Paul parle-t-il vraiment de l’antichrist ?

Dans 2 Thessaloniciens 2, Paul ne mentionne pas l’antichrist, mais parle plutôt de « l’homme de l’impiété » et d’autres termes spécifiques. Cette distinction est cruciale pour éviter les amalgames et respecter le contexte biblique. Jean, quant à lui, utilise le terme « antichrist », et chacun a une approche unique, et non contradictoire, sur l’opposition à la vérité.

Lorsqu’on lit 2 Thessaloniciens 2, beaucoup affirment spontanément que Paul parle de l’antichrist. Cette manière de présenter le texte est devenue très fréquente dans plusieurs milieux chrétiens. Pourtant, lorsqu’on ouvre réellement la Bible, on découvre une réalité plus précise : Paul n’utilise jamais ce mot dans ce passage, ni ailleurs dans ses lettres. Il parle plutôt de « l’homme de l’impiété », du « fils de la perdition » et de « l’impie » (2 Thessaloniciens 2.3, 8). Le mot « antichrist », quant à lui, appartient au vocabulaire de l’apôtre Jean (1 Jean 2.18, 22 ; 1 Jean 4.3 ; 2 Jean 7).

Cette distinction n’est pas secondaire. Elle nous oblige à revenir au texte biblique lui-même, au lieu de lire Paul à travers des catégories déjà toutes faites. Bien souvent, des systèmes d’interprétation ont fusionné plusieurs passages différents, plusieurs auteurs bibliques, et plusieurs contextes distincts, jusqu’à donner l’impression que toute la Bible parlerait d’une seule et même figure sous un seul et même nom. Mais ce n’est pas ainsi que les Écritures se présentent.

Donc, avant de dire que Paul parle de l’antichrist, il faut poser une question simple, mais essentielle : que dit réellement Paul ? Quels mots emploie-t-il ? Dans quel but écrit-il ce passage ? Et pourquoi est-il si important de respecter le vocabulaire inspiré du texte ?

Paul n’emploie pas le mot « antichrist »

Le premier constat est clair : dans 2 Thessaloniciens 2, Paul n’emploie jamais le mot « antichrist ». En réalité, il n’utilise ce mot nulle part dans ses épîtres. Ce terme ne se trouve que dans les écrits de Jean. C’est Jean qui écrit :

Mes enfants, c’est la dernière heure. Vous avez appris qu’un « anti-Christ » doit venir. Or, dès à présent, beaucoup d’antichrists sont là. Voilà pourquoi nous savons que nous sommes entrés dans la dernière heure.

1 Jean 2.18

Il écrit aussi :

Alors qui est le menteur ? C’est celui qui nie que Jésus est Christ. Et « l’anti-Christ », c’est celui qui refuse de reconnaître le Père et le Fils.

1 Jean 2.22

Et encore :

Tout esprit, au contraire, qui ne reconnaît pas ce Jésus-là ne vient pas de Dieu. C’est là l’esprit de « l’anti-Christ » dont vous avez entendu annoncer la venue. Eh bien, dès à présent, cet esprit est dans le monde.

1 Jean 4.3

Enfin, 2 Jean 7 parle de « plusieurs séducteurs » et ajoute :

Un grand nombre de personnes qui entraînent les autres dans l’erreur se sont répandues à travers le monde. Ils ne reconnaissent pas que c’est pleinement humain que Jésus est venu. Qui fait partie de ces gens est trompeur, c’est l’anti-Christ. 

2 Jean 7

Déjà, ces passages nous montrent quelque chose d’important. Chez Jean, l’antichrist n’est pas présenté seulement comme un personnage politique futur apparaissant à la fin de l’histoire. Jean parle aussi d’une réalité déjà présente. Il parle de « plusieurs antichrists » (1 Jean 2.18). Il parle d’un « esprit de l’antichrist » déjà à l’œuvre (1 Jean 4.3). Il relie cette réalité au mensonge doctrinal, à la négation de Jésus comme Messie, et au refus du Père et du Fils (1 Jean 2.22).

Chez Paul, le vocabulaire est différent. En 2 Thessaloniciens 2, il parle d’« apostasie », de « l’homme de l’impiété », du « fils de la perdition », de « celui qui s’oppose », de « l’impie », et du « mystère de l’impiété » déjà à l’œuvre (2 Thessaloniciens 2.3-8). Il faut donc résister à la tentation d’écraser ces nuances. Lorsque l’Écriture choisit des mots différents, ce n’est pas sans raison.

Dire que Paul parle de « l’antichrist » peut parfois servir de raccourci pratique dans une conversation. Mais si l’on veut enseigner avec précision, il vaut mieux dire que Paul parle de « l’homme de l’impiété » ou de « l’impie », puisque ce sont les termes du texte inspiré (2 Thessaloniciens 2.3, 8). Une étude sérieuse doit commencer là : par le respect des mots que le Saint-Esprit a réellement fait écrire.

Pourquoi cette distinction est importante

Certains pourraient dire : « Après tout, peu importe le mot exact, puisque l’idée générale serait la même. » Pourtant, ce n’est pas si simple. Les mots employés orientent l’interprétation. Lorsque l’on remplace le vocabulaire de Paul par un autre mot, on risque d’introduire dans le texte des idées qui ne viennent pas directement de lui.

Par exemple, le mot « antichrist » évoque souvent, dans l’imaginaire évangélique moderne, un dictateur mondial, un chef politique final, un séducteur international, parfois lié à un scénario prophétique très détaillé. Or Paul, dans 2 Thessaloniciens 2, met plutôt l’accent sur une rébellion contre Dieu, sur une usurpation religieuse, sur une séduction mensongère, et sur une opposition à la vérité (2 Thessaloniciens 2.3-4, 9-12). Il ne faut donc pas laisser un terme populaire effacer les accents propres du passage.

Respecter la distinction entre Jean et Paul permet aussi d’éviter les amalgames. Jean insiste beaucoup sur le mensonge doctrinal concernant la personne de Jésus-Christ (1 Jean 2.22 ; 1 Jean 4.2-3). Paul, lui, insiste sur l’apostasie, la manifestation de l’impiété, l’exaltation blasphématoire, et la séduction de ceux qui périssent parce qu’ils n’ont pas accueilli l’amour de la vérité (2 Thessaloniciens 2.3-4, 10). Les deux apôtres parlent d’une opposition à Christ, certes, mais ils ne la décrivent pas exactement avec les mêmes mots ni sous le même angle.

Cette précision est précieuse pour l’Église. Beaucoup de confusions doctrinales naissent lorsque l’on mélange des textes sans respecter leur contexte. On finit alors par construire un personnage composite, fabriqué à partir de versets arrachés à Daniel, à Paul, à Jean et à l’Apocalypse, sans prendre le temps de laisser chaque passage parler avec sa propre voix. Le résultat paraît impressionnant, mais il ne repose pas toujours sur une lecture fidèle.

Que dit réellement Paul en 2 Thessaloniciens 2 ?

Pour comprendre Paul, il faut revenir au texte. Il écrit :

Que personne ne vous égare d’aucune façon. Car ce jour n’arrivera pas avant qu’éclate le grand Rejet de Dieu, et que soit révélé l’homme de la révolte qui est destiné à la perdition.

2 Thessaloniciens 2.3

Puis il ajoute que cet homme « s’oppose à tout ce qu’on appelle dieu ou qu’on adore, jusqu’à s’asseoir dans le temple de Dieu et à se proclamer lui-même dieu » (2 Thessaloniciens 2.4). Plus loin, Paul parle encore de « l’impie » que le Seigneur Jésus détruira « par le souffle de sa bouche » et anéantira « par l’éclat de sa venue » (2 Thessaloniciens 2.8). Il dit aussi que sa venue se fera « par la puissance de Satan, avec toutes sortes de miracles, de signes et de prodiges mensongers » (2 Thessaloniciens 2.9).

Paul ne cherche donc pas ici à fournir une étiquette devenue célèbre dans les siècles suivants. Il décrit un personnage ou une manifestation d’impiété en des termes précis, lourds de sens, que nous devons étudier pour eux-mêmes. « L’homme de l’impiété » mérite une étude. « Le fils de la perdition » mérite une étude. « Le temple de Dieu » mérite une étude. Le mot « naos » mérite une étude. C’est précisément là que le travail biblique doit commencer.

Il faut aussi remarquer que Paul ancre son exhortation dans une préoccupation pastorale. Il ne veut pas nourrir la curiosité prophétique de ses lecteurs. Il veut empêcher qu’ils soient troublés, agités ou séduits par de faux discours sur « le jour du Seigneur » (2 Thessaloniciens 2.1-2). Son objectif n’est pas de produire de la spéculation, mais de fortifier l’Église dans la vérité et dans la persévérance.

Le danger des systèmes imposés au texte

L’un des grands dangers dans l’étude des prophéties est de venir au texte avec un scénario déjà construit. On lit alors Paul non pour entendre ce qu’il dit, mais pour retrouver dans ses mots ce que l’on croit déjà savoir. C’est ainsi que plusieurs lisent immédiatement « l’antichrist », « un troisième temple », « une chronologie détaillée de la fin », alors que Paul utilise d’autres mots et poursuit d’autres objectifs.

Un système théologique donne l’illusion de la clarté. Tout semble s’emboîter rapidement. Mais cette facilité apparente cache une faiblesse profonde : on ne laisse plus le texte corriger nos habitudes de lecture. Or la saine doctrine ne consiste pas à faire entrer la Bible dans nos schémas. Elle consiste à nous laisser instruire, reprendre et redresser par l’ensemble du témoignage biblique (2 Timothée 3.16-17).

Dans le cas de 2 Thessaloniciens 2, cela signifie qu’il faut accepter de repartir des mots employés par Paul lui-même. Si Paul dit « l’homme de l’impiété », nous devons commencer par là. Si Jean dit « antichrist », nous devons étudier ce mot dans les passages de Jean. Ensuite seulement, nous pourrons réfléchir à leurs liens éventuels, mais sans les confondre.

Cette méthode n’est pas une complication inutile. C’est une marque de fidélité. Plus nous respectons le texte, plus notre discernement s’affermit. Et plus notre discernement s’affermit, moins nous serons vulnérables aux interprétations sensationnelles.

Jean et Paul parlent-ils de la même réalité ?

Il est possible qu’il existe des liens entre ce que Jean appelle « l’antichrist » et ce que Paul appelle « l’homme de l’impiété ». Les deux passages parlent d’opposition à la vérité, de séduction, et d’une révolte contre Dieu et contre Christ. Il n’est donc pas illégitime d’examiner ces rapprochements.

Mais une chose doit être claire : le rapprochement théologique ne doit pas effacer la distinction textuelle. Même si deux passages se répondent, ils ne deviennent pas identiques pour autant. Jean insiste sur la négation de Jésus comme Messie venu en chair et sur la multiplication des antichrists déjà présents (1 Jean 2.18, 22 ; 1 Jean 4.2-3 ; 2 Jean 7). Paul insiste sur l’apostasie, la révélation de l’homme de l’impiété, son exaltation blasphématoire, et le mystère de l’impiété déjà à l’œuvre (2 Thessaloniciens 2.3-9).

Autrement dit, il peut y avoir parenté sans confusion. Il peut y avoir convergence sans fusion. La fidélité à l’Écriture demande précisément cette discipline. Nous ne devons ni isoler artificiellement les textes, ni les amalgamer trop vite.

Le vrai enjeu du passage

Le vrai enjeu de 2 Thessaloniciens 2 n’est pas d’abord de donner un nom populaire à une figure eschatologique. Le véritable enjeu, c’est la vérité. Paul met en garde contre la tromperie. Il parle de ceux qui périssent « parce qu’ils n’ont pas accueilli l’amour de la vérité qui les aurait sauvés » (2 Thessaloniciens 2.10). Puis il exhorte les croyants à demeurer fermes et à retenir les enseignements qu’ils ont reçus (2 Thessaloniciens 2.15).

Voilà pourquoi il est si important de revenir au texte avec sobriété. Lorsque l’on préfère les slogans prophétiques à l’étude sérieuse de l’Écriture, on s’expose à la confusion. Lorsque l’on remplace les mots de la Bible par des catégories toutes faites, on risque de perdre la force exacte de l’enseignement apostolique. Et lorsque l’on nourrit la curiosité au lieu de cultiver l’amour de la vérité, on s’éloigne du but pastoral de Paul.

Le passage ne nous appelle pas à l’excitation spéculative, mais au discernement. Il ne nous appelle pas à bâtir des scénarios fragiles, mais à rester attachés à l’Évangile. Il ne nous appelle pas à des raccourcis, mais à une fidélité rigoureuse à la Parole de Dieu.

Conclusion

Paul ne parle pas de « l’antichrist » en utilisant ce mot. Il parle de « l’homme de l’impiété », du « fils de la perdition » et de « l’impie » (2 Thessaloniciens 2.3, 8). Le mot « antichrist », lui, appartient aux écrits de Jean (1 Jean 2.18, 22 ; 1 Jean 4.3 ; 2 Jean 7). Cette différence n’est pas un détail. Elle nous rappelle que nous devons laisser chaque auteur biblique employer son propre vocabulaire et développer sa propre perspective.

Lire fidèlement la Bible, c’est commencer par écouter ce qu’elle dit réellement. Avant de fusionner les textes, il faut les recevoir. Avant de bâtir des systèmes, il faut observer les mots. Avant de répéter les formules populaires, il faut revenir au témoignage inspiré. C’est ainsi que l’Église grandit dans le discernement.

Dans le prochain article, nous examinerons plus précisément le mot « anthropos » en 2 Thessaloniciens 2.3. Paul parle-t-il d’un homme réel, d’un symbole, d’un système, ou d’autre chose ? L’étude du vocabulaire grec nous aidera à avancer avec plus de clarté et de fidélité au texte.

Réfuter la fausse doctrine de l’hypergrâce partie 2

Le rejet de l’Ancien Testament 

Nous avons vu dans un article précédant que la doctrine de l’hypergrâce minimisait la repentance parce que, selon eux, tous les péchés, passés, présents et futurs étaient déjà pardonnés et ainsi il n’était donc plus nécessaire de se repentir. 

Dans cet article nous allons voir que la fausse doctrine de l’hypergrâce utilise souvent des passages bibliques tirés des écrits de l’apôtre Paul pour prétendre que l’Ancien Testament et certaines paroles de Jésus avant sa résurrection seraient obsolètes. Nous allons regarder quelques passages et la façon dont ils sont interprétés par les tenants de la fausse doctrine de l’hypergrâce.

Cette fausse doctrine avec ces faux enseignements conduit les croyants, qui y adhèrent, directement dans la mort éternelle. Également, elle les prive des bénédictions de Dieu sur cette terre par la perversité des mauvaises interprétations des passages. Les faussetés véhiculées corrompent les croyants qui au départ étaient bien intentionnés. Malheureusement, ils se sont laissés séduire, tout comme les Galatiens, pour se détourner de la vérité des Écritures. (Ga 5.7-8)

Il est impératif de revenir à la vérité pure des Écritures sans les interprétations erronées de cette fausse doctrine. Celle-ci venant directement du monde des ténèbres accomplit son œuvre à merveille séduisant les croyants les plus faibles et leur tendant un piège qu’ils vont regretter amèrement au jour du jugement.

Le faux mélangé avec le vrai fait en sorte que les croyants ne connaissant que peu les Écritures vont tomber dans le panneau et croire cette fausse doctrine. Les lignes qui suivent apportent un éclairage sur la perversité de cette doctrine de démons tordant les sens des écritures à l’excès et faisant croire que l’Ancien Testament n’est plus utile alors que Jésus nous dit le contraire comme nous allons le voir.

D’abord, regardons le passage d’Hébreux 8.13 qui nous dit: « En parlant d’une alliance nouvelle, il déclare la première ancienne ; or, ce qui est ancien et vieilli est près de disparaître. » 

Ce verset est souvent interprété par les adeptes de l’hypergrâce pour dire que la première alliance, c’est-à-dire l’Ancien Testament dans son ensemble, est devenue caduque et n’a plus aucune valeur pour les croyants. Bien entendu, nous savons que ce n’est pas ce que ce passage nous enseigne. 

À vrai dire, l’auteur de l’épitre aux Hébreux parle ici de l’ancienne alliance mosaïque comme étant remplacée par la nouvelle alliance en Christ, mais cela ne rend pas l’Ancien Testament inutile. Il demeure essentiel pour comprendre le plan de Dieu, la prophétie, et le fondement de la foi chrétienne. D’ailleurs Jésus l’a utilisé avec les disciples d’Emmaüs pour leur expliquer tout ce qui le concernait. (Lc 24.27) 

Jésus nous dit une chose qui n’est pas négligeable et qui contredit l’affirmation de la doctrine de l’hypergrâce : « Ne vous imaginez pas que je sois venu pour abolir ce qui est écrit dans la Loi ou les prophètes ; je ne suis pas venu pour abolir, mais pour accomplir. Oui, vraiment, je vous l’assure : tant que le ciel et la terre resteront en place, ni la plus petite lettre de la Loi, ni même un point sur un i n’en sera supprimé jusqu’à ce que tout se réalise. » (Matthieu 5.17-18) 

Alors, si rien ne doit être supprimé de la Loi, pourquoi est-il enseigné que l’Ancien Testament est maintenant devenu vétuste ? C’est bien sûr, encore une fois, un passage qui ne dit pas ce qu’ils prétendent qu’il enseigne.

Regardons maintenant, le passage de Romains 6.14 : « Car le péché n’aura plus de pouvoir sur vous, puisque vous n’êtes plus sous le régime de la Loi, mais sous celui de la grâce. » 

Les enseignants de la fausse doctrine citent ce passage pour affirmer que la Loi (notamment celle de l’Ancien Testament) est abolie complètement et que la grâce suffit à remplacer toute exigence morale ou spirituelle. 

En réalité, le contexte de Romains 6.14 est profondément enraciné dans l’enseignement de l’apôtre Paul sur la victoire sur le péché par la grâce de Dieu. Ce que l’apôtre mentionne c’est que le péché n’aura plus de pouvoir sur nous parce que nous sommes maintenant sous le régime de la grâce. Il enseigne, ici, dans ce passage, que la Loi mosaïque ne peut pas justifier ni sanctifier. Cependant, cela ne signifie pas que la Loi morale de Dieu soit annulée. Jésus a bien dit qu’il n’était pas venu pour abolir la Loi, mais pour l’accomplir comme nous retrouvons ses paroles en Matthieu 5.17-18 : «Ne vous imaginez pas que je sois venu pour abolir ce qui est écrit dans la Loi ou les prophètes ; je ne suis pas venu pour abolir, mais pour accomplir. Oui, vraiment, je vous l’assure : tant que le ciel et la terre resteront en place, ni la plus petite lettre de la Loi, ni même un point sur un i n’en sera supprimé jusqu’à ce que tout se réalise. 


Un troisième passage qui est utilisé par les enseignants de la fausse doctrine de l’hypergrâce est Galates 3.24-25 qui dit : « Ainsi, la Loi a été notre guide jusqu’à ce que Christ vienne, pour que nous soyons déclarés justes devant Dieu par la foi. Maintenant que cette foi est venue, nous ne dépendons plus de ce guide. » 

L’Hypergrâce utilise ce passage pour affirmer que la Loi n’a plus aucun rôle dans la vie du chrétien, car la foi en Christ a remplacé toute forme de régulation ou de commandement divin. Encore une fois, nous voyons bien comment cette interprétation est erronée. 

Dans le contexte du passage, Paul explique que la Loi était un pédagogue pour conduire les gens à Christ en révélant leur besoin de grâce. « Ainsi la loi a été comme un pédagogue pour nous conduire à Christ, afin que nous fussions justifiés par la foi. La foi étant venue, nous ne sommes plus sous ce pédagogue. » (Galates 3.24-25 LSG) Ne plus être sous ce pédagogue ne signifie pas que la loi est caduque comme nous l’avons vu précédemment. Ce que ça signifie c’est qu’il n’est plus nécessaire de sacrifier d’animaux pour expier notre péché. « Christ s’est offert une seule fois en sacrifice pour porter les péchés de beaucoup d’hommes. » (Hébreux 9.28)

Toutefois, cela ne signifie pas que les enseignements de l’Ancien Testament ou les paroles de Jésus soient obsolètes. La Loi continue de servir à éclairer la volonté de Dieu et à révéler ce qui est juste. Comme il est écrit en Romains 3.31 : « Annulons-nous donc la Loi par le moyen de la foi ? Certainement pas ! Au contraire, nous confirmons la Loi. »


2 Corinthiens 3.6 est un quatrième passage utilisé pour rejeter l’Ancien Testament. Ce verset nous dit: « Il nous a rendus capables d’être les ministres d’une alliance nouvelle ; non pas de la lettre, mais de l’Esprit, car la lettre tue, mais l’Esprit fait vivre. »

L’utilisation de ce passage par les théoriciens de la doctrine de l’hypergrâce est interprétée pour prétendre que les commandements de l’Ancien Testament, considérés comme « la lettre », n’ont plus d’importance, car seule la vie dans l’Esprit compte. C’est bien entendu une très mauvaise interprétation de ce passage. 

Le contexte de 2 Corinthiens 3.6 met en contraste l’ancienne alliance de la loi, qui expose le péché et conduit à la mort, avec la nouvelle alliance en Christ, qui donne la vie par l’Esprit, soulignant que Paul et ses collaborateurs sont qualifiés par Dieu pour ce ministère vivifiant. Ça n’a rien à voir avec le rejet de l’Ancien Testament.

Par ailleurs, Paul sans ses épitres ne rejette pas les Écritures, mais il critique une lecture légaliste et dépourvue de foi. L’Esprit donne la capacité de vivre selon la volonté de Dieu, en harmonie avec ses commandements. Toute tentative humaine pour tenter de vivre la loi est vouée à l’échec. 


Un dernier passage «Car la Loi a été donnée par Moïse, mais la grâce et la vérité sont venues par Jésus-Christ. » (Jean 1.17)

Ce verset est souvent utilisé pour soutenir une opposition entre la Loi de Moïse et la grâce apportée par Jésus, comme si la grâce rendait obsolètes les enseignements de l’Ancien Testament. Ce qui n’est absolument pas étayé par les écritures d’aucune manière.

Le contexte de Jean 1.17 met en contraste la loi donnée par Moïse, qui révèle la justice de Dieu, mais qui ne sauve pas, avec la grâce et la vérité qui sont pleinement réalisées en Jésus-Christ, inaugurant une relation nouvelle et vivifiante entre Dieu et l’humanité. Il n’y a donc aucune opposition entre la Loi et la grâce comme nous l’avons démontré jusqu’à maintenant. En définitive, la Loi reste un reflet du caractère saint de Dieu. « Les décrets de l’Éternel sont justes et ils font la joie du cœur ; les commandements de l’Éternel sont limpides et ils donnent du discernement. » (Psaume 19.8) Il est faux de déclarer que la loi est maintenant caduque. 

En conclusion, l’hypergrâce utilise ces passages pour prétendre que l’Ancien Testament et les paroles de Jésus avant sa résurrection n’ont plus d’importance. Cependant, une lecture correcte et équilibrée des Écritures montre que la grâce en Christ accomplit et clarifie la Loi, mais ne l’annule pas. Jésus lui-même a affirmé la continuité et la validité des Écritures dans leur totalité comme il est écrit ici dans ce passage de Matthieu 5.18 « Oui, vraiment, je vous l’assure : tant que le ciel et la terre resteront en place, ni la plus petite lettre de la Loi, ni même un point sur un i n’en sera supprimé jusqu’à ce que tout se réalise. »

Jésus revient au dernier jour : la vérité contre le mythe de l’enlèvement avant la période des tribulations

Introduction

Dans le débat théologique entourant le retour de Jésus-Christ, la doctrine de l’enlèvement prétribulationnel affirme que le Seigneur reviendra avant la période des tribulations pour emporter son Église au ciel. Cependant, cette doctrine semble contredite par les déclarations explicites de Jésus lui-même dans les Écritures. Pour comprendre le véritable moment du retour de Jésus, il est crucial de se référer aux enseignements bibliques plutôt qu’à des interprétations ou doctrines humaines. Ce texte explore pourquoi, selon les Écritures, Jésus reviendra au dernier jour et non avant, en se fondant sur les paroles et les promesses faites par le Seigneur.

Maintenant, regardons quelques passages de Jésus qui affirme explicitement qu’il reviendra au dernier jour. 

La résurrection au dernier jour selon Jésus

Le premier passage est Jean 6.39 dit : « 39 Or, celui qui m’a envoyé veut que je ne perde aucun de ceux qu’il m’a donnés, mais que je les ressuscite au dernier jour. » (Jean 6.39) Nous avons aussi le passage de Jean 6.40 : « 40 Oui, telle est la volonté de mon Père : que tous ceux qui tournent leurs regards vers le Fils et qui croient en lui, possèdent la vie éternelle, et moi, je les ressusciterai au dernier jour. » Comme nous pouvons le constater jusqu’à maintenant, Jésus affirme bien que ce sera au dernier jour qu’il ressuscitera les croyants.

Mais ce n’est pas tout, lisons le passage de Jean 6.44 « 44 Personne ne peut venir à moi si le Père qui m’a envoyé ne l’attire, et moi, je le ressusciterai au dernier jour. » De même Jean 6.54 « 54 Celui qui se nourrit de ma chair et qui boit mon sang a la vie éternelle, et moi je le ressusciterai au dernier jour. » Nous voyons bien que Jésus mentionne que la résurrection des croyants aura lieu au dernier jour. Y a-t-il une seule mention d’un enlèvement prétribulationnel emmenant un groupe de croyants ressuscités avant le dernier jour ? Évidemment, non comme on peut le constater, dans ces passages qui nous apprennent que la résurrection des morts aura lieu au dernier jour. Est-ce que le dernier jour est le jour de l’enlèvement avant la période des tribulations ? La Parole de Dieu n’appuie aucunement cette thèse. 


Le concept de la résurrection des morts au dernier jour était compris par certaines personnes. Par exemple, Marthe la sœur de Lazare va dire à Jésus alors qu’ils ont une conversation concernant la résurrection de son frère « 24 – Je sais bien, répondit Marthe, qu’il reviendra à la vie au dernier jour, lors de la résurrection. » (Jean 11.24) 


Ainsi, l’idée de la résurrection des morts était comprise, en tout les cas, par l’entourage de Jésus. Ce n’était pas un mystère. Et même dans l’Ancien Testament, cette pensée est aussi comprise par Job lorsqu’il va dire : « 25 Mais je sais, moi, que mon défenseur est vivant : en dernier lieu il surgira sur la poussière. » (Job 19.25) Job mentionne donc que c’est en dernier lieu que Jésus va apparaître. Pour Daniel, il y aura effectivement une résurrection des morts : « Les nombreux humains qui dorment dans la poussière de la terre se réveilleront, les uns pour la vie éternelle, les autres pour la honte et l’horreur éternelles. » (Daniel 12.2) Daniel confirme qu’il y aura une résurrection des morts. Toutefois, il ne mentionne pas quand ça se fera.

Le retour de Jésus et le dernier jour

Nous savons jusqu’à maintenant que Jésus reviendra au dernier jour et pas avant. C’est d’ailleurs ce qu’il déclare dans l’Évangile de Matthieu lorsqu’il parle de son retour en disant : « 29 Aussitôt après ces jours de détresse, le soleil s’obscurcira, la lune perdra sa clarté, les étoiles tomberont du ciel ; les puissances célestes seront ébranlées. 30 C’est alors que le signe du Fils de l’homme apparaîtra dans le ciel. Alors tous les peuples de la terre se lamenteront, et ils verront le Fils de l’homme venir sur les nuées du ciel avec beaucoup de puissance et de gloire. 31 Il enverra ses anges rassembler, au son des trompettes éclatantes, ses élus des quatre coins du monde, d’un bout à l’autre de l’univers. » (Matthieu 24.29-31) Nous avons ici un bel exemple, prononcé par Jésus lui-même, concernant les événements entourant son retour. « Après ces jours de détresse », cela fait dans le contexte allusion à la fin de la période des tribulations. C’est le dernier jour et c’est alors qu’il revient. Puis, « Il enverra ses anges rassembler, au son des trompettes éclatantes, ses élus des quatre coins du monde, d’un bout à l’autre de l’univers. » Ceci est une allusion à l’enlèvement des croyants et de la résurrection des morts puisque celle-ci doit se faire uniquement au dernier jour et non pas comme l’enseignement prétribulationnel veut nous le faire croire ce faisant sept ans auparavant. 

Le passage que nous venons de voir est appuyé par d’autres passages comme nous le mentionne l’apôtre Paul dans sa lettre aux Thessaloniciens décrivant l’événement du retour du Seigneur Jésus : « 13 Nous ne voulons pas, frères et sœurs, vous laisser dans l’ignorance au sujet de ceux qui sont décédés, afin que vous ne soyez pas tristes de la même manière que le reste des hommes, qui n’ont pas d’espérance. 14 En effet, puisque nous croyons que Jésus est mort et ressuscité, nous croyons aussi que Dieu ramènera par Jésus et avec lui ceux qui sont morts. 15 Car voici ce que nous vous déclarons d’après une parole du Seigneur : nous qui serons restés en vie au moment où le Seigneur viendra, nous ne précéderons pas ceux qui sont morts. 16 En effet, au signal donné, sitôt que la voix de l’archange et le son de la trompette divine retentiront, le Seigneur lui-même descendra du ciel, et ceux qui sont morts unis à Christ ressusciteront en premier lieu. 17 Ensuite, nous qui serons restés en vie à ce moment-là, nous serons enlevés ensemble avec eux, dans les nuées, pour rencontrer le Seigneur dans les airs. Ainsi nous serons pour toujours avec le Seigneur. » (1 Thessaloniciens 4.13-17) Cet événement se passera au dernier jour comme nous l’avons vu précédemment.

Conclusion


En conclusion, les Écritures sont claires sur le fait que Jésus reviendra au dernier jour, et non avant la période des tribulations comme le prétend la fausse doctrine prétribulationnelle. Les passages que nous avons examinés montrent que la résurrection des croyants et l’enlèvement se produiront au retour final du Christ, marqué par des événements célestes spectaculaires. Toute déviation de cette vérité biblique représente une falsification des paroles de Jésus. Il est impératif pour les croyants de se référer à la Parole de Dieu et de rester fidèles à l’enseignement du Seigneur. Que nous nous ancrions dans la vérité de la révélation divine et attendions avec espoir le retour glorieux de notre Sauveur.