Trois sources de faux enseignements 3. Des pasteurs, évangélistes et enseignants chrétiens sincères, mais égarés par leur négligence.

Il existe trois sources de faux enseignements

  1. Le monde séculier et athée, qui rejette l’existence de Dieu.
  2. Les « loups » infiltrés dans l’Église avec l’intention délibérée de tromper.
  3. Des pasteurs, évangélistes et enseignants chrétiens sincères, mais égarés par leur négligence.

Aujourd’hui, j’aimerais vous partager quelques lignes de la troisième et dernière source de faux enseignements : Des pasteurs, évangélistes et enseignants chrétiens sincères, mais égarés par leur négligence.

Le troisième groupe est composé, selon moi, de véritables chrétiens. Ce sont des croyants sincères, nés de nouveau, qui ont un réel désir de suivre le Christ. Toutefois, malgré leur bonne foi, ils sont mal orientés, trop crédules et acceptent sans discernement de nombreuses doctrines simplement parce qu’on leur a enseigné ou répété, sans jamais les confronter rigoureusement aux Écritures. 

Pourtant, la Bible nous exhorte à examiner toutes choses à la lumière de la Parole de Dieu, afin de ne pas être induits en erreur. L’apôtre Paul encourage les croyants en ce sens : 

Examinez toutes choses, retenez ce qui est bon. – 1 Thessaloniciens 5.21

Ce verset encourage les croyants à tester toutes les doctrines, les enseignements et les pratiques, afin de discerner ce qui est véritablement conforme à la volonté de Dieu.

Puis, l’évangéliste Luc écrit une chose importante et révélatrice au sujet de croyants véritablement consacrés : 

Ces Juifs avaient une attitude plus noble que ceux de Thessalonique : ils reçurent la Parole avec beaucoup d’empressement et examinaient chaque jour les Écritures pour voir si ce qu’on leur disait était juste. – Actes 17.11

Les Béréens sont donnés en exemple parce qu’ils ne se contentaient pas d’accepter un enseignement sans le vérifier dans les Écritures. Si nous étions comme ceux-ci, toutes ces fausses doctrines ne pourraient être propagées comme elles le sont aujourd’hui en ces temps de la fin. Si les faux enseignements prolifèrent, c’est à cause du laxisme des croyants. Il ne devrait pas en être ainsi. Nous pouvons encore mettre un terme à tout cela si nous nous donnions la peine de retourner aux Écritures pour tout vérifier plutôt que de prendre la prédication de l’Évangile comme un divertissement.

Les pasteurs et enseignants qui appartiennent à ce groupe doivent être conscients de la responsabilité qui pèse sur eux. La Bible est claire. Ceux qui instruisent les autres seront jugés plus sévèrement,  comme nous le dit l’apôtre Jacques :

Mes amis, ne soyez pas nombreux à enseigner ; vous le savez : nous qui enseignons, nous serons jugés plus sévèrement. – Jacques 3.1

Ils ont donc le devoir de manipuler avec précision et fidélité la Parole de vérité sans la déformer ni y ajouter des interprétations erronées. Mais encore, faut-il qu’ils soient en mesure de discerner le vrai du faux. Ce qui pour plusieurs est maintenant impossible à cause de leur entêtement. 

Efforce-toi de te présenter devant Dieu en homme qui a fait ses preuves, en ouvrier qui n’a pas à rougir de son ouvrage, parce qu’il transmet correctement la Parole de vérité. – 2 Timothée 2.15

Ce qui me trouble profondément chez ces croyants, c’est leur refus catégorique de remettre en question leurs propres enseignements. Chaque fois que j’ai tenté de démontrer, avec les Écritures, que certaines de leurs croyances étaient erronées, ils ont systématiquement rejeté cette possibilité. Ils semblent convaincus d’avoir raison, sans même envisager l’idée qu’ils pourraient s’être écartés de la vérité biblique.

Je ne peux qu’émettre des hypothèses sur la cause de cette attitude. Mais il me semble que l’orgueil joue un rôle majeur dans cette fermeture d’esprit. Or, l’orgueil est un piège contre lequel nous devons rester vigilants tout au long de notre vie, jusqu’à notre dernier souffle.

Quoi qu’il en soit, ma responsabilité en tant que chrétiens est claire : transmettre une doctrine fidèle aux Écritures, sans compromis ni déformation. C’est un engagement que je prends très au sérieux, car je devrai en rendre compte un jour devant Dieu. C’est précisément pour cette raison que j’écris ces articles sur ce blogue afin d’enseigner la vérité biblique avec intégrité et fidélité.

L’histoire nous montre que les pires erreurs doctrinales ne viennent pas toujours de faux prophètes mal intentionnés, mais parfois de croyants sincères, convaincus d’être dans la vérité, mais négligents dans leur quête de la saine doctrine. Peut-on être sincère et pourtant égaré ? La Bible nous avertit que oui.

Le plus grand danger de ces pasteurs, évangélistes et enseignants n’est pas leur sincérité, mais leur manque de discernement et leur refus de remettre en question leurs propres croyances à la lumière des Écritures. L’apôtre Paul exhortait Timothée à transmettre correctement la Parole de vérité (2 Timothée 2.15), un appel qui résonne encore aujourd’hui.

Alors, sommes-nous prêts à tout examiner avec humilité ? Acceptons-nous d’être corrigés par la Parole de Dieu, même si cela signifie abandonner des doctrines que nous avons toujours crues ? Où nous accrochons-nous obstinément à des traditions humaines par peur du changement ou de l’opprobre ?

La vérité biblique ne dépend pas de notre opinion, de notre expérience ou de la popularité d’un enseignement. Elle repose uniquement sur ce que Dieu a révélé dans Sa Parole. Prenons donc le temps d’étudier, de prier et de rechercher la vérité avec un cœur sincère, car le jour viendra où nous devrons rendre compte de ce que nous avons enseigné et cru.

Et vous, êtes-vous prêts à tout confronter aux Écritures, même ce que vous pensez déjà savoir ?

Les erreurs d’interprétations des Écritures se produisent encore aujourd’hui

Jésus vient tout juste de restaurer Pierre dans son appel. (Jn 21.15-18) Ici au verset 18, Jésus va dire à l’apôtre de quelle façon il allait mourir comme Jean nous le rapporte. Jésus lui dit : « Vraiment, je te l’assure : quand tu étais plus jeune, tu mettais toi-même ta ceinture et tu allais où tu voulais, mais quand tu seras vieux, tu étendras les bras, un autre nouera ta ceinture et te mènera là où tu n’aimerais pas aller. Par ces mots, il faisait allusion au genre de mort que Pierre allait endurer à la gloire de Dieu. Après avoir dit cela, il ajouta : suis-moi ! » (Jn 21.18-19)

Après cette conversation, Pierre se retourne et voit Jean qui marchait derrière eux (Jn 21.20)  En le voyant, Pierre va demander à Jésus, qu’est-ce qui va se passer avec lui ? (Jn 21.21) Pierre était curieux de savoir ce que Jésus allait bien faire avec Jean. À ce moment, Jésus va dire à Pierre : « Si je veux qu’il reste en vie jusqu’à ce que je revienne, que tu importes ? Toi, suis-moi. » (Jn 21.22)

Jean nous dit au verset 23 que « Là-dessus, le bruit courut parmi les frères que ce disciple ne mourrait pas. » Les disciples, ces gens, qui venaient de passés 3 ½ ans avec Jésus, sont là en train d’interprété ses paroles et font courir le bruit. Non pas de ce que Jésus a dit, mais de ce qu’eux ont interprété.

C’est encore pareil aujourd’hui. Des gens surement bien intentionnés, des disciples du Seigneur Jésus, vont interpréter les paroles de Jésus, la Parole de Dieu, la Bible, et en faire courir le bruit comme si c’était ce que Jésus avait dit.

C’est exactement ce qui se passe avec les différentes théories de l’enlèvement. Les gens rapportent des théories, des suppositions, du non-dit comme si c’était ce que Jésus avait dit. Malheureusement, ceci ne fait qu’embrouiller l’esprit des croyants et parfois leur donner de faux espoirs ou encore des illusions par rapport à l’avenir.

L’apôtre Jean apporte une correction par rapport à ce que Jésus avait dit à Pierre et comment les disciples ont interprété et fait courir le bruit. Il va dire : « En fait, Jésus n’avait pas dit qu’il (Jean) ne mourrait pas, mais seulement : si je veux qu’il (Jean) reste en vie jusqu’à ce que je revienne, que tu importes ? » (Jn 21.23)

Qu’est-ce que Jésus nous a dit par rapport à son retour et à l’enlèvement des croyants ? « Quant au jour et à l’heure où cela se produira, personne ne les connaît, ni les anges du ciel, ni même le Fils ; personne, sauf le Père, et lui seul. » (Mt 24.36) Il me semble que c’est assez clair cette parole de Jésus. Il me semble que nous n’avons pas besoin d’extrapoler toutes sortes de théories pour tenter de deviner un moment que nous ne savons pas. Jésus va même dire que son retour ou l’enlèvement va se faire à un moment que nous ignorons (Mt 24.42)