Rome va-t-elle renaître à la fin des temps ?

L’article remet en question l’idée populaire selon laquelle l’Empire romain renaîtrait à la fin des temps, tandis que la Bible parle plutôt de la chute de Babylone et du règne éternel de Christ. Il appelle les croyants à se détourner de spéculations géopolitiques et à se concentrer sur leur fidélité à Dieu et le retour du Christ.

Une mise au point biblique sur une idée populaire mais non scripturaire

Depuis plusieurs siècles, des prédicateurs, évangélistes et enseignants annoncent la renaissance de l’Empire romain à la fin des temps. Pour certains, il s’agirait de l’Union européenne. Pour d’autres, d’un futur empire antichristique inspiré des gloires passées de Rome. Mais une question fondamentale demeure toujours : cette idée est-elle réellement biblique ? Que disent les Écritures à ce sujet ? À la lumière de la Parole de Dieu, nous allons déconstruire cette idée reçue et rappeler l’espérance véritable qui anime le peuple de Dieu.

1. D’où vient l’idée d’un retour de Rome ?

D’abord, l’idée selon laquelle Rome renaîtrait de ses cendres est profondément enracinée dans l’interprétation dispensationaliste des prophéties bibliques, en particulier celles du livre de Daniel et de l’Apocalypse. Voici les textes souvent utilisés pour soutenir cette théorie :

• Daniel 2 et la statue de Nebucadnetsar

Dans ce passage, Daniel interprète le rêve du roi de Babylone comme une succession de quatre royaumes (Babylone, Médo-Perse, Grèce, Rome). Le dernier royaume, représenté par les jambes de fer et les pieds en partie de fer et en partie d’argile, est souvent associé à l’Empire romain et à une version affaiblie ou divisée de celui-ci.

Certains pensent que les dix orteils préfigurent dix nations qui formeront un nouvel empire romain à la fin des temps. Mais ce lien repose sur des suppositions et non sur une affirmation claire du texte. Ce qu’il faut bien accepter c’est que la prophétie de Daniel 7 se termine avec la mort de Christ et la destruction du temple, l’arrêt des sacrifice et la dispersion des Juifs dans le monde.

• Daniel 7 et la quatrième bête

De manière similaire, la quatrième bête terrifiante est souvent interprétée comme Rome, à cause de sa force destructrice et de ses dix cornes. Là encore, l’idée d’un « retour » de Rome moderne est importée dans le texte, et non extraite par une exégèse rigoureuse des Écritures.

• Apocalypse 17 et la femme sur la bête

L’Apocalypse, pour sa part enseigne qu’une grande prostituée assise sur une bête écarlate, avec cette précision :

« Les sept têtes sont sept montagnes, sur lesquelles siège la femme. » (Apocalypse 17.9)

Cette allusion aux sept montagnes de Rome a conduit de nombreux commentateurs à identifier la prostituée comme Rome, ce qui est possible seulement dans le contexte historique du premier siècle alors que Rome règne sur tout le territoire d’Israël.

Cependant, l’idée que cette Rome doit renaître à la fin des temps repose sur une extrapolation. Le texte biblique ne dit jamais que la femme reviendra, ni que Rome sera restaurée. Au final, c’est la Bible qui fait autorité et jamais, au grand jamais, nos suppositions.

2. Ce que la Bible enseigne réellement

a) La Bible annonce la chute finale de Babylone, pas la restauration de Rome

Dans Apocalypse 18, Dieu annonce la chute soudaine de Babylone la grande, symbole d’un système mondial d’idolâtrie, de luxure et de commerce corrompu. Cette Babylone n’est pas une ville identifiable existant sur la terre en ce moment. Elle représente toute structure spirituelle et politique qui s’oppose à Dieu — pas nécessairement une ville ou un empire spécifique. En y regardant de près, nous pouvons nous apercevoir que nous vivons présentement dans ce système spirituel politique, idolâtre et corrompus

La voix céleste crie :

« Sortez du milieu d’elle, membres de mon peuple, afin de ne pas participer à ses péchés et de ne pas être frappés avec elle des fléaux qui vont l’atteindre. » (Apocalypse 18.4)

Il s’agit d’un appel spirituel et universel, et non d’un avertissement géopolitique contre une Rome ressuscitée. En ces temps de la fin, le discernement est primordial pour ne pas risquer de se faire prendre au dépourvu.

b) Le royaume final est celui de Christ, pas d’un empire romain restauré

La pierre détachée sans l’aide d’aucune main (Daniel 2.34-35, 44) qui écrase tous les royaumes représente le royaume de Dieu inauguré par Jésus-Christ.

« A l’époque de ces rois-là, le Dieu des cieux suscitera un royaume qui ne sera jamais détruit et dont la souveraineté ne passera pas à un autre peuple ; il pulvérisera tous ces royaumes-là et mettra un terme à leur existence, mais lui-même subsistera éternellement. » (Daniel 2.44)

Ce royaume ne dépend d’aucune alliance politique humaine, et il n’attend pas la reconstitution d’un empire terrestre pour se manifester. Il a déjà été inauguré par la venue de Christ, et il se déploie dans l’Église jusqu’à son plein accomplissement au retour du Seigneur.

3. Pourquoi cette erreur s’est-elle répandue ?

L’interprétation d’un retour de Rome a été popularisée au 19ᵉ siècle par des auteurs comme John Nelson Darby et promue par la chaîne de références Schofield, fortement influencée par le dispensationalisme.

Cela correspond aussi à une tendance à lire la prophétie biblique à travers une grille géopolitique occidentale, où Rome est perçue comme le berceau du catholicisme et du pouvoir impérial jouant un rôle symbolique majeur. Ce type d’interprétation, cependant, occulte le sens spirituel et prophétique véritable des textes.

4. Une fausse attente qui détourne les croyants

Croire que Rome va renaître, c’est :

  • Détourner l’attention des croyants des vrais dangers spirituels de notre temps (apathie, compromis, idolâtrie moderne) ;
  • Créer une fausse attente eschatologique, qui pourrait faire tomber dans la peur ou la distraction ;
  • Réduire les textes prophétiques à des scénarios géopolitiques, alors qu’ils sont des appels à la sainteté, à la persévérance et à la fidélité à Christ.

5. Une interprétation fidèle : Babylone, une figure spirituelle

Le message de l’Apocalypse est clair : Babylone, la grande prostituée, incarne l’esprit du monde, corrompu, orgueilleux, séducteur et opposé à Christ. Elle peut être vue dans les royaumes antiques (Babylone, Tyr, Rome), mais aussi dans les systèmes modernes : matérialisme économique, consommation excessive, impérialisme, fausses religions, etc.

L’appel de Dieu n’est pas d’observer une résurgence romaine, mais de sortir de Babylone, c.est-à-dire de vivre en séparés du monde en étant fidèles au royaume de Dieu.

Conclusion : Regardons à Christ, pas à Rome

Non, la Bible n’enseigne pas que Rome renaîtra de ses cendres. Ce que Dieu annonce, c’est le jugement final de tout système opposé à sa justice, et l’établissement éternel de son règne en Jésus-Christ.

Plutôt que de nourrir des scénarios fondés sur des interprétations douteuses ou sur des constructions humaines, cherchons à comprendre le message central de la prophétie biblique : préparez le retour du Roi des rois, sanctifiez-vous, tenez ferme, et ne vous laissez pas séduire.

Frères et sœurs, l’Église ne doit pas perdre son temps à guetter le retour d’un empire mort, mais à vivre dans la puissance du royaume vivant, celui de notre Seigneur Jésus-Christ. Ce ne sont pas les ruines de Rome qui doivent retenir notre attention, mais la gloire du trône de Dieu, la sainteté de l’Époux, et l’appel du Saint-Esprit à une Église prête, pure et sans tache.

Il est temps de détourner notre regard des spéculations prophétiques pour revenir à l’essentiel :

  • Veillons sur notre cœur, car Babylone n’est pas seulement extérieure, elle peut aussi trouver refuge dans l’orgueil, la mondanité ou l’indifférence spirituelle.
  • Tenons notre lampe allumée, car Christ revient, et il vient chercher une Église éveillée, remplie de l’Esprit, enracinée dans la vérité.
  • Revenons à la Parole, seule source fiable en ces temps troublés où de nombreuses voix séduisent les croyants avec des récits qui flattent la curiosité mais affaiblissent la foi.

Le véritable espoir de l’Église ne repose pas sur la chute ou le retour d’un empire terrestre, mais sur la victoire assurée de Jésus-Christ, le seul Roi qui vient, non pas pour régner depuis Rome ou Jérusalem, mais pour établir un royaume éternel de justice et de paix dans les cœurs et, bientôt, sur une nouvelle sous de nouveaux cieux.

Alors, que chacun de nous puisse entendre aujourd’hui l’appel du Seigneur :

« Sortez du milieu d’elle, membres de mon peuple, afin de ne pas participer à ses péchés et de ne pas être frappés avec elle des fléaux qui vont l’atteindre. » (Apocalypse 18.4)

Et que notre prière soit celle-ci : « Seigneur, que ton règne vienne dans ma vie, dans ton Église, et dans le monde entier. Garde-nous éveillés, saints, et fidèles jusqu’à ton retour. »

L’incohérence du littéralisme sélectif et la vraie lecture spirituelle de l’Apocalypse

Le dispensationalisme interprète certaines prophéties de l’Apocalypse littéralement et d’autres symboliquement. Découvrez pourquoi cette incohérence déforme le message de Christ et comment la lecture spirituelle révèle la vraie victoire du Royaume.

Si le littéralisme de l’Apocalypse n’était qu’une erreur de méthode, ce serait déjà grave. Cependant, le dispensationalisme va plus loin. Il pratique un littéralisme sélectif. Il prend au sens littéral ce qui sert sa doctrine, mais interprète symboliquement ce qui la contredit.

Cette attitude n’est pas un simple désaccord d’interprétation, C’est une altération du message biblique. Car lorsque l’on choisit arbitrairement ce qui doit être pris au pied de la lettre ou non, on se place au-dessus de la Parole. La Bible devient alors esclave du système théologique que l’on veut défendre, et non l’autorité souveraine qui éclaire notre foi.

L’incohérence du littéralisme sélectif

Voici quelques exemples révélateurs de cette incohérence :

  • Les mille ans d’Apocalypse 20 sont pris littéralement, mais la chaîne de Satan est symbolique.
  • La Nouvelle Jérusalem est matérielle, mais les robes blanches des saints sont spirituelles.
  • Le trône de Christ serait physique, mais celui de Satan est symbolique.
  • Les deux témoins sont deux prophètes réels, mais les deux oliviers qui les figurent ne le sont pas.
  • La bête est un dirigeant politique, mais ses sept têtes et dix cornes ne sont pas littérales.
  • La marque de la bête serait une puce, mais le sceau de Dieu est spirituel.
  • Le temple doit être rebâti, mais l’Église n’est pas vue comme le véritable temple de Dieu (1 Corinthiens 3.16).
  • Israël redeviendrait le centre géopolitique du monde, mais les croyants ne seraient pas littéralement descendants d’Abraham (Galates 3.29).

Ce double standard n’est pas une erreur innocente, c’est une déformation volontaire de la Parole de Dieu. Il s’agit d’un système construit pour défendre une vision humaine, au détriment de la cohérence biblique.

La vérité biblique : une révélation centrée sur Christ

L’Apocalypse n’a pas été donnée pour alimenter la peur, mais pour nourrir la foi. Elle révèle un Christ glorieux, un peuple fidèle, et une victoire déjà acquise. Chaque symbole y proclame la même vérité : Jésus-Christ règne dès maintenant.

  • Le trône n’est pas à Jérusalem, mais dans le ciel.
  • Le temple n’est pas de pierre, mais fait d’hommes et de femmes nés de l’Esprit.
  • Le Royaume n’est pas futur, il est déjà présent dans le cœur de ceux qui obéissent à la Parole.

« Le Royaume de Dieu ne vient pas de manière visible… car le Royaume de Dieu est au milieu de vous. » (Luc 17.20-21)

Conclusion : redécouvrir la gloire du Royaume

Lire l’Apocalypse littéralement, c’est voiler le visage de Christ. Lire l’Apocalypse spirituellement, c’est voir sa gloire se déployer dans l’histoire.

Le littéralisme dispensationaliste nourrit la peur et la confusion, mais la lecture spirituelle, éclairée par le Saint-Esprit, fait naître la paix, la foi et l’espérance.

Ce livre n’annonce pas la domination des ténèbres, mais la victoire du Christ sur le monde. Ce n’est pas la révélation de l’Antichrist, mais la révélation de Jésus-Christ. Il règne déjà. Son Royaume s’étend dans les cœurs. Son retour glorieux manifestera aux yeux de tous ce que l’Apocalypse a déjà révélé en signes et en symboles : La victoire éternelle de l’Agneau.

Le piège de la lecture littérale de l’Apocalypse : comprendre le langage des signes

Beaucoup de chrétiens lisent l’Apocalypse comme un récit futuriste au sens littéral. Découvrez pourquoi cette approche déforme le message spirituel du livre et comment les signes qu’il contient révèlent la gloire du Christ plutôt que des catastrophes matérielles.

Depuis plus d’un siècle et demi, le livre de l’Apocalypse est devenu l’un des plus déformés de toute la Bible. Certains y voient un calendrier des événements mondiaux à venir, d’autres un roman codé sur la fin du monde. Mais peu cherchent à comprendre le but spirituel pour lequel Dieu a révélé ces visions à Jean.

Pourtant, l’Apocalypse n’a pas été écrite pour satisfaire notre curiosité prophétique, mais pour révéler Jésus-Christ dans sa gloire. Ce livre n’est pas un manuel de prédictions, mais une révélation du triomphe du Christ sur le mal, destinée à fortifier la foi des croyants dans les temps de trouble.

Malheureusement, la lecture littérale défendue par le dispensationalisme a obscurci ce message. Elle transforme un texte profondément spirituel en un récit matériel, et un appel à la persévérance en une suite d’événements catastrophiques à redouter.

Comprendre l’Apocalypse exige donc une chose essentielle : la lire comme Dieu l’a donnée : par des signes et des symboles.

Le piège de la lecture littérale : quand l’Apocalypse devient méconnaissable

L’une des erreurs les plus graves du dispensationalisme réside dans sa prétention de lire l’Apocalypse au sens littéral. Cette approche, qui paraît sérieuse, trahit en réalité le sens spirituel et prophétique du livre. Elle réduit un texte inspiré, riche en images divines, à un film apocalyptique où les symboles deviennent des monstres et les visions des explosions cosmiques.

Dès le premier verset, Jean précise pourtant que la révélation lui a été donnée par signes :

Apocalypse 1.1 – « Révélation de Jésus-Christ, que Dieu lui a donnée pour montrer à ses serviteurs ce qui doit arriver bientôt. Il l’a fait connaître par des signes. »

Le mot grec sēmainō (signes) signifie littéralement « communiquer par symboles ». Ce n’est donc pas une description journalistique du futur, mais une vision spirituelle du règne de Christ. Lire ces signes au sens littéral, c’est manquer leur profondeur.

Des exemples qui rendent la lecture littérale absurde

Si l’on prenait l’Apocalypse au pied de la lettre, il faudrait croire que :

  • Jésus-Christ est un agneau couvert de sang (Apocalypse 5.6) ;
  • Des étoiles tombent sur la terre (Apocalypse 6.13), ce qui anéantirait toute vie parce qu’il y a des étoiles 100 fois plus grosses que la terre ;
  • Un tiers de la mer se transforme en sang (Apocalypse 8.8) ;
  • Des sauterelles à visage humain sortent de l’abîme (Apocalypse 9.7-10) ;
  • Babylone la grande est une femme géante assise sur une bête à sept têtes (Apocalypse 17.3-5) ;
  • Le dragon rouge de douze cornes serait un véritable monstre céleste ;
  • La Nouvelle Jérusalem serait une ville cubique de 2 000 kilomètres de haut (Apocalypse 21.16), ce qui dépasse l’atmosphère terrestre.

Ces images ne décrivent pas des faits physiques, mais des réalités spirituelles :

  • L’Agneau est le Christ vainqueur ;
  • Les étoiles représentent des autorités spirituelles ;
  • La mer symbolise les nations ;
  • Babylone incarne la corruption du monde ;
  • La Nouvelle Jérusalem figure le peuple glorifié de Dieu.

Ainsi, lire l’Apocalypse littéralement, c’est confondre les symboles avec leur véritable sens. Ce livre n’est pas un film futuriste, mais une fresque prophétique où Dieu révèle la victoire spirituelle de son Fils.

Le témoignage cohérent de l’Écriture

Le langage symbolique n’est pas propre à l’Apocalypse. Il traverse toute la Bible, depuis les visions d’Ézéchiel, de Daniel, de Zacharie, d’Ésaïe et de Joël.
Ces prophètes ont utilisé le même langage imagé pour révéler des vérités célestes et spirituelles.

  • Dans Daniel 2, la statue de métal représente quatre royaumes, non une sculpture réelle, comme Daniel l’explique au roi.
  • Dans Ézéchiel 37, les ossements desséchés figurent la restauration spirituelle d’Israël.
  • Dans Zacharie 4, les deux oliviers symbolisent le témoignage prophétique de Dieu.
  • Dans Joël 2, le soleil obscurci et la lune changée en sang évoquent le jugement moral de Dieu, pas un phénomène cosmique.
  • Dans Ésaïe 11, le loup et l’agneau annoncent la paix messianique du Royaume, non une coexistence animale future.

Ces images révèlent un langage spirituel cohérent à travers toute l’Écriture. L’Apocalypse s’inscrit dans cette même tradition prophétique.

Conclusion : redécouvrir le sens spirituel du livre

L’Apocalypse n’est pas un code secret pour initiés, mais une révélation spirituelle adressée à l’Église. Elle nous montre Jésus-Christ régnant au milieu de son peuple, appelant les croyants à la fidélité dans un monde hostile.

Le danger du littéralisme, c’est qu’il déplace le regard du croyant : au lieu de fixer les yeux sur l’Agneau, il les fixe sur les bêtes. De ce fait, ce livre n’est pas la révélation des bêtes : c’est la révélation de Jésus-Christ (Apocalypse 1.1).

Lire l’Apocalypse spirituellement, c’est retrouver sa beauté, sa puissance et son message central : Christ règne, son peuple triomphe, et le Royaume de Dieu avance malgré les ténèbres.

La fin des temps commence avec la venue de Jésus (Introduction)

La venue de Christ a inauguré un tournant décisif dans l’histoire du salut, marquant le début des « derniers temps ». Ce n’est pas seulement un événement futur, mais un appel à un changement radical et à un éveil spirituel. L’Apocalypse révèle toute cette période, exhortant l’Église à vivre dans l’attente active de son retour.

Introduction

Mon point de vue, et je tiens à le spécifier, est que la venue de Christ a marqué un tournant décisif dans l’histoire du salut. Ce tournant est bien plus qu’un événement théologique : c’est un appel à un changement radical de vie. Dès sa venue, Jésus a allumé un feu sur la terre (Luc 12.49), un feu qui devait embraser les cœurs, réveiller les consciences et lancer le peuple de Dieu dans une marche fervente et fidèle. La fin des temps n’est donc pas seulement un cadre prophétique, mais un moment de réveil pour l’Église dans chaque génération.

Par son incarnation, son ministère, sa mort et sa résurrection, Il a inauguré ce que la Bible appelle « les derniers temps » ou encore « la fin des temps ». Contrairement à l’idée répandue que cette période est strictement future, l’Écriture nous enseigne qu’elle a commencé avec la première venue de Christ et se poursuivra jusqu’à son retour glorieux au dernier jour.

Ainsi, nous pouvons constater que le livre de l’Apocalypse couvre toute cette période de la nouvelle alliance et dévoile le plan de Dieu jusqu’à l’établissement définitif de son règne éternel. Lorsqu’on comprend cette réalité, la lecture de l’Apocalypse devient plus claire. Nous réalisons qu’il ne s’agit pas uniquement des derniers événements du monde, mais d’une révélation qui englobe toute l’ère du Nouveau Testament.

Examinons maintenant quelques passages bibliques qui étayent cette perspective.


1. Jésus inaugure la fin des temps

La Bible affirme clairement que la venue de Jésus a marqué le début de la fin des temps.

Hébreux 1.1-2

« Après avoir autrefois, à plusieurs reprises et de plusieurs manières, parlé à nos pères par les prophètes, Dieu, dans ces derniers temps, nous a parlé par le Fils. »

Ce passage souligne que l’histoire du salut atteint son sommet avec Jésus. Dieu parlait autrefois par les prophètes, mais maintenant, Il parle directement par son Fils. Cela marque une transition décisive vers la révélation finale.

Actes 2.16-17

« Mais c’est ici ce qui a été dit par le prophète Joël : Dans les derniers jours, dit Dieu, je répandrai de mon Esprit sur toute chair. »

Pierre cite Joël pour montrer que l’effusion du Saint-Esprit à la Pentecôte est un signe que les « derniers jours » ont commencé.

1 Corinthiens 10.11

« Ces choses leur sont arrivées pour servir d’exemples, et elles ont été écrites pour notre instruction, à nous qui sommes parvenus à la fin des siècles. »

Paul affirme que les croyants du Nouveau Testament vivent déjà « à la fin des siècles ».

1 Jean 2.18

« Petits enfants, c’est la dernière heure. Vous avez appris qu’un antichrist vient, mais il y a déjà maintenant plusieurs antichrists : par là nous connaissons que c’est la dernière heure. »

Jean déclare que « la dernière heure » est déjà en cours, marquée par l’apparition de faux enseignants.

Hébreux 9.26

« Mais maintenant, à la fin des siècles, Il a paru une seule fois pour abolir le péché par Son sacrifice. »

Jésus est venu « à la fin des siècles », confirmant que son œuvre marque l’accomplissement des temps.

Dès les premiers jours de l’Église, ce message n’était pas destiné à susciter la peur, mais à éveiller. La fin des temps, telle que les apôtres la vivaient déjà, était un temps d’attente active, de consécration, d’évangélisation fervente et de vigilance. Il ne s’agissait pas de spéculer sur des dates, mais de vivre comme si Christ revenait demain. Voilà le cœur du réveil biblique : vivre chaque jour comme si c’était le dernier, avec passion, sainteté et foi.


2. L’Apocalypse : une révélation sur toute la période de la fin des temps

Le livre de l’Apocalypse ne se limite pas aux derniers événements de l’histoire, mais couvre toute l’ère entre la première et la seconde venue de Christ.

Apocalypse 1.1-3

« Révélation de Jésus-Christ […] pour montrer à Ses serviteurs ce qui doit arriver bientôt. »

L’Apocalypse concerne ce qui « doit arriver bientôt », dès l’époque de Jean, et non seulement à la fin du monde.

Apocalypse 1.19

« Écris donc les choses que tu as vues, celles qui sont et celles qui doivent arriver ensuite. »

Jésus demande à Jean d’écrire :

  • Ce qu’il a vu (l’incarnation de Christ),
  • Ce qui est (l’Église de son époque),
  • Ce qui doit arriver (l’avenir jusqu’au retour de Christ).

Apocalypse 12.1-6

« Un grand signe parut dans le ciel : une femme enveloppée du soleil […] Elle enfanta un fils, qui doit paître toutes les nations avec une verge de fer. »

Cette vision symbolique représente :

  • La femme : le peuple de Dieu dans la nouvelle alliance,
  • L’enfant : Christ,
  • Le dragon : Satan.

Elle illustre le conflit spirituel qui s’étend sur toute l’ère chrétienne. Ce conflit spirituel qui traverse l’ère chrétienne n’est pas simplement cosmique : il est personnel. Le dragon cherche encore aujourd’hui à étouffer la foi, à distraire les croyants, à refroidir l’amour. L’Église est donc appelée à rester éveillée, à combattre spirituellement, à se réfugier dans la présence de Dieu et à tenir ferme. L’Apocalypse est un manuel de réveil en pleine guerre.

Apocalypse 20.1-6

« Je vis un ange descendre du ciel […] Il saisit le dragon, le serpent ancien […] et le lia pour mille ans. »

Le « millénium » symbolise la période où Christ règne spirituellement par son Église avant le jugement final c’est une période de temps indéterminé d’où la signification du chiffre 1000.

Le règne avec Christ commence dès ici-bas, dans la fidélité, dans le témoignage, dans la résistance au mal. Ceux qui vivent aujourd’hui une vie consacrée, en refusant la marque du compromis, participent déjà au réveil de Dieu dans cette génération. Ce passage nous rappelle que même au cœur des ténèbres, Dieu se réserve un peuple éveillé, prêt à régner avec Christ.


3. Le retour de Christ : l’aboutissement de la fin des temps

Si la fin des temps a commencé avec Jésus, elle s’achèvera par son retour glorieux.

Matthieu 24.3-14

Jésus décrit les signes avant-coureurs (guerres, persécutions, apostasie, prédication mondiale de l’Évangile) qui caractérisent toute cette période.

2 Timothée 3.1

« Sache que dans les derniers jours, il y aura des temps difficiles. »

Paul avertit que les « derniers jours » seront marqués par une dégradation morale.

La perspective du retour imminent de Christ a toujours été, dans l’histoire de l’Église, le détonateur de réveils puissants. Là où ce message est prêché dans la crainte de Dieu, il produit la repentance, la sainteté, et un amour renouvelé pour Jésus. C’est en vivant chaque jour comme un veilleur de nuit que le peuple de Dieu reste prêt. Le retour de Christ n’est pas une date à deviner, mais un feu à entretenir.

Apocalypse 22.12-13

« Voici, je viens bientôt […] Je suis l’Alpha et l’Oméga, le premier et le dernier. »

Jésus annonce son retour imminent, scellant ainsi l’accomplissement final de l’histoire.


Conclusion

Les événements décrits dans l’Apocalypse ne concernent pas uniquement la fin du monde, mais toute la période entre la première et la seconde venue de Christ. La fin des temps a commencé avec Jésus et se poursuit jusqu’à son retour.

En comprenant cela, l’Apocalypse devient plus claire : elle révèle non seulement l’avenir, mais aussi le présent. Nous vivons déjà dans les derniers jours, appelés à veiller, persévérer et annoncer l’Évangile jusqu’à ce que Christ revienne établir son règne éternel.

Voilà pourquoi l’Apocalypse est aussi un appel urgent au réveil. Elle secoue nos routines religieuses, dénonce la tiédeur spirituelle (Apocalypse 3.16), et nous invite à rallumer le feu du premier amour. Ce livre ne se lit pas seulement avec l’intellect, mais avec le cœur ouvert à l’Esprit. Il s’adresse à une Église en veille, à des croyants en marche, à des cœurs brûlants pour le retour du Seigneur.

« Celui qui atteste ces choses dit : Oui, je viens bientôt. Amen ! Viens, Seigneur Jésus ! »(Apocalypse 22:20)

Le modus operandi des fausses doctrines : sortir un verset hors de son contexte

Les fausses doctrines ont un schéma récurrent, une méthode bien rodée pour tromper les croyants : les enseignants prennent un verset biblique hors de son contexte pour lui faire dire ce qu’il ne dit pas. C’est ainsi que depuis les temps bibliques, les faux enseignants séduisent et détournent du vrai Évangile.

Dans cet article, nous verrons comment cette méthode est employée, pourquoi elle est dangereuse et comment nous pouvons la déjouer avec les Écritures.


1. Une stratégie ancienne : l’ennemi détourne la Parole de Dieu

Dès le jardin d’Éden, Satan a utilisé cette ruse pour tromper. Il est écrit en Genèse 3.1 – « Le serpent dit à la femme : Dieu a-t-il réellement dit : Vous ne mangerez pas de tous les arbres du jardin ? »

Satan déforma la parole de Dieu en semant le doute et en modifiant légèrement le commandement divin. De même, lorsqu’il tenta Jésus dans le désert, il cita l’Écriture, mais en tordant son sens en disant en Matthieu 4.6 – « Si tu es le Fils de Dieu, jette-toi en bas ; car il est écrit : Il donnera des ordres à ses anges à ton sujet ; et ils te porteront sur les mains, de peur que ton pied ne heurte une pierre. »

Comme nous pouvons le voir dans ce contexte Satan cita Psaume 91.11-12, mais a omit une partie essentielle utilisant ce passage hors contexte, en suggérant que Jésus devrait mettre Dieu à l’épreuve. Jésus ne s’est pas laissé dupé. Il a  répondu avec la Parole dans son contexte pour réfuter cette tromperie comme rapporté en Matthieu 4.7 : – «  Tu ne forceras pas la main au Seigneur, ton Dieu. » Jésus citait Deutéronime 6.16 à ce moment.


2. Exemples modernes de versets détournés

Beaucoup de fausses doctrines modernes suivent ce même principe en isolant un verset pour le faire signifier autre chose. Voici quelques exemples courants :

A. La fausse doctrine de la prospérité

Philippiens 4.13 – « Je peux tout par celui qui me fortifie. »

Certains enseignent que ce verset signifie que nous pouvons obtenir richesse, succès et prospérité matérielle.. Toutefois, dans le contexte réel Paul parle des épreuves et de la persévérance dans la foi, et non de gains matériels (Philippiens 4.11-12).


B. L’enlèvement prétribulationnel

1 Thessaloniciens 4.17 – « Ensuite, nous qui serons restés en vie à ce moment-là, nous serons enlevés ensemble avec eux, dans les nuées, pour rencontrer le Seigneur dans les airs. »

Les enseignants de cette fausse doctrine affirment que l’Église sera enlevée avant la période des tribulations. Mais en réalité, dans son contexte réel le passage parle de la résurrection des morts et du retour de Christ, mais n’indique en aucun cas que cela se produira avant la période des tribulations. En regardant de plkus près, noius nous appercevons que Matthieu 24.29-31 affirme le contraire.


C. Le salut sans repentance

Romains 10.9 – « Si tu confesses de ta bouche le Seigneur Jésus et si tu crois dans ton cœur que Dieu l’a ressuscité des morts, tu seras sauvé. »

Certains affirment que seule la confession suffit pour être sauvé, sans repentance ni transformation. Cependant, dans son contexte réel la Bible enseigne que le salut inclut la repentance et la sanctification comme le stipule les passages d’Actes 2.38 et de Jacques 2.17.


3. Pourquoi ces manipulations sont dangereuses

  1. Elles séduisent les croyants par des paroles flatteuses
    2 Timothée 4.3-4 – « Car il viendra un temps où les hommes ne supporteront pas la saine doctrine ; mais, ayant la démangeaison d’entendre des choses agréables, ils se donneront une foule de docteurs selon leurs propres désirs. » C’est exactement les temps que nous vivons en ces jours de la fin.
  2. Elles détournent de la vérité et mènent à l’égarement
    2 Pierre 3.16 – « Il parle de ces choses dans toutes ses lettres, où il y a des points difficiles à comprendre, dont les personnes ignorantes et mal affermies tordent le sens, comme celui des autres Écritures, pour leur propre ruine. » Ainsi, ils entrainent les croyants vuln.rables loin de la vérité.
  3. Elles créent une illusion spirituelle
    Les gens croient suivre Dieu alors qu’ils suivent un mensonge. L’apôtre Paul résume bien ce point en 2 Thessaloniciens 2.10-12 : – « Il usera de toutes les formes du mal pour tromper ceux qui se perdent, parce qu’ils sont restés fermés à l’amour de la vérité qui les aurait sauvés. Voilà pourquoi Dieu leur envoie une puissance d’égarement pour qu’ils croient au mensonge. Il agit ainsi pour que soient condamnés tous ceux qui n’auront pas cru à la vérité et qui auront pris plaisir au mal. »

4. Comment éviter ces pièges ?

A. Lire la Bible en contexte

Ne jamais prendre un verset isolé ! Lire le passage au complet pour vous assurer de bien comprendre son sens réel.

B. Comparer avec d’autres Écritures

À l’exemple des croyants de Bérée qui « examinaient chaque jour les Écritures, pour voir si ce qu’on leur disait était exact. » (Actes 17.11) La Bible s’interprète par elle-même.

C. S’appuyer sur l’Esprit de vérité

Jean 16.13 – « Quand le consolateur sera venu, l’Esprit de vérité, il vous conduira dans toute la vérité. » Laissons-nous conduire par le Saint-Esprit.

D. Avoir un cœur sincère et obéissant

Proverbes 3.5-6 – « Confie-toi en l’Éternel de tout ton cœur, et ne t’appuie pas sur ton intelligence. »


Conclusion

Les fausses doctrines fonctionnent toujours selon le même schéma : elles sortent un verset de son contexte pour lui faire dire autre chose. Cette méthode est vieille comme le monde et continue aujourd’hui à tromper de nombreux croyants.

Mais Dieu nous appelle à discerner et à défendre la vérité ! Cela demande de lire la Bible en contexte, de comparer les Écritures et de s’appuyer sur le Saint-Esprit.

Jude 3 nous dit : – « Combattez pour la foi qui a été transmise aux saints une fois pour toutes. »

Nous avons la responsabilité de rejeter les fausses doctrines et de proclamer la vérité. Ne nous laissons pas séduire, mais tenons fermes dans la saine doctrine de la Parole de Dieu !


Comment reconnaître une fausse doctrine

Dans un monde rempli de diverses interprétations des Écritures, il est essentiel pour les croyants de discerner la vérité des enseignements erronés. Les fausses doctrines se propagent souvent en manipulant subtilement les Écritures, sortant un verset de son contexte pour lui faire dire quelque chose qu’il ne dit pas réellement. Ces distorsions peuvent conduire à des croyances dangereuses, déformant le caractère de Dieu et les enseignements bibliques fondamentaux.

L’apôtre Paul avertit dans 2 Timothée 4.3-4 : « Car le temps viendra où les hommes ne voudront plus rien savoir de l’enseignement sain. Au gré de leurs propres désirs, ils se choisiront une foule de maîtres à qui ils ne demanderont que de leur caresser agréablement les oreilles. » Ces paroles soulignent l’importance d’un examen attentif des Écritures pour éviter d’être égaré. Cette vigilance implique de comprendre comment certains versets sont manipulés pour promouvoir des doctrines erronées. Voici quelques exemples.

Un exemple courant de mauvaise interprétation se trouve dans Jean 14.14, où Jésus déclare : « Je le répète : si vous me demandez quelque chose en mon nom, je le ferai. » Ce verset est souvent utilisé pour affirmer que Dieu exauce automatiquement toutes les prières faites « au nom de Jésus », indépendamment de leur nature. Pourtant, replacé dans son contexte, ce passage concerne les disciples et leurs prières alignées sur la volonté de Dieu, dans le cadre de leur mission. Cette interprétation abusive détourne l’attention de la soumission à la volonté divine, clairement exprimée dans 1 Jean 5.14 : « Nous avons auprès de lui cette assurance : si nous demandons quelque chose conformément à sa volonté, il nous écoute. »

Un autre exemple concerne 3 Jean 1.2, où il est écrit : « Cher ami, je souhaite que tu prospères à tous égards et que tu sois en aussi bonne santé physique que tu l’es spirituellement. » Ce verset est souvent cité par les promoteurs de l’Évangile de prospérité pour enseigner que Dieu promet richesse et santé à tous les croyants. Cependant, dans son contexte, ce passage est simplement d’une salutation personnelle de l’apôtre Jean à son destinataire, et non d’une promesse universelle. Les Écritures enseignent clairement que la véritable prospérité est spirituelle et non matérielle, comme le souligne Matthieu 6.19-20 : « Ne vous amassez pas des richesses sur la terre où elles sont à la merci de la rouille, des mites qui rongent, ou des cambrioleurs qui percent les murs pour voler. Amassez-vous plutôt des trésors dans le ciel, où il n’y a ni rouille, ni mites qui rongent, ni cambrioleurs qui percent les murs pour voler. »

Un autre passage fréquemment mal utilisé est Matthieu 7.1 : « Ne condamnez pas les autres, pour ne pas être vous-mêmes condamnés. » D’autres version ont « ne jugez pas » Certains s’appuient sur ce verset pour prétendre que les croyants ne doivent jamais émettre de jugement, même lorsqu’il s’agit de discerner des comportements ou de fausses doctrines. Cependant, replacé dans son contexte, Jésus condamne l’hypocrisie dans le jugement, pas le discernement spirituel. En effet, un peu plus loin, dans Matthieu 7.15-16, il déclare : « Gardez-vous des faux prophètes ! Lorsqu’ils vous abordent, ils se donnent l’apparence d’agneaux mais, en réalité, ce sont des loups féroces. Vous les reconnaîtrez à leurs fruits. Est-ce que l’on cueille des raisins sur des buissons d’épines ou des figues sur des ronces ? » Il nous faut donc ici exercer un certain jugement envers ces personnes et leur oeuvre.

Enfin, un exemple majeur concerne l’enlèvement avant la période des tribulations. Ce concept, défendu par plusieurs, repose sur plusieurs passages. Par exemple, 1 Thessaloniciens 4.17 : « Ensuite, nous qui serons restés en vie à ce moment-là, nous serons enlevés ensemble avec eux, dans les nuées, pour rencontrer le Seigneur dans les airs. Ainsi nous serons pour toujours avec le Seigneur. » Ils interprètent ce passage comme une preuve que les croyants seront enlevés avant la périodes des tribulations. Cependant, ce verset, pris hors de son contexte, ne mentionne pas explicitement le moment de cet enlèvement. Une lecture attentive de Matthieu 24.29-31 montre que le rassemblement des élus a lieu « après ces jours de détresse », réfutant ainsi l’idée d’un enlèvement prétribulationnel.

En conclusion, la meilleure défense contre les fausses doctrines est une connaissance approfondie et équilibrée des Écritures. Les distorsions se produisent souvent lorsque des passages sont isolés de leur contexte ou interprétés à la lumière d’intérêts personnels. Comme les Béréens dans Actes 17.11, les croyants, tout comme les Béréens, « examinaient chaque jour les Écritures pour voir si ce qu’on leur disait était juste ». Cela demande de lire attentivement les textes, de considérer le contexte historique et spirituel, et de prier pour recevoir la sagesse du Saint-Esprit.

Les fausses doctrines, bien qu’elles puissent sembler attrayantes ou flatteuses, détournent de la vérité du Christ. Elles mettent souvent l’accent sur des promesses immédiates ou des interprétations simplifiées, au détriment de l’appel à la repentance, à l’obéissance, et à la persévérance dans la foi. En demeurant ancrés dans la Parole de Dieu, les croyants peuvent non seulement éviter d’être égarés, mais aussi guider d’autres vers la vérité, tout en témoignant de l’amour et de la grâce de Christ. Gardons à l’esprit que la vérité biblique, bien que parfois exigeante, est toujours porteuse de vie et d’espérance pour ceux qui la recherchent avec sincérité.

La présence des fausses doctrines dans l’Église : Les chrétiens ne saisissent pas la gravité de la situation.

Introduction

Depuis les origines de l’Église, un combat silencieux mais destructeur s’est immiscé parmi les croyants : celui des fausses doctrines. Bien que subtiles, elles sont comme des loups déguisés en brebis, s’infiltrant au sein du troupeau avec une douceur trompeuse, séduisant les âmes et déformant la vérité de la Parole de Dieu. Aujourd’hui, en ces temps de la fin, ce phénomène atteint une ampleur sans précédent, si bien que beaucoup de chrétiens ne discernent plus la gravité de la situation.

L’Église, censée être le pilier et la colonne de la vérité (1 Timothée 3.15), voit sa mission compromise par des enseignements séduisants mais faux, qui écartent les croyants du chemin étroit menant à la vie éternelle. Plus inquiétant encore, ceux qui osent dénoncer ces dérives sont souvent considérés comme des semeurs de division ou de trouble, plutôt que comme des gardiens de la vérité. Ce refus d’entendre la vérité prophétisée par Christ lui-même (Matthieu 24.11-13) nous rappelle l’urgence de réveiller les consciences. Car en ces temps d’épreuves, l’Église ne peut plus se permettre de tolérer l’erreur au nom de la paix et de l’harmonie.

Nous devons nous poser cette question essentielle : qui voulons-nous suivre ? La douce illusion des faux prophètes ou les paroles du Christ, le véritable Prophète envoyé de Dieu ?Les fausses doctrines enseignées dans l’Église aujourd’hui font beaucoup de dommage à la foi des croyants et cela personne ne semble s’apercevoir du danger. Elles se sont beaucoup multipliées ces dernières décennies. Bien qu’elles aient toujours été présentes dans l’Église depuis les débuts. Toutefois, aujourd’hui elles ont atteint une ampleur tel que les dirigeants d’Église les ont accueillis à bras ouvert plutôt que de les réfuter avec force pour ne pas que celles-ci fassent du dommage dans l’Église.

Au cours du premier siècle, alors que certains pensent que l’Église primitive était le modèle parfait, il en ressort dans le Nouveau Testament que plusieurs églises locales étaient aux prises avec de fausses doctrines et que les apôtres, de véritables protecteurs, les ont dénoncées. Mais aujourd’hui, avec notre tendance malsaine à ne vouloir vexer personne, les fausses doctrines ont toutes le loisir de se développer à un rythme effréné. Elles ne sont jamais remises en question ni réfutées.

Bien entendu, cela est un phénomène de la fin des temps dans lequel nous vivons. Jésus nous a mis en garde pour ne pas se laisser séduire. (Matthieu 24.4) Nous voyons bien que les apôtres ont entendu le message, mais pour nous aujourd’hui, le message du Seigneur n’est plus entendu. Chaque jour, des croyants, pensant se diriger vers la vie éternelle, se diriges plutôt vers la mort éternelle sans le savoir. Alors que nous nous dirigeons vers des temps d’épreuves sans précédent, nombre de croyants s’appuient sur de fausses doctrines qui vont les faire se perdre.

C’est la réalité dans laquelle l’Église vit actuellement et elle ne semble pas s’apercevoir de la gravité de la situation. La preuve est que lorsqu’une personne se lève pour réfuter une fausse doctrine, elle est tout de suite la cible de croyants se pensant plus spirituels que les autres. Elle est ridiculisée et abandonnée de ceux qui se disent ses frères et sœurs.

C’est le constat que je fais de la situation en ce moment. Cela me désole de voir cette situation catastrophique se développer. Alors que chaque jour, des milliers de croyants séduits par de fausses doctrines sont laissés à eux même par ceux qui devraient les protégés. 

Alors que les choses s’enveniment, nous voyons un schéma se dessiner sous nos yeux et c’est celui que Jésus nous a donné lorsqu’il a dit : « Alors on vous persécutera et l’on vous mettra à mort. Tous les peuples vous haïront à cause de moi. À cause de cela, beaucoup abandonneront la foi, ils se trahiront et se haïront les uns les autres. De nombreux faux prophètes surgiront et ils tromperont beaucoup de gens. Parce que le mal ne cessera de croître, l’amour du plus grand nombre se refroidira. Mais celui qui tiendra bon jusqu’au bout sera sauvé. » (Matthieu 24.9-13)

Voilà le portrait que Jésus dresse de la situation actuelle et à venir démontrant que dans un futur proche, un groupe de croyants devra naviguer à travers un monde en plein bouleversement spirituel et moral. Alors que les persécutions contre les chrétiens s’intensifieront et que les valeurs fondamentales s’effondreront, certains abandonneront leur foi, trahissant leurs proches, et suivants des leaders charismatiques, mais trompeurs. Pourtant, une poignée de fidèles persévèreront, guidés par l’espoir de la promesse divine : le salut pour ceux qui tiendront bon jusqu’au bout. 

Voilà la réalité des choses à venir. Cependant, cela je ne peux pas le dire parce que ce n’est pas convenable d’annoncer du malheur plutôt que de bonnes choses. Le problème c’est que les croyants préfèrent entendre le mensonge plutôt que la vérité. Ils se délectent des mensonges associés aux fausses doctrines plutôt que la vérité de la parole de Dieu. 

Maintenant, où voulons-nous nous retrouver ? C’est aujourd’hui que ça se décide. Continuer de marcher sous la séduction de fausses doctrines promettant une fin improbable ou se tourner vers Christ et accepter ses paroles pour notre vie. La fin est proche, mais auparavant, nous devrons passer par des moments de grandes angoisses. Mais cela, les croyants ne veulent pas entendre la vérité. Ils préfèrent se bercer de leur illusion. Ils préfèrent croire tous ces faux prophètes qui leur promettent une fin sans souffrance, alors que Jésus nous enseigne le contraire. Qui voulons-nous croire, les faux prophètes ou le véritable prophète, Jésus, le fils de Dieu. 

Conclusion

La réalité spirituelle dans laquelle nous nous trouvons exige une prise de position claire. Nous sommes arrivés à une croisée des chemins, où chacun doit choisir entre deux options : la facilité séduisante des fausses doctrines ou la vérité exigeante de l’Évangile. Ces doctrines, souvent plus agréables aux oreilles, promettent la paix et la sécurité, mais elles mènent à la perdition. À l’inverse, la vérité de Christ nous prépare aux tribulations futures et nous équipe pour tenir ferme jusqu’au bout.

Nous vivons des temps où la séduction est si subtile qu’elle risque même de tromper les élus (Matthieu 24.24). C’est pourquoi nous ne pouvons plus fermer les yeux. Comme les apôtres du premier siècle, nous devons être des sentinelles, des gardiens fidèles de la vérité, prêts à défendre l’Évangile avec fermeté et amour.

La question demeure : voulons-nous suivre un mensonge qui rassure ou une vérité qui sauve ? Il est temps de nous tourner sincèrement vers Jésus, d’accepter ses paroles, et de nous préparer spirituellement pour les temps à venir. Car, comme le Seigneur l’a promis :

« Mais celui qui tiendra bon jusqu’au bout sera sauvé » (Matthieu 24.13).

Réfléchissons-y sérieusement, car l’heure est proche et notre salut en dépend.

La prolifération des fausses doctrines dans l’Église : Un appel au retour à la vérité biblique

Il y a un phénomène actuellement dans l’Église qui prend de l’ampleur et c’est la prolifération des nombreuses fausses doctrines. Chacune d’elles touche un segment du christianisme. Ici, je ne parle pas des fausses doctrines qui présentent dans l’Église catholique. Je parle des fausses doctrines qui touchent directement les croyants nés de nouveau de l’Église du Seigneur Jésus.

Il y a un nombre moult de fausses doctrines qui se sont développées en ces temps de la fin et qui affectent une multitude de croyants. Cependant, Jésus nous avait avertis de ce phénomène grandissant en disant : « Faites bien attention que personne ne vous induise en erreur. Car plusieurs viendront sous mon nom […] et ils tromperont beaucoup de gens. » (Mt 24.4-5) C’est ce que nous retrouvons aujourd’hui, plusieurs viennent au nom de Jésus, avec de fausses doctrines, et ils trompent beaucoup de gens parce que ceux-ci ne font pas attention à qui les enseignes et aussi les enseignements qui leur sont apportés.

Paul avait aussi averti Timothée de cette situation en ces temps de la fin comme nous pouvons le voir « Cependant, l’Esprit déclare clairement que, dans les derniers temps, plusieurs se détourneront de la foi parce qu’ils s’attacheront à des esprits trompeurs et à des enseignements inspirés par des démons. Ils seront séduits par l’hypocrisie de prédicateurs de mensonge dont la conscience est comme marquée au fer rouge. » (1 Tm 4.1-2) 

L’apôtre Pierre va aussi aborder ce sujet de la prolifération des fausses doctrines dans la fin des temps en écrivant ceci : « Autrefois, il y a eu des prophètes de mensonge parmi le peuple d’Israël ; il en sera de même parmi vous. » Le « vous » fait référence aux chrétiens nés de nouveau et faisant partie de l’Église du seigneur Jésus. Il continue en disant : « Ces enseignants de mensonge introduiront subtilement parmi vous des erreurs qui mènent à la perdition. Ils renieront le Maître qui les a rachetés et attireront ainsi sur eux une perdition soudaine. Beaucoup de gens les suivront dans leur immoralité et, à cause d’eux, la voie de la vérité sera discréditée. Par amour de l’argent, ils vous exploiteront avec des histoires de leur propre invention. Mais il y a longtemps que leur condamnation est à l’œuvre et que la perdition les guette. » (2 Pi 2.1-3)

On dirait que Pierre a écrit ces mots il n’y a pas si longtemps. C’est exactement ce que nous voyons dans ces jours qui sont la fin. De nombreux personnages ne font que demander de l’argent aux croyants garnissant leurs coffres abondamment. 

Les fausses doctrines prolifèrent à un rythme effréné. Aujourd’hui, on peut répertorier aisément plus de 50 fausses doctrines actives dans l’Église au moment où j’écris ces lignes. Chacune d’elles touche un segment de la foi et influence négativement la vie des croyants les écartant de la vérité de la parole de Dieu. Leur donnant de faux espoirs et les induisant en erreur dans la majorité des cas.

Pourquoi ces fausses doctrines se sont-elles ainsi développées dans l’Église ? L’une des raisons c’est d’abord dû au fait que les croyants se sont éloignés de la vérité. Ils ne lisent presque plus leur Bible. Par exemple, en France, les statistiques récentes révèlent une diminution notable de la lecture et de la possession de la Bible parmi les Français. Selon un sondage réalisé par l’Ifop en 2022, seulement 27 % des Français possèdent une Bible, contre 42 % en 2001. De plus, la lecture régulière de la Bible concerne désormais 19 % de la population, marquant une baisse de 9 points depuis 2001. (https://www.alliancebiblique.fr/articles/sondage-les-français-et-la-bible?utm_source=chatgpt.com

Un autre sondage nous démontre qu’en 2022, 39 % des Américains ont déclaré utiliser la Bible au moins trois fois par an, une diminution par rapport aux 49 % observés au cours de la dernière décennie. (https://www.infochretienne.com/articles/les-utilisateurs-americains-de-la-bible-ont-davantage-despoir-selon-un-sondage/?utm_source=chatgpt.com

Puis, pour nous, au Canada, c’est similaire au reste du monde alors qu’environ 14 % des chrétiens canadiens lisent la Bible au moins une fois par semaine. Cette proportion a diminué de moitié depuis 1996. (https://files.evangelicalfellowship.ca/research/CBES-Executive-Summary-FR.pdf?utm_source=chatgpt.com)

Parce que les chrétiens ne lisent à peu près pas leur Bible, et ne l’étudient possiblement pas non plus, cela laisse un terreau fertile aux fausses doctrines. D’ailleurs, celles-ci se sont propagées à un rythme effréné dans l’Église au cours des dernières décennies. Les croyants ne lisant plus leur Bible sont sujets à se laisser séduire par de fausses doctrines parce que celles-ci sont attrayantes, fascinantes et envoutantes. Elles ont une belle apparence et se présentent avec grande élégance. Comme disait Spurgeon, grand prédicateur du 18e siècle, au sujet des fausses doctrines c’est du presque vrai. 

Ce phénomène, de ne plus lire sa Bible, signifie que les croyants se détournent de l’enseignement sain. Comme l’apôtre Paul disait à Timothée cette parole très révélatrice de notre temps : « Car le temps viendra où les hommes ne voudront plus rien savoir de l’enseignement sain. Au gré de leurs propres désirs, ils se choisiront une foule de maîtres à qui ils ne demanderont que de leur caresser agréablement les oreilles. Ils détourneront l’oreille de la vérité pour écouter des récits de pure invention. » (2 Tm 4.3-4) 

Nous y voilà maintenant. Les prédicateurs les plus populaires pour la plupart n’enseignent pas la vérité de la Parole de Dieu. Au contraire, ils choisissent de caresser les oreilles des croyants avec de fausses doctrines et cela leur attire la faveur des gens. Malheureusement, nombre de concept qu’ils enseignent se trouve à être doctrinalement faux. C’est ce qui fait plaisir à leur auditoire. C’est aussi ce qui est le gage de leur popularité. Prenez conscience que la popularité n’est pas gage de fiabilité en ces jours de la fin.

Jésus ne faisait pas dans la popularité. Bien au contraire, il était détesté des religieux du temps parce qu’il disait la vérité de la Parole de Dieu et cela ne leur faisait pas plaisir. Ceux qui s’attroupaient auprès du Seigneur cherchaient soit à recevoir ou à voir un miracle. L’enseignement de Jésus ne les intéressait guère. 

Il serait temps de nous réveiller et de prendre conscience de ce phénomène grandissant qui entrainera dans l’égarement les croyants séduits. Il est temps de retourner à la vérité de la Parole de Dieu. Il est temps de revenir aux enseignements fondamentaux de la Bible. 

Il serait bien d’identifier toutes ces fausses doctrines auxquelles nous avons adhéré par le passé et de nous en débarrasser en les réfutant par la Parole de Dieu. Demander pardon au Seigneur et se détourner de celles-ci pour reprendre les enseignements de la parole de Dieu. Il en va de notre destinée éternelle.

Nous vivons les temps de la fin et bientôt la séduction sera encore plus grande. Le seul moyen que nous avons à notre disposition pour discerner le mensonge est la vérité de la Parole de Dieu. Tout ce qui est contraire à l’enseignement sain et une contrefaçon des Écritures et est ainsi un mensonge. 

Le monde dans lequel nous vivons est sous la gouverne du père du mensonge, Satan lui-même. Il convient donc de revenir à la Parole de Dieu et d’y plonger les regards avec régularité et assiduité et ne plus se laisser séduire par tout ce qui n’est pas conforme à la vérité et ainsi déceler toutes fausses doctrines afin de ne plus se laisser séduire. 

Sommes-nous suffisamment enracinés dans la Parole de Dieu pour discerner le vrai du faux dans les enseignements actuels ?

Pour distinguer le vrai du faux, il nous faut impérativement une connaissance du vrai. C’est ce qu’affirment les experts en contrefaçon. C’est la même chose aujourd’hui avec la Bible. Pour discerner les fausses doctrines, il nous faut connaître la Parole de Dieu. C’est là que plusieurs croyants se laissent prendre. À cause de leur manque de connaissance, ceux qui enseignent les fausses doctrines trouvent un terrain fertile à la propagation de celles-ci.

L’apôtre Paul va dire à Timothée, son collaborateur dans le service, ceci : « Car le temps viendra où les hommes ne voudront plus rien savoir de l’enseignement sain. Au gré de leurs propres désirs, ils se choisiront une foule de maîtres à qui ils ne demanderont que de leur caresser agréablement les oreilles. » (2 Ti 4.3)

Nous sommes maintenant rendus là. Aujourd’hui, bien des soi-disant chrétiens ne veulent plus rien savoir de l’enseignement sain. C’est-à-dire, de l’enseignement véritable de la Parole de Dieu. Cette Parole de Dieu vivante et efficace. (Hé 4.12) Cette Parole « plus tranchante que toute épée à double tranchant ». (Hé 4.12) Ces Écrits qui pénètrent au plus profond de l’âme. Cet enseignement sain qui « juge les dispositions et les pensées du cœur ». (Hé 4.12), Mais, cela, les croyants n’en veulent plus. 

Ils préfèrent se choisir, non pas seulement quelques un, mais une foule de maîtres. Des gens à qui ils vont leur demander de leur dire ce qu’ils veulent entendre. Des gens qui vont leur enseigner des demi-vérités. Des personnes qui vont seulement leur dire des choses agréables en évitant les vérités de la Parole de Dieu qui pourrait les heurter dans leur faible conscience.

Nombre de prédicateurs, aujourd’hui, parfois populaires et d’autres moins, évitent les sujets comme le péché et la repentance, l’enfer, le jugement et la colère de Dieu, la discipline dans l’Église, l’enseignement sur l’argent, le mariage et la sexualité, la soumission et l’autorité, la sainteté également le renoncement et la souffrance. Par contre aujourd’hui, les croyants vont préférer entendre parler de choses qui leur font plaisir.

L’un des sujets populaires est la prospérité matérielle qui est l’idée que de suivre Christ garantit richesse, succès et bonheur matériel. Des promesses exagérées de bénédictions financières pour les donateurs et des messages centrés sur « comment devenir riche grâce à Dieu ? » 

Un autre sujet de prédilection est l’amour de Dieu sans la sainteté se veut un enseignement qui met exclusivement l’accent sur l’amour inconditionnel de Dieu sans parler de la nécessité de la repentance ou de la sanctification. Une vision de Dieu comme un Père indulgent qui accepte tout, sans aucune exigence de transformation personnelle.

L’auto-estime de soi et le développement personnel très abordé par plusieurs prédicateurs qui s’apparente plus à des motivateurs. Ces messages sont centrés sur l’idée que « tu es extraordinaire » ou « crois en toi-même ». Des messages motivants sur la réussite, la confiance en soi et l’accomplissement de ses rêves, parfois sans lien réel avec les Écritures. 

Nous retrouvons également un évangile de confort . Ce sont des messages promettant une vie facile et sans souffrances pour ceux qui suivent Christ. L’idée que Dieu résoudra immédiatement tous les problèmes sans nécessité de persévérance ou de foi dans l’épreuve.

L’un des sujets, qui, selon moi, est parmi les plus populaires et solidement ancrés dans la chrétienté est la tolérance à tout prix. C’est d’abord, l’évitement des sujets difficiles comme le péché ou les comportements contraires à la Bible pour ne pas offenser. Puis, une ouverture excessive aux idées culturelles modernes, même si elles contredisent les Écritures. C’est un peu « tout le monde il est fin, tout le monde il est beau. »

Ne manquons pas de considérer également le bonheur ici et maintenant. Ces enseignements sont principalement axés sur le fait que Dieu veut uniquement votre bonheur ici sur terre. Celui-ci minimise l’aspect éternel de la foi chrétienne tels le ciel, les récompenses célestes, etc. 

Un autre enseignement qui caresse les oreilles est celui de l’unité et de l’harmonie sociale. Ici, dans ce domaine, on met l’accent sur des principes pour améliorer les relations humaines sans inclure la dimension spirituelle ou le besoin de réconciliation avec Dieu. Le discours est axé principalement sur l’unité des croyants et des églises sans tenir compte des différences doctrinales.

Que dire encore concernant la grâce bon marché qui prêche une grâce qui ne demande aucun engagement, aucune obéissance ou changement de vie. Cela laisse entendre que tout péché est automatiquement excusé sans réelle repentance. Que Dieu va pardonner inévitablement tout comportement coupable simplement parce qu’il est amour.

Nous retrouvons aussi comme enseignements un Dieu générique. Cela signifie de prêcher un Dieu vague. Un Dieu qui accepte toutes les religions ou philosophies, et qui ne demande pas d’allégeance exclusive à Jésus-Christ. C’est aussi d’éviter de proclamer Jésus comme le seul chemin, la vérité et la vie pour paraître inclusif.

Un autre message qui réconforte est le bien-être émotionnel. Celui-ci propose des messages qui se concentrent sur la guérison émotionnelle ou mentale sans aborder les fondements spirituels de ces luttes. C’est en quelque sorte de réduire le rôle de Dieu à celui d’un thérapeute ou d’un motivateur. 

Les deux dernières font l’unanimité de nos jours dans le monde des chrétiens. Le premier concerne les promesses de réussite. Ils associent la foi à la réalisation de tous ses objectifs personnels et professionnels. Celui-ci lie la bénédiction de Dieu à des résultats visibles de succès dans la vie. Dans le cas contraire, si tu peines à avancer et qu’il n’y a pas de résultats, c’est certainement parce que tu n’as pas la foi.

Finalement, une foi déconnectée du sacrifice. Ces marchands de bonheur prêchent uniquement sur les bénédictions sans jamais mentionner les défis, les persécutions ou les renoncements qu’implique la foi chrétienne. Ils réduisent la croix de Christ à un symbole de gain personnel, sans l’appel à mourir à soi-même.

En conclusion, ces sujets séduisants, bien qu’ils puissent attirer des foules et apporter du réconfort temporaire, affaiblissent la compréhension de l’Évangile. Ils négligent des vérités essentielles, comme le péché, la repentance, la croix, et la sainteté, qui sont indispensables pour une foi authentique et une relation véritable avec Dieu.

Il est donc primordial de revenir au fondement même de la Parole de Dieu. Je sais que cela sera très difficile parce que l’endoctrinement est solidement ancré dans les mœurs chrétiennes maintenant. Qui plus est, cela fait de nombreuses années que c’est prêcher allègrement dans l’Église du Seigneur Jésus. Ainsi, les croyants, sans aucun discernement, ne sont plus en mesure de voir le faux du vrai. 

Si comme moi, vous avez l’impression que quelque chose ne va pas, laissez-moi vous dire que ce n’est pas simplement une impression. C’est un signal que le Saint-Esprit vous envoie pour vous permettre de voir toute la fraude spirituelle qui est maintenant présente dans nos églises. 

Retournez au fondement de la Parole de Dieu, c’est demander au Saint-Esprit de vous donner le discernement pour faire la différence entre le faux et le vrai. Aujourd’hui, beaucoup de faux apparaissent comme du vrai, mais en réalité tout ce faux ne fait que détourner les croyants de la foi véritable basée sur la Parole de Dieu. Ce faux leur donne l’impression qu’ils ont tout le pouvoir nécessaire pour eux-mêmes. 

Tragiquement, ces fausses doctrines sont accompagnées de culpabilité associant inévitablement un manque de foi si le croyant ne réussit pas. Le foxcus est mit sur la personne et jamais sur l’oeuvre de Christ. C’est le culte du moi qui prédomine dans ces enseignements.

En fin de compte, ces fausses doctrines détruisent. C’est là leurs buts et ça fonctionne parfaitement bien.

Pourquoi la Bible n’enseigne-t-elle pas un réveil mondial avant le retour de Christ

Introduction

La Bible, dans plusieurs passages prophétiques, parle d’un réveil spirituel, mais l’idée d’un « grand réveil mondial » à la fin des temps n’est absolument pas ce que la Bible enseigne. C’est une mauvaise interprétation de certains passages bibliques. Encore une fois, cela vient ajouter à cette fausse doctrine un autre concept qui n’est absolument pas biblique. C’est une fois de plus, des versets sortis de leurs contextes pour leur faire dire une chose qu’ils ne disent pas. Voici quelques exemples de versets utilisés pour appuyer leur doctrine.

1. La prophétie de Joël

Dans Joël 3.1-2 et dans d’autres versions 2.28-29, Dieu promet une effusion de son Esprit :

« 1-28 Après cela, moi, je répandrai mon Esprit sur tout le monde. Vos fils, vos filles prophétiseront. Vos vieillards, par des songes, vos jeunes gens, par des visions, recevront des révélations. 2-29 Et même sur les serviteurs, sur les servantes, moi, je répandrai mon Esprit en ces jours-là. »

Ce passage est souvent interprété comme une prophétie d’un réveil spirituel mondial. Certains croient qu’il a eu un accomplissement partiel à la Pentecôte (Actes 2), mais qu’il pourrait aussi avoir un accomplissement plus large dans les derniers temps.

Malheureusement, c’est une interprétation erronée de ce passage. Le fait que Dieu répande son Esprit sur tout le monde ne signifie pas que des milliards d’âmes vont se convertir au Seigneur. Cela veut tout simplement dire que maintenant son Esprit est répandu et accessible à tout le monde dans la nouvelle alliance contrairement à l’ancienne alliance où ce n’était pas le cas.

2. L’annonce de l’évangile à toute la terre

Jésus, dans Matthieu 24.14, déclare :

« 14 Cette Bonne Nouvelle du royaume de Dieu sera proclamée dans le monde entier pour que tous les peuples en entendent le témoignage. Alors seulement viendra la fin. »

Ce passage parle d’une diffusion universelle de l’Évangile avant la fin, mais il n’indique pas nécessairement qu’un grand nombre de personnes se tourneront vers Dieu. Il souligne plutôt que le message du salut atteindra tous les coins de la terre. C’est encore une fois, une interprétation erronée de ce passage.

3. Les temps de l’apostasie

Parallèlement à la possibilité d’un réveil, la Bible annonce aussi une grande apostasie, ou un abandon de la foi, dans les derniers temps. Paul écrit dans 2 Thessaloniciens 2.3 :

« 3 Que personne ne vous égare d’aucune façon. Car ce jour n’arrivera pas avant qu’éclate le grand Rejet de Dieu, et que soit révélé l’homme de la révolte qui est destiné à la perdition. »

Ce passage, ainsi que bien d’autres (Mt 24.10-12; 1 Ti 4.1-2; 2 Ti 3.1-5; Hé 3.12; Jd 1.18-19; Ap 3.15-16), parle plutôt d’une période de déclin spirituel et de rejet de la vérité.

Je me demande bien, comment on peut parler de grand réveil mondial alors que la Bible parle d’apostasie généralisée c’est un aberration.

4. Les deux témoins et le ministère prophétique

Dans Apocalypse 11, les deux témoins prophétisent avec puissance et amènent de nombreux signes et jugements. Leur ministère est un signe de la puissance de Dieu dans les derniers jours, mais il est également accompagné de persécutions et de résistance. Ce passage pourrait être vu comme une forme de réveil, mais dans un contexte de jugement et de tribulations. 

Ce que nous retrouvons dans le livre de l’Apocalypse c’est plutôt que les hommes refusent de se repentir. Comme par exemple, dans ces passages: 

Apocalypse 9.20–21 :

« 20 Mais le reste des hommes qui avaient survécu à ces fléaux ne renoncèrent pas aux œuvres de leurs mains ; ils ne cessèrent pas d’adorer les démons ainsi que les idoles d’or, d’argent, de bronze, de pierre et de bois, bien qu’elles soient incapables de voir, d’entendre et de bouger. 21 Ils ne renoncèrent pas à leurs meurtres, à leurs pratiques magiques, à leur immoralité et à leur malhonnêteté. » 

Apocalypse 16.9 :

« 9 Les hommes furent atteints de terribles brûlures, et ils insultèrent Dieu qui a autorité sur ces fléaux, mais ils refusèrent de changer et de lui rendre hommage. »

Apocalypse 16.11 :

« 11 Sous le coup de leurs souffrances et de leurs ulcères, ils insultèrent le Dieu du ciel, et ils ne renoncèrent pas à leurs mauvaises actions. »

Apocalypse 16.21 :

« 21 Des grêlons énormes, pesant près d’un demi-quintal, s’abattirent du ciel sur les hommes ; et ceux-ci insultèrent Dieu à cause du fléau de la grêle, car il était absolument terrible. »

5. Le retour de Jésus après des temps troubles

Cependant, le problème de cet enseignement est considérable. Ces enseignants laissent entendre qu’il y aura un réveil mondial juste avant le retour de Jésus. Toutefois, il place le retour de Jésus juste avant la période des tribulations, ce qui n’est absolument pas biblique non plus. Certes, il y aura un retour du Seigneur Jésus, mais la Bible le place au dernier jour soit après la période des tribulations comme en font foi ces passages :

Matthieu 24.29-31 nous dit :

« 29 Aussitôt après ces jours de détresse, le soleil s’obscurcira, la lune perdra sa clarté, les étoiles tomberont du ciel ; les puissances célestes seront ébranlées. 30 C’est alors que le signe du Fils de l’homme apparaîtra dans le ciel. Alors tous les peuples de la terre se lamenteront, et ils verront le Fils de l’homme venir sur les nuées du ciel avec beaucoup de puissance et de gloire. 31 Il enverra ses anges rassembler, au son des trompettes éclatantes, ses élus des quatre coins du monde, d’un bout à l’autre de l’univers. »

Ce passage indique clairement que le retour de Jésus se produira « aussitôt après ces jours de détresse », ce qui signifie après et non pas avant la période des tribulations parce que ces jours de détresses font allusion, dans leur contexte, à la période des tribulations.

Marc 13.24-27 décrit le même scénario que Matthieu : 

« 24 Cependant, en ces jours-là, après ce temps de détresse, le soleil s’obscurcira, la lune perdra sa clarté, 25  les étoiles tomberont du ciel ; les puissances célestes seront ébranlées. 26 Alors on verra le Fils de l’homme venir sur les nuées avec beaucoup de puissance et de gloire. 27 Il enverra ses anges rassembler ses élus des quatre coins du monde, d’un bout à l’autre de l’univers. »

2 Thessaloniciens 2.1-3 nous dit explicitement :

« 1 Au sujet de la venue de notre Seigneur Jésus-Christ et de notre rassemblement auprès de lui, nous vous le demandons, frères et sœurs : 2 ne vous laissez pas si facilement ébranler dans votre bon sens, ni troubler par une révélation, un message ou une lettre qu’on nous attribuerait, et qui prétendrait que le jour du Seigneur serait déjà là. 3 Que personne ne vous égare d’aucune façon. Car ce jour n’arrivera pas avant qu’éclate le grand Rejet de Dieu, et que soit révélé l’homme de la révolte qui est destiné à la perdition ».

Paul précise bien ici que le retour de Christ ne pourra pas avoir lieu avant que deux choses ne se produisent : l’apostasie, c’est-à-dire le rejet de la foi et la révélation de l’Antichrist. Ceci suppose un retour après une période de trouble et non pas avant et juste après un grand réveil mondial. C’est complètement faux de prétendre une chose pareille.

Jean 6.39-40 nous enseigne : 

« 39 Or, celui qui m’a envoyé veut que je ne perde aucun de ceux qu’il m’a donnés, mais que je les ressuscite au dernier jour. 40 Oui, telle est la volonté de mon Père : que tous ceux qui tournent leurs regards vers le Fils et qui croient en lui, possèdent la vie éternelle, et moi, je les ressusciterai au dernier jour. »

Jésus promet donc que la résurrection des croyants aura lieu au « dernier jour ». Ceci implique que son retour, ainsi que la résurrection des croyants, se produiront à la fin des temps et pas avant. 

Apocalypse 20.4-5 :

« 4 Ensuite je vis des trônes. On remit le jugement entre les mains de ceux qui y prirent place. Je vis aussi les âmes de ceux qu’on avait décapités à cause du témoignage rendu par Jésus et à cause de la Parole de Dieu. Je vis encore tous ceux qui n’avaient pas adoré la bête ni son image et qui n’avaient pas reçu sa marque sur leur front et leur main. Ils vécurent et régnèrent avec Christ pendant mille ans. 5 C’est la première résurrection. Les autres morts ne vécurent pas avant la fin des mille ans. »

Ce passage mentionne ceux qui ont traversé la période des tribulations (ayant refusé d’adorer la bête) et qui sont ressuscités pour régner avec Christ. Cela indique un retour de Jésus après cette période de tribulations.

Finalement, Apocalypse 1.7 nous mentionne :

« 7 Voici, il vient avec les nuées. Et tout œil le verra, même ceux qui l’ont percé; et toutes les tribus de la terre se lamenteront à cause de lui. Oui. Amen ! »

Bien que ce passage ne mentionne pas explicitement la période des tribulations, il parle d’un retour visible, où « tout œil le verra ». Cela est souvent interprété comme un retour triomphal après une période de crise. Le retour de Jésus est tout sauf secret.

Ces derniers passages montrent que la Bible indique un retour de Jésus après des temps de détresse ou lors du dernier jour, ce qui contraste avec les interprétations d’un enlèvement avant la période des tribulations.

Conclusion

Comme nous venons de le voir, la Bible n’enseigne absolument pas un grand réveil mondial. Pourquoi ce faux concept est-il allègrement enseigné dans nos églises aujourd’hui ? Comme nous l’avons vu, le texte met en lumière une compréhension biblique du retour de Jésus et du déroulement des événements de la fin des temps. Plutôt que de promettre un réveil spirituel universel, la Bible annonce une période de grande apostasie et de tribulations. Les passages étudiés montrent que le retour de Christ se fera après ces épreuves et non avant, rectifiant ainsi l’idée erronée d’un enlèvement avant les tribulations. Cette approche encourage les croyants à se préparer spirituellement, à persévérer dans la foi, et à rester vigilants face aux fausses doctrines qui pourraient les égarer ou leur faire croire autre chose que ce que la Bible enseigne.

La tromperie de l’enlèvement prétribulationnel : une fausse doctrine

Introduction

L’enlèvement prétribulationnel est une fausse doctrine qui enseigne que l’Église sera enlevée de la terre avant la période des tribulations, évitant ainsi les souffrances de la fin des temps. Cette interprétation, popularisée par des mouvements évangéliques et dispensationalistes, a suscité de nombreux débats parmi les théologiens. Jésus a dit « Prenez garde que personne ne vous induise en erreur. » (Mt 24.4) C’est exactement ce que fait cette fausse doctrine donnant de faux espoirs aux croyants leur laissant présager qu’ils ne souffriront pas parce qu’ils seront enlevés au préalable avant la période des tribulations. Cette fausse doctrine est pernicieuse parce qu’elle fait beaucoup de tort au corps de Christ. Voici les principaux arguments contre cette doctrine, fondés sur l’étude des Écritures :

1. Absence de fondement scripturaire clair

L’un des principaux arguments contre la fausse doctrine de l’enlèvement prétribulationnel est l’absence d’un fondement clair et explicite dans la Bible. Nulle part il n’est mentionné directement que l’Église sera enlevée avant la période des tribulations. Les passages utilisés pour soutenir cet enseignement sont souvent sortis de leur contexte ou mal interprétés.

1 Thessaloniciens 4.16-17 parle de l’enlèvement, mais ne précise pas que cela se produira avant la période des tribulations. Au contraire, ce passage se concentre sur le retour du Seigneur à la fin des temps, sans mentionner un enlèvement avant cette période.

Matthieu 24.29-31 déclare explicitement que Jésus reviendra « immédiatement après la période des tribulations ». Il n’y a aucune indication que l’Église sera enlevée avant ce moment, mais plutôt que le rassemblement des élus se fera après la tribulations.

2. L’Église est appelée à traverser les épreuves

Plusieurs passages bibliques montrent que les croyants sont appelés à traverser des moments de souffrance et de persécution, plutôt que d’être épargnés.

Jean 16.33 : Jésus dit à ses disciples : « Vous aurez des tribulations dans le monde ; mais prenez courage, j’ai vaincu le monde. »

Actes 14.22 : Paul enseigne que « c’est par beaucoup de tribulations qu’il nous faut entrer dans le royaume de Dieu. »

La Bible enseigne que les croyants ne seront pas épargnés de la souffrance, mais qu’ils seront soutenus pendant la période des tribulations par la puissance de Dieu.

3. Confusion avec la seconde venue de Christ

La fausse doctrine de l’enlèvement prétribulationnel introduit une séparation entre l’enlèvement et la seconde venue de Christ. Selon cette prétendue doctrine, l’enlèvement aurait lieu avant la tribulation et la seconde venue à la fin de celle-ci. Or, la Bible ne fait aucunement mention de cette distinction.

1 Corinthiens 15.51-52 et 1 Thessaloniciens 4.16-17 parlent d’un seul événement : la résurrection des morts et la transformation des vivants à la venue du Seigneur. Ces passages ne laissent pas entrevoir un intervalle de sept ans entre l’enlèvement et le retour final de Christ.

4. Les présence des membres du peuple saint pendant la période des tribulations

La présence des croyants. durant la période des tribulations est évidente telle que décrite dans l’Apocalypse.

Apocalypse 7.13-14 mentionne « ceux qui viennent de la grande tribulation ». Si l’Église était enlevée avant la tribulation, pourquoi y aurait-il des saints dans cette période ? Cela montre que des croyants fidèles seront présents pendant la tribulation.

Apocalypse 13.7 décrit l’Antichrist comme faisant la guerre aux saints. Cela indique encore une fois que les croyants seront présents sur terre pendant cette période de tribulation.

5. La protection divine au lieu de l’évasion

Au lieu d’être enlevés pour échapper à la tribulation, les Écritures parlent souvent de la protection divine des croyants dans les épreuves.

Jean 17.15 : Jésus prie pour ses disciples en disant : « Je ne te demande pas de les retirer du monde, mais de les garder du mal. »

Apocalypse 3.10 : Jésus promet à l’Église de Philadelphie qu’il la gardera dans l’heure de l’épreuve, mais il ne dit pas qu’il la retirera du monde.

6. La doctrine de l’enlèvement prétribulationnel est récente

La doctrine de l’enlèvement prétribulationnel est relativement récente dans l’histoire de l’Église. Elle a émergé au XIXe siècle avec John Nelson Darby et le mouvement dispensationaliste, ce qui laisse penser qu’il ne s’agit pas d’une interprétation ancienne et traditionnelle des Écritures. Avant cette période, les Pères de l’Église et les théologiens des siècles précédents ne prêchaient pas l’idée d’un enlèvement avant la tribulation. Cette nouveauté théologique suscite donc des doutes sur sa validité.

7. Contradiction avec l’esprit de la Parole

La Bible enseigne que les croyants doivent être prêts à affronter des souffrances et à persévérer jusqu’à la fin.

Matthieu 24.13 : Jésus dit : « Celui qui persévérera jusqu’à la fin sera sauvé. » Ce verset encourage les croyants à endurer les épreuves jusqu’à la fin, au lieu de s’attendre à être enlevés avant.

8. La purification de l’Église à travers les épreuves

Les tribulations servent aussi à purifier l’Église, à renforcer la foi des croyants et à séparer les fidèles des tièdes. La Bible montre souvent que les épreuves sont des moyens par lesquels Dieu travaille dans son peuple.

1 Pierre 1.6-7 explique que la foi est éprouvée « par le feu » pour être trouvée digne de louange et d’honneur lors de la révélation de Jésus-Christ. Si les croyants sont retirés avant la tribulation, cette purification ne se ferait donc pas.

Conclusion

La fausse doctrine de l’enlèvement prétribulationnel semble contredire plusieurs enseignements bibliques fondamentaux. Les croyants sont appelés à persévérer dans les épreuves et à attendre la seconde venue de Christ après la tribulation, où ils seront alors transformés ou ressuscités. Cette perspective encourage les chrétiens à se préparer spirituellement à traverser des moments difficiles avec foi, plutôt que de s’attendre à une évasion avant ces événements. L’idée d’être gardés dans la tribulation, protégés par Dieu, tout en étant présents sur la terre, semble mieux refléter le message global des Écritures.