Série : Un seul peuple en Jésus-Christ – Article 13 – Les prophètes annonçaient déjà le rassemblement des nations dans le peuple de Dieu

L’entrée des nations dans le peuple de Dieu n’est pas une réaction tardive au rejet de Jésus par Israël, mais une promesse annoncée depuis Abraham. Les prophètes, comme Ésaïe et Amos, ont prédit que les nations seraient intégrées au salut par Christ, réalisant ainsi le plan divin d’unification au sein de l’Église.

Une erreur fréquente consiste à croire que l’entrée des nations dans le peuple de Dieu serait une idée apparue seulement après le rejet de Jésus par une partie d’Israël. Selon cette lecture, Dieu aurait d’abord voulu accomplir son plan avec Israël national, puis, devant l’incrédulité d’une partie du peuple, il aurait ouvert une parenthèse appelée l’Église pour inclure les non-Juifs.

Mais cette manière de voir ne correspond pas au témoignage des Écritures. Depuis Abraham, Dieu avait annoncé que toutes les familles de la terre seraient bénies en lui (Genèse 12.3). Les prophètes ont ensuite annoncé que les nations viendraient à la lumière de Dieu, qu’elles invoqueraient son nom, qu’elles seraient intégrées à son peuple et qu’elles participeraient au salut promis.

L’entrée des nations n’est donc pas un accident. Elle n’est pas une surprise dans le plan de Dieu. Elle n’est pas une solution de secours. Elle fait partie de la promesse depuis le commencement.

Jésus-Christ est venu accomplir cette promesse. Par sa mort et sa résurrection, il a ouvert l’accès au Père pour les Juifs et les non-Juifs par le même Esprit (Éphésiens 2.18). En lui, les nations ne sont plus étrangères aux alliances de la promesse, mais elles deviennent concitoyennes des membres du peuple saint et membres de la famille de Dieu (Éphésiens 2.19).

Affirmer cela n’est pas de l’antisémitisme. C’est reconnaître que Dieu accomplit en Jésus-Christ ce qu’il avait annoncé depuis longtemps par les prophètes : le rassemblement des nations dans un seul peuple racheté.

1. La promesse faite à Abraham portait déjà une bénédiction pour toutes les nations

Avant même la Loi, avant même le temple, avant même la royauté de David, Dieu avait donné à Abraham une promesse qui dépassait son propre foyer et sa propre descendance naturelle. Dieu lui dit : « Toutes les familles de la terre seront bénies à travers toi » (Genèse 12.3). Cette parole est fondamentale. L’élection d’Abraham n’avait pas pour but d’enfermer la bénédiction dans un seul peuple, mais de préparer le moyen par lequel cette bénédiction atteindrait tous les peuples de la terre.

Paul interprète cette promesse à la lumière de l’Évangile : « En fait, l’Ecriture prévoyait que Dieu déclarerait les non-Juifs justes s’ils avaient la foi. C’est pourquoi elle a annoncé par avance cette bonne nouvelle à Abraham : Tu seras une source de bénédictions pour tous les peuples » (Galates 3.8). Dans ce passage, Paul dit que l’Écriture avait annoncé d’avance l’Évangile à Abraham. Cela signifie que la justification des non-Juifs par la foi n’est pas une invention tardive. Elle était déjà comprise dans la promesse. Dieu savait dès le commencement qu’il bénirait les nations par la descendance d’Abraham. Et cette descendance, Paul l’identifie clairement : « Or, c’est à Abraham et à sa descendance que Dieu a fait ses promesses. Il n’est pas dit : « et à ses descendances », comme s’il s’agissait de plusieurs lignées. A ta descendance ne désigne qu’une seule descendance, et c’est Christ » (Galates 3.16).

La bénédiction des nations passe donc par Jésus-Christ. Les nations sont bénies non en dehors d’Israël, non contre Israël, mais par le Messie d’Israël, celui en qui la promesse faite à Abraham trouve son accomplissement.

2. Ésaïe annonçait que le Serviteur serait lumière des nations

Le prophète Ésaïe annonce une mission qui dépasse les frontières d’Israël. Dieu dit à son Serviteur : « Tu ne seras pas seulement mon serviteur pour rétablir les tribus de Jacob et ramener ceux que j’ai préservés du peuple d’Israël. Car je t’établirai pour être la lumière des autres peuples afin que mon salut parvienne aux extrémités de la terre » (Ésaïe 49.6). Cette parole est d’une grande importance. Le Serviteur de l’Éternel n’est pas envoyé seulement pour relever Israël. Il est aussi établi comme lumière des nations. Le salut de Dieu doit parvenir jusqu’aux extrémités de la terre.

Le Nouveau Testament applique cette perspective à la mission en Christ. Paul et Barnabas citent ce passage lorsqu’ils annoncent l’Évangile aux non-Juifs : « Car le Seigneur a bien défini notre mission lorsqu’il a dit : Je t’ai établi pour que tu sois la lumière des autres peuples, et pour que tu portes le salut jusqu’aux extrémités de la terre » (Actes 13.47). Les apôtres ne voyaient donc pas l’entrée des nations comme une rupture avec les prophètes. Ils y voyaient l’accomplissement de ce que Dieu avait annoncé.

Jésus est la lumière des nations. L’Évangile doit aller jusqu’aux extrémités de la terre. Le salut promis à Israël s’ouvre aux peuples, non parce que Dieu a changé de plan, mais parce que son plan a toujours été plus vaste que les frontières d’un seul peuple.

Voilà pourquoi l’Église ne doit jamais avoir honte d’annoncer un salut pour toutes les nations. Elle accomplit la mission prophétique centrée sur Christ.

3. Ésaïe annonçait aussi une maison de prière pour tous les peuples

Dans Ésaïe 56, Dieu annonce que des étrangers s’attacheront à lui, le serviront, l’aimeront et seront accueillis dans son alliance. Le prophète déclare : « Et les étrangers qui s’attacheront à l’Eternel pour le servir, et pour l’aimer et pour être ses serviteurs, qui respecteront le sabbat et ne le profaneront pas, et qui s’attacheront à mon alliance, je les ferai venir à ma montagne sainte et je les réjouirai au Temple où l’on me prie, et j’agréerai leurs holocaustes et autres sacrifices offerts sur mon autel. Car on appellera mon temple : « La Maison de prière pour tous les peuples » (Ésaïe 56.6-7). Cette parole annonce clairement que les nations ne sont pas destinées à rester éternellement à distance. Dieu promet d’accueillir des étrangers attachés à lui. Il annonce une maison de prière pour tous les peuples.

Lorsque Jésus purifie le temple, il cite ce passage : « N’est-il pas écrit : On appellera ma maison une maison de prière pour tous les peuples ? » (Marc 11.17) Jésus rappelle ainsi que la vocation du temple ne devait pas être enfermée dans une vision étroite. La présence de Dieu devait devenir le lieu d’un appel universel. Or, en Jésus, cette réalité trouve son accomplissement. Le vrai temple, c’est lui (Jean 2.19-21). Et ceux qui sont unis à lui deviennent une maison spirituelle où Dieu habite par son Esprit (Éphésiens 2.21-22 ; 1 Pierre 2.5).

Ainsi, la maison de prière pour tous les peuples s’accomplit en Christ et dans le peuple qu’il rassemble parmi toutes les nations.

4. Amos annonçait que les nations porteraient le nom de l’Éternel

Lors du concile de Jérusalem, les apôtres ont dû répondre à une question capitale : les non-Juifs qui croient en Jésus doivent-ils porter le joug de la Loi de Moïse pour être pleinement intégrés au peuple de Dieu ? La réponse apostolique fut claire : non. Les nations sont accueillies par la grâce de Dieu, par la foi en Jésus-Christ, sans être placées sous l’obligation de devenir juives selon les marqueurs de l’ancienne alliance (Actes 15.7-11).

Jacques explique alors que l’accueil des non-Juifs correspond à ce que les prophètes avaient annoncé. Il cite Amos : « Après cela, dit le Seigneur, je reviendrai, et je rebâtirai la hutte de David qui est tombée en ruine, et j’en relèverai les ruines, je la redresserai. Alors, le reste des hommes se tournera vers le Seigneur, des gens de tous les autres peuples appelés de mon nom comme ma possession. » (Actes 15.16-17 ; Amos 9.11-12). Ce passage est extrêmement important. Jacques ne dit pas que l’entrée des nations est une parenthèse imprévue. Il dit qu’elle correspond à la parole des prophètes. Le relèvement de la tente de David s’accomplit dans l’œuvre messianique de Jésus, le Fils de David, et les nations qui portent le nom du Seigneur entrent dans cette bénédiction.

Cela signifie que l’Église composée de Juifs et de non-Juifs croyants n’est pas une anomalie dans le plan de Dieu. Elle est l’accomplissement prophétique du rassemblement annoncé. Les nations ne sont pas des invités temporaires. Elles portent le nom du Seigneur. Elles appartiennent au peuple que Dieu rassemble en Christ.

5. Zacharie annonçait que des nations s’attacheraient à l’Éternel

Le prophète Zacharie annonce aussi l’intégration des nations dans le peuple de Dieu. Dieu déclare : « En ce jour-là, beaucoup de gens des peuples non israélites s’attacheront à l’Eternel et deviendront mon peuple » (Zacharie 2.15). Cette parole est frappante. Dieu ne dit pas seulement que les nations seront témoins de son action. Il dit qu’elles s’attacheront à lui et deviendront son peuple.

À la lumière du Nouveau Testament, cette promesse trouve son accomplissement en Jésus-Christ. Par l’Évangile, des hommes et des femmes de toutes les nations sont appelés à se détourner des idoles pour servir le Dieu vivant et vrai (1 Thessaloniciens 1.9). Ils sont intégrés au peuple de Dieu par la foi, non par la chair. Pierre écrira aux croyants : « Car vous qui autrefois n’étiez pas son peuple, vous êtes maintenant le peuple de Dieu » (1 Pierre 2.10).

Ainsi, ce que Zacharie annonçait commence à s’accomplir dans la mission de l’Église. Les nations deviennent le peuple de Dieu, non parce qu’elles remplacent Israël dans un sens charnel, mais parce qu’elles sont unies au Messie d’Israël et rachetées par son sang.

Cette vérité donne une grande dignité à l’Église. Elle montre que l’Église est le lieu où Dieu accomplit son projet d’unir les nations à lui par Christ.

6. Jésus a confirmé que l’Évangile devait être annoncé à toutes les nations

Après sa résurrection, Jésus ne limite pas la mission de ses disciples à un seul peuple. Il ouvre la mission à toutes les nations : « allez donc dans le monde entier, faites des disciples parmi tous les peuples » (Matthieu 28.19). Il dit aussi : « Mais le Saint-Esprit descendra sur vous : vous recevrez sa puissance et vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée et la Samarie, et jusqu’au bout du monde » (Actes 1.8). Ce mouvement est important. L’Évangile part de Jérusalem, mais il ne reste pas à Jérusalem. Il va en Judée, en Samarie, puis jusqu’aux extrémités de la terre. Cela correspond exactement aux prophéties qui annonçaient que les nations viendraient à la lumière du salut.

Jésus ne fonde donc pas une mission qui contredit l’Ancien Testament. Il accomplit la trajectoire prophétique. Le Dieu d’Israël devient connu parmi toutes les nations par le Messie d’Israël : Jésus.

L’Église est l’instrument de cette mission. Elle est envoyée pour annoncer le même Évangile aux Juifs et aux non-Juifs. Elle ne doit pas faire acception de personnes, car tous ont besoin du même Sauveur et tous sont appelés à la même repentance et à la même foi (Luc 24.46-47 ; Romains 10.12-13).

7. Le rassemblement des nations ne détruit pas Israël, il accomplit la promesse

Il est important de répondre à une objection fréquente. Certains pensent que dire que les nations sont intégrées au peuple de Dieu reviendrait à effacer Israël. Mais ce n’est pas ce que dit le Nouveau Testament.

Les nations ne sont pas rassemblées contre Israël. Elles sont rassemblées par le Messie d’Israël : Jésus. Elles ne reçoivent pas un autre salut. Elles reçoivent la bénédiction promise à Abraham. Elles ne deviennent pas le peuple de Dieu par orgueil ou par supériorité. Elles sont greffées par grâce (Romains 11.17-20).

Paul dit clairement aux croyants des nations de ne pas se glorifier contre les rameaux naturels. Il les appelle à la crainte et à l’humilité (Romains 11.18-20). Cela signifie que l’entrée des nations ne doit jamais nourrir l’antisémitisme. Elle doit produire l’adoration, la reconnaissance et l’humilité.

Cependant cette humilité ne signifie pas que nous devons nier l’accomplissement. Les nations entrent réellement dans le peuple de Dieu. Elles deviennent réellement héritières. Elles participent réellement à la même promesse en Christ. Paul l’affirme : « Et ce secret c’est que, par leur union avec Jésus-Christ, les non-Juifs reçoivent le même héritage que nous, les Juifs, ils font partie du même corps et ont part à la même promesse, par le moyen de l’Evangile » (Éphésiens 3.6).

Voilà l’équilibre biblique : aucune arrogance envers Israël, mais pleine reconnaissance de l’intégration des nations en Christ.

8. Le point de vigilance actuel

Dans le contexte actuel, il est possible que certains discours présentent l’insistance sur l’unité du peuple de Dieu comme une forme d’effacement d’Israël. Mais il faut répondre avec précision : ce n’est pas l’Église qui a inventé l’entrée des nations. Ce sont les prophètes qui l’ont annoncée de la part de Dieu, Jésus qui l’a accomplie, et les apôtres qui l’ont proclamée.

Lorsque nous disons que les nations sont intégrées au peuple de Dieu en Christ, nous ne parlons pas contre les Juifs. Nous parlons conformément aux Écritures.

Le danger est qu’une lutte légitime contre l’antisémitisme soit parfois accompagnée d’une pression doctrinale qui pousse les pasteurs à minimiser la place des nations dans les promesses ou à présenter l’Église comme secondaire. Mais cela contredit Éphésiens 3.6, Actes 15 et Galates 3.

Les pasteurs doivent donc rester fermes. Ils doivent rejeter toute haine envers les Juifs, mais ils ne doivent pas accepter que l’on rende suspecte la vérité prophétique selon laquelle Dieu rassemble les nations en Christ.

L’Église n’a pas le droit de taire ce que les prophètes ont annoncé. Elle n’a pas le droit de diminuer ce que Jésus a accompli. Elle n’a pas le droit de cacher ce que les apôtres ont enseigné.

Les nations qui croient en Jésus ne sont pas des croyants de second rang. Elles sont membres du même corps, héritières de la même promesse, réconciliées avec les croyants d’origine juive par la même croix.

9. L’unité du peuple de Dieu est une œuvre prophétique et messianique

Le rassemblement des nations n’est pas simplement une stratégie missionnaire. C’est une œuvre prophétique. C’est l’accomplissement du dessein de Dieu.

Lorsque des non-Juifs se tournent vers Jésus, ils ne font pas simplement rejoindre une religion occidentale. Ils entrent dans l’accomplissement des promesses bibliques. Ils viennent au Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob par le Messie promis. Ils reçoivent l’Esprit. Ils deviennent héritiers. Ils sont intégrés à la famille de Dieu.

C’est pourquoi l’Église doit voir sa mission avec émerveillement. Chaque conversion parmi les nations est un témoignage que Dieu accomplit sa promesse faite à Abraham. Chaque peuple atteint par l’Évangile montre que Jésus est la lumière des nations. Chaque assemblée locale où des croyants de différentes origines confessent le même Seigneur manifeste la sagesse de Dieu.

Ce n’est pas une parenthèse. C’est le plan éternel de Dieu en action.

10. Ce que l’Église doit proclamer

  • L’Église doit proclamer que Dieu a annoncé dès Abraham la bénédiction de toutes les nations (Genèse 12.3 ; Galates 3.8).
  • L’Église doit proclamer que Jésus est la descendance promise par laquelle cette bénédiction vient (Galates 3.16).
  • L’Église doit proclamer que le Serviteur de l’Éternel est lumière des nations (Ésaïe 49.6 ; Actes 13.47).
  • L’Église doit proclamer que la maison de Dieu est appelée à être une maison de prière pour tous les peuples (Ésaïe 56.7 ; Marc 11.17).
  • L’Église doit proclamer que les prophètes avaient annoncé que les nations porteraient le nom du Seigneur (Amos 9.11-12 ; Actes 15.16-17).
  • L’Église doit proclamer que beaucoup de nations deviendraient le peuple de Dieu (Zacharie 2.15).
  • L’Église doit proclamer que les non-Juifs croyants ont le même héritage, sont membres du même corps et participent à la même promesse en Christ (Éphésiens 3.6).
  • L’Église doit proclamer que cela ne justifie aucun orgueil contre les Juifs, mais appelle à l’humilité, à la reconnaissance et à la mission.

Conclusion

Les prophètes annonçaient déjà le rassemblement des nations dans le peuple de Dieu. Ce rassemblement n’est pas un accident. Il n’est pas une parenthèse. Il n’est pas une réponse improvisée au rejet de Jésus par une partie d’Israël. Il fait partie du dessein de Dieu depuis Abraham.

  • Dieu avait promis que toutes les familles de la terre seraient bénies en Abraham (Genèse 12.3).
  • Ésaïe avait annoncé que le Serviteur serait lumière des nations (Ésaïe 49.6).
  • Amos avait annoncé que les nations porteraient le nom du Seigneur (Amos 9.11-12).
  • Zacharie avait annoncé que beaucoup de nations deviendraient le peuple de Dieu (Zacharie 2.15).
  • Jésus accomplit ces promesses. Par sa mort, sa résurrection et l’envoi de l’Esprit, il rassemble un peuple composé de Juifs et de non-Juifs, réconciliés par la croix, unis dans un seul corps, héritiers de la même promesse.

Dire cela n’est pas de l’antisémitisme. C’est l’espérance prophétique accomplie en Jésus-Christ.

Nous devons donc aimer les Juifs, rejeter toute haine envers eux et prier pour leur salut. Mais nous devons aussi proclamer avec courage que les nations sont pleinement intégrées au peuple de Dieu en Christ.

L’Église ne doit pas avoir honte de cette vérité. Elle est annoncée par les prophètes, confirmée par Jésus, prêchée par les apôtres et manifestée dans l’Évangile.

En Jésus-Christ, Dieu accomplit sa promesse : il bénit les nations, il rassemble son peuple, il détruit le mur de séparation, et il fait de tous ceux qui croient une seule famille pour la gloire de son nom.

Le mythe du retour des enfants d’Israël comme signe de la fin des temps

Le titre peut surprendre, mais c’est un fait vérifiable de la Parole de Dieu. L’enseignement populiste de l’enlèvement prétribulationnel nous enseigne qu’à cause du retour de Jésus les enfants d’Israël seront ramenés d’entre les nations des quatre coins de la terre dans leurs pays. Le problème avec cet énoncé c’est que c’est une cette fausse théorie. Ce sont des versets qui ont été sortis de leur contexte. Je vais vous le démontrer simplement en regardant le contexte de quatre versets qui sont utilisés pour appuyer faussement un événement qui n’implique absolument pas Israël à la fin des temps. Vous allez voir que le mensonge est gros, très gros, et que toute cette fausse doctrine induit les enfants de Dieu en erreur en ce qui concerne le retour de Jésus laissant entrevoir des scénarios qui sont peu probable.

Nous allons regarder quatre références, de l’Ancien Testament, que ces enseignants utilisent pour appuyer le fait que les enfants d’Israël seraient ramenés d’entre les nations dans la terre promise juste avant le retour du Seigneur Jésus. Il s’agit d’Ésaïe 11.11-12; Ézéchiel 36.34; 37.20-22 et finalement Sophonie 3.19-20. Regardons chacun de ces passages dans leur contexte pour tenter de voir si ces passages peuvent s’appliquer à un retour des enfants de Dieu dans leur pays à la fin des temps.


Ésaïe 11.11-12

D’abord, regardons ce que nous dit Ésaïe: « 11 En ce jour-là, le Seigneur étendra sa main une seconde fois pour libérer le reste de son peuple qui aura subsisté en Assyrie et en Égypte, à Patros et en Éthiopie, à Elam, en Babylonie, et à Hamath, ainsi que dans les îles et les régions côtières. 12 Il dressera son étendard en direction des peuples étrangers ; quant aux exilés d’Israël, il les rassemblera, et les dispersés de Juda, il les regroupera des quatre coins du monde. » (Ésaïe 11.11-12)

À première vue, ce passage parle bien que le Seigneur va ramener ses enfants des quatre coins de la terre des villes et des régions qui y sont mentionnés. Maintenant, regardons ce que nous dit le contexte pour voir si ce sera à la fin des temps juste avant le retour du Seigneur Jésus. 

Le passage d’Ésaïe 11.11-12 se trouve dans un chapitre qui prophétise la venue d’un règne messianique idéal, souvent interprété comme annonçant la venue de Jésus-Christ après des temps difficiles pour les membres de son peuple. 

Ésaïe 11, pour sa part, commence par une description de la venue d’un « rameau » issu du tronc de Jessé (le père de David), ce qui est compris comme une prophétie concernant un futur roi de la lignée de David, connu sous le nom de Messie. Ce Messie sera rempli de l’Esprit de l’Éternel et incarnera la sagesse, la compréhension, le conseil, la force, la connaissance et la crainte de l’Éternel (Ésaïe 11.2-3). 

Sous son règne, le Messie jugera avec justice les pauvres et les humbles, et rétablira la paix et l’harmonie dans toute la création. Cette section du chapitre 11 évoque une ère de paix où même les animaux sauvages vivront en harmonie avec les humains, symbolisant la restauration complète de l’ordre divin. Cela peut s’apparenter au règne de mille ans.

Dans les versets 11-12, Ésaïe chapitre 11 prophétise que dans ce jour-là, l’Éternel tendra de nouveau la main pour racheter le reste de son peuple. Ce peuple est dispersé dans plusieurs régions du monde : Assyrie, Égypte, Pathros (une région d’Égypte), Kouch (probablement la région correspondant à l’actuel Soudan), Élam (partie de l’Iran moderne), Shinar (ancienne Mésopotamie), Hamath (nord de la Syrie actuelle), et les îles de la mer (qui pourraient désigner diverses régions côtières et insulaires).

Le prophète parle d’un rassemblement des exilés d’Israël et de Juda, montrant que Dieu rétablira son peuple de toutes les nations où ils ont été dispersés. Ce rassemblement est souvent vu comme un acte de restauration et de rédemption, marquant le retour des exilés à leur terre promise sous la direction du Messie.

Ces versets symbolisent l’espoir d’un retour à la terre promise pour le peuple d’Israël, mais ils sont aussi interprétés dans une perspective eschatologique plus large, où le Messie rassemble tous les croyants de toutes les nations pour former un peuple unifié sous le règne de Dieu. Ils soulignent le thème de la restauration divine, où Dieu agit pour racheter et rétablir son peuple, non seulement pour Israël, mais pour tous les croyants. Comme je l’ai mentionné dans un article précédent, Le peuple d’Israël a-t-il un statut particulier dans les événements de la fin des temps comme on nous le laisse croire ? le peuple de Dieu dans l’ère que nous vivons n’est pas Israël, mais l’église qui est constituée d’hommes et de femmes de toutes les nations, incluant les israélites qui ont cru en Jésus et mis leur foi en lui. Le reste des juifs ne sont pas considérés comme étant le peuple de Dieu. J’ai mentionné dans mon dernier article qu’à la fin des temps, il n’y a pas trois groupes de personnes, mais bien deux qui sont les croyants et les non croyants. Les gens du peuple d’Israël actuellement se retrouvent dans l’une ou l’autre de ces catégories.

C’est effectivement ce qui va se passer lorsque Jésus va revenir comme l’apôtre Paul nous décrit la scène en disant: « 15 Car voici ce que nous vous déclarons d’après une parole du Seigneur : nous qui serons restés en vie au moment où le Seigneur viendra, nous ne précéderons pas ceux qui sont morts. 16 En effet, au signal donné, sitôt que la voix de l’archange et le son de la trompette divine retentiront, le Seigneur lui-même descendra du ciel, et ceux qui sont morts unis à Christ ressusciteront en premier lieu. 17 Ensuite, nous qui serons restés en vie à ce moment-là, nous serons enlevés ensemble avec eux, dans les nuées, pour rencontrer le Seigneur dans les airs. Ainsi nous serons pour toujours avec le Seigneur. » (1 Thessaloniciens 4.15-17) C’est de ce moment dont il est question lorsque Christ reviendra. Les morts et les vivants de toutes les nations ayant mis leur foi en Jésus seront rassemblés des quatre coins de la terre avec Christ sur la montagne sainte à Jérusalem.

C’est ce qui fait que ce passage est souvent compris comme une image du rassemblement eschatologique des croyants à la fin des temps, sous la bannière du Christ, le Messie, et non pas comme un rassemblement physique du peuple d’Israël actuel.


Ézéchiel 36.24

Un autre passage est celui d’Ézéchiel 36.24 qui mentionne: « Je vous ferai revenir de chez les autres peuples, je vous rassemblerai de tous les pays étrangers et je vous ramènerai dans votre pays. » (Ézéchiel 36.24) Comme on peut le voir, au premier coup d’œil, ce passage parle bien d’un retour des enfants d’Israël dans leur pays. Maintenant, regardons le contexte pour voir ce qu’il en est exactement. 

Le passage d’Ézéchiel 36.24, que nous venons de lire, se trouve dans un chapitre où Dieu, à travers le prophète Ézéchiel, annonce une promesse de restauration pour le peuple d’Israël. Ce chapitre est une prophétie adressée aux israélites exilés, décrivant leur retour dans leur terre promise, leur purification spirituelle, et la bénédiction de Dieu sur leur nation. Jusqu’ici, ça n’a rien à voir avec le retour du Seigneur Jésus. Ça plutôt tout à voir avec le retour des Juifs de Babylone.

Mentionnons également qu’Ézéchiel 36 fait partie d’une série de prophéties dans lesquelles Dieu promet de restaurer Israël après une période de jugement et d’exil. Le chapitre commence par une adresse aux montagnes d’Israël, symbolisant la terre qui sera un jour repeuplée et restaurée. Dieu condamne les nations environnantes qui ont profité de la chute d’Israël, mais ensuite, il annonce la restauration de la terre et du peuple d’Israël. Dans ce chapitre, Dieu parle de la manière dont il ramènera son peuple de Babylone sur leur terre, purifiant leur cœur, leur donnant un nouvel esprit, et renouvelant leur relation avec lui. Il s’agit d’une promesse de transformation spirituelle et de rétablissement national.

Le verset 24 se situe dans une section où Dieu annonce qu’il va ramener les israélites dispersés parmi les nations à leur propre terre. Ce retour est décrit comme une action de Dieu en faveur de son peuple, motivée par son nom et sa sainteté, et non par les mérites d’Israël. Dieu veut démontrer sa puissance et sa fidélité en accomplissant cette promesse.

En réalité, ce verset est une promesse de Dieu concernant la fin de l’exil du peuple d’Israël et leur retour dans la terre promise. Cet exil prit fin en 538 av. J.-C. Cela représente non seulement un retour physique, mais aussi un retour à une relation correcte avec Dieu, qui est développée dans les versets suivants où Dieu promet de les purifier, de leur donner un cœur nouveau, et de mettre en eux son Esprit. Comme nous pouvons le constater, le contexte n’a rien à voir avec le retour de Jésus, mais plutôt avec le retour de l’exil. C’est de la manipulation d’utiliser ce passage pour lui faire dire ce qu’il ne dit pas.


Ézéchiel 37.20-22

Maintenant, regardons un autre passage du prophète Ézéchiel qui est aussi utiliser en lien avec le retour du Seigneur Jésus mentionnant: « 20 Tu garderas en main, bien visible pour eux, les morceaux de bois sur lesquels tu auras fait ces inscriptions, 21 et tu leur diras : « Voici ce que déclare le Seigneur, l’Éternel : Je vais prendre les israélites du milieu des peuples chez lesquels ils sont allés, je les rassemblerai de tous les pays alentour, je les ramènerai dans leur pays, 22 et je ferai d’eux une seule nation dans le pays, sur les montagnes d’Israël. Un roi unique régnera sur eux tous, ils ne formeront plus deux nations et ne seront plus divisés en deux royaumes. » (Ézéchiel 37.20-22)

Ce passage parle bien d’un retour du peuple d’Israël dans son pays. Regardons le contexte pour tenter de voir de quoi il en ressort exactement et si c’est honnête de s’en servir pour appuyer un retour du peuple d’Israël en terre sainte lors du retour de Jésus. 

Nous pouvons constater que le passage d’Ézéchiel 37.20-22 fait partie de la célèbre vision des deux bâtons du prophète, qui symbolise la réunification et la restauration du peuple d’Israël. Cette vision se situe dans un contexte de promesses de restauration nationale pour Israël, un thème récurrent dans les chapitres 36 et 37 du livre d’Ézéchiel.

Le chapitre 37 est divisé en deux parties principales. La première parle de la vision de la vallée des ossements desséchés (Ézéchiel 37.1-14). Cette vision symbolise la résurrection nationale d’Israël, qui, bien que dispersé et spirituellement mort en exil, sera ramené à la vie par l’action puissante de Dieu. La seconde partie est la prophétie des deux bâtons (Ézéchiel 37.15-28). Dans cette deuxième partie, Dieu ordonne à Ézéchiel de prendre deux bâtons et d’écrire sur l’un « Pour Juda et les enfants d’Israël qui lui sont associés » et sur l’autre « Pour Joseph, bâton d’Éphraïm, et toute la maison d’Israël qui lui est associée ». Ensuite, Ézéchiel doit réunir les deux bâtons en un seul, symbolisant la réunification des royaumes divisés d’Israël, le royaume du Nord, appelé aussi Israël ou Éphraïm, et le royaume du Sud, appelé Juda. Jusqu’a maintenant, nous pouvons voir qu’il ne s’agit en rien d’un rassemblement d’Israël lors du retour du Seigneur Jésus. Toutefois, continuons pour être bien certain.

Les versets 20-22 que j’ai mentionnés et principalement le verset 21 qui est utilisé pour appuyer leur fausse doctrine se situe précisément dans la prophétie des deux bâtons. Donc dans un contexte de réunification d’Israël après l’exil et pas avant le retour du Seigneur Jésus. Les deux bâtons représentent les deux royaumes d’Israël : le royaume du Nord (Israël/Éphraïm) et le royaume du Sud (Juda). La division des deux royaumes avait eu lieu après la mort de Salomon, et les deux avaient ensuite suivi des chemins séparés avant d’être finalement conquis et dispersés par les Assyriens (Israël) et les Babyloniens (Juda).

Cependant, Dieu promet de réunir ces deux royaumes en un seul, mettant ainsi fin à la division qui existait depuis des siècles. Ce nouveau royaume unifié sera sous la gouvernance d’un seul roi, ce qui est interprété par de nombreux commentateurs comme une prophétie messianique, indiquant la venue d’un roi descendant de David, souvent identifié comme le messie Jésus.

Le passage souligne principalement le retour du peuple d’Israël de son exil, dispersé parmi les nations. Dieu promet de les ramener dans leur propre terre, un thème qui fait écho aux prophéties de restauration que l’on retrouve ailleurs dans Ézéchiel notamment dans les chapitres 36 et 37.

Ce passage est souvent interprété comme un symbole de l’unité spirituelle et nationale du peuple de Dieu, qui, après avoir été dispersé et divisé, sera réuni sous un seul souverain messianique. Dans une perspective chrétienne, ce roi est identifié comme Jésus-Christ, qui unifie tous les croyants, juifs et non-juifs, en un seul peuple de Dieu comme le mentionne l’apôtre Paul: « Il n’y a plus ni Juifs ni non-Juifs, il n’y a plus ni esclave ni homme libre, il n’y a ni homme ni femme. Unis à Jésus-Christ, vous êtes tous un. » (Galates 3.28)

En résumé, Ézéchiel 37.20-22 se situe dans un contexte de promesse de restauration et de réunification d’Israël, symbolisant l’espoir d’unité nationale et spirituelle sous la direction divine après des années d’exil.


Sophonie 3.19-20

Finalement, regardons un dernier passage utilisé pour appuyer ce faux enseignement. Le prophète Sophonie nous dit: « 19 En ce temps-là, j’interviendrai contre tous ceux qui t’auront opprimée, je sauverai les brebis éclopées, et je rassemblerai celles qu’on a chassées, et je rendrai mon peuple glorieux et renommé partout dans tout pays où vous aurez connu la honte. 20 En ce temps-là, je vous ramènerai, oui, quand je vous rassemblerai, je vous rendrai renommés et glorieux chez tous les peuples de la terre. Je le ferai quand, sous vos yeux, moi, je changerai votre sort, l’Éternel le déclare. » (Sophonie 3.19-20)

Ce passage parle effectivement d’un retour des enfants d’Israël en terre promise. Il est accompagné de promesses pour ceux-ci. Mentionnons d’abord que Sophonie exerça son ministère prophétique durant le règne du roi Josias de Juda (640 à 609 av. J.-C.) Le peuple d’Israël n’avait pas encore été déporté à ce moment-là, mais Dieu parlait à travers son prophète pour dire à son peuple que bien qu’il soit déporté, Dieu allait les ramener et prendre soin d’eux. C’était en quelque sorte un encouragement à ceux qui comme Sophonie, Jérémie et assurément bien d’autres croyaient en la rédemption de Dieu. Maintenant, regardons le contexte afin de voir si ce passage est toutefois bien utilisé en regard du retour du Seigneur Jésus. 

Sophonie 3.19-20 se trouve dans la dernière section du livre de Sophonie, qui est un livre prophétique composé de seulement trois chapitres. Le contexte de ces versets est un message de réconfort et de restauration pour le peuple de Dieu après une période de jugement sévère.

Le livre de Sophonie commence par des annonces de jugement contre Juda, Jérusalem et les nations environnantes. Sophonie prophétise la venue du « Jour de l’Éternel », un jour de grande colère où Dieu punira sévèrement les péchés de son peuple et des nations. Le thème principal du livre est donc le jugement, mais aussi l’espoir de restauration.

Le chapitre 3 de Sophonie peut être divisé en trois parties. La première partie, les versets 1-7 annoncent la condamnation et le jugement de Jérusalem. Celle-ci est décrite comme une ville rebelle, corrompue et désobéissante. Malgré les avertissements de Dieu, le peuple n’a malheureusement pas changé de comportement. La seconde division est composée des versets 8-13 qui annoncent du jugement universel et de la purification des nations. Dieu annonce qu’il rassemblera les nations pour les juger, mais il parle aussi d’un reste purifié qui invoquera son nom. Finalement, la troisième partie comprenant les versets 14-20 est la promesse de rétablissement et de joie. Cette section, qui inclut les versets 19-20, est un message d’espoir et de consolation. Elle annonce la restauration de Jérusalem et la joie future du peuple de Dieu.

Ces versets concluent le livre avec une note d’espoir et de rédemption. Dieu promet d’intervenir en faveur de son peuple, de punir leurs oppresseurs, de guérir les boiteux, de rassembler ceux qui ont été dispersés, et de les transformer en un peuple glorifié. C’est un contraste saisissant avec les précédents jugements annoncés, montrant que la miséricorde de Dieu triomphera finalement de la colère.

Dieu promet également de rassembler les exilés et de restaurer leur dignité et leur position parmi les nations. Le thème du retour des captifs et du rétablissement est un thème récurrent dans les prophéties de l’Ancien Testament, symbolisant non seulement un retour physique en terre d’Israël, mais aussi une restauration spirituelle et nationale.

Finalement, ce passage indique que le peuple de Dieu, autrefois méprisé et dispersé, deviendra un sujet de louange et de gloire dans le monde entier. Cela peut être compris comme une promesse de l’accomplissement ultime des plans de Dieu pour son peuple, où ils seront reconnus et honorés pour leur relation avec l’Éternel.

Toutefois, pour les lecteurs juifs de l’époque, ces versets étaient une promesse de la fin de l’exil et de la restauration nationale sous la bénédiction de Dieu. Pour les chrétiens, ces versets sont souvent vus comme une anticipation de la rédemption ultime qui se réalise en Christ, où tous les croyants, juifs et gentils, sont réunis en un seul peuple de Dieu, trouvant ainsi leur pleine rédemption et gloire en Lui.

En résumé, Sophonie 3.19-20 se trouve dans un contexte de promesse de rétablissement et de rédemption pour le peuple de Dieu, marquant la transition de la colère divine à la restauration et la gloire future de ceux qui lui sont fidèles. Ce passage fut un puissant encouragement et une source de réconfort pour le peuple dispersé sachant qu’un jour Dieu restaurerait son peuple. De la même manière, les différentes promesses du retour de Jésus sont un puissant encouragement pour les croyants aujourd’hui, mais le seront sûrement plus pour les croyants qui souffriront pendant la période des tribulations.


Conclusion

Pour conclure, en examinant attentivement les passages bibliques souvent utilisés pour soutenir la doctrine de l’enlèvement prétribulationnel, il devient évident que ces versets, lorsqu’ils sont replacés dans leur contexte, ne soutiennent pas cette interprétation. Les prophéties d’Ésaïe, d’Ézéchiel et de Sophonie, bien que puissantes et porteuses d’espoir pour le peuple de Dieu, se rapportent principalement à la restauration d’Israël après l’exil et au règne messianique à venir. Elles n’ont pas pour but de décrire un enlèvement physique du peuple d’Israël actuel avant la période des tribulations.

Le rassemblement mentionné dans ces passages est souvent symbolique, représentant l’unification du peuple de Dieu sous la gouvernance du Messie, qui est Jésus-Christ. En déformant ces Écritures pour appuyer une théologie non conforme à leur sens original, on risque d’induire en erreur les croyants sur la nature du retour de Jésus et les événements de la fin des temps.

Ainsi, plutôt que de suivre des enseignements basés sur des interprétations erronées, il est essentiel pour les chrétiens de revenir à une lecture contextuelle et fidèle des Écritures, afin de comprendre correctement les promesses divines concernant le retour de Christ et le rassemblement final de son peuple.