Le livre scellé de sept sceaux et l’Agneau égorgé (Apocalypse 5.1-14)

Le cinquième chapitre de l’Apocalypse révèle la souveraineté de Jésus-Christ sur l’histoire humaine, dépeignant sa dignité à ouvrir le livre scellé, symbole du plan divin. L’Agneau, représentant du sacrifice et de la victoire, est adoré par tous. Ce passage appelle à la reconnaissance de son autorité et à l’adoration universelle.

Introduction – Un passage central pour notre foi

Le cinquième chapitre de l’Apocalypse est l’un des plus saisissants de toute l’Écriture. Il met en lumière la souveraineté absolue de Jésus-Christ sur l’histoire humaine et le plan éternel de Dieu. Jean nous y décrit une scène céleste bouleversante. Il voit un livre scellé de sept sceaux dans la main de Dieu, et nul, dans tout l’univers, n’est trouvé digne de l’ouvrir sauf un. L’Agneau, égorgé mais vivant, se lève. Et à travers cette vision, ce texte ranime l’espérance, secoue la foi endormie, et appelle l’Église à l’adoration du seul qui est véritablement digne.

Ce passage proclame trois vérités essentielles : Christ détient l’autorité suprême sur le jugement et l’histoire ; il est l’objet de l’adoration céleste ; et il agit en parfaite unité avec le Père pour accomplir le salut.


1. Le livre scellé et la détresse de Jean

Apocalypse 5.1–4 — « Alors je vis dans la main droite de celui qui siégeait sur le trône un livre écrit à l’intérieur et à l’extérieur. Il était scellé de sept sceaux. 2 Je vis aussi un ange puissant qui proclamait d’une voix forte : Qui est digne d’ouvrir le livre et d’en rompre les sceaux ? 3 Mais personne, ni au ciel, ni sur la terre, ni sous la terre, n’était capable d’ouvrir le livre ni de le lire. 4 Je me mis à pleurer abondamment parce qu’on ne trouvait personne qui fût digne d’ouvrir le livre et de le lire. »

Jean voit dans la main de Dieu un livre mystérieux, écrit sur toutes ses faces, mais scellé de manière inviolable. Ce livre représente le plan divin pour l’humanité, les jugements à venir, et l’accomplissement de l’histoire. Pourtant, aucun être créé, aussi puissant soit-il, ne peut l’ouvrir. Et devant cette impossibilité, Jean pleure. Il pleure parce que sans révélation, il n’y a pas de direction ; sans l’ouverture de ce livre, le dessein de Dieu reste inaccessible.

Ce moment dramatique souligne une vérité spirituelle profonde : sans Christ, l’histoire reste close, l’avenir sans espoir, et l’humanité livrée à elle-même.


2. L’Agneau digne d’ouvrir le livre

Apocalypse 5.5–7 — « Alors l’un des représentants du peuple de Dieu me dit : Ne pleure pas. Voici : il a remporté la victoire, le lion de la tribu de Juda, le rejeton de la racine de David, pour ouvrir le livre et ses sept sceaux. 6 Alors je vis, au milieu du trône et des quatre êtres vivants et au milieu des représentants du peuple de Dieu, un Agneau qui se tenait debout. Il semblait avoir été égorgé. Il avait sept cornes et sept yeux, qui sont les sept esprits de Dieu envoyés par toute la terre. 7 L’Agneau s’avança pour recevoir le livre de la main droite de celui qui siégeait sur le trône. »

Face à l’angoisse de Jean, une voix rassure : « Ne pleure pas. » L’espoir renaît. Celui qui est digne est là. Il est le Lion de Juda, descendant royal de David, le Messie promis… mais il apparaît comme un Agneau. Un Agneau debout, marqué par la mort, mais vivant. Il incarne à la fois le sacrifice suprême et la victoire absolue. Il possède sept cornes, signe de puissance parfaite, et sept yeux, signe d’une pleine connaissance, symbolisant la présence active du Saint-Esprit.

L’Agneau s’avance et prend le livre. Ce geste manifeste une vérité centrale : Jésus-Christ est le seul qualifié pour déployer le plan de Dieu, car il l’a scellé par son propre sang.


3. L’adoration de l’Agneau par les êtres célestes

Apocalypse 5.8–10 — « Lorsqu’il eut pris le livre, les quatre êtres vivants et les vingt-quatre représentants du peuple de Dieu se prosternèrent devant l’Agneau. Ils avaient chacun une harpe et des coupes d’or remplies d’encens qui représentent les prières des membres du peuple saint. 9 Et ils chantaient un cantique nouveau : Tu es seul digne de recevoir le livre, et d’en briser les sceaux car tu as été égorgé et tu as racheté pour Dieu, grâce à ton sacrifice, des hommes de toute tribu, de toute langue, de tout peuple, de toutes les nations. 10 Tu as fait d’eux un peuple de rois et de prêtres pour notre Dieu, et ils régneront sur la terre. »

La scène s’élargit : les êtres célestes tombent à genoux. Leurs harpes accompagnent un chant nouveau, une louange inédite née du sacrifice de l’Agneau. Les prières des saints sont présentées comme un encens précieux — rien de ce qui monte du cœur de l’Église n’est perdu dans le ciel.

Le chant proclame la raison de la dignité du Christ : il a été immolé, et par son sang, il a racheté une humanité entière, sans distinction de nation, langue ou culture. Il a fait des rachetés un peuple nouveau, un royaume de sacrificateurs appelés à régner.

Cette adoration céleste nous appelle à nous unir à leur voix, dans la reconnaissance de l’œuvre parfaite de Christ.


4. L’adoration universelle de Christ

Apocalypse 5.11–14 — « Puis je vis, et j’entendis la voix d’anges rassemblés en grand nombre autour du trône, des êtres vivants et des représentants du peuple de Dieu. Ils étaient des milliers de milliers et des millions de millions. 12 Ils disaient d’une voix forte : Il est digne, l’Agneau qui fut égorgé, de recevoir la puissance, la richesse, la sagesse et la force, l’honneur et la gloire et la louange. 13 Et toutes les créatures dans le ciel, sur la terre, sous la terre et sur la mer, tous les êtres qui peuplent l’univers, je les entendis proclamer : A celui qui siège sur le trône et à l’Agneau soient louange et honneur, gloire et puissance pour toute éternité. 14 Les quatre êtres vivants répondaient : « Amen », et les représentants du peuple de Dieu se prosternèrent et adorèrent. »

À la louange des anciens et des êtres vivants s’ajoute maintenant celle de l’armée des anges. Une foule innombrable proclame la grandeur de l’Agneau. Il est digne de tout recevoir : la puissance, la richesse, la sagesse, la force, l’honneur, la gloire et la louange.

Puis, dans un crescendo final, c’est toute la création qui se joint à cette adoration. Le ciel, la terre, la mer, tout ce qui respire rend gloire à Dieu et à l’Agneau. Père et Fils sont adorés ensemble, dans une parfaite unité.


Conclusion – Un appel à l’adoration et à la soumission

Apocalypse 5 nous rappelle avec force que Christ est le seul digne d’ouvrir le livre, de dévoiler le dessein divin et de conduire l’histoire à son accomplissement. Il a vaincu non par la force humaine, mais par son sacrifice. Il a payé le prix de notre rédemption et mérite désormais l’adoration de toute créature.

Ce chapitre n’est pas seulement une vision céleste pour un autre temps ; il est un appel immédiat. Un appel à reconnaître la seigneurie de Christ dans notre propre vie, à nous joindre à la louange céleste, à déposer nos vies devant le trône de l’Agneau.

Et toi, as-tu uni ta voix à celle du ciel ? Reconnais-tu l’Agneau comme le seul digne de diriger ton histoire ?

La vision du trône de Dieu (Apocalypse 4.2-11)

Après avoir reçu les messages adressés aux Églises, Jean est soudain transporté dans une autre réalité. Non plus celle de la terre avec ses combats spirituels, ses compromis et ses appels à la repentance, mais celle du ciel, où tout est centré sur le trône de Dieu. Cette transition marque un changement de perspective profond. Jean n’observe plus l’Église, mais contemple celui qui la gouverne. Et cette vision n’est pas une simple scène mystique : elle est une révélation capitale, surtout pour des croyants découragés ou en crise de foi. Car dans les temps troublés, lorsqu’on peine à discerner la main de Dieu, c’est souvent une vision fraîche de sa souveraineté qui peut rallumer une foi vacillante et réorienter le cœur vers l’Essentiel.

Après avoir reçu les messages adressés aux Églises, Jean est soudain transporté dans une autre réalité. Non plus celle de la terre avec ses combats spirituels, ses compromis et ses appels à la repentance, mais celle du ciel, où tout est centré sur le trône de Dieu. Cette transition marque un changement de perspective profond. Jean n’observe plus l’Église, mais contemple celui qui la gouverne. Et cette vision n’est pas une simple scène mystique : elle est une révélation capitale, surtout pour des croyants découragés ou en crise de foi. Car dans les temps troublés, lorsqu’on peine à discerner la main de Dieu, c’est souvent une vision fraîche de sa souveraineté qui peut rallumer une foi vacillante et réorienter le cœur vers l’Essentiel.


Le trône et la gloire de Dieu (Apocalypse 4.2-3)

Aussitôt, Jean déclare : « Je fus ravi en esprit. Et voici, il y avait un trône dans le ciel, et sur ce trône quelqu’un était assis. » Ce trône, dans les Écritures, évoque l’autorité, le gouvernement, le centre du pouvoir. En voyant ce trône, Jean ne découvre pas un monde abandonné ou livré au chaos, mais un univers gouverné. Quelqu’un règne — et ce n’est pas un homme, mais Dieu lui-même.

Celui qui est assis a l’aspect d’une pierre de jaspe et de sardoine. Le jaspe, probablement translucide, évoque la pureté divine, tandis que la sardoine, rouge profond, rappelle le jugement. Autour du trône, un arc-en-ciel semblable à de l’émeraude entoure cette figure majestueuse. L’arc-en-ciel renvoie à l’alliance de Dieu avec Noé, signe de miséricorde même au sein du jugement. L’émeraude, pierre verte, suggère la paix, la vie et la fidélité. Cette scène rassemble les attributs essentiels de Dieu : justice, sainteté, miséricorde, vie. Devant une telle révélation, toute tiédeur s’efface. Une telle vision a le pouvoir de réveiller les âmes endormies.


Les vingt-quatre anciens et les éclairs du trône (Apocalypse 4.4-5)

Jean aperçoit ensuite vingt-quatre anciens, assis sur des trônes secondaires, disposés autour de celui du Seigneur. Ils sont vêtus de vêtements blancs et portent des couronnes d’or. Ces anciens symbolisent probablement les douze tribus d’Israël et les douze apôtres — le peuple de Dieu tout entier. Leurs vêtements blancs parlent de sainteté, leur couronne de victoire. Ils incarnent une Église purifiée, victorieuse, fidèle.

Du trône de Dieu jaillissent des éclairs, des voix, des tonnerres. Ces phénomènes rappellent la manifestation puissante de Dieu au mont Sinaï et éveillent la crainte du Seigneur. Devant ce Dieu redoutable, aucun culte superficiel ne tient debout. Devant ce trône brûlent aussi sept lampes ardentes — l’Esprit de Dieu dans sa plénitude. C’est l’Esprit qui éclaire, qui sanctifie, qui ranime la foi. Là où l’Esprit brûle, le réveil devient possible.


Les quatre êtres vivants et leur adoration (Apocalypse 4.6-8)

La scène s’élargit, et Jean décrit une mer de verre, pure comme le cristal, devant le trône. Elle symbolise la paix parfaite de Dieu, le contraste absolu avec le tumulte du monde. Les quatre êtres vivants sont pleins d’yeux et dotés d’une apparence singulière : l’un ressemble à un lion, un autre à un veau, un autre encore à un homme, et le dernier à un aigle.

Le lion représente la royauté et la puissance, le veau la force et le service, l’homme l’intelligence, l’aigle la majesté et l’élévation. Ensemble, ils proclament jour et nuit : « Saint, saint, saint est le Seigneur Dieu, le Tout-Puissant. » Cette adoration perpétuelle est le cœur battant du ciel. Elle nous apprend que le réveil ne naît pas de nos efforts, mais de la contemplation de la sainteté divine. Lorsque nous redécouvrons qui est Dieu, notre adoration est transformée — et notre vie aussi.


L’adoration universelle du Créateur (Apocalypse 4.9-11)

Chaque fois que les êtres vivants rendent gloire, les vingt-quatre anciens se prosternent et jettent leurs couronnes devant le trône. Ce geste d’humilité radicale exprime que toute victoire vient de Dieu. Ils chantent : « Tu es digne, notre Seigneur et notre Dieu, de recevoir la gloire, l’honneur et la puissance. Car tu as créé toutes choses, et c’est par ta volonté qu’elles existent et qu’elles ont été créées. »

Dieu est adoré non seulement comme Sauveur, mais aussi comme Créateur. C’est cette reconnaissance qui restaure l’âme, recentre l’adoration, et ranime l’humilité. Là où Dieu retrouve la première place, l’Église redevient vivante.


Conclusion : Redécouvrir Dieu pour vivre un réveil

Cette vision céleste n’est pas une abstraction mystique. Elle est un appel. Elle nous invite à fixer les yeux sur le trône, à laisser la crainte de Dieu ébranler nos routines, à entrer dans une adoration fervente, et à vivre un réveil spirituel centré sur la grandeur de Dieu. Car le réveil commence toujours ici : non pas dans l’agitation, mais dans la révélation du Dieu trois fois saint, digne de recevoir tout honneur et toute gloire.

Les 24 anciens au ciel ne sont pas l’Église précédemment enlevée et voici pourquoi !

Introduction


L’Apocalypse de Jean offre une vision saisissante de la scène céleste, où le trône de Dieu est entouré de vingt-quatre anciens, décrits comme des figures vénérables siégeant sur des trônes, vêtues de blanc et portant des couronnes d’or. Ce passage d’Apocalypse 4.4 est souvent sujet à diverses interprétations concernant l’identité et le rôle de ces anciens dans le royaume céleste. Certaines traditions suggèrent qu’ils représentent les douze apôtres et les douze fils de Jacob, ou même l’Église enlevée avant les tribulations. Cependant, cette analyse explore les différentes interprétations et examine si ces visions sont réellement fondées sur la Parole de Dieu.


Une brève analyse de l’interprétation des 24 anciens

La première vision que l’apôtre Jean va recevoir après être monté au ciel est celle du trône de Dieu et des 24 anciens. Voici ce qu’il est dit au sujet des anciens : « Autour du trône se trouvaient vingt-quatre trônes. Et sur ces trônes siégeaient vingt-quatre représentants du peuple de Dieu. Ils étaient vêtus de blanc, et portaient des couronnes d’or sur la tête. » (Apocalypse 4.4) 

La Bible du Semeur traduit le mot grec « presbuteros » par représentant du peuple de Dieu. La version Louis Second traduit ce mot par « vieillard » peut-être parce que généralement les anciens au sein du peuple juif et de l’Église étaient des personnes avec des cheveux blancs. C’est seulement une hypothèse de ma part. Finalement, d’autres versions traduises le mot grec par anciens. Pour cette étude, je vais utiliser le mot « ancien » qui fait plus résonance avec le mot grec « presbuteros ».

L’interprétation la plus répandue des 24 anciens est celle qui dit qu’ils représenteraient les douze apôtres et les douze fils de Jacob. Bien entendu, cela ne trouve aucun appui sérieux dans la Parole de Dieu. Selon les adeptes de l’enlèvement prétribulationnel, il s’agirait de l’Église qui serait montée au ciel et qui serait maintenant dans la présence de Dieu. Cette exégèse ne trouve aucune référence ailleurs dans la Bible, ce qui est donc peu plausible.

J’écoutais un enseignement sur l’enlèvement prétribulationnel et la personne mentionnait que c’était évident que les 24 anciens étaient l’église au ciel. Le problème avec cette personne c’est qu’il n’avait aucune référence biblique pour appuyer ce qu’il disait. Comme nous savons, tout cet enseignement est une fausse doctrine. Elle est appuyée que sur des suppositions et des passages utilisés hors de leur contexte. Par exemple, de dire que le passage d’Apocalypse 4.1 mentionnant une poutre ouverte et une invitation faite à l’apôtre Jean de monter est une preuve de l’enlèvement prétribulationnel. C’est d’une absurdité sans limite. Le contexte de ce passage ne parle pas de cela d’aucune façon et aucun appui n’est trouvable dans la Bible. C’est ce dont je parle de supposition et de verset tiré hors de leur contexte. C’est comme dire que la « bienheureuse espérance » mentionnée par l’apôtre Paul en Tite 2.13 qu’elle est associée avec l’enlèvement prétribulationnel. Le contexte de ce passage ne parle absolument pas d’enlèvement avant la période des tribulations de quelques natures que ce soit. Il parle du retour de Jésus. Malheureusement, ceux-ci associent le retour de Jésus avec l’enlèvement prétribulationnel dans la majorité des cas et cela même si le contexte biblique des versets n’en fait aucune allusion. C’est d’une malhonnêteté indescriptible. J’ai peine à comprendre les croyants qui endossent et croient cette fausse doctrine sans s’apercevoir des incohérences frappantes.


La définition plausible des 24 anciens selon la Parole de Dieu

Je souhaiterais vous partager une définition des 24 anciens qui cadre mieux avec la Parole de Dieu. Ce que nous pouvons voir, c’est que les 24 anciens font partie de la cour impériale de Dieu et celle-ci rend toute royauté humaine dérisoire. Une chose importante, qu’il faut tenir compte, c’est que pour l’auditoire initial de Jean, le message est que c’est Dieu, et non César, qui est digne d’être adoré. Parce que c’était ce que demandait l’empereur de Rome d’être reconnu pour un dieu.

L’identité de ces anciens fait l’objet d’un débat. La clé de cette identité est leur double description : ils sont « vêtus de blanc », avec « des couronnes d’or sur leurs têtes ». Beaucoup pensent qu’il s’agit d’êtres humains, probablement les douze tribus plus les douze apôtres où encore l’Église qui aurait été enlevé précédemment. Cette dernière affirmation est plus qu’improbable, parce que la Bible ne soutient aucun enlèvement avant la période des tribulations. Ce ne peut pas être des anges non plus parce que les anges ne sont pas appelés anciens et ne portent pas de vêtement blanc ni de couronne d’or dans le livre de l’Apocalypse. Bien entendu, cette interprétation ne trouve pas d’appui dans la Bible.

En contrepartie, d’autres pensent qu’il s’agit effectivement de figures angéliques. Regardons ce que dit le passage de 1 Rois 22.19 « Mais Michée continua : Eh bien, oui. Écoute ce que dit l’Éternel ! J’ai vu l’Éternel siégeant sur son trône, tandis que toute l’armée des êtres célestes se tenait près de lui, à sa droite et à sa gauche. Lorsque Michée reçut cette vision, l’Église n’avait pas encore été enlevée. Difficile juste à partir de ce passage de concilier le fait que les 24 anciens sont l’Église enlevée avant la période des tribulations.

Regardons un autre passage dans le livre de Job : « Aurais-tu entendu ce qui s’est dit dans le conseil de Dieu ? Aurais-tu confisqué pour toi seul la sagesse ? « (Job 15.8)  Selon ce passage, on peut comprendre que Dieu est entouré d’un conseil dans le ciel. Dans le passage de Colossiens 1.16 il est dit: « Car c’est en lui qu’ont été créées toutes choses dans les cieux comme sur la terre, les visibles, les invisibles, les Trônes et les Seigneuries, les Autorités, les Puissances. C’est par lui et pour lui que Dieu a tout créé. » Nous pouvons, à la lumière des Écritures, en déduire que les 24 anciens sont le conseil de Dieu. Ils sont continuellement dans sa présence.


Symbolisme et fonction divine des 24 anciens

Avant de voir, les différents symboles entourant les 24 anciens, mentionnons qu’il n’y a aucune figure humaine dans cette scène de la salle du trône, et tout au long du livre, les anciens et les créatures vivantes constituent le groupe d’adoration du ciel. Dans Apocalypse 5.8, il est mentionné qu’ils tiennent des coupes d’or contenant les prières des saints. Nous voyons que les 144 000 chantent un « cantique nouveau » devant les créatures vivantes et les anciens. Rien jusqu’à maintenant ne laisse présager d’aucune manière que les 24 anciens sont l’Église enlevée avant la période des tribulations et siégeant dans le conseil de Dieu. Puis, pourquoi Dieu nous prendrait-il pour siéger devant sa présence dans son conseil ? Sommes-nous meilleurs que les anges ?

Maintenant, le fait qu’ils siègent sur des trônes entourant le trône de Dieu peut symboliser l’ordre et la structure dans le royaume de Dieu, indiquant une organisation divine et un gouvernement céleste. Les anciens se prosternent devant le trône de Dieu et déposent leurs couronnes en signe de soumission et d’adoration. Ils jouent un rôle important dans la scène céleste de louange et d’adoration continue, mettant en avant la dévotion et la reconnaissance de la souveraineté de Dieu. Dans certains contextes, ils sont vus comme ayant un rôle d’intercession ou de médiation entre Dieu et l’humanité.


Les différents symboles entourant les 24 anciens

Les couronnes d’or portées par les anciens symbolisent leur dignité, leur autorité, et leur victoire. Elles représentent également leur rôle royal dans le royaume de Dieu.

Les robes blanches des anciens symbolisent la pureté, la justice, et la sainteté. Elles indiquent que ceux qui les portent sont rendus justes et purifiés devant Dieu.

Les vingt-quatre trônes sur lesquels siègent les anciens représentent le pouvoir et l’autorité spirituelle. Ils soulignent le rôle des anciens dans l’administration du royaume de Dieu.

La prosternation des anciens devant le trône de Dieu et le dépôt de leurs couronnes expriment leur soumission totale, leur adoration et leur reconnaissance de la souveraineté divine. Cela montre également que toute autorité et dignité viennent de Dieu. (Apocalypse 4.10-11)

Le nombre 24 symbolise l’ordre et l’organisation dans le royaume céleste. Les 24 anciens représentent le gouvernement et l’administration divine dans le ciel. L’apôtre Paul va dire en parlant de Dieu qu’il  « n’est pas un Dieu de désordre ». (1 Corinthiens 14.33) De même, Paul va dire à Tite : « Je t’ai laissé en Crète pour que tu achèves de mettre en ordre ce qui est resté en suspens, et que tu établisses dans chaque ville des responsables dans l’Église en suivant les directives que je t’ai données. » (Tite 1.5) L’Église est ainsi constituée dans un ordre avec des anciens pour diriger.  Plausible que ce soit ainsi dans le ciel. Comme Dieu dit à Moïse :  « Aie soin d’exécuter tout ce travail exactement selon le modèle qui t’est montré sur la montagne. » (Exode 25.40)

Le trône de Dieu, autour duquel les anciens sont assis, symbolise la souveraineté et la majesté de Dieu. Il est le centre de l’autorité divine et de l’adoration céleste.

Ainsi, l’ensemble de la vision, y compris les anciens, le trône, et les couronnes, symbolise la grandeur et la gloire de la scène céleste, ainsi que l’ordre et la structure dans le royaume de Dieu. En aucun temps, l’Église n’y est représentée de quelque manière que ce soit.

Ces symboles entourant les 24 anciens dans l’Apocalypse mettent en lumière leur rôle dans l’adoration, la gouvernance spirituelle, et la reconnaissance de la souveraineté de Dieu dans le ciel.

Donc, l’option la plus probable est qu’il s’agit d’êtres célestes régnant avec Dieu et faisant partie de la suite céleste qui se tient devant son trône. Le fait de porter du blanc signifie qu’ils partagent la pureté et la sainteté de Dieu, et les couronnes d’or indiquent qu’ils exercent une fonction dirigeante dans le ciel.

Le nombre 24 fait donc allusion aux 24 ordres du sacerdoce dans 1 Chroniques 24.4–5 : « 4 On constata que les chefs étaient plus nombreux parmi les descendants d’Éléazar que parmi ceux d’Itamar. C’est pourquoi les descendants d’Éléazar furent répartis en seize chefs de groupe familial et ceux d’Itamar en huit chefs de groupe familial. 5 La répartition des uns et des autres se fit par tirage au sort, car il y avait des responsables du lieu saint et des responsables du service de Dieu, aussi bien parmi les descendants d’Éléazar que parmi ceux d’Itamar. »  Cela évoque leur ministère sacerdotal céleste.

Ce sont les sacrificateurs du ciel : les chefs du culte céleste « 10 les vingt-quatre représentants du peuple de Dieu se prosternent devant celui qui siège sur le trône et adorent celui qui vit éternellement. Ils déposent leurs couronnes devant le trône, 11 en disant : Tu es digne, notre Seigneur et notre Dieu, qu’on te donne gloire, honneur et puissance, car tu as créé tout ce qui existe, l’univers entier doit son existence et sa création à ta volonté. (Apocalypse 4.10-11) Nous avons aussi une référence en Apocalypse 5.8 : « 8 Lorsqu’il eut pris le livre, les quatre êtres vivants et les vingt-quatre représentants du peuple de Dieu se prosternèrent devant l’Agneau. Ils avaient chacun une harpe et des coupes d’or remplies d’encens qui représentent les prières des membres du peuple saint. »

Ils sont aussi les médiateurs et les interprètes célestes « 13 Alors l’un des représentants du peuple de Dieu prit la parole et me demanda : Ces gens vêtus d’une tunique blanche, qui sont-ils et d’où sont-ils venus ? 14 Je lui répondis : Mon seigneur, c’est toi qui le sais. Il reprit : Ce sont ceux qui viennent de la grande détresse. Ils ont lavé et blanchi leurs tuniques dans le sang de l’Agneau. » (Apocalypse 7.13–14) Juste une remarque s’ils sont l’Église enlevée avant la période des tribulations, pourquoi pose-t-il la question à propos des gens vêtus d’une tunique blanche ?

En réalité, les 24 anciens dans le ciel sont une classe dirigeante d’êtres célestes qui entourent le trône et dirigent la louange céleste, jouant ainsi un rôle sacerdotal.

Conclusion


En conclusion, l’analyse des vingt-quatre anciens dans l’Apocalypse révèle qu’ils symbolisent probablement une classe céleste dirigeante et sacrée entourant le trône de Dieu. Les couronnes et les robes blanches qu’ils portent indiquent leur rôle de dignitaires dans le royaume divin, tandis que leur prosternation et leur adoration soulignent leur soumission totale à la souveraineté de Dieu. Contrairement à certaines interprétations populaires, ces anciens ne semblent pas représenter l’Église enlevée, mais plutôt une réalité céleste qui exprime l’ordre, la pureté et l’autorité dans la présence de Dieu. Le nombre 24, évoquant les ordres sacerdotaux de l’Ancien Testament, et les symboles associés montrent une structure divine ordonnée et une adoration perpétuelle qui transcendent les théories de l’enlèvement prétribulationnel.