceau de Dieu. (Apocalypse 7.3) Ils symbolisent également la fidélité du peuple de Dieu face aux persécutions et aux séductions du monde. Puis, ils représentent ceux qui suivent Christ partout, qui ne cèdent pas aux compromis et qui gardent la foi.

Conclusion finale

Faux : Les 144 000 sont un nombre littéral limité à certains croyants.
Vrai : Ils symbolisent la plénitude du peuple de Dieu, fidèles dans la période des tribulations et destinés à la gloire.

Faux : Ce sont uniquement des Juifs ethniques.
Vrai : Ils représentent le peuple de Dieu dans son ensemble, composé de Juifs et de non-Juifs en Christ.

Faux : Ce sont des croyants privilégiés qui ont un statut supérieur.
Vrai : Ils symbolisent tous les croyants engagés dans le combat spirituel, scellés pour témoigner pendant la période des tribulations et persévérer jusqu’à la victoire.

Faux : Les 144 000 et la grande foule sont deux groupes distincts.
Vrai : Ils désignent le même peuple de Dieu sous deux perspectives :

  • 144 000 : L’Église sur terre, en lutte.
  • Grande foule : L’Église victorieuse dans la gloire.

Le message des 144 000 nous appelle à la fidélité, à la persévérance et à garder les yeux fixés sur Christ, l’Agneau qui nous conduit à la victoire finale.

Les 24 anciens au ciel ne sont pas l’Église précédemment enlevée et voici pourquoi !

Introduction


L’Apocalypse de Jean offre une vision saisissante de la scène céleste, où le trône de Dieu est entouré de vingt-quatre anciens, décrits comme des figures vénérables siégeant sur des trônes, vêtues de blanc et portant des couronnes d’or. Ce passage d’Apocalypse 4.4 est souvent sujet à diverses interprétations concernant l’identité et le rôle de ces anciens dans le royaume céleste. Certaines traditions suggèrent qu’ils représentent les douze apôtres et les douze fils de Jacob, ou même l’Église enlevée avant les tribulations. Cependant, cette analyse explore les différentes interprétations et examine si ces visions sont réellement fondées sur la Parole de Dieu.


Une brève analyse de l’interprétation des 24 anciens

La première vision que l’apôtre Jean va recevoir après être monté au ciel est celle du trône de Dieu et des 24 anciens. Voici ce qu’il est dit au sujet des anciens : « Autour du trône se trouvaient vingt-quatre trônes. Et sur ces trônes siégeaient vingt-quatre représentants du peuple de Dieu. Ils étaient vêtus de blanc, et portaient des couronnes d’or sur la tête. » (Apocalypse 4.4) 

La Bible du Semeur traduit le mot grec « presbuteros » par représentant du peuple de Dieu. La version Louis Second traduit ce mot par « vieillard » peut-être parce que généralement les anciens au sein du peuple juif et de l’Église étaient des personnes avec des cheveux blancs. C’est seulement une hypothèse de ma part. Finalement, d’autres versions traduises le mot grec par anciens. Pour cette étude, je vais utiliser le mot « ancien » qui fait plus résonance avec le mot grec « presbuteros ».

L’interprétation la plus répandue des 24 anciens est celle qui dit qu’ils représenteraient les douze apôtres et les douze fils de Jacob. Bien entendu, cela ne trouve aucun appui sérieux dans la Parole de Dieu. Selon les adeptes de l’enlèvement prétribulationnel, il s’agirait de l’Église qui serait montée au ciel et qui serait maintenant dans la présence de Dieu. Cette exégèse ne trouve aucune référence ailleurs dans la Bible, ce qui est donc peu plausible.

J’écoutais un enseignement sur l’enlèvement prétribulationnel et la personne mentionnait que c’était évident que les 24 anciens étaient l’église au ciel. Le problème avec cette personne c’est qu’il n’avait aucune référence biblique pour appuyer ce qu’il disait. Comme nous savons, tout cet enseignement est une fausse doctrine. Elle est appuyée que sur des suppositions et des passages utilisés hors de leur contexte. Par exemple, de dire que le passage d’Apocalypse 4.1 mentionnant une poutre ouverte et une invitation faite à l’apôtre Jean de monter est une preuve de l’enlèvement prétribulationnel. C’est d’une absurdité sans limite. Le contexte de ce passage ne parle pas de cela d’aucune façon et aucun appui n’est trouvable dans la Bible. C’est ce dont je parle de supposition et de verset tiré hors de leur contexte. C’est comme dire que la « bienheureuse espérance » mentionnée par l’apôtre Paul en Tite 2.13 qu’elle est associée avec l’enlèvement prétribulationnel. Le contexte de ce passage ne parle absolument pas d’enlèvement avant la période des tribulations de quelques natures que ce soit. Il parle du retour de Jésus. Malheureusement, ceux-ci associent le retour de Jésus avec l’enlèvement prétribulationnel dans la majorité des cas et cela même si le contexte biblique des versets n’en fait aucune allusion. C’est d’une malhonnêteté indescriptible. J’ai peine à comprendre les croyants qui endossent et croient cette fausse doctrine sans s’apercevoir des incohérences frappantes.


La définition plausible des 24 anciens selon la Parole de Dieu

Je souhaiterais vous partager une définition des 24 anciens qui cadre mieux avec la Parole de Dieu. Ce que nous pouvons voir, c’est que les 24 anciens font partie de la cour impériale de Dieu et celle-ci rend toute royauté humaine dérisoire. Une chose importante, qu’il faut tenir compte, c’est que pour l’auditoire initial de Jean, le message est que c’est Dieu, et non César, qui est digne d’être adoré. Parce que c’était ce que demandait l’empereur de Rome d’être reconnu pour un dieu.

L’identité de ces anciens fait l’objet d’un débat. La clé de cette identité est leur double description : ils sont « vêtus de blanc », avec « des couronnes d’or sur leurs têtes ». Beaucoup pensent qu’il s’agit d’êtres humains, probablement les douze tribus plus les douze apôtres où encore l’Église qui aurait été enlevé précédemment. Cette dernière affirmation est plus qu’improbable, parce que la Bible ne soutient aucun enlèvement avant la période des tribulations. Ce ne peut pas être des anges non plus parce que les anges ne sont pas appelés anciens et ne portent pas de vêtement blanc ni de couronne d’or dans le livre de l’Apocalypse. Bien entendu, cette interprétation ne trouve pas d’appui dans la Bible.

En contrepartie, d’autres pensent qu’il s’agit effectivement de figures angéliques. Regardons ce que dit le passage de 1 Rois 22.19 « Mais Michée continua : Eh bien, oui. Écoute ce que dit l’Éternel ! J’ai vu l’Éternel siégeant sur son trône, tandis que toute l’armée des êtres célestes se tenait près de lui, à sa droite et à sa gauche. Lorsque Michée reçut cette vision, l’Église n’avait pas encore été enlevée. Difficile juste à partir de ce passage de concilier le fait que les 24 anciens sont l’Église enlevée avant la période des tribulations.

Regardons un autre passage dans le livre de Job : « Aurais-tu entendu ce qui s’est dit dans le conseil de Dieu ? Aurais-tu confisqué pour toi seul la sagesse ? « (Job 15.8)  Selon ce passage, on peut comprendre que Dieu est entouré d’un conseil dans le ciel. Dans le passage de Colossiens 1.16 il est dit: « Car c’est en lui qu’ont été créées toutes choses dans les cieux comme sur la terre, les visibles, les invisibles, les Trônes et les Seigneuries, les Autorités, les Puissances. C’est par lui et pour lui que Dieu a tout créé. » Nous pouvons, à la lumière des Écritures, en déduire que les 24 anciens sont le conseil de Dieu. Ils sont continuellement dans sa présence.


Symbolisme et fonction divine des 24 anciens

Avant de voir, les différents symboles entourant les 24 anciens, mentionnons qu’il n’y a aucune figure humaine dans cette scène de la salle du trône, et tout au long du livre, les anciens et les créatures vivantes constituent le groupe d’adoration du ciel. Dans Apocalypse 5.8, il est mentionné qu’ils tiennent des coupes d’or contenant les prières des saints. Nous voyons que les 144 000 chantent un « cantique nouveau » devant les créatures vivantes et les anciens. Rien jusqu’à maintenant ne laisse présager d’aucune manière que les 24 anciens sont l’Église enlevée avant la période des tribulations et siégeant dans le conseil de Dieu. Puis, pourquoi Dieu nous prendrait-il pour siéger devant sa présence dans son conseil ? Sommes-nous meilleurs que les anges ?

Maintenant, le fait qu’ils siègent sur des trônes entourant le trône de Dieu peut symboliser l’ordre et la structure dans le royaume de Dieu, indiquant une organisation divine et un gouvernement céleste. Les anciens se prosternent devant le trône de Dieu et déposent leurs couronnes en signe de soumission et d’adoration. Ils jouent un rôle important dans la scène céleste de louange et d’adoration continue, mettant en avant la dévotion et la reconnaissance de la souveraineté de Dieu. Dans certains contextes, ils sont vus comme ayant un rôle d’intercession ou de médiation entre Dieu et l’humanité.


Les différents symboles entourant les 24 anciens

Les couronnes d’or portées par les anciens symbolisent leur dignité, leur autorité, et leur victoire. Elles représentent également leur rôle royal dans le royaume de Dieu.

Les robes blanches des anciens symbolisent la pureté, la justice, et la sainteté. Elles indiquent que ceux qui les portent sont rendus justes et purifiés devant Dieu.

Les vingt-quatre trônes sur lesquels siègent les anciens représentent le pouvoir et l’autorité spirituelle. Ils soulignent le rôle des anciens dans l’administration du royaume de Dieu.

La prosternation des anciens devant le trône de Dieu et le dépôt de leurs couronnes expriment leur soumission totale, leur adoration et leur reconnaissance de la souveraineté divine. Cela montre également que toute autorité et dignité viennent de Dieu. (Apocalypse 4.10-11)

Le nombre 24 symbolise l’ordre et l’organisation dans le royaume céleste. Les 24 anciens représentent le gouvernement et l’administration divine dans le ciel. L’apôtre Paul va dire en parlant de Dieu qu’il  « n’est pas un Dieu de désordre ». (1 Corinthiens 14.33) De même, Paul va dire à Tite : « Je t’ai laissé en Crète pour que tu achèves de mettre en ordre ce qui est resté en suspens, et que tu établisses dans chaque ville des responsables dans l’Église en suivant les directives que je t’ai données. » (Tite 1.5) L’Église est ainsi constituée dans un ordre avec des anciens pour diriger.  Plausible que ce soit ainsi dans le ciel. Comme Dieu dit à Moïse :  « Aie soin d’exécuter tout ce travail exactement selon le modèle qui t’est montré sur la montagne. » (Exode 25.40)

Le trône de Dieu, autour duquel les anciens sont assis, symbolise la souveraineté et la majesté de Dieu. Il est le centre de l’autorité divine et de l’adoration céleste.

Ainsi, l’ensemble de la vision, y compris les anciens, le trône, et les couronnes, symbolise la grandeur et la gloire de la scène céleste, ainsi que l’ordre et la structure dans le royaume de Dieu. En aucun temps, l’Église n’y est représentée de quelque manière que ce soit.

Ces symboles entourant les 24 anciens dans l’Apocalypse mettent en lumière leur rôle dans l’adoration, la gouvernance spirituelle, et la reconnaissance de la souveraineté de Dieu dans le ciel.

Donc, l’option la plus probable est qu’il s’agit d’êtres célestes régnant avec Dieu et faisant partie de la suite céleste qui se tient devant son trône. Le fait de porter du blanc signifie qu’ils partagent la pureté et la sainteté de Dieu, et les couronnes d’or indiquent qu’ils exercent une fonction dirigeante dans le ciel.

Le nombre 24 fait donc allusion aux 24 ordres du sacerdoce dans 1 Chroniques 24.4–5 : « 4 On constata que les chefs étaient plus nombreux parmi les descendants d’Éléazar que parmi ceux d’Itamar. C’est pourquoi les descendants d’Éléazar furent répartis en seize chefs de groupe familial et ceux d’Itamar en huit chefs de groupe familial. 5 La répartition des uns et des autres se fit par tirage au sort, car il y avait des responsables du lieu saint et des responsables du service de Dieu, aussi bien parmi les descendants d’Éléazar que parmi ceux d’Itamar. »  Cela évoque leur ministère sacerdotal céleste.

Ce sont les sacrificateurs du ciel : les chefs du culte céleste « 10 les vingt-quatre représentants du peuple de Dieu se prosternent devant celui qui siège sur le trône et adorent celui qui vit éternellement. Ils déposent leurs couronnes devant le trône, 11 en disant : Tu es digne, notre Seigneur et notre Dieu, qu’on te donne gloire, honneur et puissance, car tu as créé tout ce qui existe, l’univers entier doit son existence et sa création à ta volonté. (Apocalypse 4.10-11) Nous avons aussi une référence en Apocalypse 5.8 : « 8 Lorsqu’il eut pris le livre, les quatre êtres vivants et les vingt-quatre représentants du peuple de Dieu se prosternèrent devant l’Agneau. Ils avaient chacun une harpe et des coupes d’or remplies d’encens qui représentent les prières des membres du peuple saint. »

Ils sont aussi les médiateurs et les interprètes célestes « 13 Alors l’un des représentants du peuple de Dieu prit la parole et me demanda : Ces gens vêtus d’une tunique blanche, qui sont-ils et d’où sont-ils venus ? 14 Je lui répondis : Mon seigneur, c’est toi qui le sais. Il reprit : Ce sont ceux qui viennent de la grande détresse. Ils ont lavé et blanchi leurs tuniques dans le sang de l’Agneau. » (Apocalypse 7.13–14) Juste une remarque s’ils sont l’Église enlevée avant la période des tribulations, pourquoi pose-t-il la question à propos des gens vêtus d’une tunique blanche ?

En réalité, les 24 anciens dans le ciel sont une classe dirigeante d’êtres célestes qui entourent le trône et dirigent la louange céleste, jouant ainsi un rôle sacerdotal.

Conclusion


En conclusion, l’analyse des vingt-quatre anciens dans l’Apocalypse révèle qu’ils symbolisent probablement une classe céleste dirigeante et sacrée entourant le trône de Dieu. Les couronnes et les robes blanches qu’ils portent indiquent leur rôle de dignitaires dans le royaume divin, tandis que leur prosternation et leur adoration soulignent leur soumission totale à la souveraineté de Dieu. Contrairement à certaines interprétations populaires, ces anciens ne semblent pas représenter l’Église enlevée, mais plutôt une réalité céleste qui exprime l’ordre, la pureté et l’autorité dans la présence de Dieu. Le nombre 24, évoquant les ordres sacerdotaux de l’Ancien Testament, et les symboles associés montrent une structure divine ordonnée et une adoration perpétuelle qui transcendent les théories de l’enlèvement prétribulationnel.

Les saints anges dévoilés : pourquoi ils ne sont pas les croyants enlevés avant les tribulations

Introduction


Il y a un enseignement qui est propagé dans nos églises, sur internet et dans les réseaux sociaux comme quoi les saints anges avec lesquels Jésus revient seraient les croyants enlevés avant la période des tribulations.

Malheureusement, cet enseignement est erroné parce qu’il n’est pas conforme aux écritures. Il est donc essentiel de revenir à la Parole de Dieu pour examiner ce que celle-ci dit réellement à ce sujet. Dans cette étude, nous allons analyser les passages bibliques pertinents pour démontrer que cette doctrine ne repose sur aucun fondement scripturaire.

Distinction entre les anges et les chrétiens dans la Bible

Tout d’abord, nulle part dans la Bible, les chrétiens ne sont jamais directement appelés des « anges » avant ou après un enlèvement quel qu’on que. Les anges, décrits dans la Bible, sont des êtres spirituels distincts créés par Dieu pour le servir et accomplir ses desseins, tandis que les chrétiens sont des êtres humains rachetés par la grâce de Dieu à travers la foi en Jésus-Christ.

Cependant, dans certaines métaphores ou comparaisons, les croyants sont parfois comparés aux anges en matières de pureté, de service ou de leur futur état céleste. Par exemple, Jésus dit que les croyants ressuscités « ne peuvent plus mourir; ils sont semblables aux anges et sont fils de Dieu, étant fils de la résurrection ! » (Luc 20.36) Ici, Jésus ne dit pas que les chrétiens deviennent des anges, mais qu’ils sont comparables aux anges dans le sens où ils ne meurent plus. 

Dans un autre passage, les anges sont décrits comme « des esprits au service de Dieu, qui sont envoyés pour exercer un ministère en faveur de ceux qui vont hériter le salut. » (Hébreux 1.14) Cela montre que les anges servent les chrétiens, mais ne sont pas les mêmes qu’eux.

Donc, bien que les chrétiens puissent être comparés aux anges dans certains aspects spirituels, ils ne sont pas identifiés comme tels dans la Bible. Pourquoi, est-ce que les « saints anges » qui reviennent avec Jésus seraient les chrétiens qui auraient été enlevés avant la période des tribulations ? Je vais tenter de démêler les choses.

Clarification sur l’identité et le rôle des anges

Voici quelques passages où sont mentionnés les « saints anges ». Nous retrouvons cette expression dans les écrits de Moïse alors que celui-ci bénit les douze tribus d’Israël un peu avant sa mort. Il va dire: « L’Éternel est venu du Sinaï, il s’est levé pour eux ; aux confins de Séir tel le soleil à l’horizon, et il a resplendi de la montagne de Parân. Et les saints anges par myriades étaient autour de lui. » (Deutéronome 33.2) Il est évident que ce passage ne parle pas de chrétiens autour de l’Éternel. Parce que les chrétiens ne sont pas encore enlevés à ce moment de l’histoire. De plus, le contexte nous démontre que Moïse parle bien de « saints anges » et pas de croyants maintenant établis dans leur corps glorieux.

Puis nous avons une mention dans le livre du prophète Daniel. Il est écrit : « J’entendis alors l’un des saints anges parler. Puis un autre saint ange lui demanda : Jusques à quand dureront les événements annoncés par cette vision ? Jusqu’à quand le sacrifice perpétuel sera-t-il supprimé, et la révolte qui cause la dévastation sévira-t-elle ? Pendant combien de temps le sanctuaire et l’armée seront-ils livrés au pouvoir de la corne et foulés aux pieds ? » (Daniel 8.13)  Est-ce que ce passage parle de croyants enlevés de la terre et maintenant au ciel ? Bien entendu que la réponse est non parce que les chrétiens ne sont pas encore enlevés à ce moment des événements de ce passage.

Pour affirmer que les « saints anges » sont des êtres angéliques, nous avons des passages qui corroborent cela. Cependant, pour affirmer que les saints anges sont les croyants enlevés avant la période des tribulations, il n’y a aucun passage qui mentionne cela. Comment pouvons-nous croire une supposition pareille alors qu’il n’y a rien pour soutenir bibliquement cette affirmation ? On ne peut pas déclarer une chose pareille sans avoir d’appuis solides dans la Parole de Dieu. Mais pourquoi faire des suppositions de la sorte ?

Malheureusement, cette doctrine n’est pas appuyée du tout sur les écritures. C’est ce que je m’efforce de démontrer par ces enseignements.

L’usage de l’expression « saints anges » dans les Écritures une réfutation de l’enlèvement prétribulationnel

L’expression « les saints anges » apparait par la suite en Zacharie 14.5 qui dit : « Et la vallée de mes montagnes sera comblée, car elle s’étendra jusqu’à Atsal. Elle sera comblée, ce jour-là, comme elle a été comblée lors du tremblement de terre au temps d’Ozias, roi de Juda. Puis l’Éternel mon Dieu viendra, avec tous les saints anges. »  Ce verset fait partie d’une prophétie sur le Jour de l’Éternel, un jour de jugement et de délivrance. Il décrit une fuite des habitants face à un grand cataclysme, mais il annonce également la venue de l’Éternel avec tous ses saints anges, symbolisant un moment de jugement et de restauration. Encore là, aucune mention, dans le contexte de ce passage, de croyants enlevés et arrivant du ciel.

Puis, nous retrouvons cette expression en Marc 8.38 : « Si quelqu’un a honte de moi et de mes paroles au milieu des hommes de ce temps, qui sont infidèles à Dieu et qui transgressent sa Loi, le Fils de l’homme, à son tour, aura honte de lui quand il viendra dans la gloire de son Père avec les saints anges. » Dans ce passage, Jésus met en garde contre la honte de le confesser devant les autres. Ceux qui renient Jésus dans ce monde seront eux-mêmes reniés par lui lorsqu’il reviendra dans la gloire pour juger le monde. 

Nous avons aussi un passage qui est parallèle à Marc 8.38 et c’est celui de Luc 9.26 : « Car si quelqu’un a honte de moi et de mes paroles, le Fils de l’homme aura honte de lui lorsqu’il viendra dans sa gloire, celle du Père et des saints anges. » Ce verset porte un message similaire. Il souligne l’importance de ne pas renier Christ, car ceux qui ont honte de lui dans cette vie ne seront pas reconnus par lui lors de son retour glorieux.

Là où ça devient intéressant et qui démonte la doctrine de l’enlèvement prétribulationnel est le passage de 1 Thessaloniciens 3.13 qui dit :  « Qu’il affermisse ainsi votre cœur pour que vous soyez saints et irréprochables devant Dieu notre Père au jour où notre Seigneur Jésus-Christ viendra avec tous ses saints anges. » Le contexte de ce passage nous démontre que l’apôtre Paul prie pour que les Thessaloniciens soient renforcés dans leur foi et leur sainteté afin d’être prêts pour le retour du Christ. Il mentionne que Jésus reviendra « avec tous ses saints anges ». Comment Paul peut-il demander aux Thessaloniciens d’affermir leur cœur afin d’être saint et irréprochable devant Dieu pour le retour de Christ alors que selon la doctrine de l’enlèvement avant la période des tribulations, ils sont censés être déjà rendus dans le ciel ? On voit encore une fois l’incohérence de cette doctrine avec les Écritures.

Finalement, nous voyons les saints anges dans Apocalypse 14.9-10. « Un troisième ange les suivit, proclamant d’une voix forte : celui qui adore la bête et son image et qui accepte de recevoir sa marque sur le front et sur la main, 10 devra aussi boire du vin de la fureur de Dieu. Ce vin lui sera versé pur dans la coupe de la colère divine, et il souffrira des tourments dans le feu et le soufre devant les saints anges et devant l’Agneau. » Ce verset parle du jugement sévère pour ceux qui adorent la bête et reçoivent sa marque. Ils subiront la colère de Dieu et seront tourmentés éternellement. Ce jugement se fera sous les yeux des anges et de l’Agneau (Jésus-Christ).

Ces versets, bien que provenant de différents livres et contextes, ont un fil conducteur commun : ils parlent de la venue de Christ dans la gloire et du jugement. Ils exhortent les croyants à rester fidèles et à ne pas avoir honte de leur foi, car Christ viendra avec ses anges pour juger le monde. La fidélité et la sainteté sont essentielles afin d’être prêts pour ce jour. En aucun temps, il n’est fait allusion que les saints anges sont les croyants enlevés avant la période des tribulations. Il n’y a aucun appui dans les Écritures pour cette affirmation.

Conclusion


En conclusion, l’idée que les « saints anges » mentionnés dans les Écritures, et revenant avec Jésus, soient des croyants enlevés avant la tribulation est non seulement infondée, mais elle contredit également le témoignage clair des Écritures. Les anges sont des êtres spirituels distincts des humains, créés pour accomplir les desseins de Dieu, et jamais la Bible ne les confond avec les croyants, avant ou après un prétendu enlèvement avant une prétendue semaine de tribulations. Il est donc important de rester fidèles à la vérité biblique, sans se laisser séduire par des doctrines qui ne trouvent aucun appui solide dans la Parole de Dieu. La fidélité et la sainteté sont indispensables pour être prêtes pour le retour du Christ, qui se fera en gloire, accompagné de ses saints anges pour juger le monde.

La porte ouverte d’Apocalypse 4.1 n’est pas le moment de l’enlèvement de l’Église et voici pourquoi !

Introduction

L’interprétation des Écritures concernant les événements prophétiques a toujours suscité des débats passionnés au sein du christianisme. L’un des enseignements controversés concerne l’enlèvement prétribulationnel, qui affirme que l’Église sera enlevée au ciel avant le début de la période des tribulations. Certains soutiennent que le passage d’Apocalypse 4.1 marque ce moment précis. Cependant, une analyse approfondie de ce texte révèle une tout autre réalité. Dans cette étude, nous examinerons le contexte de ce passage pour déterminer s’il valide réellement l’hypothèse d’un enlèvement de l’Église avant les tribulations, ou s’il s’agit d’une interprétation erronée, déconnectée du message global des Écritures.

Dans la doctrine de l’enlèvement prétribulationnel ou avant la période des tribulations, il est enseigné que le passage d’Apocalypse 4.1 est le moment où l’Église est enlevée au ciel. Cet enseignement affirme qu’à cause de cela, l’Église n’est plus présente dans le reste du livre de l’Apocalypse. Ce qui est effectivement complètement faux parce j’ai démontré ce fait dans un précédent article L’Église sera présente pendant la période des tribulations et voici pourquoi ! Je confirme que l’Église y est présente et que plusieurs versets corroborent ce fait. Malheureusement, cette affirmation de l’enlèvement au début de la période des tribulations par le chapitre 4.1 de l’Apocalypse ne peut être démontrée bibliquement. 

Nous allons prendre le temps de regarder le contexte immédiat de ce passage pour voir si celui-ci ou l’ensemble de son contexte valide une telle hypothèse ou encore le fait de déclarer cela comme étant une vérité. Lisons d’abord ce passage : « Après cela, je vis une porte ouverte dans le ciel. Et la voix que j’avais entendue me parler au début et qui résonnait comme une trompette me dit : monte ici, et je te montrerai ce qui doit arriver après cela. » (Apocalypse 4.1)  

Comme je dis toujours, le contexte d’un passage est extrêmement important pour éviter de prendre un verset et de le sortir de son contexte pour lui faire dire autre chose que ce qu’il dit. C’est la base même de l’herméneutique. 

Alors, Apocalypse 4.1 dans son contexte se situe au début d’une nouvelle section du livre de l’Apocalypse, qui est un livre prophétique écrit par l’apôtre Jean alors qu’il se trouvait en exil sur l’île de Patmos. 

Nous pouvons considérer que les trois premiers chapitres de l’Apocalypse contiennent des lettres adressées aux sept Églises d’Asie Mineure. Jésus-Christ, à travers Jean, adresse des messages spécifiques à chacune de ces Églises, les encourageant ou les corrigeant selon leur situation spirituelle.

Par la suite, Apocalypse 4.1 marque une transition importante dans le livre. Après avoir délivré les messages aux Églises, Jean est appelé à voir ce qui se passe dans le ciel. Cette nouvelle vision va révéler des aspects profonds du plan divin pour l’avenir. 

Ainsi, le chapitre 4, dans son ensemble, décrit la salle du trône de Dieu dans le ciel. Jean voit un trône avec Dieu assis dessus, entouré de vingt-quatre autres trônes et de vingt-quatre anciens. Cette vision sert à souligner la souveraineté et la gloire de Dieu.

En résumé, la porte ouverte dans le ciel symbolise l’accès de Jean à une révélation divine, qui va maintenant se concentrer sur les événements futurs, souvent interprétés comme la période des tribulations, le jugement final, et l’établissement du règne éternel de Dieu.

En somme, Apocalypse 4.1 est le début d’une grande révélation où Jean est invité à contempler et rapporter les événements célestes et futurs. Cette vision céleste introduit le trône de Dieu et prépare le lecteur à recevoir des prophéties concernant la fin des temps.

Comme vous pouvez le voir, Apocalypse 4.1 dans son contexte ne parle pas d’enlèvement de l’Église parce que Jean est invité à monté. Il n’y a aucune mention de l’Église, de l’enlèvement de quelques manières que ce soit. Ce n’est même pas sous-entendu. 

Alors, comment peut-on affirmer que ce verset est une preuve irréfutable de l’enlèvement de l’Éflise avant que ne commence la période des tribulations ? Je trouve cela invraisemblable sachant qu’il n’y a aucun appui biblique solide pour cette affirmation, disons-le, gratuite.

Maintenant, l’argument qui est amené comme quoi l’Église n’est plus présente dans le livre de l’Apocalypse est complètement faux. L’Église y est présente. Je vous encourage, au risque de me répéter, à lire, si ce n’est pas déjà fait, cet article L’Église sera présente pendant la période des tribulations et voici pourquoi ! Vous découvrirez que l’Église assistera à tous les événements, mais elle sera protégée parce que Jésus en a fait la promesse de nous garder pendant cette période et non pas de nous enlever. 

Il n’y a aucun fondement biblique pour appuyer cette théorie émanant d’Apocalypse 4.1 dans toutes les écritures. Vous pouvez chercher tant que vous voulez. Ce sont seulement des affirmations gratuites.

Le but de tout cela est encore une fois pour tromper les croyants en leur laissant le faux espoir leur disant qu’ils ne seront pas présents pendant la période des tribulations. Qu’ils peuvent continuer de vivre leur vie de compromis sans s’inquiéter que Jésus excuserait toute désobéissance et tout péché et qu’ils les prendraient avec lui pour leur épargner les souffrances ! C’est tout le contraire parce que ce sera au milieu des souffrances que les véritables chrétiens seront révélés. Nous faisons face ici à un enseignement qui endort les croyants plutôt que de les amener à se garder purs et obéissants au Seigneur Jésus. 

J’ai entendu un enseignement d’un prédicateur un jour qui parlait de l’enlèvement prétribulationnel. C’était beau ce qu’il disait et cela laissait une impression qu’il n’y avait aucun problème. Les gens aimaient ce qu’ils entendaient. Il était même applaudi pour ses propos. Seulement, il y avait un grave problème. Il n’a jamais donné aucune référence biblique pendant tout son exposé. Il flattait les oreilles des gens et ceux-ci aimaient cela. Nous en sommes rendus là. Comme disait l’apôtre Paul à son collaborateur Timothée : « Car le temps viendra où les hommes ne voudront plus rien savoir de l’enseignement sain. Au gré de leurs propres désirs, ils se choisiront une foule de maîtres à qui ils ne demanderont que de leur caresser agréablement les oreilles. » (2 Timothée 4.3)  On ne parle pas seulement des non croyants, on parle aussi des croyants. Ouvrez les yeux et portez attention à ce qui se passe et vous verrez bien.

Conclusion

En conclusion, l’idée que l’Église est enlevée au ciel dès Apocalypse 4.1 ne trouve aucun fondement solide dans les Écritures. Une lecture attentive et contextuelle montre que ce passage ne fait aucune mention de l’enlèvement de l’Église, mais introduit plutôt une vision céleste qui prépare le lecteur à la révélation des événements futurs. L’affirmation selon laquelle l’Église n’est plus présente dans le reste de l’Apocalypse est donc erronée. Ce genre d’enseignement peut donner aux croyants une fausse assurance et les détourner de la vigilance spirituelle à laquelle les appelle l’Évangile. Il est essentiel de demeurer fidèles à la vérité biblique et de rejeter les doctrines qui, bien que séduisantes, ne reposent pas sur une interprétation rigoureuse des Écritures.

Qui sont Gog et Magog dans la Bible et qu’y a-t-il de si mal dans le Nord ?

Nous entendons beaucoup parlé ces jours-ci de Gog et Magog. Nous entendons toutes sortes de théories. Maintenant qu’en est-il réellement. Je vous propose un extrait adapté du livre de Mike Heiser, The Unseen Realm, sur la façon dont les anciens Hébreux auraient compris l’idée surnaturelle d’un ennemi du Nord. Cet article est disponible sur ce site https://www.logos.com/grow/gog-magog-whats-evil-north. J’espère que ce texte vous éclairera un peu plus sur ce qu’est Gog et Magog dans la Bible. Sur ce, je vous souhaite une bonne lecture.

Les gens s’interrogent souvent sur Gog et Magog dans la Bible (Ézéchiel 38-39 ). Dieu dit à Gog et Magog:

« Je te ferai faire demi-tour, je te mettrai des crochets aux mâchoires, je te ferai sortir, toi et toute ton armée, tes chevaux et tes équipages, tous superbement revêtus et formant une troupe nombreuse, portant le grand et le petit bouclier, maniant l’épée. » (Ézéchiel 38.4)

Plus tôt dans le chapitre, Ézéchiel indique que Gog et Magog entraîneront de nombreuses autres nations dans une bataille dévastatrice contre les rois du Sud :

Perses, Ethiopiens et ceux de Pouth les rejoindront, tous équipés de casques et de boucliers. 6 Gomer et toutes ses légions, et le peuple de Togarma aux confins du septentrion et toutes ses légions, des peuples innombrables, seront tes auxiliaires. (Ézéchiel 38.5-6) 

Qui sont Gog et Magog ? Est-ce une personne ? Un endroit? Et quelles sont les nations modernes qui correspondent aux Cush, Put, Gomer, Beth Togarmah bibliques ?

Les mystérieux Gog et Magog 

Deux passages de l’Écriture ont cimenté Gog et Magog dans nos esprits lorsque nous pensons à l’apocalypse : Ézéchiel 38-39 et Apocalypse 20 . Les deux passages font référence à un personnage nommé Gog et à une immense armée qui attaque le peuple de Dieu.

Par l’intermédiaire du prophète Ézéchiel, Dieu dit à Gog (du pays de Magog) : 

15 Tu quitteras le lieu où tu seras alors aux confins du septentrion, toi et les nombreux peuples qui seront tes alliés, tous montés à cheval, grande coalition et armée innombrable, 16 et tu viendras attaquer mon peuple Israël comme un nuage qui vient couvrir la terre. Je te ferai venir attaquer mon pays dans les temps de la fin afin que les autres peuples apprennent à connaître qui je suis, quand par mes actes envers toi je démontrerai à leurs yeux ma sainteté, ô Gog. (Ézéchiel 38.15-16)

Vers la fin de notre Bible, l’apôtre Jean voit dans une vision :

Lorsque les mille ans seront écoulés, Satan sera relâché de sa prison 8 et il s’en ira tromper les peuples des quatre coins de la terre, Gog et Magog. Il les rassemblera pour le combat, en troupes innombrables comme les grains de sable au bord des mers.  (Apocalypse 20.7–8)

Ces prophéties sont bien connues et très controversées. Il y a de nombreux débats sur qui est Gog, ce que Magog représente et à quoi ces prophéties se réfèrent en fin de compte.

Mais sommes-nous, lecteurs modernes, en train de manquer quelque chose que les lecteurs originaux auraient naturellement compris ?

Une perspective hébraïque de cet ennemi du nord

La description prophétique dans Ézéchiel 38-39 de l’invasion de « Gog, du pays de Magog » (Ézéchiel 38.1-3, 14-15) est bien connue et fait l’objet de nombreuses controverses interprétatives, à la fois savantes et fantaisistes. L’un des points sûrs est que Gog viendra « aux confins du septentrion » (Ézéchiel 38.15; 39.2).

Alors que de nombreux érudits se sont concentrés sur les aspects géographiques littéraux de cette formulation, rares sont ceux qui ont sérieusement réfléchi à ses associations mythologiques dans la religion ougaritique/cananéenne avec Baal, seigneur des morts.

Un lecteur ancien aurait attendu une invasion venant du nord mais aurait placé cette invasion dans un contexte surnaturel. En d’autres termes, le langage d’Ézéchiel ne parle pas simplement d’un envahisseur humain ou d’armées humaines.

Où tout a commencé

La saga épique de la Bible a commencé avec l’intention de Dieu de régner sur sa nouvelle création à travers les humains, tout en étant présent auprès de son armée céleste. En Eden, le paradis était venu sur terre.

Bien sûr, tout a mal tourné à la suite de la décision de Dieu d’accorder la liberté à ses imageurs, tant divins qu’humains. La décision était nécessaire, car la créature ne pouvait pas vraiment ressembler au créateur sans partager cet attribut : la capacité d’exercer véritablement son libre arbitre et de choisir entre la loyauté et la rébellion.

Ce qui nous semble être un plan divin de longue haleine visant à restaurer ce qui était tombé était également nécessaire. Il pourrait sembler que Dieu aurait pu intervenir après la chute et éliminer le libre arbitre, ainsi que les rebelles divins et humains qui en avaient abusé. Eden serait assuré et ce serait tout.

Même si cela aurait produit le but souhaité, les moyens originaux – la libre participation à la création de Dieu par les agents du libre arbitre de Dieu, conçus pour être comme lui – auraient été abandonnés, équivalant à une idée très imparfaite et à un échec spectaculaire. Une résolution comme celle-là ne convient pas (ni n’est souhaitable) pour le Dieu de la Bible. L’objectif originel de Dieu doit se réaliser comme il l’a prévu.

La géographie terrestre, comme l’ont souligné de nombreux historiens, est un élément clé du destin humain. Pour les anciens Israélites, la géographie avait des qualités à la fois littérales et surnaturelles.

Nord géographique littéral : signe avant-coureur de la catastrophe

Parce qu’elle était située au bord de la Méditerranée orientale, Canaan s’est retrouvée prise en sandwich entre les terres d’anciennes civilisations du Proche-Orient qui se disputaient le contrôle de la région entière : l’Égypte et la Mésopotamie. Canaan, et donc le peuple d’Israël, se retrouverait envahi du nord et du sud par des armées étrangères en mouvement. Elle serait occupée comme zone tampon entre puissances concurrentes.

La Bible rapporte plusieurs de ces incidents. Mais les incursions les plus traumatisantes en Canaan venaient toujours du nord :

  • En 722 avant JC, l’Assyrie a envahi par le nord pour conquérir les 10 tribus du royaume israélite du nord et les a déportées dans de nombreux coins de son empire.
  • Au cours d’une série de trois invasions de 605 à 586 avant JC, Babylone s’avança du nord et détruisit le royaume du sud, comprenant seulement deux tribus, Juda et Benjamin.

Le traumatisme de ces invasions est devenu la toile de fond conceptuelle des descriptions du jugement final et eschatologique des nations déshéritées (Sophonie 1.14-18; 2.4-15; Amos 1.13-15; Joël 3.11-12; Michée 5.15) et leurs suzerains divins (Ésaïe 34.1-4; Psaumes 82).

Il est difficile d’exagérer le traumatisme de l’invasion babylonienne. Les tribus du nord avaient elles aussi connu un sort terrible, dont les occupants du royaume de Juda connaissaient bien l’issue. Mais Juda était la tribu de David, et Jérusalem la maison du temple de Yahweh. En tant que tel, le sol était saint et ne serait sûrement jamais pris par l’ennemi – du moins c’est ce que pensait le royaume de Juda.

L’inviolabilité de Sion s’est avérée être un mythe. Jérusalem et son temple furent détruits par Nabuchodonosor en 586 av. L’incident a apporté non seulement une désolation physique mais aussi une dévastation psychologique et théologique.

La destruction du temple de Yahweh et, par conséquent, de son trône, aurait eu lieu dans le contexte d’un combat spirituel mené par les peuples anciens. Les Babyloniens et d’autres civilisations auraient supposé que les dieux de Babylone avaient finalement vaincu Yahweh, le Dieu d’Israël. De nombreux Israélites se seraient posé la même question – ou auraient pensé que Dieu avait abandonné les promesses de son alliance (par exemple, Psaumes 89.38-52). Soit Dieu était plus faible que les dieux de Babylone, soit il s’était détourné de ses promesses.

Des prophètes comme Ézéchiel, Daniel et Habacuc, suscités par Dieu pendant l’exil, avaient une perspective différente. Yahweh avait convoqué des armées étrangères qui servaient d’autres dieux pour punir son propre peuple. Yahweh était aux commandes. La déloyauté spirituelle était ce qui avait conduit à cette situation.

Le nord sinistre et surnaturel

Le mot « septentrion (nord) » en hébreu est tsaphon (ou zaphon dans certaines translittérations). Il fait référence à l’un des points directionnels communs. Mais à cause de ce que les Israélites croyaient caché dans le septentrion (nord), le mot en est venu à signifier quelque chose d’un autre monde.

L’exemple le plus évident est celui de Bashan, également associé au mont Hermon. Dans la théologie juive, c’est là que descendaient les fils rebelles du Dieu d’infamie de Genèse 6 pour commettre leur acte de trahison.

Mais il y avait quelque chose au-delà de Basan – plus au nord – que chaque Israélite associait à d’autres dieux hostiles à Yahweh. Des endroits comme Sidon, Tyr et Ougarit se trouvaient au-delà de la frontière nord d’Israël. Le culte de Baal était central dans ces lieux. Ces villes de Phénicie et de Syrie étaient le territoire de Baal. Le fait que le centre du culte de Baal se trouvait juste de l’autre côté de la frontière a contribué à l’apostasie du royaume du Nord d’Israël.

Plus précisément, la maison supposée de Baal était une montagne, maintenant connue sous le nom de Jebel al-Aqraʿ , située au nord d’Ougarit. Dans les temps anciens, on l’appelait simplement Tsaphon (« nord » ; Tsapanu en ougaritique). C’était une montagne divine, l’endroit où Baal était censé tenir conseil alors qu’il dirigeait les dieux du panthéon cananéen. On pensait que le palais de Baal se trouvait « sur les hauteurs de Tsapanu/Zaphon ».

Baal n’était surclassé que par El dans la religion cananéenne. Cependant, Baal dirigeait toutes les affaires d’El, ce qui explique pourquoi Baal était appelé « roi des dieux » et « le plus haut » à Ougarit et ailleurs. Dans les textes ougaritiques, Baal est « seigneur de Zaphon » ( baʿal tsapanu ). Il est aussi appelé « prince » ( zbl en ougaritique). Un autre titre de Baal est « prince, seigneur des enfers » ( zbl baʿal ʾarts ). Ce lien avec le royaume des morts rejoint bien sûr notre discussion sur les thèmes associés à la figure du serpent de Genèse 3 . Il n’est pas surprenant que zbl baʿal devienne Baal Zebul (Beelzebul) et Baal Zebub, titres associés à Satan dans la littérature juive ultérieure et dans le Nouveau Testament.

En bref, lorsqu’un Israélite pensait au nord en termes théologiques, il pensait à Bashan, au mont Hermon et à Baal. Plus tard, les Juifs auraient établi des liens avec le serpent, le grand adversaire de Genèse 3 .

Ce contexte nous aidera à comprendre comment les Juifs vivant dans les dernières parties de la période de l’Ancien Testament jusqu’à la période du Second Temple et l’ère du Nouveau Testament pensaient à la fin des temps – le temps du jugement final du mal par Dieu et de la restauration ultime de son règne. Mais pour cela, il faut partir de la notion d’exil.

Israël toujours en exil

L’une des grandes idées fausses de l’étude biblique est que le retour des Juifs de Babylone en 539 avant JC et dans les années qui ont suivi a résolu le problème de l’exil des Israélites. Ce n’est pas le cas. Les prophètes avaient envisagé le retour des 12 tribus d’où elles avaient été dispersées. Cela ne s’est pas produit en 539 avant JC ou à toute autre époque encadrée par l’Ancien Testament.

Jérémie 23.1-8 est l’un des exemples les plus clairs de cette attente :

Malheur à ces bergers qui perdent et dispersent les brebis de mon pâturage, l’Eternel le déclare. 2 C’est pourquoi voici ce que dit l’Eternel, le Dieu d’Israël, au sujet des bergers qui dirigent son peuple : Vous avez dispersé mon troupeau de brebis. Vous les avez chassées, vous n’avez pas veillé sur elles ! Eh bien, moi, je vous punirai à cause de vos agissements mauvais, l’Eternel le déclare. 3 Moi, je rassemblerai ce qui reste de mes brebis dispersées dans tous les pays où je les ai chassées, je les ramènerai dans leur propre prairie où elles se reproduiront et se multiplieront. 4 J’établirai sur elles des bergers de mon choix qui les dirigeront. Et elles ne connaîtront plus ni crainte ni terreur, et plus aucune d’elles ne manquera jamais, l’Eternel le déclare. 

5 Voici venir le temps, l’Eternel le déclare, où je vais donner à David un germe juste. Il régnera avec sagesse et il exercera le droit et la justice dans le pays. 6 A cette époque-là, Juda sera sauvé, et Israël vivra dans la sécurité. Voici quel est le nom dont on l’appellera : « L’Eternel est notre justice ». 

7 C’est pourquoi des jours viennent, l’Eternel le déclare, où l’on ne dira plus : « L’Eternel est vivant, lui qui a fait sortir d’Egypte les Israélites », 8 mais l’on dira plutôt : « L’Eternel est vivant, lui qui a fait sortir et revenir la descendance d’Israël de ce pays du nord et de tous les pays où il l’aura chassée. » Elle vivra alors dans son pays. (Jérémie 23.1–8)

Le verset 3 est explicite : Yahvé promet de ramener son peuple de tous les lieux où il a été dispersé. Les deux royaumes, Juda et Israël, seront un jour ramenés dans ce pays (v. 6). La note spécifique selon laquelle « la maison d’Israël » sera restituée du « pays du nord » et de « tous les pays » où elle a été dispersée est une référence sans ambiguïté à la première captivité des dix « tribus perdues » d’Israël.

D’autres passages sont également clairs à cet égard. Dans Ézéchiel 37 , la célèbre vision des ossements desséchés, Yahweh dit :

Fils d’homme, prends un morceau de bois, et grave dessus : « Pour Juda et les Israélites qui en font partie ». Puis tu prendras un autre morceau de bois, un morceau de bois pour Ephraïm, et tu inscriras dessus : « Pour Joseph et pour toute la communauté d’Israël qui en fait partie ». 17 Ensuite, tu joindras les deux morceaux l’un à l’autre pour n’avoir qu’une pièce unique, en sorte que les deux morceaux n’en fassent qu’un dans ta main. 

18 Lorsque tes compatriotes te demanderont : « Explique-nous ce que cela signifie pour toi », 19 tu leur répondras : « Voici ce que déclare le Seigneur, l’Eternel : Je vais prendre le bois de Joseph qui est dans la main d’Ephraïm et les tribus d’Israël qui en font partie, je le joindrai au bois de Juda et je ferai des deux un seul morceau : ils seront un dans ma main. » 

20 Tu garderas en main, bien visibles pour eux, les morceaux de bois sur lesquels tu auras fait ces inscriptions, 21 et tu leur diras : « Voici ce que déclare le Seigneur, l’Eternel : Je vais prendre les Israélites du milieu des peuples chez lesquels ils sont allés, je les rassemblerai de tous les pays alentour, je les ramènerai dans leur pays, 22 et je ferai d’eux une seule nation dans le pays, sur les montagnes d’Israël. Un roi unique régnera sur eux tous, ils ne formeront plus deux nations et ne seront plus divisés en deux royaumes. (Ézéchiel 37.16-22)

Encore une fois, Israël et Juda sont mentionnés, et le peuple de Yahweh sera rassemblé parmi les nations (notez le pluriel) dans lesquelles il a été dispersé.

Cela signifie que les Juifs vivant à l’époque de Jésus considéraient la nation comme étant toujours en exil. Dix des tribus n’étaient pas encore revenues (et de nombreux Juifs étaient restés à Babylone lorsqu’on leur en avait donné l’occasion). Yahweh allait-il les délivrer ? Les puissances des ténèbres pourraient-elles enfin être vaincues ?

La délivrance d’Israël – et son opposition

Une partie de la raison pour laquelle les Juifs attendaient un libérateur militaire en la personne de leur Messie vient de ce que les prophètes avaient enseigné. Ils croyaient que le rassemblement de toutes les tribus d’Israël et de Juda allait de pair avec l’apparition d’un grand roi-berger messianique.

Ezéchiel 37 , le passage que nous venons de regarder et qui décrit la restauration de toutes les tribus, ajoute cet élément :

Mon serviteur David sera leur roi, il sera l’unique berger pour eux tous, ils vivront selon mes commandements, et obéiront à mes lois pour les appliquer. 25 Ils habiteront dans le pays que j’ai donné à mon serviteur Jacob et dans lequel ont vécu leurs ancêtres ; ils y demeureront, eux, leurs enfants et leurs petits-enfants à perpétuité, et mon serviteur David sera pour toujours prince sur eux. 26 Je conclurai avec eux une alliance garantissant la paix ; ce sera une alliance éternelle avec eux ; je les établirai et je les rendrai nombreux, je fixerai pour toujours mon sanctuaire au milieu d’eux. (Ézéchiel 37.24-26)

En termes de théologie biblique, cette attente s’est réalisée lors de l’inauguration du royaume de Dieu et à la Pentecôte. Non seulement la reconquête des nations déshéritées fut lancée lors de cet événement, mais elle fut accomplie grâce aux pèlerins juifs de toutes les nations dans lesquelles ils avaient été laissés en exil, désormais convertis à la foi en Jésus, Yahweh incarné, et désormais héritiers. de l’Esprit et les promesses de la nouvelle alliance.

Comme Paul l’a dit dans Galates 3 , quiconque suivait Christ était une véritable progéniture d’Abraham, juif ou gentil. Les Juifs de toutes les nations en exil étaient retournés dans le pays pour servir de catalyseurs à un plus grand rassemblement, la mission apostolique de la Grande Commission. Dans Éphésiens 4, Paul avait présenté la Pentecôte comme la défaite de Basan, la région au nord, point zéro du combat spirituel dans la pensée israélite. Si nous pensions uniquement en termes de Pentecôte, il semblerait que le sombre seigneur des morts (Baal Zebul) – identifié à cette époque à Satan – ait été vaincu.

Mais ce serait une conclusion prématurée. Cela ne fonctionnerait pas non plus avec ce qui a suivi la prophétie d’Ézéchiel 37 sur la délivrance de l’exil et la venue du roi berger. À la suite de toutes ces bonnes nouvelles, des troubles surviendraient, venant du nord.

Qui sont Gog et Magog dans la Bible ?

Alors, qu’est-ce que tout cela a à voir avec la prophétie d’Ézéchiel concernant Gog et Magog ?

Un lecteur ancien aurait remarqué que cette invasion interviendrait à un moment où les tribus seraient unies et habiteraient en paix et en sécurité au sein de la terre promise, c’est-à-dire une fois la période d’exil terminée.

La bataille de Gog et Magog serait quelque chose d’attendu après le lancement du plan de Yahvé visant à reconquérir les nations et, par conséquent, à attirer ses enfants, juifs ou gentils, de ces nations. L’invasion des Gog serait la réponse du mal surnaturel contre le Messie et son royaume. C’est en fait précisément ainsi que cela est décrit dans Apocalypse 20.7-10.

Gog et la figure de l’Antéchrist

Gog aurait été perçu soit comme une figure habilitée par le mal surnaturel, soit comme une figure maléfique quasi-divine du monde surnaturel déterminée à la destruction du peuple de Dieu. Pour cette raison, Gog est considéré par de nombreux biblistes comme un modèle pour la figure de l’Antéchrist du Nouveau Testament.

Le thème de l’ennemi du nord est également repris dans Daniel 11 , un passage qui, selon de nombreux érudits, est lié d’une manière ou d’une autre à l’Antéchrist. L’ennemi eschatologique de Daniel est souvent lié au nord.

L’invasion connue de Jérusalem par Antiochus IV (Épiphane) en 167 avant JC fait suite à de nombreux éléments détaillés dans Daniel 11 . Antiochus a attaqué depuis le nord (il était du nord, Empire séleucide en Asie Mineure). Il commit l’acte abominable de profaner le temple en sacrifiant un cochon sur l’autel (cf. Daniel 9.24-27 et rendit les coutumes juives telles que la circoncision punies de mort.

Ces infractions déclenchèrent une rébellion à Jérusalem qui conduisit à une courte période d’indépendance juive. Par conséquent, ceux qui ont vu l’ennemi Gog à Antiochus ont peut-être également été amenés à considérer le nouvel État juif indépendant comme le royaume final de Dieu. L’histoire nous dit clairement que ce n’était pas le cas. De plus, malgré les éléments de précision notés par les érudits entre l’invasion d’Antiochus IV et Daniel 11 , il existe des contradictions évidentes entre le récit de l’invasion d’Antiochus et certaines parties de Daniel 11 .

Près de deux siècles plus tard, Jésus considérait toujours la prophétie de l’abomination de la désolation (Daniel 9.24-27) comme étant encore à venir (Matthieu 24.15-21). Indépendamment de la question d’Antiochus, son association avec l’ennemi du nord de Daniel 11 nous montre néanmoins que le motif de l’ennemi du nord est important. Plus tard, les rabbins juifs et les premiers érudits chrétiens y ont prêté une attention particulière.

Même si Magog et « les confins du septentrions (les hauteurs du nord) » ne sont pas définis avec précision dans la prophétie de Gog, il ne s’agit pas ici de géographie littérale en soi. C’est plutôt la toile de fond surnaturelle de toute l’idée de « l’ennemi du Nord » qui rend une telle référence géographique importante.

Il est certain que les Juifs de l’Antiquité s’attendaient à ce que le royaume reconstitué de Yahweh soit détruit par un ennemi venu du nord – comme cela avait été le cas auparavant. Mais les Juifs de l’Antiquité auraient aussi pensé en termes surnaturels. À la fin des temps, on s’attendrait à ce qu’un ennemi surnaturel vienne du siège de l’autorité de Baal, le royaume souterrain surnaturel des morts, situé dans les hauteurs du nord. Gog est explicitement décrit en ces termes.

Mais il existe une autre trajectoire de pensée similaire dans le judaïsme ancien et l’Église primitive qui a été notée par les érudits : l’antéchrist viendrait de la tribu de Dan, située à Bashan.

Le cœur de l’idée émerge de Genèse 49 , qui fait partie de la mosaïque messianique. Le droit de gouverner Israël est lié à la tribu de Juda, et celui qui tient son sceptre est un « lion » (Genèse 49.9-10). En revanche (Genèse 49.17), Dan est décrit comme un serpent, une image qui convient à Bashan, qui « juge » son propre peuple.

Que Dan soit un serpent sur le chemin, qu’il soit une vipère sur le sentier, mordant les jarrets du cheval, pour que le cavalier en tombe à la renverse. (Genèse 49.17)

Deutéronome 33.22 reprend le thème :

Pour Dan, il dit : Dan est un jeune lion qui bondit du Basan. (Deutéronome 33.22)

Dan est un inférieur parvenu, qui attaquera depuis Bashan. Dan est donc un étranger intérieur, un ennemi du peuple de Yahweh. Ceux qui ont interprété ces références de cette manière n’ont pas tardé à souligner que Dan est omis de la liste des tribus qui représentent les 144 000 croyants d’Apocalypse 7 .

Comment devrions-nous interpréter les passages concernant Gog et Magog dans la Bible aujourd’hui ?

Tous les systèmes eschatologiques sont spéculatifs à bien des égards. Le fait est que la vision surnaturelle du monde de l’ancien Israël et du judaïsme doit éclairer notre réflexion. L’ennemi cosmique venu du nord surnaturel, où le conseil du mal complotait contre le conseil de Yahweh, faisait partie intégrante de la vision du monde des écrivains bibliques, en particulier lorsqu’il s’agissait de la fin des temps.

Les chrétiens seront présents sur la terre pendant la période des tribulations; ce sont ceux qui viennent de la grande détresse

Alors l’un des représentants du peuple de Dieu prit la parole et me demanda : ces gens vêtus d’une tunique blanche, qui sont-ils et d’où sont-ils venus ? Je lui répondis : mon seigneur, c’est toi qui le sais. Il reprit : ce sont ceux qui viennent de la grande détresse. Ils ont lavé et blanchi leurs tuniques dans le sang de l’Agneau. Apocalypse 7.13-14

Le contexte d’Apocalypse 7.9-17 est une vision de l’apôtre Jean concernant les événements futurs qui se produiront pendant la période des tribulations. Dans cette vision, Jean voit une grande foule de personnes qui se tiennent devant le trône de Dieu et de l’Agneau. Ils sont vêtus de robes blanches et tiennent des palmes dans leurs mains.

Ces personnes sont décrites comme étant de toutes les nations, tribus, peuples et langues, ce qui montre que l’évangile aura été prêché dans le monde entier avant et pendant la période des tribulations, même si cela devait coûter la vie à certains croyants.

Jean est alors informé que ces personnes sont celles qui sont passées par la grande tribulation et qui ont lavé leurs robes dans le sang de l’Agneau. Ils ont subi de grandes épreuves et persécutions pour leur foi, mais ils ont été fidèles jusqu’à la mort. Maintenant, ils sont devant le trône de Dieu et ils servent Dieu jour et nuit dans son temple. Ainsi, Dieu les protégera de tout mal et leur donnera la nourriture et l’eau de la vie.

Cette vision montre que même dans les moments les plus sombres de l’histoire, il y aura un grand nombre de personnes qui croiront en Jésus-Christ et lui resteront fidèles, même au prix de leur vie. Elle montre également que Dieu sera avec eux et leur donnera la force de persévérer jusqu’à la fin, et qu’ils seront récompensés pour leur foi et leur fidélité. C’est le cas pour les croyants qui seront présents pendant la période des tribulations.

Ces gens, qui viennent de la grande détresse ou de la période des tribulations, sont ceux qui ont blanchi leurs tuniques dans le sang de l’Agneau. Ceci est une nouvelle image de purification. Le sang de l’agneau qui fut versé à la croix purifiera « notre conscience des œuvres qui mènent à la mort afin que nous servions le Dieu vivant » nous dit Hébreux 9.14. Nous pouvons également constater un exemple similaire en 1 Jean 1.7 qui dit que le sang de Jésus nous purifie de tout pécher.

Par conséquent, suivre l’agneau et imiter son témoignage c’est imiter ses souffrances comme nous dit Apocalypse 1.9 : « Moi, Jean, votre frère, qui partage avec vous la détresse, le royaume et la persévérance dans l’union avec Jésus, j’étais dans l’île de Patmos parce que j’avais proclamé la Parole de Dieu et le témoignage rendu par Jésus. » Si l’apôtre Jean était emprisonné sur l’ile de Patmos, c’est parce qu’il avait proclamé la Parole de Dieu et le témoignage de Jésus. Jésus avait bien averti ses disciples de cela en Matthieu 24.9 « Alors on vous persécutera et l’on vous mettra à mort. Tous les peuples vous haïront à cause de moi. » Ce même message nous est aussi adressé.

Suivre Jésus c’est emprunter le chemin de la souffrance. La période des tribulations sera un chemin de souffrance pour tous les habitants de la terre. Jésus nous dit deux choses importantes. La première c’est que ce moment de « détresse sera plus terrible que tout ce qu’on a connu depuis le commencement du monde ; et jamais plus, on ne verra pareille souffrance » (Mt 24.21). La seconde chose qu’il nous dit est que « si le Seigneur n’avait pas décidé de réduire le nombre de ces jours, personne n’en réchapperait ; mais, à cause de ceux qu’il a choisis, il abrégera ce temps » (Mt 24.22). Ce passage nous permet de déduire que les croyants seront présents lors de la période des tribulations et à cause d’eux et des gens en vie à ce moment Dieu va écourter ce temps parce que sinon toutes âmes qui vivent périraient. Dieu dans son amour aura pitié de nous.

Seulement, ceux qui feront confiance à Jésus et qui accepteront la mort pour leur témoignage se retrouveront devant le trône de Dieu avec leurs tuniques blanchies par le sang de l’agneau.

Malheureusement, d’autres renieront Jésus et abandonneront la foi comme nous dit le Christ : « À cause de cela, beaucoup abandonneront la foi, ils se trahiront et se haïront les uns les autres. » (Mt 24.10) Non seulement ils vont abandonner la foi, mais ils vont se haïr et se trahir les uns les autres. Quelle triste fin pour ces gens qui affirmait aimer Jésus !

Jésus nous dit que « celui qui tiendra bon jusqu’au bout sera sauvé » (Mt 24.13) Ce ne sera pas facile. Il va y avoir de multiples occasions d’abandonner tellement la pression sera forte. Celui qui acceptera de périr pour sa foi sera sauvé. Les occasions de renier Jésus pour avoir la vie sauve vont constamment nous être présenté. Il faudra être fort pour ne pas abandonner au milieu de ce combat.

Ma prière est que vous preniez au sérieux l’appel de Jésus aujourd’hui pour vous préparer au pire. Vous croyez que vous êtes prêt ! Et bien souvenez-vous que ce sera comparable au pire moment de votre existence multiplié par 1000 si ce n’est pas plus. Nous n’avons rien vu encore. Je vous sers ce conseil de la bouche même de notre merveilleux sauveur : « Restez sur vos gardes et priez sans relâche que Dieu vous donne la force d’échapper à tout ce qui doit arriver et de vous présenter debout devant le Fils de l’homme. » (Lc 21.36)

Est-ce qu’Apocalypse 4.1 est un signe de l’enlèvement de l’Église par le Seigneur Jésus avant la période des tribulations ?

Après cela, je vis une porte ouverte dans le ciel. Et la voix que j’avais entendue me parler au début et qui résonnait comme une trompette me dit : Monte ici, et je te montrerai ce qui doit arriver après cela. Apocalypse 4.1

Pour nous aider à comprendre, regardons le contexte de ce passage qui mentionne que le chapitre quatre de l’Apocalypse se situe dans le contexte de la vision de l’apôtre Jean sur l’île de Patmos, dans laquelle il reçoit des révélations du Seigneur Jésus.

Au tout début du chapitre, Jean est invité à monter au ciel pour voir ce qui doit arriver par la suite. Il décrit alors une vision de la cour céleste de Dieu, où il voit un trône entouré de vingt-quatre anciens assis dessus. Les anciens sont vêtus de vêtements blancs et portent des couronnes d’or sur leur tête.

Il y a également des éclairs, des voix et des tonnerres qui sortent du trône, ainsi que sept lampes ardentes représentant les sept esprits de Dieu. Devant le trône, Jean voit également quatre êtres vivants – un lion, un veau, un homme et un aigle – chacun ayant six ailes et étant couvert d’yeux.

Dans l’ensemble, le chapitre quatre de l’Apocalypse introduit la vision de Jean du trône de Dieu et de ceux qui l’entourent dans la cour céleste, préparant ainsi le terrain pour les événements futurs qui seront décrits dans les chapitres suivants.

Lorsque nous regardons le contexte, il n’y a pas la moindre référence à un retour du Seigneur Jésus pour venir chercher son Église. Cette allusion à l’enlèvement de l’Église, parce que l’ange dit à Jean de monter, n’est que de la fantaisie intellectuelle. Une justification sans aucun fondement biblique d’un premier retour de Jésus pour venir chercher uniquement son église alors que le Nouveau Testament ne parle que d’un retour de Jésus accompagné de signes précédant son retour que Jésus lui-même nous a donné au chapitre 24 de l’Évangile de Matthieu.

Vous aussi, tenez-vous prêts, car c’est à un moment que vous n’auriez pas imaginé que le Fils de l’homme viendra.  Luc 12.40

C’est toujours la même chose que Jésus nous répète soit de se tenir prêt parce que c’est à un moment que nous n’aurions pas imaginé que Jésus reviendra. Pourquoi prendre des passages qui n’ont aucun rapport avec un enlèvement prétribulationel et les accoler ensemble pour en faire une théologie plus que douteuse ?

Est-ce que le passage d’Apocalypse 3.10 confirme un enlèvement avant la période des tribulations ?

« Tu as gardé le commandement de persévérer que je t’ai donné. C’est pourquoi, à mon tour, je te garderai à l’heure de l’épreuve qui va venir sur le monde entier pour éprouver tous les habitants de la terre. » Apocalypse 3.10

Apocalypse 3.10 est un verset biblique du Nouveau Testament qui fait partie d’une lettre de Jésus à l’église de Philadelphie. Voici le contexte de ce passage :

La lettre de Jésus à l’église de Philadelphie fait partie des sept lettres adressées aux églises d’Asie Mineure dans le livre de l’Apocalypse. Dans cette lettre, Jésus félicite les membres de l’église pour leur persévérance et leur fidélité malgré les persécutions qu’ils ont subies.

Dans Apocalypse 3.10, Jésus promet à l’église de Philadelphie qu’il les gardera à l’heure de l’épreuve qui va venir sur toute la terre pour éprouver les habitants de la terre. Cette « heure de l’épreuve » peut être interprétée comme une période de tribulation ou de grande détresse.

Jésus encourage l’église de Philadelphie à rester ferme dans leur foi et à persévérer dans l’accomplissement de ses commandements, afin qu’ils puissent recevoir la couronne de la vie éternelle. Il les assure que leur fidélité sera récompensée et qu’ils ne seront pas éprouvés au-delà de ce qu’ils peuvent supporter.

Le contexte global de ce passage est donc un encouragement à la persévérance et à la fidélité dans la foi malgré les persécutions et les difficultés, avec la promesse de la protection divine pour ceux qui restent fermes dans leur engagement envers Jésus-Christ.

En aucun temps le contexte de ce passage ne fait référence à un enlèvement de l’église par le Seigneur Jésus pour les amener au ciel avant la période des tribulations. Il est faux de croire qu’il en est ainsi parce que la Bible ne parle que d’un seul retour de Jésus et non pas de deux.

Ce que ce passage nous démontre n’est pas que nous serons retirés lors de l’heure de l’épreuve qui va venir sur le monde entier pour éprouver tous les habitants de la terre. Bien au contraire, ce que ça nous dit c’est que nous serons protégés pendant cette période. Le Seigneur ne nous abandonnera pas. Pourquoi nous enlèverait-il alors que nous serons les témoins de son amour et de sa grâce pour toute l’humanité ?

Ce passage aussi est un faux enseignement qui donne de faux espoirs. Des milliers de croyants attendent le retour de Jésus avant la période des tribulations. Malheureusement, ils vont être réellement pris au dépourvu lorsque les événements de la période des tribulations vont commencer à se produire et qu’ils seront toujours là. Le Seigneur nous demande de prier sans relâche pour que Dieu nous donne la force d’échapper à tout ce qui doit arriver. (Lc 21.36) Il ne nous demande pas d’espérer en un enlèvement qui nous épargnerait de la période des tribulations.

L’amour des croyants pour le Seigneur Jésus sera terriblement mis à l’épreuve pendant la période des tribulations

C’est là que les membres du peuple saint, ceux qui obéissent aux commandements de Dieu et vivent selon la foi en Jésus, doivent faire preuve d’endurance.

Apocalypse 14.12

Pour des chrétiens qui sont prétendument enlevés avant la période des tribulations, je ne comprends pas ce que ce verset fait ici dans le livre de l’Apocalypse. Voici un autre exemple que les croyants seront présents lors de la période des tribulations. La croyance populaire au sein des croyants dit que les croyants seront enlevés avant la tribulation. Malheureusement, celle-ci est une fausse doctrine qui crée de faux espoirs dans la chrétienté aujourd’hui.

Le contexte d’Apocalypse 14.6-13 décrit trois anges qui ont un message important à communiquer aux habitants de la terre.

Le premier ange annonce l’évangile éternel, appelant les gens à craindre Dieu et à lui rendre gloire. Le deuxième ange annonce la chute de Babylone, qui est symbolique de la corruption spirituelle et morale qui règne dans le monde. Le troisième ange avertit que quiconque adore la bête et son image, ou qui reçoit sa marque sur son front ou sa main subira la colère de Dieu.

Ensuite, une voix céleste annonce que ceux qui meurent dans le Seigneur sont bénis, car ils se reposent de leurs travaux et leurs œuvres les suivent.

Voilà un exemple de la réalité pour les véritables disciples du Seigneur Jésus. Ils ne seront pas enlevés avant la période des tribulations, comme le prétendent certains faux prophètes, mais au contraire, ils vivront ce temps et seront enclins à faire des choix judicieux par rapport à la vie éternelle.

Si le vaccin pour la covid avait été la marque de la Bête, c’est à peine pensable le nombre de croyants qui l’aurait pris. C’est là la réalité des croyants du 21e siècle. Des croyants faibles ayant peu de ferveur pour le Seigneur Jésus, bref des chrétiens qui ont abandonné l’amour qu’ils avaient au début de leur vie chrétienne. (Ap 2.4)

Puis, Jean voit une vision de Jésus, le Fils de l’homme, assis sur une nuée blanche. Il récolte la moisson de la terre et les saints qui ont suivi l’Agneau. C’est le retour de Christ pendant la période des tribulations à un moment que nous ne connaissons pas. Il ne vient pas avant prendre les chrétiens parce que l’apôtre Paul va dire « nous qui serons restés en vie au moment où le Seigneur viendra » (1 Th 4.15). Cette phrase, prise dans le contexte du retour de Jésus, est très significative. Parce que tout au long de cette période de tribulations, les croyants seront face à un choix. Suivre Jésus quel qu’en soit les prix ou adorer la Bête prenant la marque de celle-ci. Ce ne sera pas un choix facile. La pression et les menaces de mort vont faire en sorte que les croyants faibles vont abandonner le Seigneur Jésus.

Enfin, un ange s’adresse à Jean pour lui expliquer ce qu’il vient de voir. Il lui explique que la moisson de la terre représente le jugement final, où ceux qui ont choisi de suivre la bête et de rejeter Dieu seront condamnés à la destruction éternelle. Cependant, ceux qui ont choisi de suivre l’Agneau, quel qu’en soit le prix seront récompensés par la vie éternelle. Le chapitre se termine avec la déclaration que ceux qui font la volonté de Dieu seront bénis et qu’ils ont une espérance certaine de la vie éternelle.

Ce passage nous démontre bien que pour un chrétien la vie en ce monde est temporaire, éphémère et sans importance. Ce qui compte c’est la vie éternelle avec le Seigneur Jésus. Lorsqu’on nous imposera de prendre la marque de la Bête qu’allons-nous faire ? Des gens pensent qu’ils ne seront plus là avant parce qu’ils auront été enlevés. Malheureusement, ce n’est pas ce qui va arriver. Notre amour pour le Seigneur Jésus sera terriblement mis à l’épreuve. Seuls ceux qui se seront préparés pourront résister à la pression que la Bête mettra sur les chrétiens.

La parabole des jeunes filles sensée et insensée est un bel exemple de cela. Ce sont seulement celles qui se sont préparées et qui ont apporté suffisamment d’huile avec elles qui sont entrées dans la salle de noces. Les autres n’ont pas pu entrer. Ce sera la même chose lors de la période des tribulations que les croyants qui se sont préparés à cette éventualité auront la force d’endurer, par amour pour Christ, tous les sévis que la Bête va leur faire vivre incluant la mort. Ce sont eux qui entreront dans la salle des noces. Les autres en reniant le Seigneur, en acceptant la marque de la Bête, seront condamnés à errer toute l’éternité en enfer. Ce ne sera pas une mince affaire. Il n’y aura plus de grâce pour ce type de péché. Il n’y aura pas non plus de retour possible en arrière. Comme le Seigneur disait : « Restez sur vos gardes et priez sans relâche que Dieu vous donne la force d’échapper à tout ce qui doit arriver et de vous présenter debout devant le Fils de l’homme. » (Luc 21.36)

Ma prière en ce moment est que les croyants réalisent l’importance de retrouver toute la ferveur pour leur Seigneur. De réaliser la gravité du mensonge qui est véhiculé avec un enlèvement prétribulationnel. Qu’ils soient forts et prêts à mourir pour leur Sauveur bien aimé sachant qu’ils retrouveront la vie lors du retour de Jésus. « Alors les justes resplendiront comme le soleil dans le royaume de leur Père. Que celui qui a des oreilles pour entendre entende. » (Mt 13.43)

Qui sont les saints mentionnés dans le livre de l’Apocalypse ?

Les autres peuples s’étaient soulevés dans leur fureur, mais ta colère est arrivée. L’heure est venue où tous les morts seront jugés, et où tes serviteurs les prophètes, et les membres du peuple saint, eux qui te craignent, petits et grands, seront récompensés. C’est aussi le moment où ceux qui détruisent la terre seront détruits. 
Apocalypse 11.18

Dans le livre de l’Apocalypse, les « saints » font référence à ceux qui ont été sanctifiés par leur foi en Jésus-Christ. Ce sont des personnes qui ont accepté Jésus comme leur Sauveur et qui ont été pardonnées de leurs péchés par la grâce de Dieu. Les saints sont donc considérés comme des croyants fidèles qui cherchent à vivre selon les enseignements de Jésus et à suivre sa volonté.

Dans l’Apocalypse, les saints sont souvent décrits comme étant persécutés pour leur foi, mais ils sont également encouragés à persévérer et à rester fidèles à leur Seigneur et Sauveur Jésus-Christ. Les saints sont également présentés comme étant des participants actifs dans la victoire finale de Dieu sur les forces du mal, où ils règneront avec Jésus-Christ dans son royaume éternel.

Dans l’ensemble, le concept de « sainteté » dans l’Apocalypse se rapporte à la pureté morale et à la consécration à Dieu, qui est accessible à tous ceux qui se tournent vers Jésus-Christ par la foi et la repentance.

Dans le livre de l’Apocalypse, nous retrouvons le terme « les saints » à 13 reprises à partir du chapitre 5 jusqu’au chapitre 20. Chaque fois, cela fait référence aux croyants nés de nouveau. Qui forme l’Église du Seigneur Jésus ? N’est-ce pas les croyants nés de nouveau qui composent cette Église ? Alors, il est vrai de dire que le mot église « ekklesia » n’apparait plus dans le livre de l’apocalypse à partir du chapitre 4. Cependant, il est faux de dire que l’Église a été enlevée et qu’elle n’est pas présente pendant la période des tribulations décrites dans le livre de l’Apocalypse.

Le mot « saints » utilisé dans plusieurs de nos Bibles est la traduction du mot grec « Hagios » qui signifie littéralement « saint » ou « consacré ». Par ailleurs, la Bible du Semeur, édition de 2015 utilise l’expression « membre du peuple saint » pour traduire le mot « hagios ». Une traduction qui est, à mon avis, beaucoup plus explicite.

Nous pouvons donc conclure que les croyants seront présents pendant la période des tribulations et que l’Église ne sera pas enlevée, comme certains le prétendre, avant la période des tribulations.

Ici, les paroles de Jésus prennent tout leur sens lorsqu’il dit que « celui qui tiendra bon jusqu’au bout sera sauvé. » (Mt 24.13) Pourquoi Jésus dit-il cela ? Parce que la pression et les occasions seront nombreuses pour tout abandonner et de ne plus suivre le Seigneur Jésus. Aujourd’hui, c’est facile de suivre Jésus, mais le jour où notre vie sera menacée, combien suivront-ils encore le Seigneur Jésus ? Combien seront-ils prêts à donner leur vie en sacrifice comme le firent le Seigneur et les apôtres ?

Je veux vous encourager à ne pas attendre un enlèvement avant la période des tribulations, mais de vous préparer à souffrir pour le beau nom de Christ comme tant de personnes, ayant subi des persécutions, l’ont fait avant nous et qui ressusciteront lorsque Jésus apparaîtra dans le ciel lors de son retour et qui entreront dans l’éternité avec celui qu’ils ont tant aimé au point de donner leur vie pour lui.