Réfuter la fausse doctrine de l’hypergrâce partie 2

Le rejet de l’Ancien Testament 

Nous avons vu dans un article précédant que la doctrine de l’hypergrâce minimisait la repentance parce que, selon eux, tous les péchés, passés, présents et futurs étaient déjà pardonnés et ainsi il n’était donc plus nécessaire de se repentir. 

Dans cet article nous allons voir que la fausse doctrine de l’hypergrâce utilise souvent des passages bibliques tirés des écrits de l’apôtre Paul pour prétendre que l’Ancien Testament et certaines paroles de Jésus avant sa résurrection seraient obsolètes. Nous allons regarder quelques passages et la façon dont ils sont interprétés par les tenants de la fausse doctrine de l’hypergrâce.

Cette fausse doctrine avec ces faux enseignements conduit les croyants, qui y adhèrent, directement dans la mort éternelle. Également, elle les prive des bénédictions de Dieu sur cette terre par la perversité des mauvaises interprétations des passages. Les faussetés véhiculées corrompent les croyants qui au départ étaient bien intentionnés. Malheureusement, ils se sont laissés séduire, tout comme les Galatiens, pour se détourner de la vérité des Écritures. (Ga 5.7-8)

Il est impératif de revenir à la vérité pure des Écritures sans les interprétations erronées de cette fausse doctrine. Celle-ci venant directement du monde des ténèbres accomplit son œuvre à merveille séduisant les croyants les plus faibles et leur tendant un piège qu’ils vont regretter amèrement au jour du jugement.

Le faux mélangé avec le vrai fait en sorte que les croyants ne connaissant que peu les Écritures vont tomber dans le panneau et croire cette fausse doctrine. Les lignes qui suivent apportent un éclairage sur la perversité de cette doctrine de démons tordant les sens des écritures à l’excès et faisant croire que l’Ancien Testament n’est plus utile alors que Jésus nous dit le contraire comme nous allons le voir.

D’abord, regardons le passage d’Hébreux 8.13 qui nous dit: « En parlant d’une alliance nouvelle, il déclare la première ancienne ; or, ce qui est ancien et vieilli est près de disparaître. » 

Ce verset est souvent interprété par les adeptes de l’hypergrâce pour dire que la première alliance, c’est-à-dire l’Ancien Testament dans son ensemble, est devenue caduque et n’a plus aucune valeur pour les croyants. Bien entendu, nous savons que ce n’est pas ce que ce passage nous enseigne. 

À vrai dire, l’auteur de l’épitre aux Hébreux parle ici de l’ancienne alliance mosaïque comme étant remplacée par la nouvelle alliance en Christ, mais cela ne rend pas l’Ancien Testament inutile. Il demeure essentiel pour comprendre le plan de Dieu, la prophétie, et le fondement de la foi chrétienne. D’ailleurs Jésus l’a utilisé avec les disciples d’Emmaüs pour leur expliquer tout ce qui le concernait. (Lc 24.27) 

Jésus nous dit une chose qui n’est pas négligeable et qui contredit l’affirmation de la doctrine de l’hypergrâce : « Ne vous imaginez pas que je sois venu pour abolir ce qui est écrit dans la Loi ou les prophètes ; je ne suis pas venu pour abolir, mais pour accomplir. Oui, vraiment, je vous l’assure : tant que le ciel et la terre resteront en place, ni la plus petite lettre de la Loi, ni même un point sur un i n’en sera supprimé jusqu’à ce que tout se réalise. » (Matthieu 5.17-18) 

Alors, si rien ne doit être supprimé de la Loi, pourquoi est-il enseigné que l’Ancien Testament est maintenant devenu vétuste ? C’est bien sûr, encore une fois, un passage qui ne dit pas ce qu’ils prétendent qu’il enseigne.

Regardons maintenant, le passage de Romains 6.14 : « Car le péché n’aura plus de pouvoir sur vous, puisque vous n’êtes plus sous le régime de la Loi, mais sous celui de la grâce. » 

Les enseignants de la fausse doctrine citent ce passage pour affirmer que la Loi (notamment celle de l’Ancien Testament) est abolie complètement et que la grâce suffit à remplacer toute exigence morale ou spirituelle. 

En réalité, le contexte de Romains 6.14 est profondément enraciné dans l’enseignement de l’apôtre Paul sur la victoire sur le péché par la grâce de Dieu. Ce que l’apôtre mentionne c’est que le péché n’aura plus de pouvoir sur nous parce que nous sommes maintenant sous le régime de la grâce. Il enseigne, ici, dans ce passage, que la Loi mosaïque ne peut pas justifier ni sanctifier. Cependant, cela ne signifie pas que la Loi morale de Dieu soit annulée. Jésus a bien dit qu’il n’était pas venu pour abolir la Loi, mais pour l’accomplir comme nous retrouvons ses paroles en Matthieu 5.17-18 : «Ne vous imaginez pas que je sois venu pour abolir ce qui est écrit dans la Loi ou les prophètes ; je ne suis pas venu pour abolir, mais pour accomplir. Oui, vraiment, je vous l’assure : tant que le ciel et la terre resteront en place, ni la plus petite lettre de la Loi, ni même un point sur un i n’en sera supprimé jusqu’à ce que tout se réalise. 


Un troisième passage qui est utilisé par les enseignants de la fausse doctrine de l’hypergrâce est Galates 3.24-25 qui dit : « Ainsi, la Loi a été notre guide jusqu’à ce que Christ vienne, pour que nous soyons déclarés justes devant Dieu par la foi. Maintenant que cette foi est venue, nous ne dépendons plus de ce guide. » 

L’Hypergrâce utilise ce passage pour affirmer que la Loi n’a plus aucun rôle dans la vie du chrétien, car la foi en Christ a remplacé toute forme de régulation ou de commandement divin. Encore une fois, nous voyons bien comment cette interprétation est erronée. 

Dans le contexte du passage, Paul explique que la Loi était un pédagogue pour conduire les gens à Christ en révélant leur besoin de grâce. « Ainsi la loi a été comme un pédagogue pour nous conduire à Christ, afin que nous fussions justifiés par la foi. La foi étant venue, nous ne sommes plus sous ce pédagogue. » (Galates 3.24-25 LSG) Ne plus être sous ce pédagogue ne signifie pas que la loi est caduque comme nous l’avons vu précédemment. Ce que ça signifie c’est qu’il n’est plus nécessaire de sacrifier d’animaux pour expier notre péché. « Christ s’est offert une seule fois en sacrifice pour porter les péchés de beaucoup d’hommes. » (Hébreux 9.28)

Toutefois, cela ne signifie pas que les enseignements de l’Ancien Testament ou les paroles de Jésus soient obsolètes. La Loi continue de servir à éclairer la volonté de Dieu et à révéler ce qui est juste. Comme il est écrit en Romains 3.31 : « Annulons-nous donc la Loi par le moyen de la foi ? Certainement pas ! Au contraire, nous confirmons la Loi. »


2 Corinthiens 3.6 est un quatrième passage utilisé pour rejeter l’Ancien Testament. Ce verset nous dit: « Il nous a rendus capables d’être les ministres d’une alliance nouvelle ; non pas de la lettre, mais de l’Esprit, car la lettre tue, mais l’Esprit fait vivre. »

L’utilisation de ce passage par les théoriciens de la doctrine de l’hypergrâce est interprétée pour prétendre que les commandements de l’Ancien Testament, considérés comme « la lettre », n’ont plus d’importance, car seule la vie dans l’Esprit compte. C’est bien entendu une très mauvaise interprétation de ce passage. 

Le contexte de 2 Corinthiens 3.6 met en contraste l’ancienne alliance de la loi, qui expose le péché et conduit à la mort, avec la nouvelle alliance en Christ, qui donne la vie par l’Esprit, soulignant que Paul et ses collaborateurs sont qualifiés par Dieu pour ce ministère vivifiant. Ça n’a rien à voir avec le rejet de l’Ancien Testament.

Par ailleurs, Paul sans ses épitres ne rejette pas les Écritures, mais il critique une lecture légaliste et dépourvue de foi. L’Esprit donne la capacité de vivre selon la volonté de Dieu, en harmonie avec ses commandements. Toute tentative humaine pour tenter de vivre la loi est vouée à l’échec. 


Un dernier passage «Car la Loi a été donnée par Moïse, mais la grâce et la vérité sont venues par Jésus-Christ. » (Jean 1.17)

Ce verset est souvent utilisé pour soutenir une opposition entre la Loi de Moïse et la grâce apportée par Jésus, comme si la grâce rendait obsolètes les enseignements de l’Ancien Testament. Ce qui n’est absolument pas étayé par les écritures d’aucune manière.

Le contexte de Jean 1.17 met en contraste la loi donnée par Moïse, qui révèle la justice de Dieu, mais qui ne sauve pas, avec la grâce et la vérité qui sont pleinement réalisées en Jésus-Christ, inaugurant une relation nouvelle et vivifiante entre Dieu et l’humanité. Il n’y a donc aucune opposition entre la Loi et la grâce comme nous l’avons démontré jusqu’à maintenant. En définitive, la Loi reste un reflet du caractère saint de Dieu. « Les décrets de l’Éternel sont justes et ils font la joie du cœur ; les commandements de l’Éternel sont limpides et ils donnent du discernement. » (Psaume 19.8) Il est faux de déclarer que la loi est maintenant caduque. 

En conclusion, l’hypergrâce utilise ces passages pour prétendre que l’Ancien Testament et les paroles de Jésus avant sa résurrection n’ont plus d’importance. Cependant, une lecture correcte et équilibrée des Écritures montre que la grâce en Christ accomplit et clarifie la Loi, mais ne l’annule pas. Jésus lui-même a affirmé la continuité et la validité des Écritures dans leur totalité comme il est écrit ici dans ce passage de Matthieu 5.18 « Oui, vraiment, je vous l’assure : tant que le ciel et la terre resteront en place, ni la plus petite lettre de la Loi, ni même un point sur un i n’en sera supprimé jusqu’à ce que tout se réalise. »

Les trous exposés de la doctrine de l’enlèvement prétribulationnel : Un premier retour secret de Jésus pour enlever son Église avant la période des tribulations un leurre qui fera se perdre les croyants vulnérables.

Les enseignants de la doctrine de l’enlèvement prétribulationnel affirment que l’enlèvement (supposé avant la période des tribulations) n’est vu que par l’Église et est donc invisible au monde alors que le second avènement est la manifestation visible du Christ sur la terre (Apocalypse 1.7). 

Encore une fois, nous voilà confrontés à une affirmation sans aucun fondement. L’énoncé dit que « l’enlèvement n’est vu que par l’église et est donc invisible au monde ». Bien entendu, ce fait n’est pas appuyé par aucune référence biblique. C’est tout à fait normal parce qu’il n’y a aucun passage qui corrobore cette idéologie.

C’est aberrant de voir une chose comme ça et de constater que des affirmations sans aucun fondement biblique sont faites. Plus encore que des gens ne s’aperçoivent aucunement de la supercherie. Comment peut-on avancer une doctrine et ne pas l’appuyer par aucun verset de la Parole de Dieu ? Bien sûr, les adeptes de l’enlèvement prétribulationnel vont dire que c’est biblique parce qu’ils appuient leur dire par des passages qui sont sortis de leur contexte pour leur faire dire une chose qu’ils ne disent pas. 

L’énoncé continue en disant que le second avènement est la manifestation du Christ sur la terre et ils s’appuient sur le passage d’Apocalypse 1.7 pour justifier leur point. Il y a quelque chose qui ne fonctionne pas dans ce passage. C’est qu’il n’y a pas de mentions dans les Écritures de deux retours de Jésus. La Bible fait toujours mention d’un seul et même événement. Puis, les passages utilisés pour appuyer la doctrine de deux retours sont simplement sortis de leur contexte pour leur faire dire une chose qu’ils ne disent pas. 

D’abord, nous devons clarifier la question d’un premier retour secret de Jésus. Nous voulons savoir si ce fait qui est avancé par les adeptes de la fausse doctrine de l’enlèvement prétribulationnel trouve des racines dans les Écritures. 

1. La doctrine du retour de Jésus selon la Bible

La doctrine d’un retour secret de Jésus-Christ pour enlever l’Église avant une période de tribulations (souvent appelée « prétribulationnisme ») est largement débattue dans le christianisme. Cependant, un examen attentif des Écritures montre que cette idée n’est pas explicitement enseignée dans la Bible. 

La doctrine d’un enlèvement secret avant la période des tribulations n’est apparue qu’au XIXe siècle, principalement dans le cadre du dispensationalisme, introduit par John Nelson Darby. Elle a ensuite été popularisée par la Bible annotée de Scofield. Avant cela, l’Église enseignait généralement un retour unique, visible et glorieux de Jésus, accompagné du jugement final.

Des passages utilisés pour appuyer cette théorie ne sont pas explicites et ne font aucune allusion à un enlèvement secret avant la soi-disant période des tribulations. Par exemple le passage de 1 Thessaloniciens 4.16-17 largement utilisé dit : «En effet, au signal donné, sitôt que la voix de l’archange et le son de la trompette divine retentiront, le Seigneur lui-même descendra du ciel, et ceux qui sont morts unis à Christ ressusciteront en premier lieu. Ensuite, nous qui serons restés en vie à ce moment-là, nous serons enlevés ensemble avec eux, dans les nuées, pour rencontrer le Seigneur dans les airs. Ainsi nous serons pour toujours avec le Seigneur. » 

Dans ce passage, l’apôtre Paul écrit pour rassurer les croyants de Thessalonique concernant les morts en Christ, affirmant qu’ils partageront aussi la gloire de la résurrection. De plus, ce passage ne mentionne pas une séparation chronologique entre l’enlèvement et le retour de Christ. Il décrit un événement unique où les croyants ressuscitent pour rencontrer le Seigneur lors de son retour. Rien ici n’indique un « retour secret » avant les tribulations. Ce passage est donc également sorti de son contexte pour lui faire dire une chose qu’il ne dit pas.

Un second passage utilisé pour appuyer un enlèvement secret avant la période des tribulations est 1 Corinthiens 15.51-52 : « Voici, je vais vous révéler un mystère : nous ne passerons pas tous par la mort, mais nous serons tous transformés, en un instant, en un clin d’œil, au son de la trompette dernière. Car, lorsque cette trompette retentira, les morts ressusciteront pour être désormais incorruptibles, tandis que nous, nous serons changés. »

Dans ce passage, l’apôtre Paul parle de la résurrection et de la transformation des croyants à la fin des temps. Le « son de la dernière trompette » évoque la fin des temps, pas un événement préalable. Cette transformation est universelle et finale, coïncidant avec le jugement et le retour de Christ. Il n’est absolument pas fait mention de quelque manière que ce soit à un enlèvement secret prétribulationnel. C’est un autre bel exemple d’un passage pris hors de son contexte pour lui faire dire une chose qu’il une dit pas.

Un dernier passage qui est grandement utilisé à tort est celui de Jean 14.3 qui dit : « Lorsque je vous aurai préparé une place, je reviendrai et je vous prendrai avec moi, afin que vous soyez, vous aussi, là où je suis. »

Dans ce passage, Jésus réconforte ses disciples avant sa crucifixion, leur promettant qu’ils seront avec lui dans la maison du Père. Ce passage promet un retour, mais il n’indique pas un retour secret. L’accent est plutôt mis sur l’assurance du salut et de la communion avec Christ. Encore et toujours la même chose. Comme les deux précédents passages que nous venons de voir.

Ce que la Bible enseigne est un seul retour de Jésus. Les Écritures parlent toujours d’un seul retour unique et visible de Christ comme nous l’enseigne Matthieu 24.30 : « C’est alors que le signe du Fils de l’homme apparaîtra dans le ciel. Alors tous les peuples de la terre se lamenteront, et ils verront le Fils de l’homme venir sur les nuées du ciel avec beaucoup de puissance et de gloire. » Tout comme Apocalypse 1.7 nous mentionne : « Voici ! Il vient au milieu des nuées, et tout le monde le verra, même ceux qui l’ont transpercé, et toutes les familles de la terre se lamenteront à cause de lui . Oui, amen ! »

Ces descriptions ne laissent pas de place à un retour secret avant un second retour glorieux. Ces passages et leur contexte ne font absolument pas mention à un premier, un deuxième ou même un troisième retour de Jésus. D’ailleurs, la Bible ne mentionne pas en aucun endroit un retour secret de Jésus. 

2. L’Église est appelée à traverser la période des tribulations

Il est un fait incontestable et pleinement supporté par les Écritures c’est que l’Église est appelée à traverser la période des tribulations. Dans la Bible du semeur que j’utilise, il y a une expression pour décrire l’Église et celle-ci est « les membres du peuple saint ». Cette phrase revient à plusieurs endroits dans le livre de l’Apocalypse nous indiquant que l’Église n’a pas été enlevée avant cette période. Par exemple, Apocalypse 13.10 qui est au cœur de cette période de tribulations nous dit : « Si quelqu’un doit aller en captivité, il ira certainement en captivité. Si quelqu’un doit périr par l’épée, il périra certainement par l’épée. C’est là que les membres du peuple saint doivent faire preuve d’endurance et de foi. » Un autre passage nous dit ceci : « C’est là que les membres du peuple saint, ceux qui obéissent aux commandements de Dieu et vivent selon la foi en Jésus, doivent faire preuve d’endurance. » (Apocalypse 14.12) Affirmer que les croyants seraient enlevés avant la période des tribulations n’est pas seulement supporté par les Écritures, mais réfuté par celles-ci en plusieurs endroits.

Maintenant, la Bible Louis Second utilise le mot « saints » pour parler des croyants. Cependant, les tenants de la fausse doctrine de l’enlèvement prétribulationnel affirment que ce sont les gens qui ont été sauvés pendant la période des tribulations. Encore une fois, c’est une préposition qui n’est pas soutenue d’aucune manière par les Écritures. 

Jésus a clairement annoncé des tribulations pour ses disciples comme en fait foi Jean 16.33 : « Il fallait que je vous dise aussi cela pour que vous trouviez la paix en moi. Dans le monde, vous aurez à souffrir bien des afflictions. Mais courage ! Moi, j’ai vaincu le monde. »Actes 14.22 nous dit en substance : « Ils fortifiaient les disciples et les encourageaient à demeurer fermes dans la foi. – Car, leur disaient-ils, c’est au travers de beaucoup de souffrances qu’il nous faut entrer dans le royaume de Dieu. » Ainsi, l’idée même que les croyants seraient épargnés des tribulations en étant enlevés secrètement avant la période des tribulations contredit ces enseignements.

3. Le « jour du Seigneur » est un événement unique

Jésus et Paul enseignent que le retour du Seigneur est soudain et inéluctable. Matthieu 24.42-44 nous dit : « Tenez-vous donc en éveil, puisque vous ignorez quel jour votre Seigneur viendra. Vous le savez bien : si le maître de maison savait à quelle heure de la nuit le voleur doit venir, il resterait éveillé pour ne pas le laisser pénétrer dans sa maison. Pour cette même raison, vous aussi, tenez-vous prêts, car c’est à un moment que vous n’auriez pas imaginé que le Fils de l’homme viendra. » L’apôtre Paul nous rapporte ce fait : « vous savez fort bien vous-mêmes que le jour du Seigneur viendra de façon aussi inattendue qu’un voleur en pleine nuit. Lorsque les gens diront : « Paix et sécurité ! », alors la ruine fondra subitement sur eux, comme les douleurs saisissent la femme enceinte, et aucun n’échappera. » Rien n’indique, dans la Parole de Dieu, une séparation entre un retour secret et un retour glorieux. D’ailleurs, rien ne mentionne un retour secret si ce n’est un scénario digne d’Hollywood que les adeptes de l’enlèvement prétribulationnel aiment croire comme une vérité de la Parole de Dieu. Malheureusement, c’est un leurre qui prendra au piège nombre de croyants vulnérables.  

4. Problèmes théologiques du prétribulationnisme

Cette doctrine d’un enlèvement secret de l’Église, avant la période des tribulations, rencontre certains problèmes théologiques. 

I. Division artificielle du retour de Christ : La Bible ne divise pas clairement le retour de Christ en deux phases distinctes (secret et glorieux). Non seulement elle ne divise pas, mais elle ne fait aucunement allusion à un soi-disant retour secret. C’est une pure invention humaine. Cela ne vient que de l’imaginaire des hommes qui veulent faire du tort au corps de Christ et prendre les âmes dans leurs pièges.

II. Réduction de la souffrance chrétienne : L’idée d’un enlèvement avant les tribulations suggère que les croyants seraient épargnés de la souffrance, ce qui contredit l’expérience historique de l’Église persécutée.

III. Encouragement à une attitude passive : Attendre un enlèvement secret peut encourager un manque de vigilance face aux défis spirituels actuels, alors que Jésus appelle à la persévérance active.

En conclusion, l’idée d’un retour secret de Jésus pour enlever l’Église avant la période des tribulations n’est pas soutenue par les Écritures. Elle repose sur des interprétations modernes et non sur un enseignement clair de la Bible. Les Écritures enseignent un retour unique, visible et glorieux de Jésus, accompagné du jugement et de l’établissement finals de son royaume. L’Église est appelée à persévérer au milieu des tribulations, dans l’attente confiante de ce jour glorieux. C’est un leurre pour attirer les croyants vulnérables loin de la vérité de la parole de Dieu.

Ainsi, Apocalypse 1.7 parle bien du retour de Jésus indiquant que tout le monde le verra. Les tenants de la fausse doctrine de l’enlèvement prétribulationnel prétendent que Jésus reviendra une première fois en secret sont incapable de soutenir concrètement cette idéologie par les Écritures. À juste titre parce que la Bible ne parle aucunement d’un supposé enlèvement secret de l’Église.

Ce que la Bible enseigne concernant la grâce

La grâce est un concept fondamental de la foi chrétienne, un don immérité qui reflète l’amour et la générosité de Dieu envers l’humanité. Mais qu’est-ce que la grâce ? Comment agit-elle dans nos vies, et quelle est la réponse appropriée à un cadeau d’une telle ampleur ? Ce texte explore la définition de la grâce selon les Écritures, sa manifestation en Jésus-Christ, ses effets transformateurs sur la vie des croyants, et la manière dont elle appelle à une réponse de foi, de reconnaissance et d’obéissance. En comprenant mieux ce qu’est la grâce et comment elle agit, nous pouvons approfondir notre relation avec Dieu et vivre pleinement en accord avec son appel.

1. Définition de la grâce

  • Un don de Dieu : La grâce est le don gratuit de Dieu, accordé sans mérite de notre part. Le mot « grâce » vient du grec charis, signifiant « faveur, bonté ou bienveillance non méritée ». Elle reflète la nature généreuse de Dieu envers les pécheurs.
    • Éphésiens 2.8-9 8 Car c’est par grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Cela ne vient pas de vous, c’est un don de Dieu ; 9 ce n’est pas le fruit d’œuvres que vous auriez accomplies. Personne n’a donc de raison de se vanter. 

2. La grâce en action

  • Dans le salut : La grâce est l’origine de notre réconciliation avec Dieu. C’est par elle que nous recevons le pardon de nos péchés.
    • Romains 3.23-24 23 Tous ont péché, en effet, et sont privés de la gloire de Dieu, 24 et ils sont déclarés justes par sa grâce ; c’est un don que Dieu leur fait par le moyen de la délivrance apportée par Jésus-Christ. 
  • Par Jésus-Christ : La grâce a été pleinement manifestée en Jésus, qui a offert sa vie pour nous.
    • Jean 1.16-17 16 Nous avons tous été comblés de ses richesses. Il a déversé sur nous une grâce après l’autre. 17 En effet, si la Loi nous a été donnée par Moïse, la grâce et la vérité sont venues par Jésus-Christ. 

3. Les effets de la grâce

  • Transformation : La grâce nous enseigne à vivre une vie pieuse et à rejeter le péché.
    • Tite 2.11-13 : 11 En effet, la grâce de Dieu s’est révélée comme une source de salut pour tous les hommes. 12 Elle nous éduque et nous amène à nous détourner de tout mépris de Dieu et à rejeter les passions des gens de ce monde. Ainsi nous pourrons mener, dans le temps présent, une vie équilibrée, juste et empreinte de piété, 13 en attendant que se réalise notre bienheureuse espérance : la révélation de la gloire de Jésus-Christ, notre grand Dieu et Sauveur. 
  • Force dans les épreuves : Elle soutient les croyants dans leurs faiblesses et leurs luttes.
    • 2 Corinthiens 12.8-98 Au sujet de cette épreuve, j’ai prié par trois fois le Seigneur de l’éloigner de moi, 9 mais il m’a répondu : « Ma grâce te suffit, c’est dans la faiblesse que ma puissance se manifeste pleinement. » C’est pourquoi je me vanterai plutôt de mes faiblesses, afin que la puissance de Christ repose sur moi. 

4. La réponse à la grâce 

Bien que la grâce soit un don gratuit, elle appelle à une réponse :

  • La foi : Nous recevons la grâce par la foi en Jésus.
    • Romains 5.1-2 1 Puisque nous avons été déclarés justes en raison de notre foi, nous sommes en paix avec Dieu grâce à notre Seigneur Jésus-Christ. 2 Par lui, nous avons eu accès, au moyen de la foi, à ce don gratuit de Dieu qui nous est désormais acquis ; et notre fierté se fonde sur l’espérance d’avoir part à la gloire de Dieu. 
  • La reconnaissance et l’obéissance : Une vie transformée est une réponse naturelle à la grâce.
    • 1 Corinthiens 15.10 10 Ce que je suis à présent, c’est à la grâce de Dieu que je le dois, et cette grâce qu’il m’a témoignée n’a pas été inefficace. Loin de là, j’ai peiné à la tâche plus que tous les autres apôtres – non pas moi, certes, mais la grâce de Dieu qui est avec moi. 

5. La grâce et les œuvres

La grâce exclut le salut par les œuvres, mais elle produit des œuvres comme fruit de la foi.

  • Jacques 2.26 26 Car comme le corps sans l’esprit est mort, la foi sans les actes est morte. 
  • Éphésiens 2.10 10 Ce que nous sommes, nous le devons à Dieu ; car par notre union avec Jésus-Christ, Dieu nous a créés pour une vie riche d’œuvres bonnes qu’il a préparées à l’avance afin que nous les accomplissions. 

Conclusion

La grâce de Dieu est un trésor inestimable, offert librement à tous ceux qui se tournent vers Lui par la foi. Elle ne se limite pas à notre salut, mais agit activement dans nos vies pour nous transformer, nous fortifier dans les épreuves, et nous enseigner à vivre pour la gloire de Dieu. Cette grâce, révélée parfaitement en Jésus-Christ, appelle à une réponse humble et volontaire : croire, obéir et refléter son amour par des œuvres bonnes qui témoignent de notre foi vivante.

En nous rappelant que tout ce que nous sommes et tout ce que nous faisons découle de la grâce de Dieu, puissions-nous marcher chaque jour avec reconnaissance, nous appuyant non sur nos propres forces, mais sur cette grâce qui suffit à tous nos besoins. Que notre vie soit une démonstration vivante de ce don merveilleux, et que nos paroles et nos actions attirent d’autres à goûter eux aussi à la grâce abondante de notre Seigneur. Comme Paul l’a si bien dit : « Ce que je suis à présent, c’est à la grâce de Dieu que je le dois » (1 Corinthiens 15.10).

Le retour de Jésus : l’un des sujets les plus fréquemment abordés dans la Bible 

La Bible parle beaucoup du prochain retour du Seigneur Jésus. Il y a, dans toutes les Écritures, environ 1800 versets mentionnant ou faisant allusion au retour du Seigneur Jésus. Dans le Nouveau Testament, seulement, ce thème représente 19 % de celui-ci. Ainsi, le retour de Jésus est l’un des sujets les plus fréquemment abordés dans la Parole de Dieu, particulièrement dans le Nouveau Testament.

C’est un message très important pour aujourd’hui alors que nous vivons véritablement les événements de la fin. Il est impératif de parler de cet événement qui impactera la vie de tous les habitants de la terre lorsqu’il se produira. 

Malheureusement, ce thème est obscurci par les différentes opinions chrétiennes sur le sujet. C’est normal puisque c’est le rôle du tentateur de semer le trouble parmi les croyants. Les nombreuses fausses croyances viennent détruire ce que la Bible dit véritablement du sujet. Les multiples conceptions et idéologies personnelles détruisent l’impact de ce grand événement qui se produira au dernier jour (Jn 6.39), comme la Bible le mentionne (1 Th 4.15), lorsque Jésus apparaîtra dans le ciel avec ses saints anges (1 Th 3.13).

Prenons le temps d’étudier le sujet à la lumière des écritures et avec l’aide du Saint-Esprit. Mettons de côté tout ce que nous avons entendu jusqu’à maintenant et laissons le Seigneur lui-même nous enseigner véritablement sur le sujet. Vous allez voir que la vérité ne se retrouve pas dans aucune de ces fausses doctrines qui sont enseignées en ce moment dans la chrétienté.

Il faut demander le discernement du Saint-Esprit afin de pouvoir différencier le vrai du faux. Un spécialiste en billets de banque, à l’époque, disait qu’il est important de bien connaître les particularités d’un vrai billet si l’on veut reconnaître le faux. C’est la même chose aujourd’hui avec le sujet du retour de Jésus. Pour reconnaître les fausses doctrines, il nous faut véritablement connaître particulièrement la Parole de Dieu.

Ce que je crains, c’est que les croyants vont continuer de se tirailler sur ce sujet pour démontrer orgueilleusement qui a raison et qui a tort et passer à côté de ce qui est le plus important. Jésus a bien dit que « Si une famille est divisée, cette famille ne peut pas subsister. » (Mc 3.25) C’est le cas, si la famille chrétienne est divisée, comme elle l’est aujourd’hui sur ce sujet, comment pourra-t-elle subsister lors des jours d’épreuves qui vont venir. (Ap 13.10)

Le jour viendra ou la famille de Dieu se retrouvera unie dans la même cause lorsque celle-ci sera soumise à la persécution sous le règne de l’antichrist. Horsmis, le fait que plusieurs abandonneront la foi (Mt 24.10) dans ce moment de dure épreuve, un reste, préparé pour ce moment, témoignera avec puissance du Seigneur Jésus invitant les gens à se repentir et à reconnaître le Jésus comme leur Seigneur et sauveur.

Le moment de son retour sera un moment de grande libération et de joie pour les fidèles serviteurs qui auront persévéré jusqu’au bout. Serons-nous de ceux qui persévéreront ? C’est aujourd’hui que ça se décide.

Les saints anges dévoilés : pourquoi ils ne sont pas les croyants enlevés avant les tribulations

Introduction


Il y a un enseignement qui est propagé dans nos églises, sur internet et dans les réseaux sociaux comme quoi les saints anges avec lesquels Jésus revient seraient les croyants enlevés avant la période des tribulations.

Malheureusement, cet enseignement est erroné parce qu’il n’est pas conforme aux écritures. Il est donc essentiel de revenir à la Parole de Dieu pour examiner ce que celle-ci dit réellement à ce sujet. Dans cette étude, nous allons analyser les passages bibliques pertinents pour démontrer que cette doctrine ne repose sur aucun fondement scripturaire.

Distinction entre les anges et les chrétiens dans la Bible

Tout d’abord, nulle part dans la Bible, les chrétiens ne sont jamais directement appelés des « anges » avant ou après un enlèvement quel qu’on que. Les anges, décrits dans la Bible, sont des êtres spirituels distincts créés par Dieu pour le servir et accomplir ses desseins, tandis que les chrétiens sont des êtres humains rachetés par la grâce de Dieu à travers la foi en Jésus-Christ.

Cependant, dans certaines métaphores ou comparaisons, les croyants sont parfois comparés aux anges en matières de pureté, de service ou de leur futur état céleste. Par exemple, Jésus dit que les croyants ressuscités « ne peuvent plus mourir; ils sont semblables aux anges et sont fils de Dieu, étant fils de la résurrection ! » (Luc 20.36) Ici, Jésus ne dit pas que les chrétiens deviennent des anges, mais qu’ils sont comparables aux anges dans le sens où ils ne meurent plus. 

Dans un autre passage, les anges sont décrits comme « des esprits au service de Dieu, qui sont envoyés pour exercer un ministère en faveur de ceux qui vont hériter le salut. » (Hébreux 1.14) Cela montre que les anges servent les chrétiens, mais ne sont pas les mêmes qu’eux.

Donc, bien que les chrétiens puissent être comparés aux anges dans certains aspects spirituels, ils ne sont pas identifiés comme tels dans la Bible. Pourquoi, est-ce que les « saints anges » qui reviennent avec Jésus seraient les chrétiens qui auraient été enlevés avant la période des tribulations ? Je vais tenter de démêler les choses.

Clarification sur l’identité et le rôle des anges

Voici quelques passages où sont mentionnés les « saints anges ». Nous retrouvons cette expression dans les écrits de Moïse alors que celui-ci bénit les douze tribus d’Israël un peu avant sa mort. Il va dire: « L’Éternel est venu du Sinaï, il s’est levé pour eux ; aux confins de Séir tel le soleil à l’horizon, et il a resplendi de la montagne de Parân. Et les saints anges par myriades étaient autour de lui. » (Deutéronome 33.2) Il est évident que ce passage ne parle pas de chrétiens autour de l’Éternel. Parce que les chrétiens ne sont pas encore enlevés à ce moment de l’histoire. De plus, le contexte nous démontre que Moïse parle bien de « saints anges » et pas de croyants maintenant établis dans leur corps glorieux.

Puis nous avons une mention dans le livre du prophète Daniel. Il est écrit : « J’entendis alors l’un des saints anges parler. Puis un autre saint ange lui demanda : Jusques à quand dureront les événements annoncés par cette vision ? Jusqu’à quand le sacrifice perpétuel sera-t-il supprimé, et la révolte qui cause la dévastation sévira-t-elle ? Pendant combien de temps le sanctuaire et l’armée seront-ils livrés au pouvoir de la corne et foulés aux pieds ? » (Daniel 8.13)  Est-ce que ce passage parle de croyants enlevés de la terre et maintenant au ciel ? Bien entendu que la réponse est non parce que les chrétiens ne sont pas encore enlevés à ce moment des événements de ce passage.

Pour affirmer que les « saints anges » sont des êtres angéliques, nous avons des passages qui corroborent cela. Cependant, pour affirmer que les saints anges sont les croyants enlevés avant la période des tribulations, il n’y a aucun passage qui mentionne cela. Comment pouvons-nous croire une supposition pareille alors qu’il n’y a rien pour soutenir bibliquement cette affirmation ? On ne peut pas déclarer une chose pareille sans avoir d’appuis solides dans la Parole de Dieu. Mais pourquoi faire des suppositions de la sorte ?

Malheureusement, cette doctrine n’est pas appuyée du tout sur les écritures. C’est ce que je m’efforce de démontrer par ces enseignements.

L’usage de l’expression « saints anges » dans les Écritures une réfutation de l’enlèvement prétribulationnel

L’expression « les saints anges » apparait par la suite en Zacharie 14.5 qui dit : « Et la vallée de mes montagnes sera comblée, car elle s’étendra jusqu’à Atsal. Elle sera comblée, ce jour-là, comme elle a été comblée lors du tremblement de terre au temps d’Ozias, roi de Juda. Puis l’Éternel mon Dieu viendra, avec tous les saints anges. »  Ce verset fait partie d’une prophétie sur le Jour de l’Éternel, un jour de jugement et de délivrance. Il décrit une fuite des habitants face à un grand cataclysme, mais il annonce également la venue de l’Éternel avec tous ses saints anges, symbolisant un moment de jugement et de restauration. Encore là, aucune mention, dans le contexte de ce passage, de croyants enlevés et arrivant du ciel.

Puis, nous retrouvons cette expression en Marc 8.38 : « Si quelqu’un a honte de moi et de mes paroles au milieu des hommes de ce temps, qui sont infidèles à Dieu et qui transgressent sa Loi, le Fils de l’homme, à son tour, aura honte de lui quand il viendra dans la gloire de son Père avec les saints anges. » Dans ce passage, Jésus met en garde contre la honte de le confesser devant les autres. Ceux qui renient Jésus dans ce monde seront eux-mêmes reniés par lui lorsqu’il reviendra dans la gloire pour juger le monde. 

Nous avons aussi un passage qui est parallèle à Marc 8.38 et c’est celui de Luc 9.26 : « Car si quelqu’un a honte de moi et de mes paroles, le Fils de l’homme aura honte de lui lorsqu’il viendra dans sa gloire, celle du Père et des saints anges. » Ce verset porte un message similaire. Il souligne l’importance de ne pas renier Christ, car ceux qui ont honte de lui dans cette vie ne seront pas reconnus par lui lors de son retour glorieux.

Là où ça devient intéressant et qui démonte la doctrine de l’enlèvement prétribulationnel est le passage de 1 Thessaloniciens 3.13 qui dit :  « Qu’il affermisse ainsi votre cœur pour que vous soyez saints et irréprochables devant Dieu notre Père au jour où notre Seigneur Jésus-Christ viendra avec tous ses saints anges. » Le contexte de ce passage nous démontre que l’apôtre Paul prie pour que les Thessaloniciens soient renforcés dans leur foi et leur sainteté afin d’être prêts pour le retour du Christ. Il mentionne que Jésus reviendra « avec tous ses saints anges ». Comment Paul peut-il demander aux Thessaloniciens d’affermir leur cœur afin d’être saint et irréprochable devant Dieu pour le retour de Christ alors que selon la doctrine de l’enlèvement avant la période des tribulations, ils sont censés être déjà rendus dans le ciel ? On voit encore une fois l’incohérence de cette doctrine avec les Écritures.

Finalement, nous voyons les saints anges dans Apocalypse 14.9-10. « Un troisième ange les suivit, proclamant d’une voix forte : celui qui adore la bête et son image et qui accepte de recevoir sa marque sur le front et sur la main, 10 devra aussi boire du vin de la fureur de Dieu. Ce vin lui sera versé pur dans la coupe de la colère divine, et il souffrira des tourments dans le feu et le soufre devant les saints anges et devant l’Agneau. » Ce verset parle du jugement sévère pour ceux qui adorent la bête et reçoivent sa marque. Ils subiront la colère de Dieu et seront tourmentés éternellement. Ce jugement se fera sous les yeux des anges et de l’Agneau (Jésus-Christ).

Ces versets, bien que provenant de différents livres et contextes, ont un fil conducteur commun : ils parlent de la venue de Christ dans la gloire et du jugement. Ils exhortent les croyants à rester fidèles et à ne pas avoir honte de leur foi, car Christ viendra avec ses anges pour juger le monde. La fidélité et la sainteté sont essentielles afin d’être prêts pour ce jour. En aucun temps, il n’est fait allusion que les saints anges sont les croyants enlevés avant la période des tribulations. Il n’y a aucun appui dans les Écritures pour cette affirmation.

Conclusion


En conclusion, l’idée que les « saints anges » mentionnés dans les Écritures, et revenant avec Jésus, soient des croyants enlevés avant la tribulation est non seulement infondée, mais elle contredit également le témoignage clair des Écritures. Les anges sont des êtres spirituels distincts des humains, créés pour accomplir les desseins de Dieu, et jamais la Bible ne les confond avec les croyants, avant ou après un prétendu enlèvement avant une prétendue semaine de tribulations. Il est donc important de rester fidèles à la vérité biblique, sans se laisser séduire par des doctrines qui ne trouvent aucun appui solide dans la Parole de Dieu. La fidélité et la sainteté sont indispensables pour être prêtes pour le retour du Christ, qui se fera en gloire, accompagné de ses saints anges pour juger le monde.