Le mont des Oliviers se fendra-t-il littéralement en deux ?

Le mont des Oliviers repose sur une faille sismique, connue sous le nom de faille de Jérusalem-Dead Sea Transform Fault, selon des études géologiques. Cependant, cette réalité géologique ne valide pas les interprétations littérales des prophéties bibliques, comme celle de Zacharie 14.4. Notre foi doit se fonder sur la Parole de Dieu, non sur des événements géologiques.

Dans les cercles dispensationalistes, une idée circule avec insistance : lorsque Jésus reviendra, il posera ses pieds sur le mont des Oliviers, qui se fendra littéralement en deux, formant une grande vallée, selon Zacharie 14.4. Ainsi, pour appuyer cette interprétation, certains évoquent une faille géologique bien réelle sous Jérusalem, affirmant que cette anomalie naturelle confirme que la Bible sera littéralement accomplie par un tremblement de terre futur.

La question qui s’impose est de savoir si les géologues confirment qu’il y a bien une faille sismique sous le mont des Oliviers ? La réponse est oui. Les géologues ont bien identifié une faille sismique sous le mont des Oliviers, connue sous le nom de faille de Jérusalem-Dead Sea Transform Fault (ou « Faille de la mer Morte »). Il s’agit d’un système tectonique actif qui traverse tout l’est d’Israël, incluant la région de Jérusalem.

1. Ce que disent les géologues

Les spécialistes mentionne que le mont des Oliviers se trouve à proximité d’une zone de fracture géologique active. Cette faille est une extension du grand rift du Jourdain, qui descend du Liban jusqu’à la mer Rouge sur une longueur de 1200 km. Des études ont montré que la région de Jérusalem a connu plusieurs tremblements de terre historiques, certains très violents (ex. : en 749 et en 1033). La Bible mentionne aussi ce fait :

« Paroles d’Amos, l’un des éleveurs de Teqoa, qui lui furent révélées au sujet d’Israël, au temps d’Ozias, roi de Juda, et au temps de Jéroboam, fils de Joas, roi d’Israël, deux ans avant le tremblement de terre. » — Amos 1.1

« Et la vallée de mes montagnes sera comblée, car elle s’étendra jusqu’à Atsal. Elle sera comblée, ce jour-là, comme elle a été comblée lors du tremblement de terre au temps d’Ozias, roi de Juda. Puis l’Eternel mon Dieu viendra, avec tous les saints anges. » — Zacharie 14.5

Donc oui, il est scientifiquement possible qu’un tremblement de terre majeur provoque un glissement ou une fissure dans cette région, y compris sur le mont des Oliviers.

2. Cela confirme-t-il la prophétie de Zacharie 14.4 ?

Ce fait ne confirme pas nécessairement la prophétie de Zacharie 4.4. Voici pourquoi il est important de ne pas confondre données scientifiques et accomplissement prophétique.

D’abord, la présence d’une faille ne signifie pas que Dieu a préprogrammé un événement géologique précis pour lier un texte prophétique à un fait physique. Les prophètes utilisent généralement un langage symbolique, spirituel et poétique, et non un discours scientifique. Zacharie ne parle pas en tant que géologue, mais comme prophète inspiré de Dieu. Le danger serait de forcer l’interprétation biblique à s’aligner sur des données naturelles, ce que le dispensationalisme fait trop souvent comme il le fait aussi avec Israël politique, le Temple, etc.

3. Que faut-il retenir ?

Il est intéressant de savoir que le mont des Oliviers repose sur une faille. Mais cela ne doit ni confirmer ni orienter notre foi. La Parole de Dieu n’a pas besoin de validation géologique pour être vraie.

« Car nous marchons par la foi, et non par la vue. » — 2 Corinthiens 5.7

Le message de Zacharie 14.4 n’est pas de nous alerter sur un séisme à venir, mais de nous appeler à reconnaître que Dieu intervient avec puissance pour juger les nations et sauver son peuple.

Conclusion — Une invitation à quitter le spectaculaire pour embrasser la vérité

Oui, une faille existe sous le mont des Oliviers. Mais non, cela ne valide pas l’interprétation littérale dispensationaliste. Ce que Dieu a annoncé par Zacharie concerne avant tout une réalité spirituelle, un jugement divin, une délivrance surnaturelle, et non une fissure géologique.

La Parole de Dieu n’a pas besoin de tremblements de terre pour être vraie. Elle est déjà « vivante et efficace » (Hébreux 4.12). L’existence d’une faille sous le mont des Oliviers peut fasciner les curieux, mais elle ne doit pas orienter notre foi. L’Écriture nous appelle à regarder non vers les secousses de la terre, mais vers le trône du Christ glorieux, qui revient non pour se tenir sur une montagne, mais pour juger le monde et établir le règne éternel.

Le dispensationalisme, en transformant la prophétie en film catastrophe, détourne les croyants du vrai message : la victoire de Christ sur le mal, l’appel à la repentance, et l’établissement définitif du Royaume spirituel.

Revenons à l’Écriture. Laissons les montagnes à la géologie, et confions notre espérance à la Parole de Dieu, inébranlable, éternelle, et centrée sur Jésus-Christ, Roi des rois.

Rappelons-nous que notre foi repose sur la fidélité de Dieu à ses promesses et non pas sur des plaques tectoniques.

Le mont des Oliviers va-t-il véritablement se fendre en deux ?

Ce texte examine le chapitre 14 de Zacharie, discutant du retour du Christ et de son interprétation. Il met en lumière que le message prophétique n’est pas littéral mais spirituel, évoquant la délivrance divine. Le dispensationalisme déforme cette compréhension, centrant l’attention sur des éléments sensationnels au lieu de la véritable espérance chrétienne.

Une lecture prophétique de Zacharie 14.4 à la lumière de toute l’Écriture

Le retour du Seigneur Jésus est l’une des espérances les plus précieuses de l’Église. Mais c’est aussi un des sujets les plus déformés par des doctrines modernes qui séduisent par leur sensationnalisme. Le dispensationalisme, en particulier, enseigne qu’au moment du retour de Christ, le mont des Oliviers va littéralement se fendre en deux, ouvrant une immense vallée. Ce scénario dramatique, souvent repris dans les films ou prédications populaires, repose malheureusement sur une lecture littérale de Zacharie 14.4 :

« En ce jour-là, il posera ses pieds sur le mont des Oliviers, près de Jérusalem, du côté du levant. Le mont des Oliviers se fendra d’est en ouest en deux parties ; une immense vallée se creusera entre les deux. Une moitié du mont reculera au nord, l’autre moitié au sud. » — Zacharie 14.4

Mais est-ce vraiment ce que la Parole de Dieu enseigne ? Ce texte annonce-t-il réellement un événement géophysique, ou ne serait-ce pas plutôt une vérité spirituelle et prophétique bien plus profonde ? Pour le comprendre, il faut replacer Zacharie 14 dans l’ensemble du message biblique, et non dans une grille de lecture étrangère à l’Écriture.

1. Le contexte prophétique de Zacharie 14

Le chapitre 14 du prophète Zacharie est une vision apocalyptique du jour de l’Éternel. C’est une expression qui revient souvent chez les prophètes pour désigner un temps d’intervention divine radicale dans l’histoire des hommes comme par exemple dans Joël 2.11 ; Sophonie 1.14-18 et Malachie 3.23.

Ce jour-là, Dieu se lèvera pour juger les nations qui se seront rassemblées contre Jérusalem, et sauver son peuple fidèle. Les images sont puissantes, chargées de symboles, comme dans Ézéchiel ou l’Apocalypse. Cependant, il ne s’agit pas d’un récit chronologique ou géographique, mais plutôt d’un langage prophétique qui exprime une réalité spirituelle. Celle où Dieu vient régner, juger et libérer.

2. Le symbolisme du mont des Oliviers dans la Bible

Dans toute l’Écriture, le mont des Oliviers n’est pas seulement une élévation géographique. C’est un lieu symbolique profondément associé à la mission de Jésus :

  • C’est là qu’il a enseigné sur la fin des temps (Matthieu 24.3).
  • C’est aussi là qu’il a pleuré sur Jérusalem (Luc 19.41).
  • C’est sur cette montagne qu’il a prié dans l’angoisse avant la croix (Luc 22.39-44).
  • C’est de ce lieu qu’il est monté au ciel (Actes 1.9-12).

Lorsqu’il est dit que « ses pieds se poseront sur le mont des Oliviers », cela n’annonce pas un tremblement de terre géologique, mais bien l’intervention souveraine de Dieu en Christ. C’est une image forte de sa présence qui vient s’imposer face à l’opposition du monde. Il se tient là, dans sa gloire, comme Roi, Juge et Sauveur.

3. La vallée ouverte : image de délivrance

Le texte dit que le mont se fendra en deux, formant une grande vallée. Ce langage rappelle d’autres moments où Dieu ouvre un chemin au milieu des obstacles. Nous voyons cela dans Exode 14.21 alors que Dieu fend la mer Rouge pour délivrer Israël de l’Égypte. Ensuite dans Josué 6.16 alors qu’il ouvre le Jourdain pour faire entrer son peuple dans la promesse (Josué 3.16). Chaque fois que nous voyons une séparation des éléments cela est le signe d’une délivrance.

Ainsi, cette vallée représente une délivrance miraculeuse, un chemin de salut que Dieu ouvre lui-même au milieu du jugement. Le peuple de Dieu est sauvé non par la géographie, mais par l’intervention surnaturelle et rédemptrice du Seigneur lors de son retour au dernier jour.

4. Une lecture littérale qui déforme le message prophétique

Le dispensationalisme, en prenant ce texte au pied de la lettre, passe à côté du message spirituel qu’il contient. Il transforme une vision prophétique en une séquence spectaculaire, presque cinématographique, centrée sur Jérusalem terrestre et sur un règne politique de Christ dans la ville physique. Mais Jésus lui-même a corrigé cette attente en disant : « Mon royaume n’est pas de ce monde. » — Jean 18.36 Puis en rajoutant, pour renforcer l’idée que : « Le royaume de Dieu ne viendra pas de façon visible… le royaume de Dieu est parmi vous. » — Luc 17.20-21

Le retour de Jésus est glorieux, universel, et spirituellement décisif. Il ne vient pas établir un royaume terrestre au sens géopolitique, mais établir officiellement son règne éternel sur l’univers entier, en rassemblant les siens, en détruisant l’antéchrist, et en inaugurant les nouveaux cieux et la nouvelle terre (2 Thessaloniciens 1.7-10 ; Apocalypse 21.1-5). C’est ce que nous démontre cette image de Zacharie 14.4 comme quoi, J.sus vient pour ouvrir une brèche de délivrance pour son peuple. Non pas le peuple d’Israël géopolitique que nous connaissons aujourd’hui, mais tous ceux, juifs et non juifs, qui ont reconnus Jésus comme messie et qui ont mis toute leur confiance en lui.

5. L’enseignement du Nouveau Testament sur le retour de Jésus

Aucun texte du Nouveau Testament n’annonce que le mont des Oliviers va se fendre en deux lors du retour de Jésus. Par contre, voici ce qu’il enseigne. D’abord, que Jésus reviendra comme il est monté, dans les nuées (Actes 1.11). Ensuite, que tout œil le verra, même ceux qui l’ont percé (Apocalypse 1.7). Puis, qu’il viendra pour juger les vivants et les morts (2 Timothée 4.1). Le Nouveau Testament mentionne qu’à son retour, les morts ressusciteront, les croyants seront changés (1 Corinthiens 15.52 ; 1 Thessaloniciens 4.16-17). Finalement, que la terre et les cieux actuels passeront, pour laisser place à une création nouvelle (2 Pierre 3.10-13).

Conclusion – Quitter les fables pour revenir à la vérité

Le retour de Jésus ne sera pas un spectacle géologique à Jérusalem, mais la manifestation glorieuse du Roi des rois, devant qui tout genou fléchira (Philippiens 2.10-11). Zacharie 14.4 ne doit pas être lu comme un plan sismique futur, mais comme une image prophétique de la victoire du Seigneur sur le mal, et du salut qu’il ouvre à ceux qui lui appartiennent.

Le dispensationalisme, en insistant sur des détails spectaculaires, égare les croyants, détourne leur attention de l’appel à la sainteté, à la vigilance, et à la fidélité. Il réduit le message prophétique à une succession d’événements mondains, alors que Dieu nous appelle à vivre dans l’attente fervente de son retour, les yeux fixés non sur une montagne terrestre, mais sur le trône céleste de l’Agneau (Hébreux 12.2 ; Apocalypse 5.6).

« Puisque tout l’univers doit ainsi se désagréger, quelle vie sainte vous devez mener et avec quelle piété, en attendant que vienne le jour de Dieu et en hâtant sa venue ! Ce jour-là, le ciel en feu se désagrégera et les astres embrasés fondront. » — 2 Pierre 3.11

Frères et sœurs, abandonnons les illusions dispensationalistes, et revenons à la Parole pure et puissante de Dieu. Que notre espérance soit enracinée non dans des spéculations humaines, mais dans la promesse certaine du Christ qui revient, pour juger le monde, rassembler son peuple, et établir le règne éternel de justice, d’amour et de vérité.

Maranatha !