Série Jésus revient – Article 6 : L’Église sera-t-elle retirée avant la détresse ou gardée au milieu de l’épreuve ?

L’article 6 souligne que, selon le Nouveau Testament, l’Église ne sera pas retirée de la terre avant les tribulations, mais plutôt protégée durant celles-ci. Jésus a prié pour la fidélité et la préservation de ses disciples au milieu des épreuves. L’accent est mis sur la nécessité de persévérance et de courage face aux souffrances.

Une question qui touche directement la préparation du croyant

Parmi les idées les plus répandues sur la fin des temps, il y a celle-ci : l’Église serait nécessairement retirée de la terre avant une prétendu période des tribulations de sept ans. Pour plusieurs, cette conviction semble aller de soi. Pourtant, lorsqu’on examine attentivement les Écritures, on découvre que le Nouveau Testament insiste beaucoup plus sur la fidélité du croyant dans l’épreuve que sur une promesse d’échappement préalable.

La question n’est pas de savoir si Dieu est capable de préserver les siens. Bien sûr qu’il le peut. La vraie question est celle-ci : la Bible enseigne-t-elle que l’Église doit être ôtée de la terre avant l’épreuve finale, ou enseigne-t-elle plutôt que Dieu garde son peuple au milieu de la détresse, jusqu’à la manifestation glorieuse de Jésus-Christ ?

Jésus n’a pas demandé que les siens soient ôtés du monde

Un texte essentiel devrait toujours être au cœur de cette réflexion. Dans sa prière sacerdotale, Jésus dit au Père : « Je ne te demande pas de les retirer du monde, mais de les garder du diable » (Jean 17.15).

Cette parole est capitale. Jésus ne prie pas pour l’enlèvement immédiat de ses disciples hors du monde, mais pour leur protection spirituelle au sein même du monde. Il ne demande pas leur extraction, mais leur garde. Il ne promet pas l’absence de conflit, mais la préservation dans la fidélité.

Cela éclaire profondément la manière dont nous devons penser l’épreuve. Le modèle biblique n’est pas d’abord celui d’un peuple retiré avant toute pression, mais celui d’un peuple gardé par Dieu au milieu du combat.

Le témoignage constant des Écritures

Tout au long de la Bible, Dieu ne soustrait pas toujours son peuple à l’épreuve avant qu’elle commence. Très souvent, il le garde au cœur de l’épreuve.

Noé n’a pas été retiré de la terre avant le déluge. Il a été gardé à travers le jugement de Dieu (Genèse 7.1). Israël n’a pas été retiré d’Égypte avant toutes les plaies. Dieu a distingué son peuple au milieu du pays frappé (Exode 8.22-23). Daniel n’a pas été empêché d’entrer dans la fosse aux lions, mais Dieu l’y a préservé (Daniel 6.22). Les trois compagnons de Daniel n’ont pas été retirés avant la fournaise, mais le Seigneur a marché avec eux dans le feu (Daniel 3.24-25).

Ces exemples ne règlent pas à eux seuls toute la question prophétique, mais ils révèlent un principe important : la fidélité de Dieu se manifeste souvent non par le retrait préalable, mais par la garde au milieu de l’épreuve.

Jésus a préparé ses disciples à la détresse

Le Seigneur Jésus n’a jamais présenté la vie chrétienne comme un chemin exempt de souffrance. Il a dit clairement : « Dans le monde, vous aurez à souffrir bien des afflictions. Mais courage ! Moi, j’ai vaincu le monde. » (Jean 16.33).

Il n’a pas dit : « Vous serez forcément retirés avant que l’épreuve ne s’intensifie. » Il a appelé ses disciples à la persévérance, à la vigilance, à la fidélité et au courage. Il a annoncé la haine, la persécution, la séduction, les faux prophètes et la nécessité de tenir ferme jusqu’à la fin (Matthieu 24.9-13).

Nous avons cette même image dans la promesse faite par le Seigneur à l’Église de Philadelphie : « C’est pourquoi, à mon tour, je te garderai à l’heure de l’épreuve qui va venir sur le monde entier pour éprouver tous les habitants de la terre » (Apocalypse 3.10)

Le langage de Jésus prépare l’Église à traverser un monde hostile dans la foi, non à compter sur une exemption systématique de la détresse historique.

Matthieu 24 place le rassemblement après la détresse

L’un des textes les plus clairs sur ce sujet demeure Matthieu 24. Jésus dit : « Aussitôt après ces jours de détresse […] c’est alors que le signe du Fils de l’homme apparaîtra dans le ciel. Alors tous les peuples de la terre se lamenteront, et ils verront le Fils de l’homme venir sur les nuées du ciel avec beaucoup de puissance et de gloire. » (Matthieu 24.29-30).

Ce passage est d’une grande importance. Le rassemblement des élus est situé après la détresse, non pas avant. Bien sûr, certains tentent de limiter ce texte à un autre groupe que l’Église. Mais le texte lui-même parle des élus, c’est-à-dire du peuple de Dieu. Rien n’oblige ici à introduire une séparation artificielle.

Jésus enseigne donc que son peuple doit s’attendre à voir la détresse d’une durée indéterminée, suivi de la venue glorieuse du Fils de l’homme, puis le rassemblement.

La garde de Dieu n’est pas l’absence d’épreuve

Il faut bien comprendre une chose : être gardé par Dieu ne signifie pas être soustrait à toute souffrance terrestre. Cela signifie être conservé dans la foi, protégé spirituellement, préservé pour le salut final.

Pierre l’exprime magnifiquement lorsqu’il parle des croyants « vous qu’il garde, par sa puissance, au moyen de la foi, en vue du salut qui est prêt à être révélé au moment de la fin » (1 Pierre 1.5). Et pourtant, dans le même contexte, il parle aussi des diverses épreuves que les croyants peuvent traverser (1 Pierre 1.6-7).

Ainsi, la protection divine ne supprime pas nécessairement l’épreuve. Elle garantit que l’épreuve ne détruira pas les siens. Dieu garde son peuple, non en l’éloignant toujours du combat, mais en le soutenant au milieu du combat.

L’Apocalypse montre un peuple fidèle au milieu de la pression

Le livre de l’Apocalypse lui-même présente les croyants comme étant sur la terre, appelés à la patience, à la fidélité et au témoignage au milieu de l’opposition. On y voit des saints persécutés, éprouvés, appelés à tenir ferme, à ne pas adorer la bête, à garder les commandements de Dieu et la foi en Jésus (Apocalypse 13.10 ; 14.12).

Le ton de l’Apocalypse n’est pas celui d’une Église absente de la scène terrestre, mais celui d’un peuple appelé à vaincre par la fidélité, même dans un contexte de grande pression. Le mot d’ordre du livre est la persévérance.

Cela correspond parfaitement à l’enseignement général du Nouveau Testament. Le peuple de Dieu n’est pas présenté comme dispensé de l’épreuve, mais comme appelé à y demeurer fidèle jusqu’à la venue du Seigneur.

L’erreur de confondre espérance et échappement

Il y a une différence importante entre l’espérance chrétienne et l’idée d’un échappement à toute détresse. L’espérance chrétienne, c’est le retour de Jésus-Christ, la résurrection des morts, la transformation des croyants, la victoire finale et la communion éternelle avec le Seigneur (1 Thessaloniciens 4.16-17).

Mais lorsque cette espérance est remplacée par la certitude d’être retiré avant toute souffrance mondiale, on déplace le centre de l’attente. Le croyant n’attend plus d’abord Christ, mais un scénario d’évasion. Cela peut affaiblir sa préparation spirituelle.

Le Nouveau Testament nous enseigne au contraire à nous préparer à souffrir avec fidélité, à tenir ferme dans la vérité, à ne pas être scandalisés par l’épreuve et à attendre le Seigneur avec persévérance.

Dieu sait délivrer les siens, mais selon sa sagesse

Oui, Dieu sait délivrer les siens. Oui, il sait faire une différence entre les siens et ceux qui lui résistent. Oui, sa colère n’est pas destinée à condamner ceux qui sont en Jésus-Christ (1 Thessaloniciens 5.9). Mais cela ne signifie pas automatiquement que les croyants seront absents de toute période de détresse.

Il faut distinguer entre la condamnation finale des impies et les souffrances historiques que les croyants peuvent traverser dans ce monde. L’Église a toujours connu l’oppression, la persécution et les tribulations. Elle n’a jamais reçu la promesse d’une vie terrestre sans détresse avant le retour du Seigneur.

Ce que l’Église doit vraiment apprendre

L’Église doit apprendre à espérer sans fuir la réalité. Elle doit apprendre à attendre Jésus sans bâtir sa confiance sur un scénario non explicitement enseigné. Elle doit apprendre à être fidèle, vigilante, courageuse et attachée à Christ.

C’est ainsi que le Nouveau Testament forme les croyants. Il ne les endort pas, comme le fait le dispensationalisme, dans une sécurité mal placée. Il les prépare à tenir ferme, à discerner, à persévérer et à lever les yeux vers leur Rédempteur.

Conclusion

Les Écritures n’enseignent pas du tout que l’Église doit être retirée de la terre avant toute grande détresse. Elles montrent beaucoup plus clairement que Dieu garde son peuple au milieu de l’épreuve, qu’il le fortifie dans la foi et qu’il le conduira jusqu’à la victoire finale en Jésus-Christ.

La vraie sécurité du croyant ne repose pas sur l’idée d’un retrait préalable, mais sur la fidélité du Seigneur. Jésus n’a pas promis à son Église l’absence de combat. Il lui a promis sa présence, sa paix, sa puissance et son retour glorieux (Jean 16.33).

Vers le prochain article

Dans le prochain article, nous verrons si la Bible enseigne vraiment deux peuples distincts dans le plan de Dieu, ou si elle révèle au contraire un seul peuple rassemblé en Jésus-Christ (Éphésiens 2.14-16).

Une épreuve révélatrice : ce que la crise du COVID a dévoilé dans l’Église

La période du COVID a profondément affecté les Églises, révélant des faiblesses dans la foi des croyants, comme la peur et le manque de discernement. Cette crise a exposé des carences en matière d’amour fraternel et d’engagement spirituel. Elle invite à l’introspection et à la quête d’une foi plus authentique en Jésus-Christ.

La période du COVID a bouleversé le monde entier. Elle a touché les nations, les institutions, les familles et bien sûr les Églises. En peu de temps, ce qui paraissait stable a été ébranlé. Les habitudes ont été brisées, les repères ont vacillé, et bien des certitudes humaines ont été secouées. Beaucoup ont eu l’impression de vivre non seulement une crise sanitaire, mais aussi une période de pression, de peur, de contrôle et d’encadrement sans précédent. Sans prétendre affirmer ce qui ne peut pas être prouvé avec certitude, il demeure évident que cette période a fonctionné comme un révélateur. Elle a mis à nu les cœurs. Elle a exposé les fondements. Elle a manifesté ce qui se trouvait réellement dans les vies, y compris parmi ceux qui se réclament de Jésus-Christ. Comme souvent dans l’Écriture, l’épreuve n’invente pas l’état spirituel d’un homme, elle le révèle. « Bien-aimés, ne trouvez pas étrange d’être dans la fournaise de l’épreuve qui sévit parmi vous, comme s’il vous arrivait quelque chose d’anormal » (1 Pierre 4.12).

Pendant cette période, plusieurs chrétiens ont dénoncé ce qu’ils percevaient comme une dynamique mondiale d’asservissement des consciences, de soumission des populations et d’acceptation croissante du contrôle extérieur. D’autres ont rejeté complètement cette lecture. Mais au-delà des débats, une question plus profonde mérite d’être posée : qu’est-ce que cette période a révélé dans l’Église elle-même ? Car il ne suffit pas de dénoncer le monde. Il faut aussi accepter que Dieu permette certaines secousses pour éprouver son peuple, sonder les cœurs et faire ressortir ce qui était caché. Israël a connu cela dans le désert. L’épreuve servait à révéler ce qu’il y avait dans son cœur. « Souviens-toi de tout le chemin par lequel l’Éternel, ton Dieu, t’a conduit pendant ces quarante années dans le désert, afin de t’humilier et de t’éprouver pour savoir quelles étaient les dispositions de ton cœur » (Deutéronome 8.2).

Une crise qui a testé la foi réelle

Lorsque les bâtiments ont fermé, lorsque les rassemblements ont été suspendus, lorsque le cadre visible de la vie chrétienne a été bouleversé, beaucoup ont été confrontés à une question essentielle : leur foi reposait-elle réellement sur Jésus-Christ, ou sur une structure religieuse devenue rassurante avec le temps ? Certains ont continué à chercher Dieu dans le secret. Ils ont prié chez eux, ouvert leur Bible, persévéré dans l’intercession et gardé leur communion avec le Seigneur malgré l’isolement. D’autres, au contraire, se sont rapidement refroidis. Leur vie spirituelle s’est effondrée dès que le programme ecclésial a disparu. Cette période a donc révélé une vérité douloureuse : plusieurs avaient une habitude chrétienne, mais pas une vie profonde avec Dieu.

Jésus a pourtant clairement enseigné que la solidité d’une vie se manifeste au moment de la tempête. Celui qui entend ses paroles et les met en pratique ressemble à un homme prudent qui a bâti sa maison sur le roc. Lorsque la pluie tombe, lorsque les torrents viennent, lorsque les vents soufflent, la maison ne s’écroule pas, parce qu’elle est fondée sur un solide fondement (Matthieu 7.24-25). La crise du COVID a précisément agi comme cette tempête. Elle a permis de voir qui marchait avec Dieu par conviction profonde, et qui dépendait d’un environnement favorable pour tenir. Beaucoup de chrétiens ont échoué ce test, non parce qu’ils ont traversé une difficulté, mais parce qu’ils ont révélé à quel point leur foi était devenue fragile, superficielle, dépendante du confort et peu enracinée dans une relation vivante avec le Seigneur.

Une période qui a exposé la peur dans les cœurs

La peur a été l’une des grandes forces qui ont dominé cette période. Chaque jour, les discours angoissants, les chiffres, les annonces alarmantes et les mises en garde répétées ont contribué à créer un climat mondial de crainte. Or cette peur n’a pas touché seulement les incroyants. Elle a aussi pénétré dans de nombreuses assemblées et dans le cœur de plusieurs croyants. Des chrétiens qui auraient dû manifester la paix de Christ ont parfois été emportés par l’anxiété, la panique, l’obsession de la sécurité et l’incapacité à discerner sobrement les événements.

Il faut être juste : il ne s’agit pas de nier qu’une maladie ait existé, ni de mépriser toute prudence. La sagesse n’est pas l’inconscience. Mais lorsque la peur gouverne les réactions, lorsque l’angoisse étouffe la foi, lorsque les discours dominants prennent plus de place dans les cœurs que la Parole de Dieu, quelque chose est mis en lumière. L’Écriture dit : « Car ce n’est pas un esprit de timidité que Dieu nous a donné, mais un esprit de force, d’amour et de sagesse » (2 Timothée 1.7). Plusieurs croyants ont échoué dans ce domaine, parce qu’ils ont laissé la peur déterminer leurs pensées, leurs décisions et parfois même leur manière de voir les autres. La crise a révélé non seulement la fragilité émotionnelle de beaucoup, mais aussi le manque de paix spirituelle et de confiance concrète dans la souveraineté de Dieu.

Une crise qui a mis en lumière notre rapport à la vérité

Cette période a aussi révélé une autre faiblesse profonde : le rapport de nombreux chrétiens à la vérité. Certains ont cru tout ce qu’on leur disait sans aucun discernement. D’autres ont rejeté tout en bloc, parfois avec excès, sans sagesse ni équilibre. Dans un cas comme dans l’autre, le discernement biblique a souvent fait défaut. Très peu ont pris le temps de se tenir devant Dieu, d’examiner les choses avec sérieux, de refuser la naïveté autant que l’agitation, et de chercher une intelligence spirituelle fondée sur la vérité.

La Parole de Dieu nous appelle pourtant à l’examen, à la vigilance et au discernement : « Examinez tout, et retenez ce qui est bon » (1 Thessaloniciens 5.21). Mais dans le tumulte, beaucoup ont simplement réagi selon leur camp, leur émotion, leur influence préférée ou leur environnement immédiat. Cette crise a donc mis en lumière un problème majeur : nombre de croyants ne savent plus discerner en profondeur. Ils sont influençables, polarisés, rapidement entraînés, soit par les récits officiels, soit par des récits alternatifs, sans prendre le temps de soumettre toute chose à Dieu et à la lumière de sa Parole. Or un chrétien mûr n’est pas appelé à vivre dans la crédulité ni dans la réaction charnelle. Il est appelé à marcher dans la vérité, avec sobriété, fermeté et sagesse.

Une épreuve qui a révélé l’amour et l’unité, ou leur absence

Peut-être que l’un des aspects les plus tristes de cette période a été la mise en lumière du manque d’amour entre croyants. Des assemblées ont été divisées. Des familles chrétiennes se sont opposées. Des frères et des sœurs ont commencé à se juger durement selon leurs positions, leurs choix ou leur lecture des événements. Au lieu de porter les fardeaux les uns des autres, plusieurs se sont soupçonnés, méprisés, caricaturés ou exclus moralement. Cette crise n’a pas seulement testé des convictions. Elle a testé l’amour fraternel.

Jésus a pourtant déclaré : « Si vous vous aimez les uns les autres, tous sauront que vous êtes mes disciples » (Jean 13.35). L’amour chrétien ne signifie pas l’absence de conviction, mais il exige l’humilité, la patience, la douceur et la capacité de traiter l’autre comme un frère, même dans un contexte tendu. Plusieurs ont échoué à ce test. Ils ont défendu une opinion, mais perdu leur témoignage. Ils ont voulu avoir raison, mais sans la grâce. Ils ont parlé de vérité sans manifester l’amour. Cette période a donc montré que bien des croyants n’étaient pas préparés à traverser une crise sans laisser leur cœur se durcir. Cela doit nous humilier, parce qu’une Église qui perd l’amour perd une part essentielle de son témoignage.

Conclusion

La question n’est donc pas seulement de savoir ce qui s’est passé dans le monde pendant la période du COVID. La question la plus importante est de savoir ce que cette crise a révélé dans l’Église et dans le cœur des croyants. Que l’on voie dans cette période un simple épisode sanitaire mondial ou une étape de préparation à des formes plus grandes de contrôle social, une chose demeure certaine : elle a servi d’épreuve. Et beaucoup de chrétiens ont échoué ce test. Plusieurs ont révélé une foi fragile, une peur dominante, un manque de discernement et une faiblesse dans l’amour fraternel.

Mais ce constat ne doit pas seulement nous conduire à critiquer. Il doit nous conduire à nous examiner nous-mêmes devant Dieu. « Examinez-vous vous-mêmes pour savoir si vous êtes dans la foi » (2 Corinthiens 13.5). Si cette période a mis en lumière nos faiblesses, alors elle peut aussi devenir un appel à la repentance, à l’enracinement, à la vigilance et au réveil. Dieu permet parfois des secousses non pour détruire son peuple, mais pour le purifier, le réveiller et le ramener à l’essentiel. Le vrai danger ne serait pas d’avoir été éprouvé. Le vrai danger serait de ne rien avoir appris. Aujourd’hui plus que jamais, l’Église doit revenir à une foi vivante, à une paix surnaturelle, à un discernement biblique et à un amour sincère. Car si une crise comme celle-là a révélé tant de fragilité, combien plus devons-nous chercher maintenant à demeurer fermes en Jésus-Christ pour les temps à venir qui certes seront encore plus difficiles que ce que nous avons connus jusqu’à maintenant.

La tromperie de l’enlèvement prétribulationnel : une fausse doctrine

Introduction

L’enlèvement prétribulationnel est une fausse doctrine qui enseigne que l’Église sera enlevée de la terre avant la période des tribulations, évitant ainsi les souffrances de la fin des temps. Cette interprétation, popularisée par des mouvements évangéliques et dispensationalistes, a suscité de nombreux débats parmi les théologiens. Jésus a dit « Prenez garde que personne ne vous induise en erreur. » (Mt 24.4) C’est exactement ce que fait cette fausse doctrine donnant de faux espoirs aux croyants leur laissant présager qu’ils ne souffriront pas parce qu’ils seront enlevés au préalable avant la période des tribulations. Cette fausse doctrine est pernicieuse parce qu’elle fait beaucoup de tort au corps de Christ. Voici les principaux arguments contre cette doctrine, fondés sur l’étude des Écritures :

1. Absence de fondement scripturaire clair

L’un des principaux arguments contre la fausse doctrine de l’enlèvement prétribulationnel est l’absence d’un fondement clair et explicite dans la Bible. Nulle part il n’est mentionné directement que l’Église sera enlevée avant la période des tribulations. Les passages utilisés pour soutenir cet enseignement sont souvent sortis de leur contexte ou mal interprétés.

1 Thessaloniciens 4.16-17 parle de l’enlèvement, mais ne précise pas que cela se produira avant la période des tribulations. Au contraire, ce passage se concentre sur le retour du Seigneur à la fin des temps, sans mentionner un enlèvement avant cette période.

Matthieu 24.29-31 déclare explicitement que Jésus reviendra « immédiatement après la période des tribulations ». Il n’y a aucune indication que l’Église sera enlevée avant ce moment, mais plutôt que le rassemblement des élus se fera après la tribulations.

2. L’Église est appelée à traverser les épreuves

Plusieurs passages bibliques montrent que les croyants sont appelés à traverser des moments de souffrance et de persécution, plutôt que d’être épargnés.

Jean 16.33 : Jésus dit à ses disciples : « Vous aurez des tribulations dans le monde ; mais prenez courage, j’ai vaincu le monde. »

Actes 14.22 : Paul enseigne que « c’est par beaucoup de tribulations qu’il nous faut entrer dans le royaume de Dieu. »

La Bible enseigne que les croyants ne seront pas épargnés de la souffrance, mais qu’ils seront soutenus pendant la période des tribulations par la puissance de Dieu.

3. Confusion avec la seconde venue de Christ

La fausse doctrine de l’enlèvement prétribulationnel introduit une séparation entre l’enlèvement et la seconde venue de Christ. Selon cette prétendue doctrine, l’enlèvement aurait lieu avant la tribulation et la seconde venue à la fin de celle-ci. Or, la Bible ne fait aucunement mention de cette distinction.

1 Corinthiens 15.51-52 et 1 Thessaloniciens 4.16-17 parlent d’un seul événement : la résurrection des morts et la transformation des vivants à la venue du Seigneur. Ces passages ne laissent pas entrevoir un intervalle de sept ans entre l’enlèvement et le retour final de Christ.

4. Les présence des membres du peuple saint pendant la période des tribulations

La présence des croyants. durant la période des tribulations est évidente telle que décrite dans l’Apocalypse.

Apocalypse 7.13-14 mentionne « ceux qui viennent de la grande tribulation ». Si l’Église était enlevée avant la tribulation, pourquoi y aurait-il des saints dans cette période ? Cela montre que des croyants fidèles seront présents pendant la tribulation.

Apocalypse 13.7 décrit l’Antichrist comme faisant la guerre aux saints. Cela indique encore une fois que les croyants seront présents sur terre pendant cette période de tribulation.

5. La protection divine au lieu de l’évasion

Au lieu d’être enlevés pour échapper à la tribulation, les Écritures parlent souvent de la protection divine des croyants dans les épreuves.

Jean 17.15 : Jésus prie pour ses disciples en disant : « Je ne te demande pas de les retirer du monde, mais de les garder du mal. »

Apocalypse 3.10 : Jésus promet à l’Église de Philadelphie qu’il la gardera dans l’heure de l’épreuve, mais il ne dit pas qu’il la retirera du monde.

6. La doctrine de l’enlèvement prétribulationnel est récente

La doctrine de l’enlèvement prétribulationnel est relativement récente dans l’histoire de l’Église. Elle a émergé au XIXe siècle avec John Nelson Darby et le mouvement dispensationaliste, ce qui laisse penser qu’il ne s’agit pas d’une interprétation ancienne et traditionnelle des Écritures. Avant cette période, les Pères de l’Église et les théologiens des siècles précédents ne prêchaient pas l’idée d’un enlèvement avant la tribulation. Cette nouveauté théologique suscite donc des doutes sur sa validité.

7. Contradiction avec l’esprit de la Parole

La Bible enseigne que les croyants doivent être prêts à affronter des souffrances et à persévérer jusqu’à la fin.

Matthieu 24.13 : Jésus dit : « Celui qui persévérera jusqu’à la fin sera sauvé. » Ce verset encourage les croyants à endurer les épreuves jusqu’à la fin, au lieu de s’attendre à être enlevés avant.

8. La purification de l’Église à travers les épreuves

Les tribulations servent aussi à purifier l’Église, à renforcer la foi des croyants et à séparer les fidèles des tièdes. La Bible montre souvent que les épreuves sont des moyens par lesquels Dieu travaille dans son peuple.

1 Pierre 1.6-7 explique que la foi est éprouvée « par le feu » pour être trouvée digne de louange et d’honneur lors de la révélation de Jésus-Christ. Si les croyants sont retirés avant la tribulation, cette purification ne se ferait donc pas.

Conclusion

La fausse doctrine de l’enlèvement prétribulationnel semble contredire plusieurs enseignements bibliques fondamentaux. Les croyants sont appelés à persévérer dans les épreuves et à attendre la seconde venue de Christ après la tribulation, où ils seront alors transformés ou ressuscités. Cette perspective encourage les chrétiens à se préparer spirituellement à traverser des moments difficiles avec foi, plutôt que de s’attendre à une évasion avant ces événements. L’idée d’être gardés dans la tribulation, protégés par Dieu, tout en étant présents sur la terre, semble mieux refléter le message global des Écritures.

Les croyants ne sont pas destinés à la colère, toutefois cela ne signifie pas qu’ils ne seront plus sur la terre lors de la période des tribulations et voici pourquoi !

Dans un monde où les interprétations des Écritures sont souvent manipulées pour soutenir des théories séduisantes, mais erronées, il est primordial de revenir à la vérité biblique. Certains enseignants, s’appuyant sur ce verset, affirment que cela prouve un enlèvement avant la période des tribulations, épargnant ainsi les croyants de toute souffrance. Cependant, cette interprétation est non seulement infondée, mais elle va aussi à l’encontre des enseignements clairs de Jésus et des apôtres concernant la réalité de la souffrance dans la vie du croyant. Examinons cette question de plus près, en restant fidèles à l’ensemble du message biblique.


Un sens tordu des Écritures

L’un des arguments les plus tordus que j’ai pu voir est celui qui mentionne que les croyants ne sont pas destinés à connaître sa colère en utilisant le passage de 1 Thessaloniciens 5.9 qui dit : « Car Dieu ne nous a pas destinés à connaître sa colère, mais à posséder le salut par notre Seigneur Jésus-Christ ». (1 Thessaloniciens 5.9) Cet enseignement affirme que c’est une preuve d’un enlèvement avant la période des tribulations qui évitera aux croyants de souffrir. Il affirme que la colère de Dieu sera déversée sur la terre pendant la période des tribulations ce qui est vrai parce que les écritures le mentionnent à plusieurs reprises comme font foi ces références. (Apocalypse 5.1; 16.1, 19; 19.15, Sophonie 1.15) 

Puis, cet enseignement ajoute que les croyants ne devraient pas en faire partie. C’est une grande erreur. C’est une affirmation sans fondement. C’est quelque chose qui ne vient pas de la Parole de Dieu. Parce que Jésus ne nous a jamais dit que nous ne devrions pas souffrir. C’est tout le contraire que Jésus et les apôtres ont dit comme en font foi ces passages : « Je vous ai dit cela pour que vous trouviez en moi la paix. Dans le monde, vous aurez à souffrir bien des afflictions. Mais courage ! Moi, j’ai vaincu le monde. » (Jean 16.33) « Mes chers amis, ne soyez pas surpris de la fournaise qui s’est allumée au milieu de vous pour vous éprouver comme si quelque chose d’étrange vous arrivait. Réjouissez-vous au contraire de la part que vous prenez aux souffrances de Christ, afin d’être aussi rempli de joie et d’allégresse quand sa gloire apparaîtra. » (1 Pierre 4.12-13) « En effet, en ce qui concerne le Christ, il vous a été fait la grâce non seulement de croire en lui, mais encore de souffrir pour lui. » (Philippiens 1.29) Vous pouvez aussi regarder ces références (Matthieu 5.10-12; Actes 14.22; Romains 8.17; 2 Timothée 3.12). La souffrance fait partie de la vie de disciple. De prétendre que nous ne devrions pas souffrir, va à l’encontre de la Parole de Dieu.

Cet enseignement affirme également que les croyants seront enlevés avant que ne débute la période des tribulations, celui-ci pousse l’odieux jusqu’à dire que ceux qui viennent à la foi pendant la période des tribulations, donc après l’enlèvement de l’Église, devront subir les effets de la colère de Dieu parce qu’ils sont venus à la foi trop tard. Ma parole, ça ne concorde absolument pas avec plan du salut de Dieu. Cet enseignement prétend que Dieu va punir les gens parce qu’ils sont venus à la foi trop tard. C’est ahurissant une telle pensée. C’est une autre affirmation sans fondement biblique parce que les ouvriers qui n’ont travaillé qu’une heure ont reçu le même salaire que ceux qui ont travaillé toute la journée. (Matthieu 20.1-16) Le salut est le même pour tout le monde ! Cet enseignement s’abstient de mentionner que les calamités qui sont envoyées sur la terre n’ont pas pour but de punir les gens, mais de les amener à se tourner vers Dieu, comme nous dit ce passage : « Les hommes furent atteints de terribles brûlures, et ils insultèrent Dieu qui a autorité sur ces fléaux, mais ils refusèrent de changer et de lui rendre hommage. » (Apocalypse 16.9)  

Cet enseignement prétend également que c’est à cause de ceux qui n’ont pas été enlevés et qui se sont convertis pendant la période des tribulations que le Seigneur va écourter cette période (Matthieu 24.22), mais encore là où trouve-t-on un appui biblique pour affirmer une chose pareille. Laissez-moi vous dire que c’est à cause de gens qui déforment la vérité de Dieu et qui donnent de faux espoirs aux croyants que la colère de Dieu va s’abattre sur eux. 

Maintenant, regardons ce que nous dit réellement le passage de 1 Thessaloniciens 5.9 que nous avons lu tout au début. Nous pouvons constater que la première épître aux Thessaloniciens a été écrite par l’apôtre Paul pour encourager et instruire l’Église de Thessalonique, une communauté de croyants nouvellement convertis au christianisme. 

Le cinquième chapitre de cette épître se concentre sur le sujet du « jour du Seigneur », un terme qui fait référence au retour de Jésus-Christ et aux événements eschatologiques associés.

Dans le contexte immédiat de ce passage (5.1-11), Paul aborde la question de l’incertitude concernant le moment exact du retour de Christ. Il explique que le « jour du Seigneur » viendra comme un voleur dans la nuit, c’est-à-dire de manière soudaine et imprévisible (verset 2). Il avertit les croyants d’être vigilants et prêts, vivant dans la lumière et non dans les ténèbres (versets 4-5).

Paul fait également une distinction entre ceux qui vivent dans la lumière (les croyants) et ceux qui vivent dans les ténèbres (les incroyants). Les premiers sont exhortés à rester sobres, à revêtir la « cuirasse de la foi et de l’amour » et le « casque de l’espérance du salut » (verset 8).

Le verset 9, en particulier, souligne que les croyants ne sont pas destinés à la colère de Dieu, mais plutôt, à recevoir le salut par Jésus-Christ. Cela implique que, bien que le « jour du Seigneur » soit un moment de jugement pour les non-croyants, pour les croyants, ce sera un moment de salut et de délivrance. Paul les rassure en affirmant que leur destinée n’est pas la colère divine, mais le salut assuré par la foi en Jésus-Christ.

En résumé, 1 Thessaloniciens 5.9 se trouve dans un passage où Paul rassure les croyants que leur avenir est sécurisé en Christ. Bien que le monde soit destiné à la colère divine lors du « jour du Seigneur », les croyants, eux, sont destinés au salut. Cela les encourage à rester vigilants et à vivre d’une manière qui reflète leur foi en Jésus-Christ.

Je vais vous poser une seule question, où est-il question, dans ce chapitre, d’un enlèvement avant la période des tribulations ? En aucun moment, il n’y est fait allusion de quelque manière que ce soit. C’est encore une fois un verset qui est tiré hors de son contexte et tordu au point de lui faire dire une chose qu’il ne dit pas. Je trouve cela malhonnête que de pareilles choses soient enseignées. 


Un appel à la préparation


Ce que le Seigneur fait c’est d’appeler ceux qui se sont laissé séduire par cette fausse doctrine. Il appelle les croyants à se préparer en obéissance et en pureté pour le jour de l’Éternel qui arrive à grands pas comme nous dit Sophonie  : « Car voici qu’il est proche, le jour de l’Éternel, oui, ce grand jour est proche, il arrive à grands pas, on entendra des cris amers au jour de l’Éternel. Le guerrier le plus brave poussera de grands cris. » (Sophonie 1.14) Ce passage nous dit aussi que même les plus vaillants d’entre nous pousseront des cris. Ce ne sera pas des jours de tout repos. Il nous faut nous y préparer parce que nous serons rudement mis à l’épreuve et seulement ceux qui resteront attachés à Jésus passeront au travers. Les tièdes et les faibles ne résisteront pas. C’est maintenant le temps de nous préparer.C’est maintenant le temps de revenir à l’Éternel. Le temps n’est plus à la détente et aux loisirs, il est à la préparation parce que bientôt le jour de l’Éternel arrivera et à ce moment, il sera trop tard.

Conclusion


En conclusion, l’idée que les croyants seront enlevés avant les tribulations pour échapper à la colère de Dieu repose sur une interprétation erronée de 1 Thessaloniciens 5.9. La Parole de Dieu nous enseigne clairement que la souffrance fait partie intégrante de la vie chrétienne. Les Écritures ne promettent pas une exemption de l’épreuve, mais plutôt la force et l’espérance nécessaires pour persévérer. Nous devons rester fermes dans la foi, sachant que notre salut est assuré en Jésus-Christ, et nous préparer spirituellement pour les jours difficiles à venir. Il est essentiel de rejeter les enseignements qui déforment la vérité biblique et de nous accrocher à la pureté et à l’obéissance que Dieu nous demande, alors que le jour de l’Éternel approche. Que notre espoir demeure en Christ, notre Sauveur, qui nous guidera à travers toutes les épreuves jusqu’à la fin nous soutenant et nous encourageant à persévérer parce que bientôt nous serons délivrés.

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Une rude épreuve attend les chrétiens pendant la période des tribulations

Il lui fut même permis de faire la guerre aux membres du peuple saint et de les vaincre. Elle reçut autorité sur tout peuple, toute tribu, toute langue et toute nation.
Apocalypse 13.7

Le chapitre 13 de l’Apocalypse présente deux bêtes, l’une montant de la mer et l’autre de la terre, qui symbolisent respectivement l’Empire romain et un pouvoir religieux associé à celui-ci.

La première bête, décrite comme ayant sept têtes et dix cornes, reçoit le pouvoir et l’autorité de Satan et est adorée par les habitants de la terre. Tandis que la seconde bête fait des miracles pour inciter les habitants de la terre à adorer la première bête.

C’est dans ce contexte que le verset 7 du chapitre 13 de l’Apocalypse fait référence à la puissance de la première bête, qui reçoit le pouvoir « de faire la guerre aux membres du peuple saint et de les vaincre ».

Ce verset évoque une période de persécution et de martyre pour les croyants fidèles à Dieu, qui sont persécutés par la bête et ses partisans pendant la période des tribulations.

Ce passage met également en garde les croyants contre les dangers de se laisser séduire par les systèmes politiques et religieux de ce monde, qui peuvent être marqués par la violence et l’oppression.

Dans cette optique, les croyants sont appelés à rester fermes dans leur foi en Dieu et à ne pas craindre la persécution, car ils peuvent être assurés que Dieu triomphera finalement de toutes les forces du mal.

Ils peuvent aussi avec confiance attendre la venue de leur Sauveur bien aimé qui viendra les délivrer des maux qu’ils endureront. C’est là que nous avons besoin de prier pour que Dieu nous donne la force de passer au travers de toutes les difficultés qui vont se présenter à nous.

Vous pensez peut-être que l’épisode covid fut difficile. Vous n’avez rien vu. Pour la majorité des croyants, leur vie n’était pas menacée et ils ont accepté un vaccin qui pour certains allaient soit les rendre malades ou encore pire les tuer. Alors, imaginez que nous soyons menacés de mort si nous ne prenons pas la marque de la Bête. Combien vont renier Jésus et prendre la marque de la Bête à ce moment-là ?

Ces moments seront les pires moments de notre existence. Comment allons-nous réagir lorsque nous serons menacés d’être exécutés pour ne pas obéir à la Bête ? Allons-nous refuser de prendre la marque de la bête sachant que nous ne pourrons plus ni acheter ni vendre ? Ceci voudrait dire que nous pourrions mourir de faim. Ou encore d’être exécuté pour ne pas obtempérer. Lorsque je regarde comment les chrétiens ont réagi face aux menaces et à la pression du gouvernement pour la vaccination, je me dis que les choses ne seront pas bien différentes surtout s’il y a menace de mort en plus.

Dans la Bible, il y a un récit qui nous démontre comment des gens consacrés à Dieu ont résisté à un ordre d’un roi qui ont été condamnés et qui ont été miraculeusement délivrés de la mort par le Seigneur. Cela devrait nous servir d’exemple pour ceux qui voudront se tenir debout lors de la période des tribulations.

Ce récit se retrouve dans le chapitre 3 du livre de Daniel. Celui-ci raconte l’histoire de la statue d’or du roi Nabuchodonosor et de l’adoration forcée de celle-ci. Le roi Nabuchodonosor, qui régnait sur Babylone, a fait construire une statue d’or de soixante coudées de hauteur et la fit dresser dans la plaine de Doura. Il a ensuite ordonné que tous les responsables de la province se rassemblent pour adorer la statue lorsqu’ils entendraient le son de divers instruments de musique.

Trois Juifs nommés Shadrak, Méshak et Abed-Nego, qui étaient des responsables de la province de Babylone, ont refusé d’adorer la statue, affirmant leur fidélité à leur Dieu, Yahvé. Le roi Nabuchodonosor les a alors menacés de les jeter dans une fournaise ardente s’ils ne se conformaient pas à son décret. Bref, il les a menacés de mort s’il n’adorait pas la statue.

Les trois Juifs ont maintenu leur refus d’adorer la statue, affirmant leur confiance en leur Dieu. Le roi Nabuchodonosor, furieux, a ordonné qu’ils soient jetés dans la fournaise. Mais Dieu a miraculeusement préservé les trois Juifs dans la fournaise, où ils ont été rejoints par un quatrième personnage qui ressemblait à un fils des dieux.

Le roi Nabuchodonosor, ayant vu ce miracle, a reconnu la puissance du Dieu des Juifs et a publié un décret ordonnant que personne ne soit autorisé à dire du mal de leur Dieu. Les trois Juifs ont été promus à des postes de responsabilité dans le gouvernement de Babylone.

En conclusion, ce chapitre enseigne la fidélité des croyants à leur Dieu, même dans des situations difficiles et potentiellement mortelles, et la puissance de Dieu pour protéger et sauver ses serviteurs. Il montre également que même les dirigeants les plus puissants peuvent reconnaître la puissance de Dieu et promouvoir le respect pour la foi des autres.

C’est également une merveilleuse image de croyants qui vont se retrouver dans la fournaise de la période des tribulations et qui ne vont pas se soumettre à la Bête. Cependant, lorsqu’ils seront dans la fournaise de l’épreuve, ils seront rejoints par le Seigneur Jésus lui-même.

Quelle merveilleuse image ! Ne soyez pas effrayé des épreuves qui vont venir. Mettez toutes votre confiance dans le Seigneur Jésus et il saura vous accompagner comme il l’a fait avec tous ses serviteurs consacrés au fil des siècles.

Souvenez-vous que la mort n’est pas la défaite, mais une victoire pour le Seigneur Jésus. Lorsque Jésus est mort sur la croix, cela avait toutes les apparences d’une défaite. Seulement lorsqu’il ressuscita le troisième jour, cela était la marque de la victoire. C’est la même chose pour un disciple du Seigneur Jésus. La mort peut avoir l’apparence d’une défaite, mais le jour où Jésus reviendra et que ce croyant ressuscitera, cela aura toutes les apparences d’une victoire. Comme l’apôtre Paul disait: « Lorsque ce corps corruptible aura revêtu l’incorruptibilité et que ce corps mortel aura revêtu l’immortalité, alors se trouvera réalisée cette parole de l’Écriture : la victoire totale sur la mort a été remportée. O mort, qu’est devenue ta victoire ? O mort, où est ton dard ? (1 Co 15.54-55)