Pourquoi beaucoup de Juifs refusent que des chrétiens pratiquent des ordonnances juives

Ces dernières années, certains chrétiens s’intéressent aux pratiques juives, mais cette appropriation suscite inquiétude et douleur dans la communauté juive. Les chrétiens sont souvent perçus comme redéfinissant des rituels tout en négligeant l’autorité juive. Cette tendance pourrait menacer l’identité juive, déjà éprouvée par l’histoire et les traditions.

Depuis quelques années, on voit grandir, dans certains milieux chrétiens, l’intérêt pour des pratiques juives comme le seder de Pessa’h, les fêtes bibliques, le shabbat, la hanoukkah, le port des tsitsit, la mezouza, ou encore l’usage du nom Yeshoua. Pour plusieurs croyants, c’est une façon de se rapprocher des racines, d’honorer l’Ancien Testament, ou d’exprimer une solidarité envers Israël.

Pourtant, du côté juif, cette tendance ne suscite pas seulement de la curiosité. Elle provoque une inquiétude réelle, parfois même une douleur. Adam Eliyahu Berkowitz insiste justement sur ce point : ce qui semble positif et fraternel à des chrétiens peut être vécu tout autrement par des Juifs, parce que cela touche directement à l’identité, à la mémoire et au sacré.

Des chrétiens, avec de bonnes intentions, adoptent certaines ordonnances juives. Sans s’en rendre compte, ces pratiques blessent le peuple juif et sont perçues comme un manque de respect.

Ce texte a pour but d’expliquer comment elles sont reçues et comprises du point de vue juif. Pour nourrir cette réflexion, je me suis appuyé sur une publication d’Adam Eliyahu Berkowitz parue le 25 janvier 2026, intitulée « Is Christian Zionism an Existential Threat Destroying Jews and the Nation of Israel? » (Le sionisme chrétien menace-t-il l’existence du peuple juif et de la nation d’Israël?), dans laquelle il exprime son regard juif sur cette tendance. Si vous désirez lire l’article dans son origine, il suffit de cliquer sur le lien.

Le judaïsme n’est pas seulement une foi, c’est une identité

Pour beaucoup de Juifs, être juif n’est pas d’abord une option spirituelle qu’on choisit un matin. C’est une appartenance, une continuité familiale, une histoire portée sur des milliers d’années. Cela façonne la conscience de soi, la mémoire collective, le rapport aux persécutions, à l’exil, au rejet, et au combat pour survivre comme peuple distinct.

Berkowitz décrit cette dimension identitaire avec force : à ses yeux, le judaïsme est enraciné dans une lignée et dans une histoire nationale gardée au prix fort. Dans ce cadre, quand un chrétien se met à pratiquer des ordonnances juives, ce n’est pas automatiquement perçu comme un simple geste de piété ou de fraternité. Cela est vécu comme un brouillage des frontières, voire comme une appropriation d’une identité préservée à travers les siècles.

Quand l’imitation s’accompagne de réinterprétations chrétiennes

La sensibilité s’intensifie quand ces pratiques sont relues avec des interprétations qui ne correspondent pas à la compréhension juive. Berkowitz raconte, par exemple, avoir été frappé en découvrant des chrétiens célébrant un seder de Pessa’h avec des anomalies d’interprétation, en associant des éléments du rite à Jésus de manière qui, du point de vue juif, déforme le sens original.

Autrement dit, ce n’est plus seulement je découvre. C’est je prends et je redéfinis. Et cela est vécu non comme un hommage, mais comme une profanation.

Une sélection des pratiques qui rejette la tradition juive

Un autre point revient souvent : certains chrétiens adoptent ce qu’ils considèrent biblique, mais rejettent ce qu’ils appellent rabbinique. Ils veulent les commandements sans la tradition juive, les symboles sans les gardiens de ces symboles, la Torah sans le peuple qui la porte.

Berkowitz dénonce cette démarche comme une appropriation indépendante : prendre des pratiques juives tout en refusant d’être guidé par des Juifs pratiquants et par la compréhension juive de ces pratiques. Pour beaucoup de Juifs, ce refus de toute autorité juive ressemble à un manque d’humilité, avec cette impression implicite : nous ferons mieux que vous. Je sais que ce n’est pas de cette façon que c’est vécu, mais c’est ainsi que c’est perçu.

Le nœud central : confesser Jésus est incompatible avec la loi juive

Il faut aussi nommer une réalité théologique majeure. Dans le judaïsme traditionnel, adorer Jésus comme Fils divin de Dieu est considéré comme une transgression de l’unicité de Dieu. Le judaïsme confesse chaque jour, dans le Shema, l’unité absolue de Dieu. Cette confession structure la foi et la fidélité au Dieu d’Israël.

Berkowitz souligne un point crucial : un chrétien n’est pas tenu d’obéir à la loi juive. Mais l’identité d’Israël, dans la conscience juive, est liée à l’alliance du Sinaï et à l’obéissance à la Torah. Donc, quand un chrétien pratique des ordonnances juives tout en confessant Jésus comme Seigneur, beaucoup de Juifs y voient une contradiction interne, non par hostilité gratuite, mais parce que Jésus n’entre pas dans l’équation religieuse juive.

Et si, en plus, certains chrétiens affirment devenir Israël tout en gardant cette foi en Jésus, Berkowitz y voit une menace directe pour la continuité du peuple juif comme peuple distinct.

Les revendications d’identité tribale et la peur d’une dilution

Un aspect particulièrement sensible concerne les revendications d’identité tribale. Berkowitz évoque des chrétiens qui se disent issus des dix tribus perdues, parfois de la tribu d’Éphraïm, et qui affirment ne pas avoir besoin de conversion parce qu’ils seraient déjà d’Israël.

Pour un Juif, ce type d’affirmation ne ressemble pas à une simple conviction personnelle. Cela peut être perçu comme une invalidation de l’identité nationale juive, transmise par la filiation et encadrée par des repères communautaires anciens. Quand quelqu’un prétend entrer dans cette identité sans reconnaissance du peuple juif, et sans se soumettre aux exigences juives liées à l’appartenance, cela est vécu comme une atteinte à la structure même de ce que signifie être Israël.

La question de la sainteté et des limites autour du sacré

Berkowitz insiste aussi sur un contraste culturel et spirituel : la manière d’approcher le sacré. Dans le judaïsme, certaines limites existent précisément pour protéger la sainteté : respect des écrits sacrés, prudence concernant le Nom de Dieu, règles de révérence et bien d’autres encore.

Il mentionne, par exemple, l’inconfort ressenti quand des chrétiens utilisent le tétragramme « YHWH » comme s’il s’agissait d’un usage normal, alors que, dans la tradition juive, ce Nom n’est pas prononcé et est entouré de précautions. Quand cette sensibilité est refusée, cela renforce une impression douloureuse : vouloir la proximité avec le sacré, mais sans accepter les limites qui, pour les Juifs, font partie de la sainteté. Cela est inconcevable pour eux.

La crainte d’un futur où le judaïsme deviendrait une branche du christianisme

Au fond, l’inquiétude exprimée est celle-ci : si des chrétiens adoptent les commandements, les redéfinissent, rejettent la tradition juive, puis affirment être le vrai Israël, alors l’identité juive distincte pourrait être dissoute. Berkowitz va jusqu’à évoquer une image choc d’un culte du Temple qui deviendrait christocentrique, ce qui, du point de vue juif, représenterait une profanation.

Que l’on partage ou non cette crainte, on comprend l’enjeu : pour beaucoup de Juifs, il ne s’agit pas d’un simple débat liturgique, mais d’une question de survie identitaire.

Ce que des chrétiens peuvent retenir avec humilité

Si l’on veut agir avec amour et intelligence, quelques repères simples peuvent aider.

Premièrement, distinguer l’étude et l’imitation. Étudier les fêtes, leur sens biblique, leur accomplissement en Christ, oui. Reproduire des rites juifs en les reconfigurant, surtout sans relation réelle avec des Juifs pratiquants blesse assurément.

Deuxièmement, refuser toute revendication identitaire du type nous sommes Israël. L’Évangile appelle les nations à venir à Dieu par Jésus, pas à effacer l’identité du peuple juif en se l’appropriant.

Troisièmement, respecter la sensibilité juive face au sacré, en particulier sur l’usage du Nom divin et sur la manière de parler des ordonnances.

Quatrièmement, si l’on veut comprendre Jésus dans son contexte juif, il est souvent plus sage de commencer par apprendre, écouter, et reconnaître la profondeur du judaïsme, plutôt que de rejouer ses pratiques.

Conclusion

Beaucoup de Juifs ne refusent pas que des chrétiens aiment l’Ancien Testament, ni que des chrétiens s’intéressent à l’arrière-plan juif de la foi. Ce qui blesse et inquiète, c’est lorsque des ordonnances sont prises hors de leur cadre, réinterprétées, pratiquées sans révérence selon les limites juives, et parfois utilisées pour soutenir l’idée que l’identité juive pourrait être absorbée par un christianisme judaïsé.

Comprendre cela ne demande pas d’abandonner la foi en Jésus. Cela demande de choisir l’humilité, le respect et la clarté. Et cela ouvre une voie plus saine : honorer le peuple juif sans s’approprier ce qui ne nous appartient pas, et garder Jésus au centre, sans déplacer l’Évangile vers une imitation identitaire.

Mots hébreux retirés du texte, avec leur définition

Shema : Confession centrale de la foi juive proclamant l’unicité de Dieu. Elle est tirée de Deutéronome 6.4 et est traditionnellement récitée matin et soir.

Pessa’h : Fête de la Pâque dans le judaïsme, commémorant la délivrance d’Israël de l’esclavage en Égypte.

Hanoukkah : Fête juive commémorant la reconsécration du Temple de Jérusalem après sa profanation, associée à la victoire des Maccabées et à la « fête des lumières ».

Tsitsit : Franges rituelles portées sur un vêtement, en mémoire des commandements de la Torah, fondées notamment sur Nombres 15.37-41.

Mezouza : Petit étui fixé au montant d’une porte contenant un parchemin avec des passages bibliques, surtout Deutéronome 6.4-9 et 11.13-21, rappelant l’obéissance à Dieu.

Halakha : Ensemble des lois et règles de vie du judaïsme, dérivées de la Torah et développées par la tradition juridique juive.

Cohanim : Descendants des prêtres issus d’Aaron, ayant un statut particulier et des fonctions liées au sacerdoce dans la tradition juive.

Lévites : Membres de la tribu de Lévi, associés au service du Temple et à diverses fonctions religieuses dans l’histoire d’Israël.

Mitsvot : Commandements, prescriptions ou devoirs de la Torah. Le terme désigne l’ensemble des commandements bibliques, souvent comptés traditionnellement au nombre de 613.

YHWH : Transcription des quatre lettres hébraïques du Nom divin, considéré comme ineffable dans le judaïsme. Il n’est traditionnellement pas prononcé et est remplacé par d’autres expressions.

Adonaï : Terme hébreu signifiant « Seigneur » ou « Maître », utilisé à la lecture pour remplacer le Nom ineffable.

HaShem : Expression hébraïque signifiant « Le Nom », utilisée pour parler de Dieu sans prononcer le Nom ineffable.

Mikveh : Bain rituel utilisé pour des purifications selon la loi juive, notamment dans divers contextes de sainteté.

Éphraïm : Nom d’une tribu d’Israël issue de Joseph, souvent associé, dans certaines traditions, au royaume du Nord et aux dix tribus.

Hanoukkah : un rejet de l’accomplissement définitif en Jésus-Christ.

Dans divers milieux chrétiens, un intérêt croissant pour les fêtes juives modernes comme Hanoukkah émerge, mais cette fête, instituée par l’homme, ne reconnait pas Jésus comme Messie et ne peut donc honorer le Père. Le véritable culte se trouve en Christ, la seule lumière qui sauve, rejetant les traditions humaines.

Il existe aujourd’hui, dans plusieurs milieux chrétiens, une attirance croissante pour les fêtes juives modernes, comme si renouer avec certaines pratiques identitaires très anciennes apportait une profondeur spirituelle supplémentaire ou une proximité accrue avec le Dieu de la Bible. Parmi ces célébrations, Hanoukkah, souvent présentée comme la « fête des lumières », suscite fascination, émotion et curiosité.

Maintenant, la question fondamentale que tout disciple de Jésus doit se poser demeure simple et tranchante : une fête qui ne reconnaît pas Jésus comme Messie peut-elle réellement honorer le Père ? Si la réponse biblique est non, et elle l’est, alors l’attrait culturel ou esthétique d’une tradition ne saurait jamais justifier l’oubli du Christ.

Un Temple purifié… mais un culte dépassé

Considérons d’abord que la fête d’Hanoukkah est une fête juive et non pas une fête de l’Éternel. Les fêtes de l’Éternel, au nombre de sept, furent instaurées par Dieu lui-même, tandis qu’Hanoukkah est une fête instituée par les hommes.

Cette fête commémore la purification du Temple de Jérusalem à l’époque des Maccabées, après la profanation par les Séleucides au IIᵉ siècle avant Jésus-Christ. L’événement historique est réel, mais ce que cette fête retient en priorité n’annonce ni la venue du Messie, ni l’accomplissement de l’Alliance nouvelle. Elle tourne le regard vers un système religieux que Jésus lui-même a déclaré obsolète.

Lorsque le Seigneur affirme devant les responsables du peuple : « Détruisez ce temple, et en trois jours je le relèverai » et que Jean précise : « il parlait du temple de son corps » (Jean 2.19-21), il scelle la plus radicale des transitions spirituelles. Dieu n’habite plus un sanctuaire géographique, mais il fait de Christ son Temple définitif, et de l’Église régénérée l’habitation vivante de l’Esprit (Éphésiens 2.21-22).

Ainsi, célébrer Hanoukkah revient à se réjouir du retour à un culte que Dieu a remplacé par la plénitude du sacrifice de la croix. C’est un culte sans sang rédempteur, sans expiation réelle, sans reconnaissance du Messie. Ce constat n’est pas anodin. Pourtant, des milliers de croyants s’associent à cette fête sans savoir de quoi il en retourne.

Une lumière symbolique qui refuse la Lumière incarnée

On présente volontiers Hanoukkah comme une célébration de la lumière. On allume une hanoukkia (chandelier à 9 branches) ; on multiplie les flammes ; on évoque l’huile miraculeuse. Mais la lumière selon Dieu n’est pas une chandelle entretenue devant un mur de pierre. C’est une Personne vivante, donnée au monde. Jésus l’affirme avec une clarté dévastatrice : « Moi, je suis la lumière du monde, dit-il. Celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres : il aura la lumière de la vie. » (Jean 8.12)

La seule lumière qui délivre l’être humain des ténèbres intérieures n’est pas celle d’un chandelier, mais celle du Christ incarné, crucifié et ressuscité. On peut bien faire briller l’huile la plus pure dans un candélabre d’or, malheureusement sans Jésus la pièce reste dans la nuit.

Toute lumière religieuse qui ne conduit pas à Christ demeure un éclairage fictif. De même que toute fête qui met en avant une lumière autre que le Fils refuse, même sans l’avouer, la seule illumination que le ciel reconnaisse.

Une mémoire guerrière face à un Roi désarmé

Hanoukkah exalte aussi la victoire militaire des Maccabées, une insurrection ardente destinée à restaurer la pureté rituelle du Temple. La fête entretient un souvenir galvanisant : l’héroïsme, la reconquête, la fierté nationale, l’identité ethnique. Jésus détourne volontairement ses disciples de cette logique. Il déclare à Pilate : « Mon royaume n’est pas de ce monde. Si mon royaume était de ce monde, mes serviteurs se seraient battus pour que je ne tombe pas aux mains des Juifs. Non, réellement, mon royaume n’est pas d’ici. » (Jean 18.36)

Le Royaume qu’il inaugure n’avance ni par les armes, ni par l’identité biologique, ni par la défense politique d’un territoire. Il règne au cœur de l’homme, par la puissance de la repentance, du pardon et de la transformation spirituelle.

Le contraste est vertigineux : Hanoukkah valorise des combattants terrestres qui défendent un sanctuaire matériel ; l’Évangile présente un Roi céleste qui conquiert les cœurs par la grâce. Là où l’un nourrit l’orgueil religieux, l’autre dépouille l’homme de toute prétention, l’invite à s’humilier, et lui ouvre la porte de la vie éternelle.

Une tradition tardive qui usurpe la place de la révélation

Hanoukkah ne fait pas partie des fêtes instituées par l’Éternel dans la Loi. Elle n’est ni dans la Torah, ni dans les prescriptions données à Moïse, ni dans l’agenda prophétique des grandes convocations sacrées. Elle n’est pas une « ombre pédagogique » voulue par Dieu pour conduire au Messie. Elle est une initiative humaine née plusieurs siècles après Moïse, pour célébrer un événement militaire et la restauration d’un culte lévitique déjà condamné à disparaître.

C’est là le malentendu profond. Lorsque Paul déclare que « Tout cela n’était que l’ombre des choses à venir : la réalité est en Christ » (Colossiens 2.17), il parle des institutions que Dieu lui-même a données ; la Pâque, les sacrifices, les prêtres, le sabbat, le sanctuaire. Autant de réalités que le Père avait volontairement ordonnées pour préparer la venue du Fils. Hanoukkah ne relève pas de cette catégorie. Elle n’annonçait rien. Elle ne préfigurait rien. Elle n’était adossée à aucune promesse divine. Tout ce qui entoure cette fête n’est qu’humain. L’apôtre Paul écrit : « Certes, les prescriptions de ce genre paraissent empreintes d’une grande sagesse, car elles demandent une dévotion rigoureuse, des gestes d’humiliation et l’assujettissement du corps à une sévère discipline. En fait, elles n’ont aucune valeur, sinon pour satisfaire des aspirations tout humaines. »(Colossiens 2.23)

Cette fête fut inventée par des hommes pour sauver une identité religieuse menacée. Elle perpétue non pas un fil conducteur biblique, mais une nostalgie politique, rituelle et culturelle. Ainsi, célébrer Hanoukkah n’est pas honorer une « ombre » voulue par Dieu. C’est s’attacher à une tradition humaine née en marge de la Révélation, pour remplacer l’obéissance par la mémoire, et la foi par l’ethnicité.

L’Écriture avertit sévèrement : « Voilà comment vous annulez la Parole de Dieu par votre tradition, celle que vous vous transmettez. Et vous faites bien d’autres choses du même genre. » (Marc 7.13, BDS).

Hanoukkah n’est pas une préparation au Christ, mais un refus de l’accomplissement. Elle renvoie à un Temple de pierre quand Dieu a donné un Temple vivant. Elle ramène à une lampe d’huile quand Dieu a envoyé la Lumière éternelle. Elle célèbre une résistance terrestre quand Dieu offre une rédemption céleste.

La réalité est venue, et son nom est Jésus-Christ. Tout ce qui prétend prendre sa place que ce soit un rite tardif, une mémoire identitaire ou une piété folklorique n’est plus une préparation. C’est une usurpation.

Une alliance folklorique plutôt que la grâce salvatrice.

Un autre élément fondamental d’Hanoukkah repose sur le récit tardif du miracle de l’huile, un épisode absent des Écritures qui ne peut pas être validé historiquement. Il s’agit d’une tradition embellie, destinée à nourrir un imaginaire religieux. Or le salut de Dieu ne repose pas sur des éclats folkloriques, mais sur une œuvre objective : « Car c’est par grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Cela ne vient pas de vous, c’est un don de Dieu » (Éphésiens 2.8).

L’Évangile place l’espérance dans le sang du Fils, dans la justification offerte, dans le pardon accordé. Hanoukkah, au contraire, alimente une mémoire identitaire, une fierté nationale, une mythologie religieuse sans repentance, sans Messie, sans croix, sans résurrection. Comment en tant que chrétien, né de nouveau, je puis m’associer avec une fête comme celle-ci  ?

La seule lumière qui demeure est celle du Christ

Au bout du compte, le croyant né de nouveau n’a pas besoin d’une lampe à neuf branches, ni d’un Temple reconquis, ni d’une huile perpétuelle. Il n’a besoin que de Jésus-Christ. Il reçoit l’huile véritable, celle qui ne s’achète pas : l’Esprit Saint répandu dans le cœur du croyant (Jean 20.22). Il entre dans un sanctuaire éternel, l’œuvre parfaite accomplie une fois pour toutes (Hébreux 10.14). Il participe à une fête ordonnée par le Seigneur lui-même : le mémorial de la nouvelle alliance dans son sang (Marc 14.24).

La seule lumière qui éclaire le monde ne sort pas d’une hanoukkia. Elle vient du Fils éternel, la vraie Lumière donnée pour que nous vivions.

ALERTE DISCERNEMENT

Avant de vous enthousiasmer pour Hanoukkah : souvenez-vous de ce que cette fête signifie réellement.

  • Jésus, le Messie annoncé, y est ignoré
  •  L’accomplissement définitif de la Loi y est nié
  •  La véritable Lumière du salut y est refusée
  •  Le culte ancien est exalté contre la nouvelle alliance
  •  Le Temple terrestre est préféré au Christ ressuscité

Hanoukkah, une fête qui refuse le Messie, ne peut en aucun cas honorer le Père.

Conclusion : la seule lumière qui demeure… c’est Christ

Le croyant n’a pas besoin de l’huile des Maccabées. Il possède l’huile du Saint-Esprit. Il n’a pas besoin d’un Temple terrestre. Il n’a pas besoin d’une fête non biblique, mais plutôt de la communion au corps et au sang du Christ, scellée dans la nouvelle alliance.

Hanoukkah est belle pour les yeux, mais fausse pour le salut. La seule Lumière qui sauve n’est pas une bougie. C’est Jésus-Christ.

L’Église sera présente pendant la période des tribulations et voici pourquoi !

Beaucoup de mensonges sont colportés de nos jours. Toutes sortes de théories farfelues et fausses sont propagées par des prédicateurs qui ne prennent pas le temps de scruter les Écritures et qui préfèrent répéter ce que l’on leur a dit. Ce qui fait que le mensonge se propage et devient avec le temps une vérité. Comme on dit: « un mensonge répété souvent devient, avec le temps, une vérité. »

La fausse doctrine des événements de la fin des temps est truffée de mauvaises interprétations de toutes sortes. L’une d’elles est qu’à partir du chapitre 4 de l’Apocalypse l’église n’est plus présente dans le livre. D’après l’enseignement répété, elle serait enlevée au chapitre 4.1 ce qui est invraisemblable d’accepter une telle théorie, parce qu’il n’y a rien dans ce passage, ni dans son contexte, qui confirme cela. Ce n’est qu’une déduction fantaisiste que certains ont faites.

Puis, l’Église referait son apparition lorsque Jésus reviendrait avec ses saints, ses saints étant les croyants enlevés avant la période des tribulations. Bon, cela est un autre sujet intéressant que je discuterai une autre fois.

Honnêtement, nous avons ici tous les éléments pour créer un conte fantastique. C’est malheureusement ce qui se produit avec toutes ces doctrines aussi farfelues que fausses qui sont véhiculées depuis des décennies. 

Prenons par exemple l’affirmation qui mentionne que l’église n’est plus présente dans le livre de l’Apocalypse à partir du chapitre quatre. Je tiens à vous dire que pour justifier ce mensonge, ces enseignants ont inventé le fait que c’était des gens qui seront sauvés après l’enlèvement. Une théorie qui n’est absolument pas soutenue nulle part dans les Écritures de quelques façons que ce soit. Cela repose seulement sur l’imaginaire de personnes refusant de voir la vérité. 

Maintenant, prenons le temps de regarder la présence de l’Église tout au long du livre de l’Apocalypse. Celle-ci apparaît 13 fois après le chapitre 4. Nous la retrouvons au milieu même des tribulations tout en étant protégé par Dieu sous sa main protectrice comme nous dit le psalmiste : « Qui s’abrite auprès du Très-Haut, repose sous la protection du Tout-Puissant. » (Psaumes 91.1) 

Il y a des termes différents en français qui traduisent le mot grec hagios selon les traducteurs et les divers traductions de nos Bibles en français. Par exemple la Bible Louis Second traduits ce mot par les saints. La Parole de vie utilise l’expression ceux qui appartiennent à Dieu. La Bible en Français courant (97) utilise la tournure le peuple de Dieu. Pour terminer, la Bible du Semeur utilise la locution les membres du peuple saint. Toutes ces formes ne font que décrire l’Église. 

Maintenant, avant de regarder quelques exemples, j’aimerais vous faire remarquer que partout dans le Nouveau Testament où cette expression les membres du peuple saint est utilisée, elle sert à décrire l’église. Je vous donne seulement quelques exemples, mais avec une concordance, il est très facile de retrouver les autres références. 

La première mention se retrouve dans le livre des Actes : « Pierre, qui parcourait tout le pays, passa aussi chez les membres du peuple saint qui habitaient à Lydda. » (Actes 9.32) Nous voyons bien, sans aucun doute, que cela fait référence à un groupe de chrétiens.

Ensuite, Paul va dire alors qu’il défend sa cause devant le roi Agrippa : « C’est ce que j’ai fait à Jérusalem : j’ai jeté en prison, en vertu des pouvoirs que j’avais reçus des chefs des prêtres, un grand nombre des membres du peuple saint et, lorsqu’il s’agissait de les condamner, j’ai voté leur mise à mort. » (Actes 26.10-18) Nous savons tous que selon les Écritures que le pharisien Paul persécutait les chrétiens avant sa conversion et les faisait jeter en prison à cause de leur foi.

Puis, ce passage de 1 Corinthiens 14.33 est tout de même très explicite lorsqu’il dit : « Dieu, en effet, n’est pas un Dieu de désordre, mais de paix. Comme dans toutes les Églises des membres du peuple saint ». Ce n’est pas bien difficile de comprendre que les membres du peuple saint sont les chrétiens.

Il y a plusieurs autres références que je ne peux citer ici dans cet article. Chaque fois que les membres du peuple saint sont écrits, c’est la traduction du mot grec hagios. Celui-ci apparait au bas mot 31 fois du livre des Actes jusqu’au livre de Philémon. De plus, chaque fois qu’il est mentionné, il fait référence aux chrétiens.

Maintenant, la question que je pose est que si chaque fois qu’il apparait dans le Nouveau Testament il fait référence aux chrétiens, pourquoi cela serait-il différent dans le livre de l’Apocalypse ? Je sais qu’il y a toutes sortes de théories qui justifient le fait que ce n’est pas les croyants, mais honnêtement pouvons-nous accepter ce fait seulement parce que des gens le disent ? Alors que la Bible dit le contraire. Cette simple mention de ce fait vient détruire toute la théorie de l’enlèvement de l’Église avant la période des tribulations. Si nous voulons être honnêtes avec soi-même, regardons les choses comme il se doit.

Regardons quelques références se rapportant aux membres du peuple saint, les chrétiens dans l’Apocalypse. Nous retrouvons cette expression 13 fois du chapitre 5 au chapitre 20 de l’Apocalypse. C’est à peine croyable de fermer les yeux sur une telle évidence. Plus encore de créer de toutes pièces une théorie pour justifier un concept qui est totalement faux. Je parle du concept de l’enlèvement de l’Église avant la période des tribulations. Cela est encore enseigner allègrement dans les églises aujourd’hui. C’est un péché que d’affirmer une chose pareil. Vous savez comme moi que les enseignants seront jugés plus sévèrement, nous dit l’apôtre Jacques. (Jacques 3.1)

La référence à l’Église dans l’Apocalypse apparait au chapitre 5. 8; 8.3, 4; 11.18; 13.7, 10; 14.12; 16.6; 17.6; 18.20, 24; 19.8 et finalement 20.9. Je vais prendre seulement trois références et vous pouvez aller vérifier le reste. D’ailleurs, à la fin de cet article, je vais mettre toutes les références du Nouveau Testament incluant l’Apocalypse.

D’abord, ce passage : « Il (la bête) lui fut même permis de faire la guerre aux membres du peuple saint et de les vaincre. Elle reçut autorité sur tout peuple, toute tribu, toute langue et toute nation. » (Apocalypse 13.7)  Lorsque je parle de la présence de l’Église pendant la période des tribulations, ceci en est un bon exemple. Il serait difficile de le nier à moins de fermer volontairement les yeux pour ne pas voir l’évidence.

Un autre passage qui nous démontre la réalité des choses pour les chrétiens pendant la période des tribulations : « Si quelqu’un doit aller en captivité, il ira certainement en captivité. Si quelqu’un doit périr par l’épée, il périra certainement par l’épée. C’est là que les membres du peuple saint doivent faire preuve d’endurance et de foi. » (Apocalypse 13.10 ) C’est un autre passage qui mentionne explicitement la présence de l’église pendant la période des tribulations alors que la bête déchaine toute sa colère sur les chrétiens.

Finalement, pour conclure cet article, ce passage nous dit : « Réjouis-toi de sa ruine, ciel ! Et vous, membres du peuple saint, apôtres et prophètes, réjouissez-vous ! Car en la jugeant, Dieu vous a fait justice. » (Apocalypse 18.20) Le contexte de ce passage est lors de la ruine de Babylone. 

Comme vous avez pu le voir, l’Église sera sur la terre pendant la période des tribulations. Prenez le temps de vérifier les références inscrites, ici, à la fin de cet article. 


Référence biblique concernant les membres du peuple saint 

Actes 9.32 Pierre, qui parcourait tout le pays, passa aussi chez les membres du peuple saint qui habitaient à Lydda. 

Actes 26.10 C’est ce que j’ai fait à Jérusalem : j’ai jeté en prison, en vertu des pouvoirs que j’avais reçus des chefs des prêtres, un grand nombre des membres du peuple saint et, lorsqu’il s’agissait de les condamner, j’ai voté leur mise à mort. 

Actes 26.18 Tu devras leur ouvrir les yeux et les faire passer des ténèbres à la lumière et du pouvoir de Satan à Dieu pour qu’en croyant en moi, ils reçoivent le pardon de leurs péchés et une part d’héritage avec les membres du peuple saint. » 

Romains 8.27 Et Dieu qui scrute les cœurs sait ce vers quoi tend l’Esprit, car c’est en accord avec Dieu qu’il intercède pour les membres du peuple saint. 

Romains 15.25 Pour l’instant, je vais à Jérusalem pour le service des membres du peuple saint. 

Romains 15.31 Qu’il me fasse échapper aux incrédules de la Judée et permette que l’aide que j’apporte à Jérusalem puisse être reçue favorablement par les membres du peuple saint. 

Romains 16.2 Réservez-lui, en vertu de votre union commune au Seigneur, l’accueil que lui doivent des membres du peuple saint. Mettez-vous à sa disposition pour toute affaire où elle aurait besoin de vous. Car elle est intervenue en faveur de beaucoup et, en particulier, pour moi. 

Romains 16.15 Saluez Philologue et Julie, Nérée et sa sœur, Olympas et tous les membres du peuple saint qui sont avec eux. 

1 Corinthiens 6.1 Lorsque l’un de vous a un différend avec un frère ou une sœur, comment ose-t-il le citer en justice devant des juges incroyants au lieu de recourir à l’arbitrage des membres du peuple saint ? 

1 Corinthiens 14.33 Dieu, en effet, n’est pas un Dieu de désordre, mais de paix. 

Comme dans toutes les Églises des membres du peuple saint, 

1 Corinthiens 16.15 Encore une recommandation, frères et sœurs : vous connaissez Stéphanas et sa famille. Vous vous souvenez qu’ils ont été les premiers à se convertir au Seigneur dans toute l’Achaïe. Vous savez qu’ils se sont spontanément mis au service des membres du peuple saint. 

2 Corinthiens 1.1 Paul, apôtre de Jésus-Christ par la volonté de Dieu, et le frère Timothée, saluent l’Eglise de Dieu qui est à Corinthe ainsi que tous les membres du peuple saint dans l’ensemble de l’Achaïe. 

2 Corinthiens 9.13 Par ce service, vous allez démontrer la réalité de votre engagement. Aussi ces membres du peuple saint loueront-ils Dieu pour l’obéissance par laquelle s’exprime votre foi en l’Evangile de Christ. Ils le loueront aussi pour la largesse avec laquelle vous partagez vos biens avec eux et avec tous. 

Éphésiens 1.15 Pour toutes ces raisons, moi aussi, après avoir entendu parler de votre foi au Seigneur Jésus et de votre amour pour tous les membres du peuple saint, 

Éphésiens 1.18 qu’il illumine ainsi votre intelligence afin que vous compreniez en quoi consiste l’espérance à laquelle vous avez été appelés, quelle est la glorieuse richesse de l’héritage que Dieu vous fera partager avec les membres du peuple saint, 

Éphésiens 2.19 Voilà pourquoi vous n’êtes plus des étrangers ou des résidents temporaires, vous êtes concitoyens des membres du peuple saint, vous faites partie de la famille de Dieu. 

Éphésiens 3.8 Oui, c’est à moi, le plus petit de tous les membres du peuple saint, que Dieu a fait cette grâce d’annoncer aux non-Juifs les richesses insondables de Christ 

Éphésiens 4.12 Il a fait don de ces hommes pour que les membres du peuple saint soient rendus aptes à accomplir leur service en vue de la construction du corps de Christ. 

Éphésiens 5.3 Quant à l’immoralité et aux pratiques dégradantes sous toutes leurs formes, et à la soif de posséder, qu’il n’en soit pas même question entre vous : ce ne sont pas des sujets de conversation qui conviennent aux membres du peuple saint, 

Éphésiens 6.18 En toutes circonstances, faites toutes sortes de prières et de requêtes sous la conduite de l’Esprit. Faites-le avec vigilance et constance, et intercédez pour tous les membres du peuple saint, 

Philippiens 1.1 Paul et Timothée, serviteurs de Jésus-Christ, saluent tous ceux qui, par leur union à Jésus-Christ, sont membres du peuple saint, et qui vivent à Philippes, ainsi que les dirigeants de l’Eglise et les diacres. 

Philippiens 4.22 Tous les membres du peuple saint vous adressent leurs salutations, et en particulier ceux qui sont au service de l’empereur. 

Colossiens 1.4 En effet, nous avons entendu parler de votre foi en Jésus-Christ et de votre amour pour tous les membres du peuple saint. 

2 Thessaloniciens 1.10 lorsqu’il viendra pour être en ce jour-là honoré dans la personne des membres du peuple saint et admiré dans la personne de tous les croyants. Et vous aussi, vous en ferez partie, puisque vous avez cru au message que nous vous avons annoncé. 

1 Timothée 5.10 Elle doit être connue pour ses œuvres bonnes, avoir bien élevé ses enfants, ouvert sa maison aux étrangers, lavé les pieds des membres du peuple saint, secouru les malheureux, et pratiqué toutes sortes d’actions bonnes. 

Philémon 5 car j’entends parler de l’amour et de la foi dont tu fais preuve envers le Seigneur Jésus et envers tous les membres du peuple saint. 

Apocalypse 5.8 Lorsqu’il eut pris le livre, les quatre êtres vivants et les vingt-quatre représentants du peuple de Dieu se prosternèrent devant l’Agneau. Ils avaient chacun une harpe et des coupes d’or remplies d’encens qui représentent les prières des membres du peuple saint. 

Apocalypse 8.3 Un autre ange vint et se plaça sur l’autel. Il portait un encensoir d’or. On lui remit de nombreux parfums pour les offrir sur l’autel d’or devant le trône avec les prières des membres du peuple saint. 

Apocalypse 8.4 Et, de la main de l’ange, la fumée des parfums s’éleva devant Dieu, avec les prières des membres du peuple saint. 

Apocalypse 11.18 Les autres peuples s’étaient soulevés dans leur fureur, mais ta colère est arrivée. L’heure est venue où tous les morts seront jugés, et où tes serviteurs les prophètes, et les membres du peuple saint, eux qui te craignent, petits et grands, seront récompensés. C’est aussi le moment où ceux qui détruisent la terre seront détruits. 

Apocalypse 13.7 Il lui fut même permis de faire la guerre aux membres du peuple saint et de les vaincre. Elle reçut autorité sur tout peuple, toute tribu, toute langue et toute nation. 

Apocalypse 13.10 Si quelqu’un doit aller en captivité, il ira certainement en captivité. Si quelqu’un doit périr par l’épée, il périra certainement par l’épée. C’est là que les membres du peuple saint doivent faire preuve d’endurance et de foi. 

Apocalypse 14.12 C’est là que les membres du peuple saint, ceux qui obéissent aux commandements de Dieu et vivent selon la foi en Jésus, doivent faire preuve d’endurance. 

Apocalypse 16.6 Parce qu’ils ont versé le sang des membres du peuple saint et des prophètes, tu leur as aussi donné à boire du sang. Ils reçoivent ce qu’ils méritent. 

Apocalypse 17.6 Je vis qu’elle était ivre du sang des membres du peuple saint et des témoins de Jésus. A sa vue, je fus profondément bouleversé. 

Apocalypse 18.20 Réjouis-toi de sa ruine, ciel ! Et vous, membres du peuple saint, apôtres et prophètes, réjouissez-vous ! Car en la jugeant, Dieu vous a fait justice. 

Apocalypse 18.24 et que chez toi on a vu couler le sang des prophètes et des membres du peuple saint, ainsi que de tous ceux qu’on a égorgés sur la terre. 

Apocalypse 19.8 Et il lui a été donné de s’habiller d’un lin pur éclatant. Ce lin représente le statut des membres du peuple saint déclarés justes. 

Chrétiens, préparez-vous parce que les temps à venir ne seront pas de tout repos.

Nous voyons pointer à l’horizon des temps difficiles. Des gens aimeraient instaurer leur philosophie de contrôle de l’humanité. Les gouvernements semblent aller dans une direction sans se préoccuper de leur citoyen. Il y a la crainte d’une troisième guerre mondiale qui parait se définir dans le temps, etc. Tout ce que je viens d’énumérer ne sont ici que les signes annonciateurs de difficultés plus grandes pour toute l’humanité.

Cependant, au milieu de tout ce chaos, lorsque la bête se révélera et prendra le pouvoir accompagné du faux prophète (Ap 13.1-18), ceux-ci déclencheront une persécution monstre contre les chrétiens de toute la terre. Les croyants seront rudement mis à l’épreuve comme jamais auparavant. Ils devront se tenir debout pour le Seigneur Jésus. Un jour viendra où ils auront à faire un choix entre la bête ou le Seigneur Jésus. Certains pensent peut-être que ce ne sera pas bien difficile. Laissez-moi vous dire que lorsque votre vie sera en danger de mort, qu’on vous jettera en prison, qu’on menacera de vous exécuter si vous ne vous conformez pas. À ce moment, je peux vous dire que nombre d’entre eux vont se rallier du côté de la bête. Jésus lui-même nous a dit que nous serions persécutés, que nous serions mis à mort et que les peuples nous haïraient. (Mt 24.9)

Malheureusement, nombre de chrétiens ne seront pas préparés à affronter ces temps de difficultés que Jésus nous dit qu’ils n’ont jamais été aussi violents contre son corps qui est l’Église. Il nous dit que ces temps seront plus terribles que tout ce que les chrétiens ont connu depuis le commencement du monde et qu’une pareille souffrance ne se reverra plus jamais. (Mt 24.21) Cet avertissement est à prendre au sérieux, très au sérieux. Ces temps seront tellement intenses que Jésus nous mentionne que si cette période n’avait pas été écourtée, personne n’en réchapperait. (Mt 24.22)

Nous avons vu au cours des dernières années une augmentation de l’intensité à travers les différentes crises sanitaires. En 2003, le sras (syndrome respiratoire aigu sévère) s’est propagé dans la population. Aucune mesure coercitive n’a été mise en place à ce moment. Ensuite est venue la grippe H1N1 en 2009. Le sentiment d’inquiétude grandement propagé par les médias a augmenté l’inquiétude dans la population, mais sans plus. Maintenant, en décembre 2019, 10 ans plus tard, la crise COVID, propulsée par les médias et les gouvernements et leurs mesures coercitives, a atteint un niveau sans précédent d’inquiétude dans la population. Cette dernière crise sanitaire nous a démontré comment les gouvernements peuvent imposer toutes sortes de restrictions pour contraindre les gens. Et cela ne fut qu’un avant-goût de ce qui se dessine pour l’avenir.

Des personnes pensent qu’elles vont être enlevées par le Seigneur Jésus avant cette période de tribulation qui va venir sur le monde. Malheureusement, ça n’arrivera pas. Parce que cette doctrine de l’enlèvement prétribulationnel est fausse et donne de faux espoirs aux croyants plutôt que de les encourager à se préparer pour des temps de persécutions qui vont venir sur la chrétienté. Le Nouveau-Testament regorge d’exemples de chrétiens qui ont subi la persécution entre les mains de tyrans au cours des siècles derniers. L’histoire nous démontre également, comment des groupes de croyants ont subi la persécution en étant emprisonnés, martyrisés et tués pour leur foi, et nous, nous croyons que ce sera différent pour nous ? Je dois malheureusement vous dire que ce ne sera pas le cas parce que ce n’est pas ce que le Seigneur Jésus nous dépeint comme portrait.

Je crains fort que les croyants emprisonnés dans cette fausse doctrine de l’enlèvement prétribulationnel ne puissent passer au travers de la persécution qui va sévir contre les chrétiens par la bête et le faux prophète. Croyant un enlèvement avant la période des tribulations, ils vont, très probablement, se laisser séduire comme le reste du monde. Parce que pour eux, tant qu’ils ne sont pas enlevés, cette période ne sera pas encore commencée. C’est malencontreusement la triste réalité qui se dessine pour l’avenir. Ces croyants devraient enlever leur lunette prétribulationnel et commencer à regarder les choses objectivement. Le jour viendra, et il est déjà en chemin, ou nous devrons nous tenir debout pour le Seigneur Jésus comme l’ont fait Shadrak, Méshak et Abed-Nego (Da 3), Daniel dans la fausse aux lions (Da 6), une multitude de croyants (Hb 11) et encore d’autres comme nous l’a démontré l’histoire.

En terminant, Jésus nous a donné le moyen pour que nous puissions passer à travers toutes ces difficultés lorsqu’il nous a dit : « Restez sur vos gardes et priez sans relâche que Dieu vous donne la force d’échapper à tout ce qui doit arriver et de vous présenter debout devant le Fils de l’homme. » (Lc 21.36)

Une rude épreuve attend les chrétiens pendant la période des tribulations

Il lui fut même permis de faire la guerre aux membres du peuple saint et de les vaincre. Elle reçut autorité sur tout peuple, toute tribu, toute langue et toute nation.
Apocalypse 13.7

Le chapitre 13 de l’Apocalypse présente deux bêtes, l’une montant de la mer et l’autre de la terre, qui symbolisent respectivement l’Empire romain et un pouvoir religieux associé à celui-ci.

La première bête, décrite comme ayant sept têtes et dix cornes, reçoit le pouvoir et l’autorité de Satan et est adorée par les habitants de la terre. Tandis que la seconde bête fait des miracles pour inciter les habitants de la terre à adorer la première bête.

C’est dans ce contexte que le verset 7 du chapitre 13 de l’Apocalypse fait référence à la puissance de la première bête, qui reçoit le pouvoir « de faire la guerre aux membres du peuple saint et de les vaincre ».

Ce verset évoque une période de persécution et de martyre pour les croyants fidèles à Dieu, qui sont persécutés par la bête et ses partisans pendant la période des tribulations.

Ce passage met également en garde les croyants contre les dangers de se laisser séduire par les systèmes politiques et religieux de ce monde, qui peuvent être marqués par la violence et l’oppression.

Dans cette optique, les croyants sont appelés à rester fermes dans leur foi en Dieu et à ne pas craindre la persécution, car ils peuvent être assurés que Dieu triomphera finalement de toutes les forces du mal.

Ils peuvent aussi avec confiance attendre la venue de leur Sauveur bien aimé qui viendra les délivrer des maux qu’ils endureront. C’est là que nous avons besoin de prier pour que Dieu nous donne la force de passer au travers de toutes les difficultés qui vont se présenter à nous.

Vous pensez peut-être que l’épisode covid fut difficile. Vous n’avez rien vu. Pour la majorité des croyants, leur vie n’était pas menacée et ils ont accepté un vaccin qui pour certains allaient soit les rendre malades ou encore pire les tuer. Alors, imaginez que nous soyons menacés de mort si nous ne prenons pas la marque de la Bête. Combien vont renier Jésus et prendre la marque de la Bête à ce moment-là ?

Ces moments seront les pires moments de notre existence. Comment allons-nous réagir lorsque nous serons menacés d’être exécutés pour ne pas obéir à la Bête ? Allons-nous refuser de prendre la marque de la bête sachant que nous ne pourrons plus ni acheter ni vendre ? Ceci voudrait dire que nous pourrions mourir de faim. Ou encore d’être exécuté pour ne pas obtempérer. Lorsque je regarde comment les chrétiens ont réagi face aux menaces et à la pression du gouvernement pour la vaccination, je me dis que les choses ne seront pas bien différentes surtout s’il y a menace de mort en plus.

Dans la Bible, il y a un récit qui nous démontre comment des gens consacrés à Dieu ont résisté à un ordre d’un roi qui ont été condamnés et qui ont été miraculeusement délivrés de la mort par le Seigneur. Cela devrait nous servir d’exemple pour ceux qui voudront se tenir debout lors de la période des tribulations.

Ce récit se retrouve dans le chapitre 3 du livre de Daniel. Celui-ci raconte l’histoire de la statue d’or du roi Nabuchodonosor et de l’adoration forcée de celle-ci. Le roi Nabuchodonosor, qui régnait sur Babylone, a fait construire une statue d’or de soixante coudées de hauteur et la fit dresser dans la plaine de Doura. Il a ensuite ordonné que tous les responsables de la province se rassemblent pour adorer la statue lorsqu’ils entendraient le son de divers instruments de musique.

Trois Juifs nommés Shadrak, Méshak et Abed-Nego, qui étaient des responsables de la province de Babylone, ont refusé d’adorer la statue, affirmant leur fidélité à leur Dieu, Yahvé. Le roi Nabuchodonosor les a alors menacés de les jeter dans une fournaise ardente s’ils ne se conformaient pas à son décret. Bref, il les a menacés de mort s’il n’adorait pas la statue.

Les trois Juifs ont maintenu leur refus d’adorer la statue, affirmant leur confiance en leur Dieu. Le roi Nabuchodonosor, furieux, a ordonné qu’ils soient jetés dans la fournaise. Mais Dieu a miraculeusement préservé les trois Juifs dans la fournaise, où ils ont été rejoints par un quatrième personnage qui ressemblait à un fils des dieux.

Le roi Nabuchodonosor, ayant vu ce miracle, a reconnu la puissance du Dieu des Juifs et a publié un décret ordonnant que personne ne soit autorisé à dire du mal de leur Dieu. Les trois Juifs ont été promus à des postes de responsabilité dans le gouvernement de Babylone.

En conclusion, ce chapitre enseigne la fidélité des croyants à leur Dieu, même dans des situations difficiles et potentiellement mortelles, et la puissance de Dieu pour protéger et sauver ses serviteurs. Il montre également que même les dirigeants les plus puissants peuvent reconnaître la puissance de Dieu et promouvoir le respect pour la foi des autres.

C’est également une merveilleuse image de croyants qui vont se retrouver dans la fournaise de la période des tribulations et qui ne vont pas se soumettre à la Bête. Cependant, lorsqu’ils seront dans la fournaise de l’épreuve, ils seront rejoints par le Seigneur Jésus lui-même.

Quelle merveilleuse image ! Ne soyez pas effrayé des épreuves qui vont venir. Mettez toutes votre confiance dans le Seigneur Jésus et il saura vous accompagner comme il l’a fait avec tous ses serviteurs consacrés au fil des siècles.

Souvenez-vous que la mort n’est pas la défaite, mais une victoire pour le Seigneur Jésus. Lorsque Jésus est mort sur la croix, cela avait toutes les apparences d’une défaite. Seulement lorsqu’il ressuscita le troisième jour, cela était la marque de la victoire. C’est la même chose pour un disciple du Seigneur Jésus. La mort peut avoir l’apparence d’une défaite, mais le jour où Jésus reviendra et que ce croyant ressuscitera, cela aura toutes les apparences d’une victoire. Comme l’apôtre Paul disait: « Lorsque ce corps corruptible aura revêtu l’incorruptibilité et que ce corps mortel aura revêtu l’immortalité, alors se trouvera réalisée cette parole de l’Écriture : la victoire totale sur la mort a été remportée. O mort, qu’est devenue ta victoire ? O mort, où est ton dard ? (1 Co 15.54-55)