D’où origine la croyance de l’enfer ? (partie 7)

La destinée finale des méchants sera-t-elle comme on nous l’a toujours enseigné ?

Introduction

L’origine et la nature de la croyance en l’enfer ont suscité depuis longtemps un débat intense parmi les théologiens et les croyants. Dans cette exploration, nous nous pencherons sur les enseignements des apôtres du Nouveau Testament concernant le destin des méchants et sur la façon dont ces enseignements diffèrent parfois des croyances traditionnellement répandues. À travers l’analyse des écritures bibliques et des interprétations théologiques, nous tenterons de démystifier cette notion de punition éternelle et de comprendre les implications plus profondes des choix humains sur leur destinée finale.

L’enseignement des apôtres

Dans le Nouveau Testament, nous pouvons voir que les apôtres ont enseigné le même point de vue concernant le séjour des morts que les patriarches de l’Ancien Testament. Prenez le temps de lire attentivement pour voir si vous trouvez une quelle qu’on que allusion à un enseignement sur la torture éternelle dans un lieu appelé l’enfer dans le Nouveau Testament.

D’abord, dans le livre des Actes, Pierre a dit quelque chose d’intéressant en rapportant les propos de Moïse concernant la première venue de Jésus :

Celui qui refusera d’obéir à ce prophète (Jésus) sera exclu de mon peuple par la mort.

Actes 3.23

Le mot « mort » est la traduction du mot grec « exolothreuo » et il signifie détruire entièrement, exterminé. D’ailleurs, le mot mort a la signification de disparaître comme c’est le cas pour le corps humain. Les morts que nous avons connus ne sont qu’un souvenir. Ils n’existent plus. Ils ont complètement disparu. Plus jamais nous ne les reverrons, jusqu’à la résurrection pour les croyants et encore là dans un corps glorieux. (Ph 3.21) Encore-là, ce ne sera pas avec leur corps corruptible, mais avec leur nouveau corps incorruptible que nous les retrouverons.

C’est la même chose avec ceux qui vont périr éternellement, nous ne les reverrons plus jamais. Ils auront été jugés et condamnés à la seconde mort, celle de l’âme lors du jugement final. D’abord, ils sont morts physiquement, comme tous les hommes. Puis, ils vont mourir spirituellement, ce qui est la seconde mort. Leur âme ne sera pas torturée en enfer éternellement, au contraire, leur âme sera détruite dans le feu de la géhenne comme nous avons discuté dans les vidéos précédentes.

Les méchants ne sont pas en enfer actuellement pas plus que les justes ne sont pas au ciel comme on nous le fait croire. Les justes et les méchants sont endormis dans le séjour des morts attendant la résurrection. Ce dont Pierre parle c’est de la destruction, plutôt que la souffrance sans fin. La mort est la fin du jugement de Dieu. Par ailleurs, les épîtres reprennent la même idée. Paul, alors qu’il fait ses adieux aux membres de l’Église d’Éphèse, va dire :

Vous savez aussi que, sans rien vous cacher, je vous ai annoncé et enseigné tout ce qui pouvait vous être utile, soit publiquement, soit dans vos maisons.

Actes 20.20

Ce qui est un fait, c’est que l’apôtre Paul dans ces enseignements n’a jamais mis personne en garde contre les tourments éternels. Bien au contraire, il parle de ceux dont « la fin est la destruction ».

Ils finiront par se perdre. Ils ont pour dieu leur ventre, ils mettent leur fierté dans ce qui fait leur honte, leurs pensées sont toutes dirigées vers les choses de ce monde.

Philippiens 3.19

L’expression « se perdre » dans ce passage est la traduction du mot grec « apoleia » qui signifie destruction et non pas tourment. L’apôtre Paul va aussi dire en parlant du retour du Seigneur Jésus :

Ce jour-là, il punira comme ils le méritent ceux qui ne connaissent pas Dieu et qui n’obéissent pas à l’Évangile de notre Seigneur Jésus. 9 Ils auront pour châtiment une ruine éternelle, loin de la présence du Seigneur et de sa puissance glorieuse…

2 Thessaloniciens 1.8-9

D’abord, le mot « punir » n’est pas la bonne traduction. Parce que comme j’ai mentionné précédemment, dans une autre vidéo, la mort n’est pas une punition, mais une conséquence. Le mot « punir » est la traduction du mot grec « didomi » et il signifie donner, donner ce qui est dû. La mort, c’est ce que nous recevons lorsque nous ignorons Dieu. Le mot « ruine », quant à lui, est la traduction du mot grec « olethros » et celui-ci signifie, encore une fois, destruction. Donc, ils auront pour châtiment, une destruction éternelle. Paul mentionne qu’ils seront loin de la présence du Seigneur. Effectivement, parce qu’ils n’existeront plus. Comme vous pouvez le voir, Paul ne parle pas de tourments éternels dans un lieu appelé l’enfer. Il parle toujours de destruction.

C’est ce que la Bible nous enseigne. Après la mort physique viendra le jugement de Dieu et ceux dont leurs noms ne seront pas inscrits dans le livre de vie seront détruits à tout jamais. Ce qui veut dire qu’ils cesseront d’exister.

Ensuite, je vis un grand trône blanc et celui qui y était assis. Le ciel et la terre s’enfuirent loin de sa présence. Ils disparurent sans laisser de trace. 12 Je vis les morts, les grands et les petits, comparaissant devant le trône. Des livres furent ouverts. On ouvrit aussi un autre livre : le livre de vie. Les morts furent jugés, chacun d’après ses actes, suivant ce qui était inscrit dans ces livres. 13 La mer avait rendu ses naufragés, la mort et le royaume des morts avaient rendu ceux qu’ils détenaient. Et tous furent jugés, chacun conformément à ses actes. 14 Puis la mort et le séjour des morts furent précipités dans l’étang de feu. Cet étang de feu, c’est la seconde mort. 15 On y jeta aussi tous ceux dont le nom n’était pas inscrit dans le livre de vie.

Apocalypse 20.11-15

Le feu va les détruire pour toujours, pour l’éternité ou encore au siècle des siècles. C’est ce que l’on appelle la seconde mort. Ce sera la fin comme lorsque le corps physique meurt. La personne cesse d’exister dans la chaire. Ce sera la même chose au niveau spirituel. L’âme de cette personne sera détruite et cessera d’exister. C’est ce que l’apôtre Jean appelle la seconde mort.

Quant aux lâches, aux infidèles, aux dépravés, meurtriers et débauchés, aux magiciens, aux idolâtres et à tous les menteurs, leur part sera l’étang ardent de feu et de soufre, c’est-à-dire la seconde mort.

Apocalypse 21.8

Comme nous avons vu jusqu’à maintenant le feu, ne tourmente pas éternellement, mais détruis l’âme des personnes. Paul va dire :

Car le salaire que verse le péché, c’est la mort, mais le don de la grâce que Dieu accorde, c’est la vie éternelle dans l’union avec Jésus-Christ notre Seigneur.

Romains 6.23

Paul ne dit pas ici à ses lecteurs que « le salaire que verse le péché » c’est de brûler en enfer éternellement sans mourir. Il parle de mourir, ce qui est le symbole à la destruction. Il ne parle pas de la mort du corps physique. Bien au contraire, il parle de la mort éternelle. Il le fait en comparaison de la vie éternelle que recevront les croyants dans leur union avec Jésus Christ. Une fois de plus, nous pouvons entendre l’apôtre Paul, dans le même ordre d’idée, nous dire :

Car, si vous vivez à la manière de l’homme livré à lui-même, vous mourrez, mais si, par l’Esprit, vous faites mourir les actes mauvais que vous accomplissez dans votre corps, vous vivrez.

Romains 8.13

La vie et la mort, dont il est question, sont spirituelles. Ce qui veut dire que vous vivrez pour l’éternité ou bien vous serez détruit à tout jamais, vous disparaîtrez complètement. Si le tourment éternel est vrai, pourquoi envelopperait-il la doctrine d’ambiguïté – surtout compte tenu de la gravité de l’affaire ? Ainsi, ce qui attend le pécheur, ce n’est pas une punition, mais une conséquence. Comme j’ai dit, au début de cette série, brûler en enfer éternellement est une punition pour nos mauvaises actions. Cependant, être détruit est la conséquence de nos mauvais choix.

Il y a une autre chose intéressante dans le passage d’Apocalypse 20 que nous rapporte l’apôtre Jean au verset 14. C’est que la mort et le séjour des morts seront précipités dans l’étang de feu. C’est tout de même très significatif. Parce que l’apôtre Paul va dire :

Et le dernier ennemi qui sera anéanti, c’est la mort.

1 Corinthiens 15.26

Paul nous dit que le dernier ennemi qui sera anéanti ce sera la mort. Le mot « anéanti » est la traduction du mot grec « katargeo ». Ce mot est généralement traduit dans la Bible, Louis Second par anéantir, détruire, être dégagé, réduire à néant, prendre fin, disparaître. D’ailleurs la version Louis Second traduit ce mot « katargeo » par détruit. Je vous pose la question. Si la mort doit être détruite dans l’étang de feu, pourquoi les gens eux vivraient-ils alors que la mort sera anéantie ?

Avec la mort, il sera jeté dans l’étang de feu aussi le séjour des morts que nous dit l’apôtre Jean. Cela nous démontre que celui-ci ne sera plus nécessaire. Parce que ceux dont leur nom est écrit dans le livre de vie auront la vie éternelle, ce qui veut dire qu’ils ne mourront plus et que les méchants seront anéantis.

Les conséquences de nos choix

Dieu va dire au peuple hébreu :

Je prends aujourd’hui le ciel et la terre à témoins : je vous offre le choix entre la vie et la mort, entre la bénédiction et la malédiction. Choisissez donc la vie, afin que vous viviez, vous et vos descendants.

Deutéronome 30.19

Chaque être humain est devant un choix. C’est-à-dire le même choix, dont Adam et Ève avaient. Tout comme eux, nous avons à choisir la vie ou la mort. Adam et Ève ont choisi la mort. Allons-nous faire comme eux ou bien allons-nous choisir la vie ? À chacun de nos choix, il y a des conséquences et non pas des punitions. Nous voyons également l’apôtre Pierre qui enseigne aussi la destruction des méchants le jour du jugement dernier. Il compare leurs sorts à la destruction de Sodome et Gomorrhe par le feu. Il mentionne qu’ils ont été réduits en cendre.

Il a condamné à la destruction les villes de Sodome et de Gomorrhe en les réduisant en cendres, pour donner à ceux qui se révoltent contre lui un exemple de ce qui leur arrivera.

2 Pierre 2.6

Pierre mentionne ici quelque chose d’intéressant en disant que Dieu « a condamné à la destruction », et non pas qu’il les a condamnés à souffrir éternellement dans les flammes. Une autre chose que je remarque lorsque Pierre dit : « pour donner à ceux qui se révoltent contre lui un exemple de ce qui leur arrivera ». Ce qui veut dire que l’exemple de Sodome et Gomorrhe est un exemple de destruction et non pas de tourments éternels. Ils ne sont pas encore en train de souffrir sous le feu qui est descendu du ciel. Ils ont tous été tués ce jour-là lorsque le feu est descendu sur la ville. Ceci nous sert d’exemple pour nous si nous nous révoltons contre Dieu. En réalité, la destruction est une conséquence de notre rébellion. Tandis, que la punition, elle serait de souffrir éternellement en enfer. Une punition aura une fin. Comme lorsque l’on dit à l’enfant pour le punir d’aller dans sa chambre pour y réfléchir. Après un moment, on lui permet de ressortir de sa chambre. En contrepartie, une conséquence est le résultat de notre rébellion.

Cependant, dans le passage de 2 Pierre 2.7, nous voyons qu’un petit groupe de personnes ont échappé à la destruction.

Il a délivré Loth, cet homme juste qui était consterné par la conduite immorale des habitants débauchés de ces villes.

2 Pierre 2.7

Comme nous le voyons depuis la nuit des temps et qui se manifestera encore à la fin c’est qu’un groupe de fidèles échapperont à la destruction et obtiendront la vie éternelle.

Dans le même ordre d’idée, regardons un passage alors que l’apôtre Jacques parle des riches injustes qui seront emmenés au massacre et consumés par leurs richesses.

Et maintenant, écoutez-moi, vous qui êtes riches. Pleurez et lamentez-vous au sujet des malheurs qui vont fondre sur vous ! 2 Votre richesse est pourrie et vos vêtements sont rongés par les mites. 3 Votre or et votre argent sont corrodés et cette corrosion témoignera contre vous, elle dévorera votre chair comme un feu. Vous avez entassé des richesses dans ces jours de la fin. 4 Vous n’avez pas payé leur juste salaire aux ouvriers qui ont moissonné vos champs. Cette injustice crie contre vous et les clameurs des moissonneurs sont parvenues jusqu’aux oreilles du Seigneur des armées célestes. 5 Vous avez vécu ici-bas dans les plaisirs et le luxe, vous vous êtes engraissés comme des animaux pour le jour où vous allez être égorgés.

Jacques 5.1-5

La conséquence pour les actions des riches, dont Jacques parle ici, n’est pas pour leur richesse. C’est plutôt pour le fait qu’ils ont été avares en volant leurs ouvriers. Mais, ce n’est pas parce qu’ils étaient riches c’est plutôt que leur richesse ont été acquis en abusant de leurs ouvriers. Jacques mentionne, encore une fois, qu’ils seront détruits. Il ne mentionne pas qu’ils souffriront éternellement dans les flammes de l’enfer.

D’ailleurs, ce concept de l’enfer, pour Jacques, n’apparaissait pas dans les Écritures à son époque. Cette pensée était seulement véhiculée par la tradition des pharisiens. Jésus avait bien averti ses disciples de faire très attention à cela en se gardant du levain des pharisiens.

Jésus leur dit : Faites bien attention : gardez-vous du levain des pharisiens et des sadducéens !

Matthieu 16.6

Ce qui voulait dire, faites attention à leurs enseignements, ils ne sont pas scripturaires. Encore aujourd’hui, nombre de personnes véhiculent des concepts qui ne sont pas bibliques. Nous nous devons toujours d’être sur nos gardes pour ne pas nous laisser séduire. Comme Jésus prit la peine d’avertir ses disciples de vive voix, ainsi le fait-il, par sa Parole, encore pour nous aujourd’hui qui vivons les événements de la fin.

Là-dessus, Jésus leur dit : Faites attention que personne ne vous induise en erreur.

Marc 13.5

Le mot « erreur » est la traduction du mot grec « plano » et il signifie : égarer, amener à s’égarer. Conduire hors du droit chemin. Conduire hors de la vérité. Mener dans l’erreur et tromper. Jésus nous demande de faire très attention en ces jours de la fin alors que les trompeurs sont nombreux et que les tromperies se multiplient. Je m’aperçois que nous sommes pris dans un nombre incalculable de fausses doctrines. Chaque fois que je regarde un concept, j’y trouve une fausse doctrine. Je remercie le Seigneur de me donner, par son Saint-Esprit, le discernement. Parce que sans lui, je ne verrais rien de tout cela.

Je vais faire une parenthèse, ici qui ne plaira certainement pas à certains, mais je me dois tout de même de signaler ce fait. Une majorité de croyants pentecôtistes, dont je fais moi-même partie, donc, je sais de quoi je parle, sont très superficiels. Je dirais qu’ils sont beaucoup trop axés sur les émotions, les sentiments et les expériences que sur le fondement de la Parole de Dieu. Et cela est un problème majeur. Parce qu’ils ne sont pas en mesure de discerner les fausses doctrines. À cause de cela, ils sont très à risque de se faire séduire et c’est le cas. Beaucoup de fausses doctrines se propagent et ceux-ci ne voient rien. Parce qu’ils réagissent aux émotions et aux sentiments. Ils vont toujours aller là où leurs sentiments sont excités. Les fondements de la Parole de Dieu ne les intéressent à peu près pas. Ils recherchent ce qui les émoustille en premiers lieux, ils recherchent les expériences plutôt que la présence du Seigneur Jésus.

Je me dois de faire cet avertissement parce que des temps de séductions encore plus grands arrivent. Si mes frères et sœurs ne sont pas des gens verser dans les Écritures, comme l’étaient les croyants de Bérée bien, ils vont être la proie de ces séducteurs sans vergogne. Il est fort probable qu’ils vont se laisser prendre.

Ainsi, pour une majorité de pentecôtistes, le fondement des écritures n’a pas beaucoup d’importance. Ce qui compte pour plusieurs ce sont les émotions, les sentiments et bien sûr les expériences. Tant que ceux-ci sont sollicités, il n’y a pas de problème. Je parle en connaissance de cause faisant moi-même partie du mouvement et d’une église Pentecôtiste depuis plus de 40 ans. S’ils ne reviennent pas aux fondements de la Parole de Dieu, je crains qu’ils ne soient encore davantage la proie de ces séducteurs.

Conclusion

En conclusion, l’étude approfondie des enseignements bibliques sur la destinée des méchants révèle une perspective différente de celle communément répandue. Les écritures, telles que rapportées par les apôtres, soulignent la notion de destruction plutôt que de tourments éternels pour ceux qui se détournent de Dieu. La mort, dans ce contexte, est présentée comme une conséquence plutôt qu’une punition, une fin de l’existence plutôt qu’une souffrance perpétuelle. Il est crucial pour les croyants de revenir aux fondements de la Parole de Dieu afin de ne pas être trompés par des doctrines erronées et de faire des choix éclairés basés sur la vérité scripturaire.