Résumé des points de la fausse doctrine de l’hypergrâce

La doctrine de l’hypergrâce, bien qu’attirante par son insistance sur l’amour et le pardon de Dieu, déforme profondément le message biblique. En exagérant certains aspects de la grâce, elle minimise des vérités essentielles comme la repentance, la sanctification et la justice divine. Ce texte examine les principales erreurs de cette fausse doctrine en les confrontant aux Écritures, afin d’aider les croyants à discerner la vérité et à vivre une vie qui honore Dieu.

1. La minimisation du péché

  • Ce qu’ils enseignent : Une fois sauvé, le chrétien n’a plus besoin de confesser ses péchés ou de demander pardon, car tous ses péchés passés, présents et futurs sont déjà pardonnés.
  • Conséquence : Cela conduit à une attitude de négligence envers la sainteté et une tolérance du péché.
  • Réfutation biblique : La Parole de Dieu enseigne que nous devons confesser nos péchés pour recevoir le pardon et la purification.

1 Jean 1.9 Si nous reconnaissons nos péchés, Dieu est fidèle et juste et, par conséquent, il nous pardonnera nos péchés et nous purifiera de tout le mal que nous avons commis. 

2. Rejet de la repentance continue

  • Ce qu’ils enseignent : La repentance n’est nécessaire qu’au moment de la conversion et non tout au long de la vie chrétienne.
  • Conséquence : Cela encourage une vie spirituelle stagnante et une absence de sanctification.
  • Réfutation biblique : Jésus lui-même appelle les croyants à se repentir constamment 

Apocalypse 3.19  Moi, ceux que j’aime, je les reprends et je les corrige. Fais donc preuve de zèle, et change ! (Repens-toi)

3. Rejet de la loi et des commandements

  • Ce qu’ils enseignent : La grâce rend la loi (y compris les enseignements moraux) obsolète.
  • Conséquence : Cela conduit à l’antinomisme, une idéologie où il n’y a plus de règles morales à suivre.
  • Réfutation biblique : Jésus dit qu’il n’est pas venu abolir la loi, mais l’accomplir

Matthieu 5.17 Ne vous imaginez pas que je sois venu pour abolir ce qui est écrit dans la Loi ou les prophètes ; je ne suis pas venu pour abolir, mais pour accomplir. 

4. Une vision déformée de l’amour de Dieu

  • Ce qu’ils enseignent : L’amour de Dieu est inconditionnel au point qu’il n’existe ni jugement ni correction pour le croyant.
  • Conséquence : Cela nie la justice et la sainteté de Dieu, en réduisant l’Évangile à un message centré sur l’homme plutôt que sur Dieu.
  • Réfutation biblique : Les Écritures nous apprennent que Dieu discipline ceux qu’il aime.

Hébreux 12.6 Car le Seigneur corrige celui qu’il aime : il châtie tous ceux qu’il reconnaît pour ses fils. 

5. La sécurité éternelle mal interprétée

  • Ce qu’ils enseignent : Une fois sauvé, on ne peut jamais perdre son salut, peu importe la manière dont on vit.
  • Conséquence : Cela produit une fausse assurance et une vie sans fruits spirituels.
  • Réfutation biblique : La Bible avertit que persister volontairement dans le péché après avoir reçu la connaissance de la vérité entraîne un jugement.

Hébreux 10.26-27 En effet, si, après avoir reçu la connaissance de la vérité, nous vivons délibérément dans le péché, il ne reste plus pour nous de sacrifice pour les péchés. La seule perspective est alors l’attente terrifiante du jugement et du feu ardent qui embrasera ceux qui se révoltent contre Dieu. 

6. Une compréhension partielle de la grâce

  • Ce qu’ils enseignent : La grâce est simplement un pardon des péchés et non une puissance transformatrice qui nous permet de vivre dans la sainteté.
  • Conséquence : Cela empêche les croyants de grandir dans la maturité spirituelle.
  • Réfutation biblique : Le Nouveau Testament enseigne que la grâce nous instruit à renoncer à l’impiété et à vivre dans la justice.

Tite 2.11-12 En effet, la grâce de Dieu s’est révélée comme une source de salut pour tous les hommes. Elle nous éduque et nous amène à nous détourner de tout mépris de Dieu et à rejeter les passions des gens de ce monde. Ainsi nous pourrons mener, dans le temps présent, une vie équilibrée, juste et empreinte de piété, en attendant que se réalise notre bienheureuse espérance : la révélation de la gloire de Jésus-Christ, notre grand Dieu et Sauveur. 

7. Rejet de la crainte de Dieu

  • Ce qu’ils enseignent : La crainte de Dieu est une notion dépassée, incompatible avec l’amour parfait de Dieu.
  • Conséquence : Cela mène à une perte de respect et d’adoration véritable envers Dieu.
  • Réfutation biblique : L’Ancien Testament nous apprend que la crainte de l’Éternel est le commencement de la sagesse 

Proverbes 9.10 La sagesse commence par la crainte de l’Éternel, 

L’hypergrâce n’est pas une grâce authentique telle que décrite dans la Bible. Elle réduit la grâce de Dieu à un permis de pécher et elle empêche les croyants de grandir dans la sanctification et l’obéissance. 

Jude 4 BFC En effet, certains hommes malfaisants se sont introduits discrètement parmi vous ; ils déforment le sens de la grâce de notre Dieu pour justifier leur vie immorale, et ils rejettent ainsi Jésus-Christ, notre seul Maître et Seigneur. Il y a longtemps que les Écritures ont annoncé la condamnation qui pèse sur eux.

Une compréhension équilibrée de la grâce reconnaît qu’elle est imméritée, mais qu’elle nous appelle également à vivre une vie transformée par la puissance de Dieu.

Romains 6.1-2 Que faut-il en conclure ? Devons-nous continuer à vivre dans le péché pour que la grâce de Dieu soit plus abondante ? Certainement pas ! Nous sommes morts au péché : comment pourrions-nous vivre encore dans le péché ?

En résumé, les points de l’hypergrâce sont :

1. La minimisation du péché
2. Rejet de la repentance continu
3. Rejet de la loi et des commandements
4. Une vision déformée de l’amour de Dieu
5. La sécurité éternelle mal interprétée
6. Une compréhension partielle de la grâce
7. Rejet de la crainte de Dieu

Conclusion

L’hypergrâce est une déviation dangereuse qui transforme le don précieux de Dieu en une excuse pour négliger la sainteté et l’obéissance. Elle éclipse l’équilibre biblique entre la grâce imméritée et l’appel à une vie transformée par la puissance de Dieu. En revenant à la Parole de Dieu, nous comprenons que la véritable grâce ne justifie pas le péché, mais nous libère pour vivre dans la justice et la crainte de l’Éternel. Restons vigilants, enracinés dans les Écritures, et persévérons dans une foi authentique qui glorifie Christ.

Sommes-nous suffisamment enracinés dans la Parole de Dieu pour discerner le vrai du faux dans les enseignements actuels ?

Pour distinguer le vrai du faux, il nous faut impérativement une connaissance du vrai. C’est ce qu’affirment les experts en contrefaçon. C’est la même chose aujourd’hui avec la Bible. Pour discerner les fausses doctrines, il nous faut connaître la Parole de Dieu. C’est là que plusieurs croyants se laissent prendre. À cause de leur manque de connaissance, ceux qui enseignent les fausses doctrines trouvent un terrain fertile à la propagation de celles-ci.

L’apôtre Paul va dire à Timothée, son collaborateur dans le service, ceci : « Car le temps viendra où les hommes ne voudront plus rien savoir de l’enseignement sain. Au gré de leurs propres désirs, ils se choisiront une foule de maîtres à qui ils ne demanderont que de leur caresser agréablement les oreilles. » (2 Ti 4.3)

Nous sommes maintenant rendus là. Aujourd’hui, bien des soi-disant chrétiens ne veulent plus rien savoir de l’enseignement sain. C’est-à-dire, de l’enseignement véritable de la Parole de Dieu. Cette Parole de Dieu vivante et efficace. (Hé 4.12) Cette Parole « plus tranchante que toute épée à double tranchant ». (Hé 4.12) Ces Écrits qui pénètrent au plus profond de l’âme. Cet enseignement sain qui « juge les dispositions et les pensées du cœur ». (Hé 4.12), Mais, cela, les croyants n’en veulent plus. 

Ils préfèrent se choisir, non pas seulement quelques un, mais une foule de maîtres. Des gens à qui ils vont leur demander de leur dire ce qu’ils veulent entendre. Des gens qui vont leur enseigner des demi-vérités. Des personnes qui vont seulement leur dire des choses agréables en évitant les vérités de la Parole de Dieu qui pourrait les heurter dans leur faible conscience.

Nombre de prédicateurs, aujourd’hui, parfois populaires et d’autres moins, évitent les sujets comme le péché et la repentance, l’enfer, le jugement et la colère de Dieu, la discipline dans l’Église, l’enseignement sur l’argent, le mariage et la sexualité, la soumission et l’autorité, la sainteté également le renoncement et la souffrance. Par contre aujourd’hui, les croyants vont préférer entendre parler de choses qui leur font plaisir.

L’un des sujets populaires est la prospérité matérielle qui est l’idée que de suivre Christ garantit richesse, succès et bonheur matériel. Des promesses exagérées de bénédictions financières pour les donateurs et des messages centrés sur « comment devenir riche grâce à Dieu ? » 

Un autre sujet de prédilection est l’amour de Dieu sans la sainteté se veut un enseignement qui met exclusivement l’accent sur l’amour inconditionnel de Dieu sans parler de la nécessité de la repentance ou de la sanctification. Une vision de Dieu comme un Père indulgent qui accepte tout, sans aucune exigence de transformation personnelle.

L’auto-estime de soi et le développement personnel très abordé par plusieurs prédicateurs qui s’apparente plus à des motivateurs. Ces messages sont centrés sur l’idée que « tu es extraordinaire » ou « crois en toi-même ». Des messages motivants sur la réussite, la confiance en soi et l’accomplissement de ses rêves, parfois sans lien réel avec les Écritures. 

Nous retrouvons également un évangile de confort . Ce sont des messages promettant une vie facile et sans souffrances pour ceux qui suivent Christ. L’idée que Dieu résoudra immédiatement tous les problèmes sans nécessité de persévérance ou de foi dans l’épreuve.

L’un des sujets, qui, selon moi, est parmi les plus populaires et solidement ancrés dans la chrétienté est la tolérance à tout prix. C’est d’abord, l’évitement des sujets difficiles comme le péché ou les comportements contraires à la Bible pour ne pas offenser. Puis, une ouverture excessive aux idées culturelles modernes, même si elles contredisent les Écritures. C’est un peu « tout le monde il est fin, tout le monde il est beau. »

Ne manquons pas de considérer également le bonheur ici et maintenant. Ces enseignements sont principalement axés sur le fait que Dieu veut uniquement votre bonheur ici sur terre. Celui-ci minimise l’aspect éternel de la foi chrétienne tels le ciel, les récompenses célestes, etc. 

Un autre enseignement qui caresse les oreilles est celui de l’unité et de l’harmonie sociale. Ici, dans ce domaine, on met l’accent sur des principes pour améliorer les relations humaines sans inclure la dimension spirituelle ou le besoin de réconciliation avec Dieu. Le discours est axé principalement sur l’unité des croyants et des églises sans tenir compte des différences doctrinales.

Que dire encore concernant la grâce bon marché qui prêche une grâce qui ne demande aucun engagement, aucune obéissance ou changement de vie. Cela laisse entendre que tout péché est automatiquement excusé sans réelle repentance. Que Dieu va pardonner inévitablement tout comportement coupable simplement parce qu’il est amour.

Nous retrouvons aussi comme enseignements un Dieu générique. Cela signifie de prêcher un Dieu vague. Un Dieu qui accepte toutes les religions ou philosophies, et qui ne demande pas d’allégeance exclusive à Jésus-Christ. C’est aussi d’éviter de proclamer Jésus comme le seul chemin, la vérité et la vie pour paraître inclusif.

Un autre message qui réconforte est le bien-être émotionnel. Celui-ci propose des messages qui se concentrent sur la guérison émotionnelle ou mentale sans aborder les fondements spirituels de ces luttes. C’est en quelque sorte de réduire le rôle de Dieu à celui d’un thérapeute ou d’un motivateur. 

Les deux dernières font l’unanimité de nos jours dans le monde des chrétiens. Le premier concerne les promesses de réussite. Ils associent la foi à la réalisation de tous ses objectifs personnels et professionnels. Celui-ci lie la bénédiction de Dieu à des résultats visibles de succès dans la vie. Dans le cas contraire, si tu peines à avancer et qu’il n’y a pas de résultats, c’est certainement parce que tu n’as pas la foi.

Finalement, une foi déconnectée du sacrifice. Ces marchands de bonheur prêchent uniquement sur les bénédictions sans jamais mentionner les défis, les persécutions ou les renoncements qu’implique la foi chrétienne. Ils réduisent la croix de Christ à un symbole de gain personnel, sans l’appel à mourir à soi-même.

En conclusion, ces sujets séduisants, bien qu’ils puissent attirer des foules et apporter du réconfort temporaire, affaiblissent la compréhension de l’Évangile. Ils négligent des vérités essentielles, comme le péché, la repentance, la croix, et la sainteté, qui sont indispensables pour une foi authentique et une relation véritable avec Dieu.

Il est donc primordial de revenir au fondement même de la Parole de Dieu. Je sais que cela sera très difficile parce que l’endoctrinement est solidement ancré dans les mœurs chrétiennes maintenant. Qui plus est, cela fait de nombreuses années que c’est prêcher allègrement dans l’Église du Seigneur Jésus. Ainsi, les croyants, sans aucun discernement, ne sont plus en mesure de voir le faux du vrai. 

Si comme moi, vous avez l’impression que quelque chose ne va pas, laissez-moi vous dire que ce n’est pas simplement une impression. C’est un signal que le Saint-Esprit vous envoie pour vous permettre de voir toute la fraude spirituelle qui est maintenant présente dans nos églises. 

Retournez au fondement de la Parole de Dieu, c’est demander au Saint-Esprit de vous donner le discernement pour faire la différence entre le faux et le vrai. Aujourd’hui, beaucoup de faux apparaissent comme du vrai, mais en réalité tout ce faux ne fait que détourner les croyants de la foi véritable basée sur la Parole de Dieu. Ce faux leur donne l’impression qu’ils ont tout le pouvoir nécessaire pour eux-mêmes. 

Tragiquement, ces fausses doctrines sont accompagnées de culpabilité associant inévitablement un manque de foi si le croyant ne réussit pas. Le foxcus est mit sur la personne et jamais sur l’oeuvre de Christ. C’est le culte du moi qui prédomine dans ces enseignements.

En fin de compte, ces fausses doctrines détruisent. C’est là leurs buts et ça fonctionne parfaitement bien.

Le mythe du retour des enfants d’Israël comme signe de la fin des temps

Le titre peut surprendre, mais c’est un fait vérifiable de la Parole de Dieu. L’enseignement populiste de l’enlèvement prétribulationnel nous enseigne qu’à cause du retour de Jésus les enfants d’Israël seront ramenés d’entre les nations des quatre coins de la terre dans leurs pays. Le problème avec cet énoncé c’est que c’est une cette fausse théorie. Ce sont des versets qui ont été sortis de leur contexte. Je vais vous le démontrer simplement en regardant le contexte de quatre versets qui sont utilisés pour appuyer faussement un événement qui n’implique absolument pas Israël à la fin des temps. Vous allez voir que le mensonge est gros, très gros, et que toute cette fausse doctrine induit les enfants de Dieu en erreur en ce qui concerne le retour de Jésus laissant entrevoir des scénarios qui sont peu probable.

Nous allons regarder quatre références, de l’Ancien Testament, que ces enseignants utilisent pour appuyer le fait que les enfants d’Israël seraient ramenés d’entre les nations dans la terre promise juste avant le retour du Seigneur Jésus. Il s’agit d’Ésaïe 11.11-12; Ézéchiel 36.34; 37.20-22 et finalement Sophonie 3.19-20. Regardons chacun de ces passages dans leur contexte pour tenter de voir si ces passages peuvent s’appliquer à un retour des enfants de Dieu dans leur pays à la fin des temps.


Ésaïe 11.11-12

D’abord, regardons ce que nous dit Ésaïe: « 11 En ce jour-là, le Seigneur étendra sa main une seconde fois pour libérer le reste de son peuple qui aura subsisté en Assyrie et en Égypte, à Patros et en Éthiopie, à Elam, en Babylonie, et à Hamath, ainsi que dans les îles et les régions côtières. 12 Il dressera son étendard en direction des peuples étrangers ; quant aux exilés d’Israël, il les rassemblera, et les dispersés de Juda, il les regroupera des quatre coins du monde. » (Ésaïe 11.11-12)

À première vue, ce passage parle bien que le Seigneur va ramener ses enfants des quatre coins de la terre des villes et des régions qui y sont mentionnés. Maintenant, regardons ce que nous dit le contexte pour voir si ce sera à la fin des temps juste avant le retour du Seigneur Jésus. 

Le passage d’Ésaïe 11.11-12 se trouve dans un chapitre qui prophétise la venue d’un règne messianique idéal, souvent interprété comme annonçant la venue de Jésus-Christ après des temps difficiles pour les membres de son peuple. 

Ésaïe 11, pour sa part, commence par une description de la venue d’un « rameau » issu du tronc de Jessé (le père de David), ce qui est compris comme une prophétie concernant un futur roi de la lignée de David, connu sous le nom de Messie. Ce Messie sera rempli de l’Esprit de l’Éternel et incarnera la sagesse, la compréhension, le conseil, la force, la connaissance et la crainte de l’Éternel (Ésaïe 11.2-3). 

Sous son règne, le Messie jugera avec justice les pauvres et les humbles, et rétablira la paix et l’harmonie dans toute la création. Cette section du chapitre 11 évoque une ère de paix où même les animaux sauvages vivront en harmonie avec les humains, symbolisant la restauration complète de l’ordre divin. Cela peut s’apparenter au règne de mille ans.

Dans les versets 11-12, Ésaïe chapitre 11 prophétise que dans ce jour-là, l’Éternel tendra de nouveau la main pour racheter le reste de son peuple. Ce peuple est dispersé dans plusieurs régions du monde : Assyrie, Égypte, Pathros (une région d’Égypte), Kouch (probablement la région correspondant à l’actuel Soudan), Élam (partie de l’Iran moderne), Shinar (ancienne Mésopotamie), Hamath (nord de la Syrie actuelle), et les îles de la mer (qui pourraient désigner diverses régions côtières et insulaires).

Le prophète parle d’un rassemblement des exilés d’Israël et de Juda, montrant que Dieu rétablira son peuple de toutes les nations où ils ont été dispersés. Ce rassemblement est souvent vu comme un acte de restauration et de rédemption, marquant le retour des exilés à leur terre promise sous la direction du Messie.

Ces versets symbolisent l’espoir d’un retour à la terre promise pour le peuple d’Israël, mais ils sont aussi interprétés dans une perspective eschatologique plus large, où le Messie rassemble tous les croyants de toutes les nations pour former un peuple unifié sous le règne de Dieu. Ils soulignent le thème de la restauration divine, où Dieu agit pour racheter et rétablir son peuple, non seulement pour Israël, mais pour tous les croyants. Comme je l’ai mentionné dans un article précédent, Le peuple d’Israël a-t-il un statut particulier dans les événements de la fin des temps comme on nous le laisse croire ? le peuple de Dieu dans l’ère que nous vivons n’est pas Israël, mais l’église qui est constituée d’hommes et de femmes de toutes les nations, incluant les israélites qui ont cru en Jésus et mis leur foi en lui. Le reste des juifs ne sont pas considérés comme étant le peuple de Dieu. J’ai mentionné dans mon dernier article qu’à la fin des temps, il n’y a pas trois groupes de personnes, mais bien deux qui sont les croyants et les non croyants. Les gens du peuple d’Israël actuellement se retrouvent dans l’une ou l’autre de ces catégories.

C’est effectivement ce qui va se passer lorsque Jésus va revenir comme l’apôtre Paul nous décrit la scène en disant: « 15 Car voici ce que nous vous déclarons d’après une parole du Seigneur : nous qui serons restés en vie au moment où le Seigneur viendra, nous ne précéderons pas ceux qui sont morts. 16 En effet, au signal donné, sitôt que la voix de l’archange et le son de la trompette divine retentiront, le Seigneur lui-même descendra du ciel, et ceux qui sont morts unis à Christ ressusciteront en premier lieu. 17 Ensuite, nous qui serons restés en vie à ce moment-là, nous serons enlevés ensemble avec eux, dans les nuées, pour rencontrer le Seigneur dans les airs. Ainsi nous serons pour toujours avec le Seigneur. » (1 Thessaloniciens 4.15-17) C’est de ce moment dont il est question lorsque Christ reviendra. Les morts et les vivants de toutes les nations ayant mis leur foi en Jésus seront rassemblés des quatre coins de la terre avec Christ sur la montagne sainte à Jérusalem.

C’est ce qui fait que ce passage est souvent compris comme une image du rassemblement eschatologique des croyants à la fin des temps, sous la bannière du Christ, le Messie, et non pas comme un rassemblement physique du peuple d’Israël actuel.


Ézéchiel 36.24

Un autre passage est celui d’Ézéchiel 36.24 qui mentionne: « Je vous ferai revenir de chez les autres peuples, je vous rassemblerai de tous les pays étrangers et je vous ramènerai dans votre pays. » (Ézéchiel 36.24) Comme on peut le voir, au premier coup d’œil, ce passage parle bien d’un retour des enfants d’Israël dans leur pays. Maintenant, regardons le contexte pour voir ce qu’il en est exactement. 

Le passage d’Ézéchiel 36.24, que nous venons de lire, se trouve dans un chapitre où Dieu, à travers le prophète Ézéchiel, annonce une promesse de restauration pour le peuple d’Israël. Ce chapitre est une prophétie adressée aux israélites exilés, décrivant leur retour dans leur terre promise, leur purification spirituelle, et la bénédiction de Dieu sur leur nation. Jusqu’ici, ça n’a rien à voir avec le retour du Seigneur Jésus. Ça plutôt tout à voir avec le retour des Juifs de Babylone.

Mentionnons également qu’Ézéchiel 36 fait partie d’une série de prophéties dans lesquelles Dieu promet de restaurer Israël après une période de jugement et d’exil. Le chapitre commence par une adresse aux montagnes d’Israël, symbolisant la terre qui sera un jour repeuplée et restaurée. Dieu condamne les nations environnantes qui ont profité de la chute d’Israël, mais ensuite, il annonce la restauration de la terre et du peuple d’Israël. Dans ce chapitre, Dieu parle de la manière dont il ramènera son peuple de Babylone sur leur terre, purifiant leur cœur, leur donnant un nouvel esprit, et renouvelant leur relation avec lui. Il s’agit d’une promesse de transformation spirituelle et de rétablissement national.

Le verset 24 se situe dans une section où Dieu annonce qu’il va ramener les israélites dispersés parmi les nations à leur propre terre. Ce retour est décrit comme une action de Dieu en faveur de son peuple, motivée par son nom et sa sainteté, et non par les mérites d’Israël. Dieu veut démontrer sa puissance et sa fidélité en accomplissant cette promesse.

En réalité, ce verset est une promesse de Dieu concernant la fin de l’exil du peuple d’Israël et leur retour dans la terre promise. Cet exil prit fin en 538 av. J.-C. Cela représente non seulement un retour physique, mais aussi un retour à une relation correcte avec Dieu, qui est développée dans les versets suivants où Dieu promet de les purifier, de leur donner un cœur nouveau, et de mettre en eux son Esprit. Comme nous pouvons le constater, le contexte n’a rien à voir avec le retour de Jésus, mais plutôt avec le retour de l’exil. C’est de la manipulation d’utiliser ce passage pour lui faire dire ce qu’il ne dit pas.


Ézéchiel 37.20-22

Maintenant, regardons un autre passage du prophète Ézéchiel qui est aussi utiliser en lien avec le retour du Seigneur Jésus mentionnant: « 20 Tu garderas en main, bien visible pour eux, les morceaux de bois sur lesquels tu auras fait ces inscriptions, 21 et tu leur diras : « Voici ce que déclare le Seigneur, l’Éternel : Je vais prendre les israélites du milieu des peuples chez lesquels ils sont allés, je les rassemblerai de tous les pays alentour, je les ramènerai dans leur pays, 22 et je ferai d’eux une seule nation dans le pays, sur les montagnes d’Israël. Un roi unique régnera sur eux tous, ils ne formeront plus deux nations et ne seront plus divisés en deux royaumes. » (Ézéchiel 37.20-22)

Ce passage parle bien d’un retour du peuple d’Israël dans son pays. Regardons le contexte pour tenter de voir de quoi il en ressort exactement et si c’est honnête de s’en servir pour appuyer un retour du peuple d’Israël en terre sainte lors du retour de Jésus. 

Nous pouvons constater que le passage d’Ézéchiel 37.20-22 fait partie de la célèbre vision des deux bâtons du prophète, qui symbolise la réunification et la restauration du peuple d’Israël. Cette vision se situe dans un contexte de promesses de restauration nationale pour Israël, un thème récurrent dans les chapitres 36 et 37 du livre d’Ézéchiel.

Le chapitre 37 est divisé en deux parties principales. La première parle de la vision de la vallée des ossements desséchés (Ézéchiel 37.1-14). Cette vision symbolise la résurrection nationale d’Israël, qui, bien que dispersé et spirituellement mort en exil, sera ramené à la vie par l’action puissante de Dieu. La seconde partie est la prophétie des deux bâtons (Ézéchiel 37.15-28). Dans cette deuxième partie, Dieu ordonne à Ézéchiel de prendre deux bâtons et d’écrire sur l’un « Pour Juda et les enfants d’Israël qui lui sont associés » et sur l’autre « Pour Joseph, bâton d’Éphraïm, et toute la maison d’Israël qui lui est associée ». Ensuite, Ézéchiel doit réunir les deux bâtons en un seul, symbolisant la réunification des royaumes divisés d’Israël, le royaume du Nord, appelé aussi Israël ou Éphraïm, et le royaume du Sud, appelé Juda. Jusqu’a maintenant, nous pouvons voir qu’il ne s’agit en rien d’un rassemblement d’Israël lors du retour du Seigneur Jésus. Toutefois, continuons pour être bien certain.

Les versets 20-22 que j’ai mentionnés et principalement le verset 21 qui est utilisé pour appuyer leur fausse doctrine se situe précisément dans la prophétie des deux bâtons. Donc dans un contexte de réunification d’Israël après l’exil et pas avant le retour du Seigneur Jésus. Les deux bâtons représentent les deux royaumes d’Israël : le royaume du Nord (Israël/Éphraïm) et le royaume du Sud (Juda). La division des deux royaumes avait eu lieu après la mort de Salomon, et les deux avaient ensuite suivi des chemins séparés avant d’être finalement conquis et dispersés par les Assyriens (Israël) et les Babyloniens (Juda).

Cependant, Dieu promet de réunir ces deux royaumes en un seul, mettant ainsi fin à la division qui existait depuis des siècles. Ce nouveau royaume unifié sera sous la gouvernance d’un seul roi, ce qui est interprété par de nombreux commentateurs comme une prophétie messianique, indiquant la venue d’un roi descendant de David, souvent identifié comme le messie Jésus.

Le passage souligne principalement le retour du peuple d’Israël de son exil, dispersé parmi les nations. Dieu promet de les ramener dans leur propre terre, un thème qui fait écho aux prophéties de restauration que l’on retrouve ailleurs dans Ézéchiel notamment dans les chapitres 36 et 37.

Ce passage est souvent interprété comme un symbole de l’unité spirituelle et nationale du peuple de Dieu, qui, après avoir été dispersé et divisé, sera réuni sous un seul souverain messianique. Dans une perspective chrétienne, ce roi est identifié comme Jésus-Christ, qui unifie tous les croyants, juifs et non-juifs, en un seul peuple de Dieu comme le mentionne l’apôtre Paul: « Il n’y a plus ni Juifs ni non-Juifs, il n’y a plus ni esclave ni homme libre, il n’y a ni homme ni femme. Unis à Jésus-Christ, vous êtes tous un. » (Galates 3.28)

En résumé, Ézéchiel 37.20-22 se situe dans un contexte de promesse de restauration et de réunification d’Israël, symbolisant l’espoir d’unité nationale et spirituelle sous la direction divine après des années d’exil.


Sophonie 3.19-20

Finalement, regardons un dernier passage utilisé pour appuyer ce faux enseignement. Le prophète Sophonie nous dit: « 19 En ce temps-là, j’interviendrai contre tous ceux qui t’auront opprimée, je sauverai les brebis éclopées, et je rassemblerai celles qu’on a chassées, et je rendrai mon peuple glorieux et renommé partout dans tout pays où vous aurez connu la honte. 20 En ce temps-là, je vous ramènerai, oui, quand je vous rassemblerai, je vous rendrai renommés et glorieux chez tous les peuples de la terre. Je le ferai quand, sous vos yeux, moi, je changerai votre sort, l’Éternel le déclare. » (Sophonie 3.19-20)

Ce passage parle effectivement d’un retour des enfants d’Israël en terre promise. Il est accompagné de promesses pour ceux-ci. Mentionnons d’abord que Sophonie exerça son ministère prophétique durant le règne du roi Josias de Juda (640 à 609 av. J.-C.) Le peuple d’Israël n’avait pas encore été déporté à ce moment-là, mais Dieu parlait à travers son prophète pour dire à son peuple que bien qu’il soit déporté, Dieu allait les ramener et prendre soin d’eux. C’était en quelque sorte un encouragement à ceux qui comme Sophonie, Jérémie et assurément bien d’autres croyaient en la rédemption de Dieu. Maintenant, regardons le contexte afin de voir si ce passage est toutefois bien utilisé en regard du retour du Seigneur Jésus. 

Sophonie 3.19-20 se trouve dans la dernière section du livre de Sophonie, qui est un livre prophétique composé de seulement trois chapitres. Le contexte de ces versets est un message de réconfort et de restauration pour le peuple de Dieu après une période de jugement sévère.

Le livre de Sophonie commence par des annonces de jugement contre Juda, Jérusalem et les nations environnantes. Sophonie prophétise la venue du « Jour de l’Éternel », un jour de grande colère où Dieu punira sévèrement les péchés de son peuple et des nations. Le thème principal du livre est donc le jugement, mais aussi l’espoir de restauration.

Le chapitre 3 de Sophonie peut être divisé en trois parties. La première partie, les versets 1-7 annoncent la condamnation et le jugement de Jérusalem. Celle-ci est décrite comme une ville rebelle, corrompue et désobéissante. Malgré les avertissements de Dieu, le peuple n’a malheureusement pas changé de comportement. La seconde division est composée des versets 8-13 qui annoncent du jugement universel et de la purification des nations. Dieu annonce qu’il rassemblera les nations pour les juger, mais il parle aussi d’un reste purifié qui invoquera son nom. Finalement, la troisième partie comprenant les versets 14-20 est la promesse de rétablissement et de joie. Cette section, qui inclut les versets 19-20, est un message d’espoir et de consolation. Elle annonce la restauration de Jérusalem et la joie future du peuple de Dieu.

Ces versets concluent le livre avec une note d’espoir et de rédemption. Dieu promet d’intervenir en faveur de son peuple, de punir leurs oppresseurs, de guérir les boiteux, de rassembler ceux qui ont été dispersés, et de les transformer en un peuple glorifié. C’est un contraste saisissant avec les précédents jugements annoncés, montrant que la miséricorde de Dieu triomphera finalement de la colère.

Dieu promet également de rassembler les exilés et de restaurer leur dignité et leur position parmi les nations. Le thème du retour des captifs et du rétablissement est un thème récurrent dans les prophéties de l’Ancien Testament, symbolisant non seulement un retour physique en terre d’Israël, mais aussi une restauration spirituelle et nationale.

Finalement, ce passage indique que le peuple de Dieu, autrefois méprisé et dispersé, deviendra un sujet de louange et de gloire dans le monde entier. Cela peut être compris comme une promesse de l’accomplissement ultime des plans de Dieu pour son peuple, où ils seront reconnus et honorés pour leur relation avec l’Éternel.

Toutefois, pour les lecteurs juifs de l’époque, ces versets étaient une promesse de la fin de l’exil et de la restauration nationale sous la bénédiction de Dieu. Pour les chrétiens, ces versets sont souvent vus comme une anticipation de la rédemption ultime qui se réalise en Christ, où tous les croyants, juifs et gentils, sont réunis en un seul peuple de Dieu, trouvant ainsi leur pleine rédemption et gloire en Lui.

En résumé, Sophonie 3.19-20 se trouve dans un contexte de promesse de rétablissement et de rédemption pour le peuple de Dieu, marquant la transition de la colère divine à la restauration et la gloire future de ceux qui lui sont fidèles. Ce passage fut un puissant encouragement et une source de réconfort pour le peuple dispersé sachant qu’un jour Dieu restaurerait son peuple. De la même manière, les différentes promesses du retour de Jésus sont un puissant encouragement pour les croyants aujourd’hui, mais le seront sûrement plus pour les croyants qui souffriront pendant la période des tribulations.


Conclusion

Pour conclure, en examinant attentivement les passages bibliques souvent utilisés pour soutenir la doctrine de l’enlèvement prétribulationnel, il devient évident que ces versets, lorsqu’ils sont replacés dans leur contexte, ne soutiennent pas cette interprétation. Les prophéties d’Ésaïe, d’Ézéchiel et de Sophonie, bien que puissantes et porteuses d’espoir pour le peuple de Dieu, se rapportent principalement à la restauration d’Israël après l’exil et au règne messianique à venir. Elles n’ont pas pour but de décrire un enlèvement physique du peuple d’Israël actuel avant la période des tribulations.

Le rassemblement mentionné dans ces passages est souvent symbolique, représentant l’unification du peuple de Dieu sous la gouvernance du Messie, qui est Jésus-Christ. En déformant ces Écritures pour appuyer une théologie non conforme à leur sens original, on risque d’induire en erreur les croyants sur la nature du retour de Jésus et les événements de la fin des temps.

Ainsi, plutôt que de suivre des enseignements basés sur des interprétations erronées, il est essentiel pour les chrétiens de revenir à une lecture contextuelle et fidèle des Écritures, afin de comprendre correctement les promesses divines concernant le retour de Christ et le rassemblement final de son peuple.