L’erreur d’élever un Israël géopolitique plutôt que Jésus

Une dérive spirituelle dans une partie du monde chrétien exalte Israël plutôt que Jésus, déformant le message évangélique. La foi chrétienne doit rester centrée sur la personne de Christ, non sur des ambitions politiques. L’Église est appelée à proclamer l’Évangile et à aimer tous, sans confusion avec des agendas géopolitiques.

Il existe une dérive spirituelle subtile mais réelle dans une partie du monde chrétien. Au lieu d’exalter Jésus comme centre de toute révélation, certains finissent par exalter un Israël géopolitique comme si c’était le cœur du plan de Dieu aujourd’hui. On parle plus d’un État, d’un territoire, d’un agenda national et de scénarios politiques que de la croix, de la résurrection, de l’Évangile, de la repentance et de la sainteté. Le résultat est grave. Ce glissement ne produit pas un amour biblique, mais une fascination, parfois une idolâtrie, qui remplace Christ par une lecture terrestre et charnelle des promesses.

Jésus est le centre, pas une nation

La Bible ne place pas une entité politique au centre, mais une personne : Jésus le fils de Dieu. Il est « l’image du Dieu invisible », « le commencement », « le premier-né d’entre les morts », afin d’avoir en tout la première place (Colossiens 1.15-18). Quand l’Église commence à tourner autour d’un État, d’une capitale ou d’un drapeau, elle perd l’axe biblique. La foi chrétienne n’est pas une foi géopolitique. C’est la proclamation que Jésus est Seigneur, qu’il règne, qu’il sauve, et qu’il revient.

Les apôtres ne prêchaient pas un centre terrestre à défendre. Ils prêchaient un Roi crucifié et ressuscité. Ils appelaient tous les peuples à la foi, à la repentance et à l’obéissance.

Une confusion entre promesses spirituelles et ambitions terrestres

Beaucoup de croyants sincères confondent les catégories. Ils lisent les promesses bibliques en les ramenant presque automatiquement à un accomplissement politique moderne. Or, le Nouveau Testament montre que l’accomplissement des promesses converge vers Jésus.

Paul affirme que toutes les promesses de Dieu trouvent en Christ leur « oui » (2 Corinthiens 1.20). Il enseigne aussi que la descendance promise à Abraham s’accomplit en Jésus, et que ceux qui appartiennent à Christ deviennent héritiers selon la promesse (Galates 3.16, 29). Cela ne nie pas l’existence d’Israël comme peuple ni l’histoire juive. Cela remet simplement chaque chose à sa place. Les promesses de salut, de règne, d’héritage et de bénédiction sont d’abord christologiques et non pas territoriales.

Élever un Israël géopolitique au rang d’axe théologique revient à déplacer l’accomplissement du plan de Dieu loin de Jésus, et à réinstaller une lecture qui redonne au sol, au sang et à la politique une place que l’Évangile réserve au Christ.

Le danger d’un « autre évangile » déguisé

Quand le centre se déplace, le message change. On peut garder des mots chrétiens tout en prêchant autre chose. À force de parler d’alliances nationales, de cartes, de prophéties politisées et de peurs eschatologiques, on finit par annoncer un récit où la foi devient une opinion sur l’actualité au lieu d’être une transformation du cœur par l’Évangile.

Or l’Évangile annonce la réconciliation avec Dieu par le sang de Jésus, l’appel à porter sa croix, la formation de disciples, la vie de l’Esprit, la communion fraternelle, la mission, la persévérance dans l’épreuve. Rien de tout cela ne dépend d’un agenda géopolitique. Et rien de tout cela ne doit être éclipsé par lui.

Une idolâtrie moderne qui ne dit pas son nom

L’idolâtrie n’est pas seulement se prosterner devant une statue. C’est donner à une réalité créée la place suprême qui revient au Seigneur. Quand une nation devient l’objet d’une ferveur inconditionnelle, quand on justifie tout, quand on sacralise des décisions humaines, quand on excuse l’injustice au nom d’une lecture prophétique, on n’est plus dans la foi biblique, mais dans une forme de religion politique.

Jésus a averti que son royaume n’est pas de ce monde (Jean 18.36). Les apôtres ont rappelé que notre citoyenneté est dans les cieux, et que nous attendons le Sauveur (Philippiens 3.20). Cela ne signifie pas fuir le réel ni mépriser la terre, mais refuser de confondre le règne de Dieu avec les royaumes des hommes.

L’Église appartient à Jésus, pas à une logique de blocs

Le Nouveau Testament ne construit pas deux peuples séparés avec deux destins de salut. Il annonce que Jésus a renversé le mur de séparation, qu’il a formé un seul peuple en lui, et qu’il a réconcilié les uns et les autres avec Dieu par la croix (Éphésiens 2.14-16). Le salut n’est pas distribué selon des critères ethniques ou politiques. Il est offert en Christ, par grâce, au moyen de la foi à tous les peuples de la terre.

Quand l’Église élève un Israël géopolitique, elle retombe dans une logique de séparation, de hiérarchies, d’identités charnelles, au lieu de demeurer dans la réalité de la nouvelle alliance, centrée sur Jésus et portée par l’Esprit.

Aimer le peuple juif sans idolâtrer un État

Il faut le dire clairement. Recentrer l’Église sur Jésus ne signifie pas mépriser les Juifs. Au contraire, la Bible appelle à aimer, à prier, à bénir, à chercher le salut de tous. Paul exprime une douleur profonde et un amour réel pour ses compatriotes, désirant qu’ils soient sauvés (Romains 10.1). Mais il ne transforme pas cet amour en exaltation d’un projet politique. Il annonce Christ. Il plaide pour l’Évangile. Il appelle à la foi.

Aimer bibliquement, c’est vouloir que tous, Juifs et non Juifs, reconnaissent Jésus comme Messie et Seigneur. L’amour n’est pas de remplacer Jésus par une cause. Ce n’est pas non plus de partager cet amour entre Israël géopolitique et Christ. L’amour est d’annoncer Jésus et non de proclamer le salut en Israël.

Revenir à la priorité absolue

La priorité de l’Église n’est pas de défendre une lecture géopolitique des prophéties. Sa priorité est d’adorer Jésus, de proclamer l’Évangile, de faire des disciples, de garder la foi, d’aimer la vérité, de vivre dans la sainteté, et d’attendre le retour du Seigneur.

Si un sujet, même prophétique, éclipse Jésus, il devient un piège. Si une nation prend la place du Sauveur dans les affections, les conversations et les attentes, il faut revenir au centre.

Jésus ne partage pas sa gloire. Il est le Seigneur. Il est l’espérance. Il est la pierre angulaire. Et l’Église n’a pas été appelée à élever un Israël géopolitique, mais à élever Jésus, afin que tous voient en lui le seul Sauveur et le seul Messie.

Trois groupes sur la terre ? Une fausse distinction contredite par les Écritures

Selon certaines doctrines, Dieu divise l’humanité en Israël, l’Église et les nations. Cependant, le Nouveau Testament enseigne qu’il n’existe que deux catégories : ceux en Christ (l’Église) et ceux en dehors (les nations). Paul affirme que l’Église, unie en Christ, constitue le véritable Israël de Dieu, abolissant les distinctions ethniques et le légalisme.

Dans certaines doctrines influencées par le dispensationalisme, on enseigne que Dieu agit avec l’humanité en séparant les hommes en trois catégories permanentes :

  1. Israël,
  2. L’Église,
  3. Les nations (ou les païens).

Selon cette vision, Dieu aurait un plan distinct pour Israël, un autre pour l’Église, et un autre pour les nations. Cette lecture donne l’impression que Dieu continue d’opérer avec Israël selon l’ancienne alliance, parallèlement à son œuvre dans l’Église.

Mais une lecture fidèle du Nouveau Testament montre que cette division n’est pas biblique. Il n’existe aujourd’hui que deux catégories de personnes devant Dieu qui sont ceux qui sont en Christ (l’Église). Ceux qui ne le sont pas (le monde, les nations). D’ailleurs, les Juifs, comme tous les autres, selon leur position face au Messie, n’échappent pas à cette réalité.

Pour commencer, en Christ, les distinctions ethniques sont abolies

L’apôtre Paul, un ancien pharisien, formé dans la tradition juive la plus rigoureuse est claire sur ce sujet. Il affirme, avec force, que toutes distinctions entre Juifs et non-Juifs ont été abolie en Christ. Il mentionne :

« Il n’y a plus ni Juif ni non-Juif, ni esclave ni homme libre, ni homme ni femme : car vous êtes tous un en Jésus-Christ. » — Galates 3.28

« Si vous appartenez à Christ, vous êtes donc la descendance d’Abraham, héritiers selon la promesse. » — Galates 3.29

Ces paroles sont sans équivoque : les croyants juifs et non juifs forment, à ce jour, ensemble, un seul peuple, le peuple de Dieu et ce peuple sous la nouvelle alliance est l’Église.

Ensuite, Dieu n’a qu’un seul peuple : ceux qui sont en Christ

L’idée que Dieu aurait deux peuples distincts, Israël d’un côté, l’Église de l’autre, est étrangère au Nouveau Testament. Jésus lui-même a déclaré :

« J’ai encore d’autres brebis qui ne sont pas dans cet enclos. Celles-là aussi, il faut que je les amène. Elles écouteront ma voix : il y aura alors un seul troupeau, un seul berger. » — Jean 10.16

Ce « seul troupeau », dans la nouvelle alliance s’appelle l’Église. Il est composée de Juifs et de non-Juifs réunis sous un seul berger. Ce berger c’est Christ. Ignorer ces enseignements du Nouveau Testament en revient à dire que la Bible se trompe. Pourtant, elle est tout de même assez explicite sur ce sujet.

Aujourd’hui, l’Église est le véritable Israël de Dieu

Paul affirme que l’Israël de Dieu n’est pas une nation terrestre, mais ceux qui marchent selon l’Esprit :

« Que la paix et la compassion soient sur tous ceux qui suivent cette règle de vie, et sur l’Israël de Dieu. » — Galates 6.16

Cet Israël spirituel est l’Église, la communauté des croyants rachetés. Paul ne parle pas ici d’un Israël national ou géopolitique, mais d’un peuple nouveau, recréé en Christ.

D’ailleurs, dans la lettre aux Galates, Paul combat le légalisme judaïsant, c’est-à-dire l’idée que l’on doit devenir Juif (par la circoncision et l’observance de la loi de Moïse) pour être pleinement sauvé.

Tout au long de l’épître, il enseigne que le salut est par la foi seule (Galates 2.16). Que les vrais enfants d’Abraham sont ceux qui croient (Galates 3.7). Et que les croyants sont l’héritage promis à Abraham (Galates 3.29).

Donc, dans ce contexte, l’expression« l’Israël de Dieu » ne peut pas désigner Israël selon la chair, c’est-à-dire les descendants naturels d’Abraham non croyants, car Paul vient de dire que la circoncision n’a aucune valeur (6.15).

Ici dans sa lettre, il parle à des croyants nés de nouveau, Juifs et non-Juifs, unis dans la nouvelle création. Ainsi, L’« Israël de Dieu » désigne, sans l’ombre d’un doute, les croyants qui suivent la voie de la croix et de la nouvelle naissance qui est l’Église, composée de Juifs et de non-Juifs régénérés.

Finalement, Paul oppose le judaïsme charnel à la vie nouvelle en Christ. Il démontre que le véritable peuple de Dieu n’est pas défini par la loi mosaïque ou la naissance ethnique, mais par la foi en Christ. « L’Israël de Dieu » ce sont les croyants nés de nouveau, unis en Christ, dans la nouvelle création. Galates 6.16 est donc une affirmation concernant le véritable Israël, celui que Dieu reconnaît aujourd’hui formé de l’ensemble des croyants fidèles en Christ c’est-à-dire l’Église.

Maintenant, ceux qui rejettent Christ, qu’ils soient Juifs ou non, sont considérés comme faisant partie du monde

Jésus lui-même a été clair avec les chefs religieux d’Israël :

« Si vous ne croyez pas que moi, je suis, vous mourrez dans vos péchés. » — Jean 8.24

Et encore :

« Celui qui a le Fils a la vie ; celui qui n’a pas le Fils de Dieu n’a pas la vie. » — 1 Jean 5.12

Ainsi, un Juif qui rejette Christ est, aux yeux de Dieu, dans le même état spirituel que tout homme ou femme qui vit dans l’incrédulité. Il fait partie des « nations » c’est-à-dire du monde non racheté qu’ils soient Juif ou non.

Enfin, le mur de séparation entre Juifs et non-Juifs a été aboli en Christ

« Car il [Christ] est notre paix : il a fait de deux groupes un seul ; par son corps, il a renversé le mur de séparation, l’inimitié. […] Il a voulu réconcilier les uns et les autres avec Dieu en un seul corps au moyen de la croix. » — Éphésiens 2.14-16 (BDS)

Il n’y a donc qu’un seul corps : l’Église. Ce corps est le lieu de la réconciliation, de la promesse, de l’adoption et de l’espérance.

Conclusion : l’enseignement dispensationaliste est une fausse doctrine dangereuse

L’enseignement dispensationaliste qui affirme l’existence de trois peuples sur la terre (Israël, l’Église, les nations) contredit la révélation biblique. C’est une fausse doctrine qui divise ce que Dieu a uni.

Aujourd’hui, selon les Écritures un Juif qui croit en Jésus devient membre du Corps de Christ qui est l’Église. Par contre, un Juif qui rejette Jésus demeure dans son péché. Il appartient au monde, comme tous ceux qui refusent le Fils.

« Car tous ceux qui sont conduits par l’Esprit de Dieu sont fils de Dieu. » — Romains 8.14

Le peuple de Dieu, aujourd’hui, n’est pas une nation ethnique ou géopolitique, mais l’ensemble de ceux qui ont été rachetés par le sang de l’Agneau. Ce peuple, c’est l’Église, l’unique corps du Christ.

L’Israël géopolitique est-il l’Israël de Dieu ?

L’Israël de Dieu, selon les Écritures, désigne un peuple spirituel composé de croyants en Jésus-Christ, plutôt qu’une nation géopolitique. L’apôtre Paul souligne que seule la foi en Christ permet d’appartenir à ce peuple. L’État moderne d’Israël, bien qu’important politiquement, n’est pas l’Israël de Dieu au sens biblique.

Une réponse fondée sur les Écritures

Depuis la recréation de l’État moderne d’Israël en 1948, plusieurs chrétiens soutiennent que cette nation représente toujours l’Israël de Dieu. On affirme souvent que les promesses de l’Ancien Testament s’appliquent encore à l’Israël national, et que Dieu a un plan prophétique spécifique pour cette entité géopolitique. Malheureusement cela vient d’une mauvaise interprétation des Écritures.

Mais que disent réellement les Écritures ? Quand le Nouveau Testament parle de l’Israël de Dieu, s’agit-il du pays Israël géopolitique moderne, ou d’autre chose ? La Bible donne une réponse claire à ce sujet.

D’abord, l’Israël de Dieu n’est pas une nation, mais un peuple spirituel

Dans Galates 6.15-16, l’apôtre Paul écrit ceci :

« Ce qui importe, ce n’est ni la circoncision ni l’incirconcision, mais une création nouvelle. Que la paix et la compassion soient sur tous ceux qui suivent cette règle, et sur l’Israël de Dieu. » — Galates 6.15-16

Ici, Paul ne parle pas de l’Israël physique ou géopolitique, mais de ceux qui vivent selon la nouvelle création en Christ. L’Israël de Dieu, selon Paul, est l’ensemble des croyants nés de nouveau, qu’ils soient Juifs ou non-Juifs.

Puis, tous ceux qui descendent d’Abraham selon la chair ne sont pas Israël

Paul souligne ce point important de manière très claire dans sa lettre aux Romains :

« Ce n’est pas parce qu’ils sont issus d’Israël qu’ils sont tous Israël. […] Ce ne sont pas les enfants de la chair qui sont enfants de Dieu, mais ce sont les enfants de la promesse. » — Romains 9.6-8

Autrement dit, il existe un Israël selon la chair, et un Israël selon l’Esprit. L’Israël de Dieu (le peuple de Dieu) aujourd’hui n’est pas déterminé par l’ascendance biologique, mais par la foi en la promesse accomplie en Jésus-Christ. La réalité actuelle est que nous vivons maintenant sous la nouvelle alliance et non plus sous l’ancienne. L’Église est maintenant le peuple de Dieu que Paul appelle l’Israël de Dieu. (Galates 6.16)

Ensuite, l’Israël géopolitique actuel rejette le Messie

Le peuple juif, dans sa majorité aujourd’hui, rejette encore Jésus comme étant le Messie. Or, les Écritures sont claires : nul ne peut faire partie du peuple de Dieu sans passer par la foi en Jésus-Christ.

« Celui qui a le Fils a la vie ; celui qui n’a pas le Fils de Dieu n’a pas la vie. » — 1 Jean 5.12

« Il n’y a de salut en aucun autre ; car il n’y a sous le ciel aucun autre nom donné parmi les hommes par lequel nous devions être sauvés. » — Actes 4.12

Le rejet du Messie exclut, même un Juif selon la chair, de l’alliance de grâce. Le véritable peuple de Dieu est défini non par l’ethnie, mais par l’union à Christ.

Après, l’Église est le peuple de Dieu aujourd’hui

Le Nouveau Testament enseigne que l’Église, composée de Juifs et de non-Juifs croyants, est la nation sainte, le peuple acquis, que Dieu s’est choisi pour lui appartenir.

« Vous, au contraire, vous êtes une race élue, un sacerdoce royal, une nation sainte, un peuple que Dieu s’est acquis. » — 1 Pierre 2.9

« Vous étiez autrefois sans Messie, exclus du droit de cité en Israël […]. Mais maintenant, en Jésus-Christ, vous qui étiez autrefois loin, vous avez été rapprochés par le sang du Christ. » — Éphésiens 2.12-13

En Christ, Dieu a abattu le mur de séparation entre Juifs et non-Juifs. Il a formé un seul peuple, un seul corps et celui-ci est l’Église. Elle est le peuple de Dieu selon les Écritures. Dieu n’a pas deux peuples. Il n’en a qu’un seul. Ce sont tous ceux qui par la foi ont mis leur confiance en Jésus. Dans le cas contraire, ils ne peuvent pas être le peuple de Dieu.

L’Israël géopolitique est une nation comme les autres

L’État moderne d’Israël, bien qu’il soit un fait politique et historique important, n’est pas le peuple de Dieu au sens biblique du terme comme nous le démontre clairement les écrits de l’apôtre Paul. L’État d’Israël géopolitique est une nation souveraine comme les autres, avec des droits et des responsabilités, mais elle n’est pas en alliance avec Dieu tant qu’elle ne reconnaît pas le Messie.

« Le royaume de Dieu vous sera enlevé, et sera donné à une nation qui en produira les fruits. » — Matthieu 21.43

Jésus est tout de même clair sur le sujet. Pourquoi sommes-nous incapable de reconnaître se fait clairement enseigner dans les Écritures ? Et pourquoi rejetons-nous cet enseignement de Jésus ?

Conclusion : l’Israël de Dieu, c’est le peuple uni à Christ

Loin de rejeter Israël selon la chair, Dieu ouvre la porte du salut à tous, y compris aux Juifs. Il y a, selon les Écritures, un reste fidèle qui croira en Jésus (Romains 11.5), mais cela ne signifie pas que l’ensemble de l’Israël politique ou ethnique est automatiquement l’Israël de Dieu.

L’Israël de Dieu, ce sont les croyants en Jésus-Christ, nés de nouveau, qui vivent par l’Esprit et produisent les fruits du Royaume.


« Car ce ne sont pas les enfants de la chair qui sont enfants de Dieu, mais ce sont les enfants de la promesse. » — Romains 9.8

« Si vous appartenez à Christ, vous êtes donc la descendance d’Abraham, héritiers selon la promesse. » — Galates 3.29

L’Israël géopolitique n’est pas le peuple de Dieu selon les Écritures

Depuis 1948, certains chrétiens considèrent Israël comme le peuple de Dieu, fondant cette idée sur des interprétations erronées des Écritures. En réalité, le peuple de Dieu est défini par la foi en Christ, transcendant l’appartenance ethnique. L’identité spirituelle est maintenant basée sur la nouvelle alliance, et tous les croyants, juifs ou non, en font partie.

Depuis la fondation de l’État d’Israël en 1948, plusieurs mouvements chrétiens ont soutenu que ce pays représente encore aujourd’hui « le peuple de Dieu ». Cette affirmation, souvent émotive ou politique, ne repose pas sur l’enseignement du Nouveau Testament, mais sur une lecture erronée et littérale de certaines prophéties. En réalité, la Parole de Dieu enseigne que le peuple de Dieu, sous la nouvelle alliance, est exclusivement défini par l’union à Jésus-Christ, le Messie.

Être Juif selon la chair ne suffit pas pour être du peuple de Dieu

L’apôtre Paul, lui-même Israélite de naissance, est très clair en mentionnant que les descendants physiques d’Abraham ne sont pas automatiquement les héritiers de Dieu.

« Ce n’est pas parce qu’ils sont issus d’Israël qu’ils sont tous Israël. […] Ce ne sont pas les enfants de la chair qui sont enfants de Dieu, mais ce sont les enfants de la promesse qui sont considérés comme sa descendance. » — Romains 9.6-8

Cela signifie que l’appartenance ethnique ou nationale à Israël ne garantit aucunement l’appartenance spirituelle au peuple de Dieu. Ce courant de pensée est répandu dans toutes la chrétienneté aujourd’hui. Mais malheureusement, celui-ci n’est pas conforme aux Écritures. Ce sont des choses, comme Pierre le disait à propos des enseignements de l’apôtre Paul, difficiles à comprendre.

C’est ce qu’il fait dans toutes les lettres, où il parle de ces choses, dans lesquelles il y a des points difficiles à comprendre, dont les personnes ignorantes et mal affermies tordent le sens, comme celui des autres Écritures, pour leur propre ruine. — 2 Pierre 3.16

Le véritable Israël est spirituel, non national ou géopolitique

Paul désigne les croyants en Christ, juifs ou non-juifs, comme le véritable Israël de Dieu.

« Et que la paix et la compassion soient sur tous ceux qui suivront cette règle de vie, et sur l’Israël de Dieu. » — Galates 6.16

Cet « Israël de Dieu » n’est pas une entité politique ou ethnique. Ce sont ceux qui marchent selon l’Esprit et la foi. Autrement dit, l’Église fidèle est composée de tous les croyants régénérés.

L’ancienne alliance a été rendue caduque

L’alliance qui liait Dieu à Israël selon la loi de Moïse a pris fin en Christ. Ceux qui rejettent le Messie ne peuvent plus revendiquer une relation d’alliance avec Dieu.

« En déclarant une alliance “nouvelle”, il a rendu l’ancienne ancienne ; or, ce qui devient ancien et vieilli est sur le point de disparaître. » — Hébreux 8.13

« Car il n’y a de salut en aucun autre ; car il n’y a sous le ciel aucun autre nom donné parmi les hommes par lequel nous devions être sauvés. » — Actes 4.12

Le rejet de Jésus comme Messie place l’Israël géopolitique actuel dans la même position que toutes les autres nations soit en dehors de l’alliance s’ils ne croient pas.

Ceux qui sont en Christ sont la descendance véritable d’Abraham

La promesse n’a pas été faite à une nation politique, mais à la postérité qui est Christ, et ceux qui sont en lui deviennent les héritiers des promesses.

« Et si vous appartenez à Christ, alors vous êtes la descendance d’Abraham, héritiers conformément à la promesse. » — Galates 3.29

Ce passage et son contexte ne peuvent pas être plus clair. Ils réfutent le fait que les croyants sont effectivement la descendance d’Abraham. Maintenant, cela exclut donc tout privilège géopolitique ou ethnique pour ceux qui sont en dehors de Christ.

Jésus lui-même a rejeté toute revendication de filiation sans foi en lui

« Si Dieu était vraiment votre Père, vous m’aimeriez. […] Vous avez pour père le diable. » — Jean 8.42,44

Même si les Israélites se réclamaient d’Abraham, Jésus déclare que leur rejet de lui prouve qu’ils ne sont pas de Dieu. Ainsi, l’identité spirituelle ne dépend plus de l’ADN, comme dans l’ancienne alliance, mais plutôt de la foi dans la nouvelle alliance.

Conclusion : Le peuple de Dieu aujourd’hui n’est pas une nation, mais une communauté née de l’Esprit

L’Israël géopolitique actuel est une nation comme les autres, soumise au jugement de Dieu comme toutes les nations de la terre. Le peuple de Dieu aujourd’hui est composé de tous ceux qui croient en Jésus-Christ, qu’ils soient juifs ou païens d’origine.

« Car tous ceux qui sont conduits par l’Esprit de Dieu sont fils de Dieu. » — Romains 8.14

« Il n’y a plus ni Juif ni non-Juif […] car vous êtes tous un en Jésus-Christ. » — Galates 3.28