Le biais d’ancrage – Partie 1

Ce texte explore l’impact du biais d’ancrage sur notre compréhension de Dieu et de la Bible. Il souligne comment les premières impressions et croyances erronées façonnent nos pensées et comportements spirituels, souvent en contradiction avec la vérité révélée. Il appelle à un examen critique des croyances afin de renouveler notre esprit selon la Parole de Dieu.

Quand la première impression devient une forteresse intérieure

Il est étonnant de constater à quel point la première chose que nous croyons peut façonner tout le reste de notre pensée. Il suffit d’une idée reçue dans notre enfance, d’un enseignement entendu à l’église, dans un livre ou encore d’une expérience marquante pour que se forme en nous un ancrage mental solide. Cet ancrage influence ensuite notre manière de voir Dieu, la Bible et même nous-mêmes, parfois pour toute la vie.

Pourtant, Dieu ne veut pas que notre foi repose sur des impressions initiales ni sur des traditions humaines, mais sur la vérité révélée dans sa Parole. Jésus l’a affirmé : « Vous connaîtrez la vérité, et la vérité fera de vous des hommes libres » (Jean 8.32). À l’inverse, les ancrages erronés font de nous des esclaves du mensonge. C’est pourquoi nous devons apprendre à reconnaître ces biais : ces fausses certitudes qui nous empêchent d’accueillir la lumière nouvelle que Dieu veut nous révéler.

Dans ce message, nous verrons ce qu’est le biais d’ancrage, comment il agit dans notre cerveau et comment il influence notre vie quotidienne et notre vie spirituelle.

Définition du biais d’ancrage

Le biais d’ancrage est un mécanisme cognitif selon lequel la première information reçue devient une référence intérieure difficile à déplacer. Même si cette information est erronée, elle continue d’influencer notre jugement, nos émotions et nos croyances. Un seul mensonge peut ainsi ancrer une pensée qui détournera toute une génération.

Pensons, par exemple, à une personne à qui l’on a enseigné très tôt que Dieu punit le moindre écart. Même après avoir entendu parler de la grâce, elle restera profondément marquée par cette image. Son cœur associera spontanément Dieu à la peur plutôt qu’à l’amour. John Bevere résume bien cette réalité lorsqu’il écrit : « Ce que nous croyons sur Dieu détermine tout dans notre vie : nos décisions, nos priorités et notre manière d’aimer. »

Pourtant, la Bible nous appelle au renouvellement de notre intelligence : « Ne prenez pas comme modèle le monde actuel, mais soyez transformés par le renouvellement de votre intelligence » (Romains 12.2). C’est précisément pour cela que Jésus est venu : pour détruire les fausses images de Dieu que le diable avait ancrées dans nos esprits. En révélant le vrai visage du Père, il a pu déclarer : « Celui qui m’a vu a vu le Père » (Jean 14.9).

Dès lors, une question demeure : quelle première image de Dieu influence encore aujourd’hui nos croyances ?

Comment le biais d’ancrage agit dans le cerveau

Lorsque nous recevons une information, notre cerveau cherche immédiatement à lui donner du sens. Il crée un schéma mental stable qui servira par la suite de filtre. Toute information nouvelle qui contredit ce schéma sera spontanément minimisée, écartée, déformée et combattue. C’est ainsi qu’une idée incorrecte, un concept erroné ou une fausse doctrine peut devenir une véritable forteresse intérieure.

Les pharisiens illustrent parfaitement ce mécanisme. Leur conception du Messie était fixe. Ils attendaient un roi puissant, un libérateur politique, un conquérant. Cette conception fausse les a conduits à rejeter Jésus : « Nous n’avons pas d’autre roi que César » (Jean 19.15). Elle les a empêchés de comprendre la croix, puisque pour eux un Messie crucifié était inconcevable. Leur espérance terrestre devint leur piège spirituel.

Jésus est venu humble et doux, mais leur schéma mental était tellement enraciné qu’ils ne pouvaient pas le reconnaître : « Il est venu chez lui, et les siens ne l’ont pas accueilli » (Jean 1.11).

On observe le même phénomène aujourd’hui. Un enfant élevé dans une église où l’on enseigne que la prospérité matérielle est le signe de la bénédiction divine aura beaucoup de difficulté à accepter que l’apôtre Paul, pourtant fidèle serviteur du Christ, ait vécu dans la pauvreté et la souffrance. Son cerveau cherchera à rejeter cette tension, alors qu’elle est pourtant une vérité biblique fondamentale. Jackie Hill Perry écrit : « Dieu veut renouveler notre esprit, mais nous préférons nos anciennes pensées. »

C’est pour cela que Paul nous appelle à combattre non pas seulement des influences extérieures, mais aussi nos raisonnements intérieurs : « Car les armes avec lesquelles nous combattons ne sont pas simplement humaines ; elles tiennent leur puissance de Dieu qui les rend capables de renverser des forteresses. Nous renversons les faux raisonnements et tout ce qui s’élève contre la connaissance de Dieu, et nous faisons prisonnière toute pensée pour l’amener à obéir à Christ » (2 Corinthiens 10.4-5).

Ces pensées captives sont nos biais d’ancrage : nos faux concepts, nos demi-vérités, nos interprétations incorrectes de doctrines que l’on croyait pourtant bibliques. Jésus, tout au long de son ministère, a confronté ces raisonnements religieux. Par sa Parole, il brisait des forteresses mentales et ouvrait les cœurs à la vérité.

Sommes-nous prêts à laisser le Saint-Esprit démolir certaines forteresses intérieures afin de nous amener à une compréhension plus juste de sa Parole ?

Des exemples concrets dans la vie quotidienne et spirituelle

Le biais d’ancrage est présent partout. Nous le retrouvons dans la publicité, dans la justice, dans l’opinion publique et même dans la théologie. Dans la vie chrétienne, il devient particulièrement dangereux, car une doctrine apprise trop vite peut orienter une vie spirituelle entière dans une mauvaise direction.

C’est pourquoi nous devons constamment vérifier, comme le recommande la Parole, si ce qu’on nous enseigne correspond réellement à la vérité biblique. Dans mon propre ministère, je constate chaque jour combien de choses présentées dans les vidéos, les conférences ou les prédications ont l’apparence de la vérité, mais pas la substance.

Les disciples eux-mêmes ont été victimes d’un biais d’ancrage. Ils croyaient que le royaume de Dieu se manifesterait immédiatement, de manière visible et glorieuse. C’était l’enseignement traditionnel des rabbins. Ainsi, les disciples d’Emmaüs dirent : « Nous avions espéré qu’il était celui qui devait délivrer Israël » (Luc 24.21). Et juste avant l’ascension, ils demandèrent encore : « Seigneur, est-ce à ce moment-là que tu rendras le royaume à Israël ? » (Actes 1.6).

Chaque fois, Jésus corrigea leur compréhension. Aux disciples d’Emmaüs, il expliqua que le Royaume passait d’abord par la croix et la résurrection. À ses disciples, avant son ascension, il affirma qu’il ne leur appartenait pas de connaître les temps, puis il les ramena vers la mission spirituelle.

Pourtant, ce premier ancrage, l’attente d’un royaume terrestre, a continué d’influencer l’Église pendant des siècles. Encore aujourd’hui, beaucoup de croyants attendent un règne terrestre de Jésus à Jérusalem durant mille ans. C’est l’exemple d’un biais d’ancrage puissant et très répandu.

Il en va de même lorsque l’on enseigne dès le départ qu’un enlèvement secret aura lieu avant la tribulation. Il devient alors presque impossible pour un croyant d’accepter que Jésus ait dit : « Je ne te demande pas de les retirer du monde, mais de les préserver du mal » (Jean 17.15). L’ancrage initial déforme la lecture du texte. Francis Chan résume bien ce phénomène : « Le problème n’est pas l’absence d’information, mais la présence de mensonges crus comme des vérités. »

Je l’ai vécu moi-même. On m’avait enseigné que Jésus reviendrait pour régner mille ans à Jérusalem. Lorsque j’ai commencé à étudier d’autres explications, tout en restant dans les Écritures, mon biais d’ancrage s’est immédiatement opposé à ces nouvelles perspectives. Je rejetais ces idées parce qu’elles contredisaient l’enseignement reçu. Toutefois, plus je lisais, plus je découvrais les incohérences bibliques de ce que j’avais toujours cru. J’ai dû admettre que j’avais été trompé. Les explications tirées des Écritures que je découvrais étaient beaucoup plus cohérentes et sans contradiction. Paul Washer dit avec justesse : « Une fausse doctrine est un mensonge confortablement attaché à un cœur résistant. »

La Bible nous invite à faire comme les Béréens, qui « examinaient chaque jour les Écritures pour voir si ce qu’on leur disait était juste » (Actes 17.11). Jésus lui-même ramenait constamment ses auditeurs à l’Écriture. Il n’a jamais bâti sa doctrine sur des traditions humaines. Le récit de l’homme riche et de Lazare, dans lequel Jésus utilise dix éléments contraires à la Bible, illustre bien comment il dénonçait les croyances non scripturaires de son époque. Pourtant, à travers les siècles, beaucoup ont utilisé ce récit comme un enseignement doctrinal, créant des biais d’ancrage encore présents aujourd’hui.

Dès lors, une question essentielle se pose : votre premier ancrage vient-il de la Parole de Dieu ou d’une tradition humaine ? Avant de rejeter une idée contraire à ce que vous avez reçu, prenez toujours le temps d’examiner les Écritures. Ce que vous pensez être biblique l’est-il réellement ? Ce qu’on vous enseigne aujourd’hui, et qui contredit vos croyances, est-ce conforme à l’Écriture ? Celui qui se soumet à cet examen deviendra plus mature et moins facilement entraîné « par tout vent de doctrine » (Éphésiens 4.14).

Conclusion : sortir des ancrages pour revenir à la vérité

Le biais d’ancrage n’est pas seulement un concept psychologique. C’est une réalité spirituelle profondément enracinée dans l’Église. Combien de croyants expriment des « convictions » qui ne reposent pas sur la Parole de Dieu ! Ce ne sont pas des convictions bibliques, mais des ancrages. Ils croient sincèrement posséder la vérité, alors qu’ils répètent simplement ce qu’ils ont entendu.

Malheureusement, leur esprit bloque toute nouvelle idée qui contredit ces ancrages. Ils deviennent captifs d’un concept non biblique tout en pensant être fidèles à l’Écriture. Satan a toujours utilisé la première impression pour semer le doute sur la vérité. Mais Jésus est venu pour libérer notre esprit et renouveler notre intelligence.

Ne restons pas attachés à nos anciens repères, même s’ils nous rassurent. Osons dire au Seigneur : « Seigneur, je veux que ta Parole soit mon seul ancrage. Déracine les mensonges, et plante en moi la vérité qui affermit. »

Ensuite, mettons-nous sérieusement à l’œuvre pour vérifier si ce que nous croyons est réellement biblique. « Conduis-moi dans ta vérité et instruis-moi ; car tu es le Dieu de mon salut, en toi j’espère chaque jour » (Psaume 25.5). Comme les Béréens, examinons les Écritures avec humilité avant de rejeter quoi que ce soit qui contredit nos ancrages.

Avec un cœur docile, un esprit ouvert et un profond respect pour la Parole de Dieu, nous pouvons revenir à la vérité pure de l’Écriture.

Les fausses doctrines des derniers temps

Les fausses doctrines des derniers temps

Nous vivons véritablement dans les derniers temps. Le monde politique est en effervescence. Nous entendons de plus en plus parler de guerres et de menaces de guerre. Cela est omniprésent dans les différents bulletins d’infos.

Parmi tout ce qui se passe sur la scène mondiale, nous pouvons percevoir que l’Église du Seigneur Jésus n’est pas non plus épargnée. En son sein, il y a de multiples fausses doctrines qui ont pris place, et cela depuis le début. Il y en a aussi beaucoup qui émergent en cette période de la fin des temps.

La Bible ne nous laisse pas dans l’ignorance concernant ce fait. Bien au contraire, Jésus nous a d’abord prévenus en disant : « Faites bien attention que personne ne vous induise en erreur. Car plusieurs viendront sous mon nom […] et ils tromperont beaucoup de gens. » (Matthieu 24.4-5) 

C’est ce que nous pouvons constater en ce moment dans l’Église. Plusieurs viennent prêcher et enseigner au nom du Seigneur Jésus et apportent de fausses doctrines. D’ailleurs, cela a pour effet de détourner les croyants vulnérables de la foi. 

L’apôtre Paul fait une déclaration qui n’est pas sans nous surprendre lorsqu’il va dire à son collaborateur Timothée : « Cependant, l’Esprit déclare clairement que, dans les derniers temps, plusieurs se détourneront de la foi parce qu’ils s’attacheront à des esprits trompeurs et à des enseignements inspirés par des démons. » (1 Timothée 4.1)

Il nous est dit que « l’Esprit déclare clairement ». Les paroles de l’Esprit saint ne sont pas floues ou énigmatiques. Elles sont dites clairement « dans les derniers temps », les temps que nous vivons. Je peux vous dire que les fausses doctrines sont légion dans l’Église actuellement. Les croyants peinent à faire la différence entre la vérité de la Parole de Dieu et la fausse doctrine. L’esprit de plusieurs est confus dans tout ce qui se dit en prétendant que c’est la parole de Dieu. 

L’apôtre Paul dira également que ce sont « des enseignements inspirés par des démons », rien de moins. Nous avons aujourd’hui des gens, qui non seulement, croient ces fausses doctrines, mais aussi les enseigne et par-dessus tout les défendent en prétendant que c’est la vérité de la Parole de Dieu alors que tout l’argumentaire ne repose que sur des versets sortis de leurs contextes. 

Pourquoi ces gens ne voient-ils pas la vérité de la Parole de Dieu ? Parce qu’ils se sont détournés de la foi et qu’ils se sont attachés à des esprits trompeurs, nous dit Paul. Lorsque tu es confronté à un esprit trompeur, il faut du discernement pour voir la subtilité des choses. Plusieurs ne peuvent voir parce qu’ils sont complètement séduits. 

Maintenant, leur dire qu’ils sont séduits n’est pas un argument valable pour eux parce qu’ils ne voient absolument pas que ce qu’ils défendent est en réalité une fausse doctrine. Paul va dire à Timothée que ces gens sont « séduits par l’hypocrisie de prédicateurs de mensonge » (1 Timothée 4.2).

Certains prédicateurs, eux-mêmes séduits, « par l’hypocrisie de prédicateurs de mensonge » vont enseigner une fausse doctrine et séduire certains de leurs auditeurs. C’est une situation qui prévaut dans l’Église du Seigneur Jésus au point que le prédicateur qui déclare la vérité de la Parole de Dieu est vu comme un prédicateur de mensonge.

Plusieurs se sont détournés de la foi et se sont attachés à des esprits trompeurs comme le mentionne la Parole de Dieu. Régulièrement, des prédicateurs se lèvent et enseignent de fausses doctrines sans même s’en rendre compte tout simplement parce qu’ils se sont laissé séduire par « des enseignements inspirés par les démons. » 

Maintenant, comment ne pas se laisser prendre par toutes ces fausses doctrines? D’abord, il nous faut identifier les fausses doctrines et ensuite demander au Saint-Esprit le discernement pour nous permettre de voir le mensonge derrière tous les propos. 

En terminant, je vais vous donner une liste des fausses doctrines, et une brève description. Celles-ci sont en force aujourd’hui dans l’Église. Ce sont les plus populaires. Si vous avez cru l’un ou l’autre de ces enseignements, je vous conseille de rechercher la vérité de la Parole de Dieu avec le support du Saint-Esprit qui saura vous éclairer et vous faire voir la vérité plutôt que le mensonge.

Voici une liste non exhaustive des différentes fausses doctrines dans l’Église actuellement : 

Doctrine de la prospérité : Cette doctrine enseigne que Dieu veut que chaque croyant soit matériellement riche et en parfaite santé, associant bénédiction spirituelle à succès matériel et prospérité financière. Elle encourage souvent des dons importants pour recevoir en retour des bénédictions financières.

Enlèvement prétribulationnel : Cette interprétation eschatologique prétend que les croyants seront enlevés avant le début de la période de tribulations annoncée dans la Bible, les exemptant de toute souffrance future. Cela contraste avec d’autres interprétations bibliques qui prévoient la protection ou la fidélité des croyants durant les tribulations.

Hypergrâce : Cette doctrine minimise l’importance de la repentance et de la sanctification dans la vie chrétienne, en insistant uniquement sur la grâce de Dieu. Elle enseigne que les croyants n’ont pas besoin de confesser leurs péchés ou de s’efforcer de vivre dans la sainteté, ce qui peut conduire à une forme de complaisance spirituelle.

Sauvé un jour, toujours sauvé : Cette doctrine, également appelée « sécurité éternelle inconditionnelle », enseigne qu’une personne qui a été sauvée une fois ne peut jamais perdre son salut, quelle que soit sa manière de vivre par la suite. Elle est souvent controversée, car elle semble ignorer l’appel à la persévérance, la repentance continue, et les avertissements bibliques contre l’apostasie.

Évangile du succès et du bien-être : Proche de la doctrine de la prospérité, cet enseignement affirme que Dieu veut que tous les aspects de la vie des croyants soient aisés et sans difficulté, et que toute souffrance ou épreuve est un signe de manque de foi ou d’obéissance.

Théologie de la substitution de l’Israël spirituel : Cette doctrine, également appelée « doctrine du remplacement », prétend que l’Église chrétienne a remplacé Israël dans les promesses et le plan de Dieu, niant ou minimisant ainsi le rôle et l’avenir prophétique d’Israël.

Prétention à une nouvelle révélation ou “prophéties modernes” : Certains affirment recevoir des révélations directes de Dieu qui contredisent les Écritures ou ajoutent à celles-ci, créant confusion et incertitude parmi les croyants.

L’évangile du positivisme : Cette doctrine met un fort accent sur la pensée positive et les déclarations de succès comme moyen de transformer sa vie. Elle minimise les réalités bibliques du péché, du repentir, et de la soumission à Dieu en faveur de la « puissance de la pensée positive », plus proche du développement personnel que de l’Évangile.

La guérison garantie : Cette doctrine promet que tout croyant fidèle sera guéri de ses maladies par la foi. Elle accuse souvent les malades d’un manque de foi. Elle ne tient pas compte des souffrances que même les croyants doivent parfois traverser et du fait que Dieu peut avoir des plans différents pour chaque personne.

Le cessationnisme extrême : Bien que certains croient que les dons miraculeux étaient réservés à l’époque apostolique, le cessationnisme extrême nie que Dieu intervienne encore par des miracles ou des guérisons aujourd’hui. Cela va à l’encontre de nombreux témoignages et de la croyance selon laquelle le Saint-Esprit agit encore de manière puissante.

La foi dans la foi (la foi comme une force) : Dans cet enseignement, la foi n’est pas vue comme une confiance en Dieu, mais plutôt comme une sorte de « force » ou de « pouvoir » spirituel que l’on utilise pour obtenir ce que l’on veut. Cela déforme le sens biblique de la foi en Dieu pour le transformer en un outil de réalisation personnelle.

La foi basée sur les émotions : Certains enseignements insistent sur la nécessité d’expériences émotionnelles intenses pour valider la foi, créant une dépendance aux sentiments. Cela peut affaiblir la foi dans les moments de sécheresse spirituelle et détourner l’attention de l’enseignement solide de la Parole de Dieu.

Le concept de « petit dieu » (ou « théologie du petit dieu ») : Cette idée, parfois présente dans le mouvement de la Parole de foi, enseigne que les croyants sont littéralement de « petits dieux » sur terre avec les mêmes pouvoirs que Dieu. Cette doctrine détourne l’accent de la gloire de Dieu et promeut une vision exagérée du pouvoir humain.

L’accent sur la délivrance et les démons : Bien que la délivrance fasse partie du ministère de Jésus, certains milieux exagèrent l’importance de la délivrance de démons, cherchant des causes démoniaques à chaque problème spirituel ou émotionnel. Cela peut conduire à la peur ou à une obsession spirituelle malsaine.

L’idolâtrie du succès ministériel : Cette tendance accorde une valeur excessive aux grandes réalisations et au succès visible dans le ministère, en oubliant que le vrai succès est défini par la fidélité et l’obéissance à Dieu, non par des chiffres ou des résultats visibles.

La négation de la souffrance chrétienne : Certaines églises enseignent que les croyants ne devraient pas souffrir, que ce soit dans la maladie, la persécution ou l’épreuve. Cette doctrine ignore les nombreuses exhortations de Jésus et des apôtres à supporter les épreuves et à s’attendre à la souffrance pour la cause de Christ.

Le relativisme doctrinal : Cette approche enseigne que toutes les croyances et interprétations sont valables, minimisant les doctrines essentielles. Elle peut conduire à une confusion doctrinale et à une perte de clarté sur les fondements de la foi chrétienne.

La négation de la seconde venue de Christ : Certains groupes modernes enseignent que le retour de Jésus est symbolique ou déjà accompli, niant ainsi la promesse biblique du retour physique et visible de Christ à la fin des temps.

La négation de la discipline ecclésiastique : Certaines églises enseignent que la discipline n’est jamais nécessaire, en disant que Dieu est amour et que tout doit être accepté. Cela omet l’importance de la correction spirituelle pour protéger l’Église et amener à la repentance.

La glorification des anges : Cette tendance met un accent exagéré sur les anges, les visions et les manifestations angéliques, ce qui peut détourner l’attention de Jésus-Christ et de la relation directe que les croyants ont avec Dieu.

La foi dans les signes et les miracles au détriment de la Parole : Ce mouvement place une importance excessive sur les signes, miracles et prophéties, parfois au détriment de l’enseignement biblique solide. Cela peut créer une dépendance aux expériences surnaturelles au lieu de la foi fondée sur la Parole de Dieu.

La « loi de l’attraction » : Inspirée par la pensée du Nouvel Âge, cette idée prétend que les croyants peuvent attirer à eux des bénédictions, de l’argent, ou la réussite par la pensée positive. Cela détourne l’attention de la dépendance à Dieu et de la prière.

La prédestination extrême (ou fatalisme) : Cette doctrine enseigne que tout est prédéterminé par Dieu de manière absolue, sans considération pour le libre arbitre humain. Elle ignore l’appel biblique à choisir de suivre Dieu et à être responsable de ses choix.

Doctrine du relativisme moral : Certains milieux de l’Église tentent d’adapter les normes morales bibliques aux valeurs culturelles modernes, relativisant les enseignements clairs de la Bible sur des sujets comme la sexualité, le mariage, et l’éthique.

Nouvel âge et mysticisme : Cette influence inclut des pratiques telles que la méditation contemplative, les expériences mystiques, et des éléments de la philosophie du Nouvel Âge, qui peuvent détourner de la Bible et favoriser des expériences subjectives comme base de la foi.

Évangile centré sur l’homme : Cet enseignement met l’accent sur les besoins, les désirs et les ambitions humaines au lieu de la gloire de Dieu, transformant parfois le culte et le service de l’Église en moyens d’auto-réalisation plutôt qu’en réponse à l’appel divin.

Libéralisme théologique : Ce courant remet en question la véracité des miracles, des prophéties, de la résurrection, et de l’inspiration divine de la Bible, voyant ces aspects comme symboliques plutôt que littéraux. Il dévalue souvent la doctrine en faveur de valeurs sociales, politiques ou culturelles.

Évangile de l’inclusivité universelle : Cette doctrine enseigne que tous, indépendamment de leur foi en Christ, seront sauvés, en minimisant l’importance de la repentance et de la foi personnelle en Jésus.

Le déisme chrétien : Cette vision suppose que Dieu a créé le monde, mais n’intervient pas activement dans la vie des croyants ou dans les affaires humaines. Elle va à l’encontre de l’enseignement biblique sur la proximité de Dieu et son implication personnelle et active dans la vie de son peuple.

L’antinomisme : Cette doctrine enseigne que les chrétiens ne sont plus tenus de respecter les commandements de Dieu sous prétexte qu’ils vivent sous la grâce et non sous la loi. Elle ignore l’appel à la sanctification et à l’obéissance aux enseignements de Jésus et des apôtres, qui confirment l’importance de la sainteté dans la vie chrétienne.

L’unitarisme : Cette doctrine nie la Trinité, affirmant que Dieu est une seule personne et non trois en un. Elle contredit la doctrine biblique de Dieu comme Père, Fils et Saint-Esprit, vue comme un pilier de la foi chrétienne orthodoxe.

La dépendance excessive aux traditions humaines : Certaines églises mettent les traditions humaines au même niveau que la Bible, voire au-dessus. Ce qui crée des pratiques et des enseignements qui peuvent aller à l’encontre de la vérité biblique, rappelant l’avertissement de Jésus contre les traditions humaines qui annulent la Parole de Dieu (Marc 7.8-13).

L’idolâtrie des leaders spirituels : Cette tendance donne un statut presque divin aux pasteurs, apôtres, ou dirigeants d’église. On attend d’eux une obéissance et une loyauté aveugles, ce qui détourne l’attention de Dieu vers les hommes et ouvre la voie aux abus spirituels.

Le salut par les œuvres : Cette doctrine enseigne que le salut peut être obtenu par de bonnes œuvres et des actions méritoires, au lieu de la foi en Jésus-Christ seule. Elle s’oppose directement à l’Évangile de la grâce, qui enseigne que le salut est un don gratuit de Dieu, non gagné par des œuvres (Éphésiens 2:8-9).

La négation de la divinité de Jésus : Certaines doctrines modernes ou mouvements religieux enseignent que Jésus était un simple homme, un prophète ou un grand enseignant, mais non le Fils de Dieu. Cela contredit les enseignements fondamentaux du christianisme sur la divinité de Christ.

Le légalisme extrême : Cette doctrine impose aux croyants de nombreuses règles et traditions, allant souvent au-delà des enseignements bibliques. Elle peut priver le chrétien de la liberté que Dieu accorde, en favorisant une foi basée sur les œuvres et la conformité aux règles humaines.

Le pélagianisme : Inspiré par les idées de Pélage, cette doctrine enseigne que les êtres humains sont capables de choisir le bien sans l’aide de la grâce de Dieu. Elle minimise la nature pécheresse de l’homme et le besoin de la grâce divine pour le salut.

La réincarnation chrétienne : Bien que contraires aux enseignements bibliques, certaines personnes adoptent des idées de réincarnation et les mélangent avec des concepts chrétiens. La Bible enseigne clairement que « les hommes meurent une seule fois, après quoi vient le jugement » (Hébreux 9.27).

L’universalisme chrétien : Cette doctrine enseigne que tout le monde sera finalement sauvé, indépendamment de la foi en Jésus-Christ ou de la repentance. Elle va à l’encontre des enseignements bibliques sur le salut par la foi en Christ et sur la nécessité de se tourner vers Dieu pour être sauvé.

Le matérialisme chrétien : Cette vision encourage l’accumulation de biens matériels comme signe de bénédiction divine. Elle peut conduire les croyants à centrer leur vie sur la recherche de la richesse plutôt que sur le royaume de Dieu, oubliant l’appel à la simplicité et au service des autres.

La doctrine de l’autosuffisance spirituelle : Cette croyance pousse les croyants à s’appuyer sur eux-mêmes pour grandir spirituellement, négligeant la dépendance au Saint-Esprit. Elle minimise le rôle de la prière, de l’intercession, et de l’action de Dieu dans la vie du croyant.

La sanctification instantanée : Cette doctrine enseigne que la sanctification est un acte unique et instantané, où un chrétien devient entièrement saint en un seul moment. Cela omet l’enseignement biblique selon lequel la sanctification est un processus continu tout au long de la vie chrétienne.

La négligence de la doctrine de la repentance : Certains enseignements modernes omettent l’importance de la repentance, affirmant que la foi seule est suffisante sans besoin de changer de vie ou de confesser ses péchés. Cela s’oppose aux nombreux appels de Jésus et des apôtres à se repentir.

Le rejet de l’Ancien Testament : Certains enseignements affirment que l’Ancien Testament n’a plus aucune valeur pour les chrétiens d’aujourd’hui, négligeant ainsi la cohérence de toute la Bible et la manière dont Jésus et les apôtres s’y référaient.

La foi en soi-même : Cette approche, influencée par la psychologie moderne, insiste sur l’importance de croire en soi plutôt qu’en Dieu, encourageant les croyants à s’appuyer sur leur propre force plutôt que sur la puissance de Dieu.

La doctrine de l’égalitarisme radical : Cette doctrine enseigne que toutes les différences de rôle entre les sexes dans l’Église et la famille sont illégitimes, bien que la Bible présente des rôles et fonctions spécifiques pour les hommes et les femmes dans certains contextes.

L’abolition de toute hiérarchie spirituelle : Cette doctrine refuse toute forme d’autorité ou de structure dans l’Église, alors que la Bible décrit des rôles spécifiques comme ceux de pasteur, d’ancien, ou de diacre, établis pour le bon ordre et l’édification de l’Église.

Le « pragmatisme religieux » : Cette doctrine valorise le succès et l’efficacité au-dessus de la fidélité biblique, en choisissant les méthodes qui « fonctionnent » plutôt que celles basées sur les principes scripturaires. Elle conduit souvent à des compromis doctrinaux au profit de la croissance rapide ou de l’attrait populaire.

Le syncrétisme religieux : Cette pratique consiste à intégrer des éléments de différentes religions (bouddhisme, hindouisme, etc.) dans le christianisme. Cela peut inclure des concepts comme le karma, la méditation transcendantale, ou la réincarnation, qui sont étrangers aux enseignements bibliques.

Le perfectionnisme spirituel : Cette doctrine enseigne que les croyants peuvent atteindre la perfection totale (sans péché) dans cette vie. Bien que la sanctification soit un objectif, cette doctrine crée une pression malsaine et contredit les réalités de la faiblesse humaine reconnues dans les Écritures.

La manipulation spirituelle par la peur : Certains prédicateurs ou leaders utilisent la peur (de l’enfer, des malédictions, etc.) pour contrôler ou manipuler les croyants. Cela peut éloigner les fidèles d’une relation saine et joyeuse avec Dieu, qui repose sur l’amour, la grâce et la vérité.

La méconnaissance de la Trinité : Bien que la Trinité soit un pilier du christianisme, certains groupes enseignent des variantes, soit en insistant excessivement sur l’unité de Dieu au détriment de la distinction des personnes (le modalisme), soit en minimisant la divinité de l’une des trois personnes (comme l’arianisme, qui nie la divinité pleine de Jésus).

La soumission inconditionnelle aux autorités spirituelles : Cette doctrine enseigne que les croyants doivent obéir aux leaders d’église sans poser de questions. Cela peut ouvrir la porte aux abus spirituels et ignorer le rôle de l’Esprit saint en chaque croyant pour discerner la vérité.

La négation de l’appel au témoignage : Certains mouvements encouragent les chrétiens à vivre leur foi en privé, minimisant l’appel à partager l’Évangile. Cela contredit l’ordre de Jésus d’« aller et faire de toutes les nations des disciples » (Matthieu 28.19).

La rédemption par les ancêtres : Certaines croyances modernes enseignent que les croyants peuvent prier ou faire des rituels pour sauver les âmes de leurs ancêtres. La Bible enseigne clairement que le salut est individuel et que chacun doit répondre personnellement à l’appel de Dieu.

Le mépris de la création et de l’environnement : Certains enseignent que, puisque Dieu va créer « un nouveau ciel et une nouvelle terre », la gestion actuelle de l’environnement n’est pas importante. Cependant, la Bible nous confie la gestion responsable de la création.

Le rejet de l’unité du corps de Christ : Certains groupes se considèrent comme le seul vrai groupe de croyants et rejettent tous les autres. Cela va à l’encontre de l’appel à l’unité parmi les chrétiens et de la reconnaissance des autres membres du corps de Christ.

La théologie de la souffrance inutile : Bien que certains chrétiens soient appelés à souffrir pour leur foi, certaines doctrines poussent à rechercher activement la souffrance pour mériter des bénédictions ou une proximité avec Dieu. Cela peut mener à une vision erronée de la grâce de Dieu.

Le « minimalisme spirituel » : Cette tendance enseigne que seuls les croyants « simples » ou « peu impliqués » seront agréables à Dieu, rejetant l’engagement et l’obéissance active, alors que la Bible encourage une foi vivante et engagée.