De nombreux croyants espèrent un grand réveil mondial avant le retour de Jésus, mais cette vision ne repose pas sur la Parole de Dieu. Les Écritures préviennent plutôt d’apostasie et de persécution. L’Église doit persévérer dans la foi, et cette attente d’un réveil illusionne et affaiblit la vigilance.
De nombreux croyants, influencés par certains courants prophétiques et charismatiques, attendent un grand réveil mondial, une effusion massive du Saint-Esprit accompagnée de conversions en masse, de miracles, et d’une domination croissante de l’Église dans les sphères du monde, juste avant le retour de Jésus. Qui soit dit en passant serait un retour juste avant la période des tribulations.
Cette vision, aussi réconfortante soit-elle, est-elle fondée sur la Parole de Dieu ? La réponse est non. Parce que ni Jésus, pas même les apôtres, ou les prophètes ne nous annoncent une telle chose. Pire encore, cette idée détourne l’Église de son appel à la vigilance, à la persévérance, et à la fidélité dans l’épreuve. Elle nourrit une fausse espérance fondée non sur la vérité des Écritures, mais sur des interprétations erronées et des prophéties humaines non scripturaires.
Ce que la Bible annonce pour la fin : apostasie, séduction et persécution
Loin de promettre un réveil global, les Écritures avertissent d’un affaiblissement général de la foi à l’approche du retour de Christ qui soit dit en passant se fera au dernier jour.
« Que personne ne vous séduise d’aucune manière. Car ce jour ne viendra pas avant que soit venue l’apostasie et que soit révélé l’homme du péché. » (2 Thessaloniciens 2.3)
« L’Esprit dit expressément que, dans les derniers temps, certains abandonneront la foi pour s’attacher à des esprits trompeurs. » (1 Timothée 4.1)
« Quand le Fils de l’homme viendra, trouvera-t-il la foi sur la terre ? » (Luc 18.8)
Ces versets décrivent une Église persécutée et éprouvée, et un monde qui se ferme davantage à Dieu, non une humanité en plein éveil spirituel. Le livre de l’apocalypse et celui de Daniel nous démontrent une Église souffrante sous le règne et la domination de l’Antichrist.
Un « petit troupeau » fidèle, non une majorité gagnée à Christ
Jésus a parlé à ses disciples comme à un « petit troupeau » (Luc 12.32). Il a averti que le chemin est étroit et que peu le trouvent (Matthieu 7.13-14). L’idée que l’Église deviendrait une force dominante dans la société avant le retour de Christ est étrangère aux Évangiles. Loin de parler de triomphe terrestre, Jésus prépare les siens à l’opposition, à la souffrance, et à la fidélité dans l’épreuve.
« Vous serez haïs de tous à cause de mon nom, mais celui qui persévérera jusqu’à la fin sera sauvé. » (Matthieu 10.22)
Mais pour tenter de se convaincre du contraire certains vont affirmer que ce passage ne concernait que les disciples de Jésus au premier siècle. Cependant, l’histoire nous démontre comment les véritables croyants ont soufferts dans ce monde en conformité avec les Écritures. De même celles-ci nous démontres comment les croyants souffriront dans les temps de la fin.
Une mauvaise lecture de Joël 2
L’un des passages les plus souvent utilisé et mal interprétés est Joël 2.28-32, où Dieu promet de « répandre son Esprit sur toute chair ». Beaucoup y voient une prophétie d’un réveil mondial de dernière heure, mais le Nouveau Testament corrige clairement cette lecture.
« C’est ici ce qui a été dit par le prophète Joël… » (Actes 2.16)
L’apôtre Pierre cite Joël 2 pour expliquer ce qui se passait le jour de la Pentecôte. Il n’annoncait pas un réveil à venir dans un futur lointain, mais il déclarait que cette prophétie s’accomplissait dans l’effusion de l’Esprit sur l’Église naissante à ce moment-là.
Cela signifie que le réveil promis dans Joël a déjà commencé et se poursuit dans l’histoire de l’Église, chaque fois que l’Esprit agit dans un cœur repentant. Ce n’est ni un événement mondial unique, ni une effusion spectaculaire réservée à la « dernière génération ».
Les signes du ciel : jugement, pas triomphe
Dans Joël 2 et Actes 2, il est aussi question de sang, de feu, de fumée, d’obscurité… Ce sont des images prophétiques du jugement divin annonçant le jour de l’Éternel, non les signes d’un grand réveil joyeux où deux milliards de personnes vont se convertir.
« Le soleil se changera en ténèbres, et la lune en sang, avant l’arrivée du jour de l’Éternel, ce jour grand et redoutable. » (Joël 2.31)
Ce n’est pas d’un triomphe spirituel collectif qu’il s’agit, mais d’un avertissement solennel avant le jugement final. Il ne faut pas beaucoup de discernement pour s’apercevoir de cela, mais malgré tout, des gens continues d’affirmer haut et fort qu’un grand réveil s’en vient.
Les origines historiques de cette fausse doctrine
L’idée d’un grand réveil mondial avant le retour du Seigneur ne vient pas des apôtres, mais de courants théologiques apparus après le 18ᵉ siècle :
Les réveils américains ont suscité l’espoir d’une conversion progressive du monde.
Le postmillénarisme a prêché qu’un âge d’or chrétien précéderait le retour du Christ.
Le mouvement pentecôtiste et charismatique a ensuite enseigné qu’un « grand réveil final » avec des miracles et des conversions en masse allait secouer le monde avant l’enlèvement.
Des doctrines comme le dominionisme ou le Seven Mountains Mandate prétendent que l’Église prendra le contrôle du monde avant le retour de Jésus.
Toutes ces idées partagent une chose en commun : elles ne sont malheureusement pas enracinées dans la révélation biblique.
Conclusion : Une fausse espérance qui affaiblit l’Église
Le réveil mondial attendu par certains est une illusion dangereuse. Cette illusion dangereuse :
détourne l’Église de la croix pour la conduire vers le confort ;
remplace la persévérance par le sensationnalisme ;
affaiblit la vigilance eschatologique en nourrissant une fausse sécurité.
La Bible n’appelle pas l’Église à dominer, mais à persévérer dans la foi, dans l’humilité, dans la souffrance, et dans l’obéissance jusqu’au retour glorieux du Seigneur au dernier jour.
« Tiens ferme ce que tu as, afin que personne ne prenne ta couronne.(Apocalypse 3.11)
Frères et sœurs, attendons le Seigneur, non dans l’euphorie triomphaliste, mais dans la sainteté, la prière, la fidélité, et la vérité. Des temps difficiles nous attendes, mais après ceux-ci, nous verrons Jésus revenir en gloire et puissance.
Le passage évoque la troisième trompette de l’Apocalypse, où une étoile ardente tombe, contaminant les eaux douces, symbolisant une crise spirituelle et écologique. Cette image met en garde contre les vérités corrompues qui mènent à la mort spirituelle. L’appel est de rechercher l’eau pure que seul Christ peut offrir.
Introduction : lorsque les eaux douces sont touchées la vie même est en péril
Lorsque la troisième trompette retentit, le texte nous transporte dans une scène d’une intensité saisissante : une étoile ardente tombe du ciel, bouleversant les eaux douces de la terre. Après les jugements sur la végétation puis la mer, c’est maintenant la source même de la vie humaine — l’eau — qui est touchée. Ce n’est plus simplement l’environnement extérieur, mais les ressources vitales, symboles de ce qui nourrit, désaltère et soutient l’âme, qui sont atteintes.
Ce passage nous enseigne avec force que Dieu peut ébranler jusqu’à ce que l’homme croit être le plus stable et le plus indispensable. Les sources d’eau douce, essentielles à la survie physique, deviennent amères et mortelles. Spirituellement, il s’agit d’un avertissement clair : lorsque la vérité est corrompue, les âmes en périssent. C’est un appel sérieux à discerner, à rester attachés à l’eau pure que seul Christ peut offrir.
1. Le son de la troisième trompette
Apocalypse 8.10 « Le troisième ange sonna de la trompette : un grand astre enflammé, une sorte de globe de feu, tomba du ciel sur le tiers des fleuves et sur les sources d’eau. »
Comme les deux trompettes précédentes, celle-ci ouvre un nouveau cycle de jugement. Mais ici, l’attention se porte sur les fleuves et les sources d’eau douce, éléments essentiels à la vie quotidienne. Contrairement à la mer, les rivières irriguent les terres, désaltèrent les peuples, nourrissent les cultures. Leur atteinte symbolise donc une crise profonde, non seulement écologique mais aussi spirituelle.
Il est important de noter que Dieu agit de manière progressive. Il avertit, secoue, puis frappe. Il ne se précipite pas dans la colère, mais agit dans la justice. Ce jugement est un avertissement, non une sentence finale. Il nous invite à réfléchir à nos sources : de quoi nous abreuvons-nous ? Où puisons-nous notre force, notre sagesse, notre espérance ?
2. Le grand astre enflammé tombant sur les eaux
Jean décrit ici une étoile gigantesque, enflammée, tombant sur la terre. L’image est à la fois grandiose et inquiétante. Cette étoile ne doit pas être comprise de manière littérale, mais comme une représentation symbolique d’un agent de jugement divin — peut-être une puissance spirituelle, un esprit séducteur, ou encore une ou des doctrines destructrices.
Dans les Écritures, les étoiles tombant du ciel symbolisent souvent des puissances déchues ou des autorités ébranlées (Ésaïe 14.12, Apocalypse 9.1). L’image du flambeau renforce cette idée : ce qui devait éclairer ne fait plus que brûler et détruire. Jetée sur les fleuves et les sources, cette étoile transforme l’eau en poison. Ce qui était pur devient amer. Ce qui devait nourrir, tue.
3. Les conséquences : l’amertume et la mort
Apocalypse 8.11 « Cet astre se nomme « Absinthe ». Le tiers des eaux se transforma en un liquide amer comme l’absinthe et beaucoup d’hommes moururent pour avoir bu ces eaux parce qu’elles étaient devenues amères. »
Ce que cette étoile laisse derrière elle est d’une solennité poignante : l’absinthe, une plante connue pour sa forte amertume, donne son nom à l’étoile. Dans la Bible, l’absinthe symbolise souvent la corruption morale, le châtiment et l’idolâtrie (Jérémie 9.15 ; Deutéronome 29.18). Ici, elle devient le symbole d’une vérité pervertie, d’une source spirituelle devenue toxique.
Beaucoup meurent, non à cause de la guerre ou de la faim, mais à cause de ce qu’ils boivent. Ce n’est pas une simple soif naturelle, mais une soif spirituelle mal dirigée qui conduit à la mort. Cela nous rappelle avec force que tous ne meurent pas d’un manque de vérité, mais parfois d’avoir consommé une vérité altérée, diluée ou empoisonnée.
Conclusion : un appel au discernement spirituel
Ce passage nous lance un cri d’alarme, un appel à la vigilance. Dieu permet que certaines sources soient empoisonnées pour réveiller les consciences, pour que l’homme cherche à nouveau l’eau pure — celle que seul Christ donne. Dans un monde saturé de discours, d’enseignements et d’idéologies, il est vital de discerner ce que nous consommons spirituellement. Tout ce qui est dit au nom de Dieu ne vient pas forcément de Lui.
Avons-nous soif d’une eau qui désaltère pour toujours ? Recherchons-nous l’eau vive ou buvons-nous sans discernement dans les courants de ce monde ?
Christ seul est la source qui ne tarit jamais. Son Évangile n’est pas amer, mais doux pour ceux qui le reçoivent avec foi. Que chacun de nous revienne à cette source, avec humilité, discernement et soif de vérité.
Le prétérisme est une interprétation biblique affirmant que les prophéties du Nouveau Testament, notamment celles liées aux derniers temps, ont déjà été réalisées dans le passé, spécifiquement au premier siècle. Il existe deux types, partiel et complet; cette dernière est rejetée par l’Église pour sa négation du retour futur de Christ, nécessaire à l’espérance chrétienne.
Le prétérisme est une approche d’interprétation de la prophétie biblique qui enseigne que la majorité, voire la totalité, des prophéties du Nouveau Testament concernant les derniers temps ont déjà été accomplies dans le passé, notamment au premier siècle après Jésus-Christ. Bien entendu, vous conviendrez avec moi que ce n’est pas le cas pour plusieurs prophéties. Le mot « prétérisme » vient du latin praeter, qui signifie « passé ».
Selon cette vision, les événements comme la grande tribulation, la venue du Fils de l’homme sur les nuées, et même l’Apocalypse de Jean, se seraient accomplis principalement autour de la chute de Jérusalem en l’an 70 après J.-C., lorsque le temple fut détruit par les Romains. Ainsi, pour un prétériste, ces prophéties ne sont pas en attente d’un accomplissement futur, mais sont déjà accomplies dans l’histoire.
Deux formes de prétérisme
Il existe deux grandes variantes :
Le prétérisme partiel : Cette version enseigne que la plupart des prophéties apocalyptiques (comme Matthieu 24, l’Apocalypse, etc.) ont été accomplies au premier siècle, mais que certaines, comme la résurrection finale, le jugement dernier et le retour visible de Jésus, sont encore à venir. Cette forme est la plus répandue parmi les prétéristes évangéliques modérés.
Le prétérisme complet (ou radical) : Il enseigne que toutes les prophéties, y compris la résurrection des morts et le retour de Christ, ont été entièrement accomplies au premier siècle. Cette position est largement considérée comme hérétique par l’Église historique, car elle nie un retour corporel futur de Christ et une résurrection physique des croyants.
Les fondements du prétérisme
Le prétérisme s’appuie sur plusieurs passages clés :
Matthieu 24.34 : « Je vous le dis en vérité, cette génération ne passera pas que tout cela n’arrive. »
Apocalypse 1.1 : « Révélation de Jésus-Christ […] pour montrer à ses serviteurs ce qui doit arriver bientôt. »
Apocalypse 22.10 : « Le temps est proche. »
Les prétéristes comprennent ces expressions comme des indications claires que les événements prophétiques décrits devaient se produire rapidement après leur annonce, et non des siècles plus tard. Ce qui est une fois de plus soit une mauvaise compréhension des Écritures ou pis encore une falsification intellectuelle de celles-ci.
Réfutation et mise en garde
Bien que le prétérisme soulève des questions pertinentes sur le contexte historique des Écritures, plusieurs éléments bibliques s’opposent à cette interprétation :
L’Écriture enseigne que le retour du Christ sera visible, glorieux et mondial (Matthieu 24.30 ; Actes 1.11 ; Apocalypse 1.7), ce qui ne s’est pas produit en l’an 70.
La résurrection des morts est décrite comme un événement corporel et universel à venir (1 Corinthiens 15 ; Jean 5.28-29), non comme un symbole d’un changement spirituel déjà passé.
L’Église a toujours attendu le retour de Jésus comme un événement futur, ce que le prétérisme complet nie.
Conclusion
Frères et sœurs, ne nous laissons pas séduire par des enseignements qui effacent l’espérance de l’Évangile et vident de leur puissance les promesses de Dieu. Le prétérisme, surtout dans sa forme complète, est une déviation grave qui nie des vérités fondamentales : le retour visible de Christ, la résurrection des morts, et le jugement à venir. En affirmant que tout est déjà accompli, cette doctrine prive l’Église de sa vigilance, affaiblit sa mission, et trompe les croyants sur leur avenir éternel.
Ce n’est pas un simple désaccord théologique : c’est une falsification de l’espérance chrétienne. Car si Christ est déjà revenu, alors nous n’avons plus rien à attendre. S’il n’y a plus de résurrection à venir, alors notre foi est vaine. Si le jugement est déjà passé, alors pourquoi prêcher la repentance ? Cette pensée conduit à l’indifférence, à la passivité et, pire encore, à l’abandon de la vérité biblique.
La Parole est claire : « Ne vous laissez pas troubler… plusieurs viendront sous mon nom… » (Matthieu 24.4-5). Les fausses doctrines pullulent dans les temps de la fin. Et le prétérisme en est une, séduisante pour l’intellect, mais destructrice pour l’âme.
Tenons ferme la saine doctrine. Aimons l’apparition de notre Seigneur. Veillons avec persévérance. Et proclamons sans relâche : « Maranatha ! Seigneur Jésus, reviens ! »
Le dispensationalisme, une doctrine théologique influente, divise l’histoire du salut en différentes dispensations, établissant une distinction entre Israël et l’Église. Ce système, né au XIXe siècle, est critiqué pour sa séparation entre les peuples de Dieu et son interprétation des prophéties, contredisant l’unité prônée par le Nouveau Testament.
Le mot dispensationalisme peut sembler complexe, mais il désigne un système théologique très influent, particulièrement dans le monde évangélique anglo-saxon depuis le XIXe siècle. Il a été popularisé par des figures comme John Nelson Darby, C.I. Scofield (à travers la « Bible Scofield ») et, plus récemment, par des auteurs comme Tim LaHaye (série Left Behind) et plusieurs autres évangélistes à travers le monde. Que dit réellement ce système, et surtout, est-il fidèle à la révélation biblique ?
1. Le dispensationalisme en résumé
Le dispensationalisme enseigne que l’histoire du salut est divisée en plusieurs « dispensations », au cours desquelles Dieu traite différemment avec l’humanité. L’élément central de ce système repose sur une distinction absolue entre Israël et l’Église. Selon cette doctrine :
Israël est le peuple terrestre de Dieu, avec des promesses politiques, territoriales et nationales.
L’Église est un peuple céleste, formé de croyants nés de nouveau, mais distinct d’Israël.
Ces deux peuples auraient deux destins, deux alliances et deux plans de Dieu.
Un enlèvement secret de l’Église avant la tribulation marquerait le retour de Dieu à son plan avec Israël.
Le millénium serait un règne terrestre de Christ exclusivement pour l’accomplissement des promesses faites à Israël.
Cet état de fait crée beaucoup de confusion en regard avec l’Israël géopolitique établit en Palestine aujourd’hui.
Les origines du dispensationalisme
Ce système ne provient ni des Pères de l’Église, ni de la Réforme, mais d’un mouvement né au XIXe siècle dans le cadre des Frères de Plymouth avec John N. Darby. Il s’est largement propagé dans le monde protestant via :
La Bible annotée de Scofield (1909),
Les séminaires évangéliques américains,
Les prophéties sensationnalistes (Hal Lindsey, Tim LaHaye),
Le soutien politique et religieux à l’État moderne d’Israël.
En quoi le dispensationalisme est-il incompatible avec le message du Nouveau Testament ?
D’abord, il divise ce que Dieu a uni
Le Nouveau Testament enseigne que Dieu a abattu le mur de séparation entre Juifs et non-Juifs, pour créer un seul peuple en Christ :
« Car il est notre paix, lui qui des deux n’en a fait qu’un, et qui a renversé le mur de séparation. » — Éphésiens 2.14
« Il n’y a plus ni Juif ni non-Juif […] car vous êtes tous un en Jésus-Christ. » — Galates 3.28
De cette façon, le dispensationalisme, en affirmant une distinction permanente entre Israël et l’Église, va à l’encontre du cœur de l’Évangile, qui unit tous les croyants dans un même corps appelé l’Église.
Ensuite, il introduit deux voies de salut (implicitement)
Même si les dispensationalistes modernes affirment croire en un seul salut par la foi, leur système fonctionne comme s’il existait deux salut : un salut terrestre pour Israël, et un salut céleste pour l’Église. Bien évidemment, cela contredit les Écritures :
« Il n’y a de salut en aucun autre [que Jésus], car il n’y a sous le ciel aucun autre nom donné parmi les hommes par lequel nous devions être sauvés. » — Actes 4.12
Puis, il fait de l’Église un « plan de secours »
Pour les dispensationalistes, l’Église est une parenthèse temporaire ou un « plan B » survenu après le rejet du Messie par Israël. Mais la Bible enseigne que l’Église fait partie du plan éternel de Dieu :
« C’est ainsi qu’il a voulu faire connaître maintenant, par l’Église, aux puissances célestes sa sagesse infiniment variée. » — Éphésiens 3.10
Enfin, il attend un royaume terrestre et politique pour Israël
Le dispensationalisme attend un rétablissement du royaume national d’Israël, avec sacrifices, temple reconstruit, etc. Pourtant, le Royaume que Jésus a annoncé est spirituel, déjà inauguré, et non terrestre.
« Mon royaume n’est pas de ce monde. » — Jean 18.36
Le vrai enseignement biblique c’est un seul peuple, un seul salut et une seule espérance
Le plan de Dieu a toujours visé un seul peuple uni en Christ qui est l’Église, composée de Juifs et de non-Juifs, régénérés par la foi. Il n’y a pas de salut différent. Il n’y a pas deux espérances. De même, il n’y a pas deux peuples de Dieu avec des dessins différents. Il n’ya a qu’un seil peuple, un seul salut et une seule espérance.
« Si vous appartenez à Christ, vous êtes donc la descendance d’Abraham, héritiers selon la promesse. » — Galates 3.29
« Vous, autrefois, vous n’étiez pas un peuple, mais maintenant vous êtes le peuple de Dieu. » — 1 Pierre 2.10
« Car nous avons tous été baptisés dans un seul Esprit, pour former un seul corps, soit Juifs, soit Grecs. » — 1 Corinthiens 12.13
Conclusion : le dispensationalisme est une construction humaine, non une révélation biblique
Le dispensationalisme repose sur une mauvaise lecture des prophéties et une séparation artificielle entre Israël et l’Église. Il détourne les croyants de la vérité selon laquelle il n’y a désormais qu’un seul peuple de Dieu et c’est ceux qui sont en Christ.
Nous devons donc rejeter toute théologie qui divise ce que Dieu a uni, et revenir à l’Évangile du Royaume, proclamé par Jésus et confirmé par les apôtres. Uun seul Seigneur, une seule foi, un seul peuple.
La doctrine de la prospérité, aussi connue sous le nom d’« évangile de la prospérité », est une croyance qui affirme que Dieu promet des bénédictions matérielles et financières à ceux qui exercent suffisamment de foi et qui font preuve de générosité envers les ministères religieux, souvent par des dons financiers. Cette doctrine repose sur l’idée que la prospérité physique et financière est un signe de la bénédiction de Dieu et que chaque croyant, s’il suit certains principes, peut la recevoir. Cependant, de nombreux chrétiens et théologiens considèrent cet enseignement comme une fausse doctrine, car il déforme les enseignements bibliques et risque de détourner les croyants du véritable message de l’Évangile. Voici plusieurs points clés où la doctrine de la prospérité entre en conflit avec l’enseignement biblique :
1. Une vision déformée de la bénédiction
La doctrine de la prospérité réduit souvent la bénédiction divine à des aspects purement matériels, alors que la Bible parle d’une bénédiction plus vaste, comprenant la paix, la joie, la communion avec Dieu et la croissance spirituelle. Jésus a enseigné que la vie d’un croyant ne consiste pas dans l’abondance de ses biens, comme nous le mentionne Jésus : « Gardez-vous avec soin du désir de posséder, sous toutes ses formes, car la vie d’un homme, si riche soit-il, ne dépend pas de ses biens. » (Luc 12.15) Jésus nous apprend aussi que les valeurs spirituelles sont supérieures aux richesses matérielles : « Ne vous amassez pas des richesses sur la terre où elles sont à la merci de la rouille, des mites qui rongent, ou des cambrioleurs qui percent les murs pour voler. Amassez-vous plutôt des trésors dans le ciel, où il n’y a ni rouille, ni mites qui rongent, ni cambrioleurs qui percent les murs pour voler. Car là où est ton trésor, là sera aussi ton cœur. » (Matthieu 6.19-21)
2. Une mauvaise interprétation de la foi
Selon l’évangile de la prospérité, la foi est perçue comme une « clé » pour ouvrir les portes des richesses terrestres. Cette vision est problématique, car elle fait de la foi un moyen d’obtenir ce que l’on désire au lieu d’une relation de confiance et de soumission envers Dieu, même dans les épreuves. Or, dans la Bible, la foi est l’assurance des choses que l’on espère comme nous l’enseigne l’épitre aux Hébreux « La foi est une façon de posséder ce qu’on espère, c’est un moyen d’être sûr des réalités qu’on ne voit pas. » (Hébreux 11.1) Malheureusement, certains utilisent la foi comme un outil pour acquérir des biens, plutôt qu’un abandon total à la volonté divine.
3. Un détournement de l’enseignement sur la générosité
La doctrine de la prospérité encourage souvent les dons financiers en promettant que ces dons seront multipliés et rapporteront des bénédictions matérielles en retour. Or, la Bible enseigne que les dons doivent être faits avec un cœur sincère, sans rien attendre en retour. Jésus lui-même a mis en garde contre l’accumulation de richesses et a appelé ses disciples à une vie de service et de générosité désintéressée.
4. Une ignorance du sacrifice et des souffrances chrétiennes
L’évangile de la prospérité néglige le thème des épreuves et du sacrifice, pourtant central dans l’Évangile. Les Écritures montrent que de nombreux croyants, y compris les apôtres, ont connu des souffrances, des persécutions et la pauvreté comme nous le raconte l’apôtre Paul lorsqu’il fait part de son témoignage : « Car j’ai travaillé davantage, j’ai été plus souvent en prison, j’ai essuyé infiniment plus de coups ; plus souvent, j’ai vu la mort de près. Cinq fois, j’ai reçu des Juifs les « quarante coups moins un ». Trois fois, j’ai été fouetté, une fois lapidé, j’ai vécu trois naufrages, j’ai passé un jour et une nuit dans la mer. Souvent en voyage, j’ai été en danger au passage des fleuves, en danger dans des régions infestées de brigands, en danger à cause des Juifs, mes compatriotes, en danger à cause des païens, en danger dans les villes, en danger dans les contrées désertes, en danger sur la mer, en danger à cause des faux frères. J’ai connu bien des travaux et des peines, de nombreuses nuits blanches, la faim et la soif, de nombreux jeûnes, le froid et le manque d’habits. Et sans parler du reste, je porte un fardeau quotidien, le souci de toutes les Églises. (2 Corinthiens 11.23-28)
Jésus a dit que suivre Dieu impliquait de porter sa croix (Luc 9.23), et Paul a enseigné que « tous ceux qui sont décidés à vivre dans la piété par leur union avec Jésus-Christ connaîtront la persécution » (2 Timothée 3.12). La vie chrétienne est donc souvent marquée par des difficultés et des épreuves, qui fortifient notre foi et nous rapprochent de Dieu.
5. Le danger de transformer Dieu en un « génie » obéissant à nos désirs
Dans cette doctrine, Dieu est parfois présenté comme un être dont le rôle est d’accomplir les désirs matériels de ses enfants, en réponse à des prières ou à des actes de foi spécifiques. Cette vision est réductrice et éloigne des attributs de Dieu : il est souverain, et ses voies sont plus élevées que les nôtres comme nous enseigne Ésaïe : « Car vos pensées ne sont pas mes pensées, et vos voies ne sont pas les voies que j’ai prescrites, déclare l’Eternel ; autant le ciel est élevé au-dessus de la terre, autant les voies que je vous ai prescrites sont élevées au-dessus de vos voies, et autant mes pensées sont élevées loin au-dessus des vôtres. (Ésaïe 55.8-9). Au lieu de voir Dieu comme un serviteur de nos besoins, l’Évangile nous appelle à adorer et à servir Dieu de manière humble, quelle que soit notre situation.
Conclusion
L’Évangile de la prospérité peut séduire par ses promesses de bien-être matériel, mais il risque de détourner de la vérité essentielle de l’Évangile : le salut en Jésus-Christ, le développement d’une foi sincère, et l’espérance d’une vie éternelle avec Dieu. Le vrai christianisme appelle à une vie de service, de sacrifice, et de sanctification, tout en promettant des bénédictions spirituelles éternelles. Jésus a mis en garde contre le fait de servir à la fois Dieu et l’argent (Matthieu 6.24) et a enseigné que la vraie richesse se trouve dans notre relation avec lui, qui est le véritable trésor éternel des croyants.
Le monde séculier et athée, qui rejette l’existence de Dieu.
Les « loups » infiltrés dans l’Église avec l’intention délibérée de tromper.
Des pasteurs, évangélistes et enseignants chrétiens sincères, mais égarés par leur négligence.
Aujourd’hui, j’aimerais vous partager quelques lignes de la troisième et dernière source de faux enseignements : Des pasteurs, évangélistes et enseignants chrétiens sincères, mais égarés par leur négligence.
Le troisième groupe est composé, selon moi, de véritables chrétiens. Ce sont des croyants sincères, nés de nouveau, qui ont un réel désir de suivre le Christ. Toutefois, malgré leur bonne foi, ils sont mal orientés, trop crédules et acceptent sans discernement de nombreuses doctrines simplement parce qu’on leur a enseigné ou répété, sans jamais les confronter rigoureusement aux Écritures.
Pourtant, la Bible nous exhorte à examiner toutes choses à la lumière de la Parole de Dieu, afin de ne pas être induits en erreur. L’apôtre Paul encourage les croyants en ce sens :
Examinez toutes choses, retenez ce qui est bon. – 1 Thessaloniciens 5.21
Ce verset encourage les croyants à tester toutes les doctrines, les enseignements et les pratiques, afin de discerner ce qui est véritablement conforme à la volonté de Dieu.
Puis, l’évangéliste Luc écrit une chose importante et révélatrice au sujet de croyants véritablement consacrés :
Ces Juifs avaient une attitude plus noble que ceux de Thessalonique : ils reçurent la Parole avec beaucoup d’empressement et examinaient chaque jour les Écritures pour voir si ce qu’on leur disait était juste. – Actes 17.11
Les Béréens sont donnés en exemple parce qu’ils ne se contentaient pas d’accepter un enseignement sans le vérifier dans les Écritures. Si nous étions comme ceux-ci, toutes ces fausses doctrines ne pourraient être propagées comme elles le sont aujourd’hui en ces temps de la fin. Si les faux enseignements prolifèrent, c’est à cause du laxisme des croyants. Il ne devrait pas en être ainsi. Nous pouvons encore mettre un terme à tout cela si nous nous donnions la peine de retourner aux Écritures pour tout vérifier plutôt que de prendre la prédication de l’Évangile comme un divertissement.
Les pasteurs et enseignants qui appartiennent à ce groupe doivent être conscients de la responsabilité qui pèse sur eux. La Bible est claire. Ceux qui instruisent les autres seront jugés plus sévèrement, comme nous le dit l’apôtre Jacques :
Mes amis, ne soyez pas nombreux à enseigner ; vous le savez : nous qui enseignons, nous serons jugés plus sévèrement. – Jacques 3.1
Ils ont donc le devoir de manipuler avec précision et fidélité la Parole de vérité sans la déformer ni y ajouter des interprétations erronées. Mais encore, faut-il qu’ils soient en mesure de discerner le vrai du faux. Ce qui pour plusieurs est maintenant impossible à cause de leur entêtement.
Efforce-toi de te présenter devant Dieu en homme qui a fait ses preuves, en ouvrier qui n’a pas à rougir de son ouvrage, parce qu’il transmet correctement la Parole de vérité. – 2 Timothée 2.15
Ce qui me trouble profondément chez ces croyants, c’est leur refus catégorique de remettre en question leurs propres enseignements. Chaque fois que j’ai tenté de démontrer, avec les Écritures, que certaines de leurs croyances étaient erronées, ils ont systématiquement rejeté cette possibilité. Ils semblent convaincus d’avoir raison, sans même envisager l’idée qu’ils pourraient s’être écartés de la vérité biblique.
Je ne peux qu’émettre des hypothèses sur la cause de cette attitude. Mais il me semble que l’orgueil joue un rôle majeur dans cette fermeture d’esprit. Or, l’orgueil est un piège contre lequel nous devons rester vigilants tout au long de notre vie, jusqu’à notre dernier souffle.
Quoi qu’il en soit, ma responsabilité en tant que chrétiens est claire : transmettre une doctrine fidèle aux Écritures, sans compromis ni déformation. C’est un engagement que je prends très au sérieux, car je devrai en rendre compte un jour devant Dieu. C’est précisément pour cette raison que j’écris ces articles sur ce blogue afin d’enseigner la vérité biblique avec intégrité et fidélité.
L’histoire nous montre que les pires erreurs doctrinales ne viennent pas toujours de faux prophètes mal intentionnés, mais parfois de croyants sincères, convaincus d’être dans la vérité, mais négligents dans leur quête de la saine doctrine. Peut-on être sincère et pourtant égaré ? La Bible nous avertit que oui.
Le plus grand danger de ces pasteurs, évangélistes et enseignants n’est pas leur sincérité, mais leur manque de discernement et leur refus de remettre en question leurs propres croyances à la lumière des Écritures. L’apôtre Paul exhortait Timothée à transmettre correctement la Parole de vérité (2 Timothée 2.15), un appel qui résonne encore aujourd’hui.
Alors, sommes-nous prêts à tout examiner avec humilité ? Acceptons-nous d’être corrigés par la Parole de Dieu, même si cela signifie abandonner des doctrines que nous avons toujours crues ? Où nous accrochons-nous obstinément à des traditions humaines par peur du changement ou de l’opprobre ?
La vérité biblique ne dépend pas de notre opinion, de notre expérience ou de la popularité d’un enseignement. Elle repose uniquement sur ce que Dieu a révélé dans Sa Parole. Prenons donc le temps d’étudier, de prier et de rechercher la vérité avec un cœur sincère, car le jour viendra où nous devrons rendre compte de ce que nous avons enseigné et cru.
Et vous, êtes-vous prêts à tout confronter aux Écritures, même ce que vous pensez déjà savoir ?
Le monde séculier et athée, qui rejette l’existence de Dieu.
Les « loups » infiltrés dans l’Église avec l’intention délibérée de tromper.
Des pasteurs, évangélistes et enseignants chrétiens sincères, mais égarés par leur négligence.
Aujourd’hui, j’aimerais vous partager quelques lignes de la seconde source de faux enseignements : Les « loups » infiltrés dans l’Église avec l’intention délibérée de tromper.
Ce deuxième groupe est beaucoup plus difficile à repérer. Ils sont déguisés, camouflés sous une apparence de brebis inoffensives, mais en réalité ce sont des loups voraces. Ils se présentent comme des croyants sincères, mais ne cherchent qu’à tromper et à détruire.
Je le sais bien : après mon départ, des loups cruels s’introduiront parmi vous et ils n’épargneront pas le troupeau. – Actes 20.29
Ces gens ne sont pas des serviteurs du Seigneur Jésus, mais plutôt des serviteurs de Satan. Ils se présentent comme des serviteurs de Christ. Nous les retrouvons au sein même de l’église. Ce sont des pasteurs, des anciens, des enseignants, des évangélistes et pour eux la fin sera selon leurs actes. Ce sont en réalité des pharisiens modernes.
Ces hommes-là sont de faux apôtres, des ouvriers malhonnêtes déguisés en apôtres de Christ. Cela n’a rien d’étonnant : Satan lui-même ne se déguise-t-il pas en ange de lumière ? Il n’est donc pas surprenant que ses agents aussi se déguisent en serviteurs de ce qui est juste. Mais ils auront la fin que méritent leurs œuvres. – 2 Corinthiens 11.13-15
Dans un second temps, Jésus les décrit comme de faux prophètes.
Méfiez-vous des faux prophètes ! Ils viennent à vous déguisés en brebis, mais au-dedans ce sont des loups voraces. – Matthieu 7.15
Pourquoi les appelle-t-il de faux prophètes ? Pour comprendre, il faut savoir qu’un véritable prophète parle de la part de Dieu. Cependant, un faux prophète est une personne qui prétend parler de la part de Dieu, mais en réalité ce n’est pas le cas.
Leurs enseignements viennent du monde des ténèbres dans le but de tromper. Ils utilisent la tromperie intentionnellement pour séduire les masses en suivant des rituels religieux sans valeurs créées par l’homme. Pour eux, la tradition basée sur le mensonge est plus importante que les préceptes de la Parole de Dieu. Fausses doctrines, mythes, sorcellerie, adoration des idoles, mysticisme, etc. Toutes des choses qui mènent à la mort plutôt qu’à la vie éternelle. La parole que Jésus adressa aux pharisiens de son époque est encore d’actualité envers les pharisiens de notre époque.
Hypocrites, leur répondit-il, Ésaïe vous a fort bien dépeints dans sa prophétie où il est écrit : Ce peuple m’honore des lèvres, mais, au fond de son cœur, il est bien loin de moi ! Le culte qu’il me rend n’a aucune valeur, car les enseignements qu’il donne ne sont que des règles inventées par les hommes . Vous mettez de côté le commandement de Dieu, pour observer la tradition des hommes ! – Marc 7.6-8
Le but volontaire de ces loups c’est d’induire en erreur en poussant hors du chemin resserré les croyants naïfs et crédules. Ainsi, ils les écartent de la vie éternelle en les conduisant dans les voies de l’homme et de la mort éternelle. Paul. nous dit concernant les croyants avisés que les pasteurs, enseignants et prophètes sont donnés , par Christ, à l’église pour affermir son peuple comme nous rapporte ce passage :
De cette manière, nous ne serons plus de petits enfants ballottés comme des barques par les vagues et emportés çà et là par le vent de toutes sortes d’enseignements, à la merci d’hommes habiles à entraîner les autres dans l’erreur. – Éphésiens 4.14
L’apôtre met aussi en garde pour ne pas se laisser tromper par des paroles vides :
Que personne ne vous trompe par des discours sans valeur : ce sont ces désordres qui attirent la colère de Dieu sur ceux qui refusent de lui obéir. – Éphésiens 5.6
Paul partageait cela à l’église parce qu’il savait que des loups allaient s’introduire dans l’église pour en détourner habilement les croyants de la foi véritable en Christ :
Je le sais : quand je ne serai plus là, des loups féroces se glisseront parmi vous, et ils seront sans pitié pour le troupeau. » – Actes 20.29
C’est une réalité bien tangible que nous vivons en ce moment dans l’Église du Seigneur Jésus.
Pour sa part, l’apôtre Pierre disait la même chose également :
Autrefois, il y a eu des prophètes de mensonge parmi le peuple d’Israël ; il en sera de même parmi vous. Ces enseignants de mensonge introduiront subtilement parmi vous des erreurs qui mènent à la perdition. Ils renieront le Maître qui les a rachetés et attireront ainsi sur eux une perdition soudaine. – 2 Pierre 2.1
Prenons conscience que ces loups n’ont pour objectifs que de tromper intentionnellement. Ceux-ci servent les objectifs et les programmes égoïstes des hommes et des institutions. Quand je regarde en arrière mes expériences, aujourd’hui, je peux reconnaître aisément toutes les fois où j’ai reçu l’enseignement de ces loups ravisseurs.
Leurs enseignements sont populaires, auprès des croyants, déformant subtilement les Écritures pour leur faire dire une chose qu’elles ne disent pas. Leurs propos associés à d’autres faux enseignements entraînent toujours plus loin de la vérité les croyants immatures se laissant impressionner par ce qu’ils voient et entendent sans jamais prendre le temps de vérifier dans les Écritures si ce qu’on leur dit est réellement la vérité. Ainsi ces loups ravisseurs ont le champ libre pour proliférer aisément dans la chrétienté.
Ceux-ci se présentent dans des églises qui elles ont l’apparence d’être chrétienne. Ils utilisent même le nom du Seigneur Jésus pour impressionner leur auditoire. Souvenons-nous toujours que la popularité n’est pas garant de la vérité. De même, les signes accomplis ne signifient pas que ces gens sont des serviteurs du Seigneur Jésus. Jésus lui-même l’a bien dit :
Au jour du jugement, nombreux sont ceux qui me diront : « Seigneur ! Seigneur ! Nous avons prophétisé en ton nom, nous avons chassé des démons en ton nom, nous avons fait beaucoup de miracles en ton nom. » Je leur déclarerai alors : « Je ne vous ai jamais connus ! Allez-vous-en, vous qui pratiquez le mal ! » – Matthieu 7.22-23
Avez-vous remarqué que Jésus va dire « nombreux » ? Aujourd’hui, ces loups ravisseurs sont en très grand nombre et nous nous devons d’être très prudent pour ne pas prêter foi à tout ce que nous entendons à moins d’avoir vérifié dans les Écritures si ce que l’on nous a dit est réellement la Parole de Dieu. C’est le plus grand bien que nous pouvons vous faire pour éviter d’être séduits et entraînés hors du sentier resserré.
L’existence des loups ravisseurs dans l’Église n’est pas une simple hypothèse, mais une réalité que nous devons prendre très au sérieux. Jésus, Paul et Pierre nous ont mis en garde contre ces faux prophètes, ces ouvriers du mensonge qui séduisent les âmes et détournent les croyants de la vérité. Leur présence n’est pas un accident, mais une stratégie délibérée de l’ennemi pour contrecarrer l’œuvre de Dieu.
La question essentielle est donc la suivante : sommes-nous équipés pour discerner le vrai du faux ? Sommes-nous enracinés dans la Parole de Dieu au point de reconnaître immédiatement une doctrine étrangère, ou nous laissons-nous emporter par des discours séduisants et des manifestations spectaculaires ?
L’enjeu est de taille : il s’agit de notre fidélité au Seigneur Jésus-Christ. Il ne veut pas des croyants naïfs, mais des disciples éclairés, conscients des dangers et fermement attachés à sa vérité.
Le monde séculier et athée, qui rejette l’existence de Dieu.
Les « loups » infiltrés dans l’Église avec l’intention délibérée de tromper.
Des pasteurs, évangélistes et enseignants chrétiens sincères, mais égarés par leur négligence.
Aujourd’hui, j’aimerais vous partager quelques lignes sur l’une de ces sources de faux enseignements : Le monde séculier et athée, qui rejette l’existence de Dieu.
D’abord, plusieurs faux enseignements proviennent de ce premier groupe. Ce sont des gens qui nient l’existence de Dieu ou encore qui ont choisi délibérément de ne pas croire en Dieu.
L’insensé pense : « Il n’y a pas de Dieu ! » Ils sont corrompus, ils commettent des actions abominables ; il n’y en a aucun qui fasse le bien. – Psaumes 53.2
Du haut du ciel, Dieu manifeste sa colère contre les hommes qui lui désobéissent et qui, par leurs mauvaises actions, tiennent la vérité captive. Car ce qu’on peut connaître de Dieu est clair pour eux : Dieu lui-même le leur a fait connaître. En effet, depuis la création du monde, ses perfections invisibles – sa puissance éternelle et sa nature divine – se voient fort bien quand on considère ses œuvres. Ils n’ont donc aucune excuse. Ils ont connu Dieu, mais ils ne lui ont pas rendu gloire et ne lui ont pas témoigné leur reconnaissance. Au contraire, ils se sont fourvoyés dans leurs raisonnements et leur cœur inintelligent a été plongé dans les ténèbres. – Romains 1.18-21
Ces gens n’ont aucune affection pour Dieu et sa volonté. Ils sont ennemis des croyants cherchant intentionnellement à discréditer Dieu et à détruire son œuvre. Jésus a dit à propos de ces gens religieux dans leur athéisme :
Votre père, c’est le diable, et vous voulez accomplir les désirs de votre père. Dès le commencement, il a été un meurtrier. Il ne s’est jamais tenu dans la vérité, car il n’y a pas de vérité en lui. Lorsqu’il profère le mensonge, il parle de son propre fond, car il est menteur et le père du mensonge. – Jean 8.44
Pour le croyant, né de nouveau, les faux enseignements de ce groupe sont tout de même évidents et faciles à discerner. Toutefois, si nous prenons l’exemple de la théorie de l’évolution qui a touché beaucoup d’individus depuis leur enfance par les enseignements reçus par la télé, les livres, à l’école et encore aujourd’hui largement diffusé dans les reportages scientifiques des grandes chaînes de télévision.
On pourrait dire qu’un grand nombre de personnes ont subi un lavage de cerveau pour accepter et croire cette théorie et bien d’autres sans s’en rendre compte. Ce qui fait qu’aujourd’hui un nombre de croyants significatifs croît en la théorie de l’évolution rejetant par le fait même l’enseignement créationniste de la Bible.
Face à cette réalité, la Bible nous appelle à l’examen et au discernement. Nous ne devons pas accepter passivement ce que le monde nous présente comme vérité.
L’enjeu est de taille : c’est une question de fidélité à Dieu et à sa Parole. Si nous voulons rester fermes dans la foi et résister aux séductions du monde, nous devons être enracinés dans la vérité biblique, méditer régulièrement les Écritures et demander au Saint-Esprit de nous éclairer.
La question demeure donc pour chacun d’entre nous : acceptons-nous encore des idées du monde qui contredisent la Parole de Dieu ? Avons-nous laissé certaines philosophies influencer notre vision des choses sans les confronter aux Écritures ?
La réponse à ces questions détermine non seulement notre solidité spirituelle, mais aussi notre capacité à discerner et à combattre efficacement les faux enseignements dans un monde qui cherche sans cesse à effacer la vérité de Dieu.
La question de savoir si l’éveil du Kundalini (un concept issu de l’hindouisme et du yoga) est une copie du Saint-Esprit nécessite une analyse biblique sérieuse. Explorons cette question à la lumière de la Parole de Dieu.
1. Origine et nature du Kundalini
Le Kundalini est une croyance issue du mysticisme hindou. Il s’agit d’une énergie spirituelle, tel un serpent, supposée latente à la base de la colonne vertébrale, qui peut être activée par la méditation, les pratiques ésotériques et le yoga. Lorsqu’elle est éveillée, cette énergie sporituelle, tel un serpent, remonte le long de la colonne vertébrale d’une personne pour atteindre la nuque. Celle-ci est censée provoquer des expériences spirituelles intenses, des sensations de chaleur, des tremblements, et même des états de transe.
Problème biblique :
Le Kundalini repose sur des pratiques ésotériques et occultes qui ne proviennent pas de Dieu.
Il met l’accent sur une expérience intérieure d’illumination au lieu d’une relation avec le Dieu vivant par Jésus-Christ.
2. Le Saint-Esprit : qui est-il selon la Bible ?
Le Saint-Esprit est une personne divine, la troisième personne de la Trinité (Matthieu 28.19). Son rôle est de :
Convaincre le monde de péché, de justice et de jugement (Jean 16.8).
Guider les croyants dans la vérité (Jean 16.13).
Donner la puissance pour témoigner de Christ (Actes 1.8).
Produire le fruit de l’Esprit (Galates 5.22-23).
Différences essentielles avec le Kundalini :
Le Saint-Esprit ne produit pas de manifestations désordonnées ou incontrôlables (1 Corinthiens 14.33).
Son objectif est de glorifier Christ et non d’exalter une expérience mystique personnelle (Jean 16.14).
3. Le Kundalini : une contrefaçon spirituelle ?
L’ennemi, Satan, cherche toujours à imiter l’œuvre de Dieu pour séduire les âmes (2 Corinthiens 11.14-15).
Indices d’une imitation démoniaque :
Expériences extatiques et manifestations incontrôlables (convulsions, cris, tremblements), similaires à ce qui est décrit dans la Bible pour les possessions démoniaques (Marc 9.17-18).
Une fausse paix et une fausse puissance qui ne conduit pas à une repentance authentique ni à la sainteté.
Une focalisation sur l’expérience mystique, alors que le Saint-Esprit attire les croyants vers Jésus-Christ et la Parole (Jean 15.26).
L’exemple de Pierre chez Corneille, (Actes 10) la présence du Saint-Esprit à conduit toute la maison au Seigneur. Si les manifestations que nous connaissons aujourd’hui c’était produit à ce moment, bien je crois sincèrement qu’ils se serait aussi produit le jour de la Pentecôte et cela plutôt que d’amener les gens à la repentance, les auraient terrifiés et les auraient fait fuir la présence de Dieu. C’est mon opinion.
⚠ Avertissement biblique :
« Or l’Esprit dit expressément que, dans les derniers temps, quelques-uns abandonneront la foi, pour s’attacher à des esprits séducteurs et à des doctrines de démons. » (1 Timothée 4.1)
Le Kundalini et d’autres pratiques mystiques orientales n’amènent pas à la repentance et à la sanctification, mais à une quête d’expériences et de pouvoirs spirituels indépendants de Christ.
Une copie démoniaque, pas une œuvre de Dieu
Le Kundalini n’est pas le Saint-Esprit et n’en est même pas une copie authentique, mais plutôt une contrefaçon spirituelle trompeuse qui détourne les âmes du vrai Évangile les orientants vers les expériences plutôt que vers Christ et son sacrifice.
Il n’y a aucun endroit dans tout le Nouveau Testament ou nous voyons des manifestations tel le kundalini se produire. Aucun auteur ne mentionne une quelle qu’on que expérience de la sorte lorsque le Saint-Esprit visite une personne ou un groupe. Ce que nous voyons ce sont les dons spirituels qui sont manifestés. Tout ce que le Saint-Esprit fait est en accord avec la Parole de Dieu. Les expériences de l’éveil du Kundalini ne sont aucunement en accord avec le Parole de Dieu.
La Bible nous avertit contre ces pratiques :
« Bien-aimés, n’ajoutez pas foi à tout esprit ; mais éprouvez les esprits, pour savoir s’ils sont de Dieu : car plusieurs faux prophètes sont venus dans le monde. » (1 Jean 4:1)
Le vrai Saint-Esprit conduit à Christ, à la repentance et à la sanctification. Toute expérience qui détourne de la Parole de Dieu et du Seigneur Jésus est une séduction spirituelle.
En conclusion, dans un monde où la recherche d’expériences spirituelles est en constante augmentation, il est crucial d’exercer un discernement biblique rigoureux. L’éveil du Kundalini, loin d’être une œuvre du Saint-Esprit, en est une imitation trompeuse qui détourne du véritable Évangile.
Le Saint-Esprit ne se manifeste jamais par des phénomènes incontrôlables, mais il agit toujours en conformité avec la Parole de Dieu, produisant la repentance, la sanctification et une relation vivante avec Christ. Toute expérience spirituelle qui ne glorifie pas Jésus et qui ne conduit pas à la vérité biblique doit être évaluée avec prudence.
Ainsi, face aux nombreuses influences mystiques de notre époque, la question demeure : cherchons-nous une expérience ou cherchons-nous Christ lui-même ? Car ce n’est pas dans les manifestations spectaculaires que nous trouvons la vérité, mais dans la présence authentique de Dieu qui transforme les cœurs selon Sa volonté.
Dans le monde spirituel, de nombreuses expériences peuvent sembler similaires en apparence, mais leur origine et leur objectif diffèrent profondément. L’éveil du Kundalini, issu des traditions hindouistes et yogiques, promet une ascension vers un état de conscience supérieure grâce à l’activation d’une énergie latente. D’un autre côté, le baptême du Saint-Esprit, selon les Écritures, est un don divin qui transforme le croyant et l’équipe pour le service de Dieu.
À première vue, ces deux expériences semblent partager des manifestations communes, telles que des sensations physiques intenses, des visions spirituelles et une impression de puissance surnaturelle. Pourtant, une analyse plus approfondie révèle qu’elles s’opposent fondamentalement sur leur source, leur but et leurs conséquences spirituelles.
Ce texte explore leurs différences à la lumière de la Bible et met en garde contre les dangers de la confusion entre les deux.
1. Origine et source spirituelle
Le Kundalini vient des traditions hindouistes et yogiques. C’est une énergie censée être latente en chaque être humain et qui s’active par des pratiques spirituelles. Il est associé à une montée d’énergie serpentiforme à travers les chakras. Son fondement repose sur l’auto-réalisation, l’élévation personnelle et une fusion avec une conscience universelle.
Le baptême du Saint-Esprit est une promesse de Jésus-Christ à Ses disciples : « Mais vous recevrez une puissance, le Saint-Esprit survenant sur vous, et vous serez mes témoins… » (Actes 1:8). Il est donné par Dieu et ne peut être activé par des techniques humaines. Il s’agit de l’Esprit du Dieu vivant qui habite en nous, nous conduisant dans la sainteté et l’obéissance à Christ. Il ne nous fusionne pas à un “tout universel”, mais nous unit à Jésus, comme l’indique Jean 16:13-14.
La différence principale entre les deux réside dans leur nature. Le Kundalini est une montée d’énergie impersonnelle, tandis que le Saint-Esprit est une Personne divine qui agit en nous.
2. Manifestations et effets
Le Kundalini provoque des sensations physiques intenses telles que la chaleur, les tremblements et les vibrations. Il entraîne des états modifiés de conscience, pouvant inclure des transes et des hallucinations. Ceux qui en font l’expérience rapportent souvent la perception de lumières, de sons intérieurs et de présences spirituelles. Cependant, cette montée d’énergie peut aussi causer de la confusion mentale, des troubles émotionnels ou un déséquilibre psychique.
Le baptême du Saint-Esprit apporte une expérience de paix, de joie et de puissance divine. Il se manifeste par des paroles inspirées, notamment le don des langues et la prophétie, comme mentionné dans Actes 2:4. Il opère une transformation profonde du caractère, produisant les fruits de l’Esprit tels que l’amour, la patience et la maîtrise de soi (Galates 5:22-23). Cette expérience engendre aussi une plus grande soif de Dieu et de la sainteté.
Les manifestations du Kundalini sont souvent désordonnées et incontrôlables, tandis que l’action du Saint-Esprit produit ordre, paix et transformation selon la volonté de Dieu.
3. Objectif spirituel
Le Kundalini amène l’individu à chercher à s’élever lui-même vers un état de conscience supérieure. Cette quête conduit à une forme d’autodivinisation, en laissant croire que l’on peut devenir comme Dieu. Elle repose sur l’idée que chaque personne possède une énergie intérieure à éveiller, plutôt que sur la reconnaissance du besoin d’être sauvé par la grâce divine.
Jésus-Christ remplit les croyants de son Esprit afin qu’ils soient transformés et deviennent des témoins de l’Évangile : « Mais le Saint-Esprit descendra sur vous : vous recevrez sa puissance et vous serez mes témoins […] jusqu’au bout du monde. » (Actes 1.8)
Le Saint-Esprit guide dans la vérité et rapproche de Dieu. Il ne s’agit pas d’une énergie à activer, mais d’une communion vivante avec une Personne divine.
Le Kundalini pousse à une quête centrée sur soi, tandis que le Saint-Esprit conduit à vivre pour Christ et à servir les autres.
4. Dangers du Kundalini selon la Bible
La Bible met en garde contre des expériences spirituelles trompeuses. Dans 2 Corinthiens 11.14, il est écrit que : « Satan lui-même se déguise en ange de lumière. »
Colossiens 2.8 avertit également : « Prenez garde que personne ne fasse de vous sa proie par la philosophie et par une vaine tromperie, s’appuyant sur la tradition des hommes. »
Les manifestations du Kundalini présentent de nombreuses similitudes avec les possessions démoniaques décrites dans la Bible, notamment les tremblements, les transes et les visions étranges. Il ne s’agit donc pas simplement d’une énergie neutre, mais d’une porte ouverte à des influences spirituelles trompeuses.
5. Quelle voie suivre ?
Le Kundalini et le Baptême du Saint-Esprit sont diamétralement opposés.
Critère
Kundalini
Saint-Esprit
Origine
Ésotérisme hindouiste
Dieu, par Christ
Source
Énergie latente en l’homme
Esprit de Dieu
Moyen d’accès
Pratiques mystiques, yoga
Don de Dieu par la foi
Manifestations
État modifié de conscience, tremblements
Paix, puissance spirituelle, dons
But
S’élever soi-même
Être transformé et servir Dieu
Jésus est la seule source de vie et de transformation véritable. Il dit : « Je suis, moi, le chemin, répondit Jésus, la vérité et la vie. Personne ne va au Père sans passer par moi. » (Jean 14.6)
Certaines pratiques issues du “christianisme” ou de mouvements charismatiques cherchent à mélanger des expériences de Kundalini avec le christianisme. Cela se manifeste par des phénomènes tels que des tremblements incontrôlables, le rire incontrôlé, l’ivresse spirituel ou encore des états de transe. Ces manifestations ne sont pas bibliques et s’apparente plus étrangement aux effets du Kundalini.
Tout ce qui ne glorifie pas Jésus-Christ, mais met l’accent sur des manifestations physiques étranges, ne vient pas du Saint-Esprit. Si quelqu’un a été impliqué dans des pratiques liées au Kundalini, il est essentiel de se repentir et rejeter ces pratiques. De demander au Seigneur de purifier notre cœur et notre esprit. Puis, de s’attacher à la Parole de Dieu et au vrai Saint-Esprit.
Le Seigneur veut nous remplir de Son Esprit pour nous transformer et nous conduire dans toute la vérité (Jean 16.13). C’est un don que nous recevons par la foi en Jésus-Christ, et non par des expériences mystiques.
Conclusion
L’éveil du Kundalini et le baptême du Saint-Esprit sont deux réalités spirituelles diamétralement opposées. L’un repose sur des pratiques ésotériques visant l’élévation personnelle, tandis que l’autre est un don de Dieu reçu par la foi en Jésus-Christ.
Le Saint-Esprit ne cherche pas à exalter l’homme ou à produire des manifestations incontrôlables, mais à transformer profondément le croyant et à le guider dans la vérité divine.
Dans un monde où le mysticisme et le syncrétisme spirituel gagnent du terrain, les chrétiens doivent exercer un discernement fondé sur la Parole de Dieu afin de ne pas se laisser séduire. D’ailleurs, l’apôtre Paul nous met en garde contre les doctrines trompeuses et les expériences qui s’éloignent de la vérité biblique (Colossiens 2.8).
Plutôt que de rechercher des expériences spirituelles douteuses, notre priorité doit être de rester ancrés en Christ, la seule véritable source de vie et de transformation. La Bible nous dit : « examinez toutes choses, retenez ce qui est bon, et gardez-vous de ce qui est mauvais, sous quelque forme que ce soit. » (1 Thessaloniciens 5.21-22) Mais encore, faut-il être en mesure de discerner le vrai du faux.
L’éveil du Kundalini qu’est-ce que c’est ? C’est un concept issu des traditions spirituelles de l’Inde, particulièrement du yoga et du tantrisme. Il désigne un processus mystique où une énergie latente ou dormante, représentée sous la forme d’un serpent enroulé à la base de la colonne vertébrale, s’élevant à travers les chakras (centres d’énergie) pour atteindre un état de conscience supposément supérieure. Considérée comme une voie vers l’illumination, cette pratique est souvent associée à des expériences profondes, tant positives que négatives.
Cependant, du point de vue chrétien, l’éveil du Kundalini s’éloigne des enseignements bibliques, car il repose sur une énergie impersonnelle et une quête d’autodivinisation. De nombreux croyants mettent en garde contre ses dangers spirituels et ses similitudes avec certaines influences trompeuses. Cet article explore les origines, le processus et les effets du Kundalini, tout en le comparant avec la transformation opérée par le Saint-Esprit selon la Bible.
1. Origine et signification
Le terme Kundalini provient du sanskrit et signifie “serpent enroulé”, faisant référence à une énergie latente située à la base du chakra Muladhara, également appelé chakra racine. Selon les traditions ésotériques et spirituelles, l’éveil de cette énergie conduirait à une expansion de la conscience, à des expériences mystiques et à une union avec le divin, souvent associée aux concepts de moksha (libération spirituelle) et samadhi (état de conscience transcendante).
2. Le processus d’éveil
Le processus d’éveil du Kundalini peut se produire de manière spontanée ou être initié par diverses pratiques, telles que la méditation, le yoga (notamment le Kundalini yoga), la répétition de mantras et les exercices de respiration appelés pranayamas. Il peut également être déclenché par une transmission énergétique effectuée par un maître spirituel, un procédé connu sous le nom de shaktipat. Lorsque cette énergie s’éveille, elle est censée monter le long de la colonne vertébrale en traversant les sept chakras majeurs, chacun étant associé à un niveau spécifique de conscience et de transformation intérieure.
3. Effets et dangers
Les effets et dangers peuvent être variés. Parmi les effets positifs possibles, on note un éveil spirituel accompagné d’une compréhension accrue du divin, un sentiment d’unité avec l’univers ainsi qu’une amélioration de la perception et des capacités intuitives. Cependant, certains effets négatifs et dangers non négligeables existent également, tels que des déséquilibres émotionnels pouvant se manifester par des angoisses, des insomnies ou des troubles psychiques. Des sensations physiques intenses, comme des bouffées de chaleur ou des tremblements, peuvent aussi survenir. Enfin, certaines expériences mystiques peuvent être difficiles à gérer, entraînant des hallucinations ou une confusion spirituelle.
4. Perspective chrétienne
D’un point de vue chrétien, le Kundalini est une pratique ésotérique qui s’éloigne des enseignements bibliques. Alors que la Bible enseigne que le Saint-Esprit est une personne divine qui opère la nouvelle naissance et la transformation spirituelle du croyant, comme l’indique Jean 3.5-8, l’éveil du Kundalini repose sur une énergie impersonnelle et une quête d’auto-divinisation. De nombreux chrétiens mettent en garde contre les dangers spirituels liés à cette pratique, soulignant qu’elle pourrait ouvrir des portes à des influences trompeuses et éloigner les croyants de la vérité biblique et les faire se perdre.
Conclusion
L’éveil du Kundalini est une pratique ancienne qui promet une élévation spirituelle, mais qui s’appuie sur des fondements ésotériques et mystiques contraires aux enseignements bibliques. Bien que certaines de ses manifestations puissent sembler impressionnantes, elles s’accompagnent de risques psychiques et spirituels qui soulèvent des questions légitimes pour les chrétiens.
À la lumière des Écritures, le véritable renouveau spirituel ne vient pas d’une énergie latente en l’homme, mais de l’action puissante du Saint-Esprit qui transforme le croyant, le conduisant vers une relation personnelle avec Jésus-Christ. C’est en lui seul que réside la vraie paix, la vraie lumière et la véritable communion avec Dieu.
La Nouvelle Pensée (New Thought) est un mouvement philosophique et spirituel qui a émergé aux États-Unis à la fin du XIXᵉ siècle. Il repose sur l’idée que les pensées humaines ont un pouvoir créateur et qu’elles peuvent influencer directement la santé, le succès et la réalité.
Ce courant a influencé de nombreux mouvements religieux modernes, y compris l’Évangile de prospérité et la théologie de la Parole de Foi prêchée par des figures comme Kenneth Hagin et Kenneth Copeland.
Origines et développement
La Nouvelle Pensée trouve ses racines dans plusieurs influences
Le mesmérisme (ou magnétisme animal), une théorie développée par Franz Mesmer (1734-1815), qui enseignait que l’énergie mentale pouvait influencer le corps et l’environnement.
Le transcendantalisme américain, notamment Ralph Waldo Emerson(1803-1882, qui prônait l’idée que la pensée humaine pouvait s’accorder avec des forces spirituelles universelles.
Phineas Parkhurst Quimby (1802-1866), souvent considéré comme le fondateur du mouvement, enseignait que la maladie est causée par des pensées erronées, et que la “vérité” (positive) pouvait les corriger.
Principaux enseignements de la Nouvelle Pensée
Ce mouvement repose sur quatre grandes croyances :
1. La puissance créatrice de la pensée
Ce que vous pensez, vous le devenez.
Les pensées positives attirent la santé, la richesse et le succès.
La pensée négative produit des maladies et des échecs.
Cela ressemble aux enseignements modernes du développement personnel, mais avec une dimension spirituelle.
Problème biblique : La Bible enseigne l’importance des pensées renouvelées (Romains 12.2), mais ne dit pas que nos pensées créent la réalité. Seul Dieu a ce pouvoir (Genèse 1.3).
2. La foi comme une force impersonnelle
La foi est perçue comme une loi spirituelle automatique plutôt qu’une relation avec Dieu.
Si quelqu’un croit suffisamment, il peut manifester ses désirs.
Cette vision est à l’origine des slogans comme : Nomme-le et réclame-le (Name it and claim it)
Ce principe a directement influencé l’évangile de prospérité.
Problème biblique : Jésus enseigne que la foi repose sur Dieu et sa volonté, pas sur une formule magique (Marc 11.22-24).
3. La santé divine garantie
La maladie serait une illusion créée par de fausses croyances.
Changer de mentalité permettrait de guérir sans médicaments.
Mary Baker Eddy(1821-1910), fondatrice de la Science Chrétienne, enseignait que la maladie n’existe pas vraiment.
Cette idée a influencé des prédicateurs modernes comme Benny Hinn et Kenneth Copeland.
Problème biblique : La Bible parle de guérisons miraculeuses, mais reconnaît aussi les souffrances des croyants (2 Corinthiens 12.7-10).
4. La prospérité et le succès sont des droits divins
L’argent, la réussite et le bien-être sont vus comme des signes de pensées justes.
Dieu veut que tous ses enfants soient riches et en bonne santé.
Le message moderne de l’évangile de prospérité repose sur cette idée.
Problème biblique : La Bible enseigne que les chrétiens peuvent souffrir pour leur foi (Jean 16.33, Philippiens 4.12-13). Jésus lui-même a vécu simplement, et Paul a souvent été dans le besoin.
Influence sur le christianisme moderne
Bien que la Nouvelle Pensée ne soit pas un mouvement chrétien, elle a influencé de nombreux prédicateurs.
1. Sur la théologie de la Parole de Foi
Essek William Kenyon (1867-1948) a intégré ces concepts dans ses enseignements chrétiens.
Kenneth Hagin, Kenneth Copeland, Joel Osteen et d’autres ont repris ces idées en les habillant de versets bibliques.
La confession positive et la foi qui attire les bénédictions viennent de cette influence.
2. Sur l’évangile de prospérité
L’idée que donner de l’argent attire la richesse (principe de la semence et de la moisson) vient de la Nouvelle Pensée.
Les prédicateurs modernes comme Creflo Dollar, Benny Hinn et T.D. Jakes ont construit leur ministère sur cette fausse doctrine.
Un piège spirituel
Pourquoi la Nouvelle Pensée est-elle dangereuse ?
Elle détourne la foi en un outil de manipulation spirituelle.
Elle enseigne un faux évangile centré sur l’homme et ses désirs.
Elle remplace la soumission à Dieu par des principes quasi magiques.
À retenir : La vraie foi biblique repose sur Jésus-Christ, la souveraineté de Dieu et la soumission à sa volonté, pas sur une pseudo-loi spirituelle qui “manifeste” nos désirs.
Conclusion
La Nouvelle Pensée, avec son emphase sur le pouvoir des pensées et la prospérité garantie, a profondément influencé une partie du christianisme moderne. Pourtant, son message repose sur une illusion : celle d’un évangile centré sur l’homme et ses désirs plutôt que sur Dieu et sa souveraineté.
La vraie foi ne consiste pas à manipuler des « lois spirituelles » pour obtenir ce que nous voulons, mais à nous abandonner pleinement à la volonté de Dieu, même lorsque cela implique des épreuves. La Bible nous appelle à fixer nos pensées non sur ce que nous pouvons « manifester », mais sur les réalités d’en haut (Colossiens 3.2).
Alors, quelle est la source de notre foi ? Cherchons-nous un Dieu qui exauce nos désirs ou un Seigneur que nous sommes prêts à suivre, même dans l’épreuve ? L’Évangile véritable ne promet pas une vie sans souffrance, mais il garantit quelque chose d’infiniment plus précieux : une relation authentique avec Jésus-Christ, qui seul est le chemin, la vérité et la vie (Jean 14.6).
Pourquoi l’Église, au 21e siècle, tolère-t-elle les fausses doctrines en son sein ? C’est une excellente question qui mérite que nous y arrêtions pour y réfléchir quelque peu.
Selon moi, le problème que nous rencontrons aujourd’hui avec les fausses doctrines c’est qu’elles sont acceptées comme étant la vérité de la Parole de Dieu. Il n’est pas rare d’entendre des gens, qui prônent une fausse doctrine, dire que c’est ce que la Parole de Dieu dit, alors que c’est totalement faux. Ce sont généralement des versets tirés hors de leur contexte pour leur faire dire une chose qu’ils ne disent pas. Par exemple, la fausse doctrine de l’Hyper-Grâce mentionne qu’il n’est plus nécessaire de demander pardon pour nos péchés parce que selon leur déclaration, nos péchés passés, présents et futurs sont tous pardonnés. Ils utilisent le passage de Romains 8.1 qui dit qu’ « Il n’y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont unis à Jésus-Christ. » En réalité, ce passage affirme la justification par la foi en Christ, mais il ne supprime pas l’appel à la repentance. Paul lui-même insiste sur la nécessité de vivre selon l’Esprit et non selon la chair (Romains 8.4-6). Puis, l’apôtre Jean nous mentionne que si nous confessons nos péchés, Dieu est fidèle et juste pour nous pardonner. (1 Jn 1.9) Si nos péchés sont déjà pardonnés, alors pourquoi Jean mentionne-t-il de confesser nos péchés. Il y a véritablement contradiction avec la Parole de Dieu c’est évident.
Il y a cette autre fausse doctrine de la sécurité éternelle « un jour sauvé, toujours sauvé » très fortement répandue dans les courants baptistes. Les promoteurs de cette fausse doctrine mentionnent qu’un croyant est à jamais sécurisé dans le salut, peu importe ses actions ou son rejet ultérieur de Dieu. Ils utilisent le passage de Jean 10.28-29 qui dit : « Je leur donne la vie éternelle, et elles ne périront jamais, et personne ne pourra les arracher de ma main. Mon Père, qui me les a données, est plus grand que tous, et personne ne peut les arracher de la main du Père. » Ce passage est utilisé pour affirmer qu’un croyant est à jamais sécurisé dans le salut, peu importe ses actions ou son rejet ultérieur de Dieu. Cependant, Jean 15.6 montre que cette sécurité est conditionnée à notre persévérance en Christ. Si nous choisissons de ne pas demeurer en lui, nous risquons d’être rejetés comme des sarments inutiles. Ce n’est ici que deux exemples, mais il y en a des milliers d’autres.
En ces temps de la fin, alors que la séduction est grandissante, les dirigeants de l’Église, ne sont plus à l’affut de faux enseignements comme l’étaient les chrétiens du premier siècle. Aujourd’hui, l’Église accepte et cautionne les fausses doctrines parce que ses dirigeants ne savent plus faire la différence en la saine doctrine et une fausse doctrine. L’attrait croissant a pris au piège plusieurs pasteurs et enseignants qui ne veulent plus réfuter les hérésies parce qu’il cherche la paix avec tous et cela laisse toute la liberté d’action de ces charlatans pour promouvoir leurs fausses doctrines. L’apôtre Paul va dire à Timothée : « Si quelqu’un enseigne de fausses doctrines et ne se conforme pas aux saines paroles de notre Seigneur Jésus-Christ et à l’enseignement qui est conforme à la piété, il est aveuglé par l’orgueil et ne sait rien. […] Éloigne-toi de ces gens-là. » (1 Tm 6.3-5)
Aujourd’hui, les gens ne font plus la différence entre une fausse doctrine et la vérité pure de la Parole de Dieu. Celle-là étant présentée dans un emballage convaincant aura séduit un bon nombre de leaders et de fidèles qui seront prêts à défendre ces faux enseignements tellement ils sont convaincus que c’est ce que la Parole de Dieu enseigne.
J’ai entendu des commentaires qui m’ont été faits comme quoi ce n’était pas grave. Ou encore qu’il ne fallait pas être dogmatique. Mais, bon sang, quand allons-nous nous réveiller et dénoncer toutes ces fausses doctrines qui causent un tort sans commune mesure au corps de Christ ? Quand allons-nous avoir le courage de nous tenir debout devant tous ces faux enseignants qui entraine les croyants à la dérive ? Au lieu de cela, les croyants qui dénoncent ces faux enseignements sont persécutés par leur pasteur et les membres de leurs congrégations. Ils sont vus comme les trouble-fête parce qu’ils réfutent ces faux enseignements. C’est véritablement le monde à l’envers.
Je ne veux pas être pessimiste, mais je ne crois pas qu’un jour les dirigeants d’église vont se lever pour dénoncer parce que nous avons accepté les fausses doctrines comme étant la vérité de la Parole de Dieu. Dans ce cas, il n’est pas nécessaire de les dénoncer parce que c’est devenu normal. C’est encore une prophétie d’Ésaïe, un homme, qui n’avait pas peur de confronter ses contemporains, qui s’accomplit sous nos yeux aujourd’hui lorsqu’il disait : « Malheur à vous qui nommez le mal bien et le bien mal » (És 5.20). C’est ce qui se passe, ceux qui enseignent de fausses doctrines sont accueillis et élevés au sein même de l’Église tandis que ceux qui réfutent ces fausses doctrines sont rabaissés et persécutés.
En réalité, ce n’est absolument pas normal. C’est même ahurissant de voir la prolifération de ces fausses doctrines dans le corps de Christ parce que ces faux enseignants ne sont jamais confrontés dans leur déprédation. Je rêve du jour, ou un pasteur va prendre position et dénoncer toute cette fourberie et identifier ces faux enseignants à cause du mal qu’ils font aux croyants leur donnant de faux espoirs.
Il y a plus de 50 fausses doctrines qui sont enseignées et cautionnées dans nos Églises. Chacune d’elles est très bien installée dans le corps de Christ. Personne ne s’inquiète du mal qu’elles puissent faire aux croyants. C’est devenu une normalité qui fait honte lorsque le Seigneur nous ouvre les yeux sur toute cette malversation.
Mais, il n’est pas trop tard pour revenir et changer les choses. Nous pouvons encore demander au Seigneur de nous ouvrir les yeux pour que nous puissions voir. Il n’est pas encore trop tard pour mettre fin à toute cette fourberie dans nos Églises. Il suffit seulement d’un peu de courage pour prendre position et nous tenir debout pour confronter ces fausses doctrines et ceux qui les enseignent. Pasteurs, il y a dans vos églises des gens qui réfutent ces faux enseignants, prenez le temps de les écouter.
Aujourd’hui pour ne pas déplaire ou offenser qui que ce soit, il est courant d’accoler une étiquette théologique sur une personne. Ce qui apaise notre conscience et n nous fait nous sentir mieux. Je m’explique. Dans le domaine de la fausse doctrine de l’enlèvement prétribulationnel (avant la période des tribulations) nous savons qu’il y a différents courants d’interprétation des écritures qui se sont développées.
Par exemple, la première étiquette est le prétribulationnisme. Pour eux, l’Église est enlevée avant le début des sept ans de tribulations. Cela signifie que les chrétiens fidèles ne vivront pas les jugements de Dieu sur la terre. C’est l’idée que Dieu épargne son Église de la colère.
Ensuite, nous avons la seconde étiquette qui est le Mid-tribulationisme. Selon eux, l’enlèvement de l’Église se produit au milieu des sept ans de tribulations, 3 ans et demi après le début. Ici, l’Église est vue comme participant partiellement à la période des tribulations avant d’être retirée.
Nous poursuivons avec le Post-tribulationisme. D’après eux, l’enlèvement se produit après les sept ans de tribulations.
Il y a également l’étiquette Pré-colère (Pre-Wrath). Ceux-ci voient l’Église traversant une partie de la période des tribulations, mais elle est enlevée avant les jugements les plus sévères de Dieu, souvent associés à la « colère divine ». Ils interprètent que la tribulation est divisée en deux phases : la persécution de l’Antichrist, suivie de la colère de Dieu.
Une autre étiquette est les Partiels enlevés (Partial rapture). Ces gensprétendent que seuls les croyants spirituellement prêts ou fidèles seront enlevés avant la période des tribulations. Les autres devront rester pour être purifiés pendant cette période. Ils mettent l’emphase sur la sanctification et la préparation.
Finalement, ceux qui ont une interprétation spirituelle ou symbolique. Peut-être trop récent parce qu’aucun nom n’est mis sur l’étiquette. Ces personnes croient que l’enlèvement n’est pas un événement littéral mais symbolique de la victoire spirituelle de l’Église ou du jugement de Dieu.
Nous retrouvons six étiquettes différentes pour six interprétations distinctes. Chacune d’elles ayant ses particularités qui lui sont propres.
Le problème que ça occasionne c’est que ces étiquettes sont utilisées pour relativiser de fausses interprétations des écritures. Alors, pour soulager notre conscience et ne pas courir le risque d’offenser les gens qui sont dans l’erreur et qui prônent une fausse doctrine alors on dit qu’ils sont tels ou tels types de définition. Nous évitons ainsi de les confronter et de démasquer ces faussaires de la parole de Dieu. Nous justifions ainsi une fausse doctrine et faisons en sorte qu’elle est acceptable dans le corps de Christ.
Cependant, c’est la plus mauvaise chose à faire. Parce qu’en justifiant ce fait, nous acceptons qu’une fausse doctrine, soit bien, présente dans l’église et par le fait même la cautionne en toute connaissance de cause. Laissant ainsi tous les faux prophètes s’exprimer dans l’église et faire un tort irréparable aux croyants. Jamais, dans le passé, les apôtres n’ont fait une chose de la sorte. Ils se sont toujours tenus debout pour la vérité en dénonçant les fausses doctrines et ceux qui les enseignaient.
Ceci a permis à de nombreux marchant de bonheur de promouvoir toutes ces fausses doctrines et celles-ci sont maintenant acceptées dans l’église et pas du tout ou très peu dénoncé. Ce n’est pas l’attitude chrétienne à avoir. Nous devons nous battre pour garder la vérité de la Parole de Dieu intact. En acceptant ces étiquettes et en les justifiant, nous faisons un tort considérable au corps de Christ. Ainsi, nous nous associons à ces faux prophètes et nous égarons ainsi les croyants de la vérité affaiblissant par le fait même leur foi.
Il est bien possible que nous ayons du sang sur les mains si nous ne nous élevons pas contre ces fausses doctrines. David Wilkerson a dit : « Lorsque nous diluons l’Évangile ou acceptons des doctrines qui ne viennent pas de Christ, nous risquons de perdre l’onction et le pouvoir du Saint-Esprit. Dieu ne bénira jamais une compromission de la vérité. » Dans le même ordre d’idée, Paul Washer dit : « Une fausse doctrine peut sembler inoffensive, mais elle éloigne les âmes de la vérité salvatrice. En restant silencieux face à l’erreur, nous devenons complices de l’égarement des âmes. » De même, John MacArthur disait : « Tolérer l’erreur doctrinale sous prétexte d’amour ou d’unité, c’est trahir la vérité de Dieu. L’amour authentique avertit du danger spirituel et s’engage dans la défense de la vérité. » Finalement, Francis Chan « Le pire que nous puissions faire est d’être silencieux face aux fausses doctrines par crainte d’offenser les gens. Aimer vraiment, c’est proclamer la vérité, même si elle dérange. »
Nous ne pouvons en aucun temps accepter et cautionner toutes fausses doctrines, et encore moins de les défendre, sans rien dire ou en posant une étiquette pour nous donner bonne conscience ou justifier notre manque de courage. Nous devons les dénoncer haut et fort. Certes, nous rencontrerons de l’opposition et nous nous rendrons compte aisément que les tenants d’une fausse doctrine sont en réalité des loups très féroces. Nous ne devons pas avoir peur de nos convictions et soutenir la vérité de la Parole de Dieu.
Nous ne devrions jamais accepter qu’une étiquette soit apposée sur nous sous prétexte de ne pas déplaire ou encore pour justifier une fausse doctrine. Laissons les étiquettes aux faux prophètes et défendons la vérité de la Parole de Dieu avec la force que le Seigneur nous donne.
Il y a des moments très difficiles qui s’en viennent pour le peuple de Dieu. Ce sera des moments de souffrances pour tous les croyants qui voudront continuer de servir le Seigneur Jésus.
Le Seigneur nous prévient de ces moments de grandes afflictions dans sa Parole, la Bible. En aucun temps, il n’est mentionné un enlèvement avant la période des tribulations comme plusieurs le prétendent. Ce sont des passages qui sont tirés hors de leur contexte pour faire croire aux croyants vulnérables qu’ils n’ont pas à craindre qu’ils seront enlevés avant que ne commencent ces temps difficiles.
Pourtant, cette fausse doctrine est en complète opposition aux principes mêmes de la Parole de Dieu. Jésus nous a à maintes reprises annoncé que nous allions avoir à souffrir dans ce monde. L’un de ces passages le plus percutants est celui-ci : « 11 Heureux serez-vous quand les hommes vous insulteront et vous persécuteront, lorsqu’ils répandront toutes sortes de calomnies sur votre compte à cause de moi. 12 Oui, réjouissez-vous alors et soyez heureux, car une magnifique récompense vous attend dans les cieux. Car vous serez ainsi comme les prophètes d’autrefois : eux aussi ont été persécutés avant vous de la même manière. » (Matthieu 5.11-12) Ce passage nous démontre tout de même assez bien que les serviteurs du Seigneur Jésus seront persécutés.
Un autre passage nous indique également « 9 Alors on vous persécutera et l’on vous mettra à mort. Tous les peuples vous haïront à cause de moi. 10 A cause de cela, beaucoup abandonneront la foi, ils se trahiront et se haïront les uns les autres. » (Matthieu 24.9-10) Comme vous le voyez, Jésus nous met en garde que nous allons souffrir. Pourquoi est-ce que ce serait différent dans la période de la fin des temps ? Bien entendu, ce ne sera pas différent.
Le problème, que nous rencontrons, c’est que notre société en occident ne vit pas dans la réalité de la Parole de Dieu. Nombre de faux prophètes, oui, je dis bien « faux prophètes » se sont levés et ils annoncent des temps de clémence aux peuples de Dieu. Je dis « faux prophètes » parce qu’une personne qui prétend parler de la part de Dieu et qui n’annonce pas la vérité est en réalité un « faux prophète ». Je sais que certains n’aiment pas que j’emploie ce terme pour désigner des frères et sœurs. Mais, en réalité, ils ne le sont pas, parce qu’il n’annonce pas la vérité de la parole de Dieu. Ils proclament des mensonges en tordant le sens des Écritures pour faire croire aux gens des concepts qui ne sont absolument pas bibliques comme cette doctrine de l’enlèvement prétribulationnel.
Le Seigneur nous a pourtant bien averti de cela : « 15 Gardez-vous des faux prophètes ! Lorsqu’ils vous abordent, ils se donnent l’apparence d’agneaux mais, en réalité, ce sont des loups féroces. » (Matthieu 7.15)
Et encore l’apôtre Jean va dire sur ce sujet : « 1 Mais attention, mes chers amis, ne vous fiez pas à n’importe quel esprit ; mettez les esprits à l’épreuve pour voir s’ils viennent de Dieu, car bien des prophètes de mensonge se sont répandus à travers le monde. » (1 Jean 4.1)
Précédemment, j’ai donné quelques exemples de passages où Jésus nous mentionne que nous devrons souffrir dans ce monde. Bien entendu, il y en a beaucoup plus que cela. Toutefois, il y a aussi tous ces exemples de personnes dans la Bible qui ont souffert pour le nom de Christ. Qui plus est, il y a aussi un nombre incalculable d’exemples à travers les siècles qui ont aussi souffert de différentes manières en obéissance au commandement du Seigneur Jésus. Sans oublier aussi notre merveilleux sauveur qui a aussi souffert l’humiliation de la croix avec les malfaiteurs, par les hommes de son peuple, sans avoir commis aucun péché.
Ces faux prophètes viennent proclamer haut et fort que les croyants n’auront pas à souffrir dans la période de la fin de l’histoire. C’est un mensonge qu’ils proclament et je n’ai pas peur de le dire. Pourquoi ? Parce que nombre de croyants se sont laissé leurrer par leur propos et qu’ils n’auront pas la force de passer à travers la période de souffrance qui arrive bientôt.
Il est maintenant temps de revenir à la Parole de Dieu avec sérieux et d’examiner les écritures avec soins et ne plus nous laisser berner par tout ce que ces enseignants, si nombreux soient-ils, de la fausse doctrine de l’enlèvement prétribulationnel nous annonce. « 3 Dis à ce peuple : voici ce que déclare le Seigneur des armées célestes. Revenez à moi, dit le Seigneur des armées célestes, et je reviendrai à vous, a dit le Seigneur des armées célestes. » (Zacharie 1.3 )
La destinée finale des méchants sera-t-elle comme on nous l’a toujours enseigné ?
Introduction
Nous avons vu dans la partie 1, de cet enseignement, que le concept de l’enfer comme un lieu de tourment éternel soulevait beaucoup d’interrogations sur la nature de Dieu et de sa justice. J’ai mentionné comment cette croyance était largement répandue dans la tradition religieuse. Mais qu’il était crucial de l’examiner à la lumière des principes bibliques pour en obtenir une compréhension plus compatissante de la volonté divine.
Remettre en question les dogmes établis et explorer les Écritures avec un esprit critique pouvait nous conduire vers une vérité plus juste sur le destin des âmes après la mort. D’ailleurs, mes croyances passées variaient selon les différents enseignements, parfois contradictoires et pas toujours cohérents.
Toutefois, l’enfer était souvent perçu comme le lieu où allaient les morts non croyants, et qu’il était généralement accepté que les âmes y soient envoyées immédiatement après la mort physique. Cependant, je doutais de la cohérence de cette doctrine mise en opposition avec l’amour et la justice de Dieu. Surtout lorsque je considérais qu’il était décrit comme un Dieu bon, miséricordieux et juste.
Mon propre cheminement de réflexion sur cette question était nourri par des expériences personnelles et des recherches bibliques. J’ai réalisé l’importance de poursuivre cette réflexion de manière critique et ouverte et de le faire tout en reconnaissant que certaines doctrines traditionnelles pouvaient être remises en question à la lumière d’une compréhension plus approfondie des Écritures.
L’étymologie du mot « enfer »
Regardons maintenant l’étymologie du mot « enfer ». Celui-ci remonte au latin classique. Mentionnons que ce n’est pas un mot hébreu, grec ou araméen comme c’est le cas dans la Bible.
D’ailleurs, le mot latin « infernum » était utilisé pour désigner le monde souterrain, soit le royaume des morts. Il dérive du mot « inferus », signifiant « inférieur » ou « situé en bas ». Ainsi, « infernum » était compris comme le lieu en dessous de la surface de la Terre où résidaient les âmes des défunts.
Au fil du temps, cette notion a été adoptée dans les langues romanes, donnant naissance au mot français « enfer ». Sa signification est similaire à un lieu de punition après la mort. Retenez bien le mot punition, parce qu’il est très important dans cette étude sur l’enfer.
Notez également que le concept de l’enfer est présent dans diverses traditions religieuses et mythologies, chacune ayant ses propres interprétations et significations.
D’où émane la croyance de l’enfer ?
Avant d’aller plus en profondeur dans cette étude, il est maintenant temps de savoir d’où provient la croyance de l’enfer et comment l’idée de l’enfer s’est développée au fil des décennies. Parce que dans tout l’Ancien Testament, il n’est absolument pas question d’un enfer ou à tout le moins d’un endroit où les âmes sont envoyées pour être torturées éternellement.
La pensée chez les Juifs
Comme je viens de dire, chez les Hébreux, la pensée de l’enfer comme un lieu de tourment est totalement absent de l’Ancien Testament. Ceux-ci se référaient aux écrits de Moïse et des prophètes et c’est le shéol ou séjours des morts qui étaient présentés par la Bible.
Dans l’Ancien Testament, c’est le mot hébreu « she’owl » est traduit dans nos bibles par « séjour des morts ». Ce mot apparaît 63 fois dans la Bible et il fait référence 51 fois au séjour des morts. Les autres traductions étant séjour des défunts, une fois, mort ou mourir, 6 fois, abime, 2 fois, tombe, 2 fois, sépulcre, 1 fois et ventre du poisson ,1 fois. Dans cette pensée juive originale, il n’était pas question d’un lieu de tourment éternel. Il s’agissait plutôt d’un endroit où allaient les âmes après la mort du corps. Cependant, la pensée juives s’est complètement transformé avec l’influence hélléniste. Ce qui a donné naissance à la tradition plutôt qu’au fondement des Écritures.
La pensée chez les Grecs
Dans la Grèce antique, les premières conceptions de l’au-delà présentaient un royaume souterrain appelé « Hades » qui se traduit par séjour des morts dans le Nouveau Testament. Pour les Grecs c’est un endroit où les esprits indifférents des défunts résidaient dans une existence crépusculaire ou ténébreuse sous le règne du dieu des morts. Les criminels, quant à eux, étaient soumis à un emprisonnement encore plus profond appelé « Tartare ».
À partir du IVe siècle (400-301) av. J.-C., pendant la période intertestamentaire, nous voyons qu’à la suite de la conquête de la Judée par le roi grec Alexandre le Grand, des éléments de la culture grecque ont commencé à exercer une influence sur la pensée religieuse juive. C’est là que les Juifs ont commencé à s’éloigner du fondement de la Parole de Dieu et à marier des éléments hébreux et grecs pour former la tradition juive. C’est aussi là qu’est née toute la fausse conception du séjour des morts que Jésus relate en Luc 16.19-31. Vous pouvez voir cet enseignement intitulé L’homme riche et le pauvre Lazare. C’est un enseignement en cinq courtes parties qui décrit très bien ce qu’était la tradition juive.
La pensée chez les chrétiens
Dans la pensée des chrétiens, ce que nous observons c’est que la croyance chrétienne en l’enfer s’est développée au fil des siècles. Celle-ci étant influencée par les concepts juifs et grec sur l’au-delà. C’était en quelque sorte un mélange d’hébreu et de grec. Déjà, nous avons une première indication que ce concept n’est peut-être pas tout à fait biblique. Surtout lorsque l’on mélange la philosophie du monde avec les principes fondamentaux de la Parole, de Dieu.
L’Ancien Testament a toujours décrit l’au-delà comme étant le séjour des morts ou Shéol. C’est-à-dire un endroit silencieux et sans vie où les âmes des défunts résidaient dans un état de sommeil. Ils se retrouvaient ainsi comme dans un état de latence. Dans la version de la Bible Louis-Second et du Semeur, que j’utilise, le mot enfer n’est pas présent dans l’Ancien Testament. Justement, parce que la définition du mot enfer ne cadre absolument pas avec la définition de l’expression séjour des morts ou du mot hébreux shéol.
Aujourd’hui, avec le Nouveau Testament, nous savons que les morts sont dans le séjour des morts. Qu’ils sont là dans l’attente de la première résurrection lorsque le Seigneur Jésus va revenir ! Où encore pour d’autres, dans l’attente de la seconde résurrection qui les conduira directement devant le grand trône blanc pour passer en jugement ?
Une certitude est que personne n’est en enfer comme certains le prétendent et que personne n’est au ciel dans la présence de Jésus comme d’autres l’affirment également. Tous les humains décédés sont dans le séjour des morts comme la Bible l’enseigne.
Dans l’Ancien Testament, nous voyons que le concept du séjour des morts accueille les personnes qui y descendent pour ne plus y remonter.
Tout comme une nuée qui se dissipe et passe, l’homme va dans la tombe pour n’en plus remonter.
Job 7.9
Plus tard, ce que nous découvrons c’est qu’au VIe siècle (600-501) avant J.-C., dans la tradition juive, le Shéol ou le séjour des morts a commencé à être perçu comme un lieu temporaire. C’est-à-dire un lieu où tous les défunts attendaient une éventuelle résurrection physique. Mais ce concept n’était pas accepté par tous les regroupements religieux juifs. C’est pour cela que nous pouvons discerner dans le livre des actes des apôtres qu’un certain groupe religieux juif ne croyait pas en la résurrection.
Les sadducéens, en effet, déclarent qu’il n’y a pas de résurrection, pas plus que d’anges ou d’esprits, et les pharisiens affirment le contraire.
Actes 23.8
Les pharisiens plus axés sur la tradition accueillaient les nouvelles idées avec beaucoup d’empressement et les incorporaient dans leurs mœurs pour que ça devienne rapidement une tradition. Les sadducéens, pour leur part, étaient plus conformes aux Écritures.J’aimerais ajouter ici que même l’Ancien Testament parle de résurrection des morts. Nous voyons cela dans:
Mais je sais, moi, que mon défenseur est vivant : en dernier lieu il surgira sur la poussière. 26 Après que cette peau aura été détruite, moi, dans mon corps, je contemplerai Dieu. 27 Oui, moi, je le verrai prendre alors mon parti, et, de mes propres yeux, je le contemplerai. Et il ne sera plus un étranger pour moi. Ah ! mon cœur se consume d’attente au fond de moi.
Job 19.25-27
Mais tes morts revivront, les cadavres de ceux qui m’appartiennent reviendront à la vie. Oui, vous qui demeurez dans la poussière, réveillez-vous, poussez des cris de joie, car ta rosée est une rosée de lumière, et la terre rendra les trépassés.
Ésaïe 26.19
Les nombreux humains qui dorment dans la poussière de la terre se réveilleront, les uns pour la vie éternelle, les autres pour la honte et l’horreur éternelles.
Daniel 12.2
Cependant, la notion de résurrection des morts n’était pas aussi répandue dans l’Ancien Testament qu’elle ne l’étaient dans le Nouveau Testament.
Également, selon la croyance de l’époque, les justes, après cette résurrection, demeureraient en présence de Dieu, tandis que les méchants subiraient des tourments dans un lieu appelé « Géhenne », décrit comme un endroit maudit de feu et de fumée. On voit ici un changement de paradigme concernant les séjours des morts décrit dans l’Ancien Testament.
Encore une fois, la définition du mot enfer ne cadre pas avec la définition du mot hébreu shéol. Parce que l’enfer est un lieu de tourment éternel tandis que le shéol est un lieu sans interraction. Malheureusement, nous constatons que l’influence helléniste amena les Hébreux à verser dans la tradition et à délaisser le fondement même des Écritures.
La conception médiévale de l’enfer
L’idée de l’enfer comme lieu de tourment éternel pour les âmes damnées s’est beaucoup développée pendant la période médiévale. D’ailleurs, les conceptions de l’enfer ont pris beaucoup d’ampleur. Je dois vous dire que c’est à ce moment-là que ç’a dérapé et pas à peu près.
Nous remarquons qu’au début du christianisme, soit la période après les apôtres, les destinées de ceux résidant en enfer étaient décrites de diverses façons. Encore une fois éloignés du fondement de la Parole de Dieu. Certains théologiens soutenaient que, finalement, tous les individus malveillants, y compris Satan, renoueraient avec l’unité divine. D’autres enseignaient que l’enfer représentait un état intermédiaire, un lieu de punition où certaines âmes seraient purifiées tandis que d’autres seraient annihilées, c’est-à-dire détruites complètement.
La représentation prédominante de l’enfer, un lieu de tourment éternel s’impose finalement.
Avec le temps, la représentation prédominante de l’enfer, comme lieu de tourment éternel, s’est finalement imposée. L’enfer était conçu comme le lieu où les âmes des condamnés enduraient un châtiment tortueux et interminable. En d’autres mots, ils souffriraient dans ce lieu de tourments pour l’éternité. Même après la résurrection des morts à la fin du monde, les individus malveillants étaient destinés à retourner en enfer pour l’éternité. Selon les théologiens médiévaux, les gens qui mourraient allaient directement en enfer puis étaient extirpés de là pour passer en jugement et y retournaient. Vous remarquerez que c’est tout de même assez tordu comme concept et mentionnons que ça ne cadre absolument pas avec les Écritures.
Cette doctrine était largement enseignée dans l’ensemble du christianisme occidental au début du Ve siècle (401-500). Puis, elle a été officiellement réaffirmée par les papes et les conciles tout au long du Moyen Âge.
Le concept de l’enfer que nous avons aujourd’hui ne provient pas de la Parole de Dieu, mais plutôt de l’évolution de l’imagination de certains et des traditions. Et encore aujourd’hui, ce concept de l’enfer est accepté, enseigné et reconnu comme étant la Parole de Dieu.
Pendant cette période, il fut ajouté, au concept de l’enfer, par les théologiens médiévaux, que la pire des peines était la séparation éternelle d’avec Dieu qu’on appelait « poena damni ». Encore aujourd’hui, cette doctrine est enseignée dans nos églises et cela sans en vérifier le fondement même des Écritures.
Les visions médiévales de l’au-delà
Les visions médiévales de l’au-delà détaillaient ces tourments avec : des fosses de flammes sombres et des cris déchirants venant des quatre coins de l’enfer. Il y avait une puanteur insupportable, des rivières d’eau bouillante grouillant de serpents et des cachots dans lesquels les gens étaient enfermés. Dans le même ordre d’idée, le poète italien Dante, au début du XIVe siècle (1301-1400), a offert une représentation détaillée de l’enfer dans la première section de sa « Divine Comédie ». Il a décrit les tourments des âmes damnées en fonction de leurs péchés. Ainsi les gloutons étaient immergés dans des marécages d’ordures glacées. Les meurtriers, pour leur part, luttaient dans une rivière de sang bouillant. Bien entendu, toutes ces images émergeaient de l’imagination de cette personne parce que la Bible n’a jamais parlé d’un tel endroit comme nous allons le découvrir dans cet enseignement.
Aujourd’hui, ces représentations semblent appartenir au passé du XXIe siècle. Cependant, le manuel officiel de l’Église catholique, le « Catéchisme de l’Église catholique », réitère la croyance catholique en la nature éternelle de l’enfer. Bien entendu, il évite les détails macabres présents dans les tentatives antérieures de décrire l’expérience infernale, mais, il réaffirme que la principale douleur de l’enfer réside dans la séparation éternelle d’avec Dieu.
Pour tout dire, notre doctrine ou notre compréhension de l’enfer nous vient majoritairement de la tradition de l’Église Catholique plutôt que de la Bible. Est-ce que vous trouvez-vous ça normal ? Pourquoi notre croyance ne vient-elle pas de la Parole de Dieu ?
La Stanford Encyclopedia of Philosophy (L’Encyclopédie de Phylosophie de Stanford) écrivait ceci :
« Selon une vision relativement répandue dans la culture chrétienne au sens large, le paradis et l’enfer sont essentiellement des compensations méritées pour le genre de vie terrestre que nous menons. Les bonnes personnes vont au paradis comme récompense méritée pour une vie vertueuse, et les mauvaises personnes vont en enfer comme juste punition pour une vie immorale ».[i]
Ainsi, l’enfer est un concept de punition et non pas une conséquence de nos choix. Si tu ne fais pas ce que Dieu te demande, tu vas avoir une punition. Tu vas aller en enfer pour être torturé pour toute l’éternité.
Comme j’ai mentionné précédemment, selon le principe de l’enfer, toutes les âmes ont la vie éternelle soit avec Jésus ou sans lui dans les tourments éternels. Parce que pour être tourmenté éternellement, il faut avoir une connaissance des choses, ce qui voudrait dire que nous sommes vivants. Ce qui n’est absolument pas biblique comme nous allons le voir dans cet enseignement.
Conclusion
En conclusion, l’étude de l’origine de la croyance en l’enfer révèle une évolution complexe influencée par diverses traditions religieuses, notamment juives, grecques et médiévales. Loin d’être un concept universellement accepté dans les Écritures, l’idée d’un enfer éternel de tourments pose des défis théologiques et moraux. Remettre en question les dogmes établis et examiner les Écritures avec un esprit critique peut conduire à une compréhension plus nuancée de la destinée après la mort. La recherche objective de la vérité biblique devrait primer sur les traditions et les interprétations humaines, invitant à une réflexion approfondie sur nos croyances et nos conceptions de la justice divine.
L’enlèvement en un clin d’œil est une fumisterie qui caresse les oreilles. Ce n’est pas un enseignement biblique. C’est une falsification de la Parole de Dieu en utilisant un passage tiré hors de son contexte, comme vous allez le voir si vous continuez la lecture de cet article.
Voici, je vais vous révéler un mystère : nous ne passerons pas tous par la mort, mais nous serons tous transformés, 52 en un instant, en un clin d’œil, au son de la trompette dernière. Car, lorsque cette trompette retentira, les morts ressusciteront pour être désormais incorruptibles, tandis que nous, nous serons changés.
1 Corinthiens 15.51-52
La plupart des théologiens vous diront très honnêtement que ce passage de 1 Corinthiens 15 ne peut s’appliquer à l’enlèvement. La raison est simple, c’est qu’il n’y a aucune mention de l’enlèvement dans tout le chapitre 15. Cependant, c’est peut-être la plus belle description de l’enlèvement de toute la Bible alors que nos corps corruptibles seront changés en un instant, en un clin d’œil.
Ce verset ne dit pas que nous serons enlevés en un clin d’œil. Si nous lisons très attentivement, nous réalisons qu’il dit changer en un clin d’œil. Aucune mention de l’enlèvement des croyants. Alors, dire que ce passage est une référence à l’enlèvement est une fausse déclaration. Ce n’est pas la vérité de la Parole de Dieu. Parce que ce qu’il dit ou ce qui est mentionné c’est la résurrection des morts et la transformation de notre corps corruptible en un corps incorruptible.
Pourriez-vous me dire pourquoi l’expression « en un clin d’œil » est venue se référer à un enlèvement des croyants de façon instantanée ? Moi j’appelle ça un verset pris hors de son contexte. Si nous regardons le passage de 1 Thessaloniciens 4.15-17 il est question de l’enlèvement des croyants lorsque le Seigneur reviendra. (1 Th 4.15)
Ici nous avons un très bel exemple d’un verset pris hors de son contexte et auquel nous appliquons un nouveau sens. Ce passage a été transformé pour promouvoir un concept biblique d’enlèvement avant ou au milieu de la période des tribulations qui est non biblique. Tout comme moi, vous l’avez entendu à plusieurs reprises comme étant une promesse d’un enlèvement au début de la période des tribulations. Même Hollywood s’est servi de ce concept non biblique pour faire des films à gros budget et qui ont rapporté des millions de dollars aux artistes et aux créateurs. D’ailleurs, Kirk Cameron, est devenu célèbre par sa trilogie sur la fin des temps et la période des tribulation prônant l’enlèvement avant la période des tribulations. Aujourd’hui, il ne tient plus le même langage. (Simplement cliquer ici pour voir l’article)
Maintenant, posons-nous la question, est-ce que ce verset enseigne véritablement l’enlèvement en un clin d’œil dans son contexte ?
Et comme nous avons porté l’image de l’homme formé de poussière, nous porterons aussi l’image de l’homme qui appartient au ciel. 50 Ce que je dis, frères et sœurs, c’est que notre corps de chair et de sang ne peut accéder au royaume de Dieu : ce qui est corruptible ne peut avoir part à l’incorruptibilité. 51 Voici, je vais vous révéler un mystère : nous ne passerons pas tous par la mort, mais nous serons tous transformés, 52 en un instant, en un clin d’œil, au son de la trompette dernière. Car, lorsque cette trompette retentira, les morts ressusciteront pour être désormais incorruptibles, tandis que nous, nous serons changés. 53 En effet, ce corps corruptible doit se revêtir d’incorruptibilité et ce corps mortel doit se revêtir d’immortalité.
1 Corinthiens 15.49-53
Si vous vous donnez la peine de lire tout le chapitre de 1 Corinthiens 15 vous découvrirez qu’il parle de la résurrection et de notre transformation à la ressemblance du Seigneur Jésus. Comme j’ai dit précédemment, l’enlèvement de l’Église n’est pas mentionné dans ce passage. Il n’est même pas sous-entendu. Ce n’est même pas le contexte. Alors, comment avons-nous pu en venir à croire que ce passage parlait de l’enlèvement ? C’est surement parce que quelqu’un nous l’a dit. Et si cette personne l’a dit, ce doit être vrai.
Plus encore, nulle part dans la Bible, et vous pouvez chercher, il n’est fait aucune mention que l’Église sera enlevée en un clin d’œil. Paul, ici, dit que notre corps corruptible sera changé en un clin d’œil. Ce n’est pas du tout la même chose. Ce n’est pas l’Église qui est enlevée en un clin d’œil, c’est notre corps qui est changé en un clin d’œil. Comment pouvons-nous être si aveuglés par rapport aux vérités de la Parole de Dieu ? Comment pouvons-nous faire abstraction de la vérité scripturaire ?
En effet, au signal donné, sitôt que la voix de l’archange et le son de la trompette divine retentiront, le Seigneur lui-même descendra du ciel, et ceux qui sont morts unis à Christ ressusciteront en premier lieu. 17 Ensuite, nous qui serons restés en vie à ce moment-là, nous serons enlevés ensemble avec eux, dans les nuées, pour rencontrer le Seigneur dans les airs. Ainsi nous serons pour toujours avec le Seigneur.
1 Thessaloniciens 4.16-17
Nous voyons, encore une fois, un passage utilisé hors de son contexte et qui est utilisé pour soutenir une théorie qui n’est pas biblique. Toute personne qui étudie quelque peu, les écritures se rendront compte de ce fait.
Une chose à retenir c’est que l’idée même de l’Église qui disparait instantanément n’a aucun fondement dans la parole de Dieu. Il n’y a pas un seul passage qui appuie cette théorie. Cette théorie trompeuse est enseignée dans les églises aujourd’hui. Des prédicateurs acceptent ce qu’on leur dit, comme je l’ai fait, et enseigne ces fausses théories créant ainsi l’illusion que les croyants vont éviter les tribulations.
J’ai compris le passage de Jacques chapitre 3 et le verset 1 qui dit :
Jacques 3.1 Mes amis, ne soyez pas nombreux à enseigner ; vous le savez : nous qui enseignons, nous serons jugés plus sévèrement.
C’est encore temps de revenir en arrière et de demander pardon au Seigneur, comme je l’ai fait, pour tous ces enseignements non scripturaires que j’ai apportés simplement parce que l’on m’avait dit que c’était un bon concept.
Il y a tellement de fausses doctrines qui sont maintenant enseigné dans le corps de Christ, par exemple, l’Évangile de prospérité, sauvé un jour, sauvé toujours, la grâce surabondante qui dit que je n’ai rien à faire, que Dieu fait tout, un enlèvement avant et pendant les tribulations, pour ne nommer que ceux-ci. Nous les acceptons, parce qu’elle caresse les oreilles et alimente un faux sentiment de sécurité. Prenons le temps de toujours regarder les deux côtés de la médaille et vous vous apercevrez comme moi que c’est là que la vérité s’y retrouve.