La fin des temps commence avec la venue de Jésus (Introduction)

La venue de Christ a inauguré un tournant décisif dans l’histoire du salut, marquant le début des « derniers temps ». Ce n’est pas seulement un événement futur, mais un appel à un changement radical et à un éveil spirituel. L’Apocalypse révèle toute cette période, exhortant l’Église à vivre dans l’attente active de son retour.

Introduction

Mon point de vue, et je tiens à le spécifier, est que la venue de Christ a marqué un tournant décisif dans l’histoire du salut. Ce tournant est bien plus qu’un événement théologique : c’est un appel à un changement radical de vie. Dès sa venue, Jésus a allumé un feu sur la terre (Luc 12.49), un feu qui devait embraser les cœurs, réveiller les consciences et lancer le peuple de Dieu dans une marche fervente et fidèle. La fin des temps n’est donc pas seulement un cadre prophétique, mais un moment de réveil pour l’Église dans chaque génération.

Par son incarnation, son ministère, sa mort et sa résurrection, Il a inauguré ce que la Bible appelle « les derniers temps » ou encore « la fin des temps ». Contrairement à l’idée répandue que cette période est strictement future, l’Écriture nous enseigne qu’elle a commencé avec la première venue de Christ et se poursuivra jusqu’à son retour glorieux au dernier jour.

Ainsi, nous pouvons constater que le livre de l’Apocalypse couvre toute cette période de la nouvelle alliance et dévoile le plan de Dieu jusqu’à l’établissement définitif de son règne éternel. Lorsqu’on comprend cette réalité, la lecture de l’Apocalypse devient plus claire. Nous réalisons qu’il ne s’agit pas uniquement des derniers événements du monde, mais d’une révélation qui englobe toute l’ère du Nouveau Testament.

Examinons maintenant quelques passages bibliques qui étayent cette perspective.


1. Jésus inaugure la fin des temps

La Bible affirme clairement que la venue de Jésus a marqué le début de la fin des temps.

Hébreux 1.1-2

« Après avoir autrefois, à plusieurs reprises et de plusieurs manières, parlé à nos pères par les prophètes, Dieu, dans ces derniers temps, nous a parlé par le Fils. »

Ce passage souligne que l’histoire du salut atteint son sommet avec Jésus. Dieu parlait autrefois par les prophètes, mais maintenant, Il parle directement par son Fils. Cela marque une transition décisive vers la révélation finale.

Actes 2.16-17

« Mais c’est ici ce qui a été dit par le prophète Joël : Dans les derniers jours, dit Dieu, je répandrai de mon Esprit sur toute chair. »

Pierre cite Joël pour montrer que l’effusion du Saint-Esprit à la Pentecôte est un signe que les « derniers jours » ont commencé.

1 Corinthiens 10.11

« Ces choses leur sont arrivées pour servir d’exemples, et elles ont été écrites pour notre instruction, à nous qui sommes parvenus à la fin des siècles. »

Paul affirme que les croyants du Nouveau Testament vivent déjà « à la fin des siècles ».

1 Jean 2.18

« Petits enfants, c’est la dernière heure. Vous avez appris qu’un antichrist vient, mais il y a déjà maintenant plusieurs antichrists : par là nous connaissons que c’est la dernière heure. »

Jean déclare que « la dernière heure » est déjà en cours, marquée par l’apparition de faux enseignants.

Hébreux 9.26

« Mais maintenant, à la fin des siècles, Il a paru une seule fois pour abolir le péché par Son sacrifice. »

Jésus est venu « à la fin des siècles », confirmant que son œuvre marque l’accomplissement des temps.

Dès les premiers jours de l’Église, ce message n’était pas destiné à susciter la peur, mais à éveiller. La fin des temps, telle que les apôtres la vivaient déjà, était un temps d’attente active, de consécration, d’évangélisation fervente et de vigilance. Il ne s’agissait pas de spéculer sur des dates, mais de vivre comme si Christ revenait demain. Voilà le cœur du réveil biblique : vivre chaque jour comme si c’était le dernier, avec passion, sainteté et foi.


2. L’Apocalypse : une révélation sur toute la période de la fin des temps

Le livre de l’Apocalypse ne se limite pas aux derniers événements de l’histoire, mais couvre toute l’ère entre la première et la seconde venue de Christ.

Apocalypse 1.1-3

« Révélation de Jésus-Christ […] pour montrer à Ses serviteurs ce qui doit arriver bientôt. »

L’Apocalypse concerne ce qui « doit arriver bientôt », dès l’époque de Jean, et non seulement à la fin du monde.

Apocalypse 1.19

« Écris donc les choses que tu as vues, celles qui sont et celles qui doivent arriver ensuite. »

Jésus demande à Jean d’écrire :

  • Ce qu’il a vu (l’incarnation de Christ),
  • Ce qui est (l’Église de son époque),
  • Ce qui doit arriver (l’avenir jusqu’au retour de Christ).

Apocalypse 12.1-6

« Un grand signe parut dans le ciel : une femme enveloppée du soleil […] Elle enfanta un fils, qui doit paître toutes les nations avec une verge de fer. »

Cette vision symbolique représente :

  • La femme : le peuple de Dieu dans la nouvelle alliance,
  • L’enfant : Christ,
  • Le dragon : Satan.

Elle illustre le conflit spirituel qui s’étend sur toute l’ère chrétienne. Ce conflit spirituel qui traverse l’ère chrétienne n’est pas simplement cosmique : il est personnel. Le dragon cherche encore aujourd’hui à étouffer la foi, à distraire les croyants, à refroidir l’amour. L’Église est donc appelée à rester éveillée, à combattre spirituellement, à se réfugier dans la présence de Dieu et à tenir ferme. L’Apocalypse est un manuel de réveil en pleine guerre.

Apocalypse 20.1-6

« Je vis un ange descendre du ciel […] Il saisit le dragon, le serpent ancien […] et le lia pour mille ans. »

Le « millénium » symbolise la période où Christ règne spirituellement par son Église avant le jugement final c’est une période de temps indéterminé d’où la signification du chiffre 1000.

Le règne avec Christ commence dès ici-bas, dans la fidélité, dans le témoignage, dans la résistance au mal. Ceux qui vivent aujourd’hui une vie consacrée, en refusant la marque du compromis, participent déjà au réveil de Dieu dans cette génération. Ce passage nous rappelle que même au cœur des ténèbres, Dieu se réserve un peuple éveillé, prêt à régner avec Christ.


3. Le retour de Christ : l’aboutissement de la fin des temps

Si la fin des temps a commencé avec Jésus, elle s’achèvera par son retour glorieux.

Matthieu 24.3-14

Jésus décrit les signes avant-coureurs (guerres, persécutions, apostasie, prédication mondiale de l’Évangile) qui caractérisent toute cette période.

2 Timothée 3.1

« Sache que dans les derniers jours, il y aura des temps difficiles. »

Paul avertit que les « derniers jours » seront marqués par une dégradation morale.

La perspective du retour imminent de Christ a toujours été, dans l’histoire de l’Église, le détonateur de réveils puissants. Là où ce message est prêché dans la crainte de Dieu, il produit la repentance, la sainteté, et un amour renouvelé pour Jésus. C’est en vivant chaque jour comme un veilleur de nuit que le peuple de Dieu reste prêt. Le retour de Christ n’est pas une date à deviner, mais un feu à entretenir.

Apocalypse 22.12-13

« Voici, je viens bientôt […] Je suis l’Alpha et l’Oméga, le premier et le dernier. »

Jésus annonce son retour imminent, scellant ainsi l’accomplissement final de l’histoire.


Conclusion

Les événements décrits dans l’Apocalypse ne concernent pas uniquement la fin du monde, mais toute la période entre la première et la seconde venue de Christ. La fin des temps a commencé avec Jésus et se poursuit jusqu’à son retour.

En comprenant cela, l’Apocalypse devient plus claire : elle révèle non seulement l’avenir, mais aussi le présent. Nous vivons déjà dans les derniers jours, appelés à veiller, persévérer et annoncer l’Évangile jusqu’à ce que Christ revienne établir son règne éternel.

Voilà pourquoi l’Apocalypse est aussi un appel urgent au réveil. Elle secoue nos routines religieuses, dénonce la tiédeur spirituelle (Apocalypse 3.16), et nous invite à rallumer le feu du premier amour. Ce livre ne se lit pas seulement avec l’intellect, mais avec le cœur ouvert à l’Esprit. Il s’adresse à une Église en veille, à des croyants en marche, à des cœurs brûlants pour le retour du Seigneur.

« Celui qui atteste ces choses dit : Oui, je viens bientôt. Amen ! Viens, Seigneur Jésus ! »(Apocalypse 22:20)

L’Apocalypse : un cycle de révélation spirituelle plutôt qu’un récit chronologique (Introduction)

Le livre de l’Apocalypse présente une structure complexe et non chronologique, utilisant des visions cycliques qui se superposent pour transmettre des messages spirituels profonds. Il invite à un réveil personnel et collectif, soulignant l’importance de l’adoration et de la préparation plutôt que la connaissance précise des événements futurs.

Introduction

Le livre de l’Apocalypse est un livre fascinant. Seulement, il est facile de s’y perdre dans tous ces images et symboles. L’une des erreurs courantes est de considérer le livre de l’Apocalypse comme une présentation chronologique des différents événements qui sont présentés. Pourtant, une lecture attentive du texte révèle une structure bien plus complexe, où les visions semblent se répéter, se superposer et se répondre, plutôt que de suivre un ordre chronologique. Ce qui me fait dire que pour bien comprendre le livre de l’Apocalypse celui-ci ne peut pas être pris dans un sens chronologique. Parce que cette approche non linéaire repose sur plusieurs éléments :

  • Le texte avance par cycles → L’Apocalypse raconte les événements en revenant plusieurs fois sur les mêmes thèmes, mais sous des angles différents, plutôt qu’en suivant une chronologie linéaire stricte.
  • Un style prophétique → Le langage utilisé est symbolique et rempli d’images puissantes pour transmettre des messages spirituels profonds.
  • Des visions qui se répètent sous différentes formes → Certains passages décrivent des événements similaires mais avec des détails différents, comme si on voyait la même scène sous plusieurs perspectives.
  • Des scènes qui dépassent le temps → Certaines visions montrent des réalités célestes qui ne sont pas limitées à une époque précise, elles concernent toute l’histoire humaine ou l’éternité.
  • Peu de précisions sur le temps exact → L’Apocalypse ne donne pas toujours des repères clairs sur le moment exact où les événements se produisent, ce qui rend son interprétation temporelle plus complexe.

Ces caractéristiques invitent à considérer l’Apocalypse non comme une suite d’événements à venir dans un cadre temporel défini, …mais comme une révélation destinée à réveiller l’Église. Chaque cycle, chaque image, chaque appel est un coup de trompette céleste pour secouer les consciences assoupies, rallumer la passion pour Christ, et recentrer le peuple de Dieu sur l’essentiel.

L’Apocalypse ne cherche pas à satisfaire la curiosité chronologique, mais à provoquer un sursaut spirituel. Elle parle au cœur de l’Église en lui disant : « Réveille-toi, toi qui dors, relève-toi d’entre les morts, et Christ t’éclairera. » (Éphésiens 5.14)


1. La structure cyclique du texte

L’Apocalypse est construite en plusieurs séries de visions, souvent groupées en septs (7 sceaux, 7 trompettes, 7 coupes). Ces séries ne s’enchaînent pas forcément de manière linéaire mais semblent plutôt raconter plusieurs fois les mêmes événements sous des angles différents.

Exemple concret :

  • Les sept sceaux (Apocalypse 6-8) annoncent des fléaux (guerres, famines, catastrophes, etc.).
  • Les sept trompettes (Apocalypse 8-11) annoncent également des catastrophes, similaires à celles des sceaux.
  • Les sept coupes (Apocalypse 16) décrivent des plaies ressemblant à celles des trompettes et des sceaux.

Ainsi, ces trois séries de jugements ne se suivent pas chronologiquement mais semblent plutôt décrire un même ensemble d’événements sous différentes perspectives.


2. L’usage du style prophétique

Les prophéties bibliques sont souvent symboliques et non linéaires. Comme dans les livres de Daniel et Ézéchiel, les visions représentent des vérités spirituelles plus que des chronologies rigides.

Exemple concret :

  • Daniel 7 et Apocalypse 13 : Daniel voit quatre bêtes représentant des empires, et Jean décrit une Bête dans Apocalypse 13 qui combine les caractéristiques de celles de Daniel.

En réalité, la prophétie ne fonctionne pas comme une ligne du temps ; elle présente des images répétées avec des significations spirituelles profondes.

Ces visions, bien plus que des récits parallèles, sont comme des secousses spirituelles envoyées par Dieu pour réveiller l’Église à la gravité du combat spirituel. Comme dans les grands réveils de l’histoire, où Dieu a utilisé des prédications puissantes pour secouer des cœurs endormis, l’Apocalypse répète, intensifie, et amplifie le message pour qu’il soit entendu au plus profond des âmes.


3. Les visions parallèles et superposées

Certaines parties de l’Apocalypse décrivent ce qui semble être le même événement mais sous des symboles différents, indiquant une narration par recoupements.

Exemple concret :

  • Apocalypse 16.14-16 (Harmaguédon) nous présente les rois du monde se rassemblant pour la guerre.
  • Apocalypse 19.19-21 fait le récit de la Bête et ses armées qui sont détruites par Christ.
  • Apocalypse 20.7-10 Satan rassemble les nations pour une bataille finale, mais est vaincu.

Ces descriptions semblent être différentes manières de raconter le même événement ou des moments distincts mais symboliquement liés.

Ces scènes, où la louange éclate dans le ciel, rappellent que le réveil commence toujours par l’adoration. Dans les grands réveils du passé – comme à Azusa Street ou lors du Réveil du pays de Galles – les croyants étaient saisis par la présence de Dieu et se prosternaient dans une adoration intense. L’Apocalypse nous donne cette image d’un ciel en feu de louange pour nous inviter à nous joindre dès maintenant à cette liturgie éternelle, en esprit et en vérité.


4. L’intemporalité des scènes célestes

Plusieurs passages se déroulent dans un contexte céleste hors du temps terrestre.

Exemple concret :

  • Apocalypse 4-5 nous laisse voir Dieu sur son trône. Ce n’est pas un moment précis, mais une révélation intemporelle.
  • Apocalypse 12 nous présente la vision de la femme et du dragon qui est un mélange des événements passés (la naissance du Messie) et futurs (l’attaque de Satan contre l’Église).

Le véritable enjeu de ce livre n’est pas de connaître l’heure, mais d’être prêt. L’Apocalypse est un cri divin : Prépare-toi ! Réveille-toi ! Adore le seul vrai Roi ! Elle est un appel vibrant au réveil personnel et collectif. Elle nous arrache à notre sommeil spirituel, brise notre confort religieux et nous propulse dans une vie de consécration.

À vrai dire, l’Apocalypse ne suit pas un déroulement chronologique, mais une logique symbolique et théologique.


5. Le principe de récursivité (récapitulation)

Certains exégètes (G. K. Beale, William Hendriksen, Richard Bauckham, etc.) pensent que l’Apocalypse répète des visions en intensifiant leur signification.

Exemple concret :

  • 4e trompette nous décrit le soleil, la lune et les étoiles qui sont frappés (Ap 8.12).
  • 5e coupe nous laisse voir le royaume de la Bête étant plongé dans les ténèbres (Ap 16.10).

Apparamment, ces visions semblent être différentes versions d’un même jugement divin.


6. L’absence de marqueurs temporels clairs

Contrairement aux prophéties de Daniel, l’Apocalypse ne donne pas de dates précises.

Exemple concret :

  • Apocalypse 13.5 mentionne que la Bête a autorité pour « 42 mois ».
  • Apocalypse 12.6 dit que la femme est protégée pendant « 1 260 jours ».

Bien que ces durées sont équivalentes (3,5 ans) leur relation temporelle reste incertaine.


Conclusion

Loin d’être un simple calendrier eschatologique, l’Apocalypse se présente comme une révélation symbolique où les thèmes se superposent et se répètent. Il ne peut donc pas être interprété chronologiquement. Cette structure cyclique nous invite à lire l’Apocalypse non comme une suite d’événements à venir dans un cadre temporel strict, mais comme une révélation spirituelle du combat entre le bien et le mal, dans une dynamique du « déjà et pas encore » propre à la pensée biblique.

Introduction : L’éveil du Kundalini et son influence néfaste dans l’Église aujourd’hui

Depuis plusieurs décennies, un phénomène inquiétant s’est répandu dans certaines églises charismatiques et pentecôtisantes. Des manifestations spectaculaires, souvent attribuées au Saint-Esprit, se produisent sans contrôle : tremblements incontrôlables, chutes en arrière sous l’imposition des mains, rires hors contrôle, cris d’animaux, états de transe, sensations de chaleur intense et ivresse spirituelle. Bien que ces expériences soient présentées comme des preuves de la présence et de la puissance divine, elles ne trouvent aucun fondement biblique.

Dans les quatre prochains articles, nous examinerons ces phénomènes, on remarquera des similitudes frappantes avec les manifestations observées lors de l’éveil du Kundalini, un concept issu de l’hindouisme et du yoga. Cette pratique mystique prétend éveiller une énergie spirituelle latente, représentée comme un serpent enroulé à la base de la colonne vertébrale, qui s’élève à travers les chakras jusqu’à la nuque de la personne en provoquant divers phénomènes physiologiques et psychiques. Mais cette expérience, bien qu’impressionnante, est-elle véritablement d’origine divine ?

Ce mélange subtil entre des manifestations d’origine ésotérique et des pratiques charismatiques modernes pose un grave problème de discernement spirituel. Si certaines églises attribuent ces phénomènes au Saint-Esprit, il est essentiel de poser une question cruciale : ces manifestations sont-elles en accord avec la Bible et le caractère de Dieu ?

Nous vivons une époque où l’expérience émotionnelle et mystique prend souvent le pas sur la vérité biblique. Beaucoup de croyants recherchent des sensations spirituelles fortes c’est-à-dire des expériences, ce que leur offre la Nouvelle Réforme Apostolique, plutôt qu’une relation authentique avec Jésus-Christ. Cet engouement pour le spectaculaire ouvre la porte à des influences spirituelles étrangères à la foi chrétienne. Cette situation soulève des questions fondamentales :

  • Comment l’influence du Kundalini a-t-elle pénétré dans certaines églises ?
  • Quels sont les signes permettant de discerner ces manifestations ?
  • Que dit la Bible à ce sujet ?
  • Comment reconnaître la véritable œuvre du Saint-Esprit et éviter les pièges des expériences mystiques trompeuses ?

Ces interrogations sont d’autant plus importantes que la Bible nous avertit de la présence de faux prophètes et de signes trompeurs dans les derniers temps. Jésus lui-même déclare : « Car il s’élèvera de faux Christs et de faux prophètes ; ils feront de grands signes et des prodiges, jusqu’à séduire, s’il était possible, même les élus. » (Matthieu 24.24)

Ainsi, nous devons rester vigilants et ancrés dans la Parole de Dieu, afin de discerner ce qui vient véritablement du Saint-Esprit et ce qui relève d’influences trompeuses.

L’éveil du Kundalini est un concept central dans l’ésotérisme hindouiste et le tantrisme. Il repose sur l’idée qu’une énergie spirituelle dormante réside en chaque individu, sous forme d’un serpent enroulé à la base de la colonne vertébrale. Selon les traditions ésotériques et yogiques, cette énergie peut être éveillée par diverses pratiques mystiques, telles que :

  • Le yoga (notamment le Kundalini Yoga)
  • La méditation transcendantale
  • La récitation de mantras
  • Les exercices de respiration profonde (pranayamas)
  • La transmission énergétique d’un maître spirituel (Shaktipat)

L’objectif de cet éveil est d’atteindre un état de conscience supérieure et de fusionner avec le divin. Cette quête spirituelle est profondément égocentrique, car elle repose sur l’auto-réalisation et l’auto-divinisation, au lieu d’une relation avec un Dieu personnel et souverain.

Les effets de l’éveil du Kundalini sont identiques à ceux observés dans certaines églises encore aujourd’hui :

  • Tremblements et spasmes incontrôlables
  • Chaleur intense et picotements dans la colonne vertébrale
  • États de transe et visions mystiques
  • Cris d’animaux et rires incontrôlés
  • Sensation d’ivresse spirituelle
  • Pertes de contrôle 
  • Comportements désordonnés

Ces manifestations ne sont ni décrites ni encouragées dans la Bible. Au contraire, les Écritures enseignent que le Saint-Esprit agit toujours avec ordre, paix et maîtrise de soi.

« Car Dieu n’est pas un Dieu de désordre, mais de paix. » (1 Corinthiens 14.33) « Le fruit de l’Esprit, c’est l’amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bienveillance, la fidélité, la douceur, la maîtrise de soi. » (Galates 5.22-23)

Si une manifestation spirituelle entraîne une perte de contrôle et un désordre émotionnel, alors elle ne peut pas être de Dieu.

Satan, le père du mensonge, cherche toujours à imiter les œuvres de Dieu pour tromper les croyants. L’éveil du Kundalini est un exemple frappant de cette contrefaçon spirituelle, où des phénomènes surnaturels spectaculaires sont utilisés pour détourner les croyants de la vérité biblique. L’apôtre Paul avertit clairement : « Cela n’a rien d’étonnant : Satan lui-même ne se déguise-t-il pas en ange de lumière ? Il n’est donc pas surprenant que ses agents aussi se déguisent en serviteurs de ce qui est juste. » (2 Corinthiens 11.14-15)

Le danger du Kundalini dans l’Église est qu’il détourne les croyants du véritable évangile en les amenant à rechercher des expériences mystiques au lieu de bâtir une relation profonde et authentique avec Christ.

Pour reconnaître si une manifestation spirituelle vient de Dieu, il faut examiner plusieurs critères :

  1. Est-elle en accord avec la Bible ? Toute manifestation spirituelle doit être examinée à la lumière des Écritures.
  2. Glorifie-t-elle Jésus-Christ ? Le Saint-Esprit ne met pas l’accent sur des phénomènes spectaculaires, mais sur Jésus et son œuvre de salut.
  3. Produit-elle des fruits de l’Esprit ? Le véritable Saint-Esprit transforme le cœur du croyant en développant sa sainteté et son obéissance à Dieu.
  4. Conduit-elle à plus de sagesse et de maîtrise de soi ? Dieu ne pousse jamais quelqu’un à perdre le contrôle de lui-même.
  5. Quelle en est la source ? Le Saint-Esprit ne s’active pas par des méthodes humaines, mais il est un don divin reçu par la foi.

L’infiltration des manifestations inspirées du Kundalini dans certaines églises est une stratégie subtile de l’ennemi pour détourner les croyants de la vérité biblique. Ces manifestations ont été introduites dans les années 90 avec le soi-disant mouvement de réveil que l’on a appelé La Bénédiction de Toronto (Toronto Blessing) et qui se poursuit encore aujourd’hui avec la Nouvelle Réforme Apostolique en ajoutant des éléments encore douteux  comme se coucher, dans les cimetières, sur les tombes des hommes et femmes de Dieu afin de recevoir leur onction. Cette activité n’est pas soutenue, non plus d’aucune façon par les Écritures.

La véritable puissance spirituelle ne réside pas dans des expériences émotionnelles spectaculaires, mais dans une vie transformée par le Saint-Esprit, fondée sur la Parole de Dieu. La Bible nous dit : « examinez toutes choses, retenez ce qui est bon, et gardez-vous de ce qui est mauvais, sous quelque forme que ce soit. » (1 Thessaloniciens 5:21-22)

En ces temps de confusion, il est essentiel de demeurer fermes dans la foi et de revenir aux enseignements bibliques purs et simples. Que l’Église de Christ soit un modèle de vérité, de sagesse et de sainteté, loin des illusions et des contrefaçons spirituelles !

Les quatre prochains articles vont traiter de ce sujet :

1. L’éveil du Kundalini et ses implications spirituelles : une analyse chrétienne

2. L’éveil du Kundalini vs. le baptême du Saint-Esprit : une opposition spirituelle fondamentale 

3. L’infiltration du Kundalini dans l’Église : une tromperie spirituelle

4. L’infiltration du Kundalini dans l’Église : un avertissement spirituel

Les trous exposés de la doctrine de l’enlèvement prétribulationnel : Une analyse de 1 Thessaloniciens 1.10 et 5.9

L’énoncée est le suivant : « L’enlèvement délivre l’Église de la Tribulation (1 Thessaloniciens 1.10 ; 5.9) tandis que le second avènement délivre Israël de Satan, de l’Antéchrist et des armées de la Tribulation. »

C’est intéressant de voir comment la fausse doctrine de l’enlèvement avant la période des tribulations est parsemée de trous. Pour cela, j’ai plusieurs exemples. 

Tout d’abord, il est dit, dans l’énoncé, que l’enlèvement délivre de la période des tribulations. Les versets utilisés sont 1 Thessaloniciens 1.10 et 5.9. Puis que le second avènement délivre Israël de Satan, de l’antichrist et des armées de la tribulation. Malheureusement, pour ce second avènement, il n’y a aucun passage de mentionné pour soutenir ce point. C’est là un trou important de cette doctrine. On ne peut pas affirmer une chose comme étant biblique sans avoir de passage qui soutient nos dires. 

Quoi qu’il en soit, maintenant, regardons ce que nous enseigne 1 Thessaloniciens 1.10 et 5.9 pour voir s’ils corroborent bien ce qui est avancé par les adeptes de cette fausse doctrine.

Mentionnons que ces deux passages sont souvent cités dans le débat sur l’enlèvement de l’Église, en particulier dans le cadre d’une interprétation prétribulationnistes. Cependant, un examen attentif de leur contexte et de leur contenu montre qu’ils n’affirment pas explicitement une telle doctrine. Regardons. en premier lieu, 1 Thessaloniciens 1.10 :

« et pour attendre que revienne du ciel son Fils qu’il a ressuscité, Jésus, qui nous délivre de la colère à venir. » (1 Thessaloniciens 1.10)

Ce texte, au premier abord, nous parle de deux choses : la colère à venir et la délivrance. 

  • La colère à venir fait référence au jugement divin qui sera exécuté lors du « jour du Seigneur » comme nous le mentionne 1 Thessaloniciens 5.2-3 et à la condamnation finale des impies.

« vous savez fort bien vous-mêmes que le jour du Seigneur viendra de façon aussi inattendue qu’un voleur en pleine nuit. Lorsque les gens diront : « Paix et sécurité ! », alors la ruine fondra subitement sur eux, comme les douleurs saisissent la femme enceinte, et aucun n’échappera. » (1 Thessaloniciens 5.2-3)

  • La délivrance ne désigne pas spécifiquement un enlèvement, mais le salut offert par Jésus-Christ à ses disciples, les épargnant du jugement divin grâce à leur foi en lui.

Maintenant, si l’on regarde le contexte élargi, nous constatons que l’apôtre Paul rappelle aux Thessaloniciens que leur foi en Christ les préserve de la colère divine. Puis, ce verset s’inscrit dans une perspective eschatologique générale, sans préciser le moment exact où cette délivrance se produira. Il n’affirme pas un enlèvement avant une période de tribulations terrestres. C’est complètement faux d’affirmer cela et d’utiliser ce passage pour appuyer le fait que l’enlèvement délivre les croyants de la période des tribulations parce que ni le passage ni le contexte ne fait mentionnions de cela d’aucune manière. C’est un bel exemple de la façon dont on peut sortir un passage de son contexte pour lui faire dire une chose qu’il ne dit pas réellement. D’ailleurs, toutes les fausses doctrines peuvent être aisément identifiées, avec un peu de discernement, parce qu’elles utilisent toujours ce même modus operandi.

L’autre passage utilisé pour appuyer que l’enlèvement délivre de la période des tribulations est 1 Thessaloniciens 5.9.

« Car Dieu ne nous a pas destinés à connaître sa colère, mais à posséder le salut par notre Seigneur Jésus-Christ » (1 Thessaloniciens 5.9)

Faisons le même exercice que le passage précédent puisque ceux-ci sont utilisés pour appuyer le fait que l’enlèvement délivre l’église de la période des tribulations. Tout comme l’autre passage, il y a deux choses que nous pouvons voir : la colère et les croyants destinés à posséder le salut.

  • La colère, mentionnée ici, fait référence au jugement final réservé aux impies (1 Thessaloniciens 5.3 : « Ils ne pourront y échapper »).

« Lorsque les gens diront : « Paix et sécurité ! », alors la ruine fondra subitement sur eux, comme les douleurs saisissent la femme enceinte, et aucun n’échappera. » (1 Thessaloniciens 5.3)

  • Les croyants, au contraire, sont destinés au salut, une réalité déjà acquise par leur foi en Christ et qui se manifestera pleinement lors de son retour.

Tout comme l’autre passage, regardons maintenant le contexte élargi pour voir s’il mentionne bien, de quelque manière que ce soit, que l’enlèvement se produirait avant la période des tribulations. Dans ce contexte, Paul parle du « jour du Seigneur » comme d’un événement soudain et inéluctable, qui surprendra les incrédules, mais non les croyants, car ils sont des « enfants de lumière » (5.4-5). L’accent est mis sur leur préparation spirituelle et non sur un calendrier détaillé des événements. Rien dans ce texte n’indique un enlèvement avant les tribulations.

À ce moment-ci, la question que nous pouvons nous poser est, pourquoi ces versets ne soutiennent-ils pas explicitement un enlèvement prétribulationnistes ? Il y a trois raisons à cela. 

  1. Le concept de la « colère » :
    • Dans le contexte biblique, la « colère » désigne souvent le jugement final de Dieu, et non exclusivement une période spécifique de tribulations sur terre.
    • Ces versets ne décrivent pas un enlèvement préalable pour échapper aux épreuves terrestres, mais la délivrance spirituelle des croyants face au jugement éternel.
  2. Absence d’un calendrier clair :
    • Les passages n’établissent pas de chronologie précise concernant le retour de Christ ou la manière dont il protégera ses disciples.
    • Ils appellent les croyants à une vigilance constante, non à une attente passive d’un enlèvement imminent avant les tribulations.
  3. Thème principal :
    • Le but principal, de ces versets, est d’encourager les croyants à tenir ferme dans l’espérance du salut en Christ et à ne pas craindre le jugement à venir, grâce à leur foi en lui.

En conclusion,1 Thessaloniciens 1.10 et 5.9 parlent de la délivrance des croyants face à la colère divine et au jugement final, mais ils ne soutiennent pas explicitement l’idée d’un enlèvement de l’Église avant une période de tribulations terrestres. Ces versets doivent être compris dans le cadre plus large de l’espérance chrétienne et de l’appel à la vigilance. Ils ne devraient pas être interprétés comme une preuve définitive d’une doctrine prétribulationnistes, mais plutôt comme une assurance que, en Christ, les croyants sont préservés de la condamnation éternelle.

Prémillénarisme dispensationaliste : comprendre et démasquer cette doctrine trompeuse

Il y a des termes qui parfois méritent des explications pour que nous puissions les comprendre. Par exemple, le prémillénarisme dispensationaliste en est un exemple. C’est ce que je vais vous expliquer pour que vous puissiez et savoir ce que ça signifie.

D’abord, le prémillénarisme dispensationaliste est une fausse doctrine théologique chrétienne qui se concentre sur la compréhension des événements de la fin des temps (eschatologie) et qui repose sur deux concepts principaux : le prémillénarisme et le dispensationalisme. Voici une explication détaillée de ces deux concepts et de la manière dont ils se combinent.


1. Prémillénarisme

Le prémillénarisme est la croyance selon laquelle Jésus-Christ reviendra sur terre avant (pré-) le règne millénaire de 1 000 ans (appelé le millenium) mentionné dans Apocalypse 20.1-6. Selon cette perspective, le retour de Christ inaugurera un règne littéral de 1 000 ans pendant lequel il régnera directement sur la terre, en établissant la justice et la paix.

Les principales étapes du prémillénarisme incluent :

  • Le retour de Christ : Jésus revient de manière visible et physique avant le millenium.
  • Le règne millénaire : Après son retour, Christ régnera sur la terre pendant 1 000 ans.
  • La résurrection des croyants : Juste avant ou au début de ce règne, les croyants morts ressusciteront pour régner avec lui.


2. Dispensationalisme


Le dispensationalisme est une méthode d’interprétation biblique qui divise l’histoire en plusieurs périodes ou dispensations distinctes, où Dieu a agi de différentes manières envers l’humanité en fonction de son plan progressif. Cette approche met particulièrement l’accent sur la distinction entre les nations, Israël et l’Église. Dans la vision dispensationaliste, Dieu a des plans distincts pour les nations, le peuple juif (Israël) et pour l’Église (composée de tous les croyants en Christ).


3. Le prémillénarisme dispensationaliste

Ce concept, pour sa part, combine ces deux idées en une vision cohérente mais fausse des événements de la fin des temps. Les principaux éléments incluent :

  1. L’enlèvement de l’Église : Selon les dispensationalistes prémillénaristes, l’Église (tous les croyants chrétiens) sera enlevée avant le début des tribulations (une période de grande détresse décrite dans la Bible), généralement dans un événement appelé l’enlèvement. Cela signifie que les chrétiens seront retirés de la terre pour être avec Christ avant que la grande tribulation commence. Cet enlèvement peut être prétribulationnel (avant les tribulations) ou, selon d’autres variantes, à mi-chemin des tribulations.
  2. La grande tribulation : Une période de 7 ans (inspirée par la prophétie des soixante-dix semaines dans le livre de Daniel) de terribles épreuves, de jugements divins et d’oppression sur terre. Durant cette période, Israël sera au centre des événements, et beaucoup de Juifs se tourneront vers Christ.
  3. Le retour visible de Christ : À la fin de la grande tribulation, Jésus revient physiquement sur terre pour établir son règne millénaire, c’est-à-dire un règne de 1 000 ans.
  4. Le millenium : Un règne littéral de 1 000 ans de paix et de prospérité où Jésus règne depuis Jérusalem. Pendant ce temps, les promesses faites à Israël dans l’Ancien Testament (concernant la terre et la bénédiction) seront accomplies.
  5. La distinction entre Israël et l’Église : Dans le dispensationalisme, Dieu a deux peuples distincts avec des rôles différents : les nations (les non croyants), Israël (les Juifs) et l’Église (les croyants en Christ). Le millenium est souvent vu comme un temps où Dieu accomplira ses promesses spécifiques envers Israël.
  6. Le jugement final et la création d’un nouveau ciel et d’une nouvelle terre : Après le millenium, Satan est libéré, une rébellion finale a lieu, suivie du jugement dernier où tous les morts ressusciteront et seront jugés avant que Dieu ne crée une nouvelle création.


Caractéristiques clés du prémillénarisme dispensationaliste :

  • Littéralisme dans l’interprétation biblique : Les dispensationalistes prémillénaristes prennent la Bible de manière très littérale, surtout en ce qui concerne les prophéties sur la fin des temps.
  • Séparation entre Israël et l’Église : Contrairement à d’autres perspectives chrétiennes qui voient l’Église comme l’héritière spirituelle d’Israël ou une continuité dans le plan de Dieu pour son peuple, cette approche distingue clairement les deux.
  • Enlèvement prétribulationnel : L’enlèvement des croyants avant la grande tribulation est une croyance essentielle dans cette doctrine.


Conclusion


Le prémillénarisme dispensationaliste est donc une fausse doctrine avec une vision eschatologique qui prévoit un enlèvement de l’Église avant la grande tribulation, ce que la Bible ne supporte pas, suivie du retour de Christ pour établir un règne millénaire littéral sur la terre, ce que la Bible ne valide pas, avec une distinction claire entre le plan de Dieu pour Israël et pour l’Église ce que la Bible ne parle pas. Cette fausse doctrine est très populaire parmi les croyants dans le monde aujourd’hui.

Les saints anges dévoilés : pourquoi ils ne sont pas les croyants enlevés avant les tribulations

Introduction


Il y a un enseignement qui est propagé dans nos églises, sur internet et dans les réseaux sociaux comme quoi les saints anges avec lesquels Jésus revient seraient les croyants enlevés avant la période des tribulations.

Malheureusement, cet enseignement est erroné parce qu’il n’est pas conforme aux écritures. Il est donc essentiel de revenir à la Parole de Dieu pour examiner ce que celle-ci dit réellement à ce sujet. Dans cette étude, nous allons analyser les passages bibliques pertinents pour démontrer que cette doctrine ne repose sur aucun fondement scripturaire.

Distinction entre les anges et les chrétiens dans la Bible

Tout d’abord, nulle part dans la Bible, les chrétiens ne sont jamais directement appelés des « anges » avant ou après un enlèvement quel qu’on que. Les anges, décrits dans la Bible, sont des êtres spirituels distincts créés par Dieu pour le servir et accomplir ses desseins, tandis que les chrétiens sont des êtres humains rachetés par la grâce de Dieu à travers la foi en Jésus-Christ.

Cependant, dans certaines métaphores ou comparaisons, les croyants sont parfois comparés aux anges en matières de pureté, de service ou de leur futur état céleste. Par exemple, Jésus dit que les croyants ressuscités « ne peuvent plus mourir; ils sont semblables aux anges et sont fils de Dieu, étant fils de la résurrection ! » (Luc 20.36) Ici, Jésus ne dit pas que les chrétiens deviennent des anges, mais qu’ils sont comparables aux anges dans le sens où ils ne meurent plus. 

Dans un autre passage, les anges sont décrits comme « des esprits au service de Dieu, qui sont envoyés pour exercer un ministère en faveur de ceux qui vont hériter le salut. » (Hébreux 1.14) Cela montre que les anges servent les chrétiens, mais ne sont pas les mêmes qu’eux.

Donc, bien que les chrétiens puissent être comparés aux anges dans certains aspects spirituels, ils ne sont pas identifiés comme tels dans la Bible. Pourquoi, est-ce que les « saints anges » qui reviennent avec Jésus seraient les chrétiens qui auraient été enlevés avant la période des tribulations ? Je vais tenter de démêler les choses.

Clarification sur l’identité et le rôle des anges

Voici quelques passages où sont mentionnés les « saints anges ». Nous retrouvons cette expression dans les écrits de Moïse alors que celui-ci bénit les douze tribus d’Israël un peu avant sa mort. Il va dire: « L’Éternel est venu du Sinaï, il s’est levé pour eux ; aux confins de Séir tel le soleil à l’horizon, et il a resplendi de la montagne de Parân. Et les saints anges par myriades étaient autour de lui. » (Deutéronome 33.2) Il est évident que ce passage ne parle pas de chrétiens autour de l’Éternel. Parce que les chrétiens ne sont pas encore enlevés à ce moment de l’histoire. De plus, le contexte nous démontre que Moïse parle bien de « saints anges » et pas de croyants maintenant établis dans leur corps glorieux.

Puis nous avons une mention dans le livre du prophète Daniel. Il est écrit : « J’entendis alors l’un des saints anges parler. Puis un autre saint ange lui demanda : Jusques à quand dureront les événements annoncés par cette vision ? Jusqu’à quand le sacrifice perpétuel sera-t-il supprimé, et la révolte qui cause la dévastation sévira-t-elle ? Pendant combien de temps le sanctuaire et l’armée seront-ils livrés au pouvoir de la corne et foulés aux pieds ? » (Daniel 8.13)  Est-ce que ce passage parle de croyants enlevés de la terre et maintenant au ciel ? Bien entendu que la réponse est non parce que les chrétiens ne sont pas encore enlevés à ce moment des événements de ce passage.

Pour affirmer que les « saints anges » sont des êtres angéliques, nous avons des passages qui corroborent cela. Cependant, pour affirmer que les saints anges sont les croyants enlevés avant la période des tribulations, il n’y a aucun passage qui mentionne cela. Comment pouvons-nous croire une supposition pareille alors qu’il n’y a rien pour soutenir bibliquement cette affirmation ? On ne peut pas déclarer une chose pareille sans avoir d’appuis solides dans la Parole de Dieu. Mais pourquoi faire des suppositions de la sorte ?

Malheureusement, cette doctrine n’est pas appuyée du tout sur les écritures. C’est ce que je m’efforce de démontrer par ces enseignements.

L’usage de l’expression « saints anges » dans les Écritures une réfutation de l’enlèvement prétribulationnel

L’expression « les saints anges » apparait par la suite en Zacharie 14.5 qui dit : « Et la vallée de mes montagnes sera comblée, car elle s’étendra jusqu’à Atsal. Elle sera comblée, ce jour-là, comme elle a été comblée lors du tremblement de terre au temps d’Ozias, roi de Juda. Puis l’Éternel mon Dieu viendra, avec tous les saints anges. »  Ce verset fait partie d’une prophétie sur le Jour de l’Éternel, un jour de jugement et de délivrance. Il décrit une fuite des habitants face à un grand cataclysme, mais il annonce également la venue de l’Éternel avec tous ses saints anges, symbolisant un moment de jugement et de restauration. Encore là, aucune mention, dans le contexte de ce passage, de croyants enlevés et arrivant du ciel.

Puis, nous retrouvons cette expression en Marc 8.38 : « Si quelqu’un a honte de moi et de mes paroles au milieu des hommes de ce temps, qui sont infidèles à Dieu et qui transgressent sa Loi, le Fils de l’homme, à son tour, aura honte de lui quand il viendra dans la gloire de son Père avec les saints anges. » Dans ce passage, Jésus met en garde contre la honte de le confesser devant les autres. Ceux qui renient Jésus dans ce monde seront eux-mêmes reniés par lui lorsqu’il reviendra dans la gloire pour juger le monde. 

Nous avons aussi un passage qui est parallèle à Marc 8.38 et c’est celui de Luc 9.26 : « Car si quelqu’un a honte de moi et de mes paroles, le Fils de l’homme aura honte de lui lorsqu’il viendra dans sa gloire, celle du Père et des saints anges. » Ce verset porte un message similaire. Il souligne l’importance de ne pas renier Christ, car ceux qui ont honte de lui dans cette vie ne seront pas reconnus par lui lors de son retour glorieux.

Là où ça devient intéressant et qui démonte la doctrine de l’enlèvement prétribulationnel est le passage de 1 Thessaloniciens 3.13 qui dit :  « Qu’il affermisse ainsi votre cœur pour que vous soyez saints et irréprochables devant Dieu notre Père au jour où notre Seigneur Jésus-Christ viendra avec tous ses saints anges. » Le contexte de ce passage nous démontre que l’apôtre Paul prie pour que les Thessaloniciens soient renforcés dans leur foi et leur sainteté afin d’être prêts pour le retour du Christ. Il mentionne que Jésus reviendra « avec tous ses saints anges ». Comment Paul peut-il demander aux Thessaloniciens d’affermir leur cœur afin d’être saint et irréprochable devant Dieu pour le retour de Christ alors que selon la doctrine de l’enlèvement avant la période des tribulations, ils sont censés être déjà rendus dans le ciel ? On voit encore une fois l’incohérence de cette doctrine avec les Écritures.

Finalement, nous voyons les saints anges dans Apocalypse 14.9-10. « Un troisième ange les suivit, proclamant d’une voix forte : celui qui adore la bête et son image et qui accepte de recevoir sa marque sur le front et sur la main, 10 devra aussi boire du vin de la fureur de Dieu. Ce vin lui sera versé pur dans la coupe de la colère divine, et il souffrira des tourments dans le feu et le soufre devant les saints anges et devant l’Agneau. » Ce verset parle du jugement sévère pour ceux qui adorent la bête et reçoivent sa marque. Ils subiront la colère de Dieu et seront tourmentés éternellement. Ce jugement se fera sous les yeux des anges et de l’Agneau (Jésus-Christ).

Ces versets, bien que provenant de différents livres et contextes, ont un fil conducteur commun : ils parlent de la venue de Christ dans la gloire et du jugement. Ils exhortent les croyants à rester fidèles et à ne pas avoir honte de leur foi, car Christ viendra avec ses anges pour juger le monde. La fidélité et la sainteté sont essentielles afin d’être prêts pour ce jour. En aucun temps, il n’est fait allusion que les saints anges sont les croyants enlevés avant la période des tribulations. Il n’y a aucun appui dans les Écritures pour cette affirmation.

Conclusion


En conclusion, l’idée que les « saints anges » mentionnés dans les Écritures, et revenant avec Jésus, soient des croyants enlevés avant la tribulation est non seulement infondée, mais elle contredit également le témoignage clair des Écritures. Les anges sont des êtres spirituels distincts des humains, créés pour accomplir les desseins de Dieu, et jamais la Bible ne les confond avec les croyants, avant ou après un prétendu enlèvement avant une prétendue semaine de tribulations. Il est donc important de rester fidèles à la vérité biblique, sans se laisser séduire par des doctrines qui ne trouvent aucun appui solide dans la Parole de Dieu. La fidélité et la sainteté sont indispensables pour être prêtes pour le retour du Christ, qui se fera en gloire, accompagné de ses saints anges pour juger le monde.

Ésaïe 25.9 : Une prophétie de réjouissance pour l’Église le peuple de Dieu et non pour le peuple d’Israël uniquement

Le passage d’Ésaïe 25.9 est souvent cité pour soutenir l’idée que, lors du retour de Jésus, une grande joie sera ressentie par le peuple d’Israël. Cependant, pour comprendre la véracité de cette affirmation, il est essentiel d’examiner le contexte de ce passage.

Le chapitre 25 du livre d’Ésaïe décrit un événement prophétique majeur où Dieu célèbre la victoire sur les nations et la délivrance de son peuple, mais il est crucial de noter que ce peuple n’est pas limité à Israël seul.

Le verset utilisé pour appuyer ce propos est celui-ci: « Et l’on dira en ce jour-là : voyez, c’est notre Dieu en qui nous espérions, il nous a délivrés. Oui, c’est en l’Éternel que nous avons placé notre espérance. Maintenant, jubilons et réjouissons-nous puisqu’il nous a sauvés. » (Ésaïe 25.9)

Pour comprendre si cet énoncé est vrai, il nous faut regarder le contexte de ce passage. Celui-ci nous dit qu’Ésaïe 25.9 fait partie d’un passage prophétique où le prophète célèbre la victoire de Dieu sur les nations et la délivrance de son peuple. Le chapitre 25 d’Ésaïe décrit un festin eschatologique que l’Éternel préparera pour tous les peuples, symbolisant la fin de la mort et la restauration complète de son peuple. Le verset 9 exprime la joie et la reconnaissance du peuple qui voit enfin l’accomplissement des promesses divines. Ils proclament que Dieu est leur salut, soulignant la foi et l’espérance en la fidélité de Dieu.

Certes, ce passage est un passage relatant des événements concernant le retour de Christ, mais le peuple dont il est question n’est pas le peuple d’Israël à proprement parler. Il est dit au verset 6 que « Le Seigneur des armées célestes préparera lui-même pour tous les peuples là, sur cette montagne, un festin de vins vieux, et de mets succulents, des mets tout pleins de moelle, arrosés de vins vieux et dûment clarifiés. » (Ésaïe 25.6) que le Seigneur « préparera lui-même pour tous les peuples ». Dans son contexte, ce passage ne décrit pas uniquement du peuple d’Israël. 

Le peuple de Dieu aujourd’hui est le corps des croyants qui est composés de tous ceux et celles, de toutes les nations qui ont reconnu Jésus comme étant le messie et cela inclus les juifs qui ont cru en Jésus. C’est ce que l’apôtre Paul nous enseigne en disant qu’il « n’y a plus ni Juifs ni non-Juifs, il n’y a plus ni esclave ni homme libre, il n’y a ni homme ni femme. Unis à Jésus-Christ, vous êtes tous un. » (Galates 3.28) Comme j’ai mentionné dans un article précédent, Israël n’a pas de privilèges particuliers. Le peuple de Dieu de la nouvelle alliance est le corps de Christ ou l’Église si vous préférez. 

Cette prophétie du prophète Ésaïe ne concerne pas le peuple d’Israël. D’ailleurs, le mot Israël n’est pas mentionné dans tout le chapitre 25. Comment faire concorder ce passage uniquement avec le peuple d’Israël alors que les mots « de toutes les nations » sont mentionnés. 

Le verset 8 nous dit que l’Éternel « fera disparaître l’opprobre pesant sur son peuple ». (Ésaïe 25.8) Dieu n’a pas deux peuples. Il a un seul peuple. Dans l’Ancien Testament, ce peuple était le peuple d’Israël. Seulement dans le Nouveau Testament, dans la nouvelle alliance, le peuple est l’Église. L’apôtre Jean au début du récit de l’Apocalypse va dire: « Il nous aime, il nous a délivrés de nos péchés par son sacrifice, il a fait de nous un peuple de rois, des prêtres au service de Dieu, son Père : à lui donc soient la gloire et le pouvoir pour l’éternité ! Amen. » (Apocalypse 1.5-6) Ce passage confirme que Dieu a fait des croyants son peuple. D’autres passages confirment ce fait. Paul va écrire: « Il (Jésus) s’est donné lui-même pour nous, afin de nous libérer de toute forme de mal et de nous purifier pour faire de nous son peuple, un peuple qui lui appartienne, zélé pour accomplir le bien. » (Tite 2.14) Il dit aussi: « Or, vous êtes le corps de Christ, et chacun de vous en particulier est un membre de ce corps. » (1 Corinthiens 12.27) Puis il ajoute: « Ainsi, vous n’êtes plus des étrangers ni des résidents temporaires : vous êtes concitoyens des membres du peuple saint et vous appartenez à la famille de Dieu. » (Éphésiens 2.19) L’apôtre Pierre va aussi mentionner: « Quant à vous, vous êtes une race élue, une communauté de rois-prêtres, une nation sainte, un peuple que Dieu a libéré pour que vous proclamiez les œuvres merveilleuses de celui qui vous a appelés des ténèbres à son admirable lumière. » (1 Pierre 2.9) 

Ces passages nous démontrent bien que l’Église est le peuple de Dieu et que ce peuple souffrira beaucoup avant la venue du Seigneur Jésus, mais combien sera grande sa joie lorsqu’ils seront rassemblés avec le Seigneur sur sa montagne sainte à Jérusalem et que Dieu « déchirera là, sur cette montagne, le voile de tristesse qui couvre tous les peuples, la couverture recouvrant toutes les nations. Il fera disparaître la mort à tout jamais. Et de tous les visages, le Seigneur, l’Éternel, effacera les larmes, et sur toute la terre, il fera disparaître l’opprobre pesant sur son peuple. L’Éternel a parlé. Et l’on dira en ce jour-là : voyez, c’est notre Dieu en qui nous espérions, il nous a délivrés. Oui, c’est en l’Éternel que nous avons placé notre espérance. Maintenant, jubilons et réjouissons-nous puisqu’il nous a sauvés. Car, sur cette montagne, la main de l’Éternel se posera comme une protection. » (Ésaïe 25.7-10)