La prophétie de Margaret Macdonald

La prophétie de Margaret Macdonald, souvent mal interprétée, évoque une intense épreuve pour l’Église, marquée par la séduction de l’Antéchrist. Elle insiste sur la nécessité de discernement spirituel et de plénitude du Saint-Esprit pour reconnaître la venue du Christ. La véritable protection réside dans la fidélité et la transformation spirituelle, non dans un enlèvement prétribulationniste.

La prophétie de Margaret Macdonald, reçue en 1830 dans le contexte des réveils écossais, est souvent citée à tort comme la première annonce d’un enlèvement secret de l’Église avant les tribulations. Pourtant, lorsqu’on lit attentivement son texte, on découvre tout l’inverse. Cette jeune chrétienne décrivait une vision profondément spirituelle, centrée non pas sur un retrait de l’Église avant l’épreuve, mais sur la nécessité d’être remplis du Saint-Esprit pour discerner la venue glorieuse du Seigneur dans un temps de grande séduction et de crise.

Sa prophétie n’a rien à voir avec le schéma futuriste élaboré des décennies plus tard par John Nelson Darby. Elle n’annonce ni un enlèvement secret, ni un retour de Jésus avant la tribulation, ni une séparation arbitraire entre croyants « spirituels » et « charnels ». Macdonald avertit plutôt que le peuple de Dieu traversera une épreuve intense, période où la séduction de l’Antéchrist se manifestera puissamment, et que seuls ceux qui vivent dans la lumière de Christ seront préservés.

Sa vision, profondément biblique et ancrée dans la spiritualité des réveils, insiste sur trois thèmes majeurs :

  • la nécessité d’un discernement spirituel pour reconnaître le Seigneur ;
  • l’appel à être remplis de l’Esprit Saint afin de tenir dans l’épreuve ;
  • la conviction que l’Église sera purifiée au cœur d’une grande tribulation, avant d’être enfin unie à son Seigneur dans la gloire.

Cette prophétie mérite donc d’être relue dans sa vérité originale, débarrassée des interprétations abusives qu’on lui a accolées.

Prophétie de Margaret Macdonald

« C’est d’abord l’état épouvantable du pays qui m’a frappé. J’ai constaté l’immense aveuglement et l’aveuglement du peuple. J’ai senti que le cri de Liberté n’était que le sifflement du serpent, destiné à les plonger dans la perdition. C’était tout simplement l’absence de Dieu. »

J’ai répété ces paroles : « Maintenant, les nations sont dans la détresse, dans la perplexité ; la mer et les flots mugissent, et les hommes sont saisis de frayeur. Soyez attentifs au signe du Fils de l’homme. » Alors je me suis arrêté et j’ai crié : « On ne sait pas quel est le signe du Fils de l’homme ; le peuple de Dieu croit l’attendre, mais il ne le sait pas. »

Je sentais que cela devait être révélé, et qu’il y avait là une grande obscurité et une grande erreur ; mais soudain, la vérité m’apparut avec une lumière éclatante. Je vis que c’était le Seigneur lui-même descendant du Ciel avec un cri, l’homme glorifié, Jésus ; mais que tous devaient, comme Étienne, être remplis du Saint-Esprit, afin de lever les yeux et de contempler la splendeur de la gloire du Père.

J’ai constaté que l’erreur résidait dans la conviction des hommes que cela se verrait par l’œil naturel ; or, c’est le discernement spirituel qui est nécessaire, l’œil de Dieu dans son peuple.

De nombreux passages me furent révélés sous un jour nouveau. Je répétai : « Le royaume des Cieux est semblable à dix vierges qui sortirent à la rencontre de l’Époux ; cinq étaient sages et cinq étaient folles. Les folles prirent leurs lampes, mais ne prirent point d’huile avec elles ; mais les sages prirent, avec leurs lampes, de l’huile dans leurs vases. »

« Mais ne soyez pas insensés, mais comprenez quelle est la volonté du Seigneur ; et ne vous enivrez pas de vin, car l’ivresse est grande, mais soyez remplis de l’Esprit. » C’était l’huile que les vierges sages avaient mise dans leurs vases. C’est la lumière qu’il faut maintenir allumée, la lumière de Dieu, afin que nous discernions ce qui n’apparaît pas à l’œil nu.

Seuls ceux qui portent en eux la lumière de Dieu verront le signe de son apparition. Inutile de suivre ceux qui disent : « Voyez ici ! » ou « Voyez là ! », car son jour sera comme l’éclair pour ceux en qui le Christ vivant est. C’est le Christ en nous qui nous élèvera – il est la lumière – seuls ceux qui vivent en lui seront enlevés à sa rencontre dans les airs.

J’ai compris que nous devions être remplis de l’Esprit pour discerner les réalités spirituelles. Jean était rempli de l’Esprit lorsqu’il vit un trône placé dans le ciel. Mais j’ai compris que la gloire du ministère de l’Esprit n’avait pas encore été manifestée. Je l’ai répété à maintes reprises : le temple spirituel doit et sera érigé, la plénitude du Christ répandue dans son corps, et alors nous serons enlevés à sa rencontre. Nul ne sera jugé digne de cet appel, si ce n’est son corps, qui est l’Église, et qui doit être un chandelier tout d’or.

J’ai souvent dit : « Oh, la glorieuse irruption de Dieu qui est sur le point d’éclater sur cette terre ; Oh, le glorieux temple qui est sur le point d’être érigé, l’épouse parée pour son époux ; et Oh, quelle sainte, sainte épouse elle doit être, pour être préparée à un époux si glorieux. »

J’ai dit : « Désormais, le peuple de Dieu sera confronté à la réalité ; désormais, le glorieux mystère de Dieu en notre nature sera révélé ; désormais, on saura ce que signifie la glorification pour l’homme. » Je sentais que la révélation de Jésus-Christ n’avait pas encore été pleinement accomplie ; elle ne contient pas une simple connaissance de Dieu, mais une véritable communion avec Dieu. J’ai perçu l’irruption glorieuse de Dieu à venir.

Je me sentais comme Élie, entouré de chars de feu. J’avais l’impression de voir le temple spirituel s’élever, et la Pierre angulaire se dresser au milieu des acclamations de grâce : « Grâce ! Grâce ! ». C’était une lumière glorieuse, plus éclatante encore que le soleil, qui rayonnait autour de moi. Je sentais que ceux qui étaient remplis de l’Esprit pouvaient voir les choses spirituelles et se sentir en communion avec elles, tandis que ceux qui n’avaient pas l’Esprit ne pouvaient rien voir – de sorte que deux personnes seront dans le même lit, l’une prise et l’autre laissée, parce que l’une a la lumière de Dieu en elle, tandis que l’autre ne peut voir le Royaume des Cieux.

J’ai vu le peuple de Dieu dans une situation terriblement périlleuse, pris au piège de tous ses ruses, sur le point d’être mis à l’épreuve, et beaucoup sur le point d’être trompés et de chuter. Maintenant, les méchants seront révélés, avec toute leur puissance, des signes et des prodiges mensongers, au point que même les élus pourraient être séduits . [C’est l’épreuve ardente qui nous attend. Elle servira à purifier les véritables membres du corps de Jésus.] Oh ! quelle épreuve ardente ! Chaque âme sera ébranlée jusqu’au plus profond de son être. L’ennemi tentera d’ébranler tout ce en quoi nous avons cru, mais l’épreuve de la foi véritable sera source d’honneur, de louange et de gloire. Seul ce qui vient de Dieu subsistera. Ceux qui restent insensibles seront démasqués, et l’amour du plus grand nombre se refroidira.

J’ai souvent répété cette nuit-là, et souvent depuis, que l’horrible spectacle d’un faux Christ allait désormais se manifester sur cette terre, et que seul le Christ vivant en nous pouvait déceler cette terrible tentative de l’ennemi pour tromper – car c’est avec toute la ruse de l’injustice qu’il œuvrera – il aura une contrepartie à chaque aspect de la vérité de Dieu, et une imitation à chaque œuvre de l’Esprit.

L’Esprit doit et sera répandu sur l’Église afin qu’elle soit purifiée et remplie de Dieu. Et, de même que l’Esprit de Dieu agit, il agira de même ; lorsque notre Seigneur oint des hommes de puissance, il agira de même. Telle est la nature particulière de l’épreuve que doivent traverser ceux qui seront jugés dignes de se tenir devant le Fils de l’homme. Il y aura aussi une épreuve extérieure, mais il s’agit principalement d’une tentation. Elle est provoquée par l’effusion de l’Esprit et s’intensifiera proportionnellement à l’effusion de l’Esprit.

L’épreuve de l’Église vient de l’Antéchrist. C’est en étant remplis de l’Esprit que nous serons préservés.

J’ai souvent dit : « Soyez remplis de l’Esprit, que la lumière de Dieu brille en vous afin de discerner Satan, ayez en vous un regard perçant, soyez comme l’argile entre les mains du potier, soumettez-vous pour être remplis, remplis de Dieu. C’est ainsi que sera bâti le temple. Ce n’est ni par la force ni par la puissance, mais par mon Esprit, dit le Seigneur. Cela nous rendra dignes d’entrer au festin des noces de l’Agneau. »

J’ai compris que Dieu voulait que tous soient comblés. Mais ce qui empêchait son peuple de recevoir la véritable vie de Dieu, c’était leur éloignement de Jésus, qui est le chemin vers le Père. Ils n’entraient pas par la porte. Car celui qui a dit est fidèle : « Si quelqu’un entre par moi, il trouvera des pâturages. » Ils contournaient la croix, par laquelle chaque goutte de l’Esprit de Dieu nous parvient. Toute puissance qui ne vient pas du sang du Christ n’est pas de Dieu.

Quand je dis qu’ils regardent depuis la croix, je comprends la portée de ces mots : ils se détournent du sang de l’Agneau, par lequel nous triomphons et qui purifie nos robes. Ils méprisent la sainteté de Dieu, cessent de condamner le péché dans la chair et se détournent de celui qui s’est abaissé et a renoncé à toute gloire. Oh ! il est plus que jamais nécessaire de revenir à la croix.

J’ai vu cette nuit-là, et souvent depuis, qu’il y aurait une effusion de l’Esprit sur le corps, telle qu’il n’y en a jamais eu, un baptême de feu, afin que toute impureté soit purifiée. Oh ! il doit et il y aura une telle présence du Dieu vivant en nous, telle qu’il n’y en a jamais eu – les serviteurs de Dieu marqués du sceau sur leur front – une parfaite conformité à Jésus – son image sainte se reflétant dans son peuple – l’épouse magnifiée par sa propre beauté.

C’est ce pour quoi nous sommes appelés à prier intensément en ce moment : que nous soyons tous préparés au plus vite à rencontrer notre Seigneur dans les airs – et cela se produira. Jésus désire son Église. Son désir est tourné vers nous. Celui qui doit venir viendra, et ne tardera pas.

Amen et Amen. Viens, Seigneur Jésus. »

Conclusion

En parcourant cette prophétie, on constate que Margaret Macdonald n’a jamais annoncé ni même suggéré un retour de Jésus avant la période de tribulation. Toute sa vision repose sur la certitude que le peuple de Dieu devra affronter une épreuve ardente, marquée par la séduction spirituelle de l’Antéchrist, les faux christs et les puissances mensongères. Pour elle, la protection ne réside pas dans une fuite ou un enlèvement anticipé, mais dans une profonde plénitude du Saint-Esprit qui permet de discerner le vrai Christ du faux, de demeurer ferme dans la foi et de traverser l’heure de la tentation.

Elle affirme clairement que :

  • seuls ceux qui portent la lumière de Christ verront son apparition ;
  • l’Église doit être purifiée, sanctifiée, éprouvée ;
  • la venue du Seigneur sera manifeste pour ceux qui sont remplis de l’Esprit, non pour l’œil naturel ;
  • la séduction précède la révélation finale du Christ, et l’Église ne sera pas exemptée de cette confrontation.

Ainsi, loin d’annoncer un enlèvement prétribulationniste, Margaret Macdonald décrit une Église plongée dans la tribulation, purifiée par le feu de l’épreuve, et rendue capable de discerner la gloire du Christ lorsqu’il viendra. Sa vision magnifie la sainteté, la vigilance, la repentance, la dépendance au Saint-Esprit et la fidélité jusqu’au bout. Elle nous rappelle que le véritable refuge n’est pas d’être retirés du monde, mais d’être transformés par l’Esprit pour demeurer fermes lorsque se lèveront les ténèbres.

En ce sens, sa prophétie demeure un appel puissant à la vigilance spirituelle et un rappel que Jésus revient, non pour épargner son Église des tribulations, mais pour la glorifier après l’épreuve, lorsqu’elle aura été trouvée fidèle et resplendissante de la lumière de Dieu.

À l’Église qui est à Smyrne (Apocalypse 2.8-11)

La lettre adressée à l’Église de Smyrne rappelle la valeur de la fidélité face à la persécution et à la pauvreté. Elle souligne que la vraie richesse est spirituelle, que les épreuves sont temporaires et qu’une récompense éternelle attend ceux qui restent fidèles. Jésus, victorieux sur la mort, soutient les croyants dans leurs souffrances.

Introduction : Pourquoi cette lettre est-elle essentielle ?

Parmi les sept lettres adressées aux Églises dans l’Apocalypse, celle à l’Église de Smyrne se distingue par son ton réconfortant. Smyrne est, avec Philadelphie, l’une des deux seules Églises à ne recevoir aucun reproche de la part du Seigneur. Elle traverse des temps difficiles, marqués par la persécution et la pauvreté, mais elle reste fidèle au nom de Jésus.

Cette lettre est une source d’encouragement pour tous les chrétiens qui vivent l’opposition, la persécution ou des épreuves. Jésus ne promet pas une vie facile, mais il affirme que la fidélité est plus précieuse que le confort. Et à ceux qui endurent jusqu’à la fin, il garantit une récompense éternelle.

Ce message nous montre que le réveil spirituel ne naît pas dans l’aisance, mais dans la fournaise. L’Église de Smyrne ne brillait pas par sa prospérité, mais par sa fidélité. Dans chaque génération, Dieu cherche des cœurs brûlants qui tiennent ferme quand tout vacille. Le réveil commence lorsque nous choisissons d’être fidèles, peu importe le prix.


1. L’identité de Christ : Celui qui a vaincu la mort (Apocalypse 2.8)

« À l’ange de l’Église qui est à Smyrne, écris : Voici ce que dit celui qui est le premier et le dernier, celui qui était mort et qui est à nouveau vivant. »

Jésus commence par se présenter : il est le premier et le dernier, un titre divin que l’on retrouve dans l’Ancien Testament (Ésaïe 44.6). Cela affirme sa souveraineté sur le temps, l’histoire et l’éternité. Il est aussi celui qui était mort et qui est revenu à la vie : il a connu la souffrance, la croix, la mort… mais il vit maintenant pour toujours.

Pour une Église menacée de mort, ce message est essentiel. Le Christ glorifié a traversé la souffrance et en est ressorti vainqueur. Il peut donc pleinement soutenir ceux qui souffrent pour lui.


2. Les épreuves et les encouragements (Apocalypse 2.9)

« Je connais ta détresse et ta pauvreté – et pourtant tu es riche. Je sais les calomnies de ceux qui se disent Juifs mais qui ne le sont pas : c’est une synagogue de Satan. »

Jésus affirme : « Je connais ». Il voit tout, il comprend, il n’est pas indifférent. Smyrne était une ville riche, mais les chrétiens y étaient pauvres, sans doute marginalisés à cause de leur foi. Pourtant, Jésus leur dit : « tu es riche », car leur richesse spirituelle dépasse de loin les standards matériels (cf. Jacques 2.5).

Il parle aussi des calomnies de certains Juifs qui s’opposaient violemment aux chrétiens. Il ne s’agit pas d’une condamnation ethnique, mais spirituelle : ces personnes se prétendent serviteurs de Dieu, mais leur opposition les classe du côté de Satan. Cette déclaration nous rappelle que l’opposition peut venir de ceux qui se croient religieux, mais qui refusent la vérité.

Le réveil ne se mesure pas à notre confort, mais à notre fidélité dans la souffrance. Une Église réveillée ne cherche pas la faveur du monde, mais la faveur de Dieu. Elle est riche, non de biens, mais de foi éprouvée, d’amour sincère et d’espérance inébranlable.


3. L’appel à la fidélité (Apocalypse 2.10)

« N’aie pas peur des souffrances qui t’attendent. Voici, le diable va jeter plusieurs d’entre vous en prison, pour vous tenter, et vous connaîtrez dix jours de détresse. Sois fidèle jusqu’à la mort, et je te donnerai la vie pour couronne. »

Ce verset est à la fois réaliste et porteur d’espérance. Jésus n’édulcore pas la réalité : la souffrance viendra, mais il dit aussi : « N’aie pas peur ». L’épreuve est réelle, mais elle est limitée dans le temps (les « dix jours » symbolisent une période définie) et placée sous la souveraineté de Dieu.

Le diable sera à l’œuvre, cherchant à briser la foi, mais Christ appelle à la fidélité jusqu’à la mort. Ce n’est pas la survie qui est valorisée, mais la persévérance fidèle. La récompense promise est la couronne de vie — non une gloire terrestre, mais la vie éternelle auprès de Dieu. Paul parlera aussi de cette couronne dans 2 Timothée 4.8 comme une couronne de justice.

Le réveil véritable commence lorsque la crainte de l’homme est remplacée par la crainte de Dieu. Smyrne nous montre que même emprisonnés, même menacés, les croyants peuvent être libres intérieurement. Une Église réveillée ne négocie pas sa fidélité : elle tient ferme, elle résiste, elle espère. Elle sait que sa récompense est dans l’éternité.


4. La promesse divine (Apocalypse 2.11)

« Que celui qui a des oreilles écoute ce que l’Esprit dit aux Églises. Au vainqueur, la seconde mort ne causera pas de mal. »

L’appel à entendre est répété dans toutes les lettres : chaque croyant est invité à écouter et à mettre en pratique ce que l’Esprit dit. Le vainqueur, c’est celui qui reste fidèle malgré l’opposition. Être vainqueur ne signifie pas éviter la souffrance, mais tenir bon jusqu’à la fin.

La promesse est extraordinaire : la seconde mort ne lui fera aucun mal. La première mort est physique, mais la seconde mort — mentionnée dans Apocalypse 20.14 — représente la séparation éternelle d’avec Dieu. Les vrais croyants, même s’ils meurent dans la chair, vivront éternellement dans la présence de Dieu.

Le réveil spirituel prépare l’Église non à fuir la souffrance, mais à triompher dans l’espérance. Ce n’est pas un feu d’émotions, mais une flamme de persévérance. Ceux qui vivent dans la lumière de l’éternité n’ont pas peur de ce que l’homme peut faire. Ils vivent pour plaire à Celui qui a vaincu la mort.


Conclusion : Que devons-nous retenir ?

L’Église de Smyrne nous enseigne une vérité essentielle : il est possible d’être pauvre, persécuté, calomnié… et pourtant riche et approuvé par Dieu.

Voici les principales leçons à retenir :

  • Dieu connaît nos souffrances et notre fidélité.
  • Les persécutions ne doivent pas nous faire reculer.
  • Notre vraie richesse est spirituelle, non matérielle.
  • La souffrance a une fin, mais la couronne de vie est éternelle.

Question pour la réflexion :
Sommes-nous prêts à rester fidèles à Christ, même dans la persécution ?

Smyrne nous enseigne que le réveil n’est pas toujours accompagné d’applaudissements ou de prospérité. Parfois, il s’exprime dans les larmes, les chaînes, et les pertes. Mais là où l’amour reste fidèle, là où le cœur reste brûlant malgré la douleur, le ciel est ouvert, et la couronne de vie est en vue.

Christ nous appelle aujourd’hui à tenir ferme, les yeux fixés sur la récompense éternelle. Il est vivant, il a vaincu la mort, et il marche aux côtés de son Église souffrante. N’ayons pas peur. Soyons fidèles jusqu’à la fin.

Liste des fausses doctrines dans l’Église

Voici une liste non exhaustive des différentes fausses doctrines dans l’Église actuellement : 

Doctrine de la prospérité : Cette doctrine enseigne que Dieu veut que chaque croyant soit matériellement riche et en parfaite santé, associant bénédiction spirituelle à succès matériel et prospérité financière. Elle encourage souvent des dons importants pour recevoir en retour des bénédictions financières.

Enlèvement prétribulationnel : Cette interprétation eschatologique prétend que les croyants seront enlevés avant le début de la période de tribulations annoncée dans la Bible, les exemptant de toute souffrance future. Cela contraste avec d’autres interprétations bibliques qui prévoient la protection ou la fidélité des croyants durant les tribulations.

Hypergrâce : Cette doctrine minimise l’importance de la repentance et de la sanctification dans la vie chrétienne, en insistant uniquement sur la grâce de Dieu. Elle enseigne que les croyants n’ont pas besoin de confesser leurs péchés ou de s’efforcer de vivre dans la sainteté, ce qui peut conduire à une forme de complaisance spirituelle.

Sauvé un jour, toujours sauvé : Cette doctrine, également appelée « sécurité éternelle inconditionnelle », enseigne qu’une personne qui a été sauvée une fois ne peut jamais perdre son salut, quelle que soit sa manière de vivre par la suite. Elle est souvent controversée, car elle semble ignorer l’appel à la persévérance, la repentance continue, et les avertissements bibliques contre l’apostasie.

Évangile du succès et du bien-être : Proche de la doctrine de la prospérité, cet enseignement affirme que Dieu veut que tous les aspects de la vie des croyants soient aisés et sans difficulté, et que toute souffrance ou épreuve est un signe de manque de foi ou d’obéissance.

Théologie de la substitution de l’Israël spirituel : Cette doctrine, également appelée « doctrine du remplacement », prétend que l’Église chrétienne a remplacé Israël dans les promesses et le plan de Dieu, niant ou minimisant ainsi le rôle et l’avenir prophétique d’Israël.

Prétention à une nouvelle révélation ou “prophéties modernes” : Certains affirment recevoir des révélations directes de Dieu qui contredisent les Écritures ou ajoutent à celles-ci, créant confusion et incertitude parmi les croyants.

L’évangile du positivisme : Cette doctrine met un fort accent sur la pensée positive et les déclarations de succès comme moyen de transformer sa vie. Elle minimise les réalités bibliques du péché, du repentir, et de la soumission à Dieu en faveur de la « puissance de la pensée positive », plus proche du développement personnel que de l’Évangile.

La guérison garantie : Cette doctrine promet que tout croyant fidèle sera guéri de ses maladies par la foi. Elle accuse souvent les malades d’un manque de foi. Elle ne tient pas compte des souffrances que même les croyants doivent parfois traverser et du fait que Dieu peut avoir des plans différents pour chaque personne.

Le cessationnisme extrême : Bien que certains croient que les dons miraculeux étaient réservés à l’époque apostolique, le cessationnisme extrême nie que Dieu intervienne encore par des miracles ou des guérisons aujourd’hui. Cela va à l’encontre de nombreux témoignages et de la croyance selon laquelle le Saint-Esprit agit encore de manière puissante.

La foi dans la foi (la foi comme une force) : Dans cet enseignement, la foi n’est pas vue comme une confiance en Dieu, mais plutôt comme une sorte de « force » ou de « pouvoir » spirituel que l’on utilise pour obtenir ce que l’on veut. Cela déforme le sens biblique de la foi en Dieu pour le transformer en un outil de réalisation personnelle.

La foi basée sur les émotions : Certains enseignements insistent sur la nécessité d’expériences émotionnelles intenses pour valider la foi, créant une dépendance aux sentiments. Cela peut affaiblir la foi dans les moments de sécheresse spirituelle et détourner l’attention de l’enseignement solide de la Parole de Dieu.

Le concept de « petit dieu » (ou « théologie du petit dieu ») : Cette idée, parfois présente dans le mouvement de la Parole de foi, enseigne que les croyants sont littéralement de « petits dieux » sur terre avec les mêmes pouvoirs que Dieu. Cette doctrine détourne l’accent de la gloire de Dieu et promeut une vision exagérée du pouvoir humain.

L’accent sur la délivrance et les démons : Bien que la délivrance fasse partie du ministère de Jésus, certains milieux exagèrent l’importance de la délivrance de démons, cherchant des causes démoniaques à chaque problème spirituel ou émotionnel. Cela peut conduire à la peur ou à une obsession spirituelle malsaine.

L’idolâtrie du succès ministériel : Cette tendance accorde une valeur excessive aux grandes réalisations et au succès visible dans le ministère, en oubliant que le vrai succès est défini par la fidélité et l’obéissance à Dieu, non par des chiffres ou des résultats visibles.

La négation de la souffrance chrétienne : Certaines églises enseignent que les croyants ne devraient pas souffrir, que ce soit dans la maladie, la persécution ou l’épreuve. Cette doctrine ignore les nombreuses exhortations de Jésus et des apôtres à supporter les épreuves et à s’attendre à la souffrance pour la cause de Christ.

Le relativisme doctrinal : Cette approche enseigne que toutes les croyances et interprétations sont valables, minimisant les doctrines essentielles. Elle peut conduire à une confusion doctrinale et à une perte de clarté sur les fondements de la foi chrétienne.

La négation de la seconde venue de Christ : Certains groupes modernes enseignent que le retour de Jésus est symbolique ou déjà accompli, niant ainsi la promesse biblique du retour physique et visible de Christ à la fin des temps.

La négation de la discipline ecclésiastique : Certaines églises enseignent que la discipline n’est jamais nécessaire, en disant que Dieu est amour et que tout doit être accepté. Cela omet l’importance de la correction spirituelle pour protéger l’Église et amener à la repentance.

La glorification des anges : Cette tendance met un accent exagéré sur les anges, les visions et les manifestations angéliques, ce qui peut détourner l’attention de Jésus-Christ et de la relation directe que les croyants ont avec Dieu.

La foi dans les signes et les miracles au détriment de la Parole : Ce mouvement place une importance excessive sur les signes, miracles et prophéties, parfois au détriment de l’enseignement biblique solide. Cela peut créer une dépendance aux expériences surnaturelles au lieu de la foi fondée sur la Parole de Dieu.

La « loi de l’attraction » : Inspirée par la pensée du Nouvel Âge, cette idée prétend que les croyants peuvent attirer à eux des bénédictions, de l’argent, ou la réussite par la pensée positive. Cela détourne l’attention de la dépendance à Dieu et de la prière.

La prédestination extrême (ou fatalisme) : Cette doctrine enseigne que tout est prédéterminé par Dieu de manière absolue, sans considération pour le libre arbitre humain. Elle ignore l’appel biblique à choisir de suivre Dieu et à être responsable de ses choix.

Doctrine du relativisme moral : Certains milieux de l’Église tentent d’adapter les normes morales bibliques aux valeurs culturelles modernes, relativisant les enseignements clairs de la Bible sur des sujets comme la sexualité, le mariage, et l’éthique.

Nouvel âge et mysticisme : Cette influence inclut des pratiques telles que la méditation contemplative, les expériences mystiques, et des éléments de la philosophie du Nouvel Âge, qui peuvent détourner de la Bible et favoriser des expériences subjectives comme base de la foi.

Évangile centré sur l’homme : Cet enseignement met l’accent sur les besoins, les désirs et les ambitions humaines au lieu de la gloire de Dieu, transformant parfois le culte et le service de l’Église en moyens d’auto-réalisation plutôt qu’en réponse à l’appel divin.

Libéralisme théologique : Ce courant remet en question la véracité des miracles, des prophéties, de la résurrection, et de l’inspiration divine de la Bible, voyant ces aspects comme symboliques plutôt que littéraux. Il dévalue souvent la doctrine en faveur de valeurs sociales, politiques ou culturelles.

Évangile de l’inclusivité universelle : Cette doctrine enseigne que tous, indépendamment de leur foi en Christ, seront sauvés, en minimisant l’importance de la repentance et de la foi personnelle en Jésus.

Le déisme chrétien : Cette vision suppose que Dieu a créé le monde, mais n’intervient pas activement dans la vie des croyants ou dans les affaires humaines. Elle va à l’encontre de l’enseignement biblique sur la proximité de Dieu et son implication personnelle et active dans la vie de son peuple.

L’antinomisme : Cette doctrine enseigne que les chrétiens ne sont plus tenus de respecter les commandements de Dieu sous prétexte qu’ils vivent sous la grâce et non sous la loi. Elle ignore l’appel à la sanctification et à l’obéissance aux enseignements de Jésus et des apôtres, qui confirment l’importance de la sainteté dans la vie chrétienne.

L’unitarisme : Cette doctrine nie la Trinité, affirmant que Dieu est une seule personne et non trois en un. Elle contredit la doctrine biblique de Dieu comme Père, Fils et Saint-Esprit, vue comme un pilier de la foi chrétienne orthodoxe.

La dépendance excessive aux traditions humaines : Certaines églises mettent les traditions humaines au même niveau que la Bible, voire au-dessus. Ce qui crée des pratiques et des enseignements qui peuvent aller à l’encontre de la vérité biblique, rappelant l’avertissement de Jésus contre les traditions humaines qui annulent la Parole de Dieu (Marc 7.8-13).

L’idolâtrie des leaders spirituels : Cette tendance donne un statut presque divin aux pasteurs, apôtres, ou dirigeants d’église. On attend d’eux une obéissance et une loyauté aveugles, ce qui détourne l’attention de Dieu vers les hommes et ouvre la voie aux abus spirituels.

Le salut par les œuvres : Cette doctrine enseigne que le salut peut être obtenu par de bonnes œuvres et des actions méritoires, au lieu de la foi en Jésus-Christ seule. Elle s’oppose directement à l’Évangile de la grâce, qui enseigne que le salut est un don gratuit de Dieu, non gagné par des œuvres (Éphésiens 2:8-9).

La négation de la divinité de Jésus : Certaines doctrines modernes ou mouvements religieux enseignent que Jésus était un simple homme, un prophète ou un grand enseignant, mais non le Fils de Dieu. Cela contredit les enseignements fondamentaux du christianisme sur la divinité de Christ.

Le légalisme extrême : Cette doctrine impose aux croyants de nombreuses règles et traditions, allant souvent au-delà des enseignements bibliques. Elle peut priver le chrétien de la liberté que Dieu accorde, en favorisant une foi basée sur les œuvres et la conformité aux règles humaines.

Le pélagianisme : Inspiré par les idées de Pélage, cette doctrine enseigne que les êtres humains sont capables de choisir le bien sans l’aide de la grâce de Dieu. Elle minimise la nature pécheresse de l’homme et le besoin de la grâce divine pour le salut.

La réincarnation chrétienne : Bien que contraires aux enseignements bibliques, certaines personnes adoptent des idées de réincarnation et les mélangent avec des concepts chrétiens. La Bible enseigne clairement que « les hommes meurent une seule fois, après quoi vient le jugement » (Hébreux 9.27).

L’universalisme chrétien : Cette doctrine enseigne que tout le monde sera finalement sauvé, indépendamment de la foi en Jésus-Christ ou de la repentance. Elle va à l’encontre des enseignements bibliques sur le salut par la foi en Christ et sur la nécessité de se tourner vers Dieu pour être sauvé.

Le matérialisme chrétien : Cette vision encourage l’accumulation de biens matériels comme signe de bénédiction divine. Elle peut conduire les croyants à centrer leur vie sur la recherche de la richesse plutôt que sur le royaume de Dieu, oubliant l’appel à la simplicité et au service des autres.

La doctrine de l’autosuffisance spirituelle : Cette croyance pousse les croyants à s’appuyer sur eux-mêmes pour grandir spirituellement, négligeant la dépendance au Saint-Esprit. Elle minimise le rôle de la prière, de l’intercession, et de l’action de Dieu dans la vie du croyant.

La sanctification instantanée : Cette doctrine enseigne que la sanctification est un acte unique et instantané, où un chrétien devient entièrement saint en un seul moment. Cela omet l’enseignement biblique selon lequel la sanctification est un processus continu tout au long de la vie chrétienne.

La négligence de la doctrine de la repentance : Certains enseignements modernes omettent l’importance de la repentance, affirmant que la foi seule est suffisante sans besoin de changer de vie ou de confesser ses péchés. Cela s’oppose aux nombreux appels de Jésus et des apôtres à se repentir.

Le rejet de l’Ancien Testament : Certains enseignements affirment que l’Ancien Testament n’a plus aucune valeur pour les chrétiens d’aujourd’hui, négligeant ainsi la cohérence de toute la Bible et la manière dont Jésus et les apôtres s’y référaient.

La foi en soi-même : Cette approche, influencée par la psychologie moderne, insiste sur l’importance de croire en soi plutôt qu’en Dieu, encourageant les croyants à s’appuyer sur leur propre force plutôt que sur la puissance de Dieu.

La doctrine de l’égalitarisme radical : Cette doctrine enseigne que toutes les différences de rôle entre les sexes dans l’Église et la famille sont illégitimes, bien que la Bible présente des rôles et fonctions spécifiques pour les hommes et les femmes dans certains contextes.

L’abolition de toute hiérarchie spirituelle : Cette doctrine refuse toute forme d’autorité ou de structure dans l’Église, alors que la Bible décrit des rôles spécifiques comme ceux de pasteur, d’ancien, ou de diacre, établis pour le bon ordre et l’édification de l’Église.

Le « pragmatisme religieux » : Cette doctrine valorise le succès et l’efficacité au-dessus de la fidélité biblique, en choisissant les méthodes qui « fonctionnent » plutôt que celles basées sur les principes scripturaires. Elle conduit souvent à des compromis doctrinaux au profit de la croissance rapide ou de l’attrait populaire.

Le syncrétisme religieux : Cette pratique consiste à intégrer des éléments de différentes religions (bouddhisme, hindouisme, etc.) dans le christianisme. Cela peut inclure des concepts comme le karma, la méditation transcendantale, ou la réincarnation, qui sont étrangers aux enseignements bibliques.

Le perfectionnisme spirituel : Cette doctrine enseigne que les croyants peuvent atteindre la perfection totale (sans péché) dans cette vie. Bien que la sanctification soit un objectif, cette doctrine crée une pression malsaine et contredit les réalités de la faiblesse humaine reconnues dans les Écritures.

La manipulation spirituelle par la peur : Certains prédicateurs ou leaders utilisent la peur (de l’enfer, des malédictions, etc.) pour contrôler ou manipuler les croyants. Cela peut éloigner les fidèles d’une relation saine et joyeuse avec Dieu, qui repose sur l’amour, la grâce et la vérité.

La méconnaissance de la Trinité : Bien que la Trinité soit un pilier du christianisme, certains groupes enseignent des variantes, soit en insistant excessivement sur l’unité de Dieu au détriment de la distinction des personnes (le modalisme), soit en minimisant la divinité de l’une des trois personnes (comme l’arianisme, qui nie la divinité pleine de Jésus).

La soumission inconditionnelle aux autorités spirituelles : Cette doctrine enseigne que les croyants doivent obéir aux leaders d’église sans poser de questions. Cela peut ouvrir la porte aux abus spirituels et ignorer le rôle de l’Esprit saint en chaque croyant pour discerner la vérité.

La négation de l’appel au témoignage : Certains mouvements encouragent les chrétiens à vivre leur foi en privé, minimisant l’appel à partager l’Évangile. Cela contredit l’ordre de Jésus d’« aller et faire de toutes les nations des disciples » (Matthieu 28.19).

La rédemption par les ancêtres : Certaines croyances modernes enseignent que les croyants peuvent prier ou faire des rituels pour sauver les âmes de leurs ancêtres. La Bible enseigne clairement que le salut est individuel et que chacun doit répondre personnellement à l’appel de Dieu.

Le mépris de la création et de l’environnement : Certains enseignent que, puisque Dieu va créer « un nouveau ciel et une nouvelle terre », la gestion actuelle de l’environnement n’est pas importante. Cependant, la Bible nous confie la gestion responsable de la création.

Le rejet de l’unité du corps de Christ : Certains groupes se considèrent comme le seul vrai groupe de croyants et rejettent tous les autres. Cela va à l’encontre de l’appel à l’unité parmi les chrétiens et de la reconnaissance des autres membres du corps de Christ.

La théologie de la souffrance inutile : Bien que certains chrétiens soient appelés à souffrir pour leur foi, certaines doctrines poussent à rechercher activement la souffrance pour mériter des bénédictions ou une proximité avec Dieu. Cela peut mener à une vision erronée de la grâce de Dieu.

Le « minimalisme spirituel » : Cette tendance enseigne que seuls les croyants « simples » ou « peu impliqués » seront agréables à Dieu, rejetant l’engagement et l’obéissance active, alors que la Bible encourage une foi vivante et engagée.

Préparez-vous parce que bientôt Jésus reviendra

Voici un message qui nous semble familier. Une phrase que nous avons entendue si souvent. Parfois même, nous en venons à nous demander si effectivement Jésus reviendra. 

Dans la Bible, il n’y a aucune promesse qui ont été faites dans le passé qui n’ont pas été accomplis au moment choisi par Dieu. Chacune d’elles s’est réalisée exactement comme Dieu l’avait prévu. Que ce soit la promesse de sa première venue qui fut prophétisée par plusieurs prophètes de l’Ancien Testament et cela même plusieurs centaines d’années auparavant. 

Ainsi, la promesse du retour de Jésus s’accomplira au temps marqué par Dieu lui-même. Jésus a dit: « Il ne vous appartient pas de connaître les temps et les moments que le Père a fixés de sa propre autorité. » (Actes 1.7) Dieu a fixé un temps pour le retour de Jésus, cependant, nous ne pouvons pas connaître ce temps parce que celui-ci est le moment choisi par Dieu lui-même. Il est aussi écrit ces paroles de Jésus dans le livre de Matthieu « Quant au jour et à l’heure où cela se produira, personne ne les connaît, ni les anges du ciel, ni même le Fils ; personne, sauf le Père, et lui seul. » (Matthieu 24.36) Seulement Dieu connaît le moment que Jésus reviendra. Ce n’est pas à nous de connaître ce temps.

Pourtant, depuis des siècles, des gens ont bien tenté de déterminer le moment du retour de Jésus. Ils ont, par toutes sortes de calculs et de déductions, essayé de déterminer une date. Plus encore, ils ont aussi annoncé ce moment avec une certitude déconcertante. Toutes ces spéculations ne tiennent pas de la foi, mais plutôt de la folie. Tenter de déterminer une date alors qu’il est clairement établi, dans la Bible, que nous ne pouvons pas savoir. C’est en quelque sorte un manque de respect flagrant pour Dieu et sa volonté. C’est aussi un manque de sagesse indéniable. Mais, également, un péché contre Dieu soit de ne pas respecter sa Parole et sa volonté. 

Nous vivons encore aujourd’hui la même chose avec les différentes doctrines du retour de Jésus chacune d’elles prédisant un moment pour le retour du Seigneur Jésus. Quelle folie que de penser et d’agir ainsi ! Pour les prétribulationnistes, Jésus reviendra avant la période des tribulations. Une période dont nous ignorons quand celle-ci va commencer. Mais par toutes sortes de manipulation de passages bibliques tirés hors de leur contexte, ceux-ci tentent de prouver que leur moment est le plus juste.

Ensuite, ceux qui prônent un retour de Jésus au milieu de la période des tribulations font également toutes sortes de déductions et avancent un moment basé sur leur propre compréhension des prophéties bibliques. Sans grande sagesse, ils induisent les gens dans l’erreur leur donnant de faux espoirs. Parce que ces deux fausses doctrines ne font que prédire un moment où Jésus reviendra pour tenter de convaincre les gens qu’ils ne souffriront pas dans ce monde.

Encore une fois, ce n’est pas ce que la Bible nous a dit. L’apôtre Paul a clairement mentionné que: « c’est au travers de beaucoup de souffrances qu’il nous faut entrer dans le royaume de Dieu. » (Actes 14.22) S’il y en a un qui a véritablement souffert pour Christ dans son ministère, c’est bien l’apôtre Paul.

La souffrance fait partie de la vie des croyants. Jésus va dire: « S’ils m’ont persécuté, ils vous persécuteront vous aussi ». (Jean 15.20) Ces deux faux enseignements tentent de faire croire aux chrétiens qu’ils n’auront pas à souffrir dans ce monde ce qui est complètement faux. Cependant, les croyants faibles et mal affermis ayant peu de connaissances des écritures s’accrochent à ces mensonges croyant qu’ils sont la vérité de la Parole de Dieu. 

Les moments qui vont précéder le retour de Jésus seront un temps de grandes souffrances pour les croyants. Alors que l’antichrist déferlera toute sa haine sur les chrétiens pour leur faire renier leur Dieu. En contrepartie, les non croyants jouiront d’une vie d’aisance dans ce bas monde. Mais combien sera grande leur détresse le jour où ils devront passer en jugement devant le Seigneur Jésus. 

Plusieurs croyants vont abandonner la foi par crainte de souffrir ou encore de la mort. Ainsi, pour conserver leur vie sur cette terre, ils vont accepter toutes les conditions que l’homme de la révolte va leur imposer. Pourtant Jésus disait tout le contraire dans ce passage : « Car celui qui est préoccupé de sauver sa vie la perdra ; mais celui qui perdra sa vie à cause de moi, la retrouvera. »  (Matthieu 16.25) Ceux qui seront prêts à mourir pour le Seigneur Jésus auront la vie éternelle.

Certains objectent en disant: « Certainement pas moi, je suis prêt à mourir pour Christ. » Attention à ce que vous dites. Parce que la Bible nous mentionne que ce sera un temps d’épreuves sans précédent lorsqu’elle dit par la bouche même du Seigneur Jésus: « Car à ce moment-là, la détresse sera plus terrible que tout ce qu’on a connu depuis le commencement du monde ; et jamais plus, on ne verra pareille souffrance. » (Matthieu 24.21) 

Maintenant, ceux qui prônent un enlèvement avant ou pendant la période des tribulations ne font que vous mentir en vous regardant droit dans les yeux. Il y en a beaucoup en ce moment dans le monde chrétien. Ils ont déformé la Parole de Dieu pour vous leurrer. Cessez de les écouter et faites vous-même vos recherches. Vous allez découvrir que la vérité ne se trouve pas dans la bouche de ces messagers de fausses nouvelles. De même, la notoriété n’est pas un gage non plus de conformité à la Parole de Dieu.

Le temps est venu de mettre notre vie en règle avec le Seigneur Jésus. Nous ne pouvons plus continuer de vivre une vie de compromis et de laisser aller. Il nous faut nous préparer pendant qu’il est encore temps. Comment pouvons-nous nous préparer ? Nous pouvons nous préparer par l’obéissance à la Parole de Dieu. Commencer par obéir. C’est la meilleure chose qu’un croyant puisse faire. L’obéissance au commandement de Jésus est la priorité absolue pour chaque enfant de Dieu. 

Puis, ensuite, persévérer dans l’obéissance. Faites tout ce que Jésus vous dira. Aller où il vous dit d’aller. Dites ce qu’il vous dit de dire. Faites ce qu’il vous dit de faire. Prenez votre appui dans la Parole de Dieu et non pas dans vos sentiments. La Parole de Dieu est un appui ferme, un rock solide. Chaque fois que Jésus vous donne un commandement, appliquez-le dans votre vie sans hésitation et avec circonspection de tout votre cœur à obéir sans compromis aux commandements de Jésus. Ainsi, vous serez à même de pouvoir tenir ferme dans ce monde qui sera dirigé par l’antichrist. Dans ce monde qui voudra éradiquer de la terre tous les croyants. Ce ne sera pas des temps de réjouissance pour les croyants, mais ceux-ci gouteront la réjouissance au retour de Jésus lorsqu’ils seront unis à lui pour l’éternité. À travers la souffrance, lorsqu’ils verront se déferler la colère de Dieu sur les habitants de la terre, ils sauront que Dieu les protégera sous son aile jusqu’au retour du Seigneur Jésus. Ce sera leur seule espérance et la source inépuisable de foi pour les aider à persévérer.

En conclusion, il est capital de ne pas se laisser emporter par les spéculations et les faux enseignements concernant le retour de Jésus. La Parole de Dieu est claire : seul le Père connaît le moment exact de cet événement glorieux. Nous devons nous concentrer sur l’obéissance à ses commandements, persévérer dans notre foi et préparer nos cœurs pour être prêts lorsque ce jour viendra. N’oublions pas que les souffrances de cette vie ne sont rien en comparaison de la gloire qui nous attend. Soyons fermes, vigilants et confiants en la promesse du Seigneur, sachant que son retour s’accomplira en son temps parfait et cela même si nous devons passer par un temps d’épreuves sans précédent.