Révélation et autorité divine (Apocalypse 1.1-8)

Le livre de l’Apocalypse, souvent mal interprété, est avant tout une révélation spirituelle symbolique. Il appelle l’Église à la fidélité et à la sainteté, soulignant l’amour de Christ et son retour imminent. Les croyants doivent lire, écouter et obéir à ce message pour vivifier leur foi et leur engagement.

Introduction : Une révélation souvent mal comprise

Le livre de l’Apocalypse suscite un grand intérêt parmi les chrétiens, mais aussi beaucoup d’interprétations divergentes et parfois erronées. Certains le lisent comme un récit strictement littéral des événements futurs, tandis que d’autres y projettent des systèmes théologiques complexes comme le prétérisme ou le dispensationalisme. Pourtant, l’Apocalypse est d’abord et avant tout une révélation spirituelle transmise en langage hautement symbolique, un message prophétique adressé à l’Église de tous les temps.

Elle n’est pas seulement destinée à informer, mais à réveiller. L’Apocalypse agit comme une trompette spirituelle, destinée à secouer une Église parfois endormie, tiède ou distraite, pour la ramener à la fidélité, à la sainteté, et à l’adoration véritable. Ce livre est une convocation céleste au réveil.

Dans ce premier passage (Apocalypse 1.1–8), nous découvrons trois éléments essentiels :

  1. L’origine divine du message
  2. L’objectif de la révélation
  3. L’identité glorieuse de Jésus-Christ comme Roi et Seigneur souverain

En étudiant ce texte, nous éviterons les pièges des fausses doctrines et chercherons à en tirer une compréhension spirituelle fidèle à l’Écriture.

1. L’origine divine du message prophétique

Le livre s’ouvre ainsi :

Le mot Apocalypse vient du grec apokalypsis, qui signifie révélation, dévoilement. Ce livre n’est donc pas une énigme à résoudre, mais un message divinement inspiré, rendu accessible à ceux qui ont des oreilles pour entendre. L’origine du message est clairement tracée : il vient de Dieu le Père, transmis à Jésus-Christ, puis envoyé par un ange à Jean, qui à son tour le communique aux Églises. Cette chaîne céleste atteste du caractère sacré et autorisé du contenu.

L’expression « ce qui doit arriver bientôt » ne doit pas être comprise comme une indication temporelle stricte. Le mot grec en tachos évoque plutôt la certitude et l’imminence prophétique dans le plan de Dieu. Il ne s’agit donc pas d’un calendrier des événements futurs, mais d’une vision spirituelle continue qui concerne l’histoire entière de l’Église depuis l’ascension du Christ jusqu’à son retour.

2. Un appel à lire, écouter et obéir

Le verset suivant affirme :

Trois attitudes sont ici bénies : lire, écouter, et obéir. Il ne suffit pas de se contenter d’une lecture intellectuelle ou curieuse ; ce livre demande une réponse spirituelle. Il est destiné à fortifier les croyants dans leur marche avec Dieu, à les encourager dans la fidélité et la persévérance, en leur rappelant que le Seigneur est proche.

Le temps est proche, car les événements décrits — tribulations, persécutions, appels à la repentance et à la foi — se déploient déjà depuis l’époque apostolique jusqu’à aujourd’hui. L’Apocalypse est donc un livre vivant et actuel, à recevoir avec foi.

C’est en vivant cette Parole que le réveil devient possible. Chaque génération a besoin d’un retour à la Parole prophétique pour raviver la flamme. Le réveil spirituel ne commence pas dans les émotions, mais dans l’écoute humble, suivie d’une obéissance radicale à ce que Dieu déclare. L’Apocalypse, bien comprise, allume cette passion dans les cœurs.

3. Une salutation adressée à l’Église universelle

Jean poursuit avec cette salutation :

Les sept Églises étaient bien réelles à l’époque de Jean, mais le chiffre sept, symbole biblique de plénitude, indique aussi qu’elles représentent l’Église universelle dans sa totalité. Ce qui signifie que le message s’adresse bien à tous les croyants de tous les temps.

Dieu est présenté comme « celui qui est, qui était et qui vient » : cela souligne sa souveraineté éternelle sur le passé, le présent et l’avenir. Les « sept esprits » symbolisent quant à eux la plénitude du Saint-Esprit, en accord avec Ésaïe 11.2. Jésus-Christ est proclamé comme le témoin fidèle, celui qui a parfaitement révélé le Père (Jean 14.9), le premier-né d’entre les morts, c’est-à-dire le premier ressuscité avec un corps glorifié, et le souverain des rois de la terre. Il règne déjà, même si son règne sera pleinement manifesté lors de son retour.

4. Jésus-Christ, Rédempteur et Souverain Sacrificateur

Jean poursuit avec cette déclaration exaltante :

Tout part de l’amour de Christ. C’est cet amour qui a conduit à notre rédemption par son sang, un salut déjà accompli et non à venir. Ce salut fait de nous un royaume de prêtres, une communauté consacrée à Dieu pour le servir et proclamer son Évangile. L’Église n’est pas une entité passive en attente du retour du Seigneur ; elle est active, appelée à régner spirituellement et à intercéder pour le monde, à l’image des sacrificateurs de l’Ancien Testament.

Une Église réveillée, c’est une Église qui vit son sacerdoce avec passion. Le réveil ne consiste pas seulement à ressentir la présence de Dieu, mais à répondre à son amour par une vie consacrée, active, rayonnante. Christ nous a libérés pour que nous servions, proclamions, intercédions. Voilà le fruit d’un cœur réveillé.

5. Une annonce glorieuse : Jésus revient !

Enfin, Jean proclame :

Le retour de Jésus est visible, glorieux, universel. Il ne s’agit pas d’un enlèvement secret, mais d’une manifestation publique où « tout œil le verra », y compris ceux qui l’ont rejeté. Il revient sur les nuées, en accomplissement des prophéties de Daniel 7.13 et Matthieu 24.30.

Jésus est l’Alpha et l’Oméga, le commencement et la fin, le Seigneur de toute l’histoire. Cette déclaration nous rappelle que toute chose trouve son origine et son accomplissement en Lui. Il est le Tout-Puissant, rien ne lui échappe.

Le réveil spirituel jaillit toujours là où le peuple de Dieu retrouve le feu de l’attente du retour du Seigneur. Là où l’on vit comme si Jésus pouvait revenir à tout instant, le compromis recule, la prière augmente, l’amour s’intensifie. L’Apocalypse nous appelle à vivre dans cette urgence sacrée, dans cette flamme du « bientôt ».

Conclusion : Vivons comme des témoins fidèles

Ce passage introductif du livre de l’Apocalypse nous enseigne des vérités fondamentales :

  • Dieu règne souverainement sur l’histoire du monde.
  • Jésus-Christ est vivant, glorieux, et déjà à l’œuvre dans son Église.
  • Le temps est proche, et nous sommes appelés à vivre dans la fidélité, la sainteté et l’espérance.

L’Apocalypse n’est pas un livre de peur, mais de promesse et de puissance. Il nous appelle à être des témoins fidèles, engagés dans notre foi, consacrés à Dieu, et pleins d’espérance dans l’attente du retour glorieux de notre Seigneur.

Vivons-nous comme ceux qui ont entendu, compris, et gardé cette révélation ?

C’est le temps du réveil. Ce texte ne nous invite pas à spéculer, mais à nous réveiller. À remettre nos cœurs en règle. À redécouvrir la grandeur de Jésus. À vivre pour sa gloire.

L’Apocalypse commence avec un message clair : Dieu règne, Christ revient, et l’Église doit se lever.

Le genre littéraire du livre de l’Apocalypse (Introduction)

L’Apocalypse est un livre biblique fascinant et mystérieux, utilisant un langage symbolique pour délivrer des révélations divines sur la fin des temps. Il appelle les croyants à la fidélité et au réveil spirituel, soulignant la souveraineté de Dieu, l’importance de vivre dans la vérité et l’espérance d’une nouvelle Jérusalem éternelle.

Introduction

Selon moi, le livre de l’Apocalypse est l’un des livres les plus mystérieux et en même temps des plus fascinants de toute la Bible. Celui-ci suscite à la fois émerveillement et crainte en raison de ses visions impressionnantes et de ses prophéties sur la fin des temps. Mais plus encore, il provoque une profonde introspection. Car le but de ce livre n’est pas de nourrir notre curiosité, mais de réveiller notre cœur. L’Apocalypse est une trompette spirituelle que Dieu fait sonner pour secouer les consciences, réveiller l’Église, et appeler les croyants à la fidélité dans des temps troublés., pour bien comprendre ce livre, il est primordial d’examiner son genre littéraire.

Le livre de l’Apocalypse appartient au genre apocalyptique. C’est un style qui utilise des symboles, des visions et des images pour révéler des vérités spirituelles cachées et profondes. Nous retrouvons également ce type d’écrits dans d’autres écrits bibliques comme dans le livre de Daniel et certaines sections des livres d’Ésaïe, d’Ézéchiel et de Zacharie.

Un livre de révélation de Dieu 

Le terme « apocalypse » signifie « révélation » ou « dévoilement ». Contrairement à une simple prédiction de l’avenir, l’Apocalypse de Jean, est une révélation divine qui utilise un langage symbolique pour transmettre un message aux croyants.

J’aimerais mentionner que le mot Apocalypse n’a rien à voir avec l’utilisation que le monde en fait actuellement. À vraie dire, le mot révélation est une meilleure traduction pour ce livre parce que c’est ce que c’est plus précisément, une révélation de Dieu pour les temps de la fin. Son but est d’encourager et de fortifier les croyants.

Ce livre ne se limite pas à annoncer des événements futurs, mais il enseigne plutôt aux chrétiens comment vivre fidèlement, au milieu des tribulations, en attendant le retour du Seigneur Jésus. Mentionnons que ce livre s’adresse principalement aux croyants.

Cette révélation divine vise un objectif précis : faire sortir l’Église de sa tiédeur et l’amener à vivre dans la lumière de la vérité. Comme les lettres aux sept Églises le montrent au début du livre, le Seigneur veut réveiller ce qui est prêt de mourir, corriger ce qui est déformé, et raffermir ce qui est encore vivant. L’Apocalypse est une lettre de réveil envoyée du ciel.

Un langage hautement symbolique 

Le genre apocalyptique se caractérise par un usage abondant de symboles. Par exemple, les nombres ont une signification spirituelle plutôt que littérale:

  • Le chiffre 7 représente la plénitude et la perfection de Dieu.
  • Le chiffre 12 évoque le peuple de Dieu représenté par les 12 tribus d’Israël ambassadeurs de l’ancienne alliance et les 12 apôtres ceux-ci représentant la nouvelle alliance.
  • Le chiffre 666 est associé à l’Antichrist et à l’opposition à Dieu. Si le chiffre sept est le chiffre de Dieu, le chiffre 6 est celui des hommes.

Les animaux, les couleurs et les objets ont également des significations symboliques. Nous pouvons constater que le dragon représente Satan, la bête, pour sa part, incarne les puissances du mal, et la mer évoque souvent le chaos et l’instabilité des nations.

Une structure révélatrice et visionnaire 

L’Apocalypse est construite autour d’une série de visions successives, qui sont souvent introduites par des expressions telles que « je vis » ou « je regardai » selon les versions. Ces visions décrivent des scènes célestes, des jugements de Dieu et la victoire de Christ sur les forces du mal.

Cette structure vise à encourager les croyants persécutés, à travers les siècles et en ces moments de la fin, en leur montrant que Dieu contrôle l’histoire et que la victoire finale appartient à Christ.

Ces visions ne sont pas là pour impressionner, mais pour réveiller. Chaque image, chaque jugement, chaque scène céleste appelle à une décision : se conformer au monde ou marcher fidèlement avec Christ. L’Apocalypse révèle les coulisses du combat spirituel dans lequel l’Église est engagée — et c’est en ce sens un puissant appel au réveil.

Un message d’espérance et de victoire pour les croyants

Bien que le langage de l’Apocalypse puisse sembler terrifiant, ce qu’il nous faut savoir c’est que, son but principal est d’encourager les croyants à persévérer dans la foi pendant la période des tribulations. Le texte nous rappelle que malgré les tribulations et les persécutions, Dieu règne et son Royaume s’établira définitivement lors du retour du Seigneur Jésus.

Finalement, le livre se termine sur une note glorieuse avec la vision de la nouvelle Jérusalem, où Dieu habitera avec son peuple pour l’éternité sous de nouveaux cieux et sur une nouvelle terre.

Conclusion 

L’Apocalypse est un livre profondément symbolique qui utilise un langage de type apocalyptique pour révéler la souveraineté de Dieu et l’issue finale de l’histoire de l’humanité. Comprendre son genre littéraire permet d’éviter les interprétations erronées et de saisir le message d’espérance et d’encouragement qu’il adresse aux chrétiens.

Ce livre n’est pas un simple étalage d’événements catastrophiques, c’est un appel vibrant au réveil. Il nous dit : “Que celui qui a des oreilles écoute ce que l’Esprit dit aux Églises” (Apocalypse 2.7). Il ébranle, il éclaire, il purifie. Il appelle les croyants à sortir de la tiédeur spirituelle et à vivre dans l’attente active du retour glorieux du Christ.

L’Apocalypse est le livre du réveil final de l’Église.

Les 24 anciens au ciel ne sont pas l’Église précédemment enlevée et voici pourquoi !

Introduction


L’Apocalypse de Jean offre une vision saisissante de la scène céleste, où le trône de Dieu est entouré de vingt-quatre anciens, décrits comme des figures vénérables siégeant sur des trônes, vêtues de blanc et portant des couronnes d’or. Ce passage d’Apocalypse 4.4 est souvent sujet à diverses interprétations concernant l’identité et le rôle de ces anciens dans le royaume céleste. Certaines traditions suggèrent qu’ils représentent les douze apôtres et les douze fils de Jacob, ou même l’Église enlevée avant les tribulations. Cependant, cette analyse explore les différentes interprétations et examine si ces visions sont réellement fondées sur la Parole de Dieu.


Une brève analyse de l’interprétation des 24 anciens

La première vision que l’apôtre Jean va recevoir après être monté au ciel est celle du trône de Dieu et des 24 anciens. Voici ce qu’il est dit au sujet des anciens : « Autour du trône se trouvaient vingt-quatre trônes. Et sur ces trônes siégeaient vingt-quatre représentants du peuple de Dieu. Ils étaient vêtus de blanc, et portaient des couronnes d’or sur la tête. » (Apocalypse 4.4) 

La Bible du Semeur traduit le mot grec « presbuteros » par représentant du peuple de Dieu. La version Louis Second traduit ce mot par « vieillard » peut-être parce que généralement les anciens au sein du peuple juif et de l’Église étaient des personnes avec des cheveux blancs. C’est seulement une hypothèse de ma part. Finalement, d’autres versions traduises le mot grec par anciens. Pour cette étude, je vais utiliser le mot « ancien » qui fait plus résonance avec le mot grec « presbuteros ».

L’interprétation la plus répandue des 24 anciens est celle qui dit qu’ils représenteraient les douze apôtres et les douze fils de Jacob. Bien entendu, cela ne trouve aucun appui sérieux dans la Parole de Dieu. Selon les adeptes de l’enlèvement prétribulationnel, il s’agirait de l’Église qui serait montée au ciel et qui serait maintenant dans la présence de Dieu. Cette exégèse ne trouve aucune référence ailleurs dans la Bible, ce qui est donc peu plausible.

J’écoutais un enseignement sur l’enlèvement prétribulationnel et la personne mentionnait que c’était évident que les 24 anciens étaient l’église au ciel. Le problème avec cette personne c’est qu’il n’avait aucune référence biblique pour appuyer ce qu’il disait. Comme nous savons, tout cet enseignement est une fausse doctrine. Elle est appuyée que sur des suppositions et des passages utilisés hors de leur contexte. Par exemple, de dire que le passage d’Apocalypse 4.1 mentionnant une poutre ouverte et une invitation faite à l’apôtre Jean de monter est une preuve de l’enlèvement prétribulationnel. C’est d’une absurdité sans limite. Le contexte de ce passage ne parle pas de cela d’aucune façon et aucun appui n’est trouvable dans la Bible. C’est ce dont je parle de supposition et de verset tiré hors de leur contexte. C’est comme dire que la « bienheureuse espérance » mentionnée par l’apôtre Paul en Tite 2.13 qu’elle est associée avec l’enlèvement prétribulationnel. Le contexte de ce passage ne parle absolument pas d’enlèvement avant la période des tribulations de quelques natures que ce soit. Il parle du retour de Jésus. Malheureusement, ceux-ci associent le retour de Jésus avec l’enlèvement prétribulationnel dans la majorité des cas et cela même si le contexte biblique des versets n’en fait aucune allusion. C’est d’une malhonnêteté indescriptible. J’ai peine à comprendre les croyants qui endossent et croient cette fausse doctrine sans s’apercevoir des incohérences frappantes.


La définition plausible des 24 anciens selon la Parole de Dieu

Je souhaiterais vous partager une définition des 24 anciens qui cadre mieux avec la Parole de Dieu. Ce que nous pouvons voir, c’est que les 24 anciens font partie de la cour impériale de Dieu et celle-ci rend toute royauté humaine dérisoire. Une chose importante, qu’il faut tenir compte, c’est que pour l’auditoire initial de Jean, le message est que c’est Dieu, et non César, qui est digne d’être adoré. Parce que c’était ce que demandait l’empereur de Rome d’être reconnu pour un dieu.

L’identité de ces anciens fait l’objet d’un débat. La clé de cette identité est leur double description : ils sont « vêtus de blanc », avec « des couronnes d’or sur leurs têtes ». Beaucoup pensent qu’il s’agit d’êtres humains, probablement les douze tribus plus les douze apôtres où encore l’Église qui aurait été enlevé précédemment. Cette dernière affirmation est plus qu’improbable, parce que la Bible ne soutient aucun enlèvement avant la période des tribulations. Ce ne peut pas être des anges non plus parce que les anges ne sont pas appelés anciens et ne portent pas de vêtement blanc ni de couronne d’or dans le livre de l’Apocalypse. Bien entendu, cette interprétation ne trouve pas d’appui dans la Bible.

En contrepartie, d’autres pensent qu’il s’agit effectivement de figures angéliques. Regardons ce que dit le passage de 1 Rois 22.19 « Mais Michée continua : Eh bien, oui. Écoute ce que dit l’Éternel ! J’ai vu l’Éternel siégeant sur son trône, tandis que toute l’armée des êtres célestes se tenait près de lui, à sa droite et à sa gauche. Lorsque Michée reçut cette vision, l’Église n’avait pas encore été enlevée. Difficile juste à partir de ce passage de concilier le fait que les 24 anciens sont l’Église enlevée avant la période des tribulations.

Regardons un autre passage dans le livre de Job : « Aurais-tu entendu ce qui s’est dit dans le conseil de Dieu ? Aurais-tu confisqué pour toi seul la sagesse ? « (Job 15.8)  Selon ce passage, on peut comprendre que Dieu est entouré d’un conseil dans le ciel. Dans le passage de Colossiens 1.16 il est dit: « Car c’est en lui qu’ont été créées toutes choses dans les cieux comme sur la terre, les visibles, les invisibles, les Trônes et les Seigneuries, les Autorités, les Puissances. C’est par lui et pour lui que Dieu a tout créé. » Nous pouvons, à la lumière des Écritures, en déduire que les 24 anciens sont le conseil de Dieu. Ils sont continuellement dans sa présence.


Symbolisme et fonction divine des 24 anciens

Avant de voir, les différents symboles entourant les 24 anciens, mentionnons qu’il n’y a aucune figure humaine dans cette scène de la salle du trône, et tout au long du livre, les anciens et les créatures vivantes constituent le groupe d’adoration du ciel. Dans Apocalypse 5.8, il est mentionné qu’ils tiennent des coupes d’or contenant les prières des saints. Nous voyons que les 144 000 chantent un « cantique nouveau » devant les créatures vivantes et les anciens. Rien jusqu’à maintenant ne laisse présager d’aucune manière que les 24 anciens sont l’Église enlevée avant la période des tribulations et siégeant dans le conseil de Dieu. Puis, pourquoi Dieu nous prendrait-il pour siéger devant sa présence dans son conseil ? Sommes-nous meilleurs que les anges ?

Maintenant, le fait qu’ils siègent sur des trônes entourant le trône de Dieu peut symboliser l’ordre et la structure dans le royaume de Dieu, indiquant une organisation divine et un gouvernement céleste. Les anciens se prosternent devant le trône de Dieu et déposent leurs couronnes en signe de soumission et d’adoration. Ils jouent un rôle important dans la scène céleste de louange et d’adoration continue, mettant en avant la dévotion et la reconnaissance de la souveraineté de Dieu. Dans certains contextes, ils sont vus comme ayant un rôle d’intercession ou de médiation entre Dieu et l’humanité.


Les différents symboles entourant les 24 anciens

Les couronnes d’or portées par les anciens symbolisent leur dignité, leur autorité, et leur victoire. Elles représentent également leur rôle royal dans le royaume de Dieu.

Les robes blanches des anciens symbolisent la pureté, la justice, et la sainteté. Elles indiquent que ceux qui les portent sont rendus justes et purifiés devant Dieu.

Les vingt-quatre trônes sur lesquels siègent les anciens représentent le pouvoir et l’autorité spirituelle. Ils soulignent le rôle des anciens dans l’administration du royaume de Dieu.

La prosternation des anciens devant le trône de Dieu et le dépôt de leurs couronnes expriment leur soumission totale, leur adoration et leur reconnaissance de la souveraineté divine. Cela montre également que toute autorité et dignité viennent de Dieu. (Apocalypse 4.10-11)

Le nombre 24 symbolise l’ordre et l’organisation dans le royaume céleste. Les 24 anciens représentent le gouvernement et l’administration divine dans le ciel. L’apôtre Paul va dire en parlant de Dieu qu’il  « n’est pas un Dieu de désordre ». (1 Corinthiens 14.33) De même, Paul va dire à Tite : « Je t’ai laissé en Crète pour que tu achèves de mettre en ordre ce qui est resté en suspens, et que tu établisses dans chaque ville des responsables dans l’Église en suivant les directives que je t’ai données. » (Tite 1.5) L’Église est ainsi constituée dans un ordre avec des anciens pour diriger.  Plausible que ce soit ainsi dans le ciel. Comme Dieu dit à Moïse :  « Aie soin d’exécuter tout ce travail exactement selon le modèle qui t’est montré sur la montagne. » (Exode 25.40)

Le trône de Dieu, autour duquel les anciens sont assis, symbolise la souveraineté et la majesté de Dieu. Il est le centre de l’autorité divine et de l’adoration céleste.

Ainsi, l’ensemble de la vision, y compris les anciens, le trône, et les couronnes, symbolise la grandeur et la gloire de la scène céleste, ainsi que l’ordre et la structure dans le royaume de Dieu. En aucun temps, l’Église n’y est représentée de quelque manière que ce soit.

Ces symboles entourant les 24 anciens dans l’Apocalypse mettent en lumière leur rôle dans l’adoration, la gouvernance spirituelle, et la reconnaissance de la souveraineté de Dieu dans le ciel.

Donc, l’option la plus probable est qu’il s’agit d’êtres célestes régnant avec Dieu et faisant partie de la suite céleste qui se tient devant son trône. Le fait de porter du blanc signifie qu’ils partagent la pureté et la sainteté de Dieu, et les couronnes d’or indiquent qu’ils exercent une fonction dirigeante dans le ciel.

Le nombre 24 fait donc allusion aux 24 ordres du sacerdoce dans 1 Chroniques 24.4–5 : « 4 On constata que les chefs étaient plus nombreux parmi les descendants d’Éléazar que parmi ceux d’Itamar. C’est pourquoi les descendants d’Éléazar furent répartis en seize chefs de groupe familial et ceux d’Itamar en huit chefs de groupe familial. 5 La répartition des uns et des autres se fit par tirage au sort, car il y avait des responsables du lieu saint et des responsables du service de Dieu, aussi bien parmi les descendants d’Éléazar que parmi ceux d’Itamar. »  Cela évoque leur ministère sacerdotal céleste.

Ce sont les sacrificateurs du ciel : les chefs du culte céleste « 10 les vingt-quatre représentants du peuple de Dieu se prosternent devant celui qui siège sur le trône et adorent celui qui vit éternellement. Ils déposent leurs couronnes devant le trône, 11 en disant : Tu es digne, notre Seigneur et notre Dieu, qu’on te donne gloire, honneur et puissance, car tu as créé tout ce qui existe, l’univers entier doit son existence et sa création à ta volonté. (Apocalypse 4.10-11) Nous avons aussi une référence en Apocalypse 5.8 : « 8 Lorsqu’il eut pris le livre, les quatre êtres vivants et les vingt-quatre représentants du peuple de Dieu se prosternèrent devant l’Agneau. Ils avaient chacun une harpe et des coupes d’or remplies d’encens qui représentent les prières des membres du peuple saint. »

Ils sont aussi les médiateurs et les interprètes célestes « 13 Alors l’un des représentants du peuple de Dieu prit la parole et me demanda : Ces gens vêtus d’une tunique blanche, qui sont-ils et d’où sont-ils venus ? 14 Je lui répondis : Mon seigneur, c’est toi qui le sais. Il reprit : Ce sont ceux qui viennent de la grande détresse. Ils ont lavé et blanchi leurs tuniques dans le sang de l’Agneau. » (Apocalypse 7.13–14) Juste une remarque s’ils sont l’Église enlevée avant la période des tribulations, pourquoi pose-t-il la question à propos des gens vêtus d’une tunique blanche ?

En réalité, les 24 anciens dans le ciel sont une classe dirigeante d’êtres célestes qui entourent le trône et dirigent la louange céleste, jouant ainsi un rôle sacerdotal.

Conclusion


En conclusion, l’analyse des vingt-quatre anciens dans l’Apocalypse révèle qu’ils symbolisent probablement une classe céleste dirigeante et sacrée entourant le trône de Dieu. Les couronnes et les robes blanches qu’ils portent indiquent leur rôle de dignitaires dans le royaume divin, tandis que leur prosternation et leur adoration soulignent leur soumission totale à la souveraineté de Dieu. Contrairement à certaines interprétations populaires, ces anciens ne semblent pas représenter l’Église enlevée, mais plutôt une réalité céleste qui exprime l’ordre, la pureté et l’autorité dans la présence de Dieu. Le nombre 24, évoquant les ordres sacerdotaux de l’Ancien Testament, et les symboles associés montrent une structure divine ordonnée et une adoration perpétuelle qui transcendent les théories de l’enlèvement prétribulationnel.

Les jours qui précéderont le retour de Christ ne seront pas comme on nous le laisse croire.

Ce qu’on nous a raconté et ce qu’on nous raconte concernant les événements qui vont précéder le retour de Christ ne sont pas tous bibliques. Ce sont des éléments venant d’une doctrine truffée de lacune. Pourtant, une majorité de croyants croient cette fausse doctrine sans se poser la moindre question.

Arrêtons-nous quelques instants sur un passage des Écritures. Une parole que Jésus lui-même a dite dans son discours sur la fin des temps et qui fut rapportée par l’apôtre Matthieu dans son Évangile. Il nous dit : « Lors de la venue du Fils de l’homme, les choses se passeront comme au temps de Noé ; en effet, à l’époque qui précéda le déluge, les gens étaient occupés à manger et à boire, à se marier et à marier leurs enfants, jusqu’au jour où Noé entra dans le bateau. Ils ne se doutèrent de rien, jusqu’à ce que vienne le déluge qui les emporta tous. Ce sera la même chose lorsque le Fils de l’homme viendra. » (Matthieu 24.37-39)

Les conditions qui vont précéder le retour du Seigneur comme, nous dit Jésus, seront similaires au temps de Noé. Ce qui veut dire que les gens vont mener une vie normale. Ils vont être occupés à manger et à boire. À se marier et à marier leurs enfants. Les gens vont vivre leur vie tout comme aujourd’hui ne se souciant pas de connaître Dieu. Cela se passera jusqu’au jour où le Fils de l’homme apparaîtra dans le ciel.

Les gens vont vivre exactement comme ils vivent aujourd’hui. Prenons par exemple l’épisode covid que nous avons connu. Nous avons vu comment les gouvernements au nom de la santé publique ont imposé toutes sortes de règles à la fois incohérentes et farfelues sans aucun fondement scientifique pour les mesures imposées. Pourtant, la majorité des gens se sont pliés à ces règles sans se poser aucune question. Ils ont obéi à leur bon gouvernement les yeux fermés.

Cet épisode nous a démontré une chose, c’est que les gens sont prêts à obéir à leur gouvernement sans aucun discernement. Des églises chrétiennes ont même accepté l’idée de mettre en application le pass vaccinal pour que les croyants puissent accéder à leur lieu de culte. C’était, et c’est encore, une aberration. Heureusement, cet épisode covid est derrière nous, mais en même temps c’est une belle démonstration qu’à la fin des temps la majorité des gens vont se laisser berner par toutes les mesures que le bon gouvernement mondial, dirigé par l’antichrist, mettra en place.

Maintenant qu’en sera-t-il des croyants ? Je vous fais une prédiction. Nombre, de ceux-ci, vont suivre l’antichrist par peur de perdre quelque chose ici-bas sur cette terre. Certains motivés par la peur de la mort vont choisir de suivre les consignes plutôt que de se tenir debout pour le Seigneur Jésus. Ne croyez pas que l’église sera enlevée avant que ne commencent la période des tribulations. Pourquoi y aurait-il une période de tribulations s’il n’y a plus de croyants sur la terre ? Certains vont dire que c’est le jugement de Dieu qui va s’abattre sur les méchants. Pourquoi Dieu ferait-il cela s’il n’y a plus de croyants qui seraient vraisemblablement enlevés au ciel ? Certes, Dieu déversera sa colère sur la terre envers les non croyants en présence des croyants, mais ses enfants seront protégés et pas enlevés. Parce que comme nous dit l’apôtre Paul: « Ensuite, nous qui serons restés en vie à ce moment-là, nous serons enlevés ensemble avec eux, dans les nuées, pour rencontrer le Seigneur dans les airs. Ainsi nous serons pour toujours avec le Seigneur. » (1 Thessaloniciens 4.17) Pour qu’il y ait des croyants encore en vie au moment du retour de Christ, il ne faut pas qu’ils aient été enlevés préalablement. De quel moment l’apôtre Paul fait-il allusion ? Il évoque, sans contredit, le moment du retour du Seigneur Jésus.

Ce qu’il faut comprendre, et là je vais en surprendre quelques-uns, c’est que les événements décrits dans le livre de l’Apocalypse se produisent à la fin des temps. Cependant, la fin des temps n’est pas comme nous la concevons. La Parole de Dieu est claire sur le sujet. La fin des temps a commencé avec le départ de Jésus et va se terminer avec le retour de Jésus. C’est ce que nous dit l’auteur du livre aux Hébreux et je cite : « Et maintenant, dans ces jours qui sont les derniers, il (Dieu) nous a parlé par le Fils. Il a fait de lui l’héritier de toutes choses et c’est aussi par lui qu’il a créé l’univers. » (Hébreux 1.2) Cette période va aller en s’intensifiant pour le peuple de Dieu.

La période de la fin des temps commence il y a de cela plus de 2000 ans et va se terminer avec le retour du Seigneur Jésus. Plusieurs des événements décrits. En Matthieu 24 et 25, en Marc 13, Luc 21, le livre de l’Apocalypse et aillieur se produisent pendant cette période.

Revenons à notre texte de Mathieu 24.37-39. Dans ces paroles de Jésus, nous sommes loin du chaos qui nous est présenté par les adeptes de la théorie de l’enlèvement prétribulationnel nous laissant croire que ce sera un temps de grande détresse sur toute la surface de la Terre dans la présence de l’antichrist après que les croyants auraient été enlevés. Certes, ce le sera pour les croyants, mais pas pour les gens du monde. Lorsque l’antichrist imposera la marque pour acheter et vendre que feront les croyants ?

Ce dont nous devons tenir compte, c’est que le but de l’homme de perdition est de faire en sorte qu’une majorité des gens se perdent. Donc, tout mettre en œuvre pour berner les gens par la ruse et la séduction. C’est pour cela qu’il va s’opposer vertement aux croyants qui refuseront de se soumettre. Certes, il y aura une grande persécution, à ce moment, qui prendra place contre les chrétiens pour les réduire au silence afin qu’ils ne s’opposent plus à ses plans.

Cependant, pour la majorité des habitants de la terre, la vie va continuer comme si de rien n’était. Personne ne va se douter de rien jusqu’au jour ou Christ apparaître dans le ciel, comme ce fut le cas au temps de Noé lorsque le déluge commença. C’est une parole véridique puisque c’est Jésus qui l’a dit.

À ce moment, Jésus apparaîtra dans le ciel, non pas avec son église, mais avec ses saints anges. Ce sera un moment de joie incommensurable pour les croyants qui seront encore en vie après d’intenses persécutions et un temps de grandes angoisses pour toutes les nations qui ne se seront pas préoccupées du Fils comme nous dit le psalmiste : « Au Fils, rendez votre hommage, pour éviter qu’il s’irrite et que vous périssiez tous dans la voie que vous suivez. En un instant, sa colère contre vous peut s’enflammer. » (Psaumes 2.12)