La séduction grandit : restez vigilants, affermissez-vous dans la vérité

Nous faisons face à une montée de la séduction spirituelle, souvent déguisée en vérité, qui menace l’Église. Jésus avertit de la nécessité de vigilance face aux mensonges. La clé du discernement réside dans l’amour de la vérité et l’engagement envers l’Évangile. Un enracinement dans la Parole de Dieu est essentiel pour rester ferme face à cette séduction croissante.

Chers lecteurs, nous entrons dans une saison où la séduction spirituelle devient de plus en plus subtile, de plus en plus persuasive, et de plus en plus répandue. Ce n’est pas une impression, ni une exagération. C’est une réalité annoncée par Jésus lui-même. Il n’a pas dit que l’Église traverserait seulement des difficultés visibles, mais aussi une montée du mensonge, déguisé en lumière. Jésus a averti clairement : « Faites bien attention que personne ne vous induise en erreur. » (Matthieu 24.4).

Ce premier avertissement ne porte pas sur les guerres, ni sur les famines, ni sur les catastrophes, mais sur l’égarement. Autrement dit, avant même les secousses du monde, il y aura un danger plus grand encore : celui d’être trompé.

Et ce danger ne viendra pas forcément de l’extérieur, mais souvent de l’intérieur, au milieu du langage chrétien, du vocabulaire biblique, et d’une apparence de piété. Le mensonge le plus dangereux n’est pas celui qui attaque frontalement la vérité, mais celui qui l’imite, qui l’adoucit, qui la mélange, et qui finit par la remplacer.

La Bible dit que, dans les derniers temps, plusieurs « s’écarteront de la foi » en se laissant séduire par « des esprits trompeurs » et des enseignements inspirés par le mensonge (1 Timothée 4.1). La séduction ne consiste pas seulement à nier Dieu. Elle consiste à altérer l’Évangile, à déformer la Parole, à déplacer Christ du centre, à nourrir la chair, et à endormir les consciences.

C’est pourquoi l’appel de Dieu pour son peuple n’a jamais été : « Soyez impressionnés », mais : « Soyez sobres et vigilants ». Pierre écrit : « Faites preuve de modération et soyez vigilants. » (1 Pierre 5.8). La vigilance n’est pas de la peur. C’est de la maturité. C’est une posture d’amour pour Dieu, parce que celui qui aime la vérité refuse d’être trompé.

Comment discerner la séduction ? La Parole nous donne une clé simple : tout ce qui éloigne de la vérité de Christ, tout ce qui affaiblit la croix, tout ce qui remplace la repentance par une spiritualité confortable, tout ce qui flatte au lieu de transformer, tout ce qui promet sans appeler à l’obéissance, tout ce qui cherche l’enthousiasme sans la sainteté, doit être examiné avec sérieux.

L’apôtre Paul dit que certaines personnes « sont restés fermés à l’amour de la vérité qui les aurait sauvés » (2 Thessaloniciens 2.10). Cette phrase est solennelle. Elle montre que le discernement ne dépend pas seulement de l’intelligence, mais du cœur. Aimer la vérité, c’est préférer être repris plutôt que flatté. C’est vouloir être corrigé plutôt que conforté. C’est choisir la lumière, même quand elle expose nos compromissions.

Et si la séduction augmente, la réponse de Dieu n’est pas l’agitation, mais l’enracinement. Paul disait à Timothée : « reste attaché à tout ce que tu as appris et reçu avec une entière conviction » (2 Timothée 3.14). Le monde change, les tendances passent, les discours se multiplient, mais la vérité demeure. Celui qui s’affermit dans la Parole ne sera pas emporté par chaque vague.

Frères et sœurs, notre génération n’a pas besoin de plus de sensations. Elle a besoin de plus de vérité. Elle n’a pas besoin d’un christianisme plus léger. Elle a besoin d’un christianisme plus profond. Elle n’a pas besoin d’une Église séduite par la foule. Elle a besoin d’une Église embrasée par la présence de Dieu et fondée sur l’Écriture.

C’est le moment de revenir à la Bible, non pas comme un texte qu’on cite pour se justifier, mais comme une Parole vivante qui nous juge, nous redresse, nous purifie et nous fortifie. C’est le moment de prier avec sérieux, de marcher dans la crainte de Dieu, de refuser les compromis, de rejeter tout enseignement qui ne mène pas à Christ, et de demeurer fermes dans la vérité, même si cela coûte et surtout de s’examiner soigneusement pour constater le vieux levain.

Car la séduction va croissante, mais la fidélité aussi peut grandir. Le mensonge se multiplie, mais la lumière de Christ demeure. Et au milieu de la confusion, Dieu se prépare un peuple enraciné, lucide, sanctifié, et inébranlable.

« Tenez-vous donc en éveil, puisque vous ignorez quel jour votre Seigneur viendra » (Matthieu 24.42).

Que le Seigneur ouvre nos yeux, affermisse nos cœurs, et fasse de nous des témoins fidèles, attachés à Jésus-Christ, jusqu’à la fin.

Le biais d’ancrage – Partie 2

Le texte aborde la déracinement des faux ancrages spirituels liés au biais d’ancrage. Pour se libérer, il faut reconnaître la source des mensonges, remplacer ces mensonges par la vérité biblique, et renouveler son esprit par la Parole et l’obéissance. Le suivi de la vérité de Dieu conduit à la transformation et à la liberté spirituelle.

Comment déraciner les faux ancrages spirituels

Nous avons vu, dans la partie 1, que le biais d’ancrage est cette tendance à rester attaché à une première idée, même lorsqu’elle est fausse. Mais ce phénomène n’est pas seulement psychologique. Il possède également une dimension profondément spirituelle. Beaucoup de croyants marchent avec des ancrages qui ne viennent pas de Dieu. Ce sont de fausses images du Père, des traditions humaines, des doctrines non fondées sur la Parole. Pourtant, la bonne nouvelle est que Jésus est venu pour renouveler nos pensées. Éphésiens 4.23-24 nous appelle à être « renouvelés quant à notre esprit et notre intelligence » et à nous revêtir « de l’homme nouveau », formé selon la vérité de Dieu.

Dans cette deuxième partie, nous examinerons trois principes bibliques essentiels pour déraciner les faux ancrages spirituels : reconnaître la source du mensonge, remplacer le mensonge par la vérité, et renouveler son esprit par la Parole et l’obéissance.

1. Reconnaître la source du mensonge

La première étape vers la liberté consiste à discerner d’où vient le mensonge qui nous a conduits à construire un ancrage faux. Jésus déclare dans Jean 8.44 que le diable « ne se tient pas dans la vérité » et qu’il est « le père du mensonge ». Tout mensonge spirituel possède donc une origine. Il vient de l’ennemi, qui cherche à altérer notre perception de Dieu. Tant que cette racine n’est pas identifiée, nous demeurons prisonniers de l’illusion.

On le voit clairement lorsque Pierre tente de détourner Jésus de la croix. Le Seigneur discerne immédiatement la source de cette suggestion : « Arrière, Satan ! » (Matthieu 16.23). Pierre croyait parler par amour, mais une fausse conception de la mission du Messie influençait ses pensées. De même aujourd’hui, un croyant peut penser : « Si je souffre, c’est que Dieu m’a abandonné », alors que cette pensée vient du diable et non du Père, qui utilise même la souffrance pour nous rapprocher de Lui.

Christine Caine écrit : « Le diable veut que tu doutes de la bonté de Dieu, car il sait que la foi s’éteint là où la confiance en Dieu disparaît. » Paul ajoute : « …pour ne pas laisser Satan prendre l’avantage sur nous » (2 Corinthiens 2.11). Jésus, quant à lui, a toujours reconnu la voix du Père au milieu des voix trompeuses. L’épreuve du désert en est un parfait exemple.

Question pour le lecteur : y a-t-il dans votre vie une pensée que vous n’avez jamais remise en question, mais qui pourrait être un mensonge spirituel ?

2. Remplacer le mensonge par la vérité

Identifier le mensonge n’est qu’un début. Pour être réellement libéré, il faut le remplacer par la vérité de la Parole. Il ne suffit pas de décider : « Je ne veux plus penser cela. » L’esprit doit être nourri par la vérité divine jusqu’à ce qu’elle devienne notre nouveau repère. Jésus dit : « Ta Parole est la vérité » (Jean 17.17).

Lorsque le diable tente Jésus dans le désert, il manipule les Écritures, présentant des demi-vérités séduisantes. Jésus refuse cette altération subtile et répond chaque fois : « Il est écrit ». Il n’ajoute rien, ne nuance rien, ne reformule rien. Il s’appuie entièrement sur la Parole du Père, et c’est ainsi qu’il remporte la victoire.

De la même manière, une femme ayant longtemps cru qu’elle n’avait aucune valeur a vu son identité transformée en méditant le Psaume 139.14. La vérité a remplacé le mensonge, et sa perception d’elle-même a été renouvelée. Louie Giglio résume bien cette dynamique lorsqu’il dit : « Le diable connaît ton nom, mais il t’appelle par ton péché. Dieu connaît ton péché, mais il t’appelle par ton nom. »

Paul nous exhorte : « Que tout ce qui est vrai… soit l’objet de vos pensées » (Philippiens 4.8). Beaucoup de croyances erronées persistent simplement parce qu’elles ont été ancrées tôt dans notre vie spirituelle. Par exemple, l’idée que Jésus reviendrait deux fois : aucune Écriture ne l’affirme, mais des milliers de croyants l’ont intégré comme une vérité. Lorsqu’on revient à la Parole, ce biais d’ancrage disparaît.

Jésus lui-même est la Vérité incarnée. Là où il demeure, le mensonge ne peut subsister.

3. Renouveler son esprit par la Parole et l’obéissance

Le renouvellement de l’esprit est un processus constant. Le croyant apprend jour après jour à penser comme Christ et à marcher dans l’obéissance. Paul écrit : « Soyez transformés par le renouvellement de votre intelligence » (Romains 12.2). Josué reçoit un commandement similaire : méditer continuellement la Parole afin de marcher dans la volonté de Dieu (Josué 1.8).

Ce renouvellement est progressif. Un homme ayant grandi dans une fausse doctrine a vu sa vision de Dieu complètement transformée simplement en lisant chaque matin un chapitre des Évangiles, puis en priant pour comprendre. Ce n’est pas la connaissance seule qui l’a changé, mais l’obéissance quotidienne à la vérité.

Craig Groeschel affirme : « Nos vies vont toujours dans la direction de nos pensées les plus fortes. Si nous changeons notre manière de penser, nous changeons notre vie. » Jacques nous rappelle aussi que la Parole doit être mise en pratique, sans quoi nous nous trompons nous-mêmes (Jacques 1.22).

Jésus n’a pas seulement enseigné la Parole : il l’a incarnée. Le suivre, c’est apprendre à vivre dans la vérité, pas seulement à la connaître.

Question pour le lecteur : votre esprit se nourrit-il davantage de la Parole de Dieu ou des paroles des hommes ?

Conclusion

Le Saint-Esprit veut nous conduire dans une rééducation spirituelle profonde. Il veut déraciner les fausses pensées, guérir nos perceptions et rétablir la vérité dans nos cœurs. Au fil des années, nous avons tous été influencés par des éléments qui ne venaient pas de la Parole de Dieu. Ces biais d’ancrage façonnent notre manière de penser, de parler et de nous comporter. Il est donc nécessaire de revenir à la Parole, de rejeter les ancrages falsifiés et de nous laisser transformer.

Dieu dit : « Vos pensées ne sont pas mes pensées » (Ésaïe 55.8-9). La transformation commence lorsque nous osons prier humblement : « Seigneur, renouvelle mon intelligence. Détache mon esprit des anciens ancrages. Que ta vérité soit mon seul fondement. »

Car seule la vérité de Christ nous rend réellement libres : « Si donc c’est le Fils qui vous donne la liberté, alors vous serez vraiment libres » (Jean 8.36).

Le biais d’ancrage – Partie 1

Ce texte explore l’impact du biais d’ancrage sur notre compréhension de Dieu et de la Bible. Il souligne comment les premières impressions et croyances erronées façonnent nos pensées et comportements spirituels, souvent en contradiction avec la vérité révélée. Il appelle à un examen critique des croyances afin de renouveler notre esprit selon la Parole de Dieu.

Quand la première impression devient une forteresse intérieure

Il est étonnant de constater à quel point la première chose que nous croyons peut façonner tout le reste de notre pensée. Il suffit d’une idée reçue dans notre enfance, d’un enseignement entendu à l’église, dans un livre ou encore d’une expérience marquante pour que se forme en nous un ancrage mental solide. Cet ancrage influence ensuite notre manière de voir Dieu, la Bible et même nous-mêmes, parfois pour toute la vie.

Pourtant, Dieu ne veut pas que notre foi repose sur des impressions initiales ni sur des traditions humaines, mais sur la vérité révélée dans sa Parole. Jésus l’a affirmé : « Vous connaîtrez la vérité, et la vérité fera de vous des hommes libres » (Jean 8.32). À l’inverse, les ancrages erronés font de nous des esclaves du mensonge. C’est pourquoi nous devons apprendre à reconnaître ces biais : ces fausses certitudes qui nous empêchent d’accueillir la lumière nouvelle que Dieu veut nous révéler.

Dans ce message, nous verrons ce qu’est le biais d’ancrage, comment il agit dans notre cerveau et comment il influence notre vie quotidienne et notre vie spirituelle.

Définition du biais d’ancrage

Le biais d’ancrage est un mécanisme cognitif selon lequel la première information reçue devient une référence intérieure difficile à déplacer. Même si cette information est erronée, elle continue d’influencer notre jugement, nos émotions et nos croyances. Un seul mensonge peut ainsi ancrer une pensée qui détournera toute une génération.

Pensons, par exemple, à une personne à qui l’on a enseigné très tôt que Dieu punit le moindre écart. Même après avoir entendu parler de la grâce, elle restera profondément marquée par cette image. Son cœur associera spontanément Dieu à la peur plutôt qu’à l’amour. John Bevere résume bien cette réalité lorsqu’il écrit : « Ce que nous croyons sur Dieu détermine tout dans notre vie : nos décisions, nos priorités et notre manière d’aimer. »

Pourtant, la Bible nous appelle au renouvellement de notre intelligence : « Ne prenez pas comme modèle le monde actuel, mais soyez transformés par le renouvellement de votre intelligence » (Romains 12.2). C’est précisément pour cela que Jésus est venu : pour détruire les fausses images de Dieu que le diable avait ancrées dans nos esprits. En révélant le vrai visage du Père, il a pu déclarer : « Celui qui m’a vu a vu le Père » (Jean 14.9).

Dès lors, une question demeure : quelle première image de Dieu influence encore aujourd’hui nos croyances ?

Comment le biais d’ancrage agit dans le cerveau

Lorsque nous recevons une information, notre cerveau cherche immédiatement à lui donner du sens. Il crée un schéma mental stable qui servira par la suite de filtre. Toute information nouvelle qui contredit ce schéma sera spontanément minimisée, écartée, déformée et combattue. C’est ainsi qu’une idée incorrecte, un concept erroné ou une fausse doctrine peut devenir une véritable forteresse intérieure.

Les pharisiens illustrent parfaitement ce mécanisme. Leur conception du Messie était fixe. Ils attendaient un roi puissant, un libérateur politique, un conquérant. Cette conception fausse les a conduits à rejeter Jésus : « Nous n’avons pas d’autre roi que César » (Jean 19.15). Elle les a empêchés de comprendre la croix, puisque pour eux un Messie crucifié était inconcevable. Leur espérance terrestre devint leur piège spirituel.

Jésus est venu humble et doux, mais leur schéma mental était tellement enraciné qu’ils ne pouvaient pas le reconnaître : « Il est venu chez lui, et les siens ne l’ont pas accueilli » (Jean 1.11).

On observe le même phénomène aujourd’hui. Un enfant élevé dans une église où l’on enseigne que la prospérité matérielle est le signe de la bénédiction divine aura beaucoup de difficulté à accepter que l’apôtre Paul, pourtant fidèle serviteur du Christ, ait vécu dans la pauvreté et la souffrance. Son cerveau cherchera à rejeter cette tension, alors qu’elle est pourtant une vérité biblique fondamentale. Jackie Hill Perry écrit : « Dieu veut renouveler notre esprit, mais nous préférons nos anciennes pensées. »

C’est pour cela que Paul nous appelle à combattre non pas seulement des influences extérieures, mais aussi nos raisonnements intérieurs : « Car les armes avec lesquelles nous combattons ne sont pas simplement humaines ; elles tiennent leur puissance de Dieu qui les rend capables de renverser des forteresses. Nous renversons les faux raisonnements et tout ce qui s’élève contre la connaissance de Dieu, et nous faisons prisonnière toute pensée pour l’amener à obéir à Christ » (2 Corinthiens 10.4-5).

Ces pensées captives sont nos biais d’ancrage : nos faux concepts, nos demi-vérités, nos interprétations incorrectes de doctrines que l’on croyait pourtant bibliques. Jésus, tout au long de son ministère, a confronté ces raisonnements religieux. Par sa Parole, il brisait des forteresses mentales et ouvrait les cœurs à la vérité.

Sommes-nous prêts à laisser le Saint-Esprit démolir certaines forteresses intérieures afin de nous amener à une compréhension plus juste de sa Parole ?

Des exemples concrets dans la vie quotidienne et spirituelle

Le biais d’ancrage est présent partout. Nous le retrouvons dans la publicité, dans la justice, dans l’opinion publique et même dans la théologie. Dans la vie chrétienne, il devient particulièrement dangereux, car une doctrine apprise trop vite peut orienter une vie spirituelle entière dans une mauvaise direction.

C’est pourquoi nous devons constamment vérifier, comme le recommande la Parole, si ce qu’on nous enseigne correspond réellement à la vérité biblique. Dans mon propre ministère, je constate chaque jour combien de choses présentées dans les vidéos, les conférences ou les prédications ont l’apparence de la vérité, mais pas la substance.

Les disciples eux-mêmes ont été victimes d’un biais d’ancrage. Ils croyaient que le royaume de Dieu se manifesterait immédiatement, de manière visible et glorieuse. C’était l’enseignement traditionnel des rabbins. Ainsi, les disciples d’Emmaüs dirent : « Nous avions espéré qu’il était celui qui devait délivrer Israël » (Luc 24.21). Et juste avant l’ascension, ils demandèrent encore : « Seigneur, est-ce à ce moment-là que tu rendras le royaume à Israël ? » (Actes 1.6).

Chaque fois, Jésus corrigea leur compréhension. Aux disciples d’Emmaüs, il expliqua que le Royaume passait d’abord par la croix et la résurrection. À ses disciples, avant son ascension, il affirma qu’il ne leur appartenait pas de connaître les temps, puis il les ramena vers la mission spirituelle.

Pourtant, ce premier ancrage, l’attente d’un royaume terrestre, a continué d’influencer l’Église pendant des siècles. Encore aujourd’hui, beaucoup de croyants attendent un règne terrestre de Jésus à Jérusalem durant mille ans. C’est l’exemple d’un biais d’ancrage puissant et très répandu.

Il en va de même lorsque l’on enseigne dès le départ qu’un enlèvement secret aura lieu avant la tribulation. Il devient alors presque impossible pour un croyant d’accepter que Jésus ait dit : « Je ne te demande pas de les retirer du monde, mais de les préserver du mal » (Jean 17.15). L’ancrage initial déforme la lecture du texte. Francis Chan résume bien ce phénomène : « Le problème n’est pas l’absence d’information, mais la présence de mensonges crus comme des vérités. »

Je l’ai vécu moi-même. On m’avait enseigné que Jésus reviendrait pour régner mille ans à Jérusalem. Lorsque j’ai commencé à étudier d’autres explications, tout en restant dans les Écritures, mon biais d’ancrage s’est immédiatement opposé à ces nouvelles perspectives. Je rejetais ces idées parce qu’elles contredisaient l’enseignement reçu. Toutefois, plus je lisais, plus je découvrais les incohérences bibliques de ce que j’avais toujours cru. J’ai dû admettre que j’avais été trompé. Les explications tirées des Écritures que je découvrais étaient beaucoup plus cohérentes et sans contradiction. Paul Washer dit avec justesse : « Une fausse doctrine est un mensonge confortablement attaché à un cœur résistant. »

La Bible nous invite à faire comme les Béréens, qui « examinaient chaque jour les Écritures pour voir si ce qu’on leur disait était juste » (Actes 17.11). Jésus lui-même ramenait constamment ses auditeurs à l’Écriture. Il n’a jamais bâti sa doctrine sur des traditions humaines. Le récit de l’homme riche et de Lazare, dans lequel Jésus utilise dix éléments contraires à la Bible, illustre bien comment il dénonçait les croyances non scripturaires de son époque. Pourtant, à travers les siècles, beaucoup ont utilisé ce récit comme un enseignement doctrinal, créant des biais d’ancrage encore présents aujourd’hui.

Dès lors, une question essentielle se pose : votre premier ancrage vient-il de la Parole de Dieu ou d’une tradition humaine ? Avant de rejeter une idée contraire à ce que vous avez reçu, prenez toujours le temps d’examiner les Écritures. Ce que vous pensez être biblique l’est-il réellement ? Ce qu’on vous enseigne aujourd’hui, et qui contredit vos croyances, est-ce conforme à l’Écriture ? Celui qui se soumet à cet examen deviendra plus mature et moins facilement entraîné « par tout vent de doctrine » (Éphésiens 4.14).

Conclusion : sortir des ancrages pour revenir à la vérité

Le biais d’ancrage n’est pas seulement un concept psychologique. C’est une réalité spirituelle profondément enracinée dans l’Église. Combien de croyants expriment des « convictions » qui ne reposent pas sur la Parole de Dieu ! Ce ne sont pas des convictions bibliques, mais des ancrages. Ils croient sincèrement posséder la vérité, alors qu’ils répètent simplement ce qu’ils ont entendu.

Malheureusement, leur esprit bloque toute nouvelle idée qui contredit ces ancrages. Ils deviennent captifs d’un concept non biblique tout en pensant être fidèles à l’Écriture. Satan a toujours utilisé la première impression pour semer le doute sur la vérité. Mais Jésus est venu pour libérer notre esprit et renouveler notre intelligence.

Ne restons pas attachés à nos anciens repères, même s’ils nous rassurent. Osons dire au Seigneur : « Seigneur, je veux que ta Parole soit mon seul ancrage. Déracine les mensonges, et plante en moi la vérité qui affermit. »

Ensuite, mettons-nous sérieusement à l’œuvre pour vérifier si ce que nous croyons est réellement biblique. « Conduis-moi dans ta vérité et instruis-moi ; car tu es le Dieu de mon salut, en toi j’espère chaque jour » (Psaume 25.5). Comme les Béréens, examinons les Écritures avec humilité avant de rejeter quoi que ce soit qui contredit nos ancrages.

Avec un cœur docile, un esprit ouvert et un profond respect pour la Parole de Dieu, nous pouvons revenir à la vérité pure de l’Écriture.

Lettre à l’Église de Sardes (Apocalypse 3.1-6)

La lettre adressée à l’Église de Sardes met en lumière une communauté vivante en apparence, mais mourante spirituellement. Christ exhorte à la vigilance, au souvenir et à la repentance. Malgré l’état affaibli de l’Église, quelques fidèles restent purs et seront récompensés, soulignant l’importance du véritable engagement spirituel.


Introduction : Une réputation trompeuse

Parmi les sept lettres adressées aux Églises d’Asie, celle à Sardes se distingue par son ton sévère. Ici, point de persécution ni de faux enseignements massifs, mais un constat alarmant : cette Église a l’apparence de la vie, mais elle est morte.

Sardes incarne ces communautés actives en surface, mais éteintes dans leur relation avec Dieu. C’est une lettre capitale, car elle dévoile le danger d’une foi qui survit sans vibrer, d’une structure sans souffle.

Ce message n’est pas un simple blâme : il est un appel à revenir à l’essentiel. À se souvenir. À se redresser. À revivre.

1. L’identité de Christ : Le Maître de l’Esprit et des Églises (v.1a)

« A l’ange de l’Eglise qui est à Sardes, écris : « Voici ce que dit celui qui a les sept esprits de Dieu et les sept étoiles : »

Jésus se présente comme celui qui possède la plénitude de l’Esprit (voir Ésaïe 11.2) et détient les étoiles, c’est-à-dire les messagers des Églises. Lui seul peut diagnostiquer l’Église, car il la sonde avec le regard de l’Esprit. Lui seul peut aussi la restaurer.

Cette introduction nous rappelle que la vie spirituelle ne vient ni des activités, ni des structures, mais de la présence du Saint-Esprit. C’est lui qui vivifie, qui révèle, qui réveille.

2. Le diagnostic : Une illusion de vitalité (v.1b-2)

« Je connais ta conduite, je sais que tu passes pour être vivant, mais tu es mort. 2 Deviens vigilant, raffermis ceux qui restent et qui étaient sur le point de mourir. Car je n’ai pas trouvé ta conduite parfaite devant mon Dieu. »

Le constat est abrupt. Sardes a une réputation. Elle donne l’impression d’être active, peut-être même exemplaire. Mais aux yeux de Christ, elle est morte. Il reste peut-être quelques traces de vie, mais elles s’éteignent.

Les œuvres ne suffisent pas. Quand elles ne sont plus portées par une foi sincère et une communion avec l’Esprit, elles perdent leur valeur. Il faut affermir ce qui subsiste, ranimer ce qui peut encore l’être.

Là où l’on croit aller bien, l’Esprit peut venir frapper : pas pour nous condamner, mais plutôt pour nous réveiller.

3. L’appel à la vigilance et à la mémoire (v. 3)

« Rappelle-toi donc comment tu as reçu et entendu la Parole : Obéis et change ! Car, si tu n’es pas vigilant, je viendrai comme un voleur et tu n’auras aucun moyen de savoir à quelle heure je viendrai te surprendre. »

Le remède n’est pas une stratégie nouvelle, mais un retour aux fondations. Se souvenir, garder, se repentir : trois mouvements essentiels. Le Christ appelle son Église à réintégrer la parole vivante, à retrouver le zèle des débuts.

Il y a une urgence : si elle ne se réveille pas, sa chute sera soudaine. « Comme un voleur ». L’avertissement est clair : Christ n’habite pas les lieux où l’on s’endort.

4. Un reste fidèle (v. 4)

« Cependant, tu as à Sardes quelques personnes qui n’ont pas sali leurs vêtements ; elles marcheront avec moi en vêtements blancs, car elles en sont dignes. »

Même dans une Église affaiblie, Dieu discerne les cœurs fidèles. Ceux qui marchent avec lui, sans compromis. Ceux-là recevront les vêtements blancs, signes de pureté et de communion.

Le chemin de la fidélité est parfois solitaire. Mais il est vu et reconnu. Qui plus est, il est promis à la récompense. Il suffit parfois de quelques cœurs résolus pour que la flamme reprenne.

5. La promesse aux vainqueurs (v. 5-6)

« Le vainqueur portera ainsi des vêtements blancs, je n’effacerai jamais son nom du livre de vie, je le reconnaîtrai comme mien en présence de mon Père et de ses anges. 6 Que celui qui a des oreilles écoute ce que l’Esprit dit aux Eglises. »

Ceux qui persévèrent auront leur nom confirmé dans le livre de vie. Ils seront reconnus par Christ devant le Père. La fidélité cachée sur terre sera proclamée dans le ciel.

Il n’y a pas de promesse plus grande que celle d’entendre notre nom prononcé par le Seigneur lui-même.

Conclusion : De l’illusion à la vérité

L’Église de Sardes nous invite à nous poser une question sobre : paraissons-nous vivants ou le sommes-nous vraiment ?

Le Seigneur appelle son Église non à faire plus, mais à revenir à lui. Se souvenir, garder, se repentir et veiller.

Dans le silence du cœur fidèle, une étincelle peut jaillir. Et cette étincelle, embrasée par l’Esprit, peut réveiller tout un peuple.

Introduction : L’éveil du Kundalini et son influence néfaste dans l’Église aujourd’hui

Depuis plusieurs décennies, un phénomène inquiétant s’est répandu dans certaines églises charismatiques et pentecôtisantes. Des manifestations spectaculaires, souvent attribuées au Saint-Esprit, se produisent sans contrôle : tremblements incontrôlables, chutes en arrière sous l’imposition des mains, rires hors contrôle, cris d’animaux, états de transe, sensations de chaleur intense et ivresse spirituelle. Bien que ces expériences soient présentées comme des preuves de la présence et de la puissance divine, elles ne trouvent aucun fondement biblique.

Dans les quatre prochains articles, nous examinerons ces phénomènes, on remarquera des similitudes frappantes avec les manifestations observées lors de l’éveil du Kundalini, un concept issu de l’hindouisme et du yoga. Cette pratique mystique prétend éveiller une énergie spirituelle latente, représentée comme un serpent enroulé à la base de la colonne vertébrale, qui s’élève à travers les chakras jusqu’à la nuque de la personne en provoquant divers phénomènes physiologiques et psychiques. Mais cette expérience, bien qu’impressionnante, est-elle véritablement d’origine divine ?

Ce mélange subtil entre des manifestations d’origine ésotérique et des pratiques charismatiques modernes pose un grave problème de discernement spirituel. Si certaines églises attribuent ces phénomènes au Saint-Esprit, il est essentiel de poser une question cruciale : ces manifestations sont-elles en accord avec la Bible et le caractère de Dieu ?

Nous vivons une époque où l’expérience émotionnelle et mystique prend souvent le pas sur la vérité biblique. Beaucoup de croyants recherchent des sensations spirituelles fortes c’est-à-dire des expériences, ce que leur offre la Nouvelle Réforme Apostolique, plutôt qu’une relation authentique avec Jésus-Christ. Cet engouement pour le spectaculaire ouvre la porte à des influences spirituelles étrangères à la foi chrétienne. Cette situation soulève des questions fondamentales :

  • Comment l’influence du Kundalini a-t-elle pénétré dans certaines églises ?
  • Quels sont les signes permettant de discerner ces manifestations ?
  • Que dit la Bible à ce sujet ?
  • Comment reconnaître la véritable œuvre du Saint-Esprit et éviter les pièges des expériences mystiques trompeuses ?

Ces interrogations sont d’autant plus importantes que la Bible nous avertit de la présence de faux prophètes et de signes trompeurs dans les derniers temps. Jésus lui-même déclare : « Car il s’élèvera de faux Christs et de faux prophètes ; ils feront de grands signes et des prodiges, jusqu’à séduire, s’il était possible, même les élus. » (Matthieu 24.24)

Ainsi, nous devons rester vigilants et ancrés dans la Parole de Dieu, afin de discerner ce qui vient véritablement du Saint-Esprit et ce qui relève d’influences trompeuses.

L’éveil du Kundalini est un concept central dans l’ésotérisme hindouiste et le tantrisme. Il repose sur l’idée qu’une énergie spirituelle dormante réside en chaque individu, sous forme d’un serpent enroulé à la base de la colonne vertébrale. Selon les traditions ésotériques et yogiques, cette énergie peut être éveillée par diverses pratiques mystiques, telles que :

  • Le yoga (notamment le Kundalini Yoga)
  • La méditation transcendantale
  • La récitation de mantras
  • Les exercices de respiration profonde (pranayamas)
  • La transmission énergétique d’un maître spirituel (Shaktipat)

L’objectif de cet éveil est d’atteindre un état de conscience supérieure et de fusionner avec le divin. Cette quête spirituelle est profondément égocentrique, car elle repose sur l’auto-réalisation et l’auto-divinisation, au lieu d’une relation avec un Dieu personnel et souverain.

Les effets de l’éveil du Kundalini sont identiques à ceux observés dans certaines églises encore aujourd’hui :

  • Tremblements et spasmes incontrôlables
  • Chaleur intense et picotements dans la colonne vertébrale
  • États de transe et visions mystiques
  • Cris d’animaux et rires incontrôlés
  • Sensation d’ivresse spirituelle
  • Pertes de contrôle 
  • Comportements désordonnés

Ces manifestations ne sont ni décrites ni encouragées dans la Bible. Au contraire, les Écritures enseignent que le Saint-Esprit agit toujours avec ordre, paix et maîtrise de soi.

« Car Dieu n’est pas un Dieu de désordre, mais de paix. » (1 Corinthiens 14.33) « Le fruit de l’Esprit, c’est l’amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bienveillance, la fidélité, la douceur, la maîtrise de soi. » (Galates 5.22-23)

Si une manifestation spirituelle entraîne une perte de contrôle et un désordre émotionnel, alors elle ne peut pas être de Dieu.

Satan, le père du mensonge, cherche toujours à imiter les œuvres de Dieu pour tromper les croyants. L’éveil du Kundalini est un exemple frappant de cette contrefaçon spirituelle, où des phénomènes surnaturels spectaculaires sont utilisés pour détourner les croyants de la vérité biblique. L’apôtre Paul avertit clairement : « Cela n’a rien d’étonnant : Satan lui-même ne se déguise-t-il pas en ange de lumière ? Il n’est donc pas surprenant que ses agents aussi se déguisent en serviteurs de ce qui est juste. » (2 Corinthiens 11.14-15)

Le danger du Kundalini dans l’Église est qu’il détourne les croyants du véritable évangile en les amenant à rechercher des expériences mystiques au lieu de bâtir une relation profonde et authentique avec Christ.

Pour reconnaître si une manifestation spirituelle vient de Dieu, il faut examiner plusieurs critères :

  1. Est-elle en accord avec la Bible ? Toute manifestation spirituelle doit être examinée à la lumière des Écritures.
  2. Glorifie-t-elle Jésus-Christ ? Le Saint-Esprit ne met pas l’accent sur des phénomènes spectaculaires, mais sur Jésus et son œuvre de salut.
  3. Produit-elle des fruits de l’Esprit ? Le véritable Saint-Esprit transforme le cœur du croyant en développant sa sainteté et son obéissance à Dieu.
  4. Conduit-elle à plus de sagesse et de maîtrise de soi ? Dieu ne pousse jamais quelqu’un à perdre le contrôle de lui-même.
  5. Quelle en est la source ? Le Saint-Esprit ne s’active pas par des méthodes humaines, mais il est un don divin reçu par la foi.

L’infiltration des manifestations inspirées du Kundalini dans certaines églises est une stratégie subtile de l’ennemi pour détourner les croyants de la vérité biblique. Ces manifestations ont été introduites dans les années 90 avec le soi-disant mouvement de réveil que l’on a appelé La Bénédiction de Toronto (Toronto Blessing) et qui se poursuit encore aujourd’hui avec la Nouvelle Réforme Apostolique en ajoutant des éléments encore douteux  comme se coucher, dans les cimetières, sur les tombes des hommes et femmes de Dieu afin de recevoir leur onction. Cette activité n’est pas soutenue, non plus d’aucune façon par les Écritures.

La véritable puissance spirituelle ne réside pas dans des expériences émotionnelles spectaculaires, mais dans une vie transformée par le Saint-Esprit, fondée sur la Parole de Dieu. La Bible nous dit : « examinez toutes choses, retenez ce qui est bon, et gardez-vous de ce qui est mauvais, sous quelque forme que ce soit. » (1 Thessaloniciens 5:21-22)

En ces temps de confusion, il est essentiel de demeurer fermes dans la foi et de revenir aux enseignements bibliques purs et simples. Que l’Église de Christ soit un modèle de vérité, de sagesse et de sainteté, loin des illusions et des contrefaçons spirituelles !

Les quatre prochains articles vont traiter de ce sujet :

1. L’éveil du Kundalini et ses implications spirituelles : une analyse chrétienne

2. L’éveil du Kundalini vs. le baptême du Saint-Esprit : une opposition spirituelle fondamentale 

3. L’infiltration du Kundalini dans l’Église : une tromperie spirituelle

4. L’infiltration du Kundalini dans l’Église : un avertissement spirituel

De l’endoctrinement à la vérité : avoir l’honnêteté et le courage spirituel pour s’en extirper

Introduction

Dans notre marche avec Christ, l’honnêteté et l’humilité sont des vertus essentielles pour demeurer dans la vérité. Cependant, il arrive que certains croyants, sans s’en rendre compte, soient influencés par des fausses doctrines. Ces erreurs doctrinales, souvent présentées sous des apparences attrayantes, peuvent saper les fondations de la foi véritable et conduire à un éloignement progressif de la vérité biblique. Admettre avoir été endoctriné et reconnaître ses erreurs demande non seulement de l’honnêteté, mais aussi du courage. Ce processus de reconnaissance et de repentance est crucial pour retrouver une relation authentique avec Dieu et éviter les conséquences spirituelles fatales d’une persistance dans l’erreur.

L’honnêteté d’admettre l’endoctrinement

Admettre que l’on a été endoctriné par de fausses doctrines est un acte d’honnêteté spirituelle. Cela implique de reconnaître que l’on a accepté des enseignements qui, bien que présentés comme bibliques, contredisent en réalité la Parole de Dieu. Les fausses doctrines exploitent souvent des aspirations légitimes — la prospérité, le succès, la sécurité — pour attirer les croyants dans un piège subtil.

Cette reconnaissance exige une confrontation avec soi-même. Elle nous pousse à examiner, à la lumière des Écritures, les enseignements que nous avons adoptés. Comme le Psalmiste le dit : « Éprouve-moi, ô Dieu, et connais mon coeur ! Examine-moi, et connais mes pensées ! » (Psaume 139.23, LSG). L’honnêteté spirituelle consiste à permettre à Dieu de révéler ce qui dans notre foi ou nos croyances est en contradiction avec sa vérité.

Réaliser la gravité de l’endoctrinement

Prendre conscience de la gravité de l’endoctrinement est une étape essentielle pour s’en libérer. L’endoctrinement ne se limite pas à une simple erreur doctrinale; il s’agit d’un conditionnement mental qui peut emprisonner l’esprit dans des mensonges et empêcher la personne de recevoir la vérité. Comme le souligne Bernard Werber : « Une personne intelligente changera d’avis si de nouvelles informations contredisent ses convictions, malheureusement, une personne endoctrinée n’a pas cette capacité, elle est conditionnée à rejeter les faits. » Cette citation met en lumière le danger de l’endoctrinement : il rend difficile, voire impossible, d’accepter des vérités qui contredisent ce que l’on a été conditionné à croire. Cela, je le vois beaucoup avec la fausse doctrine de l’enlèvement prétribulationnel. Certainement que c’est la même chose avec toutes les fausses doctrines. Pour un chrétien, cela signifie qu’un esprit endoctriné est fermé à la correction que l’Esprit de Dieu peut apporter, ce qui constitue un obstacle majeur à la croissance spirituelle.

Le courage de reconnaître et de se repentir

Reconnaître que l’on s’est trompé exige une grande dose de courage. C’est un acte d’humilité devant Dieu, mais aussi, devant d’autres croyants. Ce courage est d’autant plus important que l’orgueil humain peut chercher à justifier ou à minimiser l’erreur. Pourtant, la Bible est claire : « Celui qui cache ses transgressions ne prospère pas, mais celui qui les avoue et les abandonne obtient miséricorde » (Proverbes 28.13, BDS).

Le processus de repentance est une invitation à revenir à la vérité. Il ne s’agit pas simplement d’admettre une erreur, mais de prendre un engagement sincère de s’éloigner des doctrines trompeuses. La repentance implique de remplacer les mensonges par la vérité de la Parole de Dieu, comme Paul l’encourage : « Nous renversons les raisonnements et toute hauteur qui s’élève contre la connaissance de Dieu, et nous amenons toute pensée captive à l’obéissance de Christ » (2 Corinthiens 10.5, LSG).

Les dangers de persister dans l’erreur

Refuser de se repentir après avoir reconnu une erreur doctrinale expose le croyant à des conséquences graves. Les fausses doctrines, même attrayantes, finissent par éloigner de la vérité biblique et de Dieu lui-même. Elles conduisent à une foi déformée et peuvent même avoir des conséquences éternelles si elles ne sont pas corrigées.

Jésus avertit que les faux prophètes et les enseignements trompeurs seront présents jusqu’à la fin des temps : « Plusieurs faux prophètes s’élèveront et ils tromperont beaucoup de gens » (Matthieu 24.11, BDS). Le croyant qui persiste dans l’erreur court le risque de s’endurcir et de devenir insensible à la voix de l’Esprit, ce qui sera fatal spirituellement.

Conclusion

Pour un croyant, admettre avoir été endoctriné par de fausses doctrines et avoir fait une erreur demande une honnêteté et un courage qui honorent Dieu. Cependant, cette reconnaissance n’est qu’une étape. La repentance est essentielle pour se détourner des erreurs et retrouver la vérité de l’Évangile. En revenant à la saine doctrine, le croyant se place sous la grâce transformatrice de Dieu, qui restaure et fortifie ceux qui se tournent vers lui avec un coeur sincère. Que chacun de nous ait la sagesse d’examiner sa foi, l’humilité d’admettre ses erreurs et le courage de se repentir, afin de marcher dans la lumière de la vérité qui conduit à la vie éternelle.

Sommes-nous suffisamment enracinés dans la Parole de Dieu pour discerner le vrai du faux dans les enseignements actuels ?

Pour distinguer le vrai du faux, il nous faut impérativement une connaissance du vrai. C’est ce qu’affirment les experts en contrefaçon. C’est la même chose aujourd’hui avec la Bible. Pour discerner les fausses doctrines, il nous faut connaître la Parole de Dieu. C’est là que plusieurs croyants se laissent prendre. À cause de leur manque de connaissance, ceux qui enseignent les fausses doctrines trouvent un terrain fertile à la propagation de celles-ci.

L’apôtre Paul va dire à Timothée, son collaborateur dans le service, ceci : « Car le temps viendra où les hommes ne voudront plus rien savoir de l’enseignement sain. Au gré de leurs propres désirs, ils se choisiront une foule de maîtres à qui ils ne demanderont que de leur caresser agréablement les oreilles. » (2 Ti 4.3)

Nous sommes maintenant rendus là. Aujourd’hui, bien des soi-disant chrétiens ne veulent plus rien savoir de l’enseignement sain. C’est-à-dire, de l’enseignement véritable de la Parole de Dieu. Cette Parole de Dieu vivante et efficace. (Hé 4.12) Cette Parole « plus tranchante que toute épée à double tranchant ». (Hé 4.12) Ces Écrits qui pénètrent au plus profond de l’âme. Cet enseignement sain qui « juge les dispositions et les pensées du cœur ». (Hé 4.12), Mais, cela, les croyants n’en veulent plus. 

Ils préfèrent se choisir, non pas seulement quelques un, mais une foule de maîtres. Des gens à qui ils vont leur demander de leur dire ce qu’ils veulent entendre. Des gens qui vont leur enseigner des demi-vérités. Des personnes qui vont seulement leur dire des choses agréables en évitant les vérités de la Parole de Dieu qui pourrait les heurter dans leur faible conscience.

Nombre de prédicateurs, aujourd’hui, parfois populaires et d’autres moins, évitent les sujets comme le péché et la repentance, l’enfer, le jugement et la colère de Dieu, la discipline dans l’Église, l’enseignement sur l’argent, le mariage et la sexualité, la soumission et l’autorité, la sainteté également le renoncement et la souffrance. Par contre aujourd’hui, les croyants vont préférer entendre parler de choses qui leur font plaisir.

L’un des sujets populaires est la prospérité matérielle qui est l’idée que de suivre Christ garantit richesse, succès et bonheur matériel. Des promesses exagérées de bénédictions financières pour les donateurs et des messages centrés sur « comment devenir riche grâce à Dieu ? » 

Un autre sujet de prédilection est l’amour de Dieu sans la sainteté se veut un enseignement qui met exclusivement l’accent sur l’amour inconditionnel de Dieu sans parler de la nécessité de la repentance ou de la sanctification. Une vision de Dieu comme un Père indulgent qui accepte tout, sans aucune exigence de transformation personnelle.

L’auto-estime de soi et le développement personnel très abordé par plusieurs prédicateurs qui s’apparente plus à des motivateurs. Ces messages sont centrés sur l’idée que « tu es extraordinaire » ou « crois en toi-même ». Des messages motivants sur la réussite, la confiance en soi et l’accomplissement de ses rêves, parfois sans lien réel avec les Écritures. 

Nous retrouvons également un évangile de confort . Ce sont des messages promettant une vie facile et sans souffrances pour ceux qui suivent Christ. L’idée que Dieu résoudra immédiatement tous les problèmes sans nécessité de persévérance ou de foi dans l’épreuve.

L’un des sujets, qui, selon moi, est parmi les plus populaires et solidement ancrés dans la chrétienté est la tolérance à tout prix. C’est d’abord, l’évitement des sujets difficiles comme le péché ou les comportements contraires à la Bible pour ne pas offenser. Puis, une ouverture excessive aux idées culturelles modernes, même si elles contredisent les Écritures. C’est un peu « tout le monde il est fin, tout le monde il est beau. »

Ne manquons pas de considérer également le bonheur ici et maintenant. Ces enseignements sont principalement axés sur le fait que Dieu veut uniquement votre bonheur ici sur terre. Celui-ci minimise l’aspect éternel de la foi chrétienne tels le ciel, les récompenses célestes, etc. 

Un autre enseignement qui caresse les oreilles est celui de l’unité et de l’harmonie sociale. Ici, dans ce domaine, on met l’accent sur des principes pour améliorer les relations humaines sans inclure la dimension spirituelle ou le besoin de réconciliation avec Dieu. Le discours est axé principalement sur l’unité des croyants et des églises sans tenir compte des différences doctrinales.

Que dire encore concernant la grâce bon marché qui prêche une grâce qui ne demande aucun engagement, aucune obéissance ou changement de vie. Cela laisse entendre que tout péché est automatiquement excusé sans réelle repentance. Que Dieu va pardonner inévitablement tout comportement coupable simplement parce qu’il est amour.

Nous retrouvons aussi comme enseignements un Dieu générique. Cela signifie de prêcher un Dieu vague. Un Dieu qui accepte toutes les religions ou philosophies, et qui ne demande pas d’allégeance exclusive à Jésus-Christ. C’est aussi d’éviter de proclamer Jésus comme le seul chemin, la vérité et la vie pour paraître inclusif.

Un autre message qui réconforte est le bien-être émotionnel. Celui-ci propose des messages qui se concentrent sur la guérison émotionnelle ou mentale sans aborder les fondements spirituels de ces luttes. C’est en quelque sorte de réduire le rôle de Dieu à celui d’un thérapeute ou d’un motivateur. 

Les deux dernières font l’unanimité de nos jours dans le monde des chrétiens. Le premier concerne les promesses de réussite. Ils associent la foi à la réalisation de tous ses objectifs personnels et professionnels. Celui-ci lie la bénédiction de Dieu à des résultats visibles de succès dans la vie. Dans le cas contraire, si tu peines à avancer et qu’il n’y a pas de résultats, c’est certainement parce que tu n’as pas la foi.

Finalement, une foi déconnectée du sacrifice. Ces marchands de bonheur prêchent uniquement sur les bénédictions sans jamais mentionner les défis, les persécutions ou les renoncements qu’implique la foi chrétienne. Ils réduisent la croix de Christ à un symbole de gain personnel, sans l’appel à mourir à soi-même.

En conclusion, ces sujets séduisants, bien qu’ils puissent attirer des foules et apporter du réconfort temporaire, affaiblissent la compréhension de l’Évangile. Ils négligent des vérités essentielles, comme le péché, la repentance, la croix, et la sainteté, qui sont indispensables pour une foi authentique et une relation véritable avec Dieu.

Il est donc primordial de revenir au fondement même de la Parole de Dieu. Je sais que cela sera très difficile parce que l’endoctrinement est solidement ancré dans les mœurs chrétiennes maintenant. Qui plus est, cela fait de nombreuses années que c’est prêcher allègrement dans l’Église du Seigneur Jésus. Ainsi, les croyants, sans aucun discernement, ne sont plus en mesure de voir le faux du vrai. 

Si comme moi, vous avez l’impression que quelque chose ne va pas, laissez-moi vous dire que ce n’est pas simplement une impression. C’est un signal que le Saint-Esprit vous envoie pour vous permettre de voir toute la fraude spirituelle qui est maintenant présente dans nos églises. 

Retournez au fondement de la Parole de Dieu, c’est demander au Saint-Esprit de vous donner le discernement pour faire la différence entre le faux et le vrai. Aujourd’hui, beaucoup de faux apparaissent comme du vrai, mais en réalité tout ce faux ne fait que détourner les croyants de la foi véritable basée sur la Parole de Dieu. Ce faux leur donne l’impression qu’ils ont tout le pouvoir nécessaire pour eux-mêmes. 

Tragiquement, ces fausses doctrines sont accompagnées de culpabilité associant inévitablement un manque de foi si le croyant ne réussit pas. Le foxcus est mit sur la personne et jamais sur l’oeuvre de Christ. C’est le culte du moi qui prédomine dans ces enseignements.

En fin de compte, ces fausses doctrines détruisent. C’est là leurs buts et ça fonctionne parfaitement bien.

À l’aube d’une guerre nucléaire : quelle est notre espérance ?

Face à la menace d’un conflit nucléaire, l’espérance des croyants repose uniquement sur Jésus-Christ, la vérité des Écritures et la promesse de la vie éternelle, plutôt que sur les illusions d’un monde corrompu ou des fausses doctrines.

Nous y voilà, les tentions entre l’OTAN et la Russie viennent de monter d’un cran avec l’autorisation donnée à l’Ukraine de lancer des missiles longe portée sur la Russie. Jusque-là, il ne leur avait pas été permis à cause du risque d’escalades. Maintenant, cela ne semble plus inquiéter les politiciens qu’une menace nucléaire plane sur leur pays et sur les populations. 

Dans ce conflit, le président de la nation russe, Vladimir Poutine, a été très clair concernant l’utilisation de ces missiles longues portées mentionnant qu’il y aurait des représailles envers les pays concernés. Ainsi, nous nous retrouvons devant un possible conflit nucléaire où des milliers de personnes vont très certainement perdre la vie. Qu’en sera-t-il des croyants ? Bien ceux-ci n’échapperont pas à la mort si une bombe nucléaire venait à tomber sur leur ville. 

Ce qu’il nous faut savoir, c’est que nous vivons actuellement des événements, selon toute vraisemblance, qui s’apparente aux descriptions apocalyptiques mentionnées dans la Bible. Guerres et menaces de guerre sont maintenant monnaie courante dans notre quotidien. Nombre de pays se font maintenant des menaces et plusieurs autres sont en guerre contre leurs voisins. 

Pour les croyants, ce qui compte ce n’est pas notre vie sur cette terre. Bien au contraire, ce qui compte c’est notre vie à venir et malheureusement, nous ne pouvons y accéder que par la mort du corps au préalable. 

L’espérance du croyant n’est pas dans cette vie ici-bas. Son espérance n’est pas non plus dans un homme politique quelconque. Ce qui compte c’est la vie éternelle reçue en Jésus par son sacrifice et le pardon des péchés. Son espérance doit être dans le Seigneur Jésus uniquement. C’est aussi dans l’attente de la venue prochaine du Seigneur pour venir prendre avec lui les croyants qui seront toujours en vie lors de son retour.

Ne vous faites pas d’idée, des temps de grandes souffrances sont devant nous. Les mensonges que l’on vous a racontés mentionnant que vous ne souffrirez pas parce que vous serez enlevé avant que cela ne débute ne semblent pas être en train de s’accomplir. 

Lentement, mais surement, nous glissons vers un conflit mondial qui fera certainement des milliards de morts et plusieurs croyants seront victimes ou témoins de ces événements. 

La réalité est tout autre que ce que l’on vous a fait croire. Parce qu’en aucun temps, la Bible ne parle d’un enlèvement avant la période des tribulations. Ceux qui vous induisent en erreur le font en utilisant des versets qu’ils sortent de leur contexte pour leur faire dire une chose qu’ils ne disent pas. Chers chrétiens, il est maintenant temps de vous réveiller parce que la réalité sera brutale pour vous. 

Prenez votre Bible et recommencez à la lire. Demandez l’aide du Saint-Esprit pour comprendre les Écritures. La première chose que Jésus a dite concernant les événements de la fin fut « faites bien attention que personne ne vous induise en erreur ». Jésus savait que dans les derniers temps, la séduction serait grande et qu’il faudrait nous protéger de cela. 

Comment peut-on faire pour ne pas se laisser séduire ? Prenez votre Bible et allez voir les passages qui vous sont enseignés pour voir s’ils sont conformes à leur utilisation. La Bible c’est la vérité, mais cette vérité peut être déformée par des hommes sans scrupules. 

Ne faites pas confiance à personne même si cette personne est populaire ou a de la notoriété. Vérifier toujours par vous-même si ce que l’on vous dit est la vérité. Ne tenez rien pour acquis. Il est trop facile de tordre le sens des écritures pour tromper les croyants volontairement ou involontairement.

Avec les temps de grandes tensions que nous vivons, il est maintenant temps de retourner à la source de la vérité qui est la Parole de Dieu. Le Seigneur saura nous réconforter ou encore nous encourager par les Écritures. 

Ainsi, malgré la menace nucléaire qui plane, vous serez à même de trouver la paix dans le Seigneur et dans les Écritures. Vous ne serez pas effrayé parce que votre espérance n’est pas dans ce monde corrompu, mais dans le monde à venir que Jésus est parti nous préparer. 

La Bible nous dit dans l’évangile de Luc chapitre 21 et le verset 28 « Quand ces événements commenceront à se produire, levez la tête et prenez courage, car alors votre délivrance sera proche. » Ce sont les paroles mêmes de Jésus et les événements, auxquels il fait référence, ce sont les tribulations. 

Ne vous laissez pas aller au découragement. Soyez fort dans l’attente et sûr que le Seigneur vous gardera sous son aile pendant ces jours troubles.

L’Église sera présente pendant la période des tribulations et voici pourquoi !

Beaucoup de mensonges sont colportés de nos jours. Toutes sortes de théories farfelues et fausses sont propagées par des prédicateurs qui ne prennent pas le temps de scruter les Écritures et qui préfèrent répéter ce que l’on leur a dit. Ce qui fait que le mensonge se propage et devient avec le temps une vérité. Comme on dit: « un mensonge répété souvent devient, avec le temps, une vérité. »

La fausse doctrine des événements de la fin des temps est truffée de mauvaises interprétations de toutes sortes. L’une d’elles est qu’à partir du chapitre 4 de l’Apocalypse l’église n’est plus présente dans le livre. D’après l’enseignement répété, elle serait enlevée au chapitre 4.1 ce qui est invraisemblable d’accepter une telle théorie, parce qu’il n’y a rien dans ce passage, ni dans son contexte, qui confirme cela. Ce n’est qu’une déduction fantaisiste que certains ont faites.

Puis, l’Église referait son apparition lorsque Jésus reviendrait avec ses saints, ses saints étant les croyants enlevés avant la période des tribulations. Bon, cela est un autre sujet intéressant que je discuterai une autre fois.

Honnêtement, nous avons ici tous les éléments pour créer un conte fantastique. C’est malheureusement ce qui se produit avec toutes ces doctrines aussi farfelues que fausses qui sont véhiculées depuis des décennies. 

Prenons par exemple l’affirmation qui mentionne que l’église n’est plus présente dans le livre de l’Apocalypse à partir du chapitre quatre. Je tiens à vous dire que pour justifier ce mensonge, ces enseignants ont inventé le fait que c’était des gens qui seront sauvés après l’enlèvement. Une théorie qui n’est absolument pas soutenue nulle part dans les Écritures de quelques façons que ce soit. Cela repose seulement sur l’imaginaire de personnes refusant de voir la vérité. 

Maintenant, prenons le temps de regarder la présence de l’Église tout au long du livre de l’Apocalypse. Celle-ci apparaît 13 fois après le chapitre 4. Nous la retrouvons au milieu même des tribulations tout en étant protégé par Dieu sous sa main protectrice comme nous dit le psalmiste : « Qui s’abrite auprès du Très-Haut, repose sous la protection du Tout-Puissant. » (Psaumes 91.1) 

Il y a des termes différents en français qui traduisent le mot grec hagios selon les traducteurs et les divers traductions de nos Bibles en français. Par exemple la Bible Louis Second traduits ce mot par les saints. La Parole de vie utilise l’expression ceux qui appartiennent à Dieu. La Bible en Français courant (97) utilise la tournure le peuple de Dieu. Pour terminer, la Bible du Semeur utilise la locution les membres du peuple saint. Toutes ces formes ne font que décrire l’Église. 

Maintenant, avant de regarder quelques exemples, j’aimerais vous faire remarquer que partout dans le Nouveau Testament où cette expression les membres du peuple saint est utilisée, elle sert à décrire l’église. Je vous donne seulement quelques exemples, mais avec une concordance, il est très facile de retrouver les autres références. 

La première mention se retrouve dans le livre des Actes : « Pierre, qui parcourait tout le pays, passa aussi chez les membres du peuple saint qui habitaient à Lydda. » (Actes 9.32) Nous voyons bien, sans aucun doute, que cela fait référence à un groupe de chrétiens.

Ensuite, Paul va dire alors qu’il défend sa cause devant le roi Agrippa : « C’est ce que j’ai fait à Jérusalem : j’ai jeté en prison, en vertu des pouvoirs que j’avais reçus des chefs des prêtres, un grand nombre des membres du peuple saint et, lorsqu’il s’agissait de les condamner, j’ai voté leur mise à mort. » (Actes 26.10-18) Nous savons tous que selon les Écritures que le pharisien Paul persécutait les chrétiens avant sa conversion et les faisait jeter en prison à cause de leur foi.

Puis, ce passage de 1 Corinthiens 14.33 est tout de même très explicite lorsqu’il dit : « Dieu, en effet, n’est pas un Dieu de désordre, mais de paix. Comme dans toutes les Églises des membres du peuple saint ». Ce n’est pas bien difficile de comprendre que les membres du peuple saint sont les chrétiens.

Il y a plusieurs autres références que je ne peux citer ici dans cet article. Chaque fois que les membres du peuple saint sont écrits, c’est la traduction du mot grec hagios. Celui-ci apparait au bas mot 31 fois du livre des Actes jusqu’au livre de Philémon. De plus, chaque fois qu’il est mentionné, il fait référence aux chrétiens.

Maintenant, la question que je pose est que si chaque fois qu’il apparait dans le Nouveau Testament il fait référence aux chrétiens, pourquoi cela serait-il différent dans le livre de l’Apocalypse ? Je sais qu’il y a toutes sortes de théories qui justifient le fait que ce n’est pas les croyants, mais honnêtement pouvons-nous accepter ce fait seulement parce que des gens le disent ? Alors que la Bible dit le contraire. Cette simple mention de ce fait vient détruire toute la théorie de l’enlèvement de l’Église avant la période des tribulations. Si nous voulons être honnêtes avec soi-même, regardons les choses comme il se doit.

Regardons quelques références se rapportant aux membres du peuple saint, les chrétiens dans l’Apocalypse. Nous retrouvons cette expression 13 fois du chapitre 5 au chapitre 20 de l’Apocalypse. C’est à peine croyable de fermer les yeux sur une telle évidence. Plus encore de créer de toutes pièces une théorie pour justifier un concept qui est totalement faux. Je parle du concept de l’enlèvement de l’Église avant la période des tribulations. Cela est encore enseigner allègrement dans les églises aujourd’hui. C’est un péché que d’affirmer une chose pareil. Vous savez comme moi que les enseignants seront jugés plus sévèrement, nous dit l’apôtre Jacques. (Jacques 3.1)

La référence à l’Église dans l’Apocalypse apparait au chapitre 5. 8; 8.3, 4; 11.18; 13.7, 10; 14.12; 16.6; 17.6; 18.20, 24; 19.8 et finalement 20.9. Je vais prendre seulement trois références et vous pouvez aller vérifier le reste. D’ailleurs, à la fin de cet article, je vais mettre toutes les références du Nouveau Testament incluant l’Apocalypse.

D’abord, ce passage : « Il (la bête) lui fut même permis de faire la guerre aux membres du peuple saint et de les vaincre. Elle reçut autorité sur tout peuple, toute tribu, toute langue et toute nation. » (Apocalypse 13.7)  Lorsque je parle de la présence de l’Église pendant la période des tribulations, ceci en est un bon exemple. Il serait difficile de le nier à moins de fermer volontairement les yeux pour ne pas voir l’évidence.

Un autre passage qui nous démontre la réalité des choses pour les chrétiens pendant la période des tribulations : « Si quelqu’un doit aller en captivité, il ira certainement en captivité. Si quelqu’un doit périr par l’épée, il périra certainement par l’épée. C’est là que les membres du peuple saint doivent faire preuve d’endurance et de foi. » (Apocalypse 13.10 ) C’est un autre passage qui mentionne explicitement la présence de l’église pendant la période des tribulations alors que la bête déchaine toute sa colère sur les chrétiens.

Finalement, pour conclure cet article, ce passage nous dit : « Réjouis-toi de sa ruine, ciel ! Et vous, membres du peuple saint, apôtres et prophètes, réjouissez-vous ! Car en la jugeant, Dieu vous a fait justice. » (Apocalypse 18.20) Le contexte de ce passage est lors de la ruine de Babylone. 

Comme vous avez pu le voir, l’Église sera sur la terre pendant la période des tribulations. Prenez le temps de vérifier les références inscrites, ici, à la fin de cet article. 


Référence biblique concernant les membres du peuple saint 

Actes 9.32 Pierre, qui parcourait tout le pays, passa aussi chez les membres du peuple saint qui habitaient à Lydda. 

Actes 26.10 C’est ce que j’ai fait à Jérusalem : j’ai jeté en prison, en vertu des pouvoirs que j’avais reçus des chefs des prêtres, un grand nombre des membres du peuple saint et, lorsqu’il s’agissait de les condamner, j’ai voté leur mise à mort. 

Actes 26.18 Tu devras leur ouvrir les yeux et les faire passer des ténèbres à la lumière et du pouvoir de Satan à Dieu pour qu’en croyant en moi, ils reçoivent le pardon de leurs péchés et une part d’héritage avec les membres du peuple saint. » 

Romains 8.27 Et Dieu qui scrute les cœurs sait ce vers quoi tend l’Esprit, car c’est en accord avec Dieu qu’il intercède pour les membres du peuple saint. 

Romains 15.25 Pour l’instant, je vais à Jérusalem pour le service des membres du peuple saint. 

Romains 15.31 Qu’il me fasse échapper aux incrédules de la Judée et permette que l’aide que j’apporte à Jérusalem puisse être reçue favorablement par les membres du peuple saint. 

Romains 16.2 Réservez-lui, en vertu de votre union commune au Seigneur, l’accueil que lui doivent des membres du peuple saint. Mettez-vous à sa disposition pour toute affaire où elle aurait besoin de vous. Car elle est intervenue en faveur de beaucoup et, en particulier, pour moi. 

Romains 16.15 Saluez Philologue et Julie, Nérée et sa sœur, Olympas et tous les membres du peuple saint qui sont avec eux. 

1 Corinthiens 6.1 Lorsque l’un de vous a un différend avec un frère ou une sœur, comment ose-t-il le citer en justice devant des juges incroyants au lieu de recourir à l’arbitrage des membres du peuple saint ? 

1 Corinthiens 14.33 Dieu, en effet, n’est pas un Dieu de désordre, mais de paix. 

Comme dans toutes les Églises des membres du peuple saint, 

1 Corinthiens 16.15 Encore une recommandation, frères et sœurs : vous connaissez Stéphanas et sa famille. Vous vous souvenez qu’ils ont été les premiers à se convertir au Seigneur dans toute l’Achaïe. Vous savez qu’ils se sont spontanément mis au service des membres du peuple saint. 

2 Corinthiens 1.1 Paul, apôtre de Jésus-Christ par la volonté de Dieu, et le frère Timothée, saluent l’Eglise de Dieu qui est à Corinthe ainsi que tous les membres du peuple saint dans l’ensemble de l’Achaïe. 

2 Corinthiens 9.13 Par ce service, vous allez démontrer la réalité de votre engagement. Aussi ces membres du peuple saint loueront-ils Dieu pour l’obéissance par laquelle s’exprime votre foi en l’Evangile de Christ. Ils le loueront aussi pour la largesse avec laquelle vous partagez vos biens avec eux et avec tous. 

Éphésiens 1.15 Pour toutes ces raisons, moi aussi, après avoir entendu parler de votre foi au Seigneur Jésus et de votre amour pour tous les membres du peuple saint, 

Éphésiens 1.18 qu’il illumine ainsi votre intelligence afin que vous compreniez en quoi consiste l’espérance à laquelle vous avez été appelés, quelle est la glorieuse richesse de l’héritage que Dieu vous fera partager avec les membres du peuple saint, 

Éphésiens 2.19 Voilà pourquoi vous n’êtes plus des étrangers ou des résidents temporaires, vous êtes concitoyens des membres du peuple saint, vous faites partie de la famille de Dieu. 

Éphésiens 3.8 Oui, c’est à moi, le plus petit de tous les membres du peuple saint, que Dieu a fait cette grâce d’annoncer aux non-Juifs les richesses insondables de Christ 

Éphésiens 4.12 Il a fait don de ces hommes pour que les membres du peuple saint soient rendus aptes à accomplir leur service en vue de la construction du corps de Christ. 

Éphésiens 5.3 Quant à l’immoralité et aux pratiques dégradantes sous toutes leurs formes, et à la soif de posséder, qu’il n’en soit pas même question entre vous : ce ne sont pas des sujets de conversation qui conviennent aux membres du peuple saint, 

Éphésiens 6.18 En toutes circonstances, faites toutes sortes de prières et de requêtes sous la conduite de l’Esprit. Faites-le avec vigilance et constance, et intercédez pour tous les membres du peuple saint, 

Philippiens 1.1 Paul et Timothée, serviteurs de Jésus-Christ, saluent tous ceux qui, par leur union à Jésus-Christ, sont membres du peuple saint, et qui vivent à Philippes, ainsi que les dirigeants de l’Eglise et les diacres. 

Philippiens 4.22 Tous les membres du peuple saint vous adressent leurs salutations, et en particulier ceux qui sont au service de l’empereur. 

Colossiens 1.4 En effet, nous avons entendu parler de votre foi en Jésus-Christ et de votre amour pour tous les membres du peuple saint. 

2 Thessaloniciens 1.10 lorsqu’il viendra pour être en ce jour-là honoré dans la personne des membres du peuple saint et admiré dans la personne de tous les croyants. Et vous aussi, vous en ferez partie, puisque vous avez cru au message que nous vous avons annoncé. 

1 Timothée 5.10 Elle doit être connue pour ses œuvres bonnes, avoir bien élevé ses enfants, ouvert sa maison aux étrangers, lavé les pieds des membres du peuple saint, secouru les malheureux, et pratiqué toutes sortes d’actions bonnes. 

Philémon 5 car j’entends parler de l’amour et de la foi dont tu fais preuve envers le Seigneur Jésus et envers tous les membres du peuple saint. 

Apocalypse 5.8 Lorsqu’il eut pris le livre, les quatre êtres vivants et les vingt-quatre représentants du peuple de Dieu se prosternèrent devant l’Agneau. Ils avaient chacun une harpe et des coupes d’or remplies d’encens qui représentent les prières des membres du peuple saint. 

Apocalypse 8.3 Un autre ange vint et se plaça sur l’autel. Il portait un encensoir d’or. On lui remit de nombreux parfums pour les offrir sur l’autel d’or devant le trône avec les prières des membres du peuple saint. 

Apocalypse 8.4 Et, de la main de l’ange, la fumée des parfums s’éleva devant Dieu, avec les prières des membres du peuple saint. 

Apocalypse 11.18 Les autres peuples s’étaient soulevés dans leur fureur, mais ta colère est arrivée. L’heure est venue où tous les morts seront jugés, et où tes serviteurs les prophètes, et les membres du peuple saint, eux qui te craignent, petits et grands, seront récompensés. C’est aussi le moment où ceux qui détruisent la terre seront détruits. 

Apocalypse 13.7 Il lui fut même permis de faire la guerre aux membres du peuple saint et de les vaincre. Elle reçut autorité sur tout peuple, toute tribu, toute langue et toute nation. 

Apocalypse 13.10 Si quelqu’un doit aller en captivité, il ira certainement en captivité. Si quelqu’un doit périr par l’épée, il périra certainement par l’épée. C’est là que les membres du peuple saint doivent faire preuve d’endurance et de foi. 

Apocalypse 14.12 C’est là que les membres du peuple saint, ceux qui obéissent aux commandements de Dieu et vivent selon la foi en Jésus, doivent faire preuve d’endurance. 

Apocalypse 16.6 Parce qu’ils ont versé le sang des membres du peuple saint et des prophètes, tu leur as aussi donné à boire du sang. Ils reçoivent ce qu’ils méritent. 

Apocalypse 17.6 Je vis qu’elle était ivre du sang des membres du peuple saint et des témoins de Jésus. A sa vue, je fus profondément bouleversé. 

Apocalypse 18.20 Réjouis-toi de sa ruine, ciel ! Et vous, membres du peuple saint, apôtres et prophètes, réjouissez-vous ! Car en la jugeant, Dieu vous a fait justice. 

Apocalypse 18.24 et que chez toi on a vu couler le sang des prophètes et des membres du peuple saint, ainsi que de tous ceux qu’on a égorgés sur la terre. 

Apocalypse 19.8 Et il lui a été donné de s’habiller d’un lin pur éclatant. Ce lin représente le statut des membres du peuple saint déclarés justes.