La prophétie de Margaret Macdonald

La prophétie de Margaret Macdonald, souvent mal interprétée, évoque une intense épreuve pour l’Église, marquée par la séduction de l’Antéchrist. Elle insiste sur la nécessité de discernement spirituel et de plénitude du Saint-Esprit pour reconnaître la venue du Christ. La véritable protection réside dans la fidélité et la transformation spirituelle, non dans un enlèvement prétribulationniste.

La prophétie de Margaret Macdonald, reçue en 1830 dans le contexte des réveils écossais, est souvent citée à tort comme la première annonce d’un enlèvement secret de l’Église avant les tribulations. Pourtant, lorsqu’on lit attentivement son texte, on découvre tout l’inverse. Cette jeune chrétienne décrivait une vision profondément spirituelle, centrée non pas sur un retrait de l’Église avant l’épreuve, mais sur la nécessité d’être remplis du Saint-Esprit pour discerner la venue glorieuse du Seigneur dans un temps de grande séduction et de crise.

Sa prophétie n’a rien à voir avec le schéma futuriste élaboré des décennies plus tard par John Nelson Darby. Elle n’annonce ni un enlèvement secret, ni un retour de Jésus avant la tribulation, ni une séparation arbitraire entre croyants « spirituels » et « charnels ». Macdonald avertit plutôt que le peuple de Dieu traversera une épreuve intense, période où la séduction de l’Antéchrist se manifestera puissamment, et que seuls ceux qui vivent dans la lumière de Christ seront préservés.

Sa vision, profondément biblique et ancrée dans la spiritualité des réveils, insiste sur trois thèmes majeurs :

  • la nécessité d’un discernement spirituel pour reconnaître le Seigneur ;
  • l’appel à être remplis de l’Esprit Saint afin de tenir dans l’épreuve ;
  • la conviction que l’Église sera purifiée au cœur d’une grande tribulation, avant d’être enfin unie à son Seigneur dans la gloire.

Cette prophétie mérite donc d’être relue dans sa vérité originale, débarrassée des interprétations abusives qu’on lui a accolées.

Prophétie de Margaret Macdonald

« C’est d’abord l’état épouvantable du pays qui m’a frappé. J’ai constaté l’immense aveuglement et l’aveuglement du peuple. J’ai senti que le cri de Liberté n’était que le sifflement du serpent, destiné à les plonger dans la perdition. C’était tout simplement l’absence de Dieu. »

J’ai répété ces paroles : « Maintenant, les nations sont dans la détresse, dans la perplexité ; la mer et les flots mugissent, et les hommes sont saisis de frayeur. Soyez attentifs au signe du Fils de l’homme. » Alors je me suis arrêté et j’ai crié : « On ne sait pas quel est le signe du Fils de l’homme ; le peuple de Dieu croit l’attendre, mais il ne le sait pas. »

Je sentais que cela devait être révélé, et qu’il y avait là une grande obscurité et une grande erreur ; mais soudain, la vérité m’apparut avec une lumière éclatante. Je vis que c’était le Seigneur lui-même descendant du Ciel avec un cri, l’homme glorifié, Jésus ; mais que tous devaient, comme Étienne, être remplis du Saint-Esprit, afin de lever les yeux et de contempler la splendeur de la gloire du Père.

J’ai constaté que l’erreur résidait dans la conviction des hommes que cela se verrait par l’œil naturel ; or, c’est le discernement spirituel qui est nécessaire, l’œil de Dieu dans son peuple.

De nombreux passages me furent révélés sous un jour nouveau. Je répétai : « Le royaume des Cieux est semblable à dix vierges qui sortirent à la rencontre de l’Époux ; cinq étaient sages et cinq étaient folles. Les folles prirent leurs lampes, mais ne prirent point d’huile avec elles ; mais les sages prirent, avec leurs lampes, de l’huile dans leurs vases. »

« Mais ne soyez pas insensés, mais comprenez quelle est la volonté du Seigneur ; et ne vous enivrez pas de vin, car l’ivresse est grande, mais soyez remplis de l’Esprit. » C’était l’huile que les vierges sages avaient mise dans leurs vases. C’est la lumière qu’il faut maintenir allumée, la lumière de Dieu, afin que nous discernions ce qui n’apparaît pas à l’œil nu.

Seuls ceux qui portent en eux la lumière de Dieu verront le signe de son apparition. Inutile de suivre ceux qui disent : « Voyez ici ! » ou « Voyez là ! », car son jour sera comme l’éclair pour ceux en qui le Christ vivant est. C’est le Christ en nous qui nous élèvera – il est la lumière – seuls ceux qui vivent en lui seront enlevés à sa rencontre dans les airs.

J’ai compris que nous devions être remplis de l’Esprit pour discerner les réalités spirituelles. Jean était rempli de l’Esprit lorsqu’il vit un trône placé dans le ciel. Mais j’ai compris que la gloire du ministère de l’Esprit n’avait pas encore été manifestée. Je l’ai répété à maintes reprises : le temple spirituel doit et sera érigé, la plénitude du Christ répandue dans son corps, et alors nous serons enlevés à sa rencontre. Nul ne sera jugé digne de cet appel, si ce n’est son corps, qui est l’Église, et qui doit être un chandelier tout d’or.

J’ai souvent dit : « Oh, la glorieuse irruption de Dieu qui est sur le point d’éclater sur cette terre ; Oh, le glorieux temple qui est sur le point d’être érigé, l’épouse parée pour son époux ; et Oh, quelle sainte, sainte épouse elle doit être, pour être préparée à un époux si glorieux. »

J’ai dit : « Désormais, le peuple de Dieu sera confronté à la réalité ; désormais, le glorieux mystère de Dieu en notre nature sera révélé ; désormais, on saura ce que signifie la glorification pour l’homme. » Je sentais que la révélation de Jésus-Christ n’avait pas encore été pleinement accomplie ; elle ne contient pas une simple connaissance de Dieu, mais une véritable communion avec Dieu. J’ai perçu l’irruption glorieuse de Dieu à venir.

Je me sentais comme Élie, entouré de chars de feu. J’avais l’impression de voir le temple spirituel s’élever, et la Pierre angulaire se dresser au milieu des acclamations de grâce : « Grâce ! Grâce ! ». C’était une lumière glorieuse, plus éclatante encore que le soleil, qui rayonnait autour de moi. Je sentais que ceux qui étaient remplis de l’Esprit pouvaient voir les choses spirituelles et se sentir en communion avec elles, tandis que ceux qui n’avaient pas l’Esprit ne pouvaient rien voir – de sorte que deux personnes seront dans le même lit, l’une prise et l’autre laissée, parce que l’une a la lumière de Dieu en elle, tandis que l’autre ne peut voir le Royaume des Cieux.

J’ai vu le peuple de Dieu dans une situation terriblement périlleuse, pris au piège de tous ses ruses, sur le point d’être mis à l’épreuve, et beaucoup sur le point d’être trompés et de chuter. Maintenant, les méchants seront révélés, avec toute leur puissance, des signes et des prodiges mensongers, au point que même les élus pourraient être séduits . [C’est l’épreuve ardente qui nous attend. Elle servira à purifier les véritables membres du corps de Jésus.] Oh ! quelle épreuve ardente ! Chaque âme sera ébranlée jusqu’au plus profond de son être. L’ennemi tentera d’ébranler tout ce en quoi nous avons cru, mais l’épreuve de la foi véritable sera source d’honneur, de louange et de gloire. Seul ce qui vient de Dieu subsistera. Ceux qui restent insensibles seront démasqués, et l’amour du plus grand nombre se refroidira.

J’ai souvent répété cette nuit-là, et souvent depuis, que l’horrible spectacle d’un faux Christ allait désormais se manifester sur cette terre, et que seul le Christ vivant en nous pouvait déceler cette terrible tentative de l’ennemi pour tromper – car c’est avec toute la ruse de l’injustice qu’il œuvrera – il aura une contrepartie à chaque aspect de la vérité de Dieu, et une imitation à chaque œuvre de l’Esprit.

L’Esprit doit et sera répandu sur l’Église afin qu’elle soit purifiée et remplie de Dieu. Et, de même que l’Esprit de Dieu agit, il agira de même ; lorsque notre Seigneur oint des hommes de puissance, il agira de même. Telle est la nature particulière de l’épreuve que doivent traverser ceux qui seront jugés dignes de se tenir devant le Fils de l’homme. Il y aura aussi une épreuve extérieure, mais il s’agit principalement d’une tentation. Elle est provoquée par l’effusion de l’Esprit et s’intensifiera proportionnellement à l’effusion de l’Esprit.

L’épreuve de l’Église vient de l’Antéchrist. C’est en étant remplis de l’Esprit que nous serons préservés.

J’ai souvent dit : « Soyez remplis de l’Esprit, que la lumière de Dieu brille en vous afin de discerner Satan, ayez en vous un regard perçant, soyez comme l’argile entre les mains du potier, soumettez-vous pour être remplis, remplis de Dieu. C’est ainsi que sera bâti le temple. Ce n’est ni par la force ni par la puissance, mais par mon Esprit, dit le Seigneur. Cela nous rendra dignes d’entrer au festin des noces de l’Agneau. »

J’ai compris que Dieu voulait que tous soient comblés. Mais ce qui empêchait son peuple de recevoir la véritable vie de Dieu, c’était leur éloignement de Jésus, qui est le chemin vers le Père. Ils n’entraient pas par la porte. Car celui qui a dit est fidèle : « Si quelqu’un entre par moi, il trouvera des pâturages. » Ils contournaient la croix, par laquelle chaque goutte de l’Esprit de Dieu nous parvient. Toute puissance qui ne vient pas du sang du Christ n’est pas de Dieu.

Quand je dis qu’ils regardent depuis la croix, je comprends la portée de ces mots : ils se détournent du sang de l’Agneau, par lequel nous triomphons et qui purifie nos robes. Ils méprisent la sainteté de Dieu, cessent de condamner le péché dans la chair et se détournent de celui qui s’est abaissé et a renoncé à toute gloire. Oh ! il est plus que jamais nécessaire de revenir à la croix.

J’ai vu cette nuit-là, et souvent depuis, qu’il y aurait une effusion de l’Esprit sur le corps, telle qu’il n’y en a jamais eu, un baptême de feu, afin que toute impureté soit purifiée. Oh ! il doit et il y aura une telle présence du Dieu vivant en nous, telle qu’il n’y en a jamais eu – les serviteurs de Dieu marqués du sceau sur leur front – une parfaite conformité à Jésus – son image sainte se reflétant dans son peuple – l’épouse magnifiée par sa propre beauté.

C’est ce pour quoi nous sommes appelés à prier intensément en ce moment : que nous soyons tous préparés au plus vite à rencontrer notre Seigneur dans les airs – et cela se produira. Jésus désire son Église. Son désir est tourné vers nous. Celui qui doit venir viendra, et ne tardera pas.

Amen et Amen. Viens, Seigneur Jésus. »

Conclusion

En parcourant cette prophétie, on constate que Margaret Macdonald n’a jamais annoncé ni même suggéré un retour de Jésus avant la période de tribulation. Toute sa vision repose sur la certitude que le peuple de Dieu devra affronter une épreuve ardente, marquée par la séduction spirituelle de l’Antéchrist, les faux christs et les puissances mensongères. Pour elle, la protection ne réside pas dans une fuite ou un enlèvement anticipé, mais dans une profonde plénitude du Saint-Esprit qui permet de discerner le vrai Christ du faux, de demeurer ferme dans la foi et de traverser l’heure de la tentation.

Elle affirme clairement que :

  • seuls ceux qui portent la lumière de Christ verront son apparition ;
  • l’Église doit être purifiée, sanctifiée, éprouvée ;
  • la venue du Seigneur sera manifeste pour ceux qui sont remplis de l’Esprit, non pour l’œil naturel ;
  • la séduction précède la révélation finale du Christ, et l’Église ne sera pas exemptée de cette confrontation.

Ainsi, loin d’annoncer un enlèvement prétribulationniste, Margaret Macdonald décrit une Église plongée dans la tribulation, purifiée par le feu de l’épreuve, et rendue capable de discerner la gloire du Christ lorsqu’il viendra. Sa vision magnifie la sainteté, la vigilance, la repentance, la dépendance au Saint-Esprit et la fidélité jusqu’au bout. Elle nous rappelle que le véritable refuge n’est pas d’être retirés du monde, mais d’être transformés par l’Esprit pour demeurer fermes lorsque se lèveront les ténèbres.

En ce sens, sa prophétie demeure un appel puissant à la vigilance spirituelle et un rappel que Jésus revient, non pour épargner son Église des tribulations, mais pour la glorifier après l’épreuve, lorsqu’elle aura été trouvée fidèle et resplendissante de la lumière de Dieu.

La bête qui monte de la mer : le pouvoir de la séduction et de la persécution (Apocalypse 13.1-10)

Le chapitre 13 de l’Apocalypse révèle la montée d’un système mondial inspiré par Satan, symbolisé par la bête. Ce pouvoir séducteur et persécuteur cherche à imiter le règne de Christ. Les croyants sont appelés à discerner, à persévérer dans la foi et à demeurer fidèles à l’Agneau vainqueur.

Le chapitre 13 de l’Apocalypse introduit une vision saisissante : celle de la bête qui monte de la mer. Ce symbole puissant représente l’émergence d’un système mondial opposé à Dieu, animé par l’esprit du dragon. Ce passage décrit une intensification dramatique du conflit entre le royaume de Dieu et les puissances du mal. La bête reçoit une autorité temporaire qui lui permet de séduire les nations et de persécuter le peuple de Dieu.

Ce texte nous enseigne que la bête incarne à la fois un pouvoir politique et spirituel en rébellion contre Dieu, que Satan cherche à imiter le règne de Christ par un faux royaume, et que les croyants sont appelés à persévérer dans la foi malgré la pression et la persécution.

Nous examinerons ce passage en quatre parties :

  1. L’apparition de la bête et son pouvoir (v.1-2)
  2. La fausse résurrection et l’adoration du dragon (v.3-4)
  3. Le blasphème et la persécution des saints (v.5-7)
  4. L’appel à la persévérance des croyants (v.8-10)

L’apparition de la bête et son pouvoir

Alors je vis monter de la mer une bête qui avait sept têtes et dix cornes. Elle portait sur ses cornes dix diadèmes et sur ses têtes étaient inscrits des titres insultants pour Dieu. La bête que je vis avait l’allure d’un léopard, ses pattes ressemblaient à celles d’un ours et sa gueule à celle d’un lion. Le dragon lui donna sa puissance, son trône et une grande autorité. (Apocalypse 13.1-2)

Jean décrit une bête montant de la mer, dotée de dix cornes et de sept têtes, sur lesquelles se trouvent dix diadèmes et des noms de blasphème. La mer, dans le langage prophétique, représente les nations en agitation, comme on le voit dans Daniel 7. La bête incarne donc un pouvoir mondial, un empire ou un système politique qui se dresse contre Dieu et son peuple.

Les dix cornes évoquent une puissance politique complète, tandis que les sept têtes indiquent un système solidement établi et durable. Les diadèmes symbolisent une autorité temporelle, mais limitée. Quant aux noms de blasphème, ils traduisent la prétention de ce pouvoir à se substituer à Dieu, usurpant son autorité et exigeant une adoration qui ne revient qu’à Lui.

Cette bête ressemble aux créatures de Daniel 7 : un léopard, un ours et un lion, correspondant respectivement aux empires grec, médo-perse et babylonien. L’image montre que ce pouvoir combine les caractéristiques des anciens royaumes hostiles à Dieu. Elle est, en somme, la synthèse de tous les empires impies.

Ainsi, le monde est sous l’influence d’un système qui rejette Dieu et combat son peuple. Le chrétien doit apprendre à discerner les forces spirituelles à l’œuvre derrière les structures politiques, culturelles et idéologiques afin de ne pas être pris au dépourvu.

La fausse résurrection et l’adoration du dragon

L’une de ses têtes semblait avoir reçu un coup mortel, comme si elle avait été égorgée. Mais la blessure dont elle aurait dû mourir fut guérie. Là-dessus, le monde entier, rempli d’admiration, se rangea derrière la bête. Les peuples adorèrent le dragon, parce qu’il avait donné son pouvoir à la bête. Ils adorèrent aussi la bête, en disant : « Qui est semblable à la bête ? Qui peut combattre contre elle ? » (Apocalypse 13.3-4)

Jean voit ensuite que l’une des têtes de la bête semble blessée à mort, mais sa blessure mortelle est guérie, provoquant l’admiration universelle. Cette fausse résurrection est une parodie du Christ ressuscité. Satan, l’imitateur par excellence, cherche à reproduire les œuvres de Dieu pour séduire les nations et leur faire croire à une puissance spirituelle légitime. Dans ce passage, nous pouvons nous apercevoir que ça fonctionne à merveille.

Toute la terre est fascinée par cette illusion et suit la bête avec enthousiasme. Le texte souligne que ceux qui adorent la bête adorent en réalité le dragon qui lui donne son autorité. Le culte de la bête est donc, consciemment ou non, une adoration de Satan lui-même.

Les systèmes politiques, économiques ou religieux qui détournent les hommes de Dieu et glorifient l’homme deviennent des instruments de cette séduction spirituelle. La fascination du monde pour la puissance, le succès et l’autonomie humaine traduit cette influence invisible.

Le croyant est ainsi appelé à une vigilance spirituelle constante : à ne pas se laisser séduire par les apparences de grandeur ou par les idéologies qui promettent la paix sans Dieu. La question essentielle demeure : suivons-nous véritablement le Christ, ou sommes-nous séduits par les idoles de notre temps ?

Le blasphème et la persécution des saints

Il lui fut donné une gueule pour proférer des discours arrogants et insultants contre Dieu. Elle reçut le droit d’exercer son autorité pendant quarante-deux mois. Elle ouvrit sa gueule pour proférer des blasphèmes et insulter Dieu, la Tente où il demeure et ceux dont la demeure est au ciel. Il lui fut même permis de faire la guerre aux membres du peuple saint et de les vaincre. Elle reçut autorité sur tout peuple, toute tribu, toute langue et toute nation. (Apocalypse 13.5-7)

Jean poursuit : « Il lui fut donné une bouche qui proférait des paroles arrogantes et des blasphèmes… Il lui fut donné le pouvoir d’agir pendant quarante-deux mois. » Cette bête s’élève avec orgueil, se proclamant parfois divine ou infaillible. Elle représente ces systèmes où le pouvoir humain s’arroge les attributs de Dieu, qu’il s’agisse d’empires, d’idéologies ou de fausses religions.

La durée de quarante-deux mois, soit trois ans et demi ou 1260 jours, renvoie à une période symbolique de persécution, déjà évoquée dans Daniel et reprise dans l’Apocalypse. C’est le temps où le mal semble triompher, mais seulement pour un moment fixé par Dieu.

La bête fait la guerre aux saints et semble les vaincre. Pourtant, cette victoire apparente n’est que temporaire. Dieu permet cette épreuve afin d’éprouver la foi de son peuple et de purifier son Église. Dans ce feu de la persécution, la fidélité des croyants brille d’autant plus.

Suivre Christ implique nécessairement de rencontrer l’opposition du monde. Le disciple ne doit donc pas être surpris par la haine ou la marginalisation. La vraie question est de savoir si nous sommes prêts à rester fidèles à l’Évangile lorsque cela coûte quelque chose de significatif.

L’appel à la persévérance des croyants

Tous les habitants de la terre l’adoreront, tous ceux dont le nom n’est pas inscrit, depuis l’origine du monde, dans le livre de vie de l’Agneau égorgé. Que celui qui a des oreilles écoute ! Si quelqu’un doit aller en captivité, il ira certainement en captivité. Si quelqu’un doit périr par l’épée, il périra certainement par l’épée. C’est là que les membres du peuple saint doivent faire preuve d’endurance et de foi. (Apocalypse 13.8-10)

Jean conclut cette section en rappelant que tous les habitants de la terre adoreront la bête, sauf ceux dont le nom est inscrit dans le livre de vie de l’Agneau. Le contraste est saisissant. La majorité du monde se prosterne devant le faux dieu, mais les véritables croyants demeurent attachés à Christ.

Le livre de vie symbolise l’assurance du salut et l’appartenance à Dieu. Ceux qui y sont inscrits ne se laisseront pas séduire, car ils connaissent la voix du bon Berger.

Le texte ajoute : « Si quelqu’un doit aller en captivité, il ira certainement en captivité. Si quelqu’un doit périr par l’épée, il périra certainement par l’épée. » Cette parole appelle les croyants à ne pas se venger, mais à confier la justice à Dieu. Leur rôle est de persévérer dans la foi, non de se battre par les armes humaines.

« C’est là que les membres du peuple saint doivent faire preuve d’endurance et de foi. » C’est un appel à rester ferme dans l’épreuve, à garder confiance dans la souveraineté de Dieu, même lorsque le mal semble régner. La victoire appartient à ceux qui persévèrent, non à ceux qui cèdent à la peur ou au compromis.

Conclusion : un appel à la vigilance et à la fidélité

Le chapitre 13 de l’Apocalypse révèle que la bête n’est pas un personnage isolé, mais un système mondial inspiré par Satan pour imiter et contrefaire le royaume de Christ. Ce système cherche à séduire les peuples et à persécuter les vrais croyants.

Cependant, Dieu connaît les siens. Leurs noms sont écrits dans le livre de vie de l’Agneau. Ils triompheront non par la force, mais par la fidélité et la persévérance.

Ce texte nous met face à une question essentielle : sommes-nous conscients des influences spirituelles de ce monde qui cherchent à détourner notre foi ? Dieu nous appelle à la vigilance, à la fidélité et à la persévérance jusqu’à la fin, dans la certitude que le Christ vainqueur règnera pour toujours.

Le genre littéraire du livre de l’Apocalypse (Introduction)

L’Apocalypse est un livre biblique fascinant et mystérieux, utilisant un langage symbolique pour délivrer des révélations divines sur la fin des temps. Il appelle les croyants à la fidélité et au réveil spirituel, soulignant la souveraineté de Dieu, l’importance de vivre dans la vérité et l’espérance d’une nouvelle Jérusalem éternelle.

Introduction

Selon moi, le livre de l’Apocalypse est l’un des livres les plus mystérieux et en même temps des plus fascinants de toute la Bible. Celui-ci suscite à la fois émerveillement et crainte en raison de ses visions impressionnantes et de ses prophéties sur la fin des temps. Mais plus encore, il provoque une profonde introspection. Car le but de ce livre n’est pas de nourrir notre curiosité, mais de réveiller notre cœur. L’Apocalypse est une trompette spirituelle que Dieu fait sonner pour secouer les consciences, réveiller l’Église, et appeler les croyants à la fidélité dans des temps troublés., pour bien comprendre ce livre, il est primordial d’examiner son genre littéraire.

Le livre de l’Apocalypse appartient au genre apocalyptique. C’est un style qui utilise des symboles, des visions et des images pour révéler des vérités spirituelles cachées et profondes. Nous retrouvons également ce type d’écrits dans d’autres écrits bibliques comme dans le livre de Daniel et certaines sections des livres d’Ésaïe, d’Ézéchiel et de Zacharie.

Un livre de révélation de Dieu 

Le terme « apocalypse » signifie « révélation » ou « dévoilement ». Contrairement à une simple prédiction de l’avenir, l’Apocalypse de Jean, est une révélation divine qui utilise un langage symbolique pour transmettre un message aux croyants.

J’aimerais mentionner que le mot Apocalypse n’a rien à voir avec l’utilisation que le monde en fait actuellement. À vraie dire, le mot révélation est une meilleure traduction pour ce livre parce que c’est ce que c’est plus précisément, une révélation de Dieu pour les temps de la fin. Son but est d’encourager et de fortifier les croyants.

Ce livre ne se limite pas à annoncer des événements futurs, mais il enseigne plutôt aux chrétiens comment vivre fidèlement, au milieu des tribulations, en attendant le retour du Seigneur Jésus. Mentionnons que ce livre s’adresse principalement aux croyants.

Cette révélation divine vise un objectif précis : faire sortir l’Église de sa tiédeur et l’amener à vivre dans la lumière de la vérité. Comme les lettres aux sept Églises le montrent au début du livre, le Seigneur veut réveiller ce qui est prêt de mourir, corriger ce qui est déformé, et raffermir ce qui est encore vivant. L’Apocalypse est une lettre de réveil envoyée du ciel.

Un langage hautement symbolique 

Le genre apocalyptique se caractérise par un usage abondant de symboles. Par exemple, les nombres ont une signification spirituelle plutôt que littérale:

  • Le chiffre 7 représente la plénitude et la perfection de Dieu.
  • Le chiffre 12 évoque le peuple de Dieu représenté par les 12 tribus d’Israël ambassadeurs de l’ancienne alliance et les 12 apôtres ceux-ci représentant la nouvelle alliance.
  • Le chiffre 666 est associé à l’Antichrist et à l’opposition à Dieu. Si le chiffre sept est le chiffre de Dieu, le chiffre 6 est celui des hommes.

Les animaux, les couleurs et les objets ont également des significations symboliques. Nous pouvons constater que le dragon représente Satan, la bête, pour sa part, incarne les puissances du mal, et la mer évoque souvent le chaos et l’instabilité des nations.

Une structure révélatrice et visionnaire 

L’Apocalypse est construite autour d’une série de visions successives, qui sont souvent introduites par des expressions telles que « je vis » ou « je regardai » selon les versions. Ces visions décrivent des scènes célestes, des jugements de Dieu et la victoire de Christ sur les forces du mal.

Cette structure vise à encourager les croyants persécutés, à travers les siècles et en ces moments de la fin, en leur montrant que Dieu contrôle l’histoire et que la victoire finale appartient à Christ.

Ces visions ne sont pas là pour impressionner, mais pour réveiller. Chaque image, chaque jugement, chaque scène céleste appelle à une décision : se conformer au monde ou marcher fidèlement avec Christ. L’Apocalypse révèle les coulisses du combat spirituel dans lequel l’Église est engagée — et c’est en ce sens un puissant appel au réveil.

Un message d’espérance et de victoire pour les croyants

Bien que le langage de l’Apocalypse puisse sembler terrifiant, ce qu’il nous faut savoir c’est que, son but principal est d’encourager les croyants à persévérer dans la foi pendant la période des tribulations. Le texte nous rappelle que malgré les tribulations et les persécutions, Dieu règne et son Royaume s’établira définitivement lors du retour du Seigneur Jésus.

Finalement, le livre se termine sur une note glorieuse avec la vision de la nouvelle Jérusalem, où Dieu habitera avec son peuple pour l’éternité sous de nouveaux cieux et sur une nouvelle terre.

Conclusion 

L’Apocalypse est un livre profondément symbolique qui utilise un langage de type apocalyptique pour révéler la souveraineté de Dieu et l’issue finale de l’histoire de l’humanité. Comprendre son genre littéraire permet d’éviter les interprétations erronées et de saisir le message d’espérance et d’encouragement qu’il adresse aux chrétiens.

Ce livre n’est pas un simple étalage d’événements catastrophiques, c’est un appel vibrant au réveil. Il nous dit : “Que celui qui a des oreilles écoute ce que l’Esprit dit aux Églises” (Apocalypse 2.7). Il ébranle, il éclaire, il purifie. Il appelle les croyants à sortir de la tiédeur spirituelle et à vivre dans l’attente active du retour glorieux du Christ.

L’Apocalypse est le livre du réveil final de l’Église.

Le récit de Noé : une leçon de protection divine et non d’enlèvement

Il n’est pas rare d’entendre ou de lire que le récit de Noé, qui est monté dans le bateau, est une confirmation de l’enlèvement prétribulationnel. Bien entendu, ce fait est absolument non fondé dans les Écritures. Maintenant, regardons, brièvement, ce que le récit de Noé nous raconte véritablement. 

D’abord, nous lisons ceci dans l’évangile de Matthieu alors que Jésus est avec ses disciples sur le mont des Oliviers et qui les met en garde contre les événements futurs. Il va dire en parlant de Noé «37 Lors de la venue du Fils de l’homme, les choses se passeront comme au temps de Noé ; 38 en effet, à l’époque qui précéda le déluge, les gens étaient occupés à manger et à boire, à se marier et à marier leurs enfants, jusqu’au jour où Noé entra dans le bateau. 39 Ils ne se doutèrent de rien, jusqu’à ce que vienne le déluge qui les emporta tous. » (Matthieu 24.37-39) 

Ce que Jésus est en train de dire c’est comment les choses vont se passer avant qu’il ne vienne. Jésus ne mentionne aucunement que les croyants seront enlevés, avant le déluge, comme Noé vivant dans la déchéance d’un monde corrompu. Non ! Ce qu’il est en train de dire c’est que les hommes ne se préoccuperont absolument pas des temps dans lesquels ils seront en train de vivre tout comme au temps de Noé. Ils seront-là « occupés à manger et à boire, à se marier et à marier leurs enfants ». Ils ne se préoccuperont pas de Dieu. Ils continueront de faire ce qu’ils faisaient tout comme au temps de Noé. 

La Bible nous dit que « Noé était un homme juste et irréprochable au milieu de ses contemporains. Il menait sa vie sous le regard de Dieu. » (Genèse 6.9) Noé était un homme qui craignait Dieu comme le font les véritables croyants. Ils vivent leur vie dans l’obéissance aux commandements de Christ tout en se gardant purs par rapport au péché. 

Puis, Dieu constata la corruption du genre humain « 11 Aux yeux de Dieu, les hommes s’étaient corrompus et avaient rempli la terre d’actes de violence. 12 Dieu observait ce qui se passait sur la terre, il vit que le monde était corrompu, car toute l’humanité suivait la voie du mal. » (Genèse 6.11-12) C’est exactement où nous en sommes aujourd’hui. La déchéance du monde va grandissante sans cesse. Bientôt, Dieu va intervenir pour corriger les choses. Il le fera par la manifestation de sa colère dans les événements de la période des tribulations. Cependant, cette fois-ci ce sera la dernière fois qu’il interviendra parce qu’après Jésus va revenir et le genre humain sera convoqué au jugement final.

Dieu appela Noé à construire un bateau et juste avant que le déluge ne commence, il fit monter Noé, sa famille et des animaux dans le bateau. Si vous remarquez bien, Noé n’a pas été enlevé comme Hénok pour être transporté à un autre endroit. Noé a été mis à l’abri et protégé dans le bateau pendant la période que dura le déluge.

C’est ce qui va se passer pendant la période que durera la période des tribulations. Il va mettre son peuple à l’abri en Jésus. C’est notre foi en Jésus qui va faire la différence. C’est pour cela qu’il nous faut nous préparer pour ce temps de grandes tribulations. Alors que les tentations d’abandonner la foi seront monstres et que la persécution contre les croyants fera rage. Que nous restera-t-il pour nous raccrocher? Il nous restera Jésus avec ses promesses de protection « 10 Tu as gardé le commandement de persévérer que je t’ai donné. C’est pourquoi, à mon tour, je te garderai à l’heure de l’épreuve qui va venir sur le monde entier pour éprouver tous les habitants de la terre. » (Apocalypse 3.10) « 7 Que mille tombent à côté de toi, et dix mille à ta droite, toi, tu ne seras pas atteint. 8 Il te suffira de regarder de tes yeux pour constater la rétribution des méchants. » (Psaume 91.7-8) 

Si une personne s’attend à un enlèvement avant que ne débute la période des tribulations, personne-là est la plus à plaindre. Pourquoi ? Parce que ça n’arrivera pas. C’est une fausse doctrine qui n’a pour but que de tromper les croyants en leur donnant de faux espoirs.

En conclusion, le récit de Noé ne peut être utilisé pour soutenir la doctrine de l’enlèvement prétribulationnel. La Parole de Dieu montre clairement que Noé, loin d’être enlevé, fut protégé en demeurant sur la terre pendant le jugement, à l’abri dans l’arche. Cela nous enseigne que Dieu ne retirera pas les croyants avant la période des tribulations, mais qu’Il les gardera et les protégera en Jésus-Christ. 

S’attendre à un enlèvement avant les tribulations est une illusion qui détourne de la vérité biblique. La bienheureuse espérance des croyants ne réside pas dans l’évitement de la souffrance, mais dans la fidélité à Christ qui nous préserve et nous fortifie au milieu des épreuves. 

Soyons vigilants et préparons-nous spirituellement, sachant que Jésus nous a promis de nous protéger durant cette période, comme il l’a fait pour Noé. Il est temps de se détourner des faux enseignements et de s’attacher fermement à la vérité des Écritures.

Dans un monde de distractions, un message d’espérance

Voilà un message que nous entendons et auquel nous ne portons malheureusement que peu d’attention. Car les temps que nous vivons en ce moment sont des temps de distractions. La télévision est omniprésente dans tous les foyers. Nous portons avec nous notre téléphone intelligent que nous pouvons consulter à tout moment ou encore communiquer avec des amis constamment. Je ne parle pas des ordinateurs et des tablettes électroniques que nous possédons. Nous sommes constamment connectés à ce monde et nous avons peine à nous en séparer par peur de manquer une nouvelle, un événement ou encore un commentaire qui ne nous serait que de peu d’utilité. 

Cependant, la promesse que Jésus reviendra est une vérité profonde de la Parole de Dieu. C’est une promesse qui nous est faite pour nous encourager à persévérer dans les moments difficiles et surtout à garder espoir qu’un jour nous serons délivrés de bien des tourments. 

Aujourd’hui, les troubles sont loin de nous. Les guerres et bruits de guerre se passent sur d’autres continents et ne nous affectent que peu. Mais en sera-t-il toujours ainsi ? Il y a des événements significatifs qui se préparent, en ce moment même, et qui vont toucher tous les habitants de la terre. C’est ce que nous appelons la période des tribulations. 

Nombre de croyants croient qu’ils seront épargnés de ce moment parce que le Seigneur viendrait avant qu’ils ne débutent pour prendre son église. Bien entendu, ce faux enseignement est très populaire de nos jours. C’est un enseignement qui est vu comme une promesse de libération, mais qui n’est pas cohérent avec les Écritures ou encore avec ce que Jésus a toujours affirmé. 

La vérité c’est qu’il y a des tempos de grandes souffrances qui attendent les chrétiens. Lorsque l’antichrist sera dévoilé, une persécution monstre va débuter contre les croyants. Ça, c’est ce qui est en conformité avec les Écritures. Nombre de chrétiens vont abandonner leur Seigneur par peur de la souffrance ou de la mort. D’ailleurs, il n’en faut pas beaucoup aujourd’hui pour que les gens se détournent du Seigneur alors que nous vivons des temps relativement calmes loin des conflits et de la persécution. Toutefois, le jour où notre vie sera menacée, qu’est-ce que nous allons bien pouvoir faire ?

La seule chose qui nous restera, ce sera de se raccrocher aux promesses de la Parole de Dieu. Les promesses qui nous encouragent à persévérer et de toujours garder espoir dans la venue de notre libérateur. Nous savons par expérience et par le témoignage des Écritures que les promesses de Dieu sont fiables et s’accomplissent toujours. Les promesses de la première venue de Jésus se sont réalisées exactement comme elles avaient été prédites dans le temps du Seigneur. Chaque promesse a vu son accomplissement. Pourquoi est-ce que ce serait différent, aujourd’hui, pour nous, alors que nous attendons la seconde venue du Seigneur Jésus ? 

Jésus a dit : « Lorsque je vous aurai préparé une place, je reviendrai et je vous prendrai avec moi, afin que vous soyez, vous aussi, là où je suis. » (Jean 14.3) C’est une promesse auquel nous pouvons nous raccrocher et être certain de son accomplissement. Jésus n’est pas menteur et n’a jamais menti. Ce qu’il dit est fiable à 100 % et même plus. Il n’y a aucun risque que cela ne se réalise pas. Maintenant, pour bien comprendre ce passage, regardons le contexte de celui-ci. Cela nous évitera une mauvaise interprétation des Écritures.

Jean 14.3 se situe dans un discours plus large que Jésus adresse à ses disciples lors de la dernière cène, juste avant sa crucifixion (Jean 13-17). Ce passage fait aussi partie des discours d’adieu de Jésus, alors qu’il prépare ses disciples à son départ imminent par la mort sur la croix et qu’il leur donne des instructions et des encouragements pour les jours à venir qui seront somme toute difficiles pour eux. Le portrait est que Jésus venait d’annoncer à ses disciples qu’il allait les quitter, ce qui les a plongés dans l’inquiétude et la tristesse (Jean 13.33-36). Ils ne comprenaient pas encore pleinement ce qu’il voulait dire par son départ. Ainsi, dans Jean 14, Jésus commence par rassurer ses disciples en disant : « Que votre cœur ne se trouble pas. Ayez foi en Dieu, ayez aussi foi en moi. » (Jean 14.1) 

Ce même message fut adressé aux disciples qui nous ont précédés et qui sont morts dans l’attente du retour du Seigneur Jésus. Parce qu’ils savaient que la promesse de les prendre avec lui ne serait pas anéantie par leur mort. Ils avaient une pleine confiance en leur Dieu s’appuyant sur la Parole de Dieu qui dit: « Car, lorsque cette trompette retentira, les morts ressusciteront pour être désormais incorruptibles, tandis que nous, nous serons changés. » (1 Corinthiens 15.52) Toutefois, ils avaient aussi cette autre promesse qui les assurait qu’il ressusciterait. « Nous savons en effet que Dieu, qui a ressuscité le Seigneur Jésus, nous ressuscitera aussi avec Jésus, et nous fera paraître, avec vous, en sa présence. » (2 Corinthiens 4.14 )

Pour nous aujourd’hui également, nous devons mettre toute notre foi en Dieu et croire en Jésus. Toujours garder espoir, en nous, que Jésus va revenir pour nous prendre avec lui. Et même si nous ne le voyons pas de notre vivant cet espoir demeurera inchangé même dans la mort parce que nous avons les promesses que Jésus nous ressuscitera comme ce fut le cas pour lui et qu’il « transformera notre corps misérable pour le rendre conforme à son corps glorieux par la puissance qui lui permet aussi de tout soumettre à son autorité. » (Philippiens 3.21) Avec de telles promesses, pourquoi douter encore du Seigneur Jésus ? C’est là que la foi s’exerce.

Continuons, si vous le voulez bien. Dans ce passage, Jésus leur explique qu’il part pour leur préparer « une place dans la maison de son Père ». (Jean 14.2) C’est une métaphore pour décrire la demeure céleste qui est la nouvelle Jérusalem céleste.

Ainsi, Jean 14.3 est la promesse que, même si Jésus part pour un temps, il reviendra pour prendre ses disciples avec lui afin qu’ils soient toujours avec lui. Elle est aussi pour tous les disciples à travers les âges. 

Cette promesse est généralement comprise comme une référence à son retour à la fin des temps, sa seconde venue ou, plus largement, à l’idée que les croyants rejoindront Jésus dans la vie éternelle. Parce que c’est au retour de Jésus que les morts ressusciteront et que les vivants vont être changés en « un instant en un clin d’œil » (1 Corinthiens 15.52) pour le rejoindre dans les cieux comme l’apôtre Paul nous décrit si bien ce moment glorieux pour les disciples du Seigneur Jésus disant: « En effet, au signal donné, sitôt que la voix de l’archange et le son de la trompette divine retentiront, le Seigneur lui-même descendra du ciel, et ceux qui sont morts unis à Christ ressusciteront en premier lieu. Ensuite, nous qui serons restés en vie à ce moment-là, nous serons enlevés ensemble avec eux, dans les nuées, pour rencontrer le Seigneur dans les airs. Ainsi nous serons pour toujours avec le Seigneur. » (1 Thessaloniciens 4.16-17) Puis, il ajoute au verset suivant : « Encouragez-vous donc mutuellement par ces paroles. » (1 Thessaloniciens 4.18)

Pour conclure, le thème central de ce passage est l’union continue entre Jésus et ses disciples, même après son départ. Il leur promet le Saint-Esprit comme consolateur (Jean 14.16-17) et assure que, même s’il n’est plus physiquement présent, il ne les laissera pas orphelins (Jean 14.18). Il souligne également que leur relation avec lui transcende le temps et l’espace, culminant dans la vie éternelle avec lui.

Ce passage de Jean 14.3 est souvent interprété comme une promesse d’espérance pour les chrétiens aujourd’hui, soulignant que la séparation physique d’avec Jésus n’est que temporaire et que leur destin final est d’être avec lui pour l’éternité et même s’il devait mourir avant son retour cette promesse s’accomplirait. 

Ce verset reflète pareillement l’assurance du salut et la réalité de la vie éternelle pour ceux qui croient en Jésus. C’est pourquoi Jean 14.3 se trouve dans un contexte de réconfort et d’encouragement où Jésus promet qu’il reviendra pour emmener ses disciples avec lui dans la présence de Dieu, assurant ainsi une relation éternelle avec lui.