Ésaïe 25.9 : Une prophétie de réjouissance pour l’Église le peuple de Dieu et non pour le peuple d’Israël uniquement

Le passage d’Ésaïe 25.9 est souvent cité pour soutenir l’idée que, lors du retour de Jésus, une grande joie sera ressentie par le peuple d’Israël. Cependant, pour comprendre la véracité de cette affirmation, il est essentiel d’examiner le contexte de ce passage.

Le chapitre 25 du livre d’Ésaïe décrit un événement prophétique majeur où Dieu célèbre la victoire sur les nations et la délivrance de son peuple, mais il est crucial de noter que ce peuple n’est pas limité à Israël seul.

Le verset utilisé pour appuyer ce propos est celui-ci: « Et l’on dira en ce jour-là : voyez, c’est notre Dieu en qui nous espérions, il nous a délivrés. Oui, c’est en l’Éternel que nous avons placé notre espérance. Maintenant, jubilons et réjouissons-nous puisqu’il nous a sauvés. » (Ésaïe 25.9)

Pour comprendre si cet énoncé est vrai, il nous faut regarder le contexte de ce passage. Celui-ci nous dit qu’Ésaïe 25.9 fait partie d’un passage prophétique où le prophète célèbre la victoire de Dieu sur les nations et la délivrance de son peuple. Le chapitre 25 d’Ésaïe décrit un festin eschatologique que l’Éternel préparera pour tous les peuples, symbolisant la fin de la mort et la restauration complète de son peuple. Le verset 9 exprime la joie et la reconnaissance du peuple qui voit enfin l’accomplissement des promesses divines. Ils proclament que Dieu est leur salut, soulignant la foi et l’espérance en la fidélité de Dieu.

Certes, ce passage est un passage relatant des événements concernant le retour de Christ, mais le peuple dont il est question n’est pas le peuple d’Israël à proprement parler. Il est dit au verset 6 que « Le Seigneur des armées célestes préparera lui-même pour tous les peuples là, sur cette montagne, un festin de vins vieux, et de mets succulents, des mets tout pleins de moelle, arrosés de vins vieux et dûment clarifiés. » (Ésaïe 25.6) que le Seigneur « préparera lui-même pour tous les peuples ». Dans son contexte, ce passage ne décrit pas uniquement du peuple d’Israël. 

Le peuple de Dieu aujourd’hui est le corps des croyants qui est composés de tous ceux et celles, de toutes les nations qui ont reconnu Jésus comme étant le messie et cela inclus les juifs qui ont cru en Jésus. C’est ce que l’apôtre Paul nous enseigne en disant qu’il « n’y a plus ni Juifs ni non-Juifs, il n’y a plus ni esclave ni homme libre, il n’y a ni homme ni femme. Unis à Jésus-Christ, vous êtes tous un. » (Galates 3.28) Comme j’ai mentionné dans un article précédent, Israël n’a pas de privilèges particuliers. Le peuple de Dieu de la nouvelle alliance est le corps de Christ ou l’Église si vous préférez. 

Cette prophétie du prophète Ésaïe ne concerne pas le peuple d’Israël. D’ailleurs, le mot Israël n’est pas mentionné dans tout le chapitre 25. Comment faire concorder ce passage uniquement avec le peuple d’Israël alors que les mots « de toutes les nations » sont mentionnés. 

Le verset 8 nous dit que l’Éternel « fera disparaître l’opprobre pesant sur son peuple ». (Ésaïe 25.8) Dieu n’a pas deux peuples. Il a un seul peuple. Dans l’Ancien Testament, ce peuple était le peuple d’Israël. Seulement dans le Nouveau Testament, dans la nouvelle alliance, le peuple est l’Église. L’apôtre Jean au début du récit de l’Apocalypse va dire: « Il nous aime, il nous a délivrés de nos péchés par son sacrifice, il a fait de nous un peuple de rois, des prêtres au service de Dieu, son Père : à lui donc soient la gloire et le pouvoir pour l’éternité ! Amen. » (Apocalypse 1.5-6) Ce passage confirme que Dieu a fait des croyants son peuple. D’autres passages confirment ce fait. Paul va écrire: « Il (Jésus) s’est donné lui-même pour nous, afin de nous libérer de toute forme de mal et de nous purifier pour faire de nous son peuple, un peuple qui lui appartienne, zélé pour accomplir le bien. » (Tite 2.14) Il dit aussi: « Or, vous êtes le corps de Christ, et chacun de vous en particulier est un membre de ce corps. » (1 Corinthiens 12.27) Puis il ajoute: « Ainsi, vous n’êtes plus des étrangers ni des résidents temporaires : vous êtes concitoyens des membres du peuple saint et vous appartenez à la famille de Dieu. » (Éphésiens 2.19) L’apôtre Pierre va aussi mentionner: « Quant à vous, vous êtes une race élue, une communauté de rois-prêtres, une nation sainte, un peuple que Dieu a libéré pour que vous proclamiez les œuvres merveilleuses de celui qui vous a appelés des ténèbres à son admirable lumière. » (1 Pierre 2.9) 

Ces passages nous démontrent bien que l’Église est le peuple de Dieu et que ce peuple souffrira beaucoup avant la venue du Seigneur Jésus, mais combien sera grande sa joie lorsqu’ils seront rassemblés avec le Seigneur sur sa montagne sainte à Jérusalem et que Dieu « déchirera là, sur cette montagne, le voile de tristesse qui couvre tous les peuples, la couverture recouvrant toutes les nations. Il fera disparaître la mort à tout jamais. Et de tous les visages, le Seigneur, l’Éternel, effacera les larmes, et sur toute la terre, il fera disparaître l’opprobre pesant sur son peuple. L’Éternel a parlé. Et l’on dira en ce jour-là : voyez, c’est notre Dieu en qui nous espérions, il nous a délivrés. Oui, c’est en l’Éternel que nous avons placé notre espérance. Maintenant, jubilons et réjouissons-nous puisqu’il nous a sauvés. Car, sur cette montagne, la main de l’Éternel se posera comme une protection. » (Ésaïe 25.7-10)

Le peuple d’Israël a-t-il un statut particulier dans les événements de la fin des temps comme on nous le laisse croire ?

La doctrine actuelle entourant le retour de Jésus est malheureusement, en grande partie, truffée d’erreurs et de spéculation sans aucun fondement biblique. Nous y retrouvons de telles incohérences qu’il faut vraiment être ignare ou idiot pour ne pas les voir. Je sais que mon propos peut en choquer certains, mais le but, de mon intervention, est de faire prendre conscience afin d’éveiller les croyants pour qu’ils réalisent que cette fausse doctrine leur donne de faux espoirs et les éloignent de la vérité. 

Pour ceux qui enseignent cette fausse doctrine, je vous encourage à revoir les différents concepts. Plus encore, à les étudier plutôt que de simplement les répéter. L’apôtre Jacques nous révèle une chose très important en regard des enseignants. C’est un avertissement très sérieux que chaque personne qui enseigne cette doctrine ne doit pas prendre à la légère. Il nous dit: « Mes amis, ne soyez pas nombreux à enseigner ; vous le savez : nous qui enseignons, nous serons jugés plus sévèrement. » (Jacques 3.1)

Je prie que quelques-uns puissent s’apercevoir de l’absurdité de certains propos qui sont d’une incohérence frappante dont seuls des aveugles spirituels ne peuvent pas percevoir, mais aussi ceux qui ferment volontairement les yeux sur les incohérences de cette doctrine bondés d’erreurs d’interprétation et remplis de déductions purement humaines sans compter les passages tirés hors de leurs contextes et utilisés pour appuyer toute cette théorie erronée. 

Je vous donne un exemple ici. Il est dit par ces enseignants prônant cette fausse doctrine que le monde est séparé en trois groupes: Israël, l’Église et les nations. Ils nous affirment cela sans aucune gêne et trouvent même des passages pour appuyer leurs points. Par exemple, ils utilisent le passage de 1 Corinthiens 10.32 pour appuyer le fait qu’il y a trois groupes de personnes. Malheureusement, ce passage dans son contexte ne parle aucunement du retour de Jésus ou de la fin des temps. Regardons ce que ce passage nous enseigne réellement dans son contexte.

Le passage de 1 Corinthiens 10.32 nous mentionne: « Mais que rien, dans votre comportement, ne soit une occasion de chute, ni pour les Juifs, ni pour les païens, ni pour les membres de l’Église de Dieu. » Ainsi, dans le chapitre 10 de 1 Corinthiens, Paul traite des questions de liberté chrétienne et de comportement vis-à-vis des autres croyants et des non-croyants. Il utilise l’exemple des israélites dans le désert pour exhorter les Corinthiens à éviter l’idolâtrie, l’immoralité et d’autres péchés. Paul insiste sur le fait que, bien que les croyants aient une certaine liberté en Christ, ils doivent faire attention à ne pas devenir un obstacle pour les autres. On peut constater que tout le chapitre 10 ne comporte aucune mention de temps qui précèdent le retour de Jésus.

Les versets précédents (1 Corinthiens 10.23-31) parlent de la liberté chrétienne et de l’importance de ne pas utiliser cette liberté de manière à nuire aux autres. Paul encourage les croyants à faire tout pour la gloire de Dieu, y compris leurs choix alimentaires et leur comportement en général. Il souligne que tout ce qui est fait doit être fait dans l’amour et la considération des autres, afin de ne pas causer de chute spirituelle ou de scandale. 

Maintenant, 1 Corinthiens 10.32 met en garde les croyants contre le fait de devenir une cause de scandale ou d’offense pour trois groupes spécifiques : les Juifs, les Grecs (les Gentils ou les Nations), et l’Église de Dieu (les membres du peuple saint) qui est la communauté des croyants. Paul souligne l’importance de vivre de manière à ne pas causer de préjudice ou de difficulté à ceux qui pourraient être influencés par leurs actions, qu’ils soient croyants ou non-croyants. Ce passage 

Donc, pour les croyants, ce passage souligne l’importance de la sensibilité et de la considération envers les autres dans leurs actions et leurs paroles. Il rappelle que la liberté en Christ doit être exercée avec responsabilité et amour, afin de ne pas devenir une pierre d’achoppement pour autrui, mais plutôt de contribuer à l’édification et à l’unité du corps de Christ. 

Nous pouvons ainsi conclure que ce passage ne mentionne aucunement le fait qu’il y ait trois groupes de personnes distincts devant Dieu pour la période de la fin des temps. Nous retrouvons deux groupes seulement: les croyants et les non-croyants. Israël doit obligatoirement faire partie de l’un de ces deux groupes. Jésus va dire: « 31 Quand le Fils de l’homme viendra dans sa gloire, avec tous ses anges, il prendra place sur son trône glorieux. 32 Tous les peuples de la terre seront rassemblés devant lui. Alors il les divisera en deux groupes – tout comme le berger fait le tri entre les brebis et les boucs. 33 Il placera les brebis à sa droite et les boucs à sa gauche. » (Matthieu 25.31-33» 

Ce passage démontre clairement qu’il n’y aura que deux groupes devant le Seigneur. Mais où est Israël à ce moment important ? Aurait-il été mis de côté ? Serait-il choisi pour un autre jugement en dehors de celui-ci ?  Bien sûr que non. Israël fait partie de l’un de ces groupes. Pas le peuple d’Israël en entier, mais les israélites, les Juifs, qui auront reconnu Jésus comme sauveur et qui auront mis leur foi en lui pour être sauvé. 

L’apôtre Paul va dire: « Il n’y a plus ni Juifs ni non-Juifs, il n’y a plus ni esclave ni homme libre, il n’y a ni homme ni femme. Unis à Jésus-Christ, vous êtes tous un. » (Galates 3.28) Nous savons que la venue de Jésus a apporté un changement de paradigme avec la nouvelle alliance. Le peuple de Dieu est maintenant composé de toutes personnes qui croient en Jésus sans aucune différence et ça inclut aussi les israélites. L’apôtre Jean nous dit: « Dans le désert, Moïse a élevé sur un poteau le serpent de bronze. De la même manière, le Fils de l’homme doit, lui aussi, être élevé pour que tous ceux qui placent leur confiance en lui aient la vie éternelle. Oui, Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils, son unique, pour que tous ceux qui placent leur confiance en lui échappent à la perdition et qu’ils aient la vie éternelle. » (Jean 3.14-16) Paul va dire au geôlier : « Crois au Seigneur Jésus, lui répondirent-ils, et tu seras sauvé ; il en est de même pour toi et pour les tiens. » (Actes 16.31) De même, l’apôtre Pierre inspiré par le Saint-Esprit va dire en s’adressant aux Juifs: « C’est en lui seul que se trouve le salut. Dans le monde entier, Dieu n’a jamais donné le nom d’aucun autre homme par lequel nous devions être sauvés. (Actes 4.12) De même, bien d’autres passages nous démontrent très clairement que c’est par la foi en Jésus que nous sommes sauvés. Israël ne fait pas exception à la règle. Le Juif qui veut être sauvé doit croire en Jésus. Il ne peut être sauvé d’aucune autre manière. 

Considérons que dans l’ancienne alliance, Dieu s’est choisi un peuple. Tandis que dans la nouvelle alliance, ce peuple est maintenant composé de ceux qui ont placé leur confiance dans le fils de Dieu. C’est ce que Paul enseigne aux Romains par cet extrait de son enseignement en écrivant: « Je m’adresse particulièrement ici à vous qui êtes d’origine païenne : dans la mesure même où je suis l’apôtre des non-Juifs, je me fais une idée d’autant plus haute de mon ministère que je parviendrai peut-être, en l’exerçant, à rendre jaloux ceux de mon peuple et à en conduire ainsi quelques-uns au salut. (Romains 11.13-14) Pourquoi Paul voudrait-il les sauver si au dire de certains, s’ils ont un privilège spécial ? La réalité c’est qu’ils n’ont pas de privilège spécial. Sans Jésus toute personne est perdue. Il va dire plus loin: « Ainsi en est-il d’Israël : quelques branches ont été coupées. Et toi qui, par ton origine païenne, étais comme un rameau d’olivier sauvage, tu as été greffé parmi les branches restantes, et voici que tu as part avec elles à la sève qui monte de la racine de l’olivier cultivé. » (Romains 11.17) Dans ce texte, l’olivier cultivé c’est le peuple de Dieu. Nous avons donc été greffés au peuple de Dieu qui est maintenant formé de ceux qui ont placé leur foi en Jésus. Ainsi, ceux qui ont été retranchés ce sont ceux qui n’ont pas reconnu Jésus comme Seigneur et sauveur. Ce qui signifie que le peuple de Dieu dans la nouvelle alliance est l’Église du Seigneur Jésus. Un peuple constitué de ceux qui ont cru au Fils de Dieu, quelle que soit leur nationalité dans le monde.

C’est pour cela que nous ne retrouvons que deux groupes qui sont soit les croyants ou les non croyants. Toutes les prophéties se rapportant aux événements de la fin concernent ces deux groupes. Il ne peut y avoir de traitement de faveur pour Israël ou pour l’Église dans la nouvelle alliance. Soit une personne est croyante ou elle est incroyante. Soit elle a cru au fils de Dieu ou bien elle n’a pas cru. Si elle a cru, alors elle est sauvée dans le cas contraire, elle est perdue. Paul disait, sans le même sens, ceci à son collaborateur Timothée « Car il veut que tous les hommes soient sauvés et parviennent à la connaissance de la vérité. » (1 Timothée 2.4). C’est donc le désir de Dieu que tous parviennent à la connaissance de la vérité et soient sauvés.

Ces enseignants de mensonges affirment qu’il y a des prophéties pour Israël, pour l’église et pour les nations. Malheureusement, plusieurs passages utilisés pour Israël se rapportent à la première venue de Jésus. D’autres, utilisés pour Israël, se rapportent au retour de la déportation. Le contexte de ces passages et pourtant sans équivoque. Mais ceux-ci les utilisent pour appuyer leur fausse doctrine. 

Je sais que la vérité peut être difficile à entendre. Maintenant, si vous n’êtes pas d’accord avec ce que je dis, démontrez-moi le contraire avec des passages bibliques dans leur bon contexte et pas seulement par des paroles sans fondements ou des choses que vous avez seulement entendues.