Introduction
Depuis les débuts de l’Église, les fausses doctrines ont tenté de déformer l’Évangile et d’égarer les croyants. Les apôtres ont dû faire face à de nombreuses hérésies et ont combattu fermement pour préserver la vérité de l’Évangile. Aujourd’hui, alors que nous vivons les temps de la fin, ces fausses doctrines continuent de se répandre, souvent sous des formes modernisées, mais tout aussi pernicieuses. Parmi elles, la doctrine de l’enlèvement prétribulationnel se distingue par sa popularité et son impact dévastateur sur le Corps de Christ. Il est essentiel de comprendre les dangers de cette croyance, non seulement pour protéger notre foi, mais aussi pour demeurer fidèles aux enseignements bibliques.
Fausses doctrines au début de l’église
Ce n’est pas nouveau que les fausses doctrines existent et influencent les croyants. Nous retrouvons plusieurs exemples de celles-ci dans les écritures. Par exemple, les apôtres ont dû faire face à plusieurs fausses doctrines et enseignements erronés pendant leur ministère et ils se sont battus contre ces hérésies. Voici quelques exemples significatifs.
Certains enseignaient que les Gentils (non-Juifs) devaient se faire circoncire et observer la loi de Moïse pour être sauvés. D’ailleurs Paul et les autres apôtres ont fermement rejeté cette doctrine, insistant sur le fait que le salut est par la foi en Jésus-Christ et non par les œuvres de la loi. (Actes 15.1-2, Galates 2.11-16, Galates 5.1-6.)
Il y a aussi eu cette doctrine qui enseignait que la matière était mauvaise et que seuls les êtres spirituels étaient bons. Les gnostiques croyaient également que la connaissance secrète (gnosis) était nécessaire pour le salut. Jean, dans ses épîtres, et Paul, dans ses lettres, ont combattu ces enseignements en affirmant la bonté de la création de Dieu et la nécessité de la foi en Christ. (1 Jean 4.1-3, Colossiens 2.8-10.)
Certains autres enseignaient que la résurrection des morts n’avait pas lieu ou était déjà passée, ce qui semait le doute parmi les croyants. Paul a réaffirmé l’importance de la résurrection physique de Jésus et celle des croyants. (1 Corinthiens 15.12-19, 2 Timothée 2.17-18.)
Il y eut aussi certaines personnes qui tentaient de mélanger les croyances chrétiennes avec des pratiques païennes ou philosophiques, diluant ainsi la pureté de l’Évangile. Encore une fois, Paul et les autres apôtres ont constamment mis en garde contre l’adoption de pratiques païennes ou de philosophies humaines qui n’étaient pas conformes à la foi chrétienne. (Colossiens 2.8, 1 Corinthiens 10.14-22.)
Il y avait les nicolaïtes qui enseignaient une forme de libertinage moral, encourageant les chrétiens à participer à l’idolâtrie et à l’immoralité sexuelle, sous prétexte de liberté chrétienne. Jésus lui-même, dans ses lettres aux Églises d’Asie, principalement l’église d’Éphèse où il condamne cette doctrine et appelle les croyants à s’en détourner. (Apocalypse 2.6, Apocalypse 2.15).
Il y avait aussi cette doctrine affirmant que, puisque les croyants étaient sous la grâce et non sous la loi, ils pouvaient pécher librement sans conséquences. Paul a dénoncé cette fausse compréhension de la grâce en soulignant que la grâce de Dieu nous appelle à vivre dans la sainteté, non dans le péché. (Romains 6.1-2, Tite 2.11-12.)
Finalement, certains promouvaient l’adoration des anges ou l’idée que les anges servaient de médiateurs entre Dieu et les hommes. Paul a mis en garde contre cette pratique, affirmant que Christ seul est suffisant comme médiateur et objet d’adoration. Colossiens 2.18-19.
Comme vous le voyez, les apôtres ont dû lutter contre une diversité de fausses doctrines qui menaçaient de déformer l’Évangile et de détourner les croyants de la vérité. Ils ont répondu à ces erreurs en s’appuyant sur les Écritures et en proclamant la véritable doctrine chrétienne.
Fausses doctrines aujourd’hui
Aujourd’hui, alors que nous vivons les temps de la fin, diverses fausses doctrines peuvent émerger, souvent sous des formes modernes, mais portant des éléments similaires aux anciennes hérésies. Comme quoi, il n’y a rien de nouveau sous le soleil ou encore que l’histoire se répète sans cesse. Voici quelques-unes des fausses doctrines les plus courantes de nos jours :
Il y a cette fausse doctrine qui enseigne que la foi chrétienne garantit la prospérité matérielle, la richesse et la santé. Si vous avez suffisamment de foi, vous serez récompensé par des bénédictions matérielles. Le problème avec cette fausse doctrine c’est qu’elle détourne l’accent du message biblique sur la souffrance, la repentance et la vie éternelle pour le mettre sur des gains terrestres. Elle peut également causer une grande déception chez les croyants lorsque la prospérité attendue ne se réalise pas.
Il y a aussi cette doctrine qui affirme que tous les êtres humains, quelle que soit leur foi ou leur conduite, seront finalement sauvés et réconciliés avec Dieu. Celle-ci minimise l’importance de la repentance, de la foi en Christ et du jugement, et peut conduire à l’indifférence spirituelle, voire même un certain laxisme par rapport au péché.
Nous retrouvons cette croyance qui soutient que toutes les interprétations de la foi chrétienne sont également valides, et qu’il n’existe pas de vérité doctrinale absolue. Bien entendu, cette fausse doctrine conduit à un affaiblissement de la foi chrétienne en rendant les doctrines bibliques interchangeables avec des croyances contradictoires. Cela peut mener à la confusion et à l’éloignement de la vérité biblique.
Une autre fausse doctrine enseigne que les bonnes œuvres ou la moralité sont nécessaires pour obtenir le salut, ou qu’elles peuvent y contribuer. Celle-ci nie l’efficacité de la grâce de Dieu et du sacrifice de Jésus-Christ pour le salut, en prônant un salut mérité par des actions humaines.
Voilà que certaines doctrines modernes nient l’existence de l’enfer ou du jugement éternel, affirmant que Dieu est trop aimant pour punir éternellement. Encore une fois, cela diminue la gravité du péché et de la rébellion contre Dieu, et peut réduire l’urgence du besoin de repentance.
Le gnosticisme moderne, bien que différend du gnosticisme antique, ce concept survit aujourd’hui sous la forme d’une spiritualité ésotérique qui valorise des révélations personnelles ou des connaissances spéciales au-dessus des Écritures. Elle met en péril l’autorité biblique et introduit des enseignements qui ne sont pas fondés sur la Parole de Dieu.
Et ça continue, encore et encore. Malheureusement, bien peu de croyants se lèvent comme les apôtres ont fait pour dénoncer ces fausses doctrines.
L’une d’elles dont je dénonce est la fausse doctrine de l’enlèvement prétribulationnel. C’est l’une de celle qui est le plus répandues et qui divise le corps de Christ aujourd’hui. En plus, elle donne de faux espoirs aux croyants leur mentionnant qu’ils n’ont pas à s’inquiéter de souffrir parce qu’ils seront enlevés avant la période des tribulations. L’ensemble de mes articles sur ce blogue traitent des incohérences de cette fausse doctrine. Je tente de démontrer les concepts qui ne sont que des suppositions ou encore des versets sortis de leur contexte pour valider leurs suppositions.
Conclusion
Les fausses doctrines ont toujours représenté un danger pour l’Église, que ce soit dans les temps anciens ou aujourd’hui. L’enlèvement prétribulationnel, tout comme d’autres enseignements erronés, sème la confusion parmi les croyants en déformant les vérités bibliques. Il est de notre devoir de rester vigilants et de discerner ce qui est conforme à la Parole de Dieu. Seule une compréhension correcte des Écritures peut nous protéger des faux enseignements et nous maintenir fermement ancrés dans la vérité. En tant que croyants, nous devons rejeter les doctrines qui ne reposent que sur des suppositions et nous attacher à la saine doctrine pour fortifier notre foi et celle du Corps de Christ tout comme le faisait les apôtres à leur époque.
