Une des grandes erreurs de certaines lectures modernes de la Bible consiste à présenter l’Église comme une sorte de parenthèse dans le plan de Dieu. Selon cette manière de voir, Dieu aurait d’abord eu un programme principal avec Israël, puis, à cause du rejet de Jésus par une partie du peuple juif, il aurait introduit l’Église comme une solution temporaire, en attendant de reprendre plus tard son véritable programme avec Israël national.
Mais cette vision ne correspond pas à l’enseignement du Nouveau Testament. L’Église n’est pas une improvisation. Elle n’est pas un plan de remplacement. Elle n’est pas un accident de parcours. Elle n’est pas une parenthèse sans lien profond avec les promesses de Dieu. Elle est le peuple que Christ bâtit, le corps qu’il a racheté par son sang, la famille de Dieu composée de Juifs et de non-Juifs unis en lui, et l’expression du dessein éternel de Dieu.
Jésus a déclaré : « je bâtirai mon Eglise, contre laquelle la mort elle-même ne pourra rien » (Matthieu 16.18). Cette parole est fondamentale. L’Église appartient à Christ. Elle est bâtie par Christ. Elle repose sur Christ. Elle ne peut donc pas être traitée comme une réalité secondaire, provisoire ou marginale dans le plan de Dieu.
Le Nouveau Testament présente l’Église comme une réalité centrale dans l’accomplissement du dessein divin. En elle, Dieu manifeste sa sagesse. En elle, les croyants issus des Juifs et des nations sont réconciliés. En elle, Christ est reconnu comme la tête. En elle, Dieu rassemble son peuple par l’Évangile.
Dire cela n’est pas de l’antisémitisme. Ce n’est pas mépriser Israël. C’est reconnaître que les promesses de Dieu trouvent leur accomplissement en Jésus-Christ, et que l’Église est le peuple racheté qui naît de cette œuvre accomplie.
1. Jésus a annoncé qu’il bâtirait son Église
Lorsque Jésus dit : « Je bâtirai mon Église » (Matthieu 16.18), il ne parle pas d’une œuvre improvisée. Il annonce ce qu’il est venu accomplir. L’Église n’est pas une construction humaine. Elle n’est pas née d’une stratégie religieuse. Elle n’est pas une institution inventée par les apôtres après l’échec d’un projet précédent. Elle est l’œuvre du Christ vivant.
Le mot « Église » désigne l’assemblée de ceux que Dieu appelle à lui. Jésus parle donc d’un peuple rassemblé autour de lui, confessant son identité, vivant sous son autorité et appartenant à son royaume. Cette parole est prononcée dans le contexte de la confession de Pierre : « Tu es le Messie, le Fils du Dieu vivant » (Matthieu 16.16). L’Église est donc bâtie sur la révélation de Jésus comme Messie et Fils de Dieu. Elle n’est pas bâtie sur l’ethnicité. Elle n’est pas bâtie sur une appartenance nationale. Elle n’est pas bâtie sur un temple terrestre. Elle est bâtie sur Christ reconnu, confessé et suivi. Cela signifie que l’Église est profondément liée à l’identité messianique de Jésus. Elle est le peuple du Messie. Elle est l’assemblée de ceux qui ont reconnu en lui le Christ promis.
Ainsi, l’Église n’est pas une parenthèse. Elle est la communauté que le Messie lui-même bâtit.
2. L’Église est enracinée dans le dessein éternel de Dieu
Paul révèle dans l’épître aux Éphésiens que le rassemblement des Juifs et des non-Juifs en Christ fait partie du dessein éternel de Dieu. Il ne s’agit pas d’un plan secondaire inventé après coup. Il écrit que Dieu a formé un plan : « Ce plan, il l’a fixé d’avance, dans sa bonté, en Christ » (Éphésiens 1.9). Puis il précise que ce plan consiste à tout réunir sous l’autorité de Christ : « Selon ce plan, tout ce qui est au ciel et tout ce qui est sur la terre doit être harmonieusement réuni en Christ » (Éphésiens 1.10). Le plan de Dieu est donc christocentrique. Son but est de tout rassembler sous Christ. Cela inclut le salut des croyants, la réconciliation des peuples, l’unité du peuple de Dieu et l’établissement final du règne du Seigneur.
Plus loin, Paul parle du mystère révélé : « ce secret c’est que, par leur union avec Jésus-Christ, les non-Juifs reçoivent le même héritage que nous, les Juifs, ils font partie du même corps et ont part à la même promesse, par le moyen de l’Evangile » (Éphésiens 3.6). Ce texte est décisif. Paul ne dit pas que les non-Juifs croyants forment un peuple secondaire à côté d’Israël. Il dit qu’ils ont le même héritage, qu’ils sont membres du même corps et qu’ils participent à la même promesse. Tout cela se fait par l’union avec Jésus-Christ et par l’Évangile.
Voilà le dessein de Dieu. Ce n’est pas un accident. Ce n’est pas une parenthèse. C’est le mystère maintenant révélé en Christ.
3. Le mystère de l’Église était caché, mais non improvisé
Paul parle de ce mystère comme d’une réalité qui était cachée autrefois, mais qui est maintenant révélée. Il écrit : « En effet, Dieu ne l’a pas fait connaître aux hommes des générations passées comme il l’a révélé maintenant, par le Saint-Esprit, à ses apôtres, ses prophètes qu’il a consacrés à son service » (Éphésiens 3.5). Cela ne signifie pas que Dieu a changé de plan. Cela signifie que Dieu a révélé progressivement ce qu’il avait prévu depuis longtemps. Le mystère n’était pas une improvisation. Il était caché en Dieu jusqu’au moment fixé.
Ce mystère est que les non-Juifs sont pleinement intégrés au peuple de Dieu par Jésus-Christ. Ils ne sont pas simplement tolérés. Ils ne sont pas invités comme visiteurs. Ils ne sont pas ajoutés comme croyants de second rang. Ils ont le même héritage, le même corps, la même promesse (Éphésiens 3.6).
Paul dit ensuite que ce mystère révèle la sagesse de Dieu : « Par cette mise en lumière, les Autorités et les Puissances dans le monde céleste peuvent connaître, par le moyen de l’Eglise, les aspects infiniment variés de sa sagesse » (Éphésiens 3.10). Par le moyen de l’Église, Dieu manifeste sa sagesse. Cela montre l’importance immense de l’Église dans le plan divin. Elle n’est pas une solution provisoire. Elle est le moyen par lequel Dieu expose sa sagesse dans les lieux célestes. Puis Paul ajoute : « Cela s’accomplit conformément à ce qui a été fixé de toute éternité et qui s’est réalisé par Jésus-Christ notre Seigneur » (Éphésiens 3.11).
Le texte est clair : l’Église est liée au plan éternel de Dieu réalisé en Christ.
4. L’Église est le peuple racheté par le sang de Christ
L’Église n’existe pas parce que Dieu aurait abandonné son projet. Elle existe parce que Jésus a donné sa vie pour racheter un peuple. Paul dit aux anciens d’Éphèse : « Veillez donc sur vous-mêmes et sur tout le troupeau de l’Eglise que le Saint-Esprit a confié à votre garde. Comme le berger le fait de son troupeau, prenez soin de l’Eglise de Dieu qu’il s’est acquise par son sacrifice » (Actes 20.28). L’Église appartient à Dieu parce qu’elle a été acquise par le sang de Christ. Il ne s’agit donc pas d’une institution légère ou secondaire. Le prix de l’Église, c’est le sang du Fils de Dieu.
Cela signifie que mépriser l’Église comme simple parenthèse revient à diminuer la valeur de ce que Christ a racheté. L’Église est précieuse parce qu’elle est le fruit de la croix. Paul écrit aussi : « Christ a aimé l’Eglise : il a donné sa vie pour elle » (Éphésiens 5.25). Christ aime l’Église. Il l’a rachetée. Il la sanctifie. Il la nourrit. Il en prend soin. Elle n’est pas un projet secondaire dans son cœur.
Si Christ a donné sa vie pour elle, comment pourrions-nous la présenter comme une réalité accidentelle ?
5. L’Église est composée de Juifs et de non-Juifs réconciliés
L’un des textes les plus puissants sur l’Église est Éphésiens 2. Paul y explique que les non-Juifs étaient autrefois éloignés, étrangers aux alliances de la promesse, sans espérance et sans Dieu dans le monde (Éphésiens 2.12). Mais il ajoute : « Mais maintenant, par votre union avec Jésus-Christ, vous qui, autrefois, étiez loin, vous êtes devenus proches grâce au sacrifice de Christ » (Éphésiens 2.13). Puis il déclare : « Il a, en effet, instauré l’unité entre les Juifs et les non-Juifs et abattu le mur qui les séparait » (Éphésiens 2.14).
L’Église est donc le lieu de la réconciliation accomplie par Christ. Elle n’est pas un peuple de non-Juifs qui aurait remplacé les Juifs. Elle est le peuple nouveau créé par Christ à partir des Juifs et des non-Juifs croyants. Paul précise : « Il voulait ainsi créer une seule et nouvelle humanité à partir des Juifs et des non-Juifs qu’il a unis à lui-même, en établissant la paix » (Éphésiens 2.15). Et encore : « Il voulait aussi les réconcilier les uns et les autres avec Dieu et les unir en un seul corps, en supprimant, par sa mort sur la croix, ce qui faisait d’eux des ennemis » (Éphésiens 2.16). L’Église est ce seul corps. Elle est le fruit de la croix. Elle manifeste l’unité accomplie en Jésus-Christ.
Voilà pourquoi il est impossible de dire que Dieu aurait deux peuples spirituellement séparés, l’un terrestre et l’autre céleste, l’un centré sur Israël national et l’autre centré sur l’Église. Le Nouveau Testament parle d’un seul corps, créé par Christ, réconcilié par la croix.
6. L’Église n’est pas étrangère aux promesses, elle y participe en Christ
Certains présentent parfois l’Église comme étrangère aux promesses faites à Israël. Mais Paul dit exactement le contraire. Il affirme que les non-Juifs croyants participent maintenant à la promesse par leur union avec Christ. Il écrit : « Et ce secret c’est que, par leur union avec Jésus-Christ, les non-Juifs reçoivent le même héritage que nous, les Juifs, ils font partie du même corps et ont part à la même promesse, par le moyen de l’Evangile » (Éphésiens 3.6).
Ce verset est d’une clarté remarquable.
- Le même héritage.
- Le même corps.
- La même promesse.
- Tout cela en Christ.
Paul ne dit pas que les croyants des nations volent l’héritage d’Israël. Il ne dit pas qu’ils remplacent Israël selon la chair par orgueil. Il dit qu’ils participent à la promesse par l’Évangile, parce qu’ils sont unis au Messie. C’est exactement ce qu’il enseigne aussi dans Galates : « Si vous lui appartenez, vous êtes la descendance d’Abraham et donc, aussi, les héritiers des biens que Dieu a promis à Abraham » (Galates 3.29). L’Église n’est donc pas un peuple sans rapport avec Abraham. Elle est composée de ceux qui appartiennent à Christ, la descendance promise, et qui deviennent héritiers en lui.
Encore une fois, ce n’est pas de l’antisémitisme. C’est la doctrine apostolique de l’union avec Christ.
7. L’Église est le peuple royal, saint et sacerdotal de la nouvelle alliance
Pierre applique aux croyants en Christ des expressions qui rappellent fortement la vocation d’Israël dans l’Ancien Testament. Il écrit : « Mais vous, vous êtes un peuple élu, une communauté de rois-prêtres, une nation sainte, un peuple que Dieu a pris pour sien, pour que vous célébriez bien haut les œuvres merveilleuses de celui qui vous a appelés à passer des ténèbres à son admirable lumière » (1 Pierre 2.9). Ce langage est très fort. Pierre s’adresse à des croyants en Jésus-Christ et leur applique les titres de vocation du peuple de Dieu. Il ne le fait pas pour nourrir l’orgueil des non-Juifs, mais pour montrer que l’identité du peuple de Dieu s’accomplit maintenant en Christ. Il ajoute : « Car vous qui autrefois n’étiez pas son peuple, vous êtes maintenant le peuple de Dieu » (1 Pierre 2.10). Le peuple de Dieu est donc défini par l’appel de Dieu, la foi en Christ, la rédemption et l’appartenance à la nouvelle alliance. Il ne s’agit pas d’un remplacement charnel, mais d’une identité nouvelle en Jésus.
Ce peuple a une vocation : proclamer les œuvres merveilleuses de Dieu. Il ne doit pas se glorifier lui-même. Il doit glorifier celui qui l’a appelé des ténèbres à la lumière. Voilà ce qu’est l’Église : le peuple racheté qui témoigne de la gloire de Dieu en Jésus-Christ.
8. Le point de vigilance actuel
Dans le contexte actuel, plusieurs discours cherchent à convaincre les chrétiens qu’ils doivent adopter une certaine manière de parler d’Israël pour ne pas être soupçonnés d’antisémitisme. Il faut bien sûr condamner toute haine contre les Juifs. L’antisémitisme est un péché, et l’Église doit le rejeter clairement.
Mais le danger apparaît lorsque cette lutte légitime devient une pression doctrinale. Si l’on pousse les pasteurs à présenter l’Église comme secondaire, provisoire ou séparée du vrai centre du plan de Dieu, alors il faut revenir à la Parole.
- L’Église n’est pas une parenthèse (Éphésiens 3.10-11).
- L’Église n’est pas un accident (Matthieu 16.18).
- L’Église n’est pas une solution temporaire (Éphésiens 5.25-27).
- Ces versets soutiennent chacun l’idée que l’Église fait partie du plan éternel de Dieu, qu’elle a été voulue et annoncée par Christ, et qu’elle demeure au cœur de son œuvre jusqu’à son accomplissement final.
- L’Église est l’Église que Christ bâtit (Matthieu 16.18).
- L’Église est le corps que Christ a racheté par son sang (Actes 20.28).
- L’Église est le peuple dans lequel Juifs et non-Juifs croyants sont réconciliés en un seul corps (Éphésiens 2.16).
- L’Église est le moyen par lequel Dieu manifeste sa sagesse selon son plan éternel (Éphésiens 3.10-11).
Un pasteur ne doit donc pas laisser une pression extérieure le pousser à diminuer l’Église pour exalter une lecture nationaliste ou terrestre des promesses. Il doit aimer les Juifs, prier pour leur salut, rejeter toute haine envers eux, mais il doit aussi enseigner clairement la place glorieuse de l’Église dans le dessein de Dieu.
9. Diminuer l’Église, c’est affaiblir l’œuvre de Christ
Il faut comprendre la gravité de cette question. Si l’Église est le corps de Christ, la famille de Dieu, le temple de l’Esprit, le peuple racheté par le sang de Jésus, alors la traiter comme une parenthèse revient à affaiblir ce que Christ a accompli. Paul écrit : « Il est lui-même la tête de son corps qui est l’Église » (Colossiens 1.18).
L’Église est donc inséparable de Christ. Elle n’est pas une institution à côté de lui. Elle est son corps. Il en est la tête. Il la dirige, la nourrit, la sanctifie, la protège et l’édifie. Paul dit aussi que Dieu a tout placé sous les pieds de Christ et l’a donné pour chef suprême à l’Église, qui est son corps (Éphésiens 1.22-23).
Comment pourrions-nous parler de l’Église comme d’une parenthèse alors que Christ en est la tête ?
Comment pourrions-nous la considérer comme secondaire alors que Dieu manifeste par elle sa sagesse ?
Comment pourrions-nous la détacher des promesses alors que Paul dit que les croyants des nations participent à la même promesse en Christ ?
Diminuer l’Église, ce n’est pas honorer Israël. C’est affaiblir la gloire de l’œuvre accomplie par Jésus-Christ.
10. L’Église doit demeurer fidèle à son identité
Si l’Église oublie qui elle est, elle deviendra vulnérable aux pressions de son époque. Elle cherchera son identité dans l’approbation publique, dans des alliances institutionnelles, dans des causes politiques ou dans des systèmes théologiques humains.
Mais l’Église doit se souvenir de son identité biblique.
- Elle est l’assemblée de ceux que Christ appelle (1 Pierre 2.9-10).
- Elle est le peuple racheté par son sang (Apocalypse 5.9).
- Elle est le corps dont Christ est la tête (Colossiens 1.18).
- Elle est le temple habité par l’Esprit (1 Corinthiens 3.16).
- Elle est la famille de Dieu (Éphésiens 2.19).
- Elle est composée de Juifs et de non-Juifs réconciliés par la croix (Éphésiens 2.14-16).
- Elle participe aux promesses en Christ (Galates 3.29).
- Elle annonce les œuvres merveilleuses de Dieu (1 Pierre 2.9).
- Elle attend le retour glorieux de son Seigneur (Tite 2.13).
Cette identité ne vient pas des hommes. Elle vient de Dieu.
Voilà pourquoi l’Église ne doit pas se laisser définir par une idéologie, une pression sociale, une déclaration interreligieuse ou un mouvement politique. Elle doit se laisser définir par la Parole de Dieu.
11. Ce que l’Église doit proclamer
L’Église doit proclamer que l’antisémitisme est un péché et qu’aucune haine envers les Juifs ne peut être justifiée par la foi chrétienne.
L’Église doit proclamer que Jésus est le Messie promis à Israël et le Sauveur des nations (Luc 2.30-32).
L’Église doit proclamer que Christ bâtit son Église et que les puissances de l’enfer ne pourront rien contre elle (Matthieu 16.18).
L’Église doit proclamer qu’elle a été acquise par le sang de Dieu (Actes 20.28).
L’Église doit proclamer que les Juifs et les non-Juifs croyants sont réconciliés en un seul corps par la croix (Éphésiens 2.16).
L’Église doit proclamer que les non-Juifs croyants ont le même héritage, sont membres du même corps et participent à la même promesse par leur union avec Jésus-Christ et par l’Évangile (Éphésiens 3.6).
L’Église doit proclamer que Dieu manifeste sa sagesse par l’Église, selon son plan éternel réalisé en Jésus-Christ (Éphésiens 3.10-11).
L’Église doit proclamer que Christ est la tête de son corps, l’Église (Colossiens 1.18).
Voilà la vérité que l’Église doit garder sans honte.
Conclusion
L’Église n’est pas un accident dans le plan de Dieu. Elle n’est pas une parenthèse. Elle n’est pas une solution temporaire née d’un imprévu. Elle est l’œuvre de Christ, le fruit de la croix, le peuple racheté par son sang, le corps dont il est la tête, la famille où Juifs et non-Juifs croyants sont réconciliés en un seul corps.
Jésus a dit : « Je bâtirai mon Église » (Matthieu 16.18).
Paul a dit que les non-Juifs croyants ont le même héritage, sont membres du même corps et participent à la même promesse en Christ (Éphésiens 3.6).
Il a aussi dit que Dieu manifeste par l’Église les aspects infiniment variés de sa sagesse, conformément à son plan éternel réalisé dans le Christ Jésus (Éphésiens 3.10-11).
Voilà la place glorieuse de l’Église.
Nous devons donc rejeter toute haine envers les Juifs. Nous devons aimer, prier, témoigner et parler avec respect. Mais nous devons aussi refuser toute pression qui voudrait diminuer l’Église ou la présenter comme secondaire dans le plan de Dieu.
L’Église appartient à Jésus-Christ.
L’Église a été rachetée par son sang.
L’Église est bâtie par sa main.
L’Église est habitée par son Esprit.
L’Église proclame son Évangile.
L’Église attend son retour.
Et jusqu’à ce jour, elle doit rester fermement attachée à cette vérité : en Jésus-Christ, Dieu rassemble un seul peuple, composé de Juifs et de non-Juifs, réconciliés par la croix, héritiers de la même promesse et appelés à glorifier le même Seigneur.
