L’apparition du coffre de l’alliance : le témoignage de la fidélité de Dieu (Apocalypse 11.19)

La vision de Jean à la septième trompette révèle l’ouverture du temple céleste et l’apparition de l’arche de l’alliance, symbolisant la fidélité éternelle de Dieu. Cette scène souligne la manifestation divine de gloire, de justice et de triomphe, rappelant que le royaume de Christ réalise les promesses anciennes.

Après la proclamation triomphale du règne de Christ à la septième trompette (Apocalypse 11.15-18), Jean voit une nouvelle vision d’une intensité saisissante : le temple céleste s’ouvre, et l’arche de l’alliance apparaît. Ce passage marque une transition majeure : après les jugements et les proclamations, c’est la révélation de la fidélité éternelle de Dieu à son peuple.

Cette scène nous rappelle que le royaume de Christ ne se limite pas à un acte de puissance, mais qu’il est aussi l’accomplissement des promesses anciennes, celles de l’alliance faite avec son peuple. L’arche, symbole central de la présence divine, réapparaît non plus cachée derrière le voile, mais pleinement visible dans le ciel. Dieu manifeste ainsi sa gloire, sa fidélité et sa justice.

1. L’ouverture du temple céleste : une révélation divine

Le temple céleste que Jean contemple n’est pas une simple métaphore. Il représente la réalité spirituelle dont le temple terrestre n’était qu’une ombre (Hébreux 8.5). L’ouverture de ce temple signifie que la présence de Dieu se révèle désormais sans barrière, que le mystère de son plan est pleinement dévoilé.

Dans l’Ancien Testament, Ésaïe avait entrevu cette même gloire : « je vis le Seigneur siégeant sur un trône très élevé. Les pans de son vêtement remplissaient le Temple. » (Ésaïe 6.1). Dans Apocalypse 15.5, le temple s’ouvre encore juste avant les jugements des coupes, soulignant à chaque fois une étape clé de la révélation divine.

L’ouverture du temple est donc une invitation à contempler la gloire de Dieu et à comprendre son œuvre. C’est une porte ouverte vers la réalité spirituelle où tout prend sens : la justice, la rédemption, le triomphe de l’Agneau.

Application
L’accès à la présence de Dieu est désormais ouvert par Jésus-Christ. Ce que les hommes ne pouvaient voir, Dieu le révèle à ceux qui lui appartiennent. Sommes-nous disposés à entrer dans cette révélation et à demeurer dans la présence du Seigneur ?

2. L’apparition du coffre de l’alliance : un signe de fidélité et de victoire

Dans l’Ancien Testament, l’arche de l’alliance était le symbole le plus sacré du peuple d’Israël. Elle contenait les tables de la Loi, la manne et le bâton d’Aaron (Hébreux 9.4), témoignages tangibles de la présence, de la provision et de l’autorité divine. Elle demeurait cachée dans le lieu très saint, inaccessible au peuple.

Mais ici, dans la vision de Jean, l’arche apparaît au grand jour dans le temple céleste. Ce qui était caché devient visible, ce qui était voilé est révélé. L’arche manifeste que l’alliance de Dieu est accomplie et que sa fidélité est éternelle. Ce n’est plus seulement l’alliance du Sinaï, mais celle du Christ : la nouvelle alliance scellée dans son sang.

L’arche terrestre préfigurait Jésus lui-même, véritable lieu de la présence de Dieu parmi les hommes. Au moment où Jean à cette vision, l’arche terrestre fut détruite quelques décennies auparavant par les romains. Quelle ne fut pas la consolation de Jean de voir l’arche à nouveau, mais dans le ciel. En Christ, Dieu s’est rendu accessible et dans cette vision, l’accomplissement total de cette promesse éclate dans la lumière du ciel.

Dieu ne renie jamais ses promesses. L’apparition de l’arche céleste est un rappel puissant : ce que Dieu a commencé, il l’achève. Son alliance est sûre, sa fidélité immuable. Plaçons notre confiance non dans ce que nous voyons, mais dans la Parole de celui qui reste fidèle jusqu’à la fin.

3. Les manifestations célestes : la puissance et le jugement de Dieu

Chaque manifestation céleste exprime à la fois la majesté et la justice de Dieu. Ces images sont familières. Au Sinaï, lors de la révélation de la Loi, « il y eut des tonnerres, des éclairs, et une épaisse nuée sur la montagne » (Exode 19.16). Dans Apocalypse 4.5, les éclairs et les tonnerres sortent du trône même de Dieu.

Ces signes accompagnent les grandes interventions divines. Le tremblement de terre évoque le bouleversement du monde au moment du jugement final, tandis que la grêle rappelle les plaies d’Égypte (Exode 9.23-26) et la colère divine contre les nations rebelles (Apocalypse 16.18-21).

Ainsi, le triomphe du royaume de Dieu s’accompagne non seulement de gloire, mais aussi de jugement. Dieu manifeste sa puissance pour purifier la création et établir une justice parfaite.

Le règne du Christ ne s’installe pas dans la passivité. Il s’accomplit dans la puissance et dans la sainteté. Dieu ne tolère pas le mal. Il le juge pour libérer son peuple. Sommes-nous prêts à voir Dieu agir avec autorité dans nos vies et dans ce monde ?

Conclusion – Le signe de l’accomplissement final du plan de Dieu

Le verset 19 clôt le chapitre 11 sur une note de révélation et de victoire. L’ouverture du temple céleste marque la pleine manifestation de la gloire de Dieu. L’apparition de l’arche confirme sa fidélité indéfectible à son alliance. Et les manifestations célestes rappellent que son règne s’établit par la justice et la puissance.

Le plan de Dieu est accompli. Ce qu’il a promis à Abraham, à Moïse, aux prophètes, il l’a réalisé en Christ et le révélera pleinement dans son royaume éternel. Tout converge vers cette vérité : Dieu est fidèle, et son alliance demeure à jamais.

Sommes-nous ancrés dans cette alliance, ou encore séduits par les illusions d’un monde rebelle ? Dieu tient parole. Préparons-nous à voir son royaume pleinement établi et à entrer dans la joie de son règne.

La septième trompette : la venue du royaume de Christ (Apocalypse 11.15–18)

Le passage sur la septième trompette souligne l’établissement du règne éternel de Christ et la victoire finale sur les puissances rebelles. Trois vérités fondamentales en émergent : l’autorité de Christ sera pleinement reconnue, les nations rebelles seront jugées, et les croyants recevront leur récompense. Rester fidèles à cette vérité est essentiel.

Avec la septième trompette, nous atteignons le point culminant du plan divin. Contrairement aux six premières trompettes, qui annonçaient des jugements progressifs, celle-ci proclame l’établissement définitif du règne de Christ. L’humanité a été avertie, jugée, et voici maintenant le moment de la pleine révélation du royaume de Dieu.

Ce passage nous enseigne trois vérités fondamentales : Christ recevra le royaume et exercera pleinement son autorité ; les puissances rebelles seront vaincues et jugées ; et les croyants peuvent avoir l’assurance de la victoire finale et de la récompense divine.

Nous examinerons cette vision à travers trois aspects :

  1. L’annonce du royaume et l’adoration céleste,
  2. La colère des nations et la réponse de Dieu,
  3. Le jugement des rebelles et la récompense des justes.

1. L’annonce du royaume de Christ et l’adoration céleste

Cette trompette n’introduit pas un nouveau jugement, mais une proclamation triomphale. Le plan de Dieu arrive à son accomplissement, et Christ reçoit son règne universel. Jusqu’ici, les royaumes de la terre étaient sous l’influence de Satan, comme le rappellent Luc 4.6 et 1 Jean 5.19. Mais désormais, cette ère de domination du mal touche à sa fin. Christ prend le pouvoir et règne pour toujours.

Il ne s’agit pas d’un règne temporaire ou symbolique, mais d’un règne éternel et absolu, conforme à la vision de Daniel 7.14 : « On lui donna la souveraineté, et la gloire et la royauté, et tous les peuples, toutes les nations, les hommes de toutes les langues lui apportèrent leurs hommages. Sa souveraineté est éternelle, elle ne passera jamais, et quant à son royaume, il ne sera jamais détruit. » Le plan de Dieu est immuable. Son autorité ne sera jamais renversée.

Les vingt-quatre anciens se prosternent alors et adorent Dieu. L’adoration céleste accompagne toujours les grandes interventions divines. Les anciens, représentant le peuple de Dieu dans sa totalité, reconnaissent la souveraineté du Seigneur et célèbrent la victoire de son règne.

Ainsi, même lorsque le monde semble dominé par le chaos, le croyant peut avoir l’assurance que Christ règne déjà. Le plan de Dieu s’accomplit malgré l’opposition des hommes et des puissances spirituelles. La vraie question demeure : vivons-nous chaque jour dans cette assurance du règne présent de Christ, ou laissons-nous les troubles de ce monde éteindre notre foi ?

2. La colère des nations et la réponse de Dieu

Ces paroles expriment la reconnaissance des rachetés envers le Dieu souverain. Ils rendent grâces parce qu’ils voient l’accomplissement des promesses divines. Dieu, le Tout-Puissant, manifeste désormais pleinement sa puissance. Ce n’est pas qu’il en manquait auparavant, mais le temps est venu où il exerce son autorité sans retenue. Le moment de la patience divine s’achève et Dieu prend possession de son règne.

Les nations, cependant, s’irritent. L’humanité rebelle ne veut pas se soumettre à la souveraineté de Dieu. Le Psaume 2 résonne ici comme une prophétie : « Pourquoi les nations s’agitent-elles et les peuples murmurent-ils en vain contre l’Éternel et contre son oint ? » Pourtant, leur opposition ne change rien au dessein divin.

La colère de Dieu se manifeste alors. Pendant longtemps, il a supporté le mal avec patience, donnant à tous le temps de se repentir. Mais vient le moment où la justice divine se déploie. Dieu n’agit jamais dans la précipitation, mais toujours au moment exact de son plan.

Le monde peut continuer à rejeter Dieu, à se moquer de son autorité, ou à chercher à construire des royaumes sans lui, mais le triomphe de Christ ne dépend pas de l’acceptation des hommes. Le croyant doit choisir son camp : rester du côté des nations irritées, ou s’aligner avec le royaume du Christ.

3. Le jugement des rebelles et la récompense des justes

Voici le moment solennel du jugement final. Tous, vivants et morts, devront rendre compte de leurs actes devant le trône de Dieu, comme le décrira plus tard Apocalypse 20.11–15. Ce jugement établit une distinction claire entre ceux qui ont servi Dieu et ceux qui lui ont résisté.

Les serviteurs fidèles sont honorés. Les prophètes représentent ceux qui ont proclamé la vérité, souvent au prix de leur vie. Les saints symbolisent l’ensemble du peuple de Dieu, appelé à la fidélité dans la persécution. Et ceux qui craignent le nom du Seigneur, qu’ils soient grands ou petits, reçoivent leur récompense pour leur fidélité. Dieu ne fait pas acception de personnes : la crainte du Seigneur est le vrai critère de la valeur aux yeux du ciel.

Mais ceux qui détruisent la terre, c’est-à-dire ceux qui corrompent la création et pervertissent la justice, subissent la colère divine. Ce n’est pas seulement une question d’écologie ou de dégâts matériels. Il s’agit du système corrompu des hommes, qui détruit la vérité, opprime les faibles et résiste à la lumière de Dieu. Les oppresseurs, les persécuteurs et les adversaires du Christ sont jugés et renversés.

Ainsi, la scène de la septième trompette devient une proclamation de justice. Les justes sont récompensés, les rebelles sont jugés, et le royaume de Dieu est pleinement manifesté. Le choix est clair : voulons-nous être de ceux qui reçoivent la récompense, ou de ceux qui subissent le jugement ? Chaque acte, chaque parole, chaque choix a des répercussions éternelles.

Conclusion : le triomphe final du Christ et l’appel à la fidélité

Apocalypse 11.15-18 nous rappelle que le règne de Christ est annoncé avec puissance et gloire. Les nations rebelles peuvent refuser de se soumettre, mais leur révolte ne durera pas. Le plan de Dieu suit son cours, inébranlable et parfait. Les justes recevront leur récompense, tandis que les méchants seront jugés selon leurs œuvres.

La question demeure : vivons-nous avec l’espérance du règne de Christ, ou restons-nous attachés aux systèmes éphémères de ce monde ? Le retour de Jésus est une certitude. Tout s’achemine vers ce moment glorieux où le royaume de Dieu sera pleinement manifesté. Préparons nos cœurs dès aujourd’hui à ce règne éternel, car il vient, et rien ne pourra l’arrêter.

L’annonce de trois malheurs : un avertissement solennel avant le pire (Apocalypse 8.13)

Après les quatre premières trompettes, un aigle prévient les hommes des jugements divins imminents, annonçant trois malheurs sans précédent. Ce message vise spécifiquement ceux qui rejettent l’Évangile. Même face à la colère divine, Dieu appelle à la repentance, offrant une dernière chance avant les catastrophes à venir.

Introduction : le calme avant la tempête

Après les quatre premières trompettes, qui ont successivement frappé la terre, la mer, les eaux douces et les astres, un tournant dramatique survient. Ce n’est plus seulement la nature qui est ébranlée. Ce sont maintenant les hommes eux-mêmes qui deviennent la cible des jugements divins. Mais avant que ne s’abattent ces catastrophes sans précédent, un messager céleste élève la voix pour avertir. Ce passage n’est pas simplement une transition entre deux séries de fléaux. Il est un cri d’alarme, un dernier signal avant l’irréversible. Il nous rappelle que Dieu avertit toujours avant de frapper plus durement. Il appelle encore les cœurs endurcis à la repentance.


Un messager céleste traverse le ciel

Apocalypse 8.13 « Alors je vis un aigle qui planait au zénith et je l’entendis crier d’une voix forte : Malheur, malheur, malheur aux habitants de la terre, quand retentiront les trois trompettes que les trois derniers anges vont faire sonner ! »

Jean lève les yeux, et ce qu’il voit et entend est saisissant. Un aigle — ou un ange, selon certains manuscrits — traverse le ciel en plein vol. Sa mission est claire : avertir l’humanité que les jugements à venir dépasseront tout ce qui a été vu jusqu’ici. L’image de l’aigle évoque le jugement rapide et précis. Dans l’Ancien Testament, il symbolise souvent une nation ennemie qui fond comme un rapace sur sa proie. Ce messager céleste n’apporte ni paix ni consolation. Il proclame un avertissement urgent et solennel. Dieu, une fois encore, choisit de prévenir avant d’agir, de crier avant de frapper, de secouer avant de condamner.


Trois malheurs, une intensité sans précédent

Ce que cet aigle proclame n’est pas une simple annonce. C’est un cri, une alerte retentissante. Trois fois, il répète le mot « malheur ». Dans la Bible, une répétition triple indique une solennité absolue. De la même manière que les anges crient « Saint, saint, saint » pour souligner la perfection divine, ici le « malheur » résonne pour marquer la gravité et la certitude des jugements à venir.

Ces trois malheurs correspondent aux trois dernières trompettes. Le premier verra une invasion démoniaque tourmenter les hommes. Le deuxième fera surgir une armée destructrice d’une violence inouïe. Le troisième marquera la fin : l’intervention finale de Dieu dans l’histoire humaine. Ce ne sont plus des jugements naturels, mais des frappes directes contre les hommes, contre leur péché, leur idolâtrie, leur rébellion obstinée.


Un avertissement adressé aux habitants de la terre

Ce message n’est pas général. Il s’adresse à une catégorie précise : « les habitants de la terre ». Cette expression, dans l’Apocalypse, ne désigne pas simplement tous les hommes, mais ceux qui ont choisi de s’attacher aux valeurs du monde plutôt qu’à celles du Royaume. Ce sont ceux qui ont rejeté l’Évangile, méprisé la grâce, préféré les ténèbres à la lumière. Ce sont eux qui, malgré les jugements précédents, n’ont pas changé de voie. Ce sont eux qui vont maintenant affronter une intensification de la colère divine. Mais même ici, Dieu ne frappe pas à l’aveugle. Il avertit encore. Il annonce les prochaines trompettes avant qu’elles ne retentissent. Car son but, jusqu’au dernier instant, demeure la repentance. Il veut que l’homme se détourne de sa voie, même au seuil du précipice.


Conclusion : un dernier cri avant la nuit

Ce passage, bien qu’il soit court, contient une charge prophétique d’une rare intensité. Il nous enseigne que Dieu avertit toujours avant de frapper comme nous l’avons vu précédemment. Il nous montre que les jugements à venir seront d’une violence sans précédent. Mais il nous rappelle surtout que nous avons encore le choix. Tant que la trompette n’a pas sonné, tant que le malheur n’est pas tombé, il y a un espoir. Il y a une invitation à revenir à celui qui sauve, qui pardonne, qui restaure.

Sommes-nous prêts à écouter les avertissements du ciel ? Ou faisons-nous partie de ceux qui ferment les yeux et les oreilles, croyant que le pire n’arrivera pas ?

Que ce message soit pour nous un appel pressant : tenons-nous dans la foi, gardons nos cœurs dans la lumière, car ce qui vient dépassera tout ce que le monde a connu. Mais ceux qui sont en Christ, eux, n’ont rien à craindre. Ils n’attendent pas le malheur… mais le retour glorieux de leur Roi.

La première trompette : la grêle mêlée de feu (Apocalypse 8.7)

Le texte décrit le moment où Dieu intervient sur terre, symbolisé par la première trompette, entraînant des jugements tels que la grêle, le feu et le sang. Ces événements sont un appel à la repentance, un avertissement divin tempéré par la miséricorde. Ils rappellent la fragilité de la vie et la nécessité de se tourner vers Dieu.


Introduction : Quand Dieu parle à la terre en feu

Le silence du ciel vient de s’éteindre, remplacé par un son perçant : celui d’une trompette céleste. Ce n’est plus le temps de l’attente, c’est le début des interventions visibles de Dieu sur la terre. Le premier ange lève sa trompette, et aussitôt un événement bouleversant frappe le monde : de la grêle, du feu et du sang sont projetés sur le sol.

Ce passage n’est pas une simple scène de jugement. C’est un signal du ciel. Un appel brûlant à la repentance. Un avertissement sévère, mais encore tempéré par la miséricorde divine.

Ce que nous découvrons ici c’est que Dieu utilise la création pour parler et juger. Que la grêle et le feu sont des images fortes de sa colère et de sa purification et que ce jugement est une réponse aux prières des saints et un appel à revenir à lui le Dieu créateur de toutes choses.


1. Le son de la première trompette : le signal du ciel

Apocalypse 8.7 « Le premier ange sonna de la trompette : aussitôt de la grêle mêlée de feu et de sang s’abattit sur la terre. Le tiers de la terre fut brûlé, le tiers des arbres fut brûlé et toute plante verte fut brûlée. »

Un son fend le silence. C’est le premier des sept jugements proclamés par trompette. Dans toute la Bible, la trompette est un instrument prophétique : elle appelle au réveil, elle annonce la guerre, elle proclame l’intervention divine.

Ici, elle ouvre une série de jugements partiels mais significatifs. Rien n’est laissé au hasard. Le ciel agit selon un ordre précis. Ce son n’est pas une alerte humaine : c’est Dieu qui parle. Ce que nous entendons n’est pas une cacophonie religieuse — c’est une voix sainte qui cherche encore des cœurs disposés.


2. Grêle, feu et sang : Un jugement mêlé de symboles

Ce n’est pas un orage ordinaire. Ce qui tombe du ciel est un mélange saisissant : la glace de la grêle, la chaleur destructrice du feu, et le sang — symbole du jugement, de la vie perdue, du prix du péché.

C’est un écho puissant à Exode 9, quand Dieu jugeait l’Égypte. C’est aussi un écho à Joël 2.30 : « Du sang, du feu, et des colonnes de fumée ». Chaque élément parle : la grêle glace l’orgueil humain, le feu consume les œuvres des hommes, le sang crie pour la justice.

Et tout cela est jeté — non pas tombé — mais lancé sur la terre. C’est délibéré. C’est une réponse. Une décision céleste.

Dieu ne frappe pas au hasard. Il avertit, puis il agit. Quand Il juge, c’est pour corriger, pour réveiller, pour sanctifier. Sommes-nous conscients de cette réalité spirituelle ? Ou continuons-nous à vivre comme si rien ne venait ?


3. Un tiers brûlé : Un avertissement, pas encore la fin

Ce n’est pas la fin du monde. Mais c’est un choc mondial. Un tiers de la végétation détruite. Un tiers des arbres, symboles de force, de stabilité, consumés. Toute herbe verte, image de la vie quotidienne, de la prospérité, disparaît.

Le “tiers” est un chiffre symbolique dans l’Apocalypse. Il indique que Dieu retient encore sa main. Il avertit. Il prévient. Il ne détruit pas tout, mais il retire une partie pour que le monde comprenne. Ce n’est pas un chaos incontrôlé — c’est un jugement contrôlé. Un appel miséricordieux.

Ta prospérité peut disparaître en un instant. Ta sécurité terrestre peut brûler. Ce que tu considérais comme acquis peut être retiré. Mais ce n’est pas la fin. C’est une opportunité. Une dernière chance peut-être, de tourner ton cœur vers le ciel.

Conclusion : Quand le feu tombe, que reste-t-il dans ton cœur ?

La première trompette a retenti. Le silence du ciel s’est brisé pour laisser place à un avertissement brûlant. Ce n’est ni un hasard, ni une simple tragédie naturelle, mais un acte divin chargé de sens.

La grêle, le feu, le sang — tout parle. Tout interpelle. Dieu n’est pas indifférent au péché. Il ne reste pas silencieux face à l’iniquité. Mais avant d’agir, il appelle. Avant de juger, il prévient. Avant de frapper, il envoie ses messagers.

Le tiers de la terre brûlée n’est pas la fin, mais un signal. Une voix céleste qui murmure : Revenez à moi. C’est la main du Père qui corrige avec douleur pour restaurer avec amour.

Dans un monde qui se croit invincible, Dieu rappelle la fragilité de toute chose. Les arbres tombent. L’herbe se fane. Mais celui qui s’abandonne à l’Éternel trouve un abri, même au milieu du feu.

L’ouverture du troisième sceau : la famine (Apocalypse 6.5-6)

Le troisième sceau, ouvert par l’Agneau, symbolise la famine et l’injustice économique. Malgré l’absence d’armes, le cavalier noir évoque un rationnement sévère où la richesse et la pauvreté coexistent inégalement. Ce message nous rappelle de ne pas placer notre confiance dans les ressources terrestres, mais dans Dieu, source de véritable provision.

Introduction – Quand le pain devient un luxe et la justice un combat

Après la séduction du premier cavalier et la violence du second, le troisième sceau est brisé. Et ce que Jean voit maintenant, c’est un cavalier chevauchant un cheval noir. Sa présence n’est pas bruyante, mais son effet est ravageur. Il ne brandit ni épée ni arc, mais tient une balance, symbole d’une famine redoutable, d’un rationnement dur, d’une économie en crise.

Cette vision parle de disette, d’injustice économique, de bouleversement social. Elle nous enseigne que les crises alimentaires et financières ne sont pas de simples accidents de l’histoire. Elles s’inscrivent dans un plan plus vaste, souvent incompris, mais souverainement orchestré. Et au cœur même de cette obscurité, Dieu continue de parler. Il secoue les puissants, réveille les endormis et rappelle à son peuple qu’il est le seul vrai pourvoyeur.

L’Agneau ouvre le troisième sceau

Apocalypse 6.5 — « Quand l’Agneau ouvrit le troisième sceau, j’entendis le troisième être vivant dire : Viens ! Et je vis venir un cheval noir. Son cavalier tenait une balance dans la main.

Encore une fois, c’est Jésus-Christ, l’Agneau, qui ouvre le sceau. Il ne délègue pas ce geste. Il en est l’unique dépositaire. Il est celui qui exécute, avec sagesse et autorité, le dessein de Dieu pour l’humanité.

Et comme pour les sceaux précédents, l’un des êtres vivants proclame d’une voix puissante : « Viens ! » Ce n’est pas un hasard. Ce n’est pas le chaos. C’est un jugement permis par Dieu. Un appel céleste qui met en mouvement un nouveau temps prophétique sur la terre.

Même dans les moments où l’histoire semble échapper à toute maîtrise humaine, nous devons nous rappeler que l’Agneau n’a jamais quitté le trône. Il règne, même quand la terre gémit.

Le cheval est noir. Il évoque le deuil, la misère, la disette. C’est la couleur des temps sombres, des ventres creux, des cœurs inquiets. Dans Lamentations 5.10, Jérémie décrit une famine si intense que la peau devient noire comme un four.

Le cavalier tient une balance. Non pas une arme, mais un instrument de mesure. Cela indique que la nourriture sera pesée, rationnée, comptée au grain près. Il ne s’agit plus d’abondance, mais de survie. Ce détail évoque une époque où chaque portion devient précieuse, où le moindre aliment est compté.

Dans les Écritures, la balance symbolise souvent la justice. Mais ici, elle évoque aussi l’injustice : celle d’un monde où l’on vend l’essentiel au prix fort, où les riches gardent leur vin et leur huile, pendant que les pauvres pèsent leur pain.

L’impact économique et social de la famine

Apocalypse 6.6 — « Et j’entendis comme une voix venant du milieu des quatre êtres vivants ; elle disait : Un litre de blé au prix d’une journée de travail et trois litres d’orge pour le même prix. Quant à l’huile et au vin, épargne-les ! »

Un denier, dans la culture de l’époque, représentait le salaire d’un jour de travail (Matthieu 20.2). Une mesure de blé, c’était tout juste de quoi nourrir une seule personne. En d’autres termes, un homme devra travailler toute une journée pour se nourrir lui seul, sans pouvoir subvenir aux besoins de sa famille.

Trois mesures d’orge pour un denier indiquent une option moins chère, mais aussi de moindre qualité. L’orge, réservée aux animaux ou aux pauvres, devient l’alternative alimentaire pour survivre.

Et puis vient cette parole étrange : « Ne fais pas de mal à l’huile et au vin. » L’huile et le vin, symboles de luxe ou de richesse, ne sont pas affectés. Cela révèle une injustice : certains produits restent accessibles aux riches pendant que le peuple souffre. Cela illustre une fracture sociale, un monde déséquilibré où la famine n’est pas équitable. Certains interprètent aussi ce détail comme un signe de la grâce de Dieu qui, même dans le jugement, met une limite.

Qui est ce cavalier noir ? Que symbolise-t-il ?

Ce cavalier peut représenter les famines économiques que l’histoire humaine a connues après chaque guerre, chaque effondrement politique, chaque crise mondiale. Il peut aussi annoncer une famine future, une disette globale précédant le retour de Christ. D’autres encore y voient une critique prophétique d’un monde dominé par l’injustice économique, où les plus riches deviennent plus riches, et les pauvres sombrent dans l’oubli.

Quelle que soit l’interprétation retenue, une vérité demeure : ce cavalier révèle l’insécurité de notre système terrestre. Il nous montre que la sécurité matérielle est fragile, que l’abondance d’aujourd’hui peut s’évaporer demain.

Conclusion – Où plaçons-nous notre confiance ?

Ce sceau brisé est un signal. Il nous rappelle que les ressources de cette terre sont limitées, vulnérables, soumises à l’épreuve du jugement. Il nous pousse à ne pas mettre notre foi dans l’économie, ni dans la richesse accumulée, mais dans le Dieu vivant qui pourvoit.

Jésus nous a dit : « Ne vous inquiétez pas pour votre vie, de ce que vous mangerez ou boirez… Cherchez d’abord le royaume de Dieu. » (Matthieu 6.31–33)

Nous vivons peut-être déjà les prémices de ce jugement. L’inflation, les ruptures d’approvisionnement, les inégalités croissantes, tout cela sont des échos du troisième sceau comme ce fut le cas également dans les siècles passés. Mais pour ceux qui appartiennent à Christ, ce n’est pas un message de peur, c’est un appel à la foi. Une invitation à vivre autrement. À partager. À dépendre de Dieu.

Le pain qui rassasie ne vient pas d’un marché, mais du ciel.

L’ouverture du deuxième sceau : la guerre (Apocalypse 6.3-4)

Ce texte explore l’ouverture du deuxième sceau dans l’Apocalypse, symbolisé par un cavalier rouge incarnant la guerre et la division. La paix humaine est présentée comme fragile, révélant les conséquences du péché. Malgré les conflits, Dieu maintient le contrôle et appelle à la repentance, soulignant l’importance de chercher la paix en Christ.

Introduction – Une paix brisée, un monde ébranlé

Après la conquête trompeuse du premier cavalier, voici que le second sceau est brisé. Et dans un silence solennel, un nouveau cavalier apparaît, chevauchant un cheval roux. Il ne vient pas pour séduire, mais pour frapper. Il incarne la guerre, la division, la violence. Ce passage nous révèle que la paix terrestre, aussi précieuse soit-elle, demeure fragile. Elle peut être ôtée d’un instant à l’autre par la main même de celui qui tient l’histoire entre ses mains : l’Agneau.

Cette révélation n’a rien de sensationnaliste. Elle est sobre, grave et profonde. Car dans le fracas des épées et l’agitation des peuples, Dieu parle encore. Il ne se retire pas. Il secoue les puissances humaines pour réveiller les consciences spirituelles. Le réveil, souvent, naît dans les temps de crise, quand les fondements de ce monde chancellent.

1. L’Agneau ouvre le deuxième sceau

Apocalypse 6.3 — « Quand l’Agneau ouvrit le deuxième sceau, j’entendis le deuxième être vivant dire : Viens ! »

C’est encore l’Agneau qui ouvre ce sceau. Lui seul en a l’autorité. Rien ne se produit sans qu’il le permette. Et à nouveau, un des êtres vivants s’exprime : « Viens ! » Cet appel céleste ne fait pas qu’introduire un nouveau cavalier ; il manifeste l’exécution de la volonté divine. Il ne s’agit pas de chaos aveugle, mais de jugement orchestré dans le cadre du plan de Dieu.

Même lorsque la terre semble échapper à tout contrôle, le ciel, lui, demeure stable. L’histoire reste entre les mains du Christ. Et même les événements douloureux font partie de son œuvre de purification.

2. L’apparition du cavalier rouge

Apocalypse 6.4a — « Un autre cheval sortit : il était rouge feu. Son cavalier reçut le pouvoir de bannir la paix de la terre pour que les hommes s’entretuent, et une grande épée lui fut donnée. »

Après le cheval blanc vient le cheval roux. Le rouge évoque aussitôt le sang, la violence, les conflits. Dans la Bible, cette couleur est souvent associée au jugement (Ésaïe 63.2–3) ou encore à l’opposition spirituelle (Apocalypse 12.3, le dragon rouge). Ce cavalier ne vient pas par lui-même, mais il est envoyé. Il suit logiquement le premier : après la séduction, vient le conflit.

L’histoire humaine l’a toujours confirmé. Les conquêtes, même présentées comme pacifiques, finissent par engendrer des affrontements. Ce deuxième cheval incarne cette réalité universelle. Les hommes aspirent à la paix, mais ils récoltent la guerre. Et derrière les luttes visibles, se profile la dimension invisible d’un jugement en cours.

Le cavalier reçoit un pouvoir. Il ne l’a pas de lui-même : il lui est confié. Il a pour mission d’ôter la paix. Ce n’est donc pas une guerre suscitée uniquement par les ambitions humaines, mais une guerre qui entre dans le cadre permis de Dieu. Il ne s’agit pas d’un dieu cruel, mais d’un Dieu juste, qui laisse le péché suivre son cours pour révéler les conséquences de la rébellion.

L’expression « afin que les hommes s’égorgent les uns les autres » va plus loin qu’une guerre classique. Elle désigne des conflits internes, des guerres civiles, des haines collectives. C’est le frère contre le frère, le voisin contre le voisin, la société contre elle-même. Cela inclut aussi le terrorisme, les persécutions religieuses, les violences idéologiques.

Le cavalier porte une grande épée. Contrairement au premier qui portait un arc sans flèches, celui-ci est armé pour tuer. L’épée est le symbole d’un conflit direct, sanglant, généralisé. Elle est un instrument de jugement. Dans l’Ancien Testament, l’épée est souvent mise entre les mains des puissances humaines pour accomplir le châtiment de Dieu (Ézéchiel 21.9–11). L’apôtre Paul dit lui-même que l’autorité porte l’épée pour punir les malfaiteurs (Romains 13.4).

Ce cavalier, donc, représente l’irruption du jugement de Dieu sous forme de guerre. Non pas qu’il soit l’auteur du mal, mais il laisse la violence humaine exposer sa propre déchéance.

Qui est ce cavalier rouge ? Trois interprétations possibles

Certains y voient la succession inévitable des guerres humaines à travers les siècles — depuis la chute, l’humanité n’a jamais cessé de se battre. D’autres pensent à une guerre mondiale finale, précédant le retour glorieux de Christ, une guerre ultime qui secouera les nations. D’autres encore y discernent des conflits spirituels, idéologiques, culturels — une guerre des esprits, des convictions, des valeurs.

Quelle que soit l’interprétation, une chose est certaine : ce cavalier n’est pas là par hasard. Il manifeste un jugement permis, voire déclenché, par le ciel. Il fait partie d’un plan plus vaste que nos yeux terrestres ne peuvent saisir. Et son but n’est pas seulement de punir, mais d’alerter, de réveiller, de pousser à la repentance.

Conclusion – Où plaçons-nous notre paix ?

Ce passage nous enseigne des vérités simples mais profondes. La paix du monde est fragile, passagère, illusoire. Elle peut être retirée en un instant. Les hommes parlent de sécurité, mais l’histoire les contredit. Car seule la paix que donne Jésus est véritable. Il l’a dit lui-même : « Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix. Je ne vous la donne pas comme le monde la donne. » (Jean 14.27)

Apocalypse 6.3–4 nous rappelle que nous devons regarder au-delà des circonstances. Que les guerres, si douloureuses soient-elles, ne sont pas en dehors du regard de Dieu. Elles sont souvent le reflet du cœur de l’homme, mais aussi un appel silencieux du ciel.

Alors, où plaçons-nous notre confiance ? Dans les traités, les accords, les puissances humaines ? Ou dans l’Agneau qui ouvre les sceaux ? Celui qui règne même au milieu de la tempête ?

Christ nous appelle aujourd’hui à discerner les temps, à ne pas craindre les conflits du monde, mais à nous ancrer dans la paix qu’il offre. Une paix qui dépasse toute intelligence. Une paix qui demeure, même lorsque le deuxième sceau est ouvert.

L’ouverture du premier sceau : le conquérant (Apocalypse 6.1-2)

L’ouverture des sceaux dans l’Apocalypse souligne le jugement divin imminent. Le premier sceau révèle un cavalier sur un cheval blanc, symbole de fausse victoire et de séduction mondiale. Ce cavalier, armé d’un arc, ne représente pas Christ, mais un pouvoir trompeur qui annonce des temps troublés. Les croyants doivent rester vigilants.

Introduction – Un moment solennel de révélation

L’ouverture des sceaux marque une étape décisive dans le déroulement du livre de l’Apocalypse. Ce n’est pas un simple récit prophétique, mais une mise en lumière du jugement divin qui vient pour secouer la terre. Chaque sceau brisé est un signal spirituel, une secousse qui réveille les cœurs et appelle les croyants à discerner les temps.

Le premier sceau, souvent interprété de manière littérale ou dispensationaliste, introduit un cavalier monté sur un cheval blanc. Pourtant, pour bien le comprendre, il faut garder à l’esprit le langage hautement symbolique de l’Apocalypse. Ce que Jean voit est une révélation de la souveraineté de Dieu et une mise en garde contre les séductions subtiles qui précèdent les jugements.

C’est ici dans ce climat de tension divine, entre silence du ciel et voix de tonnerre, que l’Esprit nous invite à la vigilance, au discernement, et à l’attachement au vrai vainqueur, le Seigneur Jésus.

L’Agneau ouvre le premier sceau

Jean fixe alors son regard sur l’Agneau. C’est lui, et lui seul, qui détient l’autorité de briser les sceaux du livre. Il n’est pas un spectateur des événements à venir, mais il est celui qui les initie, celui qui met en œuvre le plan divin.

L’un des quatre êtres vivants, qui symbolisent la création soumise à la volonté de Dieu, s’exprime avec une voix semblable au tonnerre. Ce « Viens ! » n’est pas une simple invitation, c’est un ordre céleste qui fait entrer en scène le premier acteur d’un drame prophétique.

Dès ce premier mouvement, le message est clair : Jésus-Christ conduit l’histoire. Rien n’échappe à son autorité. Ce ne sont pas les hommes qui dirigent les événements de la fin, mais bien le Seigneur exalté lui-même.

L’apparition du cavalier sur le cheval blanc

Un cheval blanc entre en scène. Dans ce passage sa couleur évoque à première vue la pureté, la victoire et la noblesse. Cependant, dans d’autres passages de l’Apocalypse, le blanc est associé à Christ lui-même, notamment en Apocalypse 19. Mais ici, une différence s’impose.

Ce cavalier n’a pas d’épée sortant de sa bouche. Il n’est pas appelé « Fidèle et Véritable ». Puis, il ne juge pas avec justice. Il n’est tout simplement pas le Verbe de Dieu. Toutefois, il a un arc et reçoit une couronne. Ce détail est crucial. Si vous remarquez, il ne prend pas la couronne, elle lui est donnée. Elle n’est pas éternelle, elle est temporaire. De même, son arme n’est pas la Parole, mais un arc, instrument de conquête souvent silencieuse, à distance donc, plus politique ou idéologique que spirituelle.

Ainsi, ce cavalier ne représente pas Jésus, mais un pouvoir séducteur, imitant la lumière sans en porter la sainteté. Il ouvre une ère d’influence trompeuse, où ce qui paraît glorieux n’est qu’un masque. Le cheval blanc cache une domination qui ne vient pas de Dieu.

Le cavalier est armé d’un arc, mais sans flèches visibles. Son pouvoir est donc suggéré mais pas frontal. Il convainc, il influence et il conquiert sans violence apparente. Sa force est dans la stratégie, l’illusion et la persuasion. Il reçoit une couronne, mot grec stéphanos, signe d’une victoire humaine, différente de la diadema royale attribuée à Christ.

Il sort « en vainqueur et pour vaincre », comme un mouvement inexorable. C’est une montée en puissance mondiale, une progression d’un pouvoir qui se pare de justice, mais dont l’issue est le chaos. Il est le premier d’une série de cavaliers qui sont la guerre, la famine, la mort. Ceux-ci suivent dans son sillage.

Plusieurs interprétations existent. Certains y voient un faux messie, séduisant les nations. D’autres parlent de l’expansion de pouvoirs politiques ou impériaux. Certains, à tort, y ont vu l’Évangile. Mais cette option semble peu probable, car les sceaux sont des jugements, non des bénédictions. Et le contexte immédiat évoque le début des douleurs, pas la moisson des âmes.

Jésus lui-même avait averti :

Ce cavalier blanc est, en fait, une imitation. Il symbolise une séduction mondiale, un faux règne, un simulacre de justice. Et son impact est dévastateur parce qu’il ouvre la voie à la guerre, au désordre et à la souffrance.

Conclusion – Un appel au discernement

L’ouverture du premier sceau lance le signal d’alarme. Jésus-Christ reste aux commandes de l’histoire, mais les événements qui se déchaînent appellent les croyants à une vigilance accrue. Ce cavalier blanc n’est pas le Sauveur. Il est le début d’un temps de trouble. Il annonce la venue de puissances trompeuses qui séduiront même les élus, si cela était possible.

Ce que nous devons retenir d’Apocalypse 6.1–2, c’est que Christ seul est digne d’ouvrir les sceaux. Que le conquérant sur le cheval blanc représente une fausse victoire, une autorité usurpée, et une séduction mondiale. Que les jugements qui suivent ne sont que les conséquences d’un monde qui s’est laissé tromper.

Alors, restons sobres et éveillés. Attachons-nous à la vérité de l’Évangile. Demeurons fermes dans la foi. Et ne cédons pas aux apparences trompeuses de puissance et de succès.

La véritable victoire est celle de l’Agneau, non celle des cavaliers du monde.

Le genre littéraire du livre de l’Apocalypse (Introduction)

L’Apocalypse est un livre biblique fascinant et mystérieux, utilisant un langage symbolique pour délivrer des révélations divines sur la fin des temps. Il appelle les croyants à la fidélité et au réveil spirituel, soulignant la souveraineté de Dieu, l’importance de vivre dans la vérité et l’espérance d’une nouvelle Jérusalem éternelle.

Introduction

Selon moi, le livre de l’Apocalypse est l’un des livres les plus mystérieux et en même temps des plus fascinants de toute la Bible. Celui-ci suscite à la fois émerveillement et crainte en raison de ses visions impressionnantes et de ses prophéties sur la fin des temps. Mais plus encore, il provoque une profonde introspection. Car le but de ce livre n’est pas de nourrir notre curiosité, mais de réveiller notre cœur. L’Apocalypse est une trompette spirituelle que Dieu fait sonner pour secouer les consciences, réveiller l’Église, et appeler les croyants à la fidélité dans des temps troublés., pour bien comprendre ce livre, il est primordial d’examiner son genre littéraire.

Le livre de l’Apocalypse appartient au genre apocalyptique. C’est un style qui utilise des symboles, des visions et des images pour révéler des vérités spirituelles cachées et profondes. Nous retrouvons également ce type d’écrits dans d’autres écrits bibliques comme dans le livre de Daniel et certaines sections des livres d’Ésaïe, d’Ézéchiel et de Zacharie.

Un livre de révélation de Dieu 

Le terme « apocalypse » signifie « révélation » ou « dévoilement ». Contrairement à une simple prédiction de l’avenir, l’Apocalypse de Jean, est une révélation divine qui utilise un langage symbolique pour transmettre un message aux croyants.

J’aimerais mentionner que le mot Apocalypse n’a rien à voir avec l’utilisation que le monde en fait actuellement. À vraie dire, le mot révélation est une meilleure traduction pour ce livre parce que c’est ce que c’est plus précisément, une révélation de Dieu pour les temps de la fin. Son but est d’encourager et de fortifier les croyants.

Ce livre ne se limite pas à annoncer des événements futurs, mais il enseigne plutôt aux chrétiens comment vivre fidèlement, au milieu des tribulations, en attendant le retour du Seigneur Jésus. Mentionnons que ce livre s’adresse principalement aux croyants.

Cette révélation divine vise un objectif précis : faire sortir l’Église de sa tiédeur et l’amener à vivre dans la lumière de la vérité. Comme les lettres aux sept Églises le montrent au début du livre, le Seigneur veut réveiller ce qui est prêt de mourir, corriger ce qui est déformé, et raffermir ce qui est encore vivant. L’Apocalypse est une lettre de réveil envoyée du ciel.

Un langage hautement symbolique 

Le genre apocalyptique se caractérise par un usage abondant de symboles. Par exemple, les nombres ont une signification spirituelle plutôt que littérale:

  • Le chiffre 7 représente la plénitude et la perfection de Dieu.
  • Le chiffre 12 évoque le peuple de Dieu représenté par les 12 tribus d’Israël ambassadeurs de l’ancienne alliance et les 12 apôtres ceux-ci représentant la nouvelle alliance.
  • Le chiffre 666 est associé à l’Antichrist et à l’opposition à Dieu. Si le chiffre sept est le chiffre de Dieu, le chiffre 6 est celui des hommes.

Les animaux, les couleurs et les objets ont également des significations symboliques. Nous pouvons constater que le dragon représente Satan, la bête, pour sa part, incarne les puissances du mal, et la mer évoque souvent le chaos et l’instabilité des nations.

Une structure révélatrice et visionnaire 

L’Apocalypse est construite autour d’une série de visions successives, qui sont souvent introduites par des expressions telles que « je vis » ou « je regardai » selon les versions. Ces visions décrivent des scènes célestes, des jugements de Dieu et la victoire de Christ sur les forces du mal.

Cette structure vise à encourager les croyants persécutés, à travers les siècles et en ces moments de la fin, en leur montrant que Dieu contrôle l’histoire et que la victoire finale appartient à Christ.

Ces visions ne sont pas là pour impressionner, mais pour réveiller. Chaque image, chaque jugement, chaque scène céleste appelle à une décision : se conformer au monde ou marcher fidèlement avec Christ. L’Apocalypse révèle les coulisses du combat spirituel dans lequel l’Église est engagée — et c’est en ce sens un puissant appel au réveil.

Un message d’espérance et de victoire pour les croyants

Bien que le langage de l’Apocalypse puisse sembler terrifiant, ce qu’il nous faut savoir c’est que, son but principal est d’encourager les croyants à persévérer dans la foi pendant la période des tribulations. Le texte nous rappelle que malgré les tribulations et les persécutions, Dieu règne et son Royaume s’établira définitivement lors du retour du Seigneur Jésus.

Finalement, le livre se termine sur une note glorieuse avec la vision de la nouvelle Jérusalem, où Dieu habitera avec son peuple pour l’éternité sous de nouveaux cieux et sur une nouvelle terre.

Conclusion 

L’Apocalypse est un livre profondément symbolique qui utilise un langage de type apocalyptique pour révéler la souveraineté de Dieu et l’issue finale de l’histoire de l’humanité. Comprendre son genre littéraire permet d’éviter les interprétations erronées et de saisir le message d’espérance et d’encouragement qu’il adresse aux chrétiens.

Ce livre n’est pas un simple étalage d’événements catastrophiques, c’est un appel vibrant au réveil. Il nous dit : “Que celui qui a des oreilles écoute ce que l’Esprit dit aux Églises” (Apocalypse 2.7). Il ébranle, il éclaire, il purifie. Il appelle les croyants à sortir de la tiédeur spirituelle et à vivre dans l’attente active du retour glorieux du Christ.

L’Apocalypse est le livre du réveil final de l’Église.

L’Apocalypse : un cycle de révélation spirituelle plutôt qu’un récit chronologique (Introduction)

Le livre de l’Apocalypse présente une structure complexe et non chronologique, utilisant des visions cycliques qui se superposent pour transmettre des messages spirituels profonds. Il invite à un réveil personnel et collectif, soulignant l’importance de l’adoration et de la préparation plutôt que la connaissance précise des événements futurs.

Introduction

Le livre de l’Apocalypse est un livre fascinant. Seulement, il est facile de s’y perdre dans tous ces images et symboles. L’une des erreurs courantes est de considérer le livre de l’Apocalypse comme une présentation chronologique des différents événements qui sont présentés. Pourtant, une lecture attentive du texte révèle une structure bien plus complexe, où les visions semblent se répéter, se superposer et se répondre, plutôt que de suivre un ordre chronologique. Ce qui me fait dire que pour bien comprendre le livre de l’Apocalypse celui-ci ne peut pas être pris dans un sens chronologique. Parce que cette approche non linéaire repose sur plusieurs éléments :

  • Le texte avance par cycles → L’Apocalypse raconte les événements en revenant plusieurs fois sur les mêmes thèmes, mais sous des angles différents, plutôt qu’en suivant une chronologie linéaire stricte.
  • Un style prophétique → Le langage utilisé est symbolique et rempli d’images puissantes pour transmettre des messages spirituels profonds.
  • Des visions qui se répètent sous différentes formes → Certains passages décrivent des événements similaires mais avec des détails différents, comme si on voyait la même scène sous plusieurs perspectives.
  • Des scènes qui dépassent le temps → Certaines visions montrent des réalités célestes qui ne sont pas limitées à une époque précise, elles concernent toute l’histoire humaine ou l’éternité.
  • Peu de précisions sur le temps exact → L’Apocalypse ne donne pas toujours des repères clairs sur le moment exact où les événements se produisent, ce qui rend son interprétation temporelle plus complexe.

Ces caractéristiques invitent à considérer l’Apocalypse non comme une suite d’événements à venir dans un cadre temporel défini, …mais comme une révélation destinée à réveiller l’Église. Chaque cycle, chaque image, chaque appel est un coup de trompette céleste pour secouer les consciences assoupies, rallumer la passion pour Christ, et recentrer le peuple de Dieu sur l’essentiel.

L’Apocalypse ne cherche pas à satisfaire la curiosité chronologique, mais à provoquer un sursaut spirituel. Elle parle au cœur de l’Église en lui disant : « Réveille-toi, toi qui dors, relève-toi d’entre les morts, et Christ t’éclairera. » (Éphésiens 5.14)


1. La structure cyclique du texte

L’Apocalypse est construite en plusieurs séries de visions, souvent groupées en septs (7 sceaux, 7 trompettes, 7 coupes). Ces séries ne s’enchaînent pas forcément de manière linéaire mais semblent plutôt raconter plusieurs fois les mêmes événements sous des angles différents.

Exemple concret :

  • Les sept sceaux (Apocalypse 6-8) annoncent des fléaux (guerres, famines, catastrophes, etc.).
  • Les sept trompettes (Apocalypse 8-11) annoncent également des catastrophes, similaires à celles des sceaux.
  • Les sept coupes (Apocalypse 16) décrivent des plaies ressemblant à celles des trompettes et des sceaux.

Ainsi, ces trois séries de jugements ne se suivent pas chronologiquement mais semblent plutôt décrire un même ensemble d’événements sous différentes perspectives.


2. L’usage du style prophétique

Les prophéties bibliques sont souvent symboliques et non linéaires. Comme dans les livres de Daniel et Ézéchiel, les visions représentent des vérités spirituelles plus que des chronologies rigides.

Exemple concret :

  • Daniel 7 et Apocalypse 13 : Daniel voit quatre bêtes représentant des empires, et Jean décrit une Bête dans Apocalypse 13 qui combine les caractéristiques de celles de Daniel.

En réalité, la prophétie ne fonctionne pas comme une ligne du temps ; elle présente des images répétées avec des significations spirituelles profondes.

Ces visions, bien plus que des récits parallèles, sont comme des secousses spirituelles envoyées par Dieu pour réveiller l’Église à la gravité du combat spirituel. Comme dans les grands réveils de l’histoire, où Dieu a utilisé des prédications puissantes pour secouer des cœurs endormis, l’Apocalypse répète, intensifie, et amplifie le message pour qu’il soit entendu au plus profond des âmes.


3. Les visions parallèles et superposées

Certaines parties de l’Apocalypse décrivent ce qui semble être le même événement mais sous des symboles différents, indiquant une narration par recoupements.

Exemple concret :

  • Apocalypse 16.14-16 (Harmaguédon) nous présente les rois du monde se rassemblant pour la guerre.
  • Apocalypse 19.19-21 fait le récit de la Bête et ses armées qui sont détruites par Christ.
  • Apocalypse 20.7-10 Satan rassemble les nations pour une bataille finale, mais est vaincu.

Ces descriptions semblent être différentes manières de raconter le même événement ou des moments distincts mais symboliquement liés.

Ces scènes, où la louange éclate dans le ciel, rappellent que le réveil commence toujours par l’adoration. Dans les grands réveils du passé – comme à Azusa Street ou lors du Réveil du pays de Galles – les croyants étaient saisis par la présence de Dieu et se prosternaient dans une adoration intense. L’Apocalypse nous donne cette image d’un ciel en feu de louange pour nous inviter à nous joindre dès maintenant à cette liturgie éternelle, en esprit et en vérité.


4. L’intemporalité des scènes célestes

Plusieurs passages se déroulent dans un contexte céleste hors du temps terrestre.

Exemple concret :

  • Apocalypse 4-5 nous laisse voir Dieu sur son trône. Ce n’est pas un moment précis, mais une révélation intemporelle.
  • Apocalypse 12 nous présente la vision de la femme et du dragon qui est un mélange des événements passés (la naissance du Messie) et futurs (l’attaque de Satan contre l’Église).

Le véritable enjeu de ce livre n’est pas de connaître l’heure, mais d’être prêt. L’Apocalypse est un cri divin : Prépare-toi ! Réveille-toi ! Adore le seul vrai Roi ! Elle est un appel vibrant au réveil personnel et collectif. Elle nous arrache à notre sommeil spirituel, brise notre confort religieux et nous propulse dans une vie de consécration.

À vrai dire, l’Apocalypse ne suit pas un déroulement chronologique, mais une logique symbolique et théologique.


5. Le principe de récursivité (récapitulation)

Certains exégètes (G. K. Beale, William Hendriksen, Richard Bauckham, etc.) pensent que l’Apocalypse répète des visions en intensifiant leur signification.

Exemple concret :

  • 4e trompette nous décrit le soleil, la lune et les étoiles qui sont frappés (Ap 8.12).
  • 5e coupe nous laisse voir le royaume de la Bête étant plongé dans les ténèbres (Ap 16.10).

Apparamment, ces visions semblent être différentes versions d’un même jugement divin.


6. L’absence de marqueurs temporels clairs

Contrairement aux prophéties de Daniel, l’Apocalypse ne donne pas de dates précises.

Exemple concret :

  • Apocalypse 13.5 mentionne que la Bête a autorité pour « 42 mois ».
  • Apocalypse 12.6 dit que la femme est protégée pendant « 1 260 jours ».

Bien que ces durées sont équivalentes (3,5 ans) leur relation temporelle reste incertaine.


Conclusion

Loin d’être un simple calendrier eschatologique, l’Apocalypse se présente comme une révélation symbolique où les thèmes se superposent et se répètent. Il ne peut donc pas être interprété chronologiquement. Cette structure cyclique nous invite à lire l’Apocalypse non comme une suite d’événements à venir dans un cadre temporel strict, mais comme une révélation spirituelle du combat entre le bien et le mal, dans une dynamique du « déjà et pas encore » propre à la pensée biblique.

Les trous exposés de la doctrine de l’enlèvement prétribulationnel : Une analyse de 1 Thessaloniciens 1.10 et 5.9

L’énoncée est le suivant : « L’enlèvement délivre l’Église de la Tribulation (1 Thessaloniciens 1.10 ; 5.9) tandis que le second avènement délivre Israël de Satan, de l’Antéchrist et des armées de la Tribulation. »

C’est intéressant de voir comment la fausse doctrine de l’enlèvement avant la période des tribulations est parsemée de trous. Pour cela, j’ai plusieurs exemples. 

Tout d’abord, il est dit, dans l’énoncé, que l’enlèvement délivre de la période des tribulations. Les versets utilisés sont 1 Thessaloniciens 1.10 et 5.9. Puis que le second avènement délivre Israël de Satan, de l’antichrist et des armées de la tribulation. Malheureusement, pour ce second avènement, il n’y a aucun passage de mentionné pour soutenir ce point. C’est là un trou important de cette doctrine. On ne peut pas affirmer une chose comme étant biblique sans avoir de passage qui soutient nos dires. 

Quoi qu’il en soit, maintenant, regardons ce que nous enseigne 1 Thessaloniciens 1.10 et 5.9 pour voir s’ils corroborent bien ce qui est avancé par les adeptes de cette fausse doctrine.

Mentionnons que ces deux passages sont souvent cités dans le débat sur l’enlèvement de l’Église, en particulier dans le cadre d’une interprétation prétribulationnistes. Cependant, un examen attentif de leur contexte et de leur contenu montre qu’ils n’affirment pas explicitement une telle doctrine. Regardons. en premier lieu, 1 Thessaloniciens 1.10 :

« et pour attendre que revienne du ciel son Fils qu’il a ressuscité, Jésus, qui nous délivre de la colère à venir. » (1 Thessaloniciens 1.10)

Ce texte, au premier abord, nous parle de deux choses : la colère à venir et la délivrance. 

  • La colère à venir fait référence au jugement divin qui sera exécuté lors du « jour du Seigneur » comme nous le mentionne 1 Thessaloniciens 5.2-3 et à la condamnation finale des impies.

« vous savez fort bien vous-mêmes que le jour du Seigneur viendra de façon aussi inattendue qu’un voleur en pleine nuit. Lorsque les gens diront : « Paix et sécurité ! », alors la ruine fondra subitement sur eux, comme les douleurs saisissent la femme enceinte, et aucun n’échappera. » (1 Thessaloniciens 5.2-3)

  • La délivrance ne désigne pas spécifiquement un enlèvement, mais le salut offert par Jésus-Christ à ses disciples, les épargnant du jugement divin grâce à leur foi en lui.

Maintenant, si l’on regarde le contexte élargi, nous constatons que l’apôtre Paul rappelle aux Thessaloniciens que leur foi en Christ les préserve de la colère divine. Puis, ce verset s’inscrit dans une perspective eschatologique générale, sans préciser le moment exact où cette délivrance se produira. Il n’affirme pas un enlèvement avant une période de tribulations terrestres. C’est complètement faux d’affirmer cela et d’utiliser ce passage pour appuyer le fait que l’enlèvement délivre les croyants de la période des tribulations parce que ni le passage ni le contexte ne fait mentionnions de cela d’aucune manière. C’est un bel exemple de la façon dont on peut sortir un passage de son contexte pour lui faire dire une chose qu’il ne dit pas réellement. D’ailleurs, toutes les fausses doctrines peuvent être aisément identifiées, avec un peu de discernement, parce qu’elles utilisent toujours ce même modus operandi.

L’autre passage utilisé pour appuyer que l’enlèvement délivre de la période des tribulations est 1 Thessaloniciens 5.9.

« Car Dieu ne nous a pas destinés à connaître sa colère, mais à posséder le salut par notre Seigneur Jésus-Christ » (1 Thessaloniciens 5.9)

Faisons le même exercice que le passage précédent puisque ceux-ci sont utilisés pour appuyer le fait que l’enlèvement délivre l’église de la période des tribulations. Tout comme l’autre passage, il y a deux choses que nous pouvons voir : la colère et les croyants destinés à posséder le salut.

  • La colère, mentionnée ici, fait référence au jugement final réservé aux impies (1 Thessaloniciens 5.3 : « Ils ne pourront y échapper »).

« Lorsque les gens diront : « Paix et sécurité ! », alors la ruine fondra subitement sur eux, comme les douleurs saisissent la femme enceinte, et aucun n’échappera. » (1 Thessaloniciens 5.3)

  • Les croyants, au contraire, sont destinés au salut, une réalité déjà acquise par leur foi en Christ et qui se manifestera pleinement lors de son retour.

Tout comme l’autre passage, regardons maintenant le contexte élargi pour voir s’il mentionne bien, de quelque manière que ce soit, que l’enlèvement se produirait avant la période des tribulations. Dans ce contexte, Paul parle du « jour du Seigneur » comme d’un événement soudain et inéluctable, qui surprendra les incrédules, mais non les croyants, car ils sont des « enfants de lumière » (5.4-5). L’accent est mis sur leur préparation spirituelle et non sur un calendrier détaillé des événements. Rien dans ce texte n’indique un enlèvement avant les tribulations.

À ce moment-ci, la question que nous pouvons nous poser est, pourquoi ces versets ne soutiennent-ils pas explicitement un enlèvement prétribulationnistes ? Il y a trois raisons à cela. 

  1. Le concept de la « colère » :
    • Dans le contexte biblique, la « colère » désigne souvent le jugement final de Dieu, et non exclusivement une période spécifique de tribulations sur terre.
    • Ces versets ne décrivent pas un enlèvement préalable pour échapper aux épreuves terrestres, mais la délivrance spirituelle des croyants face au jugement éternel.
  2. Absence d’un calendrier clair :
    • Les passages n’établissent pas de chronologie précise concernant le retour de Christ ou la manière dont il protégera ses disciples.
    • Ils appellent les croyants à une vigilance constante, non à une attente passive d’un enlèvement imminent avant les tribulations.
  3. Thème principal :
    • Le but principal, de ces versets, est d’encourager les croyants à tenir ferme dans l’espérance du salut en Christ et à ne pas craindre le jugement à venir, grâce à leur foi en lui.

En conclusion,1 Thessaloniciens 1.10 et 5.9 parlent de la délivrance des croyants face à la colère divine et au jugement final, mais ils ne soutiennent pas explicitement l’idée d’un enlèvement de l’Église avant une période de tribulations terrestres. Ces versets doivent être compris dans le cadre plus large de l’espérance chrétienne et de l’appel à la vigilance. Ils ne devraient pas être interprétés comme une preuve définitive d’une doctrine prétribulationnistes, mais plutôt comme une assurance que, en Christ, les croyants sont préservés de la condamnation éternelle.

Les dangers des fausses doctrines dans l’Église d’aujourd’hui

Introduction


Depuis les débuts de l’Église, les fausses doctrines ont tenté de déformer l’Évangile et d’égarer les croyants. Les apôtres ont dû faire face à de nombreuses hérésies et ont combattu fermement pour préserver la vérité de l’Évangile. Aujourd’hui, alors que nous vivons les temps de la fin, ces fausses doctrines continuent de se répandre, souvent sous des formes modernisées, mais tout aussi pernicieuses. Parmi elles, la doctrine de l’enlèvement prétribulationnel se distingue par sa popularité et son impact dévastateur sur le Corps de Christ. Il est essentiel de comprendre les dangers de cette croyance, non seulement pour protéger notre foi, mais aussi pour demeurer fidèles aux enseignements bibliques.


Fausses doctrines au début de l’église

Ce n’est pas nouveau que les fausses doctrines existent et influencent les croyants. Nous retrouvons plusieurs exemples de celles-ci dans les écritures. Par exemple, les apôtres ont dû faire face à plusieurs fausses doctrines et enseignements erronés pendant leur ministère et ils se sont battus contre ces hérésies. Voici quelques exemples significatifs.

Certains enseignaient que les Gentils (non-Juifs) devaient se faire circoncire et observer la loi de Moïse pour être sauvés. D’ailleurs Paul et les autres apôtres ont fermement rejeté cette doctrine, insistant sur le fait que le salut est par la foi en Jésus-Christ et non par les œuvres de la loi. (Actes 15.1-2, Galates 2.11-16, Galates 5.1-6.)

Il y a aussi eu cette doctrine qui enseignait que la matière était mauvaise et que seuls les êtres spirituels étaient bons. Les gnostiques croyaient également que la connaissance secrète (gnosis) était nécessaire pour le salut. Jean, dans ses épîtres, et Paul, dans ses lettres, ont combattu ces enseignements en affirmant la bonté de la création de Dieu et la nécessité de la foi en Christ. (1 Jean 4.1-3, Colossiens 2.8-10.)

Certains autres enseignaient que la résurrection des morts n’avait pas lieu ou était déjà passée, ce qui semait le doute parmi les croyants. Paul a réaffirmé l’importance de la résurrection physique de Jésus et celle des croyants. (1 Corinthiens 15.12-19, 2 Timothée 2.17-18.)

Il y eut aussi certaines personnes qui tentaient de mélanger les croyances chrétiennes avec des pratiques païennes ou philosophiques, diluant ainsi la pureté de l’Évangile. Encore une fois, Paul et les autres apôtres ont constamment mis en garde contre l’adoption de pratiques païennes ou de philosophies humaines qui n’étaient pas conformes à la foi chrétienne. (Colossiens 2.8, 1 Corinthiens 10.14-22.)

Il y avait les nicolaïtes qui enseignaient une forme de libertinage moral, encourageant les chrétiens à participer à l’idolâtrie et à l’immoralité sexuelle, sous prétexte de liberté chrétienne. Jésus lui-même, dans ses lettres aux Églises d’Asie, principalement l’église d’Éphèse où il condamne cette doctrine et appelle les croyants à s’en détourner. (Apocalypse 2.6, Apocalypse 2.15).

Il y avait aussi cette doctrine affirmant que, puisque les croyants étaient sous la grâce et non sous la loi, ils pouvaient pécher librement sans conséquences. Paul a dénoncé cette fausse compréhension de la grâce en soulignant que la grâce de Dieu nous appelle à vivre dans la sainteté, non dans le péché. (Romains 6.1-2, Tite 2.11-12.)

Finalement, certains promouvaient l’adoration des anges ou l’idée que les anges servaient de médiateurs entre Dieu et les hommes. Paul a mis en garde contre cette pratique, affirmant que Christ seul est suffisant comme médiateur et objet d’adoration. Colossiens 2.18-19.

Comme vous le voyez, les apôtres ont dû lutter contre une diversité de fausses doctrines qui menaçaient de déformer l’Évangile et de détourner les croyants de la vérité. Ils ont répondu à ces erreurs en s’appuyant sur les Écritures et en proclamant la véritable doctrine chrétienne. 


Fausses doctrines aujourd’hui

Aujourd’hui, alors que nous vivons les temps de la fin, diverses fausses doctrines peuvent émerger, souvent sous des formes modernes, mais portant des éléments similaires aux anciennes hérésies. Comme quoi, il n’y a rien de nouveau sous le soleil ou encore que l’histoire se répète sans cesse. Voici quelques-unes des fausses doctrines les plus courantes de nos jours :

Il y a cette fausse doctrine qui enseigne que la foi chrétienne garantit la prospérité matérielle, la richesse et la santé. Si vous avez suffisamment de foi, vous serez récompensé par des bénédictions matérielles. Le problème avec cette fausse doctrine c’est qu’elle détourne l’accent du message biblique sur la souffrance, la repentance et la vie éternelle pour le mettre sur des gains terrestres. Elle peut également causer une grande déception chez les croyants lorsque la prospérité attendue ne se réalise pas.

Il y a aussi cette doctrine qui affirme que tous les êtres humains, quelle que soit leur foi ou leur conduite, seront finalement sauvés et réconciliés avec Dieu. Celle-ci minimise l’importance de la repentance, de la foi en Christ et du jugement, et peut conduire à l’indifférence spirituelle, voire même un certain laxisme par rapport au péché.

Nous retrouvons cette croyance qui soutient que toutes les interprétations de la foi chrétienne sont également valides, et qu’il n’existe pas de vérité doctrinale absolue. Bien entendu, cette fausse doctrine conduit à un affaiblissement de la foi chrétienne en rendant les doctrines bibliques interchangeables avec des croyances contradictoires. Cela peut mener à la confusion et à l’éloignement de la vérité biblique.

Une autre fausse doctrine enseigne que les bonnes œuvres ou la moralité sont nécessaires pour obtenir le salut, ou qu’elles peuvent y contribuer. Celle-ci nie l’efficacité de la grâce de Dieu et du sacrifice de Jésus-Christ pour le salut, en prônant un salut mérité par des actions humaines.

Voilà que certaines doctrines modernes nient l’existence de l’enfer ou du jugement éternel, affirmant que Dieu est trop aimant pour punir éternellement. Encore une fois, cela diminue la gravité du péché et de la rébellion contre Dieu, et peut réduire l’urgence du besoin de repentance.

Le gnosticisme moderne, bien que différend du gnosticisme antique, ce concept survit aujourd’hui sous la forme d’une spiritualité ésotérique qui valorise des révélations personnelles ou des connaissances spéciales au-dessus des Écritures. Elle met en péril l’autorité biblique et introduit des enseignements qui ne sont pas fondés sur la Parole de Dieu.

Et ça continue, encore et encore. Malheureusement, bien peu de croyants se lèvent comme les apôtres ont fait pour dénoncer ces fausses doctrines. 

L’une d’elles dont je dénonce est la fausse doctrine de l’enlèvement prétribulationnel. C’est l’une de celle qui est le plus répandues et qui divise le corps de Christ aujourd’hui. En plus, elle donne de faux espoirs aux croyants leur mentionnant qu’ils n’ont pas à s’inquiéter de souffrir parce qu’ils seront enlevés avant la période des tribulations. L’ensemble de mes articles sur ce blogue traitent des incohérences de cette fausse doctrine. Je tente de démontrer les concepts qui ne sont que des suppositions ou encore des versets sortis de leur contexte pour valider leurs suppositions.

Conclusion

Les fausses doctrines ont toujours représenté un danger pour l’Église, que ce soit dans les temps anciens ou aujourd’hui. L’enlèvement prétribulationnel, tout comme d’autres enseignements erronés, sème la confusion parmi les croyants en déformant les vérités bibliques. Il est de notre devoir de rester vigilants et de discerner ce qui est conforme à la Parole de Dieu. Seule une compréhension correcte des Écritures peut nous protéger des faux enseignements et nous maintenir fermement ancrés dans la vérité. En tant que croyants, nous devons rejeter les doctrines qui ne reposent que sur des suppositions et nous attacher à la saine doctrine pour fortifier notre foi et celle du Corps de Christ tout comme le faisait les apôtres à leur époque.

Les saints anges dévoilés : pourquoi ils ne sont pas les croyants enlevés avant les tribulations

Introduction


Il y a un enseignement qui est propagé dans nos églises, sur internet et dans les réseaux sociaux comme quoi les saints anges avec lesquels Jésus revient seraient les croyants enlevés avant la période des tribulations.

Malheureusement, cet enseignement est erroné parce qu’il n’est pas conforme aux écritures. Il est donc essentiel de revenir à la Parole de Dieu pour examiner ce que celle-ci dit réellement à ce sujet. Dans cette étude, nous allons analyser les passages bibliques pertinents pour démontrer que cette doctrine ne repose sur aucun fondement scripturaire.

Distinction entre les anges et les chrétiens dans la Bible

Tout d’abord, nulle part dans la Bible, les chrétiens ne sont jamais directement appelés des « anges » avant ou après un enlèvement quel qu’on que. Les anges, décrits dans la Bible, sont des êtres spirituels distincts créés par Dieu pour le servir et accomplir ses desseins, tandis que les chrétiens sont des êtres humains rachetés par la grâce de Dieu à travers la foi en Jésus-Christ.

Cependant, dans certaines métaphores ou comparaisons, les croyants sont parfois comparés aux anges en matières de pureté, de service ou de leur futur état céleste. Par exemple, Jésus dit que les croyants ressuscités « ne peuvent plus mourir; ils sont semblables aux anges et sont fils de Dieu, étant fils de la résurrection ! » (Luc 20.36) Ici, Jésus ne dit pas que les chrétiens deviennent des anges, mais qu’ils sont comparables aux anges dans le sens où ils ne meurent plus. 

Dans un autre passage, les anges sont décrits comme « des esprits au service de Dieu, qui sont envoyés pour exercer un ministère en faveur de ceux qui vont hériter le salut. » (Hébreux 1.14) Cela montre que les anges servent les chrétiens, mais ne sont pas les mêmes qu’eux.

Donc, bien que les chrétiens puissent être comparés aux anges dans certains aspects spirituels, ils ne sont pas identifiés comme tels dans la Bible. Pourquoi, est-ce que les « saints anges » qui reviennent avec Jésus seraient les chrétiens qui auraient été enlevés avant la période des tribulations ? Je vais tenter de démêler les choses.

Clarification sur l’identité et le rôle des anges

Voici quelques passages où sont mentionnés les « saints anges ». Nous retrouvons cette expression dans les écrits de Moïse alors que celui-ci bénit les douze tribus d’Israël un peu avant sa mort. Il va dire: « L’Éternel est venu du Sinaï, il s’est levé pour eux ; aux confins de Séir tel le soleil à l’horizon, et il a resplendi de la montagne de Parân. Et les saints anges par myriades étaient autour de lui. » (Deutéronome 33.2) Il est évident que ce passage ne parle pas de chrétiens autour de l’Éternel. Parce que les chrétiens ne sont pas encore enlevés à ce moment de l’histoire. De plus, le contexte nous démontre que Moïse parle bien de « saints anges » et pas de croyants maintenant établis dans leur corps glorieux.

Puis nous avons une mention dans le livre du prophète Daniel. Il est écrit : « J’entendis alors l’un des saints anges parler. Puis un autre saint ange lui demanda : Jusques à quand dureront les événements annoncés par cette vision ? Jusqu’à quand le sacrifice perpétuel sera-t-il supprimé, et la révolte qui cause la dévastation sévira-t-elle ? Pendant combien de temps le sanctuaire et l’armée seront-ils livrés au pouvoir de la corne et foulés aux pieds ? » (Daniel 8.13)  Est-ce que ce passage parle de croyants enlevés de la terre et maintenant au ciel ? Bien entendu que la réponse est non parce que les chrétiens ne sont pas encore enlevés à ce moment des événements de ce passage.

Pour affirmer que les « saints anges » sont des êtres angéliques, nous avons des passages qui corroborent cela. Cependant, pour affirmer que les saints anges sont les croyants enlevés avant la période des tribulations, il n’y a aucun passage qui mentionne cela. Comment pouvons-nous croire une supposition pareille alors qu’il n’y a rien pour soutenir bibliquement cette affirmation ? On ne peut pas déclarer une chose pareille sans avoir d’appuis solides dans la Parole de Dieu. Mais pourquoi faire des suppositions de la sorte ?

Malheureusement, cette doctrine n’est pas appuyée du tout sur les écritures. C’est ce que je m’efforce de démontrer par ces enseignements.

L’usage de l’expression « saints anges » dans les Écritures une réfutation de l’enlèvement prétribulationnel

L’expression « les saints anges » apparait par la suite en Zacharie 14.5 qui dit : « Et la vallée de mes montagnes sera comblée, car elle s’étendra jusqu’à Atsal. Elle sera comblée, ce jour-là, comme elle a été comblée lors du tremblement de terre au temps d’Ozias, roi de Juda. Puis l’Éternel mon Dieu viendra, avec tous les saints anges. »  Ce verset fait partie d’une prophétie sur le Jour de l’Éternel, un jour de jugement et de délivrance. Il décrit une fuite des habitants face à un grand cataclysme, mais il annonce également la venue de l’Éternel avec tous ses saints anges, symbolisant un moment de jugement et de restauration. Encore là, aucune mention, dans le contexte de ce passage, de croyants enlevés et arrivant du ciel.

Puis, nous retrouvons cette expression en Marc 8.38 : « Si quelqu’un a honte de moi et de mes paroles au milieu des hommes de ce temps, qui sont infidèles à Dieu et qui transgressent sa Loi, le Fils de l’homme, à son tour, aura honte de lui quand il viendra dans la gloire de son Père avec les saints anges. » Dans ce passage, Jésus met en garde contre la honte de le confesser devant les autres. Ceux qui renient Jésus dans ce monde seront eux-mêmes reniés par lui lorsqu’il reviendra dans la gloire pour juger le monde. 

Nous avons aussi un passage qui est parallèle à Marc 8.38 et c’est celui de Luc 9.26 : « Car si quelqu’un a honte de moi et de mes paroles, le Fils de l’homme aura honte de lui lorsqu’il viendra dans sa gloire, celle du Père et des saints anges. » Ce verset porte un message similaire. Il souligne l’importance de ne pas renier Christ, car ceux qui ont honte de lui dans cette vie ne seront pas reconnus par lui lors de son retour glorieux.

Là où ça devient intéressant et qui démonte la doctrine de l’enlèvement prétribulationnel est le passage de 1 Thessaloniciens 3.13 qui dit :  « Qu’il affermisse ainsi votre cœur pour que vous soyez saints et irréprochables devant Dieu notre Père au jour où notre Seigneur Jésus-Christ viendra avec tous ses saints anges. » Le contexte de ce passage nous démontre que l’apôtre Paul prie pour que les Thessaloniciens soient renforcés dans leur foi et leur sainteté afin d’être prêts pour le retour du Christ. Il mentionne que Jésus reviendra « avec tous ses saints anges ». Comment Paul peut-il demander aux Thessaloniciens d’affermir leur cœur afin d’être saint et irréprochable devant Dieu pour le retour de Christ alors que selon la doctrine de l’enlèvement avant la période des tribulations, ils sont censés être déjà rendus dans le ciel ? On voit encore une fois l’incohérence de cette doctrine avec les Écritures.

Finalement, nous voyons les saints anges dans Apocalypse 14.9-10. « Un troisième ange les suivit, proclamant d’une voix forte : celui qui adore la bête et son image et qui accepte de recevoir sa marque sur le front et sur la main, 10 devra aussi boire du vin de la fureur de Dieu. Ce vin lui sera versé pur dans la coupe de la colère divine, et il souffrira des tourments dans le feu et le soufre devant les saints anges et devant l’Agneau. » Ce verset parle du jugement sévère pour ceux qui adorent la bête et reçoivent sa marque. Ils subiront la colère de Dieu et seront tourmentés éternellement. Ce jugement se fera sous les yeux des anges et de l’Agneau (Jésus-Christ).

Ces versets, bien que provenant de différents livres et contextes, ont un fil conducteur commun : ils parlent de la venue de Christ dans la gloire et du jugement. Ils exhortent les croyants à rester fidèles et à ne pas avoir honte de leur foi, car Christ viendra avec ses anges pour juger le monde. La fidélité et la sainteté sont essentielles afin d’être prêts pour ce jour. En aucun temps, il n’est fait allusion que les saints anges sont les croyants enlevés avant la période des tribulations. Il n’y a aucun appui dans les Écritures pour cette affirmation.

Conclusion


En conclusion, l’idée que les « saints anges » mentionnés dans les Écritures, et revenant avec Jésus, soient des croyants enlevés avant la tribulation est non seulement infondée, mais elle contredit également le témoignage clair des Écritures. Les anges sont des êtres spirituels distincts des humains, créés pour accomplir les desseins de Dieu, et jamais la Bible ne les confond avec les croyants, avant ou après un prétendu enlèvement avant une prétendue semaine de tribulations. Il est donc important de rester fidèles à la vérité biblique, sans se laisser séduire par des doctrines qui ne trouvent aucun appui solide dans la Parole de Dieu. La fidélité et la sainteté sont indispensables pour être prêtes pour le retour du Christ, qui se fera en gloire, accompagné de ses saints anges pour juger le monde.

Les chrétiens ne seront pas enlevés avant la période des tribulations , mais plutôt gardés jusqu’au dernier jour et voici pourquoi !

La doctrine de l’enlèvement prétribulationnel est un sujet de débat parmi les chrétiens, particulièrement en ce qui concerne la question de savoir si les croyants seront enlevés avant la grande tribulation. Deux passages bibliques sont souvent cités pour soutenir cette doctrine : Apocalypse 3.10 et Sophonie 2.3. Cependant, une analyse approfondie de ces versets dans leur contexte nous amène à remettre en question cette interprétation. Ce message se propose d’examiner de manière détaillée ces passages afin de déterminer s’ils justifient réellement l’idée d’un enlèvement de l’Église avant la période des tribulations.

Un des arguments de la doctrine de l’enlèvement prétribulationnel est que les chrétiens seront enlevés avant que ne commence la période des tribulations. Pour appuyer ce point, le passage d’Apocalypse 3.10 et celui de Sophonie 2.3 sont utilisés. Maintenant, regardons si ces passages mentionnent bien ce qu’ils prétendent qu’ils disent.


Protégé, mais pas enlevé (Apocalypses 3.10)

Voici Apocalypse 3.10 dans la version de la Bible du Semeur (BDS) dit : « Parce que tu as gardé ma parole avec persévérance, moi aussi je te garderai à l’heure de l’épreuve qui va venir sur le monde entier pour mettre à l’épreuve les habitants de la terre. » (Apocalypse 3.10) Intéressant, ce passage parle bien de « garder à l’heure de l’épreuve qui va venir sur le monde entier ». 

D’ailleurs, le contexte de ce verset fait partie du message adressé à l’église de Philadelphie, l’une des sept églises de l’Apocalypse, située en Asie Mineure. La ville de Philadelphie était connue pour ses tremblements de terre, et ses habitants vivaient dans une certaine insécurité matérielle. Spirituellement, l’église de Philadelphie est louée pour sa fidélité et sa persévérance. 

Contrairement à certaines autres églises mentionnées dans l’Apocalypse, l’église de Philadelphie ne reçoit aucun reproche. Pour cause, parce que lorsque nous sommes dans l’épreuve, ce ne sont pas des reproches que nous avons besoin, mais plutôt des encouragements. Cela Jésus le sait et c’est ce qu’il fait avec cette église de Philadelphie. D’ailleurs, Jésus les encourage en reconnaissant leur fidélité dans l’obéissance à sa parole malgré les pressions et les difficultés. Leur peu de puissance (v. 8) ne les a pas empêchés de rester fidèles.

Jésus promet de garder ou protéger cette église « à l’heure de l’épreuve » qui viendra sur « le monde entier ». Garder est la traduction du mot grec «tereo» et il signifie, selon le dictionnaire Strong’s, « S’occuper soigneusement, prendre soin de, garder » et de façon métaphorique, il veut dire « maintenir quelqu’un dans l’état où il est ». Le sens du mot « garder » ne signifie pas enlever. C’est ce qu’ils prétendent, les adeptes de l’enlèvement prétribulationnel. Ils affirment que Jésus va venir chercher son Église avant la période des tribulations, et de cette façon, il va les garder. C’est de la fabulation et rien d’autre, parce que ce n’est pas le sens original du mot.

Le verset parle aussi d’un temps d’épreuve « qui va venir sur le monde entier ». Cela suggère donc une période de tribulation ou de difficulté à venir, qui aura une portée globale. C’est ce que la Bible prédit comme étant la grande tribulation. Sous le règne de l’antichrist elle va s’étendre sur tout les habitants de la terre et particulièrement sur les croyants. Comme il est dit dans le live de Daniel : « En ce temps-là se lèvera Michel, le grand chef qui a pour mission d’aider ton peuple. Ce sera un temps de détresse tel qu’il n’y en a jamais eu depuis que des nations existent jusqu’à ce moment-là. En ce temps-là seront sauvés ceux de ton peuple dont le nom est inscrit dans le livre. » (Daniel 12.1) La promesse de Jésus est de les garder durant cette épreuve, pas de les  enlever. 

Enfin, ce verset est souvent interprété dans un contexte eschatologique (concernant les événements de la fin des temps). Beaucoup y voient une allusion à la grande tribulation, une période de souffrance mondiale décrite plus en détail dans d’autres parties de l’Apocalypse. La promesse de Jésus de garder les fidèles peut être vue comme une assurance qu’ils seront protégés des jugements divins à venir durant cette période de ténèbres.

En résumé, Apocalypse 3.10, dans la Bible du Semeur, est un verset qui offre un réconfort aux chrétiens de Philadelphie, leur promettant la protection divine en raison de leur fidélité, face à une épreuve future qui touchera le monde entier. C’est une reconnaissance de leur persévérance et une assurance que leur foi sera récompensée par la protection de Dieu. C’est aussi une promesse pour les croyants en vie qui passeront par la période des tribulations. C’est un encouragement à persévérer et à rester attaché au Seigneur Jésus à travers toutes les épreuves que va vivre le peuple de Dieu.


L’histoire se répète (Sophonie 2.3)

L’autre verset qui est utilisé comme arguments est Sophonie 2.3 : «  3 Tournez-vous donc vers l’Éternel, vous tous les humbles du pays, vous qui faites ce qui est droit, cherchez à accomplir ce qui est juste. Efforcez-vous d’être humbles ; peut-être serez-vous mis à l’abri au jour de la colère de l’Éternel. » (Sophonie 2.3) Maintenant, regardons ce que dit ce passage dans son contexte pour vérifier s’il parle bien d’un enlèvement de l’Église qui aurait lieu avant la période des tribulations. 

D’abord, le prophète Sophonie a exercé son ministère pendant le règne du roi Josias, un roi de Juda connu pour ses réformes religieuses, un bon roi.  Ainsi, le contexte historique est celui d’une période de grande apostasie en Juda, avec une nation plongée dans l’idolâtrie et l’injustice, malgré les efforts de Josias pour ramener le peuple à l’adoration de l’Éternel.

Le livre de Sophonie est essentiellement un avertissement du jugement imminent de Dieu sur Juda et les nations environnantes à cause de leur péché. C’est ce qui s’est produit lors que Nabuchodonosor a envahi Juda et déporté ses habitants à Babylone entre 605 et 586 av. J.-C. Sophonie annonçait le « Jour de l’Éternel », un jour de colère divine, de jugement et de destruction pour ceux qui ne se repentent pas. On voit bien que ce que les prophètes ont annoncé de la part de l’Éternel s’est bien réalisé. 

Ensuite, Sophonie 2.3 fait partie d’un appel pressant au repentir, adressé aux « humbles du pays », ceux qui restent fidèles à Dieu malgré l’état de déchéance de la nation. C’est un appel à chercher l’Éternel, la justice et l’humilité comme une voie possible pour échapper au jugement à venir. C’est plutôt ce que nous devrions faire pendant qu’il est encore temps. Appeler les chrétiens à chercher l’Éternel de tous leur cœur et non pas de les pleurer avec un enlèvement qui ne se produira pas avant la période des tribulations.

L’expression « peut-être serez-vous épargnés » suggère une lueur d’espoir, bien que le jugement soit certain, il y a une possibilité de miséricorde pour ceux qui se tournent sincèrement vers Dieu.

Le « jour de la colère de l’Éternel » est une référence au jugement divin qui va frapper Juda et les nations. Sophonie décrit ce jour comme un temps de grande détresse, de ténèbres, et de malheur pour ceux qui persévèrent dans le péché. C’est ce qui va se passer lors de la période des tribulations pour ceux qui rejettent Dieu. Ce sera un temps de grande détresse dont personne ne pourra échapper, non personne. Même les croyants tièdes vont souffrir les mêmes maux. Parce que le but de Dieu c’est que les gens se tournent vers lui et cessent de pratiquer le péché.

Le verset 3 de ce chapitre contraste avec les annonces de jugement en soulignant que ceux qui recherchent Dieu avec sincérité et humilité pourraient trouver refuge en lui, échappant ainsi à la destruction. Ici, ce passage est un complément d’Apocalypse 3.10.

Puis, spirituellement, ce verset met en lumière l’importance de l’humilité et de la recherche de la justice comme voies de salut. Dans un monde corrompu, ce sont les humbles, ceux qui pratiquent le droit et cherchent Dieu avec sincérité, qui peuvent espérer être protégés.

En résumé, Sophonie 2.3 est un appel à la repentance et à la recherche de Dieu, de la justice, et de l’humilité en vue d’échapper au jugement divin imminent. C’est un verset qui offre un message d’espoir dans un contexte de jugement, soulignant que ceux qui se tournent vers Dieu peuvent trouver grâce même au milieu de la colère divine. Ce n’est absolument pas un verset qui vient appuyer de quelque façon que ce soit un soi-disant enlèvement de l’Église avant la période des tribulations.

Le jour de l’Éternel arrive et il est encore temps de revenir à l’Éternel. Ne croyez plus ceux qui vous disent que vous ne vivrez pas cette période de détresse parce que vous serez enlevé et amené au ciel pendant cette période de sept ans. C’est une fausse espérance. C’est ce que faisaient les faux prophètes du temps de Jérémie. Ils donnaient de faux espoirs aux habitants de Juda. Malheureusement, ça s’est retourné contre eux. Dans ce que nous venons de voir, rien ne mentionne ou ne laisse croire à un éventuel enlèvement de l’Église avant la période des tribulations. 

Revenez, revenez à votre bon sens. Ne vous laissez plus leurrer par ces fausses croyances qui ne sont absolument pas bibliques. Oui, Jésus reviendra, mais ce sera au dernier jour. C’est que la Bible affirme : « Oui, telle est la volonté de mon Père : que tous ceux qui tournent leurs regards vers le Fils et qui croient en lui, possèdent la vie éternelle, et moi, je les ressusciterai au dernier jour. » (Jean 6.40) Le dernier jour est le jour du retour du Seigneur Jésus. Il ne peut pas y avoir de retour avant le dernier jour et une première résurrection des morts et ensuite un autre retour sept ans plus tard. Ce n’est pas cohérent avec la Bible parce que Jésus a toujours parlé de résurrection au dernier jour. (Jean 6.39, 40, 44, 54; 11.24; 12.48) C’est une fausse doctrine qui endort les gens et qui les empêche de se préparer pour cette période de souffrance sans précédent. 

Conclusion

Après avoir examiné les passages d’Apocalypse 3.10 et de Sophonie 2.3, il devient clair que ces versets ne soutiennent pas l’idée d’un enlèvement de l’Église avant la période des tribulations. Apocalypse 3.10, loin d’indiquer une fuite avant les épreuves, parle de la protection divine pendant ces moments difficiles. De même, Sophonie 2.3 invite à la repentance et à la recherche de Dieu, suggérant que ceux qui sont humbles et justes trouveront refuge en Lui, mais sans mentionner d’enlèvement avant les tribulations.

Ces versets nous rappellent que, bien que des temps difficiles soient à venir, la fidélité et la persévérance en Dieu sont la clé pour traverser ces épreuves. Il est donc crucial de rester attaché à la vérité biblique et de ne pas se laisser séduire par des doctrines qui offrent de faux espoirs. Jésus nous a promis d’être avec nous dans les épreuves, et notre confiance doit reposer sur cette promesse, en étant prêts à affronter ce qui viendra avec foi et courage.

« Revenez à moi, dit le Seigneur des armées célestes, et je reviendrai à vous, a dit le Seigneur des armées célestes. » (Zacharie 1.3)