Comment reconnaître de faux enseignants selon la Bible

Introduction

Déjà au commencement, l’Église de Christ a été confrontée à des menaces spirituelles venant de l’intérieur et de l’extérieur. Parmi elles, l’émergence de faux enseignants occupe une place centrale. Ces individus, souvent charismatiques et persuasifs, ne se contentent pas de nier ouvertement la vérité : ils la détournent subtilement, séduisant les âmes et semant la confusion parmi les croyants. Leur impact est d’autant plus dangereux qu’ils se présentent comme des messagers de la vérité, mais leurs enseignements, déguisés en lumière, mènent à l’erreur et à l’éloignement de Dieu.

Les Écritures regorgent d’avertissements contre ces faux enseignants, depuis les prophètes de l’Ancien Testament jusqu’aux apôtres du Nouveau Testament. Jésus lui-même a mis en garde ses disciples contre les « loups déguisés en brebis » (Matthieu 7.15), signalant que ces trompeurs apparaîtront au sein même du peuple de Dieu. Ces avertissements ne sont pas réservés à une époque passée ; ils résonnent avec une urgence particulière à notre époque, où les moyens modernes de communication permettent à des voix séduisantes de se faire entendre à l’échelle mondiale.

Cette étude vise à équiper les croyants pour discerner la vérité de l’erreur. Nous examinerons les caractéristiques des faux enseignants, leurs motivations et les fruits qu’ils produisent, à la lumière des Écritures. Nous explorerons également les outils bibliques pour les identifier et nous en protéger. Enfin, nous analyserons les dangers spécifiques liés à l’ère numérique, où de nombreux prédicateurs exploitent Internet pour diffuser des doctrines contraires à l’Évangile.

Il ne s’agit pas seulement d’un exercice intellectuel, mais d’une nécessité spirituelle vitale. L’apôtre Paul exhorte : « Examinez toutes choses ; retenez ce qui est bon » (1 Thessaloniciens 5.21). En reconnaissant les faux enseignants et en restant fidèles à la Parole de Dieu, les croyants peuvent non seulement protéger leur propre foi, mais aussi être des instruments pour guider d’autres vers la vérité.

Que cette étude serve à renforcer votre discernement spirituel, à approfondir votre ancrage dans les Écritures et à vous encourager à marcher avec vigilance et assurance dans la lumière de Christ.

1. Les avertissements bibliques concernant les faux enseignants

La Bible ne cesse d’avertir contre les faux enseignants et leurs dangers :

  • Jésus avertit ses disciples : « Prenez garde aux faux prophètes. Ils viennent à vous déguisés en brebis, mais au-dedans, ce sont des loups féroces » (Matthieu 7.15). Jésus enseigne que les faux prophètes se présentent comme inoffensifs, mais leurs intentions sont destructrices.
  • L’apôtre Paul exhorte les Églises : « Je sais que, dès que je ne serai plus là, des loups cruels s’introduiront parmi vous et ils ne ménageront pas le troupeau » (Actes 20.29). Paul souligne la menace de ceux qui s’infiltrent dans l’Église pour semer la confusion.
  • Pierre met en garde contre les faux enseignants : « Il y a eu parmi le peuple de faux prophètes, et il y aura aussi parmi vous de faux enseignants qui introduiront des doctrines destructrices » (2 Pierre 2.1).

2. Les caractéristiques des faux enseignants

Les Écritures décrivent plusieurs traits communs aux faux enseignants :

a. Ils déforment la vérité

Les faux enseignants prennent souvent des vérités bibliques et les manipulent pour servir leurs propres intérêts : « Ils pervertissent la grâce de notre Dieu pour en faire un prétexte à l’immoralité » (Jude 1.4). Ils minimisent les exigences morales de Dieu tout en séduisant leurs auditeurs avec des messages agréables.

b. Ils sont motivés par le profit

Beaucoup de faux enseignants cherchent à s’enrichir : « Par cupidité, ils exploiteront certains d’entre vous au moyen de paroles trompeuses » (2 Pierre 2.3). Leur motivation n’est pas le service de Dieu, mais leur propre gain matériel.

c. Ils attirent les foules par des paroles flatteuses

Les faux enseignants séduisent par des discours qui plaisent : « Car il viendra un temps où les hommes ne supporteront plus la saine doctrine, mais, au gré de leurs propres désirs, ils se donneront une foule de maîtres qui leur diront ce qu’ils aiment entendre » (2 Timothée 4.3). Ils évitent de confronter leurs auditeurs à leurs péchés et à la nécessité de la repentance.

d. Ils rejettent l’autorité divine

Les faux enseignants n’acceptent pas l’autorité de la Parole de Dieu : « Ces gens-là méprisent l’autorité et s’abandonnent à leurs propres instincts » (2 Pierre 2.10).

3. Les fruits des faux enseignants

Jésus enseigne que l’on reconnaît un arbre à ses fruits : « C’est à leurs fruits que vous les reconnaîtrez » (Matthieu 7.20). Voici quelques-uns des fruits typiques des faux enseignants :

  • Division dans l’Église : « Ils causent des divisions et scandalisent les croyants, en s’opposant à l’enseignement que vous avez reçu » (Romains 16.17).
  • Confusion doctrinale : « Certains sont sortis de chez nous, mais ils n’étaient pas vraiment des nôtres… Ils voulaient semer la confusion parmi vous » (1 Jean 2.19-26).
  • Un comportement immoral : « Leur fin sera conforme à leurs œuvres » (2 Corinthiens 11.15). Les faux enseignants mènent souvent une vie contraire à la sainteté prêchée dans l’Évangile.

4. Comment les identifier et s’en protéger

a. Comparer leurs enseignements avec la Parole de Dieu

La Bible est la norme ultime pour juger toute doctrine : « Toute Écriture est inspirée de Dieu et utile pour enseigner, convaincre, corriger et instruire dans la justice » (2 Timothée 3.16).

b. Examiner leur vie et leur témoignage

Jésus a enseigné de regarder la conduite des enseignants : « Tout bon arbre produit de bons fruits, mais le mauvais arbre produit de mauvais fruits » (Matthieu 7.17). Un enseignant authentique doit refléter la sainteté et l’humilité du Christ.

c. Être vigilant et spirituellement mature

Paul exhorte les croyants à ne pas être facilement influencés : « Ainsi, nous ne serons plus des enfants flottants et emportés à tout vent de doctrine » (Éphésiens 4.14).

d. Rechercher la direction du Saint-Esprit

Le discernement spirituel est essentiel : « Le Saint-Esprit que vous avez reçu de lui demeure en vous… Vous n’avez pas besoin qu’on vous enseigne, car son onction vous enseigne tout » (1 Jean 2.27).

e. Demeurer dans la communion de l’Église

Une Église locale solide aide à se prémunir contre les fausses doctrines : « Prenez garde, frères, qu’aucun de vous n’ait un cœur mauvais et incrédule qui l’amène à se détourner du Dieu vivant » (Hébreux 3.12).

5. Les dangers de la séduction sur Internet

Dans notre époque moderne, Internet est devenu une plateforme puissante pour diffuser la Parole de Dieu, mais aussi pour propager des doctrines trompeuses. De nombreux prédicateurs utilisent les réseaux sociaux, YouTube et d’autres médias pour attirer un public vaste, souvent sans être soumis à une supervision spirituelle ou à un cadre ecclésial. Cela représente un danger particulier pour les chrétiens.

a. La facilité de diffusion de fausses doctrines

Internet permet à quiconque de partager ses idées sans filtre ni responsabilité. Certains prédicateurs, bien qu’éloquents et charismatiques, enseignent des doctrines qui s’éloignent des Écritures : « Il viendra un temps où les hommes… se donneront une foule de maîtres qui leur diront ce qu’ils aiment entendre » (2 Timothée 4.3). Ils exploitent les aspirations spirituelles des croyants, parfois en exagérant ou en manipulant des passages bibliques pour séduire.

b. L’absence de discernement chez de nombreux chrétiens

Tous les chrétiens ne disposent pas d’une solide connaissance biblique ou d’un discernement spirituel, ce qui les rend vulnérables : « Mon peuple est détruit, parce qu’il lui manque la connaissance » (Osée 4.6). Les croyants qui suivent aveuglément des prédicateurs en ligne sans examiner leurs enseignements à la lumière des Écritures risquent de s’éloigner de la vérité.

c. Le danger des doctrines axées sur les émotions ou la prospérité

Sur Internet, de nombreux messages sont centrés sur le bien-être émotionnel, la prospérité matérielle ou des miracles sensationnels. Ces doctrines séduisent, mais ne confrontent pas les auditeurs à leur besoin de repentance et de sanctification : « Ils ont des cœurs exercés à la cupidité » (2 Pierre 2.14).

d. Les divisions causées par des enseignements non conformes

Certains prédicateurs, par leurs messages polarisants ou controversés, sèment la division dans les Églises locales. Ce phénomène fragilise la communion entre croyants : « Éloignez-vous de ceux qui causent des divisions et scandalisent les croyants, en s’opposant à l’enseignement que vous avez reçu » (Romains 16.17).

6. Comment se protéger des dangers d’Internet ?

  1. Vérifier chaque enseignement à la lumière des Écritures :
    « Examinez toutes choses ; retenez ce qui est bon » (1 Thessaloniciens 5.21). Ne pas se contenter de ce qui est dit, mais retourner aux Écritures pour en vérifier la véracité.
  2. S’entourer de conseils spirituels avisés :
    Partagez ce que vous entendez avec des leaders spirituels de confiance dans votre Église locale.
  3. Privilégier des enseignants reconnus :
    Suivez des prédicateurs dont le ministère est bien établi, enraciné dans une Église locale, et aligné sur la doctrine biblique.
  4. Demander le discernement du Saint-Esprit :
    « Le Saint-Esprit vous conduira dans toute la vérité » (Jean 16.13). Priez pour recevoir la sagesse spirituelle face à cette surabondance de contenus en ligne.

Internet peut être un outil pour édifier la foi, mais il peut également devenir un piège pour les âmes non averties. En restant fermement ancrés dans la Parole de Dieu et en exerçant un discernement spirituel, nous pouvons éviter les séductions de ces nombreux prédicateurs en ligne. La vigilance est essentielle pour ne pas être entraîné loin du véritable Évangile.

Conclusion

Les avertissements bibliques sur les faux enseignants ne sont pas des mises en garde superflues, mais des appels pressants à la vigilance et au discernement. À travers cette courte étude, nous avons vu que les faux enseignants se distinguent par leur déformation de la vérité, leurs motivations égoïstes et leurs fruits destructeurs. Leur influence peut provoquer des divisions, semer la confusion doctrinale et détourner les croyants de la foi authentique en Christ.

Dans un monde où les plateformes numériques amplifient la voix de ceux qui prêchent des doctrines douteuses, le danger est d’autant plus grand. Internet, bien qu’étant une bénédiction pour l’évangélisation et l’enseignement biblique, peut également devenir un terrain fertile pour la séduction spirituelle. C’est pourquoi chaque croyant doit être enraciné dans la Parole de Dieu, éclairé par le Saint-Esprit, et entouré de conseils spirituels solides.

La clé pour résister à ces influences est double : d’une part, développer une connaissance profonde des Écritures et, d’autre part, cultiver une relation personnelle et vivante avec Jésus-Christ. Comme le souligne l’apôtre Paul : « Que votre amour abonde de plus en plus en connaissance et en pleine intelligence pour discerner ce qui est essentiel » (Philippiens 1.9-10).

Être vigilant face aux faux enseignants ne consiste pas seulement à les identifier, mais aussi à persévérer dans une foi pure et active, qui glorifie Dieu et édifie les autres. Nous sommes appelés à combattre le bon combat de la foi, à rester attachés à la vérité et à refléter la lumière de Christ dans un monde rempli de ténèbres.

En terminant, rappelons-nous ces paroles de Jésus : « Moi, je suis le bon berger. Le bon berger donne sa vie pour ses brebis » (Jean 10.11). Notre meilleur refuge contre l’erreur est de demeurer près de notre Berger, d’écouter sa voix et de marcher dans ses voies. Que cette étude nous pousse à redoubler de vigilance et à rechercher avec persévérance la vérité qui conduit à la vie éternelle.

Les fausses doctrines et les dangers de la séduction sur Internet

Internet a révolutionné la manière dont nous communiquons et apprenons, offrant un accès illimité à une variété de ressources et d’enseignements spirituels. Cette plateforme, qui peut être un puissant outil pour édifier la foi et propager l’Évangile, est également un terrain fertile pour la désinformation spirituelle et les fausses doctrines. De nombreux prédicateurs en ligne, parfois sans autorité spirituelle ou responsabilité ecclésiale, séduisent un large public avec des messages captivants mais souvent déviants.

Dans ce contexte, les chrétiens sont confrontés à une question cruciale : comment discerner ce qui est vrai et conforme à la Parole de Dieu ? L’absence de garde-fous, combinée à un manque de connaissance biblique chez certains croyants, expose beaucoup à des enseignements qui flattent les émotions mais détournent de la vérité. Cette réflexion explore les dangers spirituels de la séduction sur Internet et les moyens pour les croyants de s’en prémunir, tout en appelant chacun à une vigilance renouvelée dans sa marche avec Christ.

Internet un champ fertile pour la propagation des fausses doctrines

a. La facilité de diffusion de fausses doctrines

Internet permet à quiconque de partager ses idées sans filtre ni responsabilité. Certains prédicateurs, bien qu’éloquents et charismatiques, enseignent des doctrines qui s’éloignent des Écritures : « Il viendra un temps où les hommes… se donneront une foule de maîtres qui leur diront ce qu’ils aiment entendre » (2 Timothée 4.3). Ils exploitent les aspirations spirituelles des croyants, parfois en exagérant ou en manipulant des passages bibliques pour séduire.

b. L’absence de discernement chez de nombreux chrétiens

Tous les chrétiens ne disposent pas d’une solide connaissance biblique ou d’un discernement spirituel, ce qui les rend vulnérables : « Mon peuple est détruit, parce qu’il lui manque la connaissance » (Osée 4.6). Les croyants qui suivent aveuglément des prédicateurs en ligne sans examiner leurs enseignements à la lumière des Écritures risquent de s’éloigner de la vérité.

c. Le danger des doctrines axées sur les émotions ou la prospérité

Sur Internet, de nombreux messages sont centrés sur le bien-être émotionnel, la prospérité matérielle ou des miracles sensationnels. Ces doctrines séduisent, mais ne confrontent pas les auditeurs à leur besoin de repentance et de sanctification : « Ils ont des cœurs exercés à la cupidité » (2 Pierre 2.14).

d. Les divisions causées par des enseignements non conformes

Certains prédicateurs, par leurs messages polarisants ou controversés, sèment la division dans les Églises locales. Ce phénomène fragilise la communion entre croyants : « Éloignez-vous de ceux qui causent des divisions et scandalisent les croyants, en s’opposant à l’enseignement que vous avez reçu » (Romains 16.17).

Comment se protéger des dangers d’Internet ?

Comment se protéger des dangers d’Internet ?

  1. Vérifier chaque enseignement à la lumière des Écritures :
    « Examinez toutes choses ; retenez ce qui est bon » (1 Thessaloniciens 5.21). Ne pas se contenter de ce qui est dit, mais retourner aux Écritures pour en vérifier la véracité.
  1. S’entourer de conseils spirituels avisés :
    Partagez ce que vous entendez avec des leaders spirituels de confiance dans votre Église locale.
  1. Privilégier des enseignants reconnus :
    Suivez des prédicateurs dont le ministère est bien établi, enraciné dans une Église locale, et aligné sur la doctrine biblique.
  1. Demander le discernement du Saint-Esprit :
    « Le Saint-Esprit vous conduira dans toute la vérité » (Jean 16.13). Priez pour recevoir la sagesse spirituelle face à cette surabondance de contenus en ligne.

Internet peut être un outil pour édifier la foi, mais il peut également devenir un piège pour les âmes non averties. En restant fermement ancrés dans la Parole de Dieu et en exerçant un discernement spirituel, nous pouvons éviter les séductions de ces nombreux prédicateurs en ligne. La vigilance est essentielle pour ne pas être entraîné loin du véritable Évangile.

Conclusion

Internet, avec ses promesses de connexions illimitées et d’enseignements accessibles, représente un double tranchant pour la foi chrétienne. Bien qu’il puisse enrichir notre compréhension de l’Évangile, il peut également devenir un piège subtil, entraînant les croyants sur des chemins éloignés de la vérité biblique. La séduction spirituelle sur Internet est une réalité que nous ne pouvons ignorer, car comme l’enseigne 2 Timothée 4:3, beaucoup chercheront des doctrines agréables à entendre, mais s’éloigneront de la saine doctrine.

Cela nous conduit à une réflexion essentielle : sommes-nous des consommateurs passifs de contenus spirituels ou des disciples actifs, enracinés dans la Parole de Dieu ? Chaque clic, chaque vidéo, chaque enseignement que nous absorbons peut soit renforcer notre foi, soit ébranler nos fondations spirituelles. En restant fermement attachés à la vérité des Écritures, en sollicitant la guidance du Saint-Esprit et en recherchant des conseils éclairés, nous pouvons naviguer avec discernement dans cet océan d’informations.

Alors, face à cette réalité, quelle sera notre posture ? Permettrons-nous à Internet de devenir un outil pour grandir dans la foi ou un piège subtil qui nous éloigne de la vérité ? La vigilance et l’ancrage dans la Parole de Dieu demeurent nos meilleures armes pour résister aux séductions de notre époque et pour demeurer fidèles à l’Évangile.

Comment se définit une fausse doctrine

Une fausse doctrine se définit comme un enseignement ou une croyance qui s’éloigne des vérités bibliques fondamentales et de la révélation divine contenue dans les Écritures. Elle est délibérément trompeuse ou résulter d’une mauvaise interprétation de la Parole de Dieu. Voici les principales caractéristiques d’une fausse doctrine :

1. Déviation de l’enseignement biblique

Une fausse doctrine contredit ou tord les enseignements clairs des Écritures. Cela peut inclure :

• Une mauvaise interprétation de textes bibliques.

• L’ajout ou la suppression de certains passages pour soutenir une idée préconçue.

• L’utilisation de textes hors de leur contexte pour justifier une erreur.

2. Centration sur l’homme plutôt que sur Dieu

Une fausse doctrine met souvent l’accent sur les besoins, désirs ou mérites humains plutôt que sur la gloire de Dieu, Sa souveraineté et Sa volonté. Par exemple l’Évangile de prospérité promet des bénédictions matérielles et la richesse, détournant l’attention des vérités spirituelles centrales.

3. Contradiction des fondements de la foi chrétienne

Toute doctrine qui nie des vérités fondamentales telles que :

• La divinité et l’humanité de Jésus-Christ.

• La Trinité (Père, Fils, et Saint-Esprit).

• Le salut par la grâce seule, par la foi seule, en Jésus-Christ seul.

• La résurrection de Christ et Sa seconde venue.

4. Influence des traditions ou philosophies humaines

Certaines fausses doctrines intègrent des traditions humaines ou des philosophies extérieures à la Bible, donnant plus d’autorité à ces éléments qu’à la Parole de Dieu. Jésus a mis en garde contre cela dans Marc 7.7-8 : « C’est en vain qu’ils m’honorent, en enseignant des préceptes qui sont des commandements d’hommes. »

5. Effets spirituels néfastes

Une fausse doctrine conduit à :

• La confusion spirituelle.

• L’éloignement de Dieu.

• La division dans le corps de Christ.

• Une foi basée sur des illusions, plutôt que sur les vérités bibliques.

6. Promue par de faux enseignants

Selon les Écritures, les fausses doctrines sont souvent introduites par des faux prophètes ou enseignants, qui utilisent des discours séduisants pour tromper. 2 Pierre 2.1 déclare : « Il y a eu parmi le peuple de faux prophètes, et il y aura de même parmi vous de faux docteurs, qui introduiront des sectes pernicieuses et qui, reniant le maître qui les a rachetés, attireront sur eux une ruine soudaine. »

Comment discerner une fausse doctrine ?

1. Étudier la Bible avec soin : Comparer les enseignements aux Écritures (Actes 17.11).

2. Priez pour la sagesse et le discernement : Demandez à Dieu de vous guider par Son Esprit.

3. Cherchez les fruits : Une vraie doctrine produit des fruits spirituels (Galates 5.22-23), tandis qu’une fausse doctrine mène à la confusion et au péché.

4. Consultez des leaders spirituels fiables : Les pasteurs et enseignants fidèles peuvent aider à clarifier les zones d’ombre.

En résumé, une fausse doctrine détourne l’Église de la vérité biblique et de sa mission divine. Il est crucial de rester ancré dans la Parole pour ne pas être séduit par ces erreurs.

Prémillénarisme dispensationaliste : comprendre et démasquer cette doctrine trompeuse

Il y a des termes qui parfois méritent des explications pour que nous puissions les comprendre. Par exemple, le prémillénarisme dispensationaliste en est un exemple. C’est ce que je vais vous expliquer pour que vous puissiez et savoir ce que ça signifie.

D’abord, le prémillénarisme dispensationaliste est une fausse doctrine théologique chrétienne qui se concentre sur la compréhension des événements de la fin des temps (eschatologie) et qui repose sur deux concepts principaux : le prémillénarisme et le dispensationalisme. Voici une explication détaillée de ces deux concepts et de la manière dont ils se combinent.


1. Prémillénarisme

Le prémillénarisme est la croyance selon laquelle Jésus-Christ reviendra sur terre avant (pré-) le règne millénaire de 1 000 ans (appelé le millenium) mentionné dans Apocalypse 20.1-6. Selon cette perspective, le retour de Christ inaugurera un règne littéral de 1 000 ans pendant lequel il régnera directement sur la terre, en établissant la justice et la paix.

Les principales étapes du prémillénarisme incluent :

  • Le retour de Christ : Jésus revient de manière visible et physique avant le millenium.
  • Le règne millénaire : Après son retour, Christ régnera sur la terre pendant 1 000 ans.
  • La résurrection des croyants : Juste avant ou au début de ce règne, les croyants morts ressusciteront pour régner avec lui.


2. Dispensationalisme


Le dispensationalisme est une méthode d’interprétation biblique qui divise l’histoire en plusieurs périodes ou dispensations distinctes, où Dieu a agi de différentes manières envers l’humanité en fonction de son plan progressif. Cette approche met particulièrement l’accent sur la distinction entre les nations, Israël et l’Église. Dans la vision dispensationaliste, Dieu a des plans distincts pour les nations, le peuple juif (Israël) et pour l’Église (composée de tous les croyants en Christ).


3. Le prémillénarisme dispensationaliste

Ce concept, pour sa part, combine ces deux idées en une vision cohérente mais fausse des événements de la fin des temps. Les principaux éléments incluent :

  1. L’enlèvement de l’Église : Selon les dispensationalistes prémillénaristes, l’Église (tous les croyants chrétiens) sera enlevée avant le début des tribulations (une période de grande détresse décrite dans la Bible), généralement dans un événement appelé l’enlèvement. Cela signifie que les chrétiens seront retirés de la terre pour être avec Christ avant que la grande tribulation commence. Cet enlèvement peut être prétribulationnel (avant les tribulations) ou, selon d’autres variantes, à mi-chemin des tribulations.
  2. La grande tribulation : Une période de 7 ans (inspirée par la prophétie des soixante-dix semaines dans le livre de Daniel) de terribles épreuves, de jugements divins et d’oppression sur terre. Durant cette période, Israël sera au centre des événements, et beaucoup de Juifs se tourneront vers Christ.
  3. Le retour visible de Christ : À la fin de la grande tribulation, Jésus revient physiquement sur terre pour établir son règne millénaire, c’est-à-dire un règne de 1 000 ans.
  4. Le millenium : Un règne littéral de 1 000 ans de paix et de prospérité où Jésus règne depuis Jérusalem. Pendant ce temps, les promesses faites à Israël dans l’Ancien Testament (concernant la terre et la bénédiction) seront accomplies.
  5. La distinction entre Israël et l’Église : Dans le dispensationalisme, Dieu a deux peuples distincts avec des rôles différents : les nations (les non croyants), Israël (les Juifs) et l’Église (les croyants en Christ). Le millenium est souvent vu comme un temps où Dieu accomplira ses promesses spécifiques envers Israël.
  6. Le jugement final et la création d’un nouveau ciel et d’une nouvelle terre : Après le millenium, Satan est libéré, une rébellion finale a lieu, suivie du jugement dernier où tous les morts ressusciteront et seront jugés avant que Dieu ne crée une nouvelle création.


Caractéristiques clés du prémillénarisme dispensationaliste :

  • Littéralisme dans l’interprétation biblique : Les dispensationalistes prémillénaristes prennent la Bible de manière très littérale, surtout en ce qui concerne les prophéties sur la fin des temps.
  • Séparation entre Israël et l’Église : Contrairement à d’autres perspectives chrétiennes qui voient l’Église comme l’héritière spirituelle d’Israël ou une continuité dans le plan de Dieu pour son peuple, cette approche distingue clairement les deux.
  • Enlèvement prétribulationnel : L’enlèvement des croyants avant la grande tribulation est une croyance essentielle dans cette doctrine.


Conclusion


Le prémillénarisme dispensationaliste est donc une fausse doctrine avec une vision eschatologique qui prévoit un enlèvement de l’Église avant la grande tribulation, ce que la Bible ne supporte pas, suivie du retour de Christ pour établir un règne millénaire littéral sur la terre, ce que la Bible ne valide pas, avec une distinction claire entre le plan de Dieu pour Israël et pour l’Église ce que la Bible ne parle pas. Cette fausse doctrine est très populaire parmi les croyants dans le monde aujourd’hui.

Résumé des points de la fausse doctrine de l’hypergrâce

La doctrine de l’hypergrâce, bien qu’attirante par son insistance sur l’amour et le pardon de Dieu, déforme profondément le message biblique. En exagérant certains aspects de la grâce, elle minimise des vérités essentielles comme la repentance, la sanctification et la justice divine. Ce texte examine les principales erreurs de cette fausse doctrine en les confrontant aux Écritures, afin d’aider les croyants à discerner la vérité et à vivre une vie qui honore Dieu.

1. La minimisation du péché

  • Ce qu’ils enseignent : Une fois sauvé, le chrétien n’a plus besoin de confesser ses péchés ou de demander pardon, car tous ses péchés passés, présents et futurs sont déjà pardonnés.
  • Conséquence : Cela conduit à une attitude de négligence envers la sainteté et une tolérance du péché.
  • Réfutation biblique : La Parole de Dieu enseigne que nous devons confesser nos péchés pour recevoir le pardon et la purification.

1 Jean 1.9 Si nous reconnaissons nos péchés, Dieu est fidèle et juste et, par conséquent, il nous pardonnera nos péchés et nous purifiera de tout le mal que nous avons commis. 

2. Rejet de la repentance continue

  • Ce qu’ils enseignent : La repentance n’est nécessaire qu’au moment de la conversion et non tout au long de la vie chrétienne.
  • Conséquence : Cela encourage une vie spirituelle stagnante et une absence de sanctification.
  • Réfutation biblique : Jésus lui-même appelle les croyants à se repentir constamment 

Apocalypse 3.19  Moi, ceux que j’aime, je les reprends et je les corrige. Fais donc preuve de zèle, et change ! (Repens-toi)

3. Rejet de la loi et des commandements

  • Ce qu’ils enseignent : La grâce rend la loi (y compris les enseignements moraux) obsolète.
  • Conséquence : Cela conduit à l’antinomisme, une idéologie où il n’y a plus de règles morales à suivre.
  • Réfutation biblique : Jésus dit qu’il n’est pas venu abolir la loi, mais l’accomplir

Matthieu 5.17 Ne vous imaginez pas que je sois venu pour abolir ce qui est écrit dans la Loi ou les prophètes ; je ne suis pas venu pour abolir, mais pour accomplir. 

4. Une vision déformée de l’amour de Dieu

  • Ce qu’ils enseignent : L’amour de Dieu est inconditionnel au point qu’il n’existe ni jugement ni correction pour le croyant.
  • Conséquence : Cela nie la justice et la sainteté de Dieu, en réduisant l’Évangile à un message centré sur l’homme plutôt que sur Dieu.
  • Réfutation biblique : Les Écritures nous apprennent que Dieu discipline ceux qu’il aime.

Hébreux 12.6 Car le Seigneur corrige celui qu’il aime : il châtie tous ceux qu’il reconnaît pour ses fils. 

5. La sécurité éternelle mal interprétée

  • Ce qu’ils enseignent : Une fois sauvé, on ne peut jamais perdre son salut, peu importe la manière dont on vit.
  • Conséquence : Cela produit une fausse assurance et une vie sans fruits spirituels.
  • Réfutation biblique : La Bible avertit que persister volontairement dans le péché après avoir reçu la connaissance de la vérité entraîne un jugement.

Hébreux 10.26-27 En effet, si, après avoir reçu la connaissance de la vérité, nous vivons délibérément dans le péché, il ne reste plus pour nous de sacrifice pour les péchés. La seule perspective est alors l’attente terrifiante du jugement et du feu ardent qui embrasera ceux qui se révoltent contre Dieu. 

6. Une compréhension partielle de la grâce

  • Ce qu’ils enseignent : La grâce est simplement un pardon des péchés et non une puissance transformatrice qui nous permet de vivre dans la sainteté.
  • Conséquence : Cela empêche les croyants de grandir dans la maturité spirituelle.
  • Réfutation biblique : Le Nouveau Testament enseigne que la grâce nous instruit à renoncer à l’impiété et à vivre dans la justice.

Tite 2.11-12 En effet, la grâce de Dieu s’est révélée comme une source de salut pour tous les hommes. Elle nous éduque et nous amène à nous détourner de tout mépris de Dieu et à rejeter les passions des gens de ce monde. Ainsi nous pourrons mener, dans le temps présent, une vie équilibrée, juste et empreinte de piété, en attendant que se réalise notre bienheureuse espérance : la révélation de la gloire de Jésus-Christ, notre grand Dieu et Sauveur. 

7. Rejet de la crainte de Dieu

  • Ce qu’ils enseignent : La crainte de Dieu est une notion dépassée, incompatible avec l’amour parfait de Dieu.
  • Conséquence : Cela mène à une perte de respect et d’adoration véritable envers Dieu.
  • Réfutation biblique : L’Ancien Testament nous apprend que la crainte de l’Éternel est le commencement de la sagesse 

Proverbes 9.10 La sagesse commence par la crainte de l’Éternel, 

L’hypergrâce n’est pas une grâce authentique telle que décrite dans la Bible. Elle réduit la grâce de Dieu à un permis de pécher et elle empêche les croyants de grandir dans la sanctification et l’obéissance. 

Jude 4 BFC En effet, certains hommes malfaisants se sont introduits discrètement parmi vous ; ils déforment le sens de la grâce de notre Dieu pour justifier leur vie immorale, et ils rejettent ainsi Jésus-Christ, notre seul Maître et Seigneur. Il y a longtemps que les Écritures ont annoncé la condamnation qui pèse sur eux.

Une compréhension équilibrée de la grâce reconnaît qu’elle est imméritée, mais qu’elle nous appelle également à vivre une vie transformée par la puissance de Dieu.

Romains 6.1-2 Que faut-il en conclure ? Devons-nous continuer à vivre dans le péché pour que la grâce de Dieu soit plus abondante ? Certainement pas ! Nous sommes morts au péché : comment pourrions-nous vivre encore dans le péché ?

En résumé, les points de l’hypergrâce sont :

1. La minimisation du péché
2. Rejet de la repentance continu
3. Rejet de la loi et des commandements
4. Une vision déformée de l’amour de Dieu
5. La sécurité éternelle mal interprétée
6. Une compréhension partielle de la grâce
7. Rejet de la crainte de Dieu

Conclusion

L’hypergrâce est une déviation dangereuse qui transforme le don précieux de Dieu en une excuse pour négliger la sainteté et l’obéissance. Elle éclipse l’équilibre biblique entre la grâce imméritée et l’appel à une vie transformée par la puissance de Dieu. En revenant à la Parole de Dieu, nous comprenons que la véritable grâce ne justifie pas le péché, mais nous libère pour vivre dans la justice et la crainte de l’Éternel. Restons vigilants, enracinés dans les Écritures, et persévérons dans une foi authentique qui glorifie Christ.

Réfuter la fausse doctrine de l’hypergrâce partie 1

Minimiser l’importance de se repentir et de confesser ses fautes.

La fausse doctrine de l’hypergrâce est un faux enseignement qui piège les croyants. Parce que celle-ci est incroyablement pernicieuse comme vous allez le constater dans ces prochains articles. Elle détourne véritablement les croyants d’une des bases du christianisme et celle-ci est la confession de nos péchés et la repentance qui s’en suit. En d’autres mots, cette doctrine enseigne en premier lieu qu’il n’est plus nécessaire de se repentir ou de confesser ses péchés. Elle s’appuie sur des versets de la Bible, mais généralement ceux-ci sont mal interprétés. 

Par exemple, cette doctrine affirme que la grâce de Dieu aurait déjà pardonné tous les péchés – passés, présents et futurs – ce qui rendrait inutile de demander pardon ou de changer de comportement. Est-ce que cela est fondamentalement biblique ? C’est ce que nous allons voir dans cet article aujourd’hui. 

Avant de commencer, j’aimerais mentionner que pour toutes les fausses doctrines, c’est le même modus opérandi. Chaque fois, un verset est utilisé hors de son contexte pour lui faire dire une chose qu’il ne dit pas. C’est en quelque sorte (du vrai) mélangé avec (du faux). On prend un passage de la Bible (du vrai) et on lui donne une autre signification (du faux). Ainsi, cela laisse l’apparence de vrai, mais en réalité ce n’est que du faux. 

Sans une connaissance des Écritures, il est très difficile de démêler le vrai du faux. La preuve c’est que les fausses doctrines prolifèrent aujourd’hui dans le corps de Christ et ceci en grande partie par des prédicateurs qui reprennent les enseignements sans s’apercevoir que c’est du faux. Ils croient que c’est (du vrai) parce que c’est un verset de la Bible. Je vais vous démontrer avec cette série d’articles sur la fausse doctrine de l’hypergrâce ce que je viens de vous mentionner. 

D’abord, le premier verset que je veux regarder avec vous est ce passage qui dit : « Il n’y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont unis à Jésus-Christ. » (Romains 8.1 )

Ce verset est interprété pour dire que, puisque les croyants ne sont plus sous la condamnation, ils n’ont plus besoin de se repentir ou de confesser leurs péchés. C’est absolument faux d’affirmer une chose pareille parce que ce passage parle plutôt de la justification par la foi en Christ et en aucun temps, il ne supprime l’appel à la repentance. 

D’ailleurs, le psalmiste reconnaissait ses péchés lorsqu’il écrivit ceci : « Oui, je reconnais mes transgressions, ma faute est constamment devant moi. J’ai péché contre toi, contre toi seul, et j’ai fait ce qui est mal à tes yeux. C’est pourquoi tu es juste dans tes paroles, sans reproche dans ton jugement. » (Psaume 51.3-4) 

Le Psaumes 25.18, nous voyons le psalmiste dire: « Vois ma misère et ma souffrance, pardonne-moi tous mes péchés ! » Et la réponse de Dieu à une demande de pardon est : « Venez et discutons ensemble, dit l’Éternel. Même si vos péchés sont rouges comme de l’écarlate, ils deviendront blancs comme la neige ; même s’ils sont rouges comme la pourpre, ils deviendront comme la laine. » (Ésaïe 1.18) Nous constatons dans ce passage que le Seigneur confirme qu’il pardonnera les péchés, en sous-entendu, ceux qui seront confessés. Un autre passage nous dit aussi : « Si mon peuple, celui qui porte mon nom, s’humilie, prie, et me recherche, et s’il renonce à ses mauvaises voies, je l’écouterai du haut du ciel, je lui pardonnerai son péché, et je guérirai son pays. » (2 Chroniques 7.14) 

Nous voyons bien que Dieu pardonne les péchés qui sont confessés. Si nous prétendons que nos péchés présents et futurs sont déjà pardonnés, nous nous berçons d’illusions parce que ce n’est pas ce que la Bible dit. C’est en quelque sorte induire les gens en erreur. Ce qui les privera de la vie éternelle. Ce n’est pas une petite affaire.

Un second passage qu’ils utilisent dans cette ligne de pensée est celui d’Hébreux 10.10-14 qui se lit comme suit : « Et c’est en raison de cette volonté de Dieu que nous sommes purifiés du péché, grâce au sacrifice de son propre corps que Jésus-Christ a offert une fois pour toutes. Tout prêtre se présente chaque jour pour accomplir son service et offrir souvent les mêmes sacrifices qui, cependant, ne peuvent jamais ôter les péchés. Christ, lui, a offert un sacrifice unique pour les péchés, valable pour toujours, et il s’est assis à la droite de Dieu où il attend désormais que ses ennemis soient mis à terre sous ses pieds. Par une offrande unique, en effet, il a rendu parfaits pour toujours ceux qu’il purifie du péché. » 

Les adeptes de la doctrine citent ces versets pour affirmer que, puisque Christ a offert un sacrifice parfait et définitif, les croyants n’ont plus besoin de repentance ou de confession. Il est bon de mentionner que ce passage souligne plutôt que le sacrifice de Christ est suffisant pour le salut. Cependant, cela ne dispense pas les croyants de maintenir une relation avec Dieu en reconnaissant leurs péchés. 

Le passage de 1 Jean 1.9 est tout de même assez révélateur pour réfuter cette mauvaise interprétation. Il mentionne  que « Si nous reconnaissons nos péchés, Dieu est fidèle et juste et, par conséquent, il nous pardonnera nos péchés et nous purifiera de tout le mal que nous avons commis. » Ceci m’amène à me poser la question suivante, comment se fait-il qu’ils puissent affirmer que nos péchés passés, présents et futurs sont pardonnés et qu’il n’est plus nécessaire de demander pardon. On voit bien ici que la Bible dit exactement le contraire.

En réalité, ce qui est important de savoir, c’est que la sanctification est un processus continu qui nécessite repentance et transformation tout au long de notre vie. C’est se bercer d’illusion que de prétendre que nous sommes déjà pardonnés pour nos péchés futurs et que nous n’avons donc maintenant plus rien à faire parce que la grâce fait tout.

Un autre passage utilisé pour appuyer leurs points est le Psaume 103.12 qui dit : « Autant l’Orient est loin de l’Occident, autant il éloigne de nous nos mauvaises actions. » Ce verset est utilisé par les enseignants de la fausse doctrine de l’hypergrâce pour enseigner que Dieu a déjà oublié tous les péchés des croyants et qu’ils n’ont plus besoin de les confesser. En réalité, ce passage met en évidence la miséricorde de Dieu, mais cela n’annule pas la nécessité de la repentance. L’Ancien Testament lui-même souligne que la grâce de Dieu est offerte à ceux qui reviennent à Lui dans l’humilité et la confession comme nous le rapporte le Psaume 32.5 : « Je t’ai avoué ma faute, je n’ai plus caché mes torts, j’ai dit : « Je reconnaîtrai devant l’Eternel les péchés que j’ai commis. » Alors tu m’as déchargé du poids de ma faute. » Encore une fois, la Bible déclare le contraire de leur affirmation. Comme vous pouvez le constater, jusqu’à maintenant, chaque verset qu’ils utilisent est une mauvaise interprétation et ceux-ci sont réfuter par les Écritures sans ambuigité.

Regardons un passage utilisé à outrance par les enseignants de l’Hyper-Grâce. C’est celui de 1 Jean 3.9  alors que l’apôtre écrit : « Celui qui est né de Dieu ne pèche pas, car la vie qui vient de Dieu a été implantée en lui et demeure en lui. Il ne peut pas pécher, puisqu’il est né de Dieu. » À première vue, on pourrait s’y méprendre et il serait facile de croire que nous n’avons plus besoin de confesser nos péchés tout comme la fausse doctrine de l’hypergrâce interprète ce verset pour dire qu’un croyant né de nouveau ne peut plus pécher, rendant la repentance et la confession inutiles.

Nous avons vu jusqu’à maintenant que la Parole de Dieu disait le contraire de leur affirmation. Dans ce passage, Jean parle ici de la nature nouvelle en Christ qui rejette le péché comme mode de vie. Ça ne signifie pas que les croyants ne pèchent plus jamais, mais qu’ils ne vivent plus dans un état de péché habituel. Le même auteur appelle les croyants à confesser leurs péchés comme nous avons vu précédemment dans 1 Jean 1.9.

Maintenant, un avant-dernier passage utilisé faussement : « Et vous, qui étiez morts à cause de vos fautes et parce que vous étiez incirconcis, Dieu vous a donné la vie avec Christ. Il nous a pardonné toutes nos fautes. Car il a annulé l’acte qui établissait nos manquements à l’égard des commandements. Oui, il l’a effacé, le clouant sur la croix. » (Colossiens 2.13-14)

Encore une fois, ces versets sont utilisés pour affirmer que tous les péchés, y compris futurs, sont déjà pardonnés, rendant la repentance superflue. Lorsque nous lisons, ce passage nous nous apercevons bien, à première vue, que ce n’est pas ce qu’il affirme. En vérité ce passage enseigne que le pardon de Dieu est une œuvre accomplie en Christ, mais cela ne dispense pas les croyants de se repentir lorsqu’ils pèchent. 

D’ailleurs, Paul exhorte à une vie sainte en réponse à cette grâce en Colossiens 3.5-10 lorsqu’il dit : « Faites donc mourir tout ce qui, dans votre vie, appartient à la terre, c’est-à-dire : l’inconduite, l’impureté, les passions incontrôlées, les désirs mauvais et la soif de posséder – qui est une idolâtrie. Ce sont de tels comportements qui attirent la colère de Dieu sur ceux qui refusent de lui obéir. Et vous-mêmes aussi, vous commettiez ces péchés autrefois lorsqu’ils faisaient votre vie. Mais à présent, débarrassez-vous de tout cela : colère, irritation, méchanceté, insultes ou propos grossiers qui sortiraient de votre bouche ! Ne vous mentez pas les uns aux autres, car vous vous êtes dépouillés de l’homme que vous étiez autrefois avec tous ses agissements, et vous vous êtes revêtus de l’homme nouveau. Celui-ci se renouvelle pour être l’image de son Créateur afin de parvenir à la pleine connaissance. 

Jusqu’à maintenant, on s’aperçois que la doctrine de l’Hyper-grâce incite les gens à minimiser la repentance. Qu’elle les encourage à vivre dans la désobéissance et le péché constamment en évitant le processus de repentance. Puis qu’elle mentionne qu’il n’est plus nécessaire de demander pardon pour nos péchés. C’est en quelque sorte vu comme un licence pour vivre dans la débauche.

En terminant, regardons un dernier passage utilisé de la même façon. Un verset auquel on lui fait dire une chose qu’il ne dit pas. « Car c’est par grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Cela ne vient pas de vous, c’est un don de Dieu ; ce n’est pas le fruit d’œuvres que vous auriez accomplies. Personne n’a donc de raison de se vanter. (Éphésiens 2.8-9)

Les enseignants de la doctrine de l’hypergrâce utilise ces versets pour enseigner que, puisque le salut est entièrement une œuvre de grâce, la repentance ou la confession ne sont pas nécessaires. On vois bien que c’est une falsification de la Parole de Dieu. Si le salut est en effet un don gratuit, comme nous dit la Bible, la foi vivante produit des œuvres, y compris la repentance sincère. 

En conclusion de ce point, comme nous venons de le voir, les passages utilisés par la doctrine de l’hyper-Grâce, jusqu’à maintenant, sont tous sortis de leur contexte et mal interprétés pour leur faire dire une chose qu’ils ne disent pas. Comme nous avons pu le constater la Bible enseigne clairement que la grâce de Dieu ne supprime pas la nécessité de la repentance et de la confession des péchés. Au contraire, elle les rend possibles et efficaces. Des passages comme 1 Jean 1.9 et Jacques 4.8-10 nous apprennent que le pardon de Dieu est conditionné par une reconnaissance sincère du péché et que si nous ne confessons pas nos péchés, nous ne seront pas pardonné.

De dire que nos péchés futures sont pardonnée est une très mauvaise interprétation des Écritures. Pourtant, plusieurs prédicateurs enseigne cela à leur congrégation. La grâce de Dieu ne doit jamais être utilisée comme une excuse pour négliger notre responsabilité spirituelle. Bien que nos péché passé furent pardonné c’est parce que nous les avons confessés. Ce sera la même chose pour nos péchés présent et futur. Ils seront pardonné si nous les admettons et que nous implorons le pardon de Dieu. 

Prenons le temps de méditer ce passage qui à lui seul démoli toute cette fausse doctrine de l’Hyper-grâce : « Qui cache ses fautes ne prospérera pas, qui les avoue et les délaisse obtient miséricorde. » (Proverbes 28.13)

Rétablir la vérité : un cri d’alarme pour les gardiens du troupeau

L’Église doit se préparer dans les années à venir à passer un moment d’épreuve sans précédent. Le problème c’est qu’elle a accepté en son sein une foule de fausses doctrines. Aujourd’hui, elle est rendue incapable de faire la différence entre une fausse doctrine et la vérité de la Parole de Dieu dans bien des cas. Les fausses doctrines sont prêchées sans distinctions des vérités de la parole de Dieu. Cet état de fait affecte particulièrement les croyants dans leur vie spirituelle. 

Lorsque Jésus est venu sur la terre, les Juifs s’étaient détournés considérablement des saintes Écritures. Ils avaient adopté toutes sortes de règles qui n’étaient pas écrites dans la Loi de Moïse. Puis, ils en ont fait des points de loi qui liaient des fardeaux pesants sur les épaules de leurs compatriotes. Ils ont aussi inventé toutes sortes de faux récits, parfois farfelus, parfois loufoques qu’ils ont compilés dans des manuels. Puis ces manuels sont devenus la référence à la place de la Loi de Dieu et le sont encore aujourd’hui pour eux. Ils ont en quelque sorte accepté toutes sortes de faux enseignements. Ils en sont venus à ne plus faire la différence entre ce qui est vrai de ce qui est faux. Lorsque Jésus leur a apporté le vrai, ils l’ont rejeté parce qu’il confrontait leur faux qui pour eux était devenu le vrai.

Aujourd’hui, en cette période de la fin, l’Église a accepté toutes sortes de fausses doctrines. Ses dirigeants ont enseigné ces faux enseignements écartant les croyants de la vérité des Écritures. Depuis maintenant, deux-cents ans, nombre de fausses doctrines ont été acceptées comme la vérité de la Parole de Dieu. De plus, elles ont aussi été enseignées sans distinctions de la vérité. Nous retrouvons aujourd’hui un nombre astronomique de fausses doctrines qui sont prêchées et enseignées dans nos églises sans distinctions de la vérité de la Bible.

Les bergers étant censés être les gardiens du troupeau ont laissé des loups ravisseurs entrer dans les églises et ont écarté les brebis de la vérité de la Parole de Dieu. Les bergers plutôt que de confronter les fausses doctrines les ont accueillis à bras ouvert et ont laissé leurs troupeaux à la merci de ces loups voraces sans aucune protection. Ce qui fait qu’aujourd’hui, les fausses doctrines se sont multipliées en très grand nombre. Pas surprenant, il n’y avait plus de gardiens devant la porte de l’enclos pour protéger les brebis. Ceux qui devaient les protégés se sont retourné contre elles en enseignants ces croyances fallacieuses.

Ces fausses doctrines aujourd’hui acceptées et enseignés écartent les croyants de la vérité de la Parole de Dieu et plus personne ne s’oppose à celles-ci. Ces loups ravisseurs, se sont tellement  multipliées au sein des églises que maintenant, ce sont les brebis qui défendent ces fausses doctrines. L’aveuglement est tel que plus personnes, ou très peux, ne font la différence entre une fausse doctrine et la vérité de la Parole de Dieu. Ce sont maintenant, ceux qui professent de fausses doctrines qui sont devenues les gardiens du troupeau. Ils sont accueillis comme s’ils apportaient la vérité alors que c’est plutôt le contraire qui se produit. Chaque fois qu’ils ouvrent la bouche, c’est pour tenter de détruire le peu de croyants qui leur résiste.

Pourquoi les dirigeants d’église ne se sont-ils pas tenus debout devant ces marchands de bonheur pour leur interdire l’accès à l’enclos ? Pourquoi aujourd’hui, n’y a-t-il pas plus de pasteurs qui se lèvent pour défendre le troupeau contre ces prédicateurs trompeurs qui ravage les brebis ? Pourquoi les pasteurs, aujourd’hui, ne se lèvent-ils pas pour réfuter ces fausses doctrines ? Pourquoi, très peu de croyants voient et dénonces ces fausses doctrines ? Pourquoi, les chrétiens  qui dénoncent ces fausses doctrines sont-ils persécutés simplement parce qu’ils ont choisi de réfuter le mensonge plutôt que de l’accueillir ?

La réponse est simple. Les pasteurs, dans le but de ne pas choquer personne, ont laissé ces faux enseignants apporter leurs fausses doctrines dans l’église. Avec le temps, ces pasteurs ont adhéré à ces enseignements mensongers. Ils ont fermé les yeux sur ces préceptes corrompus. Ou encore, certains ont eu peur d’être rejetés par leur communauté en réfutant ces dogmes trompeurs. Quoi qu’il en soit, les pasteurs ont fait preuve de lâchetés en abandonnant le troupeau entre les mains de propagateurs de mensonges plutôt que de se tenir debout pour le défendre. Si bien qu’aujourd’hui, on ne fait plus la différence entre ce qui est vrai et ce qui est faux.

Bientôt, des temps d’épreuves vont venir pour purifier le peuple de Dieu. Parce que ceux-ci ont abandonné la vérité de la Parole de Dieu pour embrasser des doctrines de démons. Plusieurs enseignent de façon mensongère que l’Église sera enlevée avant que la période des tribulations ne commence. Moi, je vous dis que c’est le contraire qui va se produire. Ce temps d’épreuves va faire en sorte de purifier le peuple de Dieu. La persécution orchestrée par la bête aura pour effet de disperser les loups de la bergerie et de laisser paraître les vraies brebis du Seigneur Jésus. 

Les premiers qui vont payer le prix, ce sera les pasteurs qui ont abandonné leurs troupeaux entre les mains de ces imposteurs spirituels malhonnêtes. Puis, les brebis qui se sont laissé séduire en voyant leur pasteur ainsi éprouvé n’auront pas la force de persévérer parce que les messages répétés de ces maîtres fallacieux leur disant de ne pas s’inquiéter auront pour effet de démontrer la faiblesse de chacune. Ainsi, ils abandonneront la foi et le Seigneur Jésus. Pourquoi ? Parce que personne n’aura pris leurs défenses devant ces faux enseignants. C’est la réalité qui se dessine devant nous. C’est ce que la Parole de Dieu nous annonce. 

Nous vivons encore ce temps de grâce et il est encore temps de revenir au Seigneur. Il est encore temps, pasteurs, de vous tenir debout devant ces pseudo-docteurs et de leur signifier qu’à partir de maintenant vous ne laisserez plus personne enseigner des théories déformées qui vont éloigner les brebis sous votre garde de la vérité de la Parole de Dieu.

Il est encore temps de revenir aux enseignements sains de la Parole de Dieu et de chasser toutes ces fausses doctrines de vos églises et de votre vie. Levez-vous et combattez c’est encore le temps. Ne laissez plus ces faux prophètes pervertir le troupeau que Dieu a placé sous votre garde. Ne vous laissez plus intimider par ces imposteurs spirituels qui vont vous menacer lorsque vous déciderez de vous tenir debout et de réfuter toutes ces fausses doctrines qui ravagent votre troupeau. Votre force et votre courage seront récompensés par le Seigneur Jésus lorsqu’il reviendra au dernier jour. Vous n’avez rien à perdre et tout a gagné.

Les fausses doctrines : Un cancer spirituel dans le corps de Christ

Le corps de Christ est aujourd’hui atteint d’un mal qui se développe et l’affaiblit considérablement. Ce mal, tel un cancer, ce sont les fausses doctrines. Elles se répandent à un rythme effréné et ne semblent pas vouloir s’arrêter. 

Bien entendu, nous vivons actuellement les événements de la fin de ce siècle et Jésus avait prédit que cela se produirait. D’ailleurs, la première recommandation qu’il donna ses disciples fit celle-ci : « Faites attention, ne vous laissez pas induire en erreur. Car plusieurs viendront sous mon nom […] ne les suivez pas ! » (Lc 21.8-9) Ce passage est repris par trois des quatre auteurs des évangiles signifiant que cette recommandation est très importante et que nous ne devrions pas la négliger. 

Dès les premiers jours de la révélation de l’Église, les fausses doctrines ont commencé à se répandre. Nous voyons l’apôtre Paul mettre en garde son collaborateur Timothée contre ce mal qui se répandait dans les églises au premier siècle en lui disant : « je t’ai encouragé à rester à Éphèse pour ordonner à certaines personnes de cesser d’enseigner des doctrines fausses ». (1 Tm 1.3) Il y avait ainsi des personnes qui enseignaient de fausses doctrines. Ce n’est pas nouveau que les fausses doctrines soient enseignées dans l’Église. Paul va aussi dire à Timothée pourquoi il faut faire cesser l’enseignement de ces fausses doctrines parce qu’elles « ne font qu’alimenter des discussions au lieu d’avancer dans l’œuvre de Dieu qui s’accomplit dans la foi ». (1 Tm 1.4)

Pierre également dans sa lettre va écrire ceci : « il y a eu de faux prophètes parmi le peuple ; de même, il y aura parmi vous de faux enseignants ». (2 Pi 2.1) L’apôtre annonçait d’avance qu’il y aurait de faux enseignants qui allaient se présenter au peuple tout comme l’on fait les faux prophètes dans le peuple d’Israël. L’apôtre Pierre mentionnait à ses lecteurs la façon dont ces faux enseignants allaient s’y prendre en disant : « ils introduiront sournoisement des doctrines pernicieuses, et, tout en reniant le Maître qui les a rachetés, ils attireront sur eux une ruine soudaine. » (2 Pi 2.1)

C’est un fait parce que c’est encore la même chose de nos jours. Des gens introduisent sournoisement de fausses doctrines. Il y a au bas mot pas moins de 50 fausses doctrines qui ont été introduites sournoisement dans le corps de Christ. Si nous comptons toutes les variantes qui sont enseignées, le nombre se multiplie au point qu’il devient difficile de faire la différence entre la vérité de la Parole de Dieu et le mensonge d’une fausse doctrine tellement elles sont séduisantes. 

Le problème majeur avec les fausses doctrines est que « beaucoup les suivront dans leur immoralité » (2 Pi 2.2). Bien que plusieurs se détournent des Écritures, Pierre qualifie les fausses doctrines d’immorales. À raison parce qu’adhérer à une fausse doctrine c’est comme commettre un adultère. Je vous explique. Dans un couple, il arrive qu’une personne entretienne une relation extraconjugale avec une autre personne. C’est une infidélité qui est commise envers l’autre personne dans le couple. 

Nous savons que nous vivons une relation avec Jésus qui est la Parole de Dieu. Si nous adhérons à une fausse doctrine, nous sommes en  train d’être infidèles à la vérité de la parole de Dieu. Nous commentons donc une infidélité dans notre relation avec Jésus. Adhérer à une fausse doctrine, ce n’est pas bien tout comme une relation extraconjugale ne l’est pas non plus. C’est du presque bien comme le disait Charles Spurgeon. En acceptant une fausse doctrine nous pouvons dire que nous commettons un adultère spirituel dans notre relation avec la Parole de Dieu qui est Jésus. 

Cependant le problème c’est que les croyants ne sont pas en mesure de faire la différence entre une concubine (fausse doctrine) et un partenaire de vie (la Parole de Dieu, Jésus). C’est cela qui cause tant d’infidélité de la part des croyants face à la Parole de Dieu en acceptant d’abord de flirter avec les fausses doctrines et ensuite de les accepter dans une relation d’intimité.

D’ailleurs, Jésus va faire un reproche à l’église de Pergame concernant le fait que celle-ci laissait des gens enseigner de fausses doctrines en disant : « Mais j’ai pourtant un reproche à te faire : tu as chez toi des gens attachés à la doctrine de Balaam, qui enseignait à Balak comment faire trébucher les israélites, en les incitant à manger des viandes sacrifiées aux idoles et à se livrer à l’immoralité. De même, tu as, toi aussi, des gens attachés de la même manière à la doctrine des nicolaïtes. » (Ap 2.14-15)

Si ce mal se répand dans l’Église comme un cancer dans le corps c’est parce que des dirigeants d’église laissent des gens enseigner de fausses doctrines. De plus, les croyants ne lisant pratiquement pas leur Bible deviennent un terrain fertile pour la prolifération de ces fausses doctrines et ainsi se répand ce cancer dans le corps de Christ.

Il nous faut mettre un terme à tout cela en dénonçant les fausses doctrines proliférant actuellement dans nos Églises. Mais attention, cela engendrera une crise dans l’Église parce que les tenants de ces fausses doctrines sont en réalité de faux prophètes comme nous le dit Jésus : « Méfiez-vous des faux prophètes : ils viennent à vous déguiser en brebis, mais au-dedans ce sont des loups féroces. » (Mt 7.15) Pourquoi Jésus les appelle-t-il de faux prophètes ? Parce que ces gens en prônant une fausse doctrine prétendent parler au nom de Dieu en disant que leur faux enseignement c’est la Parole de Dieu. En réalité, c’est une falsification des paroles même de Dieu. Une fausse doctrine n’a rien de biblique si ce n’est l’apparence.

Maintenant, lorsque vous dénoncerez ces fausses doctrines, vous allez faire face à la férocité de ces loups. Ils vont vous démontrer leur vrai visage simplement parce que vous vous attaquez à leur château fort. 

Ce texte n’est pas menaçant pour les tenants d’une fausse doctrine parce qu’il est plutôt général. En d’autres mots, ils ne les dérangent pas du tout. Cependant, lorsque vous commencerez à identifier et dénoncer une fausse doctrine en particulier, vous allez assurément les rencontrer sur votre chemin. Ils vont tenter de vous empêcher de continuer de dénoncer. Ils vont tout mettre en œuvre pour vous faire taire parce que vous voulez le bien du corps de Christ alors qu’eux, tout ce qu’ils veulent, c’est de détruire l’œuvre de Christ. 

Ainsi donc, en ces temps de la fin, la prolifération des fausses doctrines constitue un véritable fléau pour l’Église de Jésus-Christ. Ces enseignements trompeurs, souvent séduisants par leur apparence et leur subtilité, éloignent les croyants de la vérité biblique et affaiblissent leur relation avec le Seigneur.

Il est impératif pour chaque chrétien né de nouveau de rester vigilant, de plonger dans l’étude approfondie de la Parole de Dieu et de dénoncer avec courage les doctrines erronées. Cette tâche ne sera pas sans opposition, car les faux prophètes réagiront avec force pour préserver leur influence. Cependant, nous devons nous souvenir que nous servons celui qui est la vérité, et qu’il nous a appelés à veiller sur son Église.

Revenir aux enseignements fondamentaux de la Bible, affermir notre foi en Christ, et rejeter toute falsification de la Parole de Dieu, voilà notre responsabilité en tant que disciples de Jésus. Ne laissons pas le mal s’installer dans le corps de Christ, mais combattons-le avec les armes spirituelles que Dieu nous donne. La fidélité à la vérité de l’évangile est essentielle pour préserver notre destinée éternelle et celle de nos frères et sœurs en Christ.

Église du 21e siècle : À quand le réveil face aux faux enseignements ?

Par Denis Thibeault
30 novembre 2024

Pourquoi l’Église, au 21e siècle, tolère-t-elle les fausses doctrines en son sein ? C’est une excellente question qui mérite que nous y arrêtions pour y réfléchir quelque peu.  

Selon moi, le problème que nous rencontrons aujourd’hui avec les fausses doctrines c’est qu’elles sont acceptées comme étant la vérité de la Parole de Dieu. Il n’est pas rare d’entendre des gens, qui prônent une fausse doctrine, dire que c’est ce que la Parole de Dieu dit, alors que c’est totalement faux. Ce sont généralement des versets tirés hors de leur contexte pour leur faire dire une chose qu’ils ne disent pas. Par exemple, la fausse doctrine de l’Hyper-Grâce mentionne qu’il n’est plus nécessaire de demander pardon pour nos péchés parce que selon leur déclaration, nos péchés passés, présents et futurs sont tous pardonnés. Ils utilisent le passage de Romains 8.1 qui dit qu’ « Il n’y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont unis à Jésus-Christ. » En réalité, ce passage affirme la justification par la foi en Christ, mais il ne supprime pas l’appel à la repentance. Paul lui-même insiste sur la nécessité de vivre selon l’Esprit et non selon la chair (Romains 8.4-6). Puis, l’apôtre Jean nous mentionne que si nous confessons nos péchés, Dieu est fidèle et juste pour nous pardonner. (1 Jn 1.9) Si nos péchés sont déjà pardonnés, alors pourquoi Jean mentionne-t-il de confesser nos péchés. Il y a véritablement contradiction avec la Parole de Dieu c’est évident.

Il y a cette autre fausse doctrine de la sécurité éternelle « un jour sauvé, toujours sauvé » très fortement répandue dans les courants baptistes. Les promoteurs de cette fausse doctrine mentionnent qu’un croyant est à jamais sécurisé dans le salut, peu importe ses actions ou son rejet ultérieur de Dieu. Ils utilisent le passage de Jean 10.28-29 qui dit : « Je leur donne la vie éternelle, et elles ne périront jamais, et personne ne pourra les arracher de ma main. Mon Père, qui me les a données, est plus grand que tous, et personne ne peut les arracher de la main du Père. » Ce passage est utilisé pour affirmer qu’un croyant est à jamais sécurisé dans le salut, peu importe ses actions ou son rejet ultérieur de Dieu. Cependant, Jean 15.6 montre que cette sécurité est conditionnée à notre persévérance en Christ. Si nous choisissons de ne pas demeurer en lui, nous risquons d’être rejetés comme des sarments inutiles. Ce n’est ici que deux exemples, mais il y en a des milliers d’autres.

En ces temps de la fin, alors que la séduction est grandissante, les dirigeants de l’Église, ne sont plus à l’affut de faux enseignements comme l’étaient les chrétiens du premier siècle. Aujourd’hui, l’Église accepte et cautionne les fausses doctrines parce que ses dirigeants ne savent plus faire la différence en la saine doctrine et une fausse doctrine. L’attrait croissant a pris au piège plusieurs pasteurs et enseignants qui ne veulent plus réfuter les hérésies parce qu’il cherche la paix avec tous et cela laisse toute la liberté d’action de ces charlatans pour promouvoir leurs fausses doctrines. L’apôtre Paul va dire à Timothée : « Si quelqu’un enseigne de fausses doctrines et ne se conforme pas aux saines paroles de notre Seigneur Jésus-Christ et à l’enseignement qui est conforme à la piété, il est aveuglé par l’orgueil et ne sait rien. […] Éloigne-toi de ces gens-là. » (1 Tm 6.3-5)

Aujourd’hui, les gens ne font plus la différence entre une fausse doctrine et la vérité pure de la Parole de Dieu. Celle-là étant présentée dans un emballage convaincant aura séduit un bon nombre de leaders et de fidèles qui seront prêts à défendre ces faux enseignements tellement ils sont convaincus que c’est ce que la Parole de Dieu enseigne.

J’ai entendu des commentaires qui m’ont été faits comme quoi ce n’était pas grave. Ou encore qu’il ne fallait pas être dogmatique. Mais, bon sang, quand allons-nous nous réveiller et dénoncer toutes ces fausses doctrines qui causent un tort sans commune mesure au corps de Christ ? Quand allons-nous avoir le courage de nous tenir debout devant tous ces faux enseignants qui entraine les croyants à la dérive ? Au lieu de cela, les croyants qui dénoncent ces faux enseignements sont persécutés par leur pasteur et les membres de leurs congrégations. Ils sont vus comme les trouble-fête parce qu’ils réfutent ces faux enseignements. C’est véritablement le monde à l’envers.

Je ne veux pas être pessimiste, mais je ne crois pas qu’un jour les dirigeants d’église vont se lever pour dénoncer parce que nous avons accepté les fausses doctrines comme étant la vérité de la Parole de Dieu. Dans ce cas, il n’est pas nécessaire de les dénoncer parce que c’est devenu normal. C’est encore une prophétie d’Ésaïe, un homme, qui n’avait pas peur de confronter ses contemporains, qui s’accomplit sous nos yeux aujourd’hui lorsqu’il disait : « Malheur à vous qui nommez le mal bien et le bien mal » (És 5.20). C’est ce qui se passe, ceux qui enseignent de fausses doctrines sont accueillis et élevés au sein même de l’Église tandis que ceux qui réfutent ces fausses doctrines sont rabaissés et persécutés.

En réalité, ce n’est absolument pas normal. C’est même ahurissant de voir la prolifération de ces fausses doctrines dans le corps de Christ parce que ces faux enseignants ne sont jamais confrontés dans leur déprédation. Je rêve du jour, ou un pasteur va prendre position et dénoncer toute cette fourberie et identifier ces faux enseignants à cause du mal qu’ils font aux croyants leur donnant de faux espoirs.

Il y a plus de 50 fausses doctrines qui sont enseignées et cautionnées dans nos Églises. Chacune d’elles est très bien installée dans le corps de Christ. Personne ne s’inquiète du mal qu’elles puissent faire aux croyants. C’est devenu une normalité qui fait honte lorsque le Seigneur nous ouvre les yeux sur toute cette malversation.

Mais, il n’est pas trop tard pour revenir et changer les choses. Nous pouvons encore demander au Seigneur de nous ouvrir les yeux pour que nous puissions voir. Il n’est pas encore trop tard pour mettre fin à toute cette fourberie dans nos Églises. Il suffit seulement d’un peu de courage pour prendre position et nous tenir debout pour confronter ces fausses doctrines et ceux qui les enseignent. Pasteurs, il y a dans vos églises des gens qui réfutent ces faux enseignants, prenez le temps de les écouter.

La prolifération des fausses doctrines dans l’Église : Un appel au retour à la vérité biblique

Il y a un phénomène actuellement dans l’Église qui prend de l’ampleur et c’est la prolifération des nombreuses fausses doctrines. Chacune d’elles touche un segment du christianisme. Ici, je ne parle pas des fausses doctrines qui présentent dans l’Église catholique. Je parle des fausses doctrines qui touchent directement les croyants nés de nouveau de l’Église du Seigneur Jésus.

Il y a un nombre moult de fausses doctrines qui se sont développées en ces temps de la fin et qui affectent une multitude de croyants. Cependant, Jésus nous avait avertis de ce phénomène grandissant en disant : « Faites bien attention que personne ne vous induise en erreur. Car plusieurs viendront sous mon nom […] et ils tromperont beaucoup de gens. » (Mt 24.4-5) C’est ce que nous retrouvons aujourd’hui, plusieurs viennent au nom de Jésus, avec de fausses doctrines, et ils trompent beaucoup de gens parce que ceux-ci ne font pas attention à qui les enseignes et aussi les enseignements qui leur sont apportés.

Paul avait aussi averti Timothée de cette situation en ces temps de la fin comme nous pouvons le voir « Cependant, l’Esprit déclare clairement que, dans les derniers temps, plusieurs se détourneront de la foi parce qu’ils s’attacheront à des esprits trompeurs et à des enseignements inspirés par des démons. Ils seront séduits par l’hypocrisie de prédicateurs de mensonge dont la conscience est comme marquée au fer rouge. » (1 Tm 4.1-2) 

L’apôtre Pierre va aussi aborder ce sujet de la prolifération des fausses doctrines dans la fin des temps en écrivant ceci : « Autrefois, il y a eu des prophètes de mensonge parmi le peuple d’Israël ; il en sera de même parmi vous. » Le « vous » fait référence aux chrétiens nés de nouveau et faisant partie de l’Église du seigneur Jésus. Il continue en disant : « Ces enseignants de mensonge introduiront subtilement parmi vous des erreurs qui mènent à la perdition. Ils renieront le Maître qui les a rachetés et attireront ainsi sur eux une perdition soudaine. Beaucoup de gens les suivront dans leur immoralité et, à cause d’eux, la voie de la vérité sera discréditée. Par amour de l’argent, ils vous exploiteront avec des histoires de leur propre invention. Mais il y a longtemps que leur condamnation est à l’œuvre et que la perdition les guette. » (2 Pi 2.1-3)

On dirait que Pierre a écrit ces mots il n’y a pas si longtemps. C’est exactement ce que nous voyons dans ces jours qui sont la fin. De nombreux personnages ne font que demander de l’argent aux croyants garnissant leurs coffres abondamment. 

Les fausses doctrines prolifèrent à un rythme effréné. Aujourd’hui, on peut répertorier aisément plus de 50 fausses doctrines actives dans l’Église au moment où j’écris ces lignes. Chacune d’elles touche un segment de la foi et influence négativement la vie des croyants les écartant de la vérité de la parole de Dieu. Leur donnant de faux espoirs et les induisant en erreur dans la majorité des cas.

Pourquoi ces fausses doctrines se sont-elles ainsi développées dans l’Église ? L’une des raisons c’est d’abord dû au fait que les croyants se sont éloignés de la vérité. Ils ne lisent presque plus leur Bible. Par exemple, en France, les statistiques récentes révèlent une diminution notable de la lecture et de la possession de la Bible parmi les Français. Selon un sondage réalisé par l’Ifop en 2022, seulement 27 % des Français possèdent une Bible, contre 42 % en 2001. De plus, la lecture régulière de la Bible concerne désormais 19 % de la population, marquant une baisse de 9 points depuis 2001. (https://www.alliancebiblique.fr/articles/sondage-les-français-et-la-bible?utm_source=chatgpt.com

Un autre sondage nous démontre qu’en 2022, 39 % des Américains ont déclaré utiliser la Bible au moins trois fois par an, une diminution par rapport aux 49 % observés au cours de la dernière décennie. (https://www.infochretienne.com/articles/les-utilisateurs-americains-de-la-bible-ont-davantage-despoir-selon-un-sondage/?utm_source=chatgpt.com

Puis, pour nous, au Canada, c’est similaire au reste du monde alors qu’environ 14 % des chrétiens canadiens lisent la Bible au moins une fois par semaine. Cette proportion a diminué de moitié depuis 1996. (https://files.evangelicalfellowship.ca/research/CBES-Executive-Summary-FR.pdf?utm_source=chatgpt.com)

Parce que les chrétiens ne lisent à peu près pas leur Bible, et ne l’étudient possiblement pas non plus, cela laisse un terreau fertile aux fausses doctrines. D’ailleurs, celles-ci se sont propagées à un rythme effréné dans l’Église au cours des dernières décennies. Les croyants ne lisant plus leur Bible sont sujets à se laisser séduire par de fausses doctrines parce que celles-ci sont attrayantes, fascinantes et envoutantes. Elles ont une belle apparence et se présentent avec grande élégance. Comme disait Spurgeon, grand prédicateur du 18e siècle, au sujet des fausses doctrines c’est du presque vrai. 

Ce phénomène, de ne plus lire sa Bible, signifie que les croyants se détournent de l’enseignement sain. Comme l’apôtre Paul disait à Timothée cette parole très révélatrice de notre temps : « Car le temps viendra où les hommes ne voudront plus rien savoir de l’enseignement sain. Au gré de leurs propres désirs, ils se choisiront une foule de maîtres à qui ils ne demanderont que de leur caresser agréablement les oreilles. Ils détourneront l’oreille de la vérité pour écouter des récits de pure invention. » (2 Tm 4.3-4) 

Nous y voilà maintenant. Les prédicateurs les plus populaires pour la plupart n’enseignent pas la vérité de la Parole de Dieu. Au contraire, ils choisissent de caresser les oreilles des croyants avec de fausses doctrines et cela leur attire la faveur des gens. Malheureusement, nombre de concept qu’ils enseignent se trouve à être doctrinalement faux. C’est ce qui fait plaisir à leur auditoire. C’est aussi ce qui est le gage de leur popularité. Prenez conscience que la popularité n’est pas gage de fiabilité en ces jours de la fin.

Jésus ne faisait pas dans la popularité. Bien au contraire, il était détesté des religieux du temps parce qu’il disait la vérité de la Parole de Dieu et cela ne leur faisait pas plaisir. Ceux qui s’attroupaient auprès du Seigneur cherchaient soit à recevoir ou à voir un miracle. L’enseignement de Jésus ne les intéressait guère. 

Il serait temps de nous réveiller et de prendre conscience de ce phénomène grandissant qui entrainera dans l’égarement les croyants séduits. Il est temps de retourner à la vérité de la Parole de Dieu. Il est temps de revenir aux enseignements fondamentaux de la Bible. 

Il serait bien d’identifier toutes ces fausses doctrines auxquelles nous avons adhéré par le passé et de nous en débarrasser en les réfutant par la Parole de Dieu. Demander pardon au Seigneur et se détourner de celles-ci pour reprendre les enseignements de la parole de Dieu. Il en va de notre destinée éternelle.

Nous vivons les temps de la fin et bientôt la séduction sera encore plus grande. Le seul moyen que nous avons à notre disposition pour discerner le mensonge est la vérité de la Parole de Dieu. Tout ce qui est contraire à l’enseignement sain et une contrefaçon des Écritures et est ainsi un mensonge. 

Le monde dans lequel nous vivons est sous la gouverne du père du mensonge, Satan lui-même. Il convient donc de revenir à la Parole de Dieu et d’y plonger les regards avec régularité et assiduité et ne plus se laisser séduire par tout ce qui n’est pas conforme à la vérité et ainsi déceler toutes fausses doctrines afin de ne plus se laisser séduire. 

Neuf conséquences désastreuses des effets de l’acceptation et de la promotion de fausses doctrines dans l’Église

Croire en une fausse doctrine représente un danger spirituel, moral, et parfois même pratique important. Ce qu’il nous faut considérer avec attention c’est qu’une fausse doctrine est un autre évangile. Aujourd’hui, nous allons voir neuf conséquences désastreuses des effets de l’acceptation et de la promotion de fausses doctrines dans l’Église. Celles-ci sont légions dans bien des églises dans ces temps de la fin. Elles influences le comportement des croyants, leur donne de faux espoirs, les conduits sur une mauvaise voie, les éloignes de la vérité de la Parole de Dieu et finira par détruire les croyants qui y ont adhéré. Prenons le temps de voir les principaux aspects de ce danger :

1. Éloignement de la vérité biblique

Les fausses doctrines détournent les croyants de la véritable Parole de Dieu, les privant d’une compréhension correcte de la volonté divine et altérant la foi. Par exemple, une interprétation erronée de l’Évangile peut conduire à une foi inefficace.

En acceptant une fausse doctrine, le croyant risque de confondre la vérité et le mensonge, ce qui ouvre la porte à d’autres erreurs spirituelles. Cela occasionne en réalité une perte de discernement.

2. Mise en danger du salut

Certaines fausses doctrines, comme celles qui prônent le salut par les œuvres humaines ou des moyens autres que Jésus-Christ, compromettent directement le chemin du salut. Jésus a dit : «  Je suis, moi, le chemin, répondit Jésus, la vérité et la vie. Personne ne va au Père sans passer par moi. » (Jean 14:6).

Une mauvaise compréhension des Écritures conduit à une foi morte ou non authentique, éloignant la personne de la réconciliation avec Dieu.

3. Perte de la relation personnelle avec Dieu

Les fausses doctrines introduisent des rituels vides ou des exigences humaines qui remplacent une vraie relation avec Dieu par des traditions ou des illusions. Cela prive le croyant de l’intimité avec le Saint-Esprit.

4. Division dans l’Église

Paul avertit dans 2 Timothée 4.3-4 que certains chercheront des enseignants conformes à leurs propres désirs, détournant l’Église de la saine doctrine. Cela sème des divisions, des disputes et affaiblit l’unité du Corps de Christ.

5. Impact négatif sur le témoignage chrétien

Les croyants qui adhèrent à une fausse doctrine donne une mauvaise image de l’Évangile. Par exemple, l’Évangile de prospérité, qui prône une recherche exagérée de richesse matérielle, détourne l’attention des véritables promesses spirituelles de Dieu. Le dispensationalisme donne de faux espoirs aux croyants.

6. Conséquences éternelles

Jésus a averti que les faux prophètes et les faux enseignants, ceux qui enseignent et promouvaient de fausses doctrines, tromperaient beaucoup de gens (Matthieu 24.24). Ainsi, ceux qui suivent une fausse doctrine risquent de faire partie de ceux qui, à la fin, entendront : « Je ne vous ai jamais connus » (Matthieu 7.23).

7. Risques émotionnels et psychologiques

Une fausse doctrine engendre des attentes irréalistes (ex. : promesses de prospérité ou de guérison inconditionnelle, salut garanti, évitement des souffrances), cela mène à des déceptions, à des crises de foi ou même à un rejet total de Dieu.

8. Exposition au jugement de Dieu

La Bible est claire : enseigner ou suivre une fausse doctrine est une offense grave envers Dieu. Jacques 3.1 avertit que ceux qui enseignent seront jugés plus sévèrement. De même, Paul prononce une malédiction sur ceux qui prêchent un autre Évangile (Galates 1.8).

9. Engagement envers une puissance spirituelle opposée

Derrière de nombreuses fausses doctrines, il y a une influence spirituelle négative, voire démoniaque (1 Timothée 4.1). En adhérant à ces mensonges, un croyant peut inconsciemment s’allier à des forces contraires au Royaume de Dieu.

Conclusion

En réalité, les fausses doctrines causes un tort énorme au corps de Christ mettant en péril la vie des croyants qui y adhérent et aussi la survie des Églises locales dans ces temps de la fin. Le danger principal d’une fausse doctrine est qu’elle éloigne du véritable Évangile et de la communion avec Dieu. Elles attristent sans commune mesure le Saint-Esprit de Dieu. Le remède est la vigilance spirituelle, l’étude approfondie de la Bible et une relation personnelle avec Jésus-Christ, guidée par le Saint-Esprit. Comme Paul l’écrit dans 2 Timothée 2.15 : « Efforce-toi de te présenter devant Dieu en homme qui a fait ses preuves, en ouvrier qui n’a pas à rougir de son ouvrage, parce qu’il transmet correctement la Parole de vérité. »

La tromperie de l’enlèvement prétribulationnel : une fausse doctrine à dénoncer

Introduction

L’enlèvement prétribulationnel est une doctrine répandue dans certains milieux évangéliques et dispensationalistes, mais elle constitue en réalité une fausse doctrine qui déforme l’enseignement biblique sur les événements de la fin des temps. Cette croyance prétend que les chrétiens seront enlevés avant la grande tribulation, évitant ainsi les persécutions et les épreuves. Cependant, une analyse attentive des Écritures montre que cette interprétation n’a aucun fondement solide et mène à une compréhension erronée du plan de Dieu pour son Église.

1. Absence de fondement scripturaire

La première raison pour laquelle l’enlèvement prétribulationnel est une fausse doctrine réside dans l’absence d’un fondement biblique clair. Aucune portion des Écritures n’enseigne explicitement que l’Église sera enlevée avant la tribulation. Les versets fréquemment cités pour justifier cette idée, comme 1 Thessaloniciens 4.16-17, ne précisent pas que l’enlèvement aura lieu avant la tribulation. Au contraire, ces versets se concentrent sur le retour de Jésus à la fin des temps. Jésus lui-même affirme dans Matthieu 24.29-31 que son retour aura lieu « immédiatement après la tribulation », confirmant ainsi que l’Église sera présente sur terre pendant cette période difficile.

2. L’appel à la persévérance dans les épreuves

Les Écritures montrent clairement que les croyants sont appelés à traverser les épreuves, non à être épargnés. Jésus déclare dans Jean 16.33 : « Vous aurez des tribulations dans le monde », et dans Actes 14.22, l’apôtre Paul rappelle que « c’est par beaucoup de tribulations qu’il nous faut entrer dans le royaume de Dieu ». La fausse doctrine de l’enlèvement prétribulationnel contredit ces enseignements en suggérant que les chrétiens échapperont aux souffrances, alors que la Bible insiste sur la nécessité de persévérer au milieu des épreuves.

3. Confusion entre l’enlèvement et la seconde venue de Christ

La fausse doctrine de l’enlèvement prétribulationnel introduit une séparation artificielle entre l’enlèvement et la seconde venue de Christ, deux événements que les Écritures présentent comme un seul et même moment. 1 Corinthiens 15.51-52 et 1 Thessaloniciens 4.16-17 décrivent un unique événement : la résurrection des morts et la transformation des vivants à la venue du Seigneur. Il n’y a pas de place pour un intervalle de sept ans entre un prétendu enlèvement et le retour final de Christ.

4. La présence des saints dans la tribulation

L’Apocalypse, notamment dans les chapitres 7 et 13, mentionne la présence des saints pendant la période de la grande tribulation. Si l’Église devait être enlevée avant cette période, pourquoi l’Apocalypse 7.14 parle-t-il de ceux qui viennent de la grande tribulation ? L’Apocalypse 13.7 affirme également que l’Antichrist fera la guerre aux saints, confirmant ainsi que des croyants fidèles seront présents pendant cette période.

5. La protection divine au lieu de l’évasion

La Bible enseigne que Dieu protégera ses enfants au milieu des épreuves, et non qu’il les retirera du monde. Jean 17.15 révèle la prière de Jésus pour ses disciples : « Je ne te demande pas de les retirer du monde, mais de les garder du mal. » Cette prière souligne que la volonté de Dieu est de protéger ses enfants au sein même des tribulations, plutôt que de les enlever avant celles-ci.

6. Une doctrine récente et non traditionnelle

Il est important de noter que la doctrine de l’enlèvement prétribulationnel est une invention récente dans l’histoire de l’Église. Elle a émergé au XIXe siècle avec John Nelson Darby et le mouvement dispensationaliste. Avant cette période, aucun des Pères de l’Église ni des théologiens historiques n’enseignaient une telle doctrine. Cela met en doute sa légitimité, car elle ne s’aligne pas sur l’interprétation traditionnelle des Écritures concernant la fin des temps.

Conclusion

La fausse doctrine de l’enlèvement prétribulationnel constitue un danger pour la foi chrétienne, car elle encourage une mentalité d’évasion plutôt qu’une préparation à persévérer dans les épreuves. Les Écritures sont claires : les croyants seront appelés à traverser des moments de tribulation, mais ils recevront la protection et la force de Dieu pour surmonter ces difficultés. L’enlèvement de l’Église aura lieu au retour de Christ après la tribulation, et non avant. Il est donc crucial de rejeter cette fausse doctrine et de rester fidèle à l’enseignement biblique en se préparant à affronter les défis à venir avec foi et persévérance.

Un appel à rejeter les étiquettes théologiques qui cautionnent les fausses doctrines et à défendre avec courage la vérité de la Parole de Dieu. 

Aujourd’hui pour ne pas déplaire ou offenser qui que ce soit, il est courant d’accoler une étiquette théologique sur une personne. Ce qui apaise notre conscience et n nous fait nous sentir mieux. Je m’explique. Dans le domaine de la fausse doctrine de l’enlèvement prétribulationnel (avant la période des tribulations) nous savons qu’il y a différents courants d’interprétation des écritures qui se sont développées.  

Par exemple, la première étiquette est le prétribulationnisme. Pour eux, l’Église est enlevée avant le début des sept ans de tribulations. Cela signifie que les chrétiens fidèles ne vivront pas les jugements de Dieu sur la terre. C’est l’idée que Dieu épargne son Église de la colère. 

Ensuite, nous avons la seconde étiquette qui est le Mid-tribulationisme. Selon eux, l’enlèvement de l’Église se produit au milieu des sept ans de tribulations, 3 ans et demi après le début. Ici, l’Église est vue comme participant partiellement à la période des tribulations avant d’être retirée.

Nous poursuivons avec le Post-tribulationisme. D’après eux, l’enlèvement se produit après les sept ans de tribulations. 

Il y a également l’étiquette Pré-colère (Pre-Wrath). Ceux-ci voient l’Église traversant une partie de la période des tribulations, mais elle est enlevée avant les jugements les plus sévères de Dieu, souvent associés à la « colère divine ». Ils interprètent que la tribulation est divisée en deux phases : la persécution de l’Antichrist, suivie de la colère de Dieu.

Une autre étiquette est les Partiels enlevés (Partial rapture). Ces gensprétendent que seuls les croyants spirituellement prêts ou fidèles seront enlevés avant la période des tribulations. Les autres devront rester pour être purifiés pendant cette période. Ils mettent l’emphase sur la sanctification et la préparation.

Finalement, ceux qui ont une interprétation spirituelle ou symbolique. Peut-être trop récent parce qu’aucun nom n’est mis sur l’étiquette. Ces personnes croient que l’enlèvement n’est pas un événement littéral mais symbolique de la victoire spirituelle de l’Église ou du jugement de Dieu.

Nous retrouvons six étiquettes différentes pour six interprétations distinctes. Chacune d’elles ayant ses particularités qui lui sont propres. 

Le problème que ça occasionne c’est que ces étiquettes sont utilisées pour relativiser de fausses interprétations des écritures. Alors, pour soulager notre conscience et ne pas courir le risque d’offenser les gens qui sont dans l’erreur et qui prônent une fausse doctrine alors on dit qu’ils sont tels ou tels types de définition. Nous évitons ainsi de les confronter et de démasquer ces faussaires de la parole de Dieu. Nous justifions ainsi une fausse doctrine et faisons en sorte qu’elle est acceptable dans le corps de Christ. 

Cependant, c’est la plus mauvaise chose à faire. Parce qu’en justifiant ce fait, nous acceptons qu’une fausse doctrine, soit bien, présente dans l’église et par le fait même la cautionne en toute connaissance de cause. Laissant ainsi tous les faux prophètes s’exprimer dans l’église et faire un tort irréparable aux croyants. Jamais, dans le passé, les apôtres n’ont fait une chose de la sorte. Ils se sont toujours tenus debout pour la vérité en dénonçant les fausses doctrines et ceux qui les enseignaient. 

Ceci a permis à de nombreux marchant de bonheur de promouvoir toutes ces fausses doctrines et celles-ci sont maintenant acceptées dans l’église et pas du tout ou très peu dénoncé. Ce n’est pas l’attitude chrétienne à avoir. Nous devons nous battre pour garder la vérité de la Parole de Dieu intact. En acceptant ces étiquettes et en les justifiant, nous faisons un tort considérable au corps de Christ. Ainsi, nous nous associons à ces faux prophètes et nous égarons ainsi les croyants de la vérité affaiblissant par le fait même leur foi. 

Il est bien possible que nous ayons du sang sur les mains si nous ne nous élevons pas contre ces fausses doctrines. David Wilkerson a dit : « Lorsque nous diluons l’Évangile ou acceptons des doctrines qui ne viennent pas de Christ, nous risquons de perdre l’onction et le pouvoir du Saint-Esprit. Dieu ne bénira jamais une compromission de la vérité. » Dans le même ordre d’idée, Paul Washer dit : « Une fausse doctrine peut sembler inoffensive, mais elle éloigne les âmes de la vérité salvatrice. En restant silencieux face à l’erreur, nous devenons complices de l’égarement des âmes. » De même, John MacArthur disait : « Tolérer l’erreur doctrinale sous prétexte d’amour ou d’unité, c’est trahir la vérité de Dieu. L’amour authentique avertit du danger spirituel et s’engage dans la défense de la vérité. » Finalement, Francis Chan « Le pire que nous puissions faire est d’être silencieux face aux fausses doctrines par crainte d’offenser les gens. Aimer vraiment, c’est proclamer la vérité, même si elle dérange. »

Nous ne pouvons en aucun temps accepter et cautionner toutes fausses doctrines, et encore moins de les défendre, sans rien dire ou en posant une étiquette pour nous donner bonne conscience ou justifier notre manque de courage. Nous devons les dénoncer haut et fort. Certes, nous rencontrerons de l’opposition et nous nous rendrons compte aisément que les tenants d’une fausse doctrine sont en réalité des loups très féroces. Nous ne devons pas avoir peur de nos convictions et soutenir la vérité de la Parole de Dieu. 

Nous ne devrions jamais accepter qu’une étiquette soit apposée sur nous sous prétexte de ne pas déplaire ou encore pour justifier une fausse doctrine. Laissons les étiquettes aux faux prophètes et défendons la vérité de la Parole de Dieu avec la force que le Seigneur nous donne.

Comment les fausses doctrines, notamment celle de l’enlèvement prétribulationnel, affaiblissent-elles la foi des croyants et les détournent-elles des vérités bibliques dans ces derniers jours?

Il y a beaucoup de fausses doctrines dans l’Église en ces jours de la fin. Par ailleurs, il ne faut pas beaucoup de discernement pour s’apercevoir que celles-ci tarissent et affaiblissent la foi des croyants. Chacune d’elles, ancrée dans le mensonge, détourne les chrétiens de la parole de Dieu. Elles diluent les vérités bibliques pour les adapter à notre monde actuel. 

Quelqu’un a dit un jour qu’il : « est plus facile de tromper les gens que de les convaincre qu’ils ont été trompés. » C’est exactement ce que nous vivons aujourd’hui dans l’Église. Les croyants ont été trompés par de multiples fausses doctrines. De faux enseignements qui se sont introduits subtilement. Le constat est qu’il est très difficile de convaincre les chrétiens séduits du contraire. Ils ont les évidences sous les yeux et ils refusent de voir la vérité préférant croire leur mensonge plutôt que de s’en détourner. Malheureusement, cela détruit la foi saine et induit les croyants dans l’erreur. C’est ce phénomène qui se produit avec la fausse doctrine de l’enlèvement prétribulationnel c’est-à-dire avant la période des tribulations. 

Cette fausse doctrine trouve son origine au début du XIXe siècle, principalement à travers les enseignements de John Nelson Darby (1800-1882). C’était un théologien britannique et l’un des principaux leaders du mouvement des Frères de Plymouth. Aujourd’hui, les défendeurs de cette fausse doctrine vont jusqu’à affirmer, par des affirmations mensongères et sans aucun fondement, que cette doctrine était déjà promue par les pères de l’Église chrétienne. Disons-le franchement, il n’y a aucune trace de la doctrine de l’enlèvement prétribulationnel chez les Pères de l’Église des premiers siècles du christianisme. Cette idée n’apparaît que bien plus tard, comme mentionné précédemment, au XIXe siècle avec John Nelson Darby et la théologie dispensationaliste. Il ne faut pas prendre les croyants pour des ignares en pensant leur faire croire n’importe quoi. Plusieurs ont un esprit de discernement et s’aperçoivent du mensonge qui est véhiculé par ces faux enseignants des temps modernes. Hélas, d’autres refusent obstinément de voir la vérité et cela même avec les preuves du contraire. Cependant, ignorer la vérité ne rend personne non coupable.

Darby a commencé à formuler la doctrine de l’enlèvement prétribulationnel dans les années 1830. Il a intégré cette idée dans sa théologie dispensationaliste. Celle-ci divisant l’histoire biblique en différentes époques ou dispensations avec des plans spécifiques de Dieu pour Israël, l’Église et les nations. Il a enseigné que l’Église serait enlevée avant les tribulations laissant Israël et le reste du monde subir les jugements divins. Un concept qui ne trouve aucun appui dans les Écritures d’aucune façon. Sauf si l’on change le sens des Écritures pour leur faire dire ce qu’elles ne mentionnent pas. 

Puis,la doctrine s’est répandue rapidement grâce aux écrits et aux conférences de Darby, particulièrement en Angleterre et aux États-Unis. Elle a été intégrée dans la Scofield Reference Bible (1909), une Bible annotée par C.I. Scofield, qui a popularisé la théologie dispensationaliste et l’enlèvement prétribulationnel parmi les chrétiens évangéliques.

Au XXe siècle, des prédicateurs évangéliques influents, comme Hal Lindsey (avec son livre The Late Great Planet Earth, 1970) et des films comme A Thief in the Night (1972), ont renforcé cette croyance chez les Anglo-saxons. Chemin faisant, elle fut importée dans la francophonie par des évangélistes qui étaient particulièrement fascinés par cette doctrine. 

De plus, la série de livres et de films Left Behind (laissé derrière), publiée dans les années 1990 par Tim LaHaye et Jerry B. Jenkins, a également contribué à la diffusion de cette idée dans la sphère chrétienne. 

Cette doctrine a depuis été critiquée par de nombreux théologiens pour son manque de fondement biblique solide, sa distorsion de l’enseignement biblique sur la tribulation, et son impact sur la perception de l’Église face à la souffrance et au jugement. 

Nous vivons vraisemblablement les jours de la fin. Les leaders mondiaux s’orientent vers un gouvernement mondial qui contrôlera chaque individu sur cette planète. Ceci apportera son lot de souffrance aux disciples du Seigneur Jésus. Ceux-ci seront persécutés pour leur refus de se conformer aux exigences de ce gouvernement antichristique. Il nous est dit que la bête fera la guerre aux croyants et qu’elle les vaincra. (Dn 7.21, 8.24; Ap 11.7, 13.7) Il ne faut jamais ignorer ce que la Parole de Dieu nous dit et faire comme si ce n’était pas écrit tout comme c’est le cas avec cette doctrine de l’enlèvement prétribulationnel.

Il y a des temps de grandes souffrances qui arrivent pour les véritables croyants et personne ne va y échapper. Cependant, ce que la Bible nous enseigne, c’est que plusieurs abandonneront la foi (Mt 24.10-12) lorsque ces moments vont commencer à arriver. Pour en ajouter une couche à la souffrance des croyants, qui semblent-ils que ceux, qui auront abandonné la foi, vont se retourner contre les croyants pour les haïr et les trahir. (Mt 24.10-12)

C’est là que les membres du peuple saint, les véritables disciples de Jésus doivent faire preuve d’endurance et de foi. (Ap 13.10) Comme, nous dit si bien le Seigneur Jésus, mais que plusieurs refusent de considérer : « celui qui tiendra bon jusqu’au bout sera sauvé. » (Mt 24.13) À quel bout Jésus fait-il allusion ici ? C’est le moment de son retour qui se fera le dernier jour soit après la période des tribulations. Il n’y a aucune autre résurrection des morts de mentionnée dans la Bible que celle qui se produira au retour du Seigneur Jésus. Aucune autre. C’est un mensonge de prétendre qu’il y en aura un enlèvement avant la période des tribulations et une résurrection uniquement des saints laissant les autres dans le séjour des morts jusqu’au second retour de Jésus qui encore une fois est une pure invention tirée de l’imaginaire.

Revenons à la vérité de la Parole de Dieu. Réagissons contre ces fausses doctrines parce qu’elles détruisent la foi et affaiblissent le corps de Christ. Il y a un proverbe africain qui dit : « Le mensonge donne des fleurs, mais pas de fruits. » Tirez-en les conclusions que vous voulez, mais n’oubliez jamais que nous devrons un jour tous rendre compte devant Dieu de ce que nous avons dit et fait de même que ce que nous n’avons pas dit ni fait.

Sommes-nous suffisamment enracinés dans la Parole de Dieu pour discerner le vrai du faux dans les enseignements actuels ?

Pour distinguer le vrai du faux, il nous faut impérativement une connaissance du vrai. C’est ce qu’affirment les experts en contrefaçon. C’est la même chose aujourd’hui avec la Bible. Pour discerner les fausses doctrines, il nous faut connaître la Parole de Dieu. C’est là que plusieurs croyants se laissent prendre. À cause de leur manque de connaissance, ceux qui enseignent les fausses doctrines trouvent un terrain fertile à la propagation de celles-ci.

L’apôtre Paul va dire à Timothée, son collaborateur dans le service, ceci : « Car le temps viendra où les hommes ne voudront plus rien savoir de l’enseignement sain. Au gré de leurs propres désirs, ils se choisiront une foule de maîtres à qui ils ne demanderont que de leur caresser agréablement les oreilles. » (2 Ti 4.3)

Nous sommes maintenant rendus là. Aujourd’hui, bien des soi-disant chrétiens ne veulent plus rien savoir de l’enseignement sain. C’est-à-dire, de l’enseignement véritable de la Parole de Dieu. Cette Parole de Dieu vivante et efficace. (Hé 4.12) Cette Parole « plus tranchante que toute épée à double tranchant ». (Hé 4.12) Ces Écrits qui pénètrent au plus profond de l’âme. Cet enseignement sain qui « juge les dispositions et les pensées du cœur ». (Hé 4.12), Mais, cela, les croyants n’en veulent plus. 

Ils préfèrent se choisir, non pas seulement quelques un, mais une foule de maîtres. Des gens à qui ils vont leur demander de leur dire ce qu’ils veulent entendre. Des gens qui vont leur enseigner des demi-vérités. Des personnes qui vont seulement leur dire des choses agréables en évitant les vérités de la Parole de Dieu qui pourrait les heurter dans leur faible conscience.

Nombre de prédicateurs, aujourd’hui, parfois populaires et d’autres moins, évitent les sujets comme le péché et la repentance, l’enfer, le jugement et la colère de Dieu, la discipline dans l’Église, l’enseignement sur l’argent, le mariage et la sexualité, la soumission et l’autorité, la sainteté également le renoncement et la souffrance. Par contre aujourd’hui, les croyants vont préférer entendre parler de choses qui leur font plaisir.

L’un des sujets populaires est la prospérité matérielle qui est l’idée que de suivre Christ garantit richesse, succès et bonheur matériel. Des promesses exagérées de bénédictions financières pour les donateurs et des messages centrés sur « comment devenir riche grâce à Dieu ? » 

Un autre sujet de prédilection est l’amour de Dieu sans la sainteté se veut un enseignement qui met exclusivement l’accent sur l’amour inconditionnel de Dieu sans parler de la nécessité de la repentance ou de la sanctification. Une vision de Dieu comme un Père indulgent qui accepte tout, sans aucune exigence de transformation personnelle.

L’auto-estime de soi et le développement personnel très abordé par plusieurs prédicateurs qui s’apparente plus à des motivateurs. Ces messages sont centrés sur l’idée que « tu es extraordinaire » ou « crois en toi-même ». Des messages motivants sur la réussite, la confiance en soi et l’accomplissement de ses rêves, parfois sans lien réel avec les Écritures. 

Nous retrouvons également un évangile de confort . Ce sont des messages promettant une vie facile et sans souffrances pour ceux qui suivent Christ. L’idée que Dieu résoudra immédiatement tous les problèmes sans nécessité de persévérance ou de foi dans l’épreuve.

L’un des sujets, qui, selon moi, est parmi les plus populaires et solidement ancrés dans la chrétienté est la tolérance à tout prix. C’est d’abord, l’évitement des sujets difficiles comme le péché ou les comportements contraires à la Bible pour ne pas offenser. Puis, une ouverture excessive aux idées culturelles modernes, même si elles contredisent les Écritures. C’est un peu « tout le monde il est fin, tout le monde il est beau. »

Ne manquons pas de considérer également le bonheur ici et maintenant. Ces enseignements sont principalement axés sur le fait que Dieu veut uniquement votre bonheur ici sur terre. Celui-ci minimise l’aspect éternel de la foi chrétienne tels le ciel, les récompenses célestes, etc. 

Un autre enseignement qui caresse les oreilles est celui de l’unité et de l’harmonie sociale. Ici, dans ce domaine, on met l’accent sur des principes pour améliorer les relations humaines sans inclure la dimension spirituelle ou le besoin de réconciliation avec Dieu. Le discours est axé principalement sur l’unité des croyants et des églises sans tenir compte des différences doctrinales.

Que dire encore concernant la grâce bon marché qui prêche une grâce qui ne demande aucun engagement, aucune obéissance ou changement de vie. Cela laisse entendre que tout péché est automatiquement excusé sans réelle repentance. Que Dieu va pardonner inévitablement tout comportement coupable simplement parce qu’il est amour.

Nous retrouvons aussi comme enseignements un Dieu générique. Cela signifie de prêcher un Dieu vague. Un Dieu qui accepte toutes les religions ou philosophies, et qui ne demande pas d’allégeance exclusive à Jésus-Christ. C’est aussi d’éviter de proclamer Jésus comme le seul chemin, la vérité et la vie pour paraître inclusif.

Un autre message qui réconforte est le bien-être émotionnel. Celui-ci propose des messages qui se concentrent sur la guérison émotionnelle ou mentale sans aborder les fondements spirituels de ces luttes. C’est en quelque sorte de réduire le rôle de Dieu à celui d’un thérapeute ou d’un motivateur. 

Les deux dernières font l’unanimité de nos jours dans le monde des chrétiens. Le premier concerne les promesses de réussite. Ils associent la foi à la réalisation de tous ses objectifs personnels et professionnels. Celui-ci lie la bénédiction de Dieu à des résultats visibles de succès dans la vie. Dans le cas contraire, si tu peines à avancer et qu’il n’y a pas de résultats, c’est certainement parce que tu n’as pas la foi.

Finalement, une foi déconnectée du sacrifice. Ces marchands de bonheur prêchent uniquement sur les bénédictions sans jamais mentionner les défis, les persécutions ou les renoncements qu’implique la foi chrétienne. Ils réduisent la croix de Christ à un symbole de gain personnel, sans l’appel à mourir à soi-même.

En conclusion, ces sujets séduisants, bien qu’ils puissent attirer des foules et apporter du réconfort temporaire, affaiblissent la compréhension de l’Évangile. Ils négligent des vérités essentielles, comme le péché, la repentance, la croix, et la sainteté, qui sont indispensables pour une foi authentique et une relation véritable avec Dieu.

Il est donc primordial de revenir au fondement même de la Parole de Dieu. Je sais que cela sera très difficile parce que l’endoctrinement est solidement ancré dans les mœurs chrétiennes maintenant. Qui plus est, cela fait de nombreuses années que c’est prêcher allègrement dans l’Église du Seigneur Jésus. Ainsi, les croyants, sans aucun discernement, ne sont plus en mesure de voir le faux du vrai. 

Si comme moi, vous avez l’impression que quelque chose ne va pas, laissez-moi vous dire que ce n’est pas simplement une impression. C’est un signal que le Saint-Esprit vous envoie pour vous permettre de voir toute la fraude spirituelle qui est maintenant présente dans nos églises. 

Retournez au fondement de la Parole de Dieu, c’est demander au Saint-Esprit de vous donner le discernement pour faire la différence entre le faux et le vrai. Aujourd’hui, beaucoup de faux apparaissent comme du vrai, mais en réalité tout ce faux ne fait que détourner les croyants de la foi véritable basée sur la Parole de Dieu. Ce faux leur donne l’impression qu’ils ont tout le pouvoir nécessaire pour eux-mêmes. 

Tragiquement, ces fausses doctrines sont accompagnées de culpabilité associant inévitablement un manque de foi si le croyant ne réussit pas. Le foxcus est mit sur la personne et jamais sur l’oeuvre de Christ. C’est le culte du moi qui prédomine dans ces enseignements.

En fin de compte, ces fausses doctrines détruisent. C’est là leurs buts et ça fonctionne parfaitement bien.

Liste des fausses doctrines dans l’Église

Voici une liste non exhaustive des différentes fausses doctrines dans l’Église actuellement : 

Doctrine de la prospérité : Cette doctrine enseigne que Dieu veut que chaque croyant soit matériellement riche et en parfaite santé, associant bénédiction spirituelle à succès matériel et prospérité financière. Elle encourage souvent des dons importants pour recevoir en retour des bénédictions financières.

Enlèvement prétribulationnel : Cette interprétation eschatologique prétend que les croyants seront enlevés avant le début de la période de tribulations annoncée dans la Bible, les exemptant de toute souffrance future. Cela contraste avec d’autres interprétations bibliques qui prévoient la protection ou la fidélité des croyants durant les tribulations.

Hypergrâce : Cette doctrine minimise l’importance de la repentance et de la sanctification dans la vie chrétienne, en insistant uniquement sur la grâce de Dieu. Elle enseigne que les croyants n’ont pas besoin de confesser leurs péchés ou de s’efforcer de vivre dans la sainteté, ce qui peut conduire à une forme de complaisance spirituelle.

Sauvé un jour, toujours sauvé : Cette doctrine, également appelée « sécurité éternelle inconditionnelle », enseigne qu’une personne qui a été sauvée une fois ne peut jamais perdre son salut, quelle que soit sa manière de vivre par la suite. Elle est souvent controversée, car elle semble ignorer l’appel à la persévérance, la repentance continue, et les avertissements bibliques contre l’apostasie.

Évangile du succès et du bien-être : Proche de la doctrine de la prospérité, cet enseignement affirme que Dieu veut que tous les aspects de la vie des croyants soient aisés et sans difficulté, et que toute souffrance ou épreuve est un signe de manque de foi ou d’obéissance.

Théologie de la substitution de l’Israël spirituel : Cette doctrine, également appelée « doctrine du remplacement », prétend que l’Église chrétienne a remplacé Israël dans les promesses et le plan de Dieu, niant ou minimisant ainsi le rôle et l’avenir prophétique d’Israël.

Prétention à une nouvelle révélation ou “prophéties modernes” : Certains affirment recevoir des révélations directes de Dieu qui contredisent les Écritures ou ajoutent à celles-ci, créant confusion et incertitude parmi les croyants.

L’évangile du positivisme : Cette doctrine met un fort accent sur la pensée positive et les déclarations de succès comme moyen de transformer sa vie. Elle minimise les réalités bibliques du péché, du repentir, et de la soumission à Dieu en faveur de la « puissance de la pensée positive », plus proche du développement personnel que de l’Évangile.

La guérison garantie : Cette doctrine promet que tout croyant fidèle sera guéri de ses maladies par la foi. Elle accuse souvent les malades d’un manque de foi. Elle ne tient pas compte des souffrances que même les croyants doivent parfois traverser et du fait que Dieu peut avoir des plans différents pour chaque personne.

Le cessationnisme extrême : Bien que certains croient que les dons miraculeux étaient réservés à l’époque apostolique, le cessationnisme extrême nie que Dieu intervienne encore par des miracles ou des guérisons aujourd’hui. Cela va à l’encontre de nombreux témoignages et de la croyance selon laquelle le Saint-Esprit agit encore de manière puissante.

La foi dans la foi (la foi comme une force) : Dans cet enseignement, la foi n’est pas vue comme une confiance en Dieu, mais plutôt comme une sorte de « force » ou de « pouvoir » spirituel que l’on utilise pour obtenir ce que l’on veut. Cela déforme le sens biblique de la foi en Dieu pour le transformer en un outil de réalisation personnelle.

La foi basée sur les émotions : Certains enseignements insistent sur la nécessité d’expériences émotionnelles intenses pour valider la foi, créant une dépendance aux sentiments. Cela peut affaiblir la foi dans les moments de sécheresse spirituelle et détourner l’attention de l’enseignement solide de la Parole de Dieu.

Le concept de « petit dieu » (ou « théologie du petit dieu ») : Cette idée, parfois présente dans le mouvement de la Parole de foi, enseigne que les croyants sont littéralement de « petits dieux » sur terre avec les mêmes pouvoirs que Dieu. Cette doctrine détourne l’accent de la gloire de Dieu et promeut une vision exagérée du pouvoir humain.

L’accent sur la délivrance et les démons : Bien que la délivrance fasse partie du ministère de Jésus, certains milieux exagèrent l’importance de la délivrance de démons, cherchant des causes démoniaques à chaque problème spirituel ou émotionnel. Cela peut conduire à la peur ou à une obsession spirituelle malsaine.

L’idolâtrie du succès ministériel : Cette tendance accorde une valeur excessive aux grandes réalisations et au succès visible dans le ministère, en oubliant que le vrai succès est défini par la fidélité et l’obéissance à Dieu, non par des chiffres ou des résultats visibles.

La négation de la souffrance chrétienne : Certaines églises enseignent que les croyants ne devraient pas souffrir, que ce soit dans la maladie, la persécution ou l’épreuve. Cette doctrine ignore les nombreuses exhortations de Jésus et des apôtres à supporter les épreuves et à s’attendre à la souffrance pour la cause de Christ.

Le relativisme doctrinal : Cette approche enseigne que toutes les croyances et interprétations sont valables, minimisant les doctrines essentielles. Elle peut conduire à une confusion doctrinale et à une perte de clarté sur les fondements de la foi chrétienne.

La négation de la seconde venue de Christ : Certains groupes modernes enseignent que le retour de Jésus est symbolique ou déjà accompli, niant ainsi la promesse biblique du retour physique et visible de Christ à la fin des temps.

La négation de la discipline ecclésiastique : Certaines églises enseignent que la discipline n’est jamais nécessaire, en disant que Dieu est amour et que tout doit être accepté. Cela omet l’importance de la correction spirituelle pour protéger l’Église et amener à la repentance.

La glorification des anges : Cette tendance met un accent exagéré sur les anges, les visions et les manifestations angéliques, ce qui peut détourner l’attention de Jésus-Christ et de la relation directe que les croyants ont avec Dieu.

La foi dans les signes et les miracles au détriment de la Parole : Ce mouvement place une importance excessive sur les signes, miracles et prophéties, parfois au détriment de l’enseignement biblique solide. Cela peut créer une dépendance aux expériences surnaturelles au lieu de la foi fondée sur la Parole de Dieu.

La « loi de l’attraction » : Inspirée par la pensée du Nouvel Âge, cette idée prétend que les croyants peuvent attirer à eux des bénédictions, de l’argent, ou la réussite par la pensée positive. Cela détourne l’attention de la dépendance à Dieu et de la prière.

La prédestination extrême (ou fatalisme) : Cette doctrine enseigne que tout est prédéterminé par Dieu de manière absolue, sans considération pour le libre arbitre humain. Elle ignore l’appel biblique à choisir de suivre Dieu et à être responsable de ses choix.

Doctrine du relativisme moral : Certains milieux de l’Église tentent d’adapter les normes morales bibliques aux valeurs culturelles modernes, relativisant les enseignements clairs de la Bible sur des sujets comme la sexualité, le mariage, et l’éthique.

Nouvel âge et mysticisme : Cette influence inclut des pratiques telles que la méditation contemplative, les expériences mystiques, et des éléments de la philosophie du Nouvel Âge, qui peuvent détourner de la Bible et favoriser des expériences subjectives comme base de la foi.

Évangile centré sur l’homme : Cet enseignement met l’accent sur les besoins, les désirs et les ambitions humaines au lieu de la gloire de Dieu, transformant parfois le culte et le service de l’Église en moyens d’auto-réalisation plutôt qu’en réponse à l’appel divin.

Libéralisme théologique : Ce courant remet en question la véracité des miracles, des prophéties, de la résurrection, et de l’inspiration divine de la Bible, voyant ces aspects comme symboliques plutôt que littéraux. Il dévalue souvent la doctrine en faveur de valeurs sociales, politiques ou culturelles.

Évangile de l’inclusivité universelle : Cette doctrine enseigne que tous, indépendamment de leur foi en Christ, seront sauvés, en minimisant l’importance de la repentance et de la foi personnelle en Jésus.

Le déisme chrétien : Cette vision suppose que Dieu a créé le monde, mais n’intervient pas activement dans la vie des croyants ou dans les affaires humaines. Elle va à l’encontre de l’enseignement biblique sur la proximité de Dieu et son implication personnelle et active dans la vie de son peuple.

L’antinomisme : Cette doctrine enseigne que les chrétiens ne sont plus tenus de respecter les commandements de Dieu sous prétexte qu’ils vivent sous la grâce et non sous la loi. Elle ignore l’appel à la sanctification et à l’obéissance aux enseignements de Jésus et des apôtres, qui confirment l’importance de la sainteté dans la vie chrétienne.

L’unitarisme : Cette doctrine nie la Trinité, affirmant que Dieu est une seule personne et non trois en un. Elle contredit la doctrine biblique de Dieu comme Père, Fils et Saint-Esprit, vue comme un pilier de la foi chrétienne orthodoxe.

La dépendance excessive aux traditions humaines : Certaines églises mettent les traditions humaines au même niveau que la Bible, voire au-dessus. Ce qui crée des pratiques et des enseignements qui peuvent aller à l’encontre de la vérité biblique, rappelant l’avertissement de Jésus contre les traditions humaines qui annulent la Parole de Dieu (Marc 7.8-13).

L’idolâtrie des leaders spirituels : Cette tendance donne un statut presque divin aux pasteurs, apôtres, ou dirigeants d’église. On attend d’eux une obéissance et une loyauté aveugles, ce qui détourne l’attention de Dieu vers les hommes et ouvre la voie aux abus spirituels.

Le salut par les œuvres : Cette doctrine enseigne que le salut peut être obtenu par de bonnes œuvres et des actions méritoires, au lieu de la foi en Jésus-Christ seule. Elle s’oppose directement à l’Évangile de la grâce, qui enseigne que le salut est un don gratuit de Dieu, non gagné par des œuvres (Éphésiens 2:8-9).

La négation de la divinité de Jésus : Certaines doctrines modernes ou mouvements religieux enseignent que Jésus était un simple homme, un prophète ou un grand enseignant, mais non le Fils de Dieu. Cela contredit les enseignements fondamentaux du christianisme sur la divinité de Christ.

Le légalisme extrême : Cette doctrine impose aux croyants de nombreuses règles et traditions, allant souvent au-delà des enseignements bibliques. Elle peut priver le chrétien de la liberté que Dieu accorde, en favorisant une foi basée sur les œuvres et la conformité aux règles humaines.

Le pélagianisme : Inspiré par les idées de Pélage, cette doctrine enseigne que les êtres humains sont capables de choisir le bien sans l’aide de la grâce de Dieu. Elle minimise la nature pécheresse de l’homme et le besoin de la grâce divine pour le salut.

La réincarnation chrétienne : Bien que contraires aux enseignements bibliques, certaines personnes adoptent des idées de réincarnation et les mélangent avec des concepts chrétiens. La Bible enseigne clairement que « les hommes meurent une seule fois, après quoi vient le jugement » (Hébreux 9.27).

L’universalisme chrétien : Cette doctrine enseigne que tout le monde sera finalement sauvé, indépendamment de la foi en Jésus-Christ ou de la repentance. Elle va à l’encontre des enseignements bibliques sur le salut par la foi en Christ et sur la nécessité de se tourner vers Dieu pour être sauvé.

Le matérialisme chrétien : Cette vision encourage l’accumulation de biens matériels comme signe de bénédiction divine. Elle peut conduire les croyants à centrer leur vie sur la recherche de la richesse plutôt que sur le royaume de Dieu, oubliant l’appel à la simplicité et au service des autres.

La doctrine de l’autosuffisance spirituelle : Cette croyance pousse les croyants à s’appuyer sur eux-mêmes pour grandir spirituellement, négligeant la dépendance au Saint-Esprit. Elle minimise le rôle de la prière, de l’intercession, et de l’action de Dieu dans la vie du croyant.

La sanctification instantanée : Cette doctrine enseigne que la sanctification est un acte unique et instantané, où un chrétien devient entièrement saint en un seul moment. Cela omet l’enseignement biblique selon lequel la sanctification est un processus continu tout au long de la vie chrétienne.

La négligence de la doctrine de la repentance : Certains enseignements modernes omettent l’importance de la repentance, affirmant que la foi seule est suffisante sans besoin de changer de vie ou de confesser ses péchés. Cela s’oppose aux nombreux appels de Jésus et des apôtres à se repentir.

Le rejet de l’Ancien Testament : Certains enseignements affirment que l’Ancien Testament n’a plus aucune valeur pour les chrétiens d’aujourd’hui, négligeant ainsi la cohérence de toute la Bible et la manière dont Jésus et les apôtres s’y référaient.

La foi en soi-même : Cette approche, influencée par la psychologie moderne, insiste sur l’importance de croire en soi plutôt qu’en Dieu, encourageant les croyants à s’appuyer sur leur propre force plutôt que sur la puissance de Dieu.

La doctrine de l’égalitarisme radical : Cette doctrine enseigne que toutes les différences de rôle entre les sexes dans l’Église et la famille sont illégitimes, bien que la Bible présente des rôles et fonctions spécifiques pour les hommes et les femmes dans certains contextes.

L’abolition de toute hiérarchie spirituelle : Cette doctrine refuse toute forme d’autorité ou de structure dans l’Église, alors que la Bible décrit des rôles spécifiques comme ceux de pasteur, d’ancien, ou de diacre, établis pour le bon ordre et l’édification de l’Église.

Le « pragmatisme religieux » : Cette doctrine valorise le succès et l’efficacité au-dessus de la fidélité biblique, en choisissant les méthodes qui « fonctionnent » plutôt que celles basées sur les principes scripturaires. Elle conduit souvent à des compromis doctrinaux au profit de la croissance rapide ou de l’attrait populaire.

Le syncrétisme religieux : Cette pratique consiste à intégrer des éléments de différentes religions (bouddhisme, hindouisme, etc.) dans le christianisme. Cela peut inclure des concepts comme le karma, la méditation transcendantale, ou la réincarnation, qui sont étrangers aux enseignements bibliques.

Le perfectionnisme spirituel : Cette doctrine enseigne que les croyants peuvent atteindre la perfection totale (sans péché) dans cette vie. Bien que la sanctification soit un objectif, cette doctrine crée une pression malsaine et contredit les réalités de la faiblesse humaine reconnues dans les Écritures.

La manipulation spirituelle par la peur : Certains prédicateurs ou leaders utilisent la peur (de l’enfer, des malédictions, etc.) pour contrôler ou manipuler les croyants. Cela peut éloigner les fidèles d’une relation saine et joyeuse avec Dieu, qui repose sur l’amour, la grâce et la vérité.

La méconnaissance de la Trinité : Bien que la Trinité soit un pilier du christianisme, certains groupes enseignent des variantes, soit en insistant excessivement sur l’unité de Dieu au détriment de la distinction des personnes (le modalisme), soit en minimisant la divinité de l’une des trois personnes (comme l’arianisme, qui nie la divinité pleine de Jésus).

La soumission inconditionnelle aux autorités spirituelles : Cette doctrine enseigne que les croyants doivent obéir aux leaders d’église sans poser de questions. Cela peut ouvrir la porte aux abus spirituels et ignorer le rôle de l’Esprit saint en chaque croyant pour discerner la vérité.

La négation de l’appel au témoignage : Certains mouvements encouragent les chrétiens à vivre leur foi en privé, minimisant l’appel à partager l’Évangile. Cela contredit l’ordre de Jésus d’« aller et faire de toutes les nations des disciples » (Matthieu 28.19).

La rédemption par les ancêtres : Certaines croyances modernes enseignent que les croyants peuvent prier ou faire des rituels pour sauver les âmes de leurs ancêtres. La Bible enseigne clairement que le salut est individuel et que chacun doit répondre personnellement à l’appel de Dieu.

Le mépris de la création et de l’environnement : Certains enseignent que, puisque Dieu va créer « un nouveau ciel et une nouvelle terre », la gestion actuelle de l’environnement n’est pas importante. Cependant, la Bible nous confie la gestion responsable de la création.

Le rejet de l’unité du corps de Christ : Certains groupes se considèrent comme le seul vrai groupe de croyants et rejettent tous les autres. Cela va à l’encontre de l’appel à l’unité parmi les chrétiens et de la reconnaissance des autres membres du corps de Christ.

La théologie de la souffrance inutile : Bien que certains chrétiens soient appelés à souffrir pour leur foi, certaines doctrines poussent à rechercher activement la souffrance pour mériter des bénédictions ou une proximité avec Dieu. Cela peut mener à une vision erronée de la grâce de Dieu.

Le « minimalisme spirituel » : Cette tendance enseigne que seuls les croyants « simples » ou « peu impliqués » seront agréables à Dieu, rejetant l’engagement et l’obéissance active, alors que la Bible encourage une foi vivante et engagée.

Les fausses doctrines des derniers temps

Les fausses doctrines des derniers temps

Nous vivons véritablement dans les derniers temps. Le monde politique est en effervescence. Nous entendons de plus en plus parler de guerres et de menaces de guerre. Cela est omniprésent dans les différents bulletins d’infos.

Parmi tout ce qui se passe sur la scène mondiale, nous pouvons percevoir que l’Église du Seigneur Jésus n’est pas non plus épargnée. En son sein, il y a de multiples fausses doctrines qui ont pris place, et cela depuis le début. Il y en a aussi beaucoup qui émergent en cette période de la fin des temps.

La Bible ne nous laisse pas dans l’ignorance concernant ce fait. Bien au contraire, Jésus nous a d’abord prévenus en disant : « Faites bien attention que personne ne vous induise en erreur. Car plusieurs viendront sous mon nom […] et ils tromperont beaucoup de gens. » (Matthieu 24.4-5) 

C’est ce que nous pouvons constater en ce moment dans l’Église. Plusieurs viennent prêcher et enseigner au nom du Seigneur Jésus et apportent de fausses doctrines. D’ailleurs, cela a pour effet de détourner les croyants vulnérables de la foi. 

L’apôtre Paul fait une déclaration qui n’est pas sans nous surprendre lorsqu’il va dire à son collaborateur Timothée : « Cependant, l’Esprit déclare clairement que, dans les derniers temps, plusieurs se détourneront de la foi parce qu’ils s’attacheront à des esprits trompeurs et à des enseignements inspirés par des démons. » (1 Timothée 4.1)

Il nous est dit que « l’Esprit déclare clairement ». Les paroles de l’Esprit saint ne sont pas floues ou énigmatiques. Elles sont dites clairement « dans les derniers temps », les temps que nous vivons. Je peux vous dire que les fausses doctrines sont légion dans l’Église actuellement. Les croyants peinent à faire la différence entre la vérité de la Parole de Dieu et la fausse doctrine. L’esprit de plusieurs est confus dans tout ce qui se dit en prétendant que c’est la parole de Dieu. 

L’apôtre Paul dira également que ce sont « des enseignements inspirés par des démons », rien de moins. Nous avons aujourd’hui des gens, qui non seulement, croient ces fausses doctrines, mais aussi les enseigne et par-dessus tout les défendent en prétendant que c’est la vérité de la Parole de Dieu alors que tout l’argumentaire ne repose que sur des versets sortis de leurs contextes. 

Pourquoi ces gens ne voient-ils pas la vérité de la Parole de Dieu ? Parce qu’ils se sont détournés de la foi et qu’ils se sont attachés à des esprits trompeurs, nous dit Paul. Lorsque tu es confronté à un esprit trompeur, il faut du discernement pour voir la subtilité des choses. Plusieurs ne peuvent voir parce qu’ils sont complètement séduits. 

Maintenant, leur dire qu’ils sont séduits n’est pas un argument valable pour eux parce qu’ils ne voient absolument pas que ce qu’ils défendent est en réalité une fausse doctrine. Paul va dire à Timothée que ces gens sont « séduits par l’hypocrisie de prédicateurs de mensonge » (1 Timothée 4.2).

Certains prédicateurs, eux-mêmes séduits, « par l’hypocrisie de prédicateurs de mensonge » vont enseigner une fausse doctrine et séduire certains de leurs auditeurs. C’est une situation qui prévaut dans l’Église du Seigneur Jésus au point que le prédicateur qui déclare la vérité de la Parole de Dieu est vu comme un prédicateur de mensonge.

Plusieurs se sont détournés de la foi et se sont attachés à des esprits trompeurs comme le mentionne la Parole de Dieu. Régulièrement, des prédicateurs se lèvent et enseignent de fausses doctrines sans même s’en rendre compte tout simplement parce qu’ils se sont laissé séduire par « des enseignements inspirés par les démons. » 

Maintenant, comment ne pas se laisser prendre par toutes ces fausses doctrines? D’abord, il nous faut identifier les fausses doctrines et ensuite demander au Saint-Esprit le discernement pour nous permettre de voir le mensonge derrière tous les propos. 

En terminant, je vais vous donner une liste des fausses doctrines, et une brève description. Celles-ci sont en force aujourd’hui dans l’Église. Ce sont les plus populaires. Si vous avez cru l’un ou l’autre de ces enseignements, je vous conseille de rechercher la vérité de la Parole de Dieu avec le support du Saint-Esprit qui saura vous éclairer et vous faire voir la vérité plutôt que le mensonge.

Voici une liste non exhaustive des différentes fausses doctrines dans l’Église actuellement : 

Doctrine de la prospérité : Cette doctrine enseigne que Dieu veut que chaque croyant soit matériellement riche et en parfaite santé, associant bénédiction spirituelle à succès matériel et prospérité financière. Elle encourage souvent des dons importants pour recevoir en retour des bénédictions financières.

Enlèvement prétribulationnel : Cette interprétation eschatologique prétend que les croyants seront enlevés avant le début de la période de tribulations annoncée dans la Bible, les exemptant de toute souffrance future. Cela contraste avec d’autres interprétations bibliques qui prévoient la protection ou la fidélité des croyants durant les tribulations.

Hypergrâce : Cette doctrine minimise l’importance de la repentance et de la sanctification dans la vie chrétienne, en insistant uniquement sur la grâce de Dieu. Elle enseigne que les croyants n’ont pas besoin de confesser leurs péchés ou de s’efforcer de vivre dans la sainteté, ce qui peut conduire à une forme de complaisance spirituelle.

Sauvé un jour, toujours sauvé : Cette doctrine, également appelée « sécurité éternelle inconditionnelle », enseigne qu’une personne qui a été sauvée une fois ne peut jamais perdre son salut, quelle que soit sa manière de vivre par la suite. Elle est souvent controversée, car elle semble ignorer l’appel à la persévérance, la repentance continue, et les avertissements bibliques contre l’apostasie.

Évangile du succès et du bien-être : Proche de la doctrine de la prospérité, cet enseignement affirme que Dieu veut que tous les aspects de la vie des croyants soient aisés et sans difficulté, et que toute souffrance ou épreuve est un signe de manque de foi ou d’obéissance.

Théologie de la substitution de l’Israël spirituel : Cette doctrine, également appelée « doctrine du remplacement », prétend que l’Église chrétienne a remplacé Israël dans les promesses et le plan de Dieu, niant ou minimisant ainsi le rôle et l’avenir prophétique d’Israël.

Prétention à une nouvelle révélation ou “prophéties modernes” : Certains affirment recevoir des révélations directes de Dieu qui contredisent les Écritures ou ajoutent à celles-ci, créant confusion et incertitude parmi les croyants.

L’évangile du positivisme : Cette doctrine met un fort accent sur la pensée positive et les déclarations de succès comme moyen de transformer sa vie. Elle minimise les réalités bibliques du péché, du repentir, et de la soumission à Dieu en faveur de la « puissance de la pensée positive », plus proche du développement personnel que de l’Évangile.

La guérison garantie : Cette doctrine promet que tout croyant fidèle sera guéri de ses maladies par la foi. Elle accuse souvent les malades d’un manque de foi. Elle ne tient pas compte des souffrances que même les croyants doivent parfois traverser et du fait que Dieu peut avoir des plans différents pour chaque personne.

Le cessationnisme extrême : Bien que certains croient que les dons miraculeux étaient réservés à l’époque apostolique, le cessationnisme extrême nie que Dieu intervienne encore par des miracles ou des guérisons aujourd’hui. Cela va à l’encontre de nombreux témoignages et de la croyance selon laquelle le Saint-Esprit agit encore de manière puissante.

La foi dans la foi (la foi comme une force) : Dans cet enseignement, la foi n’est pas vue comme une confiance en Dieu, mais plutôt comme une sorte de « force » ou de « pouvoir » spirituel que l’on utilise pour obtenir ce que l’on veut. Cela déforme le sens biblique de la foi en Dieu pour le transformer en un outil de réalisation personnelle.

La foi basée sur les émotions : Certains enseignements insistent sur la nécessité d’expériences émotionnelles intenses pour valider la foi, créant une dépendance aux sentiments. Cela peut affaiblir la foi dans les moments de sécheresse spirituelle et détourner l’attention de l’enseignement solide de la Parole de Dieu.

Le concept de « petit dieu » (ou « théologie du petit dieu ») : Cette idée, parfois présente dans le mouvement de la Parole de foi, enseigne que les croyants sont littéralement de « petits dieux » sur terre avec les mêmes pouvoirs que Dieu. Cette doctrine détourne l’accent de la gloire de Dieu et promeut une vision exagérée du pouvoir humain.

L’accent sur la délivrance et les démons : Bien que la délivrance fasse partie du ministère de Jésus, certains milieux exagèrent l’importance de la délivrance de démons, cherchant des causes démoniaques à chaque problème spirituel ou émotionnel. Cela peut conduire à la peur ou à une obsession spirituelle malsaine.

L’idolâtrie du succès ministériel : Cette tendance accorde une valeur excessive aux grandes réalisations et au succès visible dans le ministère, en oubliant que le vrai succès est défini par la fidélité et l’obéissance à Dieu, non par des chiffres ou des résultats visibles.

La négation de la souffrance chrétienne : Certaines églises enseignent que les croyants ne devraient pas souffrir, que ce soit dans la maladie, la persécution ou l’épreuve. Cette doctrine ignore les nombreuses exhortations de Jésus et des apôtres à supporter les épreuves et à s’attendre à la souffrance pour la cause de Christ.

Le relativisme doctrinal : Cette approche enseigne que toutes les croyances et interprétations sont valables, minimisant les doctrines essentielles. Elle peut conduire à une confusion doctrinale et à une perte de clarté sur les fondements de la foi chrétienne.

La négation de la seconde venue de Christ : Certains groupes modernes enseignent que le retour de Jésus est symbolique ou déjà accompli, niant ainsi la promesse biblique du retour physique et visible de Christ à la fin des temps.

La négation de la discipline ecclésiastique : Certaines églises enseignent que la discipline n’est jamais nécessaire, en disant que Dieu est amour et que tout doit être accepté. Cela omet l’importance de la correction spirituelle pour protéger l’Église et amener à la repentance.

La glorification des anges : Cette tendance met un accent exagéré sur les anges, les visions et les manifestations angéliques, ce qui peut détourner l’attention de Jésus-Christ et de la relation directe que les croyants ont avec Dieu.

La foi dans les signes et les miracles au détriment de la Parole : Ce mouvement place une importance excessive sur les signes, miracles et prophéties, parfois au détriment de l’enseignement biblique solide. Cela peut créer une dépendance aux expériences surnaturelles au lieu de la foi fondée sur la Parole de Dieu.

La « loi de l’attraction » : Inspirée par la pensée du Nouvel Âge, cette idée prétend que les croyants peuvent attirer à eux des bénédictions, de l’argent, ou la réussite par la pensée positive. Cela détourne l’attention de la dépendance à Dieu et de la prière.

La prédestination extrême (ou fatalisme) : Cette doctrine enseigne que tout est prédéterminé par Dieu de manière absolue, sans considération pour le libre arbitre humain. Elle ignore l’appel biblique à choisir de suivre Dieu et à être responsable de ses choix.

Doctrine du relativisme moral : Certains milieux de l’Église tentent d’adapter les normes morales bibliques aux valeurs culturelles modernes, relativisant les enseignements clairs de la Bible sur des sujets comme la sexualité, le mariage, et l’éthique.

Nouvel âge et mysticisme : Cette influence inclut des pratiques telles que la méditation contemplative, les expériences mystiques, et des éléments de la philosophie du Nouvel Âge, qui peuvent détourner de la Bible et favoriser des expériences subjectives comme base de la foi.

Évangile centré sur l’homme : Cet enseignement met l’accent sur les besoins, les désirs et les ambitions humaines au lieu de la gloire de Dieu, transformant parfois le culte et le service de l’Église en moyens d’auto-réalisation plutôt qu’en réponse à l’appel divin.

Libéralisme théologique : Ce courant remet en question la véracité des miracles, des prophéties, de la résurrection, et de l’inspiration divine de la Bible, voyant ces aspects comme symboliques plutôt que littéraux. Il dévalue souvent la doctrine en faveur de valeurs sociales, politiques ou culturelles.

Évangile de l’inclusivité universelle : Cette doctrine enseigne que tous, indépendamment de leur foi en Christ, seront sauvés, en minimisant l’importance de la repentance et de la foi personnelle en Jésus.

Le déisme chrétien : Cette vision suppose que Dieu a créé le monde, mais n’intervient pas activement dans la vie des croyants ou dans les affaires humaines. Elle va à l’encontre de l’enseignement biblique sur la proximité de Dieu et son implication personnelle et active dans la vie de son peuple.

L’antinomisme : Cette doctrine enseigne que les chrétiens ne sont plus tenus de respecter les commandements de Dieu sous prétexte qu’ils vivent sous la grâce et non sous la loi. Elle ignore l’appel à la sanctification et à l’obéissance aux enseignements de Jésus et des apôtres, qui confirment l’importance de la sainteté dans la vie chrétienne.

L’unitarisme : Cette doctrine nie la Trinité, affirmant que Dieu est une seule personne et non trois en un. Elle contredit la doctrine biblique de Dieu comme Père, Fils et Saint-Esprit, vue comme un pilier de la foi chrétienne orthodoxe.

La dépendance excessive aux traditions humaines : Certaines églises mettent les traditions humaines au même niveau que la Bible, voire au-dessus. Ce qui crée des pratiques et des enseignements qui peuvent aller à l’encontre de la vérité biblique, rappelant l’avertissement de Jésus contre les traditions humaines qui annulent la Parole de Dieu (Marc 7.8-13).

L’idolâtrie des leaders spirituels : Cette tendance donne un statut presque divin aux pasteurs, apôtres, ou dirigeants d’église. On attend d’eux une obéissance et une loyauté aveugles, ce qui détourne l’attention de Dieu vers les hommes et ouvre la voie aux abus spirituels.

Le salut par les œuvres : Cette doctrine enseigne que le salut peut être obtenu par de bonnes œuvres et des actions méritoires, au lieu de la foi en Jésus-Christ seule. Elle s’oppose directement à l’Évangile de la grâce, qui enseigne que le salut est un don gratuit de Dieu, non gagné par des œuvres (Éphésiens 2:8-9).

La négation de la divinité de Jésus : Certaines doctrines modernes ou mouvements religieux enseignent que Jésus était un simple homme, un prophète ou un grand enseignant, mais non le Fils de Dieu. Cela contredit les enseignements fondamentaux du christianisme sur la divinité de Christ.

Le légalisme extrême : Cette doctrine impose aux croyants de nombreuses règles et traditions, allant souvent au-delà des enseignements bibliques. Elle peut priver le chrétien de la liberté que Dieu accorde, en favorisant une foi basée sur les œuvres et la conformité aux règles humaines.

Le pélagianisme : Inspiré par les idées de Pélage, cette doctrine enseigne que les êtres humains sont capables de choisir le bien sans l’aide de la grâce de Dieu. Elle minimise la nature pécheresse de l’homme et le besoin de la grâce divine pour le salut.

La réincarnation chrétienne : Bien que contraires aux enseignements bibliques, certaines personnes adoptent des idées de réincarnation et les mélangent avec des concepts chrétiens. La Bible enseigne clairement que « les hommes meurent une seule fois, après quoi vient le jugement » (Hébreux 9.27).

L’universalisme chrétien : Cette doctrine enseigne que tout le monde sera finalement sauvé, indépendamment de la foi en Jésus-Christ ou de la repentance. Elle va à l’encontre des enseignements bibliques sur le salut par la foi en Christ et sur la nécessité de se tourner vers Dieu pour être sauvé.

Le matérialisme chrétien : Cette vision encourage l’accumulation de biens matériels comme signe de bénédiction divine. Elle peut conduire les croyants à centrer leur vie sur la recherche de la richesse plutôt que sur le royaume de Dieu, oubliant l’appel à la simplicité et au service des autres.

La doctrine de l’autosuffisance spirituelle : Cette croyance pousse les croyants à s’appuyer sur eux-mêmes pour grandir spirituellement, négligeant la dépendance au Saint-Esprit. Elle minimise le rôle de la prière, de l’intercession, et de l’action de Dieu dans la vie du croyant.

La sanctification instantanée : Cette doctrine enseigne que la sanctification est un acte unique et instantané, où un chrétien devient entièrement saint en un seul moment. Cela omet l’enseignement biblique selon lequel la sanctification est un processus continu tout au long de la vie chrétienne.

La négligence de la doctrine de la repentance : Certains enseignements modernes omettent l’importance de la repentance, affirmant que la foi seule est suffisante sans besoin de changer de vie ou de confesser ses péchés. Cela s’oppose aux nombreux appels de Jésus et des apôtres à se repentir.

Le rejet de l’Ancien Testament : Certains enseignements affirment que l’Ancien Testament n’a plus aucune valeur pour les chrétiens d’aujourd’hui, négligeant ainsi la cohérence de toute la Bible et la manière dont Jésus et les apôtres s’y référaient.

La foi en soi-même : Cette approche, influencée par la psychologie moderne, insiste sur l’importance de croire en soi plutôt qu’en Dieu, encourageant les croyants à s’appuyer sur leur propre force plutôt que sur la puissance de Dieu.

La doctrine de l’égalitarisme radical : Cette doctrine enseigne que toutes les différences de rôle entre les sexes dans l’Église et la famille sont illégitimes, bien que la Bible présente des rôles et fonctions spécifiques pour les hommes et les femmes dans certains contextes.

L’abolition de toute hiérarchie spirituelle : Cette doctrine refuse toute forme d’autorité ou de structure dans l’Église, alors que la Bible décrit des rôles spécifiques comme ceux de pasteur, d’ancien, ou de diacre, établis pour le bon ordre et l’édification de l’Église.

Le « pragmatisme religieux » : Cette doctrine valorise le succès et l’efficacité au-dessus de la fidélité biblique, en choisissant les méthodes qui « fonctionnent » plutôt que celles basées sur les principes scripturaires. Elle conduit souvent à des compromis doctrinaux au profit de la croissance rapide ou de l’attrait populaire.

Le syncrétisme religieux : Cette pratique consiste à intégrer des éléments de différentes religions (bouddhisme, hindouisme, etc.) dans le christianisme. Cela peut inclure des concepts comme le karma, la méditation transcendantale, ou la réincarnation, qui sont étrangers aux enseignements bibliques.

Le perfectionnisme spirituel : Cette doctrine enseigne que les croyants peuvent atteindre la perfection totale (sans péché) dans cette vie. Bien que la sanctification soit un objectif, cette doctrine crée une pression malsaine et contredit les réalités de la faiblesse humaine reconnues dans les Écritures.

La manipulation spirituelle par la peur : Certains prédicateurs ou leaders utilisent la peur (de l’enfer, des malédictions, etc.) pour contrôler ou manipuler les croyants. Cela peut éloigner les fidèles d’une relation saine et joyeuse avec Dieu, qui repose sur l’amour, la grâce et la vérité.

La méconnaissance de la Trinité : Bien que la Trinité soit un pilier du christianisme, certains groupes enseignent des variantes, soit en insistant excessivement sur l’unité de Dieu au détriment de la distinction des personnes (le modalisme), soit en minimisant la divinité de l’une des trois personnes (comme l’arianisme, qui nie la divinité pleine de Jésus).

La soumission inconditionnelle aux autorités spirituelles : Cette doctrine enseigne que les croyants doivent obéir aux leaders d’église sans poser de questions. Cela peut ouvrir la porte aux abus spirituels et ignorer le rôle de l’Esprit saint en chaque croyant pour discerner la vérité.

La négation de l’appel au témoignage : Certains mouvements encouragent les chrétiens à vivre leur foi en privé, minimisant l’appel à partager l’Évangile. Cela contredit l’ordre de Jésus d’« aller et faire de toutes les nations des disciples » (Matthieu 28.19).

La rédemption par les ancêtres : Certaines croyances modernes enseignent que les croyants peuvent prier ou faire des rituels pour sauver les âmes de leurs ancêtres. La Bible enseigne clairement que le salut est individuel et que chacun doit répondre personnellement à l’appel de Dieu.

Le mépris de la création et de l’environnement : Certains enseignent que, puisque Dieu va créer « un nouveau ciel et une nouvelle terre », la gestion actuelle de l’environnement n’est pas importante. Cependant, la Bible nous confie la gestion responsable de la création.

Le rejet de l’unité du corps de Christ : Certains groupes se considèrent comme le seul vrai groupe de croyants et rejettent tous les autres. Cela va à l’encontre de l’appel à l’unité parmi les chrétiens et de la reconnaissance des autres membres du corps de Christ.

La théologie de la souffrance inutile : Bien que certains chrétiens soient appelés à souffrir pour leur foi, certaines doctrines poussent à rechercher activement la souffrance pour mériter des bénédictions ou une proximité avec Dieu. Cela peut mener à une vision erronée de la grâce de Dieu.

Le « minimalisme spirituel » : Cette tendance enseigne que seuls les croyants « simples » ou « peu impliqués » seront agréables à Dieu, rejetant l’engagement et l’obéissance active, alors que la Bible encourage une foi vivante et engagée.

Les fausses doctrines : Illusions, faux espoirs et dangers spirituels

Introduction

Dans le parcours de la foi chrétienne, l’une des plus grandes menaces pour les croyants est l’acceptation de fausses doctrines. Ces enseignements erronés, souvent subtils et bien emballés, peuvent détourner les chrétiens du véritable message de la Parole de Dieu et créer des attentes non fondées. Une fausse doctrine ne se contente pas de déformer les Écritures, mais elle peut également induire les croyants en erreur, les égarer spirituellement et leur donner de faux espoirs. Voici cinq dangers que suscite une fausse doctrine.

1. Ne contredis pas la Bible

D’abord, une fausse doctrine se présente rarement comme une contradiction directe de la Bible. Elle se nourrit d’une interprétation partielle ou décontextualisée des Écritures. C’est ce qui la rend séduisante pour ceux qui ne sont pas suffisamment enracinés dans la vérité. Par exemple, certaines doctrines comme celle de l’enlèvement prétribulationnel promettent aux croyants qu’ils échapperont aux tribulations à venir, également, tout comme la fausse doctrine de l’évangile de prospérité promettant la santé et l’argent. Cependant, un examen minutieux des Écritures montre que les croyants sont plutôt appelés à traverser les épreuves et à persévérer dans la foi. En s’appuyant sur des versets isolés ou mal compris, ces doctrines peuvent détourner les chrétiens de la véritable espérance de la Bible, qui repose sur la force et la protection de Dieu au milieu des difficultés.

2. La création de faux espoirs

L’un des effets les plus dévastateurs d’une fausse doctrine est qu’elle peut donner aux croyants de faux espoirs. Lorsqu’un enseignement prétend que Dieu les épargnera de toutes les souffrances à venir ou leur promet des bénédictions matérielles sans condition, cela peut produire des attentes irréalistes. Par exemple, la croyance que l’Église sera enlevée avant la grande tribulation peut pousser les croyants à ne pas se préparer spirituellement pour des moments de persécution. Au lieu de fortifier leur foi et de s’équiper pour endurer les épreuves, ils se reposent sur l’idée d’une évasion miraculeuse qui ne se produira pas. Lorsque ces espoirs sont déçus, la foi des croyants peut vaciller et les conduire à l’amertume ou au découragement.

3. L’impact sur la persévérance des croyants

La Bible enseigne clairement que les chrétiens seront confrontés à des épreuves, des tribulations et des persécutions. Jésus a dit : « Dans le monde vous aurez des tribulations ; mais prenez courage, j’ai vaincu le monde » (Jean 16.33). Une fausse doctrine, en revanche, peut amener les croyants à croire qu’ils seront épargnés de ces difficultés. Cela diminue l’importance de la préparation spirituelle et de la persévérance. Cela ni également la vérité des Écritures. Lorsque les épreuves viendront, ceux qui ont adhéré à des doctrines erronées seront mal équipés pour y faire face, car ils n’ont pas appris à dépendre de la force de Dieu au milieu des souffrances. En conséquence, leur faible foi sera ébranlée, et certains risquent même d’abandonner leur engagement envers Christ.

4. La séduction de l’illusion et l’abandon des responsabilités spirituelles

Une autre conséquence des fausses doctrines est qu’elles peuvent engendrer une illusion spirituelle, un sentiment de sécurité qui n’est pas ancré dans la vérité. Dans certaines croyances populaires, notamment celles prônant une prospérité matérielle garantie, les chrétiens peuvent être induits à croire que suivre Christ leur apportera automatiquement richesse et santé. Cependant, cette vision ignore les nombreux appels à la repentance, à la sanctification et à la souffrance pour le nom de Christ qui sont présents dans le Nouveau Testament. En croyant ces illusions, les croyants abandonnent souvent leurs responsabilités spirituelles, négligeant la prière, la persévérance, et la recherche de la vérité.

5. Un appel à la vigilance et à la vérité

Face à ces dangers, l’apôtre Paul nous met en garde : « Prenez garde que personne ne vous séduise par de vains discours » (Colossiens 2.8). Les croyants doivent donc être vigilants et toujours revenir à l’autorité de la Parole de Dieu. L’étude régulière de la Bible et la soumission au Saint-Esprit sont essentielles pour discerner la vérité des enseignements erronés. De plus, il est crucial de ne pas accepter aveuglément un enseignement simplement parce qu’il est populaire ou agréable à entendre. Les Écritures nous appellent à éprouver les esprits et à examiner toutes choses (1 Jean 4.1 ; 1 Thessaloniciens 5.21).

Conclusion : un retour à l’espérance véritable

Les fausses doctrines, bien qu’elles puissent paraître séduisantes, sont dangereuses pour la foi chrétienne. Elles induisent en erreur, donnent de faux espoirs et détournent les croyants de la véritable espérance en Christ. Plutôt que de nous attendre à être épargnés des épreuves, nous devons apprendre à compter sur la promesse de la présence de Dieu au milieu des difficultés. La vraie espérance chrétienne ne repose pas sur l’évasion des tribulations, mais sur la certitude que, quoi qu’il arrive, le Seigneur nous fortifiera et nous gardera dans son amour jusqu’à son retour. Rejetons donc les faux enseignements et demeurons fermes dans la vérité, fidèles à l’appel de Christ qui nous demande de persévérer jusqu’à la fin.

La tromperie de l’enlèvement prétribulationnel : une fausse doctrine

Introduction

L’enlèvement prétribulationnel est une fausse doctrine qui enseigne que l’Église sera enlevée de la terre avant la période des tribulations, évitant ainsi les souffrances de la fin des temps. Cette interprétation, popularisée par des mouvements évangéliques et dispensationalistes, a suscité de nombreux débats parmi les théologiens. Jésus a dit « Prenez garde que personne ne vous induise en erreur. » (Mt 24.4) C’est exactement ce que fait cette fausse doctrine donnant de faux espoirs aux croyants leur laissant présager qu’ils ne souffriront pas parce qu’ils seront enlevés au préalable avant la période des tribulations. Cette fausse doctrine est pernicieuse parce qu’elle fait beaucoup de tort au corps de Christ. Voici les principaux arguments contre cette doctrine, fondés sur l’étude des Écritures :

1. Absence de fondement scripturaire clair

L’un des principaux arguments contre la fausse doctrine de l’enlèvement prétribulationnel est l’absence d’un fondement clair et explicite dans la Bible. Nulle part il n’est mentionné directement que l’Église sera enlevée avant la période des tribulations. Les passages utilisés pour soutenir cet enseignement sont souvent sortis de leur contexte ou mal interprétés.

1 Thessaloniciens 4.16-17 parle de l’enlèvement, mais ne précise pas que cela se produira avant la période des tribulations. Au contraire, ce passage se concentre sur le retour du Seigneur à la fin des temps, sans mentionner un enlèvement avant cette période.

Matthieu 24.29-31 déclare explicitement que Jésus reviendra « immédiatement après la période des tribulations ». Il n’y a aucune indication que l’Église sera enlevée avant ce moment, mais plutôt que le rassemblement des élus se fera après la tribulations.

2. L’Église est appelée à traverser les épreuves

Plusieurs passages bibliques montrent que les croyants sont appelés à traverser des moments de souffrance et de persécution, plutôt que d’être épargnés.

Jean 16.33 : Jésus dit à ses disciples : « Vous aurez des tribulations dans le monde ; mais prenez courage, j’ai vaincu le monde. »

Actes 14.22 : Paul enseigne que « c’est par beaucoup de tribulations qu’il nous faut entrer dans le royaume de Dieu. »

La Bible enseigne que les croyants ne seront pas épargnés de la souffrance, mais qu’ils seront soutenus pendant la période des tribulations par la puissance de Dieu.

3. Confusion avec la seconde venue de Christ

La fausse doctrine de l’enlèvement prétribulationnel introduit une séparation entre l’enlèvement et la seconde venue de Christ. Selon cette prétendue doctrine, l’enlèvement aurait lieu avant la tribulation et la seconde venue à la fin de celle-ci. Or, la Bible ne fait aucunement mention de cette distinction.

1 Corinthiens 15.51-52 et 1 Thessaloniciens 4.16-17 parlent d’un seul événement : la résurrection des morts et la transformation des vivants à la venue du Seigneur. Ces passages ne laissent pas entrevoir un intervalle de sept ans entre l’enlèvement et le retour final de Christ.

4. Les présence des membres du peuple saint pendant la période des tribulations

La présence des croyants. durant la période des tribulations est évidente telle que décrite dans l’Apocalypse.

Apocalypse 7.13-14 mentionne « ceux qui viennent de la grande tribulation ». Si l’Église était enlevée avant la tribulation, pourquoi y aurait-il des saints dans cette période ? Cela montre que des croyants fidèles seront présents pendant la tribulation.

Apocalypse 13.7 décrit l’Antichrist comme faisant la guerre aux saints. Cela indique encore une fois que les croyants seront présents sur terre pendant cette période de tribulation.

5. La protection divine au lieu de l’évasion

Au lieu d’être enlevés pour échapper à la tribulation, les Écritures parlent souvent de la protection divine des croyants dans les épreuves.

Jean 17.15 : Jésus prie pour ses disciples en disant : « Je ne te demande pas de les retirer du monde, mais de les garder du mal. »

Apocalypse 3.10 : Jésus promet à l’Église de Philadelphie qu’il la gardera dans l’heure de l’épreuve, mais il ne dit pas qu’il la retirera du monde.

6. La doctrine de l’enlèvement prétribulationnel est récente

La doctrine de l’enlèvement prétribulationnel est relativement récente dans l’histoire de l’Église. Elle a émergé au XIXe siècle avec John Nelson Darby et le mouvement dispensationaliste, ce qui laisse penser qu’il ne s’agit pas d’une interprétation ancienne et traditionnelle des Écritures. Avant cette période, les Pères de l’Église et les théologiens des siècles précédents ne prêchaient pas l’idée d’un enlèvement avant la tribulation. Cette nouveauté théologique suscite donc des doutes sur sa validité.

7. Contradiction avec l’esprit de la Parole

La Bible enseigne que les croyants doivent être prêts à affronter des souffrances et à persévérer jusqu’à la fin.

Matthieu 24.13 : Jésus dit : « Celui qui persévérera jusqu’à la fin sera sauvé. » Ce verset encourage les croyants à endurer les épreuves jusqu’à la fin, au lieu de s’attendre à être enlevés avant.

8. La purification de l’Église à travers les épreuves

Les tribulations servent aussi à purifier l’Église, à renforcer la foi des croyants et à séparer les fidèles des tièdes. La Bible montre souvent que les épreuves sont des moyens par lesquels Dieu travaille dans son peuple.

1 Pierre 1.6-7 explique que la foi est éprouvée « par le feu » pour être trouvée digne de louange et d’honneur lors de la révélation de Jésus-Christ. Si les croyants sont retirés avant la tribulation, cette purification ne se ferait donc pas.

Conclusion

La fausse doctrine de l’enlèvement prétribulationnel semble contredire plusieurs enseignements bibliques fondamentaux. Les croyants sont appelés à persévérer dans les épreuves et à attendre la seconde venue de Christ après la tribulation, où ils seront alors transformés ou ressuscités. Cette perspective encourage les chrétiens à se préparer spirituellement à traverser des moments difficiles avec foi, plutôt que de s’attendre à une évasion avant ces événements. L’idée d’être gardés dans la tribulation, protégés par Dieu, tout en étant présents sur la terre, semble mieux refléter le message global des Écritures.

Les dangers des fausses doctrines dans l’Église d’aujourd’hui

Introduction


Depuis les débuts de l’Église, les fausses doctrines ont tenté de déformer l’Évangile et d’égarer les croyants. Les apôtres ont dû faire face à de nombreuses hérésies et ont combattu fermement pour préserver la vérité de l’Évangile. Aujourd’hui, alors que nous vivons les temps de la fin, ces fausses doctrines continuent de se répandre, souvent sous des formes modernisées, mais tout aussi pernicieuses. Parmi elles, la doctrine de l’enlèvement prétribulationnel se distingue par sa popularité et son impact dévastateur sur le Corps de Christ. Il est essentiel de comprendre les dangers de cette croyance, non seulement pour protéger notre foi, mais aussi pour demeurer fidèles aux enseignements bibliques.


Fausses doctrines au début de l’église

Ce n’est pas nouveau que les fausses doctrines existent et influencent les croyants. Nous retrouvons plusieurs exemples de celles-ci dans les écritures. Par exemple, les apôtres ont dû faire face à plusieurs fausses doctrines et enseignements erronés pendant leur ministère et ils se sont battus contre ces hérésies. Voici quelques exemples significatifs.

Certains enseignaient que les Gentils (non-Juifs) devaient se faire circoncire et observer la loi de Moïse pour être sauvés. D’ailleurs Paul et les autres apôtres ont fermement rejeté cette doctrine, insistant sur le fait que le salut est par la foi en Jésus-Christ et non par les œuvres de la loi. (Actes 15.1-2, Galates 2.11-16, Galates 5.1-6.)

Il y a aussi eu cette doctrine qui enseignait que la matière était mauvaise et que seuls les êtres spirituels étaient bons. Les gnostiques croyaient également que la connaissance secrète (gnosis) était nécessaire pour le salut. Jean, dans ses épîtres, et Paul, dans ses lettres, ont combattu ces enseignements en affirmant la bonté de la création de Dieu et la nécessité de la foi en Christ. (1 Jean 4.1-3, Colossiens 2.8-10.)

Certains autres enseignaient que la résurrection des morts n’avait pas lieu ou était déjà passée, ce qui semait le doute parmi les croyants. Paul a réaffirmé l’importance de la résurrection physique de Jésus et celle des croyants. (1 Corinthiens 15.12-19, 2 Timothée 2.17-18.)

Il y eut aussi certaines personnes qui tentaient de mélanger les croyances chrétiennes avec des pratiques païennes ou philosophiques, diluant ainsi la pureté de l’Évangile. Encore une fois, Paul et les autres apôtres ont constamment mis en garde contre l’adoption de pratiques païennes ou de philosophies humaines qui n’étaient pas conformes à la foi chrétienne. (Colossiens 2.8, 1 Corinthiens 10.14-22.)

Il y avait les nicolaïtes qui enseignaient une forme de libertinage moral, encourageant les chrétiens à participer à l’idolâtrie et à l’immoralité sexuelle, sous prétexte de liberté chrétienne. Jésus lui-même, dans ses lettres aux Églises d’Asie, principalement l’église d’Éphèse où il condamne cette doctrine et appelle les croyants à s’en détourner. (Apocalypse 2.6, Apocalypse 2.15).

Il y avait aussi cette doctrine affirmant que, puisque les croyants étaient sous la grâce et non sous la loi, ils pouvaient pécher librement sans conséquences. Paul a dénoncé cette fausse compréhension de la grâce en soulignant que la grâce de Dieu nous appelle à vivre dans la sainteté, non dans le péché. (Romains 6.1-2, Tite 2.11-12.)

Finalement, certains promouvaient l’adoration des anges ou l’idée que les anges servaient de médiateurs entre Dieu et les hommes. Paul a mis en garde contre cette pratique, affirmant que Christ seul est suffisant comme médiateur et objet d’adoration. Colossiens 2.18-19.

Comme vous le voyez, les apôtres ont dû lutter contre une diversité de fausses doctrines qui menaçaient de déformer l’Évangile et de détourner les croyants de la vérité. Ils ont répondu à ces erreurs en s’appuyant sur les Écritures et en proclamant la véritable doctrine chrétienne. 


Fausses doctrines aujourd’hui

Aujourd’hui, alors que nous vivons les temps de la fin, diverses fausses doctrines peuvent émerger, souvent sous des formes modernes, mais portant des éléments similaires aux anciennes hérésies. Comme quoi, il n’y a rien de nouveau sous le soleil ou encore que l’histoire se répète sans cesse. Voici quelques-unes des fausses doctrines les plus courantes de nos jours :

Il y a cette fausse doctrine qui enseigne que la foi chrétienne garantit la prospérité matérielle, la richesse et la santé. Si vous avez suffisamment de foi, vous serez récompensé par des bénédictions matérielles. Le problème avec cette fausse doctrine c’est qu’elle détourne l’accent du message biblique sur la souffrance, la repentance et la vie éternelle pour le mettre sur des gains terrestres. Elle peut également causer une grande déception chez les croyants lorsque la prospérité attendue ne se réalise pas.

Il y a aussi cette doctrine qui affirme que tous les êtres humains, quelle que soit leur foi ou leur conduite, seront finalement sauvés et réconciliés avec Dieu. Celle-ci minimise l’importance de la repentance, de la foi en Christ et du jugement, et peut conduire à l’indifférence spirituelle, voire même un certain laxisme par rapport au péché.

Nous retrouvons cette croyance qui soutient que toutes les interprétations de la foi chrétienne sont également valides, et qu’il n’existe pas de vérité doctrinale absolue. Bien entendu, cette fausse doctrine conduit à un affaiblissement de la foi chrétienne en rendant les doctrines bibliques interchangeables avec des croyances contradictoires. Cela peut mener à la confusion et à l’éloignement de la vérité biblique.

Une autre fausse doctrine enseigne que les bonnes œuvres ou la moralité sont nécessaires pour obtenir le salut, ou qu’elles peuvent y contribuer. Celle-ci nie l’efficacité de la grâce de Dieu et du sacrifice de Jésus-Christ pour le salut, en prônant un salut mérité par des actions humaines.

Voilà que certaines doctrines modernes nient l’existence de l’enfer ou du jugement éternel, affirmant que Dieu est trop aimant pour punir éternellement. Encore une fois, cela diminue la gravité du péché et de la rébellion contre Dieu, et peut réduire l’urgence du besoin de repentance.

Le gnosticisme moderne, bien que différend du gnosticisme antique, ce concept survit aujourd’hui sous la forme d’une spiritualité ésotérique qui valorise des révélations personnelles ou des connaissances spéciales au-dessus des Écritures. Elle met en péril l’autorité biblique et introduit des enseignements qui ne sont pas fondés sur la Parole de Dieu.

Et ça continue, encore et encore. Malheureusement, bien peu de croyants se lèvent comme les apôtres ont fait pour dénoncer ces fausses doctrines. 

L’une d’elles dont je dénonce est la fausse doctrine de l’enlèvement prétribulationnel. C’est l’une de celle qui est le plus répandues et qui divise le corps de Christ aujourd’hui. En plus, elle donne de faux espoirs aux croyants leur mentionnant qu’ils n’ont pas à s’inquiéter de souffrir parce qu’ils seront enlevés avant la période des tribulations. L’ensemble de mes articles sur ce blogue traitent des incohérences de cette fausse doctrine. Je tente de démontrer les concepts qui ne sont que des suppositions ou encore des versets sortis de leur contexte pour valider leurs suppositions.

Conclusion

Les fausses doctrines ont toujours représenté un danger pour l’Église, que ce soit dans les temps anciens ou aujourd’hui. L’enlèvement prétribulationnel, tout comme d’autres enseignements erronés, sème la confusion parmi les croyants en déformant les vérités bibliques. Il est de notre devoir de rester vigilants et de discerner ce qui est conforme à la Parole de Dieu. Seule une compréhension correcte des Écritures peut nous protéger des faux enseignements et nous maintenir fermement ancrés dans la vérité. En tant que croyants, nous devons rejeter les doctrines qui ne reposent que sur des suppositions et nous attacher à la saine doctrine pour fortifier notre foi et celle du Corps de Christ tout comme le faisait les apôtres à leur époque.

L’Église au ciel avant la période tribulations : mythe ou vérité biblique ?

Introduction


L’idée que l’Église sera enlevée au ciel avant une période de tribulations est un enseignement qui fascine de nombreux chrétiens. Cependant, cette perspective mérite une réflexion approfondie à la lumière des Écritures. Selon Romains 2.11, Dieu ne fait pas de favoritisme, et cette justice divine est un principe fondamental pour comprendre la question de l’enlèvement. Examinons donc les arguments bibliques pour déterminer si cette doctrine de l’enlèvement prétribulationnel est réellement fondée sur la Parole de Dieu.

L’Église au ciel, une analyse biblique

Avec Dieu, il n’y a pas de passe droit ou encore de favoritisme. Il est dit sur ce sujet que Dieu « ne fait pas de favoritisme ». (Romains 2.11) Cela est répété cinq fois dans le Nouveau Testament. À partir de là, nous pouvons nous attendre que Dieu est juste avec tous et quand Dieu dit quelque chose, il ne ment pas. Ainsi, Affirmer que l’Église sera enlevé et montera au ciel pour une période de sept ans, bien que cela semble fascinant, est incohérent avec les Écritures.

D’abord, Jésus, lui-même, a dit « que personne n’est monté au ciel ». (Jean 3.13) Si Jésus dit que personne n’est monté au ciel et que Dieu ne fait pas de favoritisme alors, l’Église ne peut avoir ce passe droit et accéder au ciel. C’est tout à fait légitime de conclure cela. 

Une autre chose, tous les hommes qui sont morts depuis Adam, aucun d’eux n’est monté au ciel. La Bible nous dit, en premier lieu,  qu’ils sont endormis qui est un euphémisme pour dire que les gens sont mort : « Les nombreux humains qui dorment dans la poussière de la terre se réveilleront, les uns pour la vie éternelle, les autres pour la honte et l’horreur éternelles. » (Daniel 12.2

Ensuite, elle nous enseigne qu’ils reposent dans le séjour des morts : « C’est l’Eternel qui fait mourir et vivre, il fait descendre dans le séjour des morts et en fait remonter. (1 Samuel 2.6) Il y a aussi d’autres passages qui confirment cela.

Puis, les gens sont là, dans le séjour des morts, en attendant la résurrection au dernier jour. « Or, celui qui m’a envoyé veut que je ne perde aucun de ceux qu’il m’a donnés, mais que je les ressuscite au dernier jour. (Jean 6.39

Finalement, le dernier jour est celui du retour du Seigneur Jésus : « En effet, au signal donné, sitôt que la voix de l’archange et le son de la trompette divine retentiront, le Seigneur lui-même descendra du ciel, et ceux qui sont morts unis à Christ ressusciteront en premier lieu. » (1 Thessaloniciens 4.16

Nous pouvons aussi constater que le jour de la résurrection des morts est le dernier jour et non pas lors d’un supposé enlèvement avant la période des tribulations. Jésus a mentionné à plusieurs reprise que c’est au dernier jour qu’il ressuscitera les morts et ce ne peut être autrement. 

N’oublions pas que ce sont tous les morts qui vont ressuscité en même temps. Ce n’est pas biblique, non plus, d’affirmer qu’il y aura deux résurrections. Voici un passage que corrobore cela. « Les nombreux humains qui dorment dans la poussière de la terre se réveilleront, les uns pour la vie éternelle, les autres pour la honte et l’horreur éternelles. » (Daniel 12.2

Malheureusement, la fausse doctrine de l’enlèvement prétribulationnel ne peut confirmer ce qu’elle avance que par des suppositions et des versets tiré hors de leur contexte. Ce que je vous ai amené est la Parole de Dieu. 

Conclusion


En conclusion, l’examen des Écritures révèle que l’idée de l’enlèvement prétribulationnel est en décalage avec les enseignements bibliques sur la résurrection et le ciel. Jésus et les Écritures nous indiquent clairement que personne n’est monté au ciel avant le retour du Seigneur et la résurrection des morts. En adhérant à une interprétation fidèle de la Bible, nous devons rejeter les spéculations non fondées et nous en tenir à ce que la Parole de Dieu nous enseigne véritablement sur ces questions cruciales.

La bienheureuse espérance révélée : pourquoi Tite 2.13 ne parle pas de l’enlèvement avant les tribulations

Le passage de Tite 2.13, qui mentionne « la bienheureuse espérance », est souvent interprété comme faisant référence à l’enlèvement de l’Église avant la période des tribulations. Toutefois, une analyse du texte et de son contexte montre que cette interprétation est erronée. En effet, il est crucial de comprendre ce que la Bible dit réellement sur ce sujet pour éviter de tirer des conclusions qui pourraient dénaturer le message biblique. Nous allons examiner de plus près ce passage pour démontrer pourquoi la « bienheureuse espérance » n’est pas l’enlèvement de l’Église avant les tribulations.

Étude du texte de Tite 2.13

L’enseignement qui est amené de nos jours concernant le passage de Tite 2.13 qui nous parle de la « bienheureuse espérance » nous dit : « en attendant que se réalise notre bienheureuse espérance : la révélation de la gloire de Jésus-Christ, notre grand Dieu et Sauveur. » (Tite 2.13) Effectivement, ce passage mentionne que notre bien heureuse espérance est lorsque sera révélé la gloire de Jésus-Christ qui est son retour. Le problème avec cela c’est que la doctrine de l’enlèvement prétribulationnel collent l’étiquette « enlèvement avant la période des tribulations » à « la révélation de la gloire de Jésus-Christ ». Est-ce que le texte parle d’un enlèvement prétribulationnel ? Est-ce que son contexte en fait seulement une seule allusion ? C’est important de savoir cela parce que dans le cas contraire ce serait de sortir ce verset de son contexte et de lui faire dire une chose qu’il ne dit pas. Regardons maintenant ce que dit le contexte de ce passage.

Le contexte de Tite 2.13 se trouve dans la lettre de l’apôtre Paul à Tite, un jeune collaborateur de l’apôtre Paul et pasteur en Crète. Dans ce passage, Paul exhorte Tite à enseigner la saine doctrine et à encourager les croyants à mener une vie pieuse en attendant le retour de Jésus-Christ.

Ainsi, Paul commence ce chapitre deux en donnant des instructions sur la façon dont les différents groupes au sein de l’Église, les hommes âgés, les femmes âgées, les jeunes femmes, les jeunes hommes et les esclaves, doivent se comporter. Il insiste sur la nécessité de vivre une vie conforme à l’Évangile, ce qui témoigne de la transformation intérieure opérée par la grâce de Dieu.

Le verset 13, pour sa part, est situé dans le contexte de Tite 2.11-14 où Paul parle de la grâce de Dieu qui apporte le salut à tous les hommes. Cette grâce nous enseigne à renoncer à l’impiété et aux convoitises mondaines, pour vivre dans la sagesse, la justice et la piété dans le présent siècle, tout « en attendant que se réalise notre bienheureuse espérance : la révélation de la gloire de Jésus-Christ, notre grand Dieu et Sauveur. » (Tite 2.13)

Ce verset met l’accent sur l’attente de la « bienheureuse espérance » qui effectivement est le retour glorieux de Jésus-Christ. Puis, Paul rappelle aux croyants que leur vie doit être marquée par cette attente active, en vivant d’une manière qui honore Dieu, tout en gardant les yeux fixés sur la promesse du retour de Christ.

En somme, Tite 2.13 s’inscrit dans un passage qui encourage les croyants à vivre pieusement dans ce monde motivé par la grâce de Dieu et l’espoir de la seconde venue de Jésus-Christ.

Pouvons-nous y voir une seule allusion à un enlèvement avant la période des tribulations dans ce contexte ? La réponse est non. Le passage parle bien de la venue de Christ, mais pas de l’enlèvement prétribulationnel. C’est un autre exemple de verset qui est tiré hors de son contexte pour lui faire dire une chose qu’il ne dit pas. Il ne parle pas de l’enlèvement prétribulationnel, mais plutôt de la venue de Jésus qui aura lieu au dernier jour et pas avant. Parce que Jésus le répète quatre fois de suite dans Jean 6.39, 40, 44, 54 qu’il va ressuscité les gens au dernier jour. Ce ne peut pas être avant, parce que ce n’est absolument pas cohérent avec les Écritures.

Certains mentionnent que l’enlèvement est une grande et glorieuse espérance. Pour cela, ils ont raison. Toutefois là, où ils font fausse route, c’est lorsqu’ils affirment que les croyants de la période des tribulations rejoindront les croyants qui ont déjà été ressuscités au moment de l’enlèvement avant la dernière période des tribulations de sept ans. Ils donnent comme référence le passage d’Apocalypse 20.4 qui dit : « Ensuite, je vis des trônes. On remit le jugement entre les mains de ceux qui y prirent place. Je vis aussi les âmes de ceux qu’on avait décapités à cause du témoignage rendu par Jésus et à cause de la Parole de Dieu. Je vis encore tous ceux qui n’avaient pas adoré la bête ni son image et qui n’avaient pas reçu sa marque sur leur front et leur main. Ils vécurent et régnèrent avec Christ pendant mille ans. » (Apocalypse 20.4)  Je ne sais pas si je ne lis pas bien ou si c’est la version de ma Bible qui lui manque des mots, mais il m’apparait que ce n’est absolument pas mentionné que les croyants de la tribulation rejoindront les croyants qui ont déjà été ressuscités au moment de l’enlèvement, avant la dernière période de tribulation de sept ans. Je regarde le contexte et celui-ci ne le mentionne nullement. Alors, d’ou peut provenir un pareil scénario ?

C’est un enseignement imaginatif parce qu’il mentionne que ces croyants de la tribulation passent directement de la mort à la présence de Christ comme s’il passait par le temps et allait droit à l’apparition glorieuse. La référence qui appuie cette idée est 1 Corinthiens 5.8 qui dit: « C’est pourquoi célébrons la fête de la Pâque, non plus avec le « vieux levain », le levain du mal et de la méchanceté, mais uniquement avec les pains sans levain de la pureté et de la vérité. » Où est le rapport, avec ce passage, qu’après la mort les croyants passent directement de la mort à la présence de Christ.

Luc 23.43 est un autre passage qui semble simple à première vu, mais en fait qui demande quelques explications pour le comprendre avant d’affirmer les croyants de la tribulation au moment où ils meurent vont directement avec Jésus dans l’éternité. Voici ce que Luc 23.43 nous dit : « Et Jésus lui répondit : Vraiment, je te l’assure : aujourd’hui même, tu seras avec moi dans le paradis. » Le problème avec ce passage c’est que Jésus ne peut pas se contredire ou contredire les Écritures. Jésus lui-même va dire : « Car personne n’est monté au ciel, sauf celui qui en est descendu : le Fils de l’homme. » (Jean 3.13) Alors, si personne n’est monté au ciel pourquoi les croyants morts de la tribulation iraient-ils rejoindre les croyants enlevés avant la période des tribulations ? Pourquoi sont-ils au ciel ? Ont-ils des passe-droits que nous n’avons pas ? 

Une autre chose, le passage de Luc 23.43 peut être compris autrement en changeant la virgule de place, pour une certaine version, et en enlevant les deux points et le mot français qui ont été rajoutés au texte grec original de la version du Semeur que j’utilise. La virgule au temps des apôtres dans le texte n’avait pas la même fonction qu’aujourd’hui. Elle servait seulement à marquer une pause dans le texte. Aujourd’hui, les deux points, les virgules sont ajoutés pour rendre le texte plus claire. Mais parfois, il arrive que les traducteurs aillent faire les tournures de phrases en fonctions de leurs croyances. Maintenant, si l’on s’en tient au texte original grec, le mot « même » de l’expression « aujourd’hui même » est absent. 

Le texte aujourd’hui dit : « Et Jésus lui répondit : Vraiment, je te l’assure : aujourd’hui même, tu seras avec moi dans le paradis. » Reprenons la phrase avec les modifications. « Et Jésus lui répondit : vraiment, je te l’assure aujourd’hui, tu seras avec moi dans le paradis. » Ce peut être un peu différent avec les différentes traductions, mais le résultat est le même. Ce que Jésus semble être en train de lui dire, pour ne pas se contredire, c’est : « Je te le dis, aujourd’hui, tu seras avec moi dans le paradis ». Pas aujourd’hui, mais à la résurrection au dernier jour. Cela a plus de sens et est plus cohérent avec les Écritures. L’homme n’est pas monté au paradis, il est allé comme tous les autres dans le séjour des morts dans l’attente de la résurrection au dernier jour. La promesse de Jésus est qu’ils sera ressuscité au dernier jour lorsque Jésus reviendra pour nous prendre avec lui. C’est ça que la Bible enseigne. Ce passage n’enseigne pas qu’il est monté directement au ciel avec Jésus après sa mort. Ce serait contredire les Écritures.

Comme vous pouvez le constater, la doctrine de l’enlèvement prétribulationnel est comme un sceau plein de trous. Il n’y a rien qui se raccroche aux Écritures. Ce n’est que des suppositions et des présuppositions. C’est rempli d’incohérences et de passage sortis hors de leur contexte pour leur faire dire ce qu’ils veulent. Il ne faut pas de grandes études pour réaliser cela. Il suffit d’un peu de discernement et de questionner le texte et cela nous apparait tout de suite.

La fausse doctrine de l’enlèvement n’est qu’une fausse doctrine parmi tant d’autres auxquels nous sommes, confrontés dans ces temps de la fin. Malheureusement, plusieurs vont se perdre à cause de leur ignorance. C’est cet état de fait qui m’attriste.

Conclusion


En fin de compte, une lecture attentive et contextuelle de Tite 2.13 révèle que ce verset parle de la seconde venue glorieuse de Jésus-Christ, et non d’un enlèvement avant la période des tribulations. Il est essentiel de rester fidèle à l’enseignement des Écritures, sans succomber à des doctrines basées sur des interprétations erronées ou des extrapolations non fondées. La vraie « bienheureuse espérance » des croyants réside dans l’attente du retour glorieux de notre Seigneur, qui viendra au dernier jour pour accomplir pleinement sa promesse de rédemption et de restauration. Que cette espérance nous encourage à vivre dans la piété et la fidélité, en gardant les yeux fixés sur Jésus-Christ, notre grand Dieu et Sauveur.

D’où origine la croyance de l’enfer ? (partie 8)

La destinée finale des méchants sera-t-elle comme on nous l’a toujours enseigné ?

Introduction

Dans cette étude, nous nous pencherons sur un passage biblique intrigant qui remet en question les notions traditionnelles de l’enfer et du destin des méchants. Le texte de l’Apocalypse 14.9-11 soulève des interrogations profondes sur la nature de la punition pour ceux qui rejettent la voie divine. Cette exploration, fruit de recherches approfondies, offre une perspective nuancée sur un sujet souvent débattu et mal compris.

Un passage énigmatique

Maintenant, nous allons regarder un passage quelque peu énigmatique. Un passage qui m’a demandé quelques heures de recherches et de réflexions pour essayer de le décoder. Parce que ce passage, à première vue, semblait contredire tout ce que les écritures ne mentionnent pas concernant l’enfer et les souffrances éternelles que devraient endurer les méchants. Ce passage laissait entendre que l’enfer était une éventualité. Mais après ce temps, j’en arrive à une conclusion plutôt satisfaisante. Une conclusion qui démontre encore une fois que les Écritures ne se contredisent pas. Peut-être en apparence, mais jamais sur le fond. Dans le livre de l’Apocalypse 14.9-11, nous lisons que Dieu tourmente ceux qui adorent la bête, ajoutant que « la fumée de leurs tourments monte aux siècles des siècles ».

Un troisième ange les suivit, proclamant d’une voix forte : celui qui adore la bête et son image et qui accepte de recevoir sa marque sur le front et sur la main, 10 devra aussi boire du vin de la fureur de Dieu. Ce vin lui sera versé pur dans la coupe de la colère divine, et il souffrira des tourments dans le feu et le soufre devant les saints anges et devant l’Agneau. 11 La fumée de leur tourment s’élèvera à perpétuité. Quiconque adore la bête et son image, quiconque accepte la marque de son nom ne connaîtra aucun repos, ni de jour ni de nuit.

Apocalypse 14.9-11

Ce passage nous dit que ceux qui vont adorer la bête et son image, qui vont accepter sa marque sur le front et sur la main, vont en subir les conséquences de leur mauvais choix. Ce passage nous dit qu’ils souffriront « des tourments dans le feu et le soufre devant les saints anges et devant l’Agneau ». Que la « fumée de leur tourment s’élèvera à perpétuité » et qu’ils ne connaîtront « aucun repos, ni de jour ni de nuit ». Lorsque nous lisons cela, nous pouvons croire que ces gens vont souffrir éternellement. Malheureusement, ce n’est pas tout à fait ce que Dieu est en train de nous dire dans ce passage. Maintenant, pour comprendre ce verset nous allons regarder le passage d’Apocalypse 20.10 qui lui est similaire.

Alors le diable, qui les trompait, fut jeté dans l’étang de feu et de soufre : il y rejoignit la bête et le faux prophète et ils y subiront des tourments, jour et nuit, pendant l’éternité.

Apocalypse 20.10

Le passage d’Apocalypse 14.9-10 concerne les gens, tandis que ce passage d’Apocalypse 20.10 concerne le diable qui se retrouve au même endroit que la Bête et le Faux Prophète. Ces deux passages nous parlent en apparence de souffrance éternelle. Mais qu’en est-il exactement ?

Un problème de traduction

La chose que nous pouvons voir, dans ce passage, c’est qu’il y a un problème de traduction. Parce qu’en réalité le problème vient de la traduction et non pas de ce que le Seigneur Jésus a voulu nous dire par la plume de son serviteur Jean. Richard T. Ritenbaugh va dire ceci dans son commentaire Forerunner Commentary[1] :

« Trompés par la doctrine non biblique de l’âme immortelle, les traducteurs ont dû nier la nature et enfreindre les règles pour que ce verset corresponde à leur compréhension ! »

Donc, la traduction ne rend pas avec exactitude le sens de ces passages. Parce que comme le dit Ritenbaugh c’est parce que les règles grammaticales grecques ont été enfreintes. Prenons le temps de nous y attarder quelques instants.

Avant l’avènement des traductions modernes, la dernière phrase d’Apocalypse 20.10 ne suscitait aucune interrogation. Tout le monde croyait en un enfer où seraient tourmentées des âmes pour l’éternité. Ils ne remettaient même pas en question le concept bien que nous nous apercevons à la lumière des Écritures qu’il est erroné.

Toutefois, les versions plus récentes mettent en lumière le fait que le verbe utilise ici « basanizo » qui est traduit par le mot français « tourmenté ». Ce verbe est au pluriel et est correctement traduit par « ils y subiront des tourments ». Qui sont ces « ils » ? Cela inclut-il le diable, la Bête et le Faux Prophète ? La question importante pour cette étude est de savoir si Dieu va tourmenter éternellement les êtres humains méchants. Deux explications sont possibles. Tout d’abord, notons que la Bible rejette l’idée selon laquelle les humains possèdent une immortalité innée ou une âme immortelle. L’apôtre Paul nous dit en 1 Corinthiens 15.53 ceci :

En effet, ce corps corruptible doit se revêtir d’incorruptibilité et ce corps mortel doit se revêtir d’immortalité.

1 Corinthiens 15.53

Ce qu’il dit c’est que pour se revêtir d’immortalité, il faut donc qu’il soit mortel. Dans l’état actuel des choses, le corps est toujours corruptible, donc mortel. C’est seulement lorsque Jésus reviendra que ceux qui lui appartiennent verront leur corps revêtir l’incorruptibilité par le fait même l’immortalité. Pour les méchants, ils demeureront dans la corruptibilité jusqu’au jugement dernier et plusieurs subiront la seconde mort.

Que celui qui a des oreilles écoute ce que l’Esprit dit aux Églises. Au vainqueur, la seconde mort ne causera pas de mal. »

Apocalypse 2.11

Le vainqueur, c’est celui qui aura persévéré jusqu’à la fin, nous dit la Parole de Dieu. La fin, c’est lorsque le Seigneur Jésus reviendra soit au dernier jour. Un autre passage corrobore cela également.

Heureux et saints ceux qui ont part à la première résurrection. La seconde mort n’a pas prise sur eux.

Apocalypse 20.6

Immortalité de l’âme

Donc, il y a une seconde mort et c’est celle de l’âme puisque le corps est déjà mort précédemment. S’il y a une seconde mort, ceci veut donc dire que l’âme n’est pas éternelle. Comme nous avons vu précédemment si le corps après la mort disparait, ce sera la même chose pour l’âme après la seconde mort. Parce que le mot mort est utilisé et que celui-ci signifie destruction. Ce que nous devons savoir c’est que l’éternité c’est Dieu qui la donne. L’âme n’est pas éternelle à la base.

Ceux qui, en pratiquant le bien avec persévérance, cherchent la gloire à venir, l’honneur et l’immortalité, recevront de lui la vie éternelle.

Romains 2.7

La vie éternelle n’est pas quelque chose d’inné pour les hommes créés par Dieu. Il nous faut la désirer et la rechercher dans notre union avec le Seigneur Jésus et c’est Dieu qui nous la donne. C’est pour cela que Jésus a payé de sa vie pour que nous puissions en bénéficier. Nous étions condamnés à mourir, c’est-à-dire à être détruit, et cela injustement. Concernant l’immortalité, la Bible nous révèle quelque chose de très significatif. Lisons 1 Timothée 6.16.

Lui (Dieu) seul est immortel. Sa demeure est bâtie au sein de la lumière inaccessible à tous. Nul parmi les humains ne l’a vu de ses yeux, aucun ne peut le voir. À lui soient à jamais l’honneur et la puissance ! Amen.

1 Timothée 6.16

Ce que nous pouvons considérer dans ce passage c’est que seulement le Père est immortel et bien entendu le Fils parce qu’il est de la même nature que le Père. Les méchants dirigeants des derniers jours mourront et seront réduits en cendres peu après avoir été jetés dans l’étang de feu. Leurs âmes et leurs corps étant détruits par celui qui peut le faire dans le feu de la géhenne de même que tous ceux qui seront reconnus coupables lors du jugement dernier.

Ne craignez donc pas ceux qui peuvent tuer le corps, mais qui n’ont pas le pouvoir de faire mourir l’âme. Craignez plutôt celui qui peut vous faire périr corps et âme dans l’enfer.

Matthieu 10.28

Utilisation des bons mots pour une bonne compréhension

Lorsque je vous parlais d’utiliser les bons mots pour en avoir la véritable définition du mot, nous en avons un exemple ici. D’abord, le mot « enfer » n’est pas une bonne traduction. C’est le mot grec « geenna » traduit en français par le mot « géhenne » qui est dans le texte original grec. Nous avons vu précédemment que le mot « enfer » laissait présager un endroit punitif. Un endroit de tourments éternels. Tandis, que le mot « géhenne » est un endroit de destruction ou tout est réduit en cendre dans ce lieu.

Le texte grec parle de destruction et non pas de tourments éternels. Lorsque l’on met le mot « enfer », on suppose des tourments éternels. Toutefois, Jésus n’a pas dit « enfer », il a dit « géhenne ». Alors Jésus suppose une destruction et pas des tourments éternels. Lorsque nous utilisons le mot enfer, c’est comme faire dire autre chose que Jésus n’a pas dit. Je vous ai prouvé, dans cette série, que « enfer » et « géhenne » n’ont absolument pas la même signification. Cela, les gens du temps de Jésus le comprenaient très bien. Le fait d’utiliser le mot « géhenne » empêche qu’un être humain soit décrit comme étant « tourmenté jour et nuit pour toujours et à jamais ».

Comme je vous ai démontré, par les Écritures, l’âme, va être détruite et non pas tourmentée pour l’éternité. Regardons autre chose maintenant.

On voit que « le diable » dans Apocalypse 20.10 est au singulier. Alors que « subiront des tourments » est au pluriel. Comment concilier ce pronom pluriel faisant référence à un antécédent singulier ? Dans ce contexte, « le diable » est employé dans une figure de style appelée métonymie. Techniquement, il s’agit de « l’utilisation du nom d’une chose pour celui d’une autre dont elle est un attribut ou à laquelle elle est associée ». En termes simples, une partie de quelque chose représente le tout. Ainsi, « le diable » représente en lui-même l’ensemble de ce groupe que nous désignons sous les termes de démons, diables ou anges déchus. Matthieu 25.41, indique que les pécheurs seront jetés dans le « feu éternel préparé pour le diable et ses anges ».

Puis il se tournera vers ceux qui seront à sa gauche : « Retirez-vous loin de moi, vous que Dieu a maudits, et allez dans le feu éternel préparé pour le diable et ses anges. »

Matthieu 25.41

Jésus suggère que l’étang de feu a principalement pour but de détruire les démons. Comme on nous l’a toujours enseigné, les démons ne seront pas en enfer pour torturer les gens éternellement. Cela ne vient pas de la Parole de Dieu, mais plutôt de l’imaginaire des personnes. Cependant, l’étang de feu sera également utilisé comme moyen d’exécution pour les méchants parmi les humains. À savoir ceux qui vivent sans repentance, semblables aux démons.

Si nous interprétons « ils subiront des tourments » comme englobant la Bête et le Faux Prophète, nous devons maintenant expliquer l’expression « jour et nuit, pendant l’éternité ». Le texte grec le dit ceci « ἡμέρας καὶ νυxτòς νύξ εἰς τοὺς αἰῶνας τῶν αἰώνων » (këméra kai nuxtόs eis tous aiônas tôn aiônôn). Littéralement, cela signifie « nuit et jour aux siècles des siècles » et cela semble impliquer une perpétuité. Dans le dictionnaire grec français interlinéaire, on traduit « au siècle des siècles » par « les ères des ères ».

Adopter une approche prudente


Toutefois, il est nécessaire d’adopter une approche prudente avec le mot « αἰῶν (aiôn) » et ses diverses formes. Parce que sa signification varie de « un espace ou une période de temps » à « une vie », en passant par « un âge » et « l’éternité ». Comme dans tous les cas, le contexte doit dicter la signification. C’est là le problème d’interprétation de ce passage d’Apocalypse 20.10. Si nous ne faisons pas attention au contexte, nous serons dans le champ. En rejetant l’immortalité de l’âme, la seule option qui nous reste est de comprendre ici « αἰῶν (aiôn) » dans le sens de « tant que les conditions existent » ou « tant qu’ils vivent ». Le dictionnaire Vine donne la définition suivante [2] :

« Signifie une période de durée indéfinie, ou un temps considéré par rapport à ce qui se passe pendant la période. »

Pour bien comprendre, je vous donne un exemple. Prenons le fait que je place une bûche d’érable dans un foyer et que je vous demande, qu’elle sera la durée de temps pour que cette bûche soit complètement réduite en cendre ? Vous allez me répondre, je ne le sais pas et vous auriez raison. Parce que la durée de temps que la bûche d’érable va prendre pour se transformer en cendre est indéfinie. Dans son contexte, cela dépendra de plusieurs éléments. L’humidité dans la bûche, la grosseur, le type de fibre, la chaleur, l’aération, etc. Ainsi, pour déterminer un temps, il faut tenir compte de tous ces éléments et bien d’autres. Nous ne pouvons pas dire avec précision qu’une bûche d’érable va prendre un temps précis pour être réduit en cendre. Ni qu’elle va brûler à tout jamais. Par expérience, nous savons que ça ne fait aucun sens. En réalité, elle va prendre un temps indéfini. Bien entendu, nous ne dirons pas ici au siècle des siècles, mais le temps de combustion est tout de même indéfini. Donc, « αἰῶν (aiôn) » signifie une période d’une durée indéfinie, ou un temps considéré par rapport à ce qui se passe pendant la période.  Comme nous dit le dictionnaire Vine[3] :

« Les phrases contenant ce mot ne doivent pas être rendues littéralement, mais conformément à son sens de durée indéfinie. »

Ce qui veut dire que les âmes qui seront jetées dans l’étang de feu vont prendre un temps indéfini pour être entièrement détruite. Avec cette compréhension, on est loin du tourment éternel d’une âme vivante.

De plus, « αἰῶν (aiôn) » peut également être rendu par « jusqu’aux siècles des siècles », « jusqu’à l’âge éternel » ou même « jusqu’au point de disparition » ! Évidemment, une définition précise de ce mot grec s’avère extrêmement difficile. Mais l’image de la bûche d’érable dans le foyer nous aide à saisir l’application de ce mot dans le texte.

Par conséquent, ce que ça veut dire, c’est que la Bête et le Faux Prophète seront tourmentés « jour et nuit » – sans interruption – pendant une durée indéterminée, c’est-à-dire jusqu’à leur mort ou complète destruction. C’est ce que ce passage est en train de nous dire, et non qu’ils seront tourmentés pour l’éternité. Ce sera pendant un temps indéfini comme notre exemple de notre bûche d’érable dans le feu.

Ceci peut être représenté à peu près aussi longtemps qu’un être humain peut survivre dans un feu. Tant qu’ils respirent, ils endureront d’atroces souffrances comme une juste rétribution, et à un moment indéfini. Finalement, ils paieront leurs péchés par la mort, soit la complète destruction. Pas surprenant que Jésus ait dit :

Alors le roi dit aux serviteurs : « Prenez-le et jetez-le, pieds et poings liés, dans les ténèbres du dehors où il y a des pleurs et d’amers regrets. »

Matthieu 22.13

Ce sera la pire condamnation qu’une personne devra subir. Parce que, nous avons en nous, ce vouloir de vivre. Parce que dans la vie, il y a tellement de choses à découvrir. L’idée d’être entièrement détruit et de ne plus jamais exister est atroce. La pensée que des gens que nous aimons et qui vont finir dans ce brasier pour une destruction complète ne nous réjouissent pas du tout.

Perspective biblique de la justice divine

On pourrait dire que comparer à la géhenne l’enfer c’est réconfortant. Parce qu’elle est une punition et que la possibilité d’en sortir est réelle. Mais la destruction complète de l’âme, le fait de cesser d’exister, de redevenir rien c’est atterrant.

L’Éternel Dieu façonna l’homme avec de la poussière du sol, il lui insuffla dans les narines le souffle de vie, et l’homme devint un être vivant.

Genèse 2.7

À partir de la poussière du sol, Dieu crée un homme et lui donne la vie. Cet homme peut jouir d’une pleine liberté dans le monde que Dieu a créé pour lui tout spécialement. Il lui donne la responsabilité de donner des noms à toutes les plantes et à tous les animaux. L’homme découvre, expérimente, est émerveillé, se réjouit, est comblé. Finalement, l’homme se laisse tenter et chute puis en subit les conséquences. Dieu dit à Adam :

Car toi, tu es poussière et tu retourneras à la poussière.

Genèse 3.19

Quelle déception ça dû être pour Adam et Ève de se voir être détruit. Un jour, tout comme eux, tu vas cesser d’exister dans ce corps. Comme des milliards d’autres personnes, avant toi, c’en sera terminé. Avec le temps, les gens vont t’oublier et les inscriptions sur ta pierre tombale vont s’effacer. Comme des milliards d’autres, tu passeras dans l’oubli et plus jamais tu ne retourneras dans le corps que tu possèdes actuellement. Parce que celui-ci retournera à la poussière comme nous dit la Parole de Dieu.

Mais un jour viendra ou l’inattendu se produira. Tu vas être ressuscité. Si tu n’as pas pris soin d’établir une relation avec Jésus, tu vas passer en jugement. Tu seras jugé sur la base de tes paroles.

En effet, c’est en fonction de tes propres paroles que tu seras déclaré juste, ou que tu seras condamné.

Matthieu 12.37

Le témoignage des deux testaments que nous avons vu jusqu’à maintenant est concluant. Nous sommes, à même, de comprendre que les méchants périront très sûrement. Comme nous dit le Psaume 145.20

L’Éternel garde tous ceux qui l’aiment, mais il détruira tous les méchants.

Psaume 145.20

Si vous remarquez, encore une fois, ce n’est pas écrit qu’il va les faire souffrir ad vitam aeternam, mais plutôt qu’ils seront détruits. Le mot « détruire » ici c’est le mot hébreu « shamad » et il signifie détruire, exterminer. Nous en avons d’ailleurs beaucoup parlé tout au cours de cet enseignement.

Conclusion

En conclusion, l’étude attentive des passages bibliques relatifs à la destinée finale des méchants révèle une perspective différente de celle souvent enseignée. En examinant les textes de l’Apocalypse, notamment Apocalypse 14.9-11 et Apocalypse 20.10, ainsi que d’autres passages des Écritures, nous découvrons que la notion d’un enfer de tourments éternels pour les âmes des méchants n’est pas aussi claire qu’on pourrait le penser.

L’analyse approfondie des termes grecs utilisés dans ces passages, notamment le mot « géhenne », révèle que l’idée d’une destruction plutôt que d’un tourment éternel est plus cohérente avec le contexte biblique et la nature de Dieu. De plus, la question de l’immortalité de l’âme est remise en question, avec des références claires montrant que seuls Dieu est immortel et que ceux qui lui appartiennent recevront l’immortalité de lui.

Ainsi, la conclusion à laquelle nous parvenons est que les méchants subiront un jugement juste et adéquat pour leurs actions, mais ce jugemnt ne prendra pas la forme d’un tourment éternel dans un enfer de feu. Au contraire, ils seront détruits, réduits à néant, conformément aux jugements de Dieu. Cette perspective nous invite à réfléchir sur la nature de la justice divine et à embrasser l’idée que Dieu est juste dans ses jugements, mais aussi miséricordieux dans sa façon de traiter avec ses créatures.


[1] https://www.bibletools.org/index.cfm/fuseaction/bible.show/sVerseID/31049/eVerseID/31049

[2] Complete expository dictionary with topical index, Thomas Nelson Publishers, 1996, p.19

[3] Idem

D’où origine la croyance de l’enfer ? (partie 7)

La destinée finale des méchants sera-t-elle comme on nous l’a toujours enseigné ?

Introduction

L’origine et la nature de la croyance en l’enfer ont suscité depuis longtemps un débat intense parmi les théologiens et les croyants. Dans cette exploration, nous nous pencherons sur les enseignements des apôtres du Nouveau Testament concernant le destin des méchants et sur la façon dont ces enseignements diffèrent parfois des croyances traditionnellement répandues. À travers l’analyse des écritures bibliques et des interprétations théologiques, nous tenterons de démystifier cette notion de punition éternelle et de comprendre les implications plus profondes des choix humains sur leur destinée finale.

L’enseignement des apôtres

Dans le Nouveau Testament, nous pouvons voir que les apôtres ont enseigné le même point de vue concernant le séjour des morts que les patriarches de l’Ancien Testament. Prenez le temps de lire attentivement pour voir si vous trouvez une quelle qu’on que allusion à un enseignement sur la torture éternelle dans un lieu appelé l’enfer dans le Nouveau Testament.

D’abord, dans le livre des Actes, Pierre a dit quelque chose d’intéressant en rapportant les propos de Moïse concernant la première venue de Jésus :

Celui qui refusera d’obéir à ce prophète (Jésus) sera exclu de mon peuple par la mort.

Actes 3.23

Le mot « mort » est la traduction du mot grec « exolothreuo » et il signifie détruire entièrement, exterminé. D’ailleurs, le mot mort a la signification de disparaître comme c’est le cas pour le corps humain. Les morts que nous avons connus ne sont qu’un souvenir. Ils n’existent plus. Ils ont complètement disparu. Plus jamais nous ne les reverrons, jusqu’à la résurrection pour les croyants et encore là dans un corps glorieux. (Ph 3.21) Encore-là, ce ne sera pas avec leur corps corruptible, mais avec leur nouveau corps incorruptible que nous les retrouverons.

C’est la même chose avec ceux qui vont périr éternellement, nous ne les reverrons plus jamais. Ils auront été jugés et condamnés à la seconde mort, celle de l’âme lors du jugement final. D’abord, ils sont morts physiquement, comme tous les hommes. Puis, ils vont mourir spirituellement, ce qui est la seconde mort. Leur âme ne sera pas torturée en enfer éternellement, au contraire, leur âme sera détruite dans le feu de la géhenne comme nous avons discuté dans les vidéos précédentes.

Les méchants ne sont pas en enfer actuellement pas plus que les justes ne sont pas au ciel comme on nous le fait croire. Les justes et les méchants sont endormis dans le séjour des morts attendant la résurrection. Ce dont Pierre parle c’est de la destruction, plutôt que la souffrance sans fin. La mort est la fin du jugement de Dieu. Par ailleurs, les épîtres reprennent la même idée. Paul, alors qu’il fait ses adieux aux membres de l’Église d’Éphèse, va dire :

Vous savez aussi que, sans rien vous cacher, je vous ai annoncé et enseigné tout ce qui pouvait vous être utile, soit publiquement, soit dans vos maisons.

Actes 20.20

Ce qui est un fait, c’est que l’apôtre Paul dans ces enseignements n’a jamais mis personne en garde contre les tourments éternels. Bien au contraire, il parle de ceux dont « la fin est la destruction ».

Ils finiront par se perdre. Ils ont pour dieu leur ventre, ils mettent leur fierté dans ce qui fait leur honte, leurs pensées sont toutes dirigées vers les choses de ce monde.

Philippiens 3.19

L’expression « se perdre » dans ce passage est la traduction du mot grec « apoleia » qui signifie destruction et non pas tourment. L’apôtre Paul va aussi dire en parlant du retour du Seigneur Jésus :

Ce jour-là, il punira comme ils le méritent ceux qui ne connaissent pas Dieu et qui n’obéissent pas à l’Évangile de notre Seigneur Jésus. 9 Ils auront pour châtiment une ruine éternelle, loin de la présence du Seigneur et de sa puissance glorieuse…

2 Thessaloniciens 1.8-9

D’abord, le mot « punir » n’est pas la bonne traduction. Parce que comme j’ai mentionné précédemment, dans une autre vidéo, la mort n’est pas une punition, mais une conséquence. Le mot « punir » est la traduction du mot grec « didomi » et il signifie donner, donner ce qui est dû. La mort, c’est ce que nous recevons lorsque nous ignorons Dieu. Le mot « ruine », quant à lui, est la traduction du mot grec « olethros » et celui-ci signifie, encore une fois, destruction. Donc, ils auront pour châtiment, une destruction éternelle. Paul mentionne qu’ils seront loin de la présence du Seigneur. Effectivement, parce qu’ils n’existeront plus. Comme vous pouvez le voir, Paul ne parle pas de tourments éternels dans un lieu appelé l’enfer. Il parle toujours de destruction.

C’est ce que la Bible nous enseigne. Après la mort physique viendra le jugement de Dieu et ceux dont leurs noms ne seront pas inscrits dans le livre de vie seront détruits à tout jamais. Ce qui veut dire qu’ils cesseront d’exister.

Ensuite, je vis un grand trône blanc et celui qui y était assis. Le ciel et la terre s’enfuirent loin de sa présence. Ils disparurent sans laisser de trace. 12 Je vis les morts, les grands et les petits, comparaissant devant le trône. Des livres furent ouverts. On ouvrit aussi un autre livre : le livre de vie. Les morts furent jugés, chacun d’après ses actes, suivant ce qui était inscrit dans ces livres. 13 La mer avait rendu ses naufragés, la mort et le royaume des morts avaient rendu ceux qu’ils détenaient. Et tous furent jugés, chacun conformément à ses actes. 14 Puis la mort et le séjour des morts furent précipités dans l’étang de feu. Cet étang de feu, c’est la seconde mort. 15 On y jeta aussi tous ceux dont le nom n’était pas inscrit dans le livre de vie.

Apocalypse 20.11-15

Le feu va les détruire pour toujours, pour l’éternité ou encore au siècle des siècles. C’est ce que l’on appelle la seconde mort. Ce sera la fin comme lorsque le corps physique meurt. La personne cesse d’exister dans la chaire. Ce sera la même chose au niveau spirituel. L’âme de cette personne sera détruite et cessera d’exister. C’est ce que l’apôtre Jean appelle la seconde mort.

Quant aux lâches, aux infidèles, aux dépravés, meurtriers et débauchés, aux magiciens, aux idolâtres et à tous les menteurs, leur part sera l’étang ardent de feu et de soufre, c’est-à-dire la seconde mort.

Apocalypse 21.8

Comme nous avons vu jusqu’à maintenant le feu, ne tourmente pas éternellement, mais détruis l’âme des personnes. Paul va dire :

Car le salaire que verse le péché, c’est la mort, mais le don de la grâce que Dieu accorde, c’est la vie éternelle dans l’union avec Jésus-Christ notre Seigneur.

Romains 6.23

Paul ne dit pas ici à ses lecteurs que « le salaire que verse le péché » c’est de brûler en enfer éternellement sans mourir. Il parle de mourir, ce qui est le symbole à la destruction. Il ne parle pas de la mort du corps physique. Bien au contraire, il parle de la mort éternelle. Il le fait en comparaison de la vie éternelle que recevront les croyants dans leur union avec Jésus Christ. Une fois de plus, nous pouvons entendre l’apôtre Paul, dans le même ordre d’idée, nous dire :

Car, si vous vivez à la manière de l’homme livré à lui-même, vous mourrez, mais si, par l’Esprit, vous faites mourir les actes mauvais que vous accomplissez dans votre corps, vous vivrez.

Romains 8.13

La vie et la mort, dont il est question, sont spirituelles. Ce qui veut dire que vous vivrez pour l’éternité ou bien vous serez détruit à tout jamais, vous disparaîtrez complètement. Si le tourment éternel est vrai, pourquoi envelopperait-il la doctrine d’ambiguïté – surtout compte tenu de la gravité de l’affaire ? Ainsi, ce qui attend le pécheur, ce n’est pas une punition, mais une conséquence. Comme j’ai dit, au début de cette série, brûler en enfer éternellement est une punition pour nos mauvaises actions. Cependant, être détruit est la conséquence de nos mauvais choix.

Il y a une autre chose intéressante dans le passage d’Apocalypse 20 que nous rapporte l’apôtre Jean au verset 14. C’est que la mort et le séjour des morts seront précipités dans l’étang de feu. C’est tout de même très significatif. Parce que l’apôtre Paul va dire :

Et le dernier ennemi qui sera anéanti, c’est la mort.

1 Corinthiens 15.26

Paul nous dit que le dernier ennemi qui sera anéanti ce sera la mort. Le mot « anéanti » est la traduction du mot grec « katargeo ». Ce mot est généralement traduit dans la Bible, Louis Second par anéantir, détruire, être dégagé, réduire à néant, prendre fin, disparaître. D’ailleurs la version Louis Second traduit ce mot « katargeo » par détruit. Je vous pose la question. Si la mort doit être détruite dans l’étang de feu, pourquoi les gens eux vivraient-ils alors que la mort sera anéantie ?

Avec la mort, il sera jeté dans l’étang de feu aussi le séjour des morts que nous dit l’apôtre Jean. Cela nous démontre que celui-ci ne sera plus nécessaire. Parce que ceux dont leur nom est écrit dans le livre de vie auront la vie éternelle, ce qui veut dire qu’ils ne mourront plus et que les méchants seront anéantis.

Les conséquences de nos choix

Dieu va dire au peuple hébreu :

Je prends aujourd’hui le ciel et la terre à témoins : je vous offre le choix entre la vie et la mort, entre la bénédiction et la malédiction. Choisissez donc la vie, afin que vous viviez, vous et vos descendants.

Deutéronome 30.19

Chaque être humain est devant un choix. C’est-à-dire le même choix, dont Adam et Ève avaient. Tout comme eux, nous avons à choisir la vie ou la mort. Adam et Ève ont choisi la mort. Allons-nous faire comme eux ou bien allons-nous choisir la vie ? À chacun de nos choix, il y a des conséquences et non pas des punitions. Nous voyons également l’apôtre Pierre qui enseigne aussi la destruction des méchants le jour du jugement dernier. Il compare leurs sorts à la destruction de Sodome et Gomorrhe par le feu. Il mentionne qu’ils ont été réduits en cendre.

Il a condamné à la destruction les villes de Sodome et de Gomorrhe en les réduisant en cendres, pour donner à ceux qui se révoltent contre lui un exemple de ce qui leur arrivera.

2 Pierre 2.6

Pierre mentionne ici quelque chose d’intéressant en disant que Dieu « a condamné à la destruction », et non pas qu’il les a condamnés à souffrir éternellement dans les flammes. Une autre chose que je remarque lorsque Pierre dit : « pour donner à ceux qui se révoltent contre lui un exemple de ce qui leur arrivera ». Ce qui veut dire que l’exemple de Sodome et Gomorrhe est un exemple de destruction et non pas de tourments éternels. Ils ne sont pas encore en train de souffrir sous le feu qui est descendu du ciel. Ils ont tous été tués ce jour-là lorsque le feu est descendu sur la ville. Ceci nous sert d’exemple pour nous si nous nous révoltons contre Dieu. En réalité, la destruction est une conséquence de notre rébellion. Tandis, que la punition, elle serait de souffrir éternellement en enfer. Une punition aura une fin. Comme lorsque l’on dit à l’enfant pour le punir d’aller dans sa chambre pour y réfléchir. Après un moment, on lui permet de ressortir de sa chambre. En contrepartie, une conséquence est le résultat de notre rébellion.

Cependant, dans le passage de 2 Pierre 2.7, nous voyons qu’un petit groupe de personnes ont échappé à la destruction.

Il a délivré Loth, cet homme juste qui était consterné par la conduite immorale des habitants débauchés de ces villes.

2 Pierre 2.7

Comme nous le voyons depuis la nuit des temps et qui se manifestera encore à la fin c’est qu’un groupe de fidèles échapperont à la destruction et obtiendront la vie éternelle.

Dans le même ordre d’idée, regardons un passage alors que l’apôtre Jacques parle des riches injustes qui seront emmenés au massacre et consumés par leurs richesses.

Et maintenant, écoutez-moi, vous qui êtes riches. Pleurez et lamentez-vous au sujet des malheurs qui vont fondre sur vous ! 2 Votre richesse est pourrie et vos vêtements sont rongés par les mites. 3 Votre or et votre argent sont corrodés et cette corrosion témoignera contre vous, elle dévorera votre chair comme un feu. Vous avez entassé des richesses dans ces jours de la fin. 4 Vous n’avez pas payé leur juste salaire aux ouvriers qui ont moissonné vos champs. Cette injustice crie contre vous et les clameurs des moissonneurs sont parvenues jusqu’aux oreilles du Seigneur des armées célestes. 5 Vous avez vécu ici-bas dans les plaisirs et le luxe, vous vous êtes engraissés comme des animaux pour le jour où vous allez être égorgés.

Jacques 5.1-5

La conséquence pour les actions des riches, dont Jacques parle ici, n’est pas pour leur richesse. C’est plutôt pour le fait qu’ils ont été avares en volant leurs ouvriers. Mais, ce n’est pas parce qu’ils étaient riches c’est plutôt que leur richesse ont été acquis en abusant de leurs ouvriers. Jacques mentionne, encore une fois, qu’ils seront détruits. Il ne mentionne pas qu’ils souffriront éternellement dans les flammes de l’enfer.

D’ailleurs, ce concept de l’enfer, pour Jacques, n’apparaissait pas dans les Écritures à son époque. Cette pensée était seulement véhiculée par la tradition des pharisiens. Jésus avait bien averti ses disciples de faire très attention à cela en se gardant du levain des pharisiens.

Jésus leur dit : Faites bien attention : gardez-vous du levain des pharisiens et des sadducéens !

Matthieu 16.6

Ce qui voulait dire, faites attention à leurs enseignements, ils ne sont pas scripturaires. Encore aujourd’hui, nombre de personnes véhiculent des concepts qui ne sont pas bibliques. Nous nous devons toujours d’être sur nos gardes pour ne pas nous laisser séduire. Comme Jésus prit la peine d’avertir ses disciples de vive voix, ainsi le fait-il, par sa Parole, encore pour nous aujourd’hui qui vivons les événements de la fin.

Là-dessus, Jésus leur dit : Faites attention que personne ne vous induise en erreur.

Marc 13.5

Le mot « erreur » est la traduction du mot grec « plano » et il signifie : égarer, amener à s’égarer. Conduire hors du droit chemin. Conduire hors de la vérité. Mener dans l’erreur et tromper. Jésus nous demande de faire très attention en ces jours de la fin alors que les trompeurs sont nombreux et que les tromperies se multiplient. Je m’aperçois que nous sommes pris dans un nombre incalculable de fausses doctrines. Chaque fois que je regarde un concept, j’y trouve une fausse doctrine. Je remercie le Seigneur de me donner, par son Saint-Esprit, le discernement. Parce que sans lui, je ne verrais rien de tout cela.

Je vais faire une parenthèse, ici qui ne plaira certainement pas à certains, mais je me dois tout de même de signaler ce fait. Une majorité de croyants pentecôtistes, dont je fais moi-même partie, donc, je sais de quoi je parle, sont très superficiels. Je dirais qu’ils sont beaucoup trop axés sur les émotions, les sentiments et les expériences que sur le fondement de la Parole de Dieu. Et cela est un problème majeur. Parce qu’ils ne sont pas en mesure de discerner les fausses doctrines. À cause de cela, ils sont très à risque de se faire séduire et c’est le cas. Beaucoup de fausses doctrines se propagent et ceux-ci ne voient rien. Parce qu’ils réagissent aux émotions et aux sentiments. Ils vont toujours aller là où leurs sentiments sont excités. Les fondements de la Parole de Dieu ne les intéressent à peu près pas. Ils recherchent ce qui les émoustille en premiers lieux, ils recherchent les expériences plutôt que la présence du Seigneur Jésus.

Je me dois de faire cet avertissement parce que des temps de séductions encore plus grands arrivent. Si mes frères et sœurs ne sont pas des gens verser dans les Écritures, comme l’étaient les croyants de Bérée bien, ils vont être la proie de ces séducteurs sans vergogne. Il est fort probable qu’ils vont se laisser prendre.

Ainsi, pour une majorité de pentecôtistes, le fondement des écritures n’a pas beaucoup d’importance. Ce qui compte pour plusieurs ce sont les émotions, les sentiments et bien sûr les expériences. Tant que ceux-ci sont sollicités, il n’y a pas de problème. Je parle en connaissance de cause faisant moi-même partie du mouvement et d’une église Pentecôtiste depuis plus de 40 ans. S’ils ne reviennent pas aux fondements de la Parole de Dieu, je crains qu’ils ne soient encore davantage la proie de ces séducteurs.

Conclusion

En conclusion, l’étude approfondie des enseignements bibliques sur la destinée des méchants révèle une perspective différente de celle communément répandue. Les écritures, telles que rapportées par les apôtres, soulignent la notion de destruction plutôt que de tourments éternels pour ceux qui se détournent de Dieu. La mort, dans ce contexte, est présentée comme une conséquence plutôt qu’une punition, une fin de l’existence plutôt qu’une souffrance perpétuelle. Il est crucial pour les croyants de revenir aux fondements de la Parole de Dieu afin de ne pas être trompés par des doctrines erronées et de faire des choix éclairés basés sur la vérité scripturaire.

D’où origine la croyance de l’enfer? (partie 6)

La destinée finale des méchants sera-t-elle comme on nous l’a toujours enseigné ?

Introduction

Dans cette série sur la croyance de l’enfer, nous explorons l’origine de la croyance en l’enfer et examinons si la conception traditionnelle de tourments éternels correspond réellement à ce que la Bible enseigne. Nous commençons par étudier le concept de la géhenne, une vallée associée à la destruction éternelle dans la pensée juive, et examinons comment Jésus utilise cette image pour illustrer les conséquences du péché dans ses enseignements. Nous allons donc nous intérésser à savoir ce qu’est la géhenne, quel était l’enseignement de Jésus sur le sujet puis, nous terminerons avec l’importance des mots et leur définition.

Qu’est-ce que la géhenne ?

Autrefois, la géhenne était une décharge à l’extérieur de Jérusalem où étaient jetés les corps des criminels exécutés, les animaux morts et tous les déchets de la ville. C’est ce que nous rapporte le Dictionnaire Biblique Easton :

« La vallée des fils de Hinnom, un vallon profond et étroit au sud de Jérusalem, où les Juifs idolâtres offraient leurs enfants en sacrifice à Molech (Moloc) (2 Ch 28.3; 33.6; Jr 7.31; 19.2-6). Cette vallée devint ensuite le réceptacle commun de tous les déchets de la ville. Ici, les cadavres d’animaux et de criminels, ainsi que toutes sortes d’ordures, étaient jetés et consumés par un feu toujours allumé. Il est ainsi devenu au fil du temps l’image du lieu de destruction éternelle. » [1]

Ce que nous dit le dictionnaire Easton c’est qu’il y avait un feu qui brulait continuellement. Ce n’était pas un feu qui torturait ce qui avait été jeté là, mais plutôt un feu qui détruisait. D’ailleurs, les images utilisées par Jésus étaient familières aux Juifs de son époque. Par exemple, quand Jésus a dit que les méchants seraient détruits dans la Géhenne, tout le monde savait ce qu’il voulait dire. Il y avait un feu, dans cet endroit, qui détruisait tout ce qui avait été jeté là. Un feu qui réduisait tout en cendre. Regardons maintenant ce passage de Matthieu 5.22:

Eh bien, moi (Jésus), je vous dis : Celui qui se met en colère contre son frère en répondra devant le tribunal. Celui qui lui dit « imbécile » passera devant le Grand-Conseil, et celui qui le traite de fou est bon pour le feu de l’enfer.

Matthieu 5.22

D’abord, le mot « enfer » utilisé par la version du Semeur, que j’utilise, n’est pas la bonne traduction du mot original grec « geenna » qui a donné en français le mot « géhenne ». Le mot « géhenne » est par ailleurs utilisé correctement dans la Bible Louis-Second et dans d’autres versions également. Par exemple, la Nouvelle Bible Second, la Bible de la Colombe, la TOB, la Bible de Jérusalem et la Darby utilisent le mot « géhenne » dans le texte français.

Ce que je remarque, c’est que certaines des nouvelles traductions vont utiliser le mot « enfer » plutôt que « géhenne ». Comme la Bible du Semeur, la Bible Second 21, la Nouvelle Bible en Français Courant, la Bible en Français Courant et la traduction française de la King James qu’on appelle la Bible du Roi Jacques.

La géhenne un lieu de sacrifice

Dans cette vallée, avant que ne soit la géhenne, c’était l’endroit où l’on sacrifiait les enfants au Dieu Moloc. Le sacrifice des enfants qui avaient été offerts était un crime odieux envers les ceux-ci. On chauffait la statue et l’on y déposait l’enfant vivant dans les bras de l’idole. L’enfant se tordait et hurlait de douleur jusqu’à ce qu’il finisse par mourir. Pour éviter d’entendre les cris et les pleurs de l’enfant, les gens frappaient sur des tambours pendant le sacrifice [2]. Joseph Benson rapporte dans son commentaire, Joseph Benson’s Commentary of the Old and New Testaments, ceci d’intéressant au sujet du passage de Matthieu 5.22 lorsqu’il écrit :

« Les Juifs, à cause de la perpétuité de ces incendies, et pour exprimer la plus grande haine des sacrifices qui étaient offerts à Moloc dans cette vallée, se servirent de son nom pour signifier l’enfer. C’est pourquoi nos traducteurs ont donné à Tophet, ou géhenne, sa signification métaphorique dans le présent passage, alors qu’elle aurait plutôt dû avoir sa signification littérale. Car notre Seigneur, dans l’intention de montrer à ses auditeurs que le châtiment de la colère sans cause, des discours méprisants et des noms injurieux, sera, dans la vie à venir, proportionné à la culpabilité qui est dans ces péchés ; et ne trouvant aucun nom dans le langage des hommes par lequel ces différents degrés de punition pourraient être correctement exprimés, il les illustra par les punitions que les Juifs connaissaient. » [3]

On voit bien ici que Jésus utilisa cette image de la géhenne parce que les Juifs savaient pertinemment ce que cela signifiait. Malheureusement pour nous aujourd’hui avec cette mauvaise traduction du mot « géhenne » par le mot « enfer », ce que Jésus disait a perdu son véritable sens pour devenir le sens que les traducteurs ont bien voulu donner. Un sens complètement différent de ce que Jésus laissait entendre.

Le véritable sens de la géhenne était la destruction par le feu et cela c’était une image forte pour les Juifs de l’époque. Mais pour nous aujourd’hui avec l’enfer comme étant un lieu de tourment éternel, cela change les propos de Jésus du tout au tout  ! Et cela pour moi c’est inadmissible de trafiquer de la sorte la parole de Dieu et surtout les propos de Jésus. On ne change pas les propos de Jésus pour lui faire dire ce que nous voulons entendre ou ce que nous avons comme concept.

Dans Marc 9.48, Jésus parle d’un endroit où « leur ver ne meurt pas, et le feu ne s’éteint pas ». Regardons tout le contexte pour bien comprendre ce passage.

Si ta main cause ta chute, coupe-la ; car il vaut mieux pour toi entrer dans la vie avec une seule main que de garder les deux mains et d’être jeté en enfer dans le feu qui ne s’éteint jamais. 45 Si ton pied cause ta chute, coupe-le ; car il vaut mieux pour toi entrer dans la vie avec un seul pied que de garder les deux pieds et d’être jeté en enfer. 47 Si ton œil cause ta chute, jette-le au loin ; car il vaut mieux pour toi entrer avec un seul œil dans le royaume de Dieu que de garder les deux yeux et d’être jeté en enfer, 48 où le ver rongeur ne meurt point et où le feu ne s’éteint jamais.

Marc 9.43-48

Tout d’abord, plutôt que le mot « enfer » c’est le mot « géhenne » qui devrait être là. Jésus dit que la personne est jetée dans la géhenne où le vers rongeur ne meurt point et où le feu ne s’éteint point. Ce qui signifie que dans l’endroit, appelé la géhenne, il y avait la présence de feu continuel. Et les vers aussi qui rongeaient les cadavres avant qu’ils ne soient consumés. Cette image que Jésus voulait donner était une image de feu et de ver qui détruisent. Encore une fois, ce n’était pas une image de tourment sans fin. Lorsque les déchets étaient consumés, ceux-ci devenaient de la cendre et c’était fini. Ils étaient complètement décomposés.

C’est pour cela que de traduire le mot « géhenne » par le mot « enfer » n’est pas viable. Parce que ce n’est pas le bon mot ni la bonne signification. Les gens ou les choses jetés dans la géhenne ne se tordaient pas de couleurs sans fin. J’ai d’ailleurs déjà expliqué cela dans une vidéo précédente.

La mention du feu qui ne s’éteint jamais ne prouve pas des tourments sans fin. Parce que lorsqu’il y avait des déchets qui étaient continuellement jetés, le feu continuait d’être alimenté. C’est pour cela qu’il ne s’éteignait pas. Il était continuellement alimenté. Ce passage de Marc 9.48 est en fait une citation d’Ésaïe 66.24 qui dit :

Et quand ils sortiront, ils verront les cadavres des hommes qui se sont révoltés contre moi ; et le ver qui rongera ces hommes ne mourra pas, le feu qui les dévorera ne s’éteindra jamais, et ils feront horreur à tout être vivant.

Ésaïe 66.24

Nous savons tous que les vers se nourrissent de cadavres. D’ailleurs, ils apparaissent lors de la décomposition du corps mort. Le mot hébreu rend bien la traduction comme étant des vers qui se forment lors de la putréfaction des chairs. Le feu qui ne s’éteint pas signifie que les âmes de ceux qui seront détruits ne reviendront jamais tout comme dans la géhenne. Le feu brûlera continuellement comme signe de destruction éternelle. Et encore une fois, non pas de tourment éternel. Si l’on utilise ce passage pour justifier la damnation éternelle, on vient sortir ce passage de son contexte parce que ni le passage ni le contexte ne parle de tourments éternels et celui-ci ne fait plus aucun sens.

L’enseignement de Jésus concernant la géhenne

Je dis le mot « géhenne », parce que ce n’est pas le mot latin « enfer » et sa conception qui est utilisée par Jésus. C’est le mot « géhenne » que Jésus utilise avec sa définition. Dans le texte grec original, c’est le mot « geenna » traduit par géhenne en français qui est présent. Jésus a parlé d’un jugement final au cours duquel Dieu « détruirait l’âme et le corps en enfer ». Sauf que le mot « enfer » est une très mauvaise traduction du mot « géhenne ». Vous allez dire que je me répète, mais c’est voulu pour être certain que nous comprenons bien mon propos.

Ne craignez donc pas ceux qui peuvent tuer le corps, mais qui n’ont pas le pouvoir de faire mourir l’âme. Craignez plutôt celui qui peut vous faire périr corps et âme dans l’enfer (geenna).

Matthieu 10.28

Ce passage pose un défi majeur à la croyance largement acceptée de l’enfer comme un lieu de tourment sans fin. Il amène les enseignants bibliques à attribuer une signification théologique différente au mot « périr ». De nombreux défenseurs de l’interprétation littérale de la Bible évitent la signification évidente du mot « périr » en le réinterprétant comme une séparation éternelle et consciente de Dieu. Cependant, périr dans sa définition, ne veut pas dire la séparation éternelle et consciente de Dieu. Je vous souligne que cette redéfinition va à l’encontre de l’usage courant du terme « périr » dans d’autres contextes bibliques et cela crée une contradiction théologique.

Le mot « périr » est la traduction du mot grec « apollumi » et celui-ci signifie littéralement : détruire, démolir entièrement, mettre en ruine. Comme vous le voyez, ça n’a rien à voir avec une séparation éternelle et consciente de Dieu.

Le mot « enfer » est la traduction du mot « géhenne ». Et le mot « enfer », avec sa définition courante, ne fait pas partie du langage de Jésus. À tout le moins dans la version de la Bible du Semeur que j’utilise.

L’importance de la signification des mots

Le problème que nous rencontrons aujourd’hui est que nous avons maintenant bien ancré dans notre conscience ce principe de l’enfer. Soit un endroit où les âmes vont être torturées éternellement. Et chaque fois que nous lisons le mot enfer dans les écritures, c’est cette image qui nous revient à l’esprit. Vous savez comme moi que les mots se transforment en image dans notre tête. Si je vous parle d’une auto, une maison, une table, etc., vous avez tout de suite une image dans votre tête et chacune des images que nous avons est identique dans la forme. Si je dis le mot table, nous nous faisons tous une image de la table. Maintenant, la façon dont l’enfer nous a été enseigné fait en sorte que nous ayons tous la même image de l’enfer. Pour chacun de nous, l’image que nous en avons est représentative d’un endroit où les âmes vont souffrir éternellement. Cependant, cette image est faussée comparativement à la géhenne qui s’apparente plus à un lieu de destruction. C’est ce que va dire le démon à Jésus dans Marc 4.

Que nous veux-tu, Jésus de Nazareth ? Es-tu venu pour nous détruire ? Je sais qui tu es ! Tu es le Saint envoyé par Dieu !

Marc 41.24

Le mot « détruire » est la traduction du mot grec « apollumi », que nous avons vue précédemment, et celui-ci signifie littéralement : détruire, démolir entièrement, mettre en ruine. Le démon disait à Jésus détruire parce qu’il savait que l’étang de feu, où il sera jeté, ne serait pas un endroit pour qu’il soit tourmenté éternellement, mais plus pour qu’il soit détruit, c’est-à-dire qu’il disparaitra à tout jamais.

Si je vous disais le mot « géhenne », quelle est l’image qui vous vient en tête ? De prime abord, ce serait la représentation de l’enfer. Mais l’image est complètement différente parce que celle-ci est un dépotoir où il y a un feu constant qui détruit les déchets. Ainsi, utiliser le mot « enfer » à la place du mot « géhenne » fait une grande différence. Les deux mots n’ont pas la même signification. Quelque part, ça change les propos de Jésus. Je vais vous donner quelques exemples.

Si ta main droite cause ta chute, coupe-la et jette-la au loin. Il vaut mieux pour toi perdre un de tes membres que de voir tout ton corps jeté en enfer.

Matthieu 5.30

Ce que nous voyons ici, avec cette interprétation, c’est que tout son corps sera jeté dans un endroit où il va souffrir éternellement. Maintenant, si je remplace le mot « enfer » par le mot original « géhenne » qui apparait dans le texte original grec, ça donne une tout autre signification.

La personne sera alors jetée dans un endroit où elle va être complètement détruite. Ça fait toute la différence. Ça change complètement le propos de Jésus. Juste parce que ce n’est pas le bon mot qui est utilisé. Regardons un autre exemple :

Luc 12.5 Savez-vous qui vous devez craindre ? Je vais vous le dire : c’est celui qui, après la mort, a le pouvoir de vous jeter en enfer. Oui, je vous l’assure, c’est lui que vous devez craindre.

Dans ce passage, nous voyons que c’est Dieu qui a le pouvoir de me torturer éternellement dans cet endroit appelé l’enfer. Ça ne ressemble pas au Dieu que je connais. Il n’est pas un Dieu sadique qui aime voir souffrir les âmes ad vitam aeternam. Comme nous l’avons vu, Dieu ne désire pas nous voir mourir, c’est-à-dire être détruit. C’est ce que l’apôtre Pierre va également dire.

Le Seigneur n’est pas en retard dans l’accomplissement de sa promesse, comme certains se l’imaginent, il fait simplement preuve de patience à votre égard, car il ne veut pas qu’un seul périsse. Il voudrait, au contraire, que tous parviennent à se convertir.

2 Pierre 3.9

Dieu ne veut pas qu’un seul périsse. Nous avons vu que le mot « périr » signifiait détruire. À la lumière de cette explication, nous voyons que Dieu ne veut donc pas que personne ne soit détruit. Que personne ne disparaisse à tout jamais. Maintenant, si nous lisons le même passage, mais avec sa réelle signification

Savez-vous qui vous devez craindre ? Je vais vous le dire : c’est celui qui, après la mort, a le pouvoir de vous jeter dans la géhenne. Oui, je vous l’assure, c’est lui que vous devez craindre.

Luc 12.5

Si le mot « enfer » avait la même signification que le mot « géhenne », ça ne ferait pas de différence. Parce que l’image que nous nous ferions de l’endroit serait la même. Le problème c’est que le mot « enfer » et le mot « géhenne » n’ont pas la même signification comme j’ai mentionné précédemment.

Une chose intéressante, Jésus parle effectivement de « châtiment éternel » dans Matthieu 25.46. Nous lisons ceci :

Et ils s’en iront au châtiment éternel. Tandis que les justes entreront dans la vie éternelle.

Matthieu 25.46

Ce passage nous démontre simplement que la destruction des malfaiteurs dans la colère de Dieu est à tous égards considérée comme un châtiment éternel. Ça n’a pas la signification de tourment éternelle dans un endroit. Cela signifie que les effets d’un tel châtiment durent pour toujours, aussi longtemps que la vie éternelle dont jouissent les justes. Comme la vie est éternelle, la mort est aussi éternelle. On ne reviendra jamais en arrière après cela. Cependant, les souffrances ne durent pas éternellement parce que les méchants disparaîtront pour ne plus jamais ressusciter. La punition est éternelle. Ils vont être détruits à tout jamais. Certains vont dire peut-être que nous jouons avec les mots.

Mais les auteurs de l’Écriture utilisent souvent le mot « éternel » pour modifier une activité qui se déroule dans un temps limité, tant que les effets sont continus. Par exemple, la Bible utilise le terme « salut éternel » pour désigner un événement unique aux effets continus. On voit cela dans ce passage de l’épître aux Hébreux :

Il a pénétré une fois pour toutes dans le sanctuaire ; il y a offert, non le sang de boucs ou de veaux, mais son propre sang. Il nous a ainsi acquis un salut éternel.

Hébreux 9.12

Jésus-Christ ne rachète pas éternellement son peuple. Il l’a fait une fois sur la croix. Mais les effets de sa rédemption s’étendent dans l’éternité.

Un autre point, Jésus informait souvent ses auditeurs que les incroyants périraient lors du jugement.

À cette époque survinrent quelques personnes qui informèrent Jésus que Pilate avait fait tuer des Galiléens pendant qu’ils offraient leurs sacrifices. 2 Jésus leur dit : pensez-vous que ces Galiléens ont subi un sort si cruel parce qu’ils étaient de plus grands pécheurs que tous leurs compatriotes ? 3 Non, je vous le dis ; mais vous, si vous ne changez pas, vous périrez (apollumi, détruit) tous, vous aussi. 4 Rappelez-vous ces dix-huit personnes qui ont été tuées quand la tour de Siloé s’est effondrée sur elles. Croyez-vous qu’elles aient été plus coupables que tous les autres habitants de Jérusalem ? 5 Non, je vous le dis ; mais vous aussi, si vous ne changez pas, vous périrez (apollumi, détruit) tous.

Luc 13.1-5

Aujourd’hui, ces Galiléens tués par Pilate et ceux dont la tour de Siloé est tombée sur eux sont morts. Ils ont disparu de la surface de la Terre à ce moment et leur corps s’est complètement décomposé. Aujourd’hui, il ne reste plus rien de ces gens si ce n’est le souvenir que nous rappelle la Parole de Dieu

En effet, les vivants savent qu’ils mourront, mais les morts ne savent rien du tout ; ils n’ont plus rien à gagner, ils sombrent dans l’oubli.

Ecclésiaste 9.5

Ils n’ont plus jamais été revus. C’est ce que Jésus dit dans le sens de « vous périrez ». Ce que Jésus est en train de dire, c’est « vous serez complètement détruit » en parlant de l’âme bien entendu. Mais la comparaison que Jésus faisait était avec le corps

Oui, Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils, son unique, pour que tous ceux qui placent leur confiance en lui échappent à la perdition et qu’ils aient la vie éternelle.

Jean 3.16

Encore la même chose, le mot perdition est la traduction du mot grec « apollumi » qui signifie détruire, démolir entièrement, abolir, mettre en ruine.

Si quelqu’un ne demeure pas en moi, on le jette hors du vignoble, comme les sarments coupés : ils se dessèchent, puis on les ramasse, on y met le feu et ils brûlent.

Jean 15.6

Un autre texte qui corrobore le fait que les méchants seront détruits et non pas envoyé dans un endroit de supplice éternel pour être tourmenté jour et nuit éternellement. Ils vont être rassemblés et brûlés, comme on brûle des bâtons desséchés. La signification de ces mots était évidente pour les gens ordinaires de son époque. Mais pour nous, elle demande un effort de compréhension parce que nous ne vivons pas dans le même contexte qu’eux. Nous ne vivons pas, non plus, la même époque et nous avons des bibles traduites.

Beaucoup feront appel à l’histoire de l’homme riche et de Lazare dans Luc 16 comme preuve d’un tourment éternel. Je vous invite à écouter mon enseignement sur ce sujet sur mon blogue comprendrelaprophetie.ca ou sur la page Facebook ou le profil YouTube du même nom. Vous allez apprendre que ce que Jésus dit dans ce passage de Luc 16 contredit tout ce que les Écritures mentionnent. Et vous allez également savoir pourquoi c’est comme ça. On ne peut pas prendre cette histoire pour valider les concepts du séjour des morts comme Jésus le décrit parce que ces concepts étaient issus de la tradition de rabbin juif et Jésus utilisait leur tradition pour leur parler afin qu’ils comprennent la leçon qu’il devait saisir.

Conclusion

En conclusion, l’origine de la croyance en l’enfer remonte à des traditions et des interprétations qui ont évolué au fil du temps. En explorant le concept de la géhenne, nous comprenons que Jésus utilisait une image familière à son époque pour illustrer les conséquences du péché, à savoir la destruction plutôt que le tourment éternel. Le mot « géhenne » utilisé par Jésus diffère du mot « enfer » qui a été mal traduit dans certaines versions bibliques, créant ainsi une fausse image de la destinée des méchants. En réalité, la perspective de Jésus sur la géhenne pointe vers une destruction totale plutôt que des souffrances éternelles, soulignant ainsi l’importance de comprendre les mots dans leur contexte historique et linguistique pour saisir pleinement son enseignement.


  1. https://www.biblestudytools.com/dictionaries/eastons-bible-dictionary/hinnom.html
  2. https://www.truthaccordingtoscripture.com/commentaries/bnb/matthew-5.php
  3. https://www.truthaccordingtoscripture.com/commentaries/rbc/matthew-5.php

Le larron et Jésus sur la croix

Est-ce que les croyants vont au ciel immédiatement après leur mort ? Que dit la Bible sur ce sujet?

Introduction

Une personne m’a posé la question suivante sur mon blogue, pourquoi Jésus a dit au voleur sur la croix qu’aujourd’hui celui-ci serait avec Jésus dans le paradis ?

C’est une excellente question et elle mérite bien une réponse. Voici ce que Jésus disait au malfaiteur crucifié avec lui :

Et Jésus lui répondit : vraiment, je te l’assure : aujourd’hui même, tu seras avec moi dans le paradis.

Luc 23.43

Il y a plusieurs passages comme celui-ci qui, à première vue, semble contredire les Écritures, mais en réalité lorsque nous creusons un peu, nous nous apercevons bien vite que ce n’est pas le cas. Souvent, c’est dû à un problème de traduction ou encore à une mauvaise traduction par les traducteurs de la Bible, etc. Mais, qu’en est-il de ce passage qui, ma foi, semble énigmatique ?

D’abord, regardons au texte original grec ce qu’il dit.

Και  ειπεν αυτω   αμην    σοι     λεγω   σημερον         μετ    εμου  εση
Et     il dit  à lui  amen   à toi  je dis  aujourd’hui   avec  moi    tu seras

εν        τω        παραδεισω
dans    le        paradis

Ce texte nous dit bien la même chose, mais comment interprété ce passage alors dans son véritable sens sachant que personne n’est monté au ciel comme nous dit l’apôtre Jean :

Car personne n’est monté au ciel, sauf celui qui en est descendu : le Fils de l’homme.

Jean 3.13

Le fondement d’une fausse croyance

Ce passage de Luc 23.43 constitue le fondement de la fausse croyance qu’une majorité de croyants affirment qu’après leur mort, ils iront immédiatement au ciel. Bien entendu, cette croyance contredit tout ce que les Écritures disent concernant la mort et le séjour des morts. Cette croyance prône, par elle-même, l’immortalité de l’âme qui, malheureusement, est également une fausse croyance.

Nous voyons bien que Jésus promet au malfaiteur qu’il sera avec lui le jour même dans le paradis, comme nous dit la version de la Bible du Semeur, que j’utilise quotidiennement. J’ajouterai que cela est aussi le cas dans bien d’autres versions de langues françaises. Ce passage est devenu le point central moderne de l’ancienne croyance voulant que l’âme continue de vivre après la mort du corps et finit par aboutir au ciel pour être avec Dieu.

Comme nous l’avons vu auparavant, personne n’est monté au ciel, nous dit l’apôtre Jean (Jn 3.13). Si personne n’est monté au ciel, affirmer que le malfaiteur serait le jour même avec Jésus dans le ciel vient contredire, dans ce cas-ci, ces paroles même de Jean et par le fait même les Écritures.

Toutefois, nous savons tous que tout l’enseignement de Jésus ne contredisait pas les Écritures. Au contraire, il s’est servi de plusieurs passages de l’Ancien Testament pour appuyer ses dires. Le seul problème c’est que ce passage de Luc 23.43 ne soutient pas le fait que les croyants iront au ciel après leur mort.

Nous constatons une chose, qui en apparence semble contradictoire à cette parole de Jésus, étant que lui-même n’est pas monté au ciel après sa mort. Jésus n’est pas allé au paradis après sa mort. Comment pouvait-il dire au malfaiteur qu’aujourd’hui même il serait avec lui dans le paradis. Regardons ce que Jésus nous apprend concernant l’endroit où il est allé après sa mort.

Quelques spécialistes de la Loi et des pharisiens intervinrent en disant : Maître, nous voudrions te voir faire un signe miraculeux. 39 Il leur répondit : ces gens de notre temps qui sont mauvais et infidèles à Dieu réclament un signe miraculeux ! Un signe… il ne leur en sera pas accordé d’autres que celui du prophète Jonas. 40 En effet, comme Jonas resta trois jours et trois nuits dans le ventre du poisson, ainsi le Fils de l’homme passera trois jours et trois nuits dans le sein de la terre.

Matthieu 12.38-40

Jésus mentionne clairement qu’il passera trois jours et trois nuits dans le sein de la terre après sa mort. Ce qui ne signifie rien d’autre que dans la tombe. Donc, s’il a passé trois jours et trois nuits dans la tombe, il n’a pas pu être au paradis avec le malfaiteur. Pour pousser un peu plus loin la logique, s’il n’était pas au paradis le jour de sa mort, le criminel n’était pas non plus crucifié à côté de lui.

Les Écritures, par les écrits de l’apôtre Paul, nous confirment que Jésus a effectivement accompli sa prophétie.

Je vous ai transmis, comme un enseignement de première importance, ce que j’avais moi-même reçu : Christ est mort pour nos péchés, conformément aux Écritures ; 4 il a été mis au tombeau, il est ressuscité le troisième jour, comme l’avaient annoncé les Écritures.

1 Corinthiens 15.3-4

Ce que Paul est en train de nous dire, c’est que Jésus a véritablement connu la mort. Une mort comme ceux qui nous ont précédés ont connu. Il a été mis au tombeau et y est resté trois jours et trois nuits. Puis, il fut ressuscité par le Père, pour être le premier en tout. C’est-à-dire le premier à connaitre la mort et la résurrection puis à revêtir un corps glorieux. L’apôtre Jean nous confirme aussi ce fait que Jésus fut bien placé dans un tombeau.

Non loin de l’endroit où Jésus avait été crucifié, il y avait un jardin dans lequel se trouvait un tombeau neuf où personne n’avait encore été enseveli. 42 Comme c’était, pour les Juifs, le soir de la préparation du sabbat, ils déposèrent Jésus dans cette tombe parce qu’elle était toute proche.

Jean 19.41-42

L’apôtre Pierre lors de son premier discours après la Pentecôte, véritablement sous l’onction du Saint-Esprit, va également déclarer quelque chose de très pertinent.

Ainsi, il (le roi David) a entrevu par avance la résurrection du Messie, et c’est d’elle qu’il parle en disant que Dieu ne l’abandonnera pas dans le séjour des morts et qu’il ne laissera pas son corps se décomposer.

Actes 2.31

Pendant ces trois jours, comme nous dit la Parole, le corps mort de Jésus fut véritablement dans un tombeau et son âme se retrouva dans le séjour des morts en grec « hades ». Ce passage nous démontre clairement que Jésus n’était pas au paradis comme nous laissent entendre les traducteurs de nos Bibles avec ce passage de Luc 23.43.

Un autre fait révélateur et intéressant est que Jésus lui-même mentionne à Marie, le jour de sa résurrection, qu’il n’a pas été au ciel depuis sa mort sur la croix.

Jésus lui dit : Marie ! Elle se tourna vers lui et s’écria en hébreu : Rabbouni (ce qui veut dire : Maître) ! 17 – Ne me retiens pas, lui dit Jésus, car je ne suis pas encore monté vers mon Père. Va plutôt trouver mes frères et dis-leur de ma part : je monte vers mon Père qui est votre Père, vers mon Dieu qui est votre Dieu.

Jean 20.16-17

Jésus dit ici clairement à Marie qu’il n’est pas allé au ciel comme il le semble le dire au criminel sur la croix près de lui. Jésus est monté quelque temps après sa résurrection comme nous le rapportent les Écritures. Toutefois, la question se pose toujours à ce moment-ci, mais qu’est-ce que Jésus a bien voulu dire exactement ? Ne nous arrêtons pas ici et continuons pour tenter de comprendre.

Le paradis

Qu’est-ce que le paradis dont Jésus parle ? Le mot grec est « paradeisos » et il signifie un parc, un jardin, un endroit clôturé comme une réserve. Cela s’apparente au jardin d’Éden. Ce mot apparait 3 fois dans le Nouveau Testament. Une fois ici en Luc 23.43 également en 2 Corinthiens 12.4 et Apocalypse 2.7. Prenons le temps de les lire avant d’aller plus loin.

…a été enlevé au paradis (paradeisos) et qu’il a entendu des paroles qu’on ne peut pas répéter parce qu’il n’est pas permis à un homme de les dire.

2 Corinthiens 12.4

Dans ce passage, l’apôtre Paul raconte une expérience qu’il aurait vraisemblablement eue alors qu’il aurait été enlevé au paradis. Toutefois, il ne sait pas si c’était dans son corps ou dans une vision. À la lumière de ce que Jean nous dit, il est fort probable que l’apôtre fut enlevé au ciel dans une vision.

Que celui qui a des oreilles écoute ce que l’Esprit dit aux Églises. Au vainqueur, je donnerai à manger du fruit de l’arbre de vie qui est dans le paradis de Dieu. 

Apocalypse 2.7

Ce passage nous démontre ce qu’est le paradis. C’est l’endroit où l’arbre de vie est planté. Ce même type d’arbre qu’il y avait dans le jardin d’Éden.

L’Éternel Dieu fit pousser du sol toutes sortes d’arbres portant des fruits d’aspect agréable et délicieux, et il mit l’arbre de la vie au milieu du jardin. Il y plaça aussi l’arbre de la détermination du bien et du mal.

Genèse 2.9

Nous retrouverons également l’arbre de vie dans le paradis.

Heureux ceux qui lavent leurs vêtements. Ils auront le droit de manger du fruit de l’arbre de vie et de franchir les portes de la ville.

Apocalypse 22.14

La ville, dont il est question ici, est la nouvelle Jérusalem, l’épouse de l’Agneau. Au milieu de cette ville, il y aura l’arbre de vie, tout comme dans le jardin d’Éden. Ce qui nous apparait c’est que la nouvelle Jérusalem serait le paradis de Dieu. Cela a du sens, parce que Jésus a dit au criminel qu’il serait avec lui dans le paradis. C’est le même endroit où les disciples de Jésus se retrouveront également pour la vie éternelle.

Utilisation d’un idiome

Qu’est-il donc arrivé au criminel s’il n’a pas été au paradis comme Jésus semble le lui avoir dit ? Le fait d’interpréter que Jésus et le criminel se soit retrouvé au paradis tout de suite après leur mort, contredit en fait de nombreuses écritures. Malheureusement, certaines personnes s’accrochent encore à cette fausse croyance à cause de la construction de la phrase.

Ces gens soutiennent que lorsque Jésus a dit quelque chose d’important, il a toujours commencé par « vraiment, je te l’assure » (Mt 5.26; Jn 13.38) ou encore par « vraiment, je vous l’assure »(Mt 5.18; 10.23, 42; 18.13;23.36; Mc 9.41; Jn 5.24-25; 6.53; 13.21; 16.23) selon la version du Semeur. Cette expression est traduite par « en vérité je te le dis » ou « en vérité je vous le dis » dans d’autres versions de la Bible, comme la version Louis-Second. Cependant, le texte grec dit quelque chose d’un peu différent « Amen à toi je dis ». Bien entendu, la position des mots et les tournures de phrases sont différentes dans le grec comparativement au français comme c’est aussi le cas en anglais. Chaque langue à ses propres particularités, et je peux aisément comprendre que cela pose toujours un défi aux traducteurs.

Les critiques mentionnent que, structurellement, lorsque Jésus fait une déclaration importante, il va toujours commencer par « Vraiment, je vous l’assure » et suivi d’une déclaration importante. En cela, ils ont bien raison. Mais ils affirment que le fait d’utiliser le mot aujourd’hui serait superflu parce que la phrase est déjà au présent et qu’il n’est pas nécessaire de spécifier le temps une seconde fois dans la phrase. Je ne peux être en accord avec ceci parce que ça reviendrait à dire de supprimer le mot « aujourd’hui » du texte grec original et cela nous ne pouvons pas le faire. La Parole de Dieu ne doit en aucun temps être falsifiée de quelques façons que ce soient.

Maintenant, ce que nous devons comprendre, et c’est là l’un des points importants pour la compréhension de ce que Jésus a véritablement dit! C’est que l’utilisation du mot « aujourd’hui » est un idiome. Qu’est-ce qu’un idiome ? Un idiome est une expression, un mot ou une phrase qui ne peut pas être compris en traduisant littéralement ses mots individuels. Comme ce fut le cas pour ceux qui ont compris que Jésus et le malfaiteur étaient montés tout de suite au ciel après leur mort. Sa signification est figurative et culturellement spécifique. Les idiomes sont souvent propres à une langue donnée et peuvent être difficiles à comprendre pour ceux qui ne sont pas familiers avec la langue et la culture. Alors, d’où vient inévitablement la difficulté de traductions ? Les idiomes sont largement utilisés dans la communication quotidienne pour transmettre des idées de manière colorée et expressive. Par exemple en français nous utilisons des idiomes comme « tomber dans les pommes ». Nous savons tous que cela veut dire s’évanouir. Essayez de traduire cela dans mille ou même deux mille ans, ceci s’avérera être tout un défi. D’autres idiomes que nous utilisons en français comme « faire la sourde oreille », « être dans la lune », « donner sa langue au chat » et finalement « avoir le cœur sur la main ». Comment traduire ces idiomes dans une autre langue pour qu’ils soient compris sans aucune explication ? Ce serait tout un défi et certainement que les traducteurs de cette époque arriveraient avec des traductions quelque peu différentes de la signification actuelle.

L’utilisation du mot « aujourd’hui » dans ce passage est un idiome commun utilisé à la fois par Dieu et par les hommes dans les deux Testaments. Cet idiome ajoute énormément d’importance et de gravité à la déclaration qu’il accompagne. Regardons Deutéronome 4.26:

…je prends aujourd’hui à témoin contre vous le ciel et la terre : si vous faites cela, vous ne tarderez pas à disparaître du pays dont vous allez prendre possession après avoir traversé le Jourdain, vous n’y subsisterez pas longtemps, car vous serez entièrement détruits.

Deutéronome 4 .26

Lorsque l’idiome « aujourd’hui » est utilisé de cette manière, il ne vise pas à attirer l’attention sur la période de 24 heures pendant laquelle il a été prononcé, mais plutôt à transmettre l’importance et la solennité de la déclaration. Les versets précédents du chapitre révèlent que Dieu n’attire pas notre attention sur un jour spécifique, mais démontre le sérieux de ce qu’il dit en utilisant l’expression hébraïque « aujourd’hui ».

Cet idiome particulier apparait à mainte reprise dans la Bible. Littéralement des centaines de fois. Il est fréquemment utilisé lorsque Dieu parle des commandements qu’il a donnés et lorsqu’il dit à son peuple ce qu’il attend d’eux.

D’autre fois, « aujourd’hui » n’est pas idiomatique, comme lorsque l’orateur attire l’attention sur un jour spécifique, comme un sabbat ou un autre jour saint. Cependant, pour l’essentiel, ce terme vise à ajouter une emphase, de la solennité et de l’importance.

Une virgule peut faire toute la différence

Les paroles de Jésus prononcés en Luc 23.43 sont dites par la même personne qui a utilisé cet idiome à plusieurs reprises lorsqu’elle s’adressait aux israélites dans l’ancien Israël. Maintenant, quand nous comprenons cela, nous pouvons voir que la virgule est mal placée.

Reprenons ce passage de Luc 23.43 en changeant la virgule de place et vous verrez comment le sens de la phrase peut changer. Nous savons aujourd’hui que les points et virgules existaient dans le grec ancien. Cependant, la ponctuation n’était pas aussi standardisée comme elle l’est aujourd’hui. La virgule était plus utilisée pour marquer une pause dans le texte. Dans le texte grec que nous avons vu précédemment, il n’y a pas de virgules ni de points dans ce verset.

Les traducteurs de la Bible du Semeur, nous présentent la phrase construite de cette manière avec des « : » une « , » et un « . ». Regardons le passage à nouveau.

Et Jésus lui répondit : vraiment, je te l’assure : aujourd’hui même, tu seras avec moi dans le paradis.

Luc 23.43

J’aimerais adresser quelques remarques concernant la traduction faite par les traducteurs de la Bible du Semeur de ce passage. D’abord, les deux points ne sont pas dans le texte original grec, comme je vous l’ai démontré. Ensuite, le mot « même » n’est pas non plus dans le texte grec original. Il fut ajouté pour une raison que j’ignore. Peut-être que les traducteurs voulaient mettre l’emphase sur le jour même comme étant importants et signifiant que Jésus et le criminel allaient entrer au paradis le jour même après leur mort. Mais, comme nous l’avons vu, ce n’était pas scripturaire. Le sens devrait plus être « Vraiment, je te l’assure aujourd’hui, tu seras avec moi dans le paradis. » Cette formulation serait plus conforme avec le texte grec que nous avons vu.

Jésus ajoute une insistance solennelle à sa déclaration selon laquelle, à un moment donné, le criminel serait avec lui dans son royaume sur terre. En d’autres mots, cela pourrait se traduire ainsi, afin que ce passage soit cohérent avec le reste des Écritures. « Je te le dis aujourd’hui, tu vas être avec moi au paradis » Jésus dit aujourd’hui au malfaiteur ce jour-là qu’il sera avec lui dans le paradis. Jésus dit la même chose à une personne qui nait de nouveau qu’elle sera dans le paradis avec lui. Mais la personne n’entre pas immédiatement dans le paradis et non pas même après sa mort. Parce que la Bible nous enseigne que les morts vont dans le séjour des morts dans l’attente de la résurrection. Tous les morts sans exception sont actuellement dans le séjour des morts. Nous aussi, lorsque nous allons mourir, nous allons nous retrouver dans le séjour des morts. Personne n’a de privilèges spéciaux auprès de Dieu.

Entrer dans le paradis sans Christ est une impossibilité

Si le brigand sur la croix était entré au paradis après sa mort, il serait entré sans Christ. Parce que nous venons de voir que Jésus est allé là où tous les morts vont, c’est-à-dire dans le séjour des morts. Le malfrat aurait été une exception. Parce que la Bible est claire concernant le fait de la résurrection des morts et quand cela se produira. Jean, comme je l’ai mentionné tout au début, affirme que personne n’est monté au ciel. (Jn 3.13) Et si la Bible ne nous dit personne, alors c’est véritablement personne. Ce ne sera pas non plus les croyants enlevés avant la période des tribulations comme le suppose la fausse doctrine de l’enlèvement prétribulationnel, mais cela est un tout autre sujet.

Maintenant, qu’en est-il de tous les saints de l’Ancien Testament ? Qu’en est-il de tous les héros de la foi mentionnée en Hébreux 11 ? La plupart des gens supposent qu’ils sont au ciel en présence de Dieu, mais si nous sommes prêts à croire la simple déclaration de Jésus, nous savons que cela ne peut pas être le cas.

Je vous pose une question, au sujet du roi David, qui n’est tout de même pas négligeable. Où est le roi David actuellement ? Il était pourtant un homme selon le cœur de Dieu. Il doit surement être allé directement au ciel en mourant.  Est-ce que la Bible nous le dit clairement ? Bien entendu, nous voyons cela en Actes 2.34 dans le premier discours de l’apôtre Pierre à la Pentecôte. Je crois que cela était important que le Saint-Esprit fasse mention de cet exemple pour que les gens ne s’imaginent pas des choses.

En effet, David, lui, n’est pas monté au ciel, mais il a dit : Le Seigneur a dit à mon Seigneur : Viens siéger à ma droite…

Actes 2.34

David, ce grand roi. Cet homme qui plaisait à Dieu. Cet homme qui a mené de grands combats pour Dieu. S’il y en a un qui aurait dû aller au ciel après sa mort c’est bien lui. Mais non, Pierre, sous l’inspiration du Saint-Esprit, nous mentionne clairement que David, cet homme de Dieu, n’est pas monté au ciel. Il est comme tous les autres qui sont morts aujourd’hui. Ils sont dans le séjour des morts. Regarder maintenant ce que Pierre a dit quelques versets auparavant.

Mes frères, permettez-moi de vous parler franchement : le patriarche David est bel et bien mort et enterré. Son tombeau existe encore près d’ici aujourd’hui.

Actes 2.29

Son tombeau et ses restes existent encore aujourd’hui à Jérusalem. Une simple recherche sur Google vous donnera toutes les informations sur ce sujet. Chaque jour, des Juifs pieux prient dans ce local et étudient la Bible. Si le roi David n’est pas monté au ciel, lui qui le méritait largement, serait-il logique que le voleur sur la croix aille au ciel, alors qu’Abel, Énoch, Noé, Abraham, Sarah, Isaac, Jacob, Joseph, Moïse et tous les autres mentionnés dans l’épitre aux Hébreux chapitre 11 n’ont pas reçu cet honneur ? Bien sûr que non, et regardons maintenant ce que dit la fin du chapitre 11 de l’épitre aux Hébreux :

Dieu a approuvé tous ces gens à cause de leur foi, et pourtant, aucun d’eux n’a reçu ce qu’il leur avait promis. 40 C’est que Dieu avait prévu quelque chose de meilleur pour nous : ils ne devaient donc pas parvenir sans nous à la perfection.

Hébreux 11.39-40

Comme nous dit l’auteur de l’épitre aux Hébreux « Dieu a approuvé tous ces gens à cause de leur foi ». Ils ont donc été comme Abraham le fut justifiés à cause de leur foi. Il continue en disant « pourtant, aucun d’eux n’a reçu ce qu’il leur avait promis ». Qu’est-ce qui leur avait été promis ? Bien, la même chose qu’à nous soit la vie éternelle. Donc, jusqu’à maintenant, ils ne sont pas encore entrés dans l’éternité bien que cela leur ait été promis. Il ajoute « que Dieu avait prévu quelque chose de meilleur pour nous ». Quel était ce quelque chose de meilleur qui nous était promis et qu’eux n’ont pas eu ? C’est le Seigneur Jésus. Le salut par la foi en Jésus, ce qu’eux n’avaient pas à leur époque. Il termine en disant qu’ils « ne devaient donc pas parvenir sans nous à la perfection ». Quand allons-nous avoir la perfection ? Ce sera comme l’apôtre Paul le dit le jour de la résurrection lorsque Jésus reviendra pour nous prendre avec lui.

Il en va de même pour la résurrection. Lorsque le corps est porté en terre comme la graine que l’on sème, il est corruptible, et il ressuscite incorruptible ; 43 semé infirme et faible, il ressuscite plein de force et glorieux. 44 Ce que l’on enterre, c’est un corps doué de la seule vie naturelle ; ce qui revit, c’est un corps dans lequel règne l’Esprit de Dieu.

1 Corinthiens 15.42-44

Voici, je vais vous révéler un mystère : nous ne passerons pas tous par la mort, mais nous serons tous transformés, 52 en un instant, en un clin d’œil, au son de la trompette dernière. Car, lorsque cette trompette retentira, les morts ressusciteront pour être désormais incorruptibles, tandis que nous, nous serons changés. 53 En effet, ce corps corruptible doit se revêtir d’incorruptibilité et ce corps mortel doit se revêtir d’immortalité.

1 Corinthiens 15.51-53

En effet, au signal donné, sitôt que la voix de l’archange et le son de la trompette divine retentiront, le Seigneur lui-même descendra du ciel, et ceux qui sont morts unis à Christ ressusciteront en premier lieu. 17 Ensuite, nous qui serons restés en vie à ce moment-là, nous serons enlevés ensemble avec eux, dans les nuées, pour rencontrer le Seigneur dans les airs. Ainsi nous serons pour toujours avec le Seigneur.

1 Thessaloniciens 4.16-17

Tous ces héros de la foi n’ont pas reçu les promesses parce que Dieu avait prévu qu’eux et les lecteurs du livre des Hébreux seraient rendus parfaits ensemble en même temps.

Aller au ciel, immédiatement après notre mort, n’a jamais été une promesse de l’Ancien Testament ni une promesse du Nouveau Testament. Ce que Dieu promet, c’est que nous soyons rendus parfaits, et les saints de l’Ancien Testament seront rendus parfaits en même temps que les saints du Nouveau Testament lorsque Jésus reviendra pour nous prendre avec lui. C’est ce que nous voyons dans les Écritures. C’est la promesse qui nous est faite.

L’épitre aux Philippiens chapitre 3 et les versets 10-12 nous explique que cette perfection ne se produit qu’à la résurrection des morts. Pour sa part, Jean 3.13 et Actes 2.34 montrent tous deux que cela ne se produit pas à la mort de chaque individu. Au lieu de cela, nous voyons dans 1 Corinthiens 15.50-53 que Paul mentionne que ce n’est qu’à la dernière trompette que les saints seront ressuscités et rendus parfaits.

Ainsi, le voleur sur la croix ne peut pas être allé au ciel sans nous. Parce que ce n’est pas ce que la Bible dit. Il ne pouvait pas être rendu parfait avec un corps glorieux parce que Christ devait l’être avant lui. Nous avons vu que Christ est allé au séjour des morts avant de ressusciter avec son corps glorieux. Ceci est un exemple pour nous. Le chemin emprunté par Jésus n’était pas différent de celui que nous devrons emprunter. La Bible nous dit qu’il devait être le premier en tout.

Il est l’image du Dieu invisible, le premier-né de toute la création. 16 Car en lui ont été créées toutes les choses qui sont dans les cieux et sur la terre, les visibles et les invisibles, trônes, dignités, dominations, autorités. Tout a été créé par lui et pour lui. 17 Il est avant toutes choses, et toutes choses subsistent en lui. 18 Il est la tête du corps de l’Église; il est le commencement, le premier-né d’entre les morts, afin d’être en tout le premier.

Colossiens 1.15-18

Conclusion

Une grande partie de la confusion autour de ce verset découle de la position de la virgule. Les traductions modernes tendent à placer une virgule après le mot « vraiment », donnant ainsi l’impression que le reste de la phrase « aujourd’hui même, tu seras avec moi au paradis » signifie que le criminel dont Jésus parle serait avec lui au paradis plus tard dans la journée. Cependant, il est crucial de se rappeler qu’aucun des manuscrits grecs anciens du Nouveau Testament ne contient de ponctuation si ce n’est que pour marquer une pause dans le texte. Celles-ci ont été ajoutées par divers traducteurs des siècles plus tard. Ainsi, sans ponctuation, Luc 23.43 se lit comme suit : « Et Jésus lui répondit vraiment je te l’assure aujourd’hui tu seras avec moi dans le paradis. » Bien entendu qu’en français, il manque de précision. Toutefois, la virgule apporte la précision, mais il ne faut pas qu’elle change le sens en contredisant le reste des Écritures.

Au premier abord, placer une virgule après le mot « vraiment » peut sembler inoffensif. Cependant, si Jésus avait réellement voulu dire que le criminel serait au paradis avec lui le jour même, cela contredirait de nombreux autres passages bibliques ! En effet, Jésus lui-même n’était pas au paradis ce jour-là, car il était mort et enterré, attendant sa résurrection trois jours plus tard. Cependant, ce dilemme apparent peut être facilement résolu en plaçant la virgule après le mot « aujourd’hui ». Correctement ponctué, Luc 23.43 se lit comme suit : « Et Jésus lui dit vraiment, je te l’assure aujourd’hui, tu seras avec moi au paradis. » Nous voyons que cela a véritablement plus de sens, mais aussi que ça ne contredit aucunement les écritures.

Lorsque nous réalisons que les paroles de Jésus au voleur contiennent un idiome hébreu utilisant « Vraiment, je te l’assure aujourd’hui » pour renforcer et souligner une déclaration – et que dans l’Ancien Testament, Dieu utilisait souvent cette formule lorsqu’il s’adressait à Israël et ainsi déplacer la virgule après le mot « aujourd’hui » prend tout son sens.

Cela suscite cependant la question : pourquoi Jésus insiste-t-il autant ? La réponse réside dans les caractéristiques particulières du livre de Luc. Puisqu’étant le seul évangéliste à rapporter cette rencontre, elle est donc étroitement liée à sa propre perspective.

À travers son évangile, Luc met en avant l’humanité de Christ, contrairement à d’autres auteurs. Par exemple Matthieu qui insiste sur la royauté de Jésus. Marc met l’accent sur la servitude du messie. Tandis que Jean nous fait découvrir la divinité de Christ. L’auteur Luc souligne les modestes débuts de Jésus dans une crèche, entouré de bergers et de gens ordinaires, montrant ainsi qu’il partage les expériences humaines communes. Ainsi, cette approche met en lumière sa nature humaine et son rôle de Sauveur pour toute l’humanité, pas seulement pour Israël.

Étant lui-même un Grec, Luc écrit à un autre Grec nommé Théophile dans ses deux livres contenus dans le Nouveau Testament.

J’ai donc décidé à mon tour de m’informer soigneusement sur tout ce qui est arrivé depuis le commencement, et de te l’exposer par écrit de manière suivie, très honorable Théophile…

Luc 1.3

Cher Théophile, dans mon premier livre, j’ai exposé tout ce que Jésus a commencé de faire et d’enseigner…

Actes 1.1

Ce qui explique pourquoi ses récits évitent souvent des détails spécifiques concernant Israël tout en mettant l’accent sur des éléments universels.

Dans ses écrits, Jésus est présenté comme l’homme universel, une figure, à laquelle chacun peut s’identifier et respecter. Cette perspective aide à comprendre les paroles de Jésus adressées au criminel. Malgré sa situation de délinquant condamné, celui-ci implore la grâce du Messie mourant. Pourtant, Jésus, en tant qu’homme parfait, ne le rejette pas ni ne le réprimande. Il reconnaît plutôt la foi du criminel en lui, dans le Royaume de Dieu à venir et dans la promesse de la résurrection.

Le criminel discerne la véritable nature de Jésus et comprend ce qui adviendra après sa mort. Il sait que lorsque Jésus reviendra dans son Royaume, il se souviendra de lui et agira en sa faveur. Il comprend également que sa propre résurrection doit précéder cette réunion au paradis avec le Seigneur. Jésus lui assure donc qu’ils seront ensemble au paradis.

Luc souligne ainsi la compassion de Christ, même en sa propre agonie, pour réconforter et encourager l’homme mourant à ses côtés, lui assurant une vie après la mort auprès du Fils de Dieu. Cette déclaration, chargée d’un langage solennel et universellement encourageant, résonne également pour nous aujourd’hui : tant que nous restons fidèles, Jésus nous promet également une place qu’il est parti nous préparer.

Dans la maison de mon Père, il y a beaucoup de demeures ; si ce n’était pas vrai, je vous l’aurais dit : en effet je vais vous préparer une place. 3 Lorsque je vous aurai préparé une place, je reviendrai et je vous prendrai avec moi, afin que vous soyez, vous aussi, là où je suis.

Jean 14.2-3

Cette place nous y aurons accès lors du retour de Jésus, notre bien aimé sauveur, en gloire que nous soyons morts ou vivants.

Car voici ce que nous vous déclarons d’après une parole du Seigneur : nous qui serons restés en vie au moment où le Seigneur viendra, nous ne précéderons pas ceux qui sont morts. 16 En effet, au signal donné, sitôt que la voix de l’archange et le son de la trompette divine retentiront, le Seigneur lui-même descendra du ciel, et ceux qui sont morts unis à Christ ressusciteront en premier lieu. 17 Ensuite, nous qui serons restés en vie à ce moment-là, nous serons enlevés ensemble avec eux, dans les nuées, pour rencontrer le Seigneur dans les airs. Ainsi nous serons pour toujours avec le Seigneur. 18 Encouragez-vous donc mutuellement par ces paroles.

1 Thessaloniciens 4.15–18.

D’où origine la croyance de l’enfer (partie 5)

La destinée finale des méchants sera-t-elle comme on nous l’a toujours enseigné ?

Introduction

Aujourd’hui, nous nous plongeons dans une question fascinante et souvent débattue : que devient une personne après la mort ? Plus précisément, nous nous interrogeons sur la destinée des non-croyants et la notion d’enfer. Est-il possible qu’ils soient condamnés à un tourment éternel ? Ou bien est-ce là une invention récente, loin de la vérité divine ?

La personne qui meurt se retrouve-t-elle en enfer directement ?

Voilà un autre question très intéressant. Parce que plusieurs personnes affirment que les non croyants qui meurent vont aller directement en enfer. Dieu aurait-il envoyé les pécheurs en enfer pendant des milliers d’années avant de révéler cet horrible fait ? Ou est-ce une invention des temps de la fin ?

Nous nous demandons comment Dieu aurait pu avertir Israël de manière précise et détaillé des épidémies, des sécheresses et d’autres châtiments sans dire un mot sur le pire châtiment de tous qui est l’enfer.

Le livre du Deutéronome, au chapitre 28, nous donne la liste des sanctions en cas de désobéissance à la loi de Moïse. Mais, où sont les avertissements du feu de l’enfer dans une vie future ? C’est tout de même non négligeable, pourquoi Dieu n’en parle-t-il pas ? Parce que dans toute cette liste, d’avertissements que Dieu a énumérés, le pire châtiment de tous, ne serait-il pas de se retrouver en enfer pour l’éternité en train de souffrir ? Si c’est le cas, pourquoi ne l’a-t-il pas mentionné ? Il me semble que les Hébreux auraient certainement pu prendre en considération cette sanction pour ne pas finir en enfer et ils en auraient parlé dans leurs écrits. Au lieu de cela, nous ne pouvons que constater un silence complet sur le sujet de souffrance éternelle dans un lieu appelé l’enfer.

Nous voyons, dans les Écritures, que pas même Abraham, Isaac ou Jacob ne parlent nullement d’un feu sans fin dans un lieu appelé l’enfer. De même, Moïse, Josué, les juges d’Israël et les psalmistes restent silencieux sur la question. Les prophètes d’Israël et de Juda, bien qu’ils parlent beaucoup de la colère de Dieu, n’ont, cependant, rien enseigné sur les tourments après la mort. Il y a seulement Jérémie qui mentionne « la vallée de Ben-Hinnom » : mais que veut-il bien dire par là ? :

C’est pourquoi, le temps vient – l’Éternel le déclare – où l’on ne dira plus : « le Topheth » (lieu pour brûler) ni « la vallée de Ben-Hinnom » (fils de lamentation), mais on l’appellera : « la vallée du Massacre », et faute de place, on enterrera les morts au Topheth. (lieu pour brûler)

Jérémie 7.32

N’importe quel dictionnaire biblique va identifier ce lieu comme étant la géhenne, un lieu de destruction, dont parle Jésus, qui nous est présenté dans le Nouveau Testament.

Voici un exemple de ce que dit le Dictionnaire Biblique Easton au sujet de la vallée de Ben-Hinnom :

« Un ravin profond et étroit séparant le mont Sion de la soi-disant « Colline du Conseil du Mal ». Il tire son nom de « quelques anciens héros, fils de Hinnom ». Il est mentionné pour la première fois dans Josué 15.8. C’était l’endroit où les Juifs idolâtres brûlaient vifs leurs enfants pour Moloch et Baal. Une partie particulière de la vallée était appelée Topheth, ou le « lieu pour brûler », où les enfants étaient brûlés. Après l’exil, pour montrer leur horreur de la localité, les Juifs firent de cette vallée le réceptacle des déchets de la ville, pour la destruction de laquelle un feu y était, comme on le suppose, constamment allumé. »

https://www.biblestudytools.com/dictionaries/eastons-bible-dictionary/hinnom.html

Ce que nous remarquons dans ce texte de Jérémie c’est que le prophète appelle cet endroit « la vallée du Massacre ». N’importe qui peut voir que le massacre est quelque chose de complètement différent d’une existence sans fin dans l’agonie dans un lieu de souffrance quelque part. Le massacre est un acte d’élimination complet et non pas une pratique de torture incessante.

Lorsqu’une personne se faisait fouetter, on ne disait pas qu’elle se faisait massacrer. Non, on disait plutôt, qu’elle se faisait torturer. Ainsi, lorsque nous parlons d’une situation de massacre, on parle toujours de mort et jamais de torture, en tous les cas, à ma connaissance.

Cependant, il y a Ésaïe qui mentionne des « brasiers éternels » dans sa prophétie. Encore-là, parle-t-il de l’enfer :

Les pécheurs dans Sion ont été terrifiés, ceux qui ne respectent pas Dieu se sont mis à trembler. Ils s’écrient : « Qui de nous peut rester en présence de ce feu qui consume ? Qui pourra séjourner auprès de brasiers éternels ? »

Ésaïe 33.14

Dans ce passage, Ésaïe n’affirme rien, mais il pose une question. Il dit: « Qui pourra séjourner auprès de brasiers éternels ? » Ce passage ne peut pas être utilisé pour valider l’idée d’un enfer comme lieu de tourment éternel. Souvenez-vous que le concept même de l’enfer n’apparait aucunement dans tout l’Ancien Testament. Ce que nous voyons ici, c’est qu’Ésaïe appelle ce jugement « ce feu qui consume ». Alors, un feu qui consume, n’est pas un feu qui torture indéfiniment. C’est plutôt un feu qui détruit.

Ce passage, à lui seul, contredit ce que de nombreux chrétiens enseignent sur l’enfer. Ceux-ci mentionnent que les pécheurs sont censés se tordre dans les flammes sans jamais être dévorés, et cela pour l’éternité.

Avec Moïse (Ex 3.2), le feu brûlait dans le buisson, et celui-ci ne se consumait pas. Ici, c’est parce que Dieu voulait attirer l’attention de Moïse. Il avait une mission à lui confier, celle de libérer son peuple de la main des Égyptiens. On ne peut pas prendre cet exemple pour l’appliquer à l’enfer.

Cependant, lorsqu’Élie fit descendre le feu du ciel sur l’autel (1 Ro 18.38), celui-ci le consuma entièrement. C’est une image forte que le feu de Dieu consume et non pas qu’il torture éternellement. Vous allez voir lorsque nous allons arriver dans le Nouveau Testament que c’est exactement la même chose qui est démontrée.

Occurrence du mot « enfer »

Les Bibles de langues françaises ne comportent pas le mot « enfer » dans l’Ancien Testament. Ce que nous retrouvons comme expression c’est le « séjour des morts » qui est la traduction du mot hébreu « she’owl ». Le séjour des morts comme nous le comprenons est le lieu où vont les personnes décédées dans l’attente du jugement ou du retour de Jésus pour les chrétiens. Comme nous l’avons vue, les âmes des personnes décédées sont endormies ou inconscientes de ce qui se passe et n’ont aucune interaction entre elles dans ce lieu ni avec Dieu. Jésus prend le terme endormi lorsqu’il parle de la mort de son ami Lazare (Jn 11.11) et de la fillette du responsable juif (Mt 9.24). Cela est tout de même significatif, parce que les deux sont réellement morts. Ce qui veut dire que leur âme s’est détachée de leur corps. Ce que ces pâssage semblent nous indiquer, par les paroles de Jésus, c’est que l’âme n’est pas morte, parce qu’elle n’a pas subi la seconde mort. Au contraire, elle est dans le séjour des morts dans l’attende de la résurrection, comme nous l’enseigne la Bible, parce que la seconde mort vient seulement après le jugement final.

Maintenant, le mot « enfer » apparait seulement dans le Nouveau Testament et cela dépend des versions. Dans la version du Semeur, que j’utilise, ce mot apparait 6 fois. (Mt 5.29-30; Mc 9.43, 45, 47; Lc 12.5) Tandis que dans la version Louis Second ce mot « enfer » n’apparaît pas du tout. C’est plutôt le mot géhenne qui est la traduction du mot grec hébreu « geenna » et celui-ci apparait 12 fois.

En premier lieu, ce mot « geenna » ou « géhenne » n’aurait jamais dû être traduit par « enfer ». Parce que leurs définitions sont complètement différentes. La géhenne, dont Jésus parle, était un endroit où brulait un feu continuel. C’était un feu qui consumait, qui détruisait. Tandis, que l’image de l’enfer, que l’on nous présente est un feu continuel qui ne consume pas, mais qui torture éternellement. Donc, on ne peut pas traduire le mot « géhenne » par le mot « enfer », ça ne fait aucun sens. C’est comme vouloir traduire le mot anglais bicycle par motocyclette ou airplane par autobus. Vous voyez bien que ça ne fait pas de sens. Et pourtant, c’est ce que les traducteurs ont fait en traduisant le mot « géhenne » par « enfer ». Ce sont deux concepts qui sont complètement différents.

La pensée dans l’Ancien Testament

Ce que nous voyons dans l’Ancien Testament c’est qu’à plusieurs reprises, les prophètes d’Israël mentionnent le feu en relation avec le jugement divin. Ils présentent toujours le feu comme un agent de destruction et non comme un tourment dans une vie future. Sophonie, par exemple, a dit :

Leur argent et leur or ne pourront les sauver au jour de la colère de l’Éternel, lorsqu’il consumera la terre tout entière par le feu de son amour bafoué. Car il provoquera, – et ce sera épouvantable – la destruction totale de tous ceux qui habitent sur la terre.

Sophonie 1.18

Sophonie parle bien de la destruction totale de tous ceux qui habitent sur la terre. Ce qui veut dire corps et âme. Malachie pour sa part va dire :

Car voici : le jour vient, ardent comme un brasier, où tous les arrogants et ceux qui font le mal seront comme du chaume. Ce jour-là, ils seront consumés par le feu, déclare l’Éternel, le Seigneur des armées célestes. Et il n’en restera ni rameaux ni racines.

Malachie 3.19

Malachie, comme vous venez de le voir, nous dit : « ils seront consumés par le feu » et que c’est ce que « déclare l’Éternel, le Seigneur des armées célestes ». Puis il ajoute pour confirmer la destruction qu’il « n’en restera ni rameaux ni racines. » Ce sera un feu qui consume complètement et non pas qui torture éternellement. Maintenant, précisons que consumé complètement ne signifie pas tourment éternel.

Puis, Malachie ajoute une autre chose contraire à la pensée de l’enfer et des tourments éternels en mentionnant ceci :

Vous piétinerez les méchants et ils seront comme de la cendre sous la plante de vos pieds, au jour où j’agirai, déclare l’Éternel, le Seigneur des armées célestes.

Malachie 3. 21

Malachie affirme que les méchants seront réduits en cendres par le feu de la destruction. On n’est pas du tout dans le même paradigme des tourments éternels de l’enfer.

Nous voyons bien, dans ces passages, que le feu de l’Éternel a détruit complètement. C’est cela la pensée de l’Ancien Testament concernant le jugement des méchants. Ils ne seront pas envoyés dans un lieu de tourments pour être torturés par le feu éternellement. Bien au contraire, ils vont être anéantis. Et comme nous allons le voir, dans la prochaine étude, c’est la même conception dans le Nouveau Testament. Le problème que nous rencontrons est que les traducteurs ont changé le sens des paroles de Jésus en utilisant le mot « enfer » plutôt que le mot « géhenne » comme il est écrit dans les manuscrits.

Les trois amis…

Il y a une histoire fascinante que nous retrouvons dans le livre de Daniel (Da 3.1-30) et qui va dans le même sens de ce que nous venons de discuter.

Alors que nous voyons trois personnes, Shadrak, Méshak et Abed-Nego. (Dn 3.12) Ceux-ci sont condamnées à brûler dans la fournaise ardente pour leur refus de se plier à l’ordre du roi. (Da 3.20) Bien sûr, cette fournaise avait été chauffée sept fois plus que d’habitude. (Da 3.19) La Bible nous dit que ceux qui les ont précipités ont été consumés par les flammes. (Da 3.22). Cette image du livre de Daniel nous révèle deux choses intéressantes.

La première, lorsque les croyants sont dans la fournaise de l’épreuve, ils sont protégés des flammes et le fils de Dieu marche avec eux. (Da 3.25) Nous voyons également que le feu du jugement de Dieu ne consumera pas les croyants fidèles à Dieu qui se tiennent debout dans la foi. Comme nous le dit :

Ensuite je vis un grand trône blanc et celui qui y était assis. Le ciel et la terre s’enfuirent loin de sa présence. Ils disparurent sans laisser de trace. 12 Je vis les morts, les grands et les petits, comparaissant devant le trône. Des livres furent ouverts. On ouvrit aussi un autre livre : le livre de vie. Les morts furent jugés, chacun d’après ses actes, suivant ce qui était inscrit dans ces livres. 13 La mer avait rendu ses naufragés, la mort et le royaume des morts avaient rendu ceux qu’ils détenaient. Et tous furent jugés, chacun conformément à ses actes. 14 Puis la mort et le séjour des morts furent précipités dans l’étang de feu. Cet étang de feu, c’est la seconde mort. 15 On y jeta aussi tous ceux dont le nom n’était pas inscrit dans le livre de vie.

Apocalypse 20.11-15

Comme nous le voyons dans ce passage, les croyants dont le nom est inscrit dans le livre de vie ne seront pas jetés dans cet étang de feu pour subir la seconde mort. Ils vont être protégés du feu de la destruction.

La seconde chose que nous découvrons. C’est un feu qui va consumer les méchants. Il ne va pas les torturer indéfiniment comme nous l’avons vu jusqu’à maintenant. Dans ce récit de Daniel, nous constatons que ceux qui ont jeté les Hébreux dans la fournaise n’ont pas été torturés, ils ont été complètement détruits. On ne les a plus jamais revus par après. Ils sont morts complètement détruits. C’est ce que la mort signifie, une destruction complète de l’âme.

Nous voyons bien dans ces passages que le feu de l’Éternel a détruit complètement. C’est cela la pensée de l’Ancien Testament concernant le jugement des méchants. Ils ne seront pas envoyés dans un lieu de tourments pour être torturés par le feu éternellement. Au contraire, ils, vont être complètement détruits.

Comme nous allons le voir, c’est la même conception dans le Nouveau Testament. Le problème c’est que les gens ont changé le sens des paroles de Jésus. Ils l’ont fait pour que leur conception à eux soit prédominante.

Conclusion

En conclusion, nous avons exploré divers passages bibliques et constaté que la conception traditionnelle de l’enfer, comme lieu de tourments éternels, trouve peu de support dans les Écritures jusqu’à maintenant. Au contraire, nous avons vu que le jugement divin est souvent dépeint comme une destruction complète des méchants, plutôt que comme un tourment sans fin. Je crois qu’il est temps de reconsidérer nos croyances à la lumière de la parole de Dieu et de rechercher une compréhension plus profonde et fidèle de la justice et de la miséricorde de Dieu.

Ma prière est que cette réflexion nourrisse notre foi et nous pousse à chercher la vérité avec humilité et ouverture d’esprit.

La suite dans la prochaine partie…

D’où origine la croyance de l’enfer (partie 4)

La destinée finale des méchants sera-t-elle comme on nous l’a toujours enseigné ?

Introduction

Nous continuons notre enseignement. Nous sommes maintenant rendus à la partie quatre. Nous avons vu jusqu’à maintenant plusieurs choses que je ne peux me permettre d’énumérer parce que ce serait trop long. Si vous arrivez sur ce vidéo ou cet article, pour la première fois, je vous encourage à aller regarder à partir de la première partie.

Les types de morts que nous subissons

Selon la Parole de Dieu, il y a trois types de mort que nous subissons. D’abord, il y a la mort du corps, ensuite, il y a la séparation d’avec Dieu et finalement la mort de l’âme.

…sauf du fruit de l’arbre de la détermination du bien et du mal. De celui-là, n’en mange pas, car le jour où tu en mangeras, tu mourras.

Genèse 2.17

Dieu va dire à Adam que le jour où il allait manger de ce fruit, il allait mourir. Pour la plupart des êtres humains, le mot « mourir » ne comporte qu’une seule facette, soit la mort du corps. Pour les croyants, il comporte pour eux généralement deux facettes, soit la mort du corps et la mort de l’âme. Malheureusement, avec la doctrine de l’enfer, cela vient compliquer les choses. Parce que comme nous l’avons vu, l’enfer n’est pas réellement la mort. Car la mort signifie l’absence de vie et que prétendument en enfer les âmes sont vivantes parce qu’elles ont conscience des souffrances qu’elles doivent endurer. Si c’était réellement la mort, comme Dieu le mentionne, cela signifierait pour l’âme comme pour le corps la destruction totale de la personne.

Mais en réalité, comme je viens de dire, la mort d’Adam comprenait trois aspects.

  1. La séparation d’avec Dieu
  2. Mort du corps
  3. Mort de l’âme

1.    La séparation d’avec Dieu

D’abord, il y a la séparation d’avec Dieu. C’est-à-dire qu’à cause du péché nous nous retrouvons séparés de Dieu. C’est ce qui s’est produit avec Adam lorsqu’il mangea du fruit défendu. Ce fut la première mort qu’il expérimenta. Regardons ce que la Bible dit :

Ce sont vos fautes qui vous séparent de votre Dieu. C’est à cause de vos péchés qu’il s’est détourné loin de vous pour ne plus vous entendre.

Ésaïe 59.2

Ici, ce passage d’Ésaïe nous parle littéralement d’une séparation d’avec Dieu à cause de nos péchés. Regardons un autre passage :

Autrefois, vous étiez morts à cause de vos fautes et de vos péchés.

Éphésiens 2.1

Encore une fois, ici, l’auteur parle non pas d’une mort physique ou de l’âme, mais plutôt de la séparation d’avec Dieu. C’est toujours le cas, ce sont nos péchés qui mettent une séparation entre Dieu et nous. Regardons un autre passage maintenant qui corrobore ce fait de séparation d’avec Dieu.

Or vous, autrefois, vous étiez exclus de la présence de Dieu, vous étiez ses ennemis à cause de vos pensées qui vous amenaient à faire des œuvres mauvaises. 

Colossiens 1.21

Trois passages qui nous démontrent bien ce qu’est la séparation d’avec Dieu à cause de nos fautes. C’est ce qu’Adam a vécu. Il a péché en mangeant du fruit défendu et cela fut pour lui, la première mort, soit la séparation d’avec Dieu.

Jésus a aussi vécu ce type de séparation, non pas parce qu’il avait péché, mais parce qu’il a été fait péché pour nous.

Celui qui n’a point connu le péché, il l’a fait devenir péché pour nous, afin que nous devenions en lui justice de Dieu.

2 Corinthiens 5.21 LSG

Dieu fit devenir Jésus péché pour nous. Non pas que Jésus ait péché, mais parce qu’il est devenu péché. C’est pour cela qu’il s’écria, lorsqu’il était sur la croix, alors qu’il était en train d’agoniser :

Vers trois heures, Jésus cria d’une voix forte : Eli, Eli, lama sabachthani ? ce qui veut dire : Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ?

Matthieu 27.46

À cause du péché qui lui fut imputé, Jésus a vécu une séparation d’avec Dieu. Mais Dieu ne l’avait pas abandonné. Parce que nous voyons cela, plus loin le jour où il fut ressuscité.

1.    La mort du corps

Ensuite, c’est la mort du corps qui est la destruction de celui-ci comme nous le voyons dans ce passage :

Tu en tireras ton pain à la sueur de ton front jusqu’à ce que tu retournes à la terre, puisque tu as été tiré de celle-ci. Car toi, tu es poussière et tu retourneras à la poussière.

Genèse 3.19

Ce qui veut dire que lorsque nous mourrons, notre corps retourne à la poussière. C’est-à-dire qu’il va complètement se décomposer. Il va entièrement disparaître avec le temps. Certes, ça va prendre un certain temps, un temps indéfini, selon les conditions, peut-être, mais il va complètement se décomposer. Adam et Ève et plusieurs autres ont entièrement disparu de la surface de la Terre. Leur corps s’est complètement décomposé et est retourné à la poussière comme Dieu l’avait mentionné à Adam.

Maintenant, regardons d’autres passages qui corroborent ceci. D’abord, Job, qui est possiblement le plus ancien livre des Écritures déjà à cette époque, disait ceci :

…toutes les créatures expireraient ensemble ; l’homme retournerait aussi à la poussière.

Job 34.15

Il y a aussi le psalmiste qui nous apprend que nous retournerons à la poussière, que notre corps disparaîtra complètement.

il sait de quelle pâte nous sommes façonnés, il tient compte du fait que nous sommes poussière.

Psaumes 103.14

De même l’Écclésiaste, avec sa grande sagesse nous apprend que nous nous dirigeons tous dans la même direction. Regardons ce qu’il nous apprend :

Tout va vers une même destination : tout a été tiré de la poussière et tout retourne à l’état de poussière.

Écclésiaste 3.20

L’Ancien Testament confirme avec ce second passage de l’Écclésiaste qu’effectivement, que lorsque notre corps s’éteint, il retourne à la poussière et cela, je l’espère n’est pas un secret pour personne.

Oui, tiens compte de Lui avant que se rompe le fil d’argent, que se brise la coupe d’or, que la jarre à la fontaine se casse, que la poulie se brise et tombe dans le puits, 7 que la poussière retourne à la terre comme elle était auparavant, et que l’esprit retourne à Dieu qui l’a donné.

Écclésiaste 12.6-7

Nous voyons bien ici que notre corps après la mort retourne à la poussière. Il se décompose complètement. Il est entièrement détruit. C’est ce que nous appelons la mort du corps. Vous remarquerez que la mort par définition signifie l’absence de vie et la destruction.

1.    La mort de l’âme

Finalement, c’est la mort de l’âme qui va se produire. Au-delà de la mort physique, il y a une seconde mort, qui est bien pire, nous dit Jean dans le livre de l’Apocalypse. Cette mort est la mort de l’âme, c’est-à-dire la destruction de notre âme. Une âme qui va cesser d’exister. Pas une âme qui demeurera vivante pour l’éternité et qui va passer celle-ci dans les tortures de l’enfer. Regardons ce que ce passage d’Apocalypse nous enseigne :

Ensuite je vis un grand trône blanc et celui qui y était assis. Le ciel et la terre s’enfuirent loin de sa présence. Ils disparurent sans laisser de trace. 12 Je vis les morts, les grands et les petits, comparaissant devant le trône. Des livres furent ouverts. On ouvrit aussi un autre livre : le livre de vie. Les morts furent jugés, chacun d’après ses actes, suivant ce qui était inscrit dans ces livres. 13 La mer avait rendu ses naufragés, la mort et le royaume des morts avaient rendu ceux qu’ils détenaient. Et tous furent jugés, chacun conformément à ses actes. 14 Puis la mort et le séjour des morts furent précipités dans l’étang de feu. Cet étang de feu, c’est la seconde mort. 15 On y jeta aussi tous ceux dont le nom n’était pas inscrit dans le livre de vie.

Apocalypse 20.11-15

Dans ce passage, comme vous avez pu le constater, le mot mort apparait 8 fois.

Maintenant, lisons-le à nouveau, mais avec les morts grecs entre parenthèses pour nous aider à comprendre de quoi il en ressort:

Ensuite je vis un grand trône blanc et celui qui y était assis. Le ciel et la terre s’enfuirent loin de sa présence. Ils disparurent sans laisser de trace. 12 Je vis les morts (nekros), les grands et les petits, comparaissant devant le trône. Des livres furent ouverts. On ouvrit aussi un autre livre : le livre de vie. Les morts (nekros) furent jugés, chacun d’après ses actes, suivant ce qui était inscrit dans ces livres. 13 La mer avait rendu ses naufragés (nekros), la mort (thanatos) et le royaume des morts (hades) avaient rendu ceux qu’ils détenaient. Et tous furent jugés, chacun conformément à ses actes. 14 Puis la mort (thanatos) et le séjour des morts (hades) furent précipités dans l’étang de feu. Cet étang de feu, c’est la seconde mort (thanatos). 15 On y jeta aussi tous ceux dont le nom n’était pas inscrit dans le livre de vie.

Apocalypse 20.11-15

Regardons maintenant la significations de ces mots, pour nous aider à mieux comprendre ce que Jean est en train de nous dire dans ce passage.

Significations des mots grecs

Nekros

  • Un corps mort :
  • Celui qui a rendu son dernier souffle, sans vie
  • Sans vie, qui a perdu la vie, inanimée.
    • Ce qui a donné en français le mot nécrologie et ses déclinaisons

Thanatos

  • La séparation de l’âme du corps
  • La séparation de l’âme d’avec Dieu.
  • Ce qui a donné en français le mot thanatologie et ses déclinaisons

C’est exactement ce qu’il s’est produit avec Adam et Ève lorsqu’ils ont péché. Ils ont vécu d’abord la séparation d’avec Dieu. Puis, leur corps est mort et est retourné à la poussière. Ensuite,  il viendra, pour l’ensemble de l’humanité, qui n’a pas de relation avec Jésus, la mort de l’âme lorsqu’elle sera jetée dans le lac de feu.

Selon le dictionnaire Vine’s, qui est une référence sure en ce qui a trait à la définition des mots grecs et hébreux, nous mentionne que le mot « thanatos » a deux significations.

La première signification est la séparation de l’âme du corps. C’est-à-dire l’âme qui est la partie spirituelle de l’homme et le corps qui est la partie matérielle de l’homme. Celle-ci se voit dissocier à la mort. L’âme allant dans le séjour des morts et le corps retournant à la poussière.

En fait, Jésus voulait dire que Lazare était mort (thanatos), Mais, les disciples avaient compris qu’il parlait du sommeil ordinaire.

Jean 11.13

Ce qui signifie que son âme s’était séparée de son corps et que son âme était maintenant dans le séjour des morts.

Ici, thanatos est utilisé dans le sens que le corps de Lazare était mort. Il avait cessé de vivre. Son âme s’est séparée d’avec son corps.

…et pour délivrer tous ceux qui étaient réduits à l’esclavage leur vie durant par la peur de la mort (thanatos).

Hébreux 2.15

Encore une fois dans ce passage, c’était la peur de cesser de vivre, mais ils avaient aussi peur de la mort éternelle de leur âme. Ce qui les rendait esclaves comme nous dit l’auteur.

Encore, une fois, la mort étant la séparation de l’âme du corps et de plus, le corps retournant à la poussière. Ce que je peux comprendre à ce moment-ci c’est que lorsque nous allons ressusciter, l’âme va prendre place dans un corps glorieux.

La deuxième signification du mot « thanatos », toujours selon le dictionnaire Vine’s, est la séparation de l’homme d’avec Dieu.

Autrement dit, lorsqu’Adam a péché, il est mort (thanatos). C’est-à-dire qu’il y a eu séparation d’avec Dieu. Et plus que cela, toute l’humanité est née dans la même condition spirituelle que lui. C’est-à-dire séparé de Dieu et condamné à mourir physiquement.

C’est pourquoi, de même que par un seul homme, le péché est entré dans le monde et par le péché, la mort, et ainsi la mort a atteint tous les hommes parce que tous ont péché…

Romains 5.12

C’est ce que nous voyons ici, le péché à entraîner la mort du corps, mais aussi la mort de l’âme qui est la seconde mort ou la mort spirituelle. La mort spirituelle signifie la destruction de l’âme. La disparition à tout jamais de ce que la personne est.

Ce passage de Romains 5.12 que « tous ont péché » et sont donc séparé de Dieu. Lorsque la doctrine de la souffrance éternelle en enfer dit que la pire chose est la séparation d’avec Dieu, cela ne concerne pas les non croyants. Parce que ceux-ci sont nés séparés de Dieu. Ils ont vécu toute leur vie séparée de Dieu. Cela ne fera pas une grande différence pour eux. Ils n’ont aucune relation avec Dieu de toute façon. Qu’est-ce qui peut être le pire pour eux ? C’est de cesser d’exister, de disparaître complètement. De se voir entièrement détruit lorsqu’ils seront jetés dans le lac de feu.

Le passage suivant nous parle de Jésus. Un Jésus vivant dans un corps humain et étant soumis aux mêmes vulnérabilités que nous.

Ainsi, au cours de sa vie sur terre, Jésus, avec de grands cris et des larmes, a présenté des prières et des supplications à celui qui pouvait le sauver de la mort (thanatos) et il a été exaucé, à cause de sa soumission à Dieu.

Hébreux 5.7

Il n’a pas prié pour être sauvé de la mort physique parce que c’était le plan de Dieu qu’ils meurent pour les péchés, mais il a prié pour être sauvé de la mort spirituelle. Privé de la séparation d’avec Dieu. Ça, il ne le voulait pas.

La mort spirituelle n’empêche pas le corps de vivre. Mais garde l’âme dans la mort. Ainsi, la mort physique entraînera l’âme spirituellement morte dans le séjour des morts et ensuite en jugement devant Dieu. Ce qui veut dire que les morts lorsqu’ils seront ressuscités passeront en jugement devant Dieu à ce moment, ils seront alors conscients de leur séparation d’avec Dieu. Aujourd’hui, la majorité ne le voit pas et n’en a aucune conscience.

Trois types de personnes prennent conscience de leur mort spirituelle

  1. Adam lorsqu’il pécha expérimenta la mort spirituelle, soit la séparation d’avec Dieu. Lui qui avait depuis sa création expérimenté une communion parfaite avec son créateur.
  2. Jésus, lorsqu’il mourut sur la croix, expérimenta la mort spirituelle, soit la séparation d’avec Dieu. À ce moment, il s’écria « pourquoi m’as-tu abandonné ». Pour la première fois de son existence, il vivait la séparation spirituelle d’avec son Père.
  3. Puis, le chrétien, né de nouveau, qui lorsqu’il pèche prend conscience de sa séparation d’avec Dieu. Il a véritablement l’impression que l’Esprit de Dieu s’est retiré de lui et que ses prières ne s’élèvent plus jusqu’au ciel. Au plus profond de lui-même, c’est le désespoir.

Conclusion

En fin de compte, pour être tourmenté éternellement, il faut qu’une âme vive éternellement. Mais Ésaïe dit plutôt que personne ne peut demeurer dans les brasiers éternels. Parce que le feu détruit. Toutes les images de feu sont synonymes de la destruction. Regardez un feu de forêt, tout est brûlé, tout est détruit. Un bâtiment qui passe au feu est aussi détruit. Les bûches que nous mettons dans notre poêle à bois sont complètement détruites, en cendres. Cela va à l’encontre de l’opinion selon laquelle l’enfer est la demeure éternelle des pécheurs et qu’ils vont brûler éternellement sans se consumer. Honnêtement, ça ne fait pas de sens.

La suite avec la partie 5

D’où origine la croyance de l’enfer ? (partie 2)

La destinée finale des méchants sera-t-elle comme on nous l’a toujours enseigné ?

Introduction

Nous avons vu dans la partie 1, de cet enseignement, que le concept de l’enfer comme un lieu de tourment éternel soulevait beaucoup d’interrogations sur la nature de Dieu et de sa justice. J’ai mentionné comment cette croyance était largement répandue dans la tradition religieuse. Mais qu’il était crucial de l’examiner à la lumière des principes bibliques pour en obtenir une compréhension plus compatissante de la volonté divine.

Remettre en question les dogmes établis et explorer les Écritures avec un esprit critique pouvait nous conduire vers une vérité plus juste sur le destin des âmes après la mort. D’ailleurs, mes croyances passées variaient selon les différents enseignements, parfois contradictoires et pas toujours cohérents.

Toutefois, l’enfer était souvent perçu comme le lieu où allaient les morts non croyants, et qu’il était généralement accepté que les âmes y soient envoyées immédiatement après la mort physique. Cependant, je doutais de la cohérence de cette doctrine mise en opposition avec l’amour et la justice de Dieu. Surtout lorsque je considérais qu’il était décrit comme un Dieu bon, miséricordieux et juste.

Mon propre cheminement de réflexion sur cette question était nourri par des expériences personnelles et des recherches bibliques. J’ai réalisé l’importance de poursuivre cette réflexion de manière critique et ouverte et de le faire tout en reconnaissant que certaines doctrines traditionnelles pouvaient être remises en question à la lumière d’une compréhension plus approfondie des Écritures.

L’étymologie du mot « enfer »

Regardons maintenant l’étymologie du mot « enfer ». Celui-ci remonte au latin classique. Mentionnons que ce n’est pas un mot hébreu, grec ou araméen comme c’est le cas dans la Bible.

D’ailleurs, le mot latin « infernum » était utilisé pour désigner le monde souterrain, soit le royaume des morts. Il dérive du mot « inferus », signifiant « inférieur » ou « situé en bas ». Ainsi, « infernum » était compris comme le lieu en dessous de la surface de la Terre où résidaient les âmes des défunts.

Au fil du temps, cette notion a été adoptée dans les langues romanes, donnant naissance au mot français « enfer ». Sa signification est similaire à un lieu de punition après la mort. Retenez bien le mot punition, parce qu’il est très important dans cette étude sur l’enfer.

Notez également que le concept de l’enfer est présent dans diverses traditions religieuses et mythologies, chacune ayant ses propres interprétations et significations.

D’où émane la croyance de l’enfer ?

Avant d’aller plus en profondeur dans cette étude, il est maintenant temps de savoir d’où provient la croyance de l’enfer et comment l’idée de l’enfer s’est développée au fil des décennies. Parce que dans tout l’Ancien Testament, il n’est absolument pas question d’un enfer ou à tout le moins d’un endroit où les âmes sont envoyées pour être torturées éternellement.

La pensée chez les Juifs

Comme je viens de dire, chez les Hébreux, la pensée de l’enfer comme un lieu de tourment est totalement absent de l’Ancien Testament. Ceux-ci se référaient aux écrits de Moïse et des prophètes et c’est le shéol ou séjours des morts qui étaient présentés par la Bible.

Dans l’Ancien Testament, c’est le mot hébreu « she’owl » est traduit dans nos bibles par « séjour des morts ». Ce mot apparaît 63 fois dans la Bible et il fait référence 51 fois au séjour des morts. Les autres traductions étant séjour des défunts, une fois, mort ou mourir, 6 fois, abime, 2 fois, tombe, 2 fois, sépulcre, 1 fois et ventre du poisson ,1 fois. Dans cette pensée juive originale, il n’était pas question d’un lieu de tourment éternel. Il s’agissait plutôt d’un endroit où allaient les âmes après la mort du corps. Cependant, la pensée juives s’est complètement transformé avec l’influence hélléniste. Ce qui a donné naissance à la tradition plutôt qu’au fondement des Écritures.

La pensée chez les Grecs

Dans la Grèce antique, les premières conceptions de l’au-delà présentaient un royaume souterrain appelé « Hades » qui se traduit par séjour des morts dans le Nouveau Testament. Pour les Grecs c’est un endroit où les esprits indifférents des défunts résidaient dans une existence crépusculaire ou ténébreuse sous le règne du dieu des morts. Les criminels, quant à eux, étaient soumis à un emprisonnement encore plus profond appelé « Tartare ».

À partir du IVe siècle (400-301) av. J.-C., pendant la période intertestamentaire, nous voyons qu’à la suite de la conquête de la Judée par le roi grec Alexandre le Grand, des éléments de la culture grecque ont commencé à exercer une influence sur la pensée religieuse juive. C’est là que les Juifs ont commencé à s’éloigner du fondement de la Parole de Dieu et à marier des éléments hébreux et grecs pour former la tradition juive. C’est aussi là qu’est née toute la fausse conception du séjour des morts que Jésus relate en Luc 16.19-31. Vous pouvez voir cet enseignement intitulé L’homme riche et le pauvre Lazare. C’est un enseignement en cinq courtes parties qui décrit très bien ce qu’était la tradition juive.

La pensée chez les chrétiens

Dans la pensée des chrétiens, ce que nous observons c’est que la croyance chrétienne en l’enfer s’est développée au fil des siècles. Celle-ci étant influencée par les concepts juifs et grec sur l’au-delà. C’était en quelque sorte un mélange d’hébreu et de grec. Déjà, nous avons une première indication que ce concept n’est peut-être pas tout à fait biblique. Surtout lorsque l’on mélange la philosophie du monde avec les principes fondamentaux de la Parole, de Dieu.

L’Ancien Testament a toujours décrit l’au-delà comme étant le séjour des morts ou Shéol. C’est-à-dire un endroit silencieux et sans vie où les âmes des défunts résidaient dans un état de sommeil. Ils se retrouvaient ainsi comme dans un état de latence. Dans la version de la Bible Louis-Second et du Semeur, que j’utilise, le mot enfer n’est pas présent dans l’Ancien Testament. Justement, parce que la définition du mot enfer ne cadre absolument pas avec la définition de l’expression séjour des morts ou du mot hébreux shéol.

Aujourd’hui, avec le Nouveau Testament, nous savons que les morts sont dans le séjour des morts. Qu’ils sont là dans l’attente de la première résurrection lorsque le Seigneur Jésus va revenir ! Où encore pour d’autres, dans l’attente de la seconde résurrection qui les conduira directement devant le grand trône blanc pour passer en jugement ?

Une certitude est que personne n’est en enfer comme certains le prétendent et que personne n’est au ciel dans la présence de Jésus comme d’autres l’affirment également. Tous les humains décédés sont dans le séjour des morts comme la Bible l’enseigne.

Dans l’Ancien Testament, nous voyons que le concept du séjour des morts accueille les personnes qui y descendent pour ne plus y remonter.

Tout comme une nuée qui se dissipe et passe, l’homme va dans la tombe pour n’en plus remonter.

Job 7.9

Plus tard, ce que nous découvrons c’est qu’au VIe siècle (600-501) avant J.-C., dans la tradition juive, le Shéol ou le séjour des morts a commencé à être perçu comme un lieu temporaire. C’est-à-dire un lieu où tous les défunts attendaient une éventuelle résurrection physique. Mais ce concept n’était pas accepté par tous les regroupements religieux juifs. C’est pour cela que nous pouvons discerner dans le livre des actes des apôtres qu’un certain groupe religieux juif ne croyait pas en la résurrection.

Les sadducéens, en effet, déclarent qu’il n’y a pas de résurrection, pas plus que d’anges ou d’esprits, et les pharisiens affirment le contraire.

Actes 23.8

Les pharisiens plus axés sur la tradition accueillaient les nouvelles idées avec beaucoup d’empressement et les incorporaient dans leurs mœurs pour que ça devienne rapidement une tradition. Les sadducéens, pour leur part, étaient plus conformes aux Écritures.J’aimerais ajouter ici que même l’Ancien Testament parle de résurrection des morts. Nous voyons cela dans:

Mais je sais, moi, que mon défenseur est vivant : en dernier lieu il surgira sur la poussière. 26 Après que cette peau aura été détruite, moi, dans mon corps, je contemplerai Dieu. 27 Oui, moi, je le verrai prendre alors mon parti, et, de mes propres yeux, je le contemplerai. Et il ne sera plus un étranger pour moi. Ah ! mon cœur se consume d’attente au fond de moi.

Job 19.25-27

Mais tes morts revivront, les cadavres de ceux qui m’appartiennent reviendront à la vie. Oui, vous qui demeurez dans la poussière, réveillez-vous, poussez des cris de joie, car ta rosée est une rosée de lumière, et la terre rendra les trépassés.

Ésaïe 26.19

Les nombreux humains qui dorment dans la poussière de la terre se réveilleront, les uns pour la vie éternelle, les autres pour la honte et l’horreur éternelles.

Daniel 12.2

Cependant, la notion de résurrection des morts n’était pas aussi répandue dans l’Ancien Testament qu’elle ne l’étaient dans le Nouveau Testament.

Également, selon la croyance de l’époque, les justes, après cette résurrection, demeureraient en présence de Dieu, tandis que les méchants subiraient des tourments dans un lieu appelé « Géhenne », décrit comme un endroit maudit de feu et de fumée. On voit ici un changement de paradigme concernant les séjours des morts décrit dans l’Ancien Testament.

Encore une fois, la définition du mot enfer ne cadre pas avec la définition du mot hébreu shéol. Parce que l’enfer est un lieu de tourment éternel tandis que le shéol est un lieu sans interraction. Malheureusement, nous constatons que l’influence helléniste amena les Hébreux à verser dans la tradition et à délaisser le fondement même des Écritures.

La conception médiévale de l’enfer

L’idée de l’enfer comme lieu de tourment éternel pour les âmes damnées s’est beaucoup développée pendant la période médiévale. D’ailleurs, les conceptions de l’enfer ont pris beaucoup d’ampleur. Je dois vous dire que c’est à ce moment-là que ç’a dérapé et pas à peu près.

Nous remarquons qu’au début du christianisme, soit la période après les apôtres, les destinées de ceux résidant en enfer étaient décrites de diverses façons. Encore une fois éloignés du fondement de la Parole de Dieu. Certains théologiens soutenaient que, finalement, tous les individus malveillants, y compris Satan, renoueraient avec l’unité divine. D’autres enseignaient que l’enfer représentait un état intermédiaire, un lieu de punition où certaines âmes seraient purifiées tandis que d’autres seraient annihilées, c’est-à-dire détruites complètement.

La représentation prédominante de l’enfer, un lieu de tourment éternel s’impose finalement.

Avec le temps, la représentation prédominante de l’enfer, comme lieu de tourment éternel, s’est finalement imposée. L’enfer était conçu comme le lieu où les âmes des condamnés enduraient un châtiment tortueux et interminable. En d’autres mots, ils souffriraient dans ce lieu de tourments pour l’éternité. Même après la résurrection des morts à la fin du monde, les individus malveillants étaient destinés à retourner en enfer pour l’éternité. Selon les théologiens médiévaux, les gens qui mourraient allaient directement en enfer puis étaient extirpés de là pour passer en jugement et y retournaient. Vous remarquerez que c’est tout de même assez tordu comme concept et mentionnons que ça ne cadre absolument pas avec les Écritures.

Cette doctrine était largement enseignée dans l’ensemble du christianisme occidental au début du Ve siècle (401-500). Puis, elle a été officiellement réaffirmée par les papes et les conciles tout au long du Moyen Âge.  

Le concept de l’enfer que nous avons aujourd’hui ne provient pas de la Parole de Dieu, mais plutôt de l’évolution de l’imagination de certains et des traditions. Et encore aujourd’hui, ce concept de l’enfer est accepté, enseigné et reconnu comme étant la Parole de Dieu.

Pendant cette période, il fut ajouté, au concept de l’enfer, par les théologiens médiévaux, que la pire des peines était la séparation éternelle d’avec Dieu qu’on appelait « poena damni ». Encore aujourd’hui, cette doctrine est enseignée dans nos églises et cela sans en vérifier le fondement même des Écritures.

Les visions médiévales de l’au-delà

Les visions médiévales de l’au-delà détaillaient ces tourments avec : des fosses de flammes sombres et des cris déchirants venant des quatre coins de l’enfer. Il y avait une puanteur insupportable, des rivières d’eau bouillante grouillant de serpents et des cachots dans lesquels les gens étaient enfermés. Dans le même ordre d’idée, le poète italien Dante, au début du XIVe siècle (1301-1400), a offert une représentation détaillée de l’enfer dans la première section de sa « Divine Comédie ». Il a décrit les tourments des âmes damnées en fonction de leurs péchés. Ainsi les gloutons étaient immergés dans des marécages d’ordures glacées. Les meurtriers, pour leur part, luttaient dans une rivière de sang bouillant. Bien entendu, toutes ces images émergeaient de l’imagination de cette personne parce que la Bible n’a jamais parlé d’un tel endroit comme nous allons le découvrir dans cet enseignement.

Aujourd’hui, ces représentations semblent appartenir au passé du XXIe siècle. Cependant, le manuel officiel de l’Église catholique, le « Catéchisme de l’Église catholique », réitère la croyance catholique en la nature éternelle de l’enfer. Bien entendu, il évite les détails macabres présents dans les tentatives antérieures de décrire l’expérience infernale, mais, il réaffirme que la principale douleur de l’enfer réside dans la séparation éternelle d’avec Dieu.

Pour tout dire, notre doctrine ou notre compréhension de l’enfer nous vient majoritairement de la tradition de l’Église Catholique plutôt que de la Bible. Est-ce que vous trouvez-vous ça normal ? Pourquoi notre croyance ne vient-elle pas de la Parole de Dieu ?

La Stanford Encyclopedia of Philosophy (L’Encyclopédie de Phylosophie de Stanford) écrivait ceci :

« Selon une vision relativement répandue dans la culture chrétienne au sens large, le paradis et l’enfer sont essentiellement des compensations méritées pour le genre de vie terrestre que nous menons. Les bonnes personnes vont au paradis comme récompense méritée pour une vie vertueuse, et les mauvaises personnes vont en enfer comme juste punition pour une vie immorale ».[i]

Ainsi, l’enfer est un concept de punition et non pas une conséquence de nos choix. Si tu ne fais pas ce que Dieu te demande, tu vas avoir une punition. Tu vas aller en enfer pour être torturé pour toute l’éternité.

Comme j’ai mentionné précédemment, selon le principe de l’enfer, toutes les âmes ont la vie éternelle soit avec Jésus ou sans lui dans les tourments éternels. Parce que pour être tourmenté éternellement, il faut avoir une connaissance des choses, ce qui voudrait dire que nous sommes vivants. Ce qui n’est absolument pas biblique comme nous allons le voir dans cet enseignement.

Conclusion

En conclusion, l’étude de l’origine de la croyance en l’enfer révèle une évolution complexe influencée par diverses traditions religieuses, notamment juives, grecques et médiévales. Loin d’être un concept universellement accepté dans les Écritures, l’idée d’un enfer éternel de tourments pose des défis théologiques et moraux. Remettre en question les dogmes établis et examiner les Écritures avec un esprit critique peut conduire à une compréhension plus nuancée de la destinée après la mort. La recherche objective de la vérité biblique devrait primer sur les traditions et les interprétations humaines, invitant à une réflexion approfondie sur nos croyances et nos conceptions de la justice divine.

La suite avec la partie 3


[i] https://plato.stanford.edu/entries/heaven-hell/

D’où origine la croyance de l’enfer ? (partie 3)

La destinée finale des méchants sera-t-elle comme on nous l’a toujours enseigné ?

Introduction

Dans cet exposé, nous aborderons la distinction entre la punition et les conséquences en explorant le concept de l’enfer à travers le prisme de l’Ancien Testament. Nous examinerons comment la fausse doctrine de l’enfer en tant que châtiment éternel a été acceptée et perpétuée, en contraste avec la notion des conséquences de nos choix telle qu’elle est présentée dans les écritures. En commençant par le récit de la Genèse, où Dieu a averti Adam des conséquences de sa désobéissance, nous découvrirons comment cette perspective influence notre compréhension de Dieu en tant que père aimant plutôt que comme un juge punitif. Enfin, nous discuterons de l’impact de cette vision erronée sur la perception de la foi chrétienne et sur la relation entre l’humanité et son créateur.

Punition versus conséquence

Pour tenter de comprendre, pourquoi la fausse la doctrine de l’enfer a été acceptée, nous devons considérer le fait qu’elle représentait une punition plutôt que les conséquences de nos choix. Nous voyons, dans l’Ancien Testament, que Dieu menace de juger la désobéissance et nous le voyons l’exécuter à plusieurs reprises. Cependant, l’idée que le châtiment final soit la torture sans fin après la mort comme conséquence est inexistante. Une chose intéressante, nous voyons en Genèse chapitre 3 que Dieu a mis en garde Adam de mort advenant sa désobéissance.

Et l’Éternel Dieu ordonna à l’homme : mange librement des fruits de tous les arbres du jardin, sauf du fruit de l’arbre, de la détermination du bien et du mal. De celui-là, n’en mange pas, car le jour où tu en mangeras, tu mourras.

Genèse 2.16-17

Dieu dit à Adam qu’il peut manger de tous les fruits de tous les arbres du jardin. Il le met en garde d’une seule chose soit de ne pas manger le fruit de l’arbre de la détermination du bien et du mal. S’il désobéit et en mange, la conséquence sera qu’il mourra. Bien entendu, non pas une mort physique instantanément sur le champ. Mais qu’à ce moment, il connaitrait pour la première fois, de son existence, une séparation d’avec son Dieu. Une chose qu’il ne connaissait pas auparavant et ensuite, qu’il allait aussi mourir physiquement. Cet avertissement de mort n’était pas de caractère punitif, mais plutôt celle-ci était la conséquence de sa désobéissance.

Dieu n’a pas dit à Adam : « si tu en manges, je vais te punir. Tu vas passer l’éternité dans la souffrance en enfer. Je vais t’apprendre, tu vas voir ». Dieu a plutôt mis en garde Adam de la conséquence de ce choix en lui disant que le jour où il en mangerait, il allait mourir ». Ceci n’était pas une menace de punition, mais plutôt une mise en garde des conséquences de ses choix. Il y a toute une différence ici parce que la menace d’une punition nous fait agir par la crainte de désobéir et de subir une punition, tandis que l’amour et la confiance nous font respecter le commandement. Dieu a donné un avertissement à Adam plutôt que la menace d’une punition. La menace de punition aurait engendré la crainte chez Adam. Mais la conséquence le mettait face à la responsabilité de ses choix.

La différence entre une punition et une conséquence

D’abord, il nous faut considérer une chose très importante, c’est que la punition et la conséquence sont deux concepts différents, bien qu’ils soient parfois liés en fonction du contexte. Une punition est généralement une action intentionnelle infligée en réponse à un comportement considéré comme répréhensible, inapproprié ou en violation de règles ou de normes. La punition est souvent administrée dans le but de décourager le comportement indésirable, d’appliquer la justice ou de faire respecter des normes éthiques ou sociales. Par exemple, une personne sera menacée de faire de la prison pour tel ou tel crime. Faire de la prison, c’est être privé de liberté, cela n’est pas une conséquence, mais plutôt une punition. Si tu commets un crime, je t’enlève ta liberté.

Une conséquence, d’autre part, est plus neutre et se réfère simplement aux résultats ou aux effets qui découlent d’une action ou d’une décision. Dieu a placé Adam devant un choix, soit l’obéissance ou la désobéissance. Les deux options comportaient des conséquences. Dans un premier temps la vie et dans un second temps la mort.

Utilisation des bons mots est importante

Il est important d’utiliser les bons mots pour avoir une idée juste de ce qui se passe.

Lorsque l’on dit à un enfant, tu vas avoir une conséquence au lieu d’une punition, cela peut faire une énorme différence dans sa compréhension. Par exemple, une punition se termine après un temps. Si je dis à mon enfant : « va dans ta chambre » en guise de punition. Bien entendu, après quelque temps dans sa chambre, il sera autorisé à en sortir. Ce qui veut dire que la punition se termine et l’on en sort.

Un autre exemple, je dis à mon enfant comme punition qu’il sera privé de jeux vidéo pendant une semaine. Bien entendu, après ce temps, il pourra à nouveau jouer avec sa console. Parce que la punition se termine.

Maintenant, la conséquence, c’est différent, parce qu’on vit avec les conséquences de nos choix. Un jeune adulte qui commence à conduire, on va le mettre en garde contre les conséquences de sa vitesse. S’il n’écoute pas et qu’il lui arrive un accident, il aura à vivre avec les conséquences de celle-ci et ce ne sera pas une punition. Son accident n’est pas une punition. C’est une conséquence. S’il perd le contrôle de son véhicule dans une courbe et qu’il frappe violemment un arbre et cause la mort de ses passagers, il aura à vivre avec les conséquences de son accident le reste de ses jours. La conséquence ne se terminera pas. La même chose s’il est gravement blessé et se retrouve dans un fauteuil roulant le reste de ses jours, il va vivre les conséquences de ses mauvaises décisions.

Dans ce cas-ci, la punition aurait été qu’un policier l’arrête. Qu’il lui donne une contravention et qu’il perde des points d’émérites. Ça, c’est une punition. Maintenant, il va payer l’amende de son infraction et après deux ans, il va retrouver l’entièreté de ses points d’émérites. Vous comprenez le principe. La punition on en sort, mais les conséquences l’ont vit avec.

Dieu n’a pas placé Adam face à une punition, mais plutôt face à une conséquence de son choix.

La conséquence de mort d’Adam aura touché tout le genre humain sans exception. Aujourd’hui, nous en subissons les conséquences. Donc, les conséquences de nos décisions peuvent aussi toucher les autres autour de nous. Si le monde est là où il est maintenant, c’est la conséquence de la désobéissance d’Adam.

Dieu donnait à Adam ce que serait la conséquence de sa désobéissance. Il ne lui disait pas qu’il allait le punir s’il mangeait du fruit défendu. Mais plutôt, la conséquence du choix Adam serait qu’il mourrait. Le problème fut que la conséquence entraîna toute l’humanité avec lui dans son péché. Comme l’apôtre Paul disait :

Et pourtant, la mort a régné depuis Adam jusqu’à Moïse, même sur les hommes qui n’avaient pas commis une faute semblable à celle d’Adam – qui est comparable à celui qui devait venir.

Romains 5.14

Puis Christ est apparu tel un nouvel Adam

L’Écriture ne déclare-t-elle pas : le premier homme, Adam, devint un être vivant, doué de la vie naturelle ? Le dernier Adam est devenu, lui, un être qui, animé par l’Esprit, communique la vie.

1 Corinthiens 15.45

Encore, aujourd’hui, nous vivons, non pas sous la menace d’une punition « tu vas aller en enfer si tu n’agis pas bien », mais plutôt nous vivons avec les conséquences de nos choix. Nous savons que les péchés que nous commettons méritent la mort. La mort dans ce cas-ci n’est pas une punition, mais une conséquence à notre manquement volontaire à l’obéissance à la Parole de Dieu. Exactement comme l’ont fait Adam et Ève. Ils ont sciemment désobéi au commandement de Dieu et ils en ont subi les conséquences. La punition aurait été de les envoyer en enfer pour qu’ils soient torturés. C’est pour cela qu’il est important d’utiliser les bons mots parce que l’enfer est synonyme de punition.

La mort, une conséquence et non une punition

Le concept de l’enfer tel que nous le connaissons est une punition, tandis que la mort est une conséquence. C’est là la grande différence. La Parole de Dieu nous dit :

Voici : toute personne m’appartient, les fils comme les pères m’appartiennent. Eh bien, c’est la personne qui pèche qui mourra.

Ézéchiel 18.4

Non pas que cette personne va souffrir en enfer éternellement, mais plutôt qu’elle va mourir. La mort est la conséquence de notre désobéissance. La mort décrit l’état de cessation de la vie. La mort ne signifie pas des tourments éternels. Parce que si la mort signifiait un tourment éternel, on ne parlerait pas de mort à ce moment. Évidemment, si tu es dans un endroit en ayant conscience de ce qui se passe, cela veut dire que tu n’es pas mort. Selon le concept de l’enfer, les âmes damnées ont conscience de ce qui se passe. Alors, elles ne sont pas mortes, elles sont en vies. Ce qui veut dire que nous faisons Dieu menteur en prônant la fausse théorie de l’enfer. Parce que Dieu parle de mort et non pas de tourments. Dieu parle de conséquences et non pas de punitions.

Dieu nous met ici devant la conséquence de nos choix. Si nous péchons, nous allons mourir. Comme nous allons le voir plus loin, mourir signifie détruire. Signifie cesser d’exister, pour le corps comme pour l’âme. Mais, nous en reparlerons plus tard dans cette étude. Nous allons cesser de vivre. Nous allons cesser d’exister. Dieu ne dit pas que la personne qui pèche sera torturée éternellement dans le feu de l’enfer.

On voit qu’Adam et Ève ne sont pas morts aussitôt qu’ils ont mangé du fruit défendu. Cependant, ils ont vécu les conséquences de leurs choix. Puis, ils sont mort physiquement.

Les conséquences pour Ève et les femmes en général

Dieu dit à la femme : Je rendrai tes grossesses très pénibles et c’est dans la souffrance que tu mettras au monde tes enfants. Tes attentes seront tournées vers ton mari, mais lui, il te dominera.

Genèse 3.16

Les conséquences pour les femmes sont :

  • Grossesses très pénibles
  • Accouchement dans la souffrance
  • Attente tournée vers le mari
  • Domination du mari sur elle

Les conséquences pour Adam et les hommes en général

Il dit à Adam : puisque tu as écouté ta femme et que tu as mangé du fruit de l’arbre dont je t’avais défendu de manger, le sol est maudit à cause de toi. C’est avec peine que tu en tireras ta nourriture tout au long de ta vie. 18 Il te produira des épines et des chardons ; et tu mangeras des produits du sol. 19 Tu en tireras ton pain à la sueur de ton front jusqu’à ce que tu retournes à la terre, puisque tu as été tiré de celle-ci. Car toi, tu es poussière et tu retourneras à la poussière.

Genèse 3.17-19

Les conséquences pour les hommes sont:

  • Le sol est maudit
  • Il doit se nourrir avec peine
  • Le sol produit des épines et des chardons
  • Condamné à manger les produits du sol
  • Travailler à la sueur de son front

La conséquence commune pour l’homme et la femme:

  • Le corps retournera à la poussière après leur mort. Ce corps mortel sera détruit à tout jamais.

Adam et Ève sont morts physiquement comme Dieu le leur avait dit. Est-ce qu’ils se sont repentis par la suite avant de mourir physiquement ? Peut-être, mais le texte ne nous le dit pas. Ce qui nous démontre que ce qui attend celui qui désobéit, c’est la mort. Dans un premier temps physique et dans un deuxième temps spirituel.

Conclusion

Nous pouvons comprendre que le concept de l’enfer comme un lieu de tourments incessant se soit développé principalement pendant l’ère médiévale, comme je vous ai expliqué dans la précédente vidéo. L’Église catholique avait le contrôle sur les âmes et elles ne voulaient pas les perdre. Quoi de mieux que de brandir la menace d’un châtiment de torture éternel pour garder les gens dans la peur d’être puni et de se voir aller en enfer ? C’est d’ailleurs comme cela qu’ils ont toujours gardé le contrôle sur les gens. Ils brandissaient la menace d’une punition sévère de la part de Dieu. Ainsi, les générations qui m’ont précédé ont toujours perçu Dieu avec un bâton à la main prêt à frapper celui qui allait désobéir. Et comme si ce n’était pas suffisant, il allait jeter en enfer les récalcitrants pour qu’ils soient torturés pour l’éternité. Cela faisait peur aux gens et ils se soumettaient non pas par amour, mais par la crainte d’un châtiment. C’est pour cela que l’enfer a toujours été perçu comme un lieu de punition.

Si on demandait aux gens pourquoi ils sont chrétiens, certains répondraient que c’est parce qu’ils ne veulent pas aller en enfer. Cette fausse doctrine de l’enfer tient captive des millions de personnes dans ce monde encore aujourd’hui. Et cela brouille notre vision d’un père aimant qu’est Dieu. Il est encore perçu comme celui qui est toujours prêt à punir. Alors que ce n’est pas du tout le cas. Dieu est un Dieu d’amour qui ne cherche qu’à bénir ses créatures.

En conclusion, l’analyse du concept de l’enfer à travers le prisme de l’Ancien Testament met en lumière une distinction cruciale entre la punition et les conséquences de nos choix. Contrairement à la fausse doctrine de l’enfer comme châtiment éternel perpétuée par certaines institutions religieuses, les Écritures soulignent plutôt les conséquences de nos actions, telles que présentées dans le récit de la Genèse avec Adam et Ève. Dieu a averti Adam des conséquences de sa désobéissance, non pas par une menace de punition, mais en lui exposant simplement les résultats de ses choix. Ainsi, la mort est présentée comme une conséquence naturelle de la désobéissance, plutôt que comme une punition divine éternelle. Cette compréhension remet en question la perception traditionnelle de l’enfer comme lieu de tourments incessants et souligne plutôt l’importance de vivre en accord avec les principes divins pour éviter les conséquences néfastes de nos actions. En fin de compte, cela invite à une vision plus nuancée de Dieu en tant que père aimant plutôt que juge punitif, libérant ainsi les individus de la crainte d’une punition éternelle pour les motiver à agir par amour et respect des commandements divins.

La suite avec la partie 4

D’où origine la croyance de l’enfer ? (partie 1)

La destinée finale des méchants sera-t-elle comme on nous l’a toujours enseigné ?

Introduction

Si l’on demandait aux gens où ils vont après leur mort, les réponses possibles seraient très certainement dans le néant, je me réincarnerais, en enfer, dans l’au-delà, dans le purgatoire, auprès de Dieu et je ne sais pas.

Maintenant si l’on posait la même question aux croyants à propos des non-croyants, ils diraient sans hésiter que ceux-ci iront en enfer.

Et si l’on demandait à des chrétiens où vont les croyants après leur mort les réponses seraient bien différentes à coup sûr. Nous pourrions entendre: je vais aller au ciel, j’entre dans la présence de Jésus, j’irai au paradis ou bien en enfer pour ceux qui n’obéissaient pas à Jésus.»

Comme vous voyez, l’enfer est l’endroit où nous croyons que les morts non croyants vont aller. Si l’on demandait maintenant, est-ce que les gens vont en enfer immédiatement après leur mort ? La réponse serait bien évidemment oui. Parce que la croyance de l’enfer est très bien installée dans les mœurs chrétiennes depuis des décennies.

J’ai d’ailleurs été surpris de l’ampleur de cette doctrine. Parce qu’elle est très répandue et enseignée allègrement dans toutes les églises par une majorité d’enseignants, de pasteurs et d’évangélistes. D’ailleurs, à peu près plus personne ne remet en question ce concept. Peu de personnes se demandent si c’est fondamentalement biblique ce concept de torture éternelle dans un lieu appelé l’enfer. Un lieu qui serait un endroit de tourment éternel pour les âmes perdues.

Pour tout dire, la doctrine de la torture, sans fin en enfer, est généralement acceptée par de nombreux chrétiens. Pour plusieurs, c’est un principe acquis pour lequel on ne se pose plus de questions ou encore que l’on n’ose plus remettre en question.

Maintenant, ce qui est aberrant c’est que de nombreux enseignants bibliques insistent sur le fait que nous croyons en un Dieu qui acceptera de tourmenter les âmes éternellement en enfer. Est-ce que ce Dieu d’amour, mais aussi juste, pourra fermer la porte de l’abîme, derrière lui, et retourner à ses occupations sans ne plus jamais penser à ces myriades d’âmes ? Des âmes souffrant cruellement dans ce lieu de tourment éternel. Personnellement, j’ai de la difficulté avec ce concept. C’est pour cela que j’ai voulu avoir des réponses à mes questions.

Des âmes que Dieu a créées et qu’il aime au point d’offrir son fils unique en sacrifice pour leur délivrance. Il va maintenant permettre que ces âmes souffrent à tout jamais. C’est contraire à sa nature même décrite dans la Bible.

Nous voyons dans la Bible que ce Dieu miséricordieux nous dit qu’il aime les méchants et qu’il ne souhaite pas leur mort. Comme c’est mentionné en :

Pensez-vous que je prenne le moindre plaisir à voir mourir le méchant ? demande le Seigneur, l’Éternel. Mon désir n’est-il pas plutôt qu’il abandonne sa mauvaise conduite et qu’il vive ?

Ézéchiel 18.23

Je me demande s’il est possible que Dieu prenne plaisir à voir souffrir les âmes qu’il a créées à son image. Bien sûr que la réponse est non. Tellement de passage dans la Parole de Dieu nous démontre le contraire. Honnêtement, c’est de mal connaître l’Éternel que de penser une chose pareille. Un Dieu qui envoya son fils, son unique, mourir sur la croix pour que nous soyons pardonnés afin que nous évitions de passer en jugement. Les Écritures nous enseignent ceci sur Dieu :

Oui, Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils, son unique, pour que tous ceux qui placent leur confiance en lui échappent à la perdition et qu’ils aient la vie éternelle.

Jean 3.16

Pour ma part, je n’arrive absolument pas à concevoir une telle cruauté venant de la part de mon Dieu. Simplement, parce que le concept de l’enfer que nous connaissons ne cadre pas avec le Dieu d’amour que Jésus nous a présenté.

Des questionnements personnels

Ce principe de torture sans fin en enfer m’a toujours laissé avec des questions sans réponse. Je me suis toujours demandé s’il était possible qu’après un moment, Dieu revienne sur sa décision et permette à ces âmes de sortir de l’enfer ? Après tout, c’est aussi une possibilité. Je me demandais également, comment est-ce que Dieu pourrait laisser des âmes être torturées éternellement sans que ça le préoccupe un seul instant ? Comme Père, je me demandais, est-ce qu’un père aimant agirait de cette façon avec ses enfants sans en être troublé ? Chaque fois que je pensais à l’enfer, ces questions me revenaient à l’esprit. Bien entendu, je n’avais pas de réponse.

Un jour, lors du décès de mon beau-père, ma belle-sœur m’a demandé, alors que nous étions à son chevet, sais-tu où il est allé ? Cette fois-là, je n’ai pas su quoi y répondre. Je lui ai simplement dit que je ne savais pas et c’était vrai à l’époque. Parce que, bien que je sois chrétien depuis plusieurs années, je n’avais aucune idée d’où, il pouvait bien être allé ? Encore une fois, des questions surgissaient de mon esprit. Est-il allé dans le séjour des morts ? Ou encore serait-il allé directement en enfer ? Encore là, c’était nébuleux pour moi. Cependant, une chose que je savais, c’est qu’il n’avait jamais professé publiquement son appartenance au fils de Dieu. Maintenant, où qu’il fût allé, cela demeurait toujours, à ce moment, un mystère pour moi.

Mais, pourquoi est-ce que je ne savais pas ? Parce que des enseignements et des propos contradictoires de toutes sortes étaient véhiculés. Encore aujourd’hui, trop de propos paradoxaux sont véhiculés de nos jours concernant l’enfer et il devient difficile de savoir ce qu’est la vérité. Toutefois, au fond de mon cœur, je sais, sans l’ombre d’un doute, que la vérité provient de la Parole de Dieu.

Les années ont passé et le Seigneur m’a conduit à comprendre où les personnes décédées allaient après la mort physique du corps. C’est-à-dire lorsque le cœur d’une personne cesse de battre. Et comme mon beau-père disait toujours : « tout le monde meurt du cœur parce que le cœur de tout le monde arrête de battre un jour ». Là-dessus, il avait bien raison.

Aujourd’hui, je ne me pose plus la question et je sais où il est allé. Je le sais parce que les Écritures nous le démontrent clairement. Maintenant, je ne sais pas sa destination finale, parce que ce n’est pas moi qui vais le juger. Mais pour le moment, il est allé dans le séjour des morts avec tous ceux qui sont décédés avant lui. C’est d’ailleurs ce que le patriarche Jacob nous confirme dans ce passage :

Tous ses fils et toutes ses filles vinrent pour le consoler ; mais il refusa toute consolation et dit : Non ! c’est dans le deuil que je rejoindrai mon fils au séjour des morts ! Et il continua à pleurer Joseph.

Genèse 37.35

Jacob nous confirme que les âmes vont au séjour des morts. Je sais qu’un jour, mon beau-père, va ressusciter et ce sera pour passer en jugement comme nous dit ce passage d’Apocalypse :

Je vis les morts, les grands et les petits, comparaissant devant le trône. Des livres furent ouverts. On ouvrit aussi un autre livre : le livre de vie. Les morts furent jugés, chacun d’après ses actes, suivant ce qui était inscrit dans ces livres. La mer avait rendu ses naufragés, la mort et le royaume des morts avaient rendu ceux qu’ils détenaient. Et tous furent jugés, chacun conformément à ses actes.

Apocalypse 20.12-13

Au cours de sa vie, cet homme, il n’a pas su accepter de donner sa vie terrestre à Jésus pour avoir part à la première résurrection et entrer dans la vie éternelle. Ainsi, lors du jugement peut-être sera-t-il sauvé? Mais, cela c’est Dieu qui va le juger.

Cependant, une chose que j’ai apprise c’est que les morts ne vont pas au ciel dans la présence de Jésus comme cela est aussi véhiculé abondamment. Pas plus qu’ils ne vont en enfer comme certains le supposent et comme nous l’entendons régulièrement. Ce que la Bible dit c’est qu’ils vont dans le séjour des morts. Nous allons en discuter plus amplement au cours de cette série d’enseignement.

J’ai un enseignement qui traite de ce sujet-là. Cet enseignement s’intitule, Le récit de l’homme riche et du pauvre Lazare. Il est en cinq courtes parties et il explique très bien là où vont les gens lorsqu’ils décèdent.

Certes, le désir de Dieu est de voir le méchant abandonner sa mauvaise voie. Parce que Dieu sait ce qu’il va lui arriver au méchant. C’est pour cela qu’il lui annonce, sans relâche, de revenir de sa mauvaise voie et de changer. Il dit même dans Ézéchiel :

Si le méchant se détourne de toutes les fautes qu’il a commises, s’il obéit à tous mes commandements et agit avec droiture et selon la justice, il ne mourra pas, il vivra.

Ézéchiel 18.21

Maintenant, à quoi Dieu, ici, fait-il référence lorsqu’il dit : « il ne mourra pas, il vivra » ? Si le méchant se détourne des fautes qu’il a commises, il va vivre, il ne mourra pas. De quel mort et de quelle vie Dieu parle-t-il ici ? Il ne parle pas de la vie et de la mort du corps c’est certain. Il parle de la vie et de la mort de l’âme. Donc, s’il ne revient pas de ses mauvaises voies, il va donc mourir. Ce sera la mort de son âme.

À présent, considérons le fait d’être en enfer avec une conscience de ce qui se passe, cela ne veut-il pas dire que l’âme est vivante ? Et si l’âme est vivante, pourquoi Dieu dit-il que le méchant va mourir ? Encore, si l’âme vit et souffre éternellement en enfer, selon cette logique, cela pourrait-il signifier que cette âme a la vie éternelle ? Une vie éternelle dans les tourments sans fin ? Le méchant, va-t-il seulement mourir de la chair un moment et ressusciter pour passer l’éternité sous la torture en enfer ? Et comment expliquer le passage d’Apocalypse 2.11; 20.6, 14; 21.18 qui nous parle de la seconde mort ? Est-ce que le corps va mourir deux fois ? Si c’est le cas, alors ceci vient contredire ce que l’auteur de l’épitre aux Hébreux affirme en Hébreux 9.27 lorsqu’il dit :

Et comme le sort de tout homme est de mourir une seule fois – après quoi vient son jugement par Dieu.

Hébreux 9.27

Selon la Parole, le corps meurt et retourne à la poussière. C’est ce que ce passage de genèse nous enseigne :

Mange librement des fruits de tous les arbres du jardin, sauf du fruit de l’arbre, de la détermination du bien et du mal. De celui-là, n’en mange pas, car le jour où tu en mangeras, tu mourras.

Genèse 2.16-17

Maintenant, qu’est-ce que Dieu entend par la seconde mort ? La mort, pour le méchant, serait-elle de vivre éternellement dans des souffrances éternelles ? Si c’est cela la mort, alors ce n’est pas la mort, mais plutôt la vie. Parce que la définition de la mort que la Bible donne n’a aucun rapport avec la vie. La définition que la Bible donne, comme nous allons le voir dans cet enseignement c’est la destruction. Dans un premier temps du corps et dans un second temps de l’âme. Vous savez, comme moi, qu’un corps mort ce n’est pas vivant et ça paraît.

Comme vous pouvez le voir, la fausse doctrine de l’enfer amène plus de questions que de réponse et je vais tenter de répondre à ces questions dans cet enseignement. Vous allez voir, que les choses décrites dans la Parole de Dieu, ne sont peut-être pas exactement comme on a bien voulu nous le faire croire. Et cela depuis de nombreuses décennies.

La cohérence de la doctrine du tourment éternel avec les Écritures

L’apôtre Jean nous parle de Dieu comme étant un Dieu d’amour. Il nous dit :

Qui n’aime pas n’a pas connu Dieu, car Dieu est amour.

1 Jean 4.8

C’est vrai que Dieu est un Dieu d’amour, mais il est aussi un Dieu juste et il ne laissera pas le méchant impuni. Mais ce Dieu d’amour que la Bible décrit gardera-t-il la plupart des humains vivant éternellement pour les voir brûler et souffrir à tout jamais en enfer? Est-ce cela l’essence même de l’amour de Dieu ? Si c’est le cas, c’est donc qu’ils seront gardés en vie. Alors, pourquoi la bible parle-t-elle d’une seconde mort si tous les êtres humains doivent vivre, mais dans des endroits différents ? Un groupe dans la présence de Dieu et un autre groupe dans les flammes de l’enfer étant torturé ad vitam aeternam.

Avant d’aller plus loin, j’aimerais mentionner que toutes les fausses doctrines ont des incohérences avec la Parole de Dieu et que c’est là le signe distinctif. Ici, il nous est facile de voir qu’il y a ici une incohérence frappante. Alors que la Bible parle de mort soit de destruction, le concept de l’enfer parle de vie et de souffrances éternelles.

C’est souvent le cas avec les fausses doctrines. Elles sont incohérentes avec la Parole de Dieu. Si vous voulez savoir si un concept est une fausse doctrine, il vous suffit de chercher les incohérences avec la Parole de Dieu. La doctrine peut être bien présentée. Elle peut être attirante et fascinante. Cependant, s’il y a incohérence avec la Parole de Dieu alors c’est une fausse doctrine.

Je crois que nous pouvons nous permettre de nous poser la question, à savoir si le concept de l’enfer est cohérent avec les écritures. Surtout en ce qui a trait à toutes ces doctrines qui sont véhiculées actuellement. L’apôtre Paul nous mentionne de valider le fondement et ne pas se laisser tromper par qui que ce soit.

…au contraire, examinez toutes choses, retenez ce qui est bon, et gardez-vous de ce qui est mauvais, sous quelque forme que ce soit. 1

Thessaloniciens 5.21-22

Les fausses doctrines sont très répandues dans l’Église en ces jours de la fin et celle-ci en est une de plus. Pourquoi une fausse doctrine est-elle quelque chose de mauvais pour les croyants ? Parce que celle-ci induit les gens en erreur et dans bien des cas leur donne de faux espoirs. Puis, elle les éloigne de la vérité fondamentale de la Parole de Dieu. Par exemple, comme nous allons le voir, dans cette série d’étude, la géhenne dont Jésus parle n’a rien à voir avec le concept de l’enfer qui nous est proposé hors des Écritures. Ce sont deux concepts complètement différents. Le premier, la géhenne, est un concept de destruction et le second, l’enfer, un concept de torture éternelle. C’est pour cela que le mot « enfer » utilisé est une très mauvaise traduction du mot « géhenne » que Jésus utilisa. Cependant, il faut aussi du discernement, parce que les fausses doctrines sont présentées avec tellement de subtilité qu’il nous est facile de nous y laisser prendre.

Des textes des écritures qui suggèrent un châtiment éternel

À ce moment-ci, nous pouvons considérer que certains textes des écritures suggèrent un châtiment éternel pour les méchants. Notez que ceux-ci sont en très petit nombre et qu’ils s’expliquent assez bien comme vous allez le découvrir dans cet enseignement. En revanche, la plupart des Écritures suggèrent quelque chose de très différent par rapport à l’enfer que l’on nous enseigne. Ce que nous pouvons voir, dans les Écritures, c’est que les méchants finiront par mourir, périr, être retranché ou encore être détruit. Par contre, nous ne les voyons jamais être tourmentés et souffrir dans un endroit appelé l’enfer pour l’éternité. Il n’y a aucun passage des Écritures qui corrobore cela.

Vous allez peut-être me dire, oui, mais le passage Apocalypse 20.10 c’est bien de cela qu’il parle n’est-ce pas. Je vais terminer cette série d’enseignement avec ce passage et vous allez voir que les choses ne sont pas comme on nous les a présentés. Le problème avec Apocalypse 20.10 vient de la traduction. Le pasteur Richard T. Ritenbaugh mentionne sans son commentaire sur ce passage d’Apocalypse 20.10 qu’« Il y a des règles grammaticales grecques qui ont été omises par les traducteurs ».[1]

Ceux-ci, comme Ritenbaugh le mentionne, les traducteurs ont ignoré les règles grammaticales pour faire concorder le texte avec leur vision de l’enfer. Cela a laissé une impression que le lac de feu était un endroit de tourments éternels. Pourtant, comme nous allons le voir, ce n’est pas du tout le cas.


Conclusion

En conclusion, la croyance en l’enfer comme un lieu de tourment éternel soulève des questions fondamentales sur la nature de Dieu et de sa justice. Alors que cette doctrine est profondément enracinée dans la tradition religieuse. Il est essentiel d’examiner attentivement les enseignements à la lumière des principes bibliques. De rechercher une compréhension plus profonde et plus compatissante de la volonté divine.

Vous savez, accepter de remettre en question les dogmes établis et explorer les Écritures avec un esprit critique, dans le sens ouvert, peut nous aider à découvrir une vérité plus juste et plus compatissante sur la destinée des méchants après la mort.

[1] https://www.bibletools.org/index.cfm/fuseaction/bible.show/sVerseID/31049/eVerseID/31049

Le syndrome du sadducéen

Est-ce que vous connaissez le syndrome du sadducéen ? Ou en avez-vous déjà entendu parler ? Peut-être pas. Cependant, ce syndrome est particulièrement répandu dans les milieux évangéliques. Il touche plusieurs croyants de tous les âges et de n’importe quelle nationalité qu’ils soient scolarisés ou non.

Qu’en est-il de ce syndrome exactement et comment affecte-t-il les croyants ? Pour vous expliquer, je vais commencer par vous raconter un récit que nous retrouvons dans le livre des Actes des apôtres et qui identifie très clairement ce syndrome encore très répandu aujourd’hui parmi les croyants.

L’apôtre Paul était monté à Jérusalem. Il avait été arrêté et mis en prison. (Ac 21-22) Le commandant voulut éclaircir l’affaire. Pour ce faire, il convoqua les chefs des prêtres et tout le Grand-Conseil. (Ac 22.30)

Maintenant, Paul savait que le Conseil était composé de sadducéens et de pharisiens. Tout à coup, il s’écria au milieu du Conseil : « Si je suis mis en accusation, c’est pour notre espérance de la résurrection. » (Ac 23.6)

À ce moment, une vive dispute commença entre les sadducéens et les pharisiens et l’assemblée se divisa en deux camps. (Ac 23.7) D’un côté, il y avait les sadducéens qui ne croient pas en la résurrection, aux anges et aux esprits. De l’autre côté, les pharisiens, quant à eux, croyaient le contraire. (Ac 23.8)

Mon point est celui-ci, alors même que les sadducéens avaient les évidences sous les yeux dans la Parole de Dieu, ils refusaient de croire. Parce que nous voyons, dans l’Ancien Testament, que le patriarche Job parle de la résurrection des morts (Job 19.25-27). Le prophète Daniel en parle également. (Daniel 12.2-3) Puis, nous constatons, de surcroit, qu’Ésaïe parle également de résurrection des morts. (Ésaïe 26.19)

Ils ne croyaient pas non plus aux anges, alors que ceux-ci sont mentionnés à plusieurs endroits dans l’Ancien Testament. Nous retrouvons la mention d’un ange dans le récit d’Agar au désert où un ange du Seigneur apparaît pour lui parler et lui donner des instructions concernant son fils à naître, Ismaël. (Genèse 16.7-14) Il y a aussi un autre récit, que je peux donner comme exemple avec l’histoire de Daniel dans la fosse aux lions, où un ange est mentionné comme ayant préservé Daniel des lions. (Daniel 6.22) Finalement, le psalmiste mentionne que Dieu ordonnera à ses anges de nous garder dans toutes nos voies. (Psaume 91.11)

La troisième chose qu’ils ne croyaient pas c’était aux esprits. Encore une fois, l’Ancien Testament est tout de même explicite sur le sujet. Nous y retrouvons un passage qui nous mentionne que le roi Saül était tourmenté par un mauvais esprit. (1 Samuel 16.14-23) On constate aussi que le prophète Michée voit les esprits se tenant devant Dieu et discutant de la façon de persuader Achab, le roi d’Israël. (1 Rois 22.19-23) Un dernier exemple, nous y entendons Éliphaz parler d’une révélation nocturne où un esprit passe devant lui, provoquant une crainte et une terreur. (Job 4.12-16)

Chacun de ces exemples est une évidence explicite que l’Ancien Testament parle bien de la résurrection, des anges et des esprits. Même si les sadducéens avaient cela sous les yeux dans les écritures, ils refusaient d’y croire.

C’est cela le syndrome du sadducéen. C’est de refuser de croire ce que la Bible déclare explicitement. Je prends la peine de mentionner le mot explicitement parce que celui-ci signifie quelque chose qui est exprimé, rédigé ou énoncé par quelque chose de manière directe, d’une façon claire et précise sur laquelle on ne peut se tromper. Par exemple, la résurrection du Seigneur Jésus est décrite de façon explicite dans les écritures. De même, que l’action du Saint-Esprit est démontrée explicitement dans le Nouveau Testament.

Aujourd’hui, bien des croyants ne croient pas certaines choses que la Bible mentionne explicitement. Par exemple, plusieurs affirment que le retour du Seigneur Jésus est une invention moderne. D’autres encore ne croient pas aux dons du Saint-Esprit. Ce n’est ici que quelques exemples.

Comme au temps de l’apôtre Paul cela créa une division entre les sadducéens et les pharisiens, aujourd’hui encore, ceux qui ne croient pas ce que la Bible mentionne explicitement vont créer une division entre les croyants. Pour expliquer cela, on dit que c’est une divergence d’opinions. Malheureusement, ce n’est pas le cas. C’est le syndrome du sadducéen. C’est le fait de ne pas croire ce que la Bible mentionne explicitement.

Lorsque nous étudions les prophéties du retour du Seigneur Jésus, je m’aperçois que la majorité des divisions entre croyants vient du fait du syndrome du sadducéen. C’est que des gens refusent de croire ce que la Bible mentionne explicitement sur le sujet.

Aujourd’hui, ce phénomène est particulièrement amplifié parce que des gens ont inventé des concepts que la Bible ne mentionne même pas explicitement. Par exemple, qu’il va y avoir deux retours du Seigneur Jésus. C’est aberrant d’entendre des choses de la sorte.

Une autre chose, c’est que Jésus va revenir et emmener les croyants au ciel avec lui pour une période de 7 ans. Encore ici, il n’y a aucune mention explicite de cela dans la parole de Dieu. Ce ne sont que des inventions purement humaines.

Puis on pousse les choses encore plus loin en disant que les chrétiens ne passeront pas au travers de la période des tribulations. Ils utilisent toutes sortes de stratagèmes pour faire dire à la Parole de Dieu ce qu’elle ne dit pas. Détournez-vous de ces gens-là parce que vous allez périr avec eux. Revenez au fondement même de la Parole de Dieu et cessez de croire toutes ces balivernes.

Certes, Jésus va revenir, c’est un fait déclaré explicitement dans la Bible. Cependant, le moment de son retour n’est pas mentionné. Il nous est dit : « Quant au jour et à l’heure où cela se produira, personne ne les connaît, ni les anges du ciel, ni même le Fils ; personne, sauf le Père, et lui seul. » (Matthieu 24.36) Alors, pourquoi inventer des concepts pour induire les chrétiens en erreur et leur donner de faux espoirs ? Jésus nous dit aussi en Matthieu 25.13 « C’est pourquoi, ajouta Jésus, tenez-vous en éveil, car vous ne savez ni le jour, ni l’heure de ma venue. » Il ne nous est pas dit d’essayer de déterminer le moment de sa venue. Il nous est dit de se tenir en éveil parce que nous ne savons pas. Ces deux derniers passages sont des mentions explicites de la Parole de Dieu qui nous mentionne que nous ne savons pas le moment de son retour.

Le rôle de la femme dans l’église est aussi d’enseigner et de prêcher

Les faux enseignements sont monnaie courante dans le corps de Christ dans ces jours qui sont la fin.

Nous voyons aujourd’hui, dans l’Église du Seigneur Jésus, beaucoup de faux enseignements. C’est-à-dire des enseignements qui sont tirés de passages de la Bible et malheureusement toujours tirés hors de leur contexte. Jésus nous a pourtant mis en garde contre cela lorsqu’il a dit :

Jésus leur répondit : faites bien attention que personne ne vous induise en erreur. Matthieu 24.4

Dans ces temps qui sont la fin, ces faux enseignements affluent et induisent les croyants dans l’erreur. Une multitude de chrétiens défendent ces faux enseignements sans se rendre compte qu’ils sont pris dans ces hérésies.

L’un de ceux-ci, sur lequel, je veux lever le voile, est cet enseignement qui dit que la femme ne peut pas enseigner dans l’église. Mais honnêtement, ça vient d’où ce concept erroné ? Où est-ce qu’ils ont été chercher cela dans la Parole de Dieu, la Bible ?

Apparemment, l’un des versets sur lequel ce faux enseignement s’appuie est celui-ci :

…que les femmes gardent le silence dans les assemblées ; car il ne leur est pas permis de parler. (1 Corinthiens 14.34)

Comme je le dis toujours, pour comprendre un passage, il nous faut toujours regarder le contexte dans lequel le verset est mentionné. Lorsque nous regardons le contexte, nous nous apercevons assez rapidement qu’il ne dit pas ce que certains prétendent qu’il dit.

Ce passage de 1 Corinthiens 14.34 est mentionné dans le contexte de l’ordre dans l’église qui est du verset 26 jusqu’au verset 40 de 1 Corinthiens 14. Mais que nous dit ce passage ?

À prime à bord, ce passage nous parle du bon ordre et de la décence dans les réunions en particulier en ce qui concerne les dons spirituels et les prophéties. Oui, vous avez bien lu. Il ne concerne pas l’enseignement de la femme dans l’église. Je le répète, il concerne les dons spirituels et les prophéties et non pas du fait que la femme puisse ou non enseigner ou prêcher dans l’église. Allons un peu plus loin.

Les versets vingt-sept et vingt-huit nous disent que si quelqu’un parle en langue, que ce soit deux personnes au plus, et il doit y avoir un interprète. Si personne ne peut interpréter, il doit se taire dans l’assemblée. Si quelqu’un prophétise, cela doit être fait de manière ordonnée, avec une ou deux personnes parlant à tour de rôle, et les autres écoutants.

Les versets vingt-neuf à trente-trois nous mentionnent que les prophètes doivent être en contrôle de leurs paroles, et les autres membres de l’assemblée peuvent juger de la prophétie. Ils nous disent aussi que Dieu n’est pas un Dieu de désordre, mais de paix. Puis, les femmes sont également exhortées à se taire dans les assemblées et à demander des explications à la maison si elles ont des questions. Comme vous pouvez le remarquer, jusqu’ici, il n’est nullement question d’interdiction d’enseignement pour la femme.

Les versets trente-quatre à trente-cinq nous mentionnent que les femmes sont instruites de se taire dans les assemblées, car il ne leur est pas permis de parler, mais elles doivent être soumises, comme le dit aussi la loi. Si elles ont des questions, elles doivent les poser à la maison. Jusqu’à maintenant, où est-ce que nous voyons qu’il est interdit aux femmes d’enseigner ou de prêcher dans l’église, dans ce contexte ? On va continuer avec les derniers versets au cas où Paul le mentionnerait explicitement.

Finalement, les versets trente-six à quarante l’apôtre Paul concluent en soulignant que la parole de Dieu ne vient pas seulement d’eux à Corinthe, mais de toutes les églises. Il exhorte les Corinthiens à rechercher le bien de l’Église et à respecter ces enseignements. Il insiste sur l’importance de la décence et de l’ordre dans les réunions de l’Église et encourage la prophétie. En fin de compte, il rappelle que tout doit être fait de manière appropriée et avec le souci de l’édification spirituelle de tous.

Je suis estomaqué de voir que certaines personnes peuvent être aussi malhonnêtes en tordant les sens des écritures pour satisfaire leur égo démesuré. Pour s’assurer qu’une femme qui est meilleure qu’eux ne les ridiculise devant toute l’assemblée.

Il y a un deuxième passage dans les écritures qui est plus explicite et que je me dois, pour être honnête de le mentionner. Il s’agit du passage de 1 Timothée 2.12 qui mentionne ceci :

Je ne permets pas à une femme d’enseigner, ni de prendre autorité sur l’homme. (1 Timothée 2.12)

Ici, c’est clair, mais encore une fois, regardons le contexte avant de crier victoire. Le contexte de ce verset se place dans l’attitude des hommes et des femmes dans la communauté. L’apôtre Paul écrit une lettre à Timothée, un jeune pasteur ou dirigeant de l’Église, pour lui donner des conseils et des instructions sur la manière de gérer l’Église à Éphèse. Dans ce passage, Paul discute de la décence et de l’ordre dans le culte public, et il fait des recommandations personnelles spécifiques concernant le rôle des hommes et des femmes.

Si vous remarquez bien dans ce contexte Paul, mentionne deux fois « Je veux » (1 Tm 2.8; 9) puis, une autre fois, il dira « Je ne permets pas » (1 Tm 2.12). Avez-vous remarqué que c’est son avis personnel qu’il donne ici ? Il ne dit pas que c’est quelque chose qu’il a reçu du Seigneur ou que c’est le Seigneur Jésus qui le dit. Non, c’est sa recommandation personnelle à Timothée.

Ce qu’il faut comprendre c’est que les épîtres du Nouveau Testament ne sont pas des livres de loi. Ce n’est pas la Torah des chrétiens. Les épitres du Nouveau-Testament décrivent des situations particulières que les églises vivaient et démontrent la façon dont les apôtres ont réglé ces cas particuliers. Tout comme nous aujourd’hui, nous vivons des problématiques particulières, dans nos églises, et appliquons des moyens particuliers pour régler les problèmes.

L’apôtre Paul dit à Timothée « je ne veux pas ». Ce n’est donc pas une règle à suivre. Cela devient une conviction personnelle de chaque dirigeant dans l’église.

Pour moi, les femmes ont le droit de prêcher ou d’enseigner. Elles ont quelque chose que le Seigneur a mis sur leur cœur et elles ont, tout aussi bien que les hommes, le droit de le dire. C’est ma conviction. Si vous avez la même conviction que l’apôtre Paul c’est correct aussi.

Cependant, ce qui n’est pas correct et qui devient un faux enseignement, qui induit les gens en erreur, c’est de dire que c’est ce que la Bible déclare. Parce qu’elle ne dit pas ça, et c’est important de comprendre cela.

En terminant, pourquoi l’apôtre ne voulait-il pas que les femmes enseignent, la Bible ne le dit pas, mais c’était certainement, une raison contextuelle. Et en étudiant d’autres passages, on peut s’apercevoir que la philosophie de Paul sur le sujet aurait apparemment changé.

De grâce, avant d’affirmer une soi-disant vérité de la Parole de Dieu, allez voir le contexte. C’est tellement important, dans un premier temps, pour mieux comprendre les écritures et ensuite pour éviter d’être induit en erreur.

Les faux enseignements sont monnaie courante dans le corps de Christ dans ces jours qui sont la fin. Il faut être très, très prudent et surtout, avant de répéter ce que nous avons entendu d’aller vérifier par nous-mêmes si ce qui nous est enseigné est conforme aux Écritures. C’est trop facile de se laisser embobiner par de faux enseignements.

Est-ce que la théorie de l’enlèvement avant la période des tribulations est réellement fondée sur les écritures ?

Lorsque nous étudions les passages du retour de Jésus dans la Bible, nous nous apercevons bien rapidement que quelque chose cloche avec la théorie de l’enlèvement avant les tribulations ou prétribulationnel.

Nous constatons que certains passages utilisés ne sont pas cohérents avec le sujet. Que leur contexte ne parle pas du tout de l’enlèvement des croyants. Pourtant, ils sont utilisés pour appuyer une fausse doctrine qui prône deux retours du Seigneur Jésus alors que la Bible ne parle que d’un seul retour.

Évidemment, cette théorie est tellement fascinante et douce à nos oreilles parce qu’elle nous éviterait de souffrir pendant la période des tribulations ce qui est un mensonge parce que la Bible mentionne que nous serons protégés à l’heure de la tentation qui va venir sur le monde (Ap 3.10), mais pas que nous serons enlevés avant la période des tribulations. C’est le mot grec tereo qui signifie surveiller, préserver, garder et non pas enlever qui est utiliser en Apocalypse 3.10. En aucun cas, ce mot ne signifie enlever. Parce que le mot enlever est la traduction du mot grec harpazo qui signifie saisir, arracher, enlever de force. Ainsi, nous pouvons constater que les deux mots n’ont pas la même signification. Si jean avait voulu dire que l’Église serait enlevée, il aurait utilisé le mot harpazo, alors qu’au contraire, il a utilisé le mot tereo. Les mots sont importants pour bien interpréter les Écritures. Dans ce cas-ci, les enseignants de l’enlèvement prétribulationnel (avant la période des tribulations) ont sciemment utiliser ce passage hors de son contexte en ignorant la signification même des mots utilisés pour que cela confirme leur fausse doctrine.

Ce type d’utilisation de passages hors de leur contexte et voulant leur faire dire ce qu’ils ne disent pas s’appelle des passages volés. Ce sont des passages ont été retirés de leur contexte et au quel on leur a donné une définition qu’ils n’avaient pas à l’origine. Ces mêmes versets, sont utilisés pour appuyer une fausse doctrine que nous appelons l’enlèvement prétribulationnel.

Cette théorie dit que Jésus va d’abord revenir dans les airs, au début de la période des tribulations, pour enlever son Église et l’amener au ciel avec lui pour une période de 7 ans et qu’ensuite, le Seigneur Jésus va revenir avec cette église pour y établir son royaume sur cette terre.

Il est vrai que Jésus va revenir et qu’il va enlever son Église (1 Thessaloniciens 4.15-17) ce sera au moment que le Père aura déterminé et celui-ci se produira dans un événement unique.

Malheureusement, cette théorie est appuyée sur ce que l’on appelle des extraits volés. C’est ce que je veux vous démontrer dans les prochains blogues.

Est-ce qu’Apocalypse 4.1 est un signe de l’enlèvement de l’Église par le Seigneur Jésus avant la période des tribulations ?

Après cela, je vis une porte ouverte dans le ciel. Et la voix que j’avais entendue me parler au début et qui résonnait comme une trompette me dit : Monte ici, et je te montrerai ce qui doit arriver après cela. Apocalypse 4.1

Pour nous aider à comprendre, regardons le contexte de ce passage qui mentionne que le chapitre quatre de l’Apocalypse se situe dans le contexte de la vision de l’apôtre Jean sur l’île de Patmos, dans laquelle il reçoit des révélations du Seigneur Jésus.

Au tout début du chapitre, Jean est invité à monter au ciel pour voir ce qui doit arriver par la suite. Il décrit alors une vision de la cour céleste de Dieu, où il voit un trône entouré de vingt-quatre anciens assis dessus. Les anciens sont vêtus de vêtements blancs et portent des couronnes d’or sur leur tête.

Il y a également des éclairs, des voix et des tonnerres qui sortent du trône, ainsi que sept lampes ardentes représentant les sept esprits de Dieu. Devant le trône, Jean voit également quatre êtres vivants – un lion, un veau, un homme et un aigle – chacun ayant six ailes et étant couvert d’yeux.

Dans l’ensemble, le chapitre quatre de l’Apocalypse introduit la vision de Jean du trône de Dieu et de ceux qui l’entourent dans la cour céleste, préparant ainsi le terrain pour les événements futurs qui seront décrits dans les chapitres suivants.

Lorsque nous regardons le contexte, il n’y a pas la moindre référence à un retour du Seigneur Jésus pour venir chercher son Église. Cette allusion à l’enlèvement de l’Église, parce que l’ange dit à Jean de monter, n’est que de la fantaisie intellectuelle. Une justification sans aucun fondement biblique d’un premier retour de Jésus pour venir chercher uniquement son église alors que le Nouveau Testament ne parle que d’un retour de Jésus accompagné de signes précédant son retour que Jésus lui-même nous a donné au chapitre 24 de l’Évangile de Matthieu.

Vous aussi, tenez-vous prêts, car c’est à un moment que vous n’auriez pas imaginé que le Fils de l’homme viendra.  Luc 12.40

C’est toujours la même chose que Jésus nous répète soit de se tenir prêt parce que c’est à un moment que nous n’aurions pas imaginé que Jésus reviendra. Pourquoi prendre des passages qui n’ont aucun rapport avec un enlèvement prétribulationel et les accoler ensemble pour en faire une théologie plus que douteuse ?

Est-ce que le passage d’Apocalypse 3.10 confirme un enlèvement avant la période des tribulations ?

« Tu as gardé le commandement de persévérer que je t’ai donné. C’est pourquoi, à mon tour, je te garderai à l’heure de l’épreuve qui va venir sur le monde entier pour éprouver tous les habitants de la terre. » Apocalypse 3.10

Apocalypse 3.10 est un verset biblique du Nouveau Testament qui fait partie d’une lettre de Jésus à l’église de Philadelphie. Voici le contexte de ce passage :

La lettre de Jésus à l’église de Philadelphie fait partie des sept lettres adressées aux églises d’Asie Mineure dans le livre de l’Apocalypse. Dans cette lettre, Jésus félicite les membres de l’église pour leur persévérance et leur fidélité malgré les persécutions qu’ils ont subies.

Dans Apocalypse 3.10, Jésus promet à l’église de Philadelphie qu’il les gardera à l’heure de l’épreuve qui va venir sur toute la terre pour éprouver les habitants de la terre. Cette « heure de l’épreuve » peut être interprétée comme une période de tribulation ou de grande détresse.

Jésus encourage l’église de Philadelphie à rester ferme dans leur foi et à persévérer dans l’accomplissement de ses commandements, afin qu’ils puissent recevoir la couronne de la vie éternelle. Il les assure que leur fidélité sera récompensée et qu’ils ne seront pas éprouvés au-delà de ce qu’ils peuvent supporter.

Le contexte global de ce passage est donc un encouragement à la persévérance et à la fidélité dans la foi malgré les persécutions et les difficultés, avec la promesse de la protection divine pour ceux qui restent fermes dans leur engagement envers Jésus-Christ.

En aucun temps le contexte de ce passage ne fait référence à un enlèvement de l’église par le Seigneur Jésus pour les amener au ciel avant la période des tribulations. Il est faux de croire qu’il en est ainsi parce que la Bible ne parle que d’un seul retour de Jésus et non pas de deux.

Ce que ce passage nous démontre n’est pas que nous serons retirés lors de l’heure de l’épreuve qui va venir sur le monde entier pour éprouver tous les habitants de la terre. Bien au contraire, ce que ça nous dit c’est que nous serons protégés pendant cette période. Le Seigneur ne nous abandonnera pas. Pourquoi nous enlèverait-il alors que nous serons les témoins de son amour et de sa grâce pour toute l’humanité ?

Ce passage aussi est un faux enseignement qui donne de faux espoirs. Des milliers de croyants attendent le retour de Jésus avant la période des tribulations. Malheureusement, ils vont être réellement pris au dépourvu lorsque les événements de la période des tribulations vont commencer à se produire et qu’ils seront toujours là. Le Seigneur nous demande de prier sans relâche pour que Dieu nous donne la force d’échapper à tout ce qui doit arriver. (Lc 21.36) Il ne nous demande pas d’espérer en un enlèvement qui nous épargnerait de la période des tribulations.

Est-ce exacte de dire que Jésus reviendra avant la période des tribulations selon le passage de 1 Corinthiens 15.51-52 ?

Voici, je vais vous révéler un mystère : nous ne passerons pas tous par la mort, mais nous serons tous transformés, 52 en un instant, en un clin d’œil, au son de la trompette dernière. Car, lorsque cette trompette retentira, les morts ressusciteront pour être désormais incorruptibles, tandis que nous, nous serons changés. (1 Co 15.51-52)

Le contexte de ce passage nous parle de la transformation des croyants lors du retour de Jésus. Il n’y a aucune allusion sous quelque forme que ce soit qui nous fasse croire que Jésus reviendra avant la période des tribulations pour enlever son Église et l’amener au ciel avec lui. Cela revient à dire qu’il y aurait deux retours de Jésus alors que la Bible ne parle que d’un seul retour.

La première épître aux Corinthiens a été écrite par l’apôtre Paul pour répondre à des questions et des préoccupations spécifiques concernant la vie chrétienne à Corinthe. Dans le chapitre 15, Paul parle de la résurrection des morts et de la transformation des croyants lors du retour de Jésus.

Paul explique que la mort n’a pas le dernier mot pour les croyants en Jésus-Christ, car Jésus est ressuscité des morts. Il souligne également que la résurrection des morts est une doctrine centrale de la foi chrétienne, car elle atteste de la victoire de Jésus sur la mort et le péché.

Dans 1 Corinthiens 15.51-52, Paul décrit la transformation qui se produira lors du retour de Jésus. Il explique que « nous ne passerons pas tous par la mort, mais nous serons tous transformés, en un instant, en un clin d’œil ». Il ajoute qu’au « son de la trompette dernière » les morts ressusciteront pour être transformés, et que les croyants qui sont encore vivants seront également transformés.

C’est exactement la même description que nous retrouvons dans 1 Thessaloniciens 4.16-17 : « En effet, au signal donné, sitôt que la voix de l’archange et le son de la trompette divine retentiront, le Seigneur lui-même descendra du ciel, et ceux qui sont morts unis à Christ ressusciteront en premier lieu. 17 Ensuite, nous qui serons restés en vie à ce moment-là, nous serons enlevés ensemble avec eux, dans les nuées, pour rencontrer le Seigneur dans les airs. Ainsi nous serons pour toujours avec le Seigneur.

Le contexte global de ce passage est l’assurance de la résurrection des morts et de la transformation des croyants lors du retour de Jésus. Paul encourage les croyants à vivre dans l’attente de ce grand événement, en étant fermes et constants dans leur foi et en sachant que leur travail pour le Seigneur ne sera pas vain.

Rien dans ce passage ni dans ce contexte ne laisse présager un retour du Seigneur pour enlever ou prendre son église et l’amener avec lui dans le ciel pour ensuite revenir à la fin de la période des tribulations pour y instaurer son règne de 1000 ans. C’est un faux enseignement qui donne de faux espoirs. Très honnêtement, la Bible nous enseigne que les croyants devront passer par la période des tribulations dans l’attente du retour du Seigneur Jésus, ce qui sera leur plus grande délivrance lorsque Jésus apparaîtra dans les cieux.

Est-ce juste de dire que Jésus reviendra avant la période des tribulations selon le passage de 1 Thessaloniciens 4.16-17 ?

La croyance selon laquelle Jésus reviendra avant la période des tribulations est appelée le prétribulationnisme, et cette croyance est basée sur une interprétation de divers passages bibliques. Voici l’un de ces passages les plus souvent cités pour soutenir cette croyance :

« Car le Seigneur lui-même, à un signal donné, à la voix d’un archange, et au son de la trompette de Dieu, descendra du ciel, et les morts en Christ ressusciteront premièrement. Ensuite, nous les vivants, qui seront restés, nous serons tous ensemble enlevés avec eux sur des nuées, à la rencontre du Seigneur dans les airs, et ainsi nous serons toujours avec le Seigneur. » 1 Thessaloniciens 4.16-17

Le contexte de ce passage nous dit que l’apôtre Paul écrivit une lettre aux Thessaloniciens à une époque où l’Église de Thessalonique était confrontée à de nombreuses difficultés et persécutions. Certains membres de l’Église étaient décédés, ce qui avait suscité des inquiétudes quant à leur sort après la mort et au retour de Jésus. Paul écrit donc pour les rassurer et pour leur donner de l’espoir.

Ainsi, dans 1 Thessaloniciens 4, Paul parle de la résurrection des morts et du retour de Jésus. Il explique que ceux qui sont morts en Christ seront ressuscités lors du retour de Jésus, et que ceux qui sont encore en vie à ce moment-là seront enlevés pour rencontrer le Seigneur dans les airs.

En résumé, le contexte de 1 Thessaloniciens 4.16-17 est un encouragement de Paul aux croyants de Thessalonique à avoir de l’espoir et de la confiance dans la promesse du retour de Jésus, malgré les difficultés et les incertitudes de leur situation.

En aucun temps, comme vous pouvez le constater, il n’est question d’un retour de Jésus dans les airs pour enlever son Église, avant la période des tribulations, et l’amener au ciel avec lui. Le contexte ne parle absolument ne laisse aucunement entrevoir un seul allusion à un enlèvement prétribulationnel. En faite, c’est un faux enseignement qui donne de faux espoirs aux croyants. Comment peut-on en déduire que c’est d’un enlèvement prétribulationnel dont il s’agit?

Le Nouveau Testament est clair sur le sujet. Il n’y a qu’un seul retour de Jésus et celui-ci est mentionné en Matthieu 24.26-44. Ce passage de 1 Thessaloniciens 4.16-17 vient simplement ajouter des éléments pertinents à ce que Jésus a déjà dit en Matthieu 24.30-31:

« C’est alors que le signe du Fils de l’homme apparaîtra dans le ciel. Alors tous les peuples de la terre se lamenteront, et ils verront le Fils de l’homme venir sur les nuées du ciel avec beaucoup de puissance et de gloire. 31 Il enverra ses anges rassembler, au son des trompettes éclatantes, ses élus des quatre coins du monde, d’un bout à l’autre de l’univers. » Matthieu 24.30-31

Ce que nous pouvons constater c’est que paul décrit simplement ce moment de délivrance des croyants lorsque Jésus reviendra et non pas un retour avant la périodes des tribulations pour enlever son église et l’amener au ciel.

Les croyants seront présent sur la terre pendant la période des tribulations

13 Alors l’un des représentants du peuple de Dieu prit la parole et me demanda : Ces gens vêtus d’une tunique blanche, qui sont-ils et d’où sont-ils venus ? 

14 Je lui répondis : Mon seigneur, c’est toi qui le sais. 

Il reprit : Ce sont ceux qui viennent de la grande détresse. Ils ont lavé et blanchi leurs tuniques dans le sang de l’Agneau. 15 C’est pourquoi ils se tiennent devant le trône de Dieu et lui rendent un culte nuit et jour dans son temple. Et celui qui siège sur le trône les abritera sous sa tente. 

16 Ils ne connaîtront plus ni la faim, ni la soif ; ils ne souffriront plus des ardeurs du soleil, ni d’aucune chaleur brûlante. 17 Car l’Agneau qui est au milieu du trône prendra soin d’eux comme un berger, il les conduira vers les sources d’eaux vives, et Dieu lui-même essuiera toute larme de leurs yeux. Apocalypse 7.13-17

Dans l’église actuellement, il y a un débat sur le moment de l’enlèvement de l’Église du Seigneur Jésus par rapport à la période des tribulations. Les principaux points de vue sont l’enlèvement prétribulationnel qui signifie avant la période des tribulations, l’enlèvement mitribulationnel qui signifie au milieu de la période des tribulations et finalement l’enlèvement post-tribulationnel qui signifie à la fin de la période des tribulations. Mentionnons que la période des tribulations sera d’une durée de 7 ans selon Daniel 9.27.

Il est important de comprendre que la période des tribulations est une période pendant laquelle Dieu se concentre sur Israël. Et cela signifie que l’église sera présente pendant cette période. Les défenseurs de la théorie de l’enlèvement prétribulationnel affirment que l’Église ne peut pas être présente. Quelques exemples nous démontrent que même si Dieu exerce un jugement sur une nation, ses enfants sont présents et protégés des fléaux qui sévissent sur la nation fautive.

Par exemple, lorsque Dieu exerça son jugement sur les Égyptiens (Ex 7.1-12.29), il n’a pas retiré le peuple hébreu pendant ce temps. Au contraire, il l’a protégé. Lorsque Dieu dit que nous serons gardés ou protégés, selon les versions bibliques, de l’heure de l’épreuve qui va venir sur le monde (Ap 3.10), cela ne signifie absolument pas qu’il va nous enlever avant cette période d’épreuve. Le mot gardé et enlever est très différent du fait de leur signification.

Un autre exemple de cela est lors du déluge. Ce fut une période de jugement sur toute la terre et Dieu n’a pas enlevé Noé et sa famille. Non, au contraire, il les a gardés de ce moment d’épreuve les mettant à l’abri dans un bateau. De même, les croyants seront gardés pendant la période des tribulations en étant à l’abri dans l’Église du Seigneur Jésus.

C’est vrai qu’il est écrit dans le livre de Daniel au chapitre 7 et le verset 21 que l’Antéchrist fera la guerre aux membres du peuple saint qu’il remportera la victoire sur eux. C’est écrit la même chose dans le livre de l’Apocalypse chapitre 13 et le verset 7, mais avec une petite différence comme quoi il fut permis à l’Antéchrist de faire la guerre aux membres du peuple saints et de les vaincre. Ces passages sont particulièrement significatifs et prouvent hors de tout doute que les croyants seront bien présents lors de la période des tribulations, mais qu’ils seront gardés.

Cependant, comment peuvent-ils être gardés s’il est permis à l’Antéchrist de leur faire la guerre et de tuer les membres du peuple saint ? C’est la même chose pour Jésus. Il fut condamné et mis à mort. Pourtant, il était le fils de Dieu et il avait tous les pouvoirs pour éviter cela. Pouvons-nous dire que Dieu n’a pas gardé Jésus lors de l’épreuve qu’il a vécue. Bien sûr que non. Nous savons aujourd’hui que Jésus est ressuscité et que cela nous a démontré sans l’ombre d’un doute que Dieu l’avait gardé lors de cette épreuve. S’il n’avait pas été gardé, il ne serait jamais ressuscité.

C’est la même chose pour les croyants. Ce que nous voyions avec Jésus c’est que la mort n’est pas la défaite. Que la mort ne signifie pas que le croyant n’est pas gardé par Dieu. C’est la résurrection qui fait foi de tout. De même que Dieu ressuscita Jésus ainsi il fera aussi la même chose avec les croyants qui seront mis à mort pendant la période des tribulations. (Ap 7.14) Ils vont ressusciter et vont rejoindre Jésus en premier lorsqu’il va revenir. (1 Th 4.16) Comme l’apôtre Paul disait : « Pour moi, en effet, la vie, c’est Christ, et la mort est un gain. » (Ph 1.21) Pourquoi la mort était-elle un gain pour l’apôtre? Simplement, parce qu’il avait la conviction que Dieu le ressusciterait des morts un jour. Et quelques millénaires auparavant Job avait la même espérance lorsqu’il disait : « Mais je sais, moi, que mon défenseur est vivant : en dernier lieu il surgira sur la poussière. Après que cette peau aura été détruite, moi, dans mon corps, je contemplerai Dieu. » (Jb 19.25-26)

C’est cette espérance de la résurrection qui nous donne espoir. Ce n’est pas la vie dans ce monde. Mon corps est poussière et un jour il retournera à la poussière. (Ge 3.19) La mort est un gain parce que le jour où Jésus apparaîtra dans le ciel, je sais que mort ou vivant je monterai à sa rencontre. Si je dois mourir pendant la période des tribulations et bien ce sera une victoire pour le Seigneur.

Le Seigneur nous dit : « Restez sur vos gardes et priez sans relâche que Dieu vous donne la force d’échapper à tout ce qui doit arriver et de vous présenter debout devant le Fils de l’homme. » Cela n’est-il pas un indice de plus que nous serons sur la terre pendant la période des tribulations ?

Attention de ne pas vous laissez séduire

Il y a beaucoup de faux enseignements qui circule dans le peuple de Dieu et ceux-ci n’ont pour but que de séduire les croyants et des écartés de la vérité. Parce qu’un faux enseignement donne de faux espoirs et une fausse sécurité.

Par exemple, il y a un enseignement qui circule dans l’Église et cela depuis de nombreuses années. Cet enseignement stipule que les croyants ne passeront pas au travers de la période des tribulations qui est annoncée dans le livre de l’Apocalypse.

Les adeptes de cet enseignement prétendent que Jésus va revenir prendre son Église juste avant la période des tribulations. D’autres, encore, enseignent que cet enlèvement se fera au milieu de cette période de 7 ans de grandes tribulations qui va s’abattre sur le monde.

Le problème avec ce faux enseignement est qu’il donne de faux espoirs et une faisse sécurité aux croyants. Ceux-ci pensent à tort qu’ils vont échapper à cette période. Malheureusement, ce n’est pas ce qui est démontré dans le Nouveau Testament.

Dans la Bible Louis Second (BLS), il est question des saints qui sont mentionnés dans le livre de l’Apocalypse. Le mot saint est la traduction française du mot grec hagios. Ce mot apparaît 211 fois dans le Nouveau Testament et il est traduit par chose très sainte, consacrée, un saint. Donc, lorsque la BLS utilise les saints, elle fait référence aux croyants.

Cependant, dans la Bible Juive Complète (BJC) le mot hagios est traduit par ton peuple. Ceci pourrait peut-être nous indiquer qu’il s’agit du peuple juif, seulement ce n’est pas le cas. Tout simplement, parce que partout dans tout le Nouveau Testament lorsqu’il est fait mention de ton peuple, cela fait référence aux croyants nés de nouveau et jamais au peuple hébreu comme cela est démontré dans l’Ancien Testament.

Maintenant, dans la Bible du Semeur, révision 2015 (BDS), que j’utilise, c’est l’expression peuple saint ou membre du peuple saint qui est utilisé. Honnêtement cette expression nous donne une excellente traduction du mot hagios lorsqu’il est question des croyants nés de nouveau.

Je vais vous donner quelques exemples d’utilisation du mot hagios dans le livre de l’Apocalypse.

Les autres peuples s’étaient soulevés dans leur fureur, mais ta colère est arrivée. L’heure est venue où tous les morts seront jugés, et où tes serviteurs les prophètes, et les membres du peuple saint, eux qui te craignent, petits et grands, seront récompensés. C’est aussi le moment où ceux qui détruisent la terre seront détruits.

Apocalypse 11.18

Nous avons, ici, dans ce passage, une très belle illustration de la promesse qui est faite aux croyants. Alors que tous les morts seront jugés, les serviteurs de Dieu, quant à eux, seront récompensés. L’expression les membres du peuple saint est la traduction du mot grec hagios.

Il lui fut même permis de faire la guerre aux membres du peuple saint et de les vaincre. Elle reçut autorité sur tout peuple, toute tribu, toute langue et toute nation.

Apocalypse 13.17

Si apparemment, comme le prétendent, les adeptes de la théorie de l’enlèvement avant la période des tribulations, comment se fait-il que l’on parle ici des membres du peuple saint ? La réponse est bien simple. Les croyants seront présents pendant toute la période des tribulations et c’est seulement au moment de la fin que reviendra Jésus et qu’il prendra avec lui ceux qui seront restés en vie à ce moment. D’ailleurs, ce passage est corroboré par l’apôtre Paul lorsqu’il dit :

Ensuite, nous qui serons restés en vie à ce moment-là, nous serons enlevés ensemble avec eux, dans les nuées, pour rencontrer le Seigneur dans les airs. Ainsi nous serons pour toujours avec le Seigneur.

1 Thessaloniciens 4.17

Paul parle aussi dans le passage précédent que lorsque Jésus va revenir, les morts en Christ vont ressusciter les premiers. Donc tous ceux qui auront subi la persécution pendant la période des tribulations et qui auront perdu leur vie la retrouveront au retour de Jésus. N’est pas là un réel encouragement ?

Les mots « Nous qui serons restés en vie » nous démontrent bien que la persécution qui va faire rage sera grande et dévastatrice comme nous le dit Jésus :

Car à ce moment-là, la détresse sera plus terrible que tout ce qu’on a connu depuis le commencement du monde ; et jamais plus, on ne verra pareille souffrance.

Matthieu 24.21

Les croyants seront témoins de cela, parce qu’ils seront présents lors de la période des tribulations. Il ne faut pas se faire d’illusion et au contraire, nous préparer à tenir bon et même à mourir pour notre foi.

La théorie de l’enlèvement avant les tribulations donne de faux espoirs et laisse un nombre grandissant de croyants qui seront pris au dépourvu lorsque l’antéchrist se manifestera et que les persécutions vont commencer à faire rage contre le peuple de Dieu.

C’est là que les membres du peuple saint, ceux qui obéissent aux commandements de Dieu et vivent selon la foi en Jésus, doivent faire preuve d’endurance.

Apocalypse 14.12

Il est bien évident qu’à partir du chapitre quatre, jusqu’au chapitre 20 du livre de l’Apocalypse que le mot église ekklesia n’est plus mentionné. Cela ne signifie pas que les croyants ne seront plus présents sur la terre lors de la période des tribulations. Parce que les croyants que nous appelons aussi les saints hagios seront bien présents à ce moment-là.

Ce message n’a pas pour but de faire peur, mais d’avertir les croyants de ne pas se laisser séduire par de faux enseignements qui donnent de faux espoirs et une fausse sécurité. Préparons-nous pour cette période en nous appuyant dès maintenant sur le Seigneur dans les épreuves que nous vivons aujourd’hui. Mettons en Dieu, dès à présent, toute notre confiance sachant qu’il saura nous protéger et nous garder dans sa main. Comme Jésus a dit :

Or, celui qui m’a envoyé veut que je ne perde aucun de ceux qu’il m’a donnés, mais que je les ressuscite au dernier jour. 40 Oui, telle est la volonté de mon Père : que tous ceux qui tournent leurs regards vers le Fils et qui croient en lui, possèdent la vie éternelle, et moi, je les ressusciterai au dernier jour.

Jean 6.39-40

Comme l’apôtre Paul disait :

Qu’est-ce qui pourra nous arracher à l’amour de Christ ? La détresse ou l’angoisse, la persécution, la faim, la misère, le danger ou l’épée ? 36 Car il nous arrive ce que dit l’Écriture : à cause de toi, nous sommes exposés à la mort à longueur de jour. On nous considère comme des moutons destinés à l’abattoir. 37 Mais dans tout cela nous sommes bien plus que vainqueurs par celui qui nous a aimés. 38 Oui, j’en ai l’absolue certitude : ni la mort ni la vie, ni les anges ni les dominations, ni le présent ni l’avenir, ni les puissances, 39 ni ce qui est en haut ni ce qui est en bas, ni aucune autre créature, rien ne pourra nous arracher à l’amour que Dieu nous a témoigné en Jésus-Christ notre Seigneur.

Romains 8.35-39

La théorie de l’enlèvement prétribulationnel ne tient pas la route

On nous a enseigné depuis des décennies que les chrétiens ou l’Église du Seigneur Jésus seraient enlevés avant ou pendant la période des tribulations. Ils ont justifié leur point en affirmant que parce que le mot Église n’apparaissait plus dans le livre de l’Apocalypse du chapitre quatre jusqu’au chapitre vingt et un, cela voulait dire que l’Église avait été enlevée auparavant. Bien entendu, cette affirmation est vraie et tout aussi fausse. Voici pourquoi.

C’est vrai que le mot Église ekklesia n’apparait plus dans l’apocalypse du chapitre quatre jusqu’au chapitre vingt et un. Seulement, c’est une demi-vérité parce qu’il y a des synonymes qui identifie très bien les croyants comme passant au travers de la période des tribulations.

Seulement ces faux prophètes ont inventé une histoire pour faire croire que les saints[1] ou les membres du peuple saint[2] n’étaient pas les chrétiens. Cependant, dans tout le Nouveau Testament, le mot grec hagios identifie les chrétiens. Alors, pourquoi est-ce que ce serait différent dans le livre de l’Apocalypse ?

Également pour que cet argument soit viable, il faudrait que le récit du livre de l’Apocalypse soit chronologique et pourtant il ne l’est pas.

Maintenant, regardons un passage que Jean écrit et qui est tout de même assez révélateur.

Moi, Jésus, j’ai envoyé mon ange pour rendre témoignage à ces vérités destinées aux Églises. Apocalypse 22.16

Ce passage apparait au dernier chapitre du livre de l’Apocalypse. Nous y voyons bien le mot « Églises ». Si nous lisons bien, nous constatons que Jésus est en train de dire qu’il a envoyé son ange pour rendre témoignage des vérités, contenues dans le livre de l’Apocalypse, destinée aux églises.

Ce qui veut dire que ce qui est écrit dans le livre de l’Apocalypse est destiné aux églises. Et si l’Église devait être enlevée avant, la période des tribulations, comme le prétendent les adeptes de l’enlèvement prétribulationnel, pourquoi écrire toute une série d’événements aux Églises si celle-ci est enlevée et ne soit pas concerné par ces événements ?

Vous conviendrez avec moi que ce simple argument nous démontre que l’enlèvement de l’Église du Seigneur Jésus avant la période des tribulations ne tient véritablement pas la route.


[1] Traduction du mot grec hagios par la Bible Louis-Segond

[2] Traduction du mot hagios par la Bible du Semeur

« L’un sera emmené, l’autre laissé » est un autre verset tiré hors de son contexte pour appuyer la fausse doctrine de l’enlèvement de l’Église avant ou pendant la période des tribulations.

40 Alors deux ouvriers travailleront côte à côte dans un champ : l’un sera emmené, l’autre laissé. 41 Deux femmes seront en train de tourner la pierre de meule : l’une sera emmenée, l’autre laissée.

La Bible du Semeur (Colorado Springs: Biblica, 2015), Mt 24.40–41.

D’où vient l’idée que ce passage concerne un enlèvement qui aurait lieu avant ou pendant la période des tribulations ? Tout le chapitre de Matthieu 24 est un discours de Jésus à ses disciples du temps et également à nous aujourd’hui. Jamais, il n’a été question d’un enlèvement de l’Église spécifiquement avant ou pendant la période des tribulations. Le contexte de tout ce chapitre concerne la seconde venue de Jésus.

Le concept de laisse dernière a été prêché dans de nombreux sermons. Il fut promu dans de nombreux livres et même des films ont été produits en mettant de l’avant un enlèvement de l’Église avant ou pendant la période des tribulations. Est-ce que vous vous êtes déjà demandé où dans les écritures on retrouve la mention d’un groupe de personnes qui sont enlevées et que le reste du groupe est laissé derrière, simplement parce que ces gens ne sont pas de bons chrétiens et qu’ils devront vivre la période des tribulations comme punition ?

C’est encore une fois, un autre passage qui a été sorti de son contexte et qui a été appliqué pour soutenir la fausse doctrine de l’enlèvement avant ou pendant la période des tribulations. Tout le chapitre de Matthieu 24 est écrit dans le contexte du retour de Jésus après la période des tribulations. Il nous parle des signes qui précèdent son retour. Il nous mentionne des avertissements à prendre en compte. Dans tout le chapitre, il n’y a pas une seule mention ou encore une allusion à un possible enlèvement prétribulationnel.

Ceci n’est qu’un exemple de plus d’une fausse affirmation menant à une notion populaire, mais erronée. Tous ces versets de Matthieu 24 et 25 parlent clairement dans leur contexte de la Seconde Venue de Jésus. Le verset 39 termine par : « Ce sera la même chose lorsque le fils de l’homme viendra. » Puis le verset 40 commence par le mot « alors » se référant à l’événement précédemment décrit dans le chapitre, et l’événement mentionné antérieurement n’est pas l’enlèvement de l’Église, mais bien le retour du Seigneur Jésus.

Je me demande quel avantage, il y a à promouvoir et enseigner une fausse doctrine. Celle-ci ne fait que détourner les croyants sincères de ce que dit réellement la Parole de Dieu. Je trouve cela tellement cruel de vouloir faire du mal à l’Église du seigneur Jésus. Ce qui est le plus aberrant c’est des croyants matures qui se laissent embobiner si facilement par de telle falsification de la Parole de Dieu. On se retrouve comme au temps de l’apôtre Paul alors qu’un groupe, soi-disant chrétien, enseignait que pour être sauvé il fallait être circoncis. (Ac 15.5)

De plus, ce qui déraisonnable, c’est la façon dont les prédicateurs qui prônent l’enlèvement avant ou pendant la période des tribulations iront si loin pour vous convaincre que Matthieu 24 concerne les relations de Dieu avec les Juifs à la fin des temps et non l’Église. Ils vont vous dire que les élus de Matthieu 24.31 ne sont pas vraiment l’Église, mais des Juifs qui ont été sauvés pendant la période des tribulations.

Sans vergogne, ils vont sortir tous ces versets de leur contexte et leur attribuer une nouvelle compréhension et les utiliser pour enseigner un supposé enlèvement prétribulationnel de l’Église. Ce qui est triste c’est que peu ne se rendent pas compte de cela.

En même temps, je me demande comment les gens peuvent-ils s’engager dans de telles pratiques trompeuses et ne pas être dérangés par cela. La théorie qui veut que l’Église soit enlevée avant ou pendant la période des tribulations regorge d’idées tellement contradictoires et de suppositions farfelues !

Il n’y a pas deux venues de Jésus, il n’y en a qu’une seule et c’est après la période des tribulations comme Jésus lui-même le dit. Ne changez pas ce que Jésus a dit parce que ça ne se fait pas.

On vous manipule et l’on vous ment par la théorie de l’enlèvement de l’Église avant ou pendant la période des tribulations en falsifiant les propos mêmes de Jésus.

Luc 17.26-30 Le jour où le Fils de l’homme reviendra, les choses se passeront comme au temps de Noé : 27 les gens mangeaient, buvaient, se mariaient et étaient donnés en mariage, jusqu’au jour où Noé entra dans le bateau. Alors vint le déluge qui les fit tous périr. 28 C’est encore ce qui est arrivé du temps de Loth : les gens mangeaient, buvaient, achetaient, vendaient, plantaient, bâtissaient. 29 Mais le jour où Loth sortit de Sodome, une pluie de feu et de soufre tomba du ciel et les fit tous périr. 30 Il en sera de même le jour où le Fils de l’homme apparaîtra.

Nous entendons des prédicateurs dirent qu’avant que Jésus ne revienne secrètement pour prendre son église avant ou au milieu de la période des tribulations ce sera comme au temps de Noé et de Lot. Ici, ils mentionnent que Jésus fait référence à l’enlèvement de l’Église avant ou au milieu de la période des tribulations. Pourtant, le début de ce passage dit bien « Le jour où le Fils de l’homme reviendra ». Ceci est une allusion au retour de Jésus après que l’Église aura passé par la période des tribulations.

Cependant, la seconde venue de Jésus viendra seulement après la période des tribulations. Il n’y aura pas d’enlèvement de l’église avant ou pendant la période des tribulations. C’est un mensonge. C’est un faux enseignement qui n’a pour but que de donner un faux espoir aux croyants en les leurrant leur mentionnant qu’ils ne souffriront pas comme croyant sur cette terre.

Cet enseignement est très subtil parce qu’il insinue que Jésus faisait référence à un enlèvement avant ou au milieu de la période des tribulations. La bible ne parle pas de deux retours de Jésus (que je développerai dans d’autres blogues). Elle parle d’un seul retour et celui-ci se fera après la période des tribulations. Tournez ça comme vous voulez c’est ce que la Parole de Dieu nous enseigne. Ce sont les paroles mêmes de Jésus.

L’enlèvement avant ou pendant la période des tribulations est un enseignement des hommes basé sur des passages tirés hors de leur contexte pour appuyer une théorie complètement fausse. Cela a besoin d’être dénoncé. Trop de gens croient et défendent ce mensonge sans en avoir vérifié l’exactitude dans les Écritures.

En regardant de plus près la théorie qui dit que l’Église sera enlevée avant ou pendant la période des tribulations, nous nous rendons bien compte combien de passages qui font référence au retour de Christ ont été carrément extrait de leur contexte pour appuyer cette théorie, que je dirais farfelue, simplement parce que la théorie de l’enlèvement avant ou pendant la période des tribulations n’est pas scripturaire. Elle n’a aucune référence honnête dans la Parole de Dieu.

Malheureusement, plusieurs autres enseignants utilisent une interprétation tordue de ces versets pour avancer un certain nombre de faux enseignements sur la fin des temps. Ces gens affirment que Jésus comparait les conditions de vie de l’époque de Noé et de Lot similaire à la nôtre. Pourtant, ce passage ne parle pas de condition de vie de notre société et du caractère du pécheur. Je ne vois rien de cela dans ce passage. Au contraire, ce sur quoi Jésus met l’accent est que la vie se poursuivait normalement jusqu’à ce que le jugement tombe sur eux. Honnêtement, nous pouvons affirmer, sans nous tromper, qu’il existe certaines similitudes entre l’époque de Noé, de Lot et la nôtre. Mais l’objectif de Jésus n’était pas de souligner cette situation de décadence des peuples.

Le point de Jésus était de démontrer la similitude de la destruction soudaine des méchants après la délivrance des justes tant à leur époque que lorsque Jésus va revenir vers la fin de la période des tribulations comme la Bible le démontrent clairement.

Le jour même où Dieu ferma la porte du bateau, sa colère commença à descendre sur les méchants. Le jour où Lot quitta Sodome et entra dans Tsoar, la destruction s’abattit sur les méchants. Dans ces deux exemples, Dieu n’a pas fermé la porte du bateau sept ans ou trois ans et demi avant d’envoyer les eaux du déluge. La même chose pour Lot, il ne l’a pas retiré de Sodome et envoyé à Tsoar sept ans ou trois ans et demi avant d’exercer son jugement. Si vous lisez le texte dans Genèse chapitre 19, vous vous apercevrez que c’est Lot qui a choisi sa destination et ce n’était pas au ciel. Ce que Jésus enseigne comme modèle prophétique c’est que la destruction soudaine arrive le même jour.

Le même jour, Jésus revient dans les airs avec gloire et puissance. Il ressuscite les morts en Christ puis enlève les croyants qui attendaient son retour et une destruction soudaine s’abat sur les méchants. C’est ce que ce passage nous enseigne.

Ceci est un exemple de comment les enseignants de l’enlèvement avant ou au milieu de la période des tribulations s’y prennent pour étayer leur théorie qui n’a aucun fondement biblique. C’est de la manipulation pure et simple. C’est une attaque à votre intelligence sans vergogne.

ATTENTION aux pratiques trompeuses

Les gens honnêtes, qui prêchent la vérité n’ont pas besoin d’essayer quoi que ce soit pour faire croire aux gens que c’est la vérité qui est prêchée. En contrepartie, les gens qui prêchent des demi-vérités ou des mensonges ont besoin d’user de stratagème pour que les croyants croient leur mensonge.

Lorsque nous nous apercevons que ce sont des pratiques trompeuses, encore faut-il les discerner, nous devrions toujours nous arrêter pour les remettre en question. À tout le moins en vérifier la véracité dans la Parole de Dieu. Mais combien le font réellement ? La plupart du temps, nous acquiesçons et acceptons ce qui nous est dit sans vérifier.

Il m’arrive d’utiliser des versets isolés ou même seulement des portions de versets dans mes prédications. Je les utilise par manque de temps dans un exposé parce qu’en réalité personne ne peut raisonnablement pas lire chaque contexte en entier. Seulement cette pratique engendre le risque de s’éloigner de la vérité que le verset est censé nous enseigner et pour être honnête cela m’est arrivé.

Les chrétiens font confiance naturellement aux prédicateurs et, en cela, il y a un risque de manipulation et de tromperie. Nous voyons cela surtout lorsqu’une personne écoute une prédication, par exemple sur internet, et qu’elle ne connait pas le prédicateur. Il pourrait enseigner une fausseté et le croyant accepterait ce qui lui est enseigné sans rien vérifier. Connaître le prédicateur est très important parce qu’il y a une confiance réciproque qui s’installe entre les deux et chacun voudra être le plus honnête possible avec l’autre.

Vous savez, la pratique qui consiste à extraire de son contexte un passage et de l’utiliser pour enseigner une idée qui ne se trouve pas dans le contexte est appelé une tromperie. Seulement, il y a un réel danger pour les chrétiens qui manquent de discernement ou qui font confiance aveuglément sans rien vérifier ce qui leur est enseigné. Ce sont des concepts empoisonnés qui deviennent des vérités, malheureusement des vérités sans fondement scripturaire.

Une chose à faire pour se protéger est de prendre le temps de lire le passage dans son contexte et de se demander si ce verset ou cette portion de verset dit réellement ou si on lui a attribué un sens nouveau par rapport à ce qui a été enseigné.

Maintenant, si l’extrait ne semble pas concorder avec l’original, il est très possible que ce concept soit faux. Nous l’appellerons alors une fausse doctrine.

Dès qu’il fit nuit, les frères firent partir Paul et Silas pour Bérée. Une fois arrivés là, ceux-ci se rendirent à la synagogue des Juifs. Ils y trouvèrent des gens qui étaient bien mieux disposés que les Juifs de Thessalonique et qui accueillirent la Parole de Dieu avec beaucoup d’empressement ; ceux-ci examinaient chaque jour les Écritures pour voir si ce qu’on leur disait était juste.

Actes 17.10-11

Si cette pratique était normale pour tous les chrétiens d’aujourd’hui comme ça l’était pour les croyants de Bérée, il y aurait beaucoup moins de fausses doctrines qui souilleraient l’Église.

Si les croyants développaient une évaluation critique, il y aurait beaucoup moins de mensonges souillant le Corps de Christ. Parce que cette pratique d’examen critique des Écritures pourrait libérer les chrétiens de beaucoup de fausses doctrines qui sont enseignées dans l’Église présentement.

La connaissance de la vérité libère tandis que les pratiques trompeuses nous gardent prisonniers de fausses doctrines qui avec le temps sont acceptées et même enseignées au sein même de l’Église et des croyants disent amen! à ce qu’ils viennent d’entendre. C’est ainsi que les fausses doctrines prennent place par la tromperie de prédicateurs qui ne souhaitent que la popularité et l’acclamation des foules.

La séduction de la fausse doctrine alimente l’homme charnel

Cependant, l’Esprit déclare clairement que, dans les derniers temps, plusieurs se détourneront de la foi parce qu’ils s’attacheront à des esprits trompeurs et à des enseignements inspirés par des démons.

1 Timothée 4.1

Cette prophétie de l’apôtre Paul se réalise maintenant sous nos yeux aujourd’hui. De nombreux faux enseignements ont émergé au sein de l’église en ces jours qui sont la fin. De fausses doctrines ont, jusqu’à maintenant, leurré et séduit beaucoup de croyants sincères. Pourquoi cela est-il arrivé ?

Simplement parce que la fausse doctrine a toujours été porteuse de séduction et une séduction spirituelle trouvera toujours sa force dans un faux enseignement. Vous retrouverez toujours une tentation de la chair qui sera impliquée dans l’acceptation de l’erreur parce que celle-ci est séduisante et caresse l’oreille humaine qui désire toujours entendre de belles choses fausses plutôt que la vérité franche et honnête.

Dans chaque fausse doctrine, il se trouve toujours un avantage pour la chair. Quelque chose qui plait à entendre et à caresser. Qu’il s’agisse de l’élévation de soi, de la promesse de plaisirs charnels ou encore d’échapper à la souffrance de porter sa croix, chaque fausse doctrine saura toujours plaire à l’homme charnel. Et oui, il en existe encore aujourd’hui dans l’Église. Des gens qui ne veulent pas se soumettre à la seigneurie du Seigneur Jésus. Des gens qui ont l’apparence de la sainteté, mais qui en rejettent les principes mêmes qui sont d’abord l’obéissance aux commandements du Seigneur Jésus.

Si nous pouvions reconnaître les tactiques de Satan, qui sont les mêmes depuis le jardin d’Éden, la moitié, de la bataille serait gagnée.

Honnêtement, nous pouvons constater que la séduction du faux enseignement exercera toujours une plus grande attraction sur celui qui choisit de vivre dans la chair ou l’orgueil.

Du terrain, dans la bataille, pourrait être gagné si nous tenions compte de l’appel à vivre une vie crucifiée et non charnel. Vous savez, qu’un homme mort à lui-même, au péché et à cette vie terrestre n’est pas du tout intéressé par les offres destinées aux convoitises de la chair ou à l’orgueil de la vie ! Parce qu’une protection contre le mensonge d’une fausse doctrine est le résultat d’une recherche sincère et honnête de la vérité. Entendre ce qui nous fait plaisir sans en rechercher à en connaître les fondements démontre toujours du laxisme spirituel.

Chaque faux enseignement attire de façon illusoire l’homme naturel qui est incapable de détecter le mensonge parce que celui-ci ne peut être discerné que spirituellement. Une fausse doctrine n’aura aucun impact sur l’homme spirituel parce qu’il sera en mesure de discerner le leurre. Comme nous dit l’apôtre Paul:

« Voilà pourquoi Dieu leur envoie une puissance d’égarement pour qu’ils croient au mensonge. Il agit ainsi pour que soient condamnés tous ceux qui n’auront pas cru à la vérité et qui auront pris plaisir au mal. »

2 Thessaloniciens 2.10-12

Ne nous contentons pas d’être de simples auditeurs, mais soyons de véritables chercheurs de fondement de la vérité et nous ne serons pas les victimes de ces faux enseignements.

Les erreurs d’interprétations des Écritures se produisent encore aujourd’hui

Jésus vient tout juste de restaurer Pierre dans son appel. (Jn 21.15-18) Ici au verset 18, Jésus va dire à l’apôtre de quelle façon il allait mourir comme Jean nous le rapporte. Jésus lui dit : « Vraiment, je te l’assure : quand tu étais plus jeune, tu mettais toi-même ta ceinture et tu allais où tu voulais, mais quand tu seras vieux, tu étendras les bras, un autre nouera ta ceinture et te mènera là où tu n’aimerais pas aller. Par ces mots, il faisait allusion au genre de mort que Pierre allait endurer à la gloire de Dieu. Après avoir dit cela, il ajouta : suis-moi ! » (Jn 21.18-19)

Après cette conversation, Pierre se retourne et voit Jean qui marchait derrière eux (Jn 21.20)  En le voyant, Pierre va demander à Jésus, qu’est-ce qui va se passer avec lui ? (Jn 21.21) Pierre était curieux de savoir ce que Jésus allait bien faire avec Jean. À ce moment, Jésus va dire à Pierre : « Si je veux qu’il reste en vie jusqu’à ce que je revienne, que tu importes ? Toi, suis-moi. » (Jn 21.22)

Jean nous dit au verset 23 que « Là-dessus, le bruit courut parmi les frères que ce disciple ne mourrait pas. » Les disciples, ces gens, qui venaient de passés 3 ½ ans avec Jésus, sont là en train d’interprété ses paroles et font courir le bruit. Non pas de ce que Jésus a dit, mais de ce qu’eux ont interprété.

C’est encore pareil aujourd’hui. Des gens surement bien intentionnés, des disciples du Seigneur Jésus, vont interpréter les paroles de Jésus, la Parole de Dieu, la Bible, et en faire courir le bruit comme si c’était ce que Jésus avait dit.

C’est exactement ce qui se passe avec les différentes théories de l’enlèvement. Les gens rapportent des théories, des suppositions, du non-dit comme si c’était ce que Jésus avait dit. Malheureusement, ceci ne fait qu’embrouiller l’esprit des croyants et parfois leur donner de faux espoirs ou encore des illusions par rapport à l’avenir.

L’apôtre Jean apporte une correction par rapport à ce que Jésus avait dit à Pierre et comment les disciples ont interprété et fait courir le bruit. Il va dire : « En fait, Jésus n’avait pas dit qu’il (Jean) ne mourrait pas, mais seulement : si je veux qu’il (Jean) reste en vie jusqu’à ce que je revienne, que tu importes ? » (Jn 21.23)

Qu’est-ce que Jésus nous a dit par rapport à son retour et à l’enlèvement des croyants ? « Quant au jour et à l’heure où cela se produira, personne ne les connaît, ni les anges du ciel, ni même le Fils ; personne, sauf le Père, et lui seul. » (Mt 24.36) Il me semble que c’est assez clair cette parole de Jésus. Il me semble que nous n’avons pas besoin d’extrapoler toutes sortes de théories pour tenter de deviner un moment que nous ne savons pas. Jésus va même dire que son retour ou l’enlèvement va se faire à un moment que nous ignorons (Mt 24.42)