Aimer Christ jusqu’au bout

Ce texte souligne l’importance d’aimer Christ jusqu’au bout pour persévérer dans la foi malgré les tribulations. Cet amour doit surpasser tout autre attachement et se manifester même dans les souffrances. L’attente de son retour doit nourrir cette fidélité. Finalement, un véritable amour pour Jésus assure la ténacité du croyant.

Série : Une espérance inébranlable dans un monde troublé

Toute cette série nous a ramenés vers un même centre. Jésus revient sur la terre. L’Église demeurera jusqu’à son retour. La tribulation fait partie du chemin du disciple. Plusieurs seront séduits, plusieurs abandonneront, mais Dieu gardera les siens. Maintenant, une question décisive s’impose à nous : qu’est-ce qui permettra au croyant de tenir jusqu’au bout ?

La réponse ne se trouve pas d’abord dans une stratégie plus raffinée, ni dans une connaissance prophétique plus détaillée. Ce qui fera tenir le peuple de Dieu, c’est un amour véritable pour Jésus-Christ. On peut savoir beaucoup de choses, comprendre bien des doctrines, discerner plusieurs enjeux, et pourtant faiblir. Par conséquent, celui qui aime réellement le Seigneur sera rendu capable de persévérer dans la fidélité.

Jésus l’a dit sans détour : « Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi n’est pas digne de moi. Celui qui aime son fils ou sa fille plus que moi n’est pas digne de moi » (Matthieu 10.37). Aimer Christ jusqu’au bout, ce n’est donc pas simplement ressentir une émotion religieuse ou vivre quelques moments d’enthousiasme spirituel. C’est lui rester attaché quand le monde presse, quand la vérité coûte, quand la souffrance dure, quand l’opposition augmente, et quand tout en nous voudrait chercher un chemin plus facile. Voilà le dernier appel de cette série.

1. Aimer Christ jusqu’au bout, c’est le préférer à tout autre attachement

Jésus ne laisse aucune place à l’ambiguïté. Il affirme que nul n’est digne de lui s’il aime quelqu’un plus que lui (Matthieu 10.37). Cela ne signifie pas que nous devons devenir durs envers notre famille ou froids envers ceux que nous aimons. Cela signifie plutôt que Christ doit régner au-dessus de tous nos liens. Il doit être le premier amour, la loyauté suprême, la référence ultime.

Dans les temps d’épreuve, beaucoup tomberont justement parce qu’ils voudront préserver autre chose plus que leur communion avec Jésus. Certains choisiront la paix familiale au prix de la vérité. D’autres choisiront leur réputation. D’autres encore choisiront leur sécurité. Mais celui qui aime Christ jusqu’au bout dira dans son cœur : « Seigneur, tu passes avant tout. » Cet amour n’est pas théorique. Il devient visible lorsque l’obéissance a un coût.

John Piper a écrit : « La chose la plus aimante que nous puissions faire pour les autres, c’est d’aimer Dieu plus qu’eux. » Cette parole met le doigt sur une vérité essentielle. Nous n’aimons jamais vraiment les autres lorsque nous les plaçons à la place qui revient à Christ seul. Au contraire, c’est en aimant le Seigneur au-dessus de tout que nous apprenons à aimer les autres avec justice, pureté et vérité.

Imaginez une balance. D’un côté se trouvent les affections les plus légitimes de la vie : la famille, l’amitié, la sécurité, l’avenir. De l’autre se trouve Christ. Tant que tout va bien, plusieurs pensent pouvoir garder l’équilibre sans jamais choisir. Mais lorsque vient l’heure du test, le cœur révèle son vrai poids. Ce qui pèse le plus détermine la direction de la vie. Aimer Christ jusqu’au bout, c’est être trouvé du côté de Jésus lorsque la balance est mise à l’épreuve.

Nous devons donc nous examiner devant Dieu. Est-ce que Jésus est réellement le premier dans notre cœur ? Est-ce que nous l’aimons plus que notre confort ? Est-ce que nous l’aimons plus que notre image ? Est-ce que nous l’aimons plus que l’approbation des autres ? Le jour de l’épreuve révélera toujours ce que nous aimons le plus. Si plusieurs ont abandonné Christ au milieu de l’épreuve, c’est parce qu’ils aimaient autre chose plus que Christ.

2. Aimer Christ jusqu’au bout, c’est demeurer avec lui dans la souffrance

Le Seigneur n’a jamais caché que l’amour pour lui passe aussi par la croix. Il déclare : « Si quelqu’un veut marcher à ma suite, qu’il renonce à lui-même, qu’il se charge de sa croix et qu’il me suive » (Matthieu 16.24). Aimer Jésus jusqu’au bout ne consiste donc pas seulement à chanter son nom dans les jours de paix, mais à rester attaché à lui dans les jours de souffrance.

Joni Eareckson Tada, paralysée depuis des décennies, rappelle avec force que Jésus est avec les siens dans leur souffrance et qu’il faut continuer à courir vers le but en s’appuyant sur lui. Voilà une vérité précieuse. Le croyant n’aime pas un Sauveur lointain, mais un Seigneur présent au cœur même de l’épreuve. L’amour pour Christ ne supprime pas la douleur, mais il empêche la douleur de nous séparer de lui.

David Platt écrit : « L’obéissance radicale à Christ comporte le risque de perdre toutes ces choses. Mais, à la fin, un tel risque trouve sa récompense en Christ. Et il est plus que suffisant pour nous. » Cela signifie que suivre Jésus jusqu’au bout peut coûter cher ici-bas, mais qu’aucune perte subie pour lui n’est comparable à la richesse de le gagner lui-même comme récompense suprême (Philippiens 3.8 ; Matthieu 16.24-25).

Pensons à Ruth demeurant auprès de Naomi. Le chemin devant elles n’avait rien de facile. Il y avait l’incertitude, la pauvreté et la douleur. Pourtant, Ruth a choisi de rester attachée. Son amour s’est manifesté non dans l’abondance, mais dans la fidélité au milieu d’une route difficile (Ruth 1.16-17). De même, aimer Christ jusqu’au bout, c’est lui dire : « Je reste avec toi, même si le chemin devient rude. »

Peut-être traverses-tu en ce moment une fatigue profonde, une opposition, une pression intérieure ou une saison de larmes. N’évalue pas ton amour pour Christ seulement dans les moments où tout est facile. L’amour fidèle se voit quand on continue à le suivre dans la vallée. C’est souvent là que l’attachement au Seigneur devient le plus pur, le plus profond et le plus vrai.

3. Aimer Christ jusqu’au bout, c’est attendre sa venue avec persévérance et joie

Le Nouveau Testament relie constamment l’amour pour Jésus à l’attente de son apparition. Paul écrit : « Le Seigneur, le juste Juge, me la remettra au jour du jugement, et pas seulement à moi, mais à tous ceux qui, avec amour, attendent sa venue » (2 Timothée 4.8). Aimer Christ jusqu’au bout, c’est donc vivre les yeux tournés vers lui, non pas dans une curiosité prophétique agitée, mais dans une fidélité persévérante.

Celui qui aime vraiment Jésus ne cherche pas d’abord à échapper à tout prix. Il désire surtout être trouvé fidèle lorsque son Seigneur paraîtra. C’est pourquoi Jésus dit à l’Église de Smyrne : « N’aie pas peur des souffrances qui t’attendent. Voici, le diable va jeter plusieurs d’entre vous en prison, pour vous tenter, et vous connaîtrez dix jours de détresse. Sois fidèle jusqu’à la mort, et je te donnerai la vie pour couronne » (Apocalypse 2.10). Cette expression des « dix jours » ne doit pas nécessairement être comprise comme une durée strictement littérale, mais comme une période limitée, déterminée par Dieu, dans laquelle la fidélité des croyants est mise à l’épreuve.

Cette fidélité est nourrie par l’espérance. Elle regarde au-delà du présent. Elle sait que rien de ce qui est souffert pour Christ n’est perdu. Même dans l’obscurité, l’amour pour Jésus continue d’attendre son jour.

Horatius Bonar a écrit : « Nos pensées devraient demeurer avec amour et avec désir sur cette douce patrie où se trouvent notre Sauveur et notre Père céleste. » Cette citation exprime une attente aimante, persévérante et tournée vers le Seigneur. Elle rejoint bien l’esprit de 2 Timothée 4.8 et l’appel à demeurer fidèle jusqu’au bout.

Imaginez une épouse fidèle dont le mari est absent pour un temps. Elle ne vit pas comme s’il n’existait plus. Elle organise sa vie en gardant son retour à l’esprit. Son attente façonne sa fidélité. Ainsi en est-il du croyant qui aime Christ. Il vit dans ce monde, mais son cœur attend le retour de son Seigneur. Cette attente purifie sa marche, fortifie sa patience et garde vive sa joie.

Ne laissons donc pas notre amour se refroidir. Nourrissons-le par la Parole, la prière, l’obéissance et l’espérance du retour du Seigneur. Celui qui aime Christ jusqu’au bout ne sera pas parfait, mais il sera attaché, repentant, persévérant et tourné vers son Maître.

Conclusion

Aimer Christ jusqu’au bout, c’est le préférer à tout autre attachement (Matthieu 10.37). C’est demeurer avec lui dans la souffrance (Matthieu 16.24). C’est attendre sa venue avec fidélité et joie (Apocalypse 2.10 ; 2 Timothée 4.8). Voilà le grand appel final de cette série.

Au fond, la grande question n’est pas seulement : « Que crois-tu au sujet de la fin ? » La grande question est plutôt : « Aimes-tu Jésus assez pour lui rester fidèle jusqu’au bout ? » C’est cet amour-là qui fera tenir l’Église dans les jours mauvais à venir. C’est cet amour-là qui fera persévérer quand plusieurs tomberont. C’est cet amour-là qui gardera le croyant debout lorsque le Seigneur paraîtra.

Si ton amour pour Christ s’est affaibli, reviens à lui aujourd’hui. Demande-lui de rallumer la flamme. Confesse-lui ce qui a pris trop de place dans ton cœur. Il ne repousse pas celui qui revient sincèrement à lui.

Et si tu ne connais pas encore Jésus-Christ, viens à lui maintenant. Il t’a aimé le premier. Il a donné sa vie à la croix pour sauver les pécheurs et il est ressuscité pour leur donner la vie. Attache-toi à lui par la foi. Car mieux vaut appartenir à Jésus dans l’épreuve que posséder le monde sans lui.

Conclusion de fin de série

Au terme de cette série, qui s’est étendue sur plusieurs mois, retenons ceci : les tribulations et les souffrances ne signifient pas que Dieu nous a abandonnés. Elles font partie du chemin de la foi et nous appellent à demeurer fidèles jusqu’au retour de Jésus (Actes 14.22).

Le Seigneur ne nous appelle pas à fuir l’épreuve, mais à la traverser avec espérance, les yeux fixés sur lui, sachant que nous serons gardés par le Père. Car notre espérance n’est pas dans une vie facile, mais dans la victoire finale de Christ et dans sa venue glorieuse (Romains 8.18).

Que cette série nous pousse donc à veiller, à persévérer et à marcher dans la sainteté. Jésus revient. Restons prêts, fidèles et remplis d’espérance (Matthieu 24.13).

La souffrance produit la persévérance, le caractère et l’espérance

La souffrance, selon l’Écriture, n’est pas un mal sans sens, mais un outil divin qui forge la persévérance, le caractère et nourrit l’espérance. Dans les épreuves, le croyant apprend à s’enraciner profondément en Dieu, expérimentant Sa fidélité, ce qui transforme les difficultés en opportunités de croissance spirituelle et d’espérance renforcée en Christ.

Série : Une espérance inébranlable dans un monde troublé

Nous avons déjà vu que Jésus revient réellement sur la terre (Actes 1.11), que l’Église demeurera ici-bas jusqu’à son retour (Jean 17.15), que le chemin du royaume passe par bien des tribulations (Actes 14.22), que les persécutés sont déclarés heureux par le Seigneur (Matthieu 5.10-12), que le disciple doit porter sa croix (Matthieu 16.24), que les séductions des derniers temps seront nombreuses (Matthieu 24.4-5), que plusieurs abandonneront la foi (Matthieu 24.10-13), et que le peuple de Dieu est gardé dans le monde par le Père (Jean 17.15).

Mais une autre question se pose maintenant. Que fait Dieu dans la souffrance de ses enfants ? La tribulation n’est-elle qu’un temps à subir ? N’est-elle qu’un malheur sans sens ? L’Écriture répond avec force. Paul déclare : « Mieux encore ! Nous tirons fierté même de nos détresses, car nous savons que la détresse produit la persévérance, la persévérance conduit à une fidélité éprouvée, et la fidélité éprouvée nourrit l’espérance » (Romains 5.3-4).

Voilà une parole étonnante, mais remplie d’honnêteté et de vérité. Le chrétien ne se réjouit pas de la souffrance pour elle-même. Il ne devient pas amoureux de la douleur. Mais il sait que Dieu ne laisse pas l’épreuve vide de sens. Dans ses mains, la souffrance devient un instrument de formation, de purification et de préparation. Le Seigneur se sert de ce que l’ennemi voudrait utiliser pour briser le croyant afin de l’affermir, de le façonner et de le tourner davantage vers la gloire à venir.

1. La souffrance produit la persévérance

Paul écrit : « La détresse produit la persévérance » (Romains 5.3). Cela signifie que l’épreuve, lorsqu’elle est traversée dans la foi, forme en nous une capacité nouvelle à tenir ferme. La persévérance ne se développe pas dans le confort. Elle ne grandit pas dans une vie où tout est facile, où rien ne nous contredit, où aucune opposition ne nous oblige à nous appuyer sur Dieu. La persévérance se forge lorsque nous devons continuer à croire, continuer à prier, continuer à obéir, alors même que le chemin devient rude.

C’est ainsi que Dieu fortifie ses enfants. Il ne leur donne pas seulement des vérités à connaître. Il leur donne aussi des combats à traverser avec lui. Dans ces combats, l’âme apprend à s’attacher au Seigneur d’une manière plus profonde. Le croyant comprend qu’il ne peut pas vivre de ses seules émotions, ni de ses seules impressions. Il doit marcher par la foi (2 Corinthiens 5.7). Il doit s’accrocher aux promesses de Dieu même lorsque ses sentiments vacillent.

Jacques dit lui aussi : « Mes frères et sœurs, quand vous passez par toutes sortes d’épreuves, considérez-vous comme heureux. Car vous le savez : la mise à l’épreuve de votre foi produit l’endurance » (Jacques 1.2-3). La foi éprouvée devient une foi plus résistante. Elle apprend à durer. Elle ne s’effondre plus au premier choc. Elle devient plus stable, plus solide, plus enracinée.

Samuel Rutherford a écrit : « Quand je suis dans la cave de l’affliction, j’y cherche les meilleurs vins du Seigneur. » Cette parole montre que l’épreuve n’est pas seulement une douleur à subir, mais aussi un lieu où Dieu forme, fortifie et approfondit la foi de ses enfants (Romains 5.3 ; Jacques 1.2-3).

Imagine un arbre planté dans une vallée protégée, à l’abri de tout vent. Il peut pousser rapidement, mais ses racines restent souvent superficielles. Maintenant, pense à un arbre exposé aux tempêtes. Le vent le secoue, le plie, l’éprouve. Pourtant, au fil du temps, ses racines s’enfoncent plus profondément dans le sol. Pourquoi ? Parce qu’il doit tenir. Ainsi en est-il du croyant. Les vents de l’épreuve, dans la main de Dieu, poussent souvent l’âme à s’enraciner plus profondément en Christ.

Frères et sœurs, si vous traversez une saison où le combat semble long, ne concluez pas trop vite que rien de bon n’en sort. Le Seigneur est peut-être en train de former en vous une persévérance que des années de facilité n’auraient jamais produite. Continuez à vous appuyer sur lui. Continuez à marcher. Continuez à prier. La persévérance se forme justement en continuant alors que c’est difficile (Hébreux 10.36).

2. La persévérance forme un caractère éprouvé

Paul poursuit ainsi : « La persévérance conduit à une fidélité éprouvée » (Romains 5.4). Selon plusieurs traductions, cette expression renvoie au caractère éprouvé, au caractère approuvé, à une qualité intérieure qui a été testée et trouvée authentique. Voilà une vérité précieuse. Dieu ne veut pas seulement que nous tenions un peu plus longtemps. Il veut aussi former en nous un caractère transformé par l’épreuve.

Le croyant qui persévère avec Dieu au milieu de la souffrance n’est pas simplement un croyant qui survit. Il devient un croyant plus profond, plus humble, plus brisé devant Dieu, plus dépendant de sa grâce, moins superficiel, moins attaché aux illusions du monde. L’épreuve met à nu bien des choses dans le cœur. Elle révèle nos impatiences, nos peurs, notre orgueil, nos faux appuis. Mais elle révèle aussi la fidélité de Dieu. Et c’est dans cette rencontre entre notre faiblesse et sa grâce qu’un caractère nouveau se forme.

Pierre écrit : « Celles-ci servent à éprouver la valeur de votre foi. Le feu du creuset n’éprouve-t-il pas l’or qui pourtant disparaîtra un jour ? Pourtant, votre foi qui a résisté à l’épreuve a une valeur beaucoup plus précieuse. Elle vous vaudra louange, gloire et honneur, lorsque Jésus-Christ apparaîtra » (1 Pierre 1.7). Le feu ne détruit pas l’or véritable. Il en manifeste la qualité. De la même manière, l’épreuve, lorsqu’elle est traversée dans la foi, donne naissance à un caractère spirituellement plus mûr.

John Flavel a écrit : « Plus vous avez été sous l’affliction, plus vous avez reçu d’aide pour cette vie de sainteté. » Cette phrase montre bien que la persévérance dans l’épreuve ne produit pas seulement de la résistance, mais forme aussi un caractère purifié, affermi et mûri par la grâce de Dieu (Romains 5.4 ; 1 Pierre 1.7).

Pense à un potier qui travaille l’argile. Tant que l’argile reste molle et intacte, elle n’est pas encore utile pour un usage durable. Elle doit être façonnée, pressée, retravaillée, puis passer par le feu. Ce feu n’est pas une destruction de l’œuvre du potier. Il en est l’achèvement. Il donne à la pièce sa solidité. Ainsi en est-il souvent de la vie chrétienne. Le Seigneur façonne notre caractère, puis il permet parfois le feu de l’épreuve pour affermir ce qu’il est en train de former en nous (Ésaïe 64.7).

Peut-être que le Seigneur travaille en ce moment des zones profondes de votre vie. Il veut vous rendre plus humbles, plus patients, plus vrais, plus dépendants, plus saints. N’endurcissez pas votre cœur dans l’épreuve. Demandez plutôt : « Seigneur, qu’es-tu en train de former en moi ? Que veux-tu purifier ? Que veux-tu rendre plus conforme à Jésus ? » Un croyant qui pose ces questions laisse Dieu travailler son caractère.

3. Le caractère éprouvé nourrit l’espérance

Paul termine en disant : « La persévérance conduit à une fidélité éprouvée, et la fidélité éprouvée nourrit l’espérance. Or, notre espérance ne risque pas de tourner à notre confusion, car Dieu a versé son amour dans notre cœur par l’Esprit Saint qu’il nous a donné » (Romains 5.4-5).

Voici l’aboutissement glorieux de cette œuvre divine. La souffrance produit la persévérance. La persévérance forme un caractère éprouvé. Et ce caractère éprouvé nourrit une espérance plus forte. Pourquoi ? Parce que le croyant qui a vu Dieu le soutenir dans l’épreuve apprend à mieux connaître sa fidélité. Il ne parle plus seulement de la grâce comme d’une doctrine. Il l’a expérimentée. Il ne parle plus seulement de la consolation de Dieu comme d’une idée biblique. Il l’a goûtée. Il ne parle plus seulement de la fidélité divine comme d’un principe. Il a vu la main du Seigneur le porter. Et cette expérience nourrit une espérance plus profonde, plus stable, plus vivante.

L’espérance chrétienne n’est pas un optimisme vague. Elle n’est pas un simple désir que les choses aillent mieux. Elle est l’attente certaine de l’accomplissement des promesses de Dieu en Jésus-Christ. Elle regarde au royaume, à la résurrection, à la gloire, à la venue du Seigneur, à la victoire finale. C’est pourquoi Paul peut dire ailleurs : « J’estime d’ailleurs qu’il n’y a aucune commune mesure entre les souffrances de la vie présente et la gloire qui va se révéler en nous » (Romains 8.18).

Ainsi, loin d’éteindre l’espérance, l’épreuve la purifie. Elle arrache le cœur à des espérances terrestres trop petites et l’élève vers la gloire qui vient. Elle nous apprend à attendre non pas d’abord un soulagement ici-bas, mais l’accomplissement parfait du dessein de Dieu en Christ.

Octavius Winslow a écrit : « L’enfant de Dieu est, par nécessité, un homme joyeux. Ses péchés sont pardonnés, son âme est justifiée, sa personne est adoptée, ses épreuves sont des bénédictions, ses combats sont des victoires, sa mort est une immortalité, son avenir est un ciel d’une félicité inconcevable, inimaginable et sans fin. » Cette parole montre que l’épreuve, loin d’éteindre l’espérance, l’approfondit en tournant le regard du croyant vers la fidélité de Dieu, la victoire en Christ et la gloire à venir (Romains 5.4-5 ; Romains 8.18).

Imagine un marin qui a déjà traversé plusieurs tempêtes avec le même capitaine. Lors de la première tempête, il était terrifié, incertain, déstabilisé. Mais après avoir vu encore et encore la fidélité du capitaine qui mène le navire au port, quelque chose change en lui. La mer peut encore être agitée, mais sa confiance grandit. Il sait à qui il a affaire. Ainsi en est-il du croyant. Plus il expérimente la fidélité de Dieu dans l’épreuve, plus son espérance devient ferme.

Frères et sœurs, Dieu veut que votre espérance soit plus forte qu’avant votre épreuve. Il veut que vous sortiez du feu avec un regard plus élevé, plus fixé sur Jésus, plus tourné vers son royaume, plus assuré de sa fidélité. Ne laissez pas la souffrance vous enfermer dans le présent. Laissez-la, par la grâce de Dieu, élever vos yeux vers la gloire à venir (Colossiens 3.1-4).

Conclusion

La souffrance produit la persévérance, le caractère et l’espérance (Romains 5.3-5). Voilà une vérité glorieuse et profondément consolante. En Christ, la souffrance n’est pas vide. Elle n’est pas inutile. Elle n’est pas laissée au hasard. Dieu s’en sert pour former la persévérance, façonner un caractère éprouvé et nourrir une espérance qui ne trompe pas.

Peut-être que certains traversent aujourd’hui une épreuve lourde. Vous êtes fatigués. Vous ne comprenez pas tout. Vous priez, mais la route reste difficile. Alors souvenez-vous de ceci : si vous êtes en Jésus-Christ, votre douleur n’est pas perdue. Le Seigneur travaille. Il agit. Il forme. Il purifie. Il prépare quelque chose en vous qu’aucune facilité n’aurait produit.

Ne rejetez pas votre épreuve sans chercher la face de Dieu. Ne vivez pas votre souffrance seulement comme un poids à supporter. Vivez-la aussi comme un lieu où le Seigneur veut vous rencontrer, vous fortifier et approfondir en vous la vraie espérance.

Et si vous n’avez pas encore donné votre vie à Jésus-Christ, comprenez bien ceci : il n’est pas venu promettre une religion facile, mais offrir un salut véritable. En lui, même l’épreuve reçoit un sens éternel. Venez à lui aujourd’hui. Confiez-lui vos péchés, votre fardeau, votre peur, votre vie entière. Car celui qui appartient à Christ peut traverser la vallée avec une espérance que rien ne pourra finalement détruire.

La transfiguration : une rencontre symbolique entre la loi, les prophètes et le Messie

La transfiguration, rapportée dans les Évangiles (Matthieu 17.1-9 ; Marc 9.2-10 ; Luc 9.28-36), est l’un des moments les plus riches en signification dans la vie de Jésus-Christ. Sur une haute montagne, Jésus se révèle dans toute sa gloire céleste devant Pierre, Jacques et Jean. Moïse et Élie apparaissent à ses côtés, discutant avec lui. Ce récit, bien qu’émerveillant, revêt une signification profondément symbolique et ne doit pas être interprété littéralement.

Moïse et Élie : les représentants de la loi et des prophètes

Moïse, le grand législateur d’Israël, représente la Loi. Il est celui qui a reçu les commandements de Dieu sur le mont Sinaï, guidant le peuple dans l’alliance de l’obéissance. Élie, quant à lui, est une figure centrale des prophètes, incarnant leur appel à la repentance et leur rôle de messagers de la justice divine. Ensemble, ils personnifient l’ensemble des Écritures de l’Ancien Testament, appelées communément « la Loi et les Prophètes ».

Le but de la rencontre : les souffrances du Messie

L’entretien entre Jésus, Moïse et Élie porte sur les souffrances et la mission rédemptrice du Messie. Dans Luc 9.31, il est précisé qu’ils « parlaient de son départ qu’il allait accomplir à Jérusalem ». Ce départ (ou exode, selon le texte grec) fait allusion à la mort sacrificielle de Jésus sur la croix, suivie de sa résurrection et de son ascension. Cette discussion symbolise l’accomplissement de la Loi et des prophéties par Jésus-Christ, le véritable Messie.

La voix du Père : la confirmation divine

Au cœur de cet événement, une voix venant du ciel proclame : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé : écoutez-le » (Marc 9.7). Cette déclaration divine souligne la primauté de Jésus sur la Loi et les Prophètes. Il n’est pas simplement un autre prophète ou législateur, mais le Fils de Dieu venu pour accomplir l’œuvre de rédemption.

Une signification pour aujourd’hui

La transfiguration rappelle aux croyants que Jésus est le centre de toute l’Écriture. La Loi et les Prophètes trouvent leur accomplissement ultime en lui. Ce récit invite chacun à méditer sur le plan divin de salut, où la gloire de Christ est manifestée à travers sa souffrance et sa résurrection.

Ce texte est une image vivante de la transition entre l’ancienne alliance, fondée sur la Loi, et la nouvelle alliance, scellée par le sang de Jésus-Christ. Moïse et Élie disparaissent, laissant Jésus seul, soulignant qu’il est désormais l’unique chemin, la vérité et la vie.

Les croyants ne sont pas destinés à la colère, toutefois cela ne signifie pas qu’ils ne seront plus sur la terre lors de la période des tribulations et voici pourquoi !

Dans un monde où les interprétations des Écritures sont souvent manipulées pour soutenir des théories séduisantes, mais erronées, il est primordial de revenir à la vérité biblique. Certains enseignants, s’appuyant sur ce verset, affirment que cela prouve un enlèvement avant la période des tribulations, épargnant ainsi les croyants de toute souffrance. Cependant, cette interprétation est non seulement infondée, mais elle va aussi à l’encontre des enseignements clairs de Jésus et des apôtres concernant la réalité de la souffrance dans la vie du croyant. Examinons cette question de plus près, en restant fidèles à l’ensemble du message biblique.


Un sens tordu des Écritures

L’un des arguments les plus tordus que j’ai pu voir est celui qui mentionne que les croyants ne sont pas destinés à connaître sa colère en utilisant le passage de 1 Thessaloniciens 5.9 qui dit : « Car Dieu ne nous a pas destinés à connaître sa colère, mais à posséder le salut par notre Seigneur Jésus-Christ ». (1 Thessaloniciens 5.9) Cet enseignement affirme que c’est une preuve d’un enlèvement avant la période des tribulations qui évitera aux croyants de souffrir. Il affirme que la colère de Dieu sera déversée sur la terre pendant la période des tribulations ce qui est vrai parce que les écritures le mentionnent à plusieurs reprises comme font foi ces références. (Apocalypse 5.1; 16.1, 19; 19.15, Sophonie 1.15) 

Puis, cet enseignement ajoute que les croyants ne devraient pas en faire partie. C’est une grande erreur. C’est une affirmation sans fondement. C’est quelque chose qui ne vient pas de la Parole de Dieu. Parce que Jésus ne nous a jamais dit que nous ne devrions pas souffrir. C’est tout le contraire que Jésus et les apôtres ont dit comme en font foi ces passages : « Je vous ai dit cela pour que vous trouviez en moi la paix. Dans le monde, vous aurez à souffrir bien des afflictions. Mais courage ! Moi, j’ai vaincu le monde. » (Jean 16.33) « Mes chers amis, ne soyez pas surpris de la fournaise qui s’est allumée au milieu de vous pour vous éprouver comme si quelque chose d’étrange vous arrivait. Réjouissez-vous au contraire de la part que vous prenez aux souffrances de Christ, afin d’être aussi rempli de joie et d’allégresse quand sa gloire apparaîtra. » (1 Pierre 4.12-13) « En effet, en ce qui concerne le Christ, il vous a été fait la grâce non seulement de croire en lui, mais encore de souffrir pour lui. » (Philippiens 1.29) Vous pouvez aussi regarder ces références (Matthieu 5.10-12; Actes 14.22; Romains 8.17; 2 Timothée 3.12). La souffrance fait partie de la vie de disciple. De prétendre que nous ne devrions pas souffrir, va à l’encontre de la Parole de Dieu.

Cet enseignement affirme également que les croyants seront enlevés avant que ne débute la période des tribulations, celui-ci pousse l’odieux jusqu’à dire que ceux qui viennent à la foi pendant la période des tribulations, donc après l’enlèvement de l’Église, devront subir les effets de la colère de Dieu parce qu’ils sont venus à la foi trop tard. Ma parole, ça ne concorde absolument pas avec plan du salut de Dieu. Cet enseignement prétend que Dieu va punir les gens parce qu’ils sont venus à la foi trop tard. C’est ahurissant une telle pensée. C’est une autre affirmation sans fondement biblique parce que les ouvriers qui n’ont travaillé qu’une heure ont reçu le même salaire que ceux qui ont travaillé toute la journée. (Matthieu 20.1-16) Le salut est le même pour tout le monde ! Cet enseignement s’abstient de mentionner que les calamités qui sont envoyées sur la terre n’ont pas pour but de punir les gens, mais de les amener à se tourner vers Dieu, comme nous dit ce passage : « Les hommes furent atteints de terribles brûlures, et ils insultèrent Dieu qui a autorité sur ces fléaux, mais ils refusèrent de changer et de lui rendre hommage. » (Apocalypse 16.9)  

Cet enseignement prétend également que c’est à cause de ceux qui n’ont pas été enlevés et qui se sont convertis pendant la période des tribulations que le Seigneur va écourter cette période (Matthieu 24.22), mais encore là où trouve-t-on un appui biblique pour affirmer une chose pareille. Laissez-moi vous dire que c’est à cause de gens qui déforment la vérité de Dieu et qui donnent de faux espoirs aux croyants que la colère de Dieu va s’abattre sur eux. 

Maintenant, regardons ce que nous dit réellement le passage de 1 Thessaloniciens 5.9 que nous avons lu tout au début. Nous pouvons constater que la première épître aux Thessaloniciens a été écrite par l’apôtre Paul pour encourager et instruire l’Église de Thessalonique, une communauté de croyants nouvellement convertis au christianisme. 

Le cinquième chapitre de cette épître se concentre sur le sujet du « jour du Seigneur », un terme qui fait référence au retour de Jésus-Christ et aux événements eschatologiques associés.

Dans le contexte immédiat de ce passage (5.1-11), Paul aborde la question de l’incertitude concernant le moment exact du retour de Christ. Il explique que le « jour du Seigneur » viendra comme un voleur dans la nuit, c’est-à-dire de manière soudaine et imprévisible (verset 2). Il avertit les croyants d’être vigilants et prêts, vivant dans la lumière et non dans les ténèbres (versets 4-5).

Paul fait également une distinction entre ceux qui vivent dans la lumière (les croyants) et ceux qui vivent dans les ténèbres (les incroyants). Les premiers sont exhortés à rester sobres, à revêtir la « cuirasse de la foi et de l’amour » et le « casque de l’espérance du salut » (verset 8).

Le verset 9, en particulier, souligne que les croyants ne sont pas destinés à la colère de Dieu, mais plutôt, à recevoir le salut par Jésus-Christ. Cela implique que, bien que le « jour du Seigneur » soit un moment de jugement pour les non-croyants, pour les croyants, ce sera un moment de salut et de délivrance. Paul les rassure en affirmant que leur destinée n’est pas la colère divine, mais le salut assuré par la foi en Jésus-Christ.

En résumé, 1 Thessaloniciens 5.9 se trouve dans un passage où Paul rassure les croyants que leur avenir est sécurisé en Christ. Bien que le monde soit destiné à la colère divine lors du « jour du Seigneur », les croyants, eux, sont destinés au salut. Cela les encourage à rester vigilants et à vivre d’une manière qui reflète leur foi en Jésus-Christ.

Je vais vous poser une seule question, où est-il question, dans ce chapitre, d’un enlèvement avant la période des tribulations ? En aucun moment, il n’y est fait allusion de quelque manière que ce soit. C’est encore une fois un verset qui est tiré hors de son contexte et tordu au point de lui faire dire une chose qu’il ne dit pas. Je trouve cela malhonnête que de pareilles choses soient enseignées. 


Un appel à la préparation


Ce que le Seigneur fait c’est d’appeler ceux qui se sont laissé séduire par cette fausse doctrine. Il appelle les croyants à se préparer en obéissance et en pureté pour le jour de l’Éternel qui arrive à grands pas comme nous dit Sophonie  : « Car voici qu’il est proche, le jour de l’Éternel, oui, ce grand jour est proche, il arrive à grands pas, on entendra des cris amers au jour de l’Éternel. Le guerrier le plus brave poussera de grands cris. » (Sophonie 1.14) Ce passage nous dit aussi que même les plus vaillants d’entre nous pousseront des cris. Ce ne sera pas des jours de tout repos. Il nous faut nous y préparer parce que nous serons rudement mis à l’épreuve et seulement ceux qui resteront attachés à Jésus passeront au travers. Les tièdes et les faibles ne résisteront pas. C’est maintenant le temps de nous préparer.C’est maintenant le temps de revenir à l’Éternel. Le temps n’est plus à la détente et aux loisirs, il est à la préparation parce que bientôt le jour de l’Éternel arrivera et à ce moment, il sera trop tard.

Conclusion


En conclusion, l’idée que les croyants seront enlevés avant les tribulations pour échapper à la colère de Dieu repose sur une interprétation erronée de 1 Thessaloniciens 5.9. La Parole de Dieu nous enseigne clairement que la souffrance fait partie intégrante de la vie chrétienne. Les Écritures ne promettent pas une exemption de l’épreuve, mais plutôt la force et l’espérance nécessaires pour persévérer. Nous devons rester fermes dans la foi, sachant que notre salut est assuré en Jésus-Christ, et nous préparer spirituellement pour les jours difficiles à venir. Il est essentiel de rejeter les enseignements qui déforment la vérité biblique et de nous accrocher à la pureté et à l’obéissance que Dieu nous demande, alors que le jour de l’Éternel approche. Que notre espoir demeure en Christ, notre Sauveur, qui nous guidera à travers toutes les épreuves jusqu’à la fin nous soutenant et nous encourageant à persévérer parce que bientôt nous serons délivrés.

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