Quand Christ paraîtra » – Une espérance de gloire, pas un enlèvement secret

Le passage de Colossiens 3.4 est souvent mal interprété comme un support à l’idée d’un enlèvement secret des croyants. Toutefois, Paul évoque plutôt une manifestation glorieuse de Christ à la fin des temps. Les croyants ne seront pas retirés du monde, mais révélés aux côtés de Christ dans la gloire.

« Lorsque Christ apparaîtra, lui qui est votre vie, alors vous paraîtrez, vous aussi, avec lui, dans la gloire. »Colossiens 3.4

Introduction : une promesse glorifiante, mais mal comprise

J’ai lu dans un livre récent sur la fin des temps, une chose qui m’a stupéfaite. L’auteur, utilisait ce passage de Colossiens 3.4 pour appuyer sa théorie de l’enlèvement des croyants avant la période des tribulations. Maintenant, certains affirment que Colossiens 3.4 fait allusion à cette prétendue évacuation soudaine des croyants avant que le monde ne traverse les jugements divins.

Mais est-ce réellement ce que Paul enseigne ici ? En regardant de près le contexte, le vocabulaire grec et la doctrine biblique dans son ensemble, on découvre une vérité bien plus riche : il s’agit non pas d’un enlèvement secret, mais de la manifestation finale et glorieuse de Christ, au dernier jour. Regardons ce passage ensemble maintenant.

Une vie cachée aujourd’hui, une gloire révélée demain

Colossiens 3.1-4 nous plonge dans une perspective spirituelle puissante :

« Mais vous êtes aussi ressuscités avec Christ : recherchez donc les réalités d’en haut, là où se trouve Christ, qui siège à la droite de Dieu. De toute votre pensée, tendez vers les réalités d’en haut, et non vers celles qui appartiennent à la terre. Car vous êtes morts, et votre vie est cachée avec Christ en Dieu. Lorsque Christ apparaîtra, lui qui est votre vie, alors vous paraîtrez, vous aussi, avec lui, dans la gloire.  » – Colossiens 3.1-4

Ici, Paul ne parle pas de disparition du monde, mais d’un appel à vivre dès maintenant dans la réalité spirituelle du royaume. La vie du croyant est cachée, invisible aux yeux du monde, mais pleinement réelle aux yeux de Dieu. Elle sera révélée au grand jour lorsque Christ reviendra.

Le verset 4 affirme donc ceci :

« Lorsque Christ apparaîtra, lui qui est votre vie, alors vous paraîtrez, vous aussi, avec lui, dans la gloire. » – Colossiens 3.4

Rien n’indique ici une fuite terrestre ni une absence durant une tribulation mondiale. Il est question d’un dévoilement glorieux, au même moment que la venue de Christ. Aucune référence n’est faites non plus à une soi-disante première venue secrète.

Le mot « apparaîtra » : une révélation publique, pas un départ secret

Le mot grec employé pour « apparaître » est phanéroō (φανερόω), un terme qui signifie : rendre visible, révéler au grand jour, manifester clairement. Ce mot est toujours utilisé dans le Nouveau Testament pour parler de la venue glorieuse et publique de Christ, jamais d’un enlèvement caché.

Par exemple :

  • « …quand le Berger en chef paraîtra phanéroō (φανερόω), vous recevrez la couronne de gloire… » (1 Pierre 5.4)
  • « …demeurez attachés à Christ pour qu’au moment où il paraîtra phanéroō (φανερόω), nous soyons remplis d’assurance.… » (1 Jean 2.28)

Dans chacun de ces cas, il s’agit du retour visible de Jésus dans la gloire, non d’une venue secrète ou partielle.

La gloire à venir : pas une fuite, mais une révélation

Paul ne dit pas que les croyants seront retirés du monde, mais qu’ils seront manifestés avec Christ au moment même où il reviendra régner dans la gloire. Ce thème revient dans toute la Bible :

  • 1 Thessaloniciens 4.15-17 parle d’un événement public à la dernière trompette, où les morts ressusciteront et les vivants seront transformés ensemble.
  • 2 Thessaloniciens 2.1-3 indique clairement que notre rassemblement avec Christ ne se produira pas avant l’apparition de l’homme impie et la grande apostasie.
  • Tite 2.13 appelle les croyants à attendre non pas une fuite, mais « la manifestation de la gloire de notre grand Dieu et Sauveur Jésus-Christ ».

Loin d’une théologie de fuite, l’Écriture enseigne une espérance active, fondée sur la fidélité au milieu des épreuves, jusqu’à ce que le Seigneur revienne avec puissance et gloire (Matthieu 24.30-31).

Conclusion : une mise en garde contre les illusions d’un départ prématuré

Utiliser Colossiens 3.4 pour promouvoir un enlèvement secret avant la tribulation, c’est faire violence au texte et détourner les croyants de la véritable espérance biblique. L’Évangile ne promet pas que nous serons retirés du feu, mais que Christ sera avec nous dans la fournaise et qu’il viendra nous glorifier en son temps.

Ne courons pas après des échappatoires confortables. Soyons prêts, enracinés, persévérants, car notre vie est cachée en Christ, et elle sera manifestée dans la gloire lorsque lui-même apparaîtra.

Le biais d’ancrage – Partie 3

Le texte explore comment la vérité divine est souvent remplacée par des mensonges séduisants, illustré par l’histoire d’Adam et Ève. Il met en lumière la nécessité de discerner les voix alternatives qui semblent plus enrichissantes, tout en soulignant l’importance de rester fidèle à la Parole de Dieu pour éviter de tomber dans des ancrages spirituels erronés.

L’échange fatal : comment la vérité est remplacée par le mensonge

Nous avons vu dans la partie 1 que le biais d’ancrage est cette tendance à rester attaché à une première idée, même lorsqu’elle est fausse, et que ce phénomène n’est pas seulement psychologique. Il possède aussi une profonde dimension spirituelle.

Dans la partie 2, nous avons compris que pour déraciner ces faux ancrages, il faut identifier le mensonge, le remplacer par la vérité de la Parole et renouveler continuellement son esprit par l’obéissance à Jésus, Lui seul étant capable de libérer pleinement notre pensée.

Aujourd’hui, nous allons examiner comment Adam et Ève illustrent le danger d’échanger la vérité divine contre une version séduisante, et comment ce même glissement subtil continue encore aujourd’hui à remplacer la Parole de Dieu par de faux ancrages spirituels.

Adam et Ève vivaient au cœur de la lumière parfaite de la Parole de Dieu. Une seule voix leur avait été donnée, une seule directive, un seul ancrage : la vérité pure du Créateur, destinée à rester indélogeable. Pourtant, une autre parole est entrée dans le jardin. Une parole qui semblait plus profonde, plus spirituelle, plus libératrice, une parole qui donnait l’impression d’aller plus loin que ce que Dieu avait dit.

Ce récit nous montre précisément comment un biais d’ancrage spirituel se forme : lorsqu’une version séduisante de la vérité prend la place de la vérité elle-même. Et ce mécanisme n’a rien perdu de sa force. Aujourd’hui encore, le corps de Christ lutte avec des idées qui paraissent spirituelles mais qui ne sont pas la Parole de Dieu.

Trois étapes révèlent comment un ancrage vrai peut devenir un ancrage faux : l’ouverture à une parole alternative plus enrichissante, la séduction subtile d’une profondeur qui semble plus élevée, et enfin la chute du discernement lorsque le désir « d’aller plus loin » remplace l’obéissance.

1. La première ouverture : quand une autre parole semble plus enrichissante

Le serpent n’a pas commencé par contredire Dieu. Il a présenté une version plus complète, plus lumineuse, une parole adaptée, presque améliorée : « Dieu a-t-il réellement dit ? » (Genèse 3.1). Il ne demande pas de rejeter Dieu, seulement de reformuler Sa Parole. C’est ainsi qu’un biais d’ancrage commence.

Aujourd’hui encore, des voix proposent des « améliorations » de la vérité : un christianisme sans croix centré sur la prospérité, des promesses de protection absolue qui éliminent toute notion de souffrance, des visions futuristes qui détournent de l’appel présent à la sainteté, ou des enseignements simplifiés pour rester populaires. Ce ne sont pas des rejets directs de Dieu ; ce sont des réécritures séduisantes de Sa Parole.

Roboam illustre ce danger dans 1 Rois 12. Il ne rejette pas les anciens, cependant, il préfère simplement des voix plus jeunes, plus modernes, plus audacieuses. Ce n’était pas une contradiction, seulement une « meilleure version ». Pourtant, cela a divisé le peuple de Dieu. De la même manière, on remplace aujourd’hui la Bible par une version « mise à jour », « plus flexible », mais qui perd son autorité.

Anne Graham Lotz rappelle avec force : « Ce n’est pas la voix la plus brillante qui est la voix de Dieu, mais celle qui reste fidèle à ce qu’Il a déjà dit. »

Jésus, dans le désert, refuse qu’on ajoute la moindre nuance au message du Père. Il répond uniquement : « Il est écrit. » Nous devons faire de même. De nombreuses « vérités améliorées » circulent sur les réseaux sociaux. Elles sont belles, attrayantes, captivantes. Toutefois, elles ne sont pas bibliques. Trop de croyants se laissent séduire par cette douceur empoisonnée.

2. La séduction subtile : quand une voix alternative semble plus profonde

Lorsque le serpent déclare : « Vous serez comme des dieux » (Genèse 3.4-5), il ne propose pas seulement un fruit. Il propose une expérience spirituelle supérieure, une profondeur mystique qui semble noble. Cette séduction ressemble étrangement à plusieurs ancrages qui circulent aujourd’hui dans l’Église : des visions plus importantes que l’Écriture, des révélations modernes présentées comme supérieures aux commandements de Christ, des promesses de salut sans repentance ou de succès sans sanctification. Ce n’est pas totalement faux, mais c’est une vérité embellie, déformée, dangereuse.

Le conflit entre Hananias et Jérémie en Jérémie 28 illustre cela à merveille. Hananias annonçait une délivrance rapide, une victoire sans repentance, une restauration immédiate. C’était un message séduisant, mais vide. Jérémie, pour sa part, proclamait une parole vraie, moins brillante, mais fidèle : soixante-dix ans de jugement, un appel au retour du Seigneur, et une restauration réelle au temps de Dieu.

Jackie Hill Perry résume cette réalité d’un trait puissant : « Le mensonge le plus dangereux est celui qui ressemble à la vérité mais t’invite à aller au-delà de ce que Dieu a établi. »

La profondeur spirituelle ne se mesure ni à la nouveauté, ni aux révélations spectaculaires, ni aux expériences exaltantes. Elle se mesure à la fidélité à la Parole. Jésus lui-même a refusé les royaumes instantanés proposés par Satan. Il est resté ancré dans l’Écriture.

3. La chute du discernement : quand le désir d’« aller plus loin » remplace l’obéissance

Lorsque la femme voit que le fruit est bon, agréable aux yeux et désirable pour ouvrir l’intelligence (Genèse 3.6), le piège est complet. Ce fruit n’est pas présenté comme mauvais, mais comme une opportunité spirituelle. C’est ainsi que les ancrages faux prennent racine.

Aujourd’hui, ce glissement se retrouve dans des enseignements promettant une vie chrétienne sans croix, des expériences valorisantes qui évitent la repentance, des doctrines qui flattent la chair, des visions prophétiques qui remplacent l’Écriture ou des croyances sensationnelles qui semblent plus excitantes que la fidélité quotidienne.

Les Galates sont tombés dans ce piège. Ils n’ont pas abandonné Christ, seulement, ils ont simplement ajouté une nuance séduisante, une exigence supplémentaire, une version « améliorée » du salut. Mais ce nouvel ancrage prenait la place de la vérité que Paul leur avait annoncée.

David Platt dit avec justesse : « Le discernement tombe non par ignorance, mais par désir. Nous préférons ce qui flatte plutôt que ce qui sauve. » Le vrai danger n’est pas seulement d’entendre une voix alternative, mais de désirer qu’elle soit vraie. Lorsque le cœur veut croire le mensonge, ce mensonge devient une forteresse intérieure.

À Gethsémané, Jésus aurait pu choisir une voie plus douce, plus logique, plus acceptable. Mais il refuse tout ce qui contredit le Père, même légèrement. Sa prière « Toutefois, que ta volonté soit faite et non la mienne » montre que la fidélité n’ajoute rien à la vérité : elle s’y soumet entièrement.

Conclusion pratique : Comment éviter de remplacer la vérité par une version séduisante ?

La réponse se trouve dans cinq attitudes spirituelles essentielles :

  1. Rester attaché à ce que Dieu a déjà dit
  2. Refuser toute version embellie de la vérité
  3. Soumettre ses désirs à Dieu
  4. Nourrir son ancrage par la Parole chaque jour
  5. Laisser le Saint-Esprit maintenir notre cœur humble et vigilant.

Les Béréens en sont l’exemple parfait. Ils examinaient chaque jour les Écritures pour vérifier si ce qu’on leur disait était juste (Actes 17.11).

Avertissement final : Garde ton cœur plus que toute autre chose

Proverbes 4.23 nous rappelle : « Garde ton cœur plus que toute autre chose, car de lui viennent les sources de la vie. »
Un cœur non gardé cherche une vérité plus brillante et se laisse facilement séduire.
Un cœur gardé demeure dans la vérité éternelle et recherche constamment la Parole de Dieu.

Est-ce que les Écritures affirment que c’est le Saint-Esprit qui retient l’Antéchrist ?

L’idée que le Saint-Esprit retient l’Antéchrist est infondée, n’étant pas soutenue par la Bible. L’Écriture ne nomme pas cette entité et affirme que le Saint-Esprit demeure actif jusqu’à la fin, contrairement aux interprétations dispensationalistes. Une approche prudente consiste à s’en tenir aux enseignements clairs des Écritures.

Non, il n’est pas biblique d’affirmer que ce qui retient l’Antéchrist est le Saint-Esprit, car la Bible ne l’enseigne nulle part clairement. Cette idée repose sur une interprétation spéculative d’un passage d’un épitre de Paul, à savoir 2 Thessaloniciens 2.6-7, mais cette interprétation ne trouve aucun appui explicite, ni dans le contexte de ce passage, ni ailleurs dans les Écritures.


Pourquoi ce n’est pas biblique d’identifier celui qui retient comme étant le Saint-Esprit

D’abord, le texte ne nomme pas le Saint-Esprit

Paul écrit aux Thessaloniciens en disant : « vous savez ce qui le retient ». Très certainement, parce qu’il en avait déjà parlé de vive voix avec eux. Cependant, l’apôtre ne précise pas l’identité de celui qui retient dans l’épître. De plus, il ne dit pas que c’est l’Esprit saint qui retient l’Antéchrist, ni que le Saint-Esprit sera retiré de la terre parce que cette dernière pensée est aussi véhiculée à partir de ces deux passages.

Ensuite, le Saint-Esprit n’est jamais retiré de la terre dans la Bible

Jésus a promis que le Saint-Esprit serait avec les croyants pour toujours.

Les Écritures enseignent que Jésus reviendra au dernier jour. Elles enseignent aussi que les croyants seront présents tout au long de la période des tribulations et qu’ils seront protégé par Dieu étant marqué de son sceau. Il est dont impensable voir même impossible que le Saint-Esprit, qui est Dieu lui-même, soit ôté du monde comme s’il s’absentait. Il agit dans le monde jusqu’à la fin.

Puis, le Saint-Esprit est encore actif pendant la période des tribulations

Si des gens se convertissent dans cette période difficile, comme le croient même ceux qui enseignent un enlèvement prétribulationel, alors c’est par l’action du Saint-Esprit que cela se produirait :

Le retrait du Saint-Esprit serait incompatible avec l’œuvre de conviction, de régénération et de sanctification.

Maintenant, quelle est l’origine de cette interprétation ?

L’idée que le Saint-Esprit est ce qui retient l’Antéchrist vient du système dispensationaliste, qui enseigne :

  • Que l’Église est enlevée avant la période des tribulations.
  • Que le Saint-Esprit, agissant à travers l’Église, est « retiré » à ce moment-là.
  • Que cela ouvre la voie à la manifestation de l’Antéchrist.

Mais ce schéma n’est pas biblique :

  • L’Écriture ne parle nulle part du retrait du Saint-Esprit.
  • Elle ne parle jamais d’un enlèvement secret avant la période des tribulations.
  • Elle enseigne au contraire que les croyants doivent tenir ferme jusqu’à la fin (Matthieu 24.13 ; Apocalypse 13.10). La fin étant le dernier jour celui du retour de Jésus en gloire.

Que peut-on affirmer bibliquement

  • Le texte affirme qu’il y a quelque chose ou quelqu’un qui retient la révélation de l’Antéchrist jusqu’au moment voulu.
  • La Bible ne précise pas l’identité, mais ce “retenant” est au service du plan de Dieu.
  • Des Pères de l’Église anciens (comme Chrysostome et Tertullien) croyaient que c’était l’ordre romain ou une autorité établie par Dieu pour maintenir un certain ordre jusqu’au temps fixé. Cependant, cela s’est avéré faux avec la chute de l’empire romain.

Conclusion biblique et prudente

Il est imprudent et non biblique d’affirmer que le Saint-Esprit est celui qui retient l’Antéchrist :

  • Cela n’est pas enseigné dans les Écritures.
  • Cela contredit la présence continue de l’Esprit dans l’Église.
  • Cela repose sur une théorie théologique discutable, et non sur un texte clair.

Restons attachés à ce que la Parole dit clairement, sans bâtir des doctrines sur des suppositions ou des silences du texte. Dieu seul sait ce qui retient encore le dévoilement du mal, et rien ne se fera sans sa souveraineté parfaite.

Les arguments bibliques montrant les limites d’une interprétation littérale des deux témoins d’Apocalypse 11

Le passage d’Apocalypse 11 sur les deux témoins est souvent mal interprété littéralement comme des personnages historiques. Cependant, il représente symboliquement la mission prophétique de l’Église, soulignant sa fidélité et sa souffrance face à la persécution. L’Apocalypse, langage de symboles, appelle à une persévérance dans la foi jusqu’au retour du Christ.

Depuis des générations, le passage d’Apocalypse 11 sur les deux témoins suscite la curiosité des lecteurs. Beaucoup ont cherché à identifier ces personnages : certains y voient Moïse et Élie, d’autres Énoch et Élie, d’autres encore deux prophètes qui apparaîtraient à la fin des temps. Cette approche littérale repose sur l’idée que ces témoins seraient deux hommes réels accomplissant des prodiges spectaculaires à Jérusalem avant le retour du Seigneur.

Cependant, une telle lecture se heurte à la nature même du livre de l’Apocalypse, à son langage symbolique et à son objectif spirituel. Ce livre n’a pas été écrit pour exciter la curiosité ou nourrir la spéculation, mais pour révéler des réalités célestes à travers des images inspirées, et fortifier la foi de l’Église dans les temps de persécution.

Les deux témoins représentent beaucoup plus qu’une apparition miraculeuse. Ils figurent la mission prophétique du peuple de Dieu, appelé à témoigner de la vérité dans un monde hostile, à souffrir pour sa fidélité et à triompher avec Christ dans la gloire. Voici les principaux arguments bibliques qui s’opposent à une interprétation littérale de ces deux témoins.

1. Le contexte du livre interdit une lecture littérale

Le tout premier verset de l’Apocalypse précise que Dieu a révélé ces choses à Jean « par des signes » (Apocalypse 1.1). Le terme grec sēmainō signifie « communiquer par symboles ». Autrement dit, le livre annonce dès le départ qu’il utilise un langage figuré, où chaque image correspond à une réalité spirituelle. Prendre soudainement deux personnages comme des êtres humains littéraux rompt cette cohérence symbolique.

2. Le temple mesuré au verset 1 est spirituel, non matériel

Au moment où Jean écrit, le temple de Jérusalem est déjà détruit (70 ap. J.-C.). Pourtant, il reçoit l’ordre de le mesurer. Cela indique que le temple représente le peuple de Dieu, comme ailleurs dans le Nouveau Testament (1 Corinthiens 3.16 ; Éphésiens 2.21-22). Si le temple est spirituel, les deux témoins, qui y exercent leur ministère, doivent eux aussi être compris spirituellement et non pas comme deux individus physiques.

3. Les « deux lampes » et « deux oliviers » viennent de Zacharie 4

Dans Zacharie, les deux oliviers représentent Josué (le prêtre) et Zorobabel (le gouverneur), symboles du peuple de Dieu fortifié par l’Esprit pour reconstruire le temple. Cette image se réalise spirituellement dans l’Église, devenue « un sacerdoce royal » (1 Pierre 2.9). Les témoins ne sont donc pas deux individus futurs, mais l’expression collective de l’Église royale et sacerdotale remplie de l’Esprit Saint.

4. L’idée de deux hommes revenus du ciel est contraire au plan rédempteur de Dieu

Certains affirment qu’il s’agit de Moïse et Élie (ou Énoch et Élie) revenus sur terre. Mais une telle hypothèse contredit plusieurs vérités bibliques :

  • Hébreux 9.27 : « Il est réservé aux hommes de mourir une seule fois. » À ma connaissance, Moïse est déjà mort.
  • Jean 3.13 : « Personne n’est monté au ciel sinon celui qui est descendu du ciel, le Fils de l’homme. »

Ramener deux personnes dans un corps mortel contredirait le plan rédempteur de Dieu et la résurrection finale. L’Apocalypse ne parle jamais d’un retour de Moïse ou d’Élie. Ces personnages sont des types, non des prophètes ressuscités.

5. Leurs pouvoirs symbolisent l’autorité prophétique de l’Église

Les témoins peuvent fermer le ciel (comme Élie) et transformer l’eau en sang (comme Moïse). Ces images résument le pouvoir spirituel de la Parole de Dieu proclamée par l’Église :

  • Jérémie 5.14 : « Je vais faire de mes paroles un feu dans ta bouche. »
  • Matthieu 18.18 : « Tout ce que vous lierez sur la terre sera lié dans le ciel. »

Ces descriptions n’impliquent pas des miracles physiques, mais la puissance spirituelle du témoignage prophétique d’une Église persécutée.

6. Leur mort et leur résurrection suivent le modèle de Christ et de l’Église

Les témoins sont mis à mort, leur cadavre exposé, puis ils ressuscitent et montent au ciel (Apocalypse 11.7-12). C’est le même schéma que celui de Jésus : ministère, mort, résurrection et exaltation. L’Apocalypse présente ici le parcours de l’Église à l’image de son Seigneur (Jean 15.20 ; Romains 8.17). Croire qu’il s’agit de deux personnes distinctes fait perdre ce parallèle christologique et ecclésiologique central.

7. La cohérence de l’ensemble du livre plaide pour une lecture symbolique

Partout dans l’Apocalypse :

  • les bêtes, dragons, femmes, étoiles, lampes sont des symboles collectifs ;
  • les nombres (7, 12, 42, 1000, 1 260 jours) ont une valeur spirituelle.

Il serait incohérent que, dans ce contexte, deux figures deviennent soudainement deux individus physiques sans avertissement. Le style, les symboles et le but du livre s’opposent à une interprétation littérale.

8. L’interprétation littérale déplace le centre du message

Si les deux témoins sont perçus comme deux prophètes à venir, on détourne le regard du véritable message : l’appel au témoignage fidèle de l’Église au milieu de la persécution. Le texte devient une curiosité prophétique au lieu d’un appel spirituel. Or, l’Apocalypse n’a jamais été donnée pour nourrir la spéculation, mais pour fortifier la foi des croyants persécutés (Apocalypse 1.9 ; 13.10 ; 14.12).

Conclusion

L’argumentation biblique, contextuelle et théologique s’oppose clairement à une lecture littérale des deux témoins. L’Apocalypse parle le langage des symboles pour révéler une réalité spirituelle : l’Église, remplie de l’Esprit, proclame la Parole de Dieu, souffre pour son témoignage et participe à la résurrection et à la gloire lorsque son Seigneur reviendra au dernier jour.

Les deux témoins ne sont donc pas deux personnages historiques à venir, mais l’image vivante du peuple de Dieu dans l’histoire, fidèle à sa mission prophétique jusqu’à la fin. Ce message demeure un puissant appel à la persévérance, à la fidélité et au courage de témoigner du Christ au milieu d’un monde qui lui résiste, avec la certitude que ceux qui meurent pour leur foi seront ressuscités et glorifiés avec lui au jour de son retour.

Pourquoi la reconstruction d’un 3e temple à Jérusalem n’est pas biblique

La construction d’un troisième temple à Jérusalem n’est pas justifiée bibliquement, selon le Nouveau Testament. Le véritable Temple est Jésus-Christ, et les croyants forment l’Église, le temple spirituel. Attendre un temple matériel ou un culte sacrificiel revient à renier l’œuvre parfaite de Christ et détourne de la foi authentique.

La construction d’un troisième temple à Jérusalem est un sujet d’actualité dans certains milieux religieux et prophétiques, mais il est essentiel de répondre à cette question selon les Écritures et non selon les attentes géopolitiques modernes. Voici une analyse biblique claire et structurée pour déterminer si cette reconstruction est bibliquement justifiée ou non.

Le Temple selon l’Ancien Testament : ombre des choses à venir

Le premier temple fut construit par Salomon (1 Rois 6), et détruit par les Babyloniens en 586 av. J.-C. Le second temple fut rebâti au retour de l’exil (Esdras 6), puis agrandi par Hérode le Grand avant la venu du Messie. C’est ce second temple qui existait au temps de Jésus. Or, Jésus en a prophétisé la destruction :

« Il ne restera pas ici pierre sur pierre qui ne soit renversée » (Matthieu 24.2).

Et cela s’est accompli en l’an 70, lorsque les Romains ont détruit le temple. Cette destruction ne fut pas un accident de l’histoire. Elle signifiait la fin de l’ancienne alliance et du système sacrificiel. Avec la mort du Seigneur Jésus, l’agneau parfait, les sacrifice n’était plus nécessaire.

« C’est en vertu de cette volonté que nous sommes purifiés du péché, grâce à l’offrande que Jésus-Christ a faite de son propre corps, une fois pour toutes. […] tandis que Christ, après avoir offert pour les péchés un seul sacrifice valable pour toujours, s’est assis pour toujours à la droite de Dieu » (Hébreux 10.10-12)

Jésus-Christ est le véritable Temple

Selon la Nouvelle Alliance, le véritable Temple n’est plus un bâtiment de pierre, mais la personne de Jésus-Christ lui-même.

« Détruisez ce temple, et en trois jours je le relèverai. […] Mais il parlait du temple de son corps » (Jean 2.19, 21).

Désormais, l’accès à Dieu ne passe plus par un lieu sacré à Jérusalem, mais par la foi en Jésus :

« L’heure vient où ce ne sera ni sur cette montagne ni à Jérusalem que vous adorerez le Père […] mais en esprit et en vérité » (Jean 4.21-24).

L’Église est le temple spirituel de Dieu

Dans le Nouveau Testament, les croyants, unis en Christ, deviennent collectivement le nouveau temple de Dieu :

« Ne savez-vous pas que vous êtes le temple de Dieu et que l’Esprit de Dieu habite en vous ? » (1 Corinthiens 3.16).

« Vous êtes édifiés sur le fondement des apôtres et des prophètes, Jésus-Christ lui-même étant la pierre angulaire […] pour être un temple saint dans le Seigneur » (Éphésiens 2.20-21).

Il est donc théologiquement incohérent de croire qu’un temple matériel est nécessaire pour la louange, les sacrifices ou la présence de Dieu. Le culte véritable a été spirituellement restauré en Jésus.

Un troisième temple construit par les Juifs : une œuvre non biblique

L’idée d’un troisième temple reconstruit par les Juifs repose sur des attentes dispensationalistes modernes, influencées par des lectures littérales d’Apocalypse 11 ou 2 Thessaloniciens 2. Or rien dans le Nouveau Testament n’ordonne ou ne prévoit une reconstruction du temple comme volonté de Dieu. De plus, les sacrifices d’animaux seraient une négation de l’œuvre parfaite de Christ, qui a offert un sacrifice unique et éternel :

« Il s’est offert une seule fois pour porter les péchés de beaucoup » (Hébreux 9.28).

« Là où il y a pardon des péchés, il n’est plus nécessaire de faire des offrandes pour le péché » (Hébreux 10.18).

La construction d’un troisième temple aujourd’hui serait donc une initiative purement humaine, non inspirée par Dieu, et contraire à l’Évangile.

Une fausse attente qui égare les croyants

Certains enseignent que ce temple futur servira à l’Antichrist pour s’y asseoir, se faisant passer pour Dieu (2 Thessaloniciens 2.4). Mais même ce verset peut être compris symboliquement, comme l’imposture spirituelle de l’homme impie au sein de ce qui se dit Église (le temple étant désormais spirituel, cf. 2 Corinthiens 6.16).

Croire qu’un temple physique doit être reconstruit à Jérusalem détourne les chrétiens de la croix, favorise une vision charnelle du Royaume de Dieu et encourage une lecture faussement chronologique de la prophétie biblique.

Conclusion biblique

Non, la construction d’un troisième temple à Jérusalem par les Juifs n’est pas biblique selon le Nouveau Testament. Le vrai temple de Dieu, c’est Christ. Et en lui, l’Église devient le sanctuaire vivant de Dieu. Attendre un retour du culte sacrificiel ou un temple matériel, c’est revenir en arrière et nier l’accomplissement parfait de la croix.

« Dieu n’habite pas dans des temples faits de main d’homme » (Actes 17.24).

Il serait utopique de croire que la gloire de Dieu descendrait dans un troisième temple construit par des hommes ne reconnaissant pas Christ comme le Messie.

« Voici, le tabernacle de Dieu est avec les hommes […] Il habitera avec eux » (Apocalypse 21.3).

Restons attachés à la vérité du Temple vivant, Jésus-Christ, et à notre appel à être le lieu de sa présence sur cette terre, en attendant son retour glorieux.

Trois groupes sur la terre ? Une fausse distinction contredite par les Écritures

Selon certaines doctrines, Dieu divise l’humanité en Israël, l’Église et les nations. Cependant, le Nouveau Testament enseigne qu’il n’existe que deux catégories : ceux en Christ (l’Église) et ceux en dehors (les nations). Paul affirme que l’Église, unie en Christ, constitue le véritable Israël de Dieu, abolissant les distinctions ethniques et le légalisme.

Dans certaines doctrines influencées par le dispensationalisme, on enseigne que Dieu agit avec l’humanité en séparant les hommes en trois catégories permanentes :

  1. Israël,
  2. L’Église,
  3. Les nations (ou les païens).

Selon cette vision, Dieu aurait un plan distinct pour Israël, un autre pour l’Église, et un autre pour les nations. Cette lecture donne l’impression que Dieu continue d’opérer avec Israël selon l’ancienne alliance, parallèlement à son œuvre dans l’Église.

Mais une lecture fidèle du Nouveau Testament montre que cette division n’est pas biblique. Il n’existe aujourd’hui que deux catégories de personnes devant Dieu qui sont ceux qui sont en Christ (l’Église). Ceux qui ne le sont pas (le monde, les nations). D’ailleurs, les Juifs, comme tous les autres, selon leur position face au Messie, n’échappent pas à cette réalité.

Pour commencer, en Christ, les distinctions ethniques sont abolies

L’apôtre Paul, un ancien pharisien, formé dans la tradition juive la plus rigoureuse est claire sur ce sujet. Il affirme, avec force, que toutes distinctions entre Juifs et non-Juifs ont été abolie en Christ. Il mentionne :

« Il n’y a plus ni Juif ni non-Juif, ni esclave ni homme libre, ni homme ni femme : car vous êtes tous un en Jésus-Christ. » — Galates 3.28

« Si vous appartenez à Christ, vous êtes donc la descendance d’Abraham, héritiers selon la promesse. » — Galates 3.29

Ces paroles sont sans équivoque : les croyants juifs et non juifs forment, à ce jour, ensemble, un seul peuple, le peuple de Dieu et ce peuple sous la nouvelle alliance est l’Église.

Ensuite, Dieu n’a qu’un seul peuple : ceux qui sont en Christ

L’idée que Dieu aurait deux peuples distincts, Israël d’un côté, l’Église de l’autre, est étrangère au Nouveau Testament. Jésus lui-même a déclaré :

« J’ai encore d’autres brebis qui ne sont pas dans cet enclos. Celles-là aussi, il faut que je les amène. Elles écouteront ma voix : il y aura alors un seul troupeau, un seul berger. » — Jean 10.16

Ce « seul troupeau », dans la nouvelle alliance s’appelle l’Église. Il est composée de Juifs et de non-Juifs réunis sous un seul berger. Ce berger c’est Christ. Ignorer ces enseignements du Nouveau Testament en revient à dire que la Bible se trompe. Pourtant, elle est tout de même assez explicite sur ce sujet.

Aujourd’hui, l’Église est le véritable Israël de Dieu

Paul affirme que l’Israël de Dieu n’est pas une nation terrestre, mais ceux qui marchent selon l’Esprit :

« Que la paix et la compassion soient sur tous ceux qui suivent cette règle de vie, et sur l’Israël de Dieu. » — Galates 6.16

Cet Israël spirituel est l’Église, la communauté des croyants rachetés. Paul ne parle pas ici d’un Israël national ou géopolitique, mais d’un peuple nouveau, recréé en Christ.

D’ailleurs, dans la lettre aux Galates, Paul combat le légalisme judaïsant, c’est-à-dire l’idée que l’on doit devenir Juif (par la circoncision et l’observance de la loi de Moïse) pour être pleinement sauvé.

Tout au long de l’épître, il enseigne que le salut est par la foi seule (Galates 2.16). Que les vrais enfants d’Abraham sont ceux qui croient (Galates 3.7). Et que les croyants sont l’héritage promis à Abraham (Galates 3.29).

Donc, dans ce contexte, l’expression« l’Israël de Dieu » ne peut pas désigner Israël selon la chair, c’est-à-dire les descendants naturels d’Abraham non croyants, car Paul vient de dire que la circoncision n’a aucune valeur (6.15).

Ici dans sa lettre, il parle à des croyants nés de nouveau, Juifs et non-Juifs, unis dans la nouvelle création. Ainsi, L’« Israël de Dieu » désigne, sans l’ombre d’un doute, les croyants qui suivent la voie de la croix et de la nouvelle naissance qui est l’Église, composée de Juifs et de non-Juifs régénérés.

Finalement, Paul oppose le judaïsme charnel à la vie nouvelle en Christ. Il démontre que le véritable peuple de Dieu n’est pas défini par la loi mosaïque ou la naissance ethnique, mais par la foi en Christ. « L’Israël de Dieu » ce sont les croyants nés de nouveau, unis en Christ, dans la nouvelle création. Galates 6.16 est donc une affirmation concernant le véritable Israël, celui que Dieu reconnaît aujourd’hui formé de l’ensemble des croyants fidèles en Christ c’est-à-dire l’Église.

Maintenant, ceux qui rejettent Christ, qu’ils soient Juifs ou non, sont considérés comme faisant partie du monde

Jésus lui-même a été clair avec les chefs religieux d’Israël :

« Si vous ne croyez pas que moi, je suis, vous mourrez dans vos péchés. » — Jean 8.24

Et encore :

« Celui qui a le Fils a la vie ; celui qui n’a pas le Fils de Dieu n’a pas la vie. » — 1 Jean 5.12

Ainsi, un Juif qui rejette Christ est, aux yeux de Dieu, dans le même état spirituel que tout homme ou femme qui vit dans l’incrédulité. Il fait partie des « nations » c’est-à-dire du monde non racheté qu’ils soient Juif ou non.

Enfin, le mur de séparation entre Juifs et non-Juifs a été aboli en Christ

« Car il [Christ] est notre paix : il a fait de deux groupes un seul ; par son corps, il a renversé le mur de séparation, l’inimitié. […] Il a voulu réconcilier les uns et les autres avec Dieu en un seul corps au moyen de la croix. » — Éphésiens 2.14-16 (BDS)

Il n’y a donc qu’un seul corps : l’Église. Ce corps est le lieu de la réconciliation, de la promesse, de l’adoption et de l’espérance.

Conclusion : l’enseignement dispensationaliste est une fausse doctrine dangereuse

L’enseignement dispensationaliste qui affirme l’existence de trois peuples sur la terre (Israël, l’Église, les nations) contredit la révélation biblique. C’est une fausse doctrine qui divise ce que Dieu a uni.

Aujourd’hui, selon les Écritures un Juif qui croit en Jésus devient membre du Corps de Christ qui est l’Église. Par contre, un Juif qui rejette Jésus demeure dans son péché. Il appartient au monde, comme tous ceux qui refusent le Fils.

« Car tous ceux qui sont conduits par l’Esprit de Dieu sont fils de Dieu. » — Romains 8.14

Le peuple de Dieu, aujourd’hui, n’est pas une nation ethnique ou géopolitique, mais l’ensemble de ceux qui ont été rachetés par le sang de l’Agneau. Ce peuple, c’est l’Église, l’unique corps du Christ.

Le grand réveil mondial avant le retour de Jésus : un enseignement séduisant, mais non biblique

De nombreux croyants espèrent un grand réveil mondial avant le retour de Jésus, mais cette vision ne repose pas sur la Parole de Dieu. Les Écritures préviennent plutôt d’apostasie et de persécution. L’Église doit persévérer dans la foi, et cette attente d’un réveil illusionne et affaiblit la vigilance.

De nombreux croyants, influencés par certains courants prophétiques et charismatiques, attendent un grand réveil mondial, une effusion massive du Saint-Esprit accompagnée de conversions en masse, de miracles, et d’une domination croissante de l’Église dans les sphères du monde, juste avant le retour de Jésus. Qui soit dit en passant serait un retour juste avant la période des tribulations.

Cette vision, aussi réconfortante soit-elle, est-elle fondée sur la Parole de Dieu ? La réponse est non. Parce que ni Jésus, pas même les apôtres, ou les prophètes ne nous annoncent une telle chose. Pire encore, cette idée détourne l’Église de son appel à la vigilance, à la persévérance, et à la fidélité dans l’épreuve. Elle nourrit une fausse espérance fondée non sur la vérité des Écritures, mais sur des interprétations erronées et des prophéties humaines non scripturaires.

Ce que la Bible annonce pour la fin : apostasie, séduction et persécution

Loin de promettre un réveil global, les Écritures avertissent d’un affaiblissement général de la foi à l’approche du retour de Christ qui soit dit en passant se fera au dernier jour.

« Que personne ne vous séduise d’aucune manière. Car ce jour ne viendra pas avant que soit venue l’apostasie et que soit révélé l’homme du péché. » (2 Thessaloniciens 2.3)

« L’Esprit dit expressément que, dans les derniers temps, certains abandonneront la foi pour s’attacher à des esprits trompeurs. » (1 Timothée 4.1)

« Quand le Fils de l’homme viendra, trouvera-t-il la foi sur la terre ? » (Luc 18.8)

Ces versets décrivent une Église persécutée et éprouvée, et un monde qui se ferme davantage à Dieu, non une humanité en plein éveil spirituel. Le livre de l’apocalypse et celui de Daniel nous démontrent une Église souffrante sous le règne et la domination de l’Antichrist.

Un « petit troupeau » fidèle, non une majorité gagnée à Christ

Jésus a parlé à ses disciples comme à un « petit troupeau » (Luc 12.32). Il a averti que le chemin est étroit et que peu le trouvent (Matthieu 7.13-14). L’idée que l’Église deviendrait une force dominante dans la société avant le retour de Christ est étrangère aux Évangiles. Loin de parler de triomphe terrestre, Jésus prépare les siens à l’opposition, à la souffrance, et à la fidélité dans l’épreuve.

« Vous serez haïs de tous à cause de mon nom, mais celui qui persévérera jusqu’à la fin sera sauvé. » (Matthieu 10.22)

Mais pour tenter de se convaincre du contraire certains vont affirmer que ce passage ne concernait que les disciples de Jésus au premier siècle. Cependant, l’histoire nous démontre comment les véritables croyants ont soufferts dans ce monde en conformité avec les Écritures. De même celles-ci nous démontres comment les croyants souffriront dans les temps de la fin.

Une mauvaise lecture de Joël 2

L’un des passages les plus souvent utilisé et mal interprétés est Joël 2.28-32, où Dieu promet de « répandre son Esprit sur toute chair ». Beaucoup y voient une prophétie d’un réveil mondial de dernière heure, mais le Nouveau Testament corrige clairement cette lecture.

« C’est ici ce qui a été dit par le prophète Joël… » (Actes 2.16)

L’apôtre Pierre cite Joël 2 pour expliquer ce qui se passait le jour de la Pentecôte. Il n’annoncait pas un réveil à venir dans un futur lointain, mais il déclarait que cette prophétie s’accomplissait dans l’effusion de l’Esprit sur l’Église naissante à ce moment-là.

Cela signifie que le réveil promis dans Joël a déjà commencé et se poursuit dans l’histoire de l’Église, chaque fois que l’Esprit agit dans un cœur repentant. Ce n’est ni un événement mondial unique, ni une effusion spectaculaire réservée à la « dernière génération ».

Les signes du ciel : jugement, pas triomphe

Dans Joël 2 et Actes 2, il est aussi question de sang, de feu, de fumée, d’obscurité… Ce sont des images prophétiques du jugement divin annonçant le jour de l’Éternel, non les signes d’un grand réveil joyeux où deux milliards de personnes vont se convertir.

« Le soleil se changera en ténèbres, et la lune en sang, avant l’arrivée du jour de l’Éternel, ce jour grand et redoutable. » (Joël 2.31)

Ce n’est pas d’un triomphe spirituel collectif qu’il s’agit, mais d’un avertissement solennel avant le jugement final. Il ne faut pas beaucoup de discernement pour s’apercevoir de cela, mais malgré tout, des gens continues d’affirmer haut et fort qu’un grand réveil s’en vient.

Les origines historiques de cette fausse doctrine

L’idée d’un grand réveil mondial avant le retour du Seigneur ne vient pas des apôtres, mais de courants théologiques apparus après le 18ᵉ siècle :

  • Les réveils américains ont suscité l’espoir d’une conversion progressive du monde.
  • Le postmillénarisme a prêché qu’un âge d’or chrétien précéderait le retour du Christ.
  • Le mouvement pentecôtiste et charismatique a ensuite enseigné qu’un « grand réveil final » avec des miracles et des conversions en masse allait secouer le monde avant l’enlèvement.
  • Des doctrines comme le dominionisme ou le Seven Mountains Mandate prétendent que l’Église prendra le contrôle du monde avant le retour de Jésus.

Toutes ces idées partagent une chose en commun : elles ne sont malheureusement pas enracinées dans la révélation biblique.

Conclusion : Une fausse espérance qui affaiblit l’Église

Le réveil mondial attendu par certains est une illusion dangereuse. Cette illusion dangereuse :

  • détourne l’Église de la croix pour la conduire vers le confort ;
  • remplace la persévérance par le sensationnalisme ;
  • affaiblit la vigilance eschatologique en nourrissant une fausse sécurité.

La Bible n’appelle pas l’Église à dominer, mais à persévérer dans la foi, dans l’humilité, dans la souffrance, et dans l’obéissance jusqu’au retour glorieux du Seigneur au dernier jour.

« Tiens ferme ce que tu as, afin que personne ne prenne ta couronne.(Apocalypse 3.11)

Frères et sœurs, attendons le Seigneur, non dans l’euphorie triomphaliste, mais dans la sainteté, la prière, la fidélité, et la vérité. Des temps difficiles nous attendes, mais après ceux-ci, nous verrons Jésus revenir en gloire et puissance.

Un grand réveil mondial avant le retour de Jésus est-ce Biblique ?

L’idée d’un grand réveil mondial avant le retour de Jésus est séduisante mais non biblique. Les Écritures annoncent plutôt une apostasie croissante et un monde en déclin spirituel. L’Église doit s’attendre à la persécution et à une fidélité personnelle, plutôt qu’à une conversion massive, en veillant sur sa vérité.

Dans de nombreuses prédications contemporaines, on entend cette déclaration : « Un grand réveil mondial viendra avant le retour du Seigneur ! » Cette affirmation résonne avec espoir, enthousiasme, et promesse. Pourtant, aussi séduisante soit-elle, elle ne repose pas sur l’enseignement de la Bible. Elle a pour conséquence de détourner l’Église de sa vigilance eschatologique et nourrir des attentes déconnectées du plan prophétique révélé dans les Écritures.

Alors, que dit vraiment la Parole de Dieu à ce sujet ? Examinons-la avec soin.

Les derniers temps seront marqués par l’apostasie, non par un réveil global

Loin de parler d’un réveil spirituel universel avant le retour de Jésus, les Écritures annoncent une augmentation du péché, de la séduction et de l’abandon de la foi.

« Que personne ne vous séduise d’aucune manière. Car ce jour ne viendra pas avant que soit venue l’apostasie et qu’apparaisse l’homme du péché, le fils de la perdition. » (2 Thessaloniciens 2.3)

« L’Esprit dit expressément que dans les derniers temps, certains abandonneront la foi pour s’attacher à des esprits trompeurs et à des doctrines inspirées par des démons. » (1 Timothée 4.1)

« Sache que, dans les derniers jours, il y aura des temps difficiles. Les hommes seront égoïstes, amis de l’argent, fanfarons, hautains… ayant l’apparence de la piété, mais reniant ce qui en fait la force. » (2 Timothée 3.1-5)

Ces versets montrent clairement que la marque des derniers jours n’est pas un réveil spirituel mondial, mais une chute généralisée de la foi, une corruption morale et spirituelle croissante. D’ailleurs, rien dans les Écritures appuie une telle idéologie. Pourtant elle est prêcher par nombres prédicateurs.

Le « petit troupeau » fidèle est la norme et non une majorité convertie

Jésus a parlé à ses disciples en disant :

« Sois sans crainte, petit troupeau, car votre Père a trouvé bon de vous donner le royaume. » (Luc 12.32)

À aucun moment Jésus n’a laissé entendre que le monde entier serait massivement gagné à la foi avant son retour. Bien au contraire, le chemin est étroit, la porte est resserrée, et peu la trouvent (Matthieu 7.13-14). Cela reste vrai jusqu’à la fin.

L’Église fidèle est appelée à persévérer, non à dominer

Beaucoup de prédications sur le grand réveil sont liées à une théologie erronée appelée dominionisme, qui enseigne que l’Église prendra progressivement le contrôle des sphères politiques, économiques et culturelles avant le retour de Christ. Ce n’est pourtant pas ce que dit la Bible.

Jésus a annoncé :

« Vous serez haïs de tous à cause de mon nom, mais celui qui persévérera jusqu’à la fin sera sauvé. » (Matthieu 10.22)

Il n’a pas promis l’influence sociale croissante de l’Église, mais la persécution. L’Église de la fin sera persécutée, opprimée, mais fidèle — non triomphante selon les standards du monde. D’ailleurs, l’image des deux témoins de l’Apocalypse, représentant les croyants, finissent par être vaincu. Leur témoignage n’a absolument pas amené des milliards de personnes à se convertir. Mais bonne nouvelle, à la fin ils sont ressuscités et appelé à monter au ciel rejoindre le Seigneur Jésus.

Honnêtement, l’Apocalypse confirme une Église persécutée plutôt qu’une Église victorieuse sur le monde

Le livre de l’Apocalypse ne décrit pas un monde entier qui se tourne vers Dieu, mais plutôt des nations qui se liguent contre les saints, et un système mondial qui combat le témoignage fidèle de l’Église.

« Il lui fut donné [à la bête] de faire la guerre aux saints et de les vaincre. » (Apocalypse 13.7)

« Tandis que je regardais, cette corne faisait la guerre au peuple saint et avait le dessus sur lui, jusqu’au moment où l’Ancien des jours vint pour faire justice au peuple saint du Très-Haut. Le moment arriva où les membres du peuple saint reçurent le royaume. » (Daniel 7.21-22)

« Quand l’Agneau ouvrit le cinquième sceau, je vis sous l’autel les âmes de ceux qui avaient été mis à mort à cause de la parole de Dieu et à cause du témoignage qu’ils avaient rendu. […] Il leur fut dit d’attendre encore un peu de temps jusqu’à ce que le nombre de leurs compagnons de service et de leurs frères qui devaient être mis à mort comme eux soit au complet. » (Apocalypse 6.9-11)

« Je vis cette femme ivre du sang du peuple saint, de celui des témoins de Jésus.  (Apocalypse 17.6)

Je vis des trônes : à ceux qui s’y assirent fut accordé le pouvoir de juger. Je vis les âmes de ceux qui avaient été décapités parce qu’ils avaient rendu témoignage à Jésus et à la parole de Dieu, et parce qu’ils n’avaient pas adoré la bête ni son image […]. Ils revinrent à la vie et régnèrent avec le Christ pendant mille ans. (Apocalypse 20.4)

Malgré les jugements et les avertissements, les peuples refusent de se repentir. Cela montre que le monde, dans sa majorité, s’endurcira jusqu’à la fin.

« Mais ils n’ont pas changé d’attitude pour rendre gloire à Dieu. » (Apocalypse 16.9)

L’Évangile sera prêché à toutes les nations, mais cela ne signifie pas un réveil global

Jésus a bien dit :

« Cette bonne nouvelle du royaume sera proclamée dans le monde entier pour servir de témoignage à toutes les nations. Alors viendra la fin. » (Matthieu 24.14)

Mais il n’est pas dit que les nations croiront, seulement qu’elles entendront. Ce témoignage est un acte d’obéissance missionnaire, pas la promesse d’une conversion massive.

Conclusion : Une mise en garde contre les illusions triomphalistes

L’idée d’un grand réveil mondial avant le retour de Jésus n’est ni prophétisée, ni enseignée par les apôtres, ni annoncée par Jésus. Elle repose sur des rêves, des visions ou des déclarations de leaders religieux, souvent déconnectées des Écritures.

Cette fausse espérance est dangereuse :

  • Elle endort l’Église dans une attente optimiste alors qu’elle devrait veiller et se préparer à combattre.
  • Elle détourne l’attention de l’Évangile de la croix pour promouvoir un évangile de conquête.
  • Elle pousse les croyants à rechercher des signes spectaculaires plutôt que la fidélité dans l’épreuve.

Frères et sœurs, tenons ferme dans la vérité, même si nous sommes peu nombreux. Dieu n’a pas besoin d’une majorité pour agir — il cherche des cœurs fidèles.

« Quand le Fils de l’homme viendra, trouvera-t-il la foi sur la terre ? » (Luc 18.8)

Ce n’est pas d’un réveil global que nous avons besoin, mais d’un réveil du cœur, profond, personnel, centré sur Christ et sur la croix.

Le dispensationalisme : un poison pour l’âme

Le dispensationalisme divise l’Église et offre une fausse espérance, notamment par l’enlèvement pré-tribulationnel. En délaissant l’enseignement biblique sur la souffrance et en se focalisant sur des événements politiques, il détourne les croyants de Christ. L’Église doit se recentrer sur la vérité biblique et l’unité en Jésus.

Le dispensationalisme, apparu au XIXᵉ siècle avec John Nelson Darby, a profondément influencé une partie du monde évangélique, surtout dans le monde anglophone. Présenté comme une clé pour comprendre la prophétie biblique, il séduit par ses schémas détaillés et ses scénarios spectaculaires. Mais derrière ses promesses de clarté se cache un système dangereux qui déforme la Parole de Dieu et détourne le cœur des croyants de l’espérance véritable.

Loin d’être un simple débat théologique. Il s’agit plutôt d’une question vitale pour la santé spirituelle de l’Église. Examinons pourquoi le dispensationalisme est un poison pour l’âme.

1. Il divise le peuple de Dieu

Le dispensationalisme sépare Israël et l’Église comme deux peuples distincts, avec deux plans de salut et deux destinées différentes. Cette distinction est étrangère aux Écritures.

D’ailleurs, la Parole de Dieu enseigne au contraire que tous ceux qui croient en Jésus-Christ sont un seul peuple :

En enseignant deux voies et deux espérances, le dispensationalisme divise ce que Dieu a uni et prive les croyants de la compréhension que les promesses d’Israël sont accomplies en Christ et partagées avec l’Église.

2. Il nourrit une espérance illusoire

L’une des doctrines les plus populaires du dispensationalisme est l’enlèvement pré-tribulationnel (avant la période des tribulations). C’est l’idée que l’Église sera retirée de la terre avant la période des tribulations. Ce message, séduisant pour la chair, promet un billet de sortie avant les épreuves, alors que Jésus a clairement averti ses disciples :

Et encore :

Ce qui signifie que la souffrance est l’apanage du croyant. Cette fausse espérance endort la vigilance spirituelle et prépare mal les croyants à la persévérance dans l’épreuve à venir qui s’étendra sur tous les habitants de la terre.

3. Il détourne les regards de Christ vers des signes politiques

Le dispensationalisme lie souvent l’accomplissement prophétique à des événements politiques contemporains, notamment autour de l’État moderne d’Israël. Cette approche pousse les croyants à scruter les journaux plutôt que les Écritures, à attendre des événements terrestres plutôt que le retour glorieux de Christ.

Pourtant, Jésus a déclaré :

Et l’apôtre Paul rappelle :

L’espérance chrétienne n’est pas fondée sur des frontières politiques, mais sur la venue du Roi des rois.

4. Il ramène à un culte dépassé

Certains dispensationalistes attendent la reconstruction d’un temple à Jérusalem et le rétablissement des sacrifices d’animaux. Une telle attente contredit frontalement l’Évangile, car :

Revenir aux sacrifices animaux reviendrait à dire que l’œuvre de Christ est incomplète. C’est une grave erreur qui attaque le cœur même de la foi chrétienne.

Conclusion : Rompre avec le poison

Le dispensationalisme est séduisant parce qu’il promet des certitudes, des repères visuels et des scénarios détaillés. Mais il déforme la vision biblique, affaiblit la foi et détourne du centre de l’Évangile qui est Jésus-Christ crucifié, ressuscité et revenant pour juger et régner.

La saine doctrine appelle à fixer nos yeux sur Christ seul, à marcher dans la persévérance et la sainteté, et à comprendre l’histoire biblique comme un seul plan de salut accompli en Jésus et offert à tous les peuples.

L’Église a besoin de retrouver une espérance pure, libérée des illusions, ancrée dans la vérité immuable de la Parole de Dieu.

La soi-disant « semaine de 7 ans de tribulation » : une mauvaise lecture de la prophétie de Daniel

Le texte discute de l’interprétation de Daniel 9.27 concernant la « 70e semaine », affirmant qu’elle ne désigne pas une période future mais une prophétie accomplie par Jésus-Christ. Cette lecture, selon l’auteur, érige Christ en accomplissement des promesses divines, et conteste les théories futuristes qui divisent et détournent l’attention de son œuvre rédemptrice.

L’un des fondements majeurs de la doctrine de l’enlèvement secret et de la tribulation future repose sur une interprétation particulière de Daniel 9.27, selon laquelle il resterait une « semaine » de sept ans à accomplir dans le futur, après une longue interruption prophétique. Cette idée est devenue centrale dans le schéma dispensationaliste. Pourtant, cette lecture ne tient pas face à l’examen honnête du texte biblique.

Revenons ensemble à l’Écriture, et voyons pourquoi la fameuse « 70e semaine de Daniel » n’est pas une période future de 7 ans réservée à Israël, mais une prophétie déjà accomplie dans l’œuvre rédemptrice de Jésus-Christ.

D’abord, le contexte de Daniel 9 : une prière pour Jérusalem et le peuple de Dieu

Daniel 9 est d’abord une prière d’intercession. Le prophète, en captivité à Babylone, cherche Dieu pour le pardon de son peuple et la restauration de Jérusalem. La réponse divine vient sous la forme d’une révélation : soixante-dix semaines ont été déterminées pour :

« faire cesser les transgressions, mettre fin au péché, faire expiation pour la faute, faire venir la justice éternelle, sceller la vision et la prophétie, et consacrer le lieu très saint. » (Daniel 9.24)

Ces six objectifs ne pointent pas vers un jugement futur, mais vers l’accomplissement du salut en Jésus-Christ.

Ensuite, les soixante-dix semaines sont consécutives et sans interruption

La lecture naturelle du texte indique que les 70 semaines (70 x 7 = 490 ans) s’enchaînent sans rupture. Il n’y a aucune indication dans le texte que la 70e semaine serait séparée des 69 premières par une parenthèse de plusieurs milliers d’années.

« Depuis l’ordre de rebâtir Jérusalem jusqu’à un chef, un oint, il y aura 7 semaines, puis 62 semaines… » (v. 25)

« Après les 62 semaines, un oint sera retranché… » (v. 26)

« Il fera une alliance solide avec un grand nombre pendant une semaine… » (v. 27)

Le langage est clair, progressif et fluide. C’est une erreur d’interrompre, une mauvaise interprétation ou une mauvaise intention arbitrairement cette séquence pour placer la dernière semaine dans un avenir lointain. Rien dans le contexte de ce verset, je dis bien rien… ne fait allusion à un quelqu’on que scénario de la sorte.

Puis, l’oint retranché c’est Jésus-Christ, non l’antéchrist

Le verset 26 dit :

« Un oint sera retranché, et il n’aura pas de successeur. »

Cette déclaration s’accomplit parfaitement en la personne de Jésus-Christ crucifié, rejeté par son peuple et sans descendance humaine. C’est le Messie souffrant, comme annoncé en Ésaïe 53. L’idée que ce verset parle d’un antéchrist est une falsification du sens évident du texte.

En quelque sorte, la 70e semaine s’est accomplie dans le ministère de Jésus

« Il fera une alliance solide avec un grand nombre pendant une semaine ; au milieu de la semaine, il fera cesser le sacrifice et l’offrande. » (Daniel 9.27)

Ce verset ne parle pas d’un traité politique d’un futur antéchrist. Il parle du Christ, qui a confirmé la Nouvelle Alliance avec son peuple par son ministère, sa mort et sa résurrection. Au milieu de la semaine (soit environ 3 ans et demi après le début de son ministère), Jésus a mis fin à l’ancienne alliance par son sacrifice parfait. Ce qui a eu pour effet d’annuler la validité de l’ancienne alliance et les sacrifices d’animaux. Parce que Jésus, l’agneau parfait, est mort une fois pour toute pour la rémission des péchés.

« Il est entré une fois pour toutes dans le sanctuaire… ayant obtenu une rédemption éternelle. » (Hébreux 9.12)

« Il a annulé le premier sacrifice pour établir le second. » (Hébreux 10.9)

Il est donc clair que le sacrifice et l’offrande ont cessé dans leur valeur spirituelle à la croix, comme l’accomplissement de la Loi et des prophètes. Puis, ils on complètement pris fin avec la destruction du temple, par les Romains, et la dispersion des Juifs dans le monde en 70 de notre ère.

Finalement, une lecture christocentrique et pas futuriste

La prophétie de Daniel 9 est centrée sur Christ, pas sur l’antéchrist. De dire que l’oint est l’Antéchrist est une façon mensongère d’utiliser ce passage pour monter une fausse prophétie que les Écritures ne font aucunement allusion.

  • C’est Jésus qui est l’Oint annoncé.
  • C’est Jésus qui a été retranché pour nos fautes.
  • C’est Jésus qui a fait l’alliance éternelle avec un grand nombre.
  • C’est Jésus qui a fait cesser les sacrifices par l’offrande de sa vie.
  • C’est Jésus qui a fait venir la justice éternelle (Daniel 9.24).

Il est donc théologiquement dangereux et exégètiquement faux de transformer cette prophétie christologique en un scénario eschatologique futur, basé sur la peur et le sensationnalisme.

Conclusion : une mise en garde contre les manipulations prophétiques

La théorie des « 7 ans de tribulation à venir » est une construction artificielle, née au 19e siècle avec le dispensationalisme de Darby, popularisée par Schofield avec les commentaires dans sa version de la Bible du mêmne nom et des romans et des films, mais sans aucun fondement dans l’Écriture.

Cette théorie faussée détourne les regards de Christ pour les fixer sur un soi-disant futur antéchrist. Elle prépare les croyants à fuir plutôt qu’à tenir bon. Elle divise le peuple de Dieu en « Église » et « Israël », alors que la croix a fait de nous un seul peuple, né de l’Esprit.

« Car tous, juifs ou non juifs, nous avons été baptisés dans un seul Esprit pour former un seul corps. » (1 Corinthiens 12.13)

Frère, sœur, n’adhère pas à cette fausse doctrine. Elle fragilise ta foi et obscurcit l’œuvre accomplie de Jésus.

« Tiens ferme ce que tu as, afin que personne ne prenne ta couronne. » (Apocalypse 3.11)

Jésus a déjà confirmé l’Alliance. Il a déjà mis fin aux sacrifices. Il règne. Il revient. Et ce retour sera glorieux, au dernier jour.

L’origine du prétérisme : Une doctrine née de la controverse et de la stratégie

Le prétérisme, apparu au XVIe siècle comme réponse catholique à la Réforme, soutient que les prophéties de l’Apocalypse se sont réalisées dans les premiers siècles du christianisme. Bien qu’une forme modérée se soit popularisée au XXe siècle, le prétérisme complet est considéré comme hérétique, dénaturant l’espérance chrétienne du retour de Jésus.

Le prétérisme, tel qu’on le connaît aujourd’hui, n’a pas été enseigné dans les Écritures par les apôtres ni par les premiers Pères de l’Église. Il a émergé bien plus tard, dans un contexte très particulier de controverse théologique et de lutte contre la Réforme protestante.

Une invention de la Contre-Réforme catholique

L’origine du prétérisme remonte au XVIe siècle, en pleine Réforme protestante. Alors que des réformateurs comme Martin Luther et Jean Calvin identifiaient l’Église catholique romaine et la papauté comme étant liées à « Babylone la grande » et à « l’Antichrist » décrits dans l’Apocalypse, l’Église romaine s’est vue contrainte de réagir pour détourner cette accusation.

C’est dans ce contexte que Luis de Alcasar (1554–1613), un prêtre jésuite espagnol, a proposé une nouvelle lecture de l’Apocalypse. Dans son ouvrage « Vestigatio Arcani Sensus in Apocalypsi », publié en 1614, a défendu l’idée que toutes les prophéties de l’Apocalypse s’étaient accomplies au cours des premiers siècles de l’histoire chrétienne, notamment jusqu’à la chute de Jérusalem en l’an 70 ou sous l’Empire romain païen.

Cette lecture prétériste visait clairement à neutraliser les accusations des protestants : si l’Apocalypse était déjà accomplie, alors les prophéties ne visaient pas le pape, et la papauté ne pouvait pas être l’Antichrist.

Ainsi, le prétérisme est né comme un outil apologétique au service de Rome, une stratégie jésuite destinée à détourner les critiques des réformateurs.

Une diffusion progressive et marginale

Pendant longtemps, cette vision prétériste est restée marginale et peu influente, même dans le monde catholique. Elle n’a pas été adoptée officiellement par l’Église romaine, mais elle a contribué à la diversification des interprétations eschatologiques.

Au XIXe siècle, certains théologiens protestants, notamment dans le mouvement libéral ou rationaliste, ont repris et adapté le prétérisme, y voyant une façon de lire les Écritures dans leur contexte historique, tout en rejetant l’aspect surnaturel ou futuriste des prophéties bibliques.

Le prétérisme moderne

C’est à partir du XXe siècle que le prétérisme a commencé à se répandre davantage, surtout dans le monde évangélique, sous une forme plus « modérée » appelée prétérisme partiel. Des auteurs comme R.C. Sproul, Kenneth Gentry ou Hank Hanegraaff et d’autres, ont popularisé cette approche, en insistant sur l’accomplissement de nombreuses prophéties dans le passé, mais en maintenant la croyance au retour futur de Jésus et à la résurrection finale.

Cependant, certains sont allés plus loin. Des auteurs comme Max R. King (considéré comme le fondateur du prétérisme complet moderne), Don K. Preston (auteur de nombreux livres défendant la résurrection passée, l’accomplissement complet de l’Apocalypse et la fin du système lévitique en 70 ap. J.-C.), Ed Stevens (a dirigé des discussions et conférences sur le sujet) et d’autres encore. Ils ont adopté un prétérisme complet (ou « hyper-prétérisme »), qui enseigne que toutes les prophéties bibliques ont été accomplies, y compris le retour de Christ et la résurrection, ce qui constitue une négation des fondements de la foi chrétienne et a été condamné comme hérésie par la majorité des théologiens bibliques, aussi bien protestants qu’évangéliques.

Conclusion

Le prétérisme est une doctrine née de la stratégie humaine, non de la révélation divine. Sa racine historique — une tentative jésuite pour défendre la papauté contre la Réforme — devrait déjà suffire à éveiller la vigilance de tout croyant fidèle aux Écritures. Mais plus encore, son contenu dénature la Parole de Dieu, éteint l’espérance vivante de l’Église, et détourne les regards du retour glorieux de notre Seigneur Jésus-Christ.

C’est une doctrine séduisante pour l’intellect, mais perverse dans ses fruits. Elle prétend honorer l’histoire, mais elle trahit l’espérance. Elle veut rendre les prophéties bibliques « accessibles », mais en réalité, elle en arrache la puissance spirituelle, le sérieux du jugement à venir et la joie promise de la résurrection.

Frères et sœurs, n’oublions jamais cette exhortation de Paul :

« Que personne ne vous séduise d’aucune manière. Car il faut que l’apostasie soit arrivée auparavant, et qu’on ait vu paraître l’homme du péché… » (2 Thessaloniciens 2.3)

L’Église de Jésus-Christ n’a pas été établie pour vivre dans la nostalgie d’un accomplissement passé, mais pour veiller dans la foi, persévérer dans la prière, et proclamer avec ferveur que le « Le Seigneur vient ! »

Refusons toute théologie qui enlève au peuple de Dieu sa vigilance, son espérance et sa mission. Car une Église qui ne croit plus au retour de son Maître est une Église endormie, vulnérable, et en grand danger.

« Heureux ceux qui attendent et qui persévèrent » (Daniel 12.12)

« Maranatha ! » — que notre cœur reste tourné vers le ciel.

Qu’est-ce que le prétérisme ?

Le prétérisme est une interprétation biblique affirmant que les prophéties du Nouveau Testament, notamment celles liées aux derniers temps, ont déjà été réalisées dans le passé, spécifiquement au premier siècle. Il existe deux types, partiel et complet; cette dernière est rejetée par l’Église pour sa négation du retour futur de Christ, nécessaire à l’espérance chrétienne.

Le prétérisme est une approche d’interprétation de la prophétie biblique qui enseigne que la majorité, voire la totalité, des prophéties du Nouveau Testament concernant les derniers temps ont déjà été accomplies dans le passé, notamment au premier siècle après Jésus-Christ. Bien entendu, vous conviendrez avec moi que ce n’est pas le cas pour plusieurs prophéties. Le mot « prétérisme » vient du latin praeter, qui signifie « passé ».

Selon cette vision, les événements comme la grande tribulation, la venue du Fils de l’homme sur les nuées, et même l’Apocalypse de Jean, se seraient accomplis principalement autour de la chute de Jérusalem en l’an 70 après J.-C., lorsque le temple fut détruit par les Romains. Ainsi, pour un prétériste, ces prophéties ne sont pas en attente d’un accomplissement futur, mais sont déjà accomplies dans l’histoire.

Deux formes de prétérisme

Il existe deux grandes variantes :

  1. Le prétérisme partiel : Cette version enseigne que la plupart des prophéties apocalyptiques (comme Matthieu 24, l’Apocalypse, etc.) ont été accomplies au premier siècle, mais que certaines, comme la résurrection finale, le jugement dernier et le retour visible de Jésus, sont encore à venir. Cette forme est la plus répandue parmi les prétéristes évangéliques modérés.
  2. Le prétérisme complet (ou radical) : Il enseigne que toutes les prophéties, y compris la résurrection des morts et le retour de Christ, ont été entièrement accomplies au premier siècle. Cette position est largement considérée comme hérétique par l’Église historique, car elle nie un retour corporel futur de Christ et une résurrection physique des croyants.

Les fondements du prétérisme

Le prétérisme s’appuie sur plusieurs passages clés :

  • Matthieu 24.34 : « Je vous le dis en vérité, cette génération ne passera pas que tout cela n’arrive. »
  • Apocalypse 1.1 : « Révélation de Jésus-Christ […] pour montrer à ses serviteurs ce qui doit arriver bientôt. »
  • Apocalypse 22.10 : « Le temps est proche. »

Les prétéristes comprennent ces expressions comme des indications claires que les événements prophétiques décrits devaient se produire rapidement après leur annonce, et non des siècles plus tard. Ce qui est une fois de plus soit une mauvaise compréhension des Écritures ou pis encore une falsification intellectuelle de celles-ci.

Réfutation et mise en garde

Bien que le prétérisme soulève des questions pertinentes sur le contexte historique des Écritures, plusieurs éléments bibliques s’opposent à cette interprétation :

  • L’Écriture enseigne que le retour du Christ sera visible, glorieux et mondial (Matthieu 24.30 ; Actes 1.11 ; Apocalypse 1.7), ce qui ne s’est pas produit en l’an 70.
  • La résurrection des morts est décrite comme un événement corporel et universel à venir (1 Corinthiens 15 ; Jean 5.28-29), non comme un symbole d’un changement spirituel déjà passé.
  • L’Église a toujours attendu le retour de Jésus comme un événement futur, ce que le prétérisme complet nie.

Conclusion

Frères et sœurs, ne nous laissons pas séduire par des enseignements qui effacent l’espérance de l’Évangile et vident de leur puissance les promesses de Dieu. Le prétérisme, surtout dans sa forme complète, est une déviation grave qui nie des vérités fondamentales : le retour visible de Christ, la résurrection des morts, et le jugement à venir. En affirmant que tout est déjà accompli, cette doctrine prive l’Église de sa vigilance, affaiblit sa mission, et trompe les croyants sur leur avenir éternel.

Ce n’est pas un simple désaccord théologique : c’est une falsification de l’espérance chrétienne. Car si Christ est déjà revenu, alors nous n’avons plus rien à attendre. S’il n’y a plus de résurrection à venir, alors notre foi est vaine. Si le jugement est déjà passé, alors pourquoi prêcher la repentance ? Cette pensée conduit à l’indifférence, à la passivité et, pire encore, à l’abandon de la vérité biblique.

La Parole est claire : « Ne vous laissez pas troubler… plusieurs viendront sous mon nom… » (Matthieu 24.4-5). Les fausses doctrines pullulent dans les temps de la fin. Et le prétérisme en est une, séduisante pour l’intellect, mais destructrice pour l’âme.

Tenons ferme la saine doctrine. Aimons l’apparition de notre Seigneur. Veillons avec persévérance. Et proclamons sans relâche : « Maranatha ! Seigneur Jésus, reviens ! »

Le millénium : comprendre le règne de Christ à la lumière du langage symbolique de l’Apocalypse

Le millénium dans l’Apocalypse est un concept symbolique représentant le règne spirituel actuel de Christ, débutant avec sa résurrection. Le chiffre mille n’est pas littéral, mais symbolise l’accomplissement selon Dieu. L’espérance chrétienne réside dans une nouvelle création, non dans un royaume terrestre, et les croyants participent déjà à ce règne.

Le mot millénium signifie littéralement « mille ans ». Ce terme apparaît uniquement dans le chapitre 20 de l’Apocalypse, un passage souvent débattu et parfois mal interprété. Plusieurs y voient un règne terrestre de Christ pendant mille ans après son retour. Mais pour bien comprendre cette notion, il est essentiel de saisir la nature même du livre de l’Apocalypse : un livre hautement symbolique, qui ne peut être interprété littéralement comme un récit historique. Il s’agit d’une révélation prophétique, transmise à travers des visions symboliques, à la manière des livres de Daniel, Ézéchiel et Zacharie.

L’Apocalypse : un livre prophétique et symbolique

Le livre s’ouvre ainsi :

« Révélation de Jésus-Christ, que Dieu lui a donnée pour montrer à ses serviteurs les événements qui doivent arriver bientôt. Il l’a fait connaître en envoyant son ange à son serviteur Jean. » – (Apocalypse 1.1)

Il s’agit d’une « révélation » (en grec apokalypsis), c’est-à-dire un dévoilement de réalités spirituelles cachées, exprimées à travers des symboles puissants.

Par exemple :

  • Jean voit Jésus comme un agneau égorgé :

« Je vis un Agneau qui se tenait au centre du trône […] Il avait sept cornes et sept yeux […]. Il avait l’aspect d’un agneau qu’on aurait égorgé. » – (Apocalypse 5.6)

Il ne s’agit pas d’un animal réel, mais d’un symbole de Christ crucifié et victorieux.

  • Il voit Christ tenant sept étoiles et marchant au milieu de sept chandeliers :

« Voici le mystère des sept étoiles que tu as vues dans ma main droite et des sept chandeliers d’or : les sept étoiles sont les anges des sept Églises, et les sept chandeliers sont les sept Églises. » – (Apocalypse 1.20)

  • Une femme est vue vêtue du soleil, avec la lune sous ses pieds et une couronne de douze étoiles :

« Un grand signe apparut dans le ciel : une femme enveloppée du soleil, avec la lune sous ses pieds et une couronne de douze étoiles sur sa tête. » – (Apocalypse 12.1)

Cette femme symbolise le peuple de Dieu, et non une femme littérale dans les cieux.

  • La fameuse bête à sept têtes et dix cornes représente un pouvoir politique et persécuteur :

« Puis je vis une bête sortir de la mer. Elle avait dix cornes et sept têtes […] » – (Apocalypse 13.1)

Ces exemples montrent que l’Apocalypse utilise un langage symbolique pour décrire des réalités spirituelles, invisibles ou futures. Interpréter ces visions littéralement mènerait à des confusions.

Le millénium : un symbole d’un règne spirituel

Dans Apocalypse 20, Jean parle de « mille ans » :

« Il se saisit du dragon, de l’antique serpent – c’est-à-dire le diable ou Satan – et l’enchaîna pour mille ans. Il le précipita dans l’abîme […]. Après cela, il faut qu’il soit relâché pour un peu de temps. » – (Apocalypse 20.2-3)

« Ils revinrent à la vie et régnèrent avec le Christ pendant mille ans. » – (Apocalypse 20.4)

Mais ce chiffre n’est pas à prendre littéralement. Dans la Bible, le nombre mille symbolise l’accomplissement, la plénitude, la durée complète selon Dieu. C’est un chiffre d’abondance et de totalité ou une période de temps indéterminé.

Voici quelques exemples :

« Car mille ans sont, à tes yeux, comme le jour d’hier quand il est passé, comme une veille pendant la nuit. » – (Psaume 90.4)

« Mais il est une chose, bien-aimés, que vous ne devez pas oublier : pour le Seigneur, un jour est comme mille ans, et mille ans sont comme un jour. » – (2 Pierre 3.8)

« Tous les animaux des forêts m’appartiennent, même les bêtes par milliers sur les montagnes. » – (Psaume 50.10)

Ces versets montrent clairement que le chiffre mille représente une durée indéterminée mais complète, du point de vue de Dieu.

Le règne de Christ : une réalité présente

Loin d’un règne politique terrestre futur, le millénium symbolise, selon toute vraisemblance, la période actuelle du règne spirituel de Christ, inaugurée par sa résurrection et son ascension, et qui s’étendra jusqu’à son retour final. Jésus règne déjà :

« Il l’a ressuscité d’entre les morts et l’a fait siéger à sa droite dans les lieux célestes, au-dessus de toute domination, de toute autorité, de toute puissance […]. » – (Éphésiens 1.20-21)

Et les croyants nés de nouveau participent à ce règne :

« Par notre union avec Jésus-Christ, il nous a ressuscités ensemble et nous a fait siéger ensemble dans le monde céleste. » – (Éphésiens 2.6)

Pendant ce temps, Satan est limité :

« Maintenant a lieu le jugement de ce monde ; maintenant le dominateur de ce monde va être jeté dehors. » – (Jean 12.31)

« Mais si c’est par l’Esprit de Dieu que je chasse les démons, alors c’est que le Royaume de Dieu est venu jusqu’à vous. Ou bien, comment quelqu’un pourrait-il entrer dans la maison d’un homme fort et piller ses biens, sans avoir d’abord attaché cet homme fort ? Alors seulement, il pourra piller sa maison. » – (Matthieu 12.28-29)

Ce « lien » de Satan ne signifie pas qu’il est inactif, mais qu’il ne peut empêcher la proclamation de l’Évangile parmi les nations. Il est lié dans ses capacités à dominer les peuples comme avant la croix.

L’espérance chrétienne : non un royaume terrestre, mais une nouvelle création

L’idée d’un règne terrestre littéral de mille ans est étrangère à l’enseignement de Jésus. Jamais il n’a promis un royaume politique temporaire. Son Royaume n’est pas de ce monde (Jean 18.36), et notre espérance ultime est la nouvelle Jérusalem, la nouvelle création, non un gouvernement millénaire sur terre.

« Puis je vis un ciel nouveau et une terre nouvelle […]. Et je vis descendre du ciel, d’auprès de Dieu, la ville sainte, la nouvelle Jérusalem, préparée comme une mariée […]. Il essuiera toute larme de leurs yeux. » – (Apocalypse 21.1-4)

Conclusion : le vrai sens du millénium

Le millénium n’est pas une attente terrestre, mais une réalité spirituelle. Il représente le règne actuel de Christ dans le cœur de ses rachetés, et la victoire déjà acquise sur le diable. Les croyants morts en Christ règnent déjà avec lui (Apocalypse 20.4-6), et nous sommes appelés à vivre ce règne par la foi, en proclamant son Royaume jusqu’à son retour glorieux.

« Heureux et saints ceux qui ont part à la première résurrection : la seconde mort n’a pas de pouvoir sur eux ; ils seront prêtres de Dieu et du Christ et régneront avec lui pendant les mille ans. » – (Apocalypse 20.6)

Le chiffre mille ne fixe pas une durée terrestre, mais la pleine durée du plan de Dieu, entre la résurrection de Jésus et son retour. Ne cherchons pas un âge d’or futur ici-bas, mais préparons-nous pour l’éternité, où nous serons à jamais avec le Seigneur.

Les 70 semaines de Daniel : au-delà des interprétations populaires

Beaucoup croient que Daniel 9.24-27 annonce la fin du monde et l’apparition de l’antichrist. Mais est-ce vraiment ce que la Bible enseigne ? Découvrez dans ce texte une lecture fidèle et éclairante qui replace cette prophétie dans son vrai contexte : la venue du Messie, et non un scénario futuriste.

L’interprétation de la prophétie des 70 septaines (semaines) de Daniel (Daniel 9.24-27) a fait l’objet de nombreuses spéculations au fil du temps. Ce passage est souvent compris à tort comme une description des événements de la fin des temps, particulièrement en relation avec la venue de l’antichrist. Cependant, une lecture attentive du texte et de son contexte montre que cette prophétie est davantage centrée sur l’histoire du peuple d’Israël, la reconstruction de Jérusalem, la venue du Messie et se terminant avec la destruction du temple à Jérusalem. Comme nous le verrons, cette prophétie concerne des événements passés, et non des événements futurs comme le prétendent certains enseignements populaires. 

D’ailleurs, il y a quelque temps, j’ai commencé à m’intéresser à la prophétie de Daniel 9.24-27 qui est en fait la prophétie des 70 septaines ou semaines. Je me suis aperçu qu’il y avait, là aussi, des choses qui clochaient. L’interprétation de cette prophétie avait des trous et cela a attiré mon attention. Prenons le temps de lire la prophétie avant d’en faire l’analyse.


Ce passage concerne la prophétie des soixante-dix septaines (ou semaines), une des prophéties les plus étudiées dans l’Ancien Testament. Elle parle du futur du peuple d’Israël et de Jérusalem et de la venue du Messie. Contrairement à l’enseignement populiste, cette prophétie ne parle absolument pas des événements de la fin des temps. Comme nous allons le voir, cette prophétie commence par la reconstruction du temple et de la ville de Jérusalem puis elle se termine avec la destruction du temple et de Jérusalem.


Les « soixante-dix septaines » (v.24)

La prophétie commence par l’annonce de « soixante-dix septaines », ce qui signifie littéralement « soixante-dix périodes de sept ». Chaque « septaine » représente une période de sept ans, donc 70 fois 7 donne 490 ans. C’est la durée de la prophétie. Il n’y a pas de semaine en suspens ou reportée 2000 ans plus tard. ien dans les Écritures ne confirme cela.

Ces années sont fixées pour :

  • Mettre fin à la rébellion contre Dieu,
  • Expiation des péchés,
  • Instaurer une justice éternelle,
  • Accomplir les visions prophétiques,
  • Oindre un « sanctuaire très saint » ce qui référence au Temple du Saint-Esprit.


Les étapes de la prophétie : 7 septaines + 62 septaines (v.25)

Ensuite, la prophétie est divisée en deux segments :

  • 7 septaines (49 ans) depuis le décret de la reconstruction de Jérusalem et du temple. Cette première partie correspond à la période durant laquelle Jérusalem et le temple furent reconstruite après l’exil babylonien.
  • 62 septaines (434 ans) : c’est la période néo testamentaire après laquelle Jésus le messie viendra. En additionnant ces deux périodes (49 ans + 434 ans), on arrive à 483 ans.


La mort de « l’homme oint » et la destruction de Jérusalem (v.26)

À la fin de ces 69 septaines (7 septaines + 62 septaines), l’homme oint, identifié comme Jésus-Christ, sera « mis à mort », ce qui fait référence à la crucifixion de Jésus. Bien qu’il ne mérite pas cette mort, il est sacrifié.

Ensuite, la prophétie parle de la destruction de la ville (Jérusalem) et du sanctuaire (le Temple). Cela s’est accompli historiquement en l’an 70 après Jésus-Christ, lorsque les Romains, sous le général Titus, ont détruit Jérusalem et le Temple. L’image d’une inondation évoque la manière brutale et rapide dont ces événements se sont produits.


L’alliance et l’abomination (v.27)

Ce passage se réfère directement à Jésus-Christ, en particulier à son ministère, sa crucifixion, et l’instauration de la Nouvelle Alliance.

L’oint (ou « Messie ») est Jésus, qui conclut une nouvelle alliance avec beaucoup (les croyants). Puis, la cessation des sacrifices fait référence à la mort de Jésus sur la croix, qui met fin aux sacrifices animals de l’Ancien Testament, car son sacrifice est parfait et définitif. Enfin, l’abomination de la désolation est vue comme la destruction du Temple de Jérusalem en 70 apr. J.-C. par les Romains, ce qui a définitivement mis fin au système sacrificiel juif. Le chef en question est un leader romain.

Ce qui met également fin aux 490 ans de durée de la prophétie. Elle ne va pas au-delà de ce temps. Bien entendu, si nous essayons de calculer les dates avec précisions, nous aurons de la difficulté. Par exemple, depuis le moment où le décret ordonnant de restaurer et de rebâtir Jérusalem a été promulgué, il peut y avoir un espace-temps entre le moment de la promulgation et celui de l’application de ce décret. Il est aussi difficile de faire des calculs à partir du calendrier parce que nous ne fonctionnons pas dans le même calendrier que l’époque de Daniel. Depuis cette époques les calendriers ont changés cinq fois. Certains ont entrepris de le faire, mais ne sont pas arrivés à des résultats de façon concluante. Ce qui fait qu’il peut y avoir des différences de jours.

Aujourd’hui, nous pouvons seulement être approximatifs. Toutefois, les années ne sont pas importante. Pour ce qui est de la fin, cela fait peut-être allusion au moment où la décision fut prise pour en finir avec Jérusalem et le moment de l’exécution de la décision ce qui pourrait expliquer l’espace-temps entre la mort de Christ, la fin de la prophétie 7 ans plus tard et la destruction de Jérusalem en 70 apr. J.-C. Ce ne sont que des hypothèses qui sont formulées ici, mais tout de même plausibles.

L’Oint et l’antichrist : une réévaluation scripturaire plus juste

Selon l’enseignement dispensationaliste, il est généralement interpété que l’oint est l’antichrist et c’est pour cela que la doctrine reporte la dernière semaine à la fin des temps en stipulant que c’est l’antichrist qui va pénétrer dans le temple. Ce qui, bien entendu, nécessite la construction d’un troisième temple pou que celui-ci puisse le profaner. Cependant, l’antichrist ne peut pas être l’oint selon les principes de la Bible. Maintenant, regardons ce que signifie le concept d’oint dans la Bible.

Dans la Bible, le terme « oint » fait référence à une personne ou à une chose qui a été consacrée ou mise à part pour une mission spécifique par l’onction, c’est-à-dire l’application d’huile, en signe de bénédiction divine ou de pouvoir spirituel. Déjà-là, j’ai du mal à comprendre que ce soit l’antichrist qui soit oint.  

Le mot « oint » est dérivé du verbe « oindre », qui signifie appliquer de l’huile sur quelqu’un ou quelque chose. Cette pratique avait une signification profonde dans les temps bibliques, indiquant la consécration de quelqu’un pour une mission spécifique, sous la protection ou la bénédiction de Dieu. L’onction avait principalement trois significations :

D’abord, les rois, prêtres, et parfois les prophètes étaient « oints » pour symboliser leur sélection par Dieu pour un rôle particulier. Par exemple pour David, il est dit :

Puis, nous avons aussi un exemple pour les prêtres de l’ancienne alliance comme nous le voyons dans ce passage de Lévitique 8.12 :

Finalement, l’onction est aussi un symbole de l’autorité divine donnée à une personne pour accomplir une tâche spécifique. Nous avons un exemple d’Élie qui oignit Élisée. Il le fit parce que Dieu lui demanda de le faire :

Maintenant, le terme hébreu « Mashiach », qui signifie « l’oint », s’applique spécifiquement au Messie. Dans le Nouveau Testament, Jésus est reconnu comme « l’Oint de Dieu », celui qui a été choisi par Dieu pour être le Sauveur et Roi éternel. La particularité avec Jésus, contrairement aux hommes, c’est que c’est Dieu lui-même qui l’a oint. Nous voyons cela en Luc 4.18 :

L’apôtre Pierre va aussi confirmer ce fait lorsqu’il apportait la Parole dans la maison de Corneille :

Le terme « Oint » prend une signification messianique particulière dans l’Ancien Testament. Les prophètes annonçaient la venue d’un Oint du Seigneur qui serait le Messie promis, celui qui délivrerait Israël et établirait un règne de justice. Par exemple, le Psaume 2 parle d’un roi oint par Dieu pour régner sur les nations, une prophétie qui pointe vers Jésus.

Le problème est que lorsque nous appliquons le terme « oint » de Daniel 9.27 à l’antichrist cela va à l’encontre de la définition du mot « oint » que la Bible en fait. Il n’est jamais mentionné nul part que l’antichrist est oint. Ce terme « oint » s’applique, ici dans ce passage, uniquement au Seigneur Jésus. 

Conclusion

L’oint, selon la Bible, désigne une personne ou un objet consacré par Dieu pour un but particulier, que ce soit pour la royauté, la prêtrise, ou une mission spéciale. L’usage le plus significatif de ce terme dans la tradition chrétienne est celui du Messie, Jésus-Christ, l’Oint de Dieu, qui a accompli la rédemption du monde. Nous pouvons donc en déduire sans nous tromper que la prophétie des 70 septaines de Daniel ne concerne pas l’antichrist ou une fin des temps différée, mais plutôt la venue du Messie, la destruction de Jérusalem et la fin du système sacrificiel avec la mort de Jésus-Christ. L’usage du terme « oint » dans ce passage fait référence exclusivement au Messie, et non à une figure de l’antichrist. La prophétie nous rappelle que tout a été accompli en Christ, y compris l’accomplissement des promesses de justice et de rédemption.

Le danger du dispensationalisme : Une doctrine qui affaiblit l’Église au Québec

Le dispensationalisme, introduit dans les églises évangéliques du Québec, promet un enlèvement et des récompenses multiples. Cependant, cette doctrine s’éloigne de la vérité biblique, soulignant une seule récompense : la vie éternelle en Christ. Les conséquences incluent un engagement diminué et une foi basée sur la performance, contredisant l’évangile authentique.

Depuis plusieurs décennies, une doctrine influente, importée du monde anglo-américain, s’est insérée dans les enseignements de nombreuses églises évangéliques du Québec : le dispensationalisme. Avec ses promesses d’un enlèvement imminent, d’une grande tribulation future, d’un règne terrestre millénaire et d’une multitude de récompenses célestes, cette doctrine a séduit bien des croyants. Pourtant, en y regardant de près, nous pouvons constater qu’elle s’éloigne de la vérité biblique et produit ainsi des fruits amers dans la vie de l’Église.

Cet article expose les dérives du dispensationalisme, son impact sur les chrétiens québécois, les erreurs doctrinales qu’il contient, et propose un retour à l’espérance biblique authentique : Christ lui-même, notre récompense.

1. Le mot « récompense » est toujours au singulier dans le Nouveau Testament

Le dispensationalisme utilise le concept des récompenses de façon erroné. D’ailleurs, le mot grec misthos, souvent traduit par « récompense », apparaît de nombreuses fois dans le Nouveau Testament, toujours au singulier. Par exemple :

  • Matthieu 5.12 : « une magnifique récompense vous attend dans les cieux ».
  • Luc 6.35 : « votre récompense sera grande ».
  • Colossiens 3.24 : « vous recevrez du Seigneur, comme récompense, l’héritage qu’il réserve au peuple de Dieu ».
  • 2 Jean 8 : « que vous receviez une pleine récompense. ».
  • Apocalypse 22.12 : « Voici, je viens bientôt, et ma récompense est avec moi… » (texte grec : ho misthos mou).

Une chose qu’il faut mentionner c’est que la Bible du Semeur met le mot « récompense » au pluriel dans Apocalypse 22.12. Or, dans le texte grec, il est clair que le mot est au singulier. Il s’agit donc d’une mauvaise traduction.

Cette précision est théologiquement importante. La Bible ne parle pas de « récompenses » multiples comme s’il s’agissait d’une distribution de médailles, mais d’une seule récompense, celle-ci étant la vie éternelle en Christ. C’est cette récompense que le croyant doit s’attendre de recevoir et non pas une multitude de récompenses comme des médailles reçues pour des exploits accomplis.

2. Le tribunal de Christ : pas une cérémonie de trophées, mais un moment de vérification de la fidélité

Le tribunal de Christ est mentionné en :

  • 2 Corinthiens 5.10 : « chacun recevra ce qui lui revient selon les actes, bons ou mauvais, qu’il aura accomplis par son corps. ».
  • Romains 14.10-12 : « chacun de nous rendra compte à Dieu pour lui-même ».

Ce jugement n’est pas une scène où les chrétiens reçoivent des rangs ou des honneurs, mais un moment de vérification spirituelle : ce que chacun aura bâti (1 Corinthiens 3.13-15) sera mis à l’épreuve. Ceux qui auront persévéré recevront la même promesse : « Viens partager la joie de ton maître »,

3. Ce que le dispensationalisme enseigne et pourquoi c’est problématique

Le dispensationalisme enseigne que les croyants seront enlevés avant la tribulation. Qu’ils passeront 7 ans au ciel pendant que la terre subira la colère de Dieu et pendant ce temps, ils recevront des récompenses multiples au tribunal de Christ (couronnes, postes de règne, etc.).

Cependant, cette vision n’est absolument pas soutenue par aucun texte clair du Nouveau Testament. De plus, elle s’appuie sur une mauvaise lecture de Daniel 9.27 et contredit les paroles de Jésus : « Je les ressusciterai au dernier jour » (Jean 6.39-54).

En réalité, la Bible enseigne une résurrection unique, une seule venue de Christ, un jugement pour tous, et une seule récompense qui est la vie éternelle avec le Seigneur.

4. Des conséquences néfastes au Québec : témoignages et constats

Voici quelques témoignages de pasteurs ayant constatés, dans leur ministère respectif, les conséquences néfastes de l’enseignement du dispensationalisme dans nos églises aujourd’hui :

« L’idée d’un enlèvement imminent a parfois donné à nos jeunes chrétiens le message implicite : « Pourquoi m’engager si je pars bientôt ? » » — Pasteur Rémy Boisclair, Église Vie Nouvelle, Laurentides

« Dans nos formations de leaders, j’entends trop souvent : « Quelle couronne veux-tu recevoir ? » Cela produit une compétition malsaine au lieu de produire des serviteurs. » — Pasteure Sophie Tremblay, Église Espoir Vivant, Montréal

« Depuis que nous avons abandonné le discours sur l’enlèvement imminent, j’ai constaté une transformation : nos membres s’investissent davantage dans des ministères concrets. Avant, beaucoup disaient : « Pourquoi servir si l’enlèvement arrive bientôt ? » Aujourd’hui, ils vivent leur foi comme une mission ici et maintenant. » — Pasteur Daniel Fortin, Église La Grâce, Sherbrooke

« L’enseignement sur les récompenses multiples créait un stress spirituel : « Ai-je accumulé suffisamment ? » Cela conduisait à une foi basée sur la performance. Après un réajustement biblique, j’ai vu un retour à la simplicité de l’évangile : Christ est notre récompense. » — Pasteur Luc Tremblay, Église Lumière, Québec

5. Ce que dit vraiment la Bible sur la récompense

  • Romains 6.23 : « le don de la grâce que Dieu accorde, c’est la vie éternelle dans l’union avec Jésus-Christ notre Seigneur ».
  • 1 Jean 2.25 : « voici la promesse qu’il vous a faite : la vie éternelle ».
  • Apocalypse 2.10 : « Sois fidèle jusqu’à la mort, et je te donnerai la vie pour couronne. ».

Toutes ces expressions parlent d’une seule et même réalité qui est celle de vivre éternellement avec le Christ glorifié.

6. Appel à revenir à l’évangile biblique

L’espérance du croyant n’est pas de fuir la période des tribulations, mais plutôt de persévérer jusqu’à la fin (Matthieu 24.13), de vivre fidèlement ici-bas (Hébreux 12.14), et d’attendre le retour glorieux de Christ (Tite 2.13).

Ce n’est pas une doctrine fabriquée par les hommes, mais une révélation claire de la Parole de Dieu. La seule récompense que nous devons rechercher est Christ Lui-même.

« Moi, je suis ton bouclier, et ta très grande récompense. » — Genèse 15.1

Bien-aimés, le Seigneur nous appelle aujourd’hui à déposer nos conceptions humaines ou nos schémas théologiques importés, pour revenir à la vérité pure et vivante de l’Évangile. L’espérance du croyant, ce n’est pas un plan de fuite, mais une marche de fidélité. Ce n’est pas une collection de récompenses, mais une communion profonde avec celui qui nous a aimés jusqu’à la croix.

Chrétiens du Québec, réveillons-nous. Ne laissons pas une doctrine fabriquée obscurcir la beauté de notre appel. Persévérons dans l’amour, le service, l’attente active. Et un jour, au dernier souffle, entendrons-nous : « Viens partager la joie de ton maître ! » (Matthieu 25.23) Car notre récompense, c’est lui notre Sauveur bien-aimé.

Les origines du dispensationalisme : de Darby à aujourd’hui

Le dispensationalisme, une théologie prophétique contemporaine influente principalement aux États-Unis, trouve ses origines dans les années 1830 avec John Nelson Darby. Bien que largement accepté, ce système théologique est étranger aux enseignements de l’Église primitive et repose sur des interprétations littérales, divisant Israël et l’Église. Des critiques émergent sur sa validité.

Une construction récente et étrangère à l’enseignement biblique

Le dispensationalisme est aujourd’hui une des théologies prophétiques les plus répandues dans certains milieux évangéliques, notamment aux États-Unis, au Canada et dans le monde influencé par le protestantisme anglo-saxon. Pourtant, ce système, souvent accepté comme une évidence par beaucoup, ne trouve pas son origine dans l’Église primitive ni dans la Réforme, bien que certains veuillent nous le laisser croire, mais dans un mouvement très récent de l’histoire de l’Église.

Ce texte retrace en détail les origines historiques, les principaux promoteurs, et l’expansion de ce système jusqu’à aujourd’hui.


1. Une invention du XIXe siècle : John Nelson Darby

Le dispensationalisme prend sa source dans les années 1830, au sein des Frères de Plymouth, un mouvement évangélique britannique. Son principal fondateur est John Nelson Darby (1800–1882), ancien avocat devenu prédicateur anglican.

Darby développe une nouvelle lecture des Écritures, basée sur une vision strictement littérale et chronologique de la Bible. Il introduit notamment :

  • La division de l’histoire du salut en sept « dispensations »”, périodes dans lesquelles Dieu agit différemment envers l’humanité,
  • Une distinction radicale entre Israël et l’Église,
  • L’idée d’un « enlèvement secret » de l’Église avant la grande tribulation.

Ces idées étaient inconnues des Pères de l’Église, des réformateurs protestants, et de la majorité du christianisme historique.

L’essor aux États-Unis grâce à la Bible Scofield

Les idées de Darby franchissent l’Atlantique et trouvent un large accueil aux États-Unis, notamment grâce à Cyrus Ingerson Scofield (1843–1921).

En 1909, Scofield publie la célèbre Bible annotée Scofield, qui insère dans les marges et les notes un système dispensationaliste complet (sept dispensations). Pour des générations de croyants, les notes de Scofield deviennent aussi influentes que le texte biblique lui-même, ce qui contribue à propager cette vision :

  • L’Église serait une parenthèse inattendue dans le plan de Dieu,
  • Le véritable peuple de Dieu resterait Israël,
  • Le royaume promis à Israël n’est pas spirituel mais politique et terrestre,
  • L’enlèvement précèderait une tribulation de 7 ans centrée sur Israël.

Le développement académique : Dallas Theological Seminary

Le dispensationalisme se structure théologiquement au XXe siècle à travers des institutions comme le Dallas Theological Seminary (fondé en 1924), qui forme des générations de pasteurs, enseignants et missionnaires.

Des figures comme :

  • Lewis Sperry Chafer (fondateur du séminaire),
  • Charles Ryrie (auteur de la Ryrie Study Bible),
  • John Walvoord (l’un des principaux architectes du dispensationalisme moderne), ont popularisé le système dans des ouvrages académiques et pastoraux.

Ce séminaire devient le bastion intellectuel du dispensationalisme, consolidant cette théologie comme référence dans plusieurs milieux évangéliques. Souvenez-vous que cette doctrine est étrangère à l’enseignement biblique.

L’impact populaire : Hal Lindsey, Tim LaHaye et la culture chrétienne

À partir des années 1970, le dispensationalisme connaît une popularité massive grâce à des livres à succès :

  • Hal Lindsey, avec The Late Great Planet Earth, 1970, qui applique les prophéties de Daniel et de l’Apocalypse à la géopolitique moderne.
  • Tim LaHaye et Jerry B. Jenkins, avec la série de romans Left Behind, vendue à des millions d’exemplaires, centrée sur l’enlèvement secret et la tribulation.

Ces œuvres, et bien d’autres, ancrent dans la pensée populaire une eschatologie dispensationaliste, mêlant interprétation littérale, sensationnalisme prophétique et anxiété mondiale.

Le soutien politique à l’État d’Israël

Un autre facteur de diffusion du dispensationalisme est son lien avec le sionisme chrétien. Selon cette théologie, l’État moderne d’Israël est la restauration prophétique du peuple de Dieu, et doit être soutenu à tout prix.

Cette vision influence la politique étrangère de plusieurs pays, surtout les États-Unis, et alimente l’idée que Israël géopolitique est central dans le plan final de Dieu, alors que l’Église ne serait qu’un acteur secondaire ou temporaire.

Aujourd’hui : divisions et remises en question

De nos jours, le dispensationalisme se fragmente en plusieurs variantes :

  • Classique : très rigide dans la séparation Israël/Église.
  • Révisé ou « progressif » : tente d’adoucir certains excès (ex. : reconnaît une certaine continuité entre Israël et l’Église).
  • Hyper-dispensationalisme : va plus loin encore, niant même que les évangiles soient pour l’Église.

Mais une remise en question grandit, car de nombreux chercheurs, pasteurs et croyants réalisent que ce système est récent, artificiel et non soutenu par la totalité des Écritures.

Conclusion : un système récent, non apostolique, et dangereux pour la foi

Le dispensationalisme est une construction humaine du XIXe siècle, étrangère à l’enseignement de Jésus, des apôtres et des Pères de l’Église. Il repose sur :

  • Une mauvaise lecture des prophéties bibliques,
  • Une division artificielle entre Israël et l’Église,
  • Une eschatologie centrée sur la peur et la géopolitique plutôt que sur Christ et son règne spirituel.

Loin de faire progresser la foi, ce système détourne les croyants de l’unité du peuple de Dieu, et de l’appel à la fidélité dans un seul Royaume, celui de Jésus-Christ.

« Car il n’y a qu’un seul corps et un seul Esprit, de même qu’il y a une seule espérance attachée à l’appel que vous avez reçu. » — Éphésiens 4.4

Qu’est-ce que le dispensationalisme ?

Le dispensationalisme, une doctrine théologique influente, divise l’histoire du salut en différentes dispensations, établissant une distinction entre Israël et l’Église. Ce système, né au XIXe siècle, est critiqué pour sa séparation entre les peuples de Dieu et son interprétation des prophéties, contredisant l’unité prônée par le Nouveau Testament.

Le mot dispensationalisme peut sembler complexe, mais il désigne un système théologique très influent, particulièrement dans le monde évangélique anglo-saxon depuis le XIXe siècle. Il a été popularisé par des figures comme John Nelson Darby, C.I. Scofield (à travers la « Bible Scofield ») et, plus récemment, par des auteurs comme Tim LaHaye (série Left Behind) et plusieurs autres évangélistes à travers le monde. Que dit réellement ce système, et surtout, est-il fidèle à la révélation biblique ?

1. Le dispensationalisme en résumé

Le dispensationalisme enseigne que l’histoire du salut est divisée en plusieurs « dispensations », au cours desquelles Dieu traite différemment avec l’humanité. L’élément central de ce système repose sur une distinction absolue entre Israël et l’Église. Selon cette doctrine :

  • Israël est le peuple terrestre de Dieu, avec des promesses politiques, territoriales et nationales.
  • L’Église est un peuple céleste, formé de croyants nés de nouveau, mais distinct d’Israël.
  • Ces deux peuples auraient deux destins, deux alliances et deux plans de Dieu.
  • Un enlèvement secret de l’Église avant la tribulation marquerait le retour de Dieu à son plan avec Israël.
  • Le millénium serait un règne terrestre de Christ exclusivement pour l’accomplissement des promesses faites à Israël.

Cet état de fait crée beaucoup de confusion en regard avec l’Israël géopolitique établit en Palestine aujourd’hui.

Les origines du dispensationalisme

Ce système ne provient ni des Pères de l’Église, ni de la Réforme, mais d’un mouvement né au XIXe siècle dans le cadre des Frères de Plymouth avec John N. Darby. Il s’est largement propagé dans le monde protestant via :

  • La Bible annotée de Scofield (1909),
  • Les séminaires évangéliques américains,
  • Les prophéties sensationnalistes (Hal Lindsey, Tim LaHaye),
  • Le soutien politique et religieux à l’État moderne d’Israël.

En quoi le dispensationalisme est-il incompatible avec le message du Nouveau Testament ?

D’abord, il divise ce que Dieu a uni

Le Nouveau Testament enseigne que Dieu a abattu le mur de séparation entre Juifs et non-Juifs, pour créer un seul peuple en Christ :

« Car il est notre paix, lui qui des deux n’en a fait qu’un, et qui a renversé le mur de séparation. » — Éphésiens 2.14

« Il n’y a plus ni Juif ni non-Juif […] car vous êtes tous un en Jésus-Christ. » — Galates 3.28

De cette façon, le dispensationalisme, en affirmant une distinction permanente entre Israël et l’Église, va à l’encontre du cœur de l’Évangile, qui unit tous les croyants dans un même corps appelé l’Église.

Ensuite, il introduit deux voies de salut (implicitement)

Même si les dispensationalistes modernes affirment croire en un seul salut par la foi, leur système fonctionne comme s’il existait deux salut : un salut terrestre pour Israël, et un salut céleste pour l’Église. Bien évidemment, cela contredit les Écritures :

« Il n’y a de salut en aucun autre [que Jésus], car il n’y a sous le ciel aucun autre nom donné parmi les hommes par lequel nous devions être sauvés. » — Actes 4.12

Puis, il fait de l’Église un « plan de secours »

Pour les dispensationalistes, l’Église est une parenthèse temporaire ou un « plan B » survenu après le rejet du Messie par Israël. Mais la Bible enseigne que l’Église fait partie du plan éternel de Dieu :

« C’est ainsi qu’il a voulu faire connaître maintenant, par l’Église, aux puissances célestes sa sagesse infiniment variée. » — Éphésiens 3.10

Enfin, il attend un royaume terrestre et politique pour Israël

Le dispensationalisme attend un rétablissement du royaume national d’Israël, avec sacrifices, temple reconstruit, etc. Pourtant, le Royaume que Jésus a annoncé est spirituel, déjà inauguré, et non terrestre.

« Mon royaume n’est pas de ce monde. » — Jean 18.36

Le vrai enseignement biblique c’est un seul peuple, un seul salut et une seule espérance

Le plan de Dieu a toujours visé un seul peuple uni en Christ qui est l’Église, composée de Juifs et de non-Juifs, régénérés par la foi. Il n’y a pas de salut différent. Il n’y a pas deux espérances. De même, il n’y a pas deux peuples de Dieu avec des dessins différents. Il n’ya a qu’un seil peuple, un seul salut et une seule espérance.

« Si vous appartenez à Christ, vous êtes donc la descendance d’Abraham, héritiers selon la promesse. » — Galates 3.29

« Vous, autrefois, vous n’étiez pas un peuple, mais maintenant vous êtes le peuple de Dieu. » — 1 Pierre 2.10

« Car nous avons tous été baptisés dans un seul Esprit, pour former un seul corps, soit Juifs, soit Grecs. » — 1 Corinthiens 12.13


Conclusion : le dispensationalisme est une construction humaine, non une révélation biblique

Le dispensationalisme repose sur une mauvaise lecture des prophéties et une séparation artificielle entre Israël et l’Église. Il détourne les croyants de la vérité selon laquelle il n’y a désormais qu’un seul peuple de Dieu et c’est ceux qui sont en Christ.

Nous devons donc rejeter toute théologie qui divise ce que Dieu a uni, et revenir à l’Évangile du Royaume, proclamé par Jésus et confirmé par les apôtres. Uun seul Seigneur, une seule foi, un seul peuple.

Réfuter la fausse doctrine de l’hypergrâce partie 2

Le rejet de l’Ancien Testament 

Nous avons vu dans un article précédant que la doctrine de l’hypergrâce minimisait la repentance parce que, selon eux, tous les péchés, passés, présents et futurs étaient déjà pardonnés et ainsi il n’était donc plus nécessaire de se repentir. 

Dans cet article nous allons voir que la fausse doctrine de l’hypergrâce utilise souvent des passages bibliques tirés des écrits de l’apôtre Paul pour prétendre que l’Ancien Testament et certaines paroles de Jésus avant sa résurrection seraient obsolètes. Nous allons regarder quelques passages et la façon dont ils sont interprétés par les tenants de la fausse doctrine de l’hypergrâce.

Cette fausse doctrine avec ces faux enseignements conduit les croyants, qui y adhèrent, directement dans la mort éternelle. Également, elle les prive des bénédictions de Dieu sur cette terre par la perversité des mauvaises interprétations des passages. Les faussetés véhiculées corrompent les croyants qui au départ étaient bien intentionnés. Malheureusement, ils se sont laissés séduire, tout comme les Galatiens, pour se détourner de la vérité des Écritures. (Ga 5.7-8)

Il est impératif de revenir à la vérité pure des Écritures sans les interprétations erronées de cette fausse doctrine. Celle-ci venant directement du monde des ténèbres accomplit son œuvre à merveille séduisant les croyants les plus faibles et leur tendant un piège qu’ils vont regretter amèrement au jour du jugement.

Le faux mélangé avec le vrai fait en sorte que les croyants ne connaissant que peu les Écritures vont tomber dans le panneau et croire cette fausse doctrine. Les lignes qui suivent apportent un éclairage sur la perversité de cette doctrine de démons tordant les sens des écritures à l’excès et faisant croire que l’Ancien Testament n’est plus utile alors que Jésus nous dit le contraire comme nous allons le voir.

D’abord, regardons le passage d’Hébreux 8.13 qui nous dit: « En parlant d’une alliance nouvelle, il déclare la première ancienne ; or, ce qui est ancien et vieilli est près de disparaître. » 

Ce verset est souvent interprété par les adeptes de l’hypergrâce pour dire que la première alliance, c’est-à-dire l’Ancien Testament dans son ensemble, est devenue caduque et n’a plus aucune valeur pour les croyants. Bien entendu, nous savons que ce n’est pas ce que ce passage nous enseigne. 

À vrai dire, l’auteur de l’épitre aux Hébreux parle ici de l’ancienne alliance mosaïque comme étant remplacée par la nouvelle alliance en Christ, mais cela ne rend pas l’Ancien Testament inutile. Il demeure essentiel pour comprendre le plan de Dieu, la prophétie, et le fondement de la foi chrétienne. D’ailleurs Jésus l’a utilisé avec les disciples d’Emmaüs pour leur expliquer tout ce qui le concernait. (Lc 24.27) 

Jésus nous dit une chose qui n’est pas négligeable et qui contredit l’affirmation de la doctrine de l’hypergrâce : « Ne vous imaginez pas que je sois venu pour abolir ce qui est écrit dans la Loi ou les prophètes ; je ne suis pas venu pour abolir, mais pour accomplir. Oui, vraiment, je vous l’assure : tant que le ciel et la terre resteront en place, ni la plus petite lettre de la Loi, ni même un point sur un i n’en sera supprimé jusqu’à ce que tout se réalise. » (Matthieu 5.17-18) 

Alors, si rien ne doit être supprimé de la Loi, pourquoi est-il enseigné que l’Ancien Testament est maintenant devenu vétuste ? C’est bien sûr, encore une fois, un passage qui ne dit pas ce qu’ils prétendent qu’il enseigne.

Regardons maintenant, le passage de Romains 6.14 : « Car le péché n’aura plus de pouvoir sur vous, puisque vous n’êtes plus sous le régime de la Loi, mais sous celui de la grâce. » 

Les enseignants de la fausse doctrine citent ce passage pour affirmer que la Loi (notamment celle de l’Ancien Testament) est abolie complètement et que la grâce suffit à remplacer toute exigence morale ou spirituelle. 

En réalité, le contexte de Romains 6.14 est profondément enraciné dans l’enseignement de l’apôtre Paul sur la victoire sur le péché par la grâce de Dieu. Ce que l’apôtre mentionne c’est que le péché n’aura plus de pouvoir sur nous parce que nous sommes maintenant sous le régime de la grâce. Il enseigne, ici, dans ce passage, que la Loi mosaïque ne peut pas justifier ni sanctifier. Cependant, cela ne signifie pas que la Loi morale de Dieu soit annulée. Jésus a bien dit qu’il n’était pas venu pour abolir la Loi, mais pour l’accomplir comme nous retrouvons ses paroles en Matthieu 5.17-18 : «Ne vous imaginez pas que je sois venu pour abolir ce qui est écrit dans la Loi ou les prophètes ; je ne suis pas venu pour abolir, mais pour accomplir. Oui, vraiment, je vous l’assure : tant que le ciel et la terre resteront en place, ni la plus petite lettre de la Loi, ni même un point sur un i n’en sera supprimé jusqu’à ce que tout se réalise. 


Un troisième passage qui est utilisé par les enseignants de la fausse doctrine de l’hypergrâce est Galates 3.24-25 qui dit : « Ainsi, la Loi a été notre guide jusqu’à ce que Christ vienne, pour que nous soyons déclarés justes devant Dieu par la foi. Maintenant que cette foi est venue, nous ne dépendons plus de ce guide. » 

L’Hypergrâce utilise ce passage pour affirmer que la Loi n’a plus aucun rôle dans la vie du chrétien, car la foi en Christ a remplacé toute forme de régulation ou de commandement divin. Encore une fois, nous voyons bien comment cette interprétation est erronée. 

Dans le contexte du passage, Paul explique que la Loi était un pédagogue pour conduire les gens à Christ en révélant leur besoin de grâce. « Ainsi la loi a été comme un pédagogue pour nous conduire à Christ, afin que nous fussions justifiés par la foi. La foi étant venue, nous ne sommes plus sous ce pédagogue. » (Galates 3.24-25 LSG) Ne plus être sous ce pédagogue ne signifie pas que la loi est caduque comme nous l’avons vu précédemment. Ce que ça signifie c’est qu’il n’est plus nécessaire de sacrifier d’animaux pour expier notre péché. « Christ s’est offert une seule fois en sacrifice pour porter les péchés de beaucoup d’hommes. » (Hébreux 9.28)

Toutefois, cela ne signifie pas que les enseignements de l’Ancien Testament ou les paroles de Jésus soient obsolètes. La Loi continue de servir à éclairer la volonté de Dieu et à révéler ce qui est juste. Comme il est écrit en Romains 3.31 : « Annulons-nous donc la Loi par le moyen de la foi ? Certainement pas ! Au contraire, nous confirmons la Loi. »


2 Corinthiens 3.6 est un quatrième passage utilisé pour rejeter l’Ancien Testament. Ce verset nous dit: « Il nous a rendus capables d’être les ministres d’une alliance nouvelle ; non pas de la lettre, mais de l’Esprit, car la lettre tue, mais l’Esprit fait vivre. »

L’utilisation de ce passage par les théoriciens de la doctrine de l’hypergrâce est interprétée pour prétendre que les commandements de l’Ancien Testament, considérés comme « la lettre », n’ont plus d’importance, car seule la vie dans l’Esprit compte. C’est bien entendu une très mauvaise interprétation de ce passage. 

Le contexte de 2 Corinthiens 3.6 met en contraste l’ancienne alliance de la loi, qui expose le péché et conduit à la mort, avec la nouvelle alliance en Christ, qui donne la vie par l’Esprit, soulignant que Paul et ses collaborateurs sont qualifiés par Dieu pour ce ministère vivifiant. Ça n’a rien à voir avec le rejet de l’Ancien Testament.

Par ailleurs, Paul sans ses épitres ne rejette pas les Écritures, mais il critique une lecture légaliste et dépourvue de foi. L’Esprit donne la capacité de vivre selon la volonté de Dieu, en harmonie avec ses commandements. Toute tentative humaine pour tenter de vivre la loi est vouée à l’échec. 


Un dernier passage «Car la Loi a été donnée par Moïse, mais la grâce et la vérité sont venues par Jésus-Christ. » (Jean 1.17)

Ce verset est souvent utilisé pour soutenir une opposition entre la Loi de Moïse et la grâce apportée par Jésus, comme si la grâce rendait obsolètes les enseignements de l’Ancien Testament. Ce qui n’est absolument pas étayé par les écritures d’aucune manière.

Le contexte de Jean 1.17 met en contraste la loi donnée par Moïse, qui révèle la justice de Dieu, mais qui ne sauve pas, avec la grâce et la vérité qui sont pleinement réalisées en Jésus-Christ, inaugurant une relation nouvelle et vivifiante entre Dieu et l’humanité. Il n’y a donc aucune opposition entre la Loi et la grâce comme nous l’avons démontré jusqu’à maintenant. En définitive, la Loi reste un reflet du caractère saint de Dieu. « Les décrets de l’Éternel sont justes et ils font la joie du cœur ; les commandements de l’Éternel sont limpides et ils donnent du discernement. » (Psaume 19.8) Il est faux de déclarer que la loi est maintenant caduque. 

En conclusion, l’hypergrâce utilise ces passages pour prétendre que l’Ancien Testament et les paroles de Jésus avant sa résurrection n’ont plus d’importance. Cependant, une lecture correcte et équilibrée des Écritures montre que la grâce en Christ accomplit et clarifie la Loi, mais ne l’annule pas. Jésus lui-même a affirmé la continuité et la validité des Écritures dans leur totalité comme il est écrit ici dans ce passage de Matthieu 5.18 « Oui, vraiment, je vous l’assure : tant que le ciel et la terre resteront en place, ni la plus petite lettre de la Loi, ni même un point sur un i n’en sera supprimé jusqu’à ce que tout se réalise. »

L’évangile de la prospérité : une dérive de la foi ou une promesse divine ?

La doctrine de la prospérité, aussi connue sous le nom d’« évangile de la prospérité », est une croyance qui affirme que Dieu promet des bénédictions matérielles et financières à ceux qui exercent suffisamment de foi et qui font preuve de générosité envers les ministères religieux, souvent par des dons financiers. Cette doctrine repose sur l’idée que la prospérité physique et financière est un signe de la bénédiction de Dieu et que chaque croyant, s’il suit certains principes, peut la recevoir. Cependant, de nombreux chrétiens et théologiens considèrent cet enseignement comme une fausse doctrine, car il déforme les enseignements bibliques et risque de détourner les croyants du véritable message de l’Évangile. Voici plusieurs points clés où la doctrine de la prospérité entre en conflit avec l’enseignement biblique :

1. Une vision déformée de la bénédiction

La doctrine de la prospérité réduit souvent la bénédiction divine à des aspects purement matériels, alors que la Bible parle d’une bénédiction plus vaste, comprenant la paix, la joie, la communion avec Dieu et la croissance spirituelle. Jésus a enseigné que la vie d’un croyant ne consiste pas dans l’abondance de ses biens, comme nous le mentionne Jésus : « Gardez-vous avec soin du désir de posséder, sous toutes ses formes, car la vie d’un homme, si riche soit-il, ne dépend pas de ses biens. » (Luc 12.15) Jésus nous apprend aussi que les valeurs spirituelles sont supérieures aux richesses matérielles : « Ne vous amassez pas des richesses sur la terre où elles sont à la merci de la rouille, des mites qui rongent, ou des cambrioleurs qui percent les murs pour voler. Amassez-vous plutôt des trésors dans le ciel, où il n’y a ni rouille, ni mites qui rongent, ni cambrioleurs qui percent les murs pour voler. Car là où est ton trésor, là sera aussi ton cœur. » (Matthieu 6.19-21)

2. Une mauvaise interprétation de la foi

Selon l’évangile de la prospérité, la foi est perçue comme une « clé » pour ouvrir les portes des richesses terrestres. Cette vision est problématique, car elle fait de la foi un moyen d’obtenir ce que l’on désire au lieu d’une relation de confiance et de soumission envers Dieu, même dans les épreuves. Or, dans la Bible, la foi est l’assurance des choses que l’on espère comme nous l’enseigne l’épitre aux Hébreux « La foi est une façon de posséder ce qu’on espère, c’est un moyen d’être sûr des réalités qu’on ne voit pas. » (Hébreux 11.1) Malheureusement, certains utilisent la foi comme un outil pour acquérir des biens, plutôt qu’un abandon total à la volonté divine.

3. Un détournement de l’enseignement sur la générosité

La doctrine de la prospérité encourage souvent les dons financiers en promettant que ces dons seront multipliés et rapporteront des bénédictions matérielles en retour. Or, la Bible enseigne que les dons doivent être faits avec un cœur sincère, sans rien attendre en retour. Jésus lui-même a mis en garde contre l’accumulation de richesses et a appelé ses disciples à une vie de service et de générosité désintéressée.

4. Une ignorance du sacrifice et des souffrances chrétiennes

L’évangile de la prospérité néglige le thème des épreuves et du sacrifice, pourtant central dans l’Évangile. Les Écritures montrent que de nombreux croyants, y compris les apôtres, ont connu des souffrances, des persécutions et la pauvreté comme nous le raconte l’apôtre Paul lorsqu’il fait part de son témoignage : « Car j’ai travaillé davantage, j’ai été plus souvent en prison, j’ai essuyé infiniment plus de coups ; plus souvent, j’ai vu la mort de près. Cinq fois, j’ai reçu des Juifs les « quarante coups moins un ». Trois fois, j’ai été fouetté, une fois lapidé, j’ai vécu trois naufrages, j’ai passé un jour et une nuit dans la mer. Souvent en voyage, j’ai été en danger au passage des fleuves, en danger dans des régions infestées de brigands, en danger à cause des Juifs, mes compatriotes, en danger à cause des païens, en danger dans les villes, en danger dans les contrées désertes, en danger sur la mer, en danger à cause des faux frères. J’ai connu bien des travaux et des peines, de nombreuses nuits blanches, la faim et la soif, de nombreux jeûnes, le froid et le manque d’habits. Et sans parler du reste, je porte un fardeau quotidien, le souci de toutes les Églises. (2 Corinthiens 11.23-28)

Jésus a dit que suivre Dieu impliquait de porter sa croix (Luc 9.23), et Paul a enseigné que « tous ceux qui sont décidés à vivre dans la piété par leur union avec Jésus-Christ connaîtront la persécution » (2 Timothée 3.12). La vie chrétienne est donc souvent marquée par des difficultés et des épreuves, qui fortifient notre foi et nous rapprochent de Dieu.

5. Le danger de transformer Dieu en un « génie » obéissant à nos désirs

Dans cette doctrine, Dieu est parfois présenté comme un être dont le rôle est d’accomplir les désirs matériels de ses enfants, en réponse à des prières ou à des actes de foi spécifiques. Cette vision est réductrice et éloigne des attributs de Dieu : il est souverain, et ses voies sont plus élevées que les nôtres comme nous enseigne Ésaïe : « Car vos pensées ne sont pas mes pensées, et vos voies ne sont pas les voies que j’ai prescrites, déclare l’Eternel ; autant le ciel est élevé au-dessus de la terre, autant les voies que je vous ai prescrites sont élevées au-dessus de vos voies, et autant mes pensées sont élevées loin au-dessus des vôtres. (Ésaïe 55.8-9). Au lieu de voir Dieu comme un serviteur de nos besoins, l’Évangile nous appelle à adorer et à servir Dieu de manière humble, quelle que soit notre situation.

Conclusion

L’Évangile de la prospérité peut séduire par ses promesses de bien-être matériel, mais il risque de détourner de la vérité essentielle de l’Évangile : le salut en Jésus-Christ, le développement d’une foi sincère, et l’espérance d’une vie éternelle avec Dieu. Le vrai christianisme appelle à une vie de service, de sacrifice, et de sanctification, tout en promettant des bénédictions spirituelles éternelles. Jésus a mis en garde contre le fait de servir à la fois Dieu et l’argent (Matthieu 6.24) et a enseigné que la vraie richesse se trouve dans notre relation avec lui, qui est le véritable trésor éternel des croyants.

Dénoncer la fausse doctrine de la Parole de Foi : une lecture biblique corrigée

La fausse doctrine de la Parole de Foi (ou Évangile de la prospérité) utilise certains passages bibliques hors de leur contexte pour enseigner que la foi peut être utilisée pour obtenir richesse, succès et santé. Voici quelques-uns des passages couramment détournés et leur véritable interprétation biblique.


1. Marc 11.23-24

« Vraiment, je vous l’assure, si quelqu’un dit à cette colline : « Soulève-toi de là et jette-toi dans la mer », sans douter dans son cœur, mais en croyant que ce qu’il dit va se réaliser, la chose s’accomplira pour lui. 24 C’est pourquoi je vous le déclare : tout ce que vous demandez dans vos prières, croyez que vous l’avez reçu et cela vous sera accordé. »

Utilisation erronée du passage :
Les prédicateurs de la Parole de Foi enseignent que ce passage signifie que tout ce qu’une personne déclare par la foi (comme la richesse, la santé ou le succès) doit se réaliser.

📖 Correction biblique :
Le contexte montre que Jésus parle de la foi en Dieu, pas d’un pouvoir magique des mots. Il enseigne à ses disciples d’avoir une confiance totale en Dieu dans la prière, et non de manipuler Dieu pour accomplir leurs désirs personnels. La Bible enseigne aussi que Dieu exauce nos prières selon sa volonté  comme le démontre 1 Jean 5.14 : « Et voici quelle assurance nous avons devant Dieu : si nous demandons quelque chose qui est conforme à sa volonté, il nous écoute. »


2. 3 Jean 1.2

« Cher ami, je souhaite que tu prospères à tous égards et que tu sois en aussi bonne santé physique que tu l’es spirituellement. »

✅ Utilisation erronée du passage :
Les prédicateurs de la prospérité enseignent que Dieu veut que tous les croyants soient matériellement riches et en parfaite santé, citant ce verset comme preuve.

📖 Correction biblique :
Ce passage est une salutation personnelle de l’apôtre Jean à Gaïus, et non une promesse divine universelle. La vraie prospérité biblique concerne la croissance spirituelle et la sanctification, pas l’accumulation de richesses terrestres. Jésus lui-même a averti contre l’amour de l’argent en Matthieu 6.19-21 : « Ne vous amassez pas des richesses sur la terre où elles sont à la merci de la rouille, des mites qui rongent, ou des cambrioleurs qui percent les murs pour voler. Amassez-vous plutôt des trésors dans le ciel, où il n’y a ni rouille, ni mites qui rongent, ni cambrioleurs qui percent les murs pour voler. Car là où est ton trésor, là sera aussi ton cœur. » 

C’est là où nous devons mettre nos efforts et surtout pas dans l’accumulation de bien terrestre. C’est un piège. Cette doctrine met l’accent sur nos désirs personnelles. Tandis que la foi met l’accent sur la volonté de Dieu pour nous.

De même l’apôtre Paul mentionne : « Ceux qui veulent à tout prix s’enrichir s’exposent eux-mêmes à la tentation et tombent dans le piège de nombreux désirs insensés et pernicieux qui précipitent les hommes dans la ruine et la perdition. Car « l’amour de l’argent est racine de toutes sortes de maux ». Pour s’y être abandonnés, certains se sont égarés très loin de la foi, et se sont infligé beaucoup de tourments. » (1 Timothée 6.9-10).


3. Deutéronome 8.18

« Souviens-toi au contraire que c’est l’Eternel ton Dieu qui te donne la force de parvenir à la prospérité et qu’il le fait aujourd’hui pour tenir envers toi les engagements qu’il a pris par serment en concluant alliance avec tes ancêtres. »

✅ Utilisation erronée du passage :
Les prédicateurs de la prospérité affirment que Dieu veut rendre ses enfants riches et qu’avoir la foi garantit la richesse.

📖 Correction biblique :
Ce passage s’adresse au peuple d’Israël dans le contexte de l’Alliance mosaïque, où l’obéissance à Dieu entraînait des bénédictions matérielles spécifiques pour Israël. Dans le Nouveau Testament, la bénédiction principale est spirituelle comme nous le mentionne Éphésiens 1.3 : « Béni soit Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus-Christ, car il nous a comblés de toute bénédiction de l’Esprit dans le monde céleste en raison de notre union avec Christ. »

Jésus a également enseigné à ne pas amasser des trésors sur la terre mais à chercher d’abord le Royaume de Dieu (Matthieu 6.33).


4. Proverbes 18.21

« La mort et la vie sont au pouvoir de la langue : qui aime se répandre en paroles mangera les fruits qu’elles auront produits. » 

✅ Utilisation erronée du passage :
Les prédicateurs de la Parole de Foi enseignent que nos paroles ont un pouvoir créateur : si nous déclarons la richesse, la santé ou le succès, cela arrivera.

📖 Correction biblique :
Ce passage parle de l’influence des paroles dans nos relations humaines et notre destinée morale, et non d’un pouvoir surnaturel de création. N’oublions pas que la pensée qui veut que nous puissions créer par nos paroles est un feu étrangers qui fut amené dans le corps de Christ.

Jésus enseigne que la foi en Dieu n’est pas une parole manipulatrice destinée à changer la réalité à volonté. : « Jésus prit la parole et leur dit : Ayez foi en Dieu. Vraiment, je vous l’assure : si quelqu’un dit à cette montagne : « Ôte-toi de là et jette-toi dans la mer », sans douter dans son cœur, mais en croyant que ce qu’il dit arrive, cela lui sera accordé. » (Marc 11.22-23).

La vraie transformation vient de Dieu, par sa Parole et son Esprit, et non de simples affirmations personnelles pour assouvir nos désires terrestres.


5. Philippiens 4.13

« Je peux tout, grâce à celui qui me fortifie. »

✅ Utilisation erronée du passage :
Les enseignants de la prospérité citent ce verset pour dire que les croyants peuvent réaliser tous leurs rêves et ambitionsavec la foi.

📖 Correction biblique :
Paul parle du contentement en toutes circonstances : « Ce n’est pas le besoin qui me fait parler ainsi, car j’ai appris en toutes circonstances à être content avec ce que j’ai. Je sais vivre dans le dénuement, je sais aussi vivre dans l’abondance. C’est le secret que j’ai appris : m’accommoder à toutes les situations et toutes les circonstances, que je sois rassasié ou que j’aie faim, que je connaisse l’abondance ou que je sois dans le besoin. » (Philippiens 4:11-12). Il ne dit pas que nous pouvons obtenir tout ce que nous voulons, mais que, par la force de Christ, nous pouvons endurer les épreuves et rester fidèles à Dieu. Elle est là la nuance.


Conclusion

La Parole de Foi enseigne une fausse vision de Dieu et de la foi chrétienne, remplaçant la souveraineté divine par un évangile centré sur l’homme et ses désirs matériels. La Bible enseigne plutôt que :

  • Dieu répond aux prières selon sa volonté : « Et voici quelle assurance nous avons devant Dieu : si nous demandons quelque chose qui est conforme à sa volonté, il nous écoute. Et si nous savons qu’il nous écoute, nous savons aussi que l’objet de nos demandes nous est acquis. » (1 Jean 5.14-15).
  • Les souffrances et les épreuves font partie de la vie chrétienne : « Il fallait que je vous dise aussi cela pour que vous trouviez la paix en moi. Dans le monde, vous aurez à souffrir bien des afflictions. Mais courage ! Moi, j’ai vaincu le monde. » (Jean 16.33) « En fait, tous ceux qui sont décidés à vivre dans la piété par leur union avec Jésus-Christ connaîtront la persécution. » (2 Timothée 3:12)
  • L’objectif de la foi n’est pas la richesse matérielle mais la communion avec Dieu : « Faites donc du royaume de Dieu et de ce qui est juste à ses yeux votre préoccupation première, et toutes ces choses vous seront données en plus. » (Matthieu 6.33) « Or, sans la foi, il est impossible de lui être agréable. Car celui qui s’approche de Dieu doit croire qu’il existe et qu’il récompense ceux qui se tournent vers lui. » (Hébreux 11.6).

Ce qu’il faut nous souvenir, c’est que Dieu nous donnera une parole pour un besoins spécifique dans notre vie au moment que lui jugera oppurtum. C’est à ce moment que nous pouvons mettre notre foi en action. C’est à ce moment que nous appliquons la Parole de foi. En aucun temps, cette parole de doit être utiliser pour combler quelques désirs personnels que nous jugerions nécessaire. Dieu n’est pas notre génie qui accomplit tous nos voeux.

La véritable richesse pour un chrétien, c’est Christ lui-même et les bénédictions spirituelles en Lui : « Béni soit Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus-Christ, car il nous a comblés de toute bénédiction de l’Esprit dans le monde céleste en raison de notre union avec Christ. » (Éphésiens 1.3)

Trois sources de faux enseignements 3. Des pasteurs, évangélistes et enseignants chrétiens sincères, mais égarés par leur négligence.

Il existe trois sources de faux enseignements

  1. Le monde séculier et athée, qui rejette l’existence de Dieu.
  2. Les « loups » infiltrés dans l’Église avec l’intention délibérée de tromper.
  3. Des pasteurs, évangélistes et enseignants chrétiens sincères, mais égarés par leur négligence.

Aujourd’hui, j’aimerais vous partager quelques lignes de la troisième et dernière source de faux enseignements : Des pasteurs, évangélistes et enseignants chrétiens sincères, mais égarés par leur négligence.

Le troisième groupe est composé, selon moi, de véritables chrétiens. Ce sont des croyants sincères, nés de nouveau, qui ont un réel désir de suivre le Christ. Toutefois, malgré leur bonne foi, ils sont mal orientés, trop crédules et acceptent sans discernement de nombreuses doctrines simplement parce qu’on leur a enseigné ou répété, sans jamais les confronter rigoureusement aux Écritures. 

Pourtant, la Bible nous exhorte à examiner toutes choses à la lumière de la Parole de Dieu, afin de ne pas être induits en erreur. L’apôtre Paul encourage les croyants en ce sens : 

Examinez toutes choses, retenez ce qui est bon. – 1 Thessaloniciens 5.21

Ce verset encourage les croyants à tester toutes les doctrines, les enseignements et les pratiques, afin de discerner ce qui est véritablement conforme à la volonté de Dieu.

Puis, l’évangéliste Luc écrit une chose importante et révélatrice au sujet de croyants véritablement consacrés : 

Ces Juifs avaient une attitude plus noble que ceux de Thessalonique : ils reçurent la Parole avec beaucoup d’empressement et examinaient chaque jour les Écritures pour voir si ce qu’on leur disait était juste. – Actes 17.11

Les Béréens sont donnés en exemple parce qu’ils ne se contentaient pas d’accepter un enseignement sans le vérifier dans les Écritures. Si nous étions comme ceux-ci, toutes ces fausses doctrines ne pourraient être propagées comme elles le sont aujourd’hui en ces temps de la fin. Si les faux enseignements prolifèrent, c’est à cause du laxisme des croyants. Il ne devrait pas en être ainsi. Nous pouvons encore mettre un terme à tout cela si nous nous donnions la peine de retourner aux Écritures pour tout vérifier plutôt que de prendre la prédication de l’Évangile comme un divertissement.

Les pasteurs et enseignants qui appartiennent à ce groupe doivent être conscients de la responsabilité qui pèse sur eux. La Bible est claire. Ceux qui instruisent les autres seront jugés plus sévèrement,  comme nous le dit l’apôtre Jacques :

Mes amis, ne soyez pas nombreux à enseigner ; vous le savez : nous qui enseignons, nous serons jugés plus sévèrement. – Jacques 3.1

Ils ont donc le devoir de manipuler avec précision et fidélité la Parole de vérité sans la déformer ni y ajouter des interprétations erronées. Mais encore, faut-il qu’ils soient en mesure de discerner le vrai du faux. Ce qui pour plusieurs est maintenant impossible à cause de leur entêtement. 

Efforce-toi de te présenter devant Dieu en homme qui a fait ses preuves, en ouvrier qui n’a pas à rougir de son ouvrage, parce qu’il transmet correctement la Parole de vérité. – 2 Timothée 2.15

Ce qui me trouble profondément chez ces croyants, c’est leur refus catégorique de remettre en question leurs propres enseignements. Chaque fois que j’ai tenté de démontrer, avec les Écritures, que certaines de leurs croyances étaient erronées, ils ont systématiquement rejeté cette possibilité. Ils semblent convaincus d’avoir raison, sans même envisager l’idée qu’ils pourraient s’être écartés de la vérité biblique.

Je ne peux qu’émettre des hypothèses sur la cause de cette attitude. Mais il me semble que l’orgueil joue un rôle majeur dans cette fermeture d’esprit. Or, l’orgueil est un piège contre lequel nous devons rester vigilants tout au long de notre vie, jusqu’à notre dernier souffle.

Quoi qu’il en soit, ma responsabilité en tant que chrétiens est claire : transmettre une doctrine fidèle aux Écritures, sans compromis ni déformation. C’est un engagement que je prends très au sérieux, car je devrai en rendre compte un jour devant Dieu. C’est précisément pour cette raison que j’écris ces articles sur ce blogue afin d’enseigner la vérité biblique avec intégrité et fidélité.

L’histoire nous montre que les pires erreurs doctrinales ne viennent pas toujours de faux prophètes mal intentionnés, mais parfois de croyants sincères, convaincus d’être dans la vérité, mais négligents dans leur quête de la saine doctrine. Peut-on être sincère et pourtant égaré ? La Bible nous avertit que oui.

Le plus grand danger de ces pasteurs, évangélistes et enseignants n’est pas leur sincérité, mais leur manque de discernement et leur refus de remettre en question leurs propres croyances à la lumière des Écritures. L’apôtre Paul exhortait Timothée à transmettre correctement la Parole de vérité (2 Timothée 2.15), un appel qui résonne encore aujourd’hui.

Alors, sommes-nous prêts à tout examiner avec humilité ? Acceptons-nous d’être corrigés par la Parole de Dieu, même si cela signifie abandonner des doctrines que nous avons toujours crues ? Où nous accrochons-nous obstinément à des traditions humaines par peur du changement ou de l’opprobre ?

La vérité biblique ne dépend pas de notre opinion, de notre expérience ou de la popularité d’un enseignement. Elle repose uniquement sur ce que Dieu a révélé dans Sa Parole. Prenons donc le temps d’étudier, de prier et de rechercher la vérité avec un cœur sincère, car le jour viendra où nous devrons rendre compte de ce que nous avons enseigné et cru.

Et vous, êtes-vous prêts à tout confronter aux Écritures, même ce que vous pensez déjà savoir ?

Trois sources de faux enseignements 2. Les « loups » infiltrés dans l’Église avec l’intention délibérée de tromper les croyants

Il existe trois sources de faux enseignements

  1. Le monde séculier et athée, qui rejette l’existence de Dieu.
  2. Les « loups » infiltrés dans l’Église avec l’intention délibérée de tromper.
  3. Des pasteurs, évangélistes et enseignants chrétiens sincères, mais égarés par leur négligence.

Aujourd’hui, j’aimerais vous partager quelques lignes de la seconde source de faux enseignements : Les « loups » infiltrés dans l’Église avec l’intention délibérée de tromper.

Ce deuxième groupe est beaucoup plus difficile à repérer. Ils sont déguisés, camouflés sous une apparence de brebis inoffensives, mais en réalité ce sont des loups voraces. Ils se présentent comme des croyants sincères, mais ne cherchent qu’à tromper et à détruire.

Je le sais bien : après mon départ, des loups cruels s’introduiront parmi vous et ils n’épargneront pas le troupeau. – Actes 20.29

Ces gens ne sont pas des serviteurs du Seigneur Jésus, mais plutôt des serviteurs de Satan. Ils se présentent comme des serviteurs de Christ. Nous les retrouvons au sein même de l’église. Ce sont des pasteurs, des anciens, des enseignants, des évangélistes et pour eux la fin sera selon leurs actes. Ce sont en réalité des pharisiens modernes. 

Ces hommes-là sont de faux apôtres, des ouvriers malhonnêtes déguisés en apôtres de Christ. Cela n’a rien d’étonnant : Satan lui-même ne se déguise-t-il pas en ange de lumière ? Il n’est donc pas surprenant que ses agents aussi se déguisent en serviteurs de ce qui est juste. Mais ils auront la fin que méritent leurs œuvres. – 2 Corinthiens 11.13-15

Dans un second temps, Jésus les décrit comme de faux prophètes.

Méfiez-vous des faux prophètes ! Ils viennent à vous déguisés en brebis, mais au-dedans ce sont des loups voraces. – Matthieu 7.15

Pourquoi les appelle-t-il de faux prophètes ? Pour comprendre, il faut savoir qu’un véritable prophète parle de la part de Dieu. Cependant, un faux prophète est une personne qui prétend parler de la part de Dieu, mais en réalité ce n’est pas le cas. 

Leurs enseignements viennent du monde des ténèbres dans le but de tromper. Ils utilisent la tromperie intentionnellement pour séduire les masses en suivant des rituels religieux sans valeurs créées par l’homme. Pour eux, la tradition basée sur le mensonge est plus importante que les préceptes de la Parole de Dieu. Fausses doctrines, mythes, sorcellerie, adoration des idoles, mysticisme, etc. Toutes des choses qui mènent à la mort plutôt qu’à la vie éternelle. La parole que Jésus adressa aux pharisiens de son époque est encore d’actualité envers les pharisiens de notre époque. 

Hypocrites, leur répondit-il, Ésaïe vous a fort bien dépeints dans sa prophétie où il est écrit : Ce peuple m’honore des lèvres, mais, au fond de son cœur, il est bien loin de moi ! Le culte qu’il me rend n’a aucune valeur, car les enseignements qu’il donne ne sont que des règles inventées par les hommes . Vous mettez de côté le commandement de Dieu, pour observer la tradition des hommes ! – Marc 7.6-8

Le but volontaire de ces loups c’est d’induire en erreur en poussant hors du chemin resserré les croyants naïfs et crédules. Ainsi, ils les écartent de la vie éternelle en les conduisant dans les voies de l’homme et de la mort éternelle. Paul. nous dit concernant les croyants avisés que les pasteurs, enseignants et prophètes sont donnés , par Christ, à l’église pour affermir son peuple comme nous rapporte ce passage : 

De cette manière, nous ne serons plus de petits enfants ballottés comme des barques par les vagues et emportés çà et là par le vent de toutes sortes d’enseignements, à la merci d’hommes habiles à entraîner les autres dans l’erreur. – Éphésiens 4.14

L’apôtre met aussi en garde pour ne pas se laisser tromper par des paroles vides : 

Que personne ne vous trompe par des discours sans valeur : ce sont ces désordres qui attirent la colère de Dieu sur ceux qui refusent de lui obéir. – Éphésiens 5.6

Paul partageait cela à l’église parce qu’il savait que des loups allaient s’introduire dans l’église pour en détourner habilement les croyants de la foi véritable en Christ : 

Je le sais : quand je ne serai plus là, des loups féroces se glisseront parmi vous, et ils seront sans pitié pour le troupeau. » – Actes 20.29 

C’est une réalité bien tangible que nous vivons en ce moment dans l’Église du Seigneur Jésus. 

Pour sa part, l’apôtre Pierre disait la même chose également : 

Autrefois, il y a eu des prophètes de mensonge parmi le peuple d’Israël ; il en sera de même parmi vous. Ces enseignants de mensonge introduiront subtilement parmi vous des erreurs qui mènent à la perdition. Ils renieront le Maître qui les a rachetés et attireront ainsi sur eux une perdition soudaine. – 2 Pierre 2.1

Prenons conscience que ces loups n’ont pour objectifs que de tromper intentionnellement. Ceux-ci servent les objectifs et les programmes égoïstes des hommes et des institutions. Quand je regarde en arrière mes expériences, aujourd’hui, je peux reconnaître aisément toutes les fois où j’ai reçu l’enseignement de ces loups ravisseurs. 

Leurs enseignements sont populaires, auprès des croyants, déformant subtilement les Écritures pour leur faire dire une chose qu’elles ne disent pas. Leurs propos associés à d’autres faux enseignements entraînent toujours plus loin de la vérité les croyants immatures se laissant impressionner par ce qu’ils voient et entendent sans jamais prendre le temps de vérifier dans les Écritures si ce qu’on leur dit est réellement la vérité. Ainsi ces loups ravisseurs ont le champ libre pour proliférer aisément dans la chrétienté.

Ceux-ci se présentent dans des églises qui elles ont l’apparence d’être chrétienne. Ils utilisent même le nom du Seigneur Jésus pour impressionner leur auditoire. Souvenons-nous toujours que la popularité n’est pas garant de la vérité. De même, les signes accomplis ne signifient pas que ces gens sont des serviteurs du Seigneur Jésus. Jésus lui-même l’a bien dit : 

Au jour du jugement, nombreux sont ceux qui me diront : « Seigneur ! Seigneur ! Nous avons prophétisé en ton nom, nous avons chassé des démons en ton nom, nous avons fait beaucoup de miracles en ton nom. » Je leur déclarerai alors : « Je ne vous ai jamais connus ! Allez-vous-en, vous qui pratiquez le mal ! » – Matthieu 7.22-23

Avez-vous remarqué que Jésus va dire « nombreux » ? Aujourd’hui, ces loups ravisseurs sont en très grand nombre et nous nous devons d’être très prudent pour ne pas prêter foi à tout ce que nous entendons à moins d’avoir vérifié dans les Écritures si ce que l’on nous a dit est réellement la Parole de Dieu. C’est le plus grand bien que nous pouvons vous faire pour éviter d’être séduits et entraînés hors du sentier resserré.

L’existence des loups ravisseurs dans l’Église n’est pas une simple hypothèse, mais une réalité que nous devons prendre très au sérieux. Jésus, Paul et Pierre nous ont mis en garde contre ces faux prophètes, ces ouvriers du mensonge qui séduisent les âmes et détournent les croyants de la vérité. Leur présence n’est pas un accident, mais une stratégie délibérée de l’ennemi pour contrecarrer l’œuvre de Dieu.

La question essentielle est donc la suivante : sommes-nous équipés pour discerner le vrai du faux ? Sommes-nous enracinés dans la Parole de Dieu au point de reconnaître immédiatement une doctrine étrangère, ou nous laissons-nous emporter par des discours séduisants et des manifestations spectaculaires ?

L’enjeu est de taille : il s’agit de notre fidélité au Seigneur Jésus-Christ. Il ne veut pas des croyants naïfs, mais des disciples éclairés, conscients des dangers et fermement attachés à sa vérité.

Trois sources de faux enseignements 1. Le monde séculier et athée, qui rejette l’existence de Dieu.

Il existe trois sources de faux enseignements

  1. Le monde séculier et athée, qui rejette l’existence de Dieu.
  2. Les « loups » infiltrés dans l’Église avec l’intention délibérée de tromper.
  3. Des pasteurs, évangélistes et enseignants chrétiens sincères, mais égarés par leur négligence.

Aujourd’hui, j’aimerais vous partager quelques lignes sur l’une de ces sources de faux enseignements : Le monde séculier et athée, qui rejette l’existence de Dieu.

D’abord, plusieurs faux enseignements proviennent de ce premier groupe. Ce sont des gens qui nient l’existence de Dieu ou encore qui ont choisi délibérément de ne pas croire en Dieu.

L’insensé pense : « Il n’y a pas de Dieu ! » Ils sont corrompus, ils commettent des actions abominables ; il n’y en a aucun qui fasse le bien. – Psaumes 53.2

Du haut du ciel, Dieu manifeste sa colère contre les hommes qui lui désobéissent et qui, par leurs mauvaises actions, tiennent la vérité captive. Car ce qu’on peut connaître de Dieu est clair pour eux : Dieu lui-même le leur a fait connaître. En effet, depuis la création du monde, ses perfections invisibles – sa puissance éternelle et sa nature divine – se voient fort bien quand on considère ses œuvres. Ils n’ont donc aucune excuse. Ils ont connu Dieu, mais ils ne lui ont pas rendu gloire et ne lui ont pas témoigné leur reconnaissance. Au contraire, ils se sont fourvoyés dans leurs raisonnements et leur cœur inintelligent a été plongé dans les ténèbres. – Romains 1.18-21

Ces gens n’ont aucune affection pour Dieu et sa volonté. Ils sont ennemis des croyants cherchant intentionnellement à discréditer Dieu et à détruire son œuvre. Jésus a dit à propos de ces gens religieux dans leur athéisme :

Votre père, c’est le diable, et vous voulez accomplir les désirs de votre père. Dès le commencement, il a été un meurtrier. Il ne s’est jamais tenu dans la vérité, car il n’y a pas de vérité en lui. Lorsqu’il profère le mensonge, il parle de son propre fond, car il est menteur et le père du mensonge. – Jean 8.44

Pour le croyant, né de nouveau, les faux enseignements de ce groupe sont tout de même évidents et faciles à discerner. Toutefois, si nous prenons l’exemple de la théorie de l’évolution qui a touché beaucoup d’individus depuis leur enfance par les enseignements reçus par la télé, les livres, à l’école et encore aujourd’hui largement diffusé dans les reportages scientifiques des grandes chaînes de télévision. 

On pourrait dire qu’un grand nombre de personnes ont subi un lavage de cerveau pour accepter et croire cette théorie et bien d’autres sans s’en rendre compte. Ce qui fait qu’aujourd’hui un nombre de croyants significatifs croît en la théorie de l’évolution rejetant  par le fait même l’enseignement créationniste de la Bible.

Face à cette réalité, la Bible nous appelle à l’examen et au discernement. Nous ne devons pas accepter passivement ce que le monde nous présente comme vérité.

L’enjeu est de taille : c’est une question de fidélité à Dieu et à sa Parole. Si nous voulons rester fermes dans la foi et résister aux séductions du monde, nous devons être enracinés dans la vérité biblique, méditer régulièrement les Écritures et demander au Saint-Esprit de nous éclairer.

La question demeure donc pour chacun d’entre nous : acceptons-nous encore des idées du monde qui contredisent la Parole de Dieu ? Avons-nous laissé certaines philosophies influencer notre vision des choses sans les confronter aux Écritures ?

La réponse à ces questions détermine non seulement notre solidité spirituelle, mais aussi notre capacité à discerner et à combattre efficacement les faux enseignements dans un monde qui cherche sans cesse à effacer la vérité de Dieu.

L’éveil du Kundalini au sein de l’église locale un réel danger pour les croyants : voyez par vous-même

Pour conclure cette série sur l’éveil du Kundalini et son infiltration dans nos églises, je souhaite partager avec vous quelques vidéos YouTube. Ces séquences illustrent ce qu’est l’éveil du Kundalini et ses manifestations, en les comparant à des pratiques similaires observées au sein de l’Église locale.Vous pourrez constater par vous-même les similitudes frappantes.

Mon objectif n’est pas de juger les personnes impliquées, mais de démontrer que ces pratiques existent bel et bien et qu’elles ont été introduites dans nos assemblées.

Ce qu’il nous faut savoir c’est que ce phénomène est sérieux et ne doit pas être pris à la légère, car il représente un véritable danger spirituel pour les croyants.

*** Les vidéos sont majoritairement en anglais. Je suis désolé de cela. La raison est que je n’ai pas trouvé de matériels en français qui soient aussi démonstratifs.***

L’éveil du Kundalini est-il une copie du Saint-Esprit ? Une réponse biblique

La question de savoir si l’éveil du  Kundalini (un concept issu de l’hindouisme et du yoga) est une copie du Saint-Esprit nécessite une analyse biblique sérieuse. Explorons cette question à la lumière de la Parole de Dieu.


1. Origine et nature du Kundalini

Le Kundalini est une croyance issue du mysticisme hindou. Il s’agit d’une énergie spirituelle, tel un serpent, supposée latente à la base de la colonne vertébrale, qui peut être activée par la méditation, les pratiques ésotériques et le yoga. Lorsqu’elle est éveillée, cette énergie sporituelle, tel un serpent, remonte le long de la colonne vertébrale d’une personne pour atteindre la nuque. Celle-ci est censée provoquer des expériences spirituelles intenses, des sensations de chaleur, des tremblements, et même des états de transe.

Problème biblique :

  • Le Kundalini repose sur des pratiques ésotériques et occultes qui ne proviennent pas de Dieu.
  • Il met l’accent sur une expérience intérieure d’illumination au lieu d’une relation avec le Dieu vivant par Jésus-Christ.

2. Le Saint-Esprit : qui est-il selon la Bible ?

Le Saint-Esprit est une personne divine, la troisième personne de la Trinité (Matthieu 28.19). Son rôle est de :

  • Convaincre le monde de péché, de justice et de jugement (Jean 16.8).
  • Guider les croyants dans la vérité (Jean 16.13).
  • Donner la puissance pour témoigner de Christ (Actes 1.8).
  • Produire le fruit de l’Esprit (Galates 5.22-23).
  • Différences essentielles avec le Kundalini :
  • Le Saint-Esprit ne produit pas de manifestations désordonnées ou incontrôlables (1 Corinthiens 14.33).
  • Son objectif est de glorifier Christ et non d’exalter une expérience mystique personnelle (Jean 16.14).

3. Le Kundalini : une contrefaçon spirituelle ?

L’ennemi, Satan, cherche toujours à imiter l’œuvre de Dieu pour séduire les âmes (2 Corinthiens 11.14-15).

Indices d’une imitation démoniaque :

  • Expériences extatiques et manifestations incontrôlables (convulsions, cris, tremblements), similaires à ce qui est décrit dans la Bible pour les possessions démoniaques (Marc 9.17-18).
  • Une fausse paix et une fausse puissance qui ne conduit pas à une repentance authentique ni à la sainteté.
  • Une focalisation sur l’expérience mystique, alors que le Saint-Esprit attire les croyants vers Jésus-Christ et la Parole (Jean 15.26).
  • L’exemple de Pierre chez Corneille, (Actes 10) la présence du Saint-Esprit à conduit toute la maison au Seigneur. Si les manifestations que nous connaissons aujourd’hui c’était produit à ce moment, bien je crois sincèrement qu’ils se serait aussi produit le jour de la Pentecôte et cela plutôt que d’amener les gens à la repentance, les auraient terrifiés et les auraient fait fuir la présence de Dieu. C’est mon opinion.

⚠ Avertissement biblique :

« Or l’Esprit dit expressément que, dans les derniers temps, quelques-uns abandonneront la foi, pour s’attacher à des esprits séducteurs et à des doctrines de démons. » (1 Timothée 4.1)

Le Kundalini et d’autres pratiques mystiques orientales n’amènent pas à la repentance et à la sanctification, mais à une quête d’expériences et de pouvoirs spirituels indépendants de Christ.


Une copie démoniaque, pas une œuvre de Dieu

Le Kundalini n’est pas le Saint-Esprit et n’en est même pas une copie authentique, mais plutôt une contrefaçon spirituelle trompeuse qui détourne les âmes du vrai Évangile les orientants vers les expériences plutôt que vers Christ et son sacrifice.

Il n’y a aucun endroit dans tout le Nouveau Testament ou nous voyons des manifestations tel le kundalini se produire. Aucun auteur ne mentionne une quelle qu’on que expérience de la sorte lorsque le Saint-Esprit visite une personne ou un groupe. Ce que nous voyons ce sont les dons spirituels qui sont manifestés. Tout ce que le Saint-Esprit fait est en accord avec la Parole de Dieu. Les expériences de l’éveil du Kundalini ne sont aucunement en accord avec le Parole de Dieu.

La Bible nous avertit contre ces pratiques :

« Bien-aimés, n’ajoutez pas foi à tout esprit ; mais éprouvez les esprits, pour savoir s’ils sont de Dieu : car plusieurs faux prophètes sont venus dans le monde. » (1 Jean 4:1)

Le vrai Saint-Esprit conduit à Christ, à la repentance et à la sanctification. Toute expérience qui détourne de la Parole de Dieu et du Seigneur Jésus est une séduction spirituelle.

En conclusion, dans un monde où la recherche d’expériences spirituelles est en constante augmentation, il est crucial d’exercer un discernement biblique rigoureux. L’éveil du Kundalini, loin d’être une œuvre du Saint-Esprit, en est une imitation trompeuse qui détourne du véritable Évangile.

Le Saint-Esprit ne se manifeste jamais par des phénomènes incontrôlables, mais il agit toujours en conformité avec la Parole de Dieu, produisant la repentance, la sanctification et une relation vivante avec Christ. Toute expérience spirituelle qui ne glorifie pas Jésus et qui ne conduit pas à la vérité biblique doit être évaluée avec prudence.

Ainsi, face aux nombreuses influences mystiques de notre époque, la question demeure : cherchons-nous une expérience ou cherchons-nous Christ lui-même ? Car ce n’est pas dans les manifestations spectaculaires que nous trouvons la vérité, mais dans la présence authentique de Dieu qui transforme les cœurs selon Sa volonté.

L’infiltration du Kundalini dans l’Église : un avertissement spirituel

Depuis quelques décennies, et encore aujourd’hui, un phénomène préoccupant s’est introduit dans certaines églises charismatiques : des manifestations étranges et incontrôlables qui sont souvent attribuées au Saint-Esprit, mais qui ne trouvent aucun fondement biblique tant dans l’Ancien Testament que dans le Nouveau Testament. 

Tremblements incontrôlables, chutes en arrière, rires hystériques, ivresse spirituels, cris d’animaux et états de transe sont des phénomènes qui ressemblent fortement aux effets de l’éveil du Kundalini, une pratique spirituelle issue de l’hindouisme.

Cette confusion pose un réel danger spirituel. En effet, la Bible nous met en garde contre les fausses manifestations spirituelles qui peuvent séduire les croyants et les éloigner de la véritable présence de Dieu.

  1. Comment le Kundalini a-t-il pénétré dans certaines églises ?
  2. Quels signes permettent de discerner cette influence ?
  3. Comment reconnaître et suivre le vrai Saint-Esprit ?

Dans cet article, nous allons examiner ces questions avec discernement biblique, afin de revenir à une foi centrée sur Jésus-Christ et la vérité des Écritures.

1. Comment le Kundalini a-t-il pénétré dans l’Église ?

a. L’influence du « Nouvel Âge » et de l’ésotérisme

Depuis plusieurs décennies, les pratiques spirituelles hindouistes, bouddhistes et du Nouvel Âge se sont infiltrées dans l’Occident sous des formes modernes, telles que le yoga et la méditation transcendantale, l’éveil des chakras et des “énergies spirituelles”, ainsi que la recherche d’expériences mystiques intenses au lieu d’une relation authentique avec Dieu. 

Certaines églises charismatiques et pentecôtisantes ont inconsciemment ou sciemment adopté ces éléments sous prétexte de vouloir plus de la présence du Saint-Esprit et de puissance spirituelle.

b. Les réveils charismatiques douteux

Dans les années 1990 et 2000, plusieurs mouvements ont popularisé des manifestations étranges et incontrôlées, en prétendant qu’elles venaient du Saint-Esprit.

  • Le “Toronto Blessing” (Canada, 1994) : caractérisé par des rires hystériques incontrôlables, des tremblements, l’ivresse spirituel et des personnes rampant par terre comme des serpents.
  • Le “Brownsville Revival” (États-Unis, 1995) : marqué par des états de transe, des cris d’animaux et des personnes tombant en arrière sans contrôle.
  • Mouvements charismatiques contemporains : de nombreux pasteurs célèbres, influencés par ces réveils, ont introduit ces pratiques dans leurs églises, trompant ainsi des millions de croyants. Ils ont déversés une onction qui n’est pas celle de Dieu dans leur églises respectives et aujourd’hui ces église pensent qu’il s’agit de la présence du Saint-Esprit qui est au milieu d’eux.

Le problème majeur est que ces manifestations ne viennent pas de Dieu, mais ressemblent fortement aux effets de l’éveil du Kundalini dans l’hindouisme.

2. Les signes d’une influence Kundalini dans l’Église

Certains comportements observés aujourd’hui n’ont aucune base biblique et ressemblent aux phénomènes ésotériques. Regardons ces manifestations dites du Saint-Esprit mais plutôt inspirées du Kundalini dans certaines églises :

  • Chute en arrière sous l’imposition des mains (sans contrôle, sans raison biblique).
  • Tremblements, convulsions, spasmes musculaires involontaires.
  • Cris d’animaux (les gens grognent comme des lions ou aboient comme des chiens, etc.).
  • État de transe prolongé (yeux roulants en arrière, perte de conscience).
  • Rires hystériques (« Holy Laughter ») sans maîtrise de soi.
  • Ivresse spirituels (vacille comme une personne ivre)
  • Sensation de feu ou de montée d’énergie dans la colonne vertébrale.
  • Prophéties incohérentes, confusion spirituelle.

Maintenant, comparons cela aux manifestations du Kundalini dans l’hindouisme :

  • Suite à l’imposition de la main par le gourou la personne tombe à la renverse
  • Tremblements et secousses incontrôlables.
  • Transe et perte de conscience.
  • Cris d’animaux et rires extatiques.
  • Sensations de chaleur montant dans la colonne vertébrale.
  • Démarche semblable à une personne ivre
  • Des guérisons physiques peuvent se produire

Ce qu’il faut noter c’est que ces similitudes sont troublantes. Ce n’est pas une coïncidence ! La Bible dit que l’Esprit de Dieu donne la MAÎTRISE DE SOI (Galates 5.22-23). Nous pouvons conclure que ce que nous voyons dans ces manifestations ne vient pas du Saint-Esprit mais d’un esprit trompeur

3. Que dit la Bible sur ces manifestations ?

La Bible nous avertit, en plusieurs endroits, que dans les derniers temps, de faux prophètes séduiront les croyants par des signes trompeurs :

« De faux messies surgiront, ainsi que de faux prophètes. Ils produiront des signes extraordinaires et des prodiges au point de tromper même, si c’était possible, ceux que Dieu a choisis. » (Matthieu 24.24)

« Cependant, l’Esprit déclare clairement que, dans les derniers temps, plusieurs se détourneront de la foi parce qu’ils s’attacheront à des esprits trompeurs et à des enseignements inspirés par des démons. » (1 Timothée 4.1)


« Cela n’a rien d’étonnant : Satan lui-même ne se déguise-t-il pas en ange de lumière ? Il n’est donc pas surprenant que ses agents aussi se déguisent en serviteurs de ce qui est juste. Mais ils auront la fin que méritent leurs œuvres. » (2 Corinthiens 11.14-15)

Les esprits trompeurs peuvent imiter des manifestations spirituelles pour séduire les croyants. Ce qui paraît puissant ou spirituel n’est pas forcément de Dieu.

Retenons que le Saint-Esprit agit toujours avec :

  • Clarté et discernement (1 Corinthiens 14.33).
  • Ordre et paix (1 Corinthiens 14:40)
  • Transformation du cœur, et non seulement des manifestations spectaculaires (Galates 5.22-23).

4. Comment discerner le vrai du faux ?

Pour reconnaître une fausse manifestation spirituelle il faut se poser quelques questions :

  • Est-ce que cela est conforme à la Bible ? Si la Bible ne valide pas cette expérience, il faut la rejeter.
  • Est-ce que cela glorifie Jésus-Christ ? Le vrai Saint-Esprit exalte Jésus, et non les sensations mystiques ou les expériences personnelles.
  • Est-ce que cela produit du fruit spirituel ? Le Saint-Esprit transforme les croyants en disciples solides, et non en chercheurs d’expériences spectaculaires.
  • Est-ce que cela est accompagné de sagesse et de maîtrise de soi ? Dieu ne force personne à tomber en transe ou à perdre le contrôle (1 Corinthiens 14.32).
  • Quelle est la source ? Le vrai Saint-Esprit ne se manifeste pas par des techniques humaines comme les activations spirituelles ou les gestes représentatifs, mais par la foi en Jésus-Christ.

Randy Clark écrivait dans son livre, Il y a plus à la page 21 : « je veux que nous voyions que l’histoire de l’Église contient de nombreuses illustrations d’hommes et de femmes qui ont reçu la puissance venue du ciel. » Je suis d’accord avec lui, mais là ou le bat blesse c’est que la puissance que les croyants ont reçu de Dieu n’était pas accompagnés de signes similaires à l’éveil du Kundalini. Les signes qui accompagnaient ceux qui avaient reçus l’onction étaient, comme nous dit ce passage : « Voici les signes miraculeux qui accompagneront ceux qui auront cru : en mon nom, ils chasseront des démons, ils parleront des langues nouvelles, ils saisiront des serpents venimeux, ou s’il leur arrive de boire un poison mortel, cela ne leur causera aucun mal. Ils imposeront les mains à des malades et ceux-ci seront guéris. » (Marc 16.17-18) 

Les signes associés à l’éveil du Kundalini n’ont rien à voir avec l’onction du Saint-Esprit et nous devons avoir le discernement pour faire la différence. Par ailleurs, cette onction conduira les gens dans des pratiques qui ne sont absolument pas biblique comme aller se coucher sur les tombes des hommes et des femmes de Dieu décédés pour vouloir recevoir leur onction.

5. Que faire si on a été influencé par ces pratiques ?

Si tu as été exposé(e) à ces influences, il est important de :

  • Se repentir devant Dieu et renoncer à toute expérience spirituelle non biblique.
  • Revenir à la Parole de Dieu pour établir un fondement sain.
  • Chercher le Saint-Esprit authentique par une vie de prière et de sanctification.
  • Se protéger par le discernement et éviter les enseignements douteux.

Ce qui frappe les regard n’est malheureusement pas toujours de Dieu. Il veut remplir ses enfants de son véritable Esprit, mais certainement pas à travers des pratiques mystiques, bizarres ou des expériences trompeuses. Luc 11.13 dit : « Si donc vous, qui êtes mauvais, savez donner de bonnes choses à vos enfants, combien plus votre Père céleste donnera-t-il le Saint-Esprit à ceux qui le lui demandent ! »

Nous recevons le Saint-Esprit lorsque nous le demandons au Père et ce n’est certainement pas avec toutes sortes d’expériences qui n’ont aucun fondement biblique. Si vous chercher, dans la Bible, vous n’en trouverez aucune. 

6. Rester vigilant et ancré dans la vérité

Beaucoup d’églises modernes sont influencées par le Kundalini sans même en être conscientes. Les chrétiens doivent discerner les faux signes et rester fermes dans la vérité biblique. Le véritable Saint-Esprit conduit à la sainteté, et non à des manifestations désordonnées et douteuses.

Ce n’est pas parce qu’un phénomène est spectaculaire qu’il vient de Dieu. Ne cherchons pas des expériences mystiques, mais une véritable communion avec Christ et vous serez gagnant sur toute la ligne.

Conclusion 

En ces temps de la fin que nous vivons, nous devons rester vigilant et ancré dans la vérité. L’infiltration des manifestations inspirées du Kundalini dans certaines églises charismatiques et pentecôtisantes est une stratégie subtile de l’ennemi pour détourner les croyants du véritable Évangile de Jésus-Christ. En imitant les œuvres du Saint-Esprit par des expériences mystiques et désordonnées, Satan cherche à séduire et à tromper, comme l’avertit Matthieu 24.24.

Pour éviter cette séduction, notre fondement doit être solidement ancré dans la Parole de Dieu. Le véritable Saint-Esprit ne produit ni confusion ni manifestations désordonnées, mais il conduit les croyants dans la vérité, la sainteté et la maîtrise de soi (Galates 5.22-23). 

Plutôt que de rechercher des expériences mystiques spectaculaires, notre priorité doit être de demeurer en Christ et de le glorifier dans une vie de foi sincère et obéissante. L’apôtre Paul nous donne ce conseil judicieux : « examinez toutes choses, retenez ce qui est bon, et gardez-vous de ce qui est mauvais, sous quelque forme que ce soit. » (1 Thessaloniciens 5.21-22)

Que l’Église de Christ revienne à une foi pure, basée sur la vérité biblique, loin des illusions et des contrefaçons spirituelles !

L’infiltration du Kundalini dans l’Église : une tromperie spirituelle

Un phénomène troublant s’est répandu dans certaines églises charismatiques modernes : des manifestations étranges et désordonnées, souvent attribuées au Saint-Esprit, mais qui ne trouvent aucun fondement biblique. Tremblements incontrôlables, chutes en arrière, rires incontrôlables, cris d’animaux, états de transe, ivresse spirituel… autant de phénomènes qui ressemblent étrangement aux effets de l’éveil du Kundalini, une pratique mystique issue de l’hindouisme et du yoga.

Cette confusion soulève des questions cruciales :

  1. Comment le Kundalini a-t-il infiltré certaines églises ?
  2. Quels sont les signes à surveiller ?
  3. Comment discerner le vrai Saint-Esprit du faux ?

Face à ce danger spirituel, il est essentiel de revenir à la Parole de Dieu pour discerner la véritable œuvre du Saint-Esprit et éviter les séductions spirituelles des temps modernes.

1. Quelles sont ces manifestations troublantes dans l’Église ?

Depuis les années 1990, certains mouvements charismatiques extrêmes, tels que le Toronto Blessing, la vague de Pensacola, d’autres réveils similaires et la Nouvelle Réforme Apostolique, ont popularisé des manifestations étranges et incontrôlables. Ces phénomènes incluent des tremblements violents et des spasmes incontrôlables, des chutes en arrière après une imposition des mains sans justification biblique, de l’ivresse spirituels ainsi que des rires incontrôlables, connus sous le nom de Holy Laughter

D’autres manifestations troublantes ont également été observées, comme des cris d’animaux, où certaines personnes rugissent comme des lions ou grognent comme des bêtes, des danses frénétiques involontaires, des états de transe accompagnés de visions étranges, et une sensation de chaleur intense montant dans le corps.

Le problème majeur réside dans le fait que ces manifestations sont attribuées au Saint-Esprit, alors qu’aucune d’entre elles n’est décrite dans la Bible comme étant l’œuvre de l’Esprit de Dieu. Au contraire, l’Écriture enseigne que le Saint-Esprit produit la maîtrise de soi (Galates 5:22-23) et non une perte de contrôle. Au final, cela a plus les apparences de l’éveil du Kundalini.

2. Les similitudes avec l’éveil du Kundalini

Ces manifestations troublantes présentent une ressemblance frappante avec les expériences des yogis et des maîtres spirituels orientaux lors de l’éveil du Kundalini. Dans les traditions hindouistes et bouddhistes, cette énergie, décrite comme un “serpent Kundalini”, est censée s’élever du chakra racine (base de la colonne vertébrale) jusqu’au sommet de la tête, entraînant divers phénomènes. 

Parmi eux, on retrouve des tremblements, convulsions et spasmes musculaires, des rires incontrôlables et un état euphorique, une ivresse spirituel, une chaleur intense dans le corps accompagnée de sensations électriques, des états de transe et des visions mystiques, ainsi que des comportements involontaires et des cris d’animaux.

Ce qui est particulièrement troublant, c’est que ces symptômes sont identiques à ceux observés dans certains mouvements charismatiques depuis les années 1990 et parfois même bien avant jusqu’à aujourd’hui.

Cela pose une question sérieuse : un esprit impur pourrait-il se faire passer pour le Saint-Esprit ? Il s’agit d’une possibilité inquiétante, car Satan est capable d’imiter les manifestations spirituelles pour tromper les croyants et les détourner de la véritable présence de Dieu, comme l’indique 2 Corinthiens 11.14 : « Satan lui-même se déguise en ange de lumière. »

3. Ce que dit la Bible sur les manifestations du Saint-Esprit

Le véritable Saint-Esprit produit des fruits opposés aux désordres associés au Kundalini. Loin des manifestations chaotiques et incontrôlables, la Bible enseigne que l’Esprit de Dieu agit avec ordre, paix et maîtrise de soi. Plusieurs passages nous démontres cela : 

Galates 5.22-23 : « Mais le fruit de l’Esprit c’est l’amour, la joie, la paix, la patience, l’amabilité, la bonté, la fidélité, la douceur, la maîtrise de soi. » Ces qualités contrastent fortement avec les transes, les convulsions et les comportements désordonnés qui démontrent tout le contraire du fruit de l’Esprit.

1 Corinthiens 14.33 : « Dieu, en effet, n’est pas un Dieu de désordre, mais de paix. 

Comme dans toutes les Eglises des membres du peuple saint ». Toute manifestation spirituelle venant de Dieu reflétera toujours l’ordre divin et non un état de confusion ou de perte de contrôle. Jésus et les apôtres étaient toujours en pleines possessions de leurs moyens. Rien dans le Nouveau Testament ne laisse paraître un tel désordre. 

2 Timothée 1.7 : « Dieu nous a donné un Esprit qui, loin de faire de nous des lâches, nous rend forts, aimants et réfléchis. » Le Saint-Esprit ne pousse pas à des comportements irrationnels ou incontrôlables, mais à une vie marquée par la sagesse et la puissance de Dieu dans un état constant de contrôle et de maîtrise de soi.

Le vrai Esprit de Dieu agit avec ordre, paix et maîtrise de soi. Les manifestations désordonnées, même si elles semblent spirituelles, ne viennent absolument pas de Dieu.

4. Comment discerner et éviter ces faux mouvements ?

Voici les critères pour reconnaître si un mouvement vient vraiment du Saint-Esprit :

a. Examinez la Parole de Dieu

Une manifestation spirituelle qui n’est pas décrite dans la Bible ou qui va à l’encontre des enseignements de Jésus et des apôtres doit être rejetée.

b. Regardez les fruits à long terme

Est-ce que les personnes qui vivent ces expériences grandissent dans la sainteté, la connaissance de la Parole et l’amour de Christ ? Ou deviennent-elles dépendantes d’expériences émotionnelles et de manifestations étranges ?

c. Ne se laissez pas impressionner par les signes extérieurs

Jésus a averti que dans les derniers temps, de faux prophètes accompliraient des miracles trompeurs. Jésus en Matthieu 24.24 nous avertis : « Faites bien attention que personne ne vous induise en erreur. » Un miracle ou un phénomène spectaculaire n’est pas une preuve que Dieu est à l’œuvre. 

d. Restez dans une communion saine avec Dieu

Cherchez à être rempli du Saint-Esprit par la prière et la sanctification, et non par des expériences étranges qui ne font qu’exciter les émotions.

5. Un grand avertissement pour l’Église

Encore aujourd’hui, de nombreux croyants sont séduits par des expériences mystiques, issus de différents mouvements, qui ne viennent pas du Saint-Esprit. Ces pratiques peuvent représenter une infiltration subtile du Kundalini dans le christianisme.

Il y a plusieurs pratiques venants du Nouvel Âge qui ont infiltré les milieux évangéliques charismatiques et pentecôtisants comme la prière de guérison intérieure et les chambres de guérison popularisé par l’église de Béthel. 

On voit l’importance pour nous de demeurer attachés aux choses que nous avons entendues, de la Parole de Dieu, de peur d’être emportés loin d’elles comme nouions dit Hébreux 2.1 : « Puisqu’il en est ainsi, nous devons prendre encore plus au sérieux les enseignements que nous avons reçus afin de ne pas être entraînés à la dérive. »

Le diable cherche à imiter Dieu pour tromper les croyants et les détourner du vrai Évangile. Il est essentiel de demeurer fermes dans la foi et de ne pas se laisser emporter par des phénomènes spirituels douteux et fascinant.

Revenons aux Écritures ! Ce n’est pas un spectacle émotionnel qui prouve la présence du Saint-Esprit, mais plutôt une vie transformée par Christ, caractérisée par l’amour, la vérité et la sainteté.

Conclusion

L’infiltration des manifestations inspirées du Kundalini dans certaines églises charismatiques et pentecôtisants est une stratégie subtile de l’ennemi pour détourner les croyants de la vérité biblique. En imitant les œuvres du Saint-Esprit par des expériences mystiques et désordonnées, Satan cherche à tromper même les élus Matthieu 24.24 : « De faux messies surgiront, ainsi que de faux prophètes. Ils produiront des signes extraordinaires et des prodiges au point de tromper même, si c’était possible, ceux que Dieu a choisis. » 

Les véritables serviteurs de Christ ne se laisseront pas prendre par ces illusions sataniques. Ils auront le discernement pour déceler tous les esprits.

Toutefois, pour éviter cette séduction, notre fondement doit rester fermement ancré dans la Parole de Dieu. Le véritable Saint-Esprit n’apporte ni chaos ni confusion, mais il produit des fruits de sainteté, de paix et de maîtrise de soi (Galates 5.22-23). Plutôt que de rechercher des manifestations spectaculaires, nous devons poursuivre une communion profonde avec Christ, dans la vérité et la sanctification.

L’apôtre Paul nous donne un sage conseil qui nous évitera bien des tourments : « Ne prenez pas comme modèle le monde actuel, mais soyez transformés par le renouvellement de votre intelligence, pour pouvoir discerner la volonté de Dieu : ce qui est bon, ce qui lui plaît, ce qui est parfait. » (Romains 12.2)

Que l’Église revienne à une foi pure et centrée sur Jésus-Christ, loin des illusions et des contrefaçons spirituelles identifiables par les exagérations et le manque de maitrise de soi !

L’éveil du Kundalini vs. le baptême du Saint-Esprit : une opposition spirituelle fondamentale

Introduction

Dans le monde spirituel, de nombreuses expériences peuvent sembler similaires en apparence, mais leur origine et leur objectif diffèrent profondément. L’éveil du Kundalini, issu des traditions hindouistes et yogiques, promet une ascension vers un état de conscience supérieure grâce à l’activation d’une énergie latente. D’un autre côté, le baptême du Saint-Esprit, selon les Écritures, est un don divin qui transforme le croyant et l’équipe pour le service de Dieu.

À première vue, ces deux expériences semblent partager des manifestations communes, telles que des sensations physiques intenses, des visions spirituelles et une impression de puissance surnaturelle. Pourtant, une analyse plus approfondie révèle qu’elles s’opposent fondamentalement sur leur source, leur but et leurs conséquences spirituelles. 

Ce texte explore leurs différences à la lumière de la Bible et met en garde contre les dangers de la confusion entre les deux.

1. Origine et source spirituelle

Le Kundalini vient des traditions hindouistes et yogiques. C’est une énergie censée être latente en chaque être humain et qui s’active par des pratiques spirituelles. Il est associé à une montée d’énergie serpentiforme à travers les chakras. Son fondement repose sur l’auto-réalisation, l’élévation personnelle et une fusion avec une conscience universelle.

Le baptême du Saint-Esprit est une promesse de Jésus-Christ à Ses disciples : « Mais vous recevrez une puissance, le Saint-Esprit survenant sur vous, et vous serez mes témoins… » (Actes 1:8). Il est donné par Dieu et ne peut être activé par des techniques humaines. Il s’agit de l’Esprit du Dieu vivant qui habite en nous, nous conduisant dans la sainteté et l’obéissance à Christ. Il ne nous fusionne pas à un “tout universel”, mais nous unit à Jésus, comme l’indique Jean 16:13-14.

La différence principale entre les deux réside dans leur nature. Le Kundalini est une montée d’énergie impersonnelle, tandis que le Saint-Esprit est une Personne divine qui agit en nous.

2. Manifestations et effets

Le Kundalini provoque des sensations physiques intenses telles que la chaleur, les tremblements et les vibrations. Il entraîne des états modifiés de conscience, pouvant inclure des transes et des hallucinations. Ceux qui en font l’expérience rapportent souvent la perception de lumières, de sons intérieurs et de présences spirituelles. Cependant, cette montée d’énergie peut aussi causer de la confusion mentale, des troubles émotionnels ou un déséquilibre psychique.

Le baptême du Saint-Esprit apporte une expérience de paix, de joie et de puissance divine. Il se manifeste par des paroles inspirées, notamment le don des langues et la prophétie, comme mentionné dans Actes 2:4. Il opère une transformation profonde du caractère, produisant les fruits de l’Esprit tels que l’amour, la patience et la maîtrise de soi (Galates 5:22-23). Cette expérience engendre aussi une plus grande soif de Dieu et de la sainteté.

Les manifestations du Kundalini sont souvent désordonnées et incontrôlables, tandis que l’action du Saint-Esprit produit ordre, paix et transformation selon la volonté de Dieu.

3. Objectif spirituel

Le Kundalini amène l’individu à chercher à s’élever lui-même vers un état de conscience supérieure. Cette quête conduit à une forme d’autodivinisation, en laissant croire que l’on peut devenir comme Dieu. Elle repose sur l’idée que chaque personne possède une énergie intérieure à éveiller, plutôt que sur la reconnaissance du besoin d’être sauvé par la grâce divine.

Jésus-Christ remplit les croyants de son Esprit afin qu’ils soient transformés et deviennent des témoins de l’Évangile : « Mais le Saint-Esprit descendra sur vous : vous recevrez sa puissance et vous serez mes témoins […] jusqu’au bout du monde. » (Actes 1.8)

Le Saint-Esprit guide dans la vérité et rapproche de Dieu. Il ne s’agit pas d’une énergie à activer, mais d’une communion vivante avec une Personne divine.

Le Kundalini pousse à une quête centrée sur soi, tandis que le Saint-Esprit conduit à vivre pour Christ et à servir les autres.

4. Dangers du Kundalini selon la Bible

La Bible met en garde contre des expériences spirituelles trompeuses. Dans 2 Corinthiens 11.14, il est écrit que : « Satan lui-même se déguise en ange de lumière. »

Colossiens 2.8 avertit également : « Prenez garde que personne ne fasse de vous sa proie par la philosophie et par une vaine tromperie, s’appuyant sur la tradition des hommes. »

Les manifestations du Kundalini présentent de nombreuses similitudes avec les possessions démoniaques décrites dans la Bible, notamment les tremblements, les transes et les visions étranges. Il ne s’agit donc pas simplement d’une énergie neutre, mais d’une porte ouverte à des influences spirituelles trompeuses.

5. Quelle voie suivre ?

Le Kundalini et le Baptême du Saint-Esprit sont diamétralement opposés.

CritèreKundaliniSaint-Esprit
OrigineÉsotérisme hindouisteDieu, par Christ
SourceÉnergie latente en l’hommeEsprit de Dieu
Moyen d’accèsPratiques mystiques, yogaDon de Dieu par la foi
ManifestationsÉtat modifié de conscience, tremblementsPaix, puissance spirituelle, dons
ButS’élever soi-mêmeÊtre transformé et servir Dieu

Jésus est la seule source de vie et de transformation véritable. Il dit : « Je suis, moi, le chemin, répondit Jésus, la vérité et la vie. Personne ne va au Père sans passer par moi. » (Jean 14.6)

Certaines pratiques issues du “christianisme” ou de mouvements charismatiques cherchent à mélanger des expériences de Kundalini avec le christianisme. Cela se manifeste par des phénomènes tels que des tremblements incontrôlables, le rire incontrôlé, l’ivresse spirituel ou encore des états de transe. Ces manifestations ne sont pas bibliques et s’apparente plus étrangement aux effets du Kundalini.

Tout ce qui ne glorifie pas Jésus-Christ, mais met l’accent sur des manifestations physiques étranges, ne vient pas du Saint-Esprit. Si quelqu’un a été impliqué dans des pratiques liées au Kundalini, il est essentiel de se repentir et rejeter ces pratiques. De demander au Seigneur de purifier notre cœur et notre esprit. Puis, de s’attacher à la Parole de Dieu et au vrai Saint-Esprit.

Le Seigneur veut nous remplir de Son Esprit pour nous transformer et nous conduire dans toute la vérité (Jean 16.13). C’est un don que nous recevons par la foi en Jésus-Christ, et non par des expériences mystiques.

Conclusion

L’éveil du Kundalini et le baptême du Saint-Esprit sont deux réalités spirituelles diamétralement opposées. L’un repose sur des pratiques ésotériques visant l’élévation personnelle, tandis que l’autre est un don de Dieu reçu par la foi en Jésus-Christ. 

Le Saint-Esprit ne cherche pas à exalter l’homme ou à produire des manifestations incontrôlables, mais à transformer profondément le croyant et à le guider dans la vérité divine.

Dans un monde où le mysticisme et le syncrétisme spirituel gagnent du terrain, les chrétiens doivent exercer un discernement fondé sur la Parole de Dieu afin de ne pas se laisser séduire. D’ailleurs, l’apôtre Paul nous met en garde contre les doctrines trompeuses et les expériences qui s’éloignent de la vérité biblique (Colossiens 2.8). 

Plutôt que de rechercher des expériences spirituelles douteuses, notre priorité doit être de rester ancrés en Christ, la seule véritable source de vie et de transformation. La Bible nous dit : « examinez toutes choses, retenez ce qui est bon, et gardez-vous de ce qui est mauvais, sous quelque forme que ce soit. » (1 Thessaloniciens 5.21-22) Mais encore, faut-il être en mesure de discerner le vrai du faux.

L’éveil du Kundalini et ses implications spirituelles : une analyse chrétienne

L’éveil du Kundalini qu’est-ce que c’est ? C’est un concept issu des traditions spirituelles de l’Inde, particulièrement du yoga et du tantrisme. Il désigne un processus mystique où une énergie latente ou dormante, représentée sous la forme d’un serpent enroulé à la base de la colonne vertébrale, s’élevant à travers les chakras (centres d’énergie) pour atteindre un état de conscience supposément supérieure. Considérée comme une voie vers l’illumination, cette pratique est souvent associée à des expériences profondes, tant positives que négatives.

Cependant, du point de vue chrétien, l’éveil du Kundalini s’éloigne des enseignements bibliques, car il repose sur une énergie impersonnelle et une quête d’autodivinisation. De nombreux croyants mettent en garde contre ses dangers spirituels et ses similitudes avec certaines influences trompeuses. Cet article explore les origines, le processus et les effets du Kundalini, tout en le comparant avec la transformation opérée par le Saint-Esprit selon la Bible.

1. Origine et signification

Le terme Kundalini provient du sanskrit et signifie “serpent enroulé”, faisant référence à une énergie latente située à la base du chakra Muladhara, également appelé chakra racine. Selon les traditions ésotériques et spirituelles, l’éveil de cette énergie conduirait à une expansion de la conscience, à des expériences mystiques et à une union avec le divin, souvent associée aux concepts de moksha (libération spirituelle) et samadhi (état de conscience transcendante).

2. Le processus d’éveil

Le processus d’éveil du Kundalini peut se produire de manière spontanée ou être initié par diverses pratiques, telles que la méditation, le yoga (notamment le Kundalini yoga), la répétition de mantras et les exercices de respiration appelés pranayamas. Il peut également être déclenché par une transmission énergétique effectuée par un maître spirituel, un procédé connu sous le nom de shaktipat. Lorsque cette énergie s’éveille, elle est censée monter le long de la colonne vertébrale en traversant les sept chakras majeurs, chacun étant associé à un niveau spécifique de conscience et de transformation intérieure.

3. Effets et dangers

Les effets et dangers peuvent être variés. Parmi les effets positifs possibles, on note un éveil spirituel accompagné d’une compréhension accrue du divin, un sentiment d’unité avec l’univers ainsi qu’une amélioration de la perception et des capacités intuitives. Cependant, certains effets négatifs et dangers non négligeables existent également, tels que des déséquilibres émotionnels pouvant se manifester par des angoisses, des insomnies ou des troubles psychiques. Des sensations physiques intenses, comme des bouffées de chaleur ou des tremblements, peuvent aussi survenir. Enfin, certaines expériences mystiques peuvent être difficiles à gérer, entraînant des hallucinations ou une confusion spirituelle.

4. Perspective chrétienne

D’un point de vue chrétien, le Kundalini est une pratique ésotérique qui s’éloigne des enseignements bibliques. Alors que la Bible enseigne que le Saint-Esprit est une personne divine qui opère la nouvelle naissance et la transformation spirituelle du croyant, comme l’indique Jean 3.5-8, l’éveil du Kundalini repose sur une énergie impersonnelle et une quête d’auto-divinisation. De nombreux chrétiens mettent en garde contre les dangers spirituels liés à cette pratique, soulignant qu’elle pourrait ouvrir des portes à des influences trompeuses et éloigner les croyants de la vérité biblique et les faire se perdre.

Conclusion

L’éveil du Kundalini est une pratique ancienne qui promet une élévation spirituelle, mais qui s’appuie sur des fondements ésotériques et mystiques contraires aux enseignements bibliques. Bien que certaines de ses manifestations puissent sembler impressionnantes, elles s’accompagnent de risques psychiques et spirituels qui soulèvent des questions légitimes pour les chrétiens.

À la lumière des Écritures, le véritable renouveau spirituel ne vient pas d’une énergie latente en l’homme, mais de l’action puissante du Saint-Esprit qui transforme le croyant, le conduisant vers une relation personnelle avec Jésus-Christ. C’est en lui seul que réside la vraie paix, la vraie lumière et la véritable communion avec Dieu.

Introduction : L’éveil du Kundalini et son influence néfaste dans l’Église aujourd’hui

Depuis plusieurs décennies, un phénomène inquiétant s’est répandu dans certaines églises charismatiques et pentecôtisantes. Des manifestations spectaculaires, souvent attribuées au Saint-Esprit, se produisent sans contrôle : tremblements incontrôlables, chutes en arrière sous l’imposition des mains, rires hors contrôle, cris d’animaux, états de transe, sensations de chaleur intense et ivresse spirituelle. Bien que ces expériences soient présentées comme des preuves de la présence et de la puissance divine, elles ne trouvent aucun fondement biblique.

Dans les quatre prochains articles, nous examinerons ces phénomènes, on remarquera des similitudes frappantes avec les manifestations observées lors de l’éveil du Kundalini, un concept issu de l’hindouisme et du yoga. Cette pratique mystique prétend éveiller une énergie spirituelle latente, représentée comme un serpent enroulé à la base de la colonne vertébrale, qui s’élève à travers les chakras jusqu’à la nuque de la personne en provoquant divers phénomènes physiologiques et psychiques. Mais cette expérience, bien qu’impressionnante, est-elle véritablement d’origine divine ?

Ce mélange subtil entre des manifestations d’origine ésotérique et des pratiques charismatiques modernes pose un grave problème de discernement spirituel. Si certaines églises attribuent ces phénomènes au Saint-Esprit, il est essentiel de poser une question cruciale : ces manifestations sont-elles en accord avec la Bible et le caractère de Dieu ?

Nous vivons une époque où l’expérience émotionnelle et mystique prend souvent le pas sur la vérité biblique. Beaucoup de croyants recherchent des sensations spirituelles fortes c’est-à-dire des expériences, ce que leur offre la Nouvelle Réforme Apostolique, plutôt qu’une relation authentique avec Jésus-Christ. Cet engouement pour le spectaculaire ouvre la porte à des influences spirituelles étrangères à la foi chrétienne. Cette situation soulève des questions fondamentales :

  • Comment l’influence du Kundalini a-t-elle pénétré dans certaines églises ?
  • Quels sont les signes permettant de discerner ces manifestations ?
  • Que dit la Bible à ce sujet ?
  • Comment reconnaître la véritable œuvre du Saint-Esprit et éviter les pièges des expériences mystiques trompeuses ?

Ces interrogations sont d’autant plus importantes que la Bible nous avertit de la présence de faux prophètes et de signes trompeurs dans les derniers temps. Jésus lui-même déclare : « Car il s’élèvera de faux Christs et de faux prophètes ; ils feront de grands signes et des prodiges, jusqu’à séduire, s’il était possible, même les élus. » (Matthieu 24.24)

Ainsi, nous devons rester vigilants et ancrés dans la Parole de Dieu, afin de discerner ce qui vient véritablement du Saint-Esprit et ce qui relève d’influences trompeuses.

L’éveil du Kundalini est un concept central dans l’ésotérisme hindouiste et le tantrisme. Il repose sur l’idée qu’une énergie spirituelle dormante réside en chaque individu, sous forme d’un serpent enroulé à la base de la colonne vertébrale. Selon les traditions ésotériques et yogiques, cette énergie peut être éveillée par diverses pratiques mystiques, telles que :

  • Le yoga (notamment le Kundalini Yoga)
  • La méditation transcendantale
  • La récitation de mantras
  • Les exercices de respiration profonde (pranayamas)
  • La transmission énergétique d’un maître spirituel (Shaktipat)

L’objectif de cet éveil est d’atteindre un état de conscience supérieure et de fusionner avec le divin. Cette quête spirituelle est profondément égocentrique, car elle repose sur l’auto-réalisation et l’auto-divinisation, au lieu d’une relation avec un Dieu personnel et souverain.

Les effets de l’éveil du Kundalini sont identiques à ceux observés dans certaines églises encore aujourd’hui :

  • Tremblements et spasmes incontrôlables
  • Chaleur intense et picotements dans la colonne vertébrale
  • États de transe et visions mystiques
  • Cris d’animaux et rires incontrôlés
  • Sensation d’ivresse spirituelle
  • Pertes de contrôle 
  • Comportements désordonnés

Ces manifestations ne sont ni décrites ni encouragées dans la Bible. Au contraire, les Écritures enseignent que le Saint-Esprit agit toujours avec ordre, paix et maîtrise de soi.

« Car Dieu n’est pas un Dieu de désordre, mais de paix. » (1 Corinthiens 14.33) « Le fruit de l’Esprit, c’est l’amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bienveillance, la fidélité, la douceur, la maîtrise de soi. » (Galates 5.22-23)

Si une manifestation spirituelle entraîne une perte de contrôle et un désordre émotionnel, alors elle ne peut pas être de Dieu.

Satan, le père du mensonge, cherche toujours à imiter les œuvres de Dieu pour tromper les croyants. L’éveil du Kundalini est un exemple frappant de cette contrefaçon spirituelle, où des phénomènes surnaturels spectaculaires sont utilisés pour détourner les croyants de la vérité biblique. L’apôtre Paul avertit clairement : « Cela n’a rien d’étonnant : Satan lui-même ne se déguise-t-il pas en ange de lumière ? Il n’est donc pas surprenant que ses agents aussi se déguisent en serviteurs de ce qui est juste. » (2 Corinthiens 11.14-15)

Le danger du Kundalini dans l’Église est qu’il détourne les croyants du véritable évangile en les amenant à rechercher des expériences mystiques au lieu de bâtir une relation profonde et authentique avec Christ.

Pour reconnaître si une manifestation spirituelle vient de Dieu, il faut examiner plusieurs critères :

  1. Est-elle en accord avec la Bible ? Toute manifestation spirituelle doit être examinée à la lumière des Écritures.
  2. Glorifie-t-elle Jésus-Christ ? Le Saint-Esprit ne met pas l’accent sur des phénomènes spectaculaires, mais sur Jésus et son œuvre de salut.
  3. Produit-elle des fruits de l’Esprit ? Le véritable Saint-Esprit transforme le cœur du croyant en développant sa sainteté et son obéissance à Dieu.
  4. Conduit-elle à plus de sagesse et de maîtrise de soi ? Dieu ne pousse jamais quelqu’un à perdre le contrôle de lui-même.
  5. Quelle en est la source ? Le Saint-Esprit ne s’active pas par des méthodes humaines, mais il est un don divin reçu par la foi.

L’infiltration des manifestations inspirées du Kundalini dans certaines églises est une stratégie subtile de l’ennemi pour détourner les croyants de la vérité biblique. Ces manifestations ont été introduites dans les années 90 avec le soi-disant mouvement de réveil que l’on a appelé La Bénédiction de Toronto (Toronto Blessing) et qui se poursuit encore aujourd’hui avec la Nouvelle Réforme Apostolique en ajoutant des éléments encore douteux  comme se coucher, dans les cimetières, sur les tombes des hommes et femmes de Dieu afin de recevoir leur onction. Cette activité n’est pas soutenue, non plus d’aucune façon par les Écritures.

La véritable puissance spirituelle ne réside pas dans des expériences émotionnelles spectaculaires, mais dans une vie transformée par le Saint-Esprit, fondée sur la Parole de Dieu. La Bible nous dit : « examinez toutes choses, retenez ce qui est bon, et gardez-vous de ce qui est mauvais, sous quelque forme que ce soit. » (1 Thessaloniciens 5:21-22)

En ces temps de confusion, il est essentiel de demeurer fermes dans la foi et de revenir aux enseignements bibliques purs et simples. Que l’Église de Christ soit un modèle de vérité, de sagesse et de sainteté, loin des illusions et des contrefaçons spirituelles !

Les quatre prochains articles vont traiter de ce sujet :

1. L’éveil du Kundalini et ses implications spirituelles : une analyse chrétienne

2. L’éveil du Kundalini vs. le baptême du Saint-Esprit : une opposition spirituelle fondamentale 

3. L’infiltration du Kundalini dans l’Église : une tromperie spirituelle

4. L’infiltration du Kundalini dans l’Église : un avertissement spirituel

La fausse doctrine de la déclaration : Peut-on vraiment créer notre réalité par nos paroles ?

L’idée selon laquelle nous pouvons créer notre propre réalité par nos paroles, notamment en déclarant richesse et santé pour les recevoir, est une notion popularisée par le mouvement de la parole de foi et l’évangile de prospérité. Toutefois, cette conception est une distorsion de l’enseignement biblique.

1. La puissance des paroles dans la Bible

La Bible enseigne effectivement que nos paroles ont un impact, mais pas dans le sens magique que certains prêchent aujourd’hui. Voici quelques passages qui parlent du pouvoir de la langue comme nous dit Proverbes 18.21 : « La mort et la vie sont au pouvoir de la langue : qui aime se répandre en paroles mangera les fruits qu’elles auront produits.  »

Le tantrisme est une tradition spirituelle et philosophique issue de l’hindouisme et du bouddhisme, qui repose sur des pratiques ésotériques destinées à atteindre l’illumination spirituelle et la libération (moksha ou nirvana). Il se base sur des textes appelés Tantras, qui décrivent diverses méthodes de méditation, de rituels, de mantras et d’exercices corporels pour éveiller l’énergie divine intérieure.

Ce verset souligne que nos paroles ont des conséquences : elles peuvent encourager ou détruire, bénir ou maudire. Cependant, ce verset ne dit pas que nous pouvons créer des réalités à volonté. C’est un passage sorti de son contexte.

Nous voyons aussi en Jacques 3.5-6 qui mentionne : « Il en va de même pour la langue : c’est un petit organe, mais elle se vante de grandes choses. Ne suffit-il pas d’un petit feu pour incendier une vaste forêt ? La langue aussi est un feu ; c’est tout un monde de mal. Elle est là, parmi les autres organes de notre corps, et contamine notre être entier. Allumée au feu de l’enfer, elle enflamme toute notre existence. »

Dans ce passage, Jacques met en garde contre le pouvoir destructeur des paroles, mais cela ne signifie pas qu’elles ont une capacité divine de création.

2. Les mauvais enseignements sur la déclaration de richesse et de santé

Les enseignants de cette doctrine utilisent des versets hors contexte pour enseigner que nous pouvons parler positivement pour attirer la prospérité et la guérison. Voici encore une fois quelques versets souvent mal interprétés pour ne pas dire sorti de leur contexte.

L’évangéliste Marc nous rapporte les paroles de Jésus qui disait: « Vraiment, je vous l’assure, si quelqu’un dit à cette colline : « Soulève-toi de là et jette-toi dans la mer », sans douter dans son cœur, mais en croyant que ce qu’il dit va se réaliser, la chose s’accomplira pour lui. C’est pourquoi je vous le déclare : tout ce que vous demandez dans vos prières, croyez que vous l’avez reçu et cela vous sera accordé. » (Marc 11.23-24)

Jésus parle ici de la foi en Dieu, pas d’une capacité intrinsèque de l’homme à créer la réalité par ses paroles. C’est en quelque sorte de tordre les Écritures.

L’apôtre Paul écrit dans son épitre aux Romains le chapitre 4 et le verset 17 : « comme le dit l’Écriture : Je t’ai établi pour être le père d’une multitude de peuples. Placé en présence de Dieu, il mit sa confiance en celui qui donne la vie aux morts et appelle à l’existence ce qui n’existe pas. »

Seul Dieu peut appeler les choses qui ne sont pas comme si elles étaient, pas nous. Il y a un exemple dans le livre d’Ézéchiel (Ez 37.9) ou l’homme appel à l’existence, mais le contexte nous démontre que c’est Dieu qui lui dit de parler à l’Esprit. L’homme obéit à un commandement de Dieu. C’est un cas exceptionnel et nulle part ailleurs il n’est fait mention de la possibilité de créer par nos paroles. Cela vient de l’occultisme et non de la Parole de Dieu.

Un autre passage, mais mentionnons que celui-ci est particulièrement tordu : « L’Ancien, à mon bien cher Gaïus que j’aime dans la vérité. Cher ami, je souhaite que tu prospères à tous égards et que tu sois en aussi bonne santé physique que tu l’es spirituellement. » (1 Jean 3.1-2)

Ce verset est une prière personnelle de Jean, pas une promesse universelle de prospérité et de santé. On ne peut pas s’en servir pour appuyer une doctrine. Dans ce cas c’est une utilisation abusive de la Parole de Dieu.

3. La véritable perspective biblique

La Bible enseigne plutôt que :

  • La bénédiction vient de Dieu et non de nos propres déclarations (Deutéronome 8.18).
  • Les épreuves font partie de la vie chrétienne et Dieu les utilise pour notre bien (Jean 16.33 ; Jacques 1.2-4).
  • Notre espérance est céleste et non terrestre (Colossiens 3.2 ; Hébreux 11.13-16).

Nos paroles ont un pouvoir, mais pas celui de “créer” la richesse et la santé comme certains l’enseignent. Ce concept vient plutôt de philosophies du Nouvel Âge et de la pensée positive, qui ne sont pas bibliques. La foi véritable repose sur la souveraineté de Dieu, et non sur notre capacité à “déclarer” des choses en existence.

Conclusion

En fin de compte, la foi chrétienne repose non sur un pouvoir intrinsèque de nos paroles, mais sur la souveraineté de Dieu et Sa Parole infaillible. L’idée que nous pouvons créer notre propre réalité par nos déclarations s’éloigne du message biblique et nous détourne de notre véritable appel : faire confiance à Dieu, marcher dans l’obéissance et accepter Sa volonté, qu’elle nous mène à l’abondance ou à l’épreuve.

Jésus n’a jamais enseigné une foi centrée sur le gain matériel ou la manipulation spirituelle, mais une foi fondée sur l’abandon à la volonté du Père. Que notre prière ne soit donc pas « Que ma volonté soit faite », mais « Que Ta volonté soit faite » (Matthieu 6.10). C’est là que réside la véritable puissance : dans la soumission à Dieu et dans la confiance en Ses promesses éternelles.

Kenneth Hagin (1917-2003) : Fondateur du mouvement de la parole de foi

Kenneth Erwin Hagin est un pasteur, enseignant et écrivain américain considéré comme le père du mouvement de la Parole de Foi (Word of Faith). Son influence majeure s’étend aux prédicateurs tels que Kenneth Copeland, Benny Hinn, Creflo Dollar et Joel Osteen, qui ont popularisé l’évangile de prospérité.

1. Biographie et ministère

  • Né en 1917 au Texas, Hagin aurait souffert de maladies graves dans son enfance, dont une malformation cardiaque et une paralysie.
  • Il affirme avoir été miraculeusement guéri à l’âge de 17 ans après avoir médité sur Marc 11.23-24 (croyez que vous l’avez reçu, et vous le verrez s’accomplir).
  • Il a exercé un ministère pastoral dans plusieurs églises pentecôtistes avant de se consacrer à l’enseignement et à l’évangélisation.
  • Fondation du Rhema Bible Training Center en 1974, qui a formé des milliers de prédicateurs.
  • Il a écrit plus de 125 livres, influençant profondément le christianisme charismatique.

2. Ses enseignements principaux

Kenneth Hagin a popularisé plusieurs doctrines centrales du mouvement de la Parole de Foi, inspirées notamment d’Essek William Kenyon.

a) La « confession positive » et le pouvoir des paroles

  • Enseignement : Les paroles que nous déclarons façonnent notre réalité.
  • Influencé par la Nouvelle Pensée, Hagin enseignait que les croyants peuvent « déclarer » la guérison, la prospérité et le succès dans leur vie.
  • Il citait Marc 11.23-24 : « Si quelqu’un dit à cette montagne : ôte-toi de là et jette-toi dans la mer, et s’il ne doute point en son cœur, mais croit que ce qu’il dit arrive, il le verra s’accomplir. »

Problème biblique : La Bible enseigne que seul Dieu a le pouvoir créateur absolu (Genèse 1.3). La prière biblique repose sur la volonté souveraine de Dieu et non sur une loi automatique d’attraction (Jacques 4.15).


b) La guérison divine garantie

  • Hagin enseignait que tout chrétien né de nouveau a droit à une santé parfaite, car la guérison est incluse dans l’expiation de Christ (Ésaïe 53.5).
  • Il affirmait que la maladie vient du diable et que les chrétiens peuvent la repousser par la foi et la confession.

Problème biblique : Dieu guérit, mais pas toujours immédiatement ou automatiquement. Paul lui-même parle de son écharde dans la chair (2 Corinthiens 12.7-10) et Trophime est resté malade à Milet (2 Timothée 4.20).


c) La prospérité matérielle et spirituelle

  • Hagin enseignait que Dieu veut que chaque croyant prospère financièrement et matériellement.
  • Il affirmait que donner de l’argent (la dîme et les offrandes) garantit un retour financier selon un principe de « semence et moisson ».
  • Versets souvent utilisés : 3 Jean 2, Malachie 3.10, Luc 6.38.

Problème biblique : La Bible enseigne que la vie chrétienne inclut aussi la souffrance et les épreuves (Jean 16.33, Philippiens 4.12-13). Jésus et les apôtres n’ont jamais prêché un évangile de prospérité.


3. Son influence et controverses

  • Hagin a formé une génération de prédicateurs, dont Kenneth Copeland, Creflo Dollar, Benny Hinn, Joyce Meyer et d’autres.
  • Ses enseignements ont conduit au développement de l’évangile de prospérité, qui prône une vision matérialiste du christianisme.
  • Certains chercheurs estiment qu’il a mélangé la Bible avec des concepts de la Nouvelle Pensée.
  • Avant sa mort, il aurait critiqué certaines dérives de l’évangile de prospérité, mais ses disciples ont continué à propager ces enseignements.

4. Conclusion : Un Faux Évangile ?

Kenneth Hagin a marqué l’histoire du christianisme moderne, mais son message a conduit à de nombreuses dérives :

✅ Une vision erronée de la foi qui ressemble à de la pensée magique.
✅ Une fausse promesse de prospérité et de guérison inconditionnelle.
✅ Une approche centrée sur l’homme et non sur la souveraineté de Dieu.

À retenir : La vraie foi repose sur Jésus-Christ, l’obéissance à Dieu et la confiance en sa volonté, et non sur des principes de confession positive et de richesse garantie.

Essek William Kenyon (1867-1948) : Instigateur de l’évangile de prospérité

Essek William Kenyon (1867-1948) était un pasteur, évangéliste et écrivain américain souvent cité comme l’un des précurseurs de la théologie du mouvement de la Parole de Foi (Word of Faith). Son influence est particulièrement visible dans les enseignements qui mettent l’accent sur le pouvoir des paroles, la confession positive et la guérison divine.

1. Biographie et ministère

• Né en 1867 aux États-Unis, Kenyon a grandi dans une famille chrétienne mais s’est éloigné de la foi dans sa jeunesse.

• Il s’est converti à l’âge de 17 ans et a ensuite étudié dans un séminaire méthodiste.

• Il a fondé le Bethel Bible Institute à Spencer, Massachusetts.

• Il a exercé un ministère d’évangélisation et d’enseignement à travers ses livres, ses prédications et son école biblique.

2. Ses enseignements clés

Kenyon enseignait une forme de christianisme qui mettait l’accent sur la confession de la foi, inspirée à la fois de la Bible et d’une influence plus controversée du “New Thought” (Nouvelle Pensée), un courant philosophique qui enseignait que les pensées et les paroles influencent directement la réalité.

a) La puissance des paroles et de la confession

Il enseignait que ce que nous confessons par nos lèvres détermine ce que nous vivons. Cela a influencé les prédicateurs du Mouvement de la Parole de Foi comme Kenneth Hagin, Kenneth Copeland et Benny Hinn.

Problème biblique : Ce concept va au-delà de la foi biblique et flirte avec la pensée magique. La Bible enseigne la puissance de la foi et de la prière, mais pas que nos paroles créent directement la réalité (Jacques 4.15).

b) La guérison divine garantie

Kenyon croyait que la guérison était garantie par l’œuvre expiatoire de Christ sur la croix (Ésaïe 53.5 : “par ses meurtrissures nous sommes guéris”).

• Il enseignait que tout chrétien devrait être guéri s’il applique correctement la foi.

Problème biblique : Dieu guérit, mais pas toujours de manière immédiate ou automatique. Paul lui-même avait une “écharde dans la chair” (2 Corinthiens 12.7-10). Également, Paul laissa Trophime, qui était malade à Milet. (2 Timothée 4.20). Finalement, il va dire à Timothée de prendre du vin plutôt que de l’eau à cause de ses maux d’estomac. (1 Timothée 5.23)

c) La prospérité spirituelle et matérielle

• Kenyon enseignait que la foi pouvait apporter le succès matériel et la prospérité.

• Cette idée a été reprise et amplifiée par le mouvement de l’évangile de prospérité.

Problème biblique : La Bible ne promet ni richesse ni succès terrestre aux chrétiens, mais plutôt des tribulations et la nécessité de chercher le Royaume avant tout (Matthieu 6.33, Jean 16.33)

3. Son influence et controverses

• Kenyon a influencé des figures majeures comme Kenneth Hagin, qui a popularisé la théologie de la Parole de Foi.

• Certains chercheurs pensent qu’il a mélangé la Bible avec la philosophie du “New Thought”, qui enseigne que les pensées positives créent la réalité.

• Ses enseignements ont contribué à des dérives dans le christianisme, notamment l’évangile de prospérité et des doctrines sur la confession positive qui ressemblent plus à de la psychologie motivationnelle qu’à l’Évangile biblique.

4. Conclusion : Kenyon et la fausse doctrine

Si Kenyon a prêché sur la foi et la puissance de Dieu, son message est problématique car il pousse à une vision déformée de la foi biblique. Son enseignement a ouvert la porte à des abus théologiques, notamment :

✅ La confusion entre foi et manipulation spirituelle.

✅ La fausse promesse que les chrétiens doivent être toujours en bonne santé et riches.

✅ L’idée que les paroles humaines ont un pouvoir créateur égal à celui de Dieu.

Son influence a contribué à des dérives modernes, comme celles de Joel Osteen, Kenneth Copeland et Benny Hinn, qui enseignent une version déformée du christianisme.

 À retenir : La vraie foi ne repose pas sur nos paroles ou nos désirs, mais sur la souveraineté et la volonté de Dieu.

La Nouvelle Pensée (New Tought) et son influence sur l’évangile de prospérité – Une analyse biblique

La Nouvelle Pensée (New Thought) est un mouvement philosophique et spirituel qui a émergé aux États-Unis à la fin du XIXᵉ siècle. Il repose sur l’idée que les pensées humaines ont un pouvoir créateur et qu’elles peuvent influencer directement la santé, le succès et la réalité.

Ce courant a influencé de nombreux mouvements religieux modernes, y compris l’Évangile de prospérité et la théologie de la Parole de Foi prêchée par des figures comme Kenneth Hagin et Kenneth Copeland.

Origines et développement

La Nouvelle Pensée trouve ses racines dans plusieurs influences

  • Le mesmérisme (ou magnétisme animal), une théorie développée par Franz Mesmer (1734-1815), qui enseignait que l’énergie mentale pouvait influencer le corps et l’environnement.
  • Le transcendantalisme américain, notamment Ralph Waldo Emerson (1803-1882, qui prônait l’idée que la pensée humaine pouvait s’accorder avec des forces spirituelles universelles.
  • Phineas Parkhurst Quimby (1802-1866), souvent considéré comme le fondateur du mouvement, enseignait que la maladie est causée par des pensées erronées, et que la “vérité” (positive) pouvait les corriger.

Principaux enseignements de la Nouvelle Pensée

Ce mouvement repose sur quatre grandes croyances :

1. La puissance créatrice de la pensée

  • Ce que vous pensez, vous le devenez.
  • Les pensées positives attirent la santé, la richesse et le succès.
  • La pensée négative produit des maladies et des échecs.

Cela ressemble aux enseignements modernes du développement personnel, mais avec une dimension spirituelle.

Problème biblique : La Bible enseigne l’importance des pensées renouvelées (Romains 12.2), mais ne dit pas que nos pensées créent la réalité. Seul Dieu a ce pouvoir (Genèse 1.3).

2. La foi comme une force impersonnelle

  • La foi est perçue comme une loi spirituelle automatique plutôt qu’une relation avec Dieu.
  • Si quelqu’un croit suffisamment, il peut manifester ses désirs.
  • Cette vision est à l’origine des slogans comme : Nomme-le et réclame-le (Name it and claim it)

Ce principe a directement influencé l’évangile de prospérité.

Problème biblique : Jésus enseigne que la foi repose sur Dieu et sa volonté, pas sur une formule magique (Marc 11.22-24).

3. La santé divine garantie

  • La maladie serait une illusion créée par de fausses croyances.
  • Changer de mentalité permettrait de guérir sans médicaments.
  • Mary Baker Eddy (1821-1910), fondatrice de la Science Chrétienne, enseignait que la maladie n’existe pas vraiment.

Cette idée a influencé des prédicateurs modernes comme Benny Hinn et Kenneth Copeland.

Problème biblique : La Bible parle de guérisons miraculeuses, mais reconnaît aussi les souffrances des croyants (2 Corinthiens 12.7-10).

4. La prospérité et le succès sont des droits divins

  • L’argent, la réussite et le bien-être sont vus comme des signes de pensées justes.
  • Dieu veut que tous ses enfants soient riches et en bonne santé.
  • Le message moderne de l’évangile de prospérité repose sur cette idée.

Problème biblique : La Bible enseigne que les chrétiens peuvent souffrir pour leur foi (Jean 16.33Philippiens 4.12-13). Jésus lui-même a vécu simplement, et Paul a souvent été dans le besoin.

Influence sur le christianisme moderne

Bien que la Nouvelle Pensée ne soit pas un mouvement chrétien, elle a influencé de nombreux prédicateurs.

1. Sur la théologie de la Parole de Foi

  • Essek William Kenyon (1867-1948) a intégré ces concepts dans ses enseignements chrétiens.
  • Kenneth Hagin, Kenneth Copeland, Joel Osteen et d’autres ont repris ces idées en les habillant de versets bibliques.
  • La confession positive et la foi qui attire les bénédictions viennent de cette influence.

2. Sur l’évangile de prospérité

  • L’idée que donner de l’argent attire la richesse (principe de la semence et de la moisson) vient de la Nouvelle Pensée.
  • Les prédicateurs modernes comme Creflo Dollar, Benny Hinn et T.D. Jakes ont construit leur ministère sur cette fausse doctrine.

Un piège spirituel

Pourquoi la Nouvelle Pensée est-elle dangereuse ?

  • Elle détourne la foi en un outil de manipulation spirituelle.
  • Elle enseigne un faux évangile centré sur l’homme et ses désirs.
  • Elle remplace la soumission à Dieu par des principes quasi magiques.

À retenir : La vraie foi biblique repose sur Jésus-Christ, la souveraineté de Dieu et la soumission à sa volonté, pas sur une pseudo-loi spirituelle qui “manifeste” nos désirs.

Conclusion

La Nouvelle Pensée, avec son emphase sur le pouvoir des pensées et la prospérité garantie, a profondément influencé une partie du christianisme moderne. Pourtant, son message repose sur une illusion : celle d’un évangile centré sur l’homme et ses désirs plutôt que sur Dieu et sa souveraineté.

La vraie foi ne consiste pas à manipuler des « lois spirituelles » pour obtenir ce que nous voulons, mais à nous abandonner pleinement à la volonté de Dieu, même lorsque cela implique des épreuves. La Bible nous appelle à fixer nos pensées non sur ce que nous pouvons « manifester », mais sur les réalités d’en haut (Colossiens 3.2).

Alors, quelle est la source de notre foi ? Cherchons-nous un Dieu qui exauce nos désirs ou un Seigneur que nous sommes prêts à suivre, même dans l’épreuve ? L’Évangile véritable ne promet pas une vie sans souffrance, mais il garantit quelque chose d’infiniment plus précieux : une relation authentique avec Jésus-Christ, qui seul est le chemin, la vérité et la vie (Jean 14.6).

Le modus operandi des fausses doctrines : sortir un verset hors de son contexte

Les fausses doctrines ont un schéma récurrent, une méthode bien rodée pour tromper les croyants : les enseignants prennent un verset biblique hors de son contexte pour lui faire dire ce qu’il ne dit pas. C’est ainsi que depuis les temps bibliques, les faux enseignants séduisent et détournent du vrai Évangile.

Dans cet article, nous verrons comment cette méthode est employée, pourquoi elle est dangereuse et comment nous pouvons la déjouer avec les Écritures.


1. Une stratégie ancienne : l’ennemi détourne la Parole de Dieu

Dès le jardin d’Éden, Satan a utilisé cette ruse pour tromper. Il est écrit en Genèse 3.1 – « Le serpent dit à la femme : Dieu a-t-il réellement dit : Vous ne mangerez pas de tous les arbres du jardin ? »

Satan déforma la parole de Dieu en semant le doute et en modifiant légèrement le commandement divin. De même, lorsqu’il tenta Jésus dans le désert, il cita l’Écriture, mais en tordant son sens en disant en Matthieu 4.6 – « Si tu es le Fils de Dieu, jette-toi en bas ; car il est écrit : Il donnera des ordres à ses anges à ton sujet ; et ils te porteront sur les mains, de peur que ton pied ne heurte une pierre. »

Comme nous pouvons le voir dans ce contexte Satan cita Psaume 91.11-12, mais a omit une partie essentielle utilisant ce passage hors contexte, en suggérant que Jésus devrait mettre Dieu à l’épreuve. Jésus ne s’est pas laissé dupé. Il a  répondu avec la Parole dans son contexte pour réfuter cette tromperie comme rapporté en Matthieu 4.7 : – «  Tu ne forceras pas la main au Seigneur, ton Dieu. » Jésus citait Deutéronime 6.16 à ce moment.


2. Exemples modernes de versets détournés

Beaucoup de fausses doctrines modernes suivent ce même principe en isolant un verset pour le faire signifier autre chose. Voici quelques exemples courants :

A. La fausse doctrine de la prospérité

Philippiens 4.13 – « Je peux tout par celui qui me fortifie. »

Certains enseignent que ce verset signifie que nous pouvons obtenir richesse, succès et prospérité matérielle.. Toutefois, dans le contexte réel Paul parle des épreuves et de la persévérance dans la foi, et non de gains matériels (Philippiens 4.11-12).


B. L’enlèvement prétribulationnel

1 Thessaloniciens 4.17 – « Ensuite, nous qui serons restés en vie à ce moment-là, nous serons enlevés ensemble avec eux, dans les nuées, pour rencontrer le Seigneur dans les airs. »

Les enseignants de cette fausse doctrine affirment que l’Église sera enlevée avant la période des tribulations. Mais en réalité, dans son contexte réel le passage parle de la résurrection des morts et du retour de Christ, mais n’indique en aucun cas que cela se produira avant la période des tribulations. En regardant de plkus près, noius nous appercevons que Matthieu 24.29-31 affirme le contraire.


C. Le salut sans repentance

Romains 10.9 – « Si tu confesses de ta bouche le Seigneur Jésus et si tu crois dans ton cœur que Dieu l’a ressuscité des morts, tu seras sauvé. »

Certains affirment que seule la confession suffit pour être sauvé, sans repentance ni transformation. Cependant, dans son contexte réel la Bible enseigne que le salut inclut la repentance et la sanctification comme le stipule les passages d’Actes 2.38 et de Jacques 2.17.


3. Pourquoi ces manipulations sont dangereuses

  1. Elles séduisent les croyants par des paroles flatteuses
    2 Timothée 4.3-4 – « Car il viendra un temps où les hommes ne supporteront pas la saine doctrine ; mais, ayant la démangeaison d’entendre des choses agréables, ils se donneront une foule de docteurs selon leurs propres désirs. » C’est exactement les temps que nous vivons en ces jours de la fin.
  2. Elles détournent de la vérité et mènent à l’égarement
    2 Pierre 3.16 – « Il parle de ces choses dans toutes ses lettres, où il y a des points difficiles à comprendre, dont les personnes ignorantes et mal affermies tordent le sens, comme celui des autres Écritures, pour leur propre ruine. » Ainsi, ils entrainent les croyants vuln.rables loin de la vérité.
  3. Elles créent une illusion spirituelle
    Les gens croient suivre Dieu alors qu’ils suivent un mensonge. L’apôtre Paul résume bien ce point en 2 Thessaloniciens 2.10-12 : – « Il usera de toutes les formes du mal pour tromper ceux qui se perdent, parce qu’ils sont restés fermés à l’amour de la vérité qui les aurait sauvés. Voilà pourquoi Dieu leur envoie une puissance d’égarement pour qu’ils croient au mensonge. Il agit ainsi pour que soient condamnés tous ceux qui n’auront pas cru à la vérité et qui auront pris plaisir au mal. »

4. Comment éviter ces pièges ?

A. Lire la Bible en contexte

Ne jamais prendre un verset isolé ! Lire le passage au complet pour vous assurer de bien comprendre son sens réel.

B. Comparer avec d’autres Écritures

À l’exemple des croyants de Bérée qui « examinaient chaque jour les Écritures, pour voir si ce qu’on leur disait était exact. » (Actes 17.11) La Bible s’interprète par elle-même.

C. S’appuyer sur l’Esprit de vérité

Jean 16.13 – « Quand le consolateur sera venu, l’Esprit de vérité, il vous conduira dans toute la vérité. » Laissons-nous conduire par le Saint-Esprit.

D. Avoir un cœur sincère et obéissant

Proverbes 3.5-6 – « Confie-toi en l’Éternel de tout ton cœur, et ne t’appuie pas sur ton intelligence. »


Conclusion

Les fausses doctrines fonctionnent toujours selon le même schéma : elles sortent un verset de son contexte pour lui faire dire autre chose. Cette méthode est vieille comme le monde et continue aujourd’hui à tromper de nombreux croyants.

Mais Dieu nous appelle à discerner et à défendre la vérité ! Cela demande de lire la Bible en contexte, de comparer les Écritures et de s’appuyer sur le Saint-Esprit.

Jude 3 nous dit : – « Combattez pour la foi qui a été transmise aux saints une fois pour toutes. »

Nous avons la responsabilité de rejeter les fausses doctrines et de proclamer la vérité. Ne nous laissons pas séduire, mais tenons fermes dans la saine doctrine de la Parole de Dieu !


L’urgence de dénoncer toutes ces fausses doctrines et de revenir à la vérité biblique

Plusieurs croyants, suite à mes publications sur la fausse doctrine de l’enlèvement prétribulationnel en minimisant la chose, encore en relativisant le fait que ce n’est pas grave ou que mes propos sont de la persécution pour les croyants m’interpellent personnellement pour ne pas dire qu’ils me font honte.

Le problème vient du fait que c’est une fausse doctrine et qu’un faux enseignement en amène un autre et encore un autre éloignant les croyants toujours plus de la vérité. Je conçois très mal que les croyants puissent se laisser séduire par des doctrines de démons sans rien dire, ou encore, en les acceptant et les défendant.

Comment sommes-nous devenus si mous face à la fausse doctrine en nous laissant duper par tous ces faux concepts qui ne sont absolument pas bibliques ? Comment pouvons-nous minimiser celles-ci sachant que c’est une falsification des Écritures ?

À mon avis, la raison est simple. Une majorité de croyants sont plus intéressés par ce qui flatte les oreilles que par la vérité de la Parole de Dieu. À cause de cela, nombres de fausses doctrines sont acceptées et enseigner dans l’Église comme étant l’a vérité de la Parole de Dieu. Pour moi, ce n’est pas acceptable et ça doit être dénoncé.

Si l’on accepte une fausse doctrine aujourd’hui, nous en accepterons d’autres demain et cela aura pour effet de nous éloigner de la vérité de la Parole de Dieu au point de ne plus être en mesure de reconnaître ce qui est vrai de ce qui est faux. Comme nous le voyons aujourd’hui, tout le faux est prêché comme étant du vrai et peu de personnes s’élève contre ces faux enseignants comme le faisaient les apôtres comme nous le démontrent explicitement le Nouveau Testament. 

Aujourd’hui, l’Église est infestée de toutes ces fausses doctrines et cela n’inquiète que peu de chrétiens. Il est temps de revenir à la vérité de la Parole de Dieu. De remettre les passages utilisés frauduleusement dans leur contexte et de dénoncer ces loups ravisseurs qui entrainent les croyants loin de la vérité de la Parole de Dieu par leurs faux enseignements.

Vous pouvez me critiquer si cela vous chante, mais jamais par vos commentaires vous n’allez m’empêcher de défendre la vérité en dénonçant toutes ces fausses doctrines qui infestent l’Église du Seigneur Jésus en ces temps de la fin. 

Comment reconnaître une fausse doctrine

Dans un monde rempli de diverses interprétations des Écritures, il est essentiel pour les croyants de discerner la vérité des enseignements erronés. Les fausses doctrines se propagent souvent en manipulant subtilement les Écritures, sortant un verset de son contexte pour lui faire dire quelque chose qu’il ne dit pas réellement. Ces distorsions peuvent conduire à des croyances dangereuses, déformant le caractère de Dieu et les enseignements bibliques fondamentaux.

L’apôtre Paul avertit dans 2 Timothée 4.3-4 : « Car le temps viendra où les hommes ne voudront plus rien savoir de l’enseignement sain. Au gré de leurs propres désirs, ils se choisiront une foule de maîtres à qui ils ne demanderont que de leur caresser agréablement les oreilles. » Ces paroles soulignent l’importance d’un examen attentif des Écritures pour éviter d’être égaré. Cette vigilance implique de comprendre comment certains versets sont manipulés pour promouvoir des doctrines erronées. Voici quelques exemples.

Un exemple courant de mauvaise interprétation se trouve dans Jean 14.14, où Jésus déclare : « Je le répète : si vous me demandez quelque chose en mon nom, je le ferai. » Ce verset est souvent utilisé pour affirmer que Dieu exauce automatiquement toutes les prières faites « au nom de Jésus », indépendamment de leur nature. Pourtant, replacé dans son contexte, ce passage concerne les disciples et leurs prières alignées sur la volonté de Dieu, dans le cadre de leur mission. Cette interprétation abusive détourne l’attention de la soumission à la volonté divine, clairement exprimée dans 1 Jean 5.14 : « Nous avons auprès de lui cette assurance : si nous demandons quelque chose conformément à sa volonté, il nous écoute. »

Un autre exemple concerne 3 Jean 1.2, où il est écrit : « Cher ami, je souhaite que tu prospères à tous égards et que tu sois en aussi bonne santé physique que tu l’es spirituellement. » Ce verset est souvent cité par les promoteurs de l’Évangile de prospérité pour enseigner que Dieu promet richesse et santé à tous les croyants. Cependant, dans son contexte, ce passage est simplement d’une salutation personnelle de l’apôtre Jean à son destinataire, et non d’une promesse universelle. Les Écritures enseignent clairement que la véritable prospérité est spirituelle et non matérielle, comme le souligne Matthieu 6.19-20 : « Ne vous amassez pas des richesses sur la terre où elles sont à la merci de la rouille, des mites qui rongent, ou des cambrioleurs qui percent les murs pour voler. Amassez-vous plutôt des trésors dans le ciel, où il n’y a ni rouille, ni mites qui rongent, ni cambrioleurs qui percent les murs pour voler. »

Un autre passage fréquemment mal utilisé est Matthieu 7.1 : « Ne condamnez pas les autres, pour ne pas être vous-mêmes condamnés. » D’autres version ont « ne jugez pas » Certains s’appuient sur ce verset pour prétendre que les croyants ne doivent jamais émettre de jugement, même lorsqu’il s’agit de discerner des comportements ou de fausses doctrines. Cependant, replacé dans son contexte, Jésus condamne l’hypocrisie dans le jugement, pas le discernement spirituel. En effet, un peu plus loin, dans Matthieu 7.15-16, il déclare : « Gardez-vous des faux prophètes ! Lorsqu’ils vous abordent, ils se donnent l’apparence d’agneaux mais, en réalité, ce sont des loups féroces. Vous les reconnaîtrez à leurs fruits. Est-ce que l’on cueille des raisins sur des buissons d’épines ou des figues sur des ronces ? » Il nous faut donc ici exercer un certain jugement envers ces personnes et leur oeuvre.

Enfin, un exemple majeur concerne l’enlèvement avant la période des tribulations. Ce concept, défendu par plusieurs, repose sur plusieurs passages. Par exemple, 1 Thessaloniciens 4.17 : « Ensuite, nous qui serons restés en vie à ce moment-là, nous serons enlevés ensemble avec eux, dans les nuées, pour rencontrer le Seigneur dans les airs. Ainsi nous serons pour toujours avec le Seigneur. » Ils interprètent ce passage comme une preuve que les croyants seront enlevés avant la périodes des tribulations. Cependant, ce verset, pris hors de son contexte, ne mentionne pas explicitement le moment de cet enlèvement. Une lecture attentive de Matthieu 24.29-31 montre que le rassemblement des élus a lieu « après ces jours de détresse », réfutant ainsi l’idée d’un enlèvement prétribulationnel.

En conclusion, la meilleure défense contre les fausses doctrines est une connaissance approfondie et équilibrée des Écritures. Les distorsions se produisent souvent lorsque des passages sont isolés de leur contexte ou interprétés à la lumière d’intérêts personnels. Comme les Béréens dans Actes 17.11, les croyants, tout comme les Béréens, « examinaient chaque jour les Écritures pour voir si ce qu’on leur disait était juste ». Cela demande de lire attentivement les textes, de considérer le contexte historique et spirituel, et de prier pour recevoir la sagesse du Saint-Esprit.

Les fausses doctrines, bien qu’elles puissent sembler attrayantes ou flatteuses, détournent de la vérité du Christ. Elles mettent souvent l’accent sur des promesses immédiates ou des interprétations simplifiées, au détriment de l’appel à la repentance, à l’obéissance, et à la persévérance dans la foi. En demeurant ancrés dans la Parole de Dieu, les croyants peuvent non seulement éviter d’être égarés, mais aussi guider d’autres vers la vérité, tout en témoignant de l’amour et de la grâce de Christ. Gardons à l’esprit que la vérité biblique, bien que parfois exigeante, est toujours porteuse de vie et d’espérance pour ceux qui la recherchent avec sincérité.

L’universalisme : Une doctrine séduisante mais contraire à la vérité biblique

L’universalisme est une doctrine théologique qui enseigne que tous les êtres humains, sans exception, seront finalement sauvés et réconciliés avec Dieu. Bien qu’elle semble attrayante en raison de son insistance sur l’amour de Dieu, cette doctrine est considérée comme une fausse doctrine dans de nombreuses traditions chrétiennes car elle est en désaccord avec les enseignements bibliques sur le péché, le jugement, et le salut.

Principales caractéristiques de l’universalisme

  1. Salvation universelle : L’universalisme soutient que tous les êtres humains, quelles que soient leurs actions ou croyances, seront finalement sauvés, soit immédiatement après leur mort, soit après une période de purification.
  2. Minimisation du péché et du jugement : Cette doctrine a tendance à minimiser ou à ignorer la gravité du péché et la réalité du jugement éternel.
  3. Accent excessif sur l’amour de Dieu : L’universalisme met l’accent sur l’amour et la grâce de Dieu, mais souvent au détriment de sa justice et de sa sainteté.
  4. Pluralisme religieux : Certains universalistes adoptent l’idée que toutes les religions mènent à Dieu, ce qui va à l’encontre des enseignements bibliques sur l’exclusivité de Christ.

Raisons pour lesquelles l’universalisme est considéré comme une fausse doctrine

  1. Contradiction avec les Écritures :
    • La Bible enseigne que le salut est conditionnel à la foi en Jésus-Christ : « Qui place sa confiance dans le Fils possède la vie éternelle. Qui ne met pas sa confiance dans le Fils ne connaît pas la vie ; il reste sous le coup de la colère de Dieu. » (Jean 3:36).
    • Elle parle clairement du jugement éternel pour ceux qui rejettent Christ : « Et ils s’en iront au châtiment éternel. Tandis que les justes entreront dans la vie éternelle. » (Matthieu 25.46).
  2. Rejet de l’exclusivité de Jésus-Christ :
    • Jésus a déclaré : « Je suis, moi, le chemin, répondit Jésus, la vérité et la vie. Personne ne va au Père sans passer par moi. » (Jean 14.6). L’universalisme contredit cette déclaration en affirmant que d’autres chemins mènent à Dieu.
  3. Négligence de la justice divine :
    • La Bible enseigne que Dieu est à la fois amour et justice. Son jugement est une expression de sa sainteté et de sa haine du péché. Réduire Dieu à un simple amour permissif déforme son caractère.
  4. Encouragement à l’indifférence spirituelle :
    • En enseignant que tous seront sauvés, l’universalisme peut amener les gens à ne pas prendre au sérieux l’appel à la repentance et à la foi.

Conséquences de l’universalisme

  1. Confusion théologique : Cette doctrine crée une confusion en redéfinissant des concepts fondamentaux comme le péché, la repentance, et le salut.
  2. Affaiblissement de la mission évangélique : Si tous sont sauvés, l’évangélisation perd son urgence.
  3. Risque de compromission : Elle peut conduire à un pluralisme religieux où toutes les croyances sont vues comme également valides.

Réponse biblique à l’universalisme

  1. La gravité du péché : Romains 3.23 rappelle que « Tous ont péché, en effet, et sont privés de la gloire de Dieu »
  2. La nécessité de la repentance et de la foi : Actes 4.12 affirme que « C’est en lui seul que se trouve le salut. Dans le monde entier, Dieu n’a jamais donné le nom d’aucun autre homme par lequel nous devions être sauvés. »
  3. L’appel à la vigilance : Les Écritures nous exhortent à rejeter les fausses doctrines et à demeurer fermes dans la vérité comme en fait foi 2 Timothée 4.3-4 « Car le temps viendra où les hommes ne voudront plus rien savoir de l’enseignement sain. Au gré de leurs propres désirs, ils se choisiront une foule de maîtres à qui ils ne demanderont que de leur caresser agréablement les oreilles. Ils détourneront l’oreille de la vérité pour écouter des récits de pure invention. »

En somme, l’universalisme est une doctrine séduisante, mais trompeuse, qui s’écarte des vérités fondamentales de l’Évangile. Elle nécessite une vigilance spirituelle et un attachement ferme aux enseignements bibliques.

Rester fidèle à la vérité en évitant les pièges de l’universalisme

L’universalisme est une doctrine qui prétend que tous les êtres humains, quelles que soient leurs croyances ou leur manière de vivre, seront finalement sauvés. Cette idée peut sembler attirante, car elle met l’accent sur l’amour et la grâce de Dieu. Toutefois, elle n’est pas conforme à l’enseignement biblique et peut conduire à une foi diluée et à une vision erronée du salut. Alors, comment éviter les pièges de l’universalisme tout en restant fermement ancré dans la vérité biblique ?

Comprendre la gravité du péché

Pour éviter les pièges de l’universalisme, il est crucial de comprendre ce que la Bible enseigne sur le péché et ses conséquences. La Parole de Dieu affirme que « tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu » (Romains 3.23) et que « le salaire du péché, c’est la mort » (Romains 6.23). Le péché n’est pas une légère imperfection que Dieu peut simplement ignorer; c’est une offense grave contre la sainteté de Dieu qui exige une réparation.

L’universalisme minimise souvent la gravité du péché en prétendant que Dieu pardonne tout sans condition. Pourtant, l’Évangile nous enseigne que le pardon de Dieu est conditionnel à la repentance et à la foi en Jésus-Christ. Il est donc essentiel de ne pas perdre de vue cette vérité fondamentale.

Reconnaître l’exclusivité de Christ

Un des fondements de l’universalisme est l’idée que tous les chemins mènent à Dieu. Pourtant, Jésus lui-même a déclaré : « Je suis le chemin, la vérité et la vie. Nul ne vient au Père que par moi » (Jean 14.6). Cette affirmation exclut toute possibilité de salut en dehors de Christ. L’universalisme dilue cette vérité en proposant une réconciliation universelle qui n’est pas ancrée dans la foi en Jésus.

Pour éviter ce piège, il est nécessaire de proclamer et de vivre l’exclusivité de Christ. Cela implique de rejeter les idées selon lesquelles toutes les religions ou philosophies ont une valeur égale devant Dieu. Bien que l’Évangile soit inclusif dans son appel (« Dieu veut que tous les hommes soient sauvés », 1 Timothée 2.4), il est exclusif dans sa méthode : le salut par la foi en Jésus-Christ seul.

Maintenir un équilibre entre amour et vérité

L’universalisme met souvent un accent excessif sur l’amour de Dieu au détriment de sa justice. Si l’amour de Dieu est infini et universel, sa justice l’est aussi. Le psaume 89.15 déclare : « La justice et l’équité sont la base de ton trône; la bonté et la fidélité sont devant ta face. » Une compréhension biblique de Dieu inclut ces deux aspects inséparables.

Pour éviter les pièges de l’universalisme, nous devons présenter un Évangile qui reflète fidèlement les deux facettes du caractère de Dieu. Cela signifie proclamer son amour inconditionnel, mais aussi avertir de la réalité du jugement à venir pour ceux qui rejettent son salut.

S’ancrer dans les Écritures

Un autre danger de l’universalisme est qu’il s’appuie souvent sur des interprétations erronées ou sélectives des Écritures. Par exemple, il peut isoler des passages qui parlent de l’amour de Dieu (comme 1 Jean 4.8) tout en ignorant ceux qui parlent de la conséquence du péché (comme Apocalypse 20.15).

Pour éviter ces dérives, il est crucial de connaître et de respecter le contexte biblique. Nous devons étudier l’ensemble des Écritures et les interpréter à la lumière de l’Esprit saint. Une lecture biblique fidèle et priante nous garde sur le chemin de la vérité.

Exhorter avec douceur et fermeté

Il peut être tentant de réagir avec frustration ou colère face à ceux qui adoptent des vues universalistes. Cependant, la Bible nous encourage à exhorter avec douceur : « Corrige avec douceur les adversaires, dans l’espérance que Dieu leur donnera la repentance pour arriver à la connaissance de la vérité » (2 Timothée 2.25). Une attitude empreinte d’amour peut ouvrir des cœurs à la vérité.

Conclusion

L’universalisme, bien que séduisant dans sa présentation, est un déni de la vérité biblique concernant le péché, le salut et la justice de Dieu. En comprenant les fondements de la foi chrétienne, en affirmant l’exclusivité de Christ, et en maintenant un équilibre entre l’amour et la vérité, nous pouvons éviter ces pièges. Plus que jamais, les croyants doivent s’ancrer dans les Écritures et proclamer un Évangile qui honore pleinement le caractère de Dieu. Face aux défis de notre époque, restons fidèles à l’appel de Jésus : annoncer la bonne nouvelle dans toute sa vérité et avec amour.

L’origine de l’universalisme et ses instigateurs initials

Introduction

L’universalisme est une doctrine théologique qui prétend que tous les êtres humains, sans exception, seront finalement sauvés et réconciliés avec Dieu, quelle que soit leur foi ou leurs actions sur terre. Cette croyance, séduisante par son apparente vision inclusive de l’amour divin, trouve ses origines dans les premiers siècles du christianisme et continue d’être soutenue par divers penseurs à travers les âges. Pourtant, elle repose sur des interprétations sélectives et souvent erronées des Écritures.

L’histoire de cette doctrine commence avec Origène d’Alexandrie, un théologien influent du IIIᵉ siècle, qui introduisit l’idée de l’apocatastase, la restauration finale de toutes choses, y compris les âmes en enfer. Ce concept, bien que condamné comme hérétique, a traversé les siècles, inspirant des figures théologiques majeures comme Grégoire de Nysse, Friedrich Schleiermacher et George MacDonald. Aujourd’hui encore, des auteurs contemporains tels que Rob Bell ou David Bentley Hart défendent des perspectives universalistes, provoquant un débat parmi les croyants.

Cependant, cette doctrine n’est pas seulement une question d’interprétation théologique : elle touche au cœur même de la foi chrétienne. Si tous sont inévitablement sauvés, quel est le rôle de la repentance, de la foi, et du libre arbitre dans le plan de Dieu ? Les Écritures elles-mêmes, lorsqu’elles sont étudiées dans leur contexte, montrent que l’universalisme contredit de nombreux enseignements bibliques fondamentaux, notamment sur le jugement, la justice divine, et le salut conditionnel.

Dans cette analyse, nous explorerons l’origine historique de l’universalisme, les figures qui l’ont promu à travers les âges, les passages bibliques utilisés pour appuyer cette doctrine, ainsi que ceux qui la réfutent. En établissant un jumelage clair entre ces textes, nous mettrons en lumière l’incompatibilité de l’universalisme avec le message biblique.

Promoteurs de l’universalisme à travers les âges

  • Origène (185–253), père de l’Église, il a enseigné la doctrine de l’apocatastase, selon laquelle tous seront restaurés à Dieu, y compris les âmes en enfer.
  • Grégoire de Nysse (335–395), père cappadocien, il a exprimé des vues proches de l’universalisme, croyant en la réconciliation finale de toute la création avec Dieu.
  • Peter Sterry (1613–1672), théologien puritain anglais qui a prôné une vision universaliste de la rédemption.
  • Friedrich Schleiermacher (1768–1834), théologien allemand influent, il croyait que l’amour de Dieu conduirait finalement au salut universel.
  • George MacDonald (1824–1905), auteur écossais et pasteur, souvent considéré comme un précurseur du mouvement universel de réconciliation. Son œuvre a influencé C.S. Lewis.
  • Hannah Whitall Smith (1832–1911), écrivaine chrétienne américaine, connue pour ses ouvrages spirituels et son soutien au salut universel.
  • Jürgen Moltmann (1926–2023), théologien allemand influent, il a exprimé des idées proches de l’universalisme, en mettant l’accent sur l’espoir universel et la rédemption de toute la création.

Promoteurs contemporains de l’universalisme

Aujourd’hui, l’universalisme est promu par plusieurs théologiens, écrivains et groupes religieux, tels que :

  • Rob Bell, auteur de Love Wins, qui défend l’idée que Dieu sauvera finalement tous les hommes.
  • Richard Rohr, un prêtre franciscain, qui intègre des perspectives universalistes dans ses enseignements sur l’amour de Dieu.
  • Robin Parry, théologien chrétienparticulièrement connu pour défendre l’universalisme chrétien. Son livre le plus connu est The Evangelical Universalist, qu’il a écrit sous le pseudonyme de Gregory MacDonald parce qu’il n’avait pas exprimé publiquement à l’époque sa croyance en l’universalisme.
  • Thomas Talbott, philosophe américain, auteur de The Inescapable Love of God, proposant une vision universaliste du salut chrétien.
  • David Bentley Hart, théologien et philosophe orthodoxe, auteur de That All Shall Be Saved, une défense théologique du salut universel.
  • John Hick, philosophe britannique de la religion, défenseur du pluralisme religieux et de l’idée que tous les chemins spirituels mènent à la réalité ultime.
  • Hans Urs von Balthasar, théologien catholique suisse, qui, bien qu’il n’affirme pas explicitement l’universalisme, explore l’espérance que tous puissent être sauvés, notamment dans son ouvrage Dare We Hope “That All Men Be Saved”?.
  • Jürgen Moltmann, théologien allemand, connu pour ses travaux sur l’espérance et la rédemption universelle, suggérant une orientation universaliste dans sa théologie.
  • Ilia Delio, sœur franciscaine et théologienne américaine, ses écrits sur la cosmologie et la théologie suggèrent une vision inclusive de la rédemption.
  • Keith DeRose, philosophe américain, qui a écrit sur l’universalisme chrétien et défend l’idée que la damnation éternelle est incompatible avec l’amour divin.
  • Richard Beck, psychologue et théologien américain, auteur de Stranger God, où il explore des thèmes liés à l’amour radical et à l’inclusivité divine, touchant parfois à des perspectives universalistes.

Ces auteurs, bien que provenant de traditions et de contextes différents, partagent une inclination vers l’idée que le salut pourrait être universel, reflétant ainsi une vision inclusive de l’amour et de la miséricorde divins.

Références bibliques utilisées pour appuyer l’universalisme

 1. Jean 12.32 « Et moi, quand j’aurai été élevé de la terre, j’attirerai tout le monde à moi. »


Mauvaise interprétation : Ils affirment que ce verset signifie que tous les hommes seront inévitablement sauvés, car Jésus attire « tout le monde » sans exception.

 2. Romains 5.18 « Ainsi donc, de même qu’une seule faute a entraîné une condamnation qui s’étend à tous les hommes, de même un seul acte juste conduit tous les hommes à être déclarés justes et à recevoir la vie. »

Mauvaise interprétation : Ils utilisent ce passage pour prétendre que la justification offerte par Christ s’applique automatiquement à tous les hommes sans distinction.

 3. 1 Corinthiens 15.22 « Car, de même qu’en Adam tous meurent, de même aussi dans le Christ tous revivront. »


Mauvaise interprétation : Ils enseignent que la résurrection promise à « tous » signifie le salut universel.

4. 2 Pierre 3.9 « Le Seigneur ne tarde pas à accomplir sa promesse, comme certains l’imaginent. Au contraire, il fait preuve de patience envers vous : il ne veut pas qu’un seul périsse, mais que tous parviennent à changer radicalement. »

Mauvaise interprétation : Ils considèrent ce verset comme une preuve que Dieu, dans sa volonté souveraine, sauvera finalement tout le monde.

Références bibliques réfutant l’universalisme

 1. Jean 3.36 « Celui qui met sa foi dans le Fils a la vie éternelle. Celui qui désobéit au Fils ne verra pas la vie, mais la colère de Dieu demeure sur lui. »

Réfute Jean 12.32 : Bien que Jésus attire les hommes à lui, cela ne garantit pas leur salut, qui est conditionné par la foi.

 2. Matthieu 25.46 « Et ceux-ci iront au châtiment éternel, tandis que les justes iront à la vie éternelle. »

Réfute Romains 5.18 : Ce passage établit clairement une distinction éternelle entre les justes et les injustes.

 3. Apocalypse 20.15 « Si quelqu’un ne se trouvait pas inscrit dans le livre de vie, il était jeté dans l’étang de feu. »

Réfute 1 Corinthiens 15.22 : La résurrection universelle n’implique pas le salut universel, car le jugement final différencie les croyants des incroyants.

 4. Luc 13.24-28 « Efforcez-vous d’entrer par la porte étroite. Car, je vous le dis, beaucoup chercheront à entrer et ne le pourront pas. »

Réfute 2 Pierre 3.9 : Ce passage montre que tous ne seront pas sauvés, car certains seront exclus du royaume de Dieu.

Jumelage des passages

Passages utilisés pour promouvoir l’universalismePassages réfutant l’universalisme
Jean 12.32 : « attirerai tout le monde à moi »Jean 3.36 : « Celui qui désobéit… »
Romains 5.18 : « conduit tous les hommes »Matthieu 25.46 : « châtiment éternel »
1 Corinthiens 15.22 : « tous revivront »Apocalypse 20.15 : « jeté dans l’étang de feu »
2 Pierre 3.9 : « ne veut pas qu’un seul périsse »Luc 13.24-28 : « beaucoup chercheront… »

Ces passages démontrent que l’universalisme repose sur des interprétations erronées des Écritures. Bien que la volonté de Dieu soit que tous soient sauvés, les Écritures enseignent clairement que le salut est conditionnel et que le jugement éternel est réel.

Conclusion

L’étude de l’universalisme révèle une tension constante entre le désir de certains de refléter l’amour universel de Dieu et la réalité biblique de son jugement juste et de son salut conditionnel. Si l’amour de Dieu est infini et son désir est que tous soient sauvés, comme le montre 2 Pierre 3.9, la Bible enseigne également que ce salut est offert à tous, mais qu’il n’est pas automatiquement accepté par tous. L’Évangile insiste sur la nécessité de la repentance, de la foi en Jésus-Christ, et d’une vie transformée par le Saint-Esprit.

La séduction de l’universalisme réside dans son message d’espoir universel. Il est facile de comprendre pourquoi certains souhaitent croire que tous, indépendamment de leurs choix ou de leur relation avec Dieu, finiront par être réconciliés avec lui. Toutefois, une lecture approfondie des Écritures montre que cette doctrine dénature le caractère de Dieu, qui est à la fois amour et justice. Des passages tels que Matthieu 25.46 et Apocalypse 20.15 confirment l’existence d’un jugement éternel pour ceux qui rejettent volontairement l’offre de salut.

L’universalisme, bien qu’il prétende refléter la miséricorde divine, finit par banaliser l’œuvre rédemptrice de Christ sur la croix. Si tous sont sauvés indépendamment de leurs choix, pourquoi Jésus est-il mort pour nos péchés ? Cette doctrine réduit également la gravité du péché et nie la réalité du libre arbitre humain. En cherchant à étendre l’amour de Dieu au-delà de ce que les Écritures enseignent, l’universalisme fausse la véritable nature du salut et du jugement.

Ainsi, il est essentiel pour les croyants de rester ancrés dans la vérité biblique. Le salut est une offre gratuite, mais elle exige une réponse personnelle : la foi en Jésus-Christ et l’obéissance à sa parole. En dénonçant les erreurs de l’universalisme, nous ne rejetons pas l’amour de Dieu, mais nous affirmons au contraire sa plénitude : un amour qui sauve, mais aussi un amour qui respecte les choix humains et maintient la justice. Finalement, le véritable espoir chrétien n’est pas l’universalisme, mais la promesse d’une vie éternelle pour ceux qui croient et suivent le Christ.

De l’endoctrinement à la vérité : avoir l’honnêteté et le courage spirituel pour s’en extirper

Introduction

Dans notre marche avec Christ, l’honnêteté et l’humilité sont des vertus essentielles pour demeurer dans la vérité. Cependant, il arrive que certains croyants, sans s’en rendre compte, soient influencés par des fausses doctrines. Ces erreurs doctrinales, souvent présentées sous des apparences attrayantes, peuvent saper les fondations de la foi véritable et conduire à un éloignement progressif de la vérité biblique. Admettre avoir été endoctriné et reconnaître ses erreurs demande non seulement de l’honnêteté, mais aussi du courage. Ce processus de reconnaissance et de repentance est crucial pour retrouver une relation authentique avec Dieu et éviter les conséquences spirituelles fatales d’une persistance dans l’erreur.

L’honnêteté d’admettre l’endoctrinement

Admettre que l’on a été endoctriné par de fausses doctrines est un acte d’honnêteté spirituelle. Cela implique de reconnaître que l’on a accepté des enseignements qui, bien que présentés comme bibliques, contredisent en réalité la Parole de Dieu. Les fausses doctrines exploitent souvent des aspirations légitimes — la prospérité, le succès, la sécurité — pour attirer les croyants dans un piège subtil.

Cette reconnaissance exige une confrontation avec soi-même. Elle nous pousse à examiner, à la lumière des Écritures, les enseignements que nous avons adoptés. Comme le Psalmiste le dit : « Éprouve-moi, ô Dieu, et connais mon coeur ! Examine-moi, et connais mes pensées ! » (Psaume 139.23, LSG). L’honnêteté spirituelle consiste à permettre à Dieu de révéler ce qui dans notre foi ou nos croyances est en contradiction avec sa vérité.

Réaliser la gravité de l’endoctrinement

Prendre conscience de la gravité de l’endoctrinement est une étape essentielle pour s’en libérer. L’endoctrinement ne se limite pas à une simple erreur doctrinale; il s’agit d’un conditionnement mental qui peut emprisonner l’esprit dans des mensonges et empêcher la personne de recevoir la vérité. Comme le souligne Bernard Werber : « Une personne intelligente changera d’avis si de nouvelles informations contredisent ses convictions, malheureusement, une personne endoctrinée n’a pas cette capacité, elle est conditionnée à rejeter les faits. » Cette citation met en lumière le danger de l’endoctrinement : il rend difficile, voire impossible, d’accepter des vérités qui contredisent ce que l’on a été conditionné à croire. Cela, je le vois beaucoup avec la fausse doctrine de l’enlèvement prétribulationnel. Certainement que c’est la même chose avec toutes les fausses doctrines. Pour un chrétien, cela signifie qu’un esprit endoctriné est fermé à la correction que l’Esprit de Dieu peut apporter, ce qui constitue un obstacle majeur à la croissance spirituelle.

Le courage de reconnaître et de se repentir

Reconnaître que l’on s’est trompé exige une grande dose de courage. C’est un acte d’humilité devant Dieu, mais aussi, devant d’autres croyants. Ce courage est d’autant plus important que l’orgueil humain peut chercher à justifier ou à minimiser l’erreur. Pourtant, la Bible est claire : « Celui qui cache ses transgressions ne prospère pas, mais celui qui les avoue et les abandonne obtient miséricorde » (Proverbes 28.13, BDS).

Le processus de repentance est une invitation à revenir à la vérité. Il ne s’agit pas simplement d’admettre une erreur, mais de prendre un engagement sincère de s’éloigner des doctrines trompeuses. La repentance implique de remplacer les mensonges par la vérité de la Parole de Dieu, comme Paul l’encourage : « Nous renversons les raisonnements et toute hauteur qui s’élève contre la connaissance de Dieu, et nous amenons toute pensée captive à l’obéissance de Christ » (2 Corinthiens 10.5, LSG).

Les dangers de persister dans l’erreur

Refuser de se repentir après avoir reconnu une erreur doctrinale expose le croyant à des conséquences graves. Les fausses doctrines, même attrayantes, finissent par éloigner de la vérité biblique et de Dieu lui-même. Elles conduisent à une foi déformée et peuvent même avoir des conséquences éternelles si elles ne sont pas corrigées.

Jésus avertit que les faux prophètes et les enseignements trompeurs seront présents jusqu’à la fin des temps : « Plusieurs faux prophètes s’élèveront et ils tromperont beaucoup de gens » (Matthieu 24.11, BDS). Le croyant qui persiste dans l’erreur court le risque de s’endurcir et de devenir insensible à la voix de l’Esprit, ce qui sera fatal spirituellement.

Conclusion

Pour un croyant, admettre avoir été endoctriné par de fausses doctrines et avoir fait une erreur demande une honnêteté et un courage qui honorent Dieu. Cependant, cette reconnaissance n’est qu’une étape. La repentance est essentielle pour se détourner des erreurs et retrouver la vérité de l’Évangile. En revenant à la saine doctrine, le croyant se place sous la grâce transformatrice de Dieu, qui restaure et fortifie ceux qui se tournent vers lui avec un coeur sincère. Que chacun de nous ait la sagesse d’examiner sa foi, l’humilité d’admettre ses erreurs et le courage de se repentir, afin de marcher dans la lumière de la vérité qui conduit à la vie éternelle.

Comment une fausse doctrine peut nous éloigner de la vérité de la Parole de Dieu et ses conséquences

Introduction

Dans un monde où les opinions divergent et où les croyances foisonnent, le chrétien se trouve confronté à un défi de taille : discerner la vérité biblique parmi une multitude d’enseignements. Les fausses doctrines, séduisantes en apparence, possèdent le pouvoir de dévier subtilement mais dangereusement les croyants du chemin tracé par Dieu. Leur impact ne se limite pas à des débats théologiques ; elles touchent au cœur de notre foi, altèrent notre compréhension des Écritures, fragilisent notre relation avec Dieu et influencent directement notre conduite quotidienne.

L’importance de ce sujet réside dans le fait qu’une doctrine erronée ne reste jamais un simple concept intellectuel. Elle infiltre nos pensées, modèle nos attentes, influence nos choix et, finalement, affecte notre marche avec Dieu. La Parole de Dieu nous avertit à maintes reprises contre les séductions des faux enseignements (Matthieu 7.15, Galates 1.6-9). Cette réalité appelle les croyants à une vigilance constante et à un engagement profond envers la vérité divine.

Dans ce contexte, ce texte explore les mécanismes concrets par lesquels une fausse doctrine peut nous éloigner de la vérité et propose des moyens bibliques pour rester fermement ancrés dans la foi. Il ne s’agit pas seulement d’un avertissement, mais d’un appel à renouveler notre attachement à Christ et à la pureté de son Évangile. Une fausse doctrine peut nous éloigner de la vérité de manière concrète et insidieuse, en influençant à la fois notre compréhension des Écritures, notre relation avec Dieu et notre conduite quotidienne. Voici quelques mécanismes précis :

1. Distorsion de la Parole de Dieu

Les fausses doctrines prennent toujours des passages bibliques hors de leur contexte ou les interprètent de manière erronée. Par exemple, la fausse doctrine de l’Évangile de prospérité qui réduit les bénédictions de Dieu à des gains matériels, alors que l’Écriture met l’accent sur les bénédictions spirituelles (Éphésiens 1.3).

2. Affaiblissement de la foi

Une fausse doctrine crée des attentes non bibliques. Lorsque celles-ci ne se réalisent pas, cela engendre souvent la déception, le découragement et le doute. Notamment, la croyance en un enlèvement prétribulationnel (avant la période des tribulations) amènera des croyants à abandonner leur foi lorsque des tribulations arriveront.

3. Éloignement de Christ

Certaines doctrines fausses placent des médiateurs ou des systèmes humains entre le croyant et Dieu. C’est le cas des doctrines qui insistent sur des œuvres spécifiques pour le salut, au lieu de la foi en Christ seul (Éphésiens 2.8-9).

4. Division dans l’Église

Une fausse doctrine introduit des divisions en créant des factions ou des querelles autour de concepts non essentiels. C’est le cas des débats inutiles sur des points secondaires qui peuvent détourner l’Église de sa mission principale de prêcher l’Évangile.

5. Esclavage spirituel

Les fausses doctrines imposent des règles ou des pratiques non bibliques qui enferment les croyants dans la peur ou la culpabilité. Les enseignements légaux qui insistent sur des traditions humaines comme condition pour plaire à Dieu en est un exemple. (Marc 7.8-9).

6. Orientation vers le monde

Certaines fausses doctrines séduisent les croyants en les poussant à rechercher les plaisirs et les valeurs du monde au lieu des choses célestes. En guise d’exemple, la théologie de la prospérité oriente vers une quête effrénée de richesse terrestre, au détriment de la recherche du Royaume de Dieu (Matthieu 6.33).

7. Entrave de la mission de l’Église

Les croyances erronées détournent les ressources, l’énergie et le focus de l’Église, l’empêchant d’accomplir son rôle prophétique. Une église obsédée par des prophéties fantaisistes ou des dates précises pour le retour du Christ démontre une église centré sur elle-même.

8. Comment prévenir l’éloignement de la vérité

  • Connaître les Écritures : Étudier la Bible avec prière et dans son contexte.
  • Discerner par l’Esprit : Demander au Saint-Esprit de guider dans la compréhension.
  • S’entourer de vrais enseignants : Vérifier les enseignements à la lumière de la Parole de Dieu.
  • Rester centré sur Christ : Ne pas s’écarter de la simplicité et de la pureté de l’Évangile (2 Corinthiens 11.3).

Conclusion

Les fausses doctrines, qu’elles se manifestent par des interprétations erronées des Écritures ou par des enseignements contraires à la vérité biblique, représentent une menace réelle pour la foi chrétienne. Leur influence ne s’arrête pas aux idées ; elles touchent notre cœur, notre relation avec Dieu, notre témoignage dans le monde et la mission de l’Église. En les tolérant, nous risquons non seulement de perdre de vue les bénédictions spirituelles qui sont les nôtres en Christ, mais aussi de détourner d’autres âmes de la voie du salut.

Cependant, l’Évangile demeure la puissance de Dieu pour nous sauver et nous garder (Romains 1.16). La fidélité à la Parole de Dieu, guidée par le Saint-Esprit, constitue la meilleure défense contre ces pièges spirituels. En étudiant les Écritures, en priant pour recevoir le discernement divin, et en nous entourant de leaders fidèles et ancrés dans la vérité, nous pouvons résister aux séductions de l’erreur et demeurer fermes dans la foi.

En Christ, nous avons la promesse de la victoire sur toute tromperie et la force de marcher selon la vérité, dans l’amour et la fidélité. Que notre foi ne soit pas ébranlée par des doctrines étrangères, mais qu’elle s’affermisse chaque jour dans l’espérance, la paix et la joie qu’offre une relation authentique avec notre Sauveur. Restons vigilants, gardant les yeux fixés sur Jésus, l’auteur et le consommateur de notre foi (Hébreux 12.2), afin d’être trouvés fidèles jusqu’à son retour glorieux au dernier jour. En restant ancré dans la vérité biblique, on évite les pièges des doctrines trompeuses et on reste fidèle à la vocation chrétienne.

Doctrine de la prédestination

Introduction

La prédestination, telle qu’enseignée dans la théologie calviniste, soulève des questions profondes sur la nature de Dieu, la responsabilité humaine et la compréhension du salut. Cette doctrine affirme que Dieu a, avant même la création du monde, prédéterminé le destin éternel de chaque individu, certains étant choisis pour le salut et d’autres pour la damnation. Une telle vision, bien qu’elle s’appuie sur certains textes bibliques, suscite des débats théologiques intenses et interpelle sur le caractère même de Dieu.

Au cœur de cette controverse se trouve une tension entre la souveraineté divine et le libre arbitre humain. Comment concilier un Dieu d’amour, qui désire que tous soient sauvés, avec une doctrine qui semble limiter cette grâce à un groupe prédéterminé ? Les partisans de la prédestination calviniste s’appuient sur des passages comme Romains 8:29 ou Éphésiens 1:4 pour justifier leur position, mais ces interprétations résistent-elles à l’examen global des Écritures ?

Cette réflexion invite à une exploration profonde des enseignements bibliques concernant la souveraineté de Dieu, le libre arbitre de l’homme, et l’universalité de l’offre de salut. L’enjeu n’est pas seulement théologique, mais spirituel : il s’agit de comprendre pleinement l’amour et la justice de Dieu, tout en répondant à Son appel avec un cœur libre et responsable. Que nous révèle réellement la Bible sur le plan de Dieu pour l’humanité et la nature de Son appel à la foi ?

Origine de la doctrine de la prédestination

La doctrine de la prédestination trouve ses racines dans les enseignements d’Augustin d’Hippone (354-430 apr. J.-C.), qui a développé cette idée en réaction à Pélage, un moine britannique. Augustin a mis en avant l’idée que Dieu choisit souverainement ceux qui seront sauvés, indépendamment de leurs œuvres ou de leur foi.

Plus tard, Jean Calvin (1509-1564), un théologien de la Réforme, a systématisé cette doctrine dans son ouvrage L’Institution chrétienne. Il a popularisé la doctrine sous la forme de la « double prédestination », affirmant que Dieu a prédestiné certains à la vie éternelle et d’autres à la damnation.

Promoteurs contemporains de cette doctrine

Aujourd’hui, cette doctrine est promue principalement par des églises et des courants réformés ou calvinistes. Parmi les figures modernes qui défendent cette position, on trouve :

  • John Piper
  • R.C. Sproul
  • Timothy Keller
  • Les mouvements tels que The Gospel Coalition et Desiring God.

Références bibliques utilisées pour appuyer la doctrine de la prédestination

  1. Romains 8.29-30 « Car ceux que Dieu a connus d’avance, il les a aussi destinés d’avance à devenir semblables à son Fils, afin que celui-ci soit l’aîné de nombreux frères. Ceux qu’il a destinés d’avance, il les a aussi appelés ; ceux qu’il a appelés, il les a aussi déclarés justes ; et ceux qu’il a déclarés justes, il leur a aussi accordé la gloire. »
    • Mauvaise interprétation : Ces versets sont interprétés pour signifier que Dieu a choisi d’avance certains individus pour le salut, sans considération de leur foi ou de leur choix personnel.
  1. Éphésiens 1.4-5 « En lui, Dieu nous a choisis avant la création du monde pour que nous soyons saints et sans défaut devant lui. Dans son amour, il nous a destinés d’avance à être ses enfants qu’il voulait adopter par Jésus-Christ. Voilà ce qu’il a voulu dans sa bonté. »
    • Mauvaise interprétation : Les calvinistes affirment que ce passage prouve que Dieu a souverainement choisi certaines personnes pour être sauvées avant la fondation du monde.
  1. Jean 6.44 « Personne ne peut venir à moi, à moins que le Père qui m’a envoyé ne l’attire, et moi, je le ressusciterai au dernier jour. »
    • Mauvaise interprétation : Ce verset est utilisé pour soutenir que Dieu n’attire qu’un groupe particulier de personnes, excluant les autres.

Passages bibliques qui réfutent cette doctrine

  1. 2 Pierre 3.9 « Le Seigneur ne tarde pas à tenir sa promesse, comme certains le pensent. Mais il fait preuve de patience envers vous : il ne veut qu’aucun périsse, mais que tous arrivent à changer de vie. »
    • Réfutation : Dieu désire que tous soient sauvés et n’a pas prédestiné certains à la damnation. Cela contredit l’idée de la « double prédestination ».
  1. 1 Timothée 2.3-4 « Voilà ce qui est bon et agréable à Dieu notre Sauveur, car il veut que tous les hommes soient sauvés et parviennent à connaître pleinement la vérité. »
    • Réfutation : Dieu veut que tous soient sauvés, ce qui est incompatible avec l’idée que certains seraient exclus d’avance.
  1. Jean 3.16 « Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse pas mais ait la vie éternelle. »
    • Réfutation : Le salut est ouvert à quiconque croit, et non limité à un groupe prédestiné.
  1. Deutéronome 30.19 « Aujourd’hui, je prends le ciel et la terre à témoin : je mets devant toi la vie et la mort, la bénédiction et la malédiction. Choisis la vie, afin que toi et tes descendants vous viviez. »
    • Réfutation : Ce verset souligne la responsabilité humaine dans le choix de la vie ou de la mort.

Jumelage des passages

Passages qui promeuvent la doctrinePassages qui la réfutent
Romains 8.29-302 Pierre 3.9 : Dieu ne veut qu’aucun périsse.
Éphésiens 1.4-51 Timothée 2.3-4 : Dieu veut que tous soient sauvés.
Jean 6.44Jean 3.16 : Le salut est offert à quiconque croit.

Deutéronome 30.19 : L’homme a le choix de suivre Dieu.

Conclusion

La doctrine de la prédestination repose sur une interprétation erronée de certains passages bibliques, qui ignorent souvent le contexte et les enseignements globaux de l’Écriture. En examinant attentivement les versets, on constate que Dieu offre son salut à tous, laissant à chaque individu le choix de croire ou non.

La doctrine calviniste de la prédestination pose une question centrale : quel est le cœur de Dieu envers l’humanité ? En affirmant que Dieu choisit souverainement qui sera sauvé et qui sera condamné, sans considération pour la foi ou les choix des individus, cette doctrine semble peindre une image d’un Dieu arbitraire, distant, et sélectif. Pourtant, le témoignage global des Écritures offre une perspective différente : celle d’un Dieu aimant, juste, et désireux que tous parviennent au salut.

Des versets comme 2 Pierre 3:9 et Jean 3:16 témoignent de l’universalité de l’amour divin et de l’offre de salut. Dieu ne fait pas acception de personnes et appelle chaque homme et chaque femme à répondre librement à son invitation. Si le salut est une grâce imméritée, il implique aussi une réponse active de foi et d’obéissance. Ce que la prédestination calviniste néglige, c’est l’équilibre entre la souveraineté de Dieu et la responsabilité humaine, un équilibre que la Bible met en lumière de manière cohérente.

Cette réflexion nous pousse à examiner la manière dont nous comprenons Dieu et Sa relation avec l’humanité. Sommes-nous prêts à voir Dieu comme un Père aimant, offrant une véritable liberté à Ses enfants, ou sommes-nous tentés par une vision qui réduit l’homme à un spectateur passif de son propre salut ? Plus encore, sommes-nous capables de proclamer un Évangile qui reflète pleinement le caractère de Dieu : sa justice, son amour, et son désir de voir tous les hommes et femmes sauvés ?

Alors que nous cherchons à comprendre ces vérités profondes, la question demeure : comment pouvons-nous vivre et partager un message de grâce universelle, tout en restant fidèles à la révélation biblique ? Ce défi nous invite à approfondir notre foi, à rester ancrés dans la Parole et à proclamer avec assurance un Dieu dont l’amour dépasse toutes nos compréhensions humaines.

Prédestination calviniste : une doctrine en contradiction avec la Bible ?

Introduction

La question de la prédestination est l’un des débats les plus anciens et les plus complexes de la théologie chrétienne. Au cœur de ce sujet se trouve une tension apparente entre la souveraineté absolue de Dieu et le libre arbitre humain. La doctrine calviniste de la prédestination, en particulier sous sa forme de “double prédestination”, affirme que Dieu a déterminé, avant même la création du monde, qui serait sauvé et qui serait condamné, sans égard à la foi ou aux œuvres de l’individu. Une telle vision, bien qu’elle prétende refléter la grandeur de la souveraineté divine, soulève des questions profondes sur le caractère de Dieu et la nature de Sa relation avec l’humanité.

Pourquoi cette doctrine est-elle si controversée ? D’un côté, elle repose sur des interprétations spécifiques de certains passages bibliques, souvent tirés de leur contexte. De l’autre, elle semble contredit des vérités fondamentales des Écritures, notamment l’amour universel de Dieu, le libre arbitre, et l’offre ouverte du salut à tous. Les partisans de cette doctrine soulignent la puissance et l’autorité de Dieu, mais à quel prix ? La présentation d’un Dieu qui choisit arbitrairement qui sera sauvé et qui sera damné semble incompatible avec Sa nature aimante et juste révélée dans la Bible.

Cette réflexion invite à un examen attentif des Écritures et à une remise en question de toute doctrine qui pourrait déformer le caractère de Dieu. Sommes-nous prêts à remettre en cause des interprétations théologiques si elles semblent en contradiction avec l’ensemble du témoignage biblique ? Plus encore, comment comprenons-nous le salut : comme une grâce souveraine imposée, ou comme une invitation universelle à laquelle chaque individu est libre de répondre ? En explorant ces questions, nous cherchons à mieux comprendre non seulement ce que Dieu a fait pour l’humanité, mais aussi qui Il est dans Son essence même.

La fausse doctrine de la prédestination, particulièrement sous sa forme calviniste, enseigne que Dieu a souverainement choisi, avant la fondation du monde, qui serait sauvé et qui serait condamné. Elle repose sur une interprétation biaisée de certains passages bibliques et est souvent associée à la théologie réformée et au calvinisme. Voici une présentation des principaux éléments de cette doctrine et de ses faiblesses :

1. La définition de la prédestination selon le calvinisme

La doctrine calviniste enseigne une « double prédestination » :

  • Prédestination au salut : Dieu choisit souverainement certains individus pour être sauvés, sans considération de leur foi ou de leurs œuvres.
  • Prédestination à la damnation : Dieu décrète également que d’autres individus seront condamnés, toujours sans lien avec leurs actions ou leurs choix.

Ce point de vue repose sur l’idée de la souveraineté absolue de Dieu et sur une vision déterministe de l’histoire humaine.

2. Passages bibliques souvent utilisés pour soutenir la prédestination

Les partisans de cette doctrine s’appuient principalement sur :

  • Romains 8.29-30 : « Ceux que Dieu a connus d’avance, il les a aussi destinés d’avance à devenir semblables à son Fils. »
  • Éphésiens 1.4-5 : « Dieu nous a choisis avant la création du monde. »
  • Jean 6.44 : « Personne ne peut venir à moi, à moins que le Père qui m’a envoyé ne l’attire. »
  • Romains 9.16 : « Cela ne dépend donc ni de la volonté ni des efforts de l’homme, mais de Dieu qui a compassion. »

Ces passages, souvent sortis de leur contexte, sont interprétés pour affirmer que Dieu choisit de manière arbitraire qui sera sauvé.

3. Problèmes avec cette doctrine

  1. Contradiction avec le caractère de Dieu :
    • Cette doctrine contredit les attributs bibliques de Dieu comme son amour et sa justice. Dieu est présenté dans la Bible comme désirant que tous soient sauvés (2 Pierre 3.9 ; 1 Timothée 2.3-4).
  2. Refus du libre arbitre humain :
    • Le calvinisme nie ou minimise la responsabilité et le choix de l’homme, ce qui est contraire à de nombreux passages bibliques où Dieu appelle les hommes à faire un choix libre (Deutéronome 30.19, Josué 24.15).
  3. Mauvaise exégèse des textes :
    • Les textes utilisés pour soutenir la prédestination sont souvent interprétés sans tenir compte du contexte global de la Bible, qui met en avant l’offre universelle du salut.

4. Doctrine biblique alternative : la grâce pour tous

La Bible enseigne que :

  • Le salut est offert à tous (Jean 3.16).
  • Dieu ne fait pas de favoritisme (Actes 10.34-35).
  • Chacun est responsable de répondre à l’appel de Dieu par la foi (Romains 10.9-10).

5. Ceux qui la promeuvent aujourd’hui

La doctrine calviniste est aujourd’hui promue principalement par :

  • Des théologiens réformés contemporains comme John Piper, R.C. Sproul, ou Al Mohler.
  • Des mouvements comme The Gospel Coalition et des églises affiliées aux courants presbytériens et réformés.

6. Versets qui réfutent la fausse doctrine

2 Pierre 3.9 « Il ne veut qu’aucun périsse, mais que tous arrivent à changer de vie. »

  • Dieu désire le salut pour tous, ce qui contredit une prédestination exclusive.

1 Timothée 2.3-4 « Dieu veut que tous les hommes soient sauvés et parviennent à connaître pleinement la vérité. »

  • Cela montre que le salut n’est pas limité à un groupe prédéterminé.

Jean 3.16 « Quiconque croit en lui ne périsse pas mais ait la vie éternelle. »

  • Le salut est offert à quiconque croit, non à un groupe particulier.

Deutéronome 30.19 « Choisis la vie, afin que toi et tes descendants vous viviez. »

  • La responsabilité humaine de choisir Dieu est clairement affirmée.

7. Synthèse

La doctrine calviniste de la prédestination repose sur une mauvaise compréhension de la souveraineté de Dieu et une lecture sélective des Écritures. Elle contredit le témoignage global de la Bible qui révèle un Dieu aimant, juste, et désireux que tous les hommes soient sauvés. Les enseignements bibliques sur le libre arbitre, l’amour universel de Dieu et l’offre ouverte du salut réfutent cette fausse doctrine.

Conclusion

La doctrine calviniste de la prédestination pose une question fondamentale : quel est le véritable cœur de Dieu envers l’humanité ? Si cette doctrine présente un Dieu souverain, elle semble en même temps réduire Sa justice et Son amour à une réalité arbitraire et sélective. Pourtant, le témoignage global de la Bible peint un tableau bien différent : un Dieu dont l’amour s’étend à tous, qui invite chaque individu à choisir la vie et qui offre un salut universel à travers Jésus-Christ.

Les Écritures sont claires sur le fait que Dieu ne fait pas de favoritisme (Actes 10:34) et qu’Il veut que tous parviennent à la repentance (2 Pierre 3:9). La doctrine de la prédestination, dans sa forme calviniste, semble contredire ces vérités essentielles en suggérant que certains sont prédestinés à être sauvés et d’autres à être damnés, sans aucun rôle pour le libre arbitre humain. Une telle vision réduit non seulement la responsabilité de l’homme, mais limite également l’amour infini de Dieu, qui transcende nos compréhensions humaines.

Cette réflexion nous invite à examiner la manière dont nous comprenons et proclamons Dieu. Proclamons-nous un Dieu qui restreint Son amour à un groupe choisi, ou un Dieu qui appelle tous les hommes et femmes à se tourner vers Lui, dans un acte de foi libre et volontaire ? Plus encore, notre compréhension de la souveraineté divine reflète-t-elle un Dieu qui impose ou un Dieu qui invite ?

Le défi pour chaque croyant est de rester fidèle à l’ensemble du témoignage des Écritures, en évitant les interprétations qui déséquilibrent l’image de Dieu. Nous devons proclamer un Évangile qui honore à la fois la souveraineté de Dieu et le libre arbitre humain, tout en reflétant un Dieu aimant et juste. Alors que nous avançons dans notre foi, la question demeure : sommes-nous prêts à accepter un Dieu dont l’amour et la justice dépassent nos limites humaines et qui invite chacun, sans exception, à entrer dans Sa grâce ? Cette invitation universelle est au cœur du véritable Évangile, et elle reste un appel à la fois profond et transformateur.

Les soixante-dix septaines (semaines) de Daniel 9.24-27 : les caractéristiques d’une erreur monumentale 

La première partie de l’analyse de Daniel 9.24-27 met en évidence l’importance de cette prophétie pour le peuple de Dieu, soulignant son lien avec l’œuvre rédemptrice de Jésus-Christ. Elle rejette les interprétations dispensationalistes, affirmant que la prophétie se concentre sur la réconciliation de l’humanité avec Dieu, la fin des sacrifices et l’établissement d’une justice éternelle.

Première partie

Introduction

Les prophéties bibliques ont toujours fasciné les croyants et les érudits. Elles suscitent à la fois émerveillement et débats. Parmi celles-ci, Daniel 9.24-27 tient une place particulière. Parce qu’elle trace une chronologie prophétique riche en sens pour le peuple de Dieu. Cependant, cette prophétie a souvent été interprétée à travers des prismes doctrinaux erronés.

Le dispensationalisme divise artificiellement l’histoire rédemptrice de Dieu en périodes distinctes qui sont des périodes incohérentes avec le témoignage global des Écritures. Il est crucial de revenir à une lecture contextualisée et bibliquement fondée de cette prophétie. En rejetant les concepts d’une « parenthèse prophétique » ou d’une « période de tribulation de sept ans ». Ainsi, nous retrouvons la cohérence et la puissance de ce passage, qui pointent directement vers Jésus-Christ. Celui qui est l’accomplissement ultime du plan rédempteur de Dieu. 

Attardons-nous, pour le moment, à l’analyse de Daniel 9.24-27, verset par verset. Faisons-le en nous éloignant des interprétations fondées sur les fausses doctrines dispensationalistes et concentrons-nous sur une lecture contextualisée, historique et conforme à l’ensemble de la Bible. 

Mentionnons que les doctrines dispensationalistes ne sont pas conformes à la Bible. Les tenants de cette fausse doctrine prennent une septaine (semaine) et la reportent deux mille six cents ans plus tard, qui disons-le, n’est pas cohérent avec cette prophétie de Daniel 9.24-27 comme nous allons le voir. 

Cette approche que j’apporte aujourd’hui est conforme aux Écritures. D’abord, elle met en lumière l’accomplissement prophétique dans l’histoire d’Israël et dans la personne de Jésus-Christ. Puis, elle évite des séparations artificielles entre Israël et l’Église. Finalement, elle rejette la théorie sans fondement de la période de tribulations de sept ans avant le retour de Jésus.

Daniel 9.24 : Une prophétie de rédemption

Lisons maintenant le texte de Daniel 9.24 « Une période de soixante-dix septaines a été fixée pour ton peuple et pour ta ville sainte, pour mettre un terme à la révolte contre Dieu, pour en finir avec les péchés, et pour expier, les fautes ainsi que pour instaurer une justice éternelle, pour accomplir vision et prophétie, et pour conférer l’onction à un sanctuaire très saint. »

Ce passage nous parle d’un temps fixé de soixante-dix septaines ou semaines. Une septaine est un groupe de sept. Alors, ici on parle d’un groupe de sept ans. La version Louis Second et d’autres appelle ce groupe de sept semaines en raison du groupe de sept comme les jours de la semaine.

Si nous faisons le calcul, il s’agit d’une période de 7 fois 70 ans, ce qui fait 490 ans. La prophétie de Daniel s’étend sur une période de quatre cent quatre-vingt-dix ans continus sans interruption ni rapport à une date ultérieure. Le contexte de cette prophétie est en rapport avec la venue du Seigneur Jésus. Elle nous parle de la fin de l’ancienne alliance et de l’instauration de la nouvelle. C’est une étape très importante tant pour le peuple juif que pour les nations. 

Maintenant, considérons que ces périodes doivent être comprises symboliquement et littéralement, dans un cadre prophétique. Parce qu’elles englobent l’histoire d’Israël et son rôle dans le plan rédempteur de Dieu, culminant dans le ministère du Messie et non pas au-delà. Certains ont inventé un récit fantastique en attribuant le terme oint à la personne de l’antichrist. Puis, ils ont pris la dernière semaine en disant que cette semaine n’est pas encore accomplie et qu’elle le sera avec la venue de l’antichrist. Ce qui est totalement faux. C’est une erreur monumentale que nous devons dénoncer. Ça n’a pas de sens d’insulter l’intelligence des croyants de la sorte.

Dans le passage, de Daniel 9.24, que nous venons de lire, nous retrouvons six thèmes principaux. Vous allez vous apercevoir que Jèésus est totalement présent dans ce premier verset de la prophétie.

La première chose que nous découvrons est « mettre un terme à la révolte contre Dieu » et cela se réfère à la réconciliation de l’humanité avec Dieu par l’œuvre du Messie. Le prophète Ésaïe nous dit: « Mais c’est pour nos péchés qu’il a été percé, c’est pour nos fautes qu’il a été brisé. Le châtiment qui nous donne la paix est retombé sur lui et c’est par ses blessures que nous sommes guéris. Nous étions tous errants, pareils à des brebis, chacun de nous allait par son propre chemin : l’Éternel a fait retomber sur lui les fautes de nous tous. » (Ésaïe 53.5-6)

L’apôtre Paul dans le même ordre d’idée dira : « Tout cela est l’œuvre de Dieu, qui nous a réconciliés avec lui par Christ et qui nous a confié le ministère de la réconciliation. En effet, Dieu était en Christ, réconciliant les hommes avec lui-même, sans tenir compte de leurs fautes, et il a fait de nous les dépositaires du message de la réconciliation. » (2 Corinthiens 5.18-19)

À la lumière des Écritures, celui qui a mis fin à la révolte contre Dieu c’est le Seigneur Jésus. Il nous a réconcilié avec Dieu comme nous le mentionne Paul « Mieux encore : nous plaçons désormais notre fierté en Dieu par notre Seigneur Jésus-Christ qui nous a obtenu la réconciliation. » (Romains 5.11)

Le second point est « en finir avec les péchés ».  C’est parce que Christ a porté nos péchés sur la croix pour que nous soyons pardonnés. La loi ne pouvait pas purifier complètement du péché. Le sacrifice de Christ, oui. L’apôtre Pierre écrit:  « Il a pris nos péchés sur lui et les a portés dans son corps, sur la croix, afin qu’étant morts pour le péché, nous menions une vie juste. Oui, c’est par ses blessures que vous avez été guéris. » (1 Pierre 2.24)

L’auteur de l’épitre aux Hébreux ajoute en ce sens « Autrement, il aurait dû souffrir la mort à plusieurs reprises depuis le commencement du monde. Non, il est apparu une seule fois, à la fin des temps, pour ôter les péchés par son sacrifice. » (Hébreux 9.26)

On voit bien jusqu’à maintenant que ce passage de Daniel nous parle véritablement du messie qui devait venir pour mettre un terme définitif aux sacrifices d’animaux.

La mention suivante est « expier les fautes ». L’expiation a été pleinement accomplie par le sang du Christ versé à la croix rendant obsolète le système sacrificiel de l’Ancien Testament. Le sang de Jésus fut versé une seule fois rendant ce sacrifice parfait contrairement aux sacrifices des animaux qu’il fallait toujours répétés sans cesse. Hébreux 9.11-14 nous dit: « Or, Christ est venu en tant que grand-prêtre pour nous procurer les biens qu’il nous a désormais acquis. Il a traversé un tabernacle plus grand et plus parfait que le sanctuaire terrestre, un tabernacle qui n’a pas été fabriqué par des mains humaines, c’est-à-dire qui n’appartient pas à ce monde créé. Il a pénétré une fois pour toutes dans le sanctuaire ; il y a offert, non le sang de boucs ou de veaux, mais son propre sang. Il nous a ainsi acquis un salut éternel. En effet, le sang des boucs et des taureaux et les cendres d’une vache que l’on répand sur des personnes rituellement impures leur rendent la pureté extérieure. Mais Christ s’est offert lui-même à Dieu, sous la conduite de l’Esprit éternel, comme une victime sans défaut. À combien plus forte raison, par conséquent, son sang purifiera-t-il notre conscience des œuvres qui mènent à la mort afin que nous servions le Dieu vivant. » 

L’apôtre Jean mentionne dans le même ordre d’idée : « Car il a expié nos péchés, et pas seulement les nôtres, mais ceux de gens du monde entier. » (1 Jean 2.2) Le sacrifice de Christ est universel et s’étend à tout le genre humain, quel que soit son sexe, son statut social ou encore sa nationalité.  

Ensuite, la prophétie mentionne « instaurer une justice éternelle ». Jésus est venu instaurer une justice éternelle. Cela parle de la justice parfaite et éternelle apportée par Christ à travers son œuvre rédemptrice. Une justice, non plus temporaire, mais maintenant ayant une portée éternelle. Justice a été faite, et cela pour l’éternité à travers le ministère de rédemption de Jésus. Le prophète Jérémie écrivait : « Voici venir le temps, l’Éternel le déclare, où je vais donner à David un germe juste. Il régnera avec sagesse et il exercera le droit et la justice dans le pays. À cette époque-là, Juda sera sauvé, et Israël vivra dans la sécurité. Voici quel est le nom dont on l’appellera : L’Éternel est notre justice ». (Jérémie 23.5-6)

L’apôtre Paul confirme aussi ce fait concernant l’instauration d’une justice éternelle par Christ mentionnant : « Mais maintenant, Dieu a manifesté, sans faire intervenir la Loi, la justice qu’il nous accorde et à laquelle les livres de la Loi et des prophètes rendent témoignage. Dieu déclare les hommes justes par leur foi en Jésus-Christ, et cela s’applique à tous ceux qui croient, car il n’y a pas de différence entre les hommes. » (Romains 3.21-22)  

Il dira aussi dans sa deuxième épitre aux Corinthiens le chapitre 5 et le verset 21 : « Celui qui était innocent de tout péché, Dieu l’a condamné comme un pécheur à notre place pour que, dans l’union avec Christ, nous recevions la justice que Dieu accorde. » 

Jusqu’à maintenant, il n’y a pas de doute que cette prophétie parle évidemment du fils de Dieu. C’est le contexte que nous découvrons jusqu’à maintenant. 

Ce n’est pas tout, continuons alors qu’il est dit: « accomplir vision et prophétie ». Toutes les prophéties trouvent leur accomplissement en Christ. Jean 19.30 nous dit : « Quand il eut goûté le vinaigre, Jésus dit : tout est accompli. Il pencha la tête et rendit l’esprit. » Il a accompli à ce moment vision et prophétie.  « Puis il leur dit : voici ce que je vous ai dit quand j’étais encore avec vous : il faut que s’accomplisse tout ce qui est écrit de moi dans la Loi de Moïse, dans les prophètes, et dans les Psaumes. » (Luc 24.44)

De même, l’évangéliste Matthieu écrit: « Ne vous imaginez pas que je suis venu pour abolir ce qui est écrit dans la Loi ou les prophètes ; je ne suis pas venu pour abolir, mais pour accomplir. » ( Matthieu 5.17)

L’œuvre de Christ était d’accomplir la loi qui était en quelque sorte une vision des choses à venir qui avait été prophétisé dans tout l’Ancien Testament. 

Jésus a accompli la loi sacrificielle. Il n’était donc plus nécessaire que les sacrifices d’animaux se perpétuent après la mort de Christ. C’est pour cela qu’il a accompli vision et prophétie.

Regardons maintenant un dernier point qui est celui de « conférer l’onction à un sanctuaire très saint » 

Les croyants comme temple spirituel. Paul nous dit dans son épitre aux Éphésiens chapitre 2 et les versets 21 et 22 la chose suivante : « En lui toute la construction s’élève, bien coordonnée, afin d’être un temple saint dans le Seigneur, et, unis à Christ, vous avez été intégrés ensemble à cette construction pour former une demeure où Dieu habite par l’Esprit. » C’est seulement par l’intermédiaire de Christ que cela est devenu possible. Il dit encore : « Ne savez-vous pas que vous êtes le temple de Dieu et que l’Esprit de Dieu habite en vous ? Si quelqu’un détruit son temple, Dieu le détruira. Car son temple est saint, et vous êtes ce temple. » (1 Corinthiens 3.16-17)

Finalement, l’apôtre Pierre écrit : « Et vous aussi, comme des pierres vivantes, vous qui formez un temple spirituel, édifiez-vous pour constituer une sainte communauté de prêtres, chargés de lui offrir des sacrifices spirituels qu’il pourra accepter favorablement par Jésus-Christ. » (1 Pierre 2.5) 

Christ par sa mort à conférer l’onction à un temple très saint. Ce sanctuaire est le peuple de Dieu qui est maintenant composé de personnes ayant cru en Jésus et ayant mis leur foi en lui. Qu’ils soient de n’importe quelle nationalité incluant les juifs. D’ailleurs, c’est ce que Paul enseigne en Romains et Galates. 

Contrairement à ce que l’on nous a toujours dit, il n’y a pas trois groupes sur la terre. Il y en a deux seulement. Chaque individu appartient à l’un ou l’autre de ces groupes. Ces groupes sont les nations et le peuple de Dieu. Le bon blé et l’ivraie. Les boucs et les brebis. La Bible ne nous parle toujours que de deux groupes. Ce que le dispensationaliste nous apporte est encore une fois complètement faux. Lorsque la Bible dans le Nouveau Testament parle du peuple de Dieu et principalement dans le livre de l’Apocalypse, bien ce sont tous les croyants qui ont mis leur foi en Jésus. 

Conclusion

En conclusion de cette première partie, nous avons exploré en profondeur Daniel 9.24 et mis en lumière la richesse et la précision de cette prophétie concernant l’œuvre rédemptrice de Jésus-Christ. Chaque aspect — mettre fin à la révolte, expier les péchés, instaurer une justice éternelle, accomplir vision et prophétie, et conférer l’onction à un sanctuaire très saint — pointe indéniablement vers le Messie et son rôle central dans le plan de rédemption divin.

Nous constatons que cette prophétie ne soutient aucunement les interprétations erronées qui cherchent à y insérer des doctrines non bibliques, telles que l’implication de l’antichrist dans une hypothétique dernière semaine. Ces distorsions dénaturent la véritable portée de ce texte prophétique, qui célèbre l’œuvre parfaite et accomplie de Christ.

Dans la suite de notre réflexion, nous approfondirons d’autres aspects essentiels de cette prophétie pour mieux comprendre comment elle s’accomplit pleinement dans le plan divin, en formant le peuple de Dieu, composé de toutes les personnes ayant mis leur foi en Jésus-Christ, quelle que soit leur nationalité. Les nations, quant à elles, représentent ceux qui ne croient pas en Jésus. Restons fermement enracinés dans les Écritures pour mieux glorifier celui qui a tout accompli pour notre salut.

7 raisons pour lesquelles Noël n’est pas une fausse doctrine 

Introduction

Dans un monde où les traditions et les célébrations sont parfois remises en question, il est essentiel pour les croyants de s’assurer que leurs pratiques reposent sur des fondements solides et bibliques. Noël, célébration universelle de la naissance de Jésus-Christ, est parfois critiqué comme étant une invention humaine ou même une fausse doctrine. Cependant, en examinant ses origines et son contenu à la lumière des Écritures, nous découvrons qu’elle repose sur des vérités essentielles de la foi chrétienne. Prenons un moment pour réfléchir à sept raisons qui confirment que Noël n’est pas une fausse doctrine, mais bien une occasion de célébrer l’amour de Dieu et le miracle de l’incarnation.

1. L’événement central est biblique

La naissance de Jésus-Christ est un fait historique et prophétique annoncé dans l’Ancien Testament (Ésaïe 7.14, Michée 5.2) et accompli dans le Nouveau Testament (Matthieu 1.18-25 ; Luc 2.1-20). De plus, cet événement marque l’incarnation de Dieu en Jésus, une vérité fondamentale de la foi chrétienne.

2. L’incarnation est une doctrine essentielle

Noël célèbre la venue de Jésus sur terre, ce qui rappelle Jean 1.14 : « La Parole a été faite chair, et elle a habité parmi nous. » L’incarnation est au cœur du plan de salut, car Jésus devait naître pour vivre, mourir et ressusciter pour notre rédemption » (Philippiens 2.6-8).

3. Dieu a envoyé son Fils par amour

Noël souligne l’amour de Dieu pour l’humanité, comme exprimé dans Jean 3.16 : « Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique. »

4. Une occasion de célébrer et d’annoncer l’Évangile

Les anges ont célébré la naissance de Jésus en proclamant la bonne nouvelle de paix et de joie pour tous les hommes (Luc 2.10-14). Noël peut être un temps pour proclamer la mission salvatrice de Jésus (Luc 19.10).

5. Les récits bibliques invitent à la commémoration

Les bergers sont allés adorer Jésus après avoir entendu l’annonce de sa naissance (Luc 2.15-20). Les mages sont venus honorer Jésus comme Roi (Matthieu 2.1-12). Ces actions soulignent que la naissance de Christ mérite d’être reconnue et célébrée.

6. Une opportunité d’adoration et de gratitude

Noël peut être utilisé pour louer Dieu et rendre grâce pour le don de son Fils, conformément à Hébreux 12.28 : « Rendons grâce à Dieu en lui offrant un culte qui lui soit agréable, avec piété et avec crainte. »

7. Pas d’opposition biblique à la célébration

Nulle part dans la Bible, il n’est interdit de commémorer la naissance de Jésus. La Bible met plutôt l’accent sur l’adoration sincère et le souvenir des œuvres de Dieu (Psaume 77.12).

Conclusion

La célébration de Noël ne se limite pas à des traditions ou à des festivités culturelles. Elle nous invite à méditer sur la profondeur de l’amour de Dieu manifesté en Jésus-Christ et sur l’importance de l’incarnation dans le plan de rédemption. En célébrant Noël, nous ne glorifions pas une date ou une coutume, mais nous proclamons la vérité centrale de l’Évangile : Dieu s’est fait chair pour sauver l’humanité. Que cette réflexion nous pousse à vivre chaque jour dans l’adoration, la gratitude et l’annonce de cette merveilleuse nouvelle. Noël est bien plus qu’une fête, c’est une occasion de renouveler notre engagement envers Celui qui est venu nous apporter la vie éternelle.

Démasquer le prémillénarisme dispensationaliste : un appel à revenir à la vérité biblique

S’il y a un constat que nous pouvons faire aujourd’hui  c’est que les croyants sont profondément endoctrinés par toutes ces fausses doctrines qui sont aujourd’hui enseignées dans l’Église et acceptés comme étant la vérité. L’une d’elles est cette doctrine fantaisiste du prémillénarisme dispensationaliste. Ce sont des contes, aussi farfelus les uns que les autres, se succédant pour former une grande mosaïque complètement fausse. Cette imbrication séduit les croyants au point que ceux-ci ne font plus la différence entre ce qui est vrai, la Parole de Dieu, et ce qui est faux, les fausses doctrines, particulièrement pour celle-ci.

Chaque jour, des croyants sont séduits et amenés à adhérer à cette fausse doctrine par ces enseignants de mensonges, ces marchands de bonheur, ces loups déguisés en agneaux. Leurs mensonges, remplit d’incohérences et sans soutient biblique se répand dans la chrétienté au point d’égarer les croyants et les privés de la vie éternelle.

Pourquoi cela en est-il ainsi ? La raison est simple. Il y a un scénario des événements de la fin qui est écrit et propagé et qui n’est absolument pas soutenu par les écritures. Chaque faux enseignement en appelle un autre et ainsi de suite éloignant les croyants du fondement des Écritures. 

Par exemple, la semaine manquante de Daniel, la période des tribulations de 7 ans. Puis vient le règne de Christ pour une période de mille ans littérale. Accompagnée de la reconstruction d’un troisième temple. Finalement, l’enlèvement des croyants pour les amener au ciel avant que ne commence cette soi-disant période de 7 ans de tribulations. Toutes ces choses qui sont avancées sont tout aussi fausses les unes que les autres. Pourtant elles sont enseignées dans toutes les églises comme étant la vérité de la Parole de Dieu. De brillants pasteurs ne s’apercevant pas des erreurs doctrinales fondamentales de cette fausse doctrine.

J’ai moi-même été séduit par tous ces contes fantastiques parce qu’ils semblaient cohérents avec la Bible. Je dis bien « semblait cohérent ». Cependant, en réalité, rien, de ce que je viens de mentionner, n’est corroboré par les Écritures d’aucune façon. Tout ce qui semble être logique est en fait incohérent et sans fondement biblique. Les appuis bibliques ne sont que des versets sortis de leurs contextes. Ce sont des contes fantastiques qui ne font que fasciner l’imaginaire. Chacune de ces théories ne fait qu’éloigner les croyants du fondement des Écritures. 

Il y a des temps difficiles qui arrivent. Lorsque les croyants, tels les deux témoins, vont commencer à répandre la bonne nouvelle, il va s’élever une grande tribulation contre eux. C’est la même chose qui va se produire comme lors du premier siècle. Ceux-ci, comme les croyants du premier siècle, vont être mis à mort pour leur foi. C’est en quelque sorte la même histoire qui va se répéter. Malheureusement, tous ces croyants ayant été dupés par cette fausse doctrine vont se retrouver sans moyens de défense dans la tourmente devant la bête. 

Quelqu’un a dit un jour : « Une personne intelligente change d’avis si de nouvelles informations contredisent ses convictions. Tandis qu’une personne endoctrinée n’a pas cette capacité, elle est conditionnée à rejeter les faits. » C’est ce que nous voyons en ce moment. Les croyants endoctrinés, plutôt que de changer d’avis lorsque la vérité leur est présentée, vont réfuter cette vérité et n’accepteront pas de changer d’avis. C’est le signe d’une personne endoctrinée et cela, il y en a beaucoup de nos jours. Ces chrétiens ne voyant pas les incohérences frappantes choisissent de fermer les yeux sur la vérité de la Parole de Dieu. Nous en sommes rendus là dans la chrétienté aujourd’hui. 

L’apôtre Paul avait bien raison lorsqu’il disait : « Car le temps viendra où les hommes ne voudront plus rien savoir de l’enseignement sain. Au gré de leurs propres désirs, ils se choisiront une foule de maîtres à qui ils ne demanderont que de leur caresser agréablement les oreilles. Ils détourneront l’oreille de la vérité pour écouter des récits de pure invention. » (2 Timothée 2.3-4)

Il est temps d’ouvrir les yeux à la vérité de la Parole de Dieu, car nous risquons d’être emportés par la faiblesse de notre foi.

La présence des fausses doctrines dans l’Église : Les chrétiens ne saisissent pas la gravité de la situation.

Introduction

Depuis les origines de l’Église, un combat silencieux mais destructeur s’est immiscé parmi les croyants : celui des fausses doctrines. Bien que subtiles, elles sont comme des loups déguisés en brebis, s’infiltrant au sein du troupeau avec une douceur trompeuse, séduisant les âmes et déformant la vérité de la Parole de Dieu. Aujourd’hui, en ces temps de la fin, ce phénomène atteint une ampleur sans précédent, si bien que beaucoup de chrétiens ne discernent plus la gravité de la situation.

L’Église, censée être le pilier et la colonne de la vérité (1 Timothée 3.15), voit sa mission compromise par des enseignements séduisants mais faux, qui écartent les croyants du chemin étroit menant à la vie éternelle. Plus inquiétant encore, ceux qui osent dénoncer ces dérives sont souvent considérés comme des semeurs de division ou de trouble, plutôt que comme des gardiens de la vérité. Ce refus d’entendre la vérité prophétisée par Christ lui-même (Matthieu 24.11-13) nous rappelle l’urgence de réveiller les consciences. Car en ces temps d’épreuves, l’Église ne peut plus se permettre de tolérer l’erreur au nom de la paix et de l’harmonie.

Nous devons nous poser cette question essentielle : qui voulons-nous suivre ? La douce illusion des faux prophètes ou les paroles du Christ, le véritable Prophète envoyé de Dieu ?Les fausses doctrines enseignées dans l’Église aujourd’hui font beaucoup de dommage à la foi des croyants et cela personne ne semble s’apercevoir du danger. Elles se sont beaucoup multipliées ces dernières décennies. Bien qu’elles aient toujours été présentes dans l’Église depuis les débuts. Toutefois, aujourd’hui elles ont atteint une ampleur tel que les dirigeants d’Église les ont accueillis à bras ouvert plutôt que de les réfuter avec force pour ne pas que celles-ci fassent du dommage dans l’Église.

Au cours du premier siècle, alors que certains pensent que l’Église primitive était le modèle parfait, il en ressort dans le Nouveau Testament que plusieurs églises locales étaient aux prises avec de fausses doctrines et que les apôtres, de véritables protecteurs, les ont dénoncées. Mais aujourd’hui, avec notre tendance malsaine à ne vouloir vexer personne, les fausses doctrines ont toutes le loisir de se développer à un rythme effréné. Elles ne sont jamais remises en question ni réfutées.

Bien entendu, cela est un phénomène de la fin des temps dans lequel nous vivons. Jésus nous a mis en garde pour ne pas se laisser séduire. (Matthieu 24.4) Nous voyons bien que les apôtres ont entendu le message, mais pour nous aujourd’hui, le message du Seigneur n’est plus entendu. Chaque jour, des croyants, pensant se diriger vers la vie éternelle, se diriges plutôt vers la mort éternelle sans le savoir. Alors que nous nous dirigeons vers des temps d’épreuves sans précédent, nombre de croyants s’appuient sur de fausses doctrines qui vont les faire se perdre.

C’est la réalité dans laquelle l’Église vit actuellement et elle ne semble pas s’apercevoir de la gravité de la situation. La preuve est que lorsqu’une personne se lève pour réfuter une fausse doctrine, elle est tout de suite la cible de croyants se pensant plus spirituels que les autres. Elle est ridiculisée et abandonnée de ceux qui se disent ses frères et sœurs.

C’est le constat que je fais de la situation en ce moment. Cela me désole de voir cette situation catastrophique se développer. Alors que chaque jour, des milliers de croyants séduits par de fausses doctrines sont laissés à eux même par ceux qui devraient les protégés. 

Alors que les choses s’enveniment, nous voyons un schéma se dessiner sous nos yeux et c’est celui que Jésus nous a donné lorsqu’il a dit : « Alors on vous persécutera et l’on vous mettra à mort. Tous les peuples vous haïront à cause de moi. À cause de cela, beaucoup abandonneront la foi, ils se trahiront et se haïront les uns les autres. De nombreux faux prophètes surgiront et ils tromperont beaucoup de gens. Parce que le mal ne cessera de croître, l’amour du plus grand nombre se refroidira. Mais celui qui tiendra bon jusqu’au bout sera sauvé. » (Matthieu 24.9-13)

Voilà le portrait que Jésus dresse de la situation actuelle et à venir démontrant que dans un futur proche, un groupe de croyants devra naviguer à travers un monde en plein bouleversement spirituel et moral. Alors que les persécutions contre les chrétiens s’intensifieront et que les valeurs fondamentales s’effondreront, certains abandonneront leur foi, trahissant leurs proches, et suivants des leaders charismatiques, mais trompeurs. Pourtant, une poignée de fidèles persévèreront, guidés par l’espoir de la promesse divine : le salut pour ceux qui tiendront bon jusqu’au bout. 

Voilà la réalité des choses à venir. Cependant, cela je ne peux pas le dire parce que ce n’est pas convenable d’annoncer du malheur plutôt que de bonnes choses. Le problème c’est que les croyants préfèrent entendre le mensonge plutôt que la vérité. Ils se délectent des mensonges associés aux fausses doctrines plutôt que la vérité de la parole de Dieu. 

Maintenant, où voulons-nous nous retrouver ? C’est aujourd’hui que ça se décide. Continuer de marcher sous la séduction de fausses doctrines promettant une fin improbable ou se tourner vers Christ et accepter ses paroles pour notre vie. La fin est proche, mais auparavant, nous devrons passer par des moments de grandes angoisses. Mais cela, les croyants ne veulent pas entendre la vérité. Ils préfèrent se bercer de leur illusion. Ils préfèrent croire tous ces faux prophètes qui leur promettent une fin sans souffrance, alors que Jésus nous enseigne le contraire. Qui voulons-nous croire, les faux prophètes ou le véritable prophète, Jésus, le fils de Dieu. 

Conclusion

La réalité spirituelle dans laquelle nous nous trouvons exige une prise de position claire. Nous sommes arrivés à une croisée des chemins, où chacun doit choisir entre deux options : la facilité séduisante des fausses doctrines ou la vérité exigeante de l’Évangile. Ces doctrines, souvent plus agréables aux oreilles, promettent la paix et la sécurité, mais elles mènent à la perdition. À l’inverse, la vérité de Christ nous prépare aux tribulations futures et nous équipe pour tenir ferme jusqu’au bout.

Nous vivons des temps où la séduction est si subtile qu’elle risque même de tromper les élus (Matthieu 24.24). C’est pourquoi nous ne pouvons plus fermer les yeux. Comme les apôtres du premier siècle, nous devons être des sentinelles, des gardiens fidèles de la vérité, prêts à défendre l’Évangile avec fermeté et amour.

La question demeure : voulons-nous suivre un mensonge qui rassure ou une vérité qui sauve ? Il est temps de nous tourner sincèrement vers Jésus, d’accepter ses paroles, et de nous préparer spirituellement pour les temps à venir. Car, comme le Seigneur l’a promis :

« Mais celui qui tiendra bon jusqu’au bout sera sauvé » (Matthieu 24.13).

Réfléchissons-y sérieusement, car l’heure est proche et notre salut en dépend.

Étude sur la fausse doctrine « Un jour sauvé, toujours sauvé »

Introduction

La doctrine « un jour sauvé, toujours sauvé », aussi appelée « sécurité éternelle », enseigne que le salut est un acte définitif et irrévocable. Les tenants de cette position utilisent des passages bibliques pour affirmer que ceux qui sont sauvés ne peuvent jamais perdre leur salut, quelle que soit leur conduite après leur conversion. Cependant, un examen des Écritures montre que cette interprétation est déséquilibrée et ne tient pas compte de l’appel constant à la persévérance et à la vigilance.

Cette étude s’adresse à ceux qui désirent en apprendre davantage et approfondir leur connaissance de la Parole de Dieu. Elle a pour but d’examiner les passages souvent utilisés pour défendre cette doctrine, ainsi que les versets qui mettent en lumière l’importance de persévérer dans la foi. Nous ne cherchons pas à créer de division, mais à éclairer avec amour et vérité ce que les Écritures enseignent réellement sur ce sujet essentiel.

La Bible nous exhorte à être comme les Béréens, qui « examinaient chaque jour les Écritures pour voir si ce qu’on leur disait était exact » (Actes 17.11). Nous vous invitons donc à ouvrir votre cœur et votre esprit pour découvrir la richesse et la profondeur de la Parole, et à laisser le Saint-Esprit vous guider dans cette réflexion spirituelle.

Que cette étude soit une source de croissance, de discernement et de bénédiction pour chacun.

I. Passages utilisés pour soutenir la doctrine

  1. Jean 10.27-29
    « Mes brebis écoutent ma voix ; je les connais et elles me suivent. Je leur donne la vie éternelle ; elles ne périront jamais et personne ne pourra les arracher de ma main. Mon Père qui me les a données est plus grand que tout, et personne ne peut les arracher de la main du Père. »
  • Argument : Jésus promet ici que ses brebis sont en sécurité entre ses mains, et cette sécurité est garantie par la puissance de Dieu.
  1. Romains 8.38-39
    « Oui, j’en ai l’assurance : ni la mort ni la vie, ni les anges ni les dominations, ni le présent ni l’avenir, ni les puissances, ni les forces d’en haut ni celles d’en bas, ni aucune autre créature, rien ne pourra nous séparer de l’amour que Dieu nous a témoigné en Jésus-Christ notre Seigneur. »
  • Argument : Rien dans l’univers ne peut briser l’amour de Dieu pour ses enfants, garantissant ainsi leur salut éternel.
  1. Éphésiens 1.13-14
    « En lui, vous aussi, après avoir entendu la parole de la vérité, l’Évangile qui vous sauve, vous avez cru en lui. Vous avez alors été marqués de l’empreinte du Saint-Esprit qui avait été promis, lequel constitue une garantie de notre héritage en attendant la délivrance finale. »
  • Argument : Le Saint-Esprit scelle le croyant, garantissant son salut jusqu’à la rédemption finale.
  1. Philippiens 1.6
    « Je suis persuadé que celui qui a commencé en vous cette belle œuvre la poursuivra jusqu’à son achèvement, au jour de Jésus-Christ. »
  • Argument : Dieu est fidèle pour accomplir l’œuvre qu’il a commencée, incluant le salut.

II. Réfutation biblique : Appel à la persévérance et avertissements sérieux

  1. La persévérance est nécessaire
    • Matthieu 24.13 « Mais celui qui persévérera jusqu’à la fin sera sauvé. » Jésus montre que le salut final est conditionné par une persévérance continue.
  • Hébreux 3.14 : « Car nous sommes devenus participants du Christ, si du moins nous retenons fermement jusqu’à la fin l’assurance que nous avions au commencement. » L’assurance du salut dépend de notre fidélité dans la foi jusqu’à la fin.
  1. Le danger de s’éloigner de la foi
    • 1 Timothée 4.1 : « Mais l’Esprit dit expressément que, dans les derniers temps, certains abandonneront la foi pour s’attacher à des esprits séducteurs et à des doctrines enseignées par des démons. » Il est possible d’abandonner la foi, ce qui montre que le salut peut être compromis.
  • Hébreux 6.4-6 : « Ceux qui ont été une fois éclairés, qui ont goûté le don céleste, qui ont eu part au Saint-Esprit, qui ont goûté la bonne parole de Dieu et les puissances du monde à venir et qui ensuite sont tombés, il est impossible de les ramener une nouvelle fois à la repentance. » Ce passage avertit qu’il est possible de tomber après avoir goûté à la grâce divine.
  1. Le jugement pour la désobéissance volontaire
    • Hébreux 10.26-27 : « Car si nous continuons à pécher délibérément après avoir reçu la connaissance de la vérité, il ne reste plus de sacrifice pour les péchés, mais seulement une terrible attente du jugement et l’ardeur d’un feu prêt à dévorer les rebelles. » Le péché volontaire après la conversion entraîne un jugement sérieux.
  • Jean 15.6 : « Si quelqu’un ne demeure pas en moi, il est jeté dehors, comme le sarment, et il sèche ; puis on ramasse de tels sarments, on les jette au feu et ils brûlent. » Jésus enseigne que ceux qui ne demeurent pas en Lui sont rejetés.
  1. Le besoin de veiller et de demeurer fidèle
    • 1 Corinthiens 10.12 : « Ainsi donc, que celui qui pense être debout prenne garde de tomber. » Paul met en garde contre l’assurance excessive et appelle à la vigilance.
  • Apocalypse 3.5 : « Le vainqueur sera revêtu ainsi de vêtements blancs ; je n’effacerai pas son nom du livre de vie. » La promesse est conditionnelle au fait de vaincre, montrant que le nom peut être effacé.

III. Synthèse : La vérité équilibrée de la Parole

Le salut est un don gratuit de Dieu obtenu par la foi en Jésus-Christ (Éphésiens 2.8-9). Toutefois, la Bible enseigne également que le salut doit être accompagné de persévérance, de vigilance et de fidélité.

Les avertissements sérieux contre l’abandon de la foi et la désobéissance montrent que l’idée d’une sécurité éternelle inconditionnelle n’est pas compatible avec l’ensemble du témoignage biblique.

Conclusion

Le salut, bien que gratuit et immérité, n’est pas une licence pour vivre sans vigilance ni obéissance. L’étude des Écritures révèle que si Dieu est fidèle pour garder ceux qui Lui appartiennent, Il appelle aussi chaque croyant à persévérer dans la foi, à demeurer en Christ et à marcher dans l’obéissance.

La doctrine « un jour sauvé, toujours sauvé » néglige les avertissements bibliques sérieux concernant l’abandon de la foi et la désobéissance. Elle offre une assurance trompeuse qui peut conduire à la négligence spirituelle. La véritable assurance réside dans une relation active et vivante avec Jésus-Christ, marquée par la persévérance et la fidélité jusqu’à la fin.

Que chacun prenne à cœur l’exhortation de Paul : « Travaillez à votre salut avec crainte et profond respect » (Philippiens 2.12), et placez votre confiance en Dieu, qui soutient et garde ceux qui Lui sont fidèles. Soyez encouragés à demeurer fermes dans votre foi, sachant que « celui qui persévérera jusqu’à la fin sera sauvé » (Matthieu 24.13).

Un jour sauvé, toujours sauvé : assurance ou illusion

Introduction

Le salut est au cœur de la foi chrétienne, une vérité précieuse que chaque croyant chérit. Mais lorsqu’il s’agit de la doctrine de l’assurance éternelle, souvent formulée comme « un jour sauvé, toujours sauvé », les avis divergent au sein du christianisme. Cette doctrine, qui affirme que ceux qui ont authentiquement reçu le salut ne peuvent jamais le perdre, est saluée par certains comme un fondement de la sécurité spirituelle et critiquée par d’autres comme une porte ouverte à la négligence spirituelle.

Pourquoi cette doctrine suscite-t-elle autant de débats ? Est-elle vraiment une assurance biblique, ou risque-t-elle de minimiser l’appel biblique à persévérer dans la foi et la sainteté ? En explorant les arguments en faveur et contre cette croyance, ainsi que ses implications pratiques, cette réflexion invite à une étude approfondie des Écritures et à un examen de notre propre relation avec Dieu. Car au-delà des doctrines, une question persiste : comment demeurons-nous fidèles à Celui qui nous a sauvés ?

La doctrine « un jour sauvé, toujours sauvé » (souvent appelée persévérance des saints ou assurance éternelle) est une croyance courante dans certains courants du christianisme, notamment dans le calvinisme. Elle affirme que ceux qui ont authentiquement reçu le salut par la foi en Jésus-Christ ne peuvent jamais perdre leur salut, quel que soit leur comportement ultérieur. Cependant, cette doctrine suscite des débats au sein de la communauté chrétienne, certains la considérant comme bibliquement fondée, tandis que d’autres y voient une fausse doctrine qui pourrait encourager la négligence spirituelle.

Les arguments en faveur de la doctrine

Les partisans de cette doctrine s’appuient sur plusieurs passages bibliques pour soutenir leur point de vue, notamment :

  1. La sécurité du croyant dans la main de Dieu :
    « Je leur donne la vie éternelle ; elles ne périront jamais et personne ne pourra les arracher de ma main » (Jean 10.28). Cela suggère que le salut est une œuvre de Dieu et que rien ni personne ne peut annuler cette œuvre.
  2. L’assurance de la justification par la foi :
    « Il n’y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont en Jésus-Christ » (Romains 8.1). Ce passage souligne que ceux qui sont en Christ ne peuvent pas être condamnés.
  3. La fidélité de Dieu dans son appel :
    « Celui qui a commencé en vous cette bonne œuvre la poursuivra jusqu’à son terme » (Philippiens 1.6). Selon ce verset, Dieu est fidèle pour accomplir le salut qu’il a initié.

Les arguments contre la doctrine

Ceux qui rejettent cette doctrine considèrent qu’elle minimise l’importance de la persévérance dans la foi et de la sainteté. Ils soutiennent que la Bible contient des avertissements sérieux contre le danger de s’éloigner de Dieu. Voici quelques arguments :

  1. Les exhortations à persévérer :
    Jésus a dit : « Mais celui qui tiendra bon jusqu’à la fin sera sauvé » (Matthieu 24.13). Cela implique que le salut n’est pas garanti indépendamment de la fidélité du croyant.
  2. Les avertissements sur l’apostasie :
    « Prenez garde, frères, qu’aucun de vous n’ait un cœur mauvais et incrédule qui l’amène à se détourner du Dieu vivant » (Hébreux 3.12). Ce verset met en garde contre la possibilité de s’éloigner de Dieu après avoir cru.
  3. Les exemples de chute dans la foi :
    Le cas de Judas Iscariot est souvent cité comme un exemple de quelqu’un qui a suivi Jésus, mais qui s’est ensuite détourné et a été perdu (Jean 17.12).
  4. La nécessité de demeurer en Christ :
    « Si quelqu’un ne demeure pas en moi, il est jeté dehors, comme le sarment, et il sèche » (Jean 15.6). Jésus enseigne que rester connecté à lui est essentiel pour porter du fruit et persévérer dans la foi.

Les dangers de la doctrine « un jour sauvé, toujours sauvé »

  1. Une sécurité mal placée :
    Cette doctrine peut conduire certains à penser qu’ils ont le droit de vivre dans le péché ou négliger leur relation avec Dieu sans conséquence, ce qui est contraire à l’appel biblique à la sainteté (1 Pierre 1.16).
  2. Une interprétation partielle des Écritures :
    En mettant l’accent uniquement sur certains passages, cette doctrine peut ignorer ou minimiser les nombreux avertissements bibliques sur la nécessité de persévérer.
  3. La confusion sur la nature du salut :
    Certains pourraient croire que le salut est une simple décision humaine, plutôt qu’une vie transformée par la grâce de Dieu, accompagnée d’une persévérance active.

La doctrine « un jour sauvé, toujours sauvé » doit être examinée à la lumière de l’ensemble des Écritures. Bien qu’il soit vrai que le salut est une œuvre de Dieu et qu’il est fidèle pour garder ceux qui lui appartiennent, la Bible insiste également sur la responsabilité du croyant de demeurer dans la foi et d’obéir à la Parole de Dieu. La vie chrétienne n’est pas une simple assurance, mais un engagement continu envers Jésus-Christ. Le salut est une grâce offerte par Dieu, mais il demande aussi une réponse active et fidèle de la part de ceux qui croient. L’équilibre entre la sécurité en Christ et l’appel à la persévérance est crucial pour une compréhension biblique et saine du salut.

Conclusion

À l’issue de cette analyse, une vérité s’impose : le salut est une œuvre souveraine de Dieu, mais la Bible souligne également la responsabilité humaine de persévérer dans la foi. La doctrine « un jour sauvé, toujours sauvé » met en lumière la fidélité de Dieu et la sécurité du croyant en Christ, mais elle soulève aussi des défis théologiques lorsqu’elle est interprétée au détriment des nombreux avertissements scripturaires sur l’apostasie, la persévérance et la sainteté.

Alors, que signifie réellement être sauvé ? Est-ce une garantie passive, ou un appel à vivre activement selon les principes de l’Évangile ? Cette réflexion nous pousse à reconsidérer la nature du salut non seulement comme un acte divin, mais comme une vie transformée, un engagement constant envers Jésus-Christ et une marche quotidienne dans l’obéissance.

Le véritable équilibre se trouve dans une compréhension complète des Écritures : Dieu est fidèle pour achever l’œuvre qu’il a commencée en nous, mais il appelle également chaque croyant à veiller, à demeurer en Christ et à produire des fruits qui glorifient son nom. Alors, en tant que disciples de Christ, la question reste : comment répondons-nous à cette grâce incroyable ?