Jésus reviendra au dernier jour : la résurrection et le jugement selon les Écritures

Ce texte souligne que la résurrection des croyants et le jugement final auront lieu au dernier jour, lors du retour glorieux de Jésus. Il rejette les interprétations diversifiées et insiste sur la clarté des promesses de Jesus dans les Écritures. Les chrétiens doivent attendre cette unique manifestation étant leur espoir vivant.

Dans une époque où de nombreuses voix prétendent diviser le retour de Jésus en plusieurs étapes, ou encore annoncer des enlèvements secrets ou des résurrections partielles, il est essentiel de revenir à la Parole de Dieu, le fondement même de notre foi. Le Seigneur Jésus lui-même a parlé clairement et sans ambiguïté : la résurrection des croyants aura lieu au dernier jour, c’est-à-dire au jour de son retour glorieux. Le jour qui mettra fin à la nouvelle alliance et qui inaugurera le règne éternel.

Dans l’Évangile selon Jean, Jésus répète à quatre reprises une promesse solennelle :

« Je les ressusciterai au dernier jour. » (Jean 6.39, 6.40, 6.44, 6.54)

Il ne dit pas « au milieu de la tribulation », ni « avant sept ans de jugement », ni « dans une venue secrète », mais au dernier jour. Cette expression désigne la fin de l’histoire présente, le moment ultime où Dieu mettra un terme à l’ère actuelle pour instaurer l’éternité.

Même Marthe, la sœur de Lazare, le comprenait bien ainsi :

« Je sais bien […] qu’il reviendra à la vie au dernier jour, lors de la résurrection. » (Jean 11.24)

Jésus ne la contredit pas. Il affirme au contraire :

« C’est moi qui suis la résurrection et la vie. » (Jean 11.25)

La Parole de Dieu est donc claire sur ce sujet. La résurrection des justes aura lieu au retour de Jésus, au dernier jour de ce monde présent, juste avant l’établissement du jugement éternel.

Le même jour, dit Jésus, la Parole jugera aussi ceux qui l’auront rejetée :

« Celui qui me méprise […] la Parole que j’ai prononcée le jugera au dernier jour. » (Jean 12.48)

Toute autre interprétation ne vient pas des Écritures. Ce sont des spéculations basées sur des raisonnements humains et appuyer par des versets sortis de leur contexte pour leur faire dire une chose qu’ils ne disent pas.

Selon les propos de Jésus, le dernier jour sera donc le jour de la résurrection des croyants, le jour du jugement des impies, et le jour du retour glorieux de Christ. Un seul jour, un seul événement, une seule manifestation finale de la gloire de Dieu.

Paul confirme cette vérité dans 1 Corinthiens 15.52 :

« […] au son de la trompette finale. Car elle retentira, et les morts ressusciteront pour une vie impérissable, et nous, nous serons transformés. »

Et encore dans 2 Timothée 4.1 :

« Jésus-Christ […] jugera les vivants et les morts lors de son apparition et de son règne. »

Il n’y a donc pas de multiple retours, ni de résurrections échelonnées. Jésus reviendra une seule fois, publiquement, visiblement, au dernier jour, pour ressusciter ceux qui lui appartiennent et juger ceux qui auront rejeté sa Parole.

Conclusion : Une espérance ferme fondée sur les paroles de Jésus

La foi chrétienne ne repose pas sur des spéculations, ni sur l’imaginaire de personnes en quêtes de je ne sais quoi, mais sur les promesses directes de Jésus. Il a dit qu’il reviendra, qu’il ressuscitera ses disciples au dernier jour, et qu’il exercera alors le jugement éternel.

Nous n’attendons pas une série d’enlèvements, ni un royaume terrestre intermédiaire, ni des signes mystérieux. Nous attendons Jésus lui-même, notre espérance vivante, qui viendra mettre fin à l’histoire de ce monde pour ouvrir la porte de la vie éternelle à tous ceux qui croient en lui.

« Voici, il vient avec les nuées, et tout œil le verra. » (Apocalypse 1.7)

Restons donc sobres, fidèles et attentifs. Que ce jour glorieux nous trouve prêts. Maranatha !

L’apparition du coffre de l’alliance : le témoignage de la fidélité de Dieu (Apocalypse 11.19)

La vision de Jean à la septième trompette révèle l’ouverture du temple céleste et l’apparition de l’arche de l’alliance, symbolisant la fidélité éternelle de Dieu. Cette scène souligne la manifestation divine de gloire, de justice et de triomphe, rappelant que le royaume de Christ réalise les promesses anciennes.

Après la proclamation triomphale du règne de Christ à la septième trompette (Apocalypse 11.15-18), Jean voit une nouvelle vision d’une intensité saisissante : le temple céleste s’ouvre, et l’arche de l’alliance apparaît. Ce passage marque une transition majeure : après les jugements et les proclamations, c’est la révélation de la fidélité éternelle de Dieu à son peuple.

Cette scène nous rappelle que le royaume de Christ ne se limite pas à un acte de puissance, mais qu’il est aussi l’accomplissement des promesses anciennes, celles de l’alliance faite avec son peuple. L’arche, symbole central de la présence divine, réapparaît non plus cachée derrière le voile, mais pleinement visible dans le ciel. Dieu manifeste ainsi sa gloire, sa fidélité et sa justice.

1. L’ouverture du temple céleste : une révélation divine

Le temple céleste que Jean contemple n’est pas une simple métaphore. Il représente la réalité spirituelle dont le temple terrestre n’était qu’une ombre (Hébreux 8.5). L’ouverture de ce temple signifie que la présence de Dieu se révèle désormais sans barrière, que le mystère de son plan est pleinement dévoilé.

Dans l’Ancien Testament, Ésaïe avait entrevu cette même gloire : « je vis le Seigneur siégeant sur un trône très élevé. Les pans de son vêtement remplissaient le Temple. » (Ésaïe 6.1). Dans Apocalypse 15.5, le temple s’ouvre encore juste avant les jugements des coupes, soulignant à chaque fois une étape clé de la révélation divine.

L’ouverture du temple est donc une invitation à contempler la gloire de Dieu et à comprendre son œuvre. C’est une porte ouverte vers la réalité spirituelle où tout prend sens : la justice, la rédemption, le triomphe de l’Agneau.

Application
L’accès à la présence de Dieu est désormais ouvert par Jésus-Christ. Ce que les hommes ne pouvaient voir, Dieu le révèle à ceux qui lui appartiennent. Sommes-nous disposés à entrer dans cette révélation et à demeurer dans la présence du Seigneur ?

2. L’apparition du coffre de l’alliance : un signe de fidélité et de victoire

Dans l’Ancien Testament, l’arche de l’alliance était le symbole le plus sacré du peuple d’Israël. Elle contenait les tables de la Loi, la manne et le bâton d’Aaron (Hébreux 9.4), témoignages tangibles de la présence, de la provision et de l’autorité divine. Elle demeurait cachée dans le lieu très saint, inaccessible au peuple.

Mais ici, dans la vision de Jean, l’arche apparaît au grand jour dans le temple céleste. Ce qui était caché devient visible, ce qui était voilé est révélé. L’arche manifeste que l’alliance de Dieu est accomplie et que sa fidélité est éternelle. Ce n’est plus seulement l’alliance du Sinaï, mais celle du Christ : la nouvelle alliance scellée dans son sang.

L’arche terrestre préfigurait Jésus lui-même, véritable lieu de la présence de Dieu parmi les hommes. Au moment où Jean à cette vision, l’arche terrestre fut détruite quelques décennies auparavant par les romains. Quelle ne fut pas la consolation de Jean de voir l’arche à nouveau, mais dans le ciel. En Christ, Dieu s’est rendu accessible et dans cette vision, l’accomplissement total de cette promesse éclate dans la lumière du ciel.

Dieu ne renie jamais ses promesses. L’apparition de l’arche céleste est un rappel puissant : ce que Dieu a commencé, il l’achève. Son alliance est sûre, sa fidélité immuable. Plaçons notre confiance non dans ce que nous voyons, mais dans la Parole de celui qui reste fidèle jusqu’à la fin.

3. Les manifestations célestes : la puissance et le jugement de Dieu

Chaque manifestation céleste exprime à la fois la majesté et la justice de Dieu. Ces images sont familières. Au Sinaï, lors de la révélation de la Loi, « il y eut des tonnerres, des éclairs, et une épaisse nuée sur la montagne » (Exode 19.16). Dans Apocalypse 4.5, les éclairs et les tonnerres sortent du trône même de Dieu.

Ces signes accompagnent les grandes interventions divines. Le tremblement de terre évoque le bouleversement du monde au moment du jugement final, tandis que la grêle rappelle les plaies d’Égypte (Exode 9.23-26) et la colère divine contre les nations rebelles (Apocalypse 16.18-21).

Ainsi, le triomphe du royaume de Dieu s’accompagne non seulement de gloire, mais aussi de jugement. Dieu manifeste sa puissance pour purifier la création et établir une justice parfaite.

Le règne du Christ ne s’installe pas dans la passivité. Il s’accomplit dans la puissance et dans la sainteté. Dieu ne tolère pas le mal. Il le juge pour libérer son peuple. Sommes-nous prêts à voir Dieu agir avec autorité dans nos vies et dans ce monde ?

Conclusion – Le signe de l’accomplissement final du plan de Dieu

Le verset 19 clôt le chapitre 11 sur une note de révélation et de victoire. L’ouverture du temple céleste marque la pleine manifestation de la gloire de Dieu. L’apparition de l’arche confirme sa fidélité indéfectible à son alliance. Et les manifestations célestes rappellent que son règne s’établit par la justice et la puissance.

Le plan de Dieu est accompli. Ce qu’il a promis à Abraham, à Moïse, aux prophètes, il l’a réalisé en Christ et le révélera pleinement dans son royaume éternel. Tout converge vers cette vérité : Dieu est fidèle, et son alliance demeure à jamais.

Sommes-nous ancrés dans cette alliance, ou encore séduits par les illusions d’un monde rebelle ? Dieu tient parole. Préparons-nous à voir son royaume pleinement établi et à entrer dans la joie de son règne.

Le piège de la lecture littérale de l’Apocalypse : comprendre le langage des signes

Beaucoup de chrétiens lisent l’Apocalypse comme un récit futuriste au sens littéral. Découvrez pourquoi cette approche déforme le message spirituel du livre et comment les signes qu’il contient révèlent la gloire du Christ plutôt que des catastrophes matérielles.

Depuis plus d’un siècle et demi, le livre de l’Apocalypse est devenu l’un des plus déformés de toute la Bible. Certains y voient un calendrier des événements mondiaux à venir, d’autres un roman codé sur la fin du monde. Mais peu cherchent à comprendre le but spirituel pour lequel Dieu a révélé ces visions à Jean.

Pourtant, l’Apocalypse n’a pas été écrite pour satisfaire notre curiosité prophétique, mais pour révéler Jésus-Christ dans sa gloire. Ce livre n’est pas un manuel de prédictions, mais une révélation du triomphe du Christ sur le mal, destinée à fortifier la foi des croyants dans les temps de trouble.

Malheureusement, la lecture littérale défendue par le dispensationalisme a obscurci ce message. Elle transforme un texte profondément spirituel en un récit matériel, et un appel à la persévérance en une suite d’événements catastrophiques à redouter.

Comprendre l’Apocalypse exige donc une chose essentielle : la lire comme Dieu l’a donnée : par des signes et des symboles.

Le piège de la lecture littérale : quand l’Apocalypse devient méconnaissable

L’une des erreurs les plus graves du dispensationalisme réside dans sa prétention de lire l’Apocalypse au sens littéral. Cette approche, qui paraît sérieuse, trahit en réalité le sens spirituel et prophétique du livre. Elle réduit un texte inspiré, riche en images divines, à un film apocalyptique où les symboles deviennent des monstres et les visions des explosions cosmiques.

Dès le premier verset, Jean précise pourtant que la révélation lui a été donnée par signes :

Apocalypse 1.1 – « Révélation de Jésus-Christ, que Dieu lui a donnée pour montrer à ses serviteurs ce qui doit arriver bientôt. Il l’a fait connaître par des signes. »

Le mot grec sēmainō (signes) signifie littéralement « communiquer par symboles ». Ce n’est donc pas une description journalistique du futur, mais une vision spirituelle du règne de Christ. Lire ces signes au sens littéral, c’est manquer leur profondeur.

Des exemples qui rendent la lecture littérale absurde

Si l’on prenait l’Apocalypse au pied de la lettre, il faudrait croire que :

  • Jésus-Christ est un agneau couvert de sang (Apocalypse 5.6) ;
  • Des étoiles tombent sur la terre (Apocalypse 6.13), ce qui anéantirait toute vie parce qu’il y a des étoiles 100 fois plus grosses que la terre ;
  • Un tiers de la mer se transforme en sang (Apocalypse 8.8) ;
  • Des sauterelles à visage humain sortent de l’abîme (Apocalypse 9.7-10) ;
  • Babylone la grande est une femme géante assise sur une bête à sept têtes (Apocalypse 17.3-5) ;
  • Le dragon rouge de douze cornes serait un véritable monstre céleste ;
  • La Nouvelle Jérusalem serait une ville cubique de 2 000 kilomètres de haut (Apocalypse 21.16), ce qui dépasse l’atmosphère terrestre.

Ces images ne décrivent pas des faits physiques, mais des réalités spirituelles :

  • L’Agneau est le Christ vainqueur ;
  • Les étoiles représentent des autorités spirituelles ;
  • La mer symbolise les nations ;
  • Babylone incarne la corruption du monde ;
  • La Nouvelle Jérusalem figure le peuple glorifié de Dieu.

Ainsi, lire l’Apocalypse littéralement, c’est confondre les symboles avec leur véritable sens. Ce livre n’est pas un film futuriste, mais une fresque prophétique où Dieu révèle la victoire spirituelle de son Fils.

Le témoignage cohérent de l’Écriture

Le langage symbolique n’est pas propre à l’Apocalypse. Il traverse toute la Bible, depuis les visions d’Ézéchiel, de Daniel, de Zacharie, d’Ésaïe et de Joël.
Ces prophètes ont utilisé le même langage imagé pour révéler des vérités célestes et spirituelles.

  • Dans Daniel 2, la statue de métal représente quatre royaumes, non une sculpture réelle, comme Daniel l’explique au roi.
  • Dans Ézéchiel 37, les ossements desséchés figurent la restauration spirituelle d’Israël.
  • Dans Zacharie 4, les deux oliviers symbolisent le témoignage prophétique de Dieu.
  • Dans Joël 2, le soleil obscurci et la lune changée en sang évoquent le jugement moral de Dieu, pas un phénomène cosmique.
  • Dans Ésaïe 11, le loup et l’agneau annoncent la paix messianique du Royaume, non une coexistence animale future.

Ces images révèlent un langage spirituel cohérent à travers toute l’Écriture. L’Apocalypse s’inscrit dans cette même tradition prophétique.

Conclusion : redécouvrir le sens spirituel du livre

L’Apocalypse n’est pas un code secret pour initiés, mais une révélation spirituelle adressée à l’Église. Elle nous montre Jésus-Christ régnant au milieu de son peuple, appelant les croyants à la fidélité dans un monde hostile.

Le danger du littéralisme, c’est qu’il déplace le regard du croyant : au lieu de fixer les yeux sur l’Agneau, il les fixe sur les bêtes. De ce fait, ce livre n’est pas la révélation des bêtes : c’est la révélation de Jésus-Christ (Apocalypse 1.1).

Lire l’Apocalypse spirituellement, c’est retrouver sa beauté, sa puissance et son message central : Christ règne, son peuple triomphe, et le Royaume de Dieu avance malgré les ténèbres.

La septième trompette : la venue du royaume de Christ (Apocalypse 11.15–18)

Le passage sur la septième trompette souligne l’établissement du règne éternel de Christ et la victoire finale sur les puissances rebelles. Trois vérités fondamentales en émergent : l’autorité de Christ sera pleinement reconnue, les nations rebelles seront jugées, et les croyants recevront leur récompense. Rester fidèles à cette vérité est essentiel.

Avec la septième trompette, nous atteignons le point culminant du plan divin. Contrairement aux six premières trompettes, qui annonçaient des jugements progressifs, celle-ci proclame l’établissement définitif du règne de Christ. L’humanité a été avertie, jugée, et voici maintenant le moment de la pleine révélation du royaume de Dieu.

Ce passage nous enseigne trois vérités fondamentales : Christ recevra le royaume et exercera pleinement son autorité ; les puissances rebelles seront vaincues et jugées ; et les croyants peuvent avoir l’assurance de la victoire finale et de la récompense divine.

Nous examinerons cette vision à travers trois aspects :

  1. L’annonce du royaume et l’adoration céleste,
  2. La colère des nations et la réponse de Dieu,
  3. Le jugement des rebelles et la récompense des justes.

1. L’annonce du royaume de Christ et l’adoration céleste

Cette trompette n’introduit pas un nouveau jugement, mais une proclamation triomphale. Le plan de Dieu arrive à son accomplissement, et Christ reçoit son règne universel. Jusqu’ici, les royaumes de la terre étaient sous l’influence de Satan, comme le rappellent Luc 4.6 et 1 Jean 5.19. Mais désormais, cette ère de domination du mal touche à sa fin. Christ prend le pouvoir et règne pour toujours.

Il ne s’agit pas d’un règne temporaire ou symbolique, mais d’un règne éternel et absolu, conforme à la vision de Daniel 7.14 : « On lui donna la souveraineté, et la gloire et la royauté, et tous les peuples, toutes les nations, les hommes de toutes les langues lui apportèrent leurs hommages. Sa souveraineté est éternelle, elle ne passera jamais, et quant à son royaume, il ne sera jamais détruit. » Le plan de Dieu est immuable. Son autorité ne sera jamais renversée.

Les vingt-quatre anciens se prosternent alors et adorent Dieu. L’adoration céleste accompagne toujours les grandes interventions divines. Les anciens, représentant le peuple de Dieu dans sa totalité, reconnaissent la souveraineté du Seigneur et célèbrent la victoire de son règne.

Ainsi, même lorsque le monde semble dominé par le chaos, le croyant peut avoir l’assurance que Christ règne déjà. Le plan de Dieu s’accomplit malgré l’opposition des hommes et des puissances spirituelles. La vraie question demeure : vivons-nous chaque jour dans cette assurance du règne présent de Christ, ou laissons-nous les troubles de ce monde éteindre notre foi ?

2. La colère des nations et la réponse de Dieu

Ces paroles expriment la reconnaissance des rachetés envers le Dieu souverain. Ils rendent grâces parce qu’ils voient l’accomplissement des promesses divines. Dieu, le Tout-Puissant, manifeste désormais pleinement sa puissance. Ce n’est pas qu’il en manquait auparavant, mais le temps est venu où il exerce son autorité sans retenue. Le moment de la patience divine s’achève et Dieu prend possession de son règne.

Les nations, cependant, s’irritent. L’humanité rebelle ne veut pas se soumettre à la souveraineté de Dieu. Le Psaume 2 résonne ici comme une prophétie : « Pourquoi les nations s’agitent-elles et les peuples murmurent-ils en vain contre l’Éternel et contre son oint ? » Pourtant, leur opposition ne change rien au dessein divin.

La colère de Dieu se manifeste alors. Pendant longtemps, il a supporté le mal avec patience, donnant à tous le temps de se repentir. Mais vient le moment où la justice divine se déploie. Dieu n’agit jamais dans la précipitation, mais toujours au moment exact de son plan.

Le monde peut continuer à rejeter Dieu, à se moquer de son autorité, ou à chercher à construire des royaumes sans lui, mais le triomphe de Christ ne dépend pas de l’acceptation des hommes. Le croyant doit choisir son camp : rester du côté des nations irritées, ou s’aligner avec le royaume du Christ.

3. Le jugement des rebelles et la récompense des justes

Voici le moment solennel du jugement final. Tous, vivants et morts, devront rendre compte de leurs actes devant le trône de Dieu, comme le décrira plus tard Apocalypse 20.11–15. Ce jugement établit une distinction claire entre ceux qui ont servi Dieu et ceux qui lui ont résisté.

Les serviteurs fidèles sont honorés. Les prophètes représentent ceux qui ont proclamé la vérité, souvent au prix de leur vie. Les saints symbolisent l’ensemble du peuple de Dieu, appelé à la fidélité dans la persécution. Et ceux qui craignent le nom du Seigneur, qu’ils soient grands ou petits, reçoivent leur récompense pour leur fidélité. Dieu ne fait pas acception de personnes : la crainte du Seigneur est le vrai critère de la valeur aux yeux du ciel.

Mais ceux qui détruisent la terre, c’est-à-dire ceux qui corrompent la création et pervertissent la justice, subissent la colère divine. Ce n’est pas seulement une question d’écologie ou de dégâts matériels. Il s’agit du système corrompu des hommes, qui détruit la vérité, opprime les faibles et résiste à la lumière de Dieu. Les oppresseurs, les persécuteurs et les adversaires du Christ sont jugés et renversés.

Ainsi, la scène de la septième trompette devient une proclamation de justice. Les justes sont récompensés, les rebelles sont jugés, et le royaume de Dieu est pleinement manifesté. Le choix est clair : voulons-nous être de ceux qui reçoivent la récompense, ou de ceux qui subissent le jugement ? Chaque acte, chaque parole, chaque choix a des répercussions éternelles.

Conclusion : le triomphe final du Christ et l’appel à la fidélité

Apocalypse 11.15-18 nous rappelle que le règne de Christ est annoncé avec puissance et gloire. Les nations rebelles peuvent refuser de se soumettre, mais leur révolte ne durera pas. Le plan de Dieu suit son cours, inébranlable et parfait. Les justes recevront leur récompense, tandis que les méchants seront jugés selon leurs œuvres.

La question demeure : vivons-nous avec l’espérance du règne de Christ, ou restons-nous attachés aux systèmes éphémères de ce monde ? Le retour de Jésus est une certitude. Tout s’achemine vers ce moment glorieux où le royaume de Dieu sera pleinement manifesté. Préparons nos cœurs dès aujourd’hui à ce règne éternel, car il vient, et rien ne pourra l’arrêter.

L’annonce de trois malheurs : un avertissement solennel avant le pire (Apocalypse 8.13)

Après les quatre premières trompettes, un aigle prévient les hommes des jugements divins imminents, annonçant trois malheurs sans précédent. Ce message vise spécifiquement ceux qui rejettent l’Évangile. Même face à la colère divine, Dieu appelle à la repentance, offrant une dernière chance avant les catastrophes à venir.

Introduction : le calme avant la tempête

Après les quatre premières trompettes, qui ont successivement frappé la terre, la mer, les eaux douces et les astres, un tournant dramatique survient. Ce n’est plus seulement la nature qui est ébranlée. Ce sont maintenant les hommes eux-mêmes qui deviennent la cible des jugements divins. Mais avant que ne s’abattent ces catastrophes sans précédent, un messager céleste élève la voix pour avertir. Ce passage n’est pas simplement une transition entre deux séries de fléaux. Il est un cri d’alarme, un dernier signal avant l’irréversible. Il nous rappelle que Dieu avertit toujours avant de frapper plus durement. Il appelle encore les cœurs endurcis à la repentance.


Un messager céleste traverse le ciel

Apocalypse 8.13 « Alors je vis un aigle qui planait au zénith et je l’entendis crier d’une voix forte : Malheur, malheur, malheur aux habitants de la terre, quand retentiront les trois trompettes que les trois derniers anges vont faire sonner ! »

Jean lève les yeux, et ce qu’il voit et entend est saisissant. Un aigle — ou un ange, selon certains manuscrits — traverse le ciel en plein vol. Sa mission est claire : avertir l’humanité que les jugements à venir dépasseront tout ce qui a été vu jusqu’ici. L’image de l’aigle évoque le jugement rapide et précis. Dans l’Ancien Testament, il symbolise souvent une nation ennemie qui fond comme un rapace sur sa proie. Ce messager céleste n’apporte ni paix ni consolation. Il proclame un avertissement urgent et solennel. Dieu, une fois encore, choisit de prévenir avant d’agir, de crier avant de frapper, de secouer avant de condamner.


Trois malheurs, une intensité sans précédent

Ce que cet aigle proclame n’est pas une simple annonce. C’est un cri, une alerte retentissante. Trois fois, il répète le mot « malheur ». Dans la Bible, une répétition triple indique une solennité absolue. De la même manière que les anges crient « Saint, saint, saint » pour souligner la perfection divine, ici le « malheur » résonne pour marquer la gravité et la certitude des jugements à venir.

Ces trois malheurs correspondent aux trois dernières trompettes. Le premier verra une invasion démoniaque tourmenter les hommes. Le deuxième fera surgir une armée destructrice d’une violence inouïe. Le troisième marquera la fin : l’intervention finale de Dieu dans l’histoire humaine. Ce ne sont plus des jugements naturels, mais des frappes directes contre les hommes, contre leur péché, leur idolâtrie, leur rébellion obstinée.


Un avertissement adressé aux habitants de la terre

Ce message n’est pas général. Il s’adresse à une catégorie précise : « les habitants de la terre ». Cette expression, dans l’Apocalypse, ne désigne pas simplement tous les hommes, mais ceux qui ont choisi de s’attacher aux valeurs du monde plutôt qu’à celles du Royaume. Ce sont ceux qui ont rejeté l’Évangile, méprisé la grâce, préféré les ténèbres à la lumière. Ce sont eux qui, malgré les jugements précédents, n’ont pas changé de voie. Ce sont eux qui vont maintenant affronter une intensification de la colère divine. Mais même ici, Dieu ne frappe pas à l’aveugle. Il avertit encore. Il annonce les prochaines trompettes avant qu’elles ne retentissent. Car son but, jusqu’au dernier instant, demeure la repentance. Il veut que l’homme se détourne de sa voie, même au seuil du précipice.


Conclusion : un dernier cri avant la nuit

Ce passage, bien qu’il soit court, contient une charge prophétique d’une rare intensité. Il nous enseigne que Dieu avertit toujours avant de frapper comme nous l’avons vu précédemment. Il nous montre que les jugements à venir seront d’une violence sans précédent. Mais il nous rappelle surtout que nous avons encore le choix. Tant que la trompette n’a pas sonné, tant que le malheur n’est pas tombé, il y a un espoir. Il y a une invitation à revenir à celui qui sauve, qui pardonne, qui restaure.

Sommes-nous prêts à écouter les avertissements du ciel ? Ou faisons-nous partie de ceux qui ferment les yeux et les oreilles, croyant que le pire n’arrivera pas ?

Que ce message soit pour nous un appel pressant : tenons-nous dans la foi, gardons nos cœurs dans la lumière, car ce qui vient dépassera tout ce que le monde a connu. Mais ceux qui sont en Christ, eux, n’ont rien à craindre. Ils n’attendent pas le malheur… mais le retour glorieux de leur Roi.

La quatrième trompette : la lumière des astres s’éteint (Apocalypse 8.12)

La quatrième trompette annonce un jugement divin affectant le soleil, la lune et les étoiles, symbolisant un obscurcissement spirituel profond. Ce phénomène avertit l’humanité d’une perte de lumière, appelant à la repentance. Les ténèbres avancent, mais ceux qui suivent Christ, « la lumière du monde », demeurent guidés et éclairés.

Introduction : quand le ciel s’obscurcit

Avec la quatrième trompette, le jugement divin franchit une nouvelle étape. Alors que les trois premiers coups de trompette avaient affecté la terre, la mer et les eaux douces, voici que cette fois, ce sont les luminaires du ciel — soleil, lune et étoiles — qui sont frappés. Il ne s’agit plus simplement d’une crise écologique ou économique, mais d’un bouleversement céleste porteur d’un sens spirituel profond.

Ce passage nous enseigne que Dieu est souverain sur la lumière comme sur les ténèbres. Il nous rappelle que l’obscurcissement des astres, loin d’être un simple phénomène cosmique, est un avertissement solennel d’un jugement spirituel plus grave. C’est un signal : la lumière diminue, les repères s’effacent, et l’humanité s’approche d’un temps d’obscurité grandissante.


1. Le son de la quatrième trompette

Apocalypse 8.12 « Le quatrième ange sonna de la trompette : le tiers du soleil, le tiers de la lune et le tiers des étoiles furent frappés, de sorte que le tiers de leur lumière s’éteignit, et la clarté du jour, comme celle de la nuit, diminua d’un tiers. »

Lorsque la trompette résonne, elle ne réveille pas seulement les oreilles : elle interpelle les cœurs. Ce son céleste ne vient pas par hasard. Il s’inscrit dans une séquence précise où Dieu, dans sa patience, avertit progressivement l’humanité. Chaque trompette retentit comme un appel — un dernier sursaut de la grâce avant la fermeture définitive de la porte.

Ce quatrième son, plus que les précédents, frappe notre regard intérieur : il affecte la lumière. Et sans lumière, que reste-t-il pour voir, discerner, espérer ? Dieu veut réveiller notre conscience : sans sa lumière, tout devient confus, et l’âme chancelle.


2. L’obscurcissement des luminaires célestes

Il ne s’agit pas ici d’une éclipse naturelle, mais d’un acte symbolique puissant. Le tiers des astres est obscurci — le chiffre “tiers” revient comme une mesure partielle, laissant encore place à la miséricorde. Le jugement n’est pas total, mais il est suffisant pour secouer les consciences.

Dans l’Écriture, la lumière est toujours liée à la vérité, à la présence de Dieu, à la révélation. Lorsqu’elle diminue, c’est souvent parce que le cœur humain rejette la clarté du ciel. Moins de lumière, c’est plus de confusion, plus d’errance. Le jour perd sa force, la nuit gagne du terrain. Et dans cette semi-obscurité, l’humanité s’enfonce dans une incertitude qui annonce de plus grands périls.


3. Le sens spirituel de cette obscurité

Ce n’est pas seulement une perte de visibilité physique, c’est un signal spirituel : les ténèbres avancent. Dans la Bible, les ténèbres sont souvent le langage du jugement de Dieu : la neuvième plaie d’Égypte en est un exemple saisissant, plongeant le pays dans une obscurité palpable. C’est aussi l’image de ce monde sans Dieu — un monde qui se croit éclairé, mais qui a perdu la vraie lumière.

Le verset 12 précède immédiatement un cri d’avertissement encore plus dramatique : celui d’un aigle qui s’écrie « malheur, malheur, malheur » à ceux qui habitent la terre. Autrement dit, ce n’est que le début. Si les hommes refusent encore de se repentir, les ténèbres ne feront que s’épaissir.


Conclusion : marcher dans la lumière de Christ

La quatrième trompette n’est pas qu’un symbole de jugement cosmique, c’est un miroir spirituel. Elle nous interroge : vivons-nous dans la lumière de Dieu ou laissons-nous les ténèbres envahir notre pensée, notre cœur, notre société ? Le monde moderne s’enorgueillit de sa science, de sa technologie, de ses lumières artificielles. Mais qu’en est-il de la lumière intérieure, de celle qui vient de la Parole de Dieu et de la présence du Christ ?

Les astres peuvent s’éteindre, mais ceux qui ont en eux la lumière du Seigneur ne seront pas égarés. Car Christ est « la lumière du monde », et celui qui le suit ne marchera jamais dans les ténèbres. Tant qu’il reste encore un “tiers” de clarté, tant que la trompette retentit, il y a un appel : reviens à la lumière.

La troisième trompette : un grand astre enflammé tombant sur les eaux (Apocalypse 8.10-11)

Le passage évoque la troisième trompette de l’Apocalypse, où une étoile ardente tombe, contaminant les eaux douces, symbolisant une crise spirituelle et écologique. Cette image met en garde contre les vérités corrompues qui mènent à la mort spirituelle. L’appel est de rechercher l’eau pure que seul Christ peut offrir.

Introduction : lorsque les eaux douces sont touchées la vie même est en péril

Lorsque la troisième trompette retentit, le texte nous transporte dans une scène d’une intensité saisissante : une étoile ardente tombe du ciel, bouleversant les eaux douces de la terre. Après les jugements sur la végétation puis la mer, c’est maintenant la source même de la vie humaine — l’eau — qui est touchée. Ce n’est plus simplement l’environnement extérieur, mais les ressources vitales, symboles de ce qui nourrit, désaltère et soutient l’âme, qui sont atteintes.

Ce passage nous enseigne avec force que Dieu peut ébranler jusqu’à ce que l’homme croit être le plus stable et le plus indispensable. Les sources d’eau douce, essentielles à la survie physique, deviennent amères et mortelles. Spirituellement, il s’agit d’un avertissement clair : lorsque la vérité est corrompue, les âmes en périssent. C’est un appel sérieux à discerner, à rester attachés à l’eau pure que seul Christ peut offrir.


1. Le son de la troisième trompette

Apocalypse 8.10 « Le troisième ange sonna de la trompette : un grand astre enflammé, une sorte de globe de feu, tomba du ciel sur le tiers des fleuves et sur les sources d’eau. »

Comme les deux trompettes précédentes, celle-ci ouvre un nouveau cycle de jugement. Mais ici, l’attention se porte sur les fleuves et les sources d’eau douce, éléments essentiels à la vie quotidienne. Contrairement à la mer, les rivières irriguent les terres, désaltèrent les peuples, nourrissent les cultures. Leur atteinte symbolise donc une crise profonde, non seulement écologique mais aussi spirituelle.

Il est important de noter que Dieu agit de manière progressive. Il avertit, secoue, puis frappe. Il ne se précipite pas dans la colère, mais agit dans la justice. Ce jugement est un avertissement, non une sentence finale. Il nous invite à réfléchir à nos sources : de quoi nous abreuvons-nous ? Où puisons-nous notre force, notre sagesse, notre espérance ?


2. Le grand astre enflammé tombant sur les eaux

Jean décrit ici une étoile gigantesque, enflammée, tombant sur la terre. L’image est à la fois grandiose et inquiétante. Cette étoile ne doit pas être comprise de manière littérale, mais comme une représentation symbolique d’un agent de jugement divin — peut-être une puissance spirituelle, un esprit séducteur, ou encore une ou des doctrines destructrices.

Dans les Écritures, les étoiles tombant du ciel symbolisent souvent des puissances déchues ou des autorités ébranlées (Ésaïe 14.12, Apocalypse 9.1). L’image du flambeau renforce cette idée : ce qui devait éclairer ne fait plus que brûler et détruire. Jetée sur les fleuves et les sources, cette étoile transforme l’eau en poison. Ce qui était pur devient amer. Ce qui devait nourrir, tue.


3. Les conséquences : l’amertume et la mort

Apocalypse 8.11 « Cet astre se nomme « Absinthe ». Le tiers des eaux se transforma en un liquide amer comme l’absinthe et beaucoup d’hommes moururent pour avoir bu ces eaux parce qu’elles étaient devenues amères. »

Ce que cette étoile laisse derrière elle est d’une solennité poignante : l’absinthe, une plante connue pour sa forte amertume, donne son nom à l’étoile. Dans la Bible, l’absinthe symbolise souvent la corruption morale, le châtiment et l’idolâtrie (Jérémie 9.15 ; Deutéronome 29.18). Ici, elle devient le symbole d’une vérité pervertie, d’une source spirituelle devenue toxique.

Beaucoup meurent, non à cause de la guerre ou de la faim, mais à cause de ce qu’ils boivent. Ce n’est pas une simple soif naturelle, mais une soif spirituelle mal dirigée qui conduit à la mort. Cela nous rappelle avec force que tous ne meurent pas d’un manque de vérité, mais parfois d’avoir consommé une vérité altérée, diluée ou empoisonnée.


Conclusion : un appel au discernement spirituel

Ce passage nous lance un cri d’alarme, un appel à la vigilance. Dieu permet que certaines sources soient empoisonnées pour réveiller les consciences, pour que l’homme cherche à nouveau l’eau pure — celle que seul Christ donne. Dans un monde saturé de discours, d’enseignements et d’idéologies, il est vital de discerner ce que nous consommons spirituellement. Tout ce qui est dit au nom de Dieu ne vient pas forcément de Lui.

Avons-nous soif d’une eau qui désaltère pour toujours ? Recherchons-nous l’eau vive ou buvons-nous sans discernement dans les courants de ce monde ?

Christ seul est la source qui ne tarit jamais. Son Évangile n’est pas amer, mais doux pour ceux qui le reçoivent avec foi. Que chacun de nous revienne à cette source, avec humilité, discernement et soif de vérité.

La deuxième trompette – Une grande montagne en feu jetée dans la mer (Apocalypse 8.8-9)

La deuxième trompette annonce un jugement divin sur la création, marquant l’effondrement des systèmes humains et économiques. Une grande masse en feu détruit un tiers de la mer, symbolisant la fragilité des empires. Ce texte appelle à la repentance et souligne la souveraineté de Dieu. Seule la foi en Christ offre un royaume éternel et stable.

Introduction : Quand Dieu ébranle les puissances du monde

Lorsque la deuxième trompette retentit, un nouveau jugement frappe la création. Après la destruction partielle de la végétation lors de la première trompette, c’est désormais la mer qui est atteinte. Ce bouleversement n’est pas un simple phénomène naturel, mais une intervention divine chargée de sens : une énorme masse incandescente, semblable à une montagne embrasée, est précipitée dans les eaux. Le choc est spirituel, écologique et économique. Il ébranle les bases sur lesquelles les hommes ont placé leur confiance : le commerce, la stabilité, la prospérité.

Ce texte nous invite à la vigilance. Il nous rappelle que Dieu est souverain, qu’aucun système terrestre n’est indestructible, et que les puissances humaines peuvent s’effondrer en un instant lorsque le ciel parle.


Le son de la deuxième trompette

Apocalypse 8.8 « Le deuxième ange sonna de la trompette : une énorme masse incandescente ressemblant à une montagne embrasée fut précipitée dans la mer. Le tiers de la mer devint comme du sang. »

Comme pour la première trompette, le son annonce un avertissement solennel. Dans toute la Bible, les trompettes sont des instruments prophétiques : elles appellent à la guerre, à la repentance ou signalent une intervention divine imminente. Ici, le second ange ne se contente pas de faire retentir un son : il déclenche un bouleversement ciblé, contrôlé, qui ne relève pas du hasard, mais du dessein divin.

Cette trompette, comme un cri du ciel, marque un point de rupture dans l’histoire humaine. Elle appelle les hommes à comprendre que Dieu ne tolérera pas indéfiniment l’orgueil, l’idolâtrie et la corruption des empires terrestres.


Une grande montagne embrasée jetée dans la mer

L’image est saisissante. Jean ne décrit pas une montagne littérale, mais “quelque chose comme” une montagne, c’est-à-dire une réalité symbolique, imposante, inébranlable aux yeux des hommes. Dans le langage biblique, les montagnes représentent souvent des royaumes, des puissances politiques ou des systèmes oppressifs. Jérémie qualifie Babylone de “montagne de destruction”. Le prophète Daniel, lui, voit dans la vision du roi une pierre non taillée, qui devient une montagne remplissant toute la terre, symbole du royaume de Dieu.

Mais ici, cette “montagne” n’est pas édifiée par Dieu. Elle est jetée dans la mer. Et elle est en feu. Le feu, dans l’Écriture, évoque le jugement divin, la colère de Dieu contre le péché, et l’acte purificateur de sa justice. Cette montagne consumée et projetée dans les eaux représente la chute soudaine et spectaculaire d’un empire ou d’un système que rien ne semblait pouvoir ébranler.

La mer, dans le livre de l’Apocalypse, représente souvent les nations et les peuples. Jetée dans les flots, cette montagne en feu provoque un cataclysme : l’équilibre des nations est rompu, l’ordre mondial s’effondre. Ce jugement n’est pas seulement un fait prophétique. Il parle aussi à notre époque, à nos sociétés : aucun empire n’est à l’abri du souffle de Dieu.


Les conséquences du jugement

Apocalypse 8.9 « Le tiers des créatures vivantes dans la mer périrent et le tiers des bateaux furent détruits. »

Ce verset décrit un triple impact. D’abord sur la nature : la mer devient du sang, comme lors de la première plaie d’Égypte. Ce n’est pas une mer teintée ou symboliquement affectée, c’est une mer représentant les nations qui est devenue signe de mort, de jugement, d’impureté. Ensuite, sur la vie : les créatures marines périssent. Enfin, sur l’économie : les navires, symboles du commerce et de la prospérité internationale, sont détruits.

Le “tiers” mentionné à plusieurs reprises souligne le caractère partiel mais significatif du jugement. Dieu ne détruit pas tout. Il avertit. Il secoue pour éveiller. Il frappe une portion du monde pour appeler l’ensemble à la repentance.

Dans cette image, la Parole nous invite à voir la fragilité de tout ce qui semble stable : le monde marin, vaste et mystérieux, les créatures foisonnantes, et les grandes routes commerciales — tout est vulnérable. Ce texte ne doit pas engendrer la peur, mais la réflexion. Où plaçons-nous notre sécurité ? Sur quoi fondons-nous notre avenir ? La Parole de Dieu nous rappelle que seule sa souveraineté demeure inébranlable.


Conclusion : Se confier dans le royaume éternel

Le passage de la deuxième trompette nous ouvre les yeux sur un fait fondamental : Dieu a le pouvoir d’ébranler ce que l’homme croit éternel. Les puissances politiques, les systèmes économiques, les nations florissantes peuvent tomber en une seule intervention du ciel. Ce n’est pas pour semer la terreur, mais pour éveiller. Ces jugements partiels sont des appels à la repentance, des avertissements pleins de miséricorde.

Aujourd’hui encore, les fondations de notre monde tremblent. Mais au milieu du chaos, une voix demeure : celle de Christ, qui appelle à quitter Babylone, à ne plus se confier dans ce monde instable, mais à entrer dans le royaume inébranlable.

La première trompette : la grêle mêlée de feu (Apocalypse 8.7)

Le texte décrit le moment où Dieu intervient sur terre, symbolisé par la première trompette, entraînant des jugements tels que la grêle, le feu et le sang. Ces événements sont un appel à la repentance, un avertissement divin tempéré par la miséricorde. Ils rappellent la fragilité de la vie et la nécessité de se tourner vers Dieu.


Introduction : Quand Dieu parle à la terre en feu

Le silence du ciel vient de s’éteindre, remplacé par un son perçant : celui d’une trompette céleste. Ce n’est plus le temps de l’attente, c’est le début des interventions visibles de Dieu sur la terre. Le premier ange lève sa trompette, et aussitôt un événement bouleversant frappe le monde : de la grêle, du feu et du sang sont projetés sur le sol.

Ce passage n’est pas une simple scène de jugement. C’est un signal du ciel. Un appel brûlant à la repentance. Un avertissement sévère, mais encore tempéré par la miséricorde divine.

Ce que nous découvrons ici c’est que Dieu utilise la création pour parler et juger. Que la grêle et le feu sont des images fortes de sa colère et de sa purification et que ce jugement est une réponse aux prières des saints et un appel à revenir à lui le Dieu créateur de toutes choses.


1. Le son de la première trompette : le signal du ciel

Apocalypse 8.7 « Le premier ange sonna de la trompette : aussitôt de la grêle mêlée de feu et de sang s’abattit sur la terre. Le tiers de la terre fut brûlé, le tiers des arbres fut brûlé et toute plante verte fut brûlée. »

Un son fend le silence. C’est le premier des sept jugements proclamés par trompette. Dans toute la Bible, la trompette est un instrument prophétique : elle appelle au réveil, elle annonce la guerre, elle proclame l’intervention divine.

Ici, elle ouvre une série de jugements partiels mais significatifs. Rien n’est laissé au hasard. Le ciel agit selon un ordre précis. Ce son n’est pas une alerte humaine : c’est Dieu qui parle. Ce que nous entendons n’est pas une cacophonie religieuse — c’est une voix sainte qui cherche encore des cœurs disposés.


2. Grêle, feu et sang : Un jugement mêlé de symboles

Ce n’est pas un orage ordinaire. Ce qui tombe du ciel est un mélange saisissant : la glace de la grêle, la chaleur destructrice du feu, et le sang — symbole du jugement, de la vie perdue, du prix du péché.

C’est un écho puissant à Exode 9, quand Dieu jugeait l’Égypte. C’est aussi un écho à Joël 2.30 : « Du sang, du feu, et des colonnes de fumée ». Chaque élément parle : la grêle glace l’orgueil humain, le feu consume les œuvres des hommes, le sang crie pour la justice.

Et tout cela est jeté — non pas tombé — mais lancé sur la terre. C’est délibéré. C’est une réponse. Une décision céleste.

Dieu ne frappe pas au hasard. Il avertit, puis il agit. Quand Il juge, c’est pour corriger, pour réveiller, pour sanctifier. Sommes-nous conscients de cette réalité spirituelle ? Ou continuons-nous à vivre comme si rien ne venait ?


3. Un tiers brûlé : Un avertissement, pas encore la fin

Ce n’est pas la fin du monde. Mais c’est un choc mondial. Un tiers de la végétation détruite. Un tiers des arbres, symboles de force, de stabilité, consumés. Toute herbe verte, image de la vie quotidienne, de la prospérité, disparaît.

Le “tiers” est un chiffre symbolique dans l’Apocalypse. Il indique que Dieu retient encore sa main. Il avertit. Il prévient. Il ne détruit pas tout, mais il retire une partie pour que le monde comprenne. Ce n’est pas un chaos incontrôlé — c’est un jugement contrôlé. Un appel miséricordieux.

Ta prospérité peut disparaître en un instant. Ta sécurité terrestre peut brûler. Ce que tu considérais comme acquis peut être retiré. Mais ce n’est pas la fin. C’est une opportunité. Une dernière chance peut-être, de tourner ton cœur vers le ciel.

Conclusion : Quand le feu tombe, que reste-t-il dans ton cœur ?

La première trompette a retenti. Le silence du ciel s’est brisé pour laisser place à un avertissement brûlant. Ce n’est ni un hasard, ni une simple tragédie naturelle, mais un acte divin chargé de sens.

La grêle, le feu, le sang — tout parle. Tout interpelle. Dieu n’est pas indifférent au péché. Il ne reste pas silencieux face à l’iniquité. Mais avant d’agir, il appelle. Avant de juger, il prévient. Avant de frapper, il envoie ses messagers.

Le tiers de la terre brûlée n’est pas la fin, mais un signal. Une voix céleste qui murmure : Revenez à moi. C’est la main du Père qui corrige avec douleur pour restaurer avec amour.

Dans un monde qui se croit invincible, Dieu rappelle la fragilité de toute chose. Les arbres tombent. L’herbe se fane. Mais celui qui s’abandonne à l’Éternel trouve un abri, même au milieu du feu.

L’ouverture du septième sceau : un silence sacré (Apocalypse 8.1)

Le septième sceau, lors de son ouverture, crée un silence inattendu dans le ciel, marquant une pause solennelle avant le jugement imminent. Ce silence, rempli de signification, appelle à une écoute intérieure et à la prière, soulignant que Dieu communique aussi dans le calme, préparant nos cœurs à son intervention divine.


Introduction – Quand le ciel se tait

Tout semblait culminer. Après six sceaux déjà ouverts, chacun révélant conflits, catastrophes, cris des martyrs et visions de gloire céleste, le septième sceau, dernier du livre, s’ouvre enfin. On s’attendrait à des éclats de jugement, au bruit d’un cataclysme final. Mais au lieu de cela, il y a le silence. Un silence si inattendu, si absolu, que le ciel tout entier se fige.

Ce passage est d’une intensité rare. Il nous apprend que Dieu parle parfois par le silence. Non pas l’absence, mais une présence pesante, une pause chargée de sens, comme le souffle suspendu avant l’orage, comme le recueillement avant une œuvre puissante. Ce silence sacré est un appel à la crainte respectueuse, à l’écoute intérieure, à la préparation du cœur.


1. L’ouverture du dernier sceau : un sommet inattendu

Apocalypse 8.1 « Quand l’Agneau ouvrit le septième sceau, il se fit dans le ciel un silence d’environ une demi-heure. 

L’Agneau ouvre le septième et dernier sceau. Celui que Jean avait vu, seul digne d’ouvrir le livre (Apocalypse 5.5), poursuit son œuvre. Nous sommes au point culminant de la série des sceaux. Les précédents ont révélé des réalités sombres : guerre, famine, mort, persécution. Et maintenant, tout se fige.

Dieu agit à contretemps de nos attentes. Là où nous attendions la foudre, il donne le silence. Là où nous anticipions le vacarme, il impose le calme. Car le plan de Dieu ne suit pas la logique humaine, mais celle de la sainteté et du mystère divin.


2. Le grand silence dans le ciel : un moment suspendu

Le ciel, si souvent rempli de louanges, de chants d’anges, d’adoration vibrante (Apocalypse 4–7), devient soudain muet. Pendant environ une demi-heure — une durée symbolique plus que chronométrique — tout s’arrête. Les séraphins cessent de chanter. Les anciens posent leurs couronnes. Les anges se tiennent immobiles. Même Jésus semble suspendre son souffle.

Ce silence rappelle plusieurs scènes bibliques marquées par le respect de la sainteté de Dieu :

Habacuc 2.20 « L’Eternel, lui, | se tient dans son saint Temple. Que le monde entier fasse | silence devant lui ! »

Sophonie 1.7 « Que l’on fasse silence devant le Seigneur, l’Eternel ! Car il est proche, le jour de l’Eternel. L’Eternel a prévu un sacrifice et il a convoqué ceux qui sont invités. 

Ce n’est pas un vide. C’est un silence habité, un moment solennel. Comme lorsqu’un juge entre dans la salle d’audience. Comme quand la voix de Dieu est sur le point de se faire entendre. Le silence est le seuil du sacré.


3. Le sens prophétique du silence : entre intercession et jugement

Pourquoi ce silence ? Il précède l’annonce des sept trompettes (Apocalypse 8.2-6), qui représenteront des jugements puissants sur la terre. Mais avant cela, Dieu fait taire le ciel. Pourquoi ?

Trois raisons peuvent être discernées :

  • Une pause avant le jugement : Le silence marque une transition. Il annonce que ce qui vient est grave, redoutable. Dieu ne juge pas à la légère. Il appelle à une écoute profonde avant d’agir.
  • Un espace pour les prières des saints : Juste après ce silence, l’ange fait monter les prières des saints devant Dieu comme de l’encens (Apocalypse 8.3-4). Le ciel s’arrête pour écouter. Avant d’agir, Dieu entend. Il considère les soupirs, les larmes, les intercessions de son peuple. Le silence est le moment où la prière devient centrale dans le plan de Dieu.
  • Un avant-goût du jugement final : Ce silence annonce peut-être aussi le Jour du Seigneur, ce moment prophétique où Dieu interviendra de façon ultime. Car dans l’attente de ce jour, toute la création retient son souffle. Ce n’est pas la peur, mais la solennité.

Conclusion – Un appel à l’écoute et à la préparation

Ce court verset, pourtant si chargé de sens, nous rappelle une vérité fondamentale : Dieu ne parle pas toujours en tonnerre. Il parle aussi dans le silence. Et parfois, c’est dans ce silence que nos cœurs l’entendent le mieux.

Ce moment suspendu, entre ciel et terre, est un appel à la prière, à l’adoration, à la vigilance. C’est dans ces pauses que Dieu affine notre foi, ajuste notre regard, purifie nos désirs. Si le ciel peut se taire pour écouter, combien plus devrions-nous faire silence en nous-mêmes pour l’entendre ?


L’Église triomphante : une vision de gloire éternelle (Apocalypse 7.9-17)

Cette réflexion aborde la vision de Jean, qui voit une multitude d’adorateurs unifiés devant le trône de Dieu, issue de toutes les nations. Elle souligne que le salut est accessible à tous grâce au sacrifice de l’Agneau. L’Église triomphante se caractérise par sa fidélité, même face aux tribulations, promettant des bénédictions éternelles et la présence divine consolatrice.


Introduction – Une espérance au milieu des tribulations

Après la scène solennelle des cent quarante-quatre mille marqués du sceau de Dieu, Jean lève les yeux et voit une vision bouleversante : une immense multitude, impossible à compter, réunie devant le trône de Dieu et de l’Agneau. Cette foule incalculable, venue de toutes les nations de la terre, représente l’Église triomphante, rachetée par le sang de Jésus-Christ. Ce passage n’est pas seulement une fenêtre sur l’éternité ; il est un miroir pour l’Église d’aujourd’hui.

Dans un monde secoué, cette scène nous rappelle que Dieu garde les siens, même au cœur des épreuves. Elle nous appelle à sortir de la tiédeur, à raviver notre foi, et à vivre déjà comme des adorateurs marqués du sceau divin. Car ceux qui tiennent devant le trône sont ceux qui ont résisté, persévéré, adoré et tenu ferme — même dans la grande tribulation.


Une grande multitude, à perte de vue, unie dans l’adoration

Apocalypse 7.9 « Après cela, je vis une foule immense, que nul ne pouvait dénombrer. C’étaient des gens de toute nation, de toute tribu, de tout peuple, de toute langue. Ils se tenaient debout devant le trône et devant l’Agneau, vêtus de tuniques blanches et ils avaient à la main des branches de palmiers. »

Jean contemple un peuple immense, issu de toutes cultures, couleurs, langues et histoires. Cette multitude, trop nombreuse pour être comptée, reflète la portée universelle du salut en Christ. Aucun peuple, aucune nation n’est exclu de la grâce divine. Cette foule est le fruit de la croix, le résultat du don parfait de l’Agneau.

Revêtus de robes blanches, symbole de pureté et de victoire, ces croyants tiennent dans leurs mains des palmes, signes de triomphe. Ils ne sont pas là pour fuir, mais pour célébrer. Et ils s’écrient d’une seule voix, avec force et ferveur :

Apocalypse 7.10 « Ils proclamaient d’une voix forte : Le salut appartient à notre Dieu qui siège sur le trône, et à l’Agneau. »

C’est un chant d’unité et de reconnaissance. Tout vient de Dieu, tout revient à Dieu. L’Agneau est leur espérance, leur Sauveur, leur raison d’être.


L’adoration céleste : une louange parfaite et sans fin

Apocalypse 7.11–12 « Et tous les anges se tenaient debout tout autour du trône, des représentants du peuple de Dieu et des quatre êtres vivants. Ils se prosternèrent face contre terre devant le trône et ils adorèrent Dieu en disant : 12 Amen ! A notre Dieu soient la louange, la gloire et la sagesse, la reconnaissance et l’honneur, la puissance et la force pour toute éternité ! Amen ! »

La vision s’élargit. Ce ne sont plus seulement les hommes, mais les anges, les anciens et les quatre êtres vivants qui se joignent à l’adoration. Toute la création céleste se prosterne. Il n’y a plus de barrières, plus de distinctions, plus de distractions : il n’y a que Dieu, dans toute sa splendeur, entouré de ceux qui le glorifient.

Sept attributs divins sont proclamés — louange, gloire, sagesse, action de grâces, honneur, puissance et force — comme pour dire que toute perfection réside en Lui. Cette adoration n’est pas un rituel, mais une explosion d’amour et de reconnaissance envers le Dieu Sauveur.


L’identité des rachetés : ceux qui ont persévéré dans la tribulation

Apocalypse 7.13–14 « Alors l’un des représentants du peuple de Dieu prit la parole et me demanda : Ces gens vêtus d’une tunique blanche, qui sont-ils et d’où sont-ils venus ? 14 Je lui répondis : Mon seigneur, c’est toi qui le sais. Il reprit : Ce sont ceux qui viennent de la grande détresse. Ils ont lavé et blanchi leurs tuniques dans le sang de l’Agneau. »

Jean est interpellé par un ancien. Qui sont ces gens en robes blanches ? Ce ne sont pas des privilégiés, ni des parfaits selon les standards humains. Ce sont ceux qui ont tenu bon. Ceux qui ont traversé des épreuves, connu la persécution, mais qui n’ont pas renié leur foi.

Ils ont lavé leurs robes dans le sang de l’Agneau — image saisissante d’un sang qui purifie au lieu de souiller. Le salut qu’ils ont reçu n’est pas mérité : il est le fruit du sacrifice. Ils sont là non à cause de leur force, mais parce qu’ils ont été fidèles à celui qui les a aimés jusqu’au bout.


Les bénédictions éternelles : la fin des larmes, le début de la joie

Apocalypse 7.15–17 « C’est pourquoi ils se tiennent devant le trône de Dieu et lui rendent un culte nuit et jour dans son temple. Et celui qui siège sur le trône les abritera sous sa tente. 16 Ils ne connaîtront plus ni la faim, ni la soif ; ils ne souffriront plus des ardeurs du soleil, ni d’aucune chaleur brûlante. 17 Car l’Agneau qui est au milieu du trône prendra soin d’eux comme un berger, il les conduira vers les sources d’eaux vives, et Dieu lui-même essuiera toute larme de leurs yeux. »

Le triomphe de l’Église n’est pas une gloire humaine. C’est une consolation divine. Dieu dresse sa tente sur les siens, comme autrefois dans le désert avec Israël. Il les protège, les rassasie, les abreuve de sa présence. Leurs souffrances ont pris fin. Il n’y a plus de douleur, plus de faim, plus de soif, plus de peur.

L’Agneau est leur Berger. Il les conduit aux sources d’eaux vives. Et Dieu lui-même essuie chaque larme. Ce geste intime, personnel, nous parle d’un amour parfait. Un amour qui restaure, qui guérit, qui comble.


Conclusion – Une invitation à la fidélité et à l’adoration

Cette vision n’est pas une simple prophétie future. Elle est une direction pour notre marche aujourd’hui. L’Église triomphante, c’est l’Église fidèle. Celle qui tient bon dans la tempête. Celle qui ne baisse pas les bras. Celle qui loue même quand tout chancelle.

Le chemin vers la gloire passe par la tribulation. Mais la fin est certaine : la victoire appartient à l’Agneau et à ceux qui le suivent. Notre place, un jour, sera devant le trône — si nous restons attachés à Christ.

Alors posons-nous cette question : sommes-nous prêts à suivre l’Agneau, coûte que coûte ? Car un jour, nous rejoindrons cette grande multitude. Et nous chanterons, avec des millions d’autres, la louange de celui qui nous a aimés, rachetés et couronnés de gloire.

Les cent quarante-quatre mille marqués du sceau de Dieu (Apocalypse 7.1-8)

Ce passage de l’Apocalypse décrit une pause divine avant le jugement, où Dieu marque de son sceau 144 000 serviteurs, représentant l’ensemble des croyants fidèles. Ce sceau symbolise protection et appartenance spirituelle. Il souligne que Dieu veille sur son peuple, les préparant à endurer les épreuves malgré les tumultes du monde.

Une pause dans le tumulte, une protection avant la tempête

Après les scènes dramatiques du chapitre précédent, marquées par le tremblement de terre, les signes cosmiques et la terreur des hommes face à la colère divine (Apocalypse 6.12-17), une pause s’impose. Ce n’est pas un répit du hasard, mais une parenthèse voulue par Dieu dans le livre. Avant que le septième sceau ne soit ouvert, Jean voit une scène céleste où l’Éternel scelle ses serviteurs. Il suspend le jugement pour marquer ceux qui lui appartiennent.

Ce passage est capital. Il révèle que, même au cœur des jugements, Dieu ne perd pas de vue son peuple. Il place un sceau sur les siens — un signe d’appartenance, de protection et de fidélité. Dans une époque troublée, ce sceau devient pour l’Église un appel pressant : rester fidèle, se tenir prêt, marcher dans la sainteté. Car Dieu connaît les siens, et il les prépare pour affronter les épreuves.

Un arrêt divin avant que le jugement ne se déchaîne

Le vent du jugement est suspendu. Les quatre anges, postés aux quatre coins symboliques de la terre, attendent l’ordre d’agir. Mais un cinquième ange arrive, porteur du sceau du Dieu vivant. Il élève la voix pour ordonner une pause : « Ne faites point de mal… tant que nous n’avons pas… »

C’est une image forte : avant que le mal s’abatte, Dieu marque les siens. Il agit comme en Ézéchiel 9, où les fidèles étaient marqués sur le front pour être épargnés du jugement. De même, dans le Nouveau Testament, les croyants sont scellés du Saint-Esprit (Éphésiens 1.13) — preuve de leur salut, de leur appartenance et de leur préservation.

Ce sceau n’épargne pas des souffrances humaines, mais il garantit la fidélité de Dieu. Il protège spirituellement ceux qui lui sont consacrés. À travers ce geste, Dieu montre que, même dans le tumulte, il ne perd jamais de vue son Église.

Les cent quarante-quatre mille : un peuple marqué pour Dieu

Jean n’en voit pas encore la multitude. Il entend d’abord un nombre qui est 144 000. Ce chiffre n’est pas à comprendre littéralement, mais spirituellement. C’est une construction symbolique : 12 x 12 x 1 000, soit la totalité du peuple de Dieu composé des douze tribus d’Israël, des douze apôtres de la nouvelle alliance, multipliés par mille, signe d’une foule organisée et complète).

Ce groupe représente l’ensemble des croyants fidèles, marqués du sceau de Dieu. Ils sont appelés ici “les tribus du peuple d’Israël”, non dans un sens ethnique, mais spirituel. Paul dira aux Galates :

L’Apocalypse parle donc d’un Israël élargi, racheté par l’Agneau.

Dieu connaît ses enfants. Il les compte, non pour les enfermer dans une élite, mais pour leur assurer qu’ils ne sont pas oubliés. Le chiffre est parfait : ni un de plus, ni un de moins. Tous ceux qui lui appartiennent seront gardés.

Les tribus d’Israël énumérées : un peuple recomposé pour l’Alliance

La liste qui suit est inhabituelle. Elle nomme douze tribus, mais avec des modifications significatives. La tribu de Dan est absente, souvent liée à l’idolâtrie (Juges 18). Éphraïm, également associé à la rébellion (Osée 4.17), est remplacé par Joseph. En revanche, Lévi, la tribu sacerdotale, y est intégrée, bien qu’elle n’ait normalement pas de territoire. Ce réagencement n’est pas aléatoire. Il souligne que ce peuple est recomposé non selon la chair, mais selon l’Esprit.

Cette liste marque la rupture avec les lignées terrestres et souligne que Dieu bâtit un peuple nouveau, fidèle, purifié. Ce sont les “serviteurs” de Dieu, ceux qui ont accepté le sceau de la foi. Leur racine est en Christ, leur héritage est céleste.

Conclusion – Être scellé, c’est vivre en consacré

Ce passage n’est pas réservé à une élite future. Il parle à tous ceux qui, aujourd’hui, veulent vivre pour Dieu. Être marqué du sceau, c’est lui appartenir. C’est vivre dans la foi, marcher dans la sainteté, refuser le compromis. C’est être reconnu du ciel au moment où la terre vacille.

Les cent quarante-quatre mille ne sont pas mis à l’écart pour échapper à la souffrance. Ils sont scellés pour tenir dans l’épreuve. Et toi, es-tu prêt ? As-tu cette marque sur ton cœur ? Es-tu à Christ, entièrement et sans partage ?

Le monde s’agite, les vents s’apprêtent à souffler. Mais ceux qui sont à Dieu n’ont rien à craindre. Car rien ne peut séparer les élus de l’amour de Dieu manifesté en Jésus-Christ. (Romains 8.38-39)

Hénok et Élie ne sont pas montés au ciel et voici pourquoi !

Ce texte aborde la croyance selon laquelle Hénok et Élie seraient montés au ciel, contredisant cette idée avec des références bibliques. Il affirme qu’Hénok n’a pas été transporté au ciel mais ailleurs, et qu’Élie est monté dans un ciel visible. Tous deux, tout comme les autres, attendent la résurrection finale.

La croyance populaire veut nous laisser croire qu’Hénok et Élie, parce qu’ils ont été enlevés, seraient montés au ciel. De plus, on veut nous laisser croire que ce sont eux les deux témoins de l’Apocalypse qui apparaitront à la fin des temps. Plus encore, ce choix est validé par le fait qu’ils ne sont pas morts et qu’ils doivent connaître la mort eux aussi. Mais nous devons nous poser la question à savoir ce que disent véritablement les Écritures sur le sujet.

D’autres vont avancer que les deux témoins ce serait Moïse et Élie, pourtant la Bible mentionne que Moïse est réellement mort comme nous dit ce passage de Deutéronome 34.5-6 :

Alors, si on ce fit à la première logique, ce ne peut pas être Moïse. 


Que s’est-il passé avec Hénok ?


C’est vrai qu’il existe un certain mystère entourant les circonstances de la disparition d’Hénok et d’Élie. Cependant, une chose est certaine, c’est que ce n’est pas eux les deux témoins de l’Apocalypse. Mais ça, c’est un autre sujet.

Maintenant, regardons que dit la Bible au sujet d’Hénok et d’Élie entourant leur enlèvement. C’est sûr que les récits d’Hénok et d’Élie sont fascinants, et les descriptions bibliques de la fin de leur temps ici sont particulièrement mystérieuses. Regardons un premier passage.


L’auteur de l’épitre aux Hébreux nous dit bien qu’Hénok « a été enlevé auprès de Dieu pour échapper à la mort ». Maintenant, certains vont supposer, à partir de la lecture de ce passage, qu’Hénok n’est jamais mort et qu’il fut emmené au ciel. Cependant, cela n’est pas écrit. C’est seulement une supposition sans fondement solide ou simplement une déduction, sans plus, qui est faite. Par ailleurs, ce passage est contredit par Jésus lui-même lorsqu’il dit :

Si Jésus affirme que personne n’est monté au ciel, ce doit certainement être vrai et Hénok ne peut certainement pas être au ciel. Parce que dans le cas contraire, Jésus aurait menti et cela est inconcevable dans une telle conception des choses. Alors sur la Parole de Jésus, Hénok n’est pas monté au ciel. Toutefois, la question demeure, où est allé Hénok ?

Le mot « enlevé » vient du mot grec « metatithemi » et il signifie transférer, changer, être transporté, être enlevé. Nous pouvons voir un exemple similaire dans la Bible qui s’est produit avec l’évangéliste Philippe après sa mission auprès de l’eunuque éthiopien. Il est écrit à ce sujet :

Nous voyons clairement ce qui s’est passé pour Philippe. Il fut enlevé et transporté dans un autre endroit. Philippe comme tous les autres est aussi mort dans l’attente de la résurrection des morts lorsque Jésus reviendra au dernier jour. Lui aussi marchait avec Dieu. Cela ressemble beaucoup à la situation d’Hénok qui lui, aussi fut enlevée, et que plus personne ne l’a vu tout comme l’eunuque éthiopien avec Philippe. Toutefois, cela ne signifie pas nécessairement qu’il fut enlever au ciel avec Dieu. Ce n’est qu’une supposition. C’est aussi la même chose pour l’Éthiopien, il aurait pu croire que Philippe avaient été enlever au ciel avec Dieu. Cependant, les Écritures nous démontre bien où Philippe est allé.

Puis, le verset continue en mentionnant qu’on « ne le trouva plus ». Ce qui apparaît c’est qu’Hénok aurait été transféré à un autre endroit puisqu’il n’est pas monté au ciel. C’est logique de penser ainsi surtout avec le téémoignage de Philippe que nous avons aujourd’hui.

D’ailleurs, prenons le temps de considérer ce que l’auteur de l’épitre aux Hébreux nous révèle en parlant d’Hénok :

L’auteur de l’épitre aux Hébreux précise clairement que « tous ces gens sont morts ». Si vous portez attention, Hénok fait partie de cette liste. Il s’agit de tous ceux mentionnés dans les versets précédents. Cette affirmation est également confirmée par les Écritures, qui déclarent dans le même livre qu’il « est réservé aux êtres humains de mourir une seule fois, après quoi vient le jugement » (Hébreux 9.27).

Ainsi, il est clair que le récit d’Hénok doit être compris dans le contexte biblique global, sans supposer qu’il est au ciel ou qu’il sera l’un des témoins de la fin des temps. Les mystères entourant son départ ne doivent pas nous détourner de la vérité révélée par les Écritures concernant la destinée finale de tous les êtres humains. Comme tous les autres, Hénok est, aujourd’hui, dans le séjour des morts attendant le retour du Seigneur Jésus et la résurrection des morts au dernier jour.


Que s’est-il passé avec Élie ?

C’est un autre passage qui nous montre qu’une personne fut enlevée. Maintenant, ce qui était bon pour Hénok est aussi bon pour Élie. Ce qui veut dire qu’Élie n’est pas monté au ciel dans la présence de Dieu comme je viens juste de l’expliquer.

Pour bien comprendre, regardons le mot ciel dans la phrase. Celui-ci est la traduction du mot hébreu « shamayim ». Il signifie les cieux visibles. C’est-à-dire le ciel que nous voyons de nos yeux. Le ciel qui est la résidence de Dieu c’est aussi le même mot, mais comme personne n’a monté au ciel nous ne pouvons pas le considérer comme une option recevable comme le fait qu’il ait monté au ciel là où Dieu habite. Ainsi, la Bible mentionne qu’Élie est monté au ciel, qui est visible à nos yeux. Cette option est beaucoup plus plausible et acceptable

Maintenant, où est-il allé ? La Bible ne le dit pas explicitement. Mon opinion personnelle, Élie est aussi allé dans le séjour des morts. Regardez ce que la Bible dit :

Pour Élie, c’est apparemment la façon dont sa vie s’est terminée pour lui qui est différent de la plupart des êtres humains. Toutefois, il ne faut pas tirer de conclusions hazardeuses parce que comme nous dit la Parole de Dieu :

Toute autre hypothèse ne tient qu’à des suppositions sans aucun fondement biblique. 

En résumé, après avoir examiné les récits bibliques et les déclarations de Jésus, il devient évident que ni Hénok ni Élie ne sont montés au ciel comme le prétend la croyance populaire. Hénok, bien qu’enlevé, n’a pas été transporté au ciel, mais plutôt, selon toute vraisemblance, transféré ailleurs, comme le suggère le terme grec « metatithemi ». 

De même, Élie, bien que monté dans un tourbillon de vent, est allé dans le ciel visible, et non dans la résidence divine invisible. Ces événements, bien que mystérieux, ne changent pas la vérité révélée par les Écritures : tous les hommes, y compris Hénok et Élie, attendent dans le séjour des morts la résurrection finale lors du retour de Jésus au dernier jour. 

Les conjectures au sujet de leur rôle en tant que témoins de la fin des temps doivent être basées sur les révélations claires des Écritures et non sur des suppositions. Les mystères entourant ces personnages doivent nous mener à une compréhension plus profonde de la destinée humaine selon la Parole de Dieu.

L’ouverture du sixième sceau : le jour de la colère (Apocalypse 6.12-17)

L’ouverture du sixième sceau dans l’Apocalypse entraîne des bouleversements cosmiques manifestant la colère divine. Les hommes, pris de peur, cherchent à se cacher plutôt qu’à se repentir. Une question cruciale émerge : qui pourra résister au jugement de Dieu ? Seul Christ offre refuge et espoir, appelant à se préparer avant qu’il ne soit trop tard.


Introduction – Quand le ciel parle plus fort que la terre

Avec l’ouverture du sixième sceau, tout change. Ce ne sont plus seulement des cavaliers apportant guerre, famine ou mort. Ce que Jean voit maintenant, c’est un bouleversement cosmique. Les fondements de la création sont ébranlés. Le ciel, la terre, les montagnes, les étoiles… tout semble perdre son équilibre. C’est le signe que le temps de la patience touche à sa fin, et que le jugement de Dieu entre dans une nouvelle intensité.

Ce sceau marque une transition dramatique. L’univers devient le théâtre d’un jugement visible. L’invisible devient soudain tangible. Et l’humanité, autrefois indifférente, est saisie d’effroi. Mais même au milieu de ce chaos, Dieu parle encore. Ce n’est pas simplement une fin annoncée. C’est un appel ultime. Une chance, pour ceux qui ont encore des oreilles, de se tourner vers celui qui est le seul refuge.


1. Les bouleversements cosmiques et terrestres

Apocalypse 6.12–14 — « Puis je vis l’Agneau ouvrir le sixième sceau et il y eut un violent tremblement de terre. Le soleil devint noir comme une toile de sac, la lune tout entière devint rouge comme du sang. 13 Les étoiles du ciel s’abattirent sur la terre, comme font les fruits verts d’un figuier secoué par un gros coup de vent. 14 Le ciel se retira comme un parchemin qu’on enroule, et toutes les montagnes et toutes les îles furent enlevées de leur place. »

Jean décrit ici un enchaînement de phénomènes saisissants. Un grand tremblement de terre ébranle le sol. Le soleil s’assombrit. La lune devient rouge sang. Les étoiles chutent comme des figues vertes d’un figuier secoué. Le ciel, lui, se replie sur lui-même, comme un parchemin que l’on roule. Et les montagnes, les îles — tout ce qui semblait solide — se déplacent de leur place.

Ces signes ne sont pas seulement naturels. Ils sont spirituels. Ils annoncent que Dieu ne retient plus sa main. C’est la fureur du Très-Haut qui se manifeste. Ésaïe l’avait annoncé : « Je ferai trembler les cieux, et la terre sera ébranlée sur sa base, par la fureur de l’Éternel » (Ésaïe 13.13). Joël avait prédit que « le soleil se changera en ténèbres, et la lune en sang, avant l’arrivée du jour grand et terrible de l’Éternel » (Joël 2.31).

Ces signes sont les avertissements du ciel. La création elle-même semble protester, se contracter, se plier sous le poids de la sainteté de Dieu.


2. La réaction des hommes face à la colère divine

Apocalypse 6.15–16 — « Les rois de la terre et les hauts dignitaires, les chefs militaires, les riches et les puissants, tous les esclaves et tous les hommes libres, allèrent se cacher au fond des cavernes et parmi les rochers des montagnes. 16 Ils criaient aux montagnes et aux rochers : Tombez sur nous et cachez-nous loin du regard de celui qui siège sur le trône, loin de la colère de l’Agneau. »

Devant une telle terreur, les hommes ne fuient pas vers Dieu, mais cherchent à se cacher de lui. Qu’ils soient puissants ou pauvres, libres ou esclaves, tous sont saisis d’une peur panique. Ils implorent la mort pour échapper à la présence de Celui qu’ils ont méprisé.

Ce ne sont plus seulement les signes qui parlent, c’est la face de Dieu qui se révèle. Et cette révélation est insupportable pour ceux qui ont refusé sa grâce. « Tombez sur nous ! » crient-ils. C’est le même cri qu’Ésaïe avait annoncé : « Les hommes entreront dans les cavernes des rochers pour éviter la terreur de l’Éternel » (Ésaïe 2.19).

Mais le plus frappant dans cette scène, c’est qu’aucun ne se repent. Ils reconnaissent que c’est Dieu qui agit. Ils discernent que l’Agneau est en colère. Et pourtant, au lieu de se jeter dans ses bras, ils tentent encore de fuir. Ils préfèrent la mort à la miséricorde. Car le temps de la grâce, pour eux, semble être passé.


3. Une question qui appelle une réponse

Apocalypse 6.17 — « Car le grand jour de leur colère est arrivé, et qui peut subsister ? »

C’est la question ultime. Celle que tous devraient se poser. Qui peut tenir debout quand le jour du jugement arrive ? Qui peut résister à la justice d’un Dieu trois fois saint ?

Le prophète Malachie l’avait déjà posée : « Qui pourra soutenir le jour de sa venue ? Qui restera debout quand il apparaîtra ? » (Malachie 3.2) Et le psaume 1 répondait : « Les méchants ne résisteront pas au jour du jugement » (Psaume 1.5).

La réponse est claire : personne ne peut subsister par ses propres forces. Aucun roi, aucun riche, aucun héros, aucun sage. La seule espérance repose en Christ. Lui seul est notre refuge. Lui seul peut couvrir nos fautes. Lui seul peut nous donner l’assurance de tenir ferme quand tout s’écroule.


Conclusion – Préparons-nous maintenant, pendant qu’il est encore temps

Le sixième sceau est un avertissement sévère, mais salvateur. Il annonce un jour réel, inévitable, terrible… mais évitable pour ceux qui placent leur confiance en Jésus-Christ.

Ce passage nous rappelle que tout ce que nous possédons peut disparaître en un instant. Que les structures, les institutions, les puissances humaines ne résisteront pas à la colère de Dieu. Mais que ceux qui sont en Christ peuvent traverser l’orage debout, non par leur force, mais parce qu’ils sont couverts par le sang de l’Agneau.

Ce jour viendra. C’est une certitude. Et la seule vraie question qui demeure est celle-ci : serons-nous prêts ?

L’ouverture du cinquième sceau : la vision des martyrs (Apocalypse 6.9-11)

Le cinquième sceau de l’Apocalypse révèle les âmes des martyrs, tués pour leur foi. Leur cri pour justice ne vise pas la vengeance, mais l’appel à Dieu pour un jugement divin. En réponse, Dieu leur offre des robes blanches et demande patience, soulignant l’importance de leur fidélité face aux persécutions à venir.

Introduction – Une scène céleste qui secoue la terre

Alors que les quatre premiers sceaux dévoilaient des fléaux frappant la terre — la conquête, la guerre, la famine et la mort — le cinquième sceau ouvre une toute autre perspective. Cette fois, le regard de Jean se détourne des cavaliers pour se porter vers le ciel, vers un autel où reposent les âmes de ceux qui ont été tués à cause de leur fidélité à la Parole de Dieu.

Ce sceau ne parle pas de désastres naturels ou de jugements visibles, mais d’un sacrifice silencieux, celui de ceux qui ont payé le prix ultime pour suivre Christ. Leur cri n’est pas de désespoir, mais une prière de justice. Et leur récompense n’est pas terrestre, mais céleste.

Ce texte nous enseigne que le martyre est une réalité spirituelle inscrite dans le plan de Dieu. Il rappelle que la fidélité dans la souffrance est honorée dans le ciel, et que Dieu n’oublie jamais le sang versé de ses serviteurs. C’est un appel à la persévérance, à une foi qui résiste même face à la mort, et à une Église qui demeure debout dans l’épreuve.


1. La vision des âmes sous l’autel

Apocalypse 6.9 — « Quand l’Agneau ouvrit le cinquième sceau, je vis, sous l’autel, les âmes de ceux qui avaient été égorgés à cause de leur fidélité à la Parole de Dieu et du témoignage qu’ils avaient rendu. »

L’Agneau brise le cinquième sceau, et cette fois, Jean ne voit pas un cavalier, mais une vision céleste. Sous l’autel divin, il aperçoit les âmes des martyrs — ceux qui ont été immolés, mis à mort pour leur fidélité à la Parole et pour le témoignage de Jésus-Christ.

L’autel évoque le lieu du sacrifice dans le Temple. Dans l’Ancien Testament, le sang des sacrifices coulait au pied de l’autel. Ici, les âmes de ceux qui ont souffert pour Christ sont vues comme des offrandes vivantes, précieuses aux yeux de Dieu.

Le mot utilisé pour « immolés » est fort : il décrit un acte de violence, un égorgement, comme celui d’un agneau offert. Ces croyants ne sont pas morts par hasard, mais parce qu’ils ont refusé de renier leur foi. Ils ont tenu ferme, proclamé la vérité, et ont souffert jusqu’au bout.

Ceux que Jean voit sont les témoins fidèles à travers les siècles : les martyrs de l’Église primitive, les réformateurs, les anonymes massacrés dans l’ombre, et même les croyants persécutés aujourd’hui dans de nombreuses régions du monde.


2. Le cri des martyrs pour la justice

Apocalypse 6.10 — « Ils s’écrièrent d’une voix forte : Maître saint et véritable, jusques à quand tarderas-tu à juger les habitants de la terre et à leur demander compte de notre mort ? »

Les martyrs ne se taisent pas. Leur sang crie, comme celui d’Abel. Leur prière s’élève, intense, sincère : « Jusques à quand, Seigneur ? » Ce n’est pas un cri de vengeance personnelle, mais un appel à la justice divine. Ils s’adressent à Dieu comme au Maître saint et véritable — ils reconnaissent sa souveraineté, mais ils expriment leur attente.

Ils ne veulent pas une revanche, mais que la vérité triomphe. Leur supplication est semblable à celle du Psalmiste : « Pourquoi les nations diraient-elles : Où est leur Dieu ? » (Psaume 79.10). Et elle rejoint l’enseignement de Jésus qui disait que Dieu fera justice à ceux qui crient à lui jour et nuit (Luc 18.7–8).

Ce cri, c’est aussi le nôtre, face à l’injustice du monde. Un appel à Dieu pour qu’il intervienne, qu’il rétablisse l’ordre, qu’il vienne juger avec droiture. Et la réponse ne tarde pas à venir.


3. La réponse de Dieu : une robe blanche et un temps d’attente

Apocalypse 6.11 — « Alors chacun d’eux reçut une tunique blanche, et il leur fut dit de patienter encore un peu de temps jusqu’à ce que soit au complet le nombre de leurs compagnons de service et de leurs frères qui allaient être mis à mort comme eux. »

Dieu ne reste pas silencieux. Il honore chacun de ces martyrs en leur donnant une robe blanche — symbole de pureté, de victoire et de justice. C’est la tenue des vainqueurs, de ceux qui ont combattu le bon combat.

Mais, il leur est aussi demandé de patienter. Le temps du jugement final n’est pas encore venu. D’autres frères doivent encore témoigner, d’autres voix doivent s’élever, d’autres vies seront encore données. Dieu ne précipite rien. Son plan est parfait. Le nombre des témoins n’est pas encore complet.

Cela signifie que la persécution ne prendra pas fin immédiatement. Que le sang des saints coulera encore. Mais cela veut aussi dire que rien n’échappe à Dieu. Il voit, il compte, il se souvient, et il rendra justice.


Conclusion – La fidélité jusqu’à la fin

Le cinquième sceau nous montre que le véritable triomphe ne se mesure pas en conquêtes terrestres, mais en fidélité céleste. Le martyre n’est pas une défaite, c’est un témoignage. Une proclamation silencieuse mais puissante que Jésus-Christ est digne d’être suivi, même jusqu’à la mort.

Dieu honore ceux qui lui sont restés fidèles. Il recueille leurs prières. Il les couvre de justice. Il leur promet le repos et la gloire. Mais il appelle aussi son Église à persévérer. À ne pas s’endormir. À se préparer à souffrir, s’il le faut, avec espérance.

Le martyre n’est pas seulement une réalité passée. C’est une vérité actuelle. Et c’est aussi une prophétie : jusqu’au retour de Christ, ceux qui veulent vivre pieusement seront persécutés.

Alors la question demeure : sommes-nous prêts à rester fidèles, même quand le monde s’oppose ? Sommes-nous disposés à vivre — et à mourir — pour celui qui nous a donné la vie éternelle ?

L’ouverture du quatrième sceau : la Mort (Apocalypse 6.7-8)

Le quatrième sceau révèle la mort personnifiée comme un cavalier blême, annonçant des jugements divins sur l’humanité. Cette vision symbolise la fragilité de la vie et appelle au retour vers Dieu. Malgré l’angoisse, elle offre l’espoir d’une vie éternelle en Christ, incitant chacun à se préparer spirituellement à l’inévitable.

Introduction – Quand la mort entre en scène

Après la séduction du cavalier blanc, les ravages de la guerre incarnée par le cheval rouge, puis la famine noire qui affame les nations, voici venir le quatrième sceau. Ce sceau ouvre la voie à une réalité que l’homme tente souvent de fuir : la mort.

Ce n’est plus une conquête idéologique, ni un conflit militaire, ni même une crise alimentaire. C’est l’ultime conséquence. Un cavalier livide entre en scène, et avec lui, le cortège du deuil, de la maladie, des fléaux et du jugement.

Mais cette révélation, bien qu’austère, ne vise pas à nous effrayer. Elle vise à nous réveiller. Elle nous rappelle que derrière l’agitation du monde, Dieu parle. Et il appelle l’humanité à revenir à lui. Car là où la mort semble triompher, la Parole de Dieu nous révèle l’espérance d’une vie éternelle en Christ.


1. L’Agneau ouvre le quatrième sceau

Apocalypse 6.7 — « Quand l’Agneau ouvrit le quatrième sceau, j’entendis la voix du quatrième être vivant dire : Viens ! »

C’est encore Jésus, l’Agneau immolé et glorifié, qui brise le sceau. Il demeure au centre de toute l’histoire, y compris des jugements. Rien ne s’accomplit sans qu’il le permette. Il règne, même quand les fondations de la terre tremblent.

Le quatrième être vivant, comme les précédents, donne l’ordre : « Viens ! » Ce mot est une convocation. Il fait entrer en scène l’un des jugements les plus terribles jamais révélés. Ce n’est pas une catastrophe aléatoire, mais une phase du plan divin. Un avertissement que le ciel adresse à une terre qui oublie trop souvent l’éternité.


2. L’apparition du cavalier pâle

Apocalypse 6.8 — « Et je vis venir un cheval blême. Son cavalier s’appelle « La Mort » et il était suivi du séjour des morts. Il leur fut donné le pouvoir sur le quart de la terre de faire périr les hommes par l’épée, la famine, les épidémies et les bêtes féroces. »

Le cheval est pâle, livide. Le mot grec utilisé ici, chloros, évoque la teinte verdâtre d’un cadavre. Ce n’est pas seulement la couleur de la maladie : c’est celle de l’agonie, de la désintégration. Ce cheval ne court pas, il rôde. Et son cavalier porte un nom glaçant : la Mort.

Contrairement aux autres cavaliers, celui-ci est identifié nommément. Il n’est pas une force anonyme. Il est personnifié. Et derrière lui, marche le séjour des morts, ce lieu invisible où descendent les âmes sans espérance.

Ce verset n’évoque pas simplement une hécatombe physique. Il parle aussi d’une perdition spirituelle. De ceux qui meurent sans être prêts. De ceux que la mort emporte loin de la présence de Dieu.

Le cavalier ne s’élance pas librement. Il reçoit une autorité limitée. Le pouvoir lui est donné, non arraché. Il agit sur une portion définie : le quart de la terre. Cette limitation n’est pas un hasard. Elle révèle la patience de Dieu. Il juge, oui, mais avec mesure. Il laisse un espace pour la repentance.

Les instruments de la mort sont énumérés : l’épée, la famine, les pestes, les bêtes sauvages. Ce sont les mêmes fléaux mentionnés dans Ézéchiel 14.21 : « mes quatre châtiments sévères ». Ces moyens sont variés, mais leur source est une : le péché de l’humanité et la justice divine qui en découle.

L’épée parle de guerre et de violence. La famine, de pauvreté et d’injustice économique. Les pestes, de maladies qui ravagent sans discrimination. Les bêtes sauvages peuvent être prises littéralement, ou symboliser des forces déchaînées — comme le terrorisme, l’oppression politique ou la cruauté humaine.


Interprétation du cavalier pâle : de quoi s’agit-il vraiment ?

Certains voient dans ce cavalier les épidémies et catastrophes sanitaires qui ont marqué l’histoire : peste noire, grippe espagnole, COVID-19, et celles à venir. D’autres pensent qu’il s’agit d’un jugement futur, une grande tribulation qui précédera le retour de Christ. D’autres encore le comprennent comme une accumulation de tous les jugements successifs : une humanité qui s’éloigne de Dieu et qui récolte, peu à peu, les conséquences de son propre éloignement.

La réalité est que ce cavalier symbolise la fragilité de l’existence humaine. Il nous rappelle que nous ne sommes pas éternels. Et surtout, il nous presse de prendre position : vivrons-nous avec Christ ou mourrons-nous sans Lui ?


Conclusion – Préparons-nous à l’inévitable

Ce quatrième sceau n’est pas là pour nous effrayer. Il est là pour nous réveiller. Il est une sonnette d’alarme spirituelle. Un appel divin. La mort est inévitable. Mais la seconde mort — celle de l’âme — peut être évitée.

Apocalypse 6.7–8 nous enseigne que les jugements de Dieu sont réels, progressifs, mais aussi miséricordieux. Car même dans la souffrance, Dieu donne encore du temps. Il appelle. Il patiente. Il veut que tous arrivent à la repentance.

« Je suis la résurrection et la vie », dit Jésus. « Celui qui croit en moi vivra, même s’il meurt. » (Jean 11.25)

Alors aujourd’hui, alors qu’un monde vacille et que les cavaliers s’élancent, demandons-nous : suis-je prêt ? Si la mort frappait, mon cœur serait-il en paix avec Dieu ? Ai-je trouvé refuge en Jésus, l’Agneau qui a brisé les sceaux, mais aussi vaincu la mort ?

L’ouverture du troisième sceau : la famine (Apocalypse 6.5-6)

Le troisième sceau, ouvert par l’Agneau, symbolise la famine et l’injustice économique. Malgré l’absence d’armes, le cavalier noir évoque un rationnement sévère où la richesse et la pauvreté coexistent inégalement. Ce message nous rappelle de ne pas placer notre confiance dans les ressources terrestres, mais dans Dieu, source de véritable provision.

Introduction – Quand le pain devient un luxe et la justice un combat

Après la séduction du premier cavalier et la violence du second, le troisième sceau est brisé. Et ce que Jean voit maintenant, c’est un cavalier chevauchant un cheval noir. Sa présence n’est pas bruyante, mais son effet est ravageur. Il ne brandit ni épée ni arc, mais tient une balance, symbole d’une famine redoutable, d’un rationnement dur, d’une économie en crise.

Cette vision parle de disette, d’injustice économique, de bouleversement social. Elle nous enseigne que les crises alimentaires et financières ne sont pas de simples accidents de l’histoire. Elles s’inscrivent dans un plan plus vaste, souvent incompris, mais souverainement orchestré. Et au cœur même de cette obscurité, Dieu continue de parler. Il secoue les puissants, réveille les endormis et rappelle à son peuple qu’il est le seul vrai pourvoyeur.

L’Agneau ouvre le troisième sceau

Apocalypse 6.5 — « Quand l’Agneau ouvrit le troisième sceau, j’entendis le troisième être vivant dire : Viens ! Et je vis venir un cheval noir. Son cavalier tenait une balance dans la main.

Encore une fois, c’est Jésus-Christ, l’Agneau, qui ouvre le sceau. Il ne délègue pas ce geste. Il en est l’unique dépositaire. Il est celui qui exécute, avec sagesse et autorité, le dessein de Dieu pour l’humanité.

Et comme pour les sceaux précédents, l’un des êtres vivants proclame d’une voix puissante : « Viens ! » Ce n’est pas un hasard. Ce n’est pas le chaos. C’est un jugement permis par Dieu. Un appel céleste qui met en mouvement un nouveau temps prophétique sur la terre.

Même dans les moments où l’histoire semble échapper à toute maîtrise humaine, nous devons nous rappeler que l’Agneau n’a jamais quitté le trône. Il règne, même quand la terre gémit.

Le cheval est noir. Il évoque le deuil, la misère, la disette. C’est la couleur des temps sombres, des ventres creux, des cœurs inquiets. Dans Lamentations 5.10, Jérémie décrit une famine si intense que la peau devient noire comme un four.

Le cavalier tient une balance. Non pas une arme, mais un instrument de mesure. Cela indique que la nourriture sera pesée, rationnée, comptée au grain près. Il ne s’agit plus d’abondance, mais de survie. Ce détail évoque une époque où chaque portion devient précieuse, où le moindre aliment est compté.

Dans les Écritures, la balance symbolise souvent la justice. Mais ici, elle évoque aussi l’injustice : celle d’un monde où l’on vend l’essentiel au prix fort, où les riches gardent leur vin et leur huile, pendant que les pauvres pèsent leur pain.

L’impact économique et social de la famine

Apocalypse 6.6 — « Et j’entendis comme une voix venant du milieu des quatre êtres vivants ; elle disait : Un litre de blé au prix d’une journée de travail et trois litres d’orge pour le même prix. Quant à l’huile et au vin, épargne-les ! »

Un denier, dans la culture de l’époque, représentait le salaire d’un jour de travail (Matthieu 20.2). Une mesure de blé, c’était tout juste de quoi nourrir une seule personne. En d’autres termes, un homme devra travailler toute une journée pour se nourrir lui seul, sans pouvoir subvenir aux besoins de sa famille.

Trois mesures d’orge pour un denier indiquent une option moins chère, mais aussi de moindre qualité. L’orge, réservée aux animaux ou aux pauvres, devient l’alternative alimentaire pour survivre.

Et puis vient cette parole étrange : « Ne fais pas de mal à l’huile et au vin. » L’huile et le vin, symboles de luxe ou de richesse, ne sont pas affectés. Cela révèle une injustice : certains produits restent accessibles aux riches pendant que le peuple souffre. Cela illustre une fracture sociale, un monde déséquilibré où la famine n’est pas équitable. Certains interprètent aussi ce détail comme un signe de la grâce de Dieu qui, même dans le jugement, met une limite.

Qui est ce cavalier noir ? Que symbolise-t-il ?

Ce cavalier peut représenter les famines économiques que l’histoire humaine a connues après chaque guerre, chaque effondrement politique, chaque crise mondiale. Il peut aussi annoncer une famine future, une disette globale précédant le retour de Christ. D’autres encore y voient une critique prophétique d’un monde dominé par l’injustice économique, où les plus riches deviennent plus riches, et les pauvres sombrent dans l’oubli.

Quelle que soit l’interprétation retenue, une vérité demeure : ce cavalier révèle l’insécurité de notre système terrestre. Il nous montre que la sécurité matérielle est fragile, que l’abondance d’aujourd’hui peut s’évaporer demain.

Conclusion – Où plaçons-nous notre confiance ?

Ce sceau brisé est un signal. Il nous rappelle que les ressources de cette terre sont limitées, vulnérables, soumises à l’épreuve du jugement. Il nous pousse à ne pas mettre notre foi dans l’économie, ni dans la richesse accumulée, mais dans le Dieu vivant qui pourvoit.

Jésus nous a dit : « Ne vous inquiétez pas pour votre vie, de ce que vous mangerez ou boirez… Cherchez d’abord le royaume de Dieu. » (Matthieu 6.31–33)

Nous vivons peut-être déjà les prémices de ce jugement. L’inflation, les ruptures d’approvisionnement, les inégalités croissantes, tout cela sont des échos du troisième sceau comme ce fut le cas également dans les siècles passés. Mais pour ceux qui appartiennent à Christ, ce n’est pas un message de peur, c’est un appel à la foi. Une invitation à vivre autrement. À partager. À dépendre de Dieu.

Le pain qui rassasie ne vient pas d’un marché, mais du ciel.

Les origines du dispensationalisme : de Darby à aujourd’hui

Le dispensationalisme, une théologie prophétique contemporaine influente principalement aux États-Unis, trouve ses origines dans les années 1830 avec John Nelson Darby. Bien que largement accepté, ce système théologique est étranger aux enseignements de l’Église primitive et repose sur des interprétations littérales, divisant Israël et l’Église. Des critiques émergent sur sa validité.

Une construction récente et étrangère à l’enseignement biblique

Le dispensationalisme est aujourd’hui une des théologies prophétiques les plus répandues dans certains milieux évangéliques, notamment aux États-Unis, au Canada et dans le monde influencé par le protestantisme anglo-saxon. Pourtant, ce système, souvent accepté comme une évidence par beaucoup, ne trouve pas son origine dans l’Église primitive ni dans la Réforme, bien que certains veuillent nous le laisser croire, mais dans un mouvement très récent de l’histoire de l’Église.

Ce texte retrace en détail les origines historiques, les principaux promoteurs, et l’expansion de ce système jusqu’à aujourd’hui.


1. Une invention du XIXe siècle : John Nelson Darby

Le dispensationalisme prend sa source dans les années 1830, au sein des Frères de Plymouth, un mouvement évangélique britannique. Son principal fondateur est John Nelson Darby (1800–1882), ancien avocat devenu prédicateur anglican.

Darby développe une nouvelle lecture des Écritures, basée sur une vision strictement littérale et chronologique de la Bible. Il introduit notamment :

  • La division de l’histoire du salut en sept « dispensations »”, périodes dans lesquelles Dieu agit différemment envers l’humanité,
  • Une distinction radicale entre Israël et l’Église,
  • L’idée d’un « enlèvement secret » de l’Église avant la grande tribulation.

Ces idées étaient inconnues des Pères de l’Église, des réformateurs protestants, et de la majorité du christianisme historique.

L’essor aux États-Unis grâce à la Bible Scofield

Les idées de Darby franchissent l’Atlantique et trouvent un large accueil aux États-Unis, notamment grâce à Cyrus Ingerson Scofield (1843–1921).

En 1909, Scofield publie la célèbre Bible annotée Scofield, qui insère dans les marges et les notes un système dispensationaliste complet (sept dispensations). Pour des générations de croyants, les notes de Scofield deviennent aussi influentes que le texte biblique lui-même, ce qui contribue à propager cette vision :

  • L’Église serait une parenthèse inattendue dans le plan de Dieu,
  • Le véritable peuple de Dieu resterait Israël,
  • Le royaume promis à Israël n’est pas spirituel mais politique et terrestre,
  • L’enlèvement précèderait une tribulation de 7 ans centrée sur Israël.

Le développement académique : Dallas Theological Seminary

Le dispensationalisme se structure théologiquement au XXe siècle à travers des institutions comme le Dallas Theological Seminary (fondé en 1924), qui forme des générations de pasteurs, enseignants et missionnaires.

Des figures comme :

  • Lewis Sperry Chafer (fondateur du séminaire),
  • Charles Ryrie (auteur de la Ryrie Study Bible),
  • John Walvoord (l’un des principaux architectes du dispensationalisme moderne), ont popularisé le système dans des ouvrages académiques et pastoraux.

Ce séminaire devient le bastion intellectuel du dispensationalisme, consolidant cette théologie comme référence dans plusieurs milieux évangéliques. Souvenez-vous que cette doctrine est étrangère à l’enseignement biblique.

L’impact populaire : Hal Lindsey, Tim LaHaye et la culture chrétienne

À partir des années 1970, le dispensationalisme connaît une popularité massive grâce à des livres à succès :

  • Hal Lindsey, avec The Late Great Planet Earth, 1970, qui applique les prophéties de Daniel et de l’Apocalypse à la géopolitique moderne.
  • Tim LaHaye et Jerry B. Jenkins, avec la série de romans Left Behind, vendue à des millions d’exemplaires, centrée sur l’enlèvement secret et la tribulation.

Ces œuvres, et bien d’autres, ancrent dans la pensée populaire une eschatologie dispensationaliste, mêlant interprétation littérale, sensationnalisme prophétique et anxiété mondiale.

Le soutien politique à l’État d’Israël

Un autre facteur de diffusion du dispensationalisme est son lien avec le sionisme chrétien. Selon cette théologie, l’État moderne d’Israël est la restauration prophétique du peuple de Dieu, et doit être soutenu à tout prix.

Cette vision influence la politique étrangère de plusieurs pays, surtout les États-Unis, et alimente l’idée que Israël géopolitique est central dans le plan final de Dieu, alors que l’Église ne serait qu’un acteur secondaire ou temporaire.

Aujourd’hui : divisions et remises en question

De nos jours, le dispensationalisme se fragmente en plusieurs variantes :

  • Classique : très rigide dans la séparation Israël/Église.
  • Révisé ou « progressif » : tente d’adoucir certains excès (ex. : reconnaît une certaine continuité entre Israël et l’Église).
  • Hyper-dispensationalisme : va plus loin encore, niant même que les évangiles soient pour l’Église.

Mais une remise en question grandit, car de nombreux chercheurs, pasteurs et croyants réalisent que ce système est récent, artificiel et non soutenu par la totalité des Écritures.

Conclusion : un système récent, non apostolique, et dangereux pour la foi

Le dispensationalisme est une construction humaine du XIXe siècle, étrangère à l’enseignement de Jésus, des apôtres et des Pères de l’Église. Il repose sur :

  • Une mauvaise lecture des prophéties bibliques,
  • Une division artificielle entre Israël et l’Église,
  • Une eschatologie centrée sur la peur et la géopolitique plutôt que sur Christ et son règne spirituel.

Loin de faire progresser la foi, ce système détourne les croyants de l’unité du peuple de Dieu, et de l’appel à la fidélité dans un seul Royaume, celui de Jésus-Christ.

« Car il n’y a qu’un seul corps et un seul Esprit, de même qu’il y a une seule espérance attachée à l’appel que vous avez reçu. » — Éphésiens 4.4

L’ouverture du deuxième sceau : la guerre (Apocalypse 6.3-4)

Ce texte explore l’ouverture du deuxième sceau dans l’Apocalypse, symbolisé par un cavalier rouge incarnant la guerre et la division. La paix humaine est présentée comme fragile, révélant les conséquences du péché. Malgré les conflits, Dieu maintient le contrôle et appelle à la repentance, soulignant l’importance de chercher la paix en Christ.

Introduction – Une paix brisée, un monde ébranlé

Après la conquête trompeuse du premier cavalier, voici que le second sceau est brisé. Et dans un silence solennel, un nouveau cavalier apparaît, chevauchant un cheval roux. Il ne vient pas pour séduire, mais pour frapper. Il incarne la guerre, la division, la violence. Ce passage nous révèle que la paix terrestre, aussi précieuse soit-elle, demeure fragile. Elle peut être ôtée d’un instant à l’autre par la main même de celui qui tient l’histoire entre ses mains : l’Agneau.

Cette révélation n’a rien de sensationnaliste. Elle est sobre, grave et profonde. Car dans le fracas des épées et l’agitation des peuples, Dieu parle encore. Il ne se retire pas. Il secoue les puissances humaines pour réveiller les consciences spirituelles. Le réveil, souvent, naît dans les temps de crise, quand les fondements de ce monde chancellent.

1. L’Agneau ouvre le deuxième sceau

Apocalypse 6.3 — « Quand l’Agneau ouvrit le deuxième sceau, j’entendis le deuxième être vivant dire : Viens ! »

C’est encore l’Agneau qui ouvre ce sceau. Lui seul en a l’autorité. Rien ne se produit sans qu’il le permette. Et à nouveau, un des êtres vivants s’exprime : « Viens ! » Cet appel céleste ne fait pas qu’introduire un nouveau cavalier ; il manifeste l’exécution de la volonté divine. Il ne s’agit pas de chaos aveugle, mais de jugement orchestré dans le cadre du plan de Dieu.

Même lorsque la terre semble échapper à tout contrôle, le ciel, lui, demeure stable. L’histoire reste entre les mains du Christ. Et même les événements douloureux font partie de son œuvre de purification.

2. L’apparition du cavalier rouge

Apocalypse 6.4a — « Un autre cheval sortit : il était rouge feu. Son cavalier reçut le pouvoir de bannir la paix de la terre pour que les hommes s’entretuent, et une grande épée lui fut donnée. »

Après le cheval blanc vient le cheval roux. Le rouge évoque aussitôt le sang, la violence, les conflits. Dans la Bible, cette couleur est souvent associée au jugement (Ésaïe 63.2–3) ou encore à l’opposition spirituelle (Apocalypse 12.3, le dragon rouge). Ce cavalier ne vient pas par lui-même, mais il est envoyé. Il suit logiquement le premier : après la séduction, vient le conflit.

L’histoire humaine l’a toujours confirmé. Les conquêtes, même présentées comme pacifiques, finissent par engendrer des affrontements. Ce deuxième cheval incarne cette réalité universelle. Les hommes aspirent à la paix, mais ils récoltent la guerre. Et derrière les luttes visibles, se profile la dimension invisible d’un jugement en cours.

Le cavalier reçoit un pouvoir. Il ne l’a pas de lui-même : il lui est confié. Il a pour mission d’ôter la paix. Ce n’est donc pas une guerre suscitée uniquement par les ambitions humaines, mais une guerre qui entre dans le cadre permis de Dieu. Il ne s’agit pas d’un dieu cruel, mais d’un Dieu juste, qui laisse le péché suivre son cours pour révéler les conséquences de la rébellion.

L’expression « afin que les hommes s’égorgent les uns les autres » va plus loin qu’une guerre classique. Elle désigne des conflits internes, des guerres civiles, des haines collectives. C’est le frère contre le frère, le voisin contre le voisin, la société contre elle-même. Cela inclut aussi le terrorisme, les persécutions religieuses, les violences idéologiques.

Le cavalier porte une grande épée. Contrairement au premier qui portait un arc sans flèches, celui-ci est armé pour tuer. L’épée est le symbole d’un conflit direct, sanglant, généralisé. Elle est un instrument de jugement. Dans l’Ancien Testament, l’épée est souvent mise entre les mains des puissances humaines pour accomplir le châtiment de Dieu (Ézéchiel 21.9–11). L’apôtre Paul dit lui-même que l’autorité porte l’épée pour punir les malfaiteurs (Romains 13.4).

Ce cavalier, donc, représente l’irruption du jugement de Dieu sous forme de guerre. Non pas qu’il soit l’auteur du mal, mais il laisse la violence humaine exposer sa propre déchéance.

Qui est ce cavalier rouge ? Trois interprétations possibles

Certains y voient la succession inévitable des guerres humaines à travers les siècles — depuis la chute, l’humanité n’a jamais cessé de se battre. D’autres pensent à une guerre mondiale finale, précédant le retour glorieux de Christ, une guerre ultime qui secouera les nations. D’autres encore y discernent des conflits spirituels, idéologiques, culturels — une guerre des esprits, des convictions, des valeurs.

Quelle que soit l’interprétation, une chose est certaine : ce cavalier n’est pas là par hasard. Il manifeste un jugement permis, voire déclenché, par le ciel. Il fait partie d’un plan plus vaste que nos yeux terrestres ne peuvent saisir. Et son but n’est pas seulement de punir, mais d’alerter, de réveiller, de pousser à la repentance.

Conclusion – Où plaçons-nous notre paix ?

Ce passage nous enseigne des vérités simples mais profondes. La paix du monde est fragile, passagère, illusoire. Elle peut être retirée en un instant. Les hommes parlent de sécurité, mais l’histoire les contredit. Car seule la paix que donne Jésus est véritable. Il l’a dit lui-même : « Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix. Je ne vous la donne pas comme le monde la donne. » (Jean 14.27)

Apocalypse 6.3–4 nous rappelle que nous devons regarder au-delà des circonstances. Que les guerres, si douloureuses soient-elles, ne sont pas en dehors du regard de Dieu. Elles sont souvent le reflet du cœur de l’homme, mais aussi un appel silencieux du ciel.

Alors, où plaçons-nous notre confiance ? Dans les traités, les accords, les puissances humaines ? Ou dans l’Agneau qui ouvre les sceaux ? Celui qui règne même au milieu de la tempête ?

Christ nous appelle aujourd’hui à discerner les temps, à ne pas craindre les conflits du monde, mais à nous ancrer dans la paix qu’il offre. Une paix qui dépasse toute intelligence. Une paix qui demeure, même lorsque le deuxième sceau est ouvert.

L’ouverture du premier sceau : le conquérant (Apocalypse 6.1-2)

L’ouverture des sceaux dans l’Apocalypse souligne le jugement divin imminent. Le premier sceau révèle un cavalier sur un cheval blanc, symbole de fausse victoire et de séduction mondiale. Ce cavalier, armé d’un arc, ne représente pas Christ, mais un pouvoir trompeur qui annonce des temps troublés. Les croyants doivent rester vigilants.

Introduction – Un moment solennel de révélation

L’ouverture des sceaux marque une étape décisive dans le déroulement du livre de l’Apocalypse. Ce n’est pas un simple récit prophétique, mais une mise en lumière du jugement divin qui vient pour secouer la terre. Chaque sceau brisé est un signal spirituel, une secousse qui réveille les cœurs et appelle les croyants à discerner les temps.

Le premier sceau, souvent interprété de manière littérale ou dispensationaliste, introduit un cavalier monté sur un cheval blanc. Pourtant, pour bien le comprendre, il faut garder à l’esprit le langage hautement symbolique de l’Apocalypse. Ce que Jean voit est une révélation de la souveraineté de Dieu et une mise en garde contre les séductions subtiles qui précèdent les jugements.

C’est ici dans ce climat de tension divine, entre silence du ciel et voix de tonnerre, que l’Esprit nous invite à la vigilance, au discernement, et à l’attachement au vrai vainqueur, le Seigneur Jésus.

L’Agneau ouvre le premier sceau

Jean fixe alors son regard sur l’Agneau. C’est lui, et lui seul, qui détient l’autorité de briser les sceaux du livre. Il n’est pas un spectateur des événements à venir, mais il est celui qui les initie, celui qui met en œuvre le plan divin.

L’un des quatre êtres vivants, qui symbolisent la création soumise à la volonté de Dieu, s’exprime avec une voix semblable au tonnerre. Ce « Viens ! » n’est pas une simple invitation, c’est un ordre céleste qui fait entrer en scène le premier acteur d’un drame prophétique.

Dès ce premier mouvement, le message est clair : Jésus-Christ conduit l’histoire. Rien n’échappe à son autorité. Ce ne sont pas les hommes qui dirigent les événements de la fin, mais bien le Seigneur exalté lui-même.

L’apparition du cavalier sur le cheval blanc

Un cheval blanc entre en scène. Dans ce passage sa couleur évoque à première vue la pureté, la victoire et la noblesse. Cependant, dans d’autres passages de l’Apocalypse, le blanc est associé à Christ lui-même, notamment en Apocalypse 19. Mais ici, une différence s’impose.

Ce cavalier n’a pas d’épée sortant de sa bouche. Il n’est pas appelé « Fidèle et Véritable ». Puis, il ne juge pas avec justice. Il n’est tout simplement pas le Verbe de Dieu. Toutefois, il a un arc et reçoit une couronne. Ce détail est crucial. Si vous remarquez, il ne prend pas la couronne, elle lui est donnée. Elle n’est pas éternelle, elle est temporaire. De même, son arme n’est pas la Parole, mais un arc, instrument de conquête souvent silencieuse, à distance donc, plus politique ou idéologique que spirituelle.

Ainsi, ce cavalier ne représente pas Jésus, mais un pouvoir séducteur, imitant la lumière sans en porter la sainteté. Il ouvre une ère d’influence trompeuse, où ce qui paraît glorieux n’est qu’un masque. Le cheval blanc cache une domination qui ne vient pas de Dieu.

Le cavalier est armé d’un arc, mais sans flèches visibles. Son pouvoir est donc suggéré mais pas frontal. Il convainc, il influence et il conquiert sans violence apparente. Sa force est dans la stratégie, l’illusion et la persuasion. Il reçoit une couronne, mot grec stéphanos, signe d’une victoire humaine, différente de la diadema royale attribuée à Christ.

Il sort « en vainqueur et pour vaincre », comme un mouvement inexorable. C’est une montée en puissance mondiale, une progression d’un pouvoir qui se pare de justice, mais dont l’issue est le chaos. Il est le premier d’une série de cavaliers qui sont la guerre, la famine, la mort. Ceux-ci suivent dans son sillage.

Plusieurs interprétations existent. Certains y voient un faux messie, séduisant les nations. D’autres parlent de l’expansion de pouvoirs politiques ou impériaux. Certains, à tort, y ont vu l’Évangile. Mais cette option semble peu probable, car les sceaux sont des jugements, non des bénédictions. Et le contexte immédiat évoque le début des douleurs, pas la moisson des âmes.

Jésus lui-même avait averti :

Ce cavalier blanc est, en fait, une imitation. Il symbolise une séduction mondiale, un faux règne, un simulacre de justice. Et son impact est dévastateur parce qu’il ouvre la voie à la guerre, au désordre et à la souffrance.

Conclusion – Un appel au discernement

L’ouverture du premier sceau lance le signal d’alarme. Jésus-Christ reste aux commandes de l’histoire, mais les événements qui se déchaînent appellent les croyants à une vigilance accrue. Ce cavalier blanc n’est pas le Sauveur. Il est le début d’un temps de trouble. Il annonce la venue de puissances trompeuses qui séduiront même les élus, si cela était possible.

Ce que nous devons retenir d’Apocalypse 6.1–2, c’est que Christ seul est digne d’ouvrir les sceaux. Que le conquérant sur le cheval blanc représente une fausse victoire, une autorité usurpée, et une séduction mondiale. Que les jugements qui suivent ne sont que les conséquences d’un monde qui s’est laissé tromper.

Alors, restons sobres et éveillés. Attachons-nous à la vérité de l’Évangile. Demeurons fermes dans la foi. Et ne cédons pas aux apparences trompeuses de puissance et de succès.

La véritable victoire est celle de l’Agneau, non celle des cavaliers du monde.

Le livre scellé de sept sceaux et l’Agneau égorgé (Apocalypse 5.1-14)

Le cinquième chapitre de l’Apocalypse révèle la souveraineté de Jésus-Christ sur l’histoire humaine, dépeignant sa dignité à ouvrir le livre scellé, symbole du plan divin. L’Agneau, représentant du sacrifice et de la victoire, est adoré par tous. Ce passage appelle à la reconnaissance de son autorité et à l’adoration universelle.

Introduction – Un passage central pour notre foi

Le cinquième chapitre de l’Apocalypse est l’un des plus saisissants de toute l’Écriture. Il met en lumière la souveraineté absolue de Jésus-Christ sur l’histoire humaine et le plan éternel de Dieu. Jean nous y décrit une scène céleste bouleversante. Il voit un livre scellé de sept sceaux dans la main de Dieu, et nul, dans tout l’univers, n’est trouvé digne de l’ouvrir sauf un. L’Agneau, égorgé mais vivant, se lève. Et à travers cette vision, ce texte ranime l’espérance, secoue la foi endormie, et appelle l’Église à l’adoration du seul qui est véritablement digne.

Ce passage proclame trois vérités essentielles : Christ détient l’autorité suprême sur le jugement et l’histoire ; il est l’objet de l’adoration céleste ; et il agit en parfaite unité avec le Père pour accomplir le salut.


1. Le livre scellé et la détresse de Jean

Apocalypse 5.1–4 — « Alors je vis dans la main droite de celui qui siégeait sur le trône un livre écrit à l’intérieur et à l’extérieur. Il était scellé de sept sceaux. 2 Je vis aussi un ange puissant qui proclamait d’une voix forte : Qui est digne d’ouvrir le livre et d’en rompre les sceaux ? 3 Mais personne, ni au ciel, ni sur la terre, ni sous la terre, n’était capable d’ouvrir le livre ni de le lire. 4 Je me mis à pleurer abondamment parce qu’on ne trouvait personne qui fût digne d’ouvrir le livre et de le lire. »

Jean voit dans la main de Dieu un livre mystérieux, écrit sur toutes ses faces, mais scellé de manière inviolable. Ce livre représente le plan divin pour l’humanité, les jugements à venir, et l’accomplissement de l’histoire. Pourtant, aucun être créé, aussi puissant soit-il, ne peut l’ouvrir. Et devant cette impossibilité, Jean pleure. Il pleure parce que sans révélation, il n’y a pas de direction ; sans l’ouverture de ce livre, le dessein de Dieu reste inaccessible.

Ce moment dramatique souligne une vérité spirituelle profonde : sans Christ, l’histoire reste close, l’avenir sans espoir, et l’humanité livrée à elle-même.


2. L’Agneau digne d’ouvrir le livre

Apocalypse 5.5–7 — « Alors l’un des représentants du peuple de Dieu me dit : Ne pleure pas. Voici : il a remporté la victoire, le lion de la tribu de Juda, le rejeton de la racine de David, pour ouvrir le livre et ses sept sceaux. 6 Alors je vis, au milieu du trône et des quatre êtres vivants et au milieu des représentants du peuple de Dieu, un Agneau qui se tenait debout. Il semblait avoir été égorgé. Il avait sept cornes et sept yeux, qui sont les sept esprits de Dieu envoyés par toute la terre. 7 L’Agneau s’avança pour recevoir le livre de la main droite de celui qui siégeait sur le trône. »

Face à l’angoisse de Jean, une voix rassure : « Ne pleure pas. » L’espoir renaît. Celui qui est digne est là. Il est le Lion de Juda, descendant royal de David, le Messie promis… mais il apparaît comme un Agneau. Un Agneau debout, marqué par la mort, mais vivant. Il incarne à la fois le sacrifice suprême et la victoire absolue. Il possède sept cornes, signe de puissance parfaite, et sept yeux, signe d’une pleine connaissance, symbolisant la présence active du Saint-Esprit.

L’Agneau s’avance et prend le livre. Ce geste manifeste une vérité centrale : Jésus-Christ est le seul qualifié pour déployer le plan de Dieu, car il l’a scellé par son propre sang.


3. L’adoration de l’Agneau par les êtres célestes

Apocalypse 5.8–10 — « Lorsqu’il eut pris le livre, les quatre êtres vivants et les vingt-quatre représentants du peuple de Dieu se prosternèrent devant l’Agneau. Ils avaient chacun une harpe et des coupes d’or remplies d’encens qui représentent les prières des membres du peuple saint. 9 Et ils chantaient un cantique nouveau : Tu es seul digne de recevoir le livre, et d’en briser les sceaux car tu as été égorgé et tu as racheté pour Dieu, grâce à ton sacrifice, des hommes de toute tribu, de toute langue, de tout peuple, de toutes les nations. 10 Tu as fait d’eux un peuple de rois et de prêtres pour notre Dieu, et ils régneront sur la terre. »

La scène s’élargit : les êtres célestes tombent à genoux. Leurs harpes accompagnent un chant nouveau, une louange inédite née du sacrifice de l’Agneau. Les prières des saints sont présentées comme un encens précieux — rien de ce qui monte du cœur de l’Église n’est perdu dans le ciel.

Le chant proclame la raison de la dignité du Christ : il a été immolé, et par son sang, il a racheté une humanité entière, sans distinction de nation, langue ou culture. Il a fait des rachetés un peuple nouveau, un royaume de sacrificateurs appelés à régner.

Cette adoration céleste nous appelle à nous unir à leur voix, dans la reconnaissance de l’œuvre parfaite de Christ.


4. L’adoration universelle de Christ

Apocalypse 5.11–14 — « Puis je vis, et j’entendis la voix d’anges rassemblés en grand nombre autour du trône, des êtres vivants et des représentants du peuple de Dieu. Ils étaient des milliers de milliers et des millions de millions. 12 Ils disaient d’une voix forte : Il est digne, l’Agneau qui fut égorgé, de recevoir la puissance, la richesse, la sagesse et la force, l’honneur et la gloire et la louange. 13 Et toutes les créatures dans le ciel, sur la terre, sous la terre et sur la mer, tous les êtres qui peuplent l’univers, je les entendis proclamer : A celui qui siège sur le trône et à l’Agneau soient louange et honneur, gloire et puissance pour toute éternité. 14 Les quatre êtres vivants répondaient : « Amen », et les représentants du peuple de Dieu se prosternèrent et adorèrent. »

À la louange des anciens et des êtres vivants s’ajoute maintenant celle de l’armée des anges. Une foule innombrable proclame la grandeur de l’Agneau. Il est digne de tout recevoir : la puissance, la richesse, la sagesse, la force, l’honneur, la gloire et la louange.

Puis, dans un crescendo final, c’est toute la création qui se joint à cette adoration. Le ciel, la terre, la mer, tout ce qui respire rend gloire à Dieu et à l’Agneau. Père et Fils sont adorés ensemble, dans une parfaite unité.


Conclusion – Un appel à l’adoration et à la soumission

Apocalypse 5 nous rappelle avec force que Christ est le seul digne d’ouvrir le livre, de dévoiler le dessein divin et de conduire l’histoire à son accomplissement. Il a vaincu non par la force humaine, mais par son sacrifice. Il a payé le prix de notre rédemption et mérite désormais l’adoration de toute créature.

Ce chapitre n’est pas seulement une vision céleste pour un autre temps ; il est un appel immédiat. Un appel à reconnaître la seigneurie de Christ dans notre propre vie, à nous joindre à la louange céleste, à déposer nos vies devant le trône de l’Agneau.

Et toi, as-tu uni ta voix à celle du ciel ? Reconnais-tu l’Agneau comme le seul digne de diriger ton histoire ?

Révélation et autorité divine (Apocalypse 1.1-8)

Le livre de l’Apocalypse, souvent mal interprété, est avant tout une révélation spirituelle symbolique. Il appelle l’Église à la fidélité et à la sainteté, soulignant l’amour de Christ et son retour imminent. Les croyants doivent lire, écouter et obéir à ce message pour vivifier leur foi et leur engagement.

Introduction : Une révélation souvent mal comprise

Le livre de l’Apocalypse suscite un grand intérêt parmi les chrétiens, mais aussi beaucoup d’interprétations divergentes et parfois erronées. Certains le lisent comme un récit strictement littéral des événements futurs, tandis que d’autres y projettent des systèmes théologiques complexes comme le prétérisme ou le dispensationalisme. Pourtant, l’Apocalypse est d’abord et avant tout une révélation spirituelle transmise en langage hautement symbolique, un message prophétique adressé à l’Église de tous les temps.

Elle n’est pas seulement destinée à informer, mais à réveiller. L’Apocalypse agit comme une trompette spirituelle, destinée à secouer une Église parfois endormie, tiède ou distraite, pour la ramener à la fidélité, à la sainteté, et à l’adoration véritable. Ce livre est une convocation céleste au réveil.

Dans ce premier passage (Apocalypse 1.1–8), nous découvrons trois éléments essentiels :

  1. L’origine divine du message
  2. L’objectif de la révélation
  3. L’identité glorieuse de Jésus-Christ comme Roi et Seigneur souverain

En étudiant ce texte, nous éviterons les pièges des fausses doctrines et chercherons à en tirer une compréhension spirituelle fidèle à l’Écriture.

1. L’origine divine du message prophétique

Le livre s’ouvre ainsi :

Le mot Apocalypse vient du grec apokalypsis, qui signifie révélation, dévoilement. Ce livre n’est donc pas une énigme à résoudre, mais un message divinement inspiré, rendu accessible à ceux qui ont des oreilles pour entendre. L’origine du message est clairement tracée : il vient de Dieu le Père, transmis à Jésus-Christ, puis envoyé par un ange à Jean, qui à son tour le communique aux Églises. Cette chaîne céleste atteste du caractère sacré et autorisé du contenu.

L’expression « ce qui doit arriver bientôt » ne doit pas être comprise comme une indication temporelle stricte. Le mot grec en tachos évoque plutôt la certitude et l’imminence prophétique dans le plan de Dieu. Il ne s’agit donc pas d’un calendrier des événements futurs, mais d’une vision spirituelle continue qui concerne l’histoire entière de l’Église depuis l’ascension du Christ jusqu’à son retour.

2. Un appel à lire, écouter et obéir

Le verset suivant affirme :

Trois attitudes sont ici bénies : lire, écouter, et obéir. Il ne suffit pas de se contenter d’une lecture intellectuelle ou curieuse ; ce livre demande une réponse spirituelle. Il est destiné à fortifier les croyants dans leur marche avec Dieu, à les encourager dans la fidélité et la persévérance, en leur rappelant que le Seigneur est proche.

Le temps est proche, car les événements décrits — tribulations, persécutions, appels à la repentance et à la foi — se déploient déjà depuis l’époque apostolique jusqu’à aujourd’hui. L’Apocalypse est donc un livre vivant et actuel, à recevoir avec foi.

C’est en vivant cette Parole que le réveil devient possible. Chaque génération a besoin d’un retour à la Parole prophétique pour raviver la flamme. Le réveil spirituel ne commence pas dans les émotions, mais dans l’écoute humble, suivie d’une obéissance radicale à ce que Dieu déclare. L’Apocalypse, bien comprise, allume cette passion dans les cœurs.

3. Une salutation adressée à l’Église universelle

Jean poursuit avec cette salutation :

Les sept Églises étaient bien réelles à l’époque de Jean, mais le chiffre sept, symbole biblique de plénitude, indique aussi qu’elles représentent l’Église universelle dans sa totalité. Ce qui signifie que le message s’adresse bien à tous les croyants de tous les temps.

Dieu est présenté comme « celui qui est, qui était et qui vient » : cela souligne sa souveraineté éternelle sur le passé, le présent et l’avenir. Les « sept esprits » symbolisent quant à eux la plénitude du Saint-Esprit, en accord avec Ésaïe 11.2. Jésus-Christ est proclamé comme le témoin fidèle, celui qui a parfaitement révélé le Père (Jean 14.9), le premier-né d’entre les morts, c’est-à-dire le premier ressuscité avec un corps glorifié, et le souverain des rois de la terre. Il règne déjà, même si son règne sera pleinement manifesté lors de son retour.

4. Jésus-Christ, Rédempteur et Souverain Sacrificateur

Jean poursuit avec cette déclaration exaltante :

Tout part de l’amour de Christ. C’est cet amour qui a conduit à notre rédemption par son sang, un salut déjà accompli et non à venir. Ce salut fait de nous un royaume de prêtres, une communauté consacrée à Dieu pour le servir et proclamer son Évangile. L’Église n’est pas une entité passive en attente du retour du Seigneur ; elle est active, appelée à régner spirituellement et à intercéder pour le monde, à l’image des sacrificateurs de l’Ancien Testament.

Une Église réveillée, c’est une Église qui vit son sacerdoce avec passion. Le réveil ne consiste pas seulement à ressentir la présence de Dieu, mais à répondre à son amour par une vie consacrée, active, rayonnante. Christ nous a libérés pour que nous servions, proclamions, intercédions. Voilà le fruit d’un cœur réveillé.

5. Une annonce glorieuse : Jésus revient !

Enfin, Jean proclame :

Le retour de Jésus est visible, glorieux, universel. Il ne s’agit pas d’un enlèvement secret, mais d’une manifestation publique où « tout œil le verra », y compris ceux qui l’ont rejeté. Il revient sur les nuées, en accomplissement des prophéties de Daniel 7.13 et Matthieu 24.30.

Jésus est l’Alpha et l’Oméga, le commencement et la fin, le Seigneur de toute l’histoire. Cette déclaration nous rappelle que toute chose trouve son origine et son accomplissement en Lui. Il est le Tout-Puissant, rien ne lui échappe.

Le réveil spirituel jaillit toujours là où le peuple de Dieu retrouve le feu de l’attente du retour du Seigneur. Là où l’on vit comme si Jésus pouvait revenir à tout instant, le compromis recule, la prière augmente, l’amour s’intensifie. L’Apocalypse nous appelle à vivre dans cette urgence sacrée, dans cette flamme du « bientôt ».

Conclusion : Vivons comme des témoins fidèles

Ce passage introductif du livre de l’Apocalypse nous enseigne des vérités fondamentales :

  • Dieu règne souverainement sur l’histoire du monde.
  • Jésus-Christ est vivant, glorieux, et déjà à l’œuvre dans son Église.
  • Le temps est proche, et nous sommes appelés à vivre dans la fidélité, la sainteté et l’espérance.

L’Apocalypse n’est pas un livre de peur, mais de promesse et de puissance. Il nous appelle à être des témoins fidèles, engagés dans notre foi, consacrés à Dieu, et pleins d’espérance dans l’attente du retour glorieux de notre Seigneur.

Vivons-nous comme ceux qui ont entendu, compris, et gardé cette révélation ?

C’est le temps du réveil. Ce texte ne nous invite pas à spéculer, mais à nous réveiller. À remettre nos cœurs en règle. À redécouvrir la grandeur de Jésus. À vivre pour sa gloire.

L’Apocalypse commence avec un message clair : Dieu règne, Christ revient, et l’Église doit se lever.

La fin des temps commence avec la venue de Jésus (Introduction)

La venue de Christ a inauguré un tournant décisif dans l’histoire du salut, marquant le début des « derniers temps ». Ce n’est pas seulement un événement futur, mais un appel à un changement radical et à un éveil spirituel. L’Apocalypse révèle toute cette période, exhortant l’Église à vivre dans l’attente active de son retour.

Introduction

Mon point de vue, et je tiens à le spécifier, est que la venue de Christ a marqué un tournant décisif dans l’histoire du salut. Ce tournant est bien plus qu’un événement théologique : c’est un appel à un changement radical de vie. Dès sa venue, Jésus a allumé un feu sur la terre (Luc 12.49), un feu qui devait embraser les cœurs, réveiller les consciences et lancer le peuple de Dieu dans une marche fervente et fidèle. La fin des temps n’est donc pas seulement un cadre prophétique, mais un moment de réveil pour l’Église dans chaque génération.

Par son incarnation, son ministère, sa mort et sa résurrection, Il a inauguré ce que la Bible appelle « les derniers temps » ou encore « la fin des temps ». Contrairement à l’idée répandue que cette période est strictement future, l’Écriture nous enseigne qu’elle a commencé avec la première venue de Christ et se poursuivra jusqu’à son retour glorieux au dernier jour.

Ainsi, nous pouvons constater que le livre de l’Apocalypse couvre toute cette période de la nouvelle alliance et dévoile le plan de Dieu jusqu’à l’établissement définitif de son règne éternel. Lorsqu’on comprend cette réalité, la lecture de l’Apocalypse devient plus claire. Nous réalisons qu’il ne s’agit pas uniquement des derniers événements du monde, mais d’une révélation qui englobe toute l’ère du Nouveau Testament.

Examinons maintenant quelques passages bibliques qui étayent cette perspective.


1. Jésus inaugure la fin des temps

La Bible affirme clairement que la venue de Jésus a marqué le début de la fin des temps.

Hébreux 1.1-2

« Après avoir autrefois, à plusieurs reprises et de plusieurs manières, parlé à nos pères par les prophètes, Dieu, dans ces derniers temps, nous a parlé par le Fils. »

Ce passage souligne que l’histoire du salut atteint son sommet avec Jésus. Dieu parlait autrefois par les prophètes, mais maintenant, Il parle directement par son Fils. Cela marque une transition décisive vers la révélation finale.

Actes 2.16-17

« Mais c’est ici ce qui a été dit par le prophète Joël : Dans les derniers jours, dit Dieu, je répandrai de mon Esprit sur toute chair. »

Pierre cite Joël pour montrer que l’effusion du Saint-Esprit à la Pentecôte est un signe que les « derniers jours » ont commencé.

1 Corinthiens 10.11

« Ces choses leur sont arrivées pour servir d’exemples, et elles ont été écrites pour notre instruction, à nous qui sommes parvenus à la fin des siècles. »

Paul affirme que les croyants du Nouveau Testament vivent déjà « à la fin des siècles ».

1 Jean 2.18

« Petits enfants, c’est la dernière heure. Vous avez appris qu’un antichrist vient, mais il y a déjà maintenant plusieurs antichrists : par là nous connaissons que c’est la dernière heure. »

Jean déclare que « la dernière heure » est déjà en cours, marquée par l’apparition de faux enseignants.

Hébreux 9.26

« Mais maintenant, à la fin des siècles, Il a paru une seule fois pour abolir le péché par Son sacrifice. »

Jésus est venu « à la fin des siècles », confirmant que son œuvre marque l’accomplissement des temps.

Dès les premiers jours de l’Église, ce message n’était pas destiné à susciter la peur, mais à éveiller. La fin des temps, telle que les apôtres la vivaient déjà, était un temps d’attente active, de consécration, d’évangélisation fervente et de vigilance. Il ne s’agissait pas de spéculer sur des dates, mais de vivre comme si Christ revenait demain. Voilà le cœur du réveil biblique : vivre chaque jour comme si c’était le dernier, avec passion, sainteté et foi.


2. L’Apocalypse : une révélation sur toute la période de la fin des temps

Le livre de l’Apocalypse ne se limite pas aux derniers événements de l’histoire, mais couvre toute l’ère entre la première et la seconde venue de Christ.

Apocalypse 1.1-3

« Révélation de Jésus-Christ […] pour montrer à Ses serviteurs ce qui doit arriver bientôt. »

L’Apocalypse concerne ce qui « doit arriver bientôt », dès l’époque de Jean, et non seulement à la fin du monde.

Apocalypse 1.19

« Écris donc les choses que tu as vues, celles qui sont et celles qui doivent arriver ensuite. »

Jésus demande à Jean d’écrire :

  • Ce qu’il a vu (l’incarnation de Christ),
  • Ce qui est (l’Église de son époque),
  • Ce qui doit arriver (l’avenir jusqu’au retour de Christ).

Apocalypse 12.1-6

« Un grand signe parut dans le ciel : une femme enveloppée du soleil […] Elle enfanta un fils, qui doit paître toutes les nations avec une verge de fer. »

Cette vision symbolique représente :

  • La femme : le peuple de Dieu dans la nouvelle alliance,
  • L’enfant : Christ,
  • Le dragon : Satan.

Elle illustre le conflit spirituel qui s’étend sur toute l’ère chrétienne. Ce conflit spirituel qui traverse l’ère chrétienne n’est pas simplement cosmique : il est personnel. Le dragon cherche encore aujourd’hui à étouffer la foi, à distraire les croyants, à refroidir l’amour. L’Église est donc appelée à rester éveillée, à combattre spirituellement, à se réfugier dans la présence de Dieu et à tenir ferme. L’Apocalypse est un manuel de réveil en pleine guerre.

Apocalypse 20.1-6

« Je vis un ange descendre du ciel […] Il saisit le dragon, le serpent ancien […] et le lia pour mille ans. »

Le « millénium » symbolise la période où Christ règne spirituellement par son Église avant le jugement final c’est une période de temps indéterminé d’où la signification du chiffre 1000.

Le règne avec Christ commence dès ici-bas, dans la fidélité, dans le témoignage, dans la résistance au mal. Ceux qui vivent aujourd’hui une vie consacrée, en refusant la marque du compromis, participent déjà au réveil de Dieu dans cette génération. Ce passage nous rappelle que même au cœur des ténèbres, Dieu se réserve un peuple éveillé, prêt à régner avec Christ.


3. Le retour de Christ : l’aboutissement de la fin des temps

Si la fin des temps a commencé avec Jésus, elle s’achèvera par son retour glorieux.

Matthieu 24.3-14

Jésus décrit les signes avant-coureurs (guerres, persécutions, apostasie, prédication mondiale de l’Évangile) qui caractérisent toute cette période.

2 Timothée 3.1

« Sache que dans les derniers jours, il y aura des temps difficiles. »

Paul avertit que les « derniers jours » seront marqués par une dégradation morale.

La perspective du retour imminent de Christ a toujours été, dans l’histoire de l’Église, le détonateur de réveils puissants. Là où ce message est prêché dans la crainte de Dieu, il produit la repentance, la sainteté, et un amour renouvelé pour Jésus. C’est en vivant chaque jour comme un veilleur de nuit que le peuple de Dieu reste prêt. Le retour de Christ n’est pas une date à deviner, mais un feu à entretenir.

Apocalypse 22.12-13

« Voici, je viens bientôt […] Je suis l’Alpha et l’Oméga, le premier et le dernier. »

Jésus annonce son retour imminent, scellant ainsi l’accomplissement final de l’histoire.


Conclusion

Les événements décrits dans l’Apocalypse ne concernent pas uniquement la fin du monde, mais toute la période entre la première et la seconde venue de Christ. La fin des temps a commencé avec Jésus et se poursuit jusqu’à son retour.

En comprenant cela, l’Apocalypse devient plus claire : elle révèle non seulement l’avenir, mais aussi le présent. Nous vivons déjà dans les derniers jours, appelés à veiller, persévérer et annoncer l’Évangile jusqu’à ce que Christ revienne établir son règne éternel.

Voilà pourquoi l’Apocalypse est aussi un appel urgent au réveil. Elle secoue nos routines religieuses, dénonce la tiédeur spirituelle (Apocalypse 3.16), et nous invite à rallumer le feu du premier amour. Ce livre ne se lit pas seulement avec l’intellect, mais avec le cœur ouvert à l’Esprit. Il s’adresse à une Église en veille, à des croyants en marche, à des cœurs brûlants pour le retour du Seigneur.

« Celui qui atteste ces choses dit : Oui, je viens bientôt. Amen ! Viens, Seigneur Jésus ! »(Apocalypse 22:20)

Le genre littéraire du livre de l’Apocalypse (Introduction)

L’Apocalypse est un livre biblique fascinant et mystérieux, utilisant un langage symbolique pour délivrer des révélations divines sur la fin des temps. Il appelle les croyants à la fidélité et au réveil spirituel, soulignant la souveraineté de Dieu, l’importance de vivre dans la vérité et l’espérance d’une nouvelle Jérusalem éternelle.

Introduction

Selon moi, le livre de l’Apocalypse est l’un des livres les plus mystérieux et en même temps des plus fascinants de toute la Bible. Celui-ci suscite à la fois émerveillement et crainte en raison de ses visions impressionnantes et de ses prophéties sur la fin des temps. Mais plus encore, il provoque une profonde introspection. Car le but de ce livre n’est pas de nourrir notre curiosité, mais de réveiller notre cœur. L’Apocalypse est une trompette spirituelle que Dieu fait sonner pour secouer les consciences, réveiller l’Église, et appeler les croyants à la fidélité dans des temps troublés., pour bien comprendre ce livre, il est primordial d’examiner son genre littéraire.

Le livre de l’Apocalypse appartient au genre apocalyptique. C’est un style qui utilise des symboles, des visions et des images pour révéler des vérités spirituelles cachées et profondes. Nous retrouvons également ce type d’écrits dans d’autres écrits bibliques comme dans le livre de Daniel et certaines sections des livres d’Ésaïe, d’Ézéchiel et de Zacharie.

Un livre de révélation de Dieu 

Le terme « apocalypse » signifie « révélation » ou « dévoilement ». Contrairement à une simple prédiction de l’avenir, l’Apocalypse de Jean, est une révélation divine qui utilise un langage symbolique pour transmettre un message aux croyants.

J’aimerais mentionner que le mot Apocalypse n’a rien à voir avec l’utilisation que le monde en fait actuellement. À vraie dire, le mot révélation est une meilleure traduction pour ce livre parce que c’est ce que c’est plus précisément, une révélation de Dieu pour les temps de la fin. Son but est d’encourager et de fortifier les croyants.

Ce livre ne se limite pas à annoncer des événements futurs, mais il enseigne plutôt aux chrétiens comment vivre fidèlement, au milieu des tribulations, en attendant le retour du Seigneur Jésus. Mentionnons que ce livre s’adresse principalement aux croyants.

Cette révélation divine vise un objectif précis : faire sortir l’Église de sa tiédeur et l’amener à vivre dans la lumière de la vérité. Comme les lettres aux sept Églises le montrent au début du livre, le Seigneur veut réveiller ce qui est prêt de mourir, corriger ce qui est déformé, et raffermir ce qui est encore vivant. L’Apocalypse est une lettre de réveil envoyée du ciel.

Un langage hautement symbolique 

Le genre apocalyptique se caractérise par un usage abondant de symboles. Par exemple, les nombres ont une signification spirituelle plutôt que littérale:

  • Le chiffre 7 représente la plénitude et la perfection de Dieu.
  • Le chiffre 12 évoque le peuple de Dieu représenté par les 12 tribus d’Israël ambassadeurs de l’ancienne alliance et les 12 apôtres ceux-ci représentant la nouvelle alliance.
  • Le chiffre 666 est associé à l’Antichrist et à l’opposition à Dieu. Si le chiffre sept est le chiffre de Dieu, le chiffre 6 est celui des hommes.

Les animaux, les couleurs et les objets ont également des significations symboliques. Nous pouvons constater que le dragon représente Satan, la bête, pour sa part, incarne les puissances du mal, et la mer évoque souvent le chaos et l’instabilité des nations.

Une structure révélatrice et visionnaire 

L’Apocalypse est construite autour d’une série de visions successives, qui sont souvent introduites par des expressions telles que « je vis » ou « je regardai » selon les versions. Ces visions décrivent des scènes célestes, des jugements de Dieu et la victoire de Christ sur les forces du mal.

Cette structure vise à encourager les croyants persécutés, à travers les siècles et en ces moments de la fin, en leur montrant que Dieu contrôle l’histoire et que la victoire finale appartient à Christ.

Ces visions ne sont pas là pour impressionner, mais pour réveiller. Chaque image, chaque jugement, chaque scène céleste appelle à une décision : se conformer au monde ou marcher fidèlement avec Christ. L’Apocalypse révèle les coulisses du combat spirituel dans lequel l’Église est engagée — et c’est en ce sens un puissant appel au réveil.

Un message d’espérance et de victoire pour les croyants

Bien que le langage de l’Apocalypse puisse sembler terrifiant, ce qu’il nous faut savoir c’est que, son but principal est d’encourager les croyants à persévérer dans la foi pendant la période des tribulations. Le texte nous rappelle que malgré les tribulations et les persécutions, Dieu règne et son Royaume s’établira définitivement lors du retour du Seigneur Jésus.

Finalement, le livre se termine sur une note glorieuse avec la vision de la nouvelle Jérusalem, où Dieu habitera avec son peuple pour l’éternité sous de nouveaux cieux et sur une nouvelle terre.

Conclusion 

L’Apocalypse est un livre profondément symbolique qui utilise un langage de type apocalyptique pour révéler la souveraineté de Dieu et l’issue finale de l’histoire de l’humanité. Comprendre son genre littéraire permet d’éviter les interprétations erronées et de saisir le message d’espérance et d’encouragement qu’il adresse aux chrétiens.

Ce livre n’est pas un simple étalage d’événements catastrophiques, c’est un appel vibrant au réveil. Il nous dit : “Que celui qui a des oreilles écoute ce que l’Esprit dit aux Églises” (Apocalypse 2.7). Il ébranle, il éclaire, il purifie. Il appelle les croyants à sortir de la tiédeur spirituelle et à vivre dans l’attente active du retour glorieux du Christ.

L’Apocalypse est le livre du réveil final de l’Église.

L’Apocalypse : un livre symbolique, prophétique, et non littéral (Introduction)

Le livre de l’Apocalypse est un appel au réveil spirituel, utilisant un langage hautement symbolique pour évoquer des vérités profondes sur la foi et la souveraineté de Dieu. Plutôt qu’un récit littéral de catastrophes, il transmet un message d’espérance, encourageant l’Église à se préparer et à vivre en accord avec la volonté divine.

Pourquoi parler de ce sujet ?

Le livre de l’Apocalypse fascine autant qu’il déroute. Pour certains, il s’agit d’un récit futuriste qui est rempli de catastrophes, de monstres et d’événements surnaturels. Tandis que pour d’autres, c’est un message codé à comprendre spirituellement.

Mais comment faut-il vraiment lire ce livre si particulier ? Et surtout, que veut-il réveiller en nous ?

Car au-delà des visions et des symboles, ce livre est un appel vibrant au réveil spirituel. Il interpelle l’Église endormie, l’invite à ouvrir les yeux, à discerner les temps, et à se lever pour briller au cœur des ténèbres. L’Apocalypse n’est pas un livre à débattre, mais une voix du ciel à écouter.Doit-on interpréter ses visions littéralement ou symboliquement ?

C’est ce que nous allons voir dans cet article. Nous allons aussi découvrir pourquoi l’Apocalypse est avant tout un livre prophétique rempli de symboles, et non un récit à prendre de façon littérale.


1. Le style apocalyptique, un langage hautement symbolique

Pour commencer, mentionnons que le mot « Apocalypse » vient du grec apokalypsis, qui signifie « révélation ». Ce genre littéraire est aussi utilisé ailleurs dans la Bible, notamment dans les livres de Daniel, Ézéchiel et Zacharie. Ce style se caractérise par des visions impressionnantes, des images puissantes et des chiffres riches de sens.

Prenons, par exemple, les quatre cavaliers qui sont décrits dans Apocalypse 6.1-8. Une lecture littérale impliquerait d’imaginer quatre cavaliers fantastiques parcourant la terre pour y semer la conquête, la guerre, la famine et la mort. Cependant, il s’agit ici de symboles qui représentent des forces spirituelles et des réalités historiques qui influencent le monde. Le cavalier blanc symbolise la propagation d’un message qui serait celui d’une conquête idéologique. Le cavalier rouge représente la guerre et la violence. Le cavalier noir fait référence à la famine et aux crises économiques. Enfin, le cavalier pâle évoque la mort et les épidémies.

Un autre exemple frappant se trouve dans Apocalypse 12.1-6, où une femme vêtue du soleil est poursuivie par un dragon rouge à sept têtes. Pour cette image, il est impossible de la prendre littéralement. Ici, la femme symbolise les croyants. L’enfant qu’elle met au monde représente Jésus-Christ. Quant au dragon, il est clairement identifié comme Satan dans Apocalypse 12.9.


2. Les chiffres dans l’Apocalypse ont une signification spirituelle

L’Apocalypse regorge de chiffres, mais ceux-ci ne doivent pas être compris comme des statistiques précises. Chacun d’eux possède une valeur symbolique importante.

Par exemple, le chiffre sept symbolise la perfection et l’accomplissement divin. Lorsque le livre parle des sept Églises dans les chapitres 2 et 3, il ne s’agit pas uniquement de sept communautés historiques de l’époque, mais plutôt de l’ensemble des Églises à travers le temps, représentant tous les types de situations spirituelles.

Un autre chiffre marquant est celui des 144 000 élus qui sont mentionnés dans Apocalypse 7.4 et 14.1-3. Ce nombre ne doit pas être interprété littéralement comme une limitation du nombre de sauvés s’appliquant uniquement à Israël. Il s’agit d’un chiffre symbolique : douze tribus d’Israël multipliées par douze apôtres, multipliés par mille, ce qui désigne une multitude complète et parfaite de rachetée. Ce symbole spirituel représente les rachetés de l’ancienne alliance et ceux de la nouvelle alliance. Les douze patriarches représentent l’ancienne alliance. Les douze apôtres sont les ambassadeurs de la nouvelle alliance. D’ailleurs, juste après cette vision, Jean voit une foule que personne ne pouvait compter, composée de toutes les nations (Apocalypse 7.9), ce qui confirme l’interprétation symbolique.

Le fameux chiffre 666, mentionné en Apocalypse 13.18, symbolise l’imperfection poussée à son comble. Dans la symbolique biblique, le chiffre six représente ce qui est incomplet ou imparfait, car il est inférieur à sept, qui est le chiffre de la perfection divine. Le triple six évoque un système profondément opposé à Dieu, et non un simple tatouage sur la peau ou une puce électronique implantée sous-cutanée. Il s’agit en fait d’une marque spirituelle, qui signifie une allégeance volontaire à un système inspiré par Satan.

Loin d’être un simple code secret, ces chiffres appellent l’Église à se reconnaître comme un peuple mis à part, appelé à la fidélité. Le réveil commence lorsque le peuple de Dieu comprend qui il est et à qui il appartient. Les 144 000, la grande foule, les vainqueurs : autant d’images qui réveillent l’identité spirituelle de l’Église et l’appellent à marcher dans la lumière.


3. Des visions célestes incompatibles avec une lecture littérale

Certaines descriptions présentes dans le livre de l’Apocalypse sont tout simplement impossibles à comprendre littéralement, car elles défient les lois de la logique et de la physique.

La description de la nouvelle Jérusalem, dans Apocalypse 21.10-21, en est un exemple frappant. Cette ville est décrite comme ayant une longueur, une largeur et une hauteur de plus de 2 200 kilomètres ! Une telle ville ne pourrait physiquement exister sur notre planète. Les matériaux utilisés pour la décrire qui sont de l’or pur, des pierres précieuses, des perles géantes ne doivent pas être pris au sens strict. Ils symbolisent la gloire, la pureté et la perfection du royaume de Dieu.

Dans Apocalypse 5.6, Jésus est représenté comme un agneau immolé ayant sept cornes et sept yeux. Il est évident que Jésus ne ressemble pas littéralement à un tel animal. Ces caractéristiques ont une signification somme toute symbolique parce que les cornes représentent sa puissance parfaite, tandis que les yeux désignent sa connaissance totale, son omniscience.

Ces scènes célestes ne sont pas données pour satisfaire notre imagination, mais pour allumer un feu dans nos cœurs. Elles nous montrent le Christ glorifié, adoré, victorieux. Et elles nous appellent à raviver notre adoration, à recentrer notre foi sur l’essentiel, à vivre dès maintenant dans la réalité du ciel. Le réveil commence lorsque notre regard est fixé non plus sur la terre, mais sur le trône.


4. Une lecture littérale mène à des absurdités

Lorsqu’on lit certains passages de manière littérale, on se heurte à des absurdités qui n’ont aucun sens sur le plan physique ou logique.

Par exemple, dans Apocalypse 17.3-5, une prostituée est décrite comme étant assise sur une bête à sept têtes. Il est clair qu’il ne s’agit pas d’une femme réelle. Cette image symbolise un système religieux corrompu, une fausse religion qui exerce une influence spirituelle néfaste à travers le monde.

Dans Apocalypse 19.15, il est dit que Jésus a une épée qui sort de sa bouche. Là encore, il ne s’agit pas d’une arme physique. Cette image symbolise plutôt la puissance de sa parole, tranchante comme une épée, comme le confirme Hébreux 4.12.

Enfin, Apocalypse 6.13-14 évoque des étoiles tombant sur la terre. Si cela devait être pris littéralement, notre planète serait immédiatement anéantie parce qu’il y a des étoiles beaucoup plus grosses que notre terre. En réalité, cette image évoque l’effondrement des puissances célestes, spirituelles ou politiques, qui dominaient le monde.

Lire littéralement ces images, c’est manquer le cœur du message : un appel à la repentance, à la persévérance, à la sainteté. Le réveil ne viendra pas d’une meilleure compréhension intellectuelle, mais d’un cœur brisé devant la grandeur de Dieu révélée dans ces visions.


5. L’Apocalypse est en continuité avec les livres prophétiques de l’Ancien Testament

Ce que nous pouvons considérer est que, l’apôtre Jean, l’auteur de l’Apocalypse n’invente pas de nouveaux symboles. Ceux-ci s’inscrivent dans la continuité des prophètes de l’Ancien Testament, en reprenant et en développant leurs images.

Dans Daniel, chapitre 7, on retrouve des bêtes représentant des empires successifs. Ces bêtes ne sont pas des créatures monstrueuses réelles, mais des symboles de systèmes politiques et militaires. Jean utilise la même image dans Apocalypse 13.1-2 pour désigner un pouvoir mondial inspiré par Satan. Il s’agit là aussi d’un langage symbolique.

Dans Apocalypse 11.1-2, Jean parle d’un Temple mesuré. Certains interprètent cela comme une indication de la reconstruction future du Temple à Jérusalem. Ce qui, selon moi, est peu probable. Toutefois, dans le Nouveau Testament, Paul enseigne que les croyants eux-mêmes sont le Temple de Dieu (1 Corinthiens 3.16). Il est donc plus juste de comprendre cette vision comme une allusion à l’Église, mesurée et gardée par Dieu.


Conclusion : Une révélation pleine d’espérance

L’Apocalypse n’est pas un film de catastrophes ni un récit apocalyptique destiné à semer la peur. C’est une révélation spirituelle et prophétique, profondément ancrée dans l’espérance chrétienne. Le livre utilise un langage hautement symbolique pour annoncer la victoire de Christ, fortifier l’Église, et révéler la souveraineté de Dieu sur l’histoire.

Lire le livre de l’Apocalypse de manière littérale peut conduire à des interprétations erronées et à des doctrines trompeuses. En revanche, une lecture spirituelle, fidèle aux Écritures et éclairée par l’Esprit, permet de comprendre que :

  • Dieu est souverain, même au cœur du chaos du monde.
  • L’Église est appelée à persévérer dans la foi, malgré l’opposition.
  • Jésus-Christ reviendra dans la gloire pour établir son royaume éternel.

L’Apocalypse est donc bien plus qu’une série de visions mystérieuses. C’est un message d’espérance et de victoire pour tous ceux qui sont unis à Christ.

L’Apocalypse est un livre de réveil. Chaque vision, chaque image, chaque mot est une étincelle envoyée pour rallumer le feu éteint dans les cœurs. Ce livre secoue notre tiédeur, expose nos compromis, et nous appelle à une consécration totale.

Le véritable enjeu de ce livre n’est pas de connaître l’heure, mais d’être prêt.

L’Apocalypse est un cri divin : Prépare-toi ! Réveille-toi ! Adore le seul vrai Roi !
Elle nous arrache à notre sommeil spirituel, brise notre confort religieux et nous propulse dans une vie de sainteté, de persévérance et d’espérance.


Un grand réveil mondial avant le retour de Jésus une autre falsification des Écritures

J’ai entendu une personne dire dans une prédication, voilà quelque temps, que 2 milliards de personnes seraient sauvées juste avant que le Seigneur Jésus ne revienne. Je me suis demandé d’où ce nombre pouvait provenir et quels étaient les passages mentionnant un grand réveil à la fin des temps. 

Je me suis aperçu que la Bible ne parle pas d’un réveil universel, avec 2 milliards de convertis, mais plutôt d’un dernier témoignage puissant du peuple de Dieu, alors que le monde s’enfonce dans l’apostasie et le jugement. 

Voici, les passages utilisés pour enseigner un grand réveil et leur véritable sens. Vous allez découvrir encore une fois que les passages utilisés sont sortis de leur contexte pour leur faire dire une chose qu’ils ne disent pas. En fin de compte, nous pouvons constater, le chiffre de 2 milliards de personnes sauvées, sort uniquement de l’imaginaire d’une personne et non de la Bible.


Versets utilisés pour appuyer l’idée d’un grand réveil avant le retour de Christ

1. Joël 3.1-4

Après cela, moi, je répandrai mon Esprit sur tout le monde. Vos fils, vos filles prophétiseront. Vos vieillards, par des songes, vos jeunes gens, par des visions, recevront des révélations. Et même sur les serviteurs, sur les servantes, moi, je répandrai mon Esprit en ces jours-là. Je produirai des signes prodigieux dans le ciel, sur la terre : du sang, du feu et des colonnes de fumée. Et le soleil s’obscurcira, la lune deviendra de sang avant que vienne le jour de l’Éternel, ce jour grand et terrible. 

Certains disent que ce verset annonce un réveil mondial juste avant la fin. En réalité, ce passage annonce l’effusion du Saint-Esprit, qui a commencé à la Pentecôte (Actes 2.16-21) et qui se poursuit jusqu’à la fin des temps. Il ne parle pas d’un réveil universel, mais d’un peuple fidèle rempli de l’Esprit au milieu d’un monde en rébellion. De plus, les signes mentionnés (sang, feu, obscurité) indiquent un contexte de jugement. 

2. Matthieu 24.14

Cette Bonne Nouvelle du royaume de Dieu sera proclamée dans le monde entier pour que tous les peuples en entendent le témoignage. Alors seulement viendra la fin. 

Ce verset est utilisé pour affirmer qu’un grand réveil touchera toutes les nations avant le retour de Jésus. Jésus ne dit pas que toutes les nations se convertiront, mais que l’évangile sera prêché en témoignage. Ce qui nous démontre que l’évangile sera proclamé jusqu’au retour de Jésus et cela malgré les persécutions que le peuple de Dieu devra endurer pendant la période des tribulations. Ce passage souligne l’importance de la mission du peuple de Dieu dans les derniers jours, et non un réveil de masse.

3. Habacuc 2.14

Car la terre sera remplie de connaissance de la gloire de l’Éternel comme les eaux recouvrent le fond des mers.

À ceci, certains enseignent que ce verset annonce un réveil universel avant la fin des temps. En réalité, ce passage parle de l’établissement final du règne de Dieu, après le retour de Jésus. Il ne s’agit pas d’une prophétie sur l’Église dans les derniers jours, mais sur le royaume à venir après le jugement.

4. Ésaïe 60.1-3

Lève-toi, resplendis, car voici ta lumière, car sur toi s’est levée la gloire du Seigneur. Voici que les ténèbres couvrent la terre et une nuée sombre couvre les peuples, mais, sur toi, l’Éternel se lèvera lui-même comme un soleil et l’on verra sa gloire apparaître sur toi. Des peuples marcheront à ta lumière, et des rois à cette clarté qui s’est levée sur toi. 

Certains affirment que ce passage parle d’un réveil où le peuple de Dieu dominera le monde avant le retour de Christ. Ce passage, dans son véritable sens, parle de la gloire de Dieu qui brillera sur son peuple, alors que les ténèbres couvriront la terre. Il ne dit pas que le monde entier sera sauvé, mais que le peuple de Dieu sera comme une lumière brillante au milieu des ténèbres pendant la période des tribulations comme le laisse entendre le récit des deux témoins représentant l’église. (Apocalypse 11)

5. Actes 2.17-21

Je ferai des miracles et là-haut, dans le ciel, et ici-bas sur terre, des signes prodigieux : du sang, du feu et des colonnes de fumée. Et le soleil s’obscurcira,  la lune deviendra de sang,  avant la venue du jour du Seigneur, ce jour grand et glorieux. Alors seront sauvés tous ceux qui invoqueront le Seigneur. 

Ces versets sont souvent utilisés pour annoncer un réveil mondial avant la fin des temps.

À vrai dire, Pierre, ici, cite Joël pour montrer que l’effusion du Saint-Esprit a commencé et continue jusqu’à la fin. Mais il mentionne aussi des signes de jugement (sang, feu, fumée), montrant que cette période se termine, au dernier jour, par la venue du Seigneur. Ce passage ne parle pas d’un réveil final, mais de la présence continue du Saint-Esprit dans le peuple de Dieu pendant la période des tribulations jusqu’au retour de Christ.


Que nous dit la Bible réellement ?

1. Un dernier témoignage puissant du peuple de Dieu :

L’Évangile sera prêché avec puissance, au cœur de  la persécution pendant la période des tribulations comme le démontre Matthieu 24.14 « Cette Bonne Nouvelle du royaume de Dieu sera proclamée dans le monde entier pour que tous les peuples en entendent le témoignage. Alors seulement viendra la fin. »

Puis, ceux qui font partie du peuple de Dieu seront fidèles jusqu’à la fin : « C’est là que les membres du peuple saint, ceux qui obéissent aux commandements de Dieu et vivent selon la foi en Jésus, doivent faire preuve d’endurance. » (Apocalypse 14.12).

2. Une grande apostasie :

L’apôtre Paul nous dit que beaucoup abandonneront la foi : « Que personne ne vous égare d’aucune façon. Car ce jour n’arrivera pas avant qu’éclate le grand Rejet de Dieu, et que soit révélé l’homme de la révolte qui est destiné à la perdition » (2 Thessaloniciens 2.3) « Cependant, l’Esprit déclare clairement que, dans les derniers temps, plusieurs se détourneront de la foi parce qu’ils s’attacheront à des esprits trompeurs et à des enseignements inspirés par des démons. » (1 Timothée 4.1).

Jésus nous enseigne que l’iniquité augmentera et l’amour de plusieurs se refroidira : « Parce que le mal ne cessera de croître, l’amour du plus grand nombre se refroidira. »(Matthieu 24.12).

Paul nous mentionne qu’un faux réveil prendra place sous l’influence de l’Antichrist « La venue de cet homme se fera grâce à la puissance de Satan, avec toutes sortes d’actes extraordinaires, de signes impressionnants et de prodiges trompeurs. Il usera de toutes les formes du mal pour tromper ceux qui se perdent, parce qu’ils sont restés fermés l’amour de la vérité qui les aurait sauvés. Voilà pourquoi Dieu leur envoie une puissance d’égarement pour qu’ils croient au mensonge. Il agit ainsi pour que soient condamnés tous ceux qui n’auront pas cru à la vérité et qui auront pris plaisir au mal. » (2 Thessaloniciens 2.9-12)

3. Les passages qui mentionnent un grand réveil avant le retour de Christ :

Voici tous les passages qui mentionnent un grand réveil juste avant le retour de Christ.

L’auteur a laissé cet espace vide volontairement

En conclusion, il n’y aura pas un réveil mondial où 2 milliards de personnes viendront à Christ tout juste avant son retour. Ce que nous voyons, en contrepartie, c’est qu’un reste fidèle témoignera avec puissance, alors que le monde s’enfoncera dans l’apostasie et le jugement.


Notre mission :

  • Rester fermes dans la foi (Matthieu 24.13).
  • Prêcher l’Évangile jusqu’au bout (Matthieu 28.19-20).
  • Ne pas se laisser séduire par les faux réveils (2 Thessaloniciens 2.11).

Le peuple de Dieu brillera comme une lumière au milieu des ténèbres, mais le monde ne sera pas sauvé au compte de 2 milliards avant le retour de Christ. Cette, il y en aura peut-être qui se convertiront suite au message de l’Église (deux témoins) toutefois, ce sera un nombre qui n’est pas mentionné.

Introduction : L’éveil du Kundalini et son influence néfaste dans l’Église aujourd’hui

Depuis plusieurs décennies, un phénomène inquiétant s’est répandu dans certaines églises charismatiques et pentecôtisantes. Des manifestations spectaculaires, souvent attribuées au Saint-Esprit, se produisent sans contrôle : tremblements incontrôlables, chutes en arrière sous l’imposition des mains, rires hors contrôle, cris d’animaux, états de transe, sensations de chaleur intense et ivresse spirituelle. Bien que ces expériences soient présentées comme des preuves de la présence et de la puissance divine, elles ne trouvent aucun fondement biblique.

Dans les quatre prochains articles, nous examinerons ces phénomènes, on remarquera des similitudes frappantes avec les manifestations observées lors de l’éveil du Kundalini, un concept issu de l’hindouisme et du yoga. Cette pratique mystique prétend éveiller une énergie spirituelle latente, représentée comme un serpent enroulé à la base de la colonne vertébrale, qui s’élève à travers les chakras jusqu’à la nuque de la personne en provoquant divers phénomènes physiologiques et psychiques. Mais cette expérience, bien qu’impressionnante, est-elle véritablement d’origine divine ?

Ce mélange subtil entre des manifestations d’origine ésotérique et des pratiques charismatiques modernes pose un grave problème de discernement spirituel. Si certaines églises attribuent ces phénomènes au Saint-Esprit, il est essentiel de poser une question cruciale : ces manifestations sont-elles en accord avec la Bible et le caractère de Dieu ?

Nous vivons une époque où l’expérience émotionnelle et mystique prend souvent le pas sur la vérité biblique. Beaucoup de croyants recherchent des sensations spirituelles fortes c’est-à-dire des expériences, ce que leur offre la Nouvelle Réforme Apostolique, plutôt qu’une relation authentique avec Jésus-Christ. Cet engouement pour le spectaculaire ouvre la porte à des influences spirituelles étrangères à la foi chrétienne. Cette situation soulève des questions fondamentales :

  • Comment l’influence du Kundalini a-t-elle pénétré dans certaines églises ?
  • Quels sont les signes permettant de discerner ces manifestations ?
  • Que dit la Bible à ce sujet ?
  • Comment reconnaître la véritable œuvre du Saint-Esprit et éviter les pièges des expériences mystiques trompeuses ?

Ces interrogations sont d’autant plus importantes que la Bible nous avertit de la présence de faux prophètes et de signes trompeurs dans les derniers temps. Jésus lui-même déclare : « Car il s’élèvera de faux Christs et de faux prophètes ; ils feront de grands signes et des prodiges, jusqu’à séduire, s’il était possible, même les élus. » (Matthieu 24.24)

Ainsi, nous devons rester vigilants et ancrés dans la Parole de Dieu, afin de discerner ce qui vient véritablement du Saint-Esprit et ce qui relève d’influences trompeuses.

L’éveil du Kundalini est un concept central dans l’ésotérisme hindouiste et le tantrisme. Il repose sur l’idée qu’une énergie spirituelle dormante réside en chaque individu, sous forme d’un serpent enroulé à la base de la colonne vertébrale. Selon les traditions ésotériques et yogiques, cette énergie peut être éveillée par diverses pratiques mystiques, telles que :

  • Le yoga (notamment le Kundalini Yoga)
  • La méditation transcendantale
  • La récitation de mantras
  • Les exercices de respiration profonde (pranayamas)
  • La transmission énergétique d’un maître spirituel (Shaktipat)

L’objectif de cet éveil est d’atteindre un état de conscience supérieure et de fusionner avec le divin. Cette quête spirituelle est profondément égocentrique, car elle repose sur l’auto-réalisation et l’auto-divinisation, au lieu d’une relation avec un Dieu personnel et souverain.

Les effets de l’éveil du Kundalini sont identiques à ceux observés dans certaines églises encore aujourd’hui :

  • Tremblements et spasmes incontrôlables
  • Chaleur intense et picotements dans la colonne vertébrale
  • États de transe et visions mystiques
  • Cris d’animaux et rires incontrôlés
  • Sensation d’ivresse spirituelle
  • Pertes de contrôle 
  • Comportements désordonnés

Ces manifestations ne sont ni décrites ni encouragées dans la Bible. Au contraire, les Écritures enseignent que le Saint-Esprit agit toujours avec ordre, paix et maîtrise de soi.

« Car Dieu n’est pas un Dieu de désordre, mais de paix. » (1 Corinthiens 14.33) « Le fruit de l’Esprit, c’est l’amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bienveillance, la fidélité, la douceur, la maîtrise de soi. » (Galates 5.22-23)

Si une manifestation spirituelle entraîne une perte de contrôle et un désordre émotionnel, alors elle ne peut pas être de Dieu.

Satan, le père du mensonge, cherche toujours à imiter les œuvres de Dieu pour tromper les croyants. L’éveil du Kundalini est un exemple frappant de cette contrefaçon spirituelle, où des phénomènes surnaturels spectaculaires sont utilisés pour détourner les croyants de la vérité biblique. L’apôtre Paul avertit clairement : « Cela n’a rien d’étonnant : Satan lui-même ne se déguise-t-il pas en ange de lumière ? Il n’est donc pas surprenant que ses agents aussi se déguisent en serviteurs de ce qui est juste. » (2 Corinthiens 11.14-15)

Le danger du Kundalini dans l’Église est qu’il détourne les croyants du véritable évangile en les amenant à rechercher des expériences mystiques au lieu de bâtir une relation profonde et authentique avec Christ.

Pour reconnaître si une manifestation spirituelle vient de Dieu, il faut examiner plusieurs critères :

  1. Est-elle en accord avec la Bible ? Toute manifestation spirituelle doit être examinée à la lumière des Écritures.
  2. Glorifie-t-elle Jésus-Christ ? Le Saint-Esprit ne met pas l’accent sur des phénomènes spectaculaires, mais sur Jésus et son œuvre de salut.
  3. Produit-elle des fruits de l’Esprit ? Le véritable Saint-Esprit transforme le cœur du croyant en développant sa sainteté et son obéissance à Dieu.
  4. Conduit-elle à plus de sagesse et de maîtrise de soi ? Dieu ne pousse jamais quelqu’un à perdre le contrôle de lui-même.
  5. Quelle en est la source ? Le Saint-Esprit ne s’active pas par des méthodes humaines, mais il est un don divin reçu par la foi.

L’infiltration des manifestations inspirées du Kundalini dans certaines églises est une stratégie subtile de l’ennemi pour détourner les croyants de la vérité biblique. Ces manifestations ont été introduites dans les années 90 avec le soi-disant mouvement de réveil que l’on a appelé La Bénédiction de Toronto (Toronto Blessing) et qui se poursuit encore aujourd’hui avec la Nouvelle Réforme Apostolique en ajoutant des éléments encore douteux  comme se coucher, dans les cimetières, sur les tombes des hommes et femmes de Dieu afin de recevoir leur onction. Cette activité n’est pas soutenue, non plus d’aucune façon par les Écritures.

La véritable puissance spirituelle ne réside pas dans des expériences émotionnelles spectaculaires, mais dans une vie transformée par le Saint-Esprit, fondée sur la Parole de Dieu. La Bible nous dit : « examinez toutes choses, retenez ce qui est bon, et gardez-vous de ce qui est mauvais, sous quelque forme que ce soit. » (1 Thessaloniciens 5:21-22)

En ces temps de confusion, il est essentiel de demeurer fermes dans la foi et de revenir aux enseignements bibliques purs et simples. Que l’Église de Christ soit un modèle de vérité, de sagesse et de sainteté, loin des illusions et des contrefaçons spirituelles !

Les quatre prochains articles vont traiter de ce sujet :

1. L’éveil du Kundalini et ses implications spirituelles : une analyse chrétienne

2. L’éveil du Kundalini vs. le baptême du Saint-Esprit : une opposition spirituelle fondamentale 

3. L’infiltration du Kundalini dans l’Église : une tromperie spirituelle

4. L’infiltration du Kundalini dans l’Église : un avertissement spirituel

De l’endoctrinement à la vérité : avoir l’honnêteté et le courage spirituel pour s’en extirper

Introduction

Dans notre marche avec Christ, l’honnêteté et l’humilité sont des vertus essentielles pour demeurer dans la vérité. Cependant, il arrive que certains croyants, sans s’en rendre compte, soient influencés par des fausses doctrines. Ces erreurs doctrinales, souvent présentées sous des apparences attrayantes, peuvent saper les fondations de la foi véritable et conduire à un éloignement progressif de la vérité biblique. Admettre avoir été endoctriné et reconnaître ses erreurs demande non seulement de l’honnêteté, mais aussi du courage. Ce processus de reconnaissance et de repentance est crucial pour retrouver une relation authentique avec Dieu et éviter les conséquences spirituelles fatales d’une persistance dans l’erreur.

L’honnêteté d’admettre l’endoctrinement

Admettre que l’on a été endoctriné par de fausses doctrines est un acte d’honnêteté spirituelle. Cela implique de reconnaître que l’on a accepté des enseignements qui, bien que présentés comme bibliques, contredisent en réalité la Parole de Dieu. Les fausses doctrines exploitent souvent des aspirations légitimes — la prospérité, le succès, la sécurité — pour attirer les croyants dans un piège subtil.

Cette reconnaissance exige une confrontation avec soi-même. Elle nous pousse à examiner, à la lumière des Écritures, les enseignements que nous avons adoptés. Comme le Psalmiste le dit : « Éprouve-moi, ô Dieu, et connais mon coeur ! Examine-moi, et connais mes pensées ! » (Psaume 139.23, LSG). L’honnêteté spirituelle consiste à permettre à Dieu de révéler ce qui dans notre foi ou nos croyances est en contradiction avec sa vérité.

Réaliser la gravité de l’endoctrinement

Prendre conscience de la gravité de l’endoctrinement est une étape essentielle pour s’en libérer. L’endoctrinement ne se limite pas à une simple erreur doctrinale; il s’agit d’un conditionnement mental qui peut emprisonner l’esprit dans des mensonges et empêcher la personne de recevoir la vérité. Comme le souligne Bernard Werber : « Une personne intelligente changera d’avis si de nouvelles informations contredisent ses convictions, malheureusement, une personne endoctrinée n’a pas cette capacité, elle est conditionnée à rejeter les faits. » Cette citation met en lumière le danger de l’endoctrinement : il rend difficile, voire impossible, d’accepter des vérités qui contredisent ce que l’on a été conditionné à croire. Cela, je le vois beaucoup avec la fausse doctrine de l’enlèvement prétribulationnel. Certainement que c’est la même chose avec toutes les fausses doctrines. Pour un chrétien, cela signifie qu’un esprit endoctriné est fermé à la correction que l’Esprit de Dieu peut apporter, ce qui constitue un obstacle majeur à la croissance spirituelle.

Le courage de reconnaître et de se repentir

Reconnaître que l’on s’est trompé exige une grande dose de courage. C’est un acte d’humilité devant Dieu, mais aussi, devant d’autres croyants. Ce courage est d’autant plus important que l’orgueil humain peut chercher à justifier ou à minimiser l’erreur. Pourtant, la Bible est claire : « Celui qui cache ses transgressions ne prospère pas, mais celui qui les avoue et les abandonne obtient miséricorde » (Proverbes 28.13, BDS).

Le processus de repentance est une invitation à revenir à la vérité. Il ne s’agit pas simplement d’admettre une erreur, mais de prendre un engagement sincère de s’éloigner des doctrines trompeuses. La repentance implique de remplacer les mensonges par la vérité de la Parole de Dieu, comme Paul l’encourage : « Nous renversons les raisonnements et toute hauteur qui s’élève contre la connaissance de Dieu, et nous amenons toute pensée captive à l’obéissance de Christ » (2 Corinthiens 10.5, LSG).

Les dangers de persister dans l’erreur

Refuser de se repentir après avoir reconnu une erreur doctrinale expose le croyant à des conséquences graves. Les fausses doctrines, même attrayantes, finissent par éloigner de la vérité biblique et de Dieu lui-même. Elles conduisent à une foi déformée et peuvent même avoir des conséquences éternelles si elles ne sont pas corrigées.

Jésus avertit que les faux prophètes et les enseignements trompeurs seront présents jusqu’à la fin des temps : « Plusieurs faux prophètes s’élèveront et ils tromperont beaucoup de gens » (Matthieu 24.11, BDS). Le croyant qui persiste dans l’erreur court le risque de s’endurcir et de devenir insensible à la voix de l’Esprit, ce qui sera fatal spirituellement.

Conclusion

Pour un croyant, admettre avoir été endoctriné par de fausses doctrines et avoir fait une erreur demande une honnêteté et un courage qui honorent Dieu. Cependant, cette reconnaissance n’est qu’une étape. La repentance est essentielle pour se détourner des erreurs et retrouver la vérité de l’Évangile. En revenant à la saine doctrine, le croyant se place sous la grâce transformatrice de Dieu, qui restaure et fortifie ceux qui se tournent vers lui avec un coeur sincère. Que chacun de nous ait la sagesse d’examiner sa foi, l’humilité d’admettre ses erreurs et le courage de se repentir, afin de marcher dans la lumière de la vérité qui conduit à la vie éternelle.

Réfuter la fausse doctrine de l’hypergrâce partie 1

Minimiser l’importance de se repentir et de confesser ses fautes.

La fausse doctrine de l’hypergrâce est un faux enseignement qui piège les croyants. Parce que celle-ci est incroyablement pernicieuse comme vous allez le constater dans ces prochains articles. Elle détourne véritablement les croyants d’une des bases du christianisme et celle-ci est la confession de nos péchés et la repentance qui s’en suit. En d’autres mots, cette doctrine enseigne en premier lieu qu’il n’est plus nécessaire de se repentir ou de confesser ses péchés. Elle s’appuie sur des versets de la Bible, mais généralement ceux-ci sont mal interprétés. 

Par exemple, cette doctrine affirme que la grâce de Dieu aurait déjà pardonné tous les péchés – passés, présents et futurs – ce qui rendrait inutile de demander pardon ou de changer de comportement. Est-ce que cela est fondamentalement biblique ? C’est ce que nous allons voir dans cet article aujourd’hui. 

Avant de commencer, j’aimerais mentionner que pour toutes les fausses doctrines, c’est le même modus opérandi. Chaque fois, un verset est utilisé hors de son contexte pour lui faire dire une chose qu’il ne dit pas. C’est en quelque sorte (du vrai) mélangé avec (du faux). On prend un passage de la Bible (du vrai) et on lui donne une autre signification (du faux). Ainsi, cela laisse l’apparence de vrai, mais en réalité ce n’est que du faux. 

Sans une connaissance des Écritures, il est très difficile de démêler le vrai du faux. La preuve c’est que les fausses doctrines prolifèrent aujourd’hui dans le corps de Christ et ceci en grande partie par des prédicateurs qui reprennent les enseignements sans s’apercevoir que c’est du faux. Ils croient que c’est (du vrai) parce que c’est un verset de la Bible. Je vais vous démontrer avec cette série d’articles sur la fausse doctrine de l’hypergrâce ce que je viens de vous mentionner. 

D’abord, le premier verset que je veux regarder avec vous est ce passage qui dit : « Il n’y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont unis à Jésus-Christ. » (Romains 8.1 )

Ce verset est interprété pour dire que, puisque les croyants ne sont plus sous la condamnation, ils n’ont plus besoin de se repentir ou de confesser leurs péchés. C’est absolument faux d’affirmer une chose pareille parce que ce passage parle plutôt de la justification par la foi en Christ et en aucun temps, il ne supprime l’appel à la repentance. 

D’ailleurs, le psalmiste reconnaissait ses péchés lorsqu’il écrivit ceci : « Oui, je reconnais mes transgressions, ma faute est constamment devant moi. J’ai péché contre toi, contre toi seul, et j’ai fait ce qui est mal à tes yeux. C’est pourquoi tu es juste dans tes paroles, sans reproche dans ton jugement. » (Psaume 51.3-4) 

Le Psaumes 25.18, nous voyons le psalmiste dire: « Vois ma misère et ma souffrance, pardonne-moi tous mes péchés ! » Et la réponse de Dieu à une demande de pardon est : « Venez et discutons ensemble, dit l’Éternel. Même si vos péchés sont rouges comme de l’écarlate, ils deviendront blancs comme la neige ; même s’ils sont rouges comme la pourpre, ils deviendront comme la laine. » (Ésaïe 1.18) Nous constatons dans ce passage que le Seigneur confirme qu’il pardonnera les péchés, en sous-entendu, ceux qui seront confessés. Un autre passage nous dit aussi : « Si mon peuple, celui qui porte mon nom, s’humilie, prie, et me recherche, et s’il renonce à ses mauvaises voies, je l’écouterai du haut du ciel, je lui pardonnerai son péché, et je guérirai son pays. » (2 Chroniques 7.14) 

Nous voyons bien que Dieu pardonne les péchés qui sont confessés. Si nous prétendons que nos péchés présents et futurs sont déjà pardonnés, nous nous berçons d’illusions parce que ce n’est pas ce que la Bible dit. C’est en quelque sorte induire les gens en erreur. Ce qui les privera de la vie éternelle. Ce n’est pas une petite affaire.

Un second passage qu’ils utilisent dans cette ligne de pensée est celui d’Hébreux 10.10-14 qui se lit comme suit : « Et c’est en raison de cette volonté de Dieu que nous sommes purifiés du péché, grâce au sacrifice de son propre corps que Jésus-Christ a offert une fois pour toutes. Tout prêtre se présente chaque jour pour accomplir son service et offrir souvent les mêmes sacrifices qui, cependant, ne peuvent jamais ôter les péchés. Christ, lui, a offert un sacrifice unique pour les péchés, valable pour toujours, et il s’est assis à la droite de Dieu où il attend désormais que ses ennemis soient mis à terre sous ses pieds. Par une offrande unique, en effet, il a rendu parfaits pour toujours ceux qu’il purifie du péché. » 

Les adeptes de la doctrine citent ces versets pour affirmer que, puisque Christ a offert un sacrifice parfait et définitif, les croyants n’ont plus besoin de repentance ou de confession. Il est bon de mentionner que ce passage souligne plutôt que le sacrifice de Christ est suffisant pour le salut. Cependant, cela ne dispense pas les croyants de maintenir une relation avec Dieu en reconnaissant leurs péchés. 

Le passage de 1 Jean 1.9 est tout de même assez révélateur pour réfuter cette mauvaise interprétation. Il mentionne  que « Si nous reconnaissons nos péchés, Dieu est fidèle et juste et, par conséquent, il nous pardonnera nos péchés et nous purifiera de tout le mal que nous avons commis. » Ceci m’amène à me poser la question suivante, comment se fait-il qu’ils puissent affirmer que nos péchés passés, présents et futurs sont pardonnés et qu’il n’est plus nécessaire de demander pardon. On voit bien ici que la Bible dit exactement le contraire.

En réalité, ce qui est important de savoir, c’est que la sanctification est un processus continu qui nécessite repentance et transformation tout au long de notre vie. C’est se bercer d’illusion que de prétendre que nous sommes déjà pardonnés pour nos péchés futurs et que nous n’avons donc maintenant plus rien à faire parce que la grâce fait tout.

Un autre passage utilisé pour appuyer leurs points est le Psaume 103.12 qui dit : « Autant l’Orient est loin de l’Occident, autant il éloigne de nous nos mauvaises actions. » Ce verset est utilisé par les enseignants de la fausse doctrine de l’hypergrâce pour enseigner que Dieu a déjà oublié tous les péchés des croyants et qu’ils n’ont plus besoin de les confesser. En réalité, ce passage met en évidence la miséricorde de Dieu, mais cela n’annule pas la nécessité de la repentance. L’Ancien Testament lui-même souligne que la grâce de Dieu est offerte à ceux qui reviennent à Lui dans l’humilité et la confession comme nous le rapporte le Psaume 32.5 : « Je t’ai avoué ma faute, je n’ai plus caché mes torts, j’ai dit : « Je reconnaîtrai devant l’Eternel les péchés que j’ai commis. » Alors tu m’as déchargé du poids de ma faute. » Encore une fois, la Bible déclare le contraire de leur affirmation. Comme vous pouvez le constater, jusqu’à maintenant, chaque verset qu’ils utilisent est une mauvaise interprétation et ceux-ci sont réfuter par les Écritures sans ambuigité.

Regardons un passage utilisé à outrance par les enseignants de l’Hyper-Grâce. C’est celui de 1 Jean 3.9  alors que l’apôtre écrit : « Celui qui est né de Dieu ne pèche pas, car la vie qui vient de Dieu a été implantée en lui et demeure en lui. Il ne peut pas pécher, puisqu’il est né de Dieu. » À première vue, on pourrait s’y méprendre et il serait facile de croire que nous n’avons plus besoin de confesser nos péchés tout comme la fausse doctrine de l’hypergrâce interprète ce verset pour dire qu’un croyant né de nouveau ne peut plus pécher, rendant la repentance et la confession inutiles.

Nous avons vu jusqu’à maintenant que la Parole de Dieu disait le contraire de leur affirmation. Dans ce passage, Jean parle ici de la nature nouvelle en Christ qui rejette le péché comme mode de vie. Ça ne signifie pas que les croyants ne pèchent plus jamais, mais qu’ils ne vivent plus dans un état de péché habituel. Le même auteur appelle les croyants à confesser leurs péchés comme nous avons vu précédemment dans 1 Jean 1.9.

Maintenant, un avant-dernier passage utilisé faussement : « Et vous, qui étiez morts à cause de vos fautes et parce que vous étiez incirconcis, Dieu vous a donné la vie avec Christ. Il nous a pardonné toutes nos fautes. Car il a annulé l’acte qui établissait nos manquements à l’égard des commandements. Oui, il l’a effacé, le clouant sur la croix. » (Colossiens 2.13-14)

Encore une fois, ces versets sont utilisés pour affirmer que tous les péchés, y compris futurs, sont déjà pardonnés, rendant la repentance superflue. Lorsque nous lisons, ce passage nous nous apercevons bien, à première vue, que ce n’est pas ce qu’il affirme. En vérité ce passage enseigne que le pardon de Dieu est une œuvre accomplie en Christ, mais cela ne dispense pas les croyants de se repentir lorsqu’ils pèchent. 

D’ailleurs, Paul exhorte à une vie sainte en réponse à cette grâce en Colossiens 3.5-10 lorsqu’il dit : « Faites donc mourir tout ce qui, dans votre vie, appartient à la terre, c’est-à-dire : l’inconduite, l’impureté, les passions incontrôlées, les désirs mauvais et la soif de posséder – qui est une idolâtrie. Ce sont de tels comportements qui attirent la colère de Dieu sur ceux qui refusent de lui obéir. Et vous-mêmes aussi, vous commettiez ces péchés autrefois lorsqu’ils faisaient votre vie. Mais à présent, débarrassez-vous de tout cela : colère, irritation, méchanceté, insultes ou propos grossiers qui sortiraient de votre bouche ! Ne vous mentez pas les uns aux autres, car vous vous êtes dépouillés de l’homme que vous étiez autrefois avec tous ses agissements, et vous vous êtes revêtus de l’homme nouveau. Celui-ci se renouvelle pour être l’image de son Créateur afin de parvenir à la pleine connaissance. 

Jusqu’à maintenant, on s’aperçois que la doctrine de l’Hyper-grâce incite les gens à minimiser la repentance. Qu’elle les encourage à vivre dans la désobéissance et le péché constamment en évitant le processus de repentance. Puis qu’elle mentionne qu’il n’est plus nécessaire de demander pardon pour nos péchés. C’est en quelque sorte vu comme un licence pour vivre dans la débauche.

En terminant, regardons un dernier passage utilisé de la même façon. Un verset auquel on lui fait dire une chose qu’il ne dit pas. « Car c’est par grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Cela ne vient pas de vous, c’est un don de Dieu ; ce n’est pas le fruit d’œuvres que vous auriez accomplies. Personne n’a donc de raison de se vanter. (Éphésiens 2.8-9)

Les enseignants de la doctrine de l’hypergrâce utilise ces versets pour enseigner que, puisque le salut est entièrement une œuvre de grâce, la repentance ou la confession ne sont pas nécessaires. On vois bien que c’est une falsification de la Parole de Dieu. Si le salut est en effet un don gratuit, comme nous dit la Bible, la foi vivante produit des œuvres, y compris la repentance sincère. 

En conclusion de ce point, comme nous venons de le voir, les passages utilisés par la doctrine de l’hyper-Grâce, jusqu’à maintenant, sont tous sortis de leur contexte et mal interprétés pour leur faire dire une chose qu’ils ne disent pas. Comme nous avons pu le constater la Bible enseigne clairement que la grâce de Dieu ne supprime pas la nécessité de la repentance et de la confession des péchés. Au contraire, elle les rend possibles et efficaces. Des passages comme 1 Jean 1.9 et Jacques 4.8-10 nous apprennent que le pardon de Dieu est conditionné par une reconnaissance sincère du péché et que si nous ne confessons pas nos péchés, nous ne seront pas pardonné.

De dire que nos péchés futures sont pardonnée est une très mauvaise interprétation des Écritures. Pourtant, plusieurs prédicateurs enseigne cela à leur congrégation. La grâce de Dieu ne doit jamais être utilisée comme une excuse pour négliger notre responsabilité spirituelle. Bien que nos péché passé furent pardonné c’est parce que nous les avons confessés. Ce sera la même chose pour nos péchés présent et futur. Ils seront pardonné si nous les admettons et que nous implorons le pardon de Dieu. 

Prenons le temps de méditer ce passage qui à lui seul démoli toute cette fausse doctrine de l’Hyper-grâce : « Qui cache ses fautes ne prospérera pas, qui les avoue et les délaisse obtient miséricorde. » (Proverbes 28.13)

À l’aube d’une guerre nucléaire : quelle est notre espérance ?

Face à la menace d’un conflit nucléaire, l’espérance des croyants repose uniquement sur Jésus-Christ, la vérité des Écritures et la promesse de la vie éternelle, plutôt que sur les illusions d’un monde corrompu ou des fausses doctrines.

Nous y voilà, les tentions entre l’OTAN et la Russie viennent de monter d’un cran avec l’autorisation donnée à l’Ukraine de lancer des missiles longe portée sur la Russie. Jusque-là, il ne leur avait pas été permis à cause du risque d’escalades. Maintenant, cela ne semble plus inquiéter les politiciens qu’une menace nucléaire plane sur leur pays et sur les populations. 

Dans ce conflit, le président de la nation russe, Vladimir Poutine, a été très clair concernant l’utilisation de ces missiles longues portées mentionnant qu’il y aurait des représailles envers les pays concernés. Ainsi, nous nous retrouvons devant un possible conflit nucléaire où des milliers de personnes vont très certainement perdre la vie. Qu’en sera-t-il des croyants ? Bien ceux-ci n’échapperont pas à la mort si une bombe nucléaire venait à tomber sur leur ville. 

Ce qu’il nous faut savoir, c’est que nous vivons actuellement des événements, selon toute vraisemblance, qui s’apparente aux descriptions apocalyptiques mentionnées dans la Bible. Guerres et menaces de guerre sont maintenant monnaie courante dans notre quotidien. Nombre de pays se font maintenant des menaces et plusieurs autres sont en guerre contre leurs voisins. 

Pour les croyants, ce qui compte ce n’est pas notre vie sur cette terre. Bien au contraire, ce qui compte c’est notre vie à venir et malheureusement, nous ne pouvons y accéder que par la mort du corps au préalable. 

L’espérance du croyant n’est pas dans cette vie ici-bas. Son espérance n’est pas non plus dans un homme politique quelconque. Ce qui compte c’est la vie éternelle reçue en Jésus par son sacrifice et le pardon des péchés. Son espérance doit être dans le Seigneur Jésus uniquement. C’est aussi dans l’attente de la venue prochaine du Seigneur pour venir prendre avec lui les croyants qui seront toujours en vie lors de son retour.

Ne vous faites pas d’idée, des temps de grandes souffrances sont devant nous. Les mensonges que l’on vous a racontés mentionnant que vous ne souffrirez pas parce que vous serez enlevé avant que cela ne débute ne semblent pas être en train de s’accomplir. 

Lentement, mais surement, nous glissons vers un conflit mondial qui fera certainement des milliards de morts et plusieurs croyants seront victimes ou témoins de ces événements. 

La réalité est tout autre que ce que l’on vous a fait croire. Parce qu’en aucun temps, la Bible ne parle d’un enlèvement avant la période des tribulations. Ceux qui vous induisent en erreur le font en utilisant des versets qu’ils sortent de leur contexte pour leur faire dire une chose qu’ils ne disent pas. Chers chrétiens, il est maintenant temps de vous réveiller parce que la réalité sera brutale pour vous. 

Prenez votre Bible et recommencez à la lire. Demandez l’aide du Saint-Esprit pour comprendre les Écritures. La première chose que Jésus a dite concernant les événements de la fin fut « faites bien attention que personne ne vous induise en erreur ». Jésus savait que dans les derniers temps, la séduction serait grande et qu’il faudrait nous protéger de cela. 

Comment peut-on faire pour ne pas se laisser séduire ? Prenez votre Bible et allez voir les passages qui vous sont enseignés pour voir s’ils sont conformes à leur utilisation. La Bible c’est la vérité, mais cette vérité peut être déformée par des hommes sans scrupules. 

Ne faites pas confiance à personne même si cette personne est populaire ou a de la notoriété. Vérifier toujours par vous-même si ce que l’on vous dit est la vérité. Ne tenez rien pour acquis. Il est trop facile de tordre le sens des écritures pour tromper les croyants volontairement ou involontairement.

Avec les temps de grandes tensions que nous vivons, il est maintenant temps de retourner à la source de la vérité qui est la Parole de Dieu. Le Seigneur saura nous réconforter ou encore nous encourager par les Écritures. 

Ainsi, malgré la menace nucléaire qui plane, vous serez à même de trouver la paix dans le Seigneur et dans les Écritures. Vous ne serez pas effrayé parce que votre espérance n’est pas dans ce monde corrompu, mais dans le monde à venir que Jésus est parti nous préparer. 

La Bible nous dit dans l’évangile de Luc chapitre 21 et le verset 28 « Quand ces événements commenceront à se produire, levez la tête et prenez courage, car alors votre délivrance sera proche. » Ce sont les paroles mêmes de Jésus et les événements, auxquels il fait référence, ce sont les tribulations. 

Ne vous laissez pas aller au découragement. Soyez fort dans l’attente et sûr que le Seigneur vous gardera sous son aile pendant ces jours troubles.

Pourquoi la Bible n’enseigne-t-elle pas un réveil mondial avant le retour de Christ

Introduction

La Bible, dans plusieurs passages prophétiques, parle d’un réveil spirituel, mais l’idée d’un « grand réveil mondial » à la fin des temps n’est absolument pas ce que la Bible enseigne. C’est une mauvaise interprétation de certains passages bibliques. Encore une fois, cela vient ajouter à cette fausse doctrine un autre concept qui n’est absolument pas biblique. C’est une fois de plus, des versets sortis de leurs contextes pour leur faire dire une chose qu’ils ne disent pas. Voici quelques exemples de versets utilisés pour appuyer leur doctrine.

1. La prophétie de Joël

Dans Joël 3.1-2 et dans d’autres versions 2.28-29, Dieu promet une effusion de son Esprit :

« 1-28 Après cela, moi, je répandrai mon Esprit sur tout le monde. Vos fils, vos filles prophétiseront. Vos vieillards, par des songes, vos jeunes gens, par des visions, recevront des révélations. 2-29 Et même sur les serviteurs, sur les servantes, moi, je répandrai mon Esprit en ces jours-là. »

Ce passage est souvent interprété comme une prophétie d’un réveil spirituel mondial. Certains croient qu’il a eu un accomplissement partiel à la Pentecôte (Actes 2), mais qu’il pourrait aussi avoir un accomplissement plus large dans les derniers temps.

Malheureusement, c’est une interprétation erronée de ce passage. Le fait que Dieu répande son Esprit sur tout le monde ne signifie pas que des milliards d’âmes vont se convertir au Seigneur. Cela veut tout simplement dire que maintenant son Esprit est répandu et accessible à tout le monde dans la nouvelle alliance contrairement à l’ancienne alliance où ce n’était pas le cas.

2. L’annonce de l’évangile à toute la terre

Jésus, dans Matthieu 24.14, déclare :

« 14 Cette Bonne Nouvelle du royaume de Dieu sera proclamée dans le monde entier pour que tous les peuples en entendent le témoignage. Alors seulement viendra la fin. »

Ce passage parle d’une diffusion universelle de l’Évangile avant la fin, mais il n’indique pas nécessairement qu’un grand nombre de personnes se tourneront vers Dieu. Il souligne plutôt que le message du salut atteindra tous les coins de la terre. C’est encore une fois, une interprétation erronée de ce passage.

3. Les temps de l’apostasie

Parallèlement à la possibilité d’un réveil, la Bible annonce aussi une grande apostasie, ou un abandon de la foi, dans les derniers temps. Paul écrit dans 2 Thessaloniciens 2.3 :

« 3 Que personne ne vous égare d’aucune façon. Car ce jour n’arrivera pas avant qu’éclate le grand Rejet de Dieu, et que soit révélé l’homme de la révolte qui est destiné à la perdition. »

Ce passage, ainsi que bien d’autres (Mt 24.10-12; 1 Ti 4.1-2; 2 Ti 3.1-5; Hé 3.12; Jd 1.18-19; Ap 3.15-16), parle plutôt d’une période de déclin spirituel et de rejet de la vérité.

Je me demande bien, comment on peut parler de grand réveil mondial alors que la Bible parle d’apostasie généralisée c’est un aberration.

4. Les deux témoins et le ministère prophétique

Dans Apocalypse 11, les deux témoins prophétisent avec puissance et amènent de nombreux signes et jugements. Leur ministère est un signe de la puissance de Dieu dans les derniers jours, mais il est également accompagné de persécutions et de résistance. Ce passage pourrait être vu comme une forme de réveil, mais dans un contexte de jugement et de tribulations. 

Ce que nous retrouvons dans le livre de l’Apocalypse c’est plutôt que les hommes refusent de se repentir. Comme par exemple, dans ces passages: 

Apocalypse 9.20–21 :

« 20 Mais le reste des hommes qui avaient survécu à ces fléaux ne renoncèrent pas aux œuvres de leurs mains ; ils ne cessèrent pas d’adorer les démons ainsi que les idoles d’or, d’argent, de bronze, de pierre et de bois, bien qu’elles soient incapables de voir, d’entendre et de bouger. 21 Ils ne renoncèrent pas à leurs meurtres, à leurs pratiques magiques, à leur immoralité et à leur malhonnêteté. » 

Apocalypse 16.9 :

« 9 Les hommes furent atteints de terribles brûlures, et ils insultèrent Dieu qui a autorité sur ces fléaux, mais ils refusèrent de changer et de lui rendre hommage. »

Apocalypse 16.11 :

« 11 Sous le coup de leurs souffrances et de leurs ulcères, ils insultèrent le Dieu du ciel, et ils ne renoncèrent pas à leurs mauvaises actions. »

Apocalypse 16.21 :

« 21 Des grêlons énormes, pesant près d’un demi-quintal, s’abattirent du ciel sur les hommes ; et ceux-ci insultèrent Dieu à cause du fléau de la grêle, car il était absolument terrible. »

5. Le retour de Jésus après des temps troubles

Cependant, le problème de cet enseignement est considérable. Ces enseignants laissent entendre qu’il y aura un réveil mondial juste avant le retour de Jésus. Toutefois, il place le retour de Jésus juste avant la période des tribulations, ce qui n’est absolument pas biblique non plus. Certes, il y aura un retour du Seigneur Jésus, mais la Bible le place au dernier jour soit après la période des tribulations comme en font foi ces passages :

Matthieu 24.29-31 nous dit :

« 29 Aussitôt après ces jours de détresse, le soleil s’obscurcira, la lune perdra sa clarté, les étoiles tomberont du ciel ; les puissances célestes seront ébranlées. 30 C’est alors que le signe du Fils de l’homme apparaîtra dans le ciel. Alors tous les peuples de la terre se lamenteront, et ils verront le Fils de l’homme venir sur les nuées du ciel avec beaucoup de puissance et de gloire. 31 Il enverra ses anges rassembler, au son des trompettes éclatantes, ses élus des quatre coins du monde, d’un bout à l’autre de l’univers. »

Ce passage indique clairement que le retour de Jésus se produira « aussitôt après ces jours de détresse », ce qui signifie après et non pas avant la période des tribulations parce que ces jours de détresses font allusion, dans leur contexte, à la période des tribulations.

Marc 13.24-27 décrit le même scénario que Matthieu : 

« 24 Cependant, en ces jours-là, après ce temps de détresse, le soleil s’obscurcira, la lune perdra sa clarté, 25  les étoiles tomberont du ciel ; les puissances célestes seront ébranlées. 26 Alors on verra le Fils de l’homme venir sur les nuées avec beaucoup de puissance et de gloire. 27 Il enverra ses anges rassembler ses élus des quatre coins du monde, d’un bout à l’autre de l’univers. »

2 Thessaloniciens 2.1-3 nous dit explicitement :

« 1 Au sujet de la venue de notre Seigneur Jésus-Christ et de notre rassemblement auprès de lui, nous vous le demandons, frères et sœurs : 2 ne vous laissez pas si facilement ébranler dans votre bon sens, ni troubler par une révélation, un message ou une lettre qu’on nous attribuerait, et qui prétendrait que le jour du Seigneur serait déjà là. 3 Que personne ne vous égare d’aucune façon. Car ce jour n’arrivera pas avant qu’éclate le grand Rejet de Dieu, et que soit révélé l’homme de la révolte qui est destiné à la perdition ».

Paul précise bien ici que le retour de Christ ne pourra pas avoir lieu avant que deux choses ne se produisent : l’apostasie, c’est-à-dire le rejet de la foi et la révélation de l’Antichrist. Ceci suppose un retour après une période de trouble et non pas avant et juste après un grand réveil mondial. C’est complètement faux de prétendre une chose pareille.

Jean 6.39-40 nous enseigne : 

« 39 Or, celui qui m’a envoyé veut que je ne perde aucun de ceux qu’il m’a donnés, mais que je les ressuscite au dernier jour. 40 Oui, telle est la volonté de mon Père : que tous ceux qui tournent leurs regards vers le Fils et qui croient en lui, possèdent la vie éternelle, et moi, je les ressusciterai au dernier jour. »

Jésus promet donc que la résurrection des croyants aura lieu au « dernier jour ». Ceci implique que son retour, ainsi que la résurrection des croyants, se produiront à la fin des temps et pas avant. 

Apocalypse 20.4-5 :

« 4 Ensuite je vis des trônes. On remit le jugement entre les mains de ceux qui y prirent place. Je vis aussi les âmes de ceux qu’on avait décapités à cause du témoignage rendu par Jésus et à cause de la Parole de Dieu. Je vis encore tous ceux qui n’avaient pas adoré la bête ni son image et qui n’avaient pas reçu sa marque sur leur front et leur main. Ils vécurent et régnèrent avec Christ pendant mille ans. 5 C’est la première résurrection. Les autres morts ne vécurent pas avant la fin des mille ans. »

Ce passage mentionne ceux qui ont traversé la période des tribulations (ayant refusé d’adorer la bête) et qui sont ressuscités pour régner avec Christ. Cela indique un retour de Jésus après cette période de tribulations.

Finalement, Apocalypse 1.7 nous mentionne :

« 7 Voici, il vient avec les nuées. Et tout œil le verra, même ceux qui l’ont percé; et toutes les tribus de la terre se lamenteront à cause de lui. Oui. Amen ! »

Bien que ce passage ne mentionne pas explicitement la période des tribulations, il parle d’un retour visible, où « tout œil le verra ». Cela est souvent interprété comme un retour triomphal après une période de crise. Le retour de Jésus est tout sauf secret.

Ces derniers passages montrent que la Bible indique un retour de Jésus après des temps de détresse ou lors du dernier jour, ce qui contraste avec les interprétations d’un enlèvement avant la période des tribulations.

Conclusion

Comme nous venons de le voir, la Bible n’enseigne absolument pas un grand réveil mondial. Pourquoi ce faux concept est-il allègrement enseigné dans nos églises aujourd’hui ? Comme nous l’avons vu, le texte met en lumière une compréhension biblique du retour de Jésus et du déroulement des événements de la fin des temps. Plutôt que de promettre un réveil spirituel universel, la Bible annonce une période de grande apostasie et de tribulations. Les passages étudiés montrent que le retour de Christ se fera après ces épreuves et non avant, rectifiant ainsi l’idée erronée d’un enlèvement avant les tribulations. Cette approche encourage les croyants à se préparer spirituellement, à persévérer dans la foi, et à rester vigilants face aux fausses doctrines qui pourraient les égarer ou leur faire croire autre chose que ce que la Bible enseigne.

La prudence est de mise en ces jours de la fin

La première recommandation que Jésus a faite à ses disciples est celle-ci : « Faites bien attention que personne ne vous induise en erreur. » (Matthieu 24.4) À juste titre, Jésus savait que la fin des temps apporterait son lot de séduction et que les croyants seraient à risques d’être induits en erreur. 

Aujourd’hui, alors que nous vivons la fin des temps, la séduction s’intensifie pour les croyants. Nombre de personnes affirmant être chrétiennes ne sont en réalité que des agents séducteurs à la solde du monde des ténèbres. 

Ce n’est pas parce qu’une personne se dit chrétienne qu’elle l’est. Les croyants ne doivent pas donner leur confiance à une personne simplement parce qu’elle se dit croyante. 

Avant de donner sa confiance à une personne, le croyant aura tout intérêt à regarder d’abord les fruits dans la vie de ce présumé croyant. C’est ce que Jésus a dit : « En effet, chaque arbre se reconnaît à ses fruits. » 

La question qui me vient maintenant en tête, c’est comment nous pouvons savoir ce que sont les fruits d’une personne que nous ne connaissons pas. Bien pour cela, il nous faut d’abord connaître cette personne. Observer son comportement et voir si véritablement sa vie porte du fruit. Vous allez me dire, c’est plutôt difficile pour une personne que j’écoute seulement sur internet. Vous avez raison. Dans ce cas, prenez grand soin de bien choisir qui vous écoutez. Il y a tout de même plusieurs prédicateurs fiables et reconnus comme dispensant droitement la Parole de Dieu et qui ne font pas dans le sensationnalisme juste pour s’attirer des cliques sur internet.

La popularité, quelle qu’elle soit n’est pas un fruit. C’est une conséquence. Lorsqu’une personne parle pour plaire aux gens, cela amène une certaine célébrité. De plus, si elle dit ce que les gens veulent entendre, bien sa notoriété se verra approuvée par la majorité. Et cela n’a rien à voir avec un fruit quelconque. Cela a tout à voir avec l’acceptation des gens envers sa personne. 

Le véritable croyant parlera toujours selon la Parole de Dieu. Il ne cherchera pas à plaire, mais dira la vérité. Il sera à l’image de son Seigneur. 

Certes, la vérité ne fait pas plaisir à entendre dans ce monde où l’image prédomine. Cependant, elle sera toujours bonne à être dite. Le prophète Jérémie a toujours dit la vérité à ses contemporains, et cela lui a valu d’être frappé, emprisonné, injurié, etc. On l’a même menacé de le faire mourir parce qu’il disait la vérité.

Ce fut la même chose pour le Seigneur Jésus. Il a été rejeté parce qu’il disait la vérité. Les chefs religieux l’ont fait mourir pour ne plus avoir à l’entendre tellement la vérité les dérangeait.

Aujourd’hui, c’est encore la même chose, particulièrement dans ces temps de la fin. Ceux qui parlent selon la Parole de Dieu vont être rejetés, injuriés ou méprisés contrairement à ceux qui caressent les oreilles. 

La prudence est de mise en ces jours de la fin. Nous ne pouvons pas donner notre confiance à une personne si nous ne la connaissons pas et même malgré toute la notoriété de cette personne. 

L’adage qui dit « Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil » ne peut s’appliquer dans ce monde de séduction que nous vivons. La personne si belle soit-elle et si gentille soit-elle doit impérativement déclarer la vérité de la Parole de Dieu.

Il y a tellement de prédicateurs qui font tout leur possible pour plaire aux gens allant jusqu’à tordre la Parole de Dieu pour leur dire ce qu’ils veulent entendre. D’ailleurs, toutes ces fausses doctrines qui prolifèrent ne sont qu’un ramassis de versets tordus dans tous les sens pour une seule chose, faire plaisir à leur auditoire et dans bien des cas s’attirer la notoriété.

Dans ce monde où l’image est prédominante, il est facile de se faire induire en erreur. Pour cela, il nous faut du discernement et avec l’aide du Saint-Esprit identifier le mensonge qui est véhiculé. 

Je vous encourage, de prendre le temps, de vérifier tout ce qui vous est dit et de le vérifier avec soins à la lumière de la Parole de Dieu pour voir si ce qui est dit est réellement la Parole de Dieu. De vous assurer que le passage mentionné dit bien ce qu’il prétend qu’il dit et si le contexte est cohérent avec le propos.

Ne faites plus confiance aveuglément à une personne juste parce qu’elle se dit chrétienne. Allez toujours au fond des choses pour éviter d’être induit en erreur. Si nombres de fausses doctrines telles : l’évangile de prospérité, un jour sauvé toujours sauvé, l’enlèvement prétribulationnel, le mouvement de la Parole de foi, la grâce illimitée, etc., trouve des appuis, c’est parce que les croyants font confiance les yeux fermés sans jamais rien vérifier. C’est là que la séduction trouve toute sa force. 

Rappelez-vous ce que Jésus a dit : « Faites bien attention que personne ne vous induise en erreur. » (Matthieu 24.4) Faites confiance aux gens que vous connaissez, mais surtout, pour votre protection, allez toujours vérifier ce qu’ils vous disent. C’est une question de vie ou de mort.

Des temps de tribulations se profilent à l’horizon

Chers frères et sœurs,

La Bible nous avertit avec amour et précision que des temps de tribulations se profilent à l’horizon. Ces épreuves ne sont pas un secret pour nous, car la Parole de Dieu nous a donné des signes clairs et des promesses certaines pour nous encourager à tenir ferme jusqu’au bout. Jésus lui-même a dit : « Je vous ai dit ces choses afin que vous ayez la paix en moi. Vous aurez des tribulations dans le monde, mais prenez courage, j’ai vaincu le monde » (Jean 16.33).

Cette assurance de victoire ne signifie pas que nous serons épargnés de tout, mais que nous serons soutenus et fortifiés par le Seigneur au milieu de l’épreuve. En effet, les Écritures montrent que les croyants seront préservés spirituellement et protégés pour affronter les épreuves avec foi et persévérance. En vue de cette période, il est vital de se préparer, de veiller, et de renforcer notre communion avec Dieu.

Voici quelques étapes pour cette préparation :

  1. Affermissez votre foi par la Parole de Dieu
    Lisez la Bible quotidiennement et laissez les promesses et enseignements de Dieu remplir votre cœur. La Parole est une lampe pour nos pieds (Psaume 119.105) et nous gardera ancrés dans la vérité lorsque les vents de l’adversité souffleront.
  2. Persévérez dans la prière
    Une communion intime et continue avec Dieu est indispensable pour recevoir la force et la paix dont nous aurons besoin. Priez pour la sagesse, la persévérance et la foi. Priez pour la force d’aimer et de pardonner, même lorsque le monde devient hostile.
  3. Veillez et demeurez sobres
    La Bible nous exhorte à veiller et à être sobres, car notre adversaire, le diable, rôde comme un lion rugissant (1 Pierre 5.8). Ne laissez pas les distractions et les mensonges du monde affaiblir votre espérance et votre vigilance. Soyez lucides et prudents et demeurez dans la paix et la joie de Christ.
  4. Encouragez-vous les uns les autres
    Dans cette période, l’Église doit être unie et forte. Nous sommes appelés à porter les fardeaux les uns des autres (Galates 6.2) et à nous encourager chaque jour dans la foi. Partagez votre espérance et soutenez ceux qui pourraient faiblir. Ensemble, nous sommes plus forts.
  5. Fixez vos regards sur Jésus, l’auteur et le consommateur de la foi
    Il est facile de se laisser déstabiliser par les nouvelles alarmantes et les signes troublants autour de nous. Mais le Seigneur nous appelle à garder les yeux fixés sur Lui, notre Rédempteur, qui est toujours fidèle. Il nous a promis de ne jamais nous abandonner ni nous délaisser (Hébreux 13.5). Dans chaque épreuve, souvenez-vous qu’Il est à vos côtés.

En nous préparant ainsi, nous serons prêts, non seulement pour tenir ferme dans les tribulations, mais aussi pour demeurer un témoignage vivant de la grâce et de la puissance de Dieu. Le monde a besoin de voir des croyants solides et confiants, remplis de paix et de foi, même dans les tempêtes. Soyons ce peuple qui brille, porteurs de l’espérance du Christ, prêts à accueillir son retour au dernier jour avec foi et persévérance.

Prenez courage, car nous savons en qui nous avons mis notre confiance !

L’Église au ciel avant la période tribulations : mythe ou vérité biblique ?

Introduction


L’idée que l’Église sera enlevée au ciel avant une période de tribulations est un enseignement qui fascine de nombreux chrétiens. Cependant, cette perspective mérite une réflexion approfondie à la lumière des Écritures. Selon Romains 2.11, Dieu ne fait pas de favoritisme, et cette justice divine est un principe fondamental pour comprendre la question de l’enlèvement. Examinons donc les arguments bibliques pour déterminer si cette doctrine de l’enlèvement prétribulationnel est réellement fondée sur la Parole de Dieu.

L’Église au ciel, une analyse biblique

Avec Dieu, il n’y a pas de passe droit ou encore de favoritisme. Il est dit sur ce sujet que Dieu « ne fait pas de favoritisme ». (Romains 2.11) Cela est répété cinq fois dans le Nouveau Testament. À partir de là, nous pouvons nous attendre que Dieu est juste avec tous et quand Dieu dit quelque chose, il ne ment pas. Ainsi, Affirmer que l’Église sera enlevé et montera au ciel pour une période de sept ans, bien que cela semble fascinant, est incohérent avec les Écritures.

D’abord, Jésus, lui-même, a dit « que personne n’est monté au ciel ». (Jean 3.13) Si Jésus dit que personne n’est monté au ciel et que Dieu ne fait pas de favoritisme alors, l’Église ne peut avoir ce passe droit et accéder au ciel. C’est tout à fait légitime de conclure cela. 

Une autre chose, tous les hommes qui sont morts depuis Adam, aucun d’eux n’est monté au ciel. La Bible nous dit, en premier lieu,  qu’ils sont endormis qui est un euphémisme pour dire que les gens sont mort : « Les nombreux humains qui dorment dans la poussière de la terre se réveilleront, les uns pour la vie éternelle, les autres pour la honte et l’horreur éternelles. » (Daniel 12.2

Ensuite, elle nous enseigne qu’ils reposent dans le séjour des morts : « C’est l’Eternel qui fait mourir et vivre, il fait descendre dans le séjour des morts et en fait remonter. (1 Samuel 2.6) Il y a aussi d’autres passages qui confirment cela.

Puis, les gens sont là, dans le séjour des morts, en attendant la résurrection au dernier jour. « Or, celui qui m’a envoyé veut que je ne perde aucun de ceux qu’il m’a donnés, mais que je les ressuscite au dernier jour. (Jean 6.39

Finalement, le dernier jour est celui du retour du Seigneur Jésus : « En effet, au signal donné, sitôt que la voix de l’archange et le son de la trompette divine retentiront, le Seigneur lui-même descendra du ciel, et ceux qui sont morts unis à Christ ressusciteront en premier lieu. » (1 Thessaloniciens 4.16

Nous pouvons aussi constater que le jour de la résurrection des morts est le dernier jour et non pas lors d’un supposé enlèvement avant la période des tribulations. Jésus a mentionné à plusieurs reprise que c’est au dernier jour qu’il ressuscitera les morts et ce ne peut être autrement. 

N’oublions pas que ce sont tous les morts qui vont ressuscité en même temps. Ce n’est pas biblique, non plus, d’affirmer qu’il y aura deux résurrections. Voici un passage que corrobore cela. « Les nombreux humains qui dorment dans la poussière de la terre se réveilleront, les uns pour la vie éternelle, les autres pour la honte et l’horreur éternelles. » (Daniel 12.2

Malheureusement, la fausse doctrine de l’enlèvement prétribulationnel ne peut confirmer ce qu’elle avance que par des suppositions et des versets tiré hors de leur contexte. Ce que je vous ai amené est la Parole de Dieu. 

Conclusion


En conclusion, l’examen des Écritures révèle que l’idée de l’enlèvement prétribulationnel est en décalage avec les enseignements bibliques sur la résurrection et le ciel. Jésus et les Écritures nous indiquent clairement que personne n’est monté au ciel avant le retour du Seigneur et la résurrection des morts. En adhérant à une interprétation fidèle de la Bible, nous devons rejeter les spéculations non fondées et nous en tenir à ce que la Parole de Dieu nous enseigne véritablement sur ces questions cruciales.

Les erreurs d’interprétations des Écritures se produisent encore aujourd’hui

Jésus vient tout juste de restaurer Pierre dans son appel. (Jn 21.15-18) Ici au verset 18, Jésus va dire à l’apôtre de quelle façon il allait mourir comme Jean nous le rapporte. Jésus lui dit : « Vraiment, je te l’assure : quand tu étais plus jeune, tu mettais toi-même ta ceinture et tu allais où tu voulais, mais quand tu seras vieux, tu étendras les bras, un autre nouera ta ceinture et te mènera là où tu n’aimerais pas aller. Par ces mots, il faisait allusion au genre de mort que Pierre allait endurer à la gloire de Dieu. Après avoir dit cela, il ajouta : suis-moi ! » (Jn 21.18-19)

Après cette conversation, Pierre se retourne et voit Jean qui marchait derrière eux (Jn 21.20)  En le voyant, Pierre va demander à Jésus, qu’est-ce qui va se passer avec lui ? (Jn 21.21) Pierre était curieux de savoir ce que Jésus allait bien faire avec Jean. À ce moment, Jésus va dire à Pierre : « Si je veux qu’il reste en vie jusqu’à ce que je revienne, que tu importes ? Toi, suis-moi. » (Jn 21.22)

Jean nous dit au verset 23 que « Là-dessus, le bruit courut parmi les frères que ce disciple ne mourrait pas. » Les disciples, ces gens, qui venaient de passés 3 ½ ans avec Jésus, sont là en train d’interprété ses paroles et font courir le bruit. Non pas de ce que Jésus a dit, mais de ce qu’eux ont interprété.

C’est encore pareil aujourd’hui. Des gens surement bien intentionnés, des disciples du Seigneur Jésus, vont interpréter les paroles de Jésus, la Parole de Dieu, la Bible, et en faire courir le bruit comme si c’était ce que Jésus avait dit.

C’est exactement ce qui se passe avec les différentes théories de l’enlèvement. Les gens rapportent des théories, des suppositions, du non-dit comme si c’était ce que Jésus avait dit. Malheureusement, ceci ne fait qu’embrouiller l’esprit des croyants et parfois leur donner de faux espoirs ou encore des illusions par rapport à l’avenir.

L’apôtre Jean apporte une correction par rapport à ce que Jésus avait dit à Pierre et comment les disciples ont interprété et fait courir le bruit. Il va dire : « En fait, Jésus n’avait pas dit qu’il (Jean) ne mourrait pas, mais seulement : si je veux qu’il (Jean) reste en vie jusqu’à ce que je revienne, que tu importes ? » (Jn 21.23)

Qu’est-ce que Jésus nous a dit par rapport à son retour et à l’enlèvement des croyants ? « Quant au jour et à l’heure où cela se produira, personne ne les connaît, ni les anges du ciel, ni même le Fils ; personne, sauf le Père, et lui seul. » (Mt 24.36) Il me semble que c’est assez clair cette parole de Jésus. Il me semble que nous n’avons pas besoin d’extrapoler toutes sortes de théories pour tenter de deviner un moment que nous ne savons pas. Jésus va même dire que son retour ou l’enlèvement va se faire à un moment que nous ignorons (Mt 24.42)