Un appel à rejeter les étiquettes théologiques qui cautionnent les fausses doctrines et à défendre avec courage la vérité de la Parole de Dieu. 

Aujourd’hui pour ne pas déplaire ou offenser qui que ce soit, il est courant d’accoler une étiquette théologique sur une personne. Ce qui apaise notre conscience et n nous fait nous sentir mieux. Je m’explique. Dans le domaine de la fausse doctrine de l’enlèvement prétribulationnel (avant la période des tribulations) nous savons qu’il y a différents courants d’interprétation des écritures qui se sont développées.  

Par exemple, la première étiquette est le prétribulationnisme. Pour eux, l’Église est enlevée avant le début des sept ans de tribulations. Cela signifie que les chrétiens fidèles ne vivront pas les jugements de Dieu sur la terre. C’est l’idée que Dieu épargne son Église de la colère. 

Ensuite, nous avons la seconde étiquette qui est le Mid-tribulationisme. Selon eux, l’enlèvement de l’Église se produit au milieu des sept ans de tribulations, 3 ans et demi après le début. Ici, l’Église est vue comme participant partiellement à la période des tribulations avant d’être retirée.

Nous poursuivons avec le Post-tribulationisme. D’après eux, l’enlèvement se produit après les sept ans de tribulations. 

Il y a également l’étiquette Pré-colère (Pre-Wrath). Ceux-ci voient l’Église traversant une partie de la période des tribulations, mais elle est enlevée avant les jugements les plus sévères de Dieu, souvent associés à la « colère divine ». Ils interprètent que la tribulation est divisée en deux phases : la persécution de l’Antichrist, suivie de la colère de Dieu.

Une autre étiquette est les Partiels enlevés (Partial rapture). Ces gensprétendent que seuls les croyants spirituellement prêts ou fidèles seront enlevés avant la période des tribulations. Les autres devront rester pour être purifiés pendant cette période. Ils mettent l’emphase sur la sanctification et la préparation.

Finalement, ceux qui ont une interprétation spirituelle ou symbolique. Peut-être trop récent parce qu’aucun nom n’est mis sur l’étiquette. Ces personnes croient que l’enlèvement n’est pas un événement littéral mais symbolique de la victoire spirituelle de l’Église ou du jugement de Dieu.

Nous retrouvons six étiquettes différentes pour six interprétations distinctes. Chacune d’elles ayant ses particularités qui lui sont propres. 

Le problème que ça occasionne c’est que ces étiquettes sont utilisées pour relativiser de fausses interprétations des écritures. Alors, pour soulager notre conscience et ne pas courir le risque d’offenser les gens qui sont dans l’erreur et qui prônent une fausse doctrine alors on dit qu’ils sont tels ou tels types de définition. Nous évitons ainsi de les confronter et de démasquer ces faussaires de la parole de Dieu. Nous justifions ainsi une fausse doctrine et faisons en sorte qu’elle est acceptable dans le corps de Christ. 

Cependant, c’est la plus mauvaise chose à faire. Parce qu’en justifiant ce fait, nous acceptons qu’une fausse doctrine, soit bien, présente dans l’église et par le fait même la cautionne en toute connaissance de cause. Laissant ainsi tous les faux prophètes s’exprimer dans l’église et faire un tort irréparable aux croyants. Jamais, dans le passé, les apôtres n’ont fait une chose de la sorte. Ils se sont toujours tenus debout pour la vérité en dénonçant les fausses doctrines et ceux qui les enseignaient. 

Ceci a permis à de nombreux marchant de bonheur de promouvoir toutes ces fausses doctrines et celles-ci sont maintenant acceptées dans l’église et pas du tout ou très peu dénoncé. Ce n’est pas l’attitude chrétienne à avoir. Nous devons nous battre pour garder la vérité de la Parole de Dieu intact. En acceptant ces étiquettes et en les justifiant, nous faisons un tort considérable au corps de Christ. Ainsi, nous nous associons à ces faux prophètes et nous égarons ainsi les croyants de la vérité affaiblissant par le fait même leur foi. 

Il est bien possible que nous ayons du sang sur les mains si nous ne nous élevons pas contre ces fausses doctrines. David Wilkerson a dit : « Lorsque nous diluons l’Évangile ou acceptons des doctrines qui ne viennent pas de Christ, nous risquons de perdre l’onction et le pouvoir du Saint-Esprit. Dieu ne bénira jamais une compromission de la vérité. » Dans le même ordre d’idée, Paul Washer dit : « Une fausse doctrine peut sembler inoffensive, mais elle éloigne les âmes de la vérité salvatrice. En restant silencieux face à l’erreur, nous devenons complices de l’égarement des âmes. » De même, John MacArthur disait : « Tolérer l’erreur doctrinale sous prétexte d’amour ou d’unité, c’est trahir la vérité de Dieu. L’amour authentique avertit du danger spirituel et s’engage dans la défense de la vérité. » Finalement, Francis Chan « Le pire que nous puissions faire est d’être silencieux face aux fausses doctrines par crainte d’offenser les gens. Aimer vraiment, c’est proclamer la vérité, même si elle dérange. »

Nous ne pouvons en aucun temps accepter et cautionner toutes fausses doctrines, et encore moins de les défendre, sans rien dire ou en posant une étiquette pour nous donner bonne conscience ou justifier notre manque de courage. Nous devons les dénoncer haut et fort. Certes, nous rencontrerons de l’opposition et nous nous rendrons compte aisément que les tenants d’une fausse doctrine sont en réalité des loups très féroces. Nous ne devons pas avoir peur de nos convictions et soutenir la vérité de la Parole de Dieu. 

Nous ne devrions jamais accepter qu’une étiquette soit apposée sur nous sous prétexte de ne pas déplaire ou encore pour justifier une fausse doctrine. Laissons les étiquettes aux faux prophètes et défendons la vérité de la Parole de Dieu avec la force que le Seigneur nous donne.

« L’un sera emmené, l’autre laissé » est un autre verset tiré hors de son contexte pour appuyer la fausse doctrine de l’enlèvement de l’Église avant ou pendant la période des tribulations.

40 Alors deux ouvriers travailleront côte à côte dans un champ : l’un sera emmené, l’autre laissé. 41 Deux femmes seront en train de tourner la pierre de meule : l’une sera emmenée, l’autre laissée.

La Bible du Semeur (Colorado Springs: Biblica, 2015), Mt 24.40–41.

D’où vient l’idée que ce passage concerne un enlèvement qui aurait lieu avant ou pendant la période des tribulations ? Tout le chapitre de Matthieu 24 est un discours de Jésus à ses disciples du temps et également à nous aujourd’hui. Jamais, il n’a été question d’un enlèvement de l’Église spécifiquement avant ou pendant la période des tribulations. Le contexte de tout ce chapitre concerne la seconde venue de Jésus.

Le concept de laisse dernière a été prêché dans de nombreux sermons. Il fut promu dans de nombreux livres et même des films ont été produits en mettant de l’avant un enlèvement de l’Église avant ou pendant la période des tribulations. Est-ce que vous vous êtes déjà demandé où dans les écritures on retrouve la mention d’un groupe de personnes qui sont enlevées et que le reste du groupe est laissé derrière, simplement parce que ces gens ne sont pas de bons chrétiens et qu’ils devront vivre la période des tribulations comme punition ?

C’est encore une fois, un autre passage qui a été sorti de son contexte et qui a été appliqué pour soutenir la fausse doctrine de l’enlèvement avant ou pendant la période des tribulations. Tout le chapitre de Matthieu 24 est écrit dans le contexte du retour de Jésus après la période des tribulations. Il nous parle des signes qui précèdent son retour. Il nous mentionne des avertissements à prendre en compte. Dans tout le chapitre, il n’y a pas une seule mention ou encore une allusion à un possible enlèvement prétribulationnel.

Ceci n’est qu’un exemple de plus d’une fausse affirmation menant à une notion populaire, mais erronée. Tous ces versets de Matthieu 24 et 25 parlent clairement dans leur contexte de la Seconde Venue de Jésus. Le verset 39 termine par : « Ce sera la même chose lorsque le fils de l’homme viendra. » Puis le verset 40 commence par le mot « alors » se référant à l’événement précédemment décrit dans le chapitre, et l’événement mentionné antérieurement n’est pas l’enlèvement de l’Église, mais bien le retour du Seigneur Jésus.

Je me demande quel avantage, il y a à promouvoir et enseigner une fausse doctrine. Celle-ci ne fait que détourner les croyants sincères de ce que dit réellement la Parole de Dieu. Je trouve cela tellement cruel de vouloir faire du mal à l’Église du seigneur Jésus. Ce qui est le plus aberrant c’est des croyants matures qui se laissent embobiner si facilement par de telle falsification de la Parole de Dieu. On se retrouve comme au temps de l’apôtre Paul alors qu’un groupe, soi-disant chrétien, enseignait que pour être sauvé il fallait être circoncis. (Ac 15.5)

De plus, ce qui déraisonnable, c’est la façon dont les prédicateurs qui prônent l’enlèvement avant ou pendant la période des tribulations iront si loin pour vous convaincre que Matthieu 24 concerne les relations de Dieu avec les Juifs à la fin des temps et non l’Église. Ils vont vous dire que les élus de Matthieu 24.31 ne sont pas vraiment l’Église, mais des Juifs qui ont été sauvés pendant la période des tribulations.

Sans vergogne, ils vont sortir tous ces versets de leur contexte et leur attribuer une nouvelle compréhension et les utiliser pour enseigner un supposé enlèvement prétribulationnel de l’Église. Ce qui est triste c’est que peu ne se rendent pas compte de cela.

En même temps, je me demande comment les gens peuvent-ils s’engager dans de telles pratiques trompeuses et ne pas être dérangés par cela. La théorie qui veut que l’Église soit enlevée avant ou pendant la période des tribulations regorge d’idées tellement contradictoires et de suppositions farfelues !

Il n’y a pas deux venues de Jésus, il n’y en a qu’une seule et c’est après la période des tribulations comme Jésus lui-même le dit. Ne changez pas ce que Jésus a dit parce que ça ne se fait pas.