Introduction aux sept coupes de la colère de Dieu (Apocalypse 15.5-16.1)

Ce passage décrit la scène où le temple céleste s’ouvre et les sept anges portent la colère de Dieu sur la terre, marquant une transition vers un jugement divin inévitable. La grandeur de Dieu s’affiche, et aucune intercession n’est possible. Cela invite chacun à réfléchir sur son choix entre la grâce divine ou le jugement imminent.

Après la vision des vainqueurs chantant la gloire de Dieu et l’annonce des sept derniers fléaux, Jean contemple une scène saisissante. Le temple céleste s’ouvre, et les anges sortent pour exécuter la colère de Dieu sur la terre. Cette section marque le passage entre la louange des saints et l’exécution concrète des jugements divins. L’atmosphère est solennelle. Le sanctuaire s’emplit de la gloire de Dieu, et aucune intercession n’est plus possible. Le temps de la grâce s’achève, laissant place à la justice parfaite du Seigneur.

Ce passage nous enseigne que le jugement vient directement du sanctuaire céleste, que la sainteté de Dieu ne peut cohabiter avec le péché, et qu’aucun être humain ne pourra échapper lorsque Dieu décidera d’accomplir ses jugements.

Nous considérerons ce texte en trois parties :

  1. L’ouverture du temple céleste et la sortie des sept anges (v.5-6)
  2. Le don des coupes de la colère divine (v.7-8)
  3. Le commandement de verser les coupes du jugement (16.1)

L’ouverture du temple céleste et la sortie des sept anges

Après cela je vis s’ouvrir dans le ciel le Temple qui abritait le tabernacle du témoignage. Les sept anges porteurs des sept fléaux sortirent du Temple. Ils étaient vêtus de tuniques d’un lin pur, éclatant, et leur taille était serrée par une ceinture d’or. (Apocalypse 15.5-6)

Le temple céleste s’ouvre. C’est le sanctuaire véritable, celui dont le tabernacle terrestre n’était qu’une ombre (Hébreux 8.5). L’expression « tabernacle du témoignage » renvoie aux tables de la Loi contenues dans l’arche, rappelant que Dieu agit selon la justice et la fidélité de son alliance. Le jugement qui va suivre ne vient pas d’une impulsion de colère, mais d’un acte de justice fondé sur la vérité de Dieu.

Les sept anges sortent du temple, chacun porteur d’un fléau. Ils ne sont pas les auteurs du jugement, mais ses instruments. Ils exécutent la volonté souveraine de Dieu. Leurs vêtements de lin pur et éclatant symbolisent la sainteté et leurs ceintures d’or autour de la poitrine représentent la pureté et la gloire divine. Ces anges ne sortent pas pour semer le chaos, mais pour manifester la sainteté de Dieu à travers ses actes de justice.

Ce premier tableau nous rappelle que les jugements de Dieu sont saints, parfaits et irréprochables. Ce qui va se produire découle non d’une vengeance humaine, mais d’une justice céleste. Sommes-nous en paix avec Dieu avant que cette justice ne se manifeste ?

Le don des coupes de la colère divine

L’un des quatre êtres vivants remit aux sept anges sept coupes d’or remplies de la colère du Dieu qui vit éternellement. Alors la gloire et la puissance de Dieu remplirent le Temple de fumée, en sorte que personne ne put y pénétrer tant que les sept fléaux, déclenchés par les sept anges, ne s’étaient pas accomplis (Apocalypse 15.7-8)

L’un des quatre êtres vivants, associés au trône de Dieu (Apocalypse 4.6-8), remet les coupes aux anges. Cela souligne que ces jugements procèdent directement de l’autorité divine. Les coupes sont d’or, symbole de pureté, et elles sont pleines. Ce qui indique que la mesure du mal est arrivée à son comble.

La colère de Dieu est ici à son apogée. Elle ne s’exprime pas dans la passion ni dans la haine, mais dans la sainteté. C’est la réponse juste du Créateur face à la rébellion persistante de l’humanité. Dieu a offert la grâce, il a patienté, mais l’heure est venue pour sa justice d’agir.

Le temple se remplit alors de fumée à cause de la gloire et de la puissance de Dieu. Ce phénomène rappelle les manifestations divines de l’Ancien Testament lorsque la gloire de Dieu remplissait la tente d’assignation ou le temple de Salomon (Exode 40.34 ; 1 Rois 8.10-11). La fumée n’est pas celle de la destruction, mais celle de la présence divine. Elle empêche quiconque d’entrer, signe que l’intercession est désormais impossible. Maintenant, les fléaux doivent suivre leur cours.

Cette scène solennelle nous enseigne que lorsque le temps de la miséricorde s’achève, plus rien ne peut arrêter la main de Dieu. Le temple fermé signifie que la grâce est suspendue. Il n’y a plus de médiation possible.

Vivons-nous encore dans le temps de la grâce ? Oui, mais il prendra fin un jour. Sommes-nous prêts à entrer dans la présence de Dieu avant que son temple ne se referme ?

Le commandement de verser les coupes du jugement

J’entendis une voix forte venant du Temple dire aux sept anges : Allez et versez sur la terre les sept coupes de la colère divine ! (Apocalypse 16.1)

La voix qui parle est celle de Dieu lui-même. C’est un ordre impératif, direct et irrévocable. Les anges reçoivent le commandement de verser les coupes parce que le moment du jugement est arrivé. L’expression « versez sur la terre » montre que ces jugements toucheront toute la création, sans distinction ni refuge possible.

Dans la Bible, la coupe symbolise souvent la mesure du jugement divin (Psaume 75.9 ; Jérémie 25.15-16). Elle contient la colère accumulée par la patience de Dieu, désormais déversée sur un monde qui a refusé la repentance.

Toutefois, il est frappant de se souvenir que Jésus lui-même a bu la coupe de la colère à notre place, au jardin de Gethsémané (Matthieu 26.39). Par sa mort, il a détourné cette coupe de ceux qui croient en lui. Ceux qui rejettent ce salut devront désormais boire eux-mêmes la coupe de la colère divine.

Le contraste est total : la grâce offerte par Christ et la justice qui s’abat sur ceux qui la refusent. Il n’y a pas de neutralité possible. Chacun boira une coupe, celle du salut ou celle du jugement.

Sommes-nous parmi ceux qui ont accepté la coupe du salut par la foi en Jésus-Christ, ou parmi ceux qui devront boire celle du jugement ?

Conclusion : un avertissement solennel avant le jugement final

Ce passage solennel ouvre la scène la plus redoutable de l’Apocalypse. Il rappelle que le jugement de Dieu n’est pas arbitraire, mais juste, saint et inévitable. Les anges sortent du temple céleste, les coupes sont pleines, et le commandement divin est donné. L’histoire du monde touche à sa conclusion.

Les leçons d’Apocalypse 15.5 – 16.1 sont claires :

  • Les jugements de Dieu viennent directement de son sanctuaire céleste et manifestent sa justice parfaite.
  • La patience divine a une limite : le jour vient où l’intercession ne sera plus possible.
  • Les coupes de la colère représentent la dernière étape avant le règne de Christ.

Dieu nous appelle aujourd’hui à la repentance. Le temple est encore ouvert, la grâce est encore offerte, mais le moment approche où la voix de Dieu dira : « Allez, et versez. »

Sommes-nous prêts à nous tenir devant Dieu ? Choisissons aujourd’hui la paix avec lui avant que ne soit versée la première coupe de sa colère.

L’ouverture du sixième sceau : le jour de la colère (Apocalypse 6.12-17)

L’ouverture du sixième sceau dans l’Apocalypse entraîne des bouleversements cosmiques manifestant la colère divine. Les hommes, pris de peur, cherchent à se cacher plutôt qu’à se repentir. Une question cruciale émerge : qui pourra résister au jugement de Dieu ? Seul Christ offre refuge et espoir, appelant à se préparer avant qu’il ne soit trop tard.


Introduction – Quand le ciel parle plus fort que la terre

Avec l’ouverture du sixième sceau, tout change. Ce ne sont plus seulement des cavaliers apportant guerre, famine ou mort. Ce que Jean voit maintenant, c’est un bouleversement cosmique. Les fondements de la création sont ébranlés. Le ciel, la terre, les montagnes, les étoiles… tout semble perdre son équilibre. C’est le signe que le temps de la patience touche à sa fin, et que le jugement de Dieu entre dans une nouvelle intensité.

Ce sceau marque une transition dramatique. L’univers devient le théâtre d’un jugement visible. L’invisible devient soudain tangible. Et l’humanité, autrefois indifférente, est saisie d’effroi. Mais même au milieu de ce chaos, Dieu parle encore. Ce n’est pas simplement une fin annoncée. C’est un appel ultime. Une chance, pour ceux qui ont encore des oreilles, de se tourner vers celui qui est le seul refuge.


1. Les bouleversements cosmiques et terrestres

Apocalypse 6.12–14 — « Puis je vis l’Agneau ouvrir le sixième sceau et il y eut un violent tremblement de terre. Le soleil devint noir comme une toile de sac, la lune tout entière devint rouge comme du sang. 13 Les étoiles du ciel s’abattirent sur la terre, comme font les fruits verts d’un figuier secoué par un gros coup de vent. 14 Le ciel se retira comme un parchemin qu’on enroule, et toutes les montagnes et toutes les îles furent enlevées de leur place. »

Jean décrit ici un enchaînement de phénomènes saisissants. Un grand tremblement de terre ébranle le sol. Le soleil s’assombrit. La lune devient rouge sang. Les étoiles chutent comme des figues vertes d’un figuier secoué. Le ciel, lui, se replie sur lui-même, comme un parchemin que l’on roule. Et les montagnes, les îles — tout ce qui semblait solide — se déplacent de leur place.

Ces signes ne sont pas seulement naturels. Ils sont spirituels. Ils annoncent que Dieu ne retient plus sa main. C’est la fureur du Très-Haut qui se manifeste. Ésaïe l’avait annoncé : « Je ferai trembler les cieux, et la terre sera ébranlée sur sa base, par la fureur de l’Éternel » (Ésaïe 13.13). Joël avait prédit que « le soleil se changera en ténèbres, et la lune en sang, avant l’arrivée du jour grand et terrible de l’Éternel » (Joël 2.31).

Ces signes sont les avertissements du ciel. La création elle-même semble protester, se contracter, se plier sous le poids de la sainteté de Dieu.


2. La réaction des hommes face à la colère divine

Apocalypse 6.15–16 — « Les rois de la terre et les hauts dignitaires, les chefs militaires, les riches et les puissants, tous les esclaves et tous les hommes libres, allèrent se cacher au fond des cavernes et parmi les rochers des montagnes. 16 Ils criaient aux montagnes et aux rochers : Tombez sur nous et cachez-nous loin du regard de celui qui siège sur le trône, loin de la colère de l’Agneau. »

Devant une telle terreur, les hommes ne fuient pas vers Dieu, mais cherchent à se cacher de lui. Qu’ils soient puissants ou pauvres, libres ou esclaves, tous sont saisis d’une peur panique. Ils implorent la mort pour échapper à la présence de Celui qu’ils ont méprisé.

Ce ne sont plus seulement les signes qui parlent, c’est la face de Dieu qui se révèle. Et cette révélation est insupportable pour ceux qui ont refusé sa grâce. « Tombez sur nous ! » crient-ils. C’est le même cri qu’Ésaïe avait annoncé : « Les hommes entreront dans les cavernes des rochers pour éviter la terreur de l’Éternel » (Ésaïe 2.19).

Mais le plus frappant dans cette scène, c’est qu’aucun ne se repent. Ils reconnaissent que c’est Dieu qui agit. Ils discernent que l’Agneau est en colère. Et pourtant, au lieu de se jeter dans ses bras, ils tentent encore de fuir. Ils préfèrent la mort à la miséricorde. Car le temps de la grâce, pour eux, semble être passé.


3. Une question qui appelle une réponse

Apocalypse 6.17 — « Car le grand jour de leur colère est arrivé, et qui peut subsister ? »

C’est la question ultime. Celle que tous devraient se poser. Qui peut tenir debout quand le jour du jugement arrive ? Qui peut résister à la justice d’un Dieu trois fois saint ?

Le prophète Malachie l’avait déjà posée : « Qui pourra soutenir le jour de sa venue ? Qui restera debout quand il apparaîtra ? » (Malachie 3.2) Et le psaume 1 répondait : « Les méchants ne résisteront pas au jour du jugement » (Psaume 1.5).

La réponse est claire : personne ne peut subsister par ses propres forces. Aucun roi, aucun riche, aucun héros, aucun sage. La seule espérance repose en Christ. Lui seul est notre refuge. Lui seul peut couvrir nos fautes. Lui seul peut nous donner l’assurance de tenir ferme quand tout s’écroule.


Conclusion – Préparons-nous maintenant, pendant qu’il est encore temps

Le sixième sceau est un avertissement sévère, mais salvateur. Il annonce un jour réel, inévitable, terrible… mais évitable pour ceux qui placent leur confiance en Jésus-Christ.

Ce passage nous rappelle que tout ce que nous possédons peut disparaître en un instant. Que les structures, les institutions, les puissances humaines ne résisteront pas à la colère de Dieu. Mais que ceux qui sont en Christ peuvent traverser l’orage debout, non par leur force, mais parce qu’ils sont couverts par le sang de l’Agneau.

Ce jour viendra. C’est une certitude. Et la seule vraie question qui demeure est celle-ci : serons-nous prêts ?

Il y a une tempête qui arrive

Pendant la saison hivernale, au Québec, il est normal d’entendre dire qu’une tempête approche.  À juste titre, nous ne pouvons pas nous tromper parce que l’hiver, les tempêtes de neige sont fréquentes. Si je vous prédisais que cet hiver, nous allons avoir des tempêtes de neige, personne ne remettrait en question mes affirmations. Pourquoi ? Parce que nous savons par expérience que la saison froide apporte toujours son lot de mauvais temps et cela depuis que le monde est monde. 

Il y a un passage dans la Bible qui nous dit ceci : « 23 Voici que la tempête de l’Éternel se lève, sa fureur se déchaîne, l’orage tourbillonne, il se déverse sur la tête  de ceux qui font le mal. 24 La colère de l’Éternel ne se calmera pas avant qu’il ait agi et qu’il ait accompli les desseins de son cœur. Dans les jours à venir, vous vous en rendrez compte. » (Jérémie 30.23-24) Ce passage est particulièrement révélateur pour la saison dans laquelle nous vivons maintenant. Cependant, pour bien comprendre ce passage et pouvoir faire un lien avec ce qui se déroule sous nos yeux, il est important de connaître le contexte dans lequel ces versets sont écrits.

L’environnement de ces passages s’inscrit dans un contexte prophétique où Dieu annonce le jugement sur les nations et la restauration d’Israël. Ces deux versets, à la fin du chapitre trente, décrivent la colère de Dieu qui s’abattra sur les méchants sous la forme d’une « tempête » ou d’un « tourbillon. » Ce langage symbolique exprime la puissance et l’inévitabilité du jugement divin. Cette tempête représente une intervention divine qui détruira les ennemis de Dieu et de son peuple. Jérémie souligne que ce jugement ne sera ni interrompu ni détourné avant que la volonté de Dieu ne soit pleinement réalisée.

La phrase « dans les jours à venir », d’autres versions ont « dans la suite des temps ». Indique que la pleine compréhension de ces événements se fera ultérieurement. Elle renvoie à un accomplissement prophétique qui pourrait aller au-delà du retour de l’exil babylonien pour inclure un jugement final sur les nations hostiles et la rédemption finale d’Israël.

Ces versets reflètent donc à la fois la justice de Dieu envers les méchants et sa fidélité envers son peuple. C’est un thème récurrent dans les prophéties de Jérémie. Ces passages invitent les croyants à se confier dans le plan divin, même s’il semble parfois mystérieux ou difficile à comprendre immédiatement.

Il y a une tempête spirituelle qui arrive. Celle-ci s’appelle la période des tribulations. C’est le moment où Dieu manifestera sa colère envers ceux qui font le mal. (Colossiens 3.5-6) Plusieurs croyants pensent qu’ils auront été enlevés lorsque ce jugement s’abattra comme un filet sur tout les habitants de la terre. (Luc 21.35) Cette idéologie est une très mauvaise interprétation des Écritures. D’ailleurs, celles-ci amènent les croyants dans une fausse espérance et leur cache la vérité de la Parole de Dieu.

Certes, la colère à venir n’est pas pour les croyants, mais plutôt pour ceux qui font le mal. Cependant, le fait que nous ne sommes pas destinés à cette colère (1 Thessaloniciens 5.9) ne signifie pas que, nous, les croyants ne seront pas sur la terre lorsque cette tempête spirituelle s’abattra. 

Encore une fois, ce passage de 1 Thessaloniciens 5.9 n’a aucun rapport avec un enlèvement qui surviendrait avant la période des tribulations. C’est encore une fois, un passage qui est sorti de son contexte et qui induit les gens en erreur leur laissant présager qu’ils seront exempts de cette tempête spirituelle qui arrive.

Ainsi, il nous faut nous préparer. Les jours à venir seront mauvais. Par exemple, à l’annonce d’une tornade, les gens barricadent les fenêtres de leur maison pour éviter qu’il n’y ait des dommages à leur résidence. En quelque sorte, il se prépare à affronter cette tempête. C’est la même chose avec les croyants. Si on leur dit de ne pas s’inquiéter, qu’ils seront enlevés avant que la tempête arrive, ils ne prendront pas soin de se préparer spirituellement pour ces jours mauvais.

Malheureusement, nombre de prédicateurs enseignent cette fausse doctrine et mentionnent aux gens qu’il n’est pas nécessaire de se préparer parce qu’ils seront enlevés auparavant. C’est une falsification de la parole de Dieu. C’est un mensonge qui est enseigné parce que la Bible ne parle aucunement d’enlèvement auparavant, mais plutôt de protection pendant cette période d’épreuves qui va venir sur le monde entier. (Apocalypse 3.10)

Alors, frères et sœurs, ne croyez plus ceux qui vous prêchent une évasion, mais plutôt plongez vos regards dans la Parole de Dieu et demander au Saint-Esprit de vous éclairer. Il l’a fait pour moi et pour plusieurs autres. Il le fera aussi pour vous assurément.

Les croyants ne sont pas destinés à la colère, toutefois cela ne signifie pas qu’ils ne seront plus sur la terre lors de la période des tribulations et voici pourquoi !

Dans un monde où les interprétations des Écritures sont souvent manipulées pour soutenir des théories séduisantes, mais erronées, il est primordial de revenir à la vérité biblique. Certains enseignants, s’appuyant sur ce verset, affirment que cela prouve un enlèvement avant la période des tribulations, épargnant ainsi les croyants de toute souffrance. Cependant, cette interprétation est non seulement infondée, mais elle va aussi à l’encontre des enseignements clairs de Jésus et des apôtres concernant la réalité de la souffrance dans la vie du croyant. Examinons cette question de plus près, en restant fidèles à l’ensemble du message biblique.


Un sens tordu des Écritures

L’un des arguments les plus tordus que j’ai pu voir est celui qui mentionne que les croyants ne sont pas destinés à connaître sa colère en utilisant le passage de 1 Thessaloniciens 5.9 qui dit : « Car Dieu ne nous a pas destinés à connaître sa colère, mais à posséder le salut par notre Seigneur Jésus-Christ ». (1 Thessaloniciens 5.9) Cet enseignement affirme que c’est une preuve d’un enlèvement avant la période des tribulations qui évitera aux croyants de souffrir. Il affirme que la colère de Dieu sera déversée sur la terre pendant la période des tribulations ce qui est vrai parce que les écritures le mentionnent à plusieurs reprises comme font foi ces références. (Apocalypse 5.1; 16.1, 19; 19.15, Sophonie 1.15) 

Puis, cet enseignement ajoute que les croyants ne devraient pas en faire partie. C’est une grande erreur. C’est une affirmation sans fondement. C’est quelque chose qui ne vient pas de la Parole de Dieu. Parce que Jésus ne nous a jamais dit que nous ne devrions pas souffrir. C’est tout le contraire que Jésus et les apôtres ont dit comme en font foi ces passages : « Je vous ai dit cela pour que vous trouviez en moi la paix. Dans le monde, vous aurez à souffrir bien des afflictions. Mais courage ! Moi, j’ai vaincu le monde. » (Jean 16.33) « Mes chers amis, ne soyez pas surpris de la fournaise qui s’est allumée au milieu de vous pour vous éprouver comme si quelque chose d’étrange vous arrivait. Réjouissez-vous au contraire de la part que vous prenez aux souffrances de Christ, afin d’être aussi rempli de joie et d’allégresse quand sa gloire apparaîtra. » (1 Pierre 4.12-13) « En effet, en ce qui concerne le Christ, il vous a été fait la grâce non seulement de croire en lui, mais encore de souffrir pour lui. » (Philippiens 1.29) Vous pouvez aussi regarder ces références (Matthieu 5.10-12; Actes 14.22; Romains 8.17; 2 Timothée 3.12). La souffrance fait partie de la vie de disciple. De prétendre que nous ne devrions pas souffrir, va à l’encontre de la Parole de Dieu.

Cet enseignement affirme également que les croyants seront enlevés avant que ne débute la période des tribulations, celui-ci pousse l’odieux jusqu’à dire que ceux qui viennent à la foi pendant la période des tribulations, donc après l’enlèvement de l’Église, devront subir les effets de la colère de Dieu parce qu’ils sont venus à la foi trop tard. Ma parole, ça ne concorde absolument pas avec plan du salut de Dieu. Cet enseignement prétend que Dieu va punir les gens parce qu’ils sont venus à la foi trop tard. C’est ahurissant une telle pensée. C’est une autre affirmation sans fondement biblique parce que les ouvriers qui n’ont travaillé qu’une heure ont reçu le même salaire que ceux qui ont travaillé toute la journée. (Matthieu 20.1-16) Le salut est le même pour tout le monde ! Cet enseignement s’abstient de mentionner que les calamités qui sont envoyées sur la terre n’ont pas pour but de punir les gens, mais de les amener à se tourner vers Dieu, comme nous dit ce passage : « Les hommes furent atteints de terribles brûlures, et ils insultèrent Dieu qui a autorité sur ces fléaux, mais ils refusèrent de changer et de lui rendre hommage. » (Apocalypse 16.9)  

Cet enseignement prétend également que c’est à cause de ceux qui n’ont pas été enlevés et qui se sont convertis pendant la période des tribulations que le Seigneur va écourter cette période (Matthieu 24.22), mais encore là où trouve-t-on un appui biblique pour affirmer une chose pareille. Laissez-moi vous dire que c’est à cause de gens qui déforment la vérité de Dieu et qui donnent de faux espoirs aux croyants que la colère de Dieu va s’abattre sur eux. 

Maintenant, regardons ce que nous dit réellement le passage de 1 Thessaloniciens 5.9 que nous avons lu tout au début. Nous pouvons constater que la première épître aux Thessaloniciens a été écrite par l’apôtre Paul pour encourager et instruire l’Église de Thessalonique, une communauté de croyants nouvellement convertis au christianisme. 

Le cinquième chapitre de cette épître se concentre sur le sujet du « jour du Seigneur », un terme qui fait référence au retour de Jésus-Christ et aux événements eschatologiques associés.

Dans le contexte immédiat de ce passage (5.1-11), Paul aborde la question de l’incertitude concernant le moment exact du retour de Christ. Il explique que le « jour du Seigneur » viendra comme un voleur dans la nuit, c’est-à-dire de manière soudaine et imprévisible (verset 2). Il avertit les croyants d’être vigilants et prêts, vivant dans la lumière et non dans les ténèbres (versets 4-5).

Paul fait également une distinction entre ceux qui vivent dans la lumière (les croyants) et ceux qui vivent dans les ténèbres (les incroyants). Les premiers sont exhortés à rester sobres, à revêtir la « cuirasse de la foi et de l’amour » et le « casque de l’espérance du salut » (verset 8).

Le verset 9, en particulier, souligne que les croyants ne sont pas destinés à la colère de Dieu, mais plutôt, à recevoir le salut par Jésus-Christ. Cela implique que, bien que le « jour du Seigneur » soit un moment de jugement pour les non-croyants, pour les croyants, ce sera un moment de salut et de délivrance. Paul les rassure en affirmant que leur destinée n’est pas la colère divine, mais le salut assuré par la foi en Jésus-Christ.

En résumé, 1 Thessaloniciens 5.9 se trouve dans un passage où Paul rassure les croyants que leur avenir est sécurisé en Christ. Bien que le monde soit destiné à la colère divine lors du « jour du Seigneur », les croyants, eux, sont destinés au salut. Cela les encourage à rester vigilants et à vivre d’une manière qui reflète leur foi en Jésus-Christ.

Je vais vous poser une seule question, où est-il question, dans ce chapitre, d’un enlèvement avant la période des tribulations ? En aucun moment, il n’y est fait allusion de quelque manière que ce soit. C’est encore une fois un verset qui est tiré hors de son contexte et tordu au point de lui faire dire une chose qu’il ne dit pas. Je trouve cela malhonnête que de pareilles choses soient enseignées. 


Un appel à la préparation


Ce que le Seigneur fait c’est d’appeler ceux qui se sont laissé séduire par cette fausse doctrine. Il appelle les croyants à se préparer en obéissance et en pureté pour le jour de l’Éternel qui arrive à grands pas comme nous dit Sophonie  : « Car voici qu’il est proche, le jour de l’Éternel, oui, ce grand jour est proche, il arrive à grands pas, on entendra des cris amers au jour de l’Éternel. Le guerrier le plus brave poussera de grands cris. » (Sophonie 1.14) Ce passage nous dit aussi que même les plus vaillants d’entre nous pousseront des cris. Ce ne sera pas des jours de tout repos. Il nous faut nous y préparer parce que nous serons rudement mis à l’épreuve et seulement ceux qui resteront attachés à Jésus passeront au travers. Les tièdes et les faibles ne résisteront pas. C’est maintenant le temps de nous préparer.C’est maintenant le temps de revenir à l’Éternel. Le temps n’est plus à la détente et aux loisirs, il est à la préparation parce que bientôt le jour de l’Éternel arrivera et à ce moment, il sera trop tard.

Conclusion


En conclusion, l’idée que les croyants seront enlevés avant les tribulations pour échapper à la colère de Dieu repose sur une interprétation erronée de 1 Thessaloniciens 5.9. La Parole de Dieu nous enseigne clairement que la souffrance fait partie intégrante de la vie chrétienne. Les Écritures ne promettent pas une exemption de l’épreuve, mais plutôt la force et l’espérance nécessaires pour persévérer. Nous devons rester fermes dans la foi, sachant que notre salut est assuré en Jésus-Christ, et nous préparer spirituellement pour les jours difficiles à venir. Il est essentiel de rejeter les enseignements qui déforment la vérité biblique et de nous accrocher à la pureté et à l’obéissance que Dieu nous demande, alors que le jour de l’Éternel approche. Que notre espoir demeure en Christ, notre Sauveur, qui nous guidera à travers toutes les épreuves jusqu’à la fin nous soutenant et nous encourageant à persévérer parce que bientôt nous serons délivrés.

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