Le Nouveau Testament confirme-t-il les promesses de l’Ancien Testament ?

Le Nouveau Testament ne se contente pas de confirmer les promesses de l’Ancien Testament, il en révèle l’accomplissement en Jésus-Christ. Cette cohérence scripturaire montre que toutes les promesses divine, annoncées par les prophètes, convergent vers Christ, apportant ainsi une lecture unifiée et éclairante de la Bible.

Beaucoup de chrétiens affirment que le Nouveau Testament confirme, en quelque sorte, les promesses de l’Ancien Testament. Cette formulation est juste, mais elle mérite d’être approfondie. Car le Nouveau Testament ne fait pas qu’approuver ou répéter ce qui avait été annoncé auparavant. Il révèle surtout que les promesses de Dieu trouvent leur accomplissement en Jésus-Christ.

Cette vérité est essentielle. Elle nous aide à lire toute la Bible comme une révélation unie, cohérente et centrée sur Christ. Elle nous garde aussi de l’erreur qui consisterait à séparer les promesses de Dieu de celui en qui elles ont été accomplies.

Une seule révélation, un seul dessein

La Bible n’oppose pas l’Ancien Testament au Nouveau Testament comme s’il s’agissait de deux messages différents. Au contraire, le Nouveau Testament se présente comme l’accomplissement de ce que Dieu avait annoncé d’avance par les prophètes comme l’enseigne l’apôtre Paul :

Cette lettre vous est adressée par Paul, serviteur de Jésus-Christ, qui a été appelé à être apôtre et choisi pour proclamer l’Evangile de Dieu, la Bonne Nouvelle que Dieu avait promise par ses prophètes dans les Saintes Ecritures. Elle parle de son Fils qui, dans son humanité, descend de David, et qui a été institué Fils de Dieu avec puissance lorsque le Saint-Esprit l’a ressuscité, Jésus-Christ, notre Seigneur. 

Romains 1.1-4

L’Ancien Testament contient effectivement les promesses, les figures, les alliances, les annonces prophétiques, les ombres et les espérances. Le Nouveau Testament, pour sa part, vient en dévoiler le sens véritable. Il ne détruit pas ce qui a été annoncé. Il en montre la portée véritable à la lumière de Jésus-Christ.

Ne vous imaginez pas que je sois venu pour abolir ce qui est écrit dans la Loi ou les prophètes ; je ne suis pas venu pour abolir, mais pour accomplir.

Matthieu 5.17

Ainsi, dire que le Nouveau Testament confirme les promesses de l’Ancien Testament est vrai. Mais il faut ajouter qu’il les confirme en les accomplissant, en les expliquant et en les révélant pleinement en Christ.

Toutes les promesses trouvent leur « oui » en Jésus

L’un des textes les plus clairs à ce sujet se trouve dans la seconde lettre aux Corinthiens :

En lui était le oui : car c’est en lui que Dieu a dit « oui » à tout ce qu’il avait promis. Aussi est-ce par lui que nous disons « oui », « amen », pour que la gloire revienne à Dieu.

2 Corinthiens 1.19-20

Ce verset ne dit pas seulement que Jésus soutient les promesses anciennes. Il affirme qu’en lui elles trouvent leur réponse, leur validation et surtout leur accomplissement. Jésus n’est pas à côté des promesses. Il en est le centre.

Cela signifie que les promesses faites par Dieu à Abraham, à David, à Israël et par les prophètes ne doivent pas être lues indépendamment de Christ. Elles convergent vers lui. Elles trouvent en lui leur vérité, leur plénitude et leur réalisation.

Le Nouveau Testament confirme donc les promesses de l’Ancien Testament, non comme un simple témoin extérieur, mais comme la révélation de leur accomplissement en Jésus.

Jésus lui-même a enseigné cette vérité

Après sa résurrection, Jésus a repris ses disciples pour leur montrer que les Écritures parlaient de lui. Sur le chemin d’Emmaüs, il leur expliqua :

Alors, commençant par les livres de Moïse et parcourant tous ceux des prophètes, Jésus leur expliqua ce qui se rapportait à lui dans toutes les Ecritures. 

Luc 24.27)

Un peu plus loin, il déclara :

Puis il leur dit : Voici ce que je vous ai dit quand j’étais encore avec vous : « Il faut que s’accomplisse tout ce qui est écrit de moi dans la Loi de Moïse, dans les prophètes, et dans les Psaumes. » 

Luc 24.44

Puis, Jésus déclare quelque chose d’intéressant au verset suivant :

Là-dessus, il leur ouvrit l’intelligence pour qu’ils comprennent les Ecritures. 

Luc 24.45

La compréhension des Écritures, ne vient pas de notre intelligence propre. Pour les comprendre, il faut que le Seigneur ouvre notre intelligence. C’est seulement à ce moment que nous pouvons réellement comprendre pleinement les Écritures.

Ces paroles sont capitales. Jésus enseigne que l’ensemble de l’Ancien Testament rend témoignage à sa personne et à son œuvre. Cela veut dire que les promesses anciennes ne peuvent être comprises correctement qu’à travers lui.

Le Nouveau Testament confirme donc les promesses de l’Ancien Testament en montrant qu’elles parlaient déjà de Christ, même lorsque cela n’était pas encore pleinement compris.

Les promesses faites à Abraham s’accomplissent en Christ

Paul développe cette vérité avec clarté dans l’épître aux Galates.  Il rappelle que les promesses ont été faites à Abraham et à sa descendance, puis il précise :

Or, c’est à Abraham et à sa descendance que Dieu a fait ses promesses. Il n’est pas dit : « et à ses descendances », comme s’il s’agissait de plusieurs lignées. A ta descendance ne désigne qu’une seule descendance, et c’est Christ.

Galates 3.16

Voilà un point fondamental. Les promesses faites à Abraham trouvent leur accomplissement ultime en Christ. Et ceux qui appartiennent à Christ deviennent, en lui, héritiers de la promesse :

Si vous lui appartenez, vous êtes la descendance d’Abraham et donc, aussi, les héritiers des biens que Dieu a promis à Abraham.

Galates 3.29

Le Nouveau Testament confirme donc les promesses de l’Ancien Testament en montrant que leur accomplissement n’est ni séparé de Christ ni parallèle à lui. Tout passe par lui et s’accomplit en lui.

La nouvelle alliance révèle le sens des promesses anciennes

L’Ancien Testament annonçait une alliance nouvelle, une œuvre intérieure de Dieu, le pardon des péchés et le don d’un cœur nouveau :

Mais des jours viennent, déclare l’Eternel, où moi, je conclurai avec le peuple d’Israël et celui de Juda une alliance nouvelle. Elle ne sera pas comme celle que j’ai conclue avec leurs pères quand je les ai pris par la main pour les faire sortir d’Egypte, car cette alliance-là, ils l’ont rompue, alors que moi j’étais leur suzerain, l’Eternel le déclare. Mais voici quelle alliance je conclurai avec le peuple d’Israël, après ces jours, déclare l’Eternel : je placerai ma Loi au plus profond d’eux-mêmes, je la graverai sur leur cœur ; moi, je serai leur Dieu, eux, ils seront mon peuple. Ils n’auront plus besoin de s’enseigner l’un l’autre, en répétant chacun à son compagnon ou son frère : « Il faut que tu connaisses l’Eternel ! » Car tous me connaîtront, des plus petits jusqu’aux plus grands, l’Eternel le déclare, car je pardonnerai leurs fautes, je ne tiendrai plus compte de leur péché. 

Jérémie 31.31-34

Je répandrai sur vous une eau pure, afin que vous deveniez purs, je vous purifierai de toutes vos souillures et de toutes vos idoles. Je vous donnerai un cœur nouveau et je mettrai en vous un esprit nouveau, j’enlèverai de votre être votre cœur de pierre et je vous donnerai un cœur de chair. Je mettrai en vous mon propre Esprit et je ferai de vous des gens qui vivent selon mes lois et qui obéissent à mes commandements pour les appliquer. 

Ézéchiel 36.25-27

Le Nouveau Testament montre que cette promesse s’accomplit par l’œuvre de Jésus, par son sang et par le Saint-Esprit

Après le repas, il fit de même pour la coupe, en disant : Ceci est la coupe de la nouvelle alliance conclue par mon sang qui va être versé pour vous.

Luc 22.20

Mais maintenant, c’est un service bien supérieur qui a été confié à notre grand-prêtre car il est le médiateur d’une alliance bien meilleure fondée sur de meilleures promesses. En effet, si la première alliance avait été sans défaut, il n’aurait pas été nécessaire de la remplacer par une seconde. Or, c’est bien un reproche que Dieu adresse à son peuple lorsqu’il déclare : Mais des jours vont venir, dit le Seigneur, où je conclurai avec le peuple d’Israël et celui de Juda une alliance nouvelle. Elle ne sera pas comme celle que j’ai conclue avec leurs pères quand je les ai pris par la main pour les faire sortir d’Egypte. Puisqu’ils n’ont pas été fidèles à mon alliance, moi alors, je me suis détourné d’eux, dit le Seigneur. Mais voici quelle alliance je vais conclure avec le peuple d’Israël après ces jours, dit le Seigneur : je placerai mes lois dans leur pensée, je les graverai sur leur cœur ; je serai leur Dieu, et ils seront mon peuple. Ils n’auront plus besoin de s’enseigner l’un l’autre en répétant chacun à son concitoyen ou à son frère : « Il faut que tu connaisses le Seigneur ! » Car tous me connaîtront, du plus petit jusqu’au plus grand d’entre eux. Car je pardonnerai leurs fautes, je ne tiendrai plus compte de leurs péchés. Par le simple fait d’appeler cette alliance-là nouvelle, le Seigneur a rendu la première ancienne ; or, ce qui devient ancien et ce qui vieillit est près de disparaître. 

Hébreux 8.6-13

Ainsi, les promesses anciennes ne sont pas annulées. Elles sont portées à leur accomplissement dans la nouvelle alliance. Ce que les prophètes avaient annoncé de loin devient réalité dans l’Évangile.

Le Nouveau Testament ne confirme donc pas simplement que Dieu avait raison de promettre. Il montre que Dieu a agi, qu’il a tenu parole, et qu’il a réalisé son dessein en son Fils.

Les ombres de l’Ancien Testament trouvent leur réalité en Christ

Le Nouveau Testament enseigne aussi que beaucoup d’éléments de l’Ancien Testament étaient des figures annonciatrices. La loi, les sacrifices, le sacerdoce, le tabernacle et les fêtes avaient une valeur réelle dans leur temps, mais ils annonçaient une réalité plus grande :

C’est pourquoi, ne vous laissez juger par personne à propos de ce que vous mangez ou de ce que vous buvez ou au sujet de l’observance des jours de fête, des nouvelles lunes ou des sabbats. Tout cela n’était que l’ombre des choses à venir : la réalité est en Christ.

Colossiens 2.16-17

La Loi de Moïse ne possède qu’une ombre des biens à venir et non pas l’image même de ces réalités. Elle ne peut donc en aucun cas amener à la perfection ceux qui s’approchent ainsi de Dieu sur la base des mêmes sacrifices offerts perpétuellement d’année en année.

Hébreux 10.1

Hébreux déclare que la loi possède « qu’une ombre des biens à venir ». Cela signifie que le Nouveau Testament confirme l’Ancien non seulement par des citations, mais par l’accomplissement vivant de tout ce que ces institutions préfiguraient.

  • Christ est le vrai sacrifice.
  • Il est le vrai souverain sacrificateur.
  • Il est le médiateur de la nouvelle alliance.
  • Il est la réalité vers laquelle tendaient les ombres anciennes.

Confirmer ne suffit pas : il faut parler d’accomplissement

C’est ici qu’une nuance importante doit être apportée. Dire que le Nouveau Testament confirme les promesses de l’Ancien Testament est juste, mais ce mot peut parfois être trop faible. Il pourrait laisser penser que le Nouveau Testament vient simplement appuyer un message déjà complet en lui-même.

Or, le langage du Nouveau Testament va plus loin. Il parle d’accomplissement, de révélation, de manifestation, de plénitude. Ce qui était annoncé dans l’Ancien Testament est dévoilé dans toute sa lumière en Jésus-Christ.

Une formulation plus précise serait donc la suivante : « Le Nouveau Testament confirme les promesses de l’Ancien Testament en révélant leur accomplissement en Jésus-Christ. »

Ou encore : « Le Nouveau Testament montre que toutes les promesses de Dieu trouvent leur accomplissement en Christ et dans son peuple racheté »

En Christ, parce qu’il s’est offert en sacrifice, nous avons obtenu la délivrance, le pardon de nos fautes. Dieu a ainsi manifesté sa grâce dans toute sa richesse, et il l’a répandue sur nous avec surabondance, en nous donnant pleine sagesse et pleine intelligence, nous ayant fait connaître le secret de son plan. Ce plan, il l’a fixé d’avance, dans sa bonté, en Christ, pour conduire les temps vers l’accomplissement. Selon ce plan, tout ce qui est au ciel et tout ce qui est sur la terre doit être harmonieusement réuni en Christ. 

Éphésiens 1.7-10

Pourquoi cette vérité est essentielle aujourd’hui

Cette question n’est pas seulement théorique ou abstraite. Elle touche directement notre manière de lire la Bible. Si nous séparons les promesses de Dieu de Jésus-Christ, nous finissons par déformer le message biblique. Nous risquons alors de chercher en dehors de lui ce que Dieu a déjà accompli en lui.

Mais si nous comprenons que le Nouveau Testament révèle l’accomplissement des promesses anciennes en Christ, alors toute la Bible devient lumineuse. Nous voyons l’unité du dessein de Dieu. Nous comprenons que l’histoire du salut ne se disperse pas dans plusieurs plans concurrents. Elle converge vers Jésus.

C’est aussi ce qui donne à l’Église sa stabilité. Notre foi repose sur un Dieu fidèle, qui a parlé autrefois par les prophètes et qui a accompli sa parole dans son Fils :

A bien des reprises et de bien des manières, Dieu a parlé autrefois à nos ancêtres par les prophètes. Et maintenant, dans ces jours qui sont les derniers, il nous a parlé par le Fils. Il a fait de lui l’héritier de toutes choses et c’est aussi par lui qu’il a créé l’univers.

Hébreux 1.1-2

Conclusion

Oui, il est juste de dire que le Nouveau Testament confirme les promesses de l’Ancien Testament. Mais il est encore plus juste de dire qu’il en révèle l’accomplissement en Jésus-Christ.

Le Nouveau Testament ne vient pas simplement appuyer les anciennes promesses. Il montre qu’elles trouvent en Christ leur « oui », leur vérité et leur pleine réalisation (2 Corinthiens 1.20). En lui, les ombres deviennent réalité, les annonces deviennent accomplissement, et l’espérance devient certitude.

Lire la Bible de cette manière, c’est revenir au cœur même de la révélation divine. C’est comprendre que toutes les voies de Dieu conduisent à son Fils. Et c’est là que l’Église trouve sa joie, sa solidité et son espérance.

Israël aujourd’hui et le peuple de Dieu : ce que disent réellement les Écritures

L’identité du peuple d’Israël doit être comprise à travers les Écritures, où l’appartenance à Dieu repose sur la foi en Jésus-Christ, et non sur une origine ethnique. Le Nouveau Testament enseigne que le vrai Israël est spirituel, uni en Christ, et que les promesses à Abraham s’accomplissent en lui, soulignant l’importance de la nouvelle alliance.

La question de l’identité du peuple d’Israël aujourd’hui doit être examinée à la lumière des Écritures et non à partir d’événements politiques modernes. La Bible définit clairement qui constitue le peuple de Dieu et comment les promesses faites à Israël trouvent leur accomplissement dans la Nouvelle Alliance.

Selon le Nouveau Testament, le peuple de Dieu n’est pas déterminé par une origine ethnique ou nationale, mais par la relation avec Jésus-Christ par la foi.

Romains 9.6-8 déclare que « ce ne sont pas tous ceux qui descendent du patriarche Israël qui constituent Israël ; et ceux qui descendent d’Abraham ne sont pas tous ses enfants… Seuls les enfants nés selon la promesse sont considérés comme sa descendance

L’Écriture distingue ainsi Israël selon la chair et Israël selon la promesse. L’appartenance au peuple de Dieu est spirituelle et fondée sur la foi et non une entité politiques moderne.

Galates 3.28-29 affirme également que ceux qui appartiennent à Christ sont la descendance d’Abraham et héritiers selon la promesse. Selon la révélation du Nouveau Testament, le véritable peuple de Dieu est constitué de tous ceux qui sont unis à Christ, qu’ils soient Juifs ou non.

Le vrai Israël selon le Nouveau Testament

Le Nouveau Testament enseigne explicitement que le véritable Israël est défini par la transformation intérieure opérée par Dieu.

Romains 2.28-29 enseigne que le vrai Juif est celui qui l’est intérieurement, par une œuvre du cœur opérée par l’Esprit. Philippiens 3.3 ajoute que les véritables circoncis sont ceux qui rendent leur culte par l’Esprit de Dieu.

Éphésiens 2.14-16 révèle que Jésus a renversé le mur de séparation entre Juifs et non-Juifs pour former un seul peuple réconcilié avec Dieu. Il n’existe donc plus deux peuples distincts dans le plan du salut, mais une seule communauté unie en Christ.

L’Écriture présente ainsi le peuple de Dieu comme :

  • la descendance d’Abraham par la foi
  • la maison de Dieu
  • la nation sainte
  • le peuple acquis par Dieu

Cette réalité est spirituelle et centrée sur la nouvelle alliance.

La formation de l’État moderne d’Israël

L’État d’Israël actuel est une réalité politique moderne établie en 1948 après la Seconde Guerre mondiale, dans un contexte marqué notamment par les persécutions subies par le peuple juif en Europe et les conséquences désolantes de l’Holocauste.

Sa formation résulte d’un processus historique et politique complexe. Le mouvement sioniste, apparu à la fin du XIXᵉ siècle, a promu l’idée d’un foyer national juif. La déclaration Balfour de 1917, émise par le gouvernement britannique, a soutenu ce projet. Plus tard, l’Organisation des Nations Unies adopta un plan de partage du territoire en 1947, conduisant à la proclamation officielle de l’État d’Israël en 1948.

Sur le plan historique, certains membres de la famille Rothschild ont contribué financièrement au développement de colonies juives en Palestine dès la fin du XIXᵉ siècle. Le baron Edmond de Rothschild, notamment, a soutenu des implantations agricoles et des infrastructures. Ce soutien s’inscrivait toutefois parmi de nombreux autres facteurs politiques, économiques et internationaux qui ont conduit à la formation de l’État moderne.

La création de cet État relève donc d’un processus historique, diplomatique et géopolitique, et doit être distinguée de l’identité du peuple de Dieu telle que définie par les Écritures.

L’accomplissement des promesses en Christ

Le Nouveau Testament enseigne que les promesses faites à Abraham trouvent leur accomplissement en Jésus-Christ.

Galates 3.16 affirme que les promesses ont été faites à Abraham et à sa descendance, c’est-à-dire à Jésus-Christ. 2 Corinthiens 1.20 déclare que toutes les promesses de Dieu trouvent leur accomplissement en lui.

L’ancienne alliance trouve son accomplissement dans la nouvelle alliance établie par Jésus, supérieure et définitive. Le centre du plan de Dieu, dans la Nouvelle Alliance, n’est plus une nation géopolitique, mais l’œuvre rédemptrice du Messie et la formation d’un peuple renouvelé par l’Esprit.

Ainsi, la révélation biblique dirige constamment l’attention vers Christ comme accomplissement des prophéties, centre du salut et seul fondement de l’identité du peuple de Dieu.

Conclusion : garder les yeux fixés sur Christ

L’Écriture appelle les croyants à discerner les réalités spirituelles à la lumière de l’œuvre de Jésus-Christ. Le peuple de Dieu est constitué de ceux qui vivent par la foi, qui appartiennent à la nouvelle alliance et qui sont transformés par l’Esprit.

Les réalités politiques, historiques ou nationales ne doivent jamais détourner l’attention de l’essentiel. Le centre du plan de Dieu est la personne de Jésus-Christ, son sacrifice, sa résurrection et son règne.

L’Évangile annonce la réconciliation avec Dieu par Christ, l’accomplissement des promesses et l’établissement de son royaume. C’est vers lui que les regards doivent demeurer tournés. Son œuvre est le cœur de la révélation, la clé des prophéties et l’espérance véritable du peuple de Dieu. Fixer le regard sur un Israël géopolitique pour l’accomplissement des promesses de Dieu, c’est se détourner de Christ, en qui s’accomplit toute chose.

Ésaïe 25.9 : Une prophétie de réjouissance pour l’Église le peuple de Dieu et non pour le peuple d’Israël uniquement

Le passage d’Ésaïe 25.9 est souvent cité pour soutenir l’idée que, lors du retour de Jésus, une grande joie sera ressentie par le peuple d’Israël. Cependant, pour comprendre la véracité de cette affirmation, il est essentiel d’examiner le contexte de ce passage.

Le chapitre 25 du livre d’Ésaïe décrit un événement prophétique majeur où Dieu célèbre la victoire sur les nations et la délivrance de son peuple, mais il est crucial de noter que ce peuple n’est pas limité à Israël seul.

Le verset utilisé pour appuyer ce propos est celui-ci: « Et l’on dira en ce jour-là : voyez, c’est notre Dieu en qui nous espérions, il nous a délivrés. Oui, c’est en l’Éternel que nous avons placé notre espérance. Maintenant, jubilons et réjouissons-nous puisqu’il nous a sauvés. » (Ésaïe 25.9)

Pour comprendre si cet énoncé est vrai, il nous faut regarder le contexte de ce passage. Celui-ci nous dit qu’Ésaïe 25.9 fait partie d’un passage prophétique où le prophète célèbre la victoire de Dieu sur les nations et la délivrance de son peuple. Le chapitre 25 d’Ésaïe décrit un festin eschatologique que l’Éternel préparera pour tous les peuples, symbolisant la fin de la mort et la restauration complète de son peuple. Le verset 9 exprime la joie et la reconnaissance du peuple qui voit enfin l’accomplissement des promesses divines. Ils proclament que Dieu est leur salut, soulignant la foi et l’espérance en la fidélité de Dieu.

Certes, ce passage est un passage relatant des événements concernant le retour de Christ, mais le peuple dont il est question n’est pas le peuple d’Israël à proprement parler. Il est dit au verset 6 que « Le Seigneur des armées célestes préparera lui-même pour tous les peuples là, sur cette montagne, un festin de vins vieux, et de mets succulents, des mets tout pleins de moelle, arrosés de vins vieux et dûment clarifiés. » (Ésaïe 25.6) que le Seigneur « préparera lui-même pour tous les peuples ». Dans son contexte, ce passage ne décrit pas uniquement du peuple d’Israël. 

Le peuple de Dieu aujourd’hui est le corps des croyants qui est composés de tous ceux et celles, de toutes les nations qui ont reconnu Jésus comme étant le messie et cela inclus les juifs qui ont cru en Jésus. C’est ce que l’apôtre Paul nous enseigne en disant qu’il « n’y a plus ni Juifs ni non-Juifs, il n’y a plus ni esclave ni homme libre, il n’y a ni homme ni femme. Unis à Jésus-Christ, vous êtes tous un. » (Galates 3.28) Comme j’ai mentionné dans un article précédent, Israël n’a pas de privilèges particuliers. Le peuple de Dieu de la nouvelle alliance est le corps de Christ ou l’Église si vous préférez. 

Cette prophétie du prophète Ésaïe ne concerne pas le peuple d’Israël. D’ailleurs, le mot Israël n’est pas mentionné dans tout le chapitre 25. Comment faire concorder ce passage uniquement avec le peuple d’Israël alors que les mots « de toutes les nations » sont mentionnés. 

Le verset 8 nous dit que l’Éternel « fera disparaître l’opprobre pesant sur son peuple ». (Ésaïe 25.8) Dieu n’a pas deux peuples. Il a un seul peuple. Dans l’Ancien Testament, ce peuple était le peuple d’Israël. Seulement dans le Nouveau Testament, dans la nouvelle alliance, le peuple est l’Église. L’apôtre Jean au début du récit de l’Apocalypse va dire: « Il nous aime, il nous a délivrés de nos péchés par son sacrifice, il a fait de nous un peuple de rois, des prêtres au service de Dieu, son Père : à lui donc soient la gloire et le pouvoir pour l’éternité ! Amen. » (Apocalypse 1.5-6) Ce passage confirme que Dieu a fait des croyants son peuple. D’autres passages confirment ce fait. Paul va écrire: « Il (Jésus) s’est donné lui-même pour nous, afin de nous libérer de toute forme de mal et de nous purifier pour faire de nous son peuple, un peuple qui lui appartienne, zélé pour accomplir le bien. » (Tite 2.14) Il dit aussi: « Or, vous êtes le corps de Christ, et chacun de vous en particulier est un membre de ce corps. » (1 Corinthiens 12.27) Puis il ajoute: « Ainsi, vous n’êtes plus des étrangers ni des résidents temporaires : vous êtes concitoyens des membres du peuple saint et vous appartenez à la famille de Dieu. » (Éphésiens 2.19) L’apôtre Pierre va aussi mentionner: « Quant à vous, vous êtes une race élue, une communauté de rois-prêtres, une nation sainte, un peuple que Dieu a libéré pour que vous proclamiez les œuvres merveilleuses de celui qui vous a appelés des ténèbres à son admirable lumière. » (1 Pierre 2.9) 

Ces passages nous démontrent bien que l’Église est le peuple de Dieu et que ce peuple souffrira beaucoup avant la venue du Seigneur Jésus, mais combien sera grande sa joie lorsqu’ils seront rassemblés avec le Seigneur sur sa montagne sainte à Jérusalem et que Dieu « déchirera là, sur cette montagne, le voile de tristesse qui couvre tous les peuples, la couverture recouvrant toutes les nations. Il fera disparaître la mort à tout jamais. Et de tous les visages, le Seigneur, l’Éternel, effacera les larmes, et sur toute la terre, il fera disparaître l’opprobre pesant sur son peuple. L’Éternel a parlé. Et l’on dira en ce jour-là : voyez, c’est notre Dieu en qui nous espérions, il nous a délivrés. Oui, c’est en l’Éternel que nous avons placé notre espérance. Maintenant, jubilons et réjouissons-nous puisqu’il nous a sauvés. Car, sur cette montagne, la main de l’Éternel se posera comme une protection. » (Ésaïe 25.7-10)