Pour qui Jésus revient-il ? Une réponse fondée sur les Écritures

Le retour de Jésus s’adresse à son peuple spirituel racheté par la foi, composé de Juifs et de non-Juifs, et non à un Israël géopolitique. Les croyants sont invités aux noces de l’Agneau, comme participants plutôt qu’en tant qu’épouse. La foi en Christ est essentielle, indépendamment de l’origine ethnique.

À travers les siècles, plusieurs théologies ont tenté de répondre à cette question essentielle : pour qui Jésus revient-il ? Est-ce pour l’Église ? Encore, pour les croyants ? Pour l’Israël géopolitique ? Ou pour les descendants d’Abraham selon la chair, encore attachés à l’ancienne alliance ? Pour y voir clair, il ne faut pas se tourner vers les traditions humaines, mais vers les Écritures elles-mêmes. Car c’est la Parole inspirée de Dieu qui détermine les contours du peuple que Christ viendra chercher.

D’abord, Jésus revient pour ceux qui lui appartiennent, rachetés par la foi

Le retour de Jésus concerne d’abord ceux qui sont à lui, c’est-à-dire ceux qui ont été rachetés par son sang et qui vivent dans la foi. Il ne s’agit pas d’une catégorie ethnique, ni d’une position religieuse, mais d’un peuple spirituel né de nouveau.

« Car la grâce de Dieu, source de salut pour tous les hommes, a été révélée. Elle nous enseigne à renoncer à l’impiété […] en attendant le moment béni où va se manifester la gloire de notre grand Dieu et Sauveur Jésus-Christ. Il s’est donné lui-même pour nous, afin de nous racheter de toute faute… » — Tite 2.11-14

Ce peuple racheté par Christ est composé de Juifs et de non-Juifs, tous unis dans la foi, régénérés par l’Esprit, et attendant activement son retour.

Ensuite, Jésus revient pour ceux qui sont invités aux noces de l’Agneau

Contrairement à une mauvaise conception largement répandue, l’Église n’est jamais appelée « l’épouse de Christ » dans les Écritures. Elle est plutôt décrite comme les invités au festin des noces. L’Apocalypse est très clair sur ce point : l’Épouse est la Nouvelle Jérusalem, la ville sainte, la demeure de Dieu avec les hommes.

« Puis je vis descendre du ciel, d’auprès de Dieu, la ville sainte, la nouvelle Jérusalem, préparée comme une mariée qui s’est faite belle pour son époux. » — Apocalypse 21.2

« Viens, je te montrerai la mariée, l’épouse de l’Agneau. […] Il me montra la ville sainte, Jérusalem, qui descendait du ciel d’auprès de Dieu. » — Apocalypse 21.9-10

Les croyants fidèles, quant à eux, sont appelés à participer aux noces, en tant qu’invités ayant revêtu le vêtement de noces, symbole de la justice reçue par la foi.

« Heureux ceux qui sont invités au festin des noces de l’Agneau ! » — Apocalypse 19.9

« Le royaume des cieux ressemble à un roi qui organisa un festin de noces pour son fils. […] Puis il dit à ses serviteurs : Le repas de noces est prêt. » — Matthieu 22.2, 4 (BDS)

D’autres passages démontrent bien ce fait. Par exemple :

  • Matthieu 22.2-14 : « Le royaume des cieux est semblable à un roi qui célébra les noces de son fils… » → les invités sont des hommes de toutes origines, représentant ceux qui répondent à l’appel de Dieu.
  • Luc 14.15-24 : un homme organise un grand festin → ceux qui y entrent sont les pauvres, estropiés, aveugles et boiteux — une image des croyants humbles et repentants.
  • Matthieu 25.1-13 : les dix vierges entrent dans la salle des noces, ce sont des participants, non l’Épouse.

Ainsi, Jésus revient pour ceux qui sont prêts, saints, fidèles, nés de l’Esprit, afin de les introduire dans son Royaume éternel — en tant qu’invités honorés aux noces de l’Agneau, et non comme l’Épouse elle-même.

Maintenant, Jésus ne revient pas pour un Israël géopolitique, mais pour le véritable Israël de Dieu

Il est crucial de distinguer entre Israël géopolitique actuel selon la chair et l’Israël spirituel que les apôtres décrivent. Le retour de Jésus ne concerne pas un État moderne, ni une ethnie, mais tous ceux qui sont en Christ.

« Tous ceux qui suivent cette règle de conduite, paix et compassion sur eux et sur l’Israël de Dieu ! » — Galates 6.16

Dans le contexte de ce passage, nous voyons clairement que l’Israël de Dieu aujourd’hui c’est l’Église. C’est elle le peuple de Dieu dans la nouvelle alliance. Alors, quand il parle de l’Israël de Dieu, il fait référence au peuple de Dieu.

De plus, L’apôtre Paul précise que ce ne sont pas les descendants naturels d’Abraham qui sont héritiers de la promesse, mais ceux qui sont enfants de Dieu par la foi.

« Ce ne sont pas tous ceux qui sont issus d’Israël qui sont Israël. […] Ce ne sont pas les enfants de la chair qui sont enfants de Dieu, mais ce sont les enfants de la promesse. » — Romains 9.6-8

Le véritable Israël, aujourd’hui, c’est la communauté des croyants nés de nouveau, unis à Christ, issus de toutes les nations. C’est pour ce peuple que Jésus revient.

Jésus ne revient pas pour ceux qui rejettent le Messie, même s’ils sont Juifs selon la chair

Le salut n’est pas accordé en raison d’une appartenance ethnique ou d’une observance extérieure de l’ancienne alliance. Jésus reviendra en jugement contre ceux qui l’ont rejeté, même s’ils se réclament de Moïse.

« Celui qui croit au Fils a la vie éternelle ; celui qui ne croit pas au Fils ne verra pas la vie, mais la colère de Dieu demeure sur lui. » — Jean 3.36

La foi en Jésus est la seule porte d’entrée dans le Royaume de Dieu, pour les Juifs comme pour les non-Juifs.

« Il n’y a plus ni Juif ni non-Juif, ni esclave ni homme libre, ni homme ni femme : car vous êtes tous un en Jésus-Christ. » — Galates 3.28

Même si un reste d’Israël selon la chair se tournera vers Jésus dans les derniers jours (Romains 11.25-26), ce sera par la foi en lui, et non par le biais d’un privilège ethnique.

Conclusion : Jésus revient pour son peuple spirituel, ceux qui lui appartiennent par la foi

Le retour de Jésus concerne ceux qui ont été lavés par son sang, nés de nouveau, et qui gardent la foi jusqu’à la fin. Ce peuple est formé de toutes les nations, y compris un reste d’Israël selon la chair, mais il n’est pas défini par l’ethnie ou la religion d’origine, seulement par l’union avec le Messie.

« Voici, il vient avec les nuées. Tous le verront, même ceux qui l’ont transpercé. Et toutes les familles de la terre se lamenteront à cause de lui. » — Apocalypse 1.7

« Quant à ceux qui auront persévéré jusqu’à la fin, ils seront sauvés. » — Matthieu 24.13

Prépare ton cœur, sois trouvé fidèle, revêtu du vêtement de noces, car le Roi revient chercher tous ceux qui l’attendent avec amour, foi et persévérance.

Une rude épreuve attend les chrétiens pendant la période des tribulations

Il lui fut même permis de faire la guerre aux membres du peuple saint et de les vaincre. Elle reçut autorité sur tout peuple, toute tribu, toute langue et toute nation.
Apocalypse 13.7

Le chapitre 13 de l’Apocalypse présente deux bêtes, l’une montant de la mer et l’autre de la terre, qui symbolisent respectivement l’Empire romain et un pouvoir religieux associé à celui-ci.

La première bête, décrite comme ayant sept têtes et dix cornes, reçoit le pouvoir et l’autorité de Satan et est adorée par les habitants de la terre. Tandis que la seconde bête fait des miracles pour inciter les habitants de la terre à adorer la première bête.

C’est dans ce contexte que le verset 7 du chapitre 13 de l’Apocalypse fait référence à la puissance de la première bête, qui reçoit le pouvoir « de faire la guerre aux membres du peuple saint et de les vaincre ».

Ce verset évoque une période de persécution et de martyre pour les croyants fidèles à Dieu, qui sont persécutés par la bête et ses partisans pendant la période des tribulations.

Ce passage met également en garde les croyants contre les dangers de se laisser séduire par les systèmes politiques et religieux de ce monde, qui peuvent être marqués par la violence et l’oppression.

Dans cette optique, les croyants sont appelés à rester fermes dans leur foi en Dieu et à ne pas craindre la persécution, car ils peuvent être assurés que Dieu triomphera finalement de toutes les forces du mal.

Ils peuvent aussi avec confiance attendre la venue de leur Sauveur bien aimé qui viendra les délivrer des maux qu’ils endureront. C’est là que nous avons besoin de prier pour que Dieu nous donne la force de passer au travers de toutes les difficultés qui vont se présenter à nous.

Vous pensez peut-être que l’épisode covid fut difficile. Vous n’avez rien vu. Pour la majorité des croyants, leur vie n’était pas menacée et ils ont accepté un vaccin qui pour certains allaient soit les rendre malades ou encore pire les tuer. Alors, imaginez que nous soyons menacés de mort si nous ne prenons pas la marque de la Bête. Combien vont renier Jésus et prendre la marque de la Bête à ce moment-là ?

Ces moments seront les pires moments de notre existence. Comment allons-nous réagir lorsque nous serons menacés d’être exécutés pour ne pas obéir à la Bête ? Allons-nous refuser de prendre la marque de la bête sachant que nous ne pourrons plus ni acheter ni vendre ? Ceci voudrait dire que nous pourrions mourir de faim. Ou encore d’être exécuté pour ne pas obtempérer. Lorsque je regarde comment les chrétiens ont réagi face aux menaces et à la pression du gouvernement pour la vaccination, je me dis que les choses ne seront pas bien différentes surtout s’il y a menace de mort en plus.

Dans la Bible, il y a un récit qui nous démontre comment des gens consacrés à Dieu ont résisté à un ordre d’un roi qui ont été condamnés et qui ont été miraculeusement délivrés de la mort par le Seigneur. Cela devrait nous servir d’exemple pour ceux qui voudront se tenir debout lors de la période des tribulations.

Ce récit se retrouve dans le chapitre 3 du livre de Daniel. Celui-ci raconte l’histoire de la statue d’or du roi Nabuchodonosor et de l’adoration forcée de celle-ci. Le roi Nabuchodonosor, qui régnait sur Babylone, a fait construire une statue d’or de soixante coudées de hauteur et la fit dresser dans la plaine de Doura. Il a ensuite ordonné que tous les responsables de la province se rassemblent pour adorer la statue lorsqu’ils entendraient le son de divers instruments de musique.

Trois Juifs nommés Shadrak, Méshak et Abed-Nego, qui étaient des responsables de la province de Babylone, ont refusé d’adorer la statue, affirmant leur fidélité à leur Dieu, Yahvé. Le roi Nabuchodonosor les a alors menacés de les jeter dans une fournaise ardente s’ils ne se conformaient pas à son décret. Bref, il les a menacés de mort s’il n’adorait pas la statue.

Les trois Juifs ont maintenu leur refus d’adorer la statue, affirmant leur confiance en leur Dieu. Le roi Nabuchodonosor, furieux, a ordonné qu’ils soient jetés dans la fournaise. Mais Dieu a miraculeusement préservé les trois Juifs dans la fournaise, où ils ont été rejoints par un quatrième personnage qui ressemblait à un fils des dieux.

Le roi Nabuchodonosor, ayant vu ce miracle, a reconnu la puissance du Dieu des Juifs et a publié un décret ordonnant que personne ne soit autorisé à dire du mal de leur Dieu. Les trois Juifs ont été promus à des postes de responsabilité dans le gouvernement de Babylone.

En conclusion, ce chapitre enseigne la fidélité des croyants à leur Dieu, même dans des situations difficiles et potentiellement mortelles, et la puissance de Dieu pour protéger et sauver ses serviteurs. Il montre également que même les dirigeants les plus puissants peuvent reconnaître la puissance de Dieu et promouvoir le respect pour la foi des autres.

C’est également une merveilleuse image de croyants qui vont se retrouver dans la fournaise de la période des tribulations et qui ne vont pas se soumettre à la Bête. Cependant, lorsqu’ils seront dans la fournaise de l’épreuve, ils seront rejoints par le Seigneur Jésus lui-même.

Quelle merveilleuse image ! Ne soyez pas effrayé des épreuves qui vont venir. Mettez toutes votre confiance dans le Seigneur Jésus et il saura vous accompagner comme il l’a fait avec tous ses serviteurs consacrés au fil des siècles.

Souvenez-vous que la mort n’est pas la défaite, mais une victoire pour le Seigneur Jésus. Lorsque Jésus est mort sur la croix, cela avait toutes les apparences d’une défaite. Seulement lorsqu’il ressuscita le troisième jour, cela était la marque de la victoire. C’est la même chose pour un disciple du Seigneur Jésus. La mort peut avoir l’apparence d’une défaite, mais le jour où Jésus reviendra et que ce croyant ressuscitera, cela aura toutes les apparences d’une victoire. Comme l’apôtre Paul disait: « Lorsque ce corps corruptible aura revêtu l’incorruptibilité et que ce corps mortel aura revêtu l’immortalité, alors se trouvera réalisée cette parole de l’Écriture : la victoire totale sur la mort a été remportée. O mort, qu’est devenue ta victoire ? O mort, où est ton dard ? (1 Co 15.54-55)