Pourquoi beaucoup de Juifs refusent que des chrétiens pratiquent des ordonnances juives

Ces dernières années, certains chrétiens s’intéressent aux pratiques juives, mais cette appropriation suscite inquiétude et douleur dans la communauté juive. Les chrétiens sont souvent perçus comme redéfinissant des rituels tout en négligeant l’autorité juive. Cette tendance pourrait menacer l’identité juive, déjà éprouvée par l’histoire et les traditions.

Depuis quelques années, on voit grandir, dans certains milieux chrétiens, l’intérêt pour des pratiques juives comme le seder de Pessa’h, les fêtes bibliques, le shabbat, la hanoukkah, le port des tsitsit, la mezouza, ou encore l’usage du nom Yeshoua. Pour plusieurs croyants, c’est une façon de se rapprocher des racines, d’honorer l’Ancien Testament, ou d’exprimer une solidarité envers Israël.

Pourtant, du côté juif, cette tendance ne suscite pas seulement de la curiosité. Elle provoque une inquiétude réelle, parfois même une douleur. Adam Eliyahu Berkowitz insiste justement sur ce point : ce qui semble positif et fraternel à des chrétiens peut être vécu tout autrement par des Juifs, parce que cela touche directement à l’identité, à la mémoire et au sacré.

Des chrétiens, avec de bonnes intentions, adoptent certaines ordonnances juives. Sans s’en rendre compte, ces pratiques blessent le peuple juif et sont perçues comme un manque de respect.

Ce texte a pour but d’expliquer comment elles sont reçues et comprises du point de vue juif. Pour nourrir cette réflexion, je me suis appuyé sur une publication d’Adam Eliyahu Berkowitz parue le 25 janvier 2026, intitulée « Is Christian Zionism an Existential Threat Destroying Jews and the Nation of Israel? » (Le sionisme chrétien menace-t-il l’existence du peuple juif et de la nation d’Israël?), dans laquelle il exprime son regard juif sur cette tendance. Si vous désirez lire l’article dans son origine, il suffit de cliquer sur le lien.

Le judaïsme n’est pas seulement une foi, c’est une identité

Pour beaucoup de Juifs, être juif n’est pas d’abord une option spirituelle qu’on choisit un matin. C’est une appartenance, une continuité familiale, une histoire portée sur des milliers d’années. Cela façonne la conscience de soi, la mémoire collective, le rapport aux persécutions, à l’exil, au rejet, et au combat pour survivre comme peuple distinct.

Berkowitz décrit cette dimension identitaire avec force : à ses yeux, le judaïsme est enraciné dans une lignée et dans une histoire nationale gardée au prix fort. Dans ce cadre, quand un chrétien se met à pratiquer des ordonnances juives, ce n’est pas automatiquement perçu comme un simple geste de piété ou de fraternité. Cela est vécu comme un brouillage des frontières, voire comme une appropriation d’une identité préservée à travers les siècles.

Quand l’imitation s’accompagne de réinterprétations chrétiennes

La sensibilité s’intensifie quand ces pratiques sont relues avec des interprétations qui ne correspondent pas à la compréhension juive. Berkowitz raconte, par exemple, avoir été frappé en découvrant des chrétiens célébrant un seder de Pessa’h avec des anomalies d’interprétation, en associant des éléments du rite à Jésus de manière qui, du point de vue juif, déforme le sens original.

Autrement dit, ce n’est plus seulement je découvre. C’est je prends et je redéfinis. Et cela est vécu non comme un hommage, mais comme une profanation.

Une sélection des pratiques qui rejette la tradition juive

Un autre point revient souvent : certains chrétiens adoptent ce qu’ils considèrent biblique, mais rejettent ce qu’ils appellent rabbinique. Ils veulent les commandements sans la tradition juive, les symboles sans les gardiens de ces symboles, la Torah sans le peuple qui la porte.

Berkowitz dénonce cette démarche comme une appropriation indépendante : prendre des pratiques juives tout en refusant d’être guidé par des Juifs pratiquants et par la compréhension juive de ces pratiques. Pour beaucoup de Juifs, ce refus de toute autorité juive ressemble à un manque d’humilité, avec cette impression implicite : nous ferons mieux que vous. Je sais que ce n’est pas de cette façon que c’est vécu, mais c’est ainsi que c’est perçu.

Le nœud central : confesser Jésus est incompatible avec la loi juive

Il faut aussi nommer une réalité théologique majeure. Dans le judaïsme traditionnel, adorer Jésus comme Fils divin de Dieu est considéré comme une transgression de l’unicité de Dieu. Le judaïsme confesse chaque jour, dans le Shema, l’unité absolue de Dieu. Cette confession structure la foi et la fidélité au Dieu d’Israël.

Berkowitz souligne un point crucial : un chrétien n’est pas tenu d’obéir à la loi juive. Mais l’identité d’Israël, dans la conscience juive, est liée à l’alliance du Sinaï et à l’obéissance à la Torah. Donc, quand un chrétien pratique des ordonnances juives tout en confessant Jésus comme Seigneur, beaucoup de Juifs y voient une contradiction interne, non par hostilité gratuite, mais parce que Jésus n’entre pas dans l’équation religieuse juive.

Et si, en plus, certains chrétiens affirment devenir Israël tout en gardant cette foi en Jésus, Berkowitz y voit une menace directe pour la continuité du peuple juif comme peuple distinct.

Les revendications d’identité tribale et la peur d’une dilution

Un aspect particulièrement sensible concerne les revendications d’identité tribale. Berkowitz évoque des chrétiens qui se disent issus des dix tribus perdues, parfois de la tribu d’Éphraïm, et qui affirment ne pas avoir besoin de conversion parce qu’ils seraient déjà d’Israël.

Pour un Juif, ce type d’affirmation ne ressemble pas à une simple conviction personnelle. Cela peut être perçu comme une invalidation de l’identité nationale juive, transmise par la filiation et encadrée par des repères communautaires anciens. Quand quelqu’un prétend entrer dans cette identité sans reconnaissance du peuple juif, et sans se soumettre aux exigences juives liées à l’appartenance, cela est vécu comme une atteinte à la structure même de ce que signifie être Israël.

La question de la sainteté et des limites autour du sacré

Berkowitz insiste aussi sur un contraste culturel et spirituel : la manière d’approcher le sacré. Dans le judaïsme, certaines limites existent précisément pour protéger la sainteté : respect des écrits sacrés, prudence concernant le Nom de Dieu, règles de révérence et bien d’autres encore.

Il mentionne, par exemple, l’inconfort ressenti quand des chrétiens utilisent le tétragramme « YHWH » comme s’il s’agissait d’un usage normal, alors que, dans la tradition juive, ce Nom n’est pas prononcé et est entouré de précautions. Quand cette sensibilité est refusée, cela renforce une impression douloureuse : vouloir la proximité avec le sacré, mais sans accepter les limites qui, pour les Juifs, font partie de la sainteté. Cela est inconcevable pour eux.

La crainte d’un futur où le judaïsme deviendrait une branche du christianisme

Au fond, l’inquiétude exprimée est celle-ci : si des chrétiens adoptent les commandements, les redéfinissent, rejettent la tradition juive, puis affirment être le vrai Israël, alors l’identité juive distincte pourrait être dissoute. Berkowitz va jusqu’à évoquer une image choc d’un culte du Temple qui deviendrait christocentrique, ce qui, du point de vue juif, représenterait une profanation.

Que l’on partage ou non cette crainte, on comprend l’enjeu : pour beaucoup de Juifs, il ne s’agit pas d’un simple débat liturgique, mais d’une question de survie identitaire.

Ce que des chrétiens peuvent retenir avec humilité

Si l’on veut agir avec amour et intelligence, quelques repères simples peuvent aider.

Premièrement, distinguer l’étude et l’imitation. Étudier les fêtes, leur sens biblique, leur accomplissement en Christ, oui. Reproduire des rites juifs en les reconfigurant, surtout sans relation réelle avec des Juifs pratiquants blesse assurément.

Deuxièmement, refuser toute revendication identitaire du type nous sommes Israël. L’Évangile appelle les nations à venir à Dieu par Jésus, pas à effacer l’identité du peuple juif en se l’appropriant.

Troisièmement, respecter la sensibilité juive face au sacré, en particulier sur l’usage du Nom divin et sur la manière de parler des ordonnances.

Quatrièmement, si l’on veut comprendre Jésus dans son contexte juif, il est souvent plus sage de commencer par apprendre, écouter, et reconnaître la profondeur du judaïsme, plutôt que de rejouer ses pratiques.

Conclusion

Beaucoup de Juifs ne refusent pas que des chrétiens aiment l’Ancien Testament, ni que des chrétiens s’intéressent à l’arrière-plan juif de la foi. Ce qui blesse et inquiète, c’est lorsque des ordonnances sont prises hors de leur cadre, réinterprétées, pratiquées sans révérence selon les limites juives, et parfois utilisées pour soutenir l’idée que l’identité juive pourrait être absorbée par un christianisme judaïsé.

Comprendre cela ne demande pas d’abandonner la foi en Jésus. Cela demande de choisir l’humilité, le respect et la clarté. Et cela ouvre une voie plus saine : honorer le peuple juif sans s’approprier ce qui ne nous appartient pas, et garder Jésus au centre, sans déplacer l’Évangile vers une imitation identitaire.

Mots hébreux retirés du texte, avec leur définition

Shema : Confession centrale de la foi juive proclamant l’unicité de Dieu. Elle est tirée de Deutéronome 6.4 et est traditionnellement récitée matin et soir.

Pessa’h : Fête de la Pâque dans le judaïsme, commémorant la délivrance d’Israël de l’esclavage en Égypte.

Hanoukkah : Fête juive commémorant la reconsécration du Temple de Jérusalem après sa profanation, associée à la victoire des Maccabées et à la « fête des lumières ».

Tsitsit : Franges rituelles portées sur un vêtement, en mémoire des commandements de la Torah, fondées notamment sur Nombres 15.37-41.

Mezouza : Petit étui fixé au montant d’une porte contenant un parchemin avec des passages bibliques, surtout Deutéronome 6.4-9 et 11.13-21, rappelant l’obéissance à Dieu.

Halakha : Ensemble des lois et règles de vie du judaïsme, dérivées de la Torah et développées par la tradition juridique juive.

Cohanim : Descendants des prêtres issus d’Aaron, ayant un statut particulier et des fonctions liées au sacerdoce dans la tradition juive.

Lévites : Membres de la tribu de Lévi, associés au service du Temple et à diverses fonctions religieuses dans l’histoire d’Israël.

Mitsvot : Commandements, prescriptions ou devoirs de la Torah. Le terme désigne l’ensemble des commandements bibliques, souvent comptés traditionnellement au nombre de 613.

YHWH : Transcription des quatre lettres hébraïques du Nom divin, considéré comme ineffable dans le judaïsme. Il n’est traditionnellement pas prononcé et est remplacé par d’autres expressions.

Adonaï : Terme hébreu signifiant « Seigneur » ou « Maître », utilisé à la lecture pour remplacer le Nom ineffable.

HaShem : Expression hébraïque signifiant « Le Nom », utilisée pour parler de Dieu sans prononcer le Nom ineffable.

Mikveh : Bain rituel utilisé pour des purifications selon la loi juive, notamment dans divers contextes de sainteté.

Éphraïm : Nom d’une tribu d’Israël issue de Joseph, souvent associé, dans certaines traditions, au royaume du Nord et aux dix tribus.

Israël est-il le peuple de Dieu dans la Nouvelle Alliance ?

Aux États-Unis, des milieux évangéliques insistent sur le soutien inconditionnel à l’Israël moderne comme « peuple de Dieu ». Toutefois, la Nouvelle Alliance enseigne que ce peuple est défini non par une appartenance nationale, mais par l’union avec Jésus-Christ, rassemblant tous les croyants, indépendamment de leur origine.

Depuis quelque temps, on observe aux États-Unis une tendance de plus en plus marquée dans certains milieux évangéliques. Des pasteurs, des influenceurs chrétiens et des organisations entières multiplient les conférences, les campagnes et les prises de parole pour affirmer que l’Israël moderne serait encore, de manière exclusive, « le peuple de Dieu », et que les chrétiens auraient donc une obligation spirituelle de le soutenir sans réserve. Cette dynamique s’est même traduite récemment par des rassemblements très médiatisés, où plus d’un millier de pasteurs ont été mobilisés pour renforcer une identité chrétienne fortement liée au soutien d’Israël. Cela s’apparente à une séduction à grande échelle pour détourner les croyants des fondements même de la Parole de Dieu.

Dans ce climat, certains vont jusqu’à déclarer que ne pas soutenir Israël placerait les croyants « du mauvais côté de Dieu », en présentant ce soutien comme une exigence morale et biblique.  Cette rhétorique, souvent portée par une lecture prophétique et politico-religieuse, s’ancre dans l’idée que les Juifs demeurent, en tant que nation, le centre du plan de Dieu aujourd’hui, et que l’Église devrait se positionner comme alliée spirituelle inconditionnelle. 

Mais une question essentielle s’impose alors à tout chrétien qui veut rester fidèle aux Écritures : que dit réellement la nouvelle alliance sur l’identité du peuple de Dieu ? Car si l’émotion du moment et la pression médiatique peuvent influencer les discours, l’Église n’a pas été appelée à suivre une tendance, mais à s’attacher à la vérité révélée en Jésus-Christ. C’est précisément l’objectif de ce texte : revenir à la Parole, et montrer, de façon claire et biblique, que dans la nouvelle alliance, le peuple de Dieu n’est pas défini par une appartenance nationale, mais par l’union vivante à Jésus-Christ, et qu’il s’agit de l’Église, composée de tous ceux qui croient en lui.

Affirmer que, dans la Nouvelle Alliance, le peuple de Dieu est l’Église n’a rien à voir avec de l’antisémitisme. C’est simplement rappeler ce que la Parole de Dieu enseigne aux croyants.

Un seul peuple dans la nouvelle alliance : rassemblé en Jésus-Christ

Depuis des siècles, beaucoup de croyants se posent cette question : qui est réellement le peuple de Dieu aujourd’hui ? Certains enseignements affirment qu’il existerait deux peuples distincts, deux plans parallèles, deux alliances qui avancent côte à côte. Pourtant, quand on lit le Nouveau Testament avec attention, un message clair se dégage : dans la nouvelle alliance, Dieu ne bâtit pas deux peuples, mais un seul peuple, rassemblé en Jésus-Christ.

Ce sujet n’est pas seulement théologique. Il touche l’identité, l’espérance, la mission et la fidélité de l’Église. Si nous voulons comprendre notre place dans le plan de Dieu, nous devons revenir à la Parole de Dieu, la Bible, et laisser les Écritures définir elles-mêmes ce qu’elles appellent « le peuple de Dieu ».

Dieu a toujours voulu un peuple à lui

Dès l’Ancien Testament, le Seigneur révèle son intention de se former un peuple qui lui appartienne, non pas seulement par une appartenance ethnique, mais par une alliance vivante. Il dit à Israël : « Maintenant, si vous m’obéissez et si vous restez fidèles à mon alliance, vous serez pour moi un peuple précieux parmi tous les peuples, bien que toute la terre m’appartienne. Oui vous(les Israélites), vous serez pour moi un royaume de prêtres, une nation sainte. » (Exode 19.6).

Dieu avait choisi Israël pour être un peuple témoin au milieu des nations, un peuple porteur de la révélation, de la sainteté et de la promesse. Mais ce choix n’était jamais une finalité en soi. Il était l’instrument d’un plan plus vaste qui était d’amener le salut à toutes les nations.

C’est exactement ce que Dieu avait annoncé à Abraham : « Toutes les familles de la terre seront bénies à travers toi » (Genèse 12.3). Déjà, la promesse dépassait les frontières d’un seul peuple. Elle portait en elle une dimension universelle qui devait s’accomplir pleinement en Jésus-Christ.

La nouvelle alliance n’est pas une continuité ethnique, mais une création spirituelle

Dans la nouvelle alliance, Dieu ne se contente pas d’améliorer l’ancien système. Il inaugure quelque chose de radicalement nouveau : un peuple renouvelé, né d’en haut, uni en Christ, formé par l’Esprit, scellé par une alliance éternelle. Jésus lui-même déclare à Nicodème : « À moins de renaître d’en haut, personne ne peut voir le royaume de Dieu » (Jean 3.3).

Cela signifie que l’appartenance au peuple de Dieu, dans la Nouvelle Alliance, n’est plus définie par la naissance naturelle, ni par une lignée, ni par un marqueur extérieur, mais par la nouvelle naissance, le salut en Christ, la foi vivante, l’œuvre de l’Esprit. L’apôtre Paul est très clair : « Si vous lui (Jésus-Christ) appartenez, vous êtes la descendance d’Abraham et donc, aussi, les héritiers des biens que Dieu a promis à Abraham. » (Galates 3.29).

La vérité selon la Bible est que le peuple de Dieu dans la nouvelle alliance, c’est donc l’ensemble de ceux qui appartiennent à Christ, sans distinction d’origine, de culture ou de nation. Sur ce point, tous les croyants disent d’un même coeur AMEN !

Le critère fondamental : être en Jésus-Christ

Le Nouveau Testament ne définit jamais le peuple de Dieu par l’ethnicité, le pays ou la race, mais par l’union avec Jésus. Paul déclare cette vérité : « Il n’y a plus ni Juifs ni non-Juifs […] unis à Jésus-Christ, vous êtes tous un. » (Galates 3.28).

Cette affirmation est explosive. Elle ne nie pas les origines des croyants, mais elle déclare que ces origines ne déterminent plus l’appartenance au peuple de Dieu. La nouvelle identité centrale dans la Nouvelle Alliance devient : être un en Christ.

L’unité du peuple de Dieu est donc spirituelle, christocentrique, et fondée sur une alliance nouvelle, scellée par le sang de Jésus. Jésus annonce lui-même ce rassemblement : « J’ai encore d’autres brebis […] il faut que je les amène ; […] ainsi il n’y aura plus qu’un seul troupeau avec un seul berger. » (Jean 10.16).

Il ne dit pas « deux troupeaux », mais « un seul troupeau ». Un seul peuple. Une seule communauté de rachetés. Un seul Berger : Jésus-Christ.

L’Église est appelée « le peuple de Dieu » dans le Nouveau Testament

Le point décisif est celui-ci : les titres donnés au peuple de Dieu dans l’Ancien Testament sont repris par les apôtres et appliqués aux croyants en Jésus, issus des nations comme d’Israël.

Pierre écrit à l’Église : « Mais vous, vous êtes un peuple élu, une communauté de rois-prêtres, une nation sainte, un peuple que Dieu a pris pour sien » (1 Pierre 2.9). Ce verset est une reprise directe d’Exode 19.6. Ce que Dieu disait d’Israël au Sinaï, il le dit maintenant de l’Église en Jésus-Christ.

Et Pierre ajoute : « Car vous qui autrefois n’étiez pas son peuple, vous êtes maintenant le peuple de Dieu. » (1 Pierre 2.10). Cela signifie que Dieu a créé un peuple nouveau là où il n’y avait pas de peuple. Pas un peuple ethnique, mais un peuple spirituel, né de la grâce, constitué par l’appel de Dieu en Jésus-Christ.

La promesse d’un peuple rassemblé était annoncée par les prophètes

Ce que le Nouveau Testament révèle n’est pas une invention tardive. C’était déjà annoncé par les prophètes. Dieu allait rassembler un peuple purifié, renouvelé, transformé intérieurement.

Dieu promet par Ézéchiel : « Je vous donnerai un cœur nouveau et je mettrai en vous un esprit nouveau » (Ézéchiel 36.26). Ézéchiel 36.26 a d’abord été prononcé à l’intention de la maison d’Israël, dans un contexte de restauration spirituelle après l’exil (Ézéchiel 36.22-28). Dieu promettait de purifier son peuple, de changer son cœur, et de mettre en lui son Esprit afin qu’il marche dans ses voies.

Cependant, le Nouveau Testament montre que cette promesse trouve son accomplissement réel et définitif dans la nouvelle alliance, par Jésus-Christ, et qu’elle concerne donc tous ceux qui naissent de l’Esprit, c’est-à-dire l’Église.

Et Jérémie annonce la nouvelle alliance : « Je mettrai ma loi au fond de leur être […] je la graverai dans leur cœur […] je pardonnerai leur faute » (Jérémie 31.33-34). Ce passage concerne pleinement l’Église dans la nouvelle alliance, tout en ayant été annoncé à l’origine au peuple d’Israël.

Jérémie 31.33-34 est une prophétie centrale sur la nouvelle alliance. Elle annonce trois réalités majeures : une loi gravée dans le cœur, une relation directe et vivante avec Dieu, et un pardon total des péchés. Or, le Nouveau Testament affirme clairement que cette nouvelle alliance a été inaugurée par Jésus-Christ.

Ces promesses ne parlent pas d’un simple retour géographique ou d’un simple redressement national, mais d’une transformation spirituelle profonde. Et le Nouveau Testament affirme que cette promesse s’accomplit en Jésus-Christ.

Un mur est tombé : un seul corps, un seul peuple

Paul va encore plus loin en décrivant ce que Christ a accompli. Il a détruit la barrière qui séparait les peuples et a créé une humanité nouvelle. « Car nous lui devons notre paix. Il a, en effet, instauré l’unité entre les Juifs et les non-Juifs et abattu le mur qui les séparait » (Éphésiens 2.14).

Et il précise : « Il voulait ainsi créer une seule et nouvelle humanité à partir des Juifs et des non-Juifs qu’il a unis à lui-même, en établissant la paix » (Éphésiens 2.15).

Le langage est sans ambiguïté : un seul peuple, un seul corps, une seule famille, une seule maison un seul Seigneur. La séparation ancienne n’est pas maintenue comme une structure permanente, elle est dépassée et accomplie en Christ.

Voilà pourquoi Paul peut dire aux croyants issus des nations  : Voilà pourquoi vous n’êtes plus des étrangers ou des résidents temporaires, vous êtes concitoyens des membres du peuple saint, vous faites partie de la famille de Dieu. » (Éphésiens 2.19).

Le peuple de Dieu est maintenant défini par l’appartenance à Christ, et cette appartenance ouvre pleinement la citoyenneté spirituelle du royaume.

La vraie descendance d’Abraham est celle de la foi

Beaucoup pensent qu’être « fils d’Abraham » signifie une continuité biologique. Mais Paul enseigne exactement le contraire lorsqu’il dit : « Comprenez-le donc : seuls ceux qui placent leur confiance en Dieu sont les fils et les filles d’Abraham. » (Galates 3.7). Cer passage est sans ambiguïté et ne laisse aucune place pour une autre interprétation.

La descendance véritable n’est pas seulement la chair, mais la foi. La promesse n’a jamais été destinée à glorifier une généalogie, mais à révéler Jésus, et à rassembler en lui ceux qui croient. Paul le confirme encore : « Car ce ne sont pas tous ceux qui descendent du patriarche Israël qui constituent Israël » (Romains 9.6). Affirmer que le peuple d’Israëlk qui vit en Palestine en ce moment est le peuple de Dieu n’est pas conforme aux Écritures dans la Nouvelle Alliance.

Ce que la Bible enseigne c’est qu’il y a un Israël selon la chair, et un peuple de Dieu selon la promesse. Dans la nouvelle alliance, ce peuple selon la promesse se révèle pleinement. Ce sont ceux qui sont en Christ.

Le peuple de Dieu n’est pas défini par des frontières, mais par une alliance

Dans la Noouvelle Alliance, le peuple de Dieu n’est plus un peuple identifié principalement par un territoire, un temple et une nation. Il est défini par une alliance nouvelle et éternelle, fondée sur le sang de Jésus. Jésus dit au moment de la Cène : « Ceci est la coupe de la nouvelle alliance conclue par mon sang » (Luc 22.20).

Par son sacrifice, Jésus ne rachète pas une nation seulement, mais une multitude issue de tous les peuples. Ceux qui prétendent être le Peuple de Dieu et qui ne croient pas en Jésus ne peuvent en aucun temps être considérer comme le peuple de Dieu et cela même s’il l’affirme. Ce n’est pas ce que nous disons qui compte, mais plutôt ce que la Parole de Dieu dit et dans la Nouvelle Alliance, le peuple de Dieu est composé de tous ceux qui ont mis leur foi en Jésus.

Dans l’Apocalypse, Jean voit cette réalité finale : « …tu as racheté pour Dieu, grâce à ton sacrifice, des hommes de toute tribu, de toute langue, de tout peuple, de toutes les nations » (Apocalypse 5.9). Voici un autre passage qui ne laisse place à aucune autre interprétation. Ce verset est une déclaration solennelle : le peuple de Dieu est international, spirituel, rassemblé par la croix, formé par la rédemption, uni par l’Agneau.

Conclusion : le peuple de Dieu dans la nouvelle alliance, c’est Jésus et ceux qui lui appartiennent

La réponse biblique est simple, puissante, et profondément libératrice. Le peuple de Dieu dans la nouvelle alliance n’est pas défini par une origine, ni par une généalogie, ni par une appartenance ethnique. Il est défini par Jésus-Christ.

Ce peuple est composé de tous ceux qui ont été rachetés par son sang, régénérés par l’Esprit, justifiés par la foi, et unis dans un seul corps. Dieu n’a pas deux peuples parallèles. Il a un seul peuple, un seul troupeau, une seule famille, un seul corps, un seul royaume. Et ce peuple appartient à Christ. L’apôtre Paul le confirme en disant : « Si vous lui appartenez, vous êtes la descendance d’Abraham et donc, aussi, les héritiers des biens que Dieu a promis à Abraham. » (Galates 3.29).

Alors, que devons-nous faire ? Revenir à cette identité biblique. Marcher dans l’unité réelle du corps. Refuser les divisions artificielles et vivre comme ce que nous sommes : le peuple de Dieu, appelé, sanctifié, envoyé, en attendant la gloire. Si tu es en Christ, tu n’es pas à côté du peuple de Dieu. Tu es le peuple de Dieu.

Un courant qui arrive : rester ancrés pour ne pas être séduits

Un mouvement grandissant au sein de certains milieux évangéliques américains incite des pasteurs à promouvoir Israël comme une mission spirituelle nécessaire. Ce courant, influencé par des récits émotionnels, risque de déformer l’identité chrétienne en plaçant des causes nationales avant l Évangile. Les croyants doivent s’ancrer dans la Parole de Dieu pour maintenir leur discernement.

Depuis quelque temps, un phénomène prend de l’ampleur aux États-Unis dans certains milieux évangéliques. On voit émerger un courant où des pasteurs sont sollicités, recrutés et parfois même officiellement envoyés dans une démarche de promotion d’Israël au sein de leurs églises. Le message est souvent présenté comme une mission spirituelle incontournable, comme si soutenir Israël devait devenir un marqueur de fidélité à Dieu, et comme si l’Église devait aligner sa foi sur une lecture politique et nationale des promesses bibliques.

Ce mouvement n’est pas simplement une opinion parmi d’autres. Il s’accompagne parfois d’un langage très fort, d’appels émotionnels, de récits impressionnants, et d’une pression morale qui peut rapidement influencer les consciences. Dans certains cas, l’objectif devient clair : faire passer une idée avant l’Évangile, faire passer une appartenance nationale avant l’identité en Christ, et remplacer la centralité de Jésus par une cause présentée comme sacrée.

Et il faut le dire avec lucidité : ce courant ne restera pas confiné aux États-Unis. Il traverse déjà les réseaux sociaux, les plateformes vidéo, les conférences en ligne, les contacts entre ministères, et il franchira bientôt la frontière pour toucher nos assemblées ici aussi. Il se présentera peut-être sous une forme séduisante, enveloppée de versets, de compassion, de langage biblique et d’arguments qui sembleront spirituels. Mais la question n’est pas de savoir si cela sonne spirituel. La question est : est-ce conforme à la nouvelle alliance, et est-ce fidèle à l’enseignement du Nouveau Testament ?

C’est précisément dans ce genre de climat que la Parole de Dieu nous appelle à la vigilance. Jésus a averti : « Faites attention : que personne ne vous égare » (Matthieu 24.4). Paul déclare que la séduction augmentera, et que certains croyants seront tentés de se laisser déplacer, non pas forcément en reniant Dieu, mais en glissant vers une autre façon de croire, une autre manière de comprendre, un autre centre.

C’est ainsi que fonctionne la séduction : elle ne vient pas toujours avec une opposition frontale. Elle vient souvent avec un mélange. Un peu de vérité, un peu d’émotion, un peu de pression, un peu de peur, un peu de slogans, et peu à peu, le peuple de Dieu perd son discernement. Ce n’est pas toujours un rejet de la Bible, c’est parfois une utilisation de la Bible pour soutenir une idée qui n’est plus gouvernée par Christ.

Voilà pourquoi il est vital, dans les jours présents, de s’ancrer profondément dans la Parole de Dieu. Pas dans une tendance, pas dans une mouvance, pas dans une vague religieuse, mais dans l’Écriture. L’ancrage biblique n’est pas une option pour les croyants matures, c’est une protection. Plus le mensonge se raffine, plus le peuple de Dieu doit se fortifier dans la vérité.

S’ancrer dans la Parole, c’est revenir sans cesse à Jésus comme centre absolu. C’est se rappeler que dans la nouvelle alliance, le peuple de Dieu est constitué de ceux qui appartiennent à Christ. C’est refuser de déplacer notre identité spirituelle vers des causes qui prennent la place de l’Évangile. C’est garder le discernement, même quand le discours est populaire, même quand il est soutenu par des voix influentes.

Frères et sœurs, le vent souffle fort, et il soufflera plus fort encore. Mais une Église ancrée ne sera pas emportée. Une Église attachée à Jésus ne sera pas séduite. Une Église enracinée dans la Parole restera debout, lucide, fidèle, et solide.

Que Dieu nous donne des cœurs affermis, des yeux ouverts, et une fidélité sans compromis. Parce qu’au milieu des voix qui montent, une seule voix doit rester au-dessus de toutes les autres : la voix du Seigneur dans sa Parole.

La séduction grandit : restez vigilants, affermissez-vous dans la vérité

Nous faisons face à une montée de la séduction spirituelle, souvent déguisée en vérité, qui menace l’Église. Jésus avertit de la nécessité de vigilance face aux mensonges. La clé du discernement réside dans l’amour de la vérité et l’engagement envers l’Évangile. Un enracinement dans la Parole de Dieu est essentiel pour rester ferme face à cette séduction croissante.

Chers lecteurs, nous entrons dans une saison où la séduction spirituelle devient de plus en plus subtile, de plus en plus persuasive, et de plus en plus répandue. Ce n’est pas une impression, ni une exagération. C’est une réalité annoncée par Jésus lui-même. Il n’a pas dit que l’Église traverserait seulement des difficultés visibles, mais aussi une montée du mensonge, déguisé en lumière. Jésus a averti clairement : « Faites bien attention que personne ne vous induise en erreur. » (Matthieu 24.4).

Ce premier avertissement ne porte pas sur les guerres, ni sur les famines, ni sur les catastrophes, mais sur l’égarement. Autrement dit, avant même les secousses du monde, il y aura un danger plus grand encore : celui d’être trompé.

Et ce danger ne viendra pas forcément de l’extérieur, mais souvent de l’intérieur, au milieu du langage chrétien, du vocabulaire biblique, et d’une apparence de piété. Le mensonge le plus dangereux n’est pas celui qui attaque frontalement la vérité, mais celui qui l’imite, qui l’adoucit, qui la mélange, et qui finit par la remplacer.

La Bible dit que, dans les derniers temps, plusieurs « s’écarteront de la foi » en se laissant séduire par « des esprits trompeurs » et des enseignements inspirés par le mensonge (1 Timothée 4.1). La séduction ne consiste pas seulement à nier Dieu. Elle consiste à altérer l’Évangile, à déformer la Parole, à déplacer Christ du centre, à nourrir la chair, et à endormir les consciences.

C’est pourquoi l’appel de Dieu pour son peuple n’a jamais été : « Soyez impressionnés », mais : « Soyez sobres et vigilants ». Pierre écrit : « Faites preuve de modération et soyez vigilants. » (1 Pierre 5.8). La vigilance n’est pas de la peur. C’est de la maturité. C’est une posture d’amour pour Dieu, parce que celui qui aime la vérité refuse d’être trompé.

Comment discerner la séduction ? La Parole nous donne une clé simple : tout ce qui éloigne de la vérité de Christ, tout ce qui affaiblit la croix, tout ce qui remplace la repentance par une spiritualité confortable, tout ce qui flatte au lieu de transformer, tout ce qui promet sans appeler à l’obéissance, tout ce qui cherche l’enthousiasme sans la sainteté, doit être examiné avec sérieux.

L’apôtre Paul dit que certaines personnes « sont restés fermés à l’amour de la vérité qui les aurait sauvés » (2 Thessaloniciens 2.10). Cette phrase est solennelle. Elle montre que le discernement ne dépend pas seulement de l’intelligence, mais du cœur. Aimer la vérité, c’est préférer être repris plutôt que flatté. C’est vouloir être corrigé plutôt que conforté. C’est choisir la lumière, même quand elle expose nos compromissions.

Et si la séduction augmente, la réponse de Dieu n’est pas l’agitation, mais l’enracinement. Paul disait à Timothée : « reste attaché à tout ce que tu as appris et reçu avec une entière conviction » (2 Timothée 3.14). Le monde change, les tendances passent, les discours se multiplient, mais la vérité demeure. Celui qui s’affermit dans la Parole ne sera pas emporté par chaque vague.

Frères et sœurs, notre génération n’a pas besoin de plus de sensations. Elle a besoin de plus de vérité. Elle n’a pas besoin d’un christianisme plus léger. Elle a besoin d’un christianisme plus profond. Elle n’a pas besoin d’une Église séduite par la foule. Elle a besoin d’une Église embrasée par la présence de Dieu et fondée sur l’Écriture.

C’est le moment de revenir à la Bible, non pas comme un texte qu’on cite pour se justifier, mais comme une Parole vivante qui nous juge, nous redresse, nous purifie et nous fortifie. C’est le moment de prier avec sérieux, de marcher dans la crainte de Dieu, de refuser les compromis, de rejeter tout enseignement qui ne mène pas à Christ, et de demeurer fermes dans la vérité, même si cela coûte et surtout de s’examiner soigneusement pour constater le vieux levain.

Car la séduction va croissante, mais la fidélité aussi peut grandir. Le mensonge se multiplie, mais la lumière de Christ demeure. Et au milieu de la confusion, Dieu se prépare un peuple enraciné, lucide, sanctifié, et inébranlable.

« Tenez-vous donc en éveil, puisque vous ignorez quel jour votre Seigneur viendra » (Matthieu 24.42).

Que le Seigneur ouvre nos yeux, affermisse nos cœurs, et fasse de nous des témoins fidèles, attachés à Jésus-Christ, jusqu’à la fin.

Comment discerner les discours alarmistes sur « la fin du monde » et garder une foi solide

Les discours alarmistes sur la fin du monde génèrent confusion et anxiété, en remplaçant la foi par la peur. La Bible appelle à une vigilance spirituelle sans céder à l’angoisse. L’important est de rester ancré dans la Parole, de prier régulièrement et de vivre dans l’amour, sans se laisser distraire par des crises temporaires.

Les discours alarmistes sur « la fin du monde » reviennent régulièrement. Une guerre éclate, une crise économique secoue les nations, une pandémie surgit, un dirigeant menace et aussitôt certains annoncent : « C’est la fin ! » Pour plusieurs croyants, ces messages créent une tension intérieure. On se demande si on doit s’inquiéter, se préparer, interpréter, anticiper ou même changer toute sa manière de vivre.

Le problème n’est pas de reconnaître que le monde va mal. La Bible ne nie pas la souffrance, la violence ou les temps difficiles. Le problème, c’est quand la peur prend la place de la foi, et quand l’interprétation de l’actualité devient plus forte que la Parole de Dieu.

Voici donc quelques repères bibliques simples pour discerner les discours alarmistes, et rester solide, paisible et fidèle au Seigneur.

Quand la peur devient le moteur, ce n’est plus l’Esprit de Dieu qui conduit

Il existe une différence entre la vigilance spirituelle et l’anxiété prophétique. L’un produit la fidélité, l’autre produit la panique. Jésus a parlé de guerres et de troubles, mais il a aussi dit : « Ne vous laissez pas effrayer ». Il savait que les événements allaient secouer les nations, et pourtant il a donné cet ordre à ses disciples de ne pas tomber dans la frayeur.

Chaque fois qu’un message te pousse à vivre dans l’angoisse, à t’imaginer le pire, à perdre ton sommeil, à douter de la bonté de Dieu, ou à regarder le monde avec fatalisme, ce message a déjà un problème spirituel. Le Seigneur avertit, mais il ne terrorise pas. Il réveille, mais il n’écrase pas. Le Seigneur conduit par la vérité, par la repentance et par l’espérance, jamais par la panique.

Quand l’actualité remplace la Bible, on tombe dans la confusion

Beaucoup de personnes lisent l’actualité avant de lire les Écritures. Elles interprètent ensuite la Bible à partir des nouvelles, au lieu d’interpréter les nouvelles à partir de la Bible.

Résultat : elles changent d’interprétation chaque semaine. Elles voient un signe ici, une preuve là, puis une nouvelle crise, et elles refont tout leur scénario. La foi biblique ne fonctionne pas sur l’émotion du moment. Elle est construite sur une fondation stable, celle de la Parole de Dieu.

Les événements du monde bougent sans cesse. Les prophéties bibliques, elles, ne bougent pas. Elles nous donnent un cadre spirituel pour comprendre le monde, mais pas une obsession quotidienne du moindre conflit. L’actualité est un bruit. La Bible est une lumière.

Quand on annonce des dates, des calculs ou des certitudes absolues, méfie-toi

L’un des signes les plus clairs d’un discours alarmiste, c’est la certitude artificielle.

On entend parfois des phrases comme :

« Cette année, c’est sûr, c’est la fin. »

« Cette guerre, c’est forcément le déclenchement final. »

« Ce dirigeant-là, c’est forcément celui que la Bible annonçait. »

Mais Jésus a dit que personne ne connaît le jour ni l’heure. Il a refusé que ses disciples vivent dans une chasse aux dates. Le rôle de l’Église n’est pas de faire des prédictions, mais de rester prête. Le réveil biblique ne vient pas d’une date qu’on devine, mais d’une fidélité qu’on pratique.

Quand tout devient un « signe », on perd la vraie vigilance

Un piège fréquent, c’est de voir des signes partout. Chaque crise est un signe. Chaque catastrophe est un signe. Chaque changement politique est un signe. À force de tout appeler « signe », on finit par ne plus entendre le vrai appel de Dieu. Parce que la vraie vigilance biblique n’est pas d’être obsédé par l’information, mais d’être prêt spirituellement.

Jésus n’a pas dit : « Analysez tout, devinez tout, interprétez tout. » Il a dit : « Veillez. » Veiller, ce n’est pas devenir spécialiste de l’actualité. Veiller, c’est garder son cœur pur, sa foi vivante, sa prière active, et son amour en marche.

La prophétie biblique vise la fidélité, pas la curiosité

L’Apocalypse, par exemple, n’a pas été donné pour exciter notre curiosité, mais pour fortifier la persévérance des saints. C’est un livre qui montre que Dieu règne, qu’il est en contrôle de tout, que Christ vaincra, que le mal ne triomphe pas et que les croyants sont appelés à tenir ferme.

Quand on utilise la prophétie pour créer une fascination morbide, ou pour nourrir une peur permanente, on détourne le but même du livre. La prophétie, dans la Bible, n’est pas une distraction. C’est un appel à la sainteté, à la foi et à l’endurance.

Le vrai danger n’est pas d’être surpris, mais de devenir tiède

Beaucoup ont peur d’être surpris par les événements. Mais bibliquement, le plus grand danger n’est pas d’être surpris, c’est de s’endormir spirituellement.

  • Le monde peut s’effondrer, mais l’Église doit rester vivante.
  • Le monde peut trembler, mais le croyant doit rester ferme.
  • Les nations peuvent s’agiter, mais le disciple doit rester fidèle.
  • Le Seigneur ne nous appelle pas à vivre cachés, mais à vivre allumés.
  • La lumière brille davantage quand la nuit s’épaissit.

Comment garder une foi solide dans un monde instable ?

Voici quelques pratiques simples, mais puissantes.

  • Rester enraciné dans la Parole. Pas seulement lire des versets, mais laisser la Parole te bâtir, te corriger, te consoler, te garder.
  • Garder une vie de prière sobre et régulière. La prière n’est pas un refuge pour fuir le monde, c’est une force pour y marcher sans tomber.
  • Vivre dans la repentance et la sainteté. La meilleure préparation pour la fin, ce n’est pas une réserve de nourriture, c’est une vie droite devant Dieu.
  • Servir et aimer concrètement. Dans les temps difficiles, l’amour ne doit pas diminuer, il doit augmenter. L’Église est appelée à être un refuge, pas une foule paniquée.
  • Garder les yeux sur Jésus. Le chrétien n’est pas dirigé par la peur du futur, mais par la certitude du règne de Christ.

Conclusion

Les discours alarmistes fatiguent, troublent et dispersent. Ils donnent l’illusion de la vigilance, mais ils produisent souvent l’anxiété, la confusion et l’instabilité. Jésus, lui, a parlé clairement : il y aura des guerres, des secousses et des temps difficiles, mais il a aussi dit : ne soyez pas effrayés.

Le cœur de l’espérance chrétienne n’est pas de deviner quel événement viendra demain, mais de savoir qui règne aujourd’hui. Le monde peut trembler, mais Jésus ne chancelle pas. Les nations peuvent s’ébranler, mais le Royaume de Dieu demeure. Et c’est cette certitude qui garde l’Église debout, lucide, et pleine de paix, même quand tout autour semble s’effondrer.

La Bible annonce-t-elle une troisième guerre mondiale ?

L’article examine l’idée que la Bible prédit une « troisième guerre mondiale », affirmant qu’aucun verset n’évoque clairement cet événement. Au lieu de cela, Jésus parle de guerres récurrentes et de tensions. L’objectif des Écritures est d’encourager la fidélité et l’espérance plutôt que la peur face aux conflits du monde.

Depuis quelques années, l’expression « troisième guerre mondiale » revient souvent dans les discussions. Plusieurs chrétiens l’associent directement aux prophéties bibliques, comme si les Écritures avaient annoncé, noir sur blanc, un conflit mondial numéroté, planifié et décrit d’avance. Cette idée impressionne, inquiète, et parfois même influence la foi de plusieurs croyants.

Mais que dit réellement la Bible ? Annonce-t-elle une troisième guerre mondiale, comme un événement précis et identifiable ? La réponse est simple et bibliquement vérifiable : non.

La Bible ne parle jamais d’une « troisième guerre mondiale »

Il faut être clair dès le départ : aucun passage biblique ne prédit explicitement une « troisième guerre mondiale » au sens moderne du terme. La Bible ne donne pas de calendrier militaire mondial, ne numérote pas les guerres futures, et ne présente pas un scénario géopolitique détaillé comparable à notre compréhension actuelle d’une guerre planétaire.

L’expression « guerre mondiale » est une catégorie historique moderne. Elle vient de notre époque, de nos manuels d’histoire, et de notre mémoire collective. L’ajouter au texte biblique, c’est imposer au message de Dieu un vocabulaire qu’il n’utilise pas, et un cadre d’interprétation qu’il ne donne pas.

Ce que Jésus a annoncé : des guerres, mais pas « la troisième guerre mondiale »

Cela dit, certains objecteront : « Mais Jésus a parlé de guerres ! » C’est vrai. Et il est important de lire ses paroles avec précision. Dans Matthieu 24.6-7, Jésus avertit : « Vous entendrez parler de guerres et de menaces de guerres. Attention ! Ne vous laissez pas troubler par ces nouvelles, car cela doit arriver, mais ce ne sera pas encore la fin. 7 En effet, on verra se dresser une nation contre une nation, un royaume contre un autre… ». Jésus annonce un contexte troublé, un climat de tensions, de conflits et de bouleversements entre peuples et royaumes. Mais il ne décrit pas une seule guerre finale numérotée. Il parle d’une réalité récurrente dans l’histoire humaine, qui s’intensifie à l’approche de la fin, sans être résumée en un seul événement.

Luc 21.9-10 va dans le même sens : Jésus parle de guerres, de soulèvements et d’affrontements entre nations. Là encore, aucune mention d’une « guerre mondiale » comme événement unique clairement identifié. Jésus décrit un monde agité, fragile, instable, mais il n’offre pas un bulletin géopolitique précis sur une guerre future.

Autrement dit, Jésus n’a pas dit : « La Bible annonce la troisième guerre mondiale∫ ». Il a dit que le monde connaîtrait des guerres, et que ces guerres feraient partie des douleurs d’un monde en crise.

Apocalypse parle de guerre, mais dans un langage prophétique et spirituel

Le livre de l’Apocalypse est souvent utilisé pour alimenter les discours alarmistes. Pourtant, il faut rappeler une chose essentielle et véridique : l’Apocalypse est un livre apocalyptique, symbolique et prophétique. Il dévoile la dimension spirituelle des événements, plus qu’il ne donne des titres modernes ou des chiffres militaires.

Oui, Apocalypse mentionne des conflits, des jugements et des bouleversements. Par exemple, Apocalypse 16.14-16 parle d’un rassemblement final des nations contre Dieu. Mais même là, le texte ne parle pas en termes de « troisième guerre mondiale » comme un concept politique moderne. Le message central est spirituel : l’humanité rebelle s’oppose au règne de Dieu, et Dieu conduit l’histoire vers la victoire de Christ. Ce n’est pas un film de stratégie militaire, c’est une révélation de la souveraineté divine.

Pourquoi cette confusion revient-elle sans cesse ?

Cette confusion existe parce que beaucoup de personnes lisent l’actualité avec la Bible ouverte, mais avec une mauvaise méthode. Elles cherchent une correspondance directe entre chaque conflit moderne et une prophétie précise. Elles veulent identifier « la » guerre finale en la collant sur les événements du moment. Cependant, la Bible ne fonctionne pas ainsi.

Les Écritures ne nous demandent pas de deviner quel conflit sera le dernier. Elles nous appellent à discerner l’état spirituel du monde, à rester fidèles, et à garder les yeux sur Jésus.

Dire que « la Bible annonce une troisième guerre mondiale » en revient à faire dire à Dieu ce qu’il n’a pas dit, et à transformer la prophétie en outil de peur.

Ce que la Bible nous permet d’affirmer, sans exagérer

Voici une position équilibrée, biblique et solide. Premièrement, non, la Bible ne dit pas qu’il y aura une « troisième guerre mondiale ». Il n’existe aucun verset qui annonce clairement une guerre mondiale numérotée, décrite comme un événement précis de notre époque.

Deuxièmement, oui, la Bible annonce des guerres croissantes, des tensions, un monde ébranlé, et une opposition de plus en plus visible au plan de Dieu, jusqu’au retour de Jésus. Maintenant, cette nuance est importante. Parce qu’elle protège l’Église de deux pièges. D’abord, le piège de la naïveté, qui refuse de voir que le monde va vers des crises profondes, et le piège de la panique, qui transforme chaque conflit en preuve immédiate d’un scénario final.

Le but de Jésus : pas la peur, mais la fidélité

Quand Jésus parle de guerres, il ne cherche pas à terroriser ses disciples. Il les prépare à vivre debout dans un monde instable. Il dit même : « Ne vous laissez pas troubler par ces nouvelles, car cela doit arriver » (Matthieu 24.6). Son objectif n’est pas d’annoncer une guerre mondiale numérotée, mais de former un peuple ferme, lucide et rempli d’espérance. Et il ajoute cette parole puissante : « Mais celui qui tiendra bon jusqu’au bout sera sauvé.  » (Matthieu 24.13).

Voilà la vraie prophétie pour l’Église. Pas une obsession pour une date, un conflit ou un chiffre, mais un appel à persévérer, à garder la foi, à ne pas céder à la peur et à demeurer fidèle au Seigneur Jésus-Christ.

Conclusion

Non, la Bible n’annonce pas une troisième guerre mondiale comme un événement explicitement nommé ou numéroté. Mais oui, elle annonce un monde traversé par des conflits, des tensions et des secousses, jusqu’au retour glorieux de Christ.

La question n’est donc pas : « Sommes-nous entrés dans la troisième guerre mondiale ? »

La vraie question est : « Sommes-nous prêts à demeurer fidèles à Jésus, quoi qu’il arrive ? »

Parce que l’espérance chrétienne ne repose pas sur la stabilité du monde, mais sur la victoire du Seigneur Jésus-Christ.

Hanoukkah : un rejet de l’accomplissement définitif en Jésus-Christ.

Dans divers milieux chrétiens, un intérêt croissant pour les fêtes juives modernes comme Hanoukkah émerge, mais cette fête, instituée par l’homme, ne reconnait pas Jésus comme Messie et ne peut donc honorer le Père. Le véritable culte se trouve en Christ, la seule lumière qui sauve, rejetant les traditions humaines.

Il existe aujourd’hui, dans plusieurs milieux chrétiens, une attirance croissante pour les fêtes juives modernes, comme si renouer avec certaines pratiques identitaires très anciennes apportait une profondeur spirituelle supplémentaire ou une proximité accrue avec le Dieu de la Bible. Parmi ces célébrations, Hanoukkah, souvent présentée comme la « fête des lumières », suscite fascination, émotion et curiosité.

Maintenant, la question fondamentale que tout disciple de Jésus doit se poser demeure simple et tranchante : une fête qui ne reconnaît pas Jésus comme Messie peut-elle réellement honorer le Père ? Si la réponse biblique est non, et elle l’est, alors l’attrait culturel ou esthétique d’une tradition ne saurait jamais justifier l’oubli du Christ.

Un Temple purifié… mais un culte dépassé

Considérons d’abord que la fête d’Hanoukkah est une fête juive et non pas une fête de l’Éternel. Les fêtes de l’Éternel, au nombre de sept, furent instaurées par Dieu lui-même, tandis qu’Hanoukkah est une fête instituée par les hommes.

Cette fête commémore la purification du Temple de Jérusalem à l’époque des Maccabées, après la profanation par les Séleucides au IIᵉ siècle avant Jésus-Christ. L’événement historique est réel, mais ce que cette fête retient en priorité n’annonce ni la venue du Messie, ni l’accomplissement de l’Alliance nouvelle. Elle tourne le regard vers un système religieux que Jésus lui-même a déclaré obsolète.

Lorsque le Seigneur affirme devant les responsables du peuple : « Détruisez ce temple, et en trois jours je le relèverai » et que Jean précise : « il parlait du temple de son corps » (Jean 2.19-21), il scelle la plus radicale des transitions spirituelles. Dieu n’habite plus un sanctuaire géographique, mais il fait de Christ son Temple définitif, et de l’Église régénérée l’habitation vivante de l’Esprit (Éphésiens 2.21-22).

Ainsi, célébrer Hanoukkah revient à se réjouir du retour à un culte que Dieu a remplacé par la plénitude du sacrifice de la croix. C’est un culte sans sang rédempteur, sans expiation réelle, sans reconnaissance du Messie. Ce constat n’est pas anodin. Pourtant, des milliers de croyants s’associent à cette fête sans savoir de quoi il en retourne.

Une lumière symbolique qui refuse la Lumière incarnée

On présente volontiers Hanoukkah comme une célébration de la lumière. On allume une hanoukkia (chandelier à 9 branches) ; on multiplie les flammes ; on évoque l’huile miraculeuse. Mais la lumière selon Dieu n’est pas une chandelle entretenue devant un mur de pierre. C’est une Personne vivante, donnée au monde. Jésus l’affirme avec une clarté dévastatrice : « Moi, je suis la lumière du monde, dit-il. Celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres : il aura la lumière de la vie. » (Jean 8.12)

La seule lumière qui délivre l’être humain des ténèbres intérieures n’est pas celle d’un chandelier, mais celle du Christ incarné, crucifié et ressuscité. On peut bien faire briller l’huile la plus pure dans un candélabre d’or, malheureusement sans Jésus la pièce reste dans la nuit.

Toute lumière religieuse qui ne conduit pas à Christ demeure un éclairage fictif. De même que toute fête qui met en avant une lumière autre que le Fils refuse, même sans l’avouer, la seule illumination que le ciel reconnaisse.

Une mémoire guerrière face à un Roi désarmé

Hanoukkah exalte aussi la victoire militaire des Maccabées, une insurrection ardente destinée à restaurer la pureté rituelle du Temple. La fête entretient un souvenir galvanisant : l’héroïsme, la reconquête, la fierté nationale, l’identité ethnique. Jésus détourne volontairement ses disciples de cette logique. Il déclare à Pilate : « Mon royaume n’est pas de ce monde. Si mon royaume était de ce monde, mes serviteurs se seraient battus pour que je ne tombe pas aux mains des Juifs. Non, réellement, mon royaume n’est pas d’ici. » (Jean 18.36)

Le Royaume qu’il inaugure n’avance ni par les armes, ni par l’identité biologique, ni par la défense politique d’un territoire. Il règne au cœur de l’homme, par la puissance de la repentance, du pardon et de la transformation spirituelle.

Le contraste est vertigineux : Hanoukkah valorise des combattants terrestres qui défendent un sanctuaire matériel ; l’Évangile présente un Roi céleste qui conquiert les cœurs par la grâce. Là où l’un nourrit l’orgueil religieux, l’autre dépouille l’homme de toute prétention, l’invite à s’humilier, et lui ouvre la porte de la vie éternelle.

Une tradition tardive qui usurpe la place de la révélation

Hanoukkah ne fait pas partie des fêtes instituées par l’Éternel dans la Loi. Elle n’est ni dans la Torah, ni dans les prescriptions données à Moïse, ni dans l’agenda prophétique des grandes convocations sacrées. Elle n’est pas une « ombre pédagogique » voulue par Dieu pour conduire au Messie. Elle est une initiative humaine née plusieurs siècles après Moïse, pour célébrer un événement militaire et la restauration d’un culte lévitique déjà condamné à disparaître.

C’est là le malentendu profond. Lorsque Paul déclare que « Tout cela n’était que l’ombre des choses à venir : la réalité est en Christ » (Colossiens 2.17), il parle des institutions que Dieu lui-même a données ; la Pâque, les sacrifices, les prêtres, le sabbat, le sanctuaire. Autant de réalités que le Père avait volontairement ordonnées pour préparer la venue du Fils. Hanoukkah ne relève pas de cette catégorie. Elle n’annonçait rien. Elle ne préfigurait rien. Elle n’était adossée à aucune promesse divine. Tout ce qui entoure cette fête n’est qu’humain. L’apôtre Paul écrit : « Certes, les prescriptions de ce genre paraissent empreintes d’une grande sagesse, car elles demandent une dévotion rigoureuse, des gestes d’humiliation et l’assujettissement du corps à une sévère discipline. En fait, elles n’ont aucune valeur, sinon pour satisfaire des aspirations tout humaines. »(Colossiens 2.23)

Cette fête fut inventée par des hommes pour sauver une identité religieuse menacée. Elle perpétue non pas un fil conducteur biblique, mais une nostalgie politique, rituelle et culturelle. Ainsi, célébrer Hanoukkah n’est pas honorer une « ombre » voulue par Dieu. C’est s’attacher à une tradition humaine née en marge de la Révélation, pour remplacer l’obéissance par la mémoire, et la foi par l’ethnicité.

L’Écriture avertit sévèrement : « Voilà comment vous annulez la Parole de Dieu par votre tradition, celle que vous vous transmettez. Et vous faites bien d’autres choses du même genre. » (Marc 7.13, BDS).

Hanoukkah n’est pas une préparation au Christ, mais un refus de l’accomplissement. Elle renvoie à un Temple de pierre quand Dieu a donné un Temple vivant. Elle ramène à une lampe d’huile quand Dieu a envoyé la Lumière éternelle. Elle célèbre une résistance terrestre quand Dieu offre une rédemption céleste.

La réalité est venue, et son nom est Jésus-Christ. Tout ce qui prétend prendre sa place que ce soit un rite tardif, une mémoire identitaire ou une piété folklorique n’est plus une préparation. C’est une usurpation.

Une alliance folklorique plutôt que la grâce salvatrice.

Un autre élément fondamental d’Hanoukkah repose sur le récit tardif du miracle de l’huile, un épisode absent des Écritures qui ne peut pas être validé historiquement. Il s’agit d’une tradition embellie, destinée à nourrir un imaginaire religieux. Or le salut de Dieu ne repose pas sur des éclats folkloriques, mais sur une œuvre objective : « Car c’est par grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Cela ne vient pas de vous, c’est un don de Dieu » (Éphésiens 2.8).

L’Évangile place l’espérance dans le sang du Fils, dans la justification offerte, dans le pardon accordé. Hanoukkah, au contraire, alimente une mémoire identitaire, une fierté nationale, une mythologie religieuse sans repentance, sans Messie, sans croix, sans résurrection. Comment en tant que chrétien, né de nouveau, je puis m’associer avec une fête comme celle-ci  ?

La seule lumière qui demeure est celle du Christ

Au bout du compte, le croyant né de nouveau n’a pas besoin d’une lampe à neuf branches, ni d’un Temple reconquis, ni d’une huile perpétuelle. Il n’a besoin que de Jésus-Christ. Il reçoit l’huile véritable, celle qui ne s’achète pas : l’Esprit Saint répandu dans le cœur du croyant (Jean 20.22). Il entre dans un sanctuaire éternel, l’œuvre parfaite accomplie une fois pour toutes (Hébreux 10.14). Il participe à une fête ordonnée par le Seigneur lui-même : le mémorial de la nouvelle alliance dans son sang (Marc 14.24).

La seule lumière qui éclaire le monde ne sort pas d’une hanoukkia. Elle vient du Fils éternel, la vraie Lumière donnée pour que nous vivions.

ALERTE DISCERNEMENT

Avant de vous enthousiasmer pour Hanoukkah : souvenez-vous de ce que cette fête signifie réellement.

  • Jésus, le Messie annoncé, y est ignoré
  •  L’accomplissement définitif de la Loi y est nié
  •  La véritable Lumière du salut y est refusée
  •  Le culte ancien est exalté contre la nouvelle alliance
  •  Le Temple terrestre est préféré au Christ ressuscité

Hanoukkah, une fête qui refuse le Messie, ne peut en aucun cas honorer le Père.

Conclusion : la seule lumière qui demeure… c’est Christ

Le croyant n’a pas besoin de l’huile des Maccabées. Il possède l’huile du Saint-Esprit. Il n’a pas besoin d’un Temple terrestre. Il n’a pas besoin d’une fête non biblique, mais plutôt de la communion au corps et au sang du Christ, scellée dans la nouvelle alliance.

Hanoukkah est belle pour les yeux, mais fausse pour le salut. La seule Lumière qui sauve n’est pas une bougie. C’est Jésus-Christ.

1000 pasteurs invités en Israël : que s’est-il réellement passé, quand et dans quel but ?

En 2024-2025, près de 1000 pasteurs évangéliques américains ont été invités en Israël dans un cadre stratégique visant à influencer leur discours envers la situation géopolitique. Ces rencontres, axées sur un récit précis, cherchaient à renforcer la loyauté spirituelle face à une opinion publique en déclin. La mission de l’Église est ainsi mise en question.

Au cours de l’année 2024–2025, un événement d’envergure a eu lieu en Israël : près de 1000 pasteurs évangéliques américains ont été invités à participer à des séjours organisés, présentés publiquement comme des voyages de solidarité, de découverte spirituelle et de rapprochement fraternel. L’initiative, largement relayée dans certains réseaux chrétiens, a été perçue par beaucoup comme une démarche spirituelle légitime. Pourtant, lorsqu’on examine le contexte, le déroulement et les objectifs de ces rencontres, une autre lecture s’impose.

Quand cela s’est-il produit ?

Ces invitations se sont intensifiées après les événements du 7 octobre 2023, dans un contexte de guerre, de tensions internationales et de recul progressif du soutien d’une partie de l’opinion publique occidentale, y compris au sein du monde évangélique, surtout chez les plus jeunes.

C’est précisément dans cette période critique que ces voyages pastoraux ont été organisés, non de manière ponctuelle, mais dans une logique structurée et répétée, s’inscrivant dans une stratégie plus large de communication et d’influence religieuse.

Que s’est-il passé concrètement sur place ?

Les pasteurs invités ont participé à des visites encadrées de lieux symboliques, des présentations historiques et géopolitiques orientées, des témoignages choisis et des rencontres officielles mettant de l’avant un récit précis des événements.

Il ne s’agissait pas de retraites spirituelles centrées sur la prière, la repentance ou l’étude biblique approfondie. Le programme était conçu comme un parcours narratif, destiné à produire une compréhension spécifique de la situation, à susciter une forte empathie émotionnelle et à créer une adhésion durable à un point de vue donné.

La Bible était parfois citée, mais toujours intégrée à un discours préconstruit, jamais proposée comme cadre de discernement libre et critique.

Pourquoi inviter spécifiquement des pasteurs ?

Le choix des pasteurs n’est pas accidentel. Un pasteur n’est pas un simple touriste. Il est un leader spirituel, un enseignant, une référence morale pour son assemblée. En invitant 1000 pasteurs, ce sont potentiellement des centaines de milliers de croyants qui seront indirectement touchés.

Le principe est simple : convaincre le pasteur, c’est influencer l’Église locale, et façonner durablement le discours tenu en chaire, dans les médias chrétiens et sur les réseaux sociaux.

Il ne s’agit donc pas d’une rencontre ecclésiale, mais d’une stratégie de relais d’influence.

Quel était le but réel de cette rencontre ?

Le but principal n’était pas théologique, mais relationnel et stratégique : consolider un soutien religieux explicite, sécuriser des alliés spirituels influents et stabiliser un narratif favorable dans les milieux évangéliques américains.

À un moment où ce soutien se fragilisait, notamment chez les jeunes évangéliques, ces rencontres visaient à renforcer une loyauté idéologique présentée comme spirituelle.

Il ne s’agissait pas d’appeler à la conversion, ni de proclamer l’Évangile, mais de verrouiller une adhésion par l’influence.

Une démarche qui soulève de sérieuses questions bibliques

La Bible enseigne que l’Église n’est pas appelée à être enrôlée dans les affaires du monde, mais à être témoin de Christ :

« Mon royaume n’est pas de ce monde » (Jean 18.36)

Lorsque des pasteurs sont invités non pour annoncer Christ, mais pour absorber et relayer un récit, le risque est grand que la mission de l’Église soit détournée.

L’apôtre Paul avertissait déjà :

« Veillez à ce que personne ne vous prenne au piège de la recherche d’une « sagesse » qui n’est que tromperie et illusion, qui se fonde sur des traditions tout humaines » (Colossiens 2.8).

Conclusion : comprendre pour discerner

Ce qui s’est passé avec les 1000 pasteurs en Israël n’est ni anodin ni purement spirituel. Cela s’inscrit dans une démarche réfléchie, répondant à des enjeux précis, dans un moment précis de l’histoire récente.

Comprendre quand, comment et pourquoi ces rencontres ont eu lieu est essentiel pour permettre aux croyants d’exercer le discernement biblique auquel ils sont appelés.

L’Église doit aimer, prier et rechercher la paix, mais elle doit aussi rester libre. Libre de toute récupération. Libre de toute pression idéologique. Libre pour Christ seul.

Cet événement n’est rien d’autre qu’un prélude d’une vague d’influence majeur qui avance maintenant sur le corps de Christ et qui va faire parmi les croyants de nombreuse victimes spirituelles.

Judéo-chrétienté, Église et peuple de Dieu

Le terme « judéo-chrétien », absent de la Bible, engendre confusion entre héritages et identités spirituelles. La nouvelle alliance, centrée sur Christ, unifie le peuple de Dieu, transcendant origines ethniques. L’Église, constituée de croyants en Jésus, représente ce peuple, tandis que l’identité juive contemporaine relève d’une réalité géopolitique, non d’une alliance salvatrice.

Rétablir une compréhension biblique à la lumière de la nouvelle alliance

Le terme judéo-chrétien est aujourd’hui largement utilisé pour désigner un héritage commun, des valeurs partagées ou une identité civilisationnelle. Ce langage s’est peu à peu glissé dans certains discours ecclésiaux, au point de créer une confusion profonde entre héritage biblique, réalité géopolitique et révélation spirituelle. Or, lorsque ces notions ne sont plus clairement distinguées, c’est l’identité même de l’Église qui se trouve affaiblie.

Il est donc impératif de revenir aux Écritures, non pour nourrir un débat idéologique, mais pour rétablir ce que Dieu a clairement révélé concernant son peuple.

Un terme absent de la révélation biblique

Le mot judéo-chrétien n’existe pas dans la Bible. Ni l’Ancien Testament ni le Nouveau Testament ne parlent d’un peuple spirituel commun reposant sur une double identité religieuse. Les Écritures distinguent d’abord Israël et les nations, puis annoncent la création d’un peuple nouveau en Christ.

L’apôtre Paul écrit :

« Car je n’ai pas honte de l’Évangile : c’est la puissance de Dieu par laquelle il sauve tous ceux qui croient, les Juifs en premier lieu et aussi les non-Juifs. » (Romains 1.16, version Bible du Semeur)

Ce verset est souvent mal compris. Paul ne parle pas de deux peuples distincts maintenus côte à côte, mais d’un même salut offert à tous par la foi. La priorité historique donnée au peuple juif n’implique jamais une priorité spirituelle permanente indépendante de Christ. Pour appartenir au peuple de Dieu, il faut croire en Jésus et à son œuvre expiatrice de la croix. Il n’y a pas deux peuples de Dieu comme nous l’explique clairement l’apôtre Paul avec l’illustration de l’olivier cultivé et des branches de l’olivier sauvage greffées sur l’olivier cultivé.

Il est écrit :

« Ainsi en est-il d’Israël : quelques branches ont été coupées. Et toi qui, par ton origine païenne, étais comme un rameau d’olivier sauvage, tu as été greffé parmi les branches restantes, et voici que tu as part avec elles à la sève qui monte de la racine de l’olivier cultivé. Ne te mets pas, pour autant, à te vanter aux dépens des branches coupées. Et si tu es tenté par un tel orgueil, souviens-toi que ce n’est pas toi qui portes la racine, c’est elle qui te porte ! » (Romains 11.17–18, version Bible du Semeur)

Et ensuite :

« En ce qui concerne les Israélites, s’ils ne demeurent pas dans leur incrédulité, ils seront regreffés. Car Dieu a le pouvoir de les greffer de nouveau. 24 En effet, toi, tu as été coupé de l’olivier sauvage auquel tu appartenais par ta nature, pour être greffé, contrairement à ta nature, sur l’olivier cultivé : à combien plus forte raison les branches qui proviennent de cet olivier seront-elles greffées sur lui ! » (Romains 11.23–24, version Bible du Semeur)

Ces textes montre clairement un seul olivier, une seule racine, et des branches greffées. C’est une image forte de l’unité du peuple de Dieu en Christ. Le langage de la Bible ne soutient donc pas l’idée d’un peuple judéo-chrétient spirituel. Il annonce au contraire une transformation radicale de l’identité du peuple de Dieu.

Une rupture décisive : la personne et l’œuvre de Jésus-Christ

La ligne de séparation entre judaïsme et christianisme n’est ni culturelle ni secondaire. Elle est christologique. Tout se joue autour de la reconnaissance de Jésus comme Messie, Seigneur et Fils de Dieu.

Jésus lui-même déclare :

« Je suis le chemin, la vérité et la vie. Personne ne va au Père sans passer par moi. » (Jean 14.6 version Louis Second)

Ainsi, le Nouveau Testament ne laisse aucune place à une alliance parallèle ou alternative. Refuser le Fils, c’est refuser la révélation du Père :

« Tout homme qui nie que Jésus est le Fils de Dieu ne connaît pas non plus le Père. Celui qui reconnaît que Jésus est le Fils de Dieu connaît aussi le Père. » (1 Jean 2.23, version Bible du Semeur)

Tout homme inclus aussi les juifs. Et si l’un d’eux nient le fils, bien ils ne connaissent pas le Père. Ça ne peut pas être plus explicite que cela.

Les apôtres ont proclamé cette vérité avec courage, même lorsqu’elle entrait en conflit direct avec le judaïsme religieux de leur temps (Actes 4.12). La foi chrétienne n’est donc pas une branche du judaïsme, mais l’accomplissement de ce vers quoi l’Ancien Testament pointait.

Qui est le peuple de Dieu selon le Nouveau Testament ?

Le Nouveau Testament opère un renversement fondamental. Le peuple de Dieu n’est plus défini par la généalogie, la terre ou la Loi mosaïque, mais par l’union avec Christ. Paul l’exprime avec une clarté sans équivoque :

« Car ce ne sont pas tous ceux qui descendent du patriarche Israël qui constituent Israël ; et ceux qui descendent d’Abraham ne sont pas tous ses enfants. » (Romains 9.6-7, version Bible du Semeur)

Cette affirmation ne nie pas l’existence du peuple juif, mais elle nie qu’une appartenance ethnique suffise à définir le peuple de Dieu. La véritable filiation est désormais spirituelle et christocentrique.

Encore plus explicitement :

« Il n’y a plus ni Juifs ni non-Juifs, il n’y a plus ni esclave ni homme libre, il n’y a ni homme ni femme. Unis à Jésus-Christ, vous êtes tous un. Si vous lui appartenez, vous êtes la descendance d’Abraham et donc, aussi, les héritiers des biens que Dieu a promis à Abraham. »(Galates 3.28-29, version Bible du Semeur)

L’Église est donc, selon la Parole de Dieu, le peuple de la nouvelle alliance, composé de croyants issus du judaïsme et des nations, unis dans un même corps :

« Il a, en effet, instauré l’unité entre les Juifs et les non-Juifs et abattu le mur qui les séparait : en livrant son corps à la mort » (Éphésiens 2.14, version Bible du Semeur)

Le peuple juif aujourd’hui : une réalité géopolitique, non une identité salvatrice

Il est crucial d’aborder ce point avec précision et respect. Le peuple juif contemporain existe bel et bien en tant que réalité historique, culturelle et géopolitique. L’État d’Israël est une entité politique moderne (1948). Mais aucune de ces réalités n’équivaut à une alliance salvatrice automatique.

Le Nouveau Testament ne reconnaît jamais un statut spirituel particulier fondé sur la nation ou le territoire après la venue de Christ. Jésus n’a jamais appelé ses disciples à attendre une restauration nationale, mais à proclamer l’Évangile à toutes les nations (Matthieu 28.19).

Paul précise encore :

« Car ce n’est pas ce qui est visible qui fait le Juif, ni la marque visible dans la chair […] mais ce qui fait le Juif c’est ce qui est intérieur, et la vraie circoncision est celle que l’Esprit opère dans le cœur et non celle que l’on pratique en obéissant à la lettre de la Loi. Tel est le Juif qui reçoit sa louange, non des hommes, mais de Dieu. » (Romains 2.28-29, version Bible du Semeur)

Ainsi, le peuple juif actuel, en dehors de la foi en Christ, relève d’une réalité terrestre et politique, non d’une identité d’alliance telle que définie dans la nouvelle alliance.

L’Église : le seul peuple de Dieu reconnu dans la nouvelle alliance

L’Église n’est ni une parenthèse ni un plan secondaire. Elle est le peuple que Dieu s’est acquis par le sang de son Fils. Je sais que cela peut choquer, toutefois, la vérité de la Parole de Dieu doit prédominer sur les traditions, les fables et les fausses doctrines. Pierre en s’adressant à une communauté chrétienne l’affirme en reprenant un langage autrefois réservé à Israël :

« Mais vous, vous êtes un peuple élu, une communauté de rois-prêtres, une nation sainte, un peuple que Dieu a pris pour sien, pour que vous célébriez bien haut les œuvres merveilleuses de celui qui vous a appelés à passer des ténèbres à son admirable lumière. Car vous qui autrefois n’étiez pas son peuple, vous êtes maintenant le peuple de Dieu. Vous qui n’aviez pas obtenu compassion, vous avez désormais obtenu compassion. » (1 Pierre 2.9, version Bible du Semeur)

Ça ne peut pas être plus claire parce que ces paroles ne s’adressent pas à une nation ethnique, mais à l’Église composée de croyants nés de nouveau. Le peuple de Dieu n’est plus défini par la chair, mais par l’Esprit (Romains 8.9).

Alerte discernement – Ne pas confondre géopolitique et révélation divine

Dans un monde troublé, les événements géopolitiques suscitent des réactions émotionnelles et des lectures prophétiques rapides. Mais la Bible ne demande jamais à l’Église de fonder sa théologie sur l’actualité internationale.

Confondre le peuple de Dieu avec une nation moderne, c’est revenir en arrière, ignorer la croix et affaiblir la portée universelle de l’Évangile. Paul avertit :

« Veillez à ce que personne ne vous prenne au piège de la recherche d’une « sagesse » qui n’est que tromperie et illusion, qui se fonde sur des traditions tout humaines, sur les principes élémentaires qui régissent la vie des gens de ce monde, mais non sur Christ. » (Colossiens 2.8, version Bible du Semeur)

Et encore :

« Tout cela n’était que l’ombre des choses à venir : la réalité est en Christ. Ne vous laissez pas condamner par ces gens qui prennent plaisir à s’humilier et à s’adonner à un « culte des anges ». Ils se livrent à leurs visions, ils s’enflent d’orgueil sans raison, poussés par leurs pensées tout humaines. Ils ne s’attachent pas à Christ, qui est le chef, la tête. » (Colossiens 2.17-19, version Bible du Semeur)

Chaque fois que nous constatons que des politiciens approuvent un peuple ou participent à une fête, cela n’augure rien de bon. Il existe aujourd’hui un mouvement juif qui fait la promotion du peuple juif auprès des autres gouvernements, et en particulier auprès du gouvernement américain. Une forte pression est exercée pour faire reconnaître le peuple juif comme le peuple de Dieu, et cela sous le couvert de la lutte contre l’antisémitisme. Des lois sont sur le point d’être votées afin de traquer tout ce qui ressemble à de l’antisémitisme. Bientôt, il ne sera plus possible de dire ce que la Bible déclare sans risquer d’être emprisonné.

Tant que nous pouvons encore le dire, affirmons-le : l’Église est le peuple de Dieu. Non par héritage. Non par la géographie, mais par la foi en Jésus-Christ seul. C’est là que se trouvent la vérité, la lumière et l’espérance.

Une nouvelle vague de tromperie submerge l’Église : quand la foi est instrumentalisée

Une vague inquiétante traverse l’Église évangélique occidentale, utilisant la foi chrétienne pour un agenda politique pour le compte de l’état géopolitique d’Israël, illustrée par la formation de pasteurs en Israël. Ce phénomène opère sous une pression émotionnelle, déplaçant l’accent de l’Évangile vers un soutien idéologique. Le silence ou l’ignorance des pasteurs face à cette dérive amplifie la confusion et menace la fidélité à l’Évangile.

Une nouvelle vague traverse actuellement l’Église évangélique occidentale. Ce n’est pas une persécution. Ce n’est pas une hérésie ouverte. Ce n’est pas une attaque frontale contre la Bible ou contre Jésus-Christ. C’est quelque chose de plus subtil, plus dangereux et plus efficace. Il s’agit de l’instrumentalisation assumée de la foi chrétienne au service d’un agenda politique, présentée comme une obligation spirituelle.

L’initiative largement médiatisée des « 1000 pasteurs formés en Israël » en est l’exemple le plus clair. Il ne s’agit ni d’une rumeur ni d’une interprétation exagérée. Les faits sont publics : des pasteurs ont été invités, encadrés et orientés pour devenir des relais d’influence dans leurs Églises et dans l’espace chrétien occidental pour le compte de l’État d’Israël.

Il faut le dire sans détour, ce n’était pas une formation biblique. Ce n’était pas non plus une étude théologique. Ce n’était pas encore moins un enseignement centré sur l’Évangile. C’était une opération d’influence idéologique, utilisant le langage chrétien, l’émotion spirituelle et l’autorité pastorale pour imposer un récit précis, présenté comme moralement et bibliquement incontournable.

Le cœur du problème doit être nommé clairement

Le cœur du problème n’est pas l’amour du peuple juif. Ce n’est pas non pokus la dénonciation de l’antisémitisme ou la compassion envers des victimes. Le cœur du problème est la confusion volontaire entre l’Évangile de Jésus-Christ et le soutien politique à un État moderne d’Israël.

Dans cette logique, soutenir l’État d’Israël devient implicitement un acte de fidélité biblique. Questionner cette équation devient suspect. Nuancer devient dangereux. Examiner bibliquement devient presque immoral. C’est exactement ainsi que fonctionne toute propagande efficace.

La Bible ne donne pourtant aucune mission politique à l’Église. Elle dit au contraire : « Nous faisons donc fonction d’ambassadeurs au nom de Christ » (2 Corinthiens 5.20). L’Église est ambassadrice de Christ, pas d’une nation. Elle annonce un Royaume, pas une stratégie géopolitique. Elle proclame un salut, pas un alignement idéologique. Quand des pasteurs sont transformés en ambassadeurs d’un État, même sous un langage spirituel pour influencer les croyants, le mandat biblique est ainsi détourné de sa réel mission.

Une vague portée par l’émotion et la pression morale

Cette nouvelle vague s’appuie massivement sur l’émotion : récits sélectionnés, images fortes, culpabilité historique, peur d’être du « mauvais côté ». Le message est clair, même s’il n’est pas toujours formulé explicitement : si tu es un vrai chrétien, tu dois adhérer sans poser de questions. Or la foi biblique ne fonctionne jamais par intimidation morale.

Jésus lui-même a refusé de contraindre les consciences. Il a laissé partir des foules entières plutôt que d’adapter son message (Jean 6.66). La vérité n’a jamais eu besoin de pression émotionnelle pour s’imposer.

Le silence volontaire et l’ignorance des pasteurs

C’est ici que la situation devient particulièrement grave. Le silence de nombreux pasteurs face à cette vague est alarmant. Beaucoup savent. Beaucoup discernent. Beaucoup comprennent que quelque chose ne va pas, mais beaucoup se taisent. Certains par peur d’être exclus et d’autres par crainte d’être critiqués ou étiquetés.

D’autres encore ignore la situation par le manque de connaissance de la vérité des Écritures. Endoctriné par le dispensationalisme ils sont incapable de voir la vague que de profile à l’horizon. Ils seront bien peu efficace pour protéger leur troupeau.

Or la Bible ne reconnaît aucun droit au silence pour les sentinelles. Dieu dit au prophète Ézéchiel : « Supposez que j’envoie la guerre contre un pays et que les gens de l’endroit prennent l’un des leurs pour le poster comme sentinelle. Lorsque cet homme voit l’armée ennemie s’avancer dans le pays, il sonne du cor pour donner l’alarme à la population. Si alors quelqu’un entend la sonnerie du cor mais ne tient pas compte de l’avertissement, il sera seul responsable de sa mort si l’ennemi survient et le tue : il a entendu la sonnerie du cor et il ne s’est pas laissé avertir ; il est donc seul responsable de sa mort. S’il tient compte de l’avertissement, il aura la vie sauve. (Ézéchiel 33.2-5)

Le silence pastoral n’est jamais neutre. Il favorise toujours la confusion du peuple. Lorsque les responsables refusent de nommer les dérives, les brebis sont laissées sans protection. Et lorsque l’ignorance est choisie délibérément pour préserver une position, une réputation ou une tranquillité institutionnelle, elle devient une faute spirituelle.

Un Évangile déplacé

Ce que révèle cette vague, c’est un déplacement progressif de l’Évangile. La croix n’est plus centrale. La repentance disparaît. Le salut en Jésus-Christ devient secondaire. À la place, l’Église est appelée à défendre un récit, à relayer un discours géopolitique, à taire certaines vérités bibliques dérangeantes. C’est le fonctionnement classique de toute idéologie : elle tolère la foi tant que la foi sert son message. Jésus a averti de prendre garde que personne ne nous égare » (Matthieu 24.4). La menace est omniprésente et le temps est venu de revenir auz Écritures pour proclamer la vérité et dénoncer le mensonge.

Un précédent dangereux

Ce qui se passe avec les « 1000 pasteurs formés en Israël pour le compte du mouvement sioniste » n’est pas un incident isolé. C’est un précédent. Si l’Église accepte aujourd’hui d’être utilisée pour servir un agenda politique sous couvert de spiritualité, elle sera utilisée demain pour d’autres causes, d’autres idéologies, d’autres urgences présentées comme bibliquement incontournables.

Le tsunami ne fait que commencer. La question n’est pas : Sommes-nous bien intentionnés ? La question est plutôt : Sommes-nous encore fidèles à l’Évangile ? Jésus l’a dit clairement : « Faites bien attention que personne ne vous induise en erreur. Car plusieurs viendront […] et ils tromperont beaucoup de gens. »

Que cette parole redevienne notre boussole, avant que d’autres vagues ne submergent ce qui reste du discernement biblique dans l’Église. Parce qu’au final, plusieurs perdront la foi avec ces idéologies non bibliques.

Hanoukkah : lumière historique ou appel spirituel pour l’Église ?

Hanoukkah, célébrée sur huit jours, commémore la victoire des Maccabées sur la persécution religieuse, mais n’est pas d’origine mosaïque. Bien que respectée dans le judaïsme pour sa signification spirituelle, elle n’est pas prescrite pour les chrétiens. La véritable lumière est en Jésus-Christ, et l’Église doit rester centrée sur l’Évangile.

Hanoukkah, ou Hanukkah (חֲנֻכָּה), est une fête juive connue sous le nom de fête des Lumières. Elle est célébrée durant huit jours, généralement au mois de décembre. Dans le contexte actuel, cette fête est de plus en plus évoquée, parfois même introduite dans certains milieux chrétiens sous couvert de redécouverte des « racines bibliques ». Il est donc nécessaire de revenir calmement aux faits historiques, au témoignage des Écritures, et surtout à la perspective de la nouvelle alliance.

Origine historique : un événement réel, mais hors de la Loi de Moïse

Hanoukkah commémore un événement survenu vers 165 avant Jésus-Christ, à l’époque des Maccabées. Le peuple juif subissait alors une persécution religieuse sévère sous le règne du roi grec Antiochus IV Épiphane. La Torah fut interdite, le Temple de Jérusalem profané, et le culte païen imposé de force. Cette tentative d’éradication de la foi d’Israël provoqua une révolte menée par Judas Maccabée. Après la victoire, le Temple fut repris, purifié et reconsacré. C’est de là que vient le nom Hanoukkah, qui signifie dédicace ou consécration.

Cet épisode appartient à l’histoire juive et témoigne d’un attachement profond à la fidélité envers Dieu. Toutefois, il est important de souligner que cette fête ne trouve pas son origine dans la Loi donnée par Moïse, mais dans un événement historique postérieur à l’Ancien Testament canonique.

Le récit de la lumière : tradition et transmission

Selon la tradition juive, lors de la reconsécration du Temple, une seule fiole d’huile pure fut retrouvée, suffisante pour un jour seulement, mais qui brûla miraculeusement pendant huit jours. C’est ce récit qui explique l’allumage progressif des bougies sur la hanoukkia. Cette tradition, bien ancrée dans la culture juive, vise à transmettre la mémoire d’un miracle et à rappeler que Dieu a soutenu son peuple dans un moment critique de son histoire.

Il convient cependant de distinguer ce qui relève de la tradition mémorielle de ce qui relève du commandement divin. La Bible nous appelle constamment à exercer le discernement entre les deux.

Une fête mentionnée, mais non instituée dans le Nouveau Testament

Hanoukkah n’est pas prescrite dans la Torah. Son récit se trouve dans les livres des Maccabées, non reconnus comme deutérocanoniques, mais plutôt comme apocryphes. Le Nouveau Testament mentionne néanmoins cette fête dans l’évangile de Jean : « Le moment vint où l’on célébrait à Jérusalem la fête de la Consécration. C’était l’hiver. Jésus allait et venait dans la cour du Temple, dans la galerie de Salomon. » (Jean 10.22-23).

Ce passage est souvent mal compris. Il ne signifie pas que Jésus institue Hanoukkah pour ses disciples, ni qu’il en fait une pratique spirituelle normative. Il situe dans le temps pour nous indiquer simplement que Jésus se trouvait au Temple à ce moment-là. Le texte ne rapporte aucun enseignement de Jésus appelant ses disciples à célébrer cette fête, ni aucun commandement en ce sens dans les écrits apostoliques.

Sens spirituel pour le judaïsme, vigilance pour l’Église

Pour le judaïsme, Hanoukkah demeure une fête identitaire forte. Elle rappelle la fidélité à Dieu face à l’oppression, la résistance à l’assimilation spirituelle et la victoire de la lumière sur les ténèbres. Ces thèmes sont respectables et compréhensibles dans leur cadre historique.

Toutefois, pour l’Église, le danger apparaît lorsque ces symboles sont importés sans discernement dans la vie chrétienne, comme si l’Évangile avait besoin d’être complété par des pratiques issues de l’ancienne alliance ou de traditions postbibliques juives. L’apôtre Paul met clairement en garde contre ce glissement lorsqu’il écrit : « C’est pourquoi, ne vous laissez juger par personne à propos de ce que vous mangez ou de ce que vous buvez ou au sujet de l’observance des jours de fête, des nouvelles lunes ou des sabbats. Tout cela n’était que l’ombre des choses à venir : la réalité est en Christ. » (Colossiens 2.16-17).

Les chrétiens doivent-ils célébrer Hanoukkah ?

Bibliquement parlant, les chrétiens ne sont ni appelés ni encouragés à célébrer Hanoukkah comme une fête spirituelle. Elle n’appartient pas à la nouvelle alliance et n’a jamais été prescrite à l’Église. Chercher à la célébrer pour se rapprocher de Dieu ou pour « retrouver la vraie lumière » révèle souvent une confusion théologique plus profonde.

La lumière que Hanoukkah symbolise trouve son accomplissement total et définitif en Jésus-Christ. Il n’est pas une lumière parmi d’autres, ni un prolongement de symboles anciens. Il est la lumière véritable. Jésus lui-même a déclaré : « Je suis la lumière du monde, dit-il. Celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres : il aura la lumière de la vie. » (Jean 8.12).

La consécration que Dieu attend aujourd’hui ne passe plus par un Temple terrestre ni par une fête particulière, mais par des vies transformées, mises à part et remplies de l’Esprit. Revenir à des célébrations non prescrites peut donner l’illusion d’une profondeur spirituelle, alors qu’en réalité, cela risque d’éloigner du cœur même de l’Évangile.

Conclusion : rester attachés à la lumière véritable

Comprendre Hanoukkah sur le plan historique est utile. Respecter le peuple juif et son histoire est nécessaire. Mais pour l’Église, la vigilance est indispensable. La foi chrétienne ne se construit pas sur l’ajout de pratiques anciennes, mais sur la fidélité à Christ seul. Dans un temps où les confusions spirituelles se multiplient, l’appel demeure le même : demeurer enracinés dans l’Évangile, centrés sur Jésus, et éclairés par la lumière qui ne s’éteint jamais.

Alerte discernement

Dans un contexte où l’on encourage de plus en plus les chrétiens à « redécouvrir » ou à « célébrer » certaines fêtes juives au nom des racines bibliques, il est essentiel de revenir à une question simple mais fondamentale : qu’a réellement demandé Jésus à son Église ?

La nouvelle alliance ne repose pas sur l’adoption de pratiques issues de l’ancienne alliance ou de traditions historiques, aussi respectables soient-elles. Elle repose sur une personne : Jésus-Christ, mort et ressuscité, pleinement suffisant pour le salut et pour la vie spirituelle. Chercher la lumière ailleurs que dans le Christ, même sous des formes symboliques ou culturelles, expose à un glissement progressif mais réel.

La Bible nous avertit que le danger n’est pas toujours dans le rejet de Christ, mais parfois dans son déplacement subtil. Lorsque des célébrations non prescrites deviennent des moyens supposés de se rapprocher de Dieu, l’Évangile est affaibli, et la liberté en Christ est menacée. L’apôtre Paul rappelle que les ombres ont passé et que la réalité est désormais pleinement révélée en Jésus.

Que chaque croyant fasse donc preuve de discernement, non pas guidé par l’émotion, la tradition ou la pression spirituelle ambiante, mais par la Parole de Dieu. La véritable lumière n’est pas à allumer une fois par an. Elle habite déjà ceux qui appartiennent à Christ. Marchons dans cette lumière, sans nostalgie spirituelle ni compromis, avec les yeux fixés sur Celui qui est « la lumière du monde ».

Veillez à ce que personne ne vous prenne au piège de la recherche d’une « sagesse » qui n’est que tromperie et illusion, qui se fonde sur des traditions tout humaines, sur les principes élémentaires qui régissent la vie des gens de ce monde, mais non sur Christ.

(Colossiens 2.8)

4,1 millions de dollars pour influencer les chrétiens : ce que l’Église doit comprendre

Israël, face à une baisse de soutien des jeunes chrétiens évangéliques américains, lance une vaste campagne d’influence ciblant les églises. Le ministère des Affaires étrangères investit des millions pour diffuser des messages pro-israéliens et négatifs sur la Palestine. Cette stratégie utilise pasteurs et technologies pour façonner l’opinion publique, soulevant des préoccupations sur la manipulation de la foi.

Confronté à un affaiblissement progressif de son appui aux États-Unis et particulièrement au sein des jeunes milieux évangéliques, Israël a mis en place une opération de communication d’envergure visant directement les chrétiens évangéliques, surtout dans la région ouest du pays. Cette initiative est pilotée par le ministère israélien des Affaires étrangères, qui prévoit d’y investir plusieurs millions de dollars, comme l’indiquent des déclarations officielles enregistrées conformément à la législation américaine encadrant les agents étrangers.

Pour déployer cette stratégie, une société américaine récemment constituée a été chargée de conduire ce qui est décrit comme une campagne de ciblage numérique sans précédent à destination des églises chrétiennes. Le dispositif repose notamment sur des techniques de géolocalisation permettant de diffuser des messages publicitaires autour des lieux de culte et des établissements chrétiens, ainsi que sur des expériences immersives baptisées « October 7th Experience », destinées à transmettre une lecture spécifique des événements liés au conflit israélo-palestinien.

Cette action s’intègre dans un programme beaucoup plus vaste de diplomatie d’influence, soutenu par des enveloppes budgétaires exceptionnelles et renforcé par des partenariats avec des experts en communication politique, des réseaux d’influenceurs et des technologies numériques avancées. Le but affiché est d’orienter l’opinion publique américaine et de stabiliser un soutien religieux jugé stratégique, à un moment où celui-ci tend à se fragiliser.

Les éléments rendus publics montrent également que le discours promu est articulé autour de deux lignes directrices :

  1. une narration très favorable à Israël, appuyée sur des arguments historiques et bibliques ;
  2. une présentation résolument négative de la cause palestinienne, réduisant largement le conflit à des questions de sécurité et de lutte contre le terrorisme.

L’ensemble de cette démarche témoigne d’une volonté claire d’exploiter l’influence morale et spirituelle des milieux chrétiens afin d’ancrer durablement l’adhésion à un récit politique bien défini.

1000 pasteurs invités en Israël pour devenir des agents d’influence : une dérive grave pour l’Église

L’invitation de près de 1000 pasteurs américains ne relevait pas d’une démarche spirituelle neutre. Elle s’inscrivait dans une stratégie d’influence visant des leaders capables d’orienter durablement des assemblées entières. En ciblant les pasteurs plutôt que l’Église dans son ensemble, l’objectif était clair : convaincre les bergers pour influencer le troupeau.

Ces rencontres n’avaient pas pour but l’enseignement biblique ou la proclamation de l’Évangile, mais l’adhésion à un récit soigneusement construit, appuyé sur l’émotion et des références spirituelles sélectionnées. Le pasteur se retrouvait ainsi, parfois malgré lui, transformé en relai idéologique, au détriment de son rôle biblique de sentinelle et de berger.

Une telle démarche appelle à un sérieux discernement, car l’Église n’a jamais été appelée à servir de levier d’influence, mais à demeurer fidèle à Christ seul (Jean 18.36).

Une manœuvre sans précédent qui annonce une vague dangereuse

Ce qui se déroule actuellement est du jamais vu dans l’histoire de l’Église. Jamais auparavant des moyens financiers, technologiques et stratégiques d’une telle ampleur n’avaient été déployés pour cibler directement les pasteurs et orienter la foi des croyants. Nous ne sommes plus face à des initiatives isolées, mais devant une nouvelle vague qui se profile clairement à l’horizon.

Cette vague n’avance pas brutalement. Elle progresse subtilement, portée par l’émotion, l’autorité spirituelle détournée et un langage religieux soigneusement calibré. Si elle n’est pas discernée, elle emportera dans son sillage des milliers de croyants, séduits non par la vérité de l’Évangile, mais par un récit puissant, impressionnant et spirituellement trompeur promu par les réseaux sociaux.

L’Église doit comprendre l’urgence de l’heure. Ce n’est pas le moment de la naïveté, mais celui de la vigilance. Car lorsque la foi devient un terrain d’influence, ce n’est plus Christ qui conduit ce sont les courants de ce monde.

Avertissement aux croyants

L’Église de Jésus-Christ doit faire preuve d’un discernement spirituel sérieux face aux initiatives qui cherchent à mobiliser la foi chrétienne au service de récits, de causes ou de stratégies humaines. Lorsque des moyens financiers, émotionnels et technologiques sont utilisés pour influencer les pasteurs et orienter les consciences, le risque est grand que la centralité de Christ soit remplacée par une loyauté idéologique.

La Bible nous rappelle que le Royaume de Dieu n’avance ni par la pression, ni par l’émotion, ni par l’alignement politique, mais par la vérité, la repentance et l’obéissance à la Parole.

Les croyants sont appelés à aimer, prier et rechercher la paix, mais jamais à suspendre leur discernement ou à confondre la foi biblique avec des enjeux terrestres. Toute démarche qui détourne l’Église de sa mission première qui est d’annoncer l’Évangile de Jésus-Christ doit être éprouvée à la lumière des Écritures.

Que l’Église demeure libre, vigilante et fidèle à Christ seul.


Projet de loi C-9 : Un appel à la vigilance pour les croyants au Canada

Le projet de loi C-9 du gouvernement canadien modifie la définition de la « haine » et élargit les sanctions, touchant potentiellement les discours religieux et bibliques. Les chrétiens sont appelés à la vigilance face à la censure possible, à prier et à témoigner de leur foi avec amour et fidélité, malgré les défis.

Depuis quelque temps, le gouvernement du Canada étudie le projet de loi C-9, une mesure qui modifie de manière importante plusieurs aspects du droit pénal en ce qui concerne la haine, l’incitation à la haine et les discours jugés discriminatoires. Ce projet de loi soulève de sérieuses questions pour les chrétiens, particulièrement pour ceux qui affirment publiquement la foi biblique.

Ce texte n’est pas politique. Il est pastoral. Il vise à éclairer la communauté chrétienne afin que chacun puisse comprendre ce que représente ce projet de loi et pourquoi il nous appelle à la prière, à la prudence, à la persévérance et surtout à la fidélité.

1. Que propose le projet de loi C-9 ?

Sans entrer dans des détails juridiques complexes, voici les éléments essentiels que les croyants doivent connaître.

A. Une expansion importante de la définition de la « haine »

Le projet de loi élargit les catégories de discours susceptibles d’être considérés comme :

  • incitation à la haine,
  • promotion de la haine,
  • propos discriminatoires pouvant entraîner une plainte civile ou pénale,
  • contenus en ligne pouvant être censurés ou retirés rapidement.

La définition de la « haine » devient moins précise, ce qui augmente le risque que des propos religieux traditionnels soient interprétés comme offensants ou discriminatoires.

B. Des sanctions plus rapides et plus sévères

Le projet introduit :

  • la possibilité de restrictions judiciaires même sans condamnation,
  • des amendes plus lourdes,
  • des mesures préventives imposées à des personnes soupçonnées d’inciter à la haine,
  • un élargissement des possibilités de surveillance en ligne.

C. Une portée très large sur le discours public

Les propos visés peuvent être :

  • une prédication,
  • un article de blogue,
  • un message sur Facebook,
  • une vidéo YouTube,
  • un témoignage public,
  • un livre ou une publication théologique.

Le projet de loi C-9 étend la portée à tout discours accessible au public, même informel.

2. Pourquoi ce projet de loi concerne directement les croyants ?

Ce projet ne vise pas explicitement les chrétiens. Mais son application peut toucher toute personne qui exprime une conviction morale, doctrinale ou biblique, surtout lorsqu’elle diffère de la culture dominante.

A. Les enseignements bibliques peuvent être perçus comme offensants

Des thèmes centraux de la foi chrétienne comme :

  • le péché,
  • la repentance,
  • la sainteté,
  • l’appel à une vie transformée,
  • la distinction entre les voies de Dieu et celles du monde,

peuvent malheureusement être perçus comme discriminatoires par certains groupes.

Avec une définition large de la « haine », une simple affirmation de la vérité biblique pourrait être interprétée comme un discours intolérant.

B. Les pasteurs, enseignants, évangélistes et créateurs de contenu deviennent plus exposés

Ceux qui :

  • prêchent,
  • écrivent,
  • enseignent,
  • publient en ligne,
  • évangélisent dans la rue,

sont particulièrement concernés, car leur parole est publique et facilement accessible.

C. Les contenus en ligne pourraient être supprimés plus rapidement

Les grandes plateformes pourraient choisir d’appliquer la loi de façon préventive, supprimant :

  • messages bibliques controversés,
  • prédications,
  • articles,
  • commentaires,
  • textes théologiques.

D. Une culture où la foi chrétienne devient socialement suspecte

Le risque n’est pas seulement légal.

Il est culturel.

Le projet de loi renforce l’idée que tout discours moral ou religieux affirmé représente une menace potentielle pour la paix sociale.

Dans ce climat, même un message biblique prononcé avec amour peut être mal compris.

3. Quelles sont les conséquences probables pour l’Église ?

A. Une pression accrue pour « adoucir » ou « moderniser » le message

Certains croyants pourraient être tentés de :

  • taire des vérités bibliques fondamentales,
  • éviter des sujets sensibles,
  • prêcher un message édulcoré pour « éviter les problèmes ».

Mais l’Église n’a jamais été appelée à se conformer à la culture.

B. Une augmentation possible des plaintes contre les Églises

Une prédication authentique pourrait être jugée offensante par quelqu’un :

  • à l’intérieur de l’Église,
  • lors d’un événement rendu public,
  • ou via une diffusion en ligne.

Même sans condamnation, l’enquête elle-même pourrait causer du stress, des frais et des pressions.

C. Une autocensure progressive parmi les croyants

Face à l’incertitude juridique, plusieurs pourraient hésiter à :

  • témoigner,
  • évangéliser,
  • expliquer l’Évangile clairement,
  • défendre la vérité.

Cela risque d’affaiblir le témoignage chrétien dans la société.

4. Comment les croyants doivent-ils réagir ?

A. Ne pas céder à la peur

Le Seigneur n’a jamais promis un chemin sans opposition.

Dans le monde, vous aurez à souffrir bien des afflictions. Mais courage ! Moi, j’ai vaincu le monde. 

 Jean 16.33

Il a promis que le Saint-Esprit serait avec nous.

Mettez-vous en garde contre les hommes; car ils vous livreront aux tribunaux […] vous serez menés, à cause de moi, devant des gouverneurs et devant des rois, pour servir de témoignage à eux et aux païens. Mais, quand on vous livrera, ne vous inquiétez ni de la manière dont vous parlerez ni de ce que vous direz: ce que vous aurez à dire vous sera donné à l’heure même; car ce n’est pas vous qui parlerez, c’est l’Esprit de votre Père qui parlera en vous.

Matthieu 10.17–21 LSG

B. Proclamer la vérité, mais avec amour et douceur

L’autorité spirituelle ne se manifeste jamais par l’agressivité.

Elle se manifeste par :

  • la fidélité,
  • la clarté,
  • la douceur,
  • l’intégrité.

C. Prier pour le pays et ses dirigeants

Que l’on prie pour les rois et pour tous ceux qui sont au pouvoir, afin que nous puissions mener, à l’abri de toute violence et dans la paix, une vie qui exprime, dans tous ses aspects, notre piété et qui commande le respect.

1 Timothée 2.2

Nous ne sommes pas appelés à la colère, mais à l’intercession.

D. S’équiper bibliquement

L’Église doit s’ancrer profondément dans :

  • la Parole,
  • la doctrine saine,
  • la prière,
  • la communion fraternelle.

Une Église qui connaît la vérité n’a pas peur de la dire.

E. Rester unis

Dans des temps où la pression augmente, la division est l’alliée du diable.

L’unité est notre force.

Conclusion : un appel à la fidélité

Le projet de loi C-9 représente un tournant pour la liberté d’expression au Canada.

Il ne doit pas nous faire peur, mais il doit nous réveiller.

Dieu n’a pas besoin d’un climat favorable pour agir.

L’Église primitive a grandi dans un contexte hostile, parfois dangereux, et pourtant elle a changé le monde.

Aujourd’hui encore, Dieu cherche des croyants :

  • courageux,
  • fidèles,
  • enracinés dans l’Évangile,
  • remplis d’amour,
  • déterminés à annoncer la vérité,
  • malgré l’opposition.

Parce que l’Évangile n’est pas une opinion : c’est la puissance de Dieu pour sauver.

Tranquillement, mais sûrement, nous voyons l’étau se resserrer sur nous. Il ne faut pas paniquer. Le Seigneur a promis qu’il serait avec nous et qu’il ne nous abandonnerait pas.

Confrontés à de tels défis, il nous faut garder les yeux fixés sur le Seigneur Jésus et ne pas laisser nos sentiments prendre le dessus.

La foi, la fidélité, la persévérance et la confiance sont nos armes de combat. Le Seigneur ne nous a jamais dit que nous aurions la vie facile, mais il nous a toujours promis qu’il serait avec nous tous les jours, et cela jusqu’à la fin du monde. Il ne nous abandonnera jamais.

N’attendons pas un enlèvement précoce pour nous éviter les souffrances ; ce n’est pas ce que la Bible enseigne. Attendons-nous à la protection du Seigneur au milieu du feu, et croyons qu’il nous délivrera au dernier jour lorsqu’il apparaîtra dans le ciel. C’est là que nous devons placer notre foi et notre confiance. Le Seigneur revient pour nous délivrer, mais d’ici là, armons-nous de courage, de persévérance et de ténacité pour affronter ce qui est devant nous.

Projet de loi 9 : Ce que les croyants évangéliques doivent comprendre

Le projet de loi 9, déposé le 27 novembre 2025 au Québec, vise à renforcer la laïcité en interdisant les pratiques religieuses collectives dans l’espace public et restreignant les symboles religieux dans les institutions éducatives. Les croyants doivent se préparer face à ces nouvelles restrictions.

Le 27 novembre 2025, le gouvernement du Québec a déposé le projet de loi 9 intitulé Loi sur le renforcement de la laïcité au Québec. Plusieurs se demandent ce qu’il signifie réellement et quelles pourraient être ses conséquences pour la vie chrétienne, nos Églises et notre liberté de témoigner.

Cet article a pour but de vous informer clairement, sans exagération, mais aussi sans naïveté. Il n’a pas pour but de vous effrayer, mais de vous informer. Il est important que le peuple de Dieu comprenne ce qui s’en vient, afin de marcher avec discernement, prière et fidélité.

1. Que contient réellement le Projet de loi 9 ?

Ce projet de loi vise à « renforcer la laïcité » au Québec. Mais derrière cette formulation générale, voici ce qu’il contient vraiment :

A. Interdiction des pratiques religieuses collectives dans l’espace public

Prières publiques, rassemblements religieux, marches de prière, cultes extérieurs, évangélisation organisée, louange dans les parcs… toutes ces activités pourraient être interdites ou nécessiter des autorisations municipales strictes.

Le texte du projet vise toute pratique religieuse visible et collective hors des lieux prévus.

B. Restrictions étendues aux institutions éducatives

Le projet prévoit d’interdire le port de symboles religieux et diverses pratiques spirituelles dans :

  • les garderies subventionnées
  • les CPE
  • les écoles privées subventionnées

Cela pourrait affecter directement les éducateurs, enseignants et institutions chrétiennes.

C. Un nouveau pouvoir de surveillance de la laïcité

Un ministre serait mandaté pour veiller au respect strict de la laïcité dans l’ensemble de la société et non seulement dans les institutions publiques.

Cela signifierait une surveillance accrue de toute activité religieuse visible.

2. Pourquoi ce projet doit interpeller sérieusement les croyants

Ce projet ne vise pas seulement « les autres religions ». Il touche tous ceux qui expriment publiquement leur foi.

Cela inclut les évangéliques, qui depuis toujours valorisent :

  • la prière en plein air
  • les rassemblements visibles
  • l’évangélisation
  • les témoignages publics
  • les groupes de prière dans les parcs et espaces communs
  • les actions communautaires inspirées par la foi

Avec le projet de loi 9, plusieurs de ces expressions pourraient devenir interdites ou passibles de sanctions.

A. Notre liberté de témoigner serait fortement réduite

Partager l’Évangile dans la rue, chanter, distribuer des traités évangéliques, prier publiquement… tout cela pourrait exiger des autorisations difficiles à obtenir, voire être complètement interdites.

B. La visibilité chrétienne dans la société serait diminuée

La foi deviendrait essentiellement « privée ». Le message de Christ serait confiné aux murs des Églises ou aux maisons.

C. Les écoles chrétiennes pourraient être menacées

Si les subventions sont retirées aux écoles ayant une identité confessionnelle, plusieurs établissements pourraient être obligés de fermer ou de se transformer radicalement.

D. Les croyants qui portent un symbole chrétien pourraient être limités dans leur travail

Un simple pendentif de croix pourrait devenir une cause d’exclusion dans certains milieux éducatifs.

3. Les conséquences spirituelles : un appel à la vigilance

La Parole nous rappelle :

Soyez vigilants, demeurez fermes dans la foi, faites preuve de courage, soyez forts. 14 Que l’amour inspire toutes vos actions. 

1 Corinthiens 16.13–14.

Nous ne devons ni céder à la peur ni rester indifférents.

A. Les restrictions peuvent devenir un catalyseur pour un réveil intérieur

L’histoire montre que lorsque l’expression publique de la foi devient limitée, les croyants apprennent à se fortifier, à prier plus intensément, à s’enraciner dans la Parole.

B. Nous devons repenser notre mission

Si l’évangélisation publique devient plus difficile :

  • il faudra développer des stratégies relationnelles plus solides ;
  • investir davantage dans le discipolat ;
  • renforcer l’Église locale comme lieu de lumière ;
  • multiplier les petites communautés missionnelles ;
  • utiliser davantage les médias numériques.

C. Nous devons rester fermes sans devenir rebelles

Nous ne cherchons pas le conflit. Mais nous ne devons pas renoncer à ce que Dieu nous appelle à faire parce que notre mission est claire :

Allez, faites de toutes les nations des disciples…

Matthieu 28.19

L’apôtre Paul nous enseigne clairement lorsqu’il s’adresse aux Corinthiens pour leur dire :

Sans doute, nous sommes des hommes et nous vivons comme tels, mais nous ne menons pas notre combat d’une manière purement humaine.

2 Corinthiens 10.3

In nous faudra être sage dans nos décisions et surtout ne pas laisser nos sentiments prendre le dessus, mais toujours s’en tenir fermement à la Parole de Dieu.

4. Ce que les croyants doivent faire dès maintenant

Voici quelques pistes concrètes :

A. Prier avec sérieux

Pour la province, pour le gouvernement, pour la sagesse.

Mais aussi pour que l’Église reste fidèle et courageuse.

B. S’informer et informer nos communautés

Comprendre les enjeux est une responsabilité spirituelle.

C. Encourager nos enfants et nos jeunes

Ils vivront dans un Québec où la foi sera moins tolérée.

Ils auront besoin de conviction, de racines et de courage.

Leur société sera considérablement différente de la notre.

D. Rester unis

Les divisions internes fragilisent l’Église, mais l’unité renforce notre témoignage.

E. Continuer à témoigner : respectueusement, mais clairement

Aucune loi ne peut empêcher un chrétien d’aimer, de servir, de parler individuellement de Christ. Toutefois, celui-ci devra user de sagesse dans ses actions.


5. Conclusion : ne craignons pas, mais soyons lucides

Ce projet de loi n’est pas la fin de la liberté religieuse, mais c’est un tournant important et qui sait à quels autres défis seront nous confrontés dans le futur.

Il nous appelle à :

  • ne pas dormir,
  • ne pas baisser les bras,
  • ne pas nous replier dans la peur,
  • mais demeurer debout, fidèles à Jésus-Christ.

Le Seigneur n’a jamais promis un chemin sans obstacles, mais n’oublions pas qu’Il a promis Sa présence.

Je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde.

Matthieu 28.20

Sachons que le Seigneur n’est pas surpris par ce qui ce passe. Il est en contrôle de toutes les situations y compris celle-ci. Nous devrons réagir avec foi et courage sans se laisser aller à nos sentiments.

Au fil du temps, nous serons certainement confrontés à d’autres défis comme celui-ci. Pour cela, il nous faut mettre toute notre confiance dans le Seigneur qui voit tout et qui saura prendre soins de nous et de nous protéger au travers des difficultés auxquelles nous serons confrontés dans l’avenir.

Il ne nous abandonnera pas. Certes les choses ne se passeront pas comme nous le souhaitons, mais c’est là que la foi prend tout sons sens.

Notre victoire n’est pas dans les combats d’hommes, mais dans notre foi, notre fidélité au Seigneur et notre confiance en Lui au coeur même des difficultés.

Quand tout tremble… souviens-toi que Christ règne

Les nouvelles de ce monde ne cessent de nous troubler. Les guerres entre La Russie et l’Ukraine, Israël et l’Iran, les bruits de guerre, les alliances qui se font et se défont… Tout semble pointer vers des jours incertains. Et dans ce tumulte, nos cœurs peuvent vaciller, nos pensées se troubler, et même notre foi être ébranlée. Toutefois, au milieu de ce tumulte, je vous invite à lever les yeux.

Car au-dessus des conflits, au-dessus des nations, au-dessus des missiles et des manœuvres politiques… il y a un trône. Et sur ce trône, il n’y a ni panique, ni confusion. Il y a Jésus-Christ, le Seigneur glorifié, le Roi des rois. Il règne. Il n’est ni dépassé ni surpris. Il gouverne avec justice et vérité.

L’Apocalypse nous le rappelle avec puissance que Jésus est « le souverain des rois de la terre » (Apocalypse 1.5). Même lorsque le monde semble hors de contrôle, tout demeure entre ses mains. Ce ne sont ni les chefs d’État, ni les puissances militaires qui tiennent l’avenir… c’est lui le Seigneur des seigneurs, le Roi des rois, le Gouvernement des gouvernements.

Dieu n’a jamais perdu le contrôle de l’histoire. Et aujourd’hui encore, son plan avance même à travers les douleurs, même au milieu des conflits. Rien ne pourra empêcher l’accomplissement de ses promesses. Rien ne pourra arrêter le retour glorieux du Christ.

Alors, ne vivons pas dans la peur. Ne soyons pas des croyants agités, ballottés par les vagues de ce monde. Soyons enracinés dans la foi, attachés à la Parole, remplis d’espérance. Le Seigneur nous a appelés à être la lumière du monde et le sel de la terre, non à nous cacher, mais à briller.

Dans Psaume 2, Dieu nous montre que lorsque les nations s’agitent, lui, depuis les cieux, reste souverain. Il n’est pas indifférent, mais il n’est pas non plus ébranlé. Il accomplit son œuvre, avec une sagesse parfaite et un amour inébranlable.

Aujourd’hui plus que jamais, souvenons-nous de cette exhortation :

« Attachez-vous aux réalités d’en haut, et non à celles qui sont sur la terre. » (Colossiens 3.2)

Oui, que ton regard ne s’attarde pas sur les menaces, mais sur le Messie. Que ton cœur ne se trouble pas à cause des nouvelles, mais se raffermisse dans la bonne nouvelle de Jésus-Christ. Il revient assurément. Et d’ici là, il règne entièrement souverainement et glorieusement.

Restons fidèles, restons éveillés, et surtout restons en paix.

Le monde chancelle, mais notre Roi ne chancelle jamais.

Sommes-nous arrivés à la fin des temps ?

À chaque crise mondiale, beaucoup de chrétiens se demandent : Sommes-nous arrivés à la fin ? La guerre, la confusion, les persécutions, les bouleversements climatiques, l’isolement d’Israël… tout semble pointer vers l’Apocalypse. Et pourtant, la Bible nous enseigne à discerner les temps sans précipitation. Les douleurs peuvent être réelles… mais cela ne signifie pas encore l’accouchement final. Voici pourquoi les événements actuels, aussi graves soient-ils, ne sont pas encore les événements finaux.

1. L’Antichrist n’a pas encore été révélé

L’apôtre Paul nous dit en 2 Thessaloniciens 2.3 en parlant de la venue de l’Antichrist « Que personne ne vous séduise d’aucune manière; car il faut que l’apostasie soit arrivée auparavant, et qu’on ait vu paraître l’homme du péché, le fils de la perdition. »

Le jour dont il est question ici est le jour du retour du Seigneur Jésus. L’apôtre Paul est formel : avant le retour de Jésus, il y aura deux choses :

  • Une apostasie généralisée ;
  • Et la révélation de l’Antichrist, l’homme du péché.

Aujourd’hui, bien que l’esprit de l’antichrist soit déjà à l’œuvre (1 Jean 2.18), ce personnage central des temps de la fin n’a pas encore été manifesté publiquement, comme le décrit l’Écriture. C’est donc une preuve évidente que nous ne sommes pas encore au stade final.

2. Des prophéties majeures restent incomplètes

a. Une fausse paix mondiale n’est pas encore établie

Daniel 9.27 nous dit : « Il conclura une alliance ferme avec un grand nombre pour une semaine… »

Ce faux prince établira un pacte temporaire, souvent interprété comme une paix trompeuse. Rien dans l’actualité actuelle ne correspond à une telle alliance globalement reconnue. Comme j’ai l’habitude de dire à mon épouse, il faut que ça aille mal pour que se présente l’Antichrist qui apportera une solution aux problèmes de ce monde.

b. Le témoignage prophétique mondial n’est pas achevé

Jésus a dit en Matthieu 24.14 une chose révélatrice : « Cette bonne nouvelle du royaume sera proclamée dans le monde entier pour servir de témoignage à toutes les nations. Alors viendra la fin. »

L’évangélisation mondiale progresse, mais le témoignage prophétique avec puissance, dans l’adversité, pendant la période des tribulations, comme celui des deux témoins d’Apocalypse 11, représentant l’église, n’a pas encore eu lieu.

À la lumière de ces prophéties pas encore accomplies, il est tout à fait juste de dire que les événements mondiaux actuels entourant Israël ne sont pas les événements de la fin. Ils sont une étape de plus vers ceux-ci.

3. Les douleurs d’aujourd’hui sont les prémices, pas l’aboutissement

Comme Jésus disait en Matthieu 24.6-8 : « Vous entendrez parler de guerres et de bruits de guerre […] Mais ce ne sera pas encore la fin. […] Tout cela ne sera que le commencement des douleurs. »

Ici, Jésus annonce clairement que oui, il y aura des guerres, famines, pestes, tremblements de terre, mais que ce sont encore des douleurs d’enfantement, pas la naissance elle-même.

Comme une femme en travail, les contractions deviennent plus intenses et rapprochées avant la délivrance. Mais la douleur n’est pas encore l’accouchement. Ainsi en est-il des temps actuels.

4. Dieu appelle à la vigilance, pas à la panique

« Quand ces événements commenceront à se produire, redressez-vous et relevez la tête, car votre délivrance approche. » (Luc 21.28)

Le chrétien ne vit ni dans l’aveuglement ni dans la peur. Il discerne les signes sans tomber dans les prédictions hasardeuses. Il demeure ferme, prêt, enraciné dans la Parole. Finalement, il ne court pas après chaque actualité comme une prophétie, mais reste centré sur Christ.

Conclusion : Nous approchons… mais ce n’est pas encore la fin

L’Écriture nous donne un fil conducteur clair. Même si tout semble se précipiter, Dieu a un calendrier précis, et les événements finaux se produiront quand toutes les conditions prophétiques seront remplies. Nous sommes peut-être proches. Mais nous n’y sommes pas encore.

Le rôle de l’Église n’est pas de fixer des dates ni de paniquer, mais de rester éveillée, fidèle, remplie de l’Esprit, et de proclamer l’Évangile avec ferveur tant que le jour de grâce est encore là.

À l’aube d’une guerre nucléaire : quelle est notre espérance ?

Face à la menace d’un conflit nucléaire, l’espérance des croyants repose uniquement sur Jésus-Christ, la vérité des Écritures et la promesse de la vie éternelle, plutôt que sur les illusions d’un monde corrompu ou des fausses doctrines.

Nous y voilà, les tentions entre l’OTAN et la Russie viennent de monter d’un cran avec l’autorisation donnée à l’Ukraine de lancer des missiles longe portée sur la Russie. Jusque-là, il ne leur avait pas été permis à cause du risque d’escalades. Maintenant, cela ne semble plus inquiéter les politiciens qu’une menace nucléaire plane sur leur pays et sur les populations. 

Dans ce conflit, le président de la nation russe, Vladimir Poutine, a été très clair concernant l’utilisation de ces missiles longues portées mentionnant qu’il y aurait des représailles envers les pays concernés. Ainsi, nous nous retrouvons devant un possible conflit nucléaire où des milliers de personnes vont très certainement perdre la vie. Qu’en sera-t-il des croyants ? Bien ceux-ci n’échapperont pas à la mort si une bombe nucléaire venait à tomber sur leur ville. 

Ce qu’il nous faut savoir, c’est que nous vivons actuellement des événements, selon toute vraisemblance, qui s’apparente aux descriptions apocalyptiques mentionnées dans la Bible. Guerres et menaces de guerre sont maintenant monnaie courante dans notre quotidien. Nombre de pays se font maintenant des menaces et plusieurs autres sont en guerre contre leurs voisins. 

Pour les croyants, ce qui compte ce n’est pas notre vie sur cette terre. Bien au contraire, ce qui compte c’est notre vie à venir et malheureusement, nous ne pouvons y accéder que par la mort du corps au préalable. 

L’espérance du croyant n’est pas dans cette vie ici-bas. Son espérance n’est pas non plus dans un homme politique quelconque. Ce qui compte c’est la vie éternelle reçue en Jésus par son sacrifice et le pardon des péchés. Son espérance doit être dans le Seigneur Jésus uniquement. C’est aussi dans l’attente de la venue prochaine du Seigneur pour venir prendre avec lui les croyants qui seront toujours en vie lors de son retour.

Ne vous faites pas d’idée, des temps de grandes souffrances sont devant nous. Les mensonges que l’on vous a racontés mentionnant que vous ne souffrirez pas parce que vous serez enlevé avant que cela ne débute ne semblent pas être en train de s’accomplir. 

Lentement, mais surement, nous glissons vers un conflit mondial qui fera certainement des milliards de morts et plusieurs croyants seront victimes ou témoins de ces événements. 

La réalité est tout autre que ce que l’on vous a fait croire. Parce qu’en aucun temps, la Bible ne parle d’un enlèvement avant la période des tribulations. Ceux qui vous induisent en erreur le font en utilisant des versets qu’ils sortent de leur contexte pour leur faire dire une chose qu’ils ne disent pas. Chers chrétiens, il est maintenant temps de vous réveiller parce que la réalité sera brutale pour vous. 

Prenez votre Bible et recommencez à la lire. Demandez l’aide du Saint-Esprit pour comprendre les Écritures. La première chose que Jésus a dite concernant les événements de la fin fut « faites bien attention que personne ne vous induise en erreur ». Jésus savait que dans les derniers temps, la séduction serait grande et qu’il faudrait nous protéger de cela. 

Comment peut-on faire pour ne pas se laisser séduire ? Prenez votre Bible et allez voir les passages qui vous sont enseignés pour voir s’ils sont conformes à leur utilisation. La Bible c’est la vérité, mais cette vérité peut être déformée par des hommes sans scrupules. 

Ne faites pas confiance à personne même si cette personne est populaire ou a de la notoriété. Vérifier toujours par vous-même si ce que l’on vous dit est la vérité. Ne tenez rien pour acquis. Il est trop facile de tordre le sens des écritures pour tromper les croyants volontairement ou involontairement.

Avec les temps de grandes tensions que nous vivons, il est maintenant temps de retourner à la source de la vérité qui est la Parole de Dieu. Le Seigneur saura nous réconforter ou encore nous encourager par les Écritures. 

Ainsi, malgré la menace nucléaire qui plane, vous serez à même de trouver la paix dans le Seigneur et dans les Écritures. Vous ne serez pas effrayé parce que votre espérance n’est pas dans ce monde corrompu, mais dans le monde à venir que Jésus est parti nous préparer. 

La Bible nous dit dans l’évangile de Luc chapitre 21 et le verset 28 « Quand ces événements commenceront à se produire, levez la tête et prenez courage, car alors votre délivrance sera proche. » Ce sont les paroles mêmes de Jésus et les événements, auxquels il fait référence, ce sont les tribulations. 

Ne vous laissez pas aller au découragement. Soyez fort dans l’attente et sûr que le Seigneur vous gardera sous son aile pendant ces jours troubles.

Parole prophétique pour notre temps

Des jours sombres sont devant nous. Alors que plusieurs placent tout leur espoir de voir des jours meilleurs,je crains fort qu’ils soient amèrement déçus lorsqu’ils verront que ça ne se réalisera pas. D’autres s’attendent que Donald Trump sera le sauveur de l’humanité face à des mondialistes sans vergogne. La réalité n’est pourtant pas dans un sauveur humain et cela malgré les forces et les qualités de ce dirigeant politique américain. En réalité, le plan de Dieu suit son cours et le monde se dirige vers sa destinée finale. Cette conclusion ne sera pas ce que des gens pleins d’espoir dans ce monde et ses dirigeants corrompus attendent. 

Le plan de Dieu est écrit depuis plusieurs millénaires et il n’est pas caché pour personne. Il est écrit dans un livre que nous appelons la Bible. Toutefois, les gens ont rejeté ce livre dans le but d’avoir libre cours dans l’accomplissement de leurs projets humains égoïstes. 

La Bible décrit la fin de notre monde et la création d’un nouveau monde. Alors que bientôt, nous verrons la création d’un monde nouveau ici sur cette terre. Ce qu’il faut réaliser c’est que ce ne sera pas le projet de Dieu, mais de Satan. Il agira au travers des dirigeants corrompus pour créer ce monde totalitaire. Tous les peuples seront soumis à la bête et devront se conformer à ce nouveau monde. Celui-ci sera gouverné par un gouvernement mondial qui ne tolèrera aucun opposant à son régime. Les récalcitrants seront arrêtés et emprisonnés attendant d’être jugés et condamnés. 

Pour les chrétiens, les disciples du Seigneur Jésus, ou encore l’Église ce ne sera pas une belle période. La persécution va prendre de l’ampleur contre les croyants. Il nous est dit que la bête leur fera la guerre. Pire encore, elle les vaincra. (Ap 13.7; Dn 7.21) Ce qui signifie que ce sera des temps de grandes souffrances. De plus, cette persécution se fera également par des gens que nous avons connus et aimés et qui vont se retourner contre nous. (Mt 24.10)

Les croyants font avoir besoin d’être préparé pour passer à travers ces moments sombres précédents le retour du Seigneur Jésus. (Mt 24.29-30) L’apôtre Paul parle de ceux qui seront « restés en vie » (1 Th 4.15-17) lorsque Jésus apparaitra dans le ciel lors de son retour. Ce qui laisse sous-entendre que d’autres seront morts pendant cette période de grandes persécutions. (Ap 13.10) Le droit d’acheter et vendre leur sera enlevé à moins toutefois qu’ils n’acceptent de prendre la marque de la bête signifiant une allégeance totale à celle-ci. (Ap 13.16-18)

Un autre signe qui prendra place, ce sera le contrôle total de l’information. Ce qui signifie la censure. Et c’est déjà commencé dans certains pays avec la censure des réseaux sociaux, la seule voie des lanceurs d’alerte. Les gens ne pourront plus propager la vérité. Ce sera seulement le narratif gouvernemental qui sera accepté. À ce moment, le mensonge prédominera bien qu’il soit de plus en plus répandu aujourd’hui. 

Pour le croyant, la seule vérité qui lui restera sera la Parole de Dieu. Il est donc impératif de s’en prémunir abondamment alors qu’elle est encore accessible. Qui sait si demain, nous y aurons encore accès sachant que c’est la vérité. 

Dans ce monde de mensonge, il est difficile aujourd’hui de trouver la vérité. La plupart des médias « mainstream » ne rapportent plus la vérité. Les nouvelles sont mensongères et biaisées toujours pour favoriser le mensonge. Le journalisme n’est plus objectif parce qu’il doit obéir à ceux qui le subventionnent. Il n’est donc plus libre de rapporter la vérité, mais plutôt de propager le mensonge. Mais demain, qu’est-ce que ce sera sous le règne de l’antichrist ? Je n’ose même pas imaginer.

Réalisons les temps dans lesquels nous vivons. Prenons conscience que des jours meilleurs n’arriveront pas dans ce monde corrompu d’ici-bas. Il nous faut nous préparer à affronter le monde de demain. Un monde de mensonge et de demi-vérité. C’est le temps de revenir à la Parole de Dieu. C’est aujourd’hui la seule source de vérité qui existe. Ne perdons plus de temps et retournons à la Parole de Dieu pour puiser les forces afin d’être en mesure d’affronter les événements qui vont bientôt se dresser contre les chrétiens. Fixons nos yeux sur la récompense qu’est la vie éternelle et attendons avec patience le retour du Seigneur Jésus. 

À l’aube de la fin : Un appel à l’espérance

Dernièrement, nous avons vu Donald J. Trump gagner l’élection présidentielle américaine. Nous savons que plusieurs fondent beaucoup d’espoir sur cet homme. Malheureusement, il faut bien se l’avouer, malgré toutes ses qualités de leader et l’espoir qu’il suscite, rien ne changera à la situation actuelle du monde. 

La raison est bien simple : l’humanité se rapproche inexorablement de la fin des temps. Nous vivons en ce moment les derniers moments de ce monde déchus. Un monde qui par son rejet de Dieu accomplit actuellement les prophéties de la Parole de Dieu annonçant une période de tribulations sans précédent (Mt 24.21) et un retour du Seigneur Jésus en gloire (Lc 21.27) pour venir chercher les siens et les amener avec lui dans la vie éternelle (1 Th 4.15-17). Mais auparavant, il y aura beaucoup de souffrances qui vont devoir être vécues à cause de ces dirigeants politiques. 

Je vous présente un scénario possible des temps à venir. Tout d’abord, nous verrons l’amour du plus grand nombre se refroidir parce que le mal ne cessera de croitre. (Mt 24.12) 

Puis, possiblement que ces dirigeants vont mettre en place différentes stratégies pour établir officiellement un gouvernement mondial. Bien entendu, tout ce processus devra se faire avec l’accord de la population. Les récalcitrants, quel que soit leur motif, se verront contraindre de se taire. Pour ce faire, ils seront emprisonnés et même tués.

Un gouvernement mondial, signifie aussi un gouvernement totalitaire. Ce qui veut dire qu’un tel gouvernement ne tolèrera aucune autre idéologie. À ce moment, il va assurément s’élever une grande persécution contre les croyants parce que ceux-ci prônent la venue du Roi des rois et l’établissement d’un royaume éternel. Celui-ci étant en opposition aux projets des hommes.

En parallèle, de ce temps de grandes persécutions, il y aura un temps d’évangélisation sans précédent, comme nous le démontre l’image des deux témoins du livre de l’Apocalypse. Comme nous pouvons le constater, les deux témoins (Ap 11) représentant l’Église du Seigneur Jésus. Ils sont revêtus de force et partagent l’évangile avec puissance et conviction malgré les persécutions qu’ils peuvent subir. 

Ce temps sera tout un contraste avec les temps de quiétude anormale que nous vivons en occident aujourd’hui. Jésus nous a dit : « Dans le monde, vous aurez à souffrir bien des afflictions. Mais courage ! Moi, j’ai vaincu le monde. » (Jn 16.33)

Le sauveur du monde n’est pas un homme. C’est le Seigneur Jésus seul. Les hommes qui s’élèvent contre l’autorité de Dieu agiront avec beaucoup de haine envers les croyants. Mais pour cela, nous ne devons pas craindre la mort de quelques façons que ce soit. La raison est que la récompense est autrement plus grande que tout ce que cette vie ne pourra jamais nous offrir. 

Pour ce faire, je vous encourage à mettre toute votre confiance en Jésus. Regarder la récompense à venir plutôt que ce que nous pouvons perdre dans ce monde ici-bas. Mais, il nous faut nous préparer. Ignorer cette réalité de la Parole de Dieu ne nous aidera pas à nous préparer. Nous devons faire face à nos peurs et nous en remettre au Seigneur Jésus et croire ce qu’il nous a dit. «Celui qui s’attache à sa propre vie la perdra, mais celui qui fait peu de cas de sa vie en ce monde la gardera pour la vie éternelle. » (Jean 12.25)

Soyez fort et courageux. Comme nous dit le Seigneur Jésus : « Quand ces événements commenceront à se produire, levez la tête et prenez courage, car alors votre délivrance sera proche. » (Lc 21.28)

La guerre en Israël et les croyants

Cette dernière semaine fut particulièrement émouvante lorsque nous avons pris connaissance de toutes les atrocités que les membres du Hamas ont commises en territoire d’Israël. Pour certains, c’était la consternation, et pour d’autres l’incompréhension. Comment des gens pouvaient-ils commettre de tels actes de barbarie envers d’autres personnes ?

Cependant, la situation actuelle est particulièrement révélatrice de ce qui s’en vient. Je crois personnellement que nous venons de débuter un nouveau chapitre de l’histoire qui va nous conduire vers le retour du Seigneur Jésus. Mais, d’ici là, il y a encore d’autres événements qui vont se produire et beaucoup de souffrances qui vont être endurées.

Pour cette raison, il est important de restaurer notre relation avec le Seigneur Jésus. De revenir à Dieu de tout notre cœur. D’abandonner nos mauvaises voies afin d’être pardonné et restauré. De délaisser notre péché et les choses inutiles que nous faisons dans ce monde corrompu. De consacrer à nouveau toute notre vie au Seigneur Jésus qui saura nous protéger et nous sauver au moment opportun.

Tout autour d’Israël, les tentions commencent à monter. Après le Hamas dans le sud du pays, voici que le Hezbollah, au nord, commence des incursions en territoire israélien. Bientôt, selon toute vraisemblance, nous verrons l’Iran se mêler du conflit et entraîner tous les pays à prendre position. Leur but est de détruire complètement le peuple de Dieu. Quoi qu’il en soit, pour plusieurs rabbins et enseignants juifs, ces moments sont révélateurs de la venue, pour eux du Messiah, et pour les croyants de l’Antéchrist.

À présent, pour les croyants, il est maintenant temps de prendre conscience du temps dans lequel nous vivons. Qui plus est, il devient impératif, tout d’abord, de se réveiller de notre sommeil spirituel. De sortir de notre torpeur et de se rendre compte que la façon dont nous avons vécu notre vie spirituelle jusqu’à maintenant est terminée. La façon dont nous avons conduit notre vie spirituelle devra radicalement se transformer.

À partir d’aujourd’hui, le monde que nous avons toujours connu va changer. Il ne sera plus le même, parce que nous venons d’entamer la dernière étape, de l’histoire qui va nous conduire vers le retour du Seigneur Jésus.

Ne vous y méprenez pas, ce moment n’est pas le début de la période des tribulations. Comme j’ai écrit dans un autre article, nous ne pouvons pas savoir quand commencera la période des tribulations. Pourquoi ? Parce que la fin des temps a commencé avec la venue du Seigneur Jésus comme nous dit, si bien, l’auteur de l’épitre aux Hébreux : « Autrement, il aurait dû souffrir la mort à plusieurs reprises depuis le commencement du monde. Non, il est apparu une seule fois, à la fin des temps, pour ôter les péchés par son sacrifice. » (Hb 9.26) Autrement dit, la fin des temps, dans laquelle nous vivons, a commencé lorsque Jésus est venu sur la terre la première fois.

Maintenant, si la fin a commencé à ce moment, nous comprenons mieux deux prophéties qui ont été faites, d’abord par le Seigneur Jésus qui comparait, la venue de son royaume aux douleurs de l’enfantement. Il disait à propos des événements de la fin : « En effet, on verra se dresser une nation contre une nation, un royaume contre un autre, il y aura en divers lieux des tremblements de terre et des famines, mais ce ne seront que les premières douleurs de l’enfantement. » (Mc 13.8) Luc ajoute des épidémies à cette liste. (Lc 21.11)

Ce passage se comprend mieux à la lumière du passage d’Hébreux 9.26. Depuis la venue du Seigneur Jésus, le monde n’a pas cessé d’entendre parler de guerre, de voir des guerres se produire. De constater la famine dans le monde et diverses épidémies également. Ces signes ne sont pas en lien avec le début de la période des tribulations. Ces événements vont aller croissant comme les douleurs de l’enfantement pour la femme. Ceci jusqu’au retour du Seigneur Jésus.

Une autre prophétie qui s’explique mieux lorsque nous la mettons en comparaison avec Hébreux 9.26. C’est une prophétie du prophète Joël (Jl 3.1-2) que l’apôtre Pierre a repris lors de sa prédication le jour de la Pentecôte à Jérusalem. Il a dit : « Voici ce qui arrivera, dit Dieu, dans les jours de la fin des temps : je répandrai de mon Esprit sur tout le monde. Vos fils, vos filles prophétiseront, vos jeunes gens, par des visions, vos vieillards, par des songes, recevront des révélations. » (Ac 2.17) Ce ne sont pas seulement des choses qui se passent depuis la fin du siècle dernier. Non ! Ces choses nous sont rapportées dans le livre des Actes des apôtres. Cela est venu avec le baptême du Saint-Esprit le jour de la Pentecôte à Jérusalem. Cette prophétie s’est concrétisée tout au long des siècles jusqu’à aujourd’hui.

Ce qui se passe actuellement en Israël est révélateur et il ne faut pas le prendre à la légère. Ces gens là-bas souffrent, mais un jour nous souffrirons aussi à notre tour. Un retour au Seigneur Jésus s’impose. Un retour à la foi est primordial. Renouer avec notre premier amour est sans équivoque. Rallumer le feu de notre amour pour le Seigneur Jésus est essentiel. Pourquoi ? Parce que Jésus est notre seul sauf-conduit. Notre seule espérance pour une vie meilleure, pour la vie éternelle.

Ce monde et tout ce que nous y voyons sera bientôt entièrement détruits. Il va disparaître complètement pour laisser place aux nouveaux cieux que Dieu nous a préparés.

Aujourd’hui et pas demain, revenez à Jésus. Consacrez à nouveau toute votre existence au Seigneur Jésus et il saura vous sauver. « Or, c’est maintenant, le moment tout à fait favorable ; c’est aujourd’hui, le jour du salut. » (2 Co 6.2)

Soyez forts, n’ayez aucune crainte 

Nous voyons depuis quelques jours que les choses se soient véritablement envenimées en Israël. Si vous avez suivi les informations, tout comme moi, vous savez que des membres du Hamas sont entrés en territoire Israéliens et qu’ils ont fait plusieurs morts de même qu’un grand nombre de blessés. Alors que la communauté internationale retient son souffle, les tensions continuent tout de même de monter entre les divers pays entourant le pays d’Israël.

Comme chrétiens, devrions-nous nous surprendre de ce que nous voyons se dérouler sous nos yeux en ce moment même ? Bien entendu que la réponse est non, mais pour certains croyants ce n’est pas le cas. Ceux-ci sont aux prises avec la peur de voir tout ce qui se passe.

Cependant, il ne faut pas craindre le déroulement de ces événements. Ce qui arrive est normal. Cela doit se passer. Il y a des choses qui doivent se mettre en place pour permettre à l’antéchrist de se présenter sur la scène mondiale avec un plan de paix qui satisfera tous les partis. Mais pour qu’un plan de paix soit présenté, il faut à tout le moins qu’il y ait la guerre.

Une chose est certaine, ne croyez pas que ce sont des signes du retour du Seigneur Jésus. Oui, Jésus va revenir, il nous en a fait la promesse. Seulement, ce n’est pas en ce moment. Il y a bien d’autres événements qui doivent se passer avant de voir le Seigneur Jésus revenir nous prendre avec lui.

Mais en attendant, que devons-nous faire ? La question est bonne. Il est très important de renouer une relation d’intimité avec le Seigneur Jésus. Vous ne pouvez pas rester éloigné de lui et croire que vous aurez la force de passer au travers de toutes les difficultés qui se présenteront devant nous. À ceux qui ont persévéré, jusqu’à maintenant, Jésus dit ceci : « Tu as gardé le commandement de persévérer que je t’ai donné. C’est pourquoi, à mon tour, je te garderai à l’heure de l’épreuve qui va venir sur le monde entier pour éprouver tous les habitants de la terre. » (Ap 3.10) Les épreuves sont devant nous et nous n’y échapperons pas. Nous allons passer à travers la période des tribulations, seulement nous serons gardés par le Seigneur Jésus lui-même.

En terminant, j’aimerais vous laisser un encouragement. Le prophète Ésaïe a écrit ceci de la part de Dieu : « À ceux qui sont troublés dites-leur : soyez forts, n’ayez aucune crainte, votre Dieu va venir pour la rétribution, Dieu va régler ses comptes. Il va venir lui-même pour vous sauver. (És 35.4)

Vous tous, qui êtes troublés maintenant par ce qui se passe, soyez fort et n’ayez aucune crainte parce que Dieu va venir pour faire rendre compte de leurs mauvaises actions. Lorsque Jésus va revenir, il va lui-même régler ses comptes et de plus, il va nous sauver. Prenez le temps de vous reconsacrer au Seigneur. Venez à lui et demandez pardon pour votre égarement. Comme disait le psalmiste: « Car tu es bon, Seigneur, et prompt à pardonner, riche en amour pour tous ceux qui t’invoquent. » (Ps 86.5) Amen !