Comment reconnaître de faux enseignants selon la Bible

Introduction

Déjà au commencement, l’Église de Christ a été confrontée à des menaces spirituelles venant de l’intérieur et de l’extérieur. Parmi elles, l’émergence de faux enseignants occupe une place centrale. Ces individus, souvent charismatiques et persuasifs, ne se contentent pas de nier ouvertement la vérité : ils la détournent subtilement, séduisant les âmes et semant la confusion parmi les croyants. Leur impact est d’autant plus dangereux qu’ils se présentent comme des messagers de la vérité, mais leurs enseignements, déguisés en lumière, mènent à l’erreur et à l’éloignement de Dieu.

Les Écritures regorgent d’avertissements contre ces faux enseignants, depuis les prophètes de l’Ancien Testament jusqu’aux apôtres du Nouveau Testament. Jésus lui-même a mis en garde ses disciples contre les « loups déguisés en brebis » (Matthieu 7.15), signalant que ces trompeurs apparaîtront au sein même du peuple de Dieu. Ces avertissements ne sont pas réservés à une époque passée ; ils résonnent avec une urgence particulière à notre époque, où les moyens modernes de communication permettent à des voix séduisantes de se faire entendre à l’échelle mondiale.

Cette étude vise à équiper les croyants pour discerner la vérité de l’erreur. Nous examinerons les caractéristiques des faux enseignants, leurs motivations et les fruits qu’ils produisent, à la lumière des Écritures. Nous explorerons également les outils bibliques pour les identifier et nous en protéger. Enfin, nous analyserons les dangers spécifiques liés à l’ère numérique, où de nombreux prédicateurs exploitent Internet pour diffuser des doctrines contraires à l’Évangile.

Il ne s’agit pas seulement d’un exercice intellectuel, mais d’une nécessité spirituelle vitale. L’apôtre Paul exhorte : « Examinez toutes choses ; retenez ce qui est bon » (1 Thessaloniciens 5.21). En reconnaissant les faux enseignants et en restant fidèles à la Parole de Dieu, les croyants peuvent non seulement protéger leur propre foi, mais aussi être des instruments pour guider d’autres vers la vérité.

Que cette étude serve à renforcer votre discernement spirituel, à approfondir votre ancrage dans les Écritures et à vous encourager à marcher avec vigilance et assurance dans la lumière de Christ.

1. Les avertissements bibliques concernant les faux enseignants

La Bible ne cesse d’avertir contre les faux enseignants et leurs dangers :

  • Jésus avertit ses disciples : « Prenez garde aux faux prophètes. Ils viennent à vous déguisés en brebis, mais au-dedans, ce sont des loups féroces » (Matthieu 7.15). Jésus enseigne que les faux prophètes se présentent comme inoffensifs, mais leurs intentions sont destructrices.
  • L’apôtre Paul exhorte les Églises : « Je sais que, dès que je ne serai plus là, des loups cruels s’introduiront parmi vous et ils ne ménageront pas le troupeau » (Actes 20.29). Paul souligne la menace de ceux qui s’infiltrent dans l’Église pour semer la confusion.
  • Pierre met en garde contre les faux enseignants : « Il y a eu parmi le peuple de faux prophètes, et il y aura aussi parmi vous de faux enseignants qui introduiront des doctrines destructrices » (2 Pierre 2.1).

2. Les caractéristiques des faux enseignants

Les Écritures décrivent plusieurs traits communs aux faux enseignants :

a. Ils déforment la vérité

Les faux enseignants prennent souvent des vérités bibliques et les manipulent pour servir leurs propres intérêts : « Ils pervertissent la grâce de notre Dieu pour en faire un prétexte à l’immoralité » (Jude 1.4). Ils minimisent les exigences morales de Dieu tout en séduisant leurs auditeurs avec des messages agréables.

b. Ils sont motivés par le profit

Beaucoup de faux enseignants cherchent à s’enrichir : « Par cupidité, ils exploiteront certains d’entre vous au moyen de paroles trompeuses » (2 Pierre 2.3). Leur motivation n’est pas le service de Dieu, mais leur propre gain matériel.

c. Ils attirent les foules par des paroles flatteuses

Les faux enseignants séduisent par des discours qui plaisent : « Car il viendra un temps où les hommes ne supporteront plus la saine doctrine, mais, au gré de leurs propres désirs, ils se donneront une foule de maîtres qui leur diront ce qu’ils aiment entendre » (2 Timothée 4.3). Ils évitent de confronter leurs auditeurs à leurs péchés et à la nécessité de la repentance.

d. Ils rejettent l’autorité divine

Les faux enseignants n’acceptent pas l’autorité de la Parole de Dieu : « Ces gens-là méprisent l’autorité et s’abandonnent à leurs propres instincts » (2 Pierre 2.10).

3. Les fruits des faux enseignants

Jésus enseigne que l’on reconnaît un arbre à ses fruits : « C’est à leurs fruits que vous les reconnaîtrez » (Matthieu 7.20). Voici quelques-uns des fruits typiques des faux enseignants :

  • Division dans l’Église : « Ils causent des divisions et scandalisent les croyants, en s’opposant à l’enseignement que vous avez reçu » (Romains 16.17).
  • Confusion doctrinale : « Certains sont sortis de chez nous, mais ils n’étaient pas vraiment des nôtres… Ils voulaient semer la confusion parmi vous » (1 Jean 2.19-26).
  • Un comportement immoral : « Leur fin sera conforme à leurs œuvres » (2 Corinthiens 11.15). Les faux enseignants mènent souvent une vie contraire à la sainteté prêchée dans l’Évangile.

4. Comment les identifier et s’en protéger

a. Comparer leurs enseignements avec la Parole de Dieu

La Bible est la norme ultime pour juger toute doctrine : « Toute Écriture est inspirée de Dieu et utile pour enseigner, convaincre, corriger et instruire dans la justice » (2 Timothée 3.16).

b. Examiner leur vie et leur témoignage

Jésus a enseigné de regarder la conduite des enseignants : « Tout bon arbre produit de bons fruits, mais le mauvais arbre produit de mauvais fruits » (Matthieu 7.17). Un enseignant authentique doit refléter la sainteté et l’humilité du Christ.

c. Être vigilant et spirituellement mature

Paul exhorte les croyants à ne pas être facilement influencés : « Ainsi, nous ne serons plus des enfants flottants et emportés à tout vent de doctrine » (Éphésiens 4.14).

d. Rechercher la direction du Saint-Esprit

Le discernement spirituel est essentiel : « Le Saint-Esprit que vous avez reçu de lui demeure en vous… Vous n’avez pas besoin qu’on vous enseigne, car son onction vous enseigne tout » (1 Jean 2.27).

e. Demeurer dans la communion de l’Église

Une Église locale solide aide à se prémunir contre les fausses doctrines : « Prenez garde, frères, qu’aucun de vous n’ait un cœur mauvais et incrédule qui l’amène à se détourner du Dieu vivant » (Hébreux 3.12).

5. Les dangers de la séduction sur Internet

Dans notre époque moderne, Internet est devenu une plateforme puissante pour diffuser la Parole de Dieu, mais aussi pour propager des doctrines trompeuses. De nombreux prédicateurs utilisent les réseaux sociaux, YouTube et d’autres médias pour attirer un public vaste, souvent sans être soumis à une supervision spirituelle ou à un cadre ecclésial. Cela représente un danger particulier pour les chrétiens.

a. La facilité de diffusion de fausses doctrines

Internet permet à quiconque de partager ses idées sans filtre ni responsabilité. Certains prédicateurs, bien qu’éloquents et charismatiques, enseignent des doctrines qui s’éloignent des Écritures : « Il viendra un temps où les hommes… se donneront une foule de maîtres qui leur diront ce qu’ils aiment entendre » (2 Timothée 4.3). Ils exploitent les aspirations spirituelles des croyants, parfois en exagérant ou en manipulant des passages bibliques pour séduire.

b. L’absence de discernement chez de nombreux chrétiens

Tous les chrétiens ne disposent pas d’une solide connaissance biblique ou d’un discernement spirituel, ce qui les rend vulnérables : « Mon peuple est détruit, parce qu’il lui manque la connaissance » (Osée 4.6). Les croyants qui suivent aveuglément des prédicateurs en ligne sans examiner leurs enseignements à la lumière des Écritures risquent de s’éloigner de la vérité.

c. Le danger des doctrines axées sur les émotions ou la prospérité

Sur Internet, de nombreux messages sont centrés sur le bien-être émotionnel, la prospérité matérielle ou des miracles sensationnels. Ces doctrines séduisent, mais ne confrontent pas les auditeurs à leur besoin de repentance et de sanctification : « Ils ont des cœurs exercés à la cupidité » (2 Pierre 2.14).

d. Les divisions causées par des enseignements non conformes

Certains prédicateurs, par leurs messages polarisants ou controversés, sèment la division dans les Églises locales. Ce phénomène fragilise la communion entre croyants : « Éloignez-vous de ceux qui causent des divisions et scandalisent les croyants, en s’opposant à l’enseignement que vous avez reçu » (Romains 16.17).

6. Comment se protéger des dangers d’Internet ?

  1. Vérifier chaque enseignement à la lumière des Écritures :
    « Examinez toutes choses ; retenez ce qui est bon » (1 Thessaloniciens 5.21). Ne pas se contenter de ce qui est dit, mais retourner aux Écritures pour en vérifier la véracité.
  2. S’entourer de conseils spirituels avisés :
    Partagez ce que vous entendez avec des leaders spirituels de confiance dans votre Église locale.
  3. Privilégier des enseignants reconnus :
    Suivez des prédicateurs dont le ministère est bien établi, enraciné dans une Église locale, et aligné sur la doctrine biblique.
  4. Demander le discernement du Saint-Esprit :
    « Le Saint-Esprit vous conduira dans toute la vérité » (Jean 16.13). Priez pour recevoir la sagesse spirituelle face à cette surabondance de contenus en ligne.

Internet peut être un outil pour édifier la foi, mais il peut également devenir un piège pour les âmes non averties. En restant fermement ancrés dans la Parole de Dieu et en exerçant un discernement spirituel, nous pouvons éviter les séductions de ces nombreux prédicateurs en ligne. La vigilance est essentielle pour ne pas être entraîné loin du véritable Évangile.

Conclusion

Les avertissements bibliques sur les faux enseignants ne sont pas des mises en garde superflues, mais des appels pressants à la vigilance et au discernement. À travers cette courte étude, nous avons vu que les faux enseignants se distinguent par leur déformation de la vérité, leurs motivations égoïstes et leurs fruits destructeurs. Leur influence peut provoquer des divisions, semer la confusion doctrinale et détourner les croyants de la foi authentique en Christ.

Dans un monde où les plateformes numériques amplifient la voix de ceux qui prêchent des doctrines douteuses, le danger est d’autant plus grand. Internet, bien qu’étant une bénédiction pour l’évangélisation et l’enseignement biblique, peut également devenir un terrain fertile pour la séduction spirituelle. C’est pourquoi chaque croyant doit être enraciné dans la Parole de Dieu, éclairé par le Saint-Esprit, et entouré de conseils spirituels solides.

La clé pour résister à ces influences est double : d’une part, développer une connaissance profonde des Écritures et, d’autre part, cultiver une relation personnelle et vivante avec Jésus-Christ. Comme le souligne l’apôtre Paul : « Que votre amour abonde de plus en plus en connaissance et en pleine intelligence pour discerner ce qui est essentiel » (Philippiens 1.9-10).

Être vigilant face aux faux enseignants ne consiste pas seulement à les identifier, mais aussi à persévérer dans une foi pure et active, qui glorifie Dieu et édifie les autres. Nous sommes appelés à combattre le bon combat de la foi, à rester attachés à la vérité et à refléter la lumière de Christ dans un monde rempli de ténèbres.

En terminant, rappelons-nous ces paroles de Jésus : « Moi, je suis le bon berger. Le bon berger donne sa vie pour ses brebis » (Jean 10.11). Notre meilleur refuge contre l’erreur est de demeurer près de notre Berger, d’écouter sa voix et de marcher dans ses voies. Que cette étude nous pousse à redoubler de vigilance et à rechercher avec persévérance la vérité qui conduit à la vie éternelle.

Réfuter la fausse doctrine de l’hypergrâce partie 1

Minimiser l’importance de se repentir et de confesser ses fautes.

La fausse doctrine de l’hypergrâce est un faux enseignement qui piège les croyants. Parce que celle-ci est incroyablement pernicieuse comme vous allez le constater dans ces prochains articles. Elle détourne véritablement les croyants d’une des bases du christianisme et celle-ci est la confession de nos péchés et la repentance qui s’en suit. En d’autres mots, cette doctrine enseigne en premier lieu qu’il n’est plus nécessaire de se repentir ou de confesser ses péchés. Elle s’appuie sur des versets de la Bible, mais généralement ceux-ci sont mal interprétés. 

Par exemple, cette doctrine affirme que la grâce de Dieu aurait déjà pardonné tous les péchés – passés, présents et futurs – ce qui rendrait inutile de demander pardon ou de changer de comportement. Est-ce que cela est fondamentalement biblique ? C’est ce que nous allons voir dans cet article aujourd’hui. 

Avant de commencer, j’aimerais mentionner que pour toutes les fausses doctrines, c’est le même modus opérandi. Chaque fois, un verset est utilisé hors de son contexte pour lui faire dire une chose qu’il ne dit pas. C’est en quelque sorte (du vrai) mélangé avec (du faux). On prend un passage de la Bible (du vrai) et on lui donne une autre signification (du faux). Ainsi, cela laisse l’apparence de vrai, mais en réalité ce n’est que du faux. 

Sans une connaissance des Écritures, il est très difficile de démêler le vrai du faux. La preuve c’est que les fausses doctrines prolifèrent aujourd’hui dans le corps de Christ et ceci en grande partie par des prédicateurs qui reprennent les enseignements sans s’apercevoir que c’est du faux. Ils croient que c’est (du vrai) parce que c’est un verset de la Bible. Je vais vous démontrer avec cette série d’articles sur la fausse doctrine de l’hypergrâce ce que je viens de vous mentionner. 

D’abord, le premier verset que je veux regarder avec vous est ce passage qui dit : « Il n’y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont unis à Jésus-Christ. » (Romains 8.1 )

Ce verset est interprété pour dire que, puisque les croyants ne sont plus sous la condamnation, ils n’ont plus besoin de se repentir ou de confesser leurs péchés. C’est absolument faux d’affirmer une chose pareille parce que ce passage parle plutôt de la justification par la foi en Christ et en aucun temps, il ne supprime l’appel à la repentance. 

D’ailleurs, le psalmiste reconnaissait ses péchés lorsqu’il écrivit ceci : « Oui, je reconnais mes transgressions, ma faute est constamment devant moi. J’ai péché contre toi, contre toi seul, et j’ai fait ce qui est mal à tes yeux. C’est pourquoi tu es juste dans tes paroles, sans reproche dans ton jugement. » (Psaume 51.3-4) 

Le Psaumes 25.18, nous voyons le psalmiste dire: « Vois ma misère et ma souffrance, pardonne-moi tous mes péchés ! » Et la réponse de Dieu à une demande de pardon est : « Venez et discutons ensemble, dit l’Éternel. Même si vos péchés sont rouges comme de l’écarlate, ils deviendront blancs comme la neige ; même s’ils sont rouges comme la pourpre, ils deviendront comme la laine. » (Ésaïe 1.18) Nous constatons dans ce passage que le Seigneur confirme qu’il pardonnera les péchés, en sous-entendu, ceux qui seront confessés. Un autre passage nous dit aussi : « Si mon peuple, celui qui porte mon nom, s’humilie, prie, et me recherche, et s’il renonce à ses mauvaises voies, je l’écouterai du haut du ciel, je lui pardonnerai son péché, et je guérirai son pays. » (2 Chroniques 7.14) 

Nous voyons bien que Dieu pardonne les péchés qui sont confessés. Si nous prétendons que nos péchés présents et futurs sont déjà pardonnés, nous nous berçons d’illusions parce que ce n’est pas ce que la Bible dit. C’est en quelque sorte induire les gens en erreur. Ce qui les privera de la vie éternelle. Ce n’est pas une petite affaire.

Un second passage qu’ils utilisent dans cette ligne de pensée est celui d’Hébreux 10.10-14 qui se lit comme suit : « Et c’est en raison de cette volonté de Dieu que nous sommes purifiés du péché, grâce au sacrifice de son propre corps que Jésus-Christ a offert une fois pour toutes. Tout prêtre se présente chaque jour pour accomplir son service et offrir souvent les mêmes sacrifices qui, cependant, ne peuvent jamais ôter les péchés. Christ, lui, a offert un sacrifice unique pour les péchés, valable pour toujours, et il s’est assis à la droite de Dieu où il attend désormais que ses ennemis soient mis à terre sous ses pieds. Par une offrande unique, en effet, il a rendu parfaits pour toujours ceux qu’il purifie du péché. » 

Les adeptes de la doctrine citent ces versets pour affirmer que, puisque Christ a offert un sacrifice parfait et définitif, les croyants n’ont plus besoin de repentance ou de confession. Il est bon de mentionner que ce passage souligne plutôt que le sacrifice de Christ est suffisant pour le salut. Cependant, cela ne dispense pas les croyants de maintenir une relation avec Dieu en reconnaissant leurs péchés. 

Le passage de 1 Jean 1.9 est tout de même assez révélateur pour réfuter cette mauvaise interprétation. Il mentionne  que « Si nous reconnaissons nos péchés, Dieu est fidèle et juste et, par conséquent, il nous pardonnera nos péchés et nous purifiera de tout le mal que nous avons commis. » Ceci m’amène à me poser la question suivante, comment se fait-il qu’ils puissent affirmer que nos péchés passés, présents et futurs sont pardonnés et qu’il n’est plus nécessaire de demander pardon. On voit bien ici que la Bible dit exactement le contraire.

En réalité, ce qui est important de savoir, c’est que la sanctification est un processus continu qui nécessite repentance et transformation tout au long de notre vie. C’est se bercer d’illusion que de prétendre que nous sommes déjà pardonnés pour nos péchés futurs et que nous n’avons donc maintenant plus rien à faire parce que la grâce fait tout.

Un autre passage utilisé pour appuyer leurs points est le Psaume 103.12 qui dit : « Autant l’Orient est loin de l’Occident, autant il éloigne de nous nos mauvaises actions. » Ce verset est utilisé par les enseignants de la fausse doctrine de l’hypergrâce pour enseigner que Dieu a déjà oublié tous les péchés des croyants et qu’ils n’ont plus besoin de les confesser. En réalité, ce passage met en évidence la miséricorde de Dieu, mais cela n’annule pas la nécessité de la repentance. L’Ancien Testament lui-même souligne que la grâce de Dieu est offerte à ceux qui reviennent à Lui dans l’humilité et la confession comme nous le rapporte le Psaume 32.5 : « Je t’ai avoué ma faute, je n’ai plus caché mes torts, j’ai dit : « Je reconnaîtrai devant l’Eternel les péchés que j’ai commis. » Alors tu m’as déchargé du poids de ma faute. » Encore une fois, la Bible déclare le contraire de leur affirmation. Comme vous pouvez le constater, jusqu’à maintenant, chaque verset qu’ils utilisent est une mauvaise interprétation et ceux-ci sont réfuter par les Écritures sans ambuigité.

Regardons un passage utilisé à outrance par les enseignants de l’Hyper-Grâce. C’est celui de 1 Jean 3.9  alors que l’apôtre écrit : « Celui qui est né de Dieu ne pèche pas, car la vie qui vient de Dieu a été implantée en lui et demeure en lui. Il ne peut pas pécher, puisqu’il est né de Dieu. » À première vue, on pourrait s’y méprendre et il serait facile de croire que nous n’avons plus besoin de confesser nos péchés tout comme la fausse doctrine de l’hypergrâce interprète ce verset pour dire qu’un croyant né de nouveau ne peut plus pécher, rendant la repentance et la confession inutiles.

Nous avons vu jusqu’à maintenant que la Parole de Dieu disait le contraire de leur affirmation. Dans ce passage, Jean parle ici de la nature nouvelle en Christ qui rejette le péché comme mode de vie. Ça ne signifie pas que les croyants ne pèchent plus jamais, mais qu’ils ne vivent plus dans un état de péché habituel. Le même auteur appelle les croyants à confesser leurs péchés comme nous avons vu précédemment dans 1 Jean 1.9.

Maintenant, un avant-dernier passage utilisé faussement : « Et vous, qui étiez morts à cause de vos fautes et parce que vous étiez incirconcis, Dieu vous a donné la vie avec Christ. Il nous a pardonné toutes nos fautes. Car il a annulé l’acte qui établissait nos manquements à l’égard des commandements. Oui, il l’a effacé, le clouant sur la croix. » (Colossiens 2.13-14)

Encore une fois, ces versets sont utilisés pour affirmer que tous les péchés, y compris futurs, sont déjà pardonnés, rendant la repentance superflue. Lorsque nous lisons, ce passage nous nous apercevons bien, à première vue, que ce n’est pas ce qu’il affirme. En vérité ce passage enseigne que le pardon de Dieu est une œuvre accomplie en Christ, mais cela ne dispense pas les croyants de se repentir lorsqu’ils pèchent. 

D’ailleurs, Paul exhorte à une vie sainte en réponse à cette grâce en Colossiens 3.5-10 lorsqu’il dit : « Faites donc mourir tout ce qui, dans votre vie, appartient à la terre, c’est-à-dire : l’inconduite, l’impureté, les passions incontrôlées, les désirs mauvais et la soif de posséder – qui est une idolâtrie. Ce sont de tels comportements qui attirent la colère de Dieu sur ceux qui refusent de lui obéir. Et vous-mêmes aussi, vous commettiez ces péchés autrefois lorsqu’ils faisaient votre vie. Mais à présent, débarrassez-vous de tout cela : colère, irritation, méchanceté, insultes ou propos grossiers qui sortiraient de votre bouche ! Ne vous mentez pas les uns aux autres, car vous vous êtes dépouillés de l’homme que vous étiez autrefois avec tous ses agissements, et vous vous êtes revêtus de l’homme nouveau. Celui-ci se renouvelle pour être l’image de son Créateur afin de parvenir à la pleine connaissance. 

Jusqu’à maintenant, on s’aperçois que la doctrine de l’Hyper-grâce incite les gens à minimiser la repentance. Qu’elle les encourage à vivre dans la désobéissance et le péché constamment en évitant le processus de repentance. Puis qu’elle mentionne qu’il n’est plus nécessaire de demander pardon pour nos péchés. C’est en quelque sorte vu comme un licence pour vivre dans la débauche.

En terminant, regardons un dernier passage utilisé de la même façon. Un verset auquel on lui fait dire une chose qu’il ne dit pas. « Car c’est par grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Cela ne vient pas de vous, c’est un don de Dieu ; ce n’est pas le fruit d’œuvres que vous auriez accomplies. Personne n’a donc de raison de se vanter. (Éphésiens 2.8-9)

Les enseignants de la doctrine de l’hypergrâce utilise ces versets pour enseigner que, puisque le salut est entièrement une œuvre de grâce, la repentance ou la confession ne sont pas nécessaires. On vois bien que c’est une falsification de la Parole de Dieu. Si le salut est en effet un don gratuit, comme nous dit la Bible, la foi vivante produit des œuvres, y compris la repentance sincère. 

En conclusion de ce point, comme nous venons de le voir, les passages utilisés par la doctrine de l’hyper-Grâce, jusqu’à maintenant, sont tous sortis de leur contexte et mal interprétés pour leur faire dire une chose qu’ils ne disent pas. Comme nous avons pu le constater la Bible enseigne clairement que la grâce de Dieu ne supprime pas la nécessité de la repentance et de la confession des péchés. Au contraire, elle les rend possibles et efficaces. Des passages comme 1 Jean 1.9 et Jacques 4.8-10 nous apprennent que le pardon de Dieu est conditionné par une reconnaissance sincère du péché et que si nous ne confessons pas nos péchés, nous ne seront pas pardonné.

De dire que nos péchés futures sont pardonnée est une très mauvaise interprétation des Écritures. Pourtant, plusieurs prédicateurs enseigne cela à leur congrégation. La grâce de Dieu ne doit jamais être utilisée comme une excuse pour négliger notre responsabilité spirituelle. Bien que nos péché passé furent pardonné c’est parce que nous les avons confessés. Ce sera la même chose pour nos péchés présent et futur. Ils seront pardonné si nous les admettons et que nous implorons le pardon de Dieu. 

Prenons le temps de méditer ce passage qui à lui seul démoli toute cette fausse doctrine de l’Hyper-grâce : « Qui cache ses fautes ne prospérera pas, qui les avoue et les délaisse obtient miséricorde. » (Proverbes 28.13)