D’où origine la croyance de l’enfer ? (partie 7)

La destinée finale des méchants sera-t-elle comme on nous l’a toujours enseigné ?

Introduction

L’origine et la nature de la croyance en l’enfer ont suscité depuis longtemps un débat intense parmi les théologiens et les croyants. Dans cette exploration, nous nous pencherons sur les enseignements des apôtres du Nouveau Testament concernant le destin des méchants et sur la façon dont ces enseignements diffèrent parfois des croyances traditionnellement répandues. À travers l’analyse des écritures bibliques et des interprétations théologiques, nous tenterons de démystifier cette notion de punition éternelle et de comprendre les implications plus profondes des choix humains sur leur destinée finale.

L’enseignement des apôtres

Dans le Nouveau Testament, nous pouvons voir que les apôtres ont enseigné le même point de vue concernant le séjour des morts que les patriarches de l’Ancien Testament. Prenez le temps de lire attentivement pour voir si vous trouvez une quelle qu’on que allusion à un enseignement sur la torture éternelle dans un lieu appelé l’enfer dans le Nouveau Testament.

D’abord, dans le livre des Actes, Pierre a dit quelque chose d’intéressant en rapportant les propos de Moïse concernant la première venue de Jésus :

Celui qui refusera d’obéir à ce prophète (Jésus) sera exclu de mon peuple par la mort.

Actes 3.23

Le mot « mort » est la traduction du mot grec « exolothreuo » et il signifie détruire entièrement, exterminé. D’ailleurs, le mot mort a la signification de disparaître comme c’est le cas pour le corps humain. Les morts que nous avons connus ne sont qu’un souvenir. Ils n’existent plus. Ils ont complètement disparu. Plus jamais nous ne les reverrons, jusqu’à la résurrection pour les croyants et encore là dans un corps glorieux. (Ph 3.21) Encore-là, ce ne sera pas avec leur corps corruptible, mais avec leur nouveau corps incorruptible que nous les retrouverons.

C’est la même chose avec ceux qui vont périr éternellement, nous ne les reverrons plus jamais. Ils auront été jugés et condamnés à la seconde mort, celle de l’âme lors du jugement final. D’abord, ils sont morts physiquement, comme tous les hommes. Puis, ils vont mourir spirituellement, ce qui est la seconde mort. Leur âme ne sera pas torturée en enfer éternellement, au contraire, leur âme sera détruite dans le feu de la géhenne comme nous avons discuté dans les vidéos précédentes.

Les méchants ne sont pas en enfer actuellement pas plus que les justes ne sont pas au ciel comme on nous le fait croire. Les justes et les méchants sont endormis dans le séjour des morts attendant la résurrection. Ce dont Pierre parle c’est de la destruction, plutôt que la souffrance sans fin. La mort est la fin du jugement de Dieu. Par ailleurs, les épîtres reprennent la même idée. Paul, alors qu’il fait ses adieux aux membres de l’Église d’Éphèse, va dire :

Vous savez aussi que, sans rien vous cacher, je vous ai annoncé et enseigné tout ce qui pouvait vous être utile, soit publiquement, soit dans vos maisons.

Actes 20.20

Ce qui est un fait, c’est que l’apôtre Paul dans ces enseignements n’a jamais mis personne en garde contre les tourments éternels. Bien au contraire, il parle de ceux dont « la fin est la destruction ».

Ils finiront par se perdre. Ils ont pour dieu leur ventre, ils mettent leur fierté dans ce qui fait leur honte, leurs pensées sont toutes dirigées vers les choses de ce monde.

Philippiens 3.19

L’expression « se perdre » dans ce passage est la traduction du mot grec « apoleia » qui signifie destruction et non pas tourment. L’apôtre Paul va aussi dire en parlant du retour du Seigneur Jésus :

Ce jour-là, il punira comme ils le méritent ceux qui ne connaissent pas Dieu et qui n’obéissent pas à l’Évangile de notre Seigneur Jésus. 9 Ils auront pour châtiment une ruine éternelle, loin de la présence du Seigneur et de sa puissance glorieuse…

2 Thessaloniciens 1.8-9

D’abord, le mot « punir » n’est pas la bonne traduction. Parce que comme j’ai mentionné précédemment, dans une autre vidéo, la mort n’est pas une punition, mais une conséquence. Le mot « punir » est la traduction du mot grec « didomi » et il signifie donner, donner ce qui est dû. La mort, c’est ce que nous recevons lorsque nous ignorons Dieu. Le mot « ruine », quant à lui, est la traduction du mot grec « olethros » et celui-ci signifie, encore une fois, destruction. Donc, ils auront pour châtiment, une destruction éternelle. Paul mentionne qu’ils seront loin de la présence du Seigneur. Effectivement, parce qu’ils n’existeront plus. Comme vous pouvez le voir, Paul ne parle pas de tourments éternels dans un lieu appelé l’enfer. Il parle toujours de destruction.

C’est ce que la Bible nous enseigne. Après la mort physique viendra le jugement de Dieu et ceux dont leurs noms ne seront pas inscrits dans le livre de vie seront détruits à tout jamais. Ce qui veut dire qu’ils cesseront d’exister.

Ensuite, je vis un grand trône blanc et celui qui y était assis. Le ciel et la terre s’enfuirent loin de sa présence. Ils disparurent sans laisser de trace. 12 Je vis les morts, les grands et les petits, comparaissant devant le trône. Des livres furent ouverts. On ouvrit aussi un autre livre : le livre de vie. Les morts furent jugés, chacun d’après ses actes, suivant ce qui était inscrit dans ces livres. 13 La mer avait rendu ses naufragés, la mort et le royaume des morts avaient rendu ceux qu’ils détenaient. Et tous furent jugés, chacun conformément à ses actes. 14 Puis la mort et le séjour des morts furent précipités dans l’étang de feu. Cet étang de feu, c’est la seconde mort. 15 On y jeta aussi tous ceux dont le nom n’était pas inscrit dans le livre de vie.

Apocalypse 20.11-15

Le feu va les détruire pour toujours, pour l’éternité ou encore au siècle des siècles. C’est ce que l’on appelle la seconde mort. Ce sera la fin comme lorsque le corps physique meurt. La personne cesse d’exister dans la chaire. Ce sera la même chose au niveau spirituel. L’âme de cette personne sera détruite et cessera d’exister. C’est ce que l’apôtre Jean appelle la seconde mort.

Quant aux lâches, aux infidèles, aux dépravés, meurtriers et débauchés, aux magiciens, aux idolâtres et à tous les menteurs, leur part sera l’étang ardent de feu et de soufre, c’est-à-dire la seconde mort.

Apocalypse 21.8

Comme nous avons vu jusqu’à maintenant le feu, ne tourmente pas éternellement, mais détruis l’âme des personnes. Paul va dire :

Car le salaire que verse le péché, c’est la mort, mais le don de la grâce que Dieu accorde, c’est la vie éternelle dans l’union avec Jésus-Christ notre Seigneur.

Romains 6.23

Paul ne dit pas ici à ses lecteurs que « le salaire que verse le péché » c’est de brûler en enfer éternellement sans mourir. Il parle de mourir, ce qui est le symbole à la destruction. Il ne parle pas de la mort du corps physique. Bien au contraire, il parle de la mort éternelle. Il le fait en comparaison de la vie éternelle que recevront les croyants dans leur union avec Jésus Christ. Une fois de plus, nous pouvons entendre l’apôtre Paul, dans le même ordre d’idée, nous dire :

Car, si vous vivez à la manière de l’homme livré à lui-même, vous mourrez, mais si, par l’Esprit, vous faites mourir les actes mauvais que vous accomplissez dans votre corps, vous vivrez.

Romains 8.13

La vie et la mort, dont il est question, sont spirituelles. Ce qui veut dire que vous vivrez pour l’éternité ou bien vous serez détruit à tout jamais, vous disparaîtrez complètement. Si le tourment éternel est vrai, pourquoi envelopperait-il la doctrine d’ambiguïté – surtout compte tenu de la gravité de l’affaire ? Ainsi, ce qui attend le pécheur, ce n’est pas une punition, mais une conséquence. Comme j’ai dit, au début de cette série, brûler en enfer éternellement est une punition pour nos mauvaises actions. Cependant, être détruit est la conséquence de nos mauvais choix.

Il y a une autre chose intéressante dans le passage d’Apocalypse 20 que nous rapporte l’apôtre Jean au verset 14. C’est que la mort et le séjour des morts seront précipités dans l’étang de feu. C’est tout de même très significatif. Parce que l’apôtre Paul va dire :

Et le dernier ennemi qui sera anéanti, c’est la mort.

1 Corinthiens 15.26

Paul nous dit que le dernier ennemi qui sera anéanti ce sera la mort. Le mot « anéanti » est la traduction du mot grec « katargeo ». Ce mot est généralement traduit dans la Bible, Louis Second par anéantir, détruire, être dégagé, réduire à néant, prendre fin, disparaître. D’ailleurs la version Louis Second traduit ce mot « katargeo » par détruit. Je vous pose la question. Si la mort doit être détruite dans l’étang de feu, pourquoi les gens eux vivraient-ils alors que la mort sera anéantie ?

Avec la mort, il sera jeté dans l’étang de feu aussi le séjour des morts que nous dit l’apôtre Jean. Cela nous démontre que celui-ci ne sera plus nécessaire. Parce que ceux dont leur nom est écrit dans le livre de vie auront la vie éternelle, ce qui veut dire qu’ils ne mourront plus et que les méchants seront anéantis.

Les conséquences de nos choix

Dieu va dire au peuple hébreu :

Je prends aujourd’hui le ciel et la terre à témoins : je vous offre le choix entre la vie et la mort, entre la bénédiction et la malédiction. Choisissez donc la vie, afin que vous viviez, vous et vos descendants.

Deutéronome 30.19

Chaque être humain est devant un choix. C’est-à-dire le même choix, dont Adam et Ève avaient. Tout comme eux, nous avons à choisir la vie ou la mort. Adam et Ève ont choisi la mort. Allons-nous faire comme eux ou bien allons-nous choisir la vie ? À chacun de nos choix, il y a des conséquences et non pas des punitions. Nous voyons également l’apôtre Pierre qui enseigne aussi la destruction des méchants le jour du jugement dernier. Il compare leurs sorts à la destruction de Sodome et Gomorrhe par le feu. Il mentionne qu’ils ont été réduits en cendre.

Il a condamné à la destruction les villes de Sodome et de Gomorrhe en les réduisant en cendres, pour donner à ceux qui se révoltent contre lui un exemple de ce qui leur arrivera.

2 Pierre 2.6

Pierre mentionne ici quelque chose d’intéressant en disant que Dieu « a condamné à la destruction », et non pas qu’il les a condamnés à souffrir éternellement dans les flammes. Une autre chose que je remarque lorsque Pierre dit : « pour donner à ceux qui se révoltent contre lui un exemple de ce qui leur arrivera ». Ce qui veut dire que l’exemple de Sodome et Gomorrhe est un exemple de destruction et non pas de tourments éternels. Ils ne sont pas encore en train de souffrir sous le feu qui est descendu du ciel. Ils ont tous été tués ce jour-là lorsque le feu est descendu sur la ville. Ceci nous sert d’exemple pour nous si nous nous révoltons contre Dieu. En réalité, la destruction est une conséquence de notre rébellion. Tandis, que la punition, elle serait de souffrir éternellement en enfer. Une punition aura une fin. Comme lorsque l’on dit à l’enfant pour le punir d’aller dans sa chambre pour y réfléchir. Après un moment, on lui permet de ressortir de sa chambre. En contrepartie, une conséquence est le résultat de notre rébellion.

Cependant, dans le passage de 2 Pierre 2.7, nous voyons qu’un petit groupe de personnes ont échappé à la destruction.

Il a délivré Loth, cet homme juste qui était consterné par la conduite immorale des habitants débauchés de ces villes.

2 Pierre 2.7

Comme nous le voyons depuis la nuit des temps et qui se manifestera encore à la fin c’est qu’un groupe de fidèles échapperont à la destruction et obtiendront la vie éternelle.

Dans le même ordre d’idée, regardons un passage alors que l’apôtre Jacques parle des riches injustes qui seront emmenés au massacre et consumés par leurs richesses.

Et maintenant, écoutez-moi, vous qui êtes riches. Pleurez et lamentez-vous au sujet des malheurs qui vont fondre sur vous ! 2 Votre richesse est pourrie et vos vêtements sont rongés par les mites. 3 Votre or et votre argent sont corrodés et cette corrosion témoignera contre vous, elle dévorera votre chair comme un feu. Vous avez entassé des richesses dans ces jours de la fin. 4 Vous n’avez pas payé leur juste salaire aux ouvriers qui ont moissonné vos champs. Cette injustice crie contre vous et les clameurs des moissonneurs sont parvenues jusqu’aux oreilles du Seigneur des armées célestes. 5 Vous avez vécu ici-bas dans les plaisirs et le luxe, vous vous êtes engraissés comme des animaux pour le jour où vous allez être égorgés.

Jacques 5.1-5

La conséquence pour les actions des riches, dont Jacques parle ici, n’est pas pour leur richesse. C’est plutôt pour le fait qu’ils ont été avares en volant leurs ouvriers. Mais, ce n’est pas parce qu’ils étaient riches c’est plutôt que leur richesse ont été acquis en abusant de leurs ouvriers. Jacques mentionne, encore une fois, qu’ils seront détruits. Il ne mentionne pas qu’ils souffriront éternellement dans les flammes de l’enfer.

D’ailleurs, ce concept de l’enfer, pour Jacques, n’apparaissait pas dans les Écritures à son époque. Cette pensée était seulement véhiculée par la tradition des pharisiens. Jésus avait bien averti ses disciples de faire très attention à cela en se gardant du levain des pharisiens.

Jésus leur dit : Faites bien attention : gardez-vous du levain des pharisiens et des sadducéens !

Matthieu 16.6

Ce qui voulait dire, faites attention à leurs enseignements, ils ne sont pas scripturaires. Encore aujourd’hui, nombre de personnes véhiculent des concepts qui ne sont pas bibliques. Nous nous devons toujours d’être sur nos gardes pour ne pas nous laisser séduire. Comme Jésus prit la peine d’avertir ses disciples de vive voix, ainsi le fait-il, par sa Parole, encore pour nous aujourd’hui qui vivons les événements de la fin.

Là-dessus, Jésus leur dit : Faites attention que personne ne vous induise en erreur.

Marc 13.5

Le mot « erreur » est la traduction du mot grec « plano » et il signifie : égarer, amener à s’égarer. Conduire hors du droit chemin. Conduire hors de la vérité. Mener dans l’erreur et tromper. Jésus nous demande de faire très attention en ces jours de la fin alors que les trompeurs sont nombreux et que les tromperies se multiplient. Je m’aperçois que nous sommes pris dans un nombre incalculable de fausses doctrines. Chaque fois que je regarde un concept, j’y trouve une fausse doctrine. Je remercie le Seigneur de me donner, par son Saint-Esprit, le discernement. Parce que sans lui, je ne verrais rien de tout cela.

Je vais faire une parenthèse, ici qui ne plaira certainement pas à certains, mais je me dois tout de même de signaler ce fait. Une majorité de croyants pentecôtistes, dont je fais moi-même partie, donc, je sais de quoi je parle, sont très superficiels. Je dirais qu’ils sont beaucoup trop axés sur les émotions, les sentiments et les expériences que sur le fondement de la Parole de Dieu. Et cela est un problème majeur. Parce qu’ils ne sont pas en mesure de discerner les fausses doctrines. À cause de cela, ils sont très à risque de se faire séduire et c’est le cas. Beaucoup de fausses doctrines se propagent et ceux-ci ne voient rien. Parce qu’ils réagissent aux émotions et aux sentiments. Ils vont toujours aller là où leurs sentiments sont excités. Les fondements de la Parole de Dieu ne les intéressent à peu près pas. Ils recherchent ce qui les émoustille en premiers lieux, ils recherchent les expériences plutôt que la présence du Seigneur Jésus.

Je me dois de faire cet avertissement parce que des temps de séductions encore plus grands arrivent. Si mes frères et sœurs ne sont pas des gens verser dans les Écritures, comme l’étaient les croyants de Bérée bien, ils vont être la proie de ces séducteurs sans vergogne. Il est fort probable qu’ils vont se laisser prendre.

Ainsi, pour une majorité de pentecôtistes, le fondement des écritures n’a pas beaucoup d’importance. Ce qui compte pour plusieurs ce sont les émotions, les sentiments et bien sûr les expériences. Tant que ceux-ci sont sollicités, il n’y a pas de problème. Je parle en connaissance de cause faisant moi-même partie du mouvement et d’une église Pentecôtiste depuis plus de 40 ans. S’ils ne reviennent pas aux fondements de la Parole de Dieu, je crains qu’ils ne soient encore davantage la proie de ces séducteurs.

Conclusion

En conclusion, l’étude approfondie des enseignements bibliques sur la destinée des méchants révèle une perspective différente de celle communément répandue. Les écritures, telles que rapportées par les apôtres, soulignent la notion de destruction plutôt que de tourments éternels pour ceux qui se détournent de Dieu. La mort, dans ce contexte, est présentée comme une conséquence plutôt qu’une punition, une fin de l’existence plutôt qu’une souffrance perpétuelle. Il est crucial pour les croyants de revenir aux fondements de la Parole de Dieu afin de ne pas être trompés par des doctrines erronées et de faire des choix éclairés basés sur la vérité scripturaire.

D’où origine la croyance de l’enfer? (partie 6)

La destinée finale des méchants sera-t-elle comme on nous l’a toujours enseigné ?

Introduction

Dans cette série sur la croyance de l’enfer, nous explorons l’origine de la croyance en l’enfer et examinons si la conception traditionnelle de tourments éternels correspond réellement à ce que la Bible enseigne. Nous commençons par étudier le concept de la géhenne, une vallée associée à la destruction éternelle dans la pensée juive, et examinons comment Jésus utilise cette image pour illustrer les conséquences du péché dans ses enseignements. Nous allons donc nous intérésser à savoir ce qu’est la géhenne, quel était l’enseignement de Jésus sur le sujet puis, nous terminerons avec l’importance des mots et leur définition.

Qu’est-ce que la géhenne ?

Autrefois, la géhenne était une décharge à l’extérieur de Jérusalem où étaient jetés les corps des criminels exécutés, les animaux morts et tous les déchets de la ville. C’est ce que nous rapporte le Dictionnaire Biblique Easton :

« La vallée des fils de Hinnom, un vallon profond et étroit au sud de Jérusalem, où les Juifs idolâtres offraient leurs enfants en sacrifice à Molech (Moloc) (2 Ch 28.3; 33.6; Jr 7.31; 19.2-6). Cette vallée devint ensuite le réceptacle commun de tous les déchets de la ville. Ici, les cadavres d’animaux et de criminels, ainsi que toutes sortes d’ordures, étaient jetés et consumés par un feu toujours allumé. Il est ainsi devenu au fil du temps l’image du lieu de destruction éternelle. » [1]

Ce que nous dit le dictionnaire Easton c’est qu’il y avait un feu qui brulait continuellement. Ce n’était pas un feu qui torturait ce qui avait été jeté là, mais plutôt un feu qui détruisait. D’ailleurs, les images utilisées par Jésus étaient familières aux Juifs de son époque. Par exemple, quand Jésus a dit que les méchants seraient détruits dans la Géhenne, tout le monde savait ce qu’il voulait dire. Il y avait un feu, dans cet endroit, qui détruisait tout ce qui avait été jeté là. Un feu qui réduisait tout en cendre. Regardons maintenant ce passage de Matthieu 5.22:

Eh bien, moi (Jésus), je vous dis : Celui qui se met en colère contre son frère en répondra devant le tribunal. Celui qui lui dit « imbécile » passera devant le Grand-Conseil, et celui qui le traite de fou est bon pour le feu de l’enfer.

Matthieu 5.22

D’abord, le mot « enfer » utilisé par la version du Semeur, que j’utilise, n’est pas la bonne traduction du mot original grec « geenna » qui a donné en français le mot « géhenne ». Le mot « géhenne » est par ailleurs utilisé correctement dans la Bible Louis-Second et dans d’autres versions également. Par exemple, la Nouvelle Bible Second, la Bible de la Colombe, la TOB, la Bible de Jérusalem et la Darby utilisent le mot « géhenne » dans le texte français.

Ce que je remarque, c’est que certaines des nouvelles traductions vont utiliser le mot « enfer » plutôt que « géhenne ». Comme la Bible du Semeur, la Bible Second 21, la Nouvelle Bible en Français Courant, la Bible en Français Courant et la traduction française de la King James qu’on appelle la Bible du Roi Jacques.

La géhenne un lieu de sacrifice

Dans cette vallée, avant que ne soit la géhenne, c’était l’endroit où l’on sacrifiait les enfants au Dieu Moloc. Le sacrifice des enfants qui avaient été offerts était un crime odieux envers les ceux-ci. On chauffait la statue et l’on y déposait l’enfant vivant dans les bras de l’idole. L’enfant se tordait et hurlait de douleur jusqu’à ce qu’il finisse par mourir. Pour éviter d’entendre les cris et les pleurs de l’enfant, les gens frappaient sur des tambours pendant le sacrifice [2]. Joseph Benson rapporte dans son commentaire, Joseph Benson’s Commentary of the Old and New Testaments, ceci d’intéressant au sujet du passage de Matthieu 5.22 lorsqu’il écrit :

« Les Juifs, à cause de la perpétuité de ces incendies, et pour exprimer la plus grande haine des sacrifices qui étaient offerts à Moloc dans cette vallée, se servirent de son nom pour signifier l’enfer. C’est pourquoi nos traducteurs ont donné à Tophet, ou géhenne, sa signification métaphorique dans le présent passage, alors qu’elle aurait plutôt dû avoir sa signification littérale. Car notre Seigneur, dans l’intention de montrer à ses auditeurs que le châtiment de la colère sans cause, des discours méprisants et des noms injurieux, sera, dans la vie à venir, proportionné à la culpabilité qui est dans ces péchés ; et ne trouvant aucun nom dans le langage des hommes par lequel ces différents degrés de punition pourraient être correctement exprimés, il les illustra par les punitions que les Juifs connaissaient. » [3]

On voit bien ici que Jésus utilisa cette image de la géhenne parce que les Juifs savaient pertinemment ce que cela signifiait. Malheureusement pour nous aujourd’hui avec cette mauvaise traduction du mot « géhenne » par le mot « enfer », ce que Jésus disait a perdu son véritable sens pour devenir le sens que les traducteurs ont bien voulu donner. Un sens complètement différent de ce que Jésus laissait entendre.

Le véritable sens de la géhenne était la destruction par le feu et cela c’était une image forte pour les Juifs de l’époque. Mais pour nous aujourd’hui avec l’enfer comme étant un lieu de tourment éternel, cela change les propos de Jésus du tout au tout  ! Et cela pour moi c’est inadmissible de trafiquer de la sorte la parole de Dieu et surtout les propos de Jésus. On ne change pas les propos de Jésus pour lui faire dire ce que nous voulons entendre ou ce que nous avons comme concept.

Dans Marc 9.48, Jésus parle d’un endroit où « leur ver ne meurt pas, et le feu ne s’éteint pas ». Regardons tout le contexte pour bien comprendre ce passage.

Si ta main cause ta chute, coupe-la ; car il vaut mieux pour toi entrer dans la vie avec une seule main que de garder les deux mains et d’être jeté en enfer dans le feu qui ne s’éteint jamais. 45 Si ton pied cause ta chute, coupe-le ; car il vaut mieux pour toi entrer dans la vie avec un seul pied que de garder les deux pieds et d’être jeté en enfer. 47 Si ton œil cause ta chute, jette-le au loin ; car il vaut mieux pour toi entrer avec un seul œil dans le royaume de Dieu que de garder les deux yeux et d’être jeté en enfer, 48 où le ver rongeur ne meurt point et où le feu ne s’éteint jamais.

Marc 9.43-48

Tout d’abord, plutôt que le mot « enfer » c’est le mot « géhenne » qui devrait être là. Jésus dit que la personne est jetée dans la géhenne où le vers rongeur ne meurt point et où le feu ne s’éteint point. Ce qui signifie que dans l’endroit, appelé la géhenne, il y avait la présence de feu continuel. Et les vers aussi qui rongeaient les cadavres avant qu’ils ne soient consumés. Cette image que Jésus voulait donner était une image de feu et de ver qui détruisent. Encore une fois, ce n’était pas une image de tourment sans fin. Lorsque les déchets étaient consumés, ceux-ci devenaient de la cendre et c’était fini. Ils étaient complètement décomposés.

C’est pour cela que de traduire le mot « géhenne » par le mot « enfer » n’est pas viable. Parce que ce n’est pas le bon mot ni la bonne signification. Les gens ou les choses jetés dans la géhenne ne se tordaient pas de couleurs sans fin. J’ai d’ailleurs déjà expliqué cela dans une vidéo précédente.

La mention du feu qui ne s’éteint jamais ne prouve pas des tourments sans fin. Parce que lorsqu’il y avait des déchets qui étaient continuellement jetés, le feu continuait d’être alimenté. C’est pour cela qu’il ne s’éteignait pas. Il était continuellement alimenté. Ce passage de Marc 9.48 est en fait une citation d’Ésaïe 66.24 qui dit :

Et quand ils sortiront, ils verront les cadavres des hommes qui se sont révoltés contre moi ; et le ver qui rongera ces hommes ne mourra pas, le feu qui les dévorera ne s’éteindra jamais, et ils feront horreur à tout être vivant.

Ésaïe 66.24

Nous savons tous que les vers se nourrissent de cadavres. D’ailleurs, ils apparaissent lors de la décomposition du corps mort. Le mot hébreu rend bien la traduction comme étant des vers qui se forment lors de la putréfaction des chairs. Le feu qui ne s’éteint pas signifie que les âmes de ceux qui seront détruits ne reviendront jamais tout comme dans la géhenne. Le feu brûlera continuellement comme signe de destruction éternelle. Et encore une fois, non pas de tourment éternel. Si l’on utilise ce passage pour justifier la damnation éternelle, on vient sortir ce passage de son contexte parce que ni le passage ni le contexte ne parle de tourments éternels et celui-ci ne fait plus aucun sens.

L’enseignement de Jésus concernant la géhenne

Je dis le mot « géhenne », parce que ce n’est pas le mot latin « enfer » et sa conception qui est utilisée par Jésus. C’est le mot « géhenne » que Jésus utilise avec sa définition. Dans le texte grec original, c’est le mot « geenna » traduit par géhenne en français qui est présent. Jésus a parlé d’un jugement final au cours duquel Dieu « détruirait l’âme et le corps en enfer ». Sauf que le mot « enfer » est une très mauvaise traduction du mot « géhenne ». Vous allez dire que je me répète, mais c’est voulu pour être certain que nous comprenons bien mon propos.

Ne craignez donc pas ceux qui peuvent tuer le corps, mais qui n’ont pas le pouvoir de faire mourir l’âme. Craignez plutôt celui qui peut vous faire périr corps et âme dans l’enfer (geenna).

Matthieu 10.28

Ce passage pose un défi majeur à la croyance largement acceptée de l’enfer comme un lieu de tourment sans fin. Il amène les enseignants bibliques à attribuer une signification théologique différente au mot « périr ». De nombreux défenseurs de l’interprétation littérale de la Bible évitent la signification évidente du mot « périr » en le réinterprétant comme une séparation éternelle et consciente de Dieu. Cependant, périr dans sa définition, ne veut pas dire la séparation éternelle et consciente de Dieu. Je vous souligne que cette redéfinition va à l’encontre de l’usage courant du terme « périr » dans d’autres contextes bibliques et cela crée une contradiction théologique.

Le mot « périr » est la traduction du mot grec « apollumi » et celui-ci signifie littéralement : détruire, démolir entièrement, mettre en ruine. Comme vous le voyez, ça n’a rien à voir avec une séparation éternelle et consciente de Dieu.

Le mot « enfer » est la traduction du mot « géhenne ». Et le mot « enfer », avec sa définition courante, ne fait pas partie du langage de Jésus. À tout le moins dans la version de la Bible du Semeur que j’utilise.

L’importance de la signification des mots

Le problème que nous rencontrons aujourd’hui est que nous avons maintenant bien ancré dans notre conscience ce principe de l’enfer. Soit un endroit où les âmes vont être torturées éternellement. Et chaque fois que nous lisons le mot enfer dans les écritures, c’est cette image qui nous revient à l’esprit. Vous savez comme moi que les mots se transforment en image dans notre tête. Si je vous parle d’une auto, une maison, une table, etc., vous avez tout de suite une image dans votre tête et chacune des images que nous avons est identique dans la forme. Si je dis le mot table, nous nous faisons tous une image de la table. Maintenant, la façon dont l’enfer nous a été enseigné fait en sorte que nous ayons tous la même image de l’enfer. Pour chacun de nous, l’image que nous en avons est représentative d’un endroit où les âmes vont souffrir éternellement. Cependant, cette image est faussée comparativement à la géhenne qui s’apparente plus à un lieu de destruction. C’est ce que va dire le démon à Jésus dans Marc 4.

Que nous veux-tu, Jésus de Nazareth ? Es-tu venu pour nous détruire ? Je sais qui tu es ! Tu es le Saint envoyé par Dieu !

Marc 41.24

Le mot « détruire » est la traduction du mot grec « apollumi », que nous avons vue précédemment, et celui-ci signifie littéralement : détruire, démolir entièrement, mettre en ruine. Le démon disait à Jésus détruire parce qu’il savait que l’étang de feu, où il sera jeté, ne serait pas un endroit pour qu’il soit tourmenté éternellement, mais plus pour qu’il soit détruit, c’est-à-dire qu’il disparaitra à tout jamais.

Si je vous disais le mot « géhenne », quelle est l’image qui vous vient en tête ? De prime abord, ce serait la représentation de l’enfer. Mais l’image est complètement différente parce que celle-ci est un dépotoir où il y a un feu constant qui détruit les déchets. Ainsi, utiliser le mot « enfer » à la place du mot « géhenne » fait une grande différence. Les deux mots n’ont pas la même signification. Quelque part, ça change les propos de Jésus. Je vais vous donner quelques exemples.

Si ta main droite cause ta chute, coupe-la et jette-la au loin. Il vaut mieux pour toi perdre un de tes membres que de voir tout ton corps jeté en enfer.

Matthieu 5.30

Ce que nous voyons ici, avec cette interprétation, c’est que tout son corps sera jeté dans un endroit où il va souffrir éternellement. Maintenant, si je remplace le mot « enfer » par le mot original « géhenne » qui apparait dans le texte original grec, ça donne une tout autre signification.

La personne sera alors jetée dans un endroit où elle va être complètement détruite. Ça fait toute la différence. Ça change complètement le propos de Jésus. Juste parce que ce n’est pas le bon mot qui est utilisé. Regardons un autre exemple :

Luc 12.5 Savez-vous qui vous devez craindre ? Je vais vous le dire : c’est celui qui, après la mort, a le pouvoir de vous jeter en enfer. Oui, je vous l’assure, c’est lui que vous devez craindre.

Dans ce passage, nous voyons que c’est Dieu qui a le pouvoir de me torturer éternellement dans cet endroit appelé l’enfer. Ça ne ressemble pas au Dieu que je connais. Il n’est pas un Dieu sadique qui aime voir souffrir les âmes ad vitam aeternam. Comme nous l’avons vu, Dieu ne désire pas nous voir mourir, c’est-à-dire être détruit. C’est ce que l’apôtre Pierre va également dire.

Le Seigneur n’est pas en retard dans l’accomplissement de sa promesse, comme certains se l’imaginent, il fait simplement preuve de patience à votre égard, car il ne veut pas qu’un seul périsse. Il voudrait, au contraire, que tous parviennent à se convertir.

2 Pierre 3.9

Dieu ne veut pas qu’un seul périsse. Nous avons vu que le mot « périr » signifiait détruire. À la lumière de cette explication, nous voyons que Dieu ne veut donc pas que personne ne soit détruit. Que personne ne disparaisse à tout jamais. Maintenant, si nous lisons le même passage, mais avec sa réelle signification

Savez-vous qui vous devez craindre ? Je vais vous le dire : c’est celui qui, après la mort, a le pouvoir de vous jeter dans la géhenne. Oui, je vous l’assure, c’est lui que vous devez craindre.

Luc 12.5

Si le mot « enfer » avait la même signification que le mot « géhenne », ça ne ferait pas de différence. Parce que l’image que nous nous ferions de l’endroit serait la même. Le problème c’est que le mot « enfer » et le mot « géhenne » n’ont pas la même signification comme j’ai mentionné précédemment.

Une chose intéressante, Jésus parle effectivement de « châtiment éternel » dans Matthieu 25.46. Nous lisons ceci :

Et ils s’en iront au châtiment éternel. Tandis que les justes entreront dans la vie éternelle.

Matthieu 25.46

Ce passage nous démontre simplement que la destruction des malfaiteurs dans la colère de Dieu est à tous égards considérée comme un châtiment éternel. Ça n’a pas la signification de tourment éternelle dans un endroit. Cela signifie que les effets d’un tel châtiment durent pour toujours, aussi longtemps que la vie éternelle dont jouissent les justes. Comme la vie est éternelle, la mort est aussi éternelle. On ne reviendra jamais en arrière après cela. Cependant, les souffrances ne durent pas éternellement parce que les méchants disparaîtront pour ne plus jamais ressusciter. La punition est éternelle. Ils vont être détruits à tout jamais. Certains vont dire peut-être que nous jouons avec les mots.

Mais les auteurs de l’Écriture utilisent souvent le mot « éternel » pour modifier une activité qui se déroule dans un temps limité, tant que les effets sont continus. Par exemple, la Bible utilise le terme « salut éternel » pour désigner un événement unique aux effets continus. On voit cela dans ce passage de l’épître aux Hébreux :

Il a pénétré une fois pour toutes dans le sanctuaire ; il y a offert, non le sang de boucs ou de veaux, mais son propre sang. Il nous a ainsi acquis un salut éternel.

Hébreux 9.12

Jésus-Christ ne rachète pas éternellement son peuple. Il l’a fait une fois sur la croix. Mais les effets de sa rédemption s’étendent dans l’éternité.

Un autre point, Jésus informait souvent ses auditeurs que les incroyants périraient lors du jugement.

À cette époque survinrent quelques personnes qui informèrent Jésus que Pilate avait fait tuer des Galiléens pendant qu’ils offraient leurs sacrifices. 2 Jésus leur dit : pensez-vous que ces Galiléens ont subi un sort si cruel parce qu’ils étaient de plus grands pécheurs que tous leurs compatriotes ? 3 Non, je vous le dis ; mais vous, si vous ne changez pas, vous périrez (apollumi, détruit) tous, vous aussi. 4 Rappelez-vous ces dix-huit personnes qui ont été tuées quand la tour de Siloé s’est effondrée sur elles. Croyez-vous qu’elles aient été plus coupables que tous les autres habitants de Jérusalem ? 5 Non, je vous le dis ; mais vous aussi, si vous ne changez pas, vous périrez (apollumi, détruit) tous.

Luc 13.1-5

Aujourd’hui, ces Galiléens tués par Pilate et ceux dont la tour de Siloé est tombée sur eux sont morts. Ils ont disparu de la surface de la Terre à ce moment et leur corps s’est complètement décomposé. Aujourd’hui, il ne reste plus rien de ces gens si ce n’est le souvenir que nous rappelle la Parole de Dieu

En effet, les vivants savent qu’ils mourront, mais les morts ne savent rien du tout ; ils n’ont plus rien à gagner, ils sombrent dans l’oubli.

Ecclésiaste 9.5

Ils n’ont plus jamais été revus. C’est ce que Jésus dit dans le sens de « vous périrez ». Ce que Jésus est en train de dire, c’est « vous serez complètement détruit » en parlant de l’âme bien entendu. Mais la comparaison que Jésus faisait était avec le corps

Oui, Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils, son unique, pour que tous ceux qui placent leur confiance en lui échappent à la perdition et qu’ils aient la vie éternelle.

Jean 3.16

Encore la même chose, le mot perdition est la traduction du mot grec « apollumi » qui signifie détruire, démolir entièrement, abolir, mettre en ruine.

Si quelqu’un ne demeure pas en moi, on le jette hors du vignoble, comme les sarments coupés : ils se dessèchent, puis on les ramasse, on y met le feu et ils brûlent.

Jean 15.6

Un autre texte qui corrobore le fait que les méchants seront détruits et non pas envoyé dans un endroit de supplice éternel pour être tourmenté jour et nuit éternellement. Ils vont être rassemblés et brûlés, comme on brûle des bâtons desséchés. La signification de ces mots était évidente pour les gens ordinaires de son époque. Mais pour nous, elle demande un effort de compréhension parce que nous ne vivons pas dans le même contexte qu’eux. Nous ne vivons pas, non plus, la même époque et nous avons des bibles traduites.

Beaucoup feront appel à l’histoire de l’homme riche et de Lazare dans Luc 16 comme preuve d’un tourment éternel. Je vous invite à écouter mon enseignement sur ce sujet sur mon blogue comprendrelaprophetie.ca ou sur la page Facebook ou le profil YouTube du même nom. Vous allez apprendre que ce que Jésus dit dans ce passage de Luc 16 contredit tout ce que les Écritures mentionnent. Et vous allez également savoir pourquoi c’est comme ça. On ne peut pas prendre cette histoire pour valider les concepts du séjour des morts comme Jésus le décrit parce que ces concepts étaient issus de la tradition de rabbin juif et Jésus utilisait leur tradition pour leur parler afin qu’ils comprennent la leçon qu’il devait saisir.

Conclusion

En conclusion, l’origine de la croyance en l’enfer remonte à des traditions et des interprétations qui ont évolué au fil du temps. En explorant le concept de la géhenne, nous comprenons que Jésus utilisait une image familière à son époque pour illustrer les conséquences du péché, à savoir la destruction plutôt que le tourment éternel. Le mot « géhenne » utilisé par Jésus diffère du mot « enfer » qui a été mal traduit dans certaines versions bibliques, créant ainsi une fausse image de la destinée des méchants. En réalité, la perspective de Jésus sur la géhenne pointe vers une destruction totale plutôt que des souffrances éternelles, soulignant ainsi l’importance de comprendre les mots dans leur contexte historique et linguistique pour saisir pleinement son enseignement.


  1. https://www.biblestudytools.com/dictionaries/eastons-bible-dictionary/hinnom.html
  2. https://www.truthaccordingtoscripture.com/commentaries/bnb/matthew-5.php
  3. https://www.truthaccordingtoscripture.com/commentaries/rbc/matthew-5.php

D’où origine la croyance de l’enfer (partie 5)

La destinée finale des méchants sera-t-elle comme on nous l’a toujours enseigné ?

Introduction

Aujourd’hui, nous nous plongeons dans une question fascinante et souvent débattue : que devient une personne après la mort ? Plus précisément, nous nous interrogeons sur la destinée des non-croyants et la notion d’enfer. Est-il possible qu’ils soient condamnés à un tourment éternel ? Ou bien est-ce là une invention récente, loin de la vérité divine ?

La personne qui meurt se retrouve-t-elle en enfer directement ?

Voilà un autre question très intéressant. Parce que plusieurs personnes affirment que les non croyants qui meurent vont aller directement en enfer. Dieu aurait-il envoyé les pécheurs en enfer pendant des milliers d’années avant de révéler cet horrible fait ? Ou est-ce une invention des temps de la fin ?

Nous nous demandons comment Dieu aurait pu avertir Israël de manière précise et détaillé des épidémies, des sécheresses et d’autres châtiments sans dire un mot sur le pire châtiment de tous qui est l’enfer.

Le livre du Deutéronome, au chapitre 28, nous donne la liste des sanctions en cas de désobéissance à la loi de Moïse. Mais, où sont les avertissements du feu de l’enfer dans une vie future ? C’est tout de même non négligeable, pourquoi Dieu n’en parle-t-il pas ? Parce que dans toute cette liste, d’avertissements que Dieu a énumérés, le pire châtiment de tous, ne serait-il pas de se retrouver en enfer pour l’éternité en train de souffrir ? Si c’est le cas, pourquoi ne l’a-t-il pas mentionné ? Il me semble que les Hébreux auraient certainement pu prendre en considération cette sanction pour ne pas finir en enfer et ils en auraient parlé dans leurs écrits. Au lieu de cela, nous ne pouvons que constater un silence complet sur le sujet de souffrance éternelle dans un lieu appelé l’enfer.

Nous voyons, dans les Écritures, que pas même Abraham, Isaac ou Jacob ne parlent nullement d’un feu sans fin dans un lieu appelé l’enfer. De même, Moïse, Josué, les juges d’Israël et les psalmistes restent silencieux sur la question. Les prophètes d’Israël et de Juda, bien qu’ils parlent beaucoup de la colère de Dieu, n’ont, cependant, rien enseigné sur les tourments après la mort. Il y a seulement Jérémie qui mentionne « la vallée de Ben-Hinnom » : mais que veut-il bien dire par là ? :

C’est pourquoi, le temps vient – l’Éternel le déclare – où l’on ne dira plus : « le Topheth » (lieu pour brûler) ni « la vallée de Ben-Hinnom » (fils de lamentation), mais on l’appellera : « la vallée du Massacre », et faute de place, on enterrera les morts au Topheth. (lieu pour brûler)

Jérémie 7.32

N’importe quel dictionnaire biblique va identifier ce lieu comme étant la géhenne, un lieu de destruction, dont parle Jésus, qui nous est présenté dans le Nouveau Testament.

Voici un exemple de ce que dit le Dictionnaire Biblique Easton au sujet de la vallée de Ben-Hinnom :

« Un ravin profond et étroit séparant le mont Sion de la soi-disant « Colline du Conseil du Mal ». Il tire son nom de « quelques anciens héros, fils de Hinnom ». Il est mentionné pour la première fois dans Josué 15.8. C’était l’endroit où les Juifs idolâtres brûlaient vifs leurs enfants pour Moloch et Baal. Une partie particulière de la vallée était appelée Topheth, ou le « lieu pour brûler », où les enfants étaient brûlés. Après l’exil, pour montrer leur horreur de la localité, les Juifs firent de cette vallée le réceptacle des déchets de la ville, pour la destruction de laquelle un feu y était, comme on le suppose, constamment allumé. »

https://www.biblestudytools.com/dictionaries/eastons-bible-dictionary/hinnom.html

Ce que nous remarquons dans ce texte de Jérémie c’est que le prophète appelle cet endroit « la vallée du Massacre ». N’importe qui peut voir que le massacre est quelque chose de complètement différent d’une existence sans fin dans l’agonie dans un lieu de souffrance quelque part. Le massacre est un acte d’élimination complet et non pas une pratique de torture incessante.

Lorsqu’une personne se faisait fouetter, on ne disait pas qu’elle se faisait massacrer. Non, on disait plutôt, qu’elle se faisait torturer. Ainsi, lorsque nous parlons d’une situation de massacre, on parle toujours de mort et jamais de torture, en tous les cas, à ma connaissance.

Cependant, il y a Ésaïe qui mentionne des « brasiers éternels » dans sa prophétie. Encore-là, parle-t-il de l’enfer :

Les pécheurs dans Sion ont été terrifiés, ceux qui ne respectent pas Dieu se sont mis à trembler. Ils s’écrient : « Qui de nous peut rester en présence de ce feu qui consume ? Qui pourra séjourner auprès de brasiers éternels ? »

Ésaïe 33.14

Dans ce passage, Ésaïe n’affirme rien, mais il pose une question. Il dit: « Qui pourra séjourner auprès de brasiers éternels ? » Ce passage ne peut pas être utilisé pour valider l’idée d’un enfer comme lieu de tourment éternel. Souvenez-vous que le concept même de l’enfer n’apparait aucunement dans tout l’Ancien Testament. Ce que nous voyons ici, c’est qu’Ésaïe appelle ce jugement « ce feu qui consume ». Alors, un feu qui consume, n’est pas un feu qui torture indéfiniment. C’est plutôt un feu qui détruit.

Ce passage, à lui seul, contredit ce que de nombreux chrétiens enseignent sur l’enfer. Ceux-ci mentionnent que les pécheurs sont censés se tordre dans les flammes sans jamais être dévorés, et cela pour l’éternité.

Avec Moïse (Ex 3.2), le feu brûlait dans le buisson, et celui-ci ne se consumait pas. Ici, c’est parce que Dieu voulait attirer l’attention de Moïse. Il avait une mission à lui confier, celle de libérer son peuple de la main des Égyptiens. On ne peut pas prendre cet exemple pour l’appliquer à l’enfer.

Cependant, lorsqu’Élie fit descendre le feu du ciel sur l’autel (1 Ro 18.38), celui-ci le consuma entièrement. C’est une image forte que le feu de Dieu consume et non pas qu’il torture éternellement. Vous allez voir lorsque nous allons arriver dans le Nouveau Testament que c’est exactement la même chose qui est démontrée.

Occurrence du mot « enfer »

Les Bibles de langues françaises ne comportent pas le mot « enfer » dans l’Ancien Testament. Ce que nous retrouvons comme expression c’est le « séjour des morts » qui est la traduction du mot hébreu « she’owl ». Le séjour des morts comme nous le comprenons est le lieu où vont les personnes décédées dans l’attente du jugement ou du retour de Jésus pour les chrétiens. Comme nous l’avons vue, les âmes des personnes décédées sont endormies ou inconscientes de ce qui se passe et n’ont aucune interaction entre elles dans ce lieu ni avec Dieu. Jésus prend le terme endormi lorsqu’il parle de la mort de son ami Lazare (Jn 11.11) et de la fillette du responsable juif (Mt 9.24). Cela est tout de même significatif, parce que les deux sont réellement morts. Ce qui veut dire que leur âme s’est détachée de leur corps. Ce que ces pâssage semblent nous indiquer, par les paroles de Jésus, c’est que l’âme n’est pas morte, parce qu’elle n’a pas subi la seconde mort. Au contraire, elle est dans le séjour des morts dans l’attende de la résurrection, comme nous l’enseigne la Bible, parce que la seconde mort vient seulement après le jugement final.

Maintenant, le mot « enfer » apparait seulement dans le Nouveau Testament et cela dépend des versions. Dans la version du Semeur, que j’utilise, ce mot apparait 6 fois. (Mt 5.29-30; Mc 9.43, 45, 47; Lc 12.5) Tandis que dans la version Louis Second ce mot « enfer » n’apparaît pas du tout. C’est plutôt le mot géhenne qui est la traduction du mot grec hébreu « geenna » et celui-ci apparait 12 fois.

En premier lieu, ce mot « geenna » ou « géhenne » n’aurait jamais dû être traduit par « enfer ». Parce que leurs définitions sont complètement différentes. La géhenne, dont Jésus parle, était un endroit où brulait un feu continuel. C’était un feu qui consumait, qui détruisait. Tandis, que l’image de l’enfer, que l’on nous présente est un feu continuel qui ne consume pas, mais qui torture éternellement. Donc, on ne peut pas traduire le mot « géhenne » par le mot « enfer », ça ne fait aucun sens. C’est comme vouloir traduire le mot anglais bicycle par motocyclette ou airplane par autobus. Vous voyez bien que ça ne fait pas de sens. Et pourtant, c’est ce que les traducteurs ont fait en traduisant le mot « géhenne » par « enfer ». Ce sont deux concepts qui sont complètement différents.

La pensée dans l’Ancien Testament

Ce que nous voyons dans l’Ancien Testament c’est qu’à plusieurs reprises, les prophètes d’Israël mentionnent le feu en relation avec le jugement divin. Ils présentent toujours le feu comme un agent de destruction et non comme un tourment dans une vie future. Sophonie, par exemple, a dit :

Leur argent et leur or ne pourront les sauver au jour de la colère de l’Éternel, lorsqu’il consumera la terre tout entière par le feu de son amour bafoué. Car il provoquera, – et ce sera épouvantable – la destruction totale de tous ceux qui habitent sur la terre.

Sophonie 1.18

Sophonie parle bien de la destruction totale de tous ceux qui habitent sur la terre. Ce qui veut dire corps et âme. Malachie pour sa part va dire :

Car voici : le jour vient, ardent comme un brasier, où tous les arrogants et ceux qui font le mal seront comme du chaume. Ce jour-là, ils seront consumés par le feu, déclare l’Éternel, le Seigneur des armées célestes. Et il n’en restera ni rameaux ni racines.

Malachie 3.19

Malachie, comme vous venez de le voir, nous dit : « ils seront consumés par le feu » et que c’est ce que « déclare l’Éternel, le Seigneur des armées célestes ». Puis il ajoute pour confirmer la destruction qu’il « n’en restera ni rameaux ni racines. » Ce sera un feu qui consume complètement et non pas qui torture éternellement. Maintenant, précisons que consumé complètement ne signifie pas tourment éternel.

Puis, Malachie ajoute une autre chose contraire à la pensée de l’enfer et des tourments éternels en mentionnant ceci :

Vous piétinerez les méchants et ils seront comme de la cendre sous la plante de vos pieds, au jour où j’agirai, déclare l’Éternel, le Seigneur des armées célestes.

Malachie 3. 21

Malachie affirme que les méchants seront réduits en cendres par le feu de la destruction. On n’est pas du tout dans le même paradigme des tourments éternels de l’enfer.

Nous voyons bien, dans ces passages, que le feu de l’Éternel a détruit complètement. C’est cela la pensée de l’Ancien Testament concernant le jugement des méchants. Ils ne seront pas envoyés dans un lieu de tourments pour être torturés par le feu éternellement. Bien au contraire, ils vont être anéantis. Et comme nous allons le voir, dans la prochaine étude, c’est la même conception dans le Nouveau Testament. Le problème que nous rencontrons est que les traducteurs ont changé le sens des paroles de Jésus en utilisant le mot « enfer » plutôt que le mot « géhenne » comme il est écrit dans les manuscrits.

Les trois amis…

Il y a une histoire fascinante que nous retrouvons dans le livre de Daniel (Da 3.1-30) et qui va dans le même sens de ce que nous venons de discuter.

Alors que nous voyons trois personnes, Shadrak, Méshak et Abed-Nego. (Dn 3.12) Ceux-ci sont condamnées à brûler dans la fournaise ardente pour leur refus de se plier à l’ordre du roi. (Da 3.20) Bien sûr, cette fournaise avait été chauffée sept fois plus que d’habitude. (Da 3.19) La Bible nous dit que ceux qui les ont précipités ont été consumés par les flammes. (Da 3.22). Cette image du livre de Daniel nous révèle deux choses intéressantes.

La première, lorsque les croyants sont dans la fournaise de l’épreuve, ils sont protégés des flammes et le fils de Dieu marche avec eux. (Da 3.25) Nous voyons également que le feu du jugement de Dieu ne consumera pas les croyants fidèles à Dieu qui se tiennent debout dans la foi. Comme nous le dit :

Ensuite je vis un grand trône blanc et celui qui y était assis. Le ciel et la terre s’enfuirent loin de sa présence. Ils disparurent sans laisser de trace. 12 Je vis les morts, les grands et les petits, comparaissant devant le trône. Des livres furent ouverts. On ouvrit aussi un autre livre : le livre de vie. Les morts furent jugés, chacun d’après ses actes, suivant ce qui était inscrit dans ces livres. 13 La mer avait rendu ses naufragés, la mort et le royaume des morts avaient rendu ceux qu’ils détenaient. Et tous furent jugés, chacun conformément à ses actes. 14 Puis la mort et le séjour des morts furent précipités dans l’étang de feu. Cet étang de feu, c’est la seconde mort. 15 On y jeta aussi tous ceux dont le nom n’était pas inscrit dans le livre de vie.

Apocalypse 20.11-15

Comme nous le voyons dans ce passage, les croyants dont le nom est inscrit dans le livre de vie ne seront pas jetés dans cet étang de feu pour subir la seconde mort. Ils vont être protégés du feu de la destruction.

La seconde chose que nous découvrons. C’est un feu qui va consumer les méchants. Il ne va pas les torturer indéfiniment comme nous l’avons vu jusqu’à maintenant. Dans ce récit de Daniel, nous constatons que ceux qui ont jeté les Hébreux dans la fournaise n’ont pas été torturés, ils ont été complètement détruits. On ne les a plus jamais revus par après. Ils sont morts complètement détruits. C’est ce que la mort signifie, une destruction complète de l’âme.

Nous voyons bien dans ces passages que le feu de l’Éternel a détruit complètement. C’est cela la pensée de l’Ancien Testament concernant le jugement des méchants. Ils ne seront pas envoyés dans un lieu de tourments pour être torturés par le feu éternellement. Au contraire, ils, vont être complètement détruits.

Comme nous allons le voir, c’est la même conception dans le Nouveau Testament. Le problème c’est que les gens ont changé le sens des paroles de Jésus. Ils l’ont fait pour que leur conception à eux soit prédominante.

Conclusion

En conclusion, nous avons exploré divers passages bibliques et constaté que la conception traditionnelle de l’enfer, comme lieu de tourments éternels, trouve peu de support dans les Écritures jusqu’à maintenant. Au contraire, nous avons vu que le jugement divin est souvent dépeint comme une destruction complète des méchants, plutôt que comme un tourment sans fin. Je crois qu’il est temps de reconsidérer nos croyances à la lumière de la parole de Dieu et de rechercher une compréhension plus profonde et fidèle de la justice et de la miséricorde de Dieu.

Ma prière est que cette réflexion nourrisse notre foi et nous pousse à chercher la vérité avec humilité et ouverture d’esprit.

La suite dans la prochaine partie…

D’où origine la croyance de l’enfer (partie 4)

La destinée finale des méchants sera-t-elle comme on nous l’a toujours enseigné ?

Introduction

Nous continuons notre enseignement. Nous sommes maintenant rendus à la partie quatre. Nous avons vu jusqu’à maintenant plusieurs choses que je ne peux me permettre d’énumérer parce que ce serait trop long. Si vous arrivez sur ce vidéo ou cet article, pour la première fois, je vous encourage à aller regarder à partir de la première partie.

Les types de morts que nous subissons

Selon la Parole de Dieu, il y a trois types de mort que nous subissons. D’abord, il y a la mort du corps, ensuite, il y a la séparation d’avec Dieu et finalement la mort de l’âme.

…sauf du fruit de l’arbre de la détermination du bien et du mal. De celui-là, n’en mange pas, car le jour où tu en mangeras, tu mourras.

Genèse 2.17

Dieu va dire à Adam que le jour où il allait manger de ce fruit, il allait mourir. Pour la plupart des êtres humains, le mot « mourir » ne comporte qu’une seule facette, soit la mort du corps. Pour les croyants, il comporte pour eux généralement deux facettes, soit la mort du corps et la mort de l’âme. Malheureusement, avec la doctrine de l’enfer, cela vient compliquer les choses. Parce que comme nous l’avons vu, l’enfer n’est pas réellement la mort. Car la mort signifie l’absence de vie et que prétendument en enfer les âmes sont vivantes parce qu’elles ont conscience des souffrances qu’elles doivent endurer. Si c’était réellement la mort, comme Dieu le mentionne, cela signifierait pour l’âme comme pour le corps la destruction totale de la personne.

Mais en réalité, comme je viens de dire, la mort d’Adam comprenait trois aspects.

  1. La séparation d’avec Dieu
  2. Mort du corps
  3. Mort de l’âme

1.    La séparation d’avec Dieu

D’abord, il y a la séparation d’avec Dieu. C’est-à-dire qu’à cause du péché nous nous retrouvons séparés de Dieu. C’est ce qui s’est produit avec Adam lorsqu’il mangea du fruit défendu. Ce fut la première mort qu’il expérimenta. Regardons ce que la Bible dit :

Ce sont vos fautes qui vous séparent de votre Dieu. C’est à cause de vos péchés qu’il s’est détourné loin de vous pour ne plus vous entendre.

Ésaïe 59.2

Ici, ce passage d’Ésaïe nous parle littéralement d’une séparation d’avec Dieu à cause de nos péchés. Regardons un autre passage :

Autrefois, vous étiez morts à cause de vos fautes et de vos péchés.

Éphésiens 2.1

Encore une fois, ici, l’auteur parle non pas d’une mort physique ou de l’âme, mais plutôt de la séparation d’avec Dieu. C’est toujours le cas, ce sont nos péchés qui mettent une séparation entre Dieu et nous. Regardons un autre passage maintenant qui corrobore ce fait de séparation d’avec Dieu.

Or vous, autrefois, vous étiez exclus de la présence de Dieu, vous étiez ses ennemis à cause de vos pensées qui vous amenaient à faire des œuvres mauvaises. 

Colossiens 1.21

Trois passages qui nous démontrent bien ce qu’est la séparation d’avec Dieu à cause de nos fautes. C’est ce qu’Adam a vécu. Il a péché en mangeant du fruit défendu et cela fut pour lui, la première mort, soit la séparation d’avec Dieu.

Jésus a aussi vécu ce type de séparation, non pas parce qu’il avait péché, mais parce qu’il a été fait péché pour nous.

Celui qui n’a point connu le péché, il l’a fait devenir péché pour nous, afin que nous devenions en lui justice de Dieu.

2 Corinthiens 5.21 LSG

Dieu fit devenir Jésus péché pour nous. Non pas que Jésus ait péché, mais parce qu’il est devenu péché. C’est pour cela qu’il s’écria, lorsqu’il était sur la croix, alors qu’il était en train d’agoniser :

Vers trois heures, Jésus cria d’une voix forte : Eli, Eli, lama sabachthani ? ce qui veut dire : Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ?

Matthieu 27.46

À cause du péché qui lui fut imputé, Jésus a vécu une séparation d’avec Dieu. Mais Dieu ne l’avait pas abandonné. Parce que nous voyons cela, plus loin le jour où il fut ressuscité.

1.    La mort du corps

Ensuite, c’est la mort du corps qui est la destruction de celui-ci comme nous le voyons dans ce passage :

Tu en tireras ton pain à la sueur de ton front jusqu’à ce que tu retournes à la terre, puisque tu as été tiré de celle-ci. Car toi, tu es poussière et tu retourneras à la poussière.

Genèse 3.19

Ce qui veut dire que lorsque nous mourrons, notre corps retourne à la poussière. C’est-à-dire qu’il va complètement se décomposer. Il va entièrement disparaître avec le temps. Certes, ça va prendre un certain temps, un temps indéfini, selon les conditions, peut-être, mais il va complètement se décomposer. Adam et Ève et plusieurs autres ont entièrement disparu de la surface de la Terre. Leur corps s’est complètement décomposé et est retourné à la poussière comme Dieu l’avait mentionné à Adam.

Maintenant, regardons d’autres passages qui corroborent ceci. D’abord, Job, qui est possiblement le plus ancien livre des Écritures déjà à cette époque, disait ceci :

…toutes les créatures expireraient ensemble ; l’homme retournerait aussi à la poussière.

Job 34.15

Il y a aussi le psalmiste qui nous apprend que nous retournerons à la poussière, que notre corps disparaîtra complètement.

il sait de quelle pâte nous sommes façonnés, il tient compte du fait que nous sommes poussière.

Psaumes 103.14

De même l’Écclésiaste, avec sa grande sagesse nous apprend que nous nous dirigeons tous dans la même direction. Regardons ce qu’il nous apprend :

Tout va vers une même destination : tout a été tiré de la poussière et tout retourne à l’état de poussière.

Écclésiaste 3.20

L’Ancien Testament confirme avec ce second passage de l’Écclésiaste qu’effectivement, que lorsque notre corps s’éteint, il retourne à la poussière et cela, je l’espère n’est pas un secret pour personne.

Oui, tiens compte de Lui avant que se rompe le fil d’argent, que se brise la coupe d’or, que la jarre à la fontaine se casse, que la poulie se brise et tombe dans le puits, 7 que la poussière retourne à la terre comme elle était auparavant, et que l’esprit retourne à Dieu qui l’a donné.

Écclésiaste 12.6-7

Nous voyons bien ici que notre corps après la mort retourne à la poussière. Il se décompose complètement. Il est entièrement détruit. C’est ce que nous appelons la mort du corps. Vous remarquerez que la mort par définition signifie l’absence de vie et la destruction.

1.    La mort de l’âme

Finalement, c’est la mort de l’âme qui va se produire. Au-delà de la mort physique, il y a une seconde mort, qui est bien pire, nous dit Jean dans le livre de l’Apocalypse. Cette mort est la mort de l’âme, c’est-à-dire la destruction de notre âme. Une âme qui va cesser d’exister. Pas une âme qui demeurera vivante pour l’éternité et qui va passer celle-ci dans les tortures de l’enfer. Regardons ce que ce passage d’Apocalypse nous enseigne :

Ensuite je vis un grand trône blanc et celui qui y était assis. Le ciel et la terre s’enfuirent loin de sa présence. Ils disparurent sans laisser de trace. 12 Je vis les morts, les grands et les petits, comparaissant devant le trône. Des livres furent ouverts. On ouvrit aussi un autre livre : le livre de vie. Les morts furent jugés, chacun d’après ses actes, suivant ce qui était inscrit dans ces livres. 13 La mer avait rendu ses naufragés, la mort et le royaume des morts avaient rendu ceux qu’ils détenaient. Et tous furent jugés, chacun conformément à ses actes. 14 Puis la mort et le séjour des morts furent précipités dans l’étang de feu. Cet étang de feu, c’est la seconde mort. 15 On y jeta aussi tous ceux dont le nom n’était pas inscrit dans le livre de vie.

Apocalypse 20.11-15

Dans ce passage, comme vous avez pu le constater, le mot mort apparait 8 fois.

Maintenant, lisons-le à nouveau, mais avec les morts grecs entre parenthèses pour nous aider à comprendre de quoi il en ressort:

Ensuite je vis un grand trône blanc et celui qui y était assis. Le ciel et la terre s’enfuirent loin de sa présence. Ils disparurent sans laisser de trace. 12 Je vis les morts (nekros), les grands et les petits, comparaissant devant le trône. Des livres furent ouverts. On ouvrit aussi un autre livre : le livre de vie. Les morts (nekros) furent jugés, chacun d’après ses actes, suivant ce qui était inscrit dans ces livres. 13 La mer avait rendu ses naufragés (nekros), la mort (thanatos) et le royaume des morts (hades) avaient rendu ceux qu’ils détenaient. Et tous furent jugés, chacun conformément à ses actes. 14 Puis la mort (thanatos) et le séjour des morts (hades) furent précipités dans l’étang de feu. Cet étang de feu, c’est la seconde mort (thanatos). 15 On y jeta aussi tous ceux dont le nom n’était pas inscrit dans le livre de vie.

Apocalypse 20.11-15

Regardons maintenant la significations de ces mots, pour nous aider à mieux comprendre ce que Jean est en train de nous dire dans ce passage.

Significations des mots grecs

Nekros

  • Un corps mort :
  • Celui qui a rendu son dernier souffle, sans vie
  • Sans vie, qui a perdu la vie, inanimée.
    • Ce qui a donné en français le mot nécrologie et ses déclinaisons

Thanatos

  • La séparation de l’âme du corps
  • La séparation de l’âme d’avec Dieu.
  • Ce qui a donné en français le mot thanatologie et ses déclinaisons

C’est exactement ce qu’il s’est produit avec Adam et Ève lorsqu’ils ont péché. Ils ont vécu d’abord la séparation d’avec Dieu. Puis, leur corps est mort et est retourné à la poussière. Ensuite,  il viendra, pour l’ensemble de l’humanité, qui n’a pas de relation avec Jésus, la mort de l’âme lorsqu’elle sera jetée dans le lac de feu.

Selon le dictionnaire Vine’s, qui est une référence sure en ce qui a trait à la définition des mots grecs et hébreux, nous mentionne que le mot « thanatos » a deux significations.

La première signification est la séparation de l’âme du corps. C’est-à-dire l’âme qui est la partie spirituelle de l’homme et le corps qui est la partie matérielle de l’homme. Celle-ci se voit dissocier à la mort. L’âme allant dans le séjour des morts et le corps retournant à la poussière.

En fait, Jésus voulait dire que Lazare était mort (thanatos), Mais, les disciples avaient compris qu’il parlait du sommeil ordinaire.

Jean 11.13

Ce qui signifie que son âme s’était séparée de son corps et que son âme était maintenant dans le séjour des morts.

Ici, thanatos est utilisé dans le sens que le corps de Lazare était mort. Il avait cessé de vivre. Son âme s’est séparée d’avec son corps.

…et pour délivrer tous ceux qui étaient réduits à l’esclavage leur vie durant par la peur de la mort (thanatos).

Hébreux 2.15

Encore une fois dans ce passage, c’était la peur de cesser de vivre, mais ils avaient aussi peur de la mort éternelle de leur âme. Ce qui les rendait esclaves comme nous dit l’auteur.

Encore, une fois, la mort étant la séparation de l’âme du corps et de plus, le corps retournant à la poussière. Ce que je peux comprendre à ce moment-ci c’est que lorsque nous allons ressusciter, l’âme va prendre place dans un corps glorieux.

La deuxième signification du mot « thanatos », toujours selon le dictionnaire Vine’s, est la séparation de l’homme d’avec Dieu.

Autrement dit, lorsqu’Adam a péché, il est mort (thanatos). C’est-à-dire qu’il y a eu séparation d’avec Dieu. Et plus que cela, toute l’humanité est née dans la même condition spirituelle que lui. C’est-à-dire séparé de Dieu et condamné à mourir physiquement.

C’est pourquoi, de même que par un seul homme, le péché est entré dans le monde et par le péché, la mort, et ainsi la mort a atteint tous les hommes parce que tous ont péché…

Romains 5.12

C’est ce que nous voyons ici, le péché à entraîner la mort du corps, mais aussi la mort de l’âme qui est la seconde mort ou la mort spirituelle. La mort spirituelle signifie la destruction de l’âme. La disparition à tout jamais de ce que la personne est.

Ce passage de Romains 5.12 que « tous ont péché » et sont donc séparé de Dieu. Lorsque la doctrine de la souffrance éternelle en enfer dit que la pire chose est la séparation d’avec Dieu, cela ne concerne pas les non croyants. Parce que ceux-ci sont nés séparés de Dieu. Ils ont vécu toute leur vie séparée de Dieu. Cela ne fera pas une grande différence pour eux. Ils n’ont aucune relation avec Dieu de toute façon. Qu’est-ce qui peut être le pire pour eux ? C’est de cesser d’exister, de disparaître complètement. De se voir entièrement détruit lorsqu’ils seront jetés dans le lac de feu.

Le passage suivant nous parle de Jésus. Un Jésus vivant dans un corps humain et étant soumis aux mêmes vulnérabilités que nous.

Ainsi, au cours de sa vie sur terre, Jésus, avec de grands cris et des larmes, a présenté des prières et des supplications à celui qui pouvait le sauver de la mort (thanatos) et il a été exaucé, à cause de sa soumission à Dieu.

Hébreux 5.7

Il n’a pas prié pour être sauvé de la mort physique parce que c’était le plan de Dieu qu’ils meurent pour les péchés, mais il a prié pour être sauvé de la mort spirituelle. Privé de la séparation d’avec Dieu. Ça, il ne le voulait pas.

La mort spirituelle n’empêche pas le corps de vivre. Mais garde l’âme dans la mort. Ainsi, la mort physique entraînera l’âme spirituellement morte dans le séjour des morts et ensuite en jugement devant Dieu. Ce qui veut dire que les morts lorsqu’ils seront ressuscités passeront en jugement devant Dieu à ce moment, ils seront alors conscients de leur séparation d’avec Dieu. Aujourd’hui, la majorité ne le voit pas et n’en a aucune conscience.

Trois types de personnes prennent conscience de leur mort spirituelle

  1. Adam lorsqu’il pécha expérimenta la mort spirituelle, soit la séparation d’avec Dieu. Lui qui avait depuis sa création expérimenté une communion parfaite avec son créateur.
  2. Jésus, lorsqu’il mourut sur la croix, expérimenta la mort spirituelle, soit la séparation d’avec Dieu. À ce moment, il s’écria « pourquoi m’as-tu abandonné ». Pour la première fois de son existence, il vivait la séparation spirituelle d’avec son Père.
  3. Puis, le chrétien, né de nouveau, qui lorsqu’il pèche prend conscience de sa séparation d’avec Dieu. Il a véritablement l’impression que l’Esprit de Dieu s’est retiré de lui et que ses prières ne s’élèvent plus jusqu’au ciel. Au plus profond de lui-même, c’est le désespoir.

Conclusion

En fin de compte, pour être tourmenté éternellement, il faut qu’une âme vive éternellement. Mais Ésaïe dit plutôt que personne ne peut demeurer dans les brasiers éternels. Parce que le feu détruit. Toutes les images de feu sont synonymes de la destruction. Regardez un feu de forêt, tout est brûlé, tout est détruit. Un bâtiment qui passe au feu est aussi détruit. Les bûches que nous mettons dans notre poêle à bois sont complètement détruites, en cendres. Cela va à l’encontre de l’opinion selon laquelle l’enfer est la demeure éternelle des pécheurs et qu’ils vont brûler éternellement sans se consumer. Honnêtement, ça ne fait pas de sens.

La suite avec la partie 5

D’où origine la croyance de l’enfer ? (partie 2)

La destinée finale des méchants sera-t-elle comme on nous l’a toujours enseigné ?

Introduction

Nous avons vu dans la partie 1, de cet enseignement, que le concept de l’enfer comme un lieu de tourment éternel soulevait beaucoup d’interrogations sur la nature de Dieu et de sa justice. J’ai mentionné comment cette croyance était largement répandue dans la tradition religieuse. Mais qu’il était crucial de l’examiner à la lumière des principes bibliques pour en obtenir une compréhension plus compatissante de la volonté divine.

Remettre en question les dogmes établis et explorer les Écritures avec un esprit critique pouvait nous conduire vers une vérité plus juste sur le destin des âmes après la mort. D’ailleurs, mes croyances passées variaient selon les différents enseignements, parfois contradictoires et pas toujours cohérents.

Toutefois, l’enfer était souvent perçu comme le lieu où allaient les morts non croyants, et qu’il était généralement accepté que les âmes y soient envoyées immédiatement après la mort physique. Cependant, je doutais de la cohérence de cette doctrine mise en opposition avec l’amour et la justice de Dieu. Surtout lorsque je considérais qu’il était décrit comme un Dieu bon, miséricordieux et juste.

Mon propre cheminement de réflexion sur cette question était nourri par des expériences personnelles et des recherches bibliques. J’ai réalisé l’importance de poursuivre cette réflexion de manière critique et ouverte et de le faire tout en reconnaissant que certaines doctrines traditionnelles pouvaient être remises en question à la lumière d’une compréhension plus approfondie des Écritures.

L’étymologie du mot « enfer »

Regardons maintenant l’étymologie du mot « enfer ». Celui-ci remonte au latin classique. Mentionnons que ce n’est pas un mot hébreu, grec ou araméen comme c’est le cas dans la Bible.

D’ailleurs, le mot latin « infernum » était utilisé pour désigner le monde souterrain, soit le royaume des morts. Il dérive du mot « inferus », signifiant « inférieur » ou « situé en bas ». Ainsi, « infernum » était compris comme le lieu en dessous de la surface de la Terre où résidaient les âmes des défunts.

Au fil du temps, cette notion a été adoptée dans les langues romanes, donnant naissance au mot français « enfer ». Sa signification est similaire à un lieu de punition après la mort. Retenez bien le mot punition, parce qu’il est très important dans cette étude sur l’enfer.

Notez également que le concept de l’enfer est présent dans diverses traditions religieuses et mythologies, chacune ayant ses propres interprétations et significations.

D’où émane la croyance de l’enfer ?

Avant d’aller plus en profondeur dans cette étude, il est maintenant temps de savoir d’où provient la croyance de l’enfer et comment l’idée de l’enfer s’est développée au fil des décennies. Parce que dans tout l’Ancien Testament, il n’est absolument pas question d’un enfer ou à tout le moins d’un endroit où les âmes sont envoyées pour être torturées éternellement.

La pensée chez les Juifs

Comme je viens de dire, chez les Hébreux, la pensée de l’enfer comme un lieu de tourment est totalement absent de l’Ancien Testament. Ceux-ci se référaient aux écrits de Moïse et des prophètes et c’est le shéol ou séjours des morts qui étaient présentés par la Bible.

Dans l’Ancien Testament, c’est le mot hébreu « she’owl » est traduit dans nos bibles par « séjour des morts ». Ce mot apparaît 63 fois dans la Bible et il fait référence 51 fois au séjour des morts. Les autres traductions étant séjour des défunts, une fois, mort ou mourir, 6 fois, abime, 2 fois, tombe, 2 fois, sépulcre, 1 fois et ventre du poisson ,1 fois. Dans cette pensée juive originale, il n’était pas question d’un lieu de tourment éternel. Il s’agissait plutôt d’un endroit où allaient les âmes après la mort du corps. Cependant, la pensée juives s’est complètement transformé avec l’influence hélléniste. Ce qui a donné naissance à la tradition plutôt qu’au fondement des Écritures.

La pensée chez les Grecs

Dans la Grèce antique, les premières conceptions de l’au-delà présentaient un royaume souterrain appelé « Hades » qui se traduit par séjour des morts dans le Nouveau Testament. Pour les Grecs c’est un endroit où les esprits indifférents des défunts résidaient dans une existence crépusculaire ou ténébreuse sous le règne du dieu des morts. Les criminels, quant à eux, étaient soumis à un emprisonnement encore plus profond appelé « Tartare ».

À partir du IVe siècle (400-301) av. J.-C., pendant la période intertestamentaire, nous voyons qu’à la suite de la conquête de la Judée par le roi grec Alexandre le Grand, des éléments de la culture grecque ont commencé à exercer une influence sur la pensée religieuse juive. C’est là que les Juifs ont commencé à s’éloigner du fondement de la Parole de Dieu et à marier des éléments hébreux et grecs pour former la tradition juive. C’est aussi là qu’est née toute la fausse conception du séjour des morts que Jésus relate en Luc 16.19-31. Vous pouvez voir cet enseignement intitulé L’homme riche et le pauvre Lazare. C’est un enseignement en cinq courtes parties qui décrit très bien ce qu’était la tradition juive.

La pensée chez les chrétiens

Dans la pensée des chrétiens, ce que nous observons c’est que la croyance chrétienne en l’enfer s’est développée au fil des siècles. Celle-ci étant influencée par les concepts juifs et grec sur l’au-delà. C’était en quelque sorte un mélange d’hébreu et de grec. Déjà, nous avons une première indication que ce concept n’est peut-être pas tout à fait biblique. Surtout lorsque l’on mélange la philosophie du monde avec les principes fondamentaux de la Parole, de Dieu.

L’Ancien Testament a toujours décrit l’au-delà comme étant le séjour des morts ou Shéol. C’est-à-dire un endroit silencieux et sans vie où les âmes des défunts résidaient dans un état de sommeil. Ils se retrouvaient ainsi comme dans un état de latence. Dans la version de la Bible Louis-Second et du Semeur, que j’utilise, le mot enfer n’est pas présent dans l’Ancien Testament. Justement, parce que la définition du mot enfer ne cadre absolument pas avec la définition de l’expression séjour des morts ou du mot hébreux shéol.

Aujourd’hui, avec le Nouveau Testament, nous savons que les morts sont dans le séjour des morts. Qu’ils sont là dans l’attente de la première résurrection lorsque le Seigneur Jésus va revenir ! Où encore pour d’autres, dans l’attente de la seconde résurrection qui les conduira directement devant le grand trône blanc pour passer en jugement ?

Une certitude est que personne n’est en enfer comme certains le prétendent et que personne n’est au ciel dans la présence de Jésus comme d’autres l’affirment également. Tous les humains décédés sont dans le séjour des morts comme la Bible l’enseigne.

Dans l’Ancien Testament, nous voyons que le concept du séjour des morts accueille les personnes qui y descendent pour ne plus y remonter.

Tout comme une nuée qui se dissipe et passe, l’homme va dans la tombe pour n’en plus remonter.

Job 7.9

Plus tard, ce que nous découvrons c’est qu’au VIe siècle (600-501) avant J.-C., dans la tradition juive, le Shéol ou le séjour des morts a commencé à être perçu comme un lieu temporaire. C’est-à-dire un lieu où tous les défunts attendaient une éventuelle résurrection physique. Mais ce concept n’était pas accepté par tous les regroupements religieux juifs. C’est pour cela que nous pouvons discerner dans le livre des actes des apôtres qu’un certain groupe religieux juif ne croyait pas en la résurrection.

Les sadducéens, en effet, déclarent qu’il n’y a pas de résurrection, pas plus que d’anges ou d’esprits, et les pharisiens affirment le contraire.

Actes 23.8

Les pharisiens plus axés sur la tradition accueillaient les nouvelles idées avec beaucoup d’empressement et les incorporaient dans leurs mœurs pour que ça devienne rapidement une tradition. Les sadducéens, pour leur part, étaient plus conformes aux Écritures.J’aimerais ajouter ici que même l’Ancien Testament parle de résurrection des morts. Nous voyons cela dans:

Mais je sais, moi, que mon défenseur est vivant : en dernier lieu il surgira sur la poussière. 26 Après que cette peau aura été détruite, moi, dans mon corps, je contemplerai Dieu. 27 Oui, moi, je le verrai prendre alors mon parti, et, de mes propres yeux, je le contemplerai. Et il ne sera plus un étranger pour moi. Ah ! mon cœur se consume d’attente au fond de moi.

Job 19.25-27

Mais tes morts revivront, les cadavres de ceux qui m’appartiennent reviendront à la vie. Oui, vous qui demeurez dans la poussière, réveillez-vous, poussez des cris de joie, car ta rosée est une rosée de lumière, et la terre rendra les trépassés.

Ésaïe 26.19

Les nombreux humains qui dorment dans la poussière de la terre se réveilleront, les uns pour la vie éternelle, les autres pour la honte et l’horreur éternelles.

Daniel 12.2

Cependant, la notion de résurrection des morts n’était pas aussi répandue dans l’Ancien Testament qu’elle ne l’étaient dans le Nouveau Testament.

Également, selon la croyance de l’époque, les justes, après cette résurrection, demeureraient en présence de Dieu, tandis que les méchants subiraient des tourments dans un lieu appelé « Géhenne », décrit comme un endroit maudit de feu et de fumée. On voit ici un changement de paradigme concernant les séjours des morts décrit dans l’Ancien Testament.

Encore une fois, la définition du mot enfer ne cadre pas avec la définition du mot hébreu shéol. Parce que l’enfer est un lieu de tourment éternel tandis que le shéol est un lieu sans interraction. Malheureusement, nous constatons que l’influence helléniste amena les Hébreux à verser dans la tradition et à délaisser le fondement même des Écritures.

La conception médiévale de l’enfer

L’idée de l’enfer comme lieu de tourment éternel pour les âmes damnées s’est beaucoup développée pendant la période médiévale. D’ailleurs, les conceptions de l’enfer ont pris beaucoup d’ampleur. Je dois vous dire que c’est à ce moment-là que ç’a dérapé et pas à peu près.

Nous remarquons qu’au début du christianisme, soit la période après les apôtres, les destinées de ceux résidant en enfer étaient décrites de diverses façons. Encore une fois éloignés du fondement de la Parole de Dieu. Certains théologiens soutenaient que, finalement, tous les individus malveillants, y compris Satan, renoueraient avec l’unité divine. D’autres enseignaient que l’enfer représentait un état intermédiaire, un lieu de punition où certaines âmes seraient purifiées tandis que d’autres seraient annihilées, c’est-à-dire détruites complètement.

La représentation prédominante de l’enfer, un lieu de tourment éternel s’impose finalement.

Avec le temps, la représentation prédominante de l’enfer, comme lieu de tourment éternel, s’est finalement imposée. L’enfer était conçu comme le lieu où les âmes des condamnés enduraient un châtiment tortueux et interminable. En d’autres mots, ils souffriraient dans ce lieu de tourments pour l’éternité. Même après la résurrection des morts à la fin du monde, les individus malveillants étaient destinés à retourner en enfer pour l’éternité. Selon les théologiens médiévaux, les gens qui mourraient allaient directement en enfer puis étaient extirpés de là pour passer en jugement et y retournaient. Vous remarquerez que c’est tout de même assez tordu comme concept et mentionnons que ça ne cadre absolument pas avec les Écritures.

Cette doctrine était largement enseignée dans l’ensemble du christianisme occidental au début du Ve siècle (401-500). Puis, elle a été officiellement réaffirmée par les papes et les conciles tout au long du Moyen Âge.  

Le concept de l’enfer que nous avons aujourd’hui ne provient pas de la Parole de Dieu, mais plutôt de l’évolution de l’imagination de certains et des traditions. Et encore aujourd’hui, ce concept de l’enfer est accepté, enseigné et reconnu comme étant la Parole de Dieu.

Pendant cette période, il fut ajouté, au concept de l’enfer, par les théologiens médiévaux, que la pire des peines était la séparation éternelle d’avec Dieu qu’on appelait « poena damni ». Encore aujourd’hui, cette doctrine est enseignée dans nos églises et cela sans en vérifier le fondement même des Écritures.

Les visions médiévales de l’au-delà

Les visions médiévales de l’au-delà détaillaient ces tourments avec : des fosses de flammes sombres et des cris déchirants venant des quatre coins de l’enfer. Il y avait une puanteur insupportable, des rivières d’eau bouillante grouillant de serpents et des cachots dans lesquels les gens étaient enfermés. Dans le même ordre d’idée, le poète italien Dante, au début du XIVe siècle (1301-1400), a offert une représentation détaillée de l’enfer dans la première section de sa « Divine Comédie ». Il a décrit les tourments des âmes damnées en fonction de leurs péchés. Ainsi les gloutons étaient immergés dans des marécages d’ordures glacées. Les meurtriers, pour leur part, luttaient dans une rivière de sang bouillant. Bien entendu, toutes ces images émergeaient de l’imagination de cette personne parce que la Bible n’a jamais parlé d’un tel endroit comme nous allons le découvrir dans cet enseignement.

Aujourd’hui, ces représentations semblent appartenir au passé du XXIe siècle. Cependant, le manuel officiel de l’Église catholique, le « Catéchisme de l’Église catholique », réitère la croyance catholique en la nature éternelle de l’enfer. Bien entendu, il évite les détails macabres présents dans les tentatives antérieures de décrire l’expérience infernale, mais, il réaffirme que la principale douleur de l’enfer réside dans la séparation éternelle d’avec Dieu.

Pour tout dire, notre doctrine ou notre compréhension de l’enfer nous vient majoritairement de la tradition de l’Église Catholique plutôt que de la Bible. Est-ce que vous trouvez-vous ça normal ? Pourquoi notre croyance ne vient-elle pas de la Parole de Dieu ?

La Stanford Encyclopedia of Philosophy (L’Encyclopédie de Phylosophie de Stanford) écrivait ceci :

« Selon une vision relativement répandue dans la culture chrétienne au sens large, le paradis et l’enfer sont essentiellement des compensations méritées pour le genre de vie terrestre que nous menons. Les bonnes personnes vont au paradis comme récompense méritée pour une vie vertueuse, et les mauvaises personnes vont en enfer comme juste punition pour une vie immorale ».[i]

Ainsi, l’enfer est un concept de punition et non pas une conséquence de nos choix. Si tu ne fais pas ce que Dieu te demande, tu vas avoir une punition. Tu vas aller en enfer pour être torturé pour toute l’éternité.

Comme j’ai mentionné précédemment, selon le principe de l’enfer, toutes les âmes ont la vie éternelle soit avec Jésus ou sans lui dans les tourments éternels. Parce que pour être tourmenté éternellement, il faut avoir une connaissance des choses, ce qui voudrait dire que nous sommes vivants. Ce qui n’est absolument pas biblique comme nous allons le voir dans cet enseignement.

Conclusion

En conclusion, l’étude de l’origine de la croyance en l’enfer révèle une évolution complexe influencée par diverses traditions religieuses, notamment juives, grecques et médiévales. Loin d’être un concept universellement accepté dans les Écritures, l’idée d’un enfer éternel de tourments pose des défis théologiques et moraux. Remettre en question les dogmes établis et examiner les Écritures avec un esprit critique peut conduire à une compréhension plus nuancée de la destinée après la mort. La recherche objective de la vérité biblique devrait primer sur les traditions et les interprétations humaines, invitant à une réflexion approfondie sur nos croyances et nos conceptions de la justice divine.

La suite avec la partie 3


[i] https://plato.stanford.edu/entries/heaven-hell/

D’où origine la croyance de l’enfer ? (partie 3)

La destinée finale des méchants sera-t-elle comme on nous l’a toujours enseigné ?

Introduction

Dans cet exposé, nous aborderons la distinction entre la punition et les conséquences en explorant le concept de l’enfer à travers le prisme de l’Ancien Testament. Nous examinerons comment la fausse doctrine de l’enfer en tant que châtiment éternel a été acceptée et perpétuée, en contraste avec la notion des conséquences de nos choix telle qu’elle est présentée dans les écritures. En commençant par le récit de la Genèse, où Dieu a averti Adam des conséquences de sa désobéissance, nous découvrirons comment cette perspective influence notre compréhension de Dieu en tant que père aimant plutôt que comme un juge punitif. Enfin, nous discuterons de l’impact de cette vision erronée sur la perception de la foi chrétienne et sur la relation entre l’humanité et son créateur.

Punition versus conséquence

Pour tenter de comprendre, pourquoi la fausse la doctrine de l’enfer a été acceptée, nous devons considérer le fait qu’elle représentait une punition plutôt que les conséquences de nos choix. Nous voyons, dans l’Ancien Testament, que Dieu menace de juger la désobéissance et nous le voyons l’exécuter à plusieurs reprises. Cependant, l’idée que le châtiment final soit la torture sans fin après la mort comme conséquence est inexistante. Une chose intéressante, nous voyons en Genèse chapitre 3 que Dieu a mis en garde Adam de mort advenant sa désobéissance.

Et l’Éternel Dieu ordonna à l’homme : mange librement des fruits de tous les arbres du jardin, sauf du fruit de l’arbre, de la détermination du bien et du mal. De celui-là, n’en mange pas, car le jour où tu en mangeras, tu mourras.

Genèse 2.16-17

Dieu dit à Adam qu’il peut manger de tous les fruits de tous les arbres du jardin. Il le met en garde d’une seule chose soit de ne pas manger le fruit de l’arbre de la détermination du bien et du mal. S’il désobéit et en mange, la conséquence sera qu’il mourra. Bien entendu, non pas une mort physique instantanément sur le champ. Mais qu’à ce moment, il connaitrait pour la première fois, de son existence, une séparation d’avec son Dieu. Une chose qu’il ne connaissait pas auparavant et ensuite, qu’il allait aussi mourir physiquement. Cet avertissement de mort n’était pas de caractère punitif, mais plutôt celle-ci était la conséquence de sa désobéissance.

Dieu n’a pas dit à Adam : « si tu en manges, je vais te punir. Tu vas passer l’éternité dans la souffrance en enfer. Je vais t’apprendre, tu vas voir ». Dieu a plutôt mis en garde Adam de la conséquence de ce choix en lui disant que le jour où il en mangerait, il allait mourir ». Ceci n’était pas une menace de punition, mais plutôt une mise en garde des conséquences de ses choix. Il y a toute une différence ici parce que la menace d’une punition nous fait agir par la crainte de désobéir et de subir une punition, tandis que l’amour et la confiance nous font respecter le commandement. Dieu a donné un avertissement à Adam plutôt que la menace d’une punition. La menace de punition aurait engendré la crainte chez Adam. Mais la conséquence le mettait face à la responsabilité de ses choix.

La différence entre une punition et une conséquence

D’abord, il nous faut considérer une chose très importante, c’est que la punition et la conséquence sont deux concepts différents, bien qu’ils soient parfois liés en fonction du contexte. Une punition est généralement une action intentionnelle infligée en réponse à un comportement considéré comme répréhensible, inapproprié ou en violation de règles ou de normes. La punition est souvent administrée dans le but de décourager le comportement indésirable, d’appliquer la justice ou de faire respecter des normes éthiques ou sociales. Par exemple, une personne sera menacée de faire de la prison pour tel ou tel crime. Faire de la prison, c’est être privé de liberté, cela n’est pas une conséquence, mais plutôt une punition. Si tu commets un crime, je t’enlève ta liberté.

Une conséquence, d’autre part, est plus neutre et se réfère simplement aux résultats ou aux effets qui découlent d’une action ou d’une décision. Dieu a placé Adam devant un choix, soit l’obéissance ou la désobéissance. Les deux options comportaient des conséquences. Dans un premier temps la vie et dans un second temps la mort.

Utilisation des bons mots est importante

Il est important d’utiliser les bons mots pour avoir une idée juste de ce qui se passe.

Lorsque l’on dit à un enfant, tu vas avoir une conséquence au lieu d’une punition, cela peut faire une énorme différence dans sa compréhension. Par exemple, une punition se termine après un temps. Si je dis à mon enfant : « va dans ta chambre » en guise de punition. Bien entendu, après quelque temps dans sa chambre, il sera autorisé à en sortir. Ce qui veut dire que la punition se termine et l’on en sort.

Un autre exemple, je dis à mon enfant comme punition qu’il sera privé de jeux vidéo pendant une semaine. Bien entendu, après ce temps, il pourra à nouveau jouer avec sa console. Parce que la punition se termine.

Maintenant, la conséquence, c’est différent, parce qu’on vit avec les conséquences de nos choix. Un jeune adulte qui commence à conduire, on va le mettre en garde contre les conséquences de sa vitesse. S’il n’écoute pas et qu’il lui arrive un accident, il aura à vivre avec les conséquences de celle-ci et ce ne sera pas une punition. Son accident n’est pas une punition. C’est une conséquence. S’il perd le contrôle de son véhicule dans une courbe et qu’il frappe violemment un arbre et cause la mort de ses passagers, il aura à vivre avec les conséquences de son accident le reste de ses jours. La conséquence ne se terminera pas. La même chose s’il est gravement blessé et se retrouve dans un fauteuil roulant le reste de ses jours, il va vivre les conséquences de ses mauvaises décisions.

Dans ce cas-ci, la punition aurait été qu’un policier l’arrête. Qu’il lui donne une contravention et qu’il perde des points d’émérites. Ça, c’est une punition. Maintenant, il va payer l’amende de son infraction et après deux ans, il va retrouver l’entièreté de ses points d’émérites. Vous comprenez le principe. La punition on en sort, mais les conséquences l’ont vit avec.

Dieu n’a pas placé Adam face à une punition, mais plutôt face à une conséquence de son choix.

La conséquence de mort d’Adam aura touché tout le genre humain sans exception. Aujourd’hui, nous en subissons les conséquences. Donc, les conséquences de nos décisions peuvent aussi toucher les autres autour de nous. Si le monde est là où il est maintenant, c’est la conséquence de la désobéissance d’Adam.

Dieu donnait à Adam ce que serait la conséquence de sa désobéissance. Il ne lui disait pas qu’il allait le punir s’il mangeait du fruit défendu. Mais plutôt, la conséquence du choix Adam serait qu’il mourrait. Le problème fut que la conséquence entraîna toute l’humanité avec lui dans son péché. Comme l’apôtre Paul disait :

Et pourtant, la mort a régné depuis Adam jusqu’à Moïse, même sur les hommes qui n’avaient pas commis une faute semblable à celle d’Adam – qui est comparable à celui qui devait venir.

Romains 5.14

Puis Christ est apparu tel un nouvel Adam

L’Écriture ne déclare-t-elle pas : le premier homme, Adam, devint un être vivant, doué de la vie naturelle ? Le dernier Adam est devenu, lui, un être qui, animé par l’Esprit, communique la vie.

1 Corinthiens 15.45

Encore, aujourd’hui, nous vivons, non pas sous la menace d’une punition « tu vas aller en enfer si tu n’agis pas bien », mais plutôt nous vivons avec les conséquences de nos choix. Nous savons que les péchés que nous commettons méritent la mort. La mort dans ce cas-ci n’est pas une punition, mais une conséquence à notre manquement volontaire à l’obéissance à la Parole de Dieu. Exactement comme l’ont fait Adam et Ève. Ils ont sciemment désobéi au commandement de Dieu et ils en ont subi les conséquences. La punition aurait été de les envoyer en enfer pour qu’ils soient torturés. C’est pour cela qu’il est important d’utiliser les bons mots parce que l’enfer est synonyme de punition.

La mort, une conséquence et non une punition

Le concept de l’enfer tel que nous le connaissons est une punition, tandis que la mort est une conséquence. C’est là la grande différence. La Parole de Dieu nous dit :

Voici : toute personne m’appartient, les fils comme les pères m’appartiennent. Eh bien, c’est la personne qui pèche qui mourra.

Ézéchiel 18.4

Non pas que cette personne va souffrir en enfer éternellement, mais plutôt qu’elle va mourir. La mort est la conséquence de notre désobéissance. La mort décrit l’état de cessation de la vie. La mort ne signifie pas des tourments éternels. Parce que si la mort signifiait un tourment éternel, on ne parlerait pas de mort à ce moment. Évidemment, si tu es dans un endroit en ayant conscience de ce qui se passe, cela veut dire que tu n’es pas mort. Selon le concept de l’enfer, les âmes damnées ont conscience de ce qui se passe. Alors, elles ne sont pas mortes, elles sont en vies. Ce qui veut dire que nous faisons Dieu menteur en prônant la fausse théorie de l’enfer. Parce que Dieu parle de mort et non pas de tourments. Dieu parle de conséquences et non pas de punitions.

Dieu nous met ici devant la conséquence de nos choix. Si nous péchons, nous allons mourir. Comme nous allons le voir plus loin, mourir signifie détruire. Signifie cesser d’exister, pour le corps comme pour l’âme. Mais, nous en reparlerons plus tard dans cette étude. Nous allons cesser de vivre. Nous allons cesser d’exister. Dieu ne dit pas que la personne qui pèche sera torturée éternellement dans le feu de l’enfer.

On voit qu’Adam et Ève ne sont pas morts aussitôt qu’ils ont mangé du fruit défendu. Cependant, ils ont vécu les conséquences de leurs choix. Puis, ils sont mort physiquement.

Les conséquences pour Ève et les femmes en général

Dieu dit à la femme : Je rendrai tes grossesses très pénibles et c’est dans la souffrance que tu mettras au monde tes enfants. Tes attentes seront tournées vers ton mari, mais lui, il te dominera.

Genèse 3.16

Les conséquences pour les femmes sont :

  • Grossesses très pénibles
  • Accouchement dans la souffrance
  • Attente tournée vers le mari
  • Domination du mari sur elle

Les conséquences pour Adam et les hommes en général

Il dit à Adam : puisque tu as écouté ta femme et que tu as mangé du fruit de l’arbre dont je t’avais défendu de manger, le sol est maudit à cause de toi. C’est avec peine que tu en tireras ta nourriture tout au long de ta vie. 18 Il te produira des épines et des chardons ; et tu mangeras des produits du sol. 19 Tu en tireras ton pain à la sueur de ton front jusqu’à ce que tu retournes à la terre, puisque tu as été tiré de celle-ci. Car toi, tu es poussière et tu retourneras à la poussière.

Genèse 3.17-19

Les conséquences pour les hommes sont:

  • Le sol est maudit
  • Il doit se nourrir avec peine
  • Le sol produit des épines et des chardons
  • Condamné à manger les produits du sol
  • Travailler à la sueur de son front

La conséquence commune pour l’homme et la femme:

  • Le corps retournera à la poussière après leur mort. Ce corps mortel sera détruit à tout jamais.

Adam et Ève sont morts physiquement comme Dieu le leur avait dit. Est-ce qu’ils se sont repentis par la suite avant de mourir physiquement ? Peut-être, mais le texte ne nous le dit pas. Ce qui nous démontre que ce qui attend celui qui désobéit, c’est la mort. Dans un premier temps physique et dans un deuxième temps spirituel.

Conclusion

Nous pouvons comprendre que le concept de l’enfer comme un lieu de tourments incessant se soit développé principalement pendant l’ère médiévale, comme je vous ai expliqué dans la précédente vidéo. L’Église catholique avait le contrôle sur les âmes et elles ne voulaient pas les perdre. Quoi de mieux que de brandir la menace d’un châtiment de torture éternel pour garder les gens dans la peur d’être puni et de se voir aller en enfer ? C’est d’ailleurs comme cela qu’ils ont toujours gardé le contrôle sur les gens. Ils brandissaient la menace d’une punition sévère de la part de Dieu. Ainsi, les générations qui m’ont précédé ont toujours perçu Dieu avec un bâton à la main prêt à frapper celui qui allait désobéir. Et comme si ce n’était pas suffisant, il allait jeter en enfer les récalcitrants pour qu’ils soient torturés pour l’éternité. Cela faisait peur aux gens et ils se soumettaient non pas par amour, mais par la crainte d’un châtiment. C’est pour cela que l’enfer a toujours été perçu comme un lieu de punition.

Si on demandait aux gens pourquoi ils sont chrétiens, certains répondraient que c’est parce qu’ils ne veulent pas aller en enfer. Cette fausse doctrine de l’enfer tient captive des millions de personnes dans ce monde encore aujourd’hui. Et cela brouille notre vision d’un père aimant qu’est Dieu. Il est encore perçu comme celui qui est toujours prêt à punir. Alors que ce n’est pas du tout le cas. Dieu est un Dieu d’amour qui ne cherche qu’à bénir ses créatures.

En conclusion, l’analyse du concept de l’enfer à travers le prisme de l’Ancien Testament met en lumière une distinction cruciale entre la punition et les conséquences de nos choix. Contrairement à la fausse doctrine de l’enfer comme châtiment éternel perpétuée par certaines institutions religieuses, les Écritures soulignent plutôt les conséquences de nos actions, telles que présentées dans le récit de la Genèse avec Adam et Ève. Dieu a averti Adam des conséquences de sa désobéissance, non pas par une menace de punition, mais en lui exposant simplement les résultats de ses choix. Ainsi, la mort est présentée comme une conséquence naturelle de la désobéissance, plutôt que comme une punition divine éternelle. Cette compréhension remet en question la perception traditionnelle de l’enfer comme lieu de tourments incessants et souligne plutôt l’importance de vivre en accord avec les principes divins pour éviter les conséquences néfastes de nos actions. En fin de compte, cela invite à une vision plus nuancée de Dieu en tant que père aimant plutôt que juge punitif, libérant ainsi les individus de la crainte d’une punition éternelle pour les motiver à agir par amour et respect des commandements divins.

La suite avec la partie 4

D’où origine la croyance de l’enfer ? (partie 1)

La destinée finale des méchants sera-t-elle comme on nous l’a toujours enseigné ?

Introduction

Si l’on demandait aux gens où ils vont après leur mort, les réponses possibles seraient très certainement dans le néant, je me réincarnerais, en enfer, dans l’au-delà, dans le purgatoire, auprès de Dieu et je ne sais pas.

Maintenant si l’on posait la même question aux croyants à propos des non-croyants, ils diraient sans hésiter que ceux-ci iront en enfer.

Et si l’on demandait à des chrétiens où vont les croyants après leur mort les réponses seraient bien différentes à coup sûr. Nous pourrions entendre: je vais aller au ciel, j’entre dans la présence de Jésus, j’irai au paradis ou bien en enfer pour ceux qui n’obéissaient pas à Jésus.»

Comme vous voyez, l’enfer est l’endroit où nous croyons que les morts non croyants vont aller. Si l’on demandait maintenant, est-ce que les gens vont en enfer immédiatement après leur mort ? La réponse serait bien évidemment oui. Parce que la croyance de l’enfer est très bien installée dans les mœurs chrétiennes depuis des décennies.

J’ai d’ailleurs été surpris de l’ampleur de cette doctrine. Parce qu’elle est très répandue et enseignée allègrement dans toutes les églises par une majorité d’enseignants, de pasteurs et d’évangélistes. D’ailleurs, à peu près plus personne ne remet en question ce concept. Peu de personnes se demandent si c’est fondamentalement biblique ce concept de torture éternelle dans un lieu appelé l’enfer. Un lieu qui serait un endroit de tourment éternel pour les âmes perdues.

Pour tout dire, la doctrine de la torture, sans fin en enfer, est généralement acceptée par de nombreux chrétiens. Pour plusieurs, c’est un principe acquis pour lequel on ne se pose plus de questions ou encore que l’on n’ose plus remettre en question.

Maintenant, ce qui est aberrant c’est que de nombreux enseignants bibliques insistent sur le fait que nous croyons en un Dieu qui acceptera de tourmenter les âmes éternellement en enfer. Est-ce que ce Dieu d’amour, mais aussi juste, pourra fermer la porte de l’abîme, derrière lui, et retourner à ses occupations sans ne plus jamais penser à ces myriades d’âmes ? Des âmes souffrant cruellement dans ce lieu de tourment éternel. Personnellement, j’ai de la difficulté avec ce concept. C’est pour cela que j’ai voulu avoir des réponses à mes questions.

Des âmes que Dieu a créées et qu’il aime au point d’offrir son fils unique en sacrifice pour leur délivrance. Il va maintenant permettre que ces âmes souffrent à tout jamais. C’est contraire à sa nature même décrite dans la Bible.

Nous voyons dans la Bible que ce Dieu miséricordieux nous dit qu’il aime les méchants et qu’il ne souhaite pas leur mort. Comme c’est mentionné en :

Pensez-vous que je prenne le moindre plaisir à voir mourir le méchant ? demande le Seigneur, l’Éternel. Mon désir n’est-il pas plutôt qu’il abandonne sa mauvaise conduite et qu’il vive ?

Ézéchiel 18.23

Je me demande s’il est possible que Dieu prenne plaisir à voir souffrir les âmes qu’il a créées à son image. Bien sûr que la réponse est non. Tellement de passage dans la Parole de Dieu nous démontre le contraire. Honnêtement, c’est de mal connaître l’Éternel que de penser une chose pareille. Un Dieu qui envoya son fils, son unique, mourir sur la croix pour que nous soyons pardonnés afin que nous évitions de passer en jugement. Les Écritures nous enseignent ceci sur Dieu :

Oui, Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils, son unique, pour que tous ceux qui placent leur confiance en lui échappent à la perdition et qu’ils aient la vie éternelle.

Jean 3.16

Pour ma part, je n’arrive absolument pas à concevoir une telle cruauté venant de la part de mon Dieu. Simplement, parce que le concept de l’enfer que nous connaissons ne cadre pas avec le Dieu d’amour que Jésus nous a présenté.

Des questionnements personnels

Ce principe de torture sans fin en enfer m’a toujours laissé avec des questions sans réponse. Je me suis toujours demandé s’il était possible qu’après un moment, Dieu revienne sur sa décision et permette à ces âmes de sortir de l’enfer ? Après tout, c’est aussi une possibilité. Je me demandais également, comment est-ce que Dieu pourrait laisser des âmes être torturées éternellement sans que ça le préoccupe un seul instant ? Comme Père, je me demandais, est-ce qu’un père aimant agirait de cette façon avec ses enfants sans en être troublé ? Chaque fois que je pensais à l’enfer, ces questions me revenaient à l’esprit. Bien entendu, je n’avais pas de réponse.

Un jour, lors du décès de mon beau-père, ma belle-sœur m’a demandé, alors que nous étions à son chevet, sais-tu où il est allé ? Cette fois-là, je n’ai pas su quoi y répondre. Je lui ai simplement dit que je ne savais pas et c’était vrai à l’époque. Parce que, bien que je sois chrétien depuis plusieurs années, je n’avais aucune idée d’où, il pouvait bien être allé ? Encore une fois, des questions surgissaient de mon esprit. Est-il allé dans le séjour des morts ? Ou encore serait-il allé directement en enfer ? Encore là, c’était nébuleux pour moi. Cependant, une chose que je savais, c’est qu’il n’avait jamais professé publiquement son appartenance au fils de Dieu. Maintenant, où qu’il fût allé, cela demeurait toujours, à ce moment, un mystère pour moi.

Mais, pourquoi est-ce que je ne savais pas ? Parce que des enseignements et des propos contradictoires de toutes sortes étaient véhiculés. Encore aujourd’hui, trop de propos paradoxaux sont véhiculés de nos jours concernant l’enfer et il devient difficile de savoir ce qu’est la vérité. Toutefois, au fond de mon cœur, je sais, sans l’ombre d’un doute, que la vérité provient de la Parole de Dieu.

Les années ont passé et le Seigneur m’a conduit à comprendre où les personnes décédées allaient après la mort physique du corps. C’est-à-dire lorsque le cœur d’une personne cesse de battre. Et comme mon beau-père disait toujours : « tout le monde meurt du cœur parce que le cœur de tout le monde arrête de battre un jour ». Là-dessus, il avait bien raison.

Aujourd’hui, je ne me pose plus la question et je sais où il est allé. Je le sais parce que les Écritures nous le démontrent clairement. Maintenant, je ne sais pas sa destination finale, parce que ce n’est pas moi qui vais le juger. Mais pour le moment, il est allé dans le séjour des morts avec tous ceux qui sont décédés avant lui. C’est d’ailleurs ce que le patriarche Jacob nous confirme dans ce passage :

Tous ses fils et toutes ses filles vinrent pour le consoler ; mais il refusa toute consolation et dit : Non ! c’est dans le deuil que je rejoindrai mon fils au séjour des morts ! Et il continua à pleurer Joseph.

Genèse 37.35

Jacob nous confirme que les âmes vont au séjour des morts. Je sais qu’un jour, mon beau-père, va ressusciter et ce sera pour passer en jugement comme nous dit ce passage d’Apocalypse :

Je vis les morts, les grands et les petits, comparaissant devant le trône. Des livres furent ouverts. On ouvrit aussi un autre livre : le livre de vie. Les morts furent jugés, chacun d’après ses actes, suivant ce qui était inscrit dans ces livres. La mer avait rendu ses naufragés, la mort et le royaume des morts avaient rendu ceux qu’ils détenaient. Et tous furent jugés, chacun conformément à ses actes.

Apocalypse 20.12-13

Au cours de sa vie, cet homme, il n’a pas su accepter de donner sa vie terrestre à Jésus pour avoir part à la première résurrection et entrer dans la vie éternelle. Ainsi, lors du jugement peut-être sera-t-il sauvé? Mais, cela c’est Dieu qui va le juger.

Cependant, une chose que j’ai apprise c’est que les morts ne vont pas au ciel dans la présence de Jésus comme cela est aussi véhiculé abondamment. Pas plus qu’ils ne vont en enfer comme certains le supposent et comme nous l’entendons régulièrement. Ce que la Bible dit c’est qu’ils vont dans le séjour des morts. Nous allons en discuter plus amplement au cours de cette série d’enseignement.

J’ai un enseignement qui traite de ce sujet-là. Cet enseignement s’intitule, Le récit de l’homme riche et du pauvre Lazare. Il est en cinq courtes parties et il explique très bien là où vont les gens lorsqu’ils décèdent.

Certes, le désir de Dieu est de voir le méchant abandonner sa mauvaise voie. Parce que Dieu sait ce qu’il va lui arriver au méchant. C’est pour cela qu’il lui annonce, sans relâche, de revenir de sa mauvaise voie et de changer. Il dit même dans Ézéchiel :

Si le méchant se détourne de toutes les fautes qu’il a commises, s’il obéit à tous mes commandements et agit avec droiture et selon la justice, il ne mourra pas, il vivra.

Ézéchiel 18.21

Maintenant, à quoi Dieu, ici, fait-il référence lorsqu’il dit : « il ne mourra pas, il vivra » ? Si le méchant se détourne des fautes qu’il a commises, il va vivre, il ne mourra pas. De quel mort et de quelle vie Dieu parle-t-il ici ? Il ne parle pas de la vie et de la mort du corps c’est certain. Il parle de la vie et de la mort de l’âme. Donc, s’il ne revient pas de ses mauvaises voies, il va donc mourir. Ce sera la mort de son âme.

À présent, considérons le fait d’être en enfer avec une conscience de ce qui se passe, cela ne veut-il pas dire que l’âme est vivante ? Et si l’âme est vivante, pourquoi Dieu dit-il que le méchant va mourir ? Encore, si l’âme vit et souffre éternellement en enfer, selon cette logique, cela pourrait-il signifier que cette âme a la vie éternelle ? Une vie éternelle dans les tourments sans fin ? Le méchant, va-t-il seulement mourir de la chair un moment et ressusciter pour passer l’éternité sous la torture en enfer ? Et comment expliquer le passage d’Apocalypse 2.11; 20.6, 14; 21.18 qui nous parle de la seconde mort ? Est-ce que le corps va mourir deux fois ? Si c’est le cas, alors ceci vient contredire ce que l’auteur de l’épitre aux Hébreux affirme en Hébreux 9.27 lorsqu’il dit :

Et comme le sort de tout homme est de mourir une seule fois – après quoi vient son jugement par Dieu.

Hébreux 9.27

Selon la Parole, le corps meurt et retourne à la poussière. C’est ce que ce passage de genèse nous enseigne :

Mange librement des fruits de tous les arbres du jardin, sauf du fruit de l’arbre, de la détermination du bien et du mal. De celui-là, n’en mange pas, car le jour où tu en mangeras, tu mourras.

Genèse 2.16-17

Maintenant, qu’est-ce que Dieu entend par la seconde mort ? La mort, pour le méchant, serait-elle de vivre éternellement dans des souffrances éternelles ? Si c’est cela la mort, alors ce n’est pas la mort, mais plutôt la vie. Parce que la définition de la mort que la Bible donne n’a aucun rapport avec la vie. La définition que la Bible donne, comme nous allons le voir dans cet enseignement c’est la destruction. Dans un premier temps du corps et dans un second temps de l’âme. Vous savez, comme moi, qu’un corps mort ce n’est pas vivant et ça paraît.

Comme vous pouvez le voir, la fausse doctrine de l’enfer amène plus de questions que de réponse et je vais tenter de répondre à ces questions dans cet enseignement. Vous allez voir, que les choses décrites dans la Parole de Dieu, ne sont peut-être pas exactement comme on a bien voulu nous le faire croire. Et cela depuis de nombreuses décennies.

La cohérence de la doctrine du tourment éternel avec les Écritures

L’apôtre Jean nous parle de Dieu comme étant un Dieu d’amour. Il nous dit :

Qui n’aime pas n’a pas connu Dieu, car Dieu est amour.

1 Jean 4.8

C’est vrai que Dieu est un Dieu d’amour, mais il est aussi un Dieu juste et il ne laissera pas le méchant impuni. Mais ce Dieu d’amour que la Bible décrit gardera-t-il la plupart des humains vivant éternellement pour les voir brûler et souffrir à tout jamais en enfer? Est-ce cela l’essence même de l’amour de Dieu ? Si c’est le cas, c’est donc qu’ils seront gardés en vie. Alors, pourquoi la bible parle-t-elle d’une seconde mort si tous les êtres humains doivent vivre, mais dans des endroits différents ? Un groupe dans la présence de Dieu et un autre groupe dans les flammes de l’enfer étant torturé ad vitam aeternam.

Avant d’aller plus loin, j’aimerais mentionner que toutes les fausses doctrines ont des incohérences avec la Parole de Dieu et que c’est là le signe distinctif. Ici, il nous est facile de voir qu’il y a ici une incohérence frappante. Alors que la Bible parle de mort soit de destruction, le concept de l’enfer parle de vie et de souffrances éternelles.

C’est souvent le cas avec les fausses doctrines. Elles sont incohérentes avec la Parole de Dieu. Si vous voulez savoir si un concept est une fausse doctrine, il vous suffit de chercher les incohérences avec la Parole de Dieu. La doctrine peut être bien présentée. Elle peut être attirante et fascinante. Cependant, s’il y a incohérence avec la Parole de Dieu alors c’est une fausse doctrine.

Je crois que nous pouvons nous permettre de nous poser la question, à savoir si le concept de l’enfer est cohérent avec les écritures. Surtout en ce qui a trait à toutes ces doctrines qui sont véhiculées actuellement. L’apôtre Paul nous mentionne de valider le fondement et ne pas se laisser tromper par qui que ce soit.

…au contraire, examinez toutes choses, retenez ce qui est bon, et gardez-vous de ce qui est mauvais, sous quelque forme que ce soit. 1

Thessaloniciens 5.21-22

Les fausses doctrines sont très répandues dans l’Église en ces jours de la fin et celle-ci en est une de plus. Pourquoi une fausse doctrine est-elle quelque chose de mauvais pour les croyants ? Parce que celle-ci induit les gens en erreur et dans bien des cas leur donne de faux espoirs. Puis, elle les éloigne de la vérité fondamentale de la Parole de Dieu. Par exemple, comme nous allons le voir, dans cette série d’étude, la géhenne dont Jésus parle n’a rien à voir avec le concept de l’enfer qui nous est proposé hors des Écritures. Ce sont deux concepts complètement différents. Le premier, la géhenne, est un concept de destruction et le second, l’enfer, un concept de torture éternelle. C’est pour cela que le mot « enfer » utilisé est une très mauvaise traduction du mot « géhenne » que Jésus utilisa. Cependant, il faut aussi du discernement, parce que les fausses doctrines sont présentées avec tellement de subtilité qu’il nous est facile de nous y laisser prendre.

Des textes des écritures qui suggèrent un châtiment éternel

À ce moment-ci, nous pouvons considérer que certains textes des écritures suggèrent un châtiment éternel pour les méchants. Notez que ceux-ci sont en très petit nombre et qu’ils s’expliquent assez bien comme vous allez le découvrir dans cet enseignement. En revanche, la plupart des Écritures suggèrent quelque chose de très différent par rapport à l’enfer que l’on nous enseigne. Ce que nous pouvons voir, dans les Écritures, c’est que les méchants finiront par mourir, périr, être retranché ou encore être détruit. Par contre, nous ne les voyons jamais être tourmentés et souffrir dans un endroit appelé l’enfer pour l’éternité. Il n’y a aucun passage des Écritures qui corrobore cela.

Vous allez peut-être me dire, oui, mais le passage Apocalypse 20.10 c’est bien de cela qu’il parle n’est-ce pas. Je vais terminer cette série d’enseignement avec ce passage et vous allez voir que les choses ne sont pas comme on nous les a présentés. Le problème avec Apocalypse 20.10 vient de la traduction. Le pasteur Richard T. Ritenbaugh mentionne sans son commentaire sur ce passage d’Apocalypse 20.10 qu’« Il y a des règles grammaticales grecques qui ont été omises par les traducteurs ».[1]

Ceux-ci, comme Ritenbaugh le mentionne, les traducteurs ont ignoré les règles grammaticales pour faire concorder le texte avec leur vision de l’enfer. Cela a laissé une impression que le lac de feu était un endroit de tourments éternels. Pourtant, comme nous allons le voir, ce n’est pas du tout le cas.


Conclusion

En conclusion, la croyance en l’enfer comme un lieu de tourment éternel soulève des questions fondamentales sur la nature de Dieu et de sa justice. Alors que cette doctrine est profondément enracinée dans la tradition religieuse. Il est essentiel d’examiner attentivement les enseignements à la lumière des principes bibliques. De rechercher une compréhension plus profonde et plus compatissante de la volonté divine.

Vous savez, accepter de remettre en question les dogmes établis et explorer les Écritures avec un esprit critique, dans le sens ouvert, peut nous aider à découvrir une vérité plus juste et plus compatissante sur la destinée des méchants après la mort.

[1] https://www.bibletools.org/index.cfm/fuseaction/bible.show/sVerseID/31049/eVerseID/31049