7 ans au ciel pendant la période des tribulations, une invention ou une véritable doctrine biblique ?

La croyance en un enlèvement pré-tribulationnel des chrétiens pour un séjour de sept ans au ciel est sans fondement scripturaire. Cette doctrine, influencée par le dispensationalisme, n’est soutenue par aucune écriture biblique. Les apôtres attendaient un unique retour glorieux de Christ au dernier jour, après les tribulations.


L’enlèvement avant la tribulation et la récompense au ciel : une théorie sans fondement scripturaire

Une idée largement répandue dans certains milieux évangéliques enseigne que les chrétiens seront enlevés avant la grande tribulation, transportés au ciel, où ils passeront 7 années à recevoir leurs récompenses pendant que la terre subira la colère divine. Mais cette croyance repose-t-elle réellement sur les Écritures ? Ou s’agit-il d’une construction doctrinale récente ? Examinons avec soin ce que dit réellement la Parole de Dieu.

1. Aucune mention d’un séjour de 7 ans au ciel dans la Bible

L’affirmation que les croyants passeront exactement sept ans au ciel après un enlèvement pré-tribulationnel (avant la période des tribulations) ne repose sur aucun verset biblique clair. Cette durée est tirée d’une inerprétation erronée de Daniel 9.27, où il est question d’une dernière « semaine », d’une durée de sept ans, dans une prophétie adressée au peuple d’Israël. Cependant, ni Jésus, ni Paul, ni Jean n’enseignent qu’il s’agirait d’une période future de tribulation séparée de l’histoire de l’Église.

La séparation entre Israël et l’Église, nécessaire à cette théorie, n’est pas bibliquement soutenue. En Christ, les deux, Israël et les croyants nés de nouveaux ne forment qu’un seul peuple (Éphésiens 2.14-16 ; Galates 3.28-29).

2. La récompense est donnée au retour visible de Christ, non avant

Certains enseignent que pendant ces 7 années au ciel, les croyants recevront leurs couronnes ou récompenses lors du soi-disant « tribunal de Christ ». Pourtant, les Écritures placent ce jugement au moment du retour du Seigneur, et non 7 ans avant.

Regardons ce que nous apprennent les Écritures :

  • 2 Corinthiens 5.10 : « Car il nous faudra tous comparaître devant le tribunal de Christ… »
  • Apocalypse 22.12 : « Voici, je viens bientôt, et j’apporte avec moi ma récompense, pour traiter chacun selon ce qu’il a fait. »

Ces textes indiquent que la récompense est apportée par Jésus à son retour, au dernier jour, après la période des tribulations, et surtout pas durant un séjour antérieur au ciel. Rien dans la Bible, pris en contexte, ne soutient cette idée.

3. La résurrection et l’enlèvement ont lieu au dernier jour soit après la période des tribulations

Jésus utilise quatre fois l’expression « au dernier jour » dans Jean 6 pour situer la résurrection des croyants :

  • Jean 6.39-40 : « …je les ressusciterai au dernier jour. »

Il ne peut y avoir de résurrection des morts ept ans auparavant le retour de Christ. Cela contredit l’idée d’une résurrection 7 ans avant la fin. Si l’enlèvement est associé à la résurrection, il doit aussi avoir lieu au dernier jour, non avant.

4. L’Apocalypse ne parle jamais d’un groupe au ciel pendant 7 ans

Le livre de l’Apocalypse, qui décrit de manière détaillée les événements des derniers temps, ne contient aucun passage montrant l’Église au ciel pendant 7 ans avant le retour de Jésus. Malgré que bien des concepts out été formulé pour tenter de valider cette fausse interprértation des Écritures. Au contraire la Parole nous dit :

  • Apocalypse 7.14 parle d’une foule venant de la grande tribulation.
  • Apocalypse 20.4 mentionne la résurrection de ceux qui ont souffert sous la persécution de la bête, ce qui implique que les croyants étaient présents durant cette période.

Il n’y a aucune mention d’un enlèvement préalable, ni d’un séjour céleste de 7 ans. C’est une tentative de berner les croyants mal affermis et ça fonctionne parce que plusieurs le crois. Mais lorsque nous essayons d’expliquer cette idéologie par les Écritures, celle-ci ne trouve aucun appui si ce n’est de prendre des passages et de leur faire dire autre chose que ce qu’il ne révèle réellement.

5. Le témoignage des premiers chrétiens confirme l’attente d’un seul retour

Les apôtres attendaient un seul retour de Christ, glorieux, visible, et lié à la résurrection et au jugement :

  • 1 Thessaloniciens 4.16-17 : « Le Seigneur lui-même descendra du ciel… les morts en Christ ressusciteront… nous serons enlevés avec eux pour rencontrer le Seigneur. »

Rien ici n’indique un retour partiel ou secret. Ce passage parle de l’unique retour glorieux du Christ, pas d’un événement antérieur et invisible.

Conclusion : une mise en garde sérieuse

La doctrine d’un enlèvement avant la période des tribulations avec 7 années passées au ciel pour recevoir des récompenses est étrangère à l’enseignement des apôtres. Elle repose sur des hypothèses du dispensationalisme, un système théologique développé au 19e siècle par John Nelson Darby, et popularisé au 20e siècle par les notes de la Bible Scofield et repris par nombres d’évangéliste et prédicateurs dans le monde.

Cependant cette doctrine détourne les croyants de la vigilance et de la fidélité durant l’épreuve. Elle propage un faux sentiment de sécurité et prépare à l’apostasie plutôt qu’à la persévérance.

Loin d’attendre une fuite miraculeuse, les vrais disciples attendent le retour glorieux de Christ à la fin de cette ère, au dernier jour, après avoir passé un temps de rude épreuve sous la dictatures de l’Antéchris, pour être transformés, récompensés, et régner avec Jésus dans son royaume.

« c’est au travers de beaucoup de souffrances qu’il nous faut entrer dans le royaume de Dieu. — Actes 14.22

La soi-disant « semaine de 7 ans de tribulation » : une mauvaise lecture de la prophétie de Daniel

Le texte discute de l’interprétation de Daniel 9.27 concernant la « 70e semaine », affirmant qu’elle ne désigne pas une période future mais une prophétie accomplie par Jésus-Christ. Cette lecture, selon l’auteur, érige Christ en accomplissement des promesses divines, et conteste les théories futuristes qui divisent et détournent l’attention de son œuvre rédemptrice.

L’un des fondements majeurs de la doctrine de l’enlèvement secret et de la tribulation future repose sur une interprétation particulière de Daniel 9.27, selon laquelle il resterait une « semaine » de sept ans à accomplir dans le futur, après une longue interruption prophétique. Cette idée est devenue centrale dans le schéma dispensationaliste. Pourtant, cette lecture ne tient pas face à l’examen honnête du texte biblique.

Revenons ensemble à l’Écriture, et voyons pourquoi la fameuse « 70e semaine de Daniel » n’est pas une période future de 7 ans réservée à Israël, mais une prophétie déjà accomplie dans l’œuvre rédemptrice de Jésus-Christ.

D’abord, le contexte de Daniel 9 : une prière pour Jérusalem et le peuple de Dieu

Daniel 9 est d’abord une prière d’intercession. Le prophète, en captivité à Babylone, cherche Dieu pour le pardon de son peuple et la restauration de Jérusalem. La réponse divine vient sous la forme d’une révélation : soixante-dix semaines ont été déterminées pour :

« faire cesser les transgressions, mettre fin au péché, faire expiation pour la faute, faire venir la justice éternelle, sceller la vision et la prophétie, et consacrer le lieu très saint. » (Daniel 9.24)

Ces six objectifs ne pointent pas vers un jugement futur, mais vers l’accomplissement du salut en Jésus-Christ.

Ensuite, les soixante-dix semaines sont consécutives et sans interruption

La lecture naturelle du texte indique que les 70 semaines (70 x 7 = 490 ans) s’enchaînent sans rupture. Il n’y a aucune indication dans le texte que la 70e semaine serait séparée des 69 premières par une parenthèse de plusieurs milliers d’années.

« Depuis l’ordre de rebâtir Jérusalem jusqu’à un chef, un oint, il y aura 7 semaines, puis 62 semaines… » (v. 25)

« Après les 62 semaines, un oint sera retranché… » (v. 26)

« Il fera une alliance solide avec un grand nombre pendant une semaine… » (v. 27)

Le langage est clair, progressif et fluide. C’est une erreur d’interrompre, une mauvaise interprétation ou une mauvaise intention arbitrairement cette séquence pour placer la dernière semaine dans un avenir lointain. Rien dans le contexte de ce verset, je dis bien rien… ne fait allusion à un quelqu’on que scénario de la sorte.

Puis, l’oint retranché c’est Jésus-Christ, non l’antéchrist

Le verset 26 dit :

« Un oint sera retranché, et il n’aura pas de successeur. »

Cette déclaration s’accomplit parfaitement en la personne de Jésus-Christ crucifié, rejeté par son peuple et sans descendance humaine. C’est le Messie souffrant, comme annoncé en Ésaïe 53. L’idée que ce verset parle d’un antéchrist est une falsification du sens évident du texte.

En quelque sorte, la 70e semaine s’est accomplie dans le ministère de Jésus

« Il fera une alliance solide avec un grand nombre pendant une semaine ; au milieu de la semaine, il fera cesser le sacrifice et l’offrande. » (Daniel 9.27)

Ce verset ne parle pas d’un traité politique d’un futur antéchrist. Il parle du Christ, qui a confirmé la Nouvelle Alliance avec son peuple par son ministère, sa mort et sa résurrection. Au milieu de la semaine (soit environ 3 ans et demi après le début de son ministère), Jésus a mis fin à l’ancienne alliance par son sacrifice parfait. Ce qui a eu pour effet d’annuler la validité de l’ancienne alliance et les sacrifices d’animaux. Parce que Jésus, l’agneau parfait, est mort une fois pour toute pour la rémission des péchés.

« Il est entré une fois pour toutes dans le sanctuaire… ayant obtenu une rédemption éternelle. » (Hébreux 9.12)

« Il a annulé le premier sacrifice pour établir le second. » (Hébreux 10.9)

Il est donc clair que le sacrifice et l’offrande ont cessé dans leur valeur spirituelle à la croix, comme l’accomplissement de la Loi et des prophètes. Puis, ils on complètement pris fin avec la destruction du temple, par les Romains, et la dispersion des Juifs dans le monde en 70 de notre ère.

Finalement, une lecture christocentrique et pas futuriste

La prophétie de Daniel 9 est centrée sur Christ, pas sur l’antéchrist. De dire que l’oint est l’Antéchrist est une façon mensongère d’utiliser ce passage pour monter une fausse prophétie que les Écritures ne font aucunement allusion.

  • C’est Jésus qui est l’Oint annoncé.
  • C’est Jésus qui a été retranché pour nos fautes.
  • C’est Jésus qui a fait l’alliance éternelle avec un grand nombre.
  • C’est Jésus qui a fait cesser les sacrifices par l’offrande de sa vie.
  • C’est Jésus qui a fait venir la justice éternelle (Daniel 9.24).

Il est donc théologiquement dangereux et exégètiquement faux de transformer cette prophétie christologique en un scénario eschatologique futur, basé sur la peur et le sensationnalisme.

Conclusion : une mise en garde contre les manipulations prophétiques

La théorie des « 7 ans de tribulation à venir » est une construction artificielle, née au 19e siècle avec le dispensationalisme de Darby, popularisée par Schofield avec les commentaires dans sa version de la Bible du mêmne nom et des romans et des films, mais sans aucun fondement dans l’Écriture.

Cette théorie faussée détourne les regards de Christ pour les fixer sur un soi-disant futur antéchrist. Elle prépare les croyants à fuir plutôt qu’à tenir bon. Elle divise le peuple de Dieu en « Église » et « Israël », alors que la croix a fait de nous un seul peuple, né de l’Esprit.

« Car tous, juifs ou non juifs, nous avons été baptisés dans un seul Esprit pour former un seul corps. » (1 Corinthiens 12.13)

Frère, sœur, n’adhère pas à cette fausse doctrine. Elle fragilise ta foi et obscurcit l’œuvre accomplie de Jésus.

« Tiens ferme ce que tu as, afin que personne ne prenne ta couronne. » (Apocalypse 3.11)

Jésus a déjà confirmé l’Alliance. Il a déjà mis fin aux sacrifices. Il règne. Il revient. Et ce retour sera glorieux, au dernier jour.