La fausse doctrine de la déclaration : Peut-on vraiment créer notre réalité par nos paroles ?

L’idée selon laquelle nous pouvons créer notre propre réalité par nos paroles, notamment en déclarant richesse et santé pour les recevoir, est une notion popularisée par le mouvement de la parole de foi et l’évangile de prospérité. Toutefois, cette conception est une distorsion de l’enseignement biblique.

1. La puissance des paroles dans la Bible

La Bible enseigne effectivement que nos paroles ont un impact, mais pas dans le sens magique que certains prêchent aujourd’hui. Voici quelques passages qui parlent du pouvoir de la langue comme nous dit Proverbes 18.21 : « La mort et la vie sont au pouvoir de la langue : qui aime se répandre en paroles mangera les fruits qu’elles auront produits.  »

Le tantrisme est une tradition spirituelle et philosophique issue de l’hindouisme et du bouddhisme, qui repose sur des pratiques ésotériques destinées à atteindre l’illumination spirituelle et la libération (moksha ou nirvana). Il se base sur des textes appelés Tantras, qui décrivent diverses méthodes de méditation, de rituels, de mantras et d’exercices corporels pour éveiller l’énergie divine intérieure.

Ce verset souligne que nos paroles ont des conséquences : elles peuvent encourager ou détruire, bénir ou maudire. Cependant, ce verset ne dit pas que nous pouvons créer des réalités à volonté. C’est un passage sorti de son contexte.

Nous voyons aussi en Jacques 3.5-6 qui mentionne : « Il en va de même pour la langue : c’est un petit organe, mais elle se vante de grandes choses. Ne suffit-il pas d’un petit feu pour incendier une vaste forêt ? La langue aussi est un feu ; c’est tout un monde de mal. Elle est là, parmi les autres organes de notre corps, et contamine notre être entier. Allumée au feu de l’enfer, elle enflamme toute notre existence. »

Dans ce passage, Jacques met en garde contre le pouvoir destructeur des paroles, mais cela ne signifie pas qu’elles ont une capacité divine de création.

2. Les mauvais enseignements sur la déclaration de richesse et de santé

Les enseignants de cette doctrine utilisent des versets hors contexte pour enseigner que nous pouvons parler positivement pour attirer la prospérité et la guérison. Voici encore une fois quelques versets souvent mal interprétés pour ne pas dire sorti de leur contexte.

L’évangéliste Marc nous rapporte les paroles de Jésus qui disait: « Vraiment, je vous l’assure, si quelqu’un dit à cette colline : « Soulève-toi de là et jette-toi dans la mer », sans douter dans son cœur, mais en croyant que ce qu’il dit va se réaliser, la chose s’accomplira pour lui. C’est pourquoi je vous le déclare : tout ce que vous demandez dans vos prières, croyez que vous l’avez reçu et cela vous sera accordé. » (Marc 11.23-24)

Jésus parle ici de la foi en Dieu, pas d’une capacité intrinsèque de l’homme à créer la réalité par ses paroles. C’est en quelque sorte de tordre les Écritures.

L’apôtre Paul écrit dans son épitre aux Romains le chapitre 4 et le verset 17 : « comme le dit l’Écriture : Je t’ai établi pour être le père d’une multitude de peuples. Placé en présence de Dieu, il mit sa confiance en celui qui donne la vie aux morts et appelle à l’existence ce qui n’existe pas. »

Seul Dieu peut appeler les choses qui ne sont pas comme si elles étaient, pas nous. Il y a un exemple dans le livre d’Ézéchiel (Ez 37.9) ou l’homme appel à l’existence, mais le contexte nous démontre que c’est Dieu qui lui dit de parler à l’Esprit. L’homme obéit à un commandement de Dieu. C’est un cas exceptionnel et nulle part ailleurs il n’est fait mention de la possibilité de créer par nos paroles. Cela vient de l’occultisme et non de la Parole de Dieu.

Un autre passage, mais mentionnons que celui-ci est particulièrement tordu : « L’Ancien, à mon bien cher Gaïus que j’aime dans la vérité. Cher ami, je souhaite que tu prospères à tous égards et que tu sois en aussi bonne santé physique que tu l’es spirituellement. » (1 Jean 3.1-2)

Ce verset est une prière personnelle de Jean, pas une promesse universelle de prospérité et de santé. On ne peut pas s’en servir pour appuyer une doctrine. Dans ce cas c’est une utilisation abusive de la Parole de Dieu.

3. La véritable perspective biblique

La Bible enseigne plutôt que :

  • La bénédiction vient de Dieu et non de nos propres déclarations (Deutéronome 8.18).
  • Les épreuves font partie de la vie chrétienne et Dieu les utilise pour notre bien (Jean 16.33 ; Jacques 1.2-4).
  • Notre espérance est céleste et non terrestre (Colossiens 3.2 ; Hébreux 11.13-16).

Nos paroles ont un pouvoir, mais pas celui de “créer” la richesse et la santé comme certains l’enseignent. Ce concept vient plutôt de philosophies du Nouvel Âge et de la pensée positive, qui ne sont pas bibliques. La foi véritable repose sur la souveraineté de Dieu, et non sur notre capacité à “déclarer” des choses en existence.

Conclusion

En fin de compte, la foi chrétienne repose non sur un pouvoir intrinsèque de nos paroles, mais sur la souveraineté de Dieu et Sa Parole infaillible. L’idée que nous pouvons créer notre propre réalité par nos déclarations s’éloigne du message biblique et nous détourne de notre véritable appel : faire confiance à Dieu, marcher dans l’obéissance et accepter Sa volonté, qu’elle nous mène à l’abondance ou à l’épreuve.

Jésus n’a jamais enseigné une foi centrée sur le gain matériel ou la manipulation spirituelle, mais une foi fondée sur l’abandon à la volonté du Père. Que notre prière ne soit donc pas « Que ma volonté soit faite », mais « Que Ta volonté soit faite » (Matthieu 6.10). C’est là que réside la véritable puissance : dans la soumission à Dieu et dans la confiance en Ses promesses éternelles.

Que représentent réellement les 144 000 dans l’Apocalypse ?

L’image des 144 000 dans l’Apocalypse est souvent mal comprise et interprétée littéralement, alors qu’elle a une portée symbolique profonde. Plutôt que de voir ce nombre comme une quantité fixe d’individus ou une élite spirituelle, il faut analyser sa signification prophétique et théologique en lien avec le reste des Écritures. Regardons maintenant ce que ce symbole révèle réellement à la lumière de la Parole de Dieu.

1. Le symbolisme du nombre 144 000

Apocalypse 7.4-8 mentionne 144 000 « scellés » issus des 12 tribus d’Israël. Ce nombre est une combinaison de multiples parfaits dans la Bible : 12 x 12 x 1 000 = 144 000. 12 représente le nombre du peuple de Dieu (12 tribus d’Israël, 12 apôtres). 1 000 est un chiffre symbolisant la plénitude et la multitude. Les 144 000 représentent la totalité du peuple de Dieu sous une forme symbolique, et non un groupe limité de croyants. Le peuple de Dieu étant, dans la nouvelle alliance, formé de tous les croyants peu importe leur nationalité. Tous ceux qui ont reconnu Jésus comme le messie et qui ont choisi de le suivre.

2. Les 144 000 ne sont pas seulement des Juifs littéraux

Un problème se pose avec l’interprétation littérale du livre de l’Apocalypse en particulier ici dans ce contexte. La liste des tribus dans Apocalypse 7 est différente des listes classiques de l’Ancien Testament (elle exclut Dan et Éphraïm, et remplace Joseph par Manassé). Puis, Israël physique n’est plus le seul peuple de Dieu dans le Nouveau Testament. L’Église inclut Juifs et non-Juifs (Éphésiens 2.14-16, Galates 3.28).

La Bible Jacques 1.1 parle des croyants comme étant « les douze tribus dispersées », une image spirituelle de l’Église. Galates 6.16, pour sa part, appelle l’Église « l’Israël de Dieu », ce qui montre que les croyants en Christ sont les héritiers des promesses. Les 144 000 symbolisent la plénitude des rachetés de Dieu, issus d’Israël et des nations et non seulement le peuple d’Israël.

3. Les 144 000 et la grande foule : Un même peuple sous deux angles

Apocalypse 7.9 nous dit : « Après cela, je vis une foule immense, que nul ne pouvait dénombrer. C’étaient des gens de toute nation, de toute tribu, de tout peuple, de toute langue. »

Pourquoi Jean voit-il d’abord 144 000 puis une grande foule ? En réalité, ce sont deux visions du même peuple : Les 144 000 représentent l’Église sous un aspect disont militaire et terrestre, scellée pour le combat spirituel. La grande foule, pour sa part, représente la même Église, mais dans sa gloire céleste, après la victoire.


Pour comprendre cela, nous voyons n parallèle intéressant avec l’Ancien Testament. Dieu ordonne un recensement du peuple avant chaque bataille (Nombres 1.3). De même, les 144 000 sont une armée spirituelle appelée à témoigner et à endurer la tribulation comme démontré à plusieurs endroit dans le livre de l’Apocalypse. En définitif, les 144 000 symbolisent l’Église militante sur terre qui traverse l’épreuve et reste fidèle à Christ. La grande foule représente l’Église victorieuse dans la gloire, après sa persévérance.

4. Un peuple mis à part pour Dieu

Apocalypse 14.1-5 décrit ainsi les 144 000 :

  • « Ils suivent l’Agneau partout où il va » — Fidélité absolue à Christ.
  • « Ils ont été rachetés comme prémices pour Dieu et pour l’Agneau » — Un peuple consacré.
  • « Ils n’ont pas été souillés avec des femmes » — Une image de pureté spirituelle (fidélité à Dieu face à l’idolâtrie).

Sens spirituel, ils sont mis à part pour être les témoins du Christ sur terre. Ils incarnent l’Église fidèle, qui ne s’est pas prostituée avec le monde (contrairement à Babylone). Ce qui fait que les 144 000 ne sont pas une élite chrétienne, mais le symbole du peuple de Dieu fidèle, préservé au milieu des tribulations.

5. Application spirituelle : Ce que cela signifie pour nous

Matthieu 24.13 dit : « Mais celui qui tiendra bon jusqu’à la fin sera sauvé. » Les 144 000 nous rappellent que l’Église est scellée et protégée spirituellement par Dieu pendant l’épreuve. Ce sont les croyants marqués du sceau de Dieu. (Apocalypse 7.3) Ils symbolisent également la fidélité du peuple de Dieu face aux persécutions et aux séductions du monde. Puis, ils représentent ceux qui suivent Christ partout, qui ne cèdent pas aux compromis et qui gardent la foi.

Conclusion finale

Faux : Les 144 000 sont un nombre littéral limité à certains croyants.
Vrai : Ils symbolisent la plénitude du peuple de Dieu, fidèles dans la période des tribulations et destinés à la gloire.

Faux : Ce sont uniquement des Juifs ethniques.
Vrai : Ils représentent le peuple de Dieu dans son ensemble, composé de Juifs et de non-Juifs en Christ.

Faux : Ce sont des croyants privilégiés qui ont un statut supérieur.
Vrai : Ils symbolisent tous les croyants engagés dans le combat spirituel, scellés pour témoigner pendant la période des tribulations et persévérer jusqu’à la victoire.

Faux : Les 144 000 et la grande foule sont deux groupes distincts.
Vrai : Ils désignent le même peuple de Dieu sous deux perspectives :

  • 144 000 : L’Église sur terre, en lutte.
  • Grande foule : L’Église victorieuse dans la gloire.

Le message des 144 000 nous appelle à la fidélité, à la persévérance et à garder les yeux fixés sur Christ, l’Agneau qui nous conduit à la victoire finale.

Kenneth Hagin (1917-2003) : Fondateur du mouvement de la parole de foi

Kenneth Erwin Hagin est un pasteur, enseignant et écrivain américain considéré comme le père du mouvement de la Parole de Foi (Word of Faith). Son influence majeure s’étend aux prédicateurs tels que Kenneth Copeland, Benny Hinn, Creflo Dollar et Joel Osteen, qui ont popularisé l’évangile de prospérité.

1. Biographie et ministère

  • Né en 1917 au Texas, Hagin aurait souffert de maladies graves dans son enfance, dont une malformation cardiaque et une paralysie.
  • Il affirme avoir été miraculeusement guéri à l’âge de 17 ans après avoir médité sur Marc 11.23-24 (croyez que vous l’avez reçu, et vous le verrez s’accomplir).
  • Il a exercé un ministère pastoral dans plusieurs églises pentecôtistes avant de se consacrer à l’enseignement et à l’évangélisation.
  • Fondation du Rhema Bible Training Center en 1974, qui a formé des milliers de prédicateurs.
  • Il a écrit plus de 125 livres, influençant profondément le christianisme charismatique.

2. Ses enseignements principaux

Kenneth Hagin a popularisé plusieurs doctrines centrales du mouvement de la Parole de Foi, inspirées notamment d’Essek William Kenyon.

a) La « confession positive » et le pouvoir des paroles

  • Enseignement : Les paroles que nous déclarons façonnent notre réalité.
  • Influencé par la Nouvelle Pensée, Hagin enseignait que les croyants peuvent « déclarer » la guérison, la prospérité et le succès dans leur vie.
  • Il citait Marc 11.23-24 : « Si quelqu’un dit à cette montagne : ôte-toi de là et jette-toi dans la mer, et s’il ne doute point en son cœur, mais croit que ce qu’il dit arrive, il le verra s’accomplir. »

Problème biblique : La Bible enseigne que seul Dieu a le pouvoir créateur absolu (Genèse 1.3). La prière biblique repose sur la volonté souveraine de Dieu et non sur une loi automatique d’attraction (Jacques 4.15).


b) La guérison divine garantie

  • Hagin enseignait que tout chrétien né de nouveau a droit à une santé parfaite, car la guérison est incluse dans l’expiation de Christ (Ésaïe 53.5).
  • Il affirmait que la maladie vient du diable et que les chrétiens peuvent la repousser par la foi et la confession.

Problème biblique : Dieu guérit, mais pas toujours immédiatement ou automatiquement. Paul lui-même parle de son écharde dans la chair (2 Corinthiens 12.7-10) et Trophime est resté malade à Milet (2 Timothée 4.20).


c) La prospérité matérielle et spirituelle

  • Hagin enseignait que Dieu veut que chaque croyant prospère financièrement et matériellement.
  • Il affirmait que donner de l’argent (la dîme et les offrandes) garantit un retour financier selon un principe de « semence et moisson ».
  • Versets souvent utilisés : 3 Jean 2, Malachie 3.10, Luc 6.38.

Problème biblique : La Bible enseigne que la vie chrétienne inclut aussi la souffrance et les épreuves (Jean 16.33, Philippiens 4.12-13). Jésus et les apôtres n’ont jamais prêché un évangile de prospérité.


3. Son influence et controverses

  • Hagin a formé une génération de prédicateurs, dont Kenneth Copeland, Creflo Dollar, Benny Hinn, Joyce Meyer et d’autres.
  • Ses enseignements ont conduit au développement de l’évangile de prospérité, qui prône une vision matérialiste du christianisme.
  • Certains chercheurs estiment qu’il a mélangé la Bible avec des concepts de la Nouvelle Pensée.
  • Avant sa mort, il aurait critiqué certaines dérives de l’évangile de prospérité, mais ses disciples ont continué à propager ces enseignements.

4. Conclusion : Un Faux Évangile ?

Kenneth Hagin a marqué l’histoire du christianisme moderne, mais son message a conduit à de nombreuses dérives :

✅ Une vision erronée de la foi qui ressemble à de la pensée magique.
✅ Une fausse promesse de prospérité et de guérison inconditionnelle.
✅ Une approche centrée sur l’homme et non sur la souveraineté de Dieu.

À retenir : La vraie foi repose sur Jésus-Christ, l’obéissance à Dieu et la confiance en sa volonté, et non sur des principes de confession positive et de richesse garantie.

Essek William Kenyon (1867-1948) : Instigateur de l’évangile de prospérité

Essek William Kenyon (1867-1948) était un pasteur, évangéliste et écrivain américain souvent cité comme l’un des précurseurs de la théologie du mouvement de la Parole de Foi (Word of Faith). Son influence est particulièrement visible dans les enseignements qui mettent l’accent sur le pouvoir des paroles, la confession positive et la guérison divine.

1. Biographie et ministère

• Né en 1867 aux États-Unis, Kenyon a grandi dans une famille chrétienne mais s’est éloigné de la foi dans sa jeunesse.

• Il s’est converti à l’âge de 17 ans et a ensuite étudié dans un séminaire méthodiste.

• Il a fondé le Bethel Bible Institute à Spencer, Massachusetts.

• Il a exercé un ministère d’évangélisation et d’enseignement à travers ses livres, ses prédications et son école biblique.

2. Ses enseignements clés

Kenyon enseignait une forme de christianisme qui mettait l’accent sur la confession de la foi, inspirée à la fois de la Bible et d’une influence plus controversée du “New Thought” (Nouvelle Pensée), un courant philosophique qui enseignait que les pensées et les paroles influencent directement la réalité.

a) La puissance des paroles et de la confession

Il enseignait que ce que nous confessons par nos lèvres détermine ce que nous vivons. Cela a influencé les prédicateurs du Mouvement de la Parole de Foi comme Kenneth Hagin, Kenneth Copeland et Benny Hinn.

Problème biblique : Ce concept va au-delà de la foi biblique et flirte avec la pensée magique. La Bible enseigne la puissance de la foi et de la prière, mais pas que nos paroles créent directement la réalité (Jacques 4.15).

b) La guérison divine garantie

Kenyon croyait que la guérison était garantie par l’œuvre expiatoire de Christ sur la croix (Ésaïe 53.5 : “par ses meurtrissures nous sommes guéris”).

• Il enseignait que tout chrétien devrait être guéri s’il applique correctement la foi.

Problème biblique : Dieu guérit, mais pas toujours de manière immédiate ou automatique. Paul lui-même avait une “écharde dans la chair” (2 Corinthiens 12.7-10). Également, Paul laissa Trophime, qui était malade à Milet. (2 Timothée 4.20). Finalement, il va dire à Timothée de prendre du vin plutôt que de l’eau à cause de ses maux d’estomac. (1 Timothée 5.23)

c) La prospérité spirituelle et matérielle

• Kenyon enseignait que la foi pouvait apporter le succès matériel et la prospérité.

• Cette idée a été reprise et amplifiée par le mouvement de l’évangile de prospérité.

Problème biblique : La Bible ne promet ni richesse ni succès terrestre aux chrétiens, mais plutôt des tribulations et la nécessité de chercher le Royaume avant tout (Matthieu 6.33, Jean 16.33)

3. Son influence et controverses

• Kenyon a influencé des figures majeures comme Kenneth Hagin, qui a popularisé la théologie de la Parole de Foi.

• Certains chercheurs pensent qu’il a mélangé la Bible avec la philosophie du “New Thought”, qui enseigne que les pensées positives créent la réalité.

• Ses enseignements ont contribué à des dérives dans le christianisme, notamment l’évangile de prospérité et des doctrines sur la confession positive qui ressemblent plus à de la psychologie motivationnelle qu’à l’Évangile biblique.

4. Conclusion : Kenyon et la fausse doctrine

Si Kenyon a prêché sur la foi et la puissance de Dieu, son message est problématique car il pousse à une vision déformée de la foi biblique. Son enseignement a ouvert la porte à des abus théologiques, notamment :

✅ La confusion entre foi et manipulation spirituelle.

✅ La fausse promesse que les chrétiens doivent être toujours en bonne santé et riches.

✅ L’idée que les paroles humaines ont un pouvoir créateur égal à celui de Dieu.

Son influence a contribué à des dérives modernes, comme celles de Joel Osteen, Kenneth Copeland et Benny Hinn, qui enseignent une version déformée du christianisme.

 À retenir : La vraie foi ne repose pas sur nos paroles ou nos désirs, mais sur la souveraineté et la volonté de Dieu.

La Nouvelle Pensée (New Tought) et son influence sur l’évangile de prospérité – Une analyse biblique

La Nouvelle Pensée (New Thought) est un mouvement philosophique et spirituel qui a émergé aux États-Unis à la fin du XIXᵉ siècle. Il repose sur l’idée que les pensées humaines ont un pouvoir créateur et qu’elles peuvent influencer directement la santé, le succès et la réalité.

Ce courant a influencé de nombreux mouvements religieux modernes, y compris l’Évangile de prospérité et la théologie de la Parole de Foi prêchée par des figures comme Kenneth Hagin et Kenneth Copeland.

Origines et développement

La Nouvelle Pensée trouve ses racines dans plusieurs influences

  • Le mesmérisme (ou magnétisme animal), une théorie développée par Franz Mesmer (1734-1815), qui enseignait que l’énergie mentale pouvait influencer le corps et l’environnement.
  • Le transcendantalisme américain, notamment Ralph Waldo Emerson (1803-1882, qui prônait l’idée que la pensée humaine pouvait s’accorder avec des forces spirituelles universelles.
  • Phineas Parkhurst Quimby (1802-1866), souvent considéré comme le fondateur du mouvement, enseignait que la maladie est causée par des pensées erronées, et que la “vérité” (positive) pouvait les corriger.

Principaux enseignements de la Nouvelle Pensée

Ce mouvement repose sur quatre grandes croyances :

1. La puissance créatrice de la pensée

  • Ce que vous pensez, vous le devenez.
  • Les pensées positives attirent la santé, la richesse et le succès.
  • La pensée négative produit des maladies et des échecs.

Cela ressemble aux enseignements modernes du développement personnel, mais avec une dimension spirituelle.

Problème biblique : La Bible enseigne l’importance des pensées renouvelées (Romains 12.2), mais ne dit pas que nos pensées créent la réalité. Seul Dieu a ce pouvoir (Genèse 1.3).

2. La foi comme une force impersonnelle

  • La foi est perçue comme une loi spirituelle automatique plutôt qu’une relation avec Dieu.
  • Si quelqu’un croit suffisamment, il peut manifester ses désirs.
  • Cette vision est à l’origine des slogans comme : Nomme-le et réclame-le (Name it and claim it)

Ce principe a directement influencé l’évangile de prospérité.

Problème biblique : Jésus enseigne que la foi repose sur Dieu et sa volonté, pas sur une formule magique (Marc 11.22-24).

3. La santé divine garantie

  • La maladie serait une illusion créée par de fausses croyances.
  • Changer de mentalité permettrait de guérir sans médicaments.
  • Mary Baker Eddy (1821-1910), fondatrice de la Science Chrétienne, enseignait que la maladie n’existe pas vraiment.

Cette idée a influencé des prédicateurs modernes comme Benny Hinn et Kenneth Copeland.

Problème biblique : La Bible parle de guérisons miraculeuses, mais reconnaît aussi les souffrances des croyants (2 Corinthiens 12.7-10).

4. La prospérité et le succès sont des droits divins

  • L’argent, la réussite et le bien-être sont vus comme des signes de pensées justes.
  • Dieu veut que tous ses enfants soient riches et en bonne santé.
  • Le message moderne de l’évangile de prospérité repose sur cette idée.

Problème biblique : La Bible enseigne que les chrétiens peuvent souffrir pour leur foi (Jean 16.33Philippiens 4.12-13). Jésus lui-même a vécu simplement, et Paul a souvent été dans le besoin.

Influence sur le christianisme moderne

Bien que la Nouvelle Pensée ne soit pas un mouvement chrétien, elle a influencé de nombreux prédicateurs.

1. Sur la théologie de la Parole de Foi

  • Essek William Kenyon (1867-1948) a intégré ces concepts dans ses enseignements chrétiens.
  • Kenneth Hagin, Kenneth Copeland, Joel Osteen et d’autres ont repris ces idées en les habillant de versets bibliques.
  • La confession positive et la foi qui attire les bénédictions viennent de cette influence.

2. Sur l’évangile de prospérité

  • L’idée que donner de l’argent attire la richesse (principe de la semence et de la moisson) vient de la Nouvelle Pensée.
  • Les prédicateurs modernes comme Creflo Dollar, Benny Hinn et T.D. Jakes ont construit leur ministère sur cette fausse doctrine.

Un piège spirituel

Pourquoi la Nouvelle Pensée est-elle dangereuse ?

  • Elle détourne la foi en un outil de manipulation spirituelle.
  • Elle enseigne un faux évangile centré sur l’homme et ses désirs.
  • Elle remplace la soumission à Dieu par des principes quasi magiques.

À retenir : La vraie foi biblique repose sur Jésus-Christ, la souveraineté de Dieu et la soumission à sa volonté, pas sur une pseudo-loi spirituelle qui “manifeste” nos désirs.

Conclusion

La Nouvelle Pensée, avec son emphase sur le pouvoir des pensées et la prospérité garantie, a profondément influencé une partie du christianisme moderne. Pourtant, son message repose sur une illusion : celle d’un évangile centré sur l’homme et ses désirs plutôt que sur Dieu et sa souveraineté.

La vraie foi ne consiste pas à manipuler des « lois spirituelles » pour obtenir ce que nous voulons, mais à nous abandonner pleinement à la volonté de Dieu, même lorsque cela implique des épreuves. La Bible nous appelle à fixer nos pensées non sur ce que nous pouvons « manifester », mais sur les réalités d’en haut (Colossiens 3.2).

Alors, quelle est la source de notre foi ? Cherchons-nous un Dieu qui exauce nos désirs ou un Seigneur que nous sommes prêts à suivre, même dans l’épreuve ? L’Évangile véritable ne promet pas une vie sans souffrance, mais il garantit quelque chose d’infiniment plus précieux : une relation authentique avec Jésus-Christ, qui seul est le chemin, la vérité et la vie (Jean 14.6).

Le modus operandi des fausses doctrines : sortir un verset hors de son contexte

Les fausses doctrines ont un schéma récurrent, une méthode bien rodée pour tromper les croyants : les enseignants prennent un verset biblique hors de son contexte pour lui faire dire ce qu’il ne dit pas. C’est ainsi que depuis les temps bibliques, les faux enseignants séduisent et détournent du vrai Évangile.

Dans cet article, nous verrons comment cette méthode est employée, pourquoi elle est dangereuse et comment nous pouvons la déjouer avec les Écritures.


1. Une stratégie ancienne : l’ennemi détourne la Parole de Dieu

Dès le jardin d’Éden, Satan a utilisé cette ruse pour tromper. Il est écrit en Genèse 3.1 – « Le serpent dit à la femme : Dieu a-t-il réellement dit : Vous ne mangerez pas de tous les arbres du jardin ? »

Satan déforma la parole de Dieu en semant le doute et en modifiant légèrement le commandement divin. De même, lorsqu’il tenta Jésus dans le désert, il cita l’Écriture, mais en tordant son sens en disant en Matthieu 4.6 – « Si tu es le Fils de Dieu, jette-toi en bas ; car il est écrit : Il donnera des ordres à ses anges à ton sujet ; et ils te porteront sur les mains, de peur que ton pied ne heurte une pierre. »

Comme nous pouvons le voir dans ce contexte Satan cita Psaume 91.11-12, mais a omit une partie essentielle utilisant ce passage hors contexte, en suggérant que Jésus devrait mettre Dieu à l’épreuve. Jésus ne s’est pas laissé dupé. Il a  répondu avec la Parole dans son contexte pour réfuter cette tromperie comme rapporté en Matthieu 4.7 : – «  Tu ne forceras pas la main au Seigneur, ton Dieu. » Jésus citait Deutéronime 6.16 à ce moment.


2. Exemples modernes de versets détournés

Beaucoup de fausses doctrines modernes suivent ce même principe en isolant un verset pour le faire signifier autre chose. Voici quelques exemples courants :

A. La fausse doctrine de la prospérité

Philippiens 4.13 – « Je peux tout par celui qui me fortifie. »

Certains enseignent que ce verset signifie que nous pouvons obtenir richesse, succès et prospérité matérielle.. Toutefois, dans le contexte réel Paul parle des épreuves et de la persévérance dans la foi, et non de gains matériels (Philippiens 4.11-12).


B. L’enlèvement prétribulationnel

1 Thessaloniciens 4.17 – « Ensuite, nous qui serons restés en vie à ce moment-là, nous serons enlevés ensemble avec eux, dans les nuées, pour rencontrer le Seigneur dans les airs. »

Les enseignants de cette fausse doctrine affirment que l’Église sera enlevée avant la période des tribulations. Mais en réalité, dans son contexte réel le passage parle de la résurrection des morts et du retour de Christ, mais n’indique en aucun cas que cela se produira avant la période des tribulations. En regardant de plkus près, noius nous appercevons que Matthieu 24.29-31 affirme le contraire.


C. Le salut sans repentance

Romains 10.9 – « Si tu confesses de ta bouche le Seigneur Jésus et si tu crois dans ton cœur que Dieu l’a ressuscité des morts, tu seras sauvé. »

Certains affirment que seule la confession suffit pour être sauvé, sans repentance ni transformation. Cependant, dans son contexte réel la Bible enseigne que le salut inclut la repentance et la sanctification comme le stipule les passages d’Actes 2.38 et de Jacques 2.17.


3. Pourquoi ces manipulations sont dangereuses

  1. Elles séduisent les croyants par des paroles flatteuses
    2 Timothée 4.3-4 – « Car il viendra un temps où les hommes ne supporteront pas la saine doctrine ; mais, ayant la démangeaison d’entendre des choses agréables, ils se donneront une foule de docteurs selon leurs propres désirs. » C’est exactement les temps que nous vivons en ces jours de la fin.
  2. Elles détournent de la vérité et mènent à l’égarement
    2 Pierre 3.16 – « Il parle de ces choses dans toutes ses lettres, où il y a des points difficiles à comprendre, dont les personnes ignorantes et mal affermies tordent le sens, comme celui des autres Écritures, pour leur propre ruine. » Ainsi, ils entrainent les croyants vuln.rables loin de la vérité.
  3. Elles créent une illusion spirituelle
    Les gens croient suivre Dieu alors qu’ils suivent un mensonge. L’apôtre Paul résume bien ce point en 2 Thessaloniciens 2.10-12 : – « Il usera de toutes les formes du mal pour tromper ceux qui se perdent, parce qu’ils sont restés fermés à l’amour de la vérité qui les aurait sauvés. Voilà pourquoi Dieu leur envoie une puissance d’égarement pour qu’ils croient au mensonge. Il agit ainsi pour que soient condamnés tous ceux qui n’auront pas cru à la vérité et qui auront pris plaisir au mal. »

4. Comment éviter ces pièges ?

A. Lire la Bible en contexte

Ne jamais prendre un verset isolé ! Lire le passage au complet pour vous assurer de bien comprendre son sens réel.

B. Comparer avec d’autres Écritures

À l’exemple des croyants de Bérée qui « examinaient chaque jour les Écritures, pour voir si ce qu’on leur disait était exact. » (Actes 17.11) La Bible s’interprète par elle-même.

C. S’appuyer sur l’Esprit de vérité

Jean 16.13 – « Quand le consolateur sera venu, l’Esprit de vérité, il vous conduira dans toute la vérité. » Laissons-nous conduire par le Saint-Esprit.

D. Avoir un cœur sincère et obéissant

Proverbes 3.5-6 – « Confie-toi en l’Éternel de tout ton cœur, et ne t’appuie pas sur ton intelligence. »


Conclusion

Les fausses doctrines fonctionnent toujours selon le même schéma : elles sortent un verset de son contexte pour lui faire dire autre chose. Cette méthode est vieille comme le monde et continue aujourd’hui à tromper de nombreux croyants.

Mais Dieu nous appelle à discerner et à défendre la vérité ! Cela demande de lire la Bible en contexte, de comparer les Écritures et de s’appuyer sur le Saint-Esprit.

Jude 3 nous dit : – « Combattez pour la foi qui a été transmise aux saints une fois pour toutes. »

Nous avons la responsabilité de rejeter les fausses doctrines et de proclamer la vérité. Ne nous laissons pas séduire, mais tenons fermes dans la saine doctrine de la Parole de Dieu !


L’urgence de dénoncer toutes ces fausses doctrines et de revenir à la vérité biblique

Plusieurs croyants, suite à mes publications sur la fausse doctrine de l’enlèvement prétribulationnel en minimisant la chose, encore en relativisant le fait que ce n’est pas grave ou que mes propos sont de la persécution pour les croyants m’interpellent personnellement pour ne pas dire qu’ils me font honte.

Le problème vient du fait que c’est une fausse doctrine et qu’un faux enseignement en amène un autre et encore un autre éloignant les croyants toujours plus de la vérité. Je conçois très mal que les croyants puissent se laisser séduire par des doctrines de démons sans rien dire, ou encore, en les acceptant et les défendant.

Comment sommes-nous devenus si mous face à la fausse doctrine en nous laissant duper par tous ces faux concepts qui ne sont absolument pas bibliques ? Comment pouvons-nous minimiser celles-ci sachant que c’est une falsification des Écritures ?

À mon avis, la raison est simple. Une majorité de croyants sont plus intéressés par ce qui flatte les oreilles que par la vérité de la Parole de Dieu. À cause de cela, nombres de fausses doctrines sont acceptées et enseigner dans l’Église comme étant l’a vérité de la Parole de Dieu. Pour moi, ce n’est pas acceptable et ça doit être dénoncé.

Si l’on accepte une fausse doctrine aujourd’hui, nous en accepterons d’autres demain et cela aura pour effet de nous éloigner de la vérité de la Parole de Dieu au point de ne plus être en mesure de reconnaître ce qui est vrai de ce qui est faux. Comme nous le voyons aujourd’hui, tout le faux est prêché comme étant du vrai et peu de personnes s’élève contre ces faux enseignants comme le faisaient les apôtres comme nous le démontrent explicitement le Nouveau Testament. 

Aujourd’hui, l’Église est infestée de toutes ces fausses doctrines et cela n’inquiète que peu de chrétiens. Il est temps de revenir à la vérité de la Parole de Dieu. De remettre les passages utilisés frauduleusement dans leur contexte et de dénoncer ces loups ravisseurs qui entrainent les croyants loin de la vérité de la Parole de Dieu par leurs faux enseignements.

Vous pouvez me critiquer si cela vous chante, mais jamais par vos commentaires vous n’allez m’empêcher de défendre la vérité en dénonçant toutes ces fausses doctrines qui infestent l’Église du Seigneur Jésus en ces temps de la fin. 

Les signes annonciateurs du retour de Jésus

La question du retour de Jésus-Christ a toujours suscité de nombreuses interrogations et parfois des malentendus parmi les croyants. Dans sa deuxième lettre aux Thessaloniciens, l’apôtre Paul aborde ce sujet pour corriger une confusion qui s’était installée au sein de l’Église. Certains pensaient à tort que le « Jour du Seigneur » était déjà arrivé, influencés par des faux enseignements ou des informations erronées. À travers ce passage clé de 2 Thessaloniciens 2.1-4, Paul expose clairement les événements qui doivent précéder ce jour glorieux et rappelle aux croyants l’importance de rester ancrés dans la vérité biblique. Cette étude propose d’examiner les explications de Paul, les événements prophétiques annoncés, ainsi que leurs implications pratiques pour la foi chrétienne aujourd’hui.

« Au sujet de la venue de notre Seigneur Jésus-Christ et de notre rassemblement auprès de lui, nous vous le demandons, frères et sœurs : ne vous laissez pas si facilement ébranler dans votre bon sens, ni troubler par une révélation, un message ou une lettre qu’on nous attribuerait, et qui prétendrait que le jour du Seigneur serait déjà là. Que personne ne vous égare d’aucune façon. Car ce jour n’arrivera pas avant qu’éclate le grand Rejet de Dieu, et que soit révélé l’homme de la révolte qui est destiné à la perdition, l’adversaire qui s’élève au-dessus de tout ce qui porte le nom de dieu, et de tout ce qui est l’objet d’une vénération religieuse. Il ira jusqu’à s’asseoir dans le temple de Dieu en se proclamant lui-même dieu. »

2 Thessaloniciens 2.1-4

1. Le contexte immédiat

Paul écrit cette lettre pour répondre à la confusion des Thessaloniciens, qui croyaient à tort que le « Jour du Seigneur » était déjà arrivé. Cette confusion avait été amplifiée par de faux enseignements ou des lettres prétendant venir de Paul. Dans sa réponse, Paul rassure les croyants en expliquant que plusieurs événements doivent d’abord se produire avant le retour de Jésus-Christ en gloire, qu’il identifie comme le « Jour du Seigneur ». Il précise également que le « rassemblement auprès de lui », mentionné au verset 1, fait référence à la réunion des croyants lors de la venue de Christ en gloire.

2. Les événements nécessaires avant le « Jour du Seigneur »

Paul énonce deux événements majeurs qui doivent se produire avant le retour du Seigneur. Le premier événement est la révolte, également appelée apostasie. Le terme grec utilisé, « apostasia », signifie une défection, un abandon de la foi ou une rébellion. Cette révolte pourrait se traduire par un abandon généralisé de la foi chrétienne de la part de nombreux croyants, ou par une rébellion ouverte contre Dieu à l’échelle mondiale. Cet abandon spirituel précédera directement la révélation de l’homme du péché, un point que Jésus lui-même avait prophétisé en évoquant un refroidissement de l’amour dans les derniers temps en disant : « Parce que le mal ne cessera de croître, l’amour du plus grand nombre se refroidira. » (Matthieu 24.12)

Le deuxième événement est la révélation de l’homme du péché, appelé « l’homme de la révolte ». Ce titre souligne sa destinée. Cet individu s’élèvera au-dessus de tout ce qui est considéré comme divin, cherchant à usurper la place de Dieu et à se proclamer lui-même comme tel. 

Ce passage mentionne qu’il agira dans « le temple de Dieu ». Cette expression a été interprétée de différentes façons : certains la prennent littéralement, suggérant qu’un temple physique pourrait être reconstruit en Israël. Pour ma part j’y voient un sens symbolique, où le « temple de Dieu » représente la communauté des croyants comme Paul le mentionne en insinuant que le temple de Dieu est l’Église : « Ne savez-vous pas que vous êtes le temple de Dieu et que l’Esprit de Dieu habite en vous ? » (1 Corinthiens 3.16).

3. Le rôle de l’homme du péché

L’homme du péché, également identifié comme l’Antichrist dans d’autres passages comme celui de 1 Jean 2.18 qui dit: « Mes enfants, c’est la dernière heure. Vous avez appris qu’un « anti-Christ » doit venir. Or, dès à présent, beaucoup d’antichrists sont là. Voilà pourquoi nous savons que nous sommes entrés dans la dernière heure. » Celui-ci occupe une place centrale dans les événements de la fin des temps. Il usurpera la place de Dieu en trompant les nations et représentera l’apogée de la rébellion humaine contre Dieu. Toutefois, Paul précise que cet individu ne sera révélé qu’en son temps, comme expliqué dans les versets 6 à 8.

4. Les implications pour les croyants

Paul tire deux leçons pratiques pour les croyants. Premièrement, il leur demande de ne pas se laisser ébranler ni tromper par des faux enseignements, comme nous le constatons également aujourd’hui, car cela pourrait provoquer inquiétude et découragement. Il insiste sur l’importance de rester fermes dans la vérité biblique. 

Deuxièmement, il les exhorte à une vigilance spirituelle, les encourageant à discerner les signes des temps tout en restant fidèles dans leur vie de foi et dans leur attente du retour de Christ et à ne pas se laisser influencer par tous ces faux enseignements qui sont véhiculer dans ces temps de la fin.

5. Position face à certaines interprétations

Ce passage contredit l’idée d’un enlèvement prétribulationnel. Paul indique clairement que les croyants devront traverser les tribulations, en témoignant par leur foi des événements comme l’apostasie et la révélation de l’homme du péché. 

Cependant, il souligne également la victoire finale de Christ, qui viendra détruire l’homme du péché « par le souffle de sa bouche » comme le mentionne 2 Thessaloniciens 2.8 : « Le Seigneur Jésus le fera périr par le souffle de sa bouche, et le réduira à l’impuissance au moment même de sa venue. »

Ce texte enseigne que les croyants ne doivent ni céder à la peur ni se laisser tromper par de faux enseignements concernant le retour de Christ. Les signes avant-coureurs, tels que l’apostasie et la révélation de l’homme du péché, doivent être interprétés à la lumière des Écritures. En attendant le retour glorieux du Seigneur Jésus-Christ, le rôle de l’Église est de rester ferme dans la foi, vigilante et fidèle aux Écritures, tout en vivant dans l’espérance du retour du Seigneur Jésus au dernier jour.

Les trous exposés de la doctrine de l’enlèvement prétribulationnel : Une interprétation abusive de la Parole de Dieu pour tromper les croyants

Les enseignants de la fausse doctrine de l’enlèvement prétribulationnel enseignent que lors de l’enlèvement, selon eux le premier retour de Christ, les croyants sont amenés à la maison du Père par le Seigneur Jésus (Jean 14.1-3) tandis que pendant le second retour, les saints ressuscités ne voient pas la maison du Père.

Oufff! Encore une fois, il y a tout un amalgame de fausseté dans cette affirmation. 

D’abord, comme je l’ai expliqué précédemment, la Bible ne fait aucune mention de deux retours de Jésus. C’est de la pure fabulation. Je dirais même que c’est de la fiction. J’invite souvent les gens à m’amener un seul verset qui confirme leur dire et ils en sont incapables. 

Ensuite, l’énoncé soulève une distinction importante entre deux événements supposés dans la doctrine prétribulationnelle : un premier retour secret de Christ pour amener les croyants à la maison du Père, et un second retour visible où les croyants ressuscités ne verraient pas la maison du Père. 

Cependant, cette distinction ne repose que sur des interprétations erronées des Écritures et sur une théologie qui n’est pas soutenue par le texte biblique d’aucune façon si ce n’est par des versets sortis de leur contexte, comme celui de Jean 14.1-3. Regardons maintenant ce que dit ce passage exactement.

Dans ce passage de Jean 14.1-3, Jésus dit : « Que votre cœur ne se trouble pas. Ayez foi en Dieu, ayez aussi foi en moi. Dans la maison de mon Père, il y a beaucoup de demeures ; si ce n’était pas vrai, je vous l’aurais dit : en effet je vais vous préparer une place. Lorsque je vous aurai préparé une place, je reviendrai et je vous prendrai avec moi, afin que vous soyez, vous aussi, là où je suis. »

Ce passage a souvent été interprété comme une promesse de Jésus à ses disciples qu’ils seront un jour avec lui dans la présence du Père. Cependant, selon toute évidence, le texte ne mentionne pas un retour secret ou une séparation entre deux retours de Christ. Comme vous pouvez le voir, il n’y a aucune mention de cela ni même dans le contexte entier de ce passage.

Selon le contexte, Jésus parle de son départ (par la croix et l’ascension) et de son retour (parousie) comme un seul et même événement. Il ne fait aucune allusion à une multiplicité de retour. En réalité, il rassure les disciples sur leur futur dans la présence de Dieu. La promesse de Jésus, à ses disciples,  n’indique pas un retour séparé ou secret, mais souligne l’assurance de l’union finale avec Christ, visible à son retour.

Les Écritures ne divisent pas le retour de Christ en deux phases distinctes (enlèvement secret et retour glorieux). Les promesses bibliques, comme dans 1 Thessaloniciens 4.16-17 et Matthieu 24.30, décrivent un retour, visible, où les croyants rencontrent Jésus dans les airs pour être avec lui pour toujours. Il n’est absolument pas question d’autres scénarios.

Une autre chose est la notion que les saints ressuscités ne voient pas la maison du Père lors du retour glorieux est également non biblique. Voici pourquoi.
Lors du retour glorieux de Christ, les croyants ressuscités et transformés sont réunis avec lui, comme le décrit 1 Thessaloniciens 4.17 : « Ensuite, nous qui serons restés en vie à ce moment-là, nous serons enlevés ensemble avec eux, dans les nuées, pour rencontrer le Seigneur dans les airs. Ainsi nous serons pour toujours avec le Seigneur. » Dans ce passage, il n’y a pas de mention d’une exclusion de la maison du Père. C’est quelque chose qui est ajouté au texte biblique. Toute la Bible ne parle pas d’une telle chose.

La « maison du Père » dans Jean 14.2 peut être comprise comme la communion éternelle avec Dieu dans la nouvelle création. Apocalypse 21.3-4 décrit cette réalité : « Et j’entendis une forte voix, venant du trône, qui disait : Voici la Tente de Dieu avec les hommes. Il habitera avec eux ; ils seront ses peuples et lui, Dieu avec eux , sera leur Dieu. Il essuiera toute larme de leurs yeux. La mort ne sera plus et il n’y aura plus ni deuil, ni plainte, ni souffrance. Car ce qui était autrefois a définitivement disparu. »

Ainsi, la division entre un retour secret et un retour glorieux crée une théologie sans bases scripturaires parce que les Écritures parlent d’un seul retour glorieux et visible de Jésus. Puis, cela ajoute une confusion inutile en séparant les événements, cette doctrine détourne l’attention des croyants de la vigilance et de la persévérance dans les tribulations.

En conclusion, l’énoncé repose sur une fausse compréhension de Jean 14.1-3 et de la doctrine biblique du retour de Christ. La Bible enseigne un seul retour, visible et glorieux, où tous les croyants ressuscités jouiront de la présence éternelle de Dieu dans la nouvelle création. La notion que les saints ressuscités ne voient pas la maison du Père contredit l’assurance biblique de l’union finale et éternelle avec Christ.

La transfiguration : une rencontre symbolique entre la loi, les prophètes et le Messie

La transfiguration, rapportée dans les Évangiles (Matthieu 17.1-9 ; Marc 9.2-10 ; Luc 9.28-36), est l’un des moments les plus riches en signification dans la vie de Jésus-Christ. Sur une haute montagne, Jésus se révèle dans toute sa gloire céleste devant Pierre, Jacques et Jean. Moïse et Élie apparaissent à ses côtés, discutant avec lui. Ce récit, bien qu’émerveillant, revêt une signification profondément symbolique et ne doit pas être interprété littéralement.

Moïse et Élie : les représentants de la loi et des prophètes

Moïse, le grand législateur d’Israël, représente la Loi. Il est celui qui a reçu les commandements de Dieu sur le mont Sinaï, guidant le peuple dans l’alliance de l’obéissance. Élie, quant à lui, est une figure centrale des prophètes, incarnant leur appel à la repentance et leur rôle de messagers de la justice divine. Ensemble, ils personnifient l’ensemble des Écritures de l’Ancien Testament, appelées communément « la Loi et les Prophètes ».

Le but de la rencontre : les souffrances du Messie

L’entretien entre Jésus, Moïse et Élie porte sur les souffrances et la mission rédemptrice du Messie. Dans Luc 9.31, il est précisé qu’ils « parlaient de son départ qu’il allait accomplir à Jérusalem ». Ce départ (ou exode, selon le texte grec) fait allusion à la mort sacrificielle de Jésus sur la croix, suivie de sa résurrection et de son ascension. Cette discussion symbolise l’accomplissement de la Loi et des prophéties par Jésus-Christ, le véritable Messie.

La voix du Père : la confirmation divine

Au cœur de cet événement, une voix venant du ciel proclame : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé : écoutez-le » (Marc 9.7). Cette déclaration divine souligne la primauté de Jésus sur la Loi et les Prophètes. Il n’est pas simplement un autre prophète ou législateur, mais le Fils de Dieu venu pour accomplir l’œuvre de rédemption.

Une signification pour aujourd’hui

La transfiguration rappelle aux croyants que Jésus est le centre de toute l’Écriture. La Loi et les Prophètes trouvent leur accomplissement ultime en lui. Ce récit invite chacun à méditer sur le plan divin de salut, où la gloire de Christ est manifestée à travers sa souffrance et sa résurrection.

Ce texte est une image vivante de la transition entre l’ancienne alliance, fondée sur la Loi, et la nouvelle alliance, scellée par le sang de Jésus-Christ. Moïse et Élie disparaissent, laissant Jésus seul, soulignant qu’il est désormais l’unique chemin, la vérité et la vie.

Les trous exposés de la doctrine de l’enlèvement prétribulationnel : Un premier retour secret de Jésus pour enlever son Église avant la période des tribulations un leurre qui fera se perdre les croyants vulnérables.

Les enseignants de la doctrine de l’enlèvement prétribulationnel affirment que l’enlèvement (supposé avant la période des tribulations) n’est vu que par l’Église et est donc invisible au monde alors que le second avènement est la manifestation visible du Christ sur la terre (Apocalypse 1.7). 

Encore une fois, nous voilà confrontés à une affirmation sans aucun fondement. L’énoncé dit que « l’enlèvement n’est vu que par l’église et est donc invisible au monde ». Bien entendu, ce fait n’est pas appuyé par aucune référence biblique. C’est tout à fait normal parce qu’il n’y a aucun passage qui corrobore cette idéologie.

C’est aberrant de voir une chose comme ça et de constater que des affirmations sans aucun fondement biblique sont faites. Plus encore que des gens ne s’aperçoivent aucunement de la supercherie. Comment peut-on avancer une doctrine et ne pas l’appuyer par aucun verset de la Parole de Dieu ? Bien sûr, les adeptes de l’enlèvement prétribulationnel vont dire que c’est biblique parce qu’ils appuient leur dire par des passages qui sont sortis de leur contexte pour leur faire dire une chose qu’ils ne disent pas. 

L’énoncé continue en disant que le second avènement est la manifestation du Christ sur la terre et ils s’appuient sur le passage d’Apocalypse 1.7 pour justifier leur point. Il y a quelque chose qui ne fonctionne pas dans ce passage. C’est qu’il n’y a pas de mentions dans les Écritures de deux retours de Jésus. La Bible fait toujours mention d’un seul et même événement. Puis, les passages utilisés pour appuyer la doctrine de deux retours sont simplement sortis de leur contexte pour leur faire dire une chose qu’ils ne disent pas. 

D’abord, nous devons clarifier la question d’un premier retour secret de Jésus. Nous voulons savoir si ce fait qui est avancé par les adeptes de la fausse doctrine de l’enlèvement prétribulationnel trouve des racines dans les Écritures. 

1. La doctrine du retour de Jésus selon la Bible

La doctrine d’un retour secret de Jésus-Christ pour enlever l’Église avant une période de tribulations (souvent appelée « prétribulationnisme ») est largement débattue dans le christianisme. Cependant, un examen attentif des Écritures montre que cette idée n’est pas explicitement enseignée dans la Bible. 

La doctrine d’un enlèvement secret avant la période des tribulations n’est apparue qu’au XIXe siècle, principalement dans le cadre du dispensationalisme, introduit par John Nelson Darby. Elle a ensuite été popularisée par la Bible annotée de Scofield. Avant cela, l’Église enseignait généralement un retour unique, visible et glorieux de Jésus, accompagné du jugement final.

Des passages utilisés pour appuyer cette théorie ne sont pas explicites et ne font aucune allusion à un enlèvement secret avant la soi-disant période des tribulations. Par exemple le passage de 1 Thessaloniciens 4.16-17 largement utilisé dit : «En effet, au signal donné, sitôt que la voix de l’archange et le son de la trompette divine retentiront, le Seigneur lui-même descendra du ciel, et ceux qui sont morts unis à Christ ressusciteront en premier lieu. Ensuite, nous qui serons restés en vie à ce moment-là, nous serons enlevés ensemble avec eux, dans les nuées, pour rencontrer le Seigneur dans les airs. Ainsi nous serons pour toujours avec le Seigneur. » 

Dans ce passage, l’apôtre Paul écrit pour rassurer les croyants de Thessalonique concernant les morts en Christ, affirmant qu’ils partageront aussi la gloire de la résurrection. De plus, ce passage ne mentionne pas une séparation chronologique entre l’enlèvement et le retour de Christ. Il décrit un événement unique où les croyants ressuscitent pour rencontrer le Seigneur lors de son retour. Rien ici n’indique un « retour secret » avant les tribulations. Ce passage est donc également sorti de son contexte pour lui faire dire une chose qu’il ne dit pas.

Un second passage utilisé pour appuyer un enlèvement secret avant la période des tribulations est 1 Corinthiens 15.51-52 : « Voici, je vais vous révéler un mystère : nous ne passerons pas tous par la mort, mais nous serons tous transformés, en un instant, en un clin d’œil, au son de la trompette dernière. Car, lorsque cette trompette retentira, les morts ressusciteront pour être désormais incorruptibles, tandis que nous, nous serons changés. »

Dans ce passage, l’apôtre Paul parle de la résurrection et de la transformation des croyants à la fin des temps. Le « son de la dernière trompette » évoque la fin des temps, pas un événement préalable. Cette transformation est universelle et finale, coïncidant avec le jugement et le retour de Christ. Il n’est absolument pas fait mention de quelque manière que ce soit à un enlèvement secret prétribulationnel. C’est un autre bel exemple d’un passage pris hors de son contexte pour lui faire dire une chose qu’il une dit pas.

Un dernier passage qui est grandement utilisé à tort est celui de Jean 14.3 qui dit : « Lorsque je vous aurai préparé une place, je reviendrai et je vous prendrai avec moi, afin que vous soyez, vous aussi, là où je suis. »

Dans ce passage, Jésus réconforte ses disciples avant sa crucifixion, leur promettant qu’ils seront avec lui dans la maison du Père. Ce passage promet un retour, mais il n’indique pas un retour secret. L’accent est plutôt mis sur l’assurance du salut et de la communion avec Christ. Encore et toujours la même chose. Comme les deux précédents passages que nous venons de voir.

Ce que la Bible enseigne est un seul retour de Jésus. Les Écritures parlent toujours d’un seul retour unique et visible de Christ comme nous l’enseigne Matthieu 24.30 : « C’est alors que le signe du Fils de l’homme apparaîtra dans le ciel. Alors tous les peuples de la terre se lamenteront, et ils verront le Fils de l’homme venir sur les nuées du ciel avec beaucoup de puissance et de gloire. » Tout comme Apocalypse 1.7 nous mentionne : « Voici ! Il vient au milieu des nuées, et tout le monde le verra, même ceux qui l’ont transpercé, et toutes les familles de la terre se lamenteront à cause de lui . Oui, amen ! »

Ces descriptions ne laissent pas de place à un retour secret avant un second retour glorieux. Ces passages et leur contexte ne font absolument pas mention à un premier, un deuxième ou même un troisième retour de Jésus. D’ailleurs, la Bible ne mentionne pas en aucun endroit un retour secret de Jésus. 

2. L’Église est appelée à traverser la période des tribulations

Il est un fait incontestable et pleinement supporté par les Écritures c’est que l’Église est appelée à traverser la période des tribulations. Dans la Bible du semeur que j’utilise, il y a une expression pour décrire l’Église et celle-ci est « les membres du peuple saint ». Cette phrase revient à plusieurs endroits dans le livre de l’Apocalypse nous indiquant que l’Église n’a pas été enlevée avant cette période. Par exemple, Apocalypse 13.10 qui est au cœur de cette période de tribulations nous dit : « Si quelqu’un doit aller en captivité, il ira certainement en captivité. Si quelqu’un doit périr par l’épée, il périra certainement par l’épée. C’est là que les membres du peuple saint doivent faire preuve d’endurance et de foi. » Un autre passage nous dit ceci : « C’est là que les membres du peuple saint, ceux qui obéissent aux commandements de Dieu et vivent selon la foi en Jésus, doivent faire preuve d’endurance. » (Apocalypse 14.12) Affirmer que les croyants seraient enlevés avant la période des tribulations n’est pas seulement supporté par les Écritures, mais réfuté par celles-ci en plusieurs endroits.

Maintenant, la Bible Louis Second utilise le mot « saints » pour parler des croyants. Cependant, les tenants de la fausse doctrine de l’enlèvement prétribulationnel affirment que ce sont les gens qui ont été sauvés pendant la période des tribulations. Encore une fois, c’est une préposition qui n’est pas soutenue d’aucune manière par les Écritures. 

Jésus a clairement annoncé des tribulations pour ses disciples comme en fait foi Jean 16.33 : « Il fallait que je vous dise aussi cela pour que vous trouviez la paix en moi. Dans le monde, vous aurez à souffrir bien des afflictions. Mais courage ! Moi, j’ai vaincu le monde. »Actes 14.22 nous dit en substance : « Ils fortifiaient les disciples et les encourageaient à demeurer fermes dans la foi. – Car, leur disaient-ils, c’est au travers de beaucoup de souffrances qu’il nous faut entrer dans le royaume de Dieu. » Ainsi, l’idée même que les croyants seraient épargnés des tribulations en étant enlevés secrètement avant la période des tribulations contredit ces enseignements.

3. Le « jour du Seigneur » est un événement unique

Jésus et Paul enseignent que le retour du Seigneur est soudain et inéluctable. Matthieu 24.42-44 nous dit : « Tenez-vous donc en éveil, puisque vous ignorez quel jour votre Seigneur viendra. Vous le savez bien : si le maître de maison savait à quelle heure de la nuit le voleur doit venir, il resterait éveillé pour ne pas le laisser pénétrer dans sa maison. Pour cette même raison, vous aussi, tenez-vous prêts, car c’est à un moment que vous n’auriez pas imaginé que le Fils de l’homme viendra. » L’apôtre Paul nous rapporte ce fait : « vous savez fort bien vous-mêmes que le jour du Seigneur viendra de façon aussi inattendue qu’un voleur en pleine nuit. Lorsque les gens diront : « Paix et sécurité ! », alors la ruine fondra subitement sur eux, comme les douleurs saisissent la femme enceinte, et aucun n’échappera. » Rien n’indique, dans la Parole de Dieu, une séparation entre un retour secret et un retour glorieux. D’ailleurs, rien ne mentionne un retour secret si ce n’est un scénario digne d’Hollywood que les adeptes de l’enlèvement prétribulationnel aiment croire comme une vérité de la Parole de Dieu. Malheureusement, c’est un leurre qui prendra au piège nombre de croyants vulnérables.  

4. Problèmes théologiques du prétribulationnisme

Cette doctrine d’un enlèvement secret de l’Église, avant la période des tribulations, rencontre certains problèmes théologiques. 

I. Division artificielle du retour de Christ : La Bible ne divise pas clairement le retour de Christ en deux phases distinctes (secret et glorieux). Non seulement elle ne divise pas, mais elle ne fait aucunement allusion à un soi-disant retour secret. C’est une pure invention humaine. Cela ne vient que de l’imaginaire des hommes qui veulent faire du tort au corps de Christ et prendre les âmes dans leurs pièges.

II. Réduction de la souffrance chrétienne : L’idée d’un enlèvement avant les tribulations suggère que les croyants seraient épargnés de la souffrance, ce qui contredit l’expérience historique de l’Église persécutée.

III. Encouragement à une attitude passive : Attendre un enlèvement secret peut encourager un manque de vigilance face aux défis spirituels actuels, alors que Jésus appelle à la persévérance active.

En conclusion, l’idée d’un retour secret de Jésus pour enlever l’Église avant la période des tribulations n’est pas soutenue par les Écritures. Elle repose sur des interprétations modernes et non sur un enseignement clair de la Bible. Les Écritures enseignent un retour unique, visible et glorieux de Jésus, accompagné du jugement et de l’établissement finals de son royaume. L’Église est appelée à persévérer au milieu des tribulations, dans l’attente confiante de ce jour glorieux. C’est un leurre pour attirer les croyants vulnérables loin de la vérité de la parole de Dieu.

Ainsi, Apocalypse 1.7 parle bien du retour de Jésus indiquant que tout le monde le verra. Les tenants de la fausse doctrine de l’enlèvement prétribulationnel prétendent que Jésus reviendra une première fois en secret sont incapable de soutenir concrètement cette idéologie par les Écritures. À juste titre parce que la Bible ne parle aucunement d’un supposé enlèvement secret de l’Église.

Les trous exposés de la doctrine de l’enlèvement prétribulationnel : Une analyse de 1 Thessaloniciens 1.10 et 5.9

L’énoncée est le suivant : « L’enlèvement délivre l’Église de la Tribulation (1 Thessaloniciens 1.10 ; 5.9) tandis que le second avènement délivre Israël de Satan, de l’Antéchrist et des armées de la Tribulation. »

C’est intéressant de voir comment la fausse doctrine de l’enlèvement avant la période des tribulations est parsemée de trous. Pour cela, j’ai plusieurs exemples. 

Tout d’abord, il est dit, dans l’énoncé, que l’enlèvement délivre de la période des tribulations. Les versets utilisés sont 1 Thessaloniciens 1.10 et 5.9. Puis que le second avènement délivre Israël de Satan, de l’antichrist et des armées de la tribulation. Malheureusement, pour ce second avènement, il n’y a aucun passage de mentionné pour soutenir ce point. C’est là un trou important de cette doctrine. On ne peut pas affirmer une chose comme étant biblique sans avoir de passage qui soutient nos dires. 

Quoi qu’il en soit, maintenant, regardons ce que nous enseigne 1 Thessaloniciens 1.10 et 5.9 pour voir s’ils corroborent bien ce qui est avancé par les adeptes de cette fausse doctrine.

Mentionnons que ces deux passages sont souvent cités dans le débat sur l’enlèvement de l’Église, en particulier dans le cadre d’une interprétation prétribulationnistes. Cependant, un examen attentif de leur contexte et de leur contenu montre qu’ils n’affirment pas explicitement une telle doctrine. Regardons. en premier lieu, 1 Thessaloniciens 1.10 :

« et pour attendre que revienne du ciel son Fils qu’il a ressuscité, Jésus, qui nous délivre de la colère à venir. » (1 Thessaloniciens 1.10)

Ce texte, au premier abord, nous parle de deux choses : la colère à venir et la délivrance. 

  • La colère à venir fait référence au jugement divin qui sera exécuté lors du « jour du Seigneur » comme nous le mentionne 1 Thessaloniciens 5.2-3 et à la condamnation finale des impies.

« vous savez fort bien vous-mêmes que le jour du Seigneur viendra de façon aussi inattendue qu’un voleur en pleine nuit. Lorsque les gens diront : « Paix et sécurité ! », alors la ruine fondra subitement sur eux, comme les douleurs saisissent la femme enceinte, et aucun n’échappera. » (1 Thessaloniciens 5.2-3)

  • La délivrance ne désigne pas spécifiquement un enlèvement, mais le salut offert par Jésus-Christ à ses disciples, les épargnant du jugement divin grâce à leur foi en lui.

Maintenant, si l’on regarde le contexte élargi, nous constatons que l’apôtre Paul rappelle aux Thessaloniciens que leur foi en Christ les préserve de la colère divine. Puis, ce verset s’inscrit dans une perspective eschatologique générale, sans préciser le moment exact où cette délivrance se produira. Il n’affirme pas un enlèvement avant une période de tribulations terrestres. C’est complètement faux d’affirmer cela et d’utiliser ce passage pour appuyer le fait que l’enlèvement délivre les croyants de la période des tribulations parce que ni le passage ni le contexte ne fait mentionnions de cela d’aucune manière. C’est un bel exemple de la façon dont on peut sortir un passage de son contexte pour lui faire dire une chose qu’il ne dit pas réellement. D’ailleurs, toutes les fausses doctrines peuvent être aisément identifiées, avec un peu de discernement, parce qu’elles utilisent toujours ce même modus operandi.

L’autre passage utilisé pour appuyer que l’enlèvement délivre de la période des tribulations est 1 Thessaloniciens 5.9.

« Car Dieu ne nous a pas destinés à connaître sa colère, mais à posséder le salut par notre Seigneur Jésus-Christ » (1 Thessaloniciens 5.9)

Faisons le même exercice que le passage précédent puisque ceux-ci sont utilisés pour appuyer le fait que l’enlèvement délivre l’église de la période des tribulations. Tout comme l’autre passage, il y a deux choses que nous pouvons voir : la colère et les croyants destinés à posséder le salut.

  • La colère, mentionnée ici, fait référence au jugement final réservé aux impies (1 Thessaloniciens 5.3 : « Ils ne pourront y échapper »).

« Lorsque les gens diront : « Paix et sécurité ! », alors la ruine fondra subitement sur eux, comme les douleurs saisissent la femme enceinte, et aucun n’échappera. » (1 Thessaloniciens 5.3)

  • Les croyants, au contraire, sont destinés au salut, une réalité déjà acquise par leur foi en Christ et qui se manifestera pleinement lors de son retour.

Tout comme l’autre passage, regardons maintenant le contexte élargi pour voir s’il mentionne bien, de quelque manière que ce soit, que l’enlèvement se produirait avant la période des tribulations. Dans ce contexte, Paul parle du « jour du Seigneur » comme d’un événement soudain et inéluctable, qui surprendra les incrédules, mais non les croyants, car ils sont des « enfants de lumière » (5.4-5). L’accent est mis sur leur préparation spirituelle et non sur un calendrier détaillé des événements. Rien dans ce texte n’indique un enlèvement avant les tribulations.

À ce moment-ci, la question que nous pouvons nous poser est, pourquoi ces versets ne soutiennent-ils pas explicitement un enlèvement prétribulationnistes ? Il y a trois raisons à cela. 

  1. Le concept de la « colère » :
    • Dans le contexte biblique, la « colère » désigne souvent le jugement final de Dieu, et non exclusivement une période spécifique de tribulations sur terre.
    • Ces versets ne décrivent pas un enlèvement préalable pour échapper aux épreuves terrestres, mais la délivrance spirituelle des croyants face au jugement éternel.
  2. Absence d’un calendrier clair :
    • Les passages n’établissent pas de chronologie précise concernant le retour de Christ ou la manière dont il protégera ses disciples.
    • Ils appellent les croyants à une vigilance constante, non à une attente passive d’un enlèvement imminent avant les tribulations.
  3. Thème principal :
    • Le but principal, de ces versets, est d’encourager les croyants à tenir ferme dans l’espérance du salut en Christ et à ne pas craindre le jugement à venir, grâce à leur foi en lui.

En conclusion,1 Thessaloniciens 1.10 et 5.9 parlent de la délivrance des croyants face à la colère divine et au jugement final, mais ils ne soutiennent pas explicitement l’idée d’un enlèvement de l’Église avant une période de tribulations terrestres. Ces versets doivent être compris dans le cadre plus large de l’espérance chrétienne et de l’appel à la vigilance. Ils ne devraient pas être interprétés comme une preuve définitive d’une doctrine prétribulationnistes, mais plutôt comme une assurance que, en Christ, les croyants sont préservés de la condamnation éternelle.

Comment reconnaître une fausse doctrine

Dans un monde rempli de diverses interprétations des Écritures, il est essentiel pour les croyants de discerner la vérité des enseignements erronés. Les fausses doctrines se propagent souvent en manipulant subtilement les Écritures, sortant un verset de son contexte pour lui faire dire quelque chose qu’il ne dit pas réellement. Ces distorsions peuvent conduire à des croyances dangereuses, déformant le caractère de Dieu et les enseignements bibliques fondamentaux.

L’apôtre Paul avertit dans 2 Timothée 4.3-4 : « Car le temps viendra où les hommes ne voudront plus rien savoir de l’enseignement sain. Au gré de leurs propres désirs, ils se choisiront une foule de maîtres à qui ils ne demanderont que de leur caresser agréablement les oreilles. » Ces paroles soulignent l’importance d’un examen attentif des Écritures pour éviter d’être égaré. Cette vigilance implique de comprendre comment certains versets sont manipulés pour promouvoir des doctrines erronées. Voici quelques exemples.

Un exemple courant de mauvaise interprétation se trouve dans Jean 14.14, où Jésus déclare : « Je le répète : si vous me demandez quelque chose en mon nom, je le ferai. » Ce verset est souvent utilisé pour affirmer que Dieu exauce automatiquement toutes les prières faites « au nom de Jésus », indépendamment de leur nature. Pourtant, replacé dans son contexte, ce passage concerne les disciples et leurs prières alignées sur la volonté de Dieu, dans le cadre de leur mission. Cette interprétation abusive détourne l’attention de la soumission à la volonté divine, clairement exprimée dans 1 Jean 5.14 : « Nous avons auprès de lui cette assurance : si nous demandons quelque chose conformément à sa volonté, il nous écoute. »

Un autre exemple concerne 3 Jean 1.2, où il est écrit : « Cher ami, je souhaite que tu prospères à tous égards et que tu sois en aussi bonne santé physique que tu l’es spirituellement. » Ce verset est souvent cité par les promoteurs de l’Évangile de prospérité pour enseigner que Dieu promet richesse et santé à tous les croyants. Cependant, dans son contexte, ce passage est simplement d’une salutation personnelle de l’apôtre Jean à son destinataire, et non d’une promesse universelle. Les Écritures enseignent clairement que la véritable prospérité est spirituelle et non matérielle, comme le souligne Matthieu 6.19-20 : « Ne vous amassez pas des richesses sur la terre où elles sont à la merci de la rouille, des mites qui rongent, ou des cambrioleurs qui percent les murs pour voler. Amassez-vous plutôt des trésors dans le ciel, où il n’y a ni rouille, ni mites qui rongent, ni cambrioleurs qui percent les murs pour voler. »

Un autre passage fréquemment mal utilisé est Matthieu 7.1 : « Ne condamnez pas les autres, pour ne pas être vous-mêmes condamnés. » D’autres version ont « ne jugez pas » Certains s’appuient sur ce verset pour prétendre que les croyants ne doivent jamais émettre de jugement, même lorsqu’il s’agit de discerner des comportements ou de fausses doctrines. Cependant, replacé dans son contexte, Jésus condamne l’hypocrisie dans le jugement, pas le discernement spirituel. En effet, un peu plus loin, dans Matthieu 7.15-16, il déclare : « Gardez-vous des faux prophètes ! Lorsqu’ils vous abordent, ils se donnent l’apparence d’agneaux mais, en réalité, ce sont des loups féroces. Vous les reconnaîtrez à leurs fruits. Est-ce que l’on cueille des raisins sur des buissons d’épines ou des figues sur des ronces ? » Il nous faut donc ici exercer un certain jugement envers ces personnes et leur oeuvre.

Enfin, un exemple majeur concerne l’enlèvement avant la période des tribulations. Ce concept, défendu par plusieurs, repose sur plusieurs passages. Par exemple, 1 Thessaloniciens 4.17 : « Ensuite, nous qui serons restés en vie à ce moment-là, nous serons enlevés ensemble avec eux, dans les nuées, pour rencontrer le Seigneur dans les airs. Ainsi nous serons pour toujours avec le Seigneur. » Ils interprètent ce passage comme une preuve que les croyants seront enlevés avant la périodes des tribulations. Cependant, ce verset, pris hors de son contexte, ne mentionne pas explicitement le moment de cet enlèvement. Une lecture attentive de Matthieu 24.29-31 montre que le rassemblement des élus a lieu « après ces jours de détresse », réfutant ainsi l’idée d’un enlèvement prétribulationnel.

En conclusion, la meilleure défense contre les fausses doctrines est une connaissance approfondie et équilibrée des Écritures. Les distorsions se produisent souvent lorsque des passages sont isolés de leur contexte ou interprétés à la lumière d’intérêts personnels. Comme les Béréens dans Actes 17.11, les croyants, tout comme les Béréens, « examinaient chaque jour les Écritures pour voir si ce qu’on leur disait était juste ». Cela demande de lire attentivement les textes, de considérer le contexte historique et spirituel, et de prier pour recevoir la sagesse du Saint-Esprit.

Les fausses doctrines, bien qu’elles puissent sembler attrayantes ou flatteuses, détournent de la vérité du Christ. Elles mettent souvent l’accent sur des promesses immédiates ou des interprétations simplifiées, au détriment de l’appel à la repentance, à l’obéissance, et à la persévérance dans la foi. En demeurant ancrés dans la Parole de Dieu, les croyants peuvent non seulement éviter d’être égarés, mais aussi guider d’autres vers la vérité, tout en témoignant de l’amour et de la grâce de Christ. Gardons à l’esprit que la vérité biblique, bien que parfois exigeante, est toujours porteuse de vie et d’espérance pour ceux qui la recherchent avec sincérité.

L’universalisme : Une doctrine séduisante mais contraire à la vérité biblique

L’universalisme est une doctrine théologique qui enseigne que tous les êtres humains, sans exception, seront finalement sauvés et réconciliés avec Dieu. Bien qu’elle semble attrayante en raison de son insistance sur l’amour de Dieu, cette doctrine est considérée comme une fausse doctrine dans de nombreuses traditions chrétiennes car elle est en désaccord avec les enseignements bibliques sur le péché, le jugement, et le salut.

Principales caractéristiques de l’universalisme

  1. Salvation universelle : L’universalisme soutient que tous les êtres humains, quelles que soient leurs actions ou croyances, seront finalement sauvés, soit immédiatement après leur mort, soit après une période de purification.
  2. Minimisation du péché et du jugement : Cette doctrine a tendance à minimiser ou à ignorer la gravité du péché et la réalité du jugement éternel.
  3. Accent excessif sur l’amour de Dieu : L’universalisme met l’accent sur l’amour et la grâce de Dieu, mais souvent au détriment de sa justice et de sa sainteté.
  4. Pluralisme religieux : Certains universalistes adoptent l’idée que toutes les religions mènent à Dieu, ce qui va à l’encontre des enseignements bibliques sur l’exclusivité de Christ.

Raisons pour lesquelles l’universalisme est considéré comme une fausse doctrine

  1. Contradiction avec les Écritures :
    • La Bible enseigne que le salut est conditionnel à la foi en Jésus-Christ : « Qui place sa confiance dans le Fils possède la vie éternelle. Qui ne met pas sa confiance dans le Fils ne connaît pas la vie ; il reste sous le coup de la colère de Dieu. » (Jean 3:36).
    • Elle parle clairement du jugement éternel pour ceux qui rejettent Christ : « Et ils s’en iront au châtiment éternel. Tandis que les justes entreront dans la vie éternelle. » (Matthieu 25.46).
  2. Rejet de l’exclusivité de Jésus-Christ :
    • Jésus a déclaré : « Je suis, moi, le chemin, répondit Jésus, la vérité et la vie. Personne ne va au Père sans passer par moi. » (Jean 14.6). L’universalisme contredit cette déclaration en affirmant que d’autres chemins mènent à Dieu.
  3. Négligence de la justice divine :
    • La Bible enseigne que Dieu est à la fois amour et justice. Son jugement est une expression de sa sainteté et de sa haine du péché. Réduire Dieu à un simple amour permissif déforme son caractère.
  4. Encouragement à l’indifférence spirituelle :
    • En enseignant que tous seront sauvés, l’universalisme peut amener les gens à ne pas prendre au sérieux l’appel à la repentance et à la foi.

Conséquences de l’universalisme

  1. Confusion théologique : Cette doctrine crée une confusion en redéfinissant des concepts fondamentaux comme le péché, la repentance, et le salut.
  2. Affaiblissement de la mission évangélique : Si tous sont sauvés, l’évangélisation perd son urgence.
  3. Risque de compromission : Elle peut conduire à un pluralisme religieux où toutes les croyances sont vues comme également valides.

Réponse biblique à l’universalisme

  1. La gravité du péché : Romains 3.23 rappelle que « Tous ont péché, en effet, et sont privés de la gloire de Dieu »
  2. La nécessité de la repentance et de la foi : Actes 4.12 affirme que « C’est en lui seul que se trouve le salut. Dans le monde entier, Dieu n’a jamais donné le nom d’aucun autre homme par lequel nous devions être sauvés. »
  3. L’appel à la vigilance : Les Écritures nous exhortent à rejeter les fausses doctrines et à demeurer fermes dans la vérité comme en fait foi 2 Timothée 4.3-4 « Car le temps viendra où les hommes ne voudront plus rien savoir de l’enseignement sain. Au gré de leurs propres désirs, ils se choisiront une foule de maîtres à qui ils ne demanderont que de leur caresser agréablement les oreilles. Ils détourneront l’oreille de la vérité pour écouter des récits de pure invention. »

En somme, l’universalisme est une doctrine séduisante, mais trompeuse, qui s’écarte des vérités fondamentales de l’Évangile. Elle nécessite une vigilance spirituelle et un attachement ferme aux enseignements bibliques.

Rester fidèle à la vérité en évitant les pièges de l’universalisme

L’universalisme est une doctrine qui prétend que tous les êtres humains, quelles que soient leurs croyances ou leur manière de vivre, seront finalement sauvés. Cette idée peut sembler attirante, car elle met l’accent sur l’amour et la grâce de Dieu. Toutefois, elle n’est pas conforme à l’enseignement biblique et peut conduire à une foi diluée et à une vision erronée du salut. Alors, comment éviter les pièges de l’universalisme tout en restant fermement ancré dans la vérité biblique ?

Comprendre la gravité du péché

Pour éviter les pièges de l’universalisme, il est crucial de comprendre ce que la Bible enseigne sur le péché et ses conséquences. La Parole de Dieu affirme que « tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu » (Romains 3.23) et que « le salaire du péché, c’est la mort » (Romains 6.23). Le péché n’est pas une légère imperfection que Dieu peut simplement ignorer; c’est une offense grave contre la sainteté de Dieu qui exige une réparation.

L’universalisme minimise souvent la gravité du péché en prétendant que Dieu pardonne tout sans condition. Pourtant, l’Évangile nous enseigne que le pardon de Dieu est conditionnel à la repentance et à la foi en Jésus-Christ. Il est donc essentiel de ne pas perdre de vue cette vérité fondamentale.

Reconnaître l’exclusivité de Christ

Un des fondements de l’universalisme est l’idée que tous les chemins mènent à Dieu. Pourtant, Jésus lui-même a déclaré : « Je suis le chemin, la vérité et la vie. Nul ne vient au Père que par moi » (Jean 14.6). Cette affirmation exclut toute possibilité de salut en dehors de Christ. L’universalisme dilue cette vérité en proposant une réconciliation universelle qui n’est pas ancrée dans la foi en Jésus.

Pour éviter ce piège, il est nécessaire de proclamer et de vivre l’exclusivité de Christ. Cela implique de rejeter les idées selon lesquelles toutes les religions ou philosophies ont une valeur égale devant Dieu. Bien que l’Évangile soit inclusif dans son appel (« Dieu veut que tous les hommes soient sauvés », 1 Timothée 2.4), il est exclusif dans sa méthode : le salut par la foi en Jésus-Christ seul.

Maintenir un équilibre entre amour et vérité

L’universalisme met souvent un accent excessif sur l’amour de Dieu au détriment de sa justice. Si l’amour de Dieu est infini et universel, sa justice l’est aussi. Le psaume 89.15 déclare : « La justice et l’équité sont la base de ton trône; la bonté et la fidélité sont devant ta face. » Une compréhension biblique de Dieu inclut ces deux aspects inséparables.

Pour éviter les pièges de l’universalisme, nous devons présenter un Évangile qui reflète fidèlement les deux facettes du caractère de Dieu. Cela signifie proclamer son amour inconditionnel, mais aussi avertir de la réalité du jugement à venir pour ceux qui rejettent son salut.

S’ancrer dans les Écritures

Un autre danger de l’universalisme est qu’il s’appuie souvent sur des interprétations erronées ou sélectives des Écritures. Par exemple, il peut isoler des passages qui parlent de l’amour de Dieu (comme 1 Jean 4.8) tout en ignorant ceux qui parlent de la conséquence du péché (comme Apocalypse 20.15).

Pour éviter ces dérives, il est crucial de connaître et de respecter le contexte biblique. Nous devons étudier l’ensemble des Écritures et les interpréter à la lumière de l’Esprit saint. Une lecture biblique fidèle et priante nous garde sur le chemin de la vérité.

Exhorter avec douceur et fermeté

Il peut être tentant de réagir avec frustration ou colère face à ceux qui adoptent des vues universalistes. Cependant, la Bible nous encourage à exhorter avec douceur : « Corrige avec douceur les adversaires, dans l’espérance que Dieu leur donnera la repentance pour arriver à la connaissance de la vérité » (2 Timothée 2.25). Une attitude empreinte d’amour peut ouvrir des cœurs à la vérité.

Conclusion

L’universalisme, bien que séduisant dans sa présentation, est un déni de la vérité biblique concernant le péché, le salut et la justice de Dieu. En comprenant les fondements de la foi chrétienne, en affirmant l’exclusivité de Christ, et en maintenant un équilibre entre l’amour et la vérité, nous pouvons éviter ces pièges. Plus que jamais, les croyants doivent s’ancrer dans les Écritures et proclamer un Évangile qui honore pleinement le caractère de Dieu. Face aux défis de notre époque, restons fidèles à l’appel de Jésus : annoncer la bonne nouvelle dans toute sa vérité et avec amour.

Vivre une relation authentique avec Jésus : le chemin d’une foi transformée

Une relation avec Jésus est une invitation divine à vivre une vie transformée et centrée sur Lui. Cette relation ne se résume pas à un simple engagement verbal ou à des actes religieux occasionnels; elle dépasse les rituels pour devenir une véritable communion avec le Sauveur. Comprendre ce que cela implique demande une réflexion profonde sur les écritures et une remise en question des conceptions populaires qui entourent le salut et la foi chrétienne.

La foi en Jésus comme Seigneur et Sauveur est le fondement de cette relation. Jean 3.16 affirme : « Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle. » Cette foi n’est pas une simple croyance intellectuelle, mais un abandon total à sa Seigneurie. Elle s’accompagne d’une repentance sincère, un changement de mentalité et de cœur, comme le souligne Actes 3.19 : « Repentez-vous donc et convertissez-vous, pour que vos péchés soient effacés. » Cette repentance est une réponse authentique à l’amour incommensurable de Dieu.

Cet amour doit devenir le moteur de notre vie. Jésus a dit : « Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme et de toute ta pensée » (Matthieu 22.37). Un amour sincère pour Christ se manifeste par une obéissance à ses commandements : « Si vous m’aimez, gardez mes commandements » (Jean 14.15). Ainsi, la foi véritable conduit à une transformation intérieure et à un désir profond de marcher dans ses voies.

La communion quotidienne avec Jésus est essentielle pour nourrir cette relation. Paul exhorte les croyants à prier sans cesse (1 Thessaloniciens 5.17). Cette communion continue nous permet de rester connectés à Lui, de trouver force et direction, et de cultiver une confiance inébranlable en toutes circonstances, comme le rappelle Proverbes 3.5-6 : « Confie-toi en l’Éternel de tout ton cœur, et ne t’appuie pas sur ton intelligence. Reconnais-le dans toutes tes voies, et il aplanira tes sentiers. »

Suivre Jésus implique également un engagement à partager sa foi. Matthieu 28.19-20 nous appelle à faire de toutes les nations des disciples. Cet appel missionnaire est une réponse naturelle à l’œuvre de Christ dans nos vies. Mais il ne se limite pas à l’évangélisation individuelle; il inclut aussi notre appartenance à son corps, l’Église. Hébreux 10.25 nous encourage à ne pas abandonner notre assemblée, car l’Église est un lieu de communion, de soutien mutuel et de croissance spirituelle.

La relation avec Jésus demande aussi de la persévérance. Matthieu 24.13 nous avertit : « Mais celui qui persévérera jusqu’à la fin sera sauvé. » Cette persévérance s’exprime dans notre capacité à porter notre croix chaque jour, comme Jésus l’a dit dans Matthieu 16.24 : « Si quelqu’un veut venir après moi, qu’il renonce à lui-même, qu’il se charge de sa croix et qu’il me suive. » Cette fidélité, même dans les épreuves, révèle une foi authentique.

Enfin, cette relation produit une transformation intérieure continue. 2 Corinthiens 5.17 déclare : « Si quelqu’un est en Christ, il est une nouvelle créature. Les choses anciennes sont passées; voici, toutes choses sont devenues nouvelles. » Cette transformation est l’œuvre de l’Esprit Saint qui nous renouvelle chaque jour à l’image de Christ.

Bien que la prière de salut soit souvent utilisée pour introduire une personne à Christ, elle ne garantit pas une relation véritable avec Lui. Ce qui prime, c’est la profondeur de la relation, le cœur sincère qui se tourne vers Dieu et la vie transformée qui en résulte. La prière peut être un point de départ, mais la relation est un voyage qui dure toute la vie.

En conclusion, être sauvé n’est pas le résultat d’un acte isolé ou d’une formule, mais d’une relation vivante et continue avec Jésus. Cela demande foi, repentance, amour, obéissance, communion, confiance, engagement, persévérance et transformation. Chacun de ces éléments reflète une vie pleinement donnée à Christ. Sommes-nous prêts à répondre à cet appel ? À vivre une foi qui transforme nos cœurs, nos pensées et nos actions ? À marcher avec Jésus chaque jour, en Lui offrant tout ce que nous sommes ? La véritable question n’est pas simplement : « Ai-je prié une prière ? », mais : « Suis-je en communion avec mon Sauveur aujourd’hui ? »

L’origine de l’universalisme et ses instigateurs initials

Introduction

L’universalisme est une doctrine théologique qui prétend que tous les êtres humains, sans exception, seront finalement sauvés et réconciliés avec Dieu, quelle que soit leur foi ou leurs actions sur terre. Cette croyance, séduisante par son apparente vision inclusive de l’amour divin, trouve ses origines dans les premiers siècles du christianisme et continue d’être soutenue par divers penseurs à travers les âges. Pourtant, elle repose sur des interprétations sélectives et souvent erronées des Écritures.

L’histoire de cette doctrine commence avec Origène d’Alexandrie, un théologien influent du IIIᵉ siècle, qui introduisit l’idée de l’apocatastase, la restauration finale de toutes choses, y compris les âmes en enfer. Ce concept, bien que condamné comme hérétique, a traversé les siècles, inspirant des figures théologiques majeures comme Grégoire de Nysse, Friedrich Schleiermacher et George MacDonald. Aujourd’hui encore, des auteurs contemporains tels que Rob Bell ou David Bentley Hart défendent des perspectives universalistes, provoquant un débat parmi les croyants.

Cependant, cette doctrine n’est pas seulement une question d’interprétation théologique : elle touche au cœur même de la foi chrétienne. Si tous sont inévitablement sauvés, quel est le rôle de la repentance, de la foi, et du libre arbitre dans le plan de Dieu ? Les Écritures elles-mêmes, lorsqu’elles sont étudiées dans leur contexte, montrent que l’universalisme contredit de nombreux enseignements bibliques fondamentaux, notamment sur le jugement, la justice divine, et le salut conditionnel.

Dans cette analyse, nous explorerons l’origine historique de l’universalisme, les figures qui l’ont promu à travers les âges, les passages bibliques utilisés pour appuyer cette doctrine, ainsi que ceux qui la réfutent. En établissant un jumelage clair entre ces textes, nous mettrons en lumière l’incompatibilité de l’universalisme avec le message biblique.

Promoteurs de l’universalisme à travers les âges

  • Origène (185–253), père de l’Église, il a enseigné la doctrine de l’apocatastase, selon laquelle tous seront restaurés à Dieu, y compris les âmes en enfer.
  • Grégoire de Nysse (335–395), père cappadocien, il a exprimé des vues proches de l’universalisme, croyant en la réconciliation finale de toute la création avec Dieu.
  • Peter Sterry (1613–1672), théologien puritain anglais qui a prôné une vision universaliste de la rédemption.
  • Friedrich Schleiermacher (1768–1834), théologien allemand influent, il croyait que l’amour de Dieu conduirait finalement au salut universel.
  • George MacDonald (1824–1905), auteur écossais et pasteur, souvent considéré comme un précurseur du mouvement universel de réconciliation. Son œuvre a influencé C.S. Lewis.
  • Hannah Whitall Smith (1832–1911), écrivaine chrétienne américaine, connue pour ses ouvrages spirituels et son soutien au salut universel.
  • Jürgen Moltmann (1926–2023), théologien allemand influent, il a exprimé des idées proches de l’universalisme, en mettant l’accent sur l’espoir universel et la rédemption de toute la création.

Promoteurs contemporains de l’universalisme

Aujourd’hui, l’universalisme est promu par plusieurs théologiens, écrivains et groupes religieux, tels que :

  • Rob Bell, auteur de Love Wins, qui défend l’idée que Dieu sauvera finalement tous les hommes.
  • Richard Rohr, un prêtre franciscain, qui intègre des perspectives universalistes dans ses enseignements sur l’amour de Dieu.
  • Robin Parry, théologien chrétienparticulièrement connu pour défendre l’universalisme chrétien. Son livre le plus connu est The Evangelical Universalist, qu’il a écrit sous le pseudonyme de Gregory MacDonald parce qu’il n’avait pas exprimé publiquement à l’époque sa croyance en l’universalisme.
  • Thomas Talbott, philosophe américain, auteur de The Inescapable Love of God, proposant une vision universaliste du salut chrétien.
  • David Bentley Hart, théologien et philosophe orthodoxe, auteur de That All Shall Be Saved, une défense théologique du salut universel.
  • John Hick, philosophe britannique de la religion, défenseur du pluralisme religieux et de l’idée que tous les chemins spirituels mènent à la réalité ultime.
  • Hans Urs von Balthasar, théologien catholique suisse, qui, bien qu’il n’affirme pas explicitement l’universalisme, explore l’espérance que tous puissent être sauvés, notamment dans son ouvrage Dare We Hope “That All Men Be Saved”?.
  • Jürgen Moltmann, théologien allemand, connu pour ses travaux sur l’espérance et la rédemption universelle, suggérant une orientation universaliste dans sa théologie.
  • Ilia Delio, sœur franciscaine et théologienne américaine, ses écrits sur la cosmologie et la théologie suggèrent une vision inclusive de la rédemption.
  • Keith DeRose, philosophe américain, qui a écrit sur l’universalisme chrétien et défend l’idée que la damnation éternelle est incompatible avec l’amour divin.
  • Richard Beck, psychologue et théologien américain, auteur de Stranger God, où il explore des thèmes liés à l’amour radical et à l’inclusivité divine, touchant parfois à des perspectives universalistes.

Ces auteurs, bien que provenant de traditions et de contextes différents, partagent une inclination vers l’idée que le salut pourrait être universel, reflétant ainsi une vision inclusive de l’amour et de la miséricorde divins.

Références bibliques utilisées pour appuyer l’universalisme

 1. Jean 12.32 « Et moi, quand j’aurai été élevé de la terre, j’attirerai tout le monde à moi. »


Mauvaise interprétation : Ils affirment que ce verset signifie que tous les hommes seront inévitablement sauvés, car Jésus attire « tout le monde » sans exception.

 2. Romains 5.18 « Ainsi donc, de même qu’une seule faute a entraîné une condamnation qui s’étend à tous les hommes, de même un seul acte juste conduit tous les hommes à être déclarés justes et à recevoir la vie. »

Mauvaise interprétation : Ils utilisent ce passage pour prétendre que la justification offerte par Christ s’applique automatiquement à tous les hommes sans distinction.

 3. 1 Corinthiens 15.22 « Car, de même qu’en Adam tous meurent, de même aussi dans le Christ tous revivront. »


Mauvaise interprétation : Ils enseignent que la résurrection promise à « tous » signifie le salut universel.

4. 2 Pierre 3.9 « Le Seigneur ne tarde pas à accomplir sa promesse, comme certains l’imaginent. Au contraire, il fait preuve de patience envers vous : il ne veut pas qu’un seul périsse, mais que tous parviennent à changer radicalement. »

Mauvaise interprétation : Ils considèrent ce verset comme une preuve que Dieu, dans sa volonté souveraine, sauvera finalement tout le monde.

Références bibliques réfutant l’universalisme

 1. Jean 3.36 « Celui qui met sa foi dans le Fils a la vie éternelle. Celui qui désobéit au Fils ne verra pas la vie, mais la colère de Dieu demeure sur lui. »

Réfute Jean 12.32 : Bien que Jésus attire les hommes à lui, cela ne garantit pas leur salut, qui est conditionné par la foi.

 2. Matthieu 25.46 « Et ceux-ci iront au châtiment éternel, tandis que les justes iront à la vie éternelle. »

Réfute Romains 5.18 : Ce passage établit clairement une distinction éternelle entre les justes et les injustes.

 3. Apocalypse 20.15 « Si quelqu’un ne se trouvait pas inscrit dans le livre de vie, il était jeté dans l’étang de feu. »

Réfute 1 Corinthiens 15.22 : La résurrection universelle n’implique pas le salut universel, car le jugement final différencie les croyants des incroyants.

 4. Luc 13.24-28 « Efforcez-vous d’entrer par la porte étroite. Car, je vous le dis, beaucoup chercheront à entrer et ne le pourront pas. »

Réfute 2 Pierre 3.9 : Ce passage montre que tous ne seront pas sauvés, car certains seront exclus du royaume de Dieu.

Jumelage des passages

Passages utilisés pour promouvoir l’universalismePassages réfutant l’universalisme
Jean 12.32 : « attirerai tout le monde à moi »Jean 3.36 : « Celui qui désobéit… »
Romains 5.18 : « conduit tous les hommes »Matthieu 25.46 : « châtiment éternel »
1 Corinthiens 15.22 : « tous revivront »Apocalypse 20.15 : « jeté dans l’étang de feu »
2 Pierre 3.9 : « ne veut pas qu’un seul périsse »Luc 13.24-28 : « beaucoup chercheront… »

Ces passages démontrent que l’universalisme repose sur des interprétations erronées des Écritures. Bien que la volonté de Dieu soit que tous soient sauvés, les Écritures enseignent clairement que le salut est conditionnel et que le jugement éternel est réel.

Conclusion

L’étude de l’universalisme révèle une tension constante entre le désir de certains de refléter l’amour universel de Dieu et la réalité biblique de son jugement juste et de son salut conditionnel. Si l’amour de Dieu est infini et son désir est que tous soient sauvés, comme le montre 2 Pierre 3.9, la Bible enseigne également que ce salut est offert à tous, mais qu’il n’est pas automatiquement accepté par tous. L’Évangile insiste sur la nécessité de la repentance, de la foi en Jésus-Christ, et d’une vie transformée par le Saint-Esprit.

La séduction de l’universalisme réside dans son message d’espoir universel. Il est facile de comprendre pourquoi certains souhaitent croire que tous, indépendamment de leurs choix ou de leur relation avec Dieu, finiront par être réconciliés avec lui. Toutefois, une lecture approfondie des Écritures montre que cette doctrine dénature le caractère de Dieu, qui est à la fois amour et justice. Des passages tels que Matthieu 25.46 et Apocalypse 20.15 confirment l’existence d’un jugement éternel pour ceux qui rejettent volontairement l’offre de salut.

L’universalisme, bien qu’il prétende refléter la miséricorde divine, finit par banaliser l’œuvre rédemptrice de Christ sur la croix. Si tous sont sauvés indépendamment de leurs choix, pourquoi Jésus est-il mort pour nos péchés ? Cette doctrine réduit également la gravité du péché et nie la réalité du libre arbitre humain. En cherchant à étendre l’amour de Dieu au-delà de ce que les Écritures enseignent, l’universalisme fausse la véritable nature du salut et du jugement.

Ainsi, il est essentiel pour les croyants de rester ancrés dans la vérité biblique. Le salut est une offre gratuite, mais elle exige une réponse personnelle : la foi en Jésus-Christ et l’obéissance à sa parole. En dénonçant les erreurs de l’universalisme, nous ne rejetons pas l’amour de Dieu, mais nous affirmons au contraire sa plénitude : un amour qui sauve, mais aussi un amour qui respecte les choix humains et maintient la justice. Finalement, le véritable espoir chrétien n’est pas l’universalisme, mais la promesse d’une vie éternelle pour ceux qui croient et suivent le Christ.

Comment être sauvé ?

Pour être sauvé, selon les enseignements bibliques, il faut plus qu’une simple prière de salut. Il est essentiel de se tourner vers Jésus-Christ avec un cœur sincère, en répondant à son appel à la repentance et à la foi. Voici les étapes fondamentales basées sur les Écritures, sans dépendre d’une simple prière de salut :

Premièrement, reconnaître son besoin de salut. La Bible enseigne que tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu (Romains 3.23). Cette reconnaissance est un point de départ essentiel pour comprendre pourquoi nous avons besoin d’un Sauveur.

Deuxièmement, se repentir sincèrement. La repentance, comme mentionné dans le texte principal, est un changement de mentalité qui mène à un changement de vie. Cela signifie se détourner du péché et se tourner vers Dieu avec un cœur humble (Actes 3.19).

Troisièmement, croire en Jésus-Christ. La foi en Jésus-Christ comme le Fils de Dieu, mort pour nos péchés et ressuscité pour notre justification, est le fondement du salut (Jean 3.16, Romains 10.9-10). Cette foi va au-delà d’un simple assentiment intellectuel; elle engage la confiance entière de l’individu en la personne et l’œuvre de Christ.

Quatrièmement, marcher dans l’obéissance et la fidélité. Le salut est une œuvre de grâce, mais la foi véritable se manifeste par une vie transformée et une obéissance à la Parole de Dieu (Éphésiens 2.8-10, Jacques 2.14-17). Cela inclut de se joindre à une communauté de croyants pour grandir dans la foi et l’amour.

Le salut ne repose pas sur une formule ou des mots récités, mais sur une œuvre de Dieu dans le cœur de celui qui croit.

Une communion véritable avec Jésus : Au-delà des rituels vers une foi transformée

Une relation avec Jésus est une invitation divine à vivre une vie transformée et centrée sur Lui. Cette relation ne se résume pas à un simple engagement verbal ou à des actes religieux occasionnels; elle dépasse les rituels pour devenir une véritable communion avec le Sauveur. Comprendre ce que cela implique demande une réflexion profonde sur les écritures et une remise en question des conceptions populaires qui entourent le salut et la foi chrétienne.

Il est fréquent dans les cercles chrétiens modernes d’entendre parler de la « prière de repentance » comme étant le point de départ d’une relation avec Christ. Cependant, cette notion n’est pas fondée sur les enseignements bibliques. La Bible appelle les hommes et les femmes à se repentir, ce qui signifie littéralement « changer de mentalité » et tourner le dos au péché pour suivre Dieu. La repentance, dans son essence, est un changement de cœur profond et non une simple récitation de mots. Elle s’accompagne d’une foi sincère en Jésus-Christ comme Seigneur et Sauveur. De plus, l’Écriture enseigne que le salut ne repose pas sur une action humaine, mais sur l’œuvre rédemptrice de Christ à la croix. C’est par la foi seule que nous sommes sauvés, et cette foi se manifeste par une obéissance quotidienne à la Parole de Dieu.

Une relation avec Jésus implique donc un engagement total. Elle commence par une régénération, un acte surnaturel de l’Esprit Saint qui change la nature du croyant. Cette transformation conduit à une soif de connaître Dieu plus intimement, par la lecture de sa Parole, la prière, et une vie de sainteté. Le disciple de Christ n’est plus guidé par ses propres désirs ou les normes du monde, mais par l’Esprit de Dieu qui l’appelle à marcher dans la vérité.

L’un des éléments centraux de cette relation est l’abandon de soi. Suivre Jésus exige une renonciation à tout ce qui pourrait rivaliser avec Lui dans nos cœurs. Dans Luc 9:23, Jésus dit : « Si quelqu’un veut venir après moi, qu’il renonce à lui-même, qu’il se charge chaque jour de sa croix, et qu’il me suive.» Cet appel est exigeant, mais il conduit à une vie remplie de la paix et de la joie de Dieu, même au milieu des épreuves.

Enfin, une relation authentique avec Jésus ne peut exister sans une obéissance constante à ses commandements. La foi véritable produit des fruits visibles. Comme l’explique Jacques dans son épître, « la foi sans les œuvres est morte » (Jacques 2:26). Cette obéissance n’est pas le moyen de gagner le salut, mais plutôt l’évidence que Christ vit en nous. L’amour pour Dieu et pour notre prochain devient alors le fondement de toutes nos actions.

En conclusion, une relation avec Jésus ne se limite pas à une déclaration ou à une émotion passagère. Elle demande un cœur régénéré, une foi active et une obéissance sincère. La prière de repentance, telle qu’elle est souvent présentée, ne garantit en aucun cas le salut. Ce dernier est un acte de grâce divine qui transforme et renouvelle entièrement la vie de celui qui croit en Christ. Cette réalité doit nous conduire à une réflexion personnelle : Sommes-nous prêts à abandonner tout pour suivre Jésus, à le connaître davantage chaque jour et à vivre pour sa gloire ? La véritable relation avec Lui commence lorsque nous nous soumettons entièrement à sa Seigneurie et que nous marchons dans la vérité de sa Parole.

De l’endoctrinement à la vérité : avoir l’honnêteté et le courage spirituel pour s’en extirper

Introduction

Dans notre marche avec Christ, l’honnêteté et l’humilité sont des vertus essentielles pour demeurer dans la vérité. Cependant, il arrive que certains croyants, sans s’en rendre compte, soient influencés par des fausses doctrines. Ces erreurs doctrinales, souvent présentées sous des apparences attrayantes, peuvent saper les fondations de la foi véritable et conduire à un éloignement progressif de la vérité biblique. Admettre avoir été endoctriné et reconnaître ses erreurs demande non seulement de l’honnêteté, mais aussi du courage. Ce processus de reconnaissance et de repentance est crucial pour retrouver une relation authentique avec Dieu et éviter les conséquences spirituelles fatales d’une persistance dans l’erreur.

L’honnêteté d’admettre l’endoctrinement

Admettre que l’on a été endoctriné par de fausses doctrines est un acte d’honnêteté spirituelle. Cela implique de reconnaître que l’on a accepté des enseignements qui, bien que présentés comme bibliques, contredisent en réalité la Parole de Dieu. Les fausses doctrines exploitent souvent des aspirations légitimes — la prospérité, le succès, la sécurité — pour attirer les croyants dans un piège subtil.

Cette reconnaissance exige une confrontation avec soi-même. Elle nous pousse à examiner, à la lumière des Écritures, les enseignements que nous avons adoptés. Comme le Psalmiste le dit : « Éprouve-moi, ô Dieu, et connais mon coeur ! Examine-moi, et connais mes pensées ! » (Psaume 139.23, LSG). L’honnêteté spirituelle consiste à permettre à Dieu de révéler ce qui dans notre foi ou nos croyances est en contradiction avec sa vérité.

Réaliser la gravité de l’endoctrinement

Prendre conscience de la gravité de l’endoctrinement est une étape essentielle pour s’en libérer. L’endoctrinement ne se limite pas à une simple erreur doctrinale; il s’agit d’un conditionnement mental qui peut emprisonner l’esprit dans des mensonges et empêcher la personne de recevoir la vérité. Comme le souligne Bernard Werber : « Une personne intelligente changera d’avis si de nouvelles informations contredisent ses convictions, malheureusement, une personne endoctrinée n’a pas cette capacité, elle est conditionnée à rejeter les faits. » Cette citation met en lumière le danger de l’endoctrinement : il rend difficile, voire impossible, d’accepter des vérités qui contredisent ce que l’on a été conditionné à croire. Cela, je le vois beaucoup avec la fausse doctrine de l’enlèvement prétribulationnel. Certainement que c’est la même chose avec toutes les fausses doctrines. Pour un chrétien, cela signifie qu’un esprit endoctriné est fermé à la correction que l’Esprit de Dieu peut apporter, ce qui constitue un obstacle majeur à la croissance spirituelle.

Le courage de reconnaître et de se repentir

Reconnaître que l’on s’est trompé exige une grande dose de courage. C’est un acte d’humilité devant Dieu, mais aussi, devant d’autres croyants. Ce courage est d’autant plus important que l’orgueil humain peut chercher à justifier ou à minimiser l’erreur. Pourtant, la Bible est claire : « Celui qui cache ses transgressions ne prospère pas, mais celui qui les avoue et les abandonne obtient miséricorde » (Proverbes 28.13, BDS).

Le processus de repentance est une invitation à revenir à la vérité. Il ne s’agit pas simplement d’admettre une erreur, mais de prendre un engagement sincère de s’éloigner des doctrines trompeuses. La repentance implique de remplacer les mensonges par la vérité de la Parole de Dieu, comme Paul l’encourage : « Nous renversons les raisonnements et toute hauteur qui s’élève contre la connaissance de Dieu, et nous amenons toute pensée captive à l’obéissance de Christ » (2 Corinthiens 10.5, LSG).

Les dangers de persister dans l’erreur

Refuser de se repentir après avoir reconnu une erreur doctrinale expose le croyant à des conséquences graves. Les fausses doctrines, même attrayantes, finissent par éloigner de la vérité biblique et de Dieu lui-même. Elles conduisent à une foi déformée et peuvent même avoir des conséquences éternelles si elles ne sont pas corrigées.

Jésus avertit que les faux prophètes et les enseignements trompeurs seront présents jusqu’à la fin des temps : « Plusieurs faux prophètes s’élèveront et ils tromperont beaucoup de gens » (Matthieu 24.11, BDS). Le croyant qui persiste dans l’erreur court le risque de s’endurcir et de devenir insensible à la voix de l’Esprit, ce qui sera fatal spirituellement.

Conclusion

Pour un croyant, admettre avoir été endoctriné par de fausses doctrines et avoir fait une erreur demande une honnêteté et un courage qui honorent Dieu. Cependant, cette reconnaissance n’est qu’une étape. La repentance est essentielle pour se détourner des erreurs et retrouver la vérité de l’Évangile. En revenant à la saine doctrine, le croyant se place sous la grâce transformatrice de Dieu, qui restaure et fortifie ceux qui se tournent vers lui avec un coeur sincère. Que chacun de nous ait la sagesse d’examiner sa foi, l’humilité d’admettre ses erreurs et le courage de se repentir, afin de marcher dans la lumière de la vérité qui conduit à la vie éternelle.

Comment une fausse doctrine peut nous éloigner de la vérité de la Parole de Dieu et ses conséquences

Introduction

Dans un monde où les opinions divergent et où les croyances foisonnent, le chrétien se trouve confronté à un défi de taille : discerner la vérité biblique parmi une multitude d’enseignements. Les fausses doctrines, séduisantes en apparence, possèdent le pouvoir de dévier subtilement mais dangereusement les croyants du chemin tracé par Dieu. Leur impact ne se limite pas à des débats théologiques ; elles touchent au cœur de notre foi, altèrent notre compréhension des Écritures, fragilisent notre relation avec Dieu et influencent directement notre conduite quotidienne.

L’importance de ce sujet réside dans le fait qu’une doctrine erronée ne reste jamais un simple concept intellectuel. Elle infiltre nos pensées, modèle nos attentes, influence nos choix et, finalement, affecte notre marche avec Dieu. La Parole de Dieu nous avertit à maintes reprises contre les séductions des faux enseignements (Matthieu 7.15, Galates 1.6-9). Cette réalité appelle les croyants à une vigilance constante et à un engagement profond envers la vérité divine.

Dans ce contexte, ce texte explore les mécanismes concrets par lesquels une fausse doctrine peut nous éloigner de la vérité et propose des moyens bibliques pour rester fermement ancrés dans la foi. Il ne s’agit pas seulement d’un avertissement, mais d’un appel à renouveler notre attachement à Christ et à la pureté de son Évangile. Une fausse doctrine peut nous éloigner de la vérité de manière concrète et insidieuse, en influençant à la fois notre compréhension des Écritures, notre relation avec Dieu et notre conduite quotidienne. Voici quelques mécanismes précis :

1. Distorsion de la Parole de Dieu

Les fausses doctrines prennent toujours des passages bibliques hors de leur contexte ou les interprètent de manière erronée. Par exemple, la fausse doctrine de l’Évangile de prospérité qui réduit les bénédictions de Dieu à des gains matériels, alors que l’Écriture met l’accent sur les bénédictions spirituelles (Éphésiens 1.3).

2. Affaiblissement de la foi

Une fausse doctrine crée des attentes non bibliques. Lorsque celles-ci ne se réalisent pas, cela engendre souvent la déception, le découragement et le doute. Notamment, la croyance en un enlèvement prétribulationnel (avant la période des tribulations) amènera des croyants à abandonner leur foi lorsque des tribulations arriveront.

3. Éloignement de Christ

Certaines doctrines fausses placent des médiateurs ou des systèmes humains entre le croyant et Dieu. C’est le cas des doctrines qui insistent sur des œuvres spécifiques pour le salut, au lieu de la foi en Christ seul (Éphésiens 2.8-9).

4. Division dans l’Église

Une fausse doctrine introduit des divisions en créant des factions ou des querelles autour de concepts non essentiels. C’est le cas des débats inutiles sur des points secondaires qui peuvent détourner l’Église de sa mission principale de prêcher l’Évangile.

5. Esclavage spirituel

Les fausses doctrines imposent des règles ou des pratiques non bibliques qui enferment les croyants dans la peur ou la culpabilité. Les enseignements légaux qui insistent sur des traditions humaines comme condition pour plaire à Dieu en est un exemple. (Marc 7.8-9).

6. Orientation vers le monde

Certaines fausses doctrines séduisent les croyants en les poussant à rechercher les plaisirs et les valeurs du monde au lieu des choses célestes. En guise d’exemple, la théologie de la prospérité oriente vers une quête effrénée de richesse terrestre, au détriment de la recherche du Royaume de Dieu (Matthieu 6.33).

7. Entrave de la mission de l’Église

Les croyances erronées détournent les ressources, l’énergie et le focus de l’Église, l’empêchant d’accomplir son rôle prophétique. Une église obsédée par des prophéties fantaisistes ou des dates précises pour le retour du Christ démontre une église centré sur elle-même.

8. Comment prévenir l’éloignement de la vérité

  • Connaître les Écritures : Étudier la Bible avec prière et dans son contexte.
  • Discerner par l’Esprit : Demander au Saint-Esprit de guider dans la compréhension.
  • S’entourer de vrais enseignants : Vérifier les enseignements à la lumière de la Parole de Dieu.
  • Rester centré sur Christ : Ne pas s’écarter de la simplicité et de la pureté de l’Évangile (2 Corinthiens 11.3).

Conclusion

Les fausses doctrines, qu’elles se manifestent par des interprétations erronées des Écritures ou par des enseignements contraires à la vérité biblique, représentent une menace réelle pour la foi chrétienne. Leur influence ne s’arrête pas aux idées ; elles touchent notre cœur, notre relation avec Dieu, notre témoignage dans le monde et la mission de l’Église. En les tolérant, nous risquons non seulement de perdre de vue les bénédictions spirituelles qui sont les nôtres en Christ, mais aussi de détourner d’autres âmes de la voie du salut.

Cependant, l’Évangile demeure la puissance de Dieu pour nous sauver et nous garder (Romains 1.16). La fidélité à la Parole de Dieu, guidée par le Saint-Esprit, constitue la meilleure défense contre ces pièges spirituels. En étudiant les Écritures, en priant pour recevoir le discernement divin, et en nous entourant de leaders fidèles et ancrés dans la vérité, nous pouvons résister aux séductions de l’erreur et demeurer fermes dans la foi.

En Christ, nous avons la promesse de la victoire sur toute tromperie et la force de marcher selon la vérité, dans l’amour et la fidélité. Que notre foi ne soit pas ébranlée par des doctrines étrangères, mais qu’elle s’affermisse chaque jour dans l’espérance, la paix et la joie qu’offre une relation authentique avec notre Sauveur. Restons vigilants, gardant les yeux fixés sur Jésus, l’auteur et le consommateur de notre foi (Hébreux 12.2), afin d’être trouvés fidèles jusqu’à son retour glorieux au dernier jour. En restant ancré dans la vérité biblique, on évite les pièges des doctrines trompeuses et on reste fidèle à la vocation chrétienne.

Doctrine de la prédestination

Introduction

La prédestination, telle qu’enseignée dans la théologie calviniste, soulève des questions profondes sur la nature de Dieu, la responsabilité humaine et la compréhension du salut. Cette doctrine affirme que Dieu a, avant même la création du monde, prédéterminé le destin éternel de chaque individu, certains étant choisis pour le salut et d’autres pour la damnation. Une telle vision, bien qu’elle s’appuie sur certains textes bibliques, suscite des débats théologiques intenses et interpelle sur le caractère même de Dieu.

Au cœur de cette controverse se trouve une tension entre la souveraineté divine et le libre arbitre humain. Comment concilier un Dieu d’amour, qui désire que tous soient sauvés, avec une doctrine qui semble limiter cette grâce à un groupe prédéterminé ? Les partisans de la prédestination calviniste s’appuient sur des passages comme Romains 8:29 ou Éphésiens 1:4 pour justifier leur position, mais ces interprétations résistent-elles à l’examen global des Écritures ?

Cette réflexion invite à une exploration profonde des enseignements bibliques concernant la souveraineté de Dieu, le libre arbitre de l’homme, et l’universalité de l’offre de salut. L’enjeu n’est pas seulement théologique, mais spirituel : il s’agit de comprendre pleinement l’amour et la justice de Dieu, tout en répondant à Son appel avec un cœur libre et responsable. Que nous révèle réellement la Bible sur le plan de Dieu pour l’humanité et la nature de Son appel à la foi ?

Origine de la doctrine de la prédestination

La doctrine de la prédestination trouve ses racines dans les enseignements d’Augustin d’Hippone (354-430 apr. J.-C.), qui a développé cette idée en réaction à Pélage, un moine britannique. Augustin a mis en avant l’idée que Dieu choisit souverainement ceux qui seront sauvés, indépendamment de leurs œuvres ou de leur foi.

Plus tard, Jean Calvin (1509-1564), un théologien de la Réforme, a systématisé cette doctrine dans son ouvrage L’Institution chrétienne. Il a popularisé la doctrine sous la forme de la « double prédestination », affirmant que Dieu a prédestiné certains à la vie éternelle et d’autres à la damnation.

Promoteurs contemporains de cette doctrine

Aujourd’hui, cette doctrine est promue principalement par des églises et des courants réformés ou calvinistes. Parmi les figures modernes qui défendent cette position, on trouve :

  • John Piper
  • R.C. Sproul
  • Timothy Keller
  • Les mouvements tels que The Gospel Coalition et Desiring God.

Références bibliques utilisées pour appuyer la doctrine de la prédestination

  1. Romains 8.29-30 « Car ceux que Dieu a connus d’avance, il les a aussi destinés d’avance à devenir semblables à son Fils, afin que celui-ci soit l’aîné de nombreux frères. Ceux qu’il a destinés d’avance, il les a aussi appelés ; ceux qu’il a appelés, il les a aussi déclarés justes ; et ceux qu’il a déclarés justes, il leur a aussi accordé la gloire. »
    • Mauvaise interprétation : Ces versets sont interprétés pour signifier que Dieu a choisi d’avance certains individus pour le salut, sans considération de leur foi ou de leur choix personnel.
  1. Éphésiens 1.4-5 « En lui, Dieu nous a choisis avant la création du monde pour que nous soyons saints et sans défaut devant lui. Dans son amour, il nous a destinés d’avance à être ses enfants qu’il voulait adopter par Jésus-Christ. Voilà ce qu’il a voulu dans sa bonté. »
    • Mauvaise interprétation : Les calvinistes affirment que ce passage prouve que Dieu a souverainement choisi certaines personnes pour être sauvées avant la fondation du monde.
  1. Jean 6.44 « Personne ne peut venir à moi, à moins que le Père qui m’a envoyé ne l’attire, et moi, je le ressusciterai au dernier jour. »
    • Mauvaise interprétation : Ce verset est utilisé pour soutenir que Dieu n’attire qu’un groupe particulier de personnes, excluant les autres.

Passages bibliques qui réfutent cette doctrine

  1. 2 Pierre 3.9 « Le Seigneur ne tarde pas à tenir sa promesse, comme certains le pensent. Mais il fait preuve de patience envers vous : il ne veut qu’aucun périsse, mais que tous arrivent à changer de vie. »
    • Réfutation : Dieu désire que tous soient sauvés et n’a pas prédestiné certains à la damnation. Cela contredit l’idée de la « double prédestination ».
  1. 1 Timothée 2.3-4 « Voilà ce qui est bon et agréable à Dieu notre Sauveur, car il veut que tous les hommes soient sauvés et parviennent à connaître pleinement la vérité. »
    • Réfutation : Dieu veut que tous soient sauvés, ce qui est incompatible avec l’idée que certains seraient exclus d’avance.
  1. Jean 3.16 « Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse pas mais ait la vie éternelle. »
    • Réfutation : Le salut est ouvert à quiconque croit, et non limité à un groupe prédestiné.
  1. Deutéronome 30.19 « Aujourd’hui, je prends le ciel et la terre à témoin : je mets devant toi la vie et la mort, la bénédiction et la malédiction. Choisis la vie, afin que toi et tes descendants vous viviez. »
    • Réfutation : Ce verset souligne la responsabilité humaine dans le choix de la vie ou de la mort.

Jumelage des passages

Passages qui promeuvent la doctrinePassages qui la réfutent
Romains 8.29-302 Pierre 3.9 : Dieu ne veut qu’aucun périsse.
Éphésiens 1.4-51 Timothée 2.3-4 : Dieu veut que tous soient sauvés.
Jean 6.44Jean 3.16 : Le salut est offert à quiconque croit.

Deutéronome 30.19 : L’homme a le choix de suivre Dieu.

Conclusion

La doctrine de la prédestination repose sur une interprétation erronée de certains passages bibliques, qui ignorent souvent le contexte et les enseignements globaux de l’Écriture. En examinant attentivement les versets, on constate que Dieu offre son salut à tous, laissant à chaque individu le choix de croire ou non.

La doctrine calviniste de la prédestination pose une question centrale : quel est le cœur de Dieu envers l’humanité ? En affirmant que Dieu choisit souverainement qui sera sauvé et qui sera condamné, sans considération pour la foi ou les choix des individus, cette doctrine semble peindre une image d’un Dieu arbitraire, distant, et sélectif. Pourtant, le témoignage global des Écritures offre une perspective différente : celle d’un Dieu aimant, juste, et désireux que tous parviennent au salut.

Des versets comme 2 Pierre 3:9 et Jean 3:16 témoignent de l’universalité de l’amour divin et de l’offre de salut. Dieu ne fait pas acception de personnes et appelle chaque homme et chaque femme à répondre librement à son invitation. Si le salut est une grâce imméritée, il implique aussi une réponse active de foi et d’obéissance. Ce que la prédestination calviniste néglige, c’est l’équilibre entre la souveraineté de Dieu et la responsabilité humaine, un équilibre que la Bible met en lumière de manière cohérente.

Cette réflexion nous pousse à examiner la manière dont nous comprenons Dieu et Sa relation avec l’humanité. Sommes-nous prêts à voir Dieu comme un Père aimant, offrant une véritable liberté à Ses enfants, ou sommes-nous tentés par une vision qui réduit l’homme à un spectateur passif de son propre salut ? Plus encore, sommes-nous capables de proclamer un Évangile qui reflète pleinement le caractère de Dieu : sa justice, son amour, et son désir de voir tous les hommes et femmes sauvés ?

Alors que nous cherchons à comprendre ces vérités profondes, la question demeure : comment pouvons-nous vivre et partager un message de grâce universelle, tout en restant fidèles à la révélation biblique ? Ce défi nous invite à approfondir notre foi, à rester ancrés dans la Parole et à proclamer avec assurance un Dieu dont l’amour dépasse toutes nos compréhensions humaines.

Prédestination calviniste : une doctrine en contradiction avec la Bible ?

Introduction

La question de la prédestination est l’un des débats les plus anciens et les plus complexes de la théologie chrétienne. Au cœur de ce sujet se trouve une tension apparente entre la souveraineté absolue de Dieu et le libre arbitre humain. La doctrine calviniste de la prédestination, en particulier sous sa forme de “double prédestination”, affirme que Dieu a déterminé, avant même la création du monde, qui serait sauvé et qui serait condamné, sans égard à la foi ou aux œuvres de l’individu. Une telle vision, bien qu’elle prétende refléter la grandeur de la souveraineté divine, soulève des questions profondes sur le caractère de Dieu et la nature de Sa relation avec l’humanité.

Pourquoi cette doctrine est-elle si controversée ? D’un côté, elle repose sur des interprétations spécifiques de certains passages bibliques, souvent tirés de leur contexte. De l’autre, elle semble contredit des vérités fondamentales des Écritures, notamment l’amour universel de Dieu, le libre arbitre, et l’offre ouverte du salut à tous. Les partisans de cette doctrine soulignent la puissance et l’autorité de Dieu, mais à quel prix ? La présentation d’un Dieu qui choisit arbitrairement qui sera sauvé et qui sera damné semble incompatible avec Sa nature aimante et juste révélée dans la Bible.

Cette réflexion invite à un examen attentif des Écritures et à une remise en question de toute doctrine qui pourrait déformer le caractère de Dieu. Sommes-nous prêts à remettre en cause des interprétations théologiques si elles semblent en contradiction avec l’ensemble du témoignage biblique ? Plus encore, comment comprenons-nous le salut : comme une grâce souveraine imposée, ou comme une invitation universelle à laquelle chaque individu est libre de répondre ? En explorant ces questions, nous cherchons à mieux comprendre non seulement ce que Dieu a fait pour l’humanité, mais aussi qui Il est dans Son essence même.

La fausse doctrine de la prédestination, particulièrement sous sa forme calviniste, enseigne que Dieu a souverainement choisi, avant la fondation du monde, qui serait sauvé et qui serait condamné. Elle repose sur une interprétation biaisée de certains passages bibliques et est souvent associée à la théologie réformée et au calvinisme. Voici une présentation des principaux éléments de cette doctrine et de ses faiblesses :

1. La définition de la prédestination selon le calvinisme

La doctrine calviniste enseigne une « double prédestination » :

  • Prédestination au salut : Dieu choisit souverainement certains individus pour être sauvés, sans considération de leur foi ou de leurs œuvres.
  • Prédestination à la damnation : Dieu décrète également que d’autres individus seront condamnés, toujours sans lien avec leurs actions ou leurs choix.

Ce point de vue repose sur l’idée de la souveraineté absolue de Dieu et sur une vision déterministe de l’histoire humaine.

2. Passages bibliques souvent utilisés pour soutenir la prédestination

Les partisans de cette doctrine s’appuient principalement sur :

  • Romains 8.29-30 : « Ceux que Dieu a connus d’avance, il les a aussi destinés d’avance à devenir semblables à son Fils. »
  • Éphésiens 1.4-5 : « Dieu nous a choisis avant la création du monde. »
  • Jean 6.44 : « Personne ne peut venir à moi, à moins que le Père qui m’a envoyé ne l’attire. »
  • Romains 9.16 : « Cela ne dépend donc ni de la volonté ni des efforts de l’homme, mais de Dieu qui a compassion. »

Ces passages, souvent sortis de leur contexte, sont interprétés pour affirmer que Dieu choisit de manière arbitraire qui sera sauvé.

3. Problèmes avec cette doctrine

  1. Contradiction avec le caractère de Dieu :
    • Cette doctrine contredit les attributs bibliques de Dieu comme son amour et sa justice. Dieu est présenté dans la Bible comme désirant que tous soient sauvés (2 Pierre 3.9 ; 1 Timothée 2.3-4).
  2. Refus du libre arbitre humain :
    • Le calvinisme nie ou minimise la responsabilité et le choix de l’homme, ce qui est contraire à de nombreux passages bibliques où Dieu appelle les hommes à faire un choix libre (Deutéronome 30.19, Josué 24.15).
  3. Mauvaise exégèse des textes :
    • Les textes utilisés pour soutenir la prédestination sont souvent interprétés sans tenir compte du contexte global de la Bible, qui met en avant l’offre universelle du salut.

4. Doctrine biblique alternative : la grâce pour tous

La Bible enseigne que :

  • Le salut est offert à tous (Jean 3.16).
  • Dieu ne fait pas de favoritisme (Actes 10.34-35).
  • Chacun est responsable de répondre à l’appel de Dieu par la foi (Romains 10.9-10).

5. Ceux qui la promeuvent aujourd’hui

La doctrine calviniste est aujourd’hui promue principalement par :

  • Des théologiens réformés contemporains comme John Piper, R.C. Sproul, ou Al Mohler.
  • Des mouvements comme The Gospel Coalition et des églises affiliées aux courants presbytériens et réformés.

6. Versets qui réfutent la fausse doctrine

2 Pierre 3.9 « Il ne veut qu’aucun périsse, mais que tous arrivent à changer de vie. »

  • Dieu désire le salut pour tous, ce qui contredit une prédestination exclusive.

1 Timothée 2.3-4 « Dieu veut que tous les hommes soient sauvés et parviennent à connaître pleinement la vérité. »

  • Cela montre que le salut n’est pas limité à un groupe prédéterminé.

Jean 3.16 « Quiconque croit en lui ne périsse pas mais ait la vie éternelle. »

  • Le salut est offert à quiconque croit, non à un groupe particulier.

Deutéronome 30.19 « Choisis la vie, afin que toi et tes descendants vous viviez. »

  • La responsabilité humaine de choisir Dieu est clairement affirmée.

7. Synthèse

La doctrine calviniste de la prédestination repose sur une mauvaise compréhension de la souveraineté de Dieu et une lecture sélective des Écritures. Elle contredit le témoignage global de la Bible qui révèle un Dieu aimant, juste, et désireux que tous les hommes soient sauvés. Les enseignements bibliques sur le libre arbitre, l’amour universel de Dieu et l’offre ouverte du salut réfutent cette fausse doctrine.

Conclusion

La doctrine calviniste de la prédestination pose une question fondamentale : quel est le véritable cœur de Dieu envers l’humanité ? Si cette doctrine présente un Dieu souverain, elle semble en même temps réduire Sa justice et Son amour à une réalité arbitraire et sélective. Pourtant, le témoignage global de la Bible peint un tableau bien différent : un Dieu dont l’amour s’étend à tous, qui invite chaque individu à choisir la vie et qui offre un salut universel à travers Jésus-Christ.

Les Écritures sont claires sur le fait que Dieu ne fait pas de favoritisme (Actes 10:34) et qu’Il veut que tous parviennent à la repentance (2 Pierre 3:9). La doctrine de la prédestination, dans sa forme calviniste, semble contredire ces vérités essentielles en suggérant que certains sont prédestinés à être sauvés et d’autres à être damnés, sans aucun rôle pour le libre arbitre humain. Une telle vision réduit non seulement la responsabilité de l’homme, mais limite également l’amour infini de Dieu, qui transcende nos compréhensions humaines.

Cette réflexion nous invite à examiner la manière dont nous comprenons et proclamons Dieu. Proclamons-nous un Dieu qui restreint Son amour à un groupe choisi, ou un Dieu qui appelle tous les hommes et femmes à se tourner vers Lui, dans un acte de foi libre et volontaire ? Plus encore, notre compréhension de la souveraineté divine reflète-t-elle un Dieu qui impose ou un Dieu qui invite ?

Le défi pour chaque croyant est de rester fidèle à l’ensemble du témoignage des Écritures, en évitant les interprétations qui déséquilibrent l’image de Dieu. Nous devons proclamer un Évangile qui honore à la fois la souveraineté de Dieu et le libre arbitre humain, tout en reflétant un Dieu aimant et juste. Alors que nous avançons dans notre foi, la question demeure : sommes-nous prêts à accepter un Dieu dont l’amour et la justice dépassent nos limites humaines et qui invite chacun, sans exception, à entrer dans Sa grâce ? Cette invitation universelle est au cœur du véritable Évangile, et elle reste un appel à la fois profond et transformateur.

Les soixante-dix septaines (semaines) de Daniel 9.24-27 : les caractéristiques d’une erreur monumentale 

La première partie de l’analyse de Daniel 9.24-27 met en évidence l’importance de cette prophétie pour le peuple de Dieu, soulignant son lien avec l’œuvre rédemptrice de Jésus-Christ. Elle rejette les interprétations dispensationalistes, affirmant que la prophétie se concentre sur la réconciliation de l’humanité avec Dieu, la fin des sacrifices et l’établissement d’une justice éternelle.

Première partie

Introduction

Les prophéties bibliques ont toujours fasciné les croyants et les érudits. Elles suscitent à la fois émerveillement et débats. Parmi celles-ci, Daniel 9.24-27 tient une place particulière. Parce qu’elle trace une chronologie prophétique riche en sens pour le peuple de Dieu. Cependant, cette prophétie a souvent été interprétée à travers des prismes doctrinaux erronés.

Le dispensationalisme divise artificiellement l’histoire rédemptrice de Dieu en périodes distinctes qui sont des périodes incohérentes avec le témoignage global des Écritures. Il est crucial de revenir à une lecture contextualisée et bibliquement fondée de cette prophétie. En rejetant les concepts d’une « parenthèse prophétique » ou d’une « période de tribulation de sept ans ». Ainsi, nous retrouvons la cohérence et la puissance de ce passage, qui pointent directement vers Jésus-Christ. Celui qui est l’accomplissement ultime du plan rédempteur de Dieu. 

Attardons-nous, pour le moment, à l’analyse de Daniel 9.24-27, verset par verset. Faisons-le en nous éloignant des interprétations fondées sur les fausses doctrines dispensationalistes et concentrons-nous sur une lecture contextualisée, historique et conforme à l’ensemble de la Bible. 

Mentionnons que les doctrines dispensationalistes ne sont pas conformes à la Bible. Les tenants de cette fausse doctrine prennent une septaine (semaine) et la reportent deux mille six cents ans plus tard, qui disons-le, n’est pas cohérent avec cette prophétie de Daniel 9.24-27 comme nous allons le voir. 

Cette approche que j’apporte aujourd’hui est conforme aux Écritures. D’abord, elle met en lumière l’accomplissement prophétique dans l’histoire d’Israël et dans la personne de Jésus-Christ. Puis, elle évite des séparations artificielles entre Israël et l’Église. Finalement, elle rejette la théorie sans fondement de la période de tribulations de sept ans avant le retour de Jésus.

Daniel 9.24 : Une prophétie de rédemption

Lisons maintenant le texte de Daniel 9.24 « Une période de soixante-dix septaines a été fixée pour ton peuple et pour ta ville sainte, pour mettre un terme à la révolte contre Dieu, pour en finir avec les péchés, et pour expier, les fautes ainsi que pour instaurer une justice éternelle, pour accomplir vision et prophétie, et pour conférer l’onction à un sanctuaire très saint. »

Ce passage nous parle d’un temps fixé de soixante-dix septaines ou semaines. Une septaine est un groupe de sept. Alors, ici on parle d’un groupe de sept ans. La version Louis Second et d’autres appelle ce groupe de sept semaines en raison du groupe de sept comme les jours de la semaine.

Si nous faisons le calcul, il s’agit d’une période de 7 fois 70 ans, ce qui fait 490 ans. La prophétie de Daniel s’étend sur une période de quatre cent quatre-vingt-dix ans continus sans interruption ni rapport à une date ultérieure. Le contexte de cette prophétie est en rapport avec la venue du Seigneur Jésus. Elle nous parle de la fin de l’ancienne alliance et de l’instauration de la nouvelle. C’est une étape très importante tant pour le peuple juif que pour les nations. 

Maintenant, considérons que ces périodes doivent être comprises symboliquement et littéralement, dans un cadre prophétique. Parce qu’elles englobent l’histoire d’Israël et son rôle dans le plan rédempteur de Dieu, culminant dans le ministère du Messie et non pas au-delà. Certains ont inventé un récit fantastique en attribuant le terme oint à la personne de l’antichrist. Puis, ils ont pris la dernière semaine en disant que cette semaine n’est pas encore accomplie et qu’elle le sera avec la venue de l’antichrist. Ce qui est totalement faux. C’est une erreur monumentale que nous devons dénoncer. Ça n’a pas de sens d’insulter l’intelligence des croyants de la sorte.

Dans le passage, de Daniel 9.24, que nous venons de lire, nous retrouvons six thèmes principaux. Vous allez vous apercevoir que Jèésus est totalement présent dans ce premier verset de la prophétie.

La première chose que nous découvrons est « mettre un terme à la révolte contre Dieu » et cela se réfère à la réconciliation de l’humanité avec Dieu par l’œuvre du Messie. Le prophète Ésaïe nous dit: « Mais c’est pour nos péchés qu’il a été percé, c’est pour nos fautes qu’il a été brisé. Le châtiment qui nous donne la paix est retombé sur lui et c’est par ses blessures que nous sommes guéris. Nous étions tous errants, pareils à des brebis, chacun de nous allait par son propre chemin : l’Éternel a fait retomber sur lui les fautes de nous tous. » (Ésaïe 53.5-6)

L’apôtre Paul dans le même ordre d’idée dira : « Tout cela est l’œuvre de Dieu, qui nous a réconciliés avec lui par Christ et qui nous a confié le ministère de la réconciliation. En effet, Dieu était en Christ, réconciliant les hommes avec lui-même, sans tenir compte de leurs fautes, et il a fait de nous les dépositaires du message de la réconciliation. » (2 Corinthiens 5.18-19)

À la lumière des Écritures, celui qui a mis fin à la révolte contre Dieu c’est le Seigneur Jésus. Il nous a réconcilié avec Dieu comme nous le mentionne Paul « Mieux encore : nous plaçons désormais notre fierté en Dieu par notre Seigneur Jésus-Christ qui nous a obtenu la réconciliation. » (Romains 5.11)

Le second point est « en finir avec les péchés ».  C’est parce que Christ a porté nos péchés sur la croix pour que nous soyons pardonnés. La loi ne pouvait pas purifier complètement du péché. Le sacrifice de Christ, oui. L’apôtre Pierre écrit:  « Il a pris nos péchés sur lui et les a portés dans son corps, sur la croix, afin qu’étant morts pour le péché, nous menions une vie juste. Oui, c’est par ses blessures que vous avez été guéris. » (1 Pierre 2.24)

L’auteur de l’épitre aux Hébreux ajoute en ce sens « Autrement, il aurait dû souffrir la mort à plusieurs reprises depuis le commencement du monde. Non, il est apparu une seule fois, à la fin des temps, pour ôter les péchés par son sacrifice. » (Hébreux 9.26)

On voit bien jusqu’à maintenant que ce passage de Daniel nous parle véritablement du messie qui devait venir pour mettre un terme définitif aux sacrifices d’animaux.

La mention suivante est « expier les fautes ». L’expiation a été pleinement accomplie par le sang du Christ versé à la croix rendant obsolète le système sacrificiel de l’Ancien Testament. Le sang de Jésus fut versé une seule fois rendant ce sacrifice parfait contrairement aux sacrifices des animaux qu’il fallait toujours répétés sans cesse. Hébreux 9.11-14 nous dit: « Or, Christ est venu en tant que grand-prêtre pour nous procurer les biens qu’il nous a désormais acquis. Il a traversé un tabernacle plus grand et plus parfait que le sanctuaire terrestre, un tabernacle qui n’a pas été fabriqué par des mains humaines, c’est-à-dire qui n’appartient pas à ce monde créé. Il a pénétré une fois pour toutes dans le sanctuaire ; il y a offert, non le sang de boucs ou de veaux, mais son propre sang. Il nous a ainsi acquis un salut éternel. En effet, le sang des boucs et des taureaux et les cendres d’une vache que l’on répand sur des personnes rituellement impures leur rendent la pureté extérieure. Mais Christ s’est offert lui-même à Dieu, sous la conduite de l’Esprit éternel, comme une victime sans défaut. À combien plus forte raison, par conséquent, son sang purifiera-t-il notre conscience des œuvres qui mènent à la mort afin que nous servions le Dieu vivant. » 

L’apôtre Jean mentionne dans le même ordre d’idée : « Car il a expié nos péchés, et pas seulement les nôtres, mais ceux de gens du monde entier. » (1 Jean 2.2) Le sacrifice de Christ est universel et s’étend à tout le genre humain, quel que soit son sexe, son statut social ou encore sa nationalité.  

Ensuite, la prophétie mentionne « instaurer une justice éternelle ». Jésus est venu instaurer une justice éternelle. Cela parle de la justice parfaite et éternelle apportée par Christ à travers son œuvre rédemptrice. Une justice, non plus temporaire, mais maintenant ayant une portée éternelle. Justice a été faite, et cela pour l’éternité à travers le ministère de rédemption de Jésus. Le prophète Jérémie écrivait : « Voici venir le temps, l’Éternel le déclare, où je vais donner à David un germe juste. Il régnera avec sagesse et il exercera le droit et la justice dans le pays. À cette époque-là, Juda sera sauvé, et Israël vivra dans la sécurité. Voici quel est le nom dont on l’appellera : L’Éternel est notre justice ». (Jérémie 23.5-6)

L’apôtre Paul confirme aussi ce fait concernant l’instauration d’une justice éternelle par Christ mentionnant : « Mais maintenant, Dieu a manifesté, sans faire intervenir la Loi, la justice qu’il nous accorde et à laquelle les livres de la Loi et des prophètes rendent témoignage. Dieu déclare les hommes justes par leur foi en Jésus-Christ, et cela s’applique à tous ceux qui croient, car il n’y a pas de différence entre les hommes. » (Romains 3.21-22)  

Il dira aussi dans sa deuxième épitre aux Corinthiens le chapitre 5 et le verset 21 : « Celui qui était innocent de tout péché, Dieu l’a condamné comme un pécheur à notre place pour que, dans l’union avec Christ, nous recevions la justice que Dieu accorde. » 

Jusqu’à maintenant, il n’y a pas de doute que cette prophétie parle évidemment du fils de Dieu. C’est le contexte que nous découvrons jusqu’à maintenant. 

Ce n’est pas tout, continuons alors qu’il est dit: « accomplir vision et prophétie ». Toutes les prophéties trouvent leur accomplissement en Christ. Jean 19.30 nous dit : « Quand il eut goûté le vinaigre, Jésus dit : tout est accompli. Il pencha la tête et rendit l’esprit. » Il a accompli à ce moment vision et prophétie.  « Puis il leur dit : voici ce que je vous ai dit quand j’étais encore avec vous : il faut que s’accomplisse tout ce qui est écrit de moi dans la Loi de Moïse, dans les prophètes, et dans les Psaumes. » (Luc 24.44)

De même, l’évangéliste Matthieu écrit: « Ne vous imaginez pas que je suis venu pour abolir ce qui est écrit dans la Loi ou les prophètes ; je ne suis pas venu pour abolir, mais pour accomplir. » ( Matthieu 5.17)

L’œuvre de Christ était d’accomplir la loi qui était en quelque sorte une vision des choses à venir qui avait été prophétisé dans tout l’Ancien Testament. 

Jésus a accompli la loi sacrificielle. Il n’était donc plus nécessaire que les sacrifices d’animaux se perpétuent après la mort de Christ. C’est pour cela qu’il a accompli vision et prophétie.

Regardons maintenant un dernier point qui est celui de « conférer l’onction à un sanctuaire très saint » 

Les croyants comme temple spirituel. Paul nous dit dans son épitre aux Éphésiens chapitre 2 et les versets 21 et 22 la chose suivante : « En lui toute la construction s’élève, bien coordonnée, afin d’être un temple saint dans le Seigneur, et, unis à Christ, vous avez été intégrés ensemble à cette construction pour former une demeure où Dieu habite par l’Esprit. » C’est seulement par l’intermédiaire de Christ que cela est devenu possible. Il dit encore : « Ne savez-vous pas que vous êtes le temple de Dieu et que l’Esprit de Dieu habite en vous ? Si quelqu’un détruit son temple, Dieu le détruira. Car son temple est saint, et vous êtes ce temple. » (1 Corinthiens 3.16-17)

Finalement, l’apôtre Pierre écrit : « Et vous aussi, comme des pierres vivantes, vous qui formez un temple spirituel, édifiez-vous pour constituer une sainte communauté de prêtres, chargés de lui offrir des sacrifices spirituels qu’il pourra accepter favorablement par Jésus-Christ. » (1 Pierre 2.5) 

Christ par sa mort à conférer l’onction à un temple très saint. Ce sanctuaire est le peuple de Dieu qui est maintenant composé de personnes ayant cru en Jésus et ayant mis leur foi en lui. Qu’ils soient de n’importe quelle nationalité incluant les juifs. D’ailleurs, c’est ce que Paul enseigne en Romains et Galates. 

Contrairement à ce que l’on nous a toujours dit, il n’y a pas trois groupes sur la terre. Il y en a deux seulement. Chaque individu appartient à l’un ou l’autre de ces groupes. Ces groupes sont les nations et le peuple de Dieu. Le bon blé et l’ivraie. Les boucs et les brebis. La Bible ne nous parle toujours que de deux groupes. Ce que le dispensationaliste nous apporte est encore une fois complètement faux. Lorsque la Bible dans le Nouveau Testament parle du peuple de Dieu et principalement dans le livre de l’Apocalypse, bien ce sont tous les croyants qui ont mis leur foi en Jésus. 

Conclusion

En conclusion de cette première partie, nous avons exploré en profondeur Daniel 9.24 et mis en lumière la richesse et la précision de cette prophétie concernant l’œuvre rédemptrice de Jésus-Christ. Chaque aspect — mettre fin à la révolte, expier les péchés, instaurer une justice éternelle, accomplir vision et prophétie, et conférer l’onction à un sanctuaire très saint — pointe indéniablement vers le Messie et son rôle central dans le plan de rédemption divin.

Nous constatons que cette prophétie ne soutient aucunement les interprétations erronées qui cherchent à y insérer des doctrines non bibliques, telles que l’implication de l’antichrist dans une hypothétique dernière semaine. Ces distorsions dénaturent la véritable portée de ce texte prophétique, qui célèbre l’œuvre parfaite et accomplie de Christ.

Dans la suite de notre réflexion, nous approfondirons d’autres aspects essentiels de cette prophétie pour mieux comprendre comment elle s’accomplit pleinement dans le plan divin, en formant le peuple de Dieu, composé de toutes les personnes ayant mis leur foi en Jésus-Christ, quelle que soit leur nationalité. Les nations, quant à elles, représentent ceux qui ne croient pas en Jésus. Restons fermement enracinés dans les Écritures pour mieux glorifier celui qui a tout accompli pour notre salut.

7 raisons pour lesquelles Noël n’est pas une fausse doctrine 

Introduction

Dans un monde où les traditions et les célébrations sont parfois remises en question, il est essentiel pour les croyants de s’assurer que leurs pratiques reposent sur des fondements solides et bibliques. Noël, célébration universelle de la naissance de Jésus-Christ, est parfois critiqué comme étant une invention humaine ou même une fausse doctrine. Cependant, en examinant ses origines et son contenu à la lumière des Écritures, nous découvrons qu’elle repose sur des vérités essentielles de la foi chrétienne. Prenons un moment pour réfléchir à sept raisons qui confirment que Noël n’est pas une fausse doctrine, mais bien une occasion de célébrer l’amour de Dieu et le miracle de l’incarnation.

1. L’événement central est biblique

La naissance de Jésus-Christ est un fait historique et prophétique annoncé dans l’Ancien Testament (Ésaïe 7.14, Michée 5.2) et accompli dans le Nouveau Testament (Matthieu 1.18-25 ; Luc 2.1-20). De plus, cet événement marque l’incarnation de Dieu en Jésus, une vérité fondamentale de la foi chrétienne.

2. L’incarnation est une doctrine essentielle

Noël célèbre la venue de Jésus sur terre, ce qui rappelle Jean 1.14 : « La Parole a été faite chair, et elle a habité parmi nous. » L’incarnation est au cœur du plan de salut, car Jésus devait naître pour vivre, mourir et ressusciter pour notre rédemption » (Philippiens 2.6-8).

3. Dieu a envoyé son Fils par amour

Noël souligne l’amour de Dieu pour l’humanité, comme exprimé dans Jean 3.16 : « Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique. »

4. Une occasion de célébrer et d’annoncer l’Évangile

Les anges ont célébré la naissance de Jésus en proclamant la bonne nouvelle de paix et de joie pour tous les hommes (Luc 2.10-14). Noël peut être un temps pour proclamer la mission salvatrice de Jésus (Luc 19.10).

5. Les récits bibliques invitent à la commémoration

Les bergers sont allés adorer Jésus après avoir entendu l’annonce de sa naissance (Luc 2.15-20). Les mages sont venus honorer Jésus comme Roi (Matthieu 2.1-12). Ces actions soulignent que la naissance de Christ mérite d’être reconnue et célébrée.

6. Une opportunité d’adoration et de gratitude

Noël peut être utilisé pour louer Dieu et rendre grâce pour le don de son Fils, conformément à Hébreux 12.28 : « Rendons grâce à Dieu en lui offrant un culte qui lui soit agréable, avec piété et avec crainte. »

7. Pas d’opposition biblique à la célébration

Nulle part dans la Bible, il n’est interdit de commémorer la naissance de Jésus. La Bible met plutôt l’accent sur l’adoration sincère et le souvenir des œuvres de Dieu (Psaume 77.12).

Conclusion

La célébration de Noël ne se limite pas à des traditions ou à des festivités culturelles. Elle nous invite à méditer sur la profondeur de l’amour de Dieu manifesté en Jésus-Christ et sur l’importance de l’incarnation dans le plan de rédemption. En célébrant Noël, nous ne glorifions pas une date ou une coutume, mais nous proclamons la vérité centrale de l’Évangile : Dieu s’est fait chair pour sauver l’humanité. Que cette réflexion nous pousse à vivre chaque jour dans l’adoration, la gratitude et l’annonce de cette merveilleuse nouvelle. Noël est bien plus qu’une fête, c’est une occasion de renouveler notre engagement envers Celui qui est venu nous apporter la vie éternelle.

Démasquer le prémillénarisme dispensationaliste : un appel à revenir à la vérité biblique

S’il y a un constat que nous pouvons faire aujourd’hui  c’est que les croyants sont profondément endoctrinés par toutes ces fausses doctrines qui sont aujourd’hui enseignées dans l’Église et acceptés comme étant la vérité. L’une d’elles est cette doctrine fantaisiste du prémillénarisme dispensationaliste. Ce sont des contes, aussi farfelus les uns que les autres, se succédant pour former une grande mosaïque complètement fausse. Cette imbrication séduit les croyants au point que ceux-ci ne font plus la différence entre ce qui est vrai, la Parole de Dieu, et ce qui est faux, les fausses doctrines, particulièrement pour celle-ci.

Chaque jour, des croyants sont séduits et amenés à adhérer à cette fausse doctrine par ces enseignants de mensonges, ces marchands de bonheur, ces loups déguisés en agneaux. Leurs mensonges, remplit d’incohérences et sans soutient biblique se répand dans la chrétienté au point d’égarer les croyants et les privés de la vie éternelle.

Pourquoi cela en est-il ainsi ? La raison est simple. Il y a un scénario des événements de la fin qui est écrit et propagé et qui n’est absolument pas soutenu par les écritures. Chaque faux enseignement en appelle un autre et ainsi de suite éloignant les croyants du fondement des Écritures. 

Par exemple, la semaine manquante de Daniel, la période des tribulations de 7 ans. Puis vient le règne de Christ pour une période de mille ans littérale. Accompagnée de la reconstruction d’un troisième temple. Finalement, l’enlèvement des croyants pour les amener au ciel avant que ne commence cette soi-disant période de 7 ans de tribulations. Toutes ces choses qui sont avancées sont tout aussi fausses les unes que les autres. Pourtant elles sont enseignées dans toutes les églises comme étant la vérité de la Parole de Dieu. De brillants pasteurs ne s’apercevant pas des erreurs doctrinales fondamentales de cette fausse doctrine.

J’ai moi-même été séduit par tous ces contes fantastiques parce qu’ils semblaient cohérents avec la Bible. Je dis bien « semblait cohérent ». Cependant, en réalité, rien, de ce que je viens de mentionner, n’est corroboré par les Écritures d’aucune façon. Tout ce qui semble être logique est en fait incohérent et sans fondement biblique. Les appuis bibliques ne sont que des versets sortis de leurs contextes. Ce sont des contes fantastiques qui ne font que fasciner l’imaginaire. Chacune de ces théories ne fait qu’éloigner les croyants du fondement des Écritures. 

Il y a des temps difficiles qui arrivent. Lorsque les croyants, tels les deux témoins, vont commencer à répandre la bonne nouvelle, il va s’élever une grande tribulation contre eux. C’est la même chose qui va se produire comme lors du premier siècle. Ceux-ci, comme les croyants du premier siècle, vont être mis à mort pour leur foi. C’est en quelque sorte la même histoire qui va se répéter. Malheureusement, tous ces croyants ayant été dupés par cette fausse doctrine vont se retrouver sans moyens de défense dans la tourmente devant la bête. 

Quelqu’un a dit un jour : « Une personne intelligente change d’avis si de nouvelles informations contredisent ses convictions. Tandis qu’une personne endoctrinée n’a pas cette capacité, elle est conditionnée à rejeter les faits. » C’est ce que nous voyons en ce moment. Les croyants endoctrinés, plutôt que de changer d’avis lorsque la vérité leur est présentée, vont réfuter cette vérité et n’accepteront pas de changer d’avis. C’est le signe d’une personne endoctrinée et cela, il y en a beaucoup de nos jours. Ces chrétiens ne voyant pas les incohérences frappantes choisissent de fermer les yeux sur la vérité de la Parole de Dieu. Nous en sommes rendus là dans la chrétienté aujourd’hui. 

L’apôtre Paul avait bien raison lorsqu’il disait : « Car le temps viendra où les hommes ne voudront plus rien savoir de l’enseignement sain. Au gré de leurs propres désirs, ils se choisiront une foule de maîtres à qui ils ne demanderont que de leur caresser agréablement les oreilles. Ils détourneront l’oreille de la vérité pour écouter des récits de pure invention. » (2 Timothée 2.3-4)

Il est temps d’ouvrir les yeux à la vérité de la Parole de Dieu, car nous risquons d’être emportés par la faiblesse de notre foi.

La présence des fausses doctrines dans l’Église : Les chrétiens ne saisissent pas la gravité de la situation.

Introduction

Depuis les origines de l’Église, un combat silencieux mais destructeur s’est immiscé parmi les croyants : celui des fausses doctrines. Bien que subtiles, elles sont comme des loups déguisés en brebis, s’infiltrant au sein du troupeau avec une douceur trompeuse, séduisant les âmes et déformant la vérité de la Parole de Dieu. Aujourd’hui, en ces temps de la fin, ce phénomène atteint une ampleur sans précédent, si bien que beaucoup de chrétiens ne discernent plus la gravité de la situation.

L’Église, censée être le pilier et la colonne de la vérité (1 Timothée 3.15), voit sa mission compromise par des enseignements séduisants mais faux, qui écartent les croyants du chemin étroit menant à la vie éternelle. Plus inquiétant encore, ceux qui osent dénoncer ces dérives sont souvent considérés comme des semeurs de division ou de trouble, plutôt que comme des gardiens de la vérité. Ce refus d’entendre la vérité prophétisée par Christ lui-même (Matthieu 24.11-13) nous rappelle l’urgence de réveiller les consciences. Car en ces temps d’épreuves, l’Église ne peut plus se permettre de tolérer l’erreur au nom de la paix et de l’harmonie.

Nous devons nous poser cette question essentielle : qui voulons-nous suivre ? La douce illusion des faux prophètes ou les paroles du Christ, le véritable Prophète envoyé de Dieu ?Les fausses doctrines enseignées dans l’Église aujourd’hui font beaucoup de dommage à la foi des croyants et cela personne ne semble s’apercevoir du danger. Elles se sont beaucoup multipliées ces dernières décennies. Bien qu’elles aient toujours été présentes dans l’Église depuis les débuts. Toutefois, aujourd’hui elles ont atteint une ampleur tel que les dirigeants d’Église les ont accueillis à bras ouvert plutôt que de les réfuter avec force pour ne pas que celles-ci fassent du dommage dans l’Église.

Au cours du premier siècle, alors que certains pensent que l’Église primitive était le modèle parfait, il en ressort dans le Nouveau Testament que plusieurs églises locales étaient aux prises avec de fausses doctrines et que les apôtres, de véritables protecteurs, les ont dénoncées. Mais aujourd’hui, avec notre tendance malsaine à ne vouloir vexer personne, les fausses doctrines ont toutes le loisir de se développer à un rythme effréné. Elles ne sont jamais remises en question ni réfutées.

Bien entendu, cela est un phénomène de la fin des temps dans lequel nous vivons. Jésus nous a mis en garde pour ne pas se laisser séduire. (Matthieu 24.4) Nous voyons bien que les apôtres ont entendu le message, mais pour nous aujourd’hui, le message du Seigneur n’est plus entendu. Chaque jour, des croyants, pensant se diriger vers la vie éternelle, se diriges plutôt vers la mort éternelle sans le savoir. Alors que nous nous dirigeons vers des temps d’épreuves sans précédent, nombre de croyants s’appuient sur de fausses doctrines qui vont les faire se perdre.

C’est la réalité dans laquelle l’Église vit actuellement et elle ne semble pas s’apercevoir de la gravité de la situation. La preuve est que lorsqu’une personne se lève pour réfuter une fausse doctrine, elle est tout de suite la cible de croyants se pensant plus spirituels que les autres. Elle est ridiculisée et abandonnée de ceux qui se disent ses frères et sœurs.

C’est le constat que je fais de la situation en ce moment. Cela me désole de voir cette situation catastrophique se développer. Alors que chaque jour, des milliers de croyants séduits par de fausses doctrines sont laissés à eux même par ceux qui devraient les protégés. 

Alors que les choses s’enveniment, nous voyons un schéma se dessiner sous nos yeux et c’est celui que Jésus nous a donné lorsqu’il a dit : « Alors on vous persécutera et l’on vous mettra à mort. Tous les peuples vous haïront à cause de moi. À cause de cela, beaucoup abandonneront la foi, ils se trahiront et se haïront les uns les autres. De nombreux faux prophètes surgiront et ils tromperont beaucoup de gens. Parce que le mal ne cessera de croître, l’amour du plus grand nombre se refroidira. Mais celui qui tiendra bon jusqu’au bout sera sauvé. » (Matthieu 24.9-13)

Voilà le portrait que Jésus dresse de la situation actuelle et à venir démontrant que dans un futur proche, un groupe de croyants devra naviguer à travers un monde en plein bouleversement spirituel et moral. Alors que les persécutions contre les chrétiens s’intensifieront et que les valeurs fondamentales s’effondreront, certains abandonneront leur foi, trahissant leurs proches, et suivants des leaders charismatiques, mais trompeurs. Pourtant, une poignée de fidèles persévèreront, guidés par l’espoir de la promesse divine : le salut pour ceux qui tiendront bon jusqu’au bout. 

Voilà la réalité des choses à venir. Cependant, cela je ne peux pas le dire parce que ce n’est pas convenable d’annoncer du malheur plutôt que de bonnes choses. Le problème c’est que les croyants préfèrent entendre le mensonge plutôt que la vérité. Ils se délectent des mensonges associés aux fausses doctrines plutôt que la vérité de la parole de Dieu. 

Maintenant, où voulons-nous nous retrouver ? C’est aujourd’hui que ça se décide. Continuer de marcher sous la séduction de fausses doctrines promettant une fin improbable ou se tourner vers Christ et accepter ses paroles pour notre vie. La fin est proche, mais auparavant, nous devrons passer par des moments de grandes angoisses. Mais cela, les croyants ne veulent pas entendre la vérité. Ils préfèrent se bercer de leur illusion. Ils préfèrent croire tous ces faux prophètes qui leur promettent une fin sans souffrance, alors que Jésus nous enseigne le contraire. Qui voulons-nous croire, les faux prophètes ou le véritable prophète, Jésus, le fils de Dieu. 

Conclusion

La réalité spirituelle dans laquelle nous nous trouvons exige une prise de position claire. Nous sommes arrivés à une croisée des chemins, où chacun doit choisir entre deux options : la facilité séduisante des fausses doctrines ou la vérité exigeante de l’Évangile. Ces doctrines, souvent plus agréables aux oreilles, promettent la paix et la sécurité, mais elles mènent à la perdition. À l’inverse, la vérité de Christ nous prépare aux tribulations futures et nous équipe pour tenir ferme jusqu’au bout.

Nous vivons des temps où la séduction est si subtile qu’elle risque même de tromper les élus (Matthieu 24.24). C’est pourquoi nous ne pouvons plus fermer les yeux. Comme les apôtres du premier siècle, nous devons être des sentinelles, des gardiens fidèles de la vérité, prêts à défendre l’Évangile avec fermeté et amour.

La question demeure : voulons-nous suivre un mensonge qui rassure ou une vérité qui sauve ? Il est temps de nous tourner sincèrement vers Jésus, d’accepter ses paroles, et de nous préparer spirituellement pour les temps à venir. Car, comme le Seigneur l’a promis :

« Mais celui qui tiendra bon jusqu’au bout sera sauvé » (Matthieu 24.13).

Réfléchissons-y sérieusement, car l’heure est proche et notre salut en dépend.

Étude sur la fausse doctrine « Un jour sauvé, toujours sauvé »

Introduction

La doctrine « un jour sauvé, toujours sauvé », aussi appelée « sécurité éternelle », enseigne que le salut est un acte définitif et irrévocable. Les tenants de cette position utilisent des passages bibliques pour affirmer que ceux qui sont sauvés ne peuvent jamais perdre leur salut, quelle que soit leur conduite après leur conversion. Cependant, un examen des Écritures montre que cette interprétation est déséquilibrée et ne tient pas compte de l’appel constant à la persévérance et à la vigilance.

Cette étude s’adresse à ceux qui désirent en apprendre davantage et approfondir leur connaissance de la Parole de Dieu. Elle a pour but d’examiner les passages souvent utilisés pour défendre cette doctrine, ainsi que les versets qui mettent en lumière l’importance de persévérer dans la foi. Nous ne cherchons pas à créer de division, mais à éclairer avec amour et vérité ce que les Écritures enseignent réellement sur ce sujet essentiel.

La Bible nous exhorte à être comme les Béréens, qui « examinaient chaque jour les Écritures pour voir si ce qu’on leur disait était exact » (Actes 17.11). Nous vous invitons donc à ouvrir votre cœur et votre esprit pour découvrir la richesse et la profondeur de la Parole, et à laisser le Saint-Esprit vous guider dans cette réflexion spirituelle.

Que cette étude soit une source de croissance, de discernement et de bénédiction pour chacun.

I. Passages utilisés pour soutenir la doctrine

  1. Jean 10.27-29
    « Mes brebis écoutent ma voix ; je les connais et elles me suivent. Je leur donne la vie éternelle ; elles ne périront jamais et personne ne pourra les arracher de ma main. Mon Père qui me les a données est plus grand que tout, et personne ne peut les arracher de la main du Père. »
  • Argument : Jésus promet ici que ses brebis sont en sécurité entre ses mains, et cette sécurité est garantie par la puissance de Dieu.
  1. Romains 8.38-39
    « Oui, j’en ai l’assurance : ni la mort ni la vie, ni les anges ni les dominations, ni le présent ni l’avenir, ni les puissances, ni les forces d’en haut ni celles d’en bas, ni aucune autre créature, rien ne pourra nous séparer de l’amour que Dieu nous a témoigné en Jésus-Christ notre Seigneur. »
  • Argument : Rien dans l’univers ne peut briser l’amour de Dieu pour ses enfants, garantissant ainsi leur salut éternel.
  1. Éphésiens 1.13-14
    « En lui, vous aussi, après avoir entendu la parole de la vérité, l’Évangile qui vous sauve, vous avez cru en lui. Vous avez alors été marqués de l’empreinte du Saint-Esprit qui avait été promis, lequel constitue une garantie de notre héritage en attendant la délivrance finale. »
  • Argument : Le Saint-Esprit scelle le croyant, garantissant son salut jusqu’à la rédemption finale.
  1. Philippiens 1.6
    « Je suis persuadé que celui qui a commencé en vous cette belle œuvre la poursuivra jusqu’à son achèvement, au jour de Jésus-Christ. »
  • Argument : Dieu est fidèle pour accomplir l’œuvre qu’il a commencée, incluant le salut.

II. Réfutation biblique : Appel à la persévérance et avertissements sérieux

  1. La persévérance est nécessaire
    • Matthieu 24.13 « Mais celui qui persévérera jusqu’à la fin sera sauvé. » Jésus montre que le salut final est conditionné par une persévérance continue.
  • Hébreux 3.14 : « Car nous sommes devenus participants du Christ, si du moins nous retenons fermement jusqu’à la fin l’assurance que nous avions au commencement. » L’assurance du salut dépend de notre fidélité dans la foi jusqu’à la fin.
  1. Le danger de s’éloigner de la foi
    • 1 Timothée 4.1 : « Mais l’Esprit dit expressément que, dans les derniers temps, certains abandonneront la foi pour s’attacher à des esprits séducteurs et à des doctrines enseignées par des démons. » Il est possible d’abandonner la foi, ce qui montre que le salut peut être compromis.
  • Hébreux 6.4-6 : « Ceux qui ont été une fois éclairés, qui ont goûté le don céleste, qui ont eu part au Saint-Esprit, qui ont goûté la bonne parole de Dieu et les puissances du monde à venir et qui ensuite sont tombés, il est impossible de les ramener une nouvelle fois à la repentance. » Ce passage avertit qu’il est possible de tomber après avoir goûté à la grâce divine.
  1. Le jugement pour la désobéissance volontaire
    • Hébreux 10.26-27 : « Car si nous continuons à pécher délibérément après avoir reçu la connaissance de la vérité, il ne reste plus de sacrifice pour les péchés, mais seulement une terrible attente du jugement et l’ardeur d’un feu prêt à dévorer les rebelles. » Le péché volontaire après la conversion entraîne un jugement sérieux.
  • Jean 15.6 : « Si quelqu’un ne demeure pas en moi, il est jeté dehors, comme le sarment, et il sèche ; puis on ramasse de tels sarments, on les jette au feu et ils brûlent. » Jésus enseigne que ceux qui ne demeurent pas en Lui sont rejetés.
  1. Le besoin de veiller et de demeurer fidèle
    • 1 Corinthiens 10.12 : « Ainsi donc, que celui qui pense être debout prenne garde de tomber. » Paul met en garde contre l’assurance excessive et appelle à la vigilance.
  • Apocalypse 3.5 : « Le vainqueur sera revêtu ainsi de vêtements blancs ; je n’effacerai pas son nom du livre de vie. » La promesse est conditionnelle au fait de vaincre, montrant que le nom peut être effacé.

III. Synthèse : La vérité équilibrée de la Parole

Le salut est un don gratuit de Dieu obtenu par la foi en Jésus-Christ (Éphésiens 2.8-9). Toutefois, la Bible enseigne également que le salut doit être accompagné de persévérance, de vigilance et de fidélité.

Les avertissements sérieux contre l’abandon de la foi et la désobéissance montrent que l’idée d’une sécurité éternelle inconditionnelle n’est pas compatible avec l’ensemble du témoignage biblique.

Conclusion

Le salut, bien que gratuit et immérité, n’est pas une licence pour vivre sans vigilance ni obéissance. L’étude des Écritures révèle que si Dieu est fidèle pour garder ceux qui Lui appartiennent, Il appelle aussi chaque croyant à persévérer dans la foi, à demeurer en Christ et à marcher dans l’obéissance.

La doctrine « un jour sauvé, toujours sauvé » néglige les avertissements bibliques sérieux concernant l’abandon de la foi et la désobéissance. Elle offre une assurance trompeuse qui peut conduire à la négligence spirituelle. La véritable assurance réside dans une relation active et vivante avec Jésus-Christ, marquée par la persévérance et la fidélité jusqu’à la fin.

Que chacun prenne à cœur l’exhortation de Paul : « Travaillez à votre salut avec crainte et profond respect » (Philippiens 2.12), et placez votre confiance en Dieu, qui soutient et garde ceux qui Lui sont fidèles. Soyez encouragés à demeurer fermes dans votre foi, sachant que « celui qui persévérera jusqu’à la fin sera sauvé » (Matthieu 24.13).

Un jour sauvé, toujours sauvé : assurance ou illusion

Introduction

Le salut est au cœur de la foi chrétienne, une vérité précieuse que chaque croyant chérit. Mais lorsqu’il s’agit de la doctrine de l’assurance éternelle, souvent formulée comme « un jour sauvé, toujours sauvé », les avis divergent au sein du christianisme. Cette doctrine, qui affirme que ceux qui ont authentiquement reçu le salut ne peuvent jamais le perdre, est saluée par certains comme un fondement de la sécurité spirituelle et critiquée par d’autres comme une porte ouverte à la négligence spirituelle.

Pourquoi cette doctrine suscite-t-elle autant de débats ? Est-elle vraiment une assurance biblique, ou risque-t-elle de minimiser l’appel biblique à persévérer dans la foi et la sainteté ? En explorant les arguments en faveur et contre cette croyance, ainsi que ses implications pratiques, cette réflexion invite à une étude approfondie des Écritures et à un examen de notre propre relation avec Dieu. Car au-delà des doctrines, une question persiste : comment demeurons-nous fidèles à Celui qui nous a sauvés ?

La doctrine « un jour sauvé, toujours sauvé » (souvent appelée persévérance des saints ou assurance éternelle) est une croyance courante dans certains courants du christianisme, notamment dans le calvinisme. Elle affirme que ceux qui ont authentiquement reçu le salut par la foi en Jésus-Christ ne peuvent jamais perdre leur salut, quel que soit leur comportement ultérieur. Cependant, cette doctrine suscite des débats au sein de la communauté chrétienne, certains la considérant comme bibliquement fondée, tandis que d’autres y voient une fausse doctrine qui pourrait encourager la négligence spirituelle.

Les arguments en faveur de la doctrine

Les partisans de cette doctrine s’appuient sur plusieurs passages bibliques pour soutenir leur point de vue, notamment :

  1. La sécurité du croyant dans la main de Dieu :
    « Je leur donne la vie éternelle ; elles ne périront jamais et personne ne pourra les arracher de ma main » (Jean 10.28). Cela suggère que le salut est une œuvre de Dieu et que rien ni personne ne peut annuler cette œuvre.
  2. L’assurance de la justification par la foi :
    « Il n’y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont en Jésus-Christ » (Romains 8.1). Ce passage souligne que ceux qui sont en Christ ne peuvent pas être condamnés.
  3. La fidélité de Dieu dans son appel :
    « Celui qui a commencé en vous cette bonne œuvre la poursuivra jusqu’à son terme » (Philippiens 1.6). Selon ce verset, Dieu est fidèle pour accomplir le salut qu’il a initié.

Les arguments contre la doctrine

Ceux qui rejettent cette doctrine considèrent qu’elle minimise l’importance de la persévérance dans la foi et de la sainteté. Ils soutiennent que la Bible contient des avertissements sérieux contre le danger de s’éloigner de Dieu. Voici quelques arguments :

  1. Les exhortations à persévérer :
    Jésus a dit : « Mais celui qui tiendra bon jusqu’à la fin sera sauvé » (Matthieu 24.13). Cela implique que le salut n’est pas garanti indépendamment de la fidélité du croyant.
  2. Les avertissements sur l’apostasie :
    « Prenez garde, frères, qu’aucun de vous n’ait un cœur mauvais et incrédule qui l’amène à se détourner du Dieu vivant » (Hébreux 3.12). Ce verset met en garde contre la possibilité de s’éloigner de Dieu après avoir cru.
  3. Les exemples de chute dans la foi :
    Le cas de Judas Iscariot est souvent cité comme un exemple de quelqu’un qui a suivi Jésus, mais qui s’est ensuite détourné et a été perdu (Jean 17.12).
  4. La nécessité de demeurer en Christ :
    « Si quelqu’un ne demeure pas en moi, il est jeté dehors, comme le sarment, et il sèche » (Jean 15.6). Jésus enseigne que rester connecté à lui est essentiel pour porter du fruit et persévérer dans la foi.

Les dangers de la doctrine « un jour sauvé, toujours sauvé »

  1. Une sécurité mal placée :
    Cette doctrine peut conduire certains à penser qu’ils ont le droit de vivre dans le péché ou négliger leur relation avec Dieu sans conséquence, ce qui est contraire à l’appel biblique à la sainteté (1 Pierre 1.16).
  2. Une interprétation partielle des Écritures :
    En mettant l’accent uniquement sur certains passages, cette doctrine peut ignorer ou minimiser les nombreux avertissements bibliques sur la nécessité de persévérer.
  3. La confusion sur la nature du salut :
    Certains pourraient croire que le salut est une simple décision humaine, plutôt qu’une vie transformée par la grâce de Dieu, accompagnée d’une persévérance active.

La doctrine « un jour sauvé, toujours sauvé » doit être examinée à la lumière de l’ensemble des Écritures. Bien qu’il soit vrai que le salut est une œuvre de Dieu et qu’il est fidèle pour garder ceux qui lui appartiennent, la Bible insiste également sur la responsabilité du croyant de demeurer dans la foi et d’obéir à la Parole de Dieu. La vie chrétienne n’est pas une simple assurance, mais un engagement continu envers Jésus-Christ. Le salut est une grâce offerte par Dieu, mais il demande aussi une réponse active et fidèle de la part de ceux qui croient. L’équilibre entre la sécurité en Christ et l’appel à la persévérance est crucial pour une compréhension biblique et saine du salut.

Conclusion

À l’issue de cette analyse, une vérité s’impose : le salut est une œuvre souveraine de Dieu, mais la Bible souligne également la responsabilité humaine de persévérer dans la foi. La doctrine « un jour sauvé, toujours sauvé » met en lumière la fidélité de Dieu et la sécurité du croyant en Christ, mais elle soulève aussi des défis théologiques lorsqu’elle est interprétée au détriment des nombreux avertissements scripturaires sur l’apostasie, la persévérance et la sainteté.

Alors, que signifie réellement être sauvé ? Est-ce une garantie passive, ou un appel à vivre activement selon les principes de l’Évangile ? Cette réflexion nous pousse à reconsidérer la nature du salut non seulement comme un acte divin, mais comme une vie transformée, un engagement constant envers Jésus-Christ et une marche quotidienne dans l’obéissance.

Le véritable équilibre se trouve dans une compréhension complète des Écritures : Dieu est fidèle pour achever l’œuvre qu’il a commencée en nous, mais il appelle également chaque croyant à veiller, à demeurer en Christ et à produire des fruits qui glorifient son nom. Alors, en tant que disciples de Christ, la question reste : comment répondons-nous à cette grâce incroyable ?

Comment reconnaître de faux enseignants selon la Bible

Introduction

Déjà au commencement, l’Église de Christ a été confrontée à des menaces spirituelles venant de l’intérieur et de l’extérieur. Parmi elles, l’émergence de faux enseignants occupe une place centrale. Ces individus, souvent charismatiques et persuasifs, ne se contentent pas de nier ouvertement la vérité : ils la détournent subtilement, séduisant les âmes et semant la confusion parmi les croyants. Leur impact est d’autant plus dangereux qu’ils se présentent comme des messagers de la vérité, mais leurs enseignements, déguisés en lumière, mènent à l’erreur et à l’éloignement de Dieu.

Les Écritures regorgent d’avertissements contre ces faux enseignants, depuis les prophètes de l’Ancien Testament jusqu’aux apôtres du Nouveau Testament. Jésus lui-même a mis en garde ses disciples contre les « loups déguisés en brebis » (Matthieu 7.15), signalant que ces trompeurs apparaîtront au sein même du peuple de Dieu. Ces avertissements ne sont pas réservés à une époque passée ; ils résonnent avec une urgence particulière à notre époque, où les moyens modernes de communication permettent à des voix séduisantes de se faire entendre à l’échelle mondiale.

Cette étude vise à équiper les croyants pour discerner la vérité de l’erreur. Nous examinerons les caractéristiques des faux enseignants, leurs motivations et les fruits qu’ils produisent, à la lumière des Écritures. Nous explorerons également les outils bibliques pour les identifier et nous en protéger. Enfin, nous analyserons les dangers spécifiques liés à l’ère numérique, où de nombreux prédicateurs exploitent Internet pour diffuser des doctrines contraires à l’Évangile.

Il ne s’agit pas seulement d’un exercice intellectuel, mais d’une nécessité spirituelle vitale. L’apôtre Paul exhorte : « Examinez toutes choses ; retenez ce qui est bon » (1 Thessaloniciens 5.21). En reconnaissant les faux enseignants et en restant fidèles à la Parole de Dieu, les croyants peuvent non seulement protéger leur propre foi, mais aussi être des instruments pour guider d’autres vers la vérité.

Que cette étude serve à renforcer votre discernement spirituel, à approfondir votre ancrage dans les Écritures et à vous encourager à marcher avec vigilance et assurance dans la lumière de Christ.

1. Les avertissements bibliques concernant les faux enseignants

La Bible ne cesse d’avertir contre les faux enseignants et leurs dangers :

  • Jésus avertit ses disciples : « Prenez garde aux faux prophètes. Ils viennent à vous déguisés en brebis, mais au-dedans, ce sont des loups féroces » (Matthieu 7.15). Jésus enseigne que les faux prophètes se présentent comme inoffensifs, mais leurs intentions sont destructrices.
  • L’apôtre Paul exhorte les Églises : « Je sais que, dès que je ne serai plus là, des loups cruels s’introduiront parmi vous et ils ne ménageront pas le troupeau » (Actes 20.29). Paul souligne la menace de ceux qui s’infiltrent dans l’Église pour semer la confusion.
  • Pierre met en garde contre les faux enseignants : « Il y a eu parmi le peuple de faux prophètes, et il y aura aussi parmi vous de faux enseignants qui introduiront des doctrines destructrices » (2 Pierre 2.1).

2. Les caractéristiques des faux enseignants

Les Écritures décrivent plusieurs traits communs aux faux enseignants :

a. Ils déforment la vérité

Les faux enseignants prennent souvent des vérités bibliques et les manipulent pour servir leurs propres intérêts : « Ils pervertissent la grâce de notre Dieu pour en faire un prétexte à l’immoralité » (Jude 1.4). Ils minimisent les exigences morales de Dieu tout en séduisant leurs auditeurs avec des messages agréables.

b. Ils sont motivés par le profit

Beaucoup de faux enseignants cherchent à s’enrichir : « Par cupidité, ils exploiteront certains d’entre vous au moyen de paroles trompeuses » (2 Pierre 2.3). Leur motivation n’est pas le service de Dieu, mais leur propre gain matériel.

c. Ils attirent les foules par des paroles flatteuses

Les faux enseignants séduisent par des discours qui plaisent : « Car il viendra un temps où les hommes ne supporteront plus la saine doctrine, mais, au gré de leurs propres désirs, ils se donneront une foule de maîtres qui leur diront ce qu’ils aiment entendre » (2 Timothée 4.3). Ils évitent de confronter leurs auditeurs à leurs péchés et à la nécessité de la repentance.

d. Ils rejettent l’autorité divine

Les faux enseignants n’acceptent pas l’autorité de la Parole de Dieu : « Ces gens-là méprisent l’autorité et s’abandonnent à leurs propres instincts » (2 Pierre 2.10).

3. Les fruits des faux enseignants

Jésus enseigne que l’on reconnaît un arbre à ses fruits : « C’est à leurs fruits que vous les reconnaîtrez » (Matthieu 7.20). Voici quelques-uns des fruits typiques des faux enseignants :

  • Division dans l’Église : « Ils causent des divisions et scandalisent les croyants, en s’opposant à l’enseignement que vous avez reçu » (Romains 16.17).
  • Confusion doctrinale : « Certains sont sortis de chez nous, mais ils n’étaient pas vraiment des nôtres… Ils voulaient semer la confusion parmi vous » (1 Jean 2.19-26).
  • Un comportement immoral : « Leur fin sera conforme à leurs œuvres » (2 Corinthiens 11.15). Les faux enseignants mènent souvent une vie contraire à la sainteté prêchée dans l’Évangile.

4. Comment les identifier et s’en protéger

a. Comparer leurs enseignements avec la Parole de Dieu

La Bible est la norme ultime pour juger toute doctrine : « Toute Écriture est inspirée de Dieu et utile pour enseigner, convaincre, corriger et instruire dans la justice » (2 Timothée 3.16).

b. Examiner leur vie et leur témoignage

Jésus a enseigné de regarder la conduite des enseignants : « Tout bon arbre produit de bons fruits, mais le mauvais arbre produit de mauvais fruits » (Matthieu 7.17). Un enseignant authentique doit refléter la sainteté et l’humilité du Christ.

c. Être vigilant et spirituellement mature

Paul exhorte les croyants à ne pas être facilement influencés : « Ainsi, nous ne serons plus des enfants flottants et emportés à tout vent de doctrine » (Éphésiens 4.14).

d. Rechercher la direction du Saint-Esprit

Le discernement spirituel est essentiel : « Le Saint-Esprit que vous avez reçu de lui demeure en vous… Vous n’avez pas besoin qu’on vous enseigne, car son onction vous enseigne tout » (1 Jean 2.27).

e. Demeurer dans la communion de l’Église

Une Église locale solide aide à se prémunir contre les fausses doctrines : « Prenez garde, frères, qu’aucun de vous n’ait un cœur mauvais et incrédule qui l’amène à se détourner du Dieu vivant » (Hébreux 3.12).

5. Les dangers de la séduction sur Internet

Dans notre époque moderne, Internet est devenu une plateforme puissante pour diffuser la Parole de Dieu, mais aussi pour propager des doctrines trompeuses. De nombreux prédicateurs utilisent les réseaux sociaux, YouTube et d’autres médias pour attirer un public vaste, souvent sans être soumis à une supervision spirituelle ou à un cadre ecclésial. Cela représente un danger particulier pour les chrétiens.

a. La facilité de diffusion de fausses doctrines

Internet permet à quiconque de partager ses idées sans filtre ni responsabilité. Certains prédicateurs, bien qu’éloquents et charismatiques, enseignent des doctrines qui s’éloignent des Écritures : « Il viendra un temps où les hommes… se donneront une foule de maîtres qui leur diront ce qu’ils aiment entendre » (2 Timothée 4.3). Ils exploitent les aspirations spirituelles des croyants, parfois en exagérant ou en manipulant des passages bibliques pour séduire.

b. L’absence de discernement chez de nombreux chrétiens

Tous les chrétiens ne disposent pas d’une solide connaissance biblique ou d’un discernement spirituel, ce qui les rend vulnérables : « Mon peuple est détruit, parce qu’il lui manque la connaissance » (Osée 4.6). Les croyants qui suivent aveuglément des prédicateurs en ligne sans examiner leurs enseignements à la lumière des Écritures risquent de s’éloigner de la vérité.

c. Le danger des doctrines axées sur les émotions ou la prospérité

Sur Internet, de nombreux messages sont centrés sur le bien-être émotionnel, la prospérité matérielle ou des miracles sensationnels. Ces doctrines séduisent, mais ne confrontent pas les auditeurs à leur besoin de repentance et de sanctification : « Ils ont des cœurs exercés à la cupidité » (2 Pierre 2.14).

d. Les divisions causées par des enseignements non conformes

Certains prédicateurs, par leurs messages polarisants ou controversés, sèment la division dans les Églises locales. Ce phénomène fragilise la communion entre croyants : « Éloignez-vous de ceux qui causent des divisions et scandalisent les croyants, en s’opposant à l’enseignement que vous avez reçu » (Romains 16.17).

6. Comment se protéger des dangers d’Internet ?

  1. Vérifier chaque enseignement à la lumière des Écritures :
    « Examinez toutes choses ; retenez ce qui est bon » (1 Thessaloniciens 5.21). Ne pas se contenter de ce qui est dit, mais retourner aux Écritures pour en vérifier la véracité.
  2. S’entourer de conseils spirituels avisés :
    Partagez ce que vous entendez avec des leaders spirituels de confiance dans votre Église locale.
  3. Privilégier des enseignants reconnus :
    Suivez des prédicateurs dont le ministère est bien établi, enraciné dans une Église locale, et aligné sur la doctrine biblique.
  4. Demander le discernement du Saint-Esprit :
    « Le Saint-Esprit vous conduira dans toute la vérité » (Jean 16.13). Priez pour recevoir la sagesse spirituelle face à cette surabondance de contenus en ligne.

Internet peut être un outil pour édifier la foi, mais il peut également devenir un piège pour les âmes non averties. En restant fermement ancrés dans la Parole de Dieu et en exerçant un discernement spirituel, nous pouvons éviter les séductions de ces nombreux prédicateurs en ligne. La vigilance est essentielle pour ne pas être entraîné loin du véritable Évangile.

Conclusion

Les avertissements bibliques sur les faux enseignants ne sont pas des mises en garde superflues, mais des appels pressants à la vigilance et au discernement. À travers cette courte étude, nous avons vu que les faux enseignants se distinguent par leur déformation de la vérité, leurs motivations égoïstes et leurs fruits destructeurs. Leur influence peut provoquer des divisions, semer la confusion doctrinale et détourner les croyants de la foi authentique en Christ.

Dans un monde où les plateformes numériques amplifient la voix de ceux qui prêchent des doctrines douteuses, le danger est d’autant plus grand. Internet, bien qu’étant une bénédiction pour l’évangélisation et l’enseignement biblique, peut également devenir un terrain fertile pour la séduction spirituelle. C’est pourquoi chaque croyant doit être enraciné dans la Parole de Dieu, éclairé par le Saint-Esprit, et entouré de conseils spirituels solides.

La clé pour résister à ces influences est double : d’une part, développer une connaissance profonde des Écritures et, d’autre part, cultiver une relation personnelle et vivante avec Jésus-Christ. Comme le souligne l’apôtre Paul : « Que votre amour abonde de plus en plus en connaissance et en pleine intelligence pour discerner ce qui est essentiel » (Philippiens 1.9-10).

Être vigilant face aux faux enseignants ne consiste pas seulement à les identifier, mais aussi à persévérer dans une foi pure et active, qui glorifie Dieu et édifie les autres. Nous sommes appelés à combattre le bon combat de la foi, à rester attachés à la vérité et à refléter la lumière de Christ dans un monde rempli de ténèbres.

En terminant, rappelons-nous ces paroles de Jésus : « Moi, je suis le bon berger. Le bon berger donne sa vie pour ses brebis » (Jean 10.11). Notre meilleur refuge contre l’erreur est de demeurer près de notre Berger, d’écouter sa voix et de marcher dans ses voies. Que cette étude nous pousse à redoubler de vigilance et à rechercher avec persévérance la vérité qui conduit à la vie éternelle.

Les fausses doctrines et les dangers de la séduction sur Internet

Internet a révolutionné la manière dont nous communiquons et apprenons, offrant un accès illimité à une variété de ressources et d’enseignements spirituels. Cette plateforme, qui peut être un puissant outil pour édifier la foi et propager l’Évangile, est également un terrain fertile pour la désinformation spirituelle et les fausses doctrines. De nombreux prédicateurs en ligne, parfois sans autorité spirituelle ou responsabilité ecclésiale, séduisent un large public avec des messages captivants mais souvent déviants.

Dans ce contexte, les chrétiens sont confrontés à une question cruciale : comment discerner ce qui est vrai et conforme à la Parole de Dieu ? L’absence de garde-fous, combinée à un manque de connaissance biblique chez certains croyants, expose beaucoup à des enseignements qui flattent les émotions mais détournent de la vérité. Cette réflexion explore les dangers spirituels de la séduction sur Internet et les moyens pour les croyants de s’en prémunir, tout en appelant chacun à une vigilance renouvelée dans sa marche avec Christ.

Internet un champ fertile pour la propagation des fausses doctrines

a. La facilité de diffusion de fausses doctrines

Internet permet à quiconque de partager ses idées sans filtre ni responsabilité. Certains prédicateurs, bien qu’éloquents et charismatiques, enseignent des doctrines qui s’éloignent des Écritures : « Il viendra un temps où les hommes… se donneront une foule de maîtres qui leur diront ce qu’ils aiment entendre » (2 Timothée 4.3). Ils exploitent les aspirations spirituelles des croyants, parfois en exagérant ou en manipulant des passages bibliques pour séduire.

b. L’absence de discernement chez de nombreux chrétiens

Tous les chrétiens ne disposent pas d’une solide connaissance biblique ou d’un discernement spirituel, ce qui les rend vulnérables : « Mon peuple est détruit, parce qu’il lui manque la connaissance » (Osée 4.6). Les croyants qui suivent aveuglément des prédicateurs en ligne sans examiner leurs enseignements à la lumière des Écritures risquent de s’éloigner de la vérité.

c. Le danger des doctrines axées sur les émotions ou la prospérité

Sur Internet, de nombreux messages sont centrés sur le bien-être émotionnel, la prospérité matérielle ou des miracles sensationnels. Ces doctrines séduisent, mais ne confrontent pas les auditeurs à leur besoin de repentance et de sanctification : « Ils ont des cœurs exercés à la cupidité » (2 Pierre 2.14).

d. Les divisions causées par des enseignements non conformes

Certains prédicateurs, par leurs messages polarisants ou controversés, sèment la division dans les Églises locales. Ce phénomène fragilise la communion entre croyants : « Éloignez-vous de ceux qui causent des divisions et scandalisent les croyants, en s’opposant à l’enseignement que vous avez reçu » (Romains 16.17).

Comment se protéger des dangers d’Internet ?

Comment se protéger des dangers d’Internet ?

  1. Vérifier chaque enseignement à la lumière des Écritures :
    « Examinez toutes choses ; retenez ce qui est bon » (1 Thessaloniciens 5.21). Ne pas se contenter de ce qui est dit, mais retourner aux Écritures pour en vérifier la véracité.
  1. S’entourer de conseils spirituels avisés :
    Partagez ce que vous entendez avec des leaders spirituels de confiance dans votre Église locale.
  1. Privilégier des enseignants reconnus :
    Suivez des prédicateurs dont le ministère est bien établi, enraciné dans une Église locale, et aligné sur la doctrine biblique.
  1. Demander le discernement du Saint-Esprit :
    « Le Saint-Esprit vous conduira dans toute la vérité » (Jean 16.13). Priez pour recevoir la sagesse spirituelle face à cette surabondance de contenus en ligne.

Internet peut être un outil pour édifier la foi, mais il peut également devenir un piège pour les âmes non averties. En restant fermement ancrés dans la Parole de Dieu et en exerçant un discernement spirituel, nous pouvons éviter les séductions de ces nombreux prédicateurs en ligne. La vigilance est essentielle pour ne pas être entraîné loin du véritable Évangile.

Conclusion

Internet, avec ses promesses de connexions illimitées et d’enseignements accessibles, représente un double tranchant pour la foi chrétienne. Bien qu’il puisse enrichir notre compréhension de l’Évangile, il peut également devenir un piège subtil, entraînant les croyants sur des chemins éloignés de la vérité biblique. La séduction spirituelle sur Internet est une réalité que nous ne pouvons ignorer, car comme l’enseigne 2 Timothée 4:3, beaucoup chercheront des doctrines agréables à entendre, mais s’éloigneront de la saine doctrine.

Cela nous conduit à une réflexion essentielle : sommes-nous des consommateurs passifs de contenus spirituels ou des disciples actifs, enracinés dans la Parole de Dieu ? Chaque clic, chaque vidéo, chaque enseignement que nous absorbons peut soit renforcer notre foi, soit ébranler nos fondations spirituelles. En restant fermement attachés à la vérité des Écritures, en sollicitant la guidance du Saint-Esprit et en recherchant des conseils éclairés, nous pouvons naviguer avec discernement dans cet océan d’informations.

Alors, face à cette réalité, quelle sera notre posture ? Permettrons-nous à Internet de devenir un outil pour grandir dans la foi ou un piège subtil qui nous éloigne de la vérité ? La vigilance et l’ancrage dans la Parole de Dieu demeurent nos meilleures armes pour résister aux séductions de notre époque et pour demeurer fidèles à l’Évangile.

Comment se définit une fausse doctrine

Une fausse doctrine se définit comme un enseignement ou une croyance qui s’éloigne des vérités bibliques fondamentales et de la révélation divine contenue dans les Écritures. Elle est délibérément trompeuse ou résulter d’une mauvaise interprétation de la Parole de Dieu. Voici les principales caractéristiques d’une fausse doctrine :

1. Déviation de l’enseignement biblique

Une fausse doctrine contredit ou tord les enseignements clairs des Écritures. Cela peut inclure :

• Une mauvaise interprétation de textes bibliques.

• L’ajout ou la suppression de certains passages pour soutenir une idée préconçue.

• L’utilisation de textes hors de leur contexte pour justifier une erreur.

2. Centration sur l’homme plutôt que sur Dieu

Une fausse doctrine met souvent l’accent sur les besoins, désirs ou mérites humains plutôt que sur la gloire de Dieu, Sa souveraineté et Sa volonté. Par exemple l’Évangile de prospérité promet des bénédictions matérielles et la richesse, détournant l’attention des vérités spirituelles centrales.

3. Contradiction des fondements de la foi chrétienne

Toute doctrine qui nie des vérités fondamentales telles que :

• La divinité et l’humanité de Jésus-Christ.

• La Trinité (Père, Fils, et Saint-Esprit).

• Le salut par la grâce seule, par la foi seule, en Jésus-Christ seul.

• La résurrection de Christ et Sa seconde venue.

4. Influence des traditions ou philosophies humaines

Certaines fausses doctrines intègrent des traditions humaines ou des philosophies extérieures à la Bible, donnant plus d’autorité à ces éléments qu’à la Parole de Dieu. Jésus a mis en garde contre cela dans Marc 7.7-8 : « C’est en vain qu’ils m’honorent, en enseignant des préceptes qui sont des commandements d’hommes. »

5. Effets spirituels néfastes

Une fausse doctrine conduit à :

• La confusion spirituelle.

• L’éloignement de Dieu.

• La division dans le corps de Christ.

• Une foi basée sur des illusions, plutôt que sur les vérités bibliques.

6. Promue par de faux enseignants

Selon les Écritures, les fausses doctrines sont souvent introduites par des faux prophètes ou enseignants, qui utilisent des discours séduisants pour tromper. 2 Pierre 2.1 déclare : « Il y a eu parmi le peuple de faux prophètes, et il y aura de même parmi vous de faux docteurs, qui introduiront des sectes pernicieuses et qui, reniant le maître qui les a rachetés, attireront sur eux une ruine soudaine. »

Comment discerner une fausse doctrine ?

1. Étudier la Bible avec soin : Comparer les enseignements aux Écritures (Actes 17.11).

2. Priez pour la sagesse et le discernement : Demandez à Dieu de vous guider par Son Esprit.

3. Cherchez les fruits : Une vraie doctrine produit des fruits spirituels (Galates 5.22-23), tandis qu’une fausse doctrine mène à la confusion et au péché.

4. Consultez des leaders spirituels fiables : Les pasteurs et enseignants fidèles peuvent aider à clarifier les zones d’ombre.

En résumé, une fausse doctrine détourne l’Église de la vérité biblique et de sa mission divine. Il est crucial de rester ancré dans la Parole pour ne pas être séduit par ces erreurs.

Prémillénarisme dispensationaliste : comprendre et démasquer cette doctrine trompeuse

Il y a des termes qui parfois méritent des explications pour que nous puissions les comprendre. Par exemple, le prémillénarisme dispensationaliste en est un exemple. C’est ce que je vais vous expliquer pour que vous puissiez et savoir ce que ça signifie.

D’abord, le prémillénarisme dispensationaliste est une fausse doctrine théologique chrétienne qui se concentre sur la compréhension des événements de la fin des temps (eschatologie) et qui repose sur deux concepts principaux : le prémillénarisme et le dispensationalisme. Voici une explication détaillée de ces deux concepts et de la manière dont ils se combinent.


1. Prémillénarisme

Le prémillénarisme est la croyance selon laquelle Jésus-Christ reviendra sur terre avant (pré-) le règne millénaire de 1 000 ans (appelé le millenium) mentionné dans Apocalypse 20.1-6. Selon cette perspective, le retour de Christ inaugurera un règne littéral de 1 000 ans pendant lequel il régnera directement sur la terre, en établissant la justice et la paix.

Les principales étapes du prémillénarisme incluent :

  • Le retour de Christ : Jésus revient de manière visible et physique avant le millenium.
  • Le règne millénaire : Après son retour, Christ régnera sur la terre pendant 1 000 ans.
  • La résurrection des croyants : Juste avant ou au début de ce règne, les croyants morts ressusciteront pour régner avec lui.


2. Dispensationalisme


Le dispensationalisme est une méthode d’interprétation biblique qui divise l’histoire en plusieurs périodes ou dispensations distinctes, où Dieu a agi de différentes manières envers l’humanité en fonction de son plan progressif. Cette approche met particulièrement l’accent sur la distinction entre les nations, Israël et l’Église. Dans la vision dispensationaliste, Dieu a des plans distincts pour les nations, le peuple juif (Israël) et pour l’Église (composée de tous les croyants en Christ).


3. Le prémillénarisme dispensationaliste

Ce concept, pour sa part, combine ces deux idées en une vision cohérente mais fausse des événements de la fin des temps. Les principaux éléments incluent :

  1. L’enlèvement de l’Église : Selon les dispensationalistes prémillénaristes, l’Église (tous les croyants chrétiens) sera enlevée avant le début des tribulations (une période de grande détresse décrite dans la Bible), généralement dans un événement appelé l’enlèvement. Cela signifie que les chrétiens seront retirés de la terre pour être avec Christ avant que la grande tribulation commence. Cet enlèvement peut être prétribulationnel (avant les tribulations) ou, selon d’autres variantes, à mi-chemin des tribulations.
  2. La grande tribulation : Une période de 7 ans (inspirée par la prophétie des soixante-dix semaines dans le livre de Daniel) de terribles épreuves, de jugements divins et d’oppression sur terre. Durant cette période, Israël sera au centre des événements, et beaucoup de Juifs se tourneront vers Christ.
  3. Le retour visible de Christ : À la fin de la grande tribulation, Jésus revient physiquement sur terre pour établir son règne millénaire, c’est-à-dire un règne de 1 000 ans.
  4. Le millenium : Un règne littéral de 1 000 ans de paix et de prospérité où Jésus règne depuis Jérusalem. Pendant ce temps, les promesses faites à Israël dans l’Ancien Testament (concernant la terre et la bénédiction) seront accomplies.
  5. La distinction entre Israël et l’Église : Dans le dispensationalisme, Dieu a deux peuples distincts avec des rôles différents : les nations (les non croyants), Israël (les Juifs) et l’Église (les croyants en Christ). Le millenium est souvent vu comme un temps où Dieu accomplira ses promesses spécifiques envers Israël.
  6. Le jugement final et la création d’un nouveau ciel et d’une nouvelle terre : Après le millenium, Satan est libéré, une rébellion finale a lieu, suivie du jugement dernier où tous les morts ressusciteront et seront jugés avant que Dieu ne crée une nouvelle création.


Caractéristiques clés du prémillénarisme dispensationaliste :

  • Littéralisme dans l’interprétation biblique : Les dispensationalistes prémillénaristes prennent la Bible de manière très littérale, surtout en ce qui concerne les prophéties sur la fin des temps.
  • Séparation entre Israël et l’Église : Contrairement à d’autres perspectives chrétiennes qui voient l’Église comme l’héritière spirituelle d’Israël ou une continuité dans le plan de Dieu pour son peuple, cette approche distingue clairement les deux.
  • Enlèvement prétribulationnel : L’enlèvement des croyants avant la grande tribulation est une croyance essentielle dans cette doctrine.


Conclusion


Le prémillénarisme dispensationaliste est donc une fausse doctrine avec une vision eschatologique qui prévoit un enlèvement de l’Église avant la grande tribulation, ce que la Bible ne supporte pas, suivie du retour de Christ pour établir un règne millénaire littéral sur la terre, ce que la Bible ne valide pas, avec une distinction claire entre le plan de Dieu pour Israël et pour l’Église ce que la Bible ne parle pas. Cette fausse doctrine est très populaire parmi les croyants dans le monde aujourd’hui.

Ce que la Bible enseigne concernant la grâce

La grâce est un concept fondamental de la foi chrétienne, un don immérité qui reflète l’amour et la générosité de Dieu envers l’humanité. Mais qu’est-ce que la grâce ? Comment agit-elle dans nos vies, et quelle est la réponse appropriée à un cadeau d’une telle ampleur ? Ce texte explore la définition de la grâce selon les Écritures, sa manifestation en Jésus-Christ, ses effets transformateurs sur la vie des croyants, et la manière dont elle appelle à une réponse de foi, de reconnaissance et d’obéissance. En comprenant mieux ce qu’est la grâce et comment elle agit, nous pouvons approfondir notre relation avec Dieu et vivre pleinement en accord avec son appel.

1. Définition de la grâce

  • Un don de Dieu : La grâce est le don gratuit de Dieu, accordé sans mérite de notre part. Le mot « grâce » vient du grec charis, signifiant « faveur, bonté ou bienveillance non méritée ». Elle reflète la nature généreuse de Dieu envers les pécheurs.
    • Éphésiens 2.8-9 8 Car c’est par grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Cela ne vient pas de vous, c’est un don de Dieu ; 9 ce n’est pas le fruit d’œuvres que vous auriez accomplies. Personne n’a donc de raison de se vanter. 

2. La grâce en action

  • Dans le salut : La grâce est l’origine de notre réconciliation avec Dieu. C’est par elle que nous recevons le pardon de nos péchés.
    • Romains 3.23-24 23 Tous ont péché, en effet, et sont privés de la gloire de Dieu, 24 et ils sont déclarés justes par sa grâce ; c’est un don que Dieu leur fait par le moyen de la délivrance apportée par Jésus-Christ. 
  • Par Jésus-Christ : La grâce a été pleinement manifestée en Jésus, qui a offert sa vie pour nous.
    • Jean 1.16-17 16 Nous avons tous été comblés de ses richesses. Il a déversé sur nous une grâce après l’autre. 17 En effet, si la Loi nous a été donnée par Moïse, la grâce et la vérité sont venues par Jésus-Christ. 

3. Les effets de la grâce

  • Transformation : La grâce nous enseigne à vivre une vie pieuse et à rejeter le péché.
    • Tite 2.11-13 : 11 En effet, la grâce de Dieu s’est révélée comme une source de salut pour tous les hommes. 12 Elle nous éduque et nous amène à nous détourner de tout mépris de Dieu et à rejeter les passions des gens de ce monde. Ainsi nous pourrons mener, dans le temps présent, une vie équilibrée, juste et empreinte de piété, 13 en attendant que se réalise notre bienheureuse espérance : la révélation de la gloire de Jésus-Christ, notre grand Dieu et Sauveur. 
  • Force dans les épreuves : Elle soutient les croyants dans leurs faiblesses et leurs luttes.
    • 2 Corinthiens 12.8-98 Au sujet de cette épreuve, j’ai prié par trois fois le Seigneur de l’éloigner de moi, 9 mais il m’a répondu : « Ma grâce te suffit, c’est dans la faiblesse que ma puissance se manifeste pleinement. » C’est pourquoi je me vanterai plutôt de mes faiblesses, afin que la puissance de Christ repose sur moi. 

4. La réponse à la grâce 

Bien que la grâce soit un don gratuit, elle appelle à une réponse :

  • La foi : Nous recevons la grâce par la foi en Jésus.
    • Romains 5.1-2 1 Puisque nous avons été déclarés justes en raison de notre foi, nous sommes en paix avec Dieu grâce à notre Seigneur Jésus-Christ. 2 Par lui, nous avons eu accès, au moyen de la foi, à ce don gratuit de Dieu qui nous est désormais acquis ; et notre fierté se fonde sur l’espérance d’avoir part à la gloire de Dieu. 
  • La reconnaissance et l’obéissance : Une vie transformée est une réponse naturelle à la grâce.
    • 1 Corinthiens 15.10 10 Ce que je suis à présent, c’est à la grâce de Dieu que je le dois, et cette grâce qu’il m’a témoignée n’a pas été inefficace. Loin de là, j’ai peiné à la tâche plus que tous les autres apôtres – non pas moi, certes, mais la grâce de Dieu qui est avec moi. 

5. La grâce et les œuvres

La grâce exclut le salut par les œuvres, mais elle produit des œuvres comme fruit de la foi.

  • Jacques 2.26 26 Car comme le corps sans l’esprit est mort, la foi sans les actes est morte. 
  • Éphésiens 2.10 10 Ce que nous sommes, nous le devons à Dieu ; car par notre union avec Jésus-Christ, Dieu nous a créés pour une vie riche d’œuvres bonnes qu’il a préparées à l’avance afin que nous les accomplissions. 

Conclusion

La grâce de Dieu est un trésor inestimable, offert librement à tous ceux qui se tournent vers Lui par la foi. Elle ne se limite pas à notre salut, mais agit activement dans nos vies pour nous transformer, nous fortifier dans les épreuves, et nous enseigner à vivre pour la gloire de Dieu. Cette grâce, révélée parfaitement en Jésus-Christ, appelle à une réponse humble et volontaire : croire, obéir et refléter son amour par des œuvres bonnes qui témoignent de notre foi vivante.

En nous rappelant que tout ce que nous sommes et tout ce que nous faisons découle de la grâce de Dieu, puissions-nous marcher chaque jour avec reconnaissance, nous appuyant non sur nos propres forces, mais sur cette grâce qui suffit à tous nos besoins. Que notre vie soit une démonstration vivante de ce don merveilleux, et que nos paroles et nos actions attirent d’autres à goûter eux aussi à la grâce abondante de notre Seigneur. Comme Paul l’a si bien dit : « Ce que je suis à présent, c’est à la grâce de Dieu que je le dois » (1 Corinthiens 15.10).

Résumé des points de la fausse doctrine de l’hypergrâce

La doctrine de l’hypergrâce, bien qu’attirante par son insistance sur l’amour et le pardon de Dieu, déforme profondément le message biblique. En exagérant certains aspects de la grâce, elle minimise des vérités essentielles comme la repentance, la sanctification et la justice divine. Ce texte examine les principales erreurs de cette fausse doctrine en les confrontant aux Écritures, afin d’aider les croyants à discerner la vérité et à vivre une vie qui honore Dieu.

1. La minimisation du péché

  • Ce qu’ils enseignent : Une fois sauvé, le chrétien n’a plus besoin de confesser ses péchés ou de demander pardon, car tous ses péchés passés, présents et futurs sont déjà pardonnés.
  • Conséquence : Cela conduit à une attitude de négligence envers la sainteté et une tolérance du péché.
  • Réfutation biblique : La Parole de Dieu enseigne que nous devons confesser nos péchés pour recevoir le pardon et la purification.

1 Jean 1.9 Si nous reconnaissons nos péchés, Dieu est fidèle et juste et, par conséquent, il nous pardonnera nos péchés et nous purifiera de tout le mal que nous avons commis. 

2. Rejet de la repentance continue

  • Ce qu’ils enseignent : La repentance n’est nécessaire qu’au moment de la conversion et non tout au long de la vie chrétienne.
  • Conséquence : Cela encourage une vie spirituelle stagnante et une absence de sanctification.
  • Réfutation biblique : Jésus lui-même appelle les croyants à se repentir constamment 

Apocalypse 3.19  Moi, ceux que j’aime, je les reprends et je les corrige. Fais donc preuve de zèle, et change ! (Repens-toi)

3. Rejet de la loi et des commandements

  • Ce qu’ils enseignent : La grâce rend la loi (y compris les enseignements moraux) obsolète.
  • Conséquence : Cela conduit à l’antinomisme, une idéologie où il n’y a plus de règles morales à suivre.
  • Réfutation biblique : Jésus dit qu’il n’est pas venu abolir la loi, mais l’accomplir

Matthieu 5.17 Ne vous imaginez pas que je sois venu pour abolir ce qui est écrit dans la Loi ou les prophètes ; je ne suis pas venu pour abolir, mais pour accomplir. 

4. Une vision déformée de l’amour de Dieu

  • Ce qu’ils enseignent : L’amour de Dieu est inconditionnel au point qu’il n’existe ni jugement ni correction pour le croyant.
  • Conséquence : Cela nie la justice et la sainteté de Dieu, en réduisant l’Évangile à un message centré sur l’homme plutôt que sur Dieu.
  • Réfutation biblique : Les Écritures nous apprennent que Dieu discipline ceux qu’il aime.

Hébreux 12.6 Car le Seigneur corrige celui qu’il aime : il châtie tous ceux qu’il reconnaît pour ses fils. 

5. La sécurité éternelle mal interprétée

  • Ce qu’ils enseignent : Une fois sauvé, on ne peut jamais perdre son salut, peu importe la manière dont on vit.
  • Conséquence : Cela produit une fausse assurance et une vie sans fruits spirituels.
  • Réfutation biblique : La Bible avertit que persister volontairement dans le péché après avoir reçu la connaissance de la vérité entraîne un jugement.

Hébreux 10.26-27 En effet, si, après avoir reçu la connaissance de la vérité, nous vivons délibérément dans le péché, il ne reste plus pour nous de sacrifice pour les péchés. La seule perspective est alors l’attente terrifiante du jugement et du feu ardent qui embrasera ceux qui se révoltent contre Dieu. 

6. Une compréhension partielle de la grâce

  • Ce qu’ils enseignent : La grâce est simplement un pardon des péchés et non une puissance transformatrice qui nous permet de vivre dans la sainteté.
  • Conséquence : Cela empêche les croyants de grandir dans la maturité spirituelle.
  • Réfutation biblique : Le Nouveau Testament enseigne que la grâce nous instruit à renoncer à l’impiété et à vivre dans la justice.

Tite 2.11-12 En effet, la grâce de Dieu s’est révélée comme une source de salut pour tous les hommes. Elle nous éduque et nous amène à nous détourner de tout mépris de Dieu et à rejeter les passions des gens de ce monde. Ainsi nous pourrons mener, dans le temps présent, une vie équilibrée, juste et empreinte de piété, en attendant que se réalise notre bienheureuse espérance : la révélation de la gloire de Jésus-Christ, notre grand Dieu et Sauveur. 

7. Rejet de la crainte de Dieu

  • Ce qu’ils enseignent : La crainte de Dieu est une notion dépassée, incompatible avec l’amour parfait de Dieu.
  • Conséquence : Cela mène à une perte de respect et d’adoration véritable envers Dieu.
  • Réfutation biblique : L’Ancien Testament nous apprend que la crainte de l’Éternel est le commencement de la sagesse 

Proverbes 9.10 La sagesse commence par la crainte de l’Éternel, 

L’hypergrâce n’est pas une grâce authentique telle que décrite dans la Bible. Elle réduit la grâce de Dieu à un permis de pécher et elle empêche les croyants de grandir dans la sanctification et l’obéissance. 

Jude 4 BFC En effet, certains hommes malfaisants se sont introduits discrètement parmi vous ; ils déforment le sens de la grâce de notre Dieu pour justifier leur vie immorale, et ils rejettent ainsi Jésus-Christ, notre seul Maître et Seigneur. Il y a longtemps que les Écritures ont annoncé la condamnation qui pèse sur eux.

Une compréhension équilibrée de la grâce reconnaît qu’elle est imméritée, mais qu’elle nous appelle également à vivre une vie transformée par la puissance de Dieu.

Romains 6.1-2 Que faut-il en conclure ? Devons-nous continuer à vivre dans le péché pour que la grâce de Dieu soit plus abondante ? Certainement pas ! Nous sommes morts au péché : comment pourrions-nous vivre encore dans le péché ?

En résumé, les points de l’hypergrâce sont :

1. La minimisation du péché
2. Rejet de la repentance continu
3. Rejet de la loi et des commandements
4. Une vision déformée de l’amour de Dieu
5. La sécurité éternelle mal interprétée
6. Une compréhension partielle de la grâce
7. Rejet de la crainte de Dieu

Conclusion

L’hypergrâce est une déviation dangereuse qui transforme le don précieux de Dieu en une excuse pour négliger la sainteté et l’obéissance. Elle éclipse l’équilibre biblique entre la grâce imméritée et l’appel à une vie transformée par la puissance de Dieu. En revenant à la Parole de Dieu, nous comprenons que la véritable grâce ne justifie pas le péché, mais nous libère pour vivre dans la justice et la crainte de l’Éternel. Restons vigilants, enracinés dans les Écritures, et persévérons dans une foi authentique qui glorifie Christ.

Réfuter la fausse doctrine de l’hypergrâce partie 1

Minimiser l’importance de se repentir et de confesser ses fautes.

La fausse doctrine de l’hypergrâce est un faux enseignement qui piège les croyants. Parce que celle-ci est incroyablement pernicieuse comme vous allez le constater dans ces prochains articles. Elle détourne véritablement les croyants d’une des bases du christianisme et celle-ci est la confession de nos péchés et la repentance qui s’en suit. En d’autres mots, cette doctrine enseigne en premier lieu qu’il n’est plus nécessaire de se repentir ou de confesser ses péchés. Elle s’appuie sur des versets de la Bible, mais généralement ceux-ci sont mal interprétés. 

Par exemple, cette doctrine affirme que la grâce de Dieu aurait déjà pardonné tous les péchés – passés, présents et futurs – ce qui rendrait inutile de demander pardon ou de changer de comportement. Est-ce que cela est fondamentalement biblique ? C’est ce que nous allons voir dans cet article aujourd’hui. 

Avant de commencer, j’aimerais mentionner que pour toutes les fausses doctrines, c’est le même modus opérandi. Chaque fois, un verset est utilisé hors de son contexte pour lui faire dire une chose qu’il ne dit pas. C’est en quelque sorte (du vrai) mélangé avec (du faux). On prend un passage de la Bible (du vrai) et on lui donne une autre signification (du faux). Ainsi, cela laisse l’apparence de vrai, mais en réalité ce n’est que du faux. 

Sans une connaissance des Écritures, il est très difficile de démêler le vrai du faux. La preuve c’est que les fausses doctrines prolifèrent aujourd’hui dans le corps de Christ et ceci en grande partie par des prédicateurs qui reprennent les enseignements sans s’apercevoir que c’est du faux. Ils croient que c’est (du vrai) parce que c’est un verset de la Bible. Je vais vous démontrer avec cette série d’articles sur la fausse doctrine de l’hypergrâce ce que je viens de vous mentionner. 

D’abord, le premier verset que je veux regarder avec vous est ce passage qui dit : « Il n’y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont unis à Jésus-Christ. » (Romains 8.1 )

Ce verset est interprété pour dire que, puisque les croyants ne sont plus sous la condamnation, ils n’ont plus besoin de se repentir ou de confesser leurs péchés. C’est absolument faux d’affirmer une chose pareille parce que ce passage parle plutôt de la justification par la foi en Christ et en aucun temps, il ne supprime l’appel à la repentance. 

D’ailleurs, le psalmiste reconnaissait ses péchés lorsqu’il écrivit ceci : « Oui, je reconnais mes transgressions, ma faute est constamment devant moi. J’ai péché contre toi, contre toi seul, et j’ai fait ce qui est mal à tes yeux. C’est pourquoi tu es juste dans tes paroles, sans reproche dans ton jugement. » (Psaume 51.3-4) 

Le Psaumes 25.18, nous voyons le psalmiste dire: « Vois ma misère et ma souffrance, pardonne-moi tous mes péchés ! » Et la réponse de Dieu à une demande de pardon est : « Venez et discutons ensemble, dit l’Éternel. Même si vos péchés sont rouges comme de l’écarlate, ils deviendront blancs comme la neige ; même s’ils sont rouges comme la pourpre, ils deviendront comme la laine. » (Ésaïe 1.18) Nous constatons dans ce passage que le Seigneur confirme qu’il pardonnera les péchés, en sous-entendu, ceux qui seront confessés. Un autre passage nous dit aussi : « Si mon peuple, celui qui porte mon nom, s’humilie, prie, et me recherche, et s’il renonce à ses mauvaises voies, je l’écouterai du haut du ciel, je lui pardonnerai son péché, et je guérirai son pays. » (2 Chroniques 7.14) 

Nous voyons bien que Dieu pardonne les péchés qui sont confessés. Si nous prétendons que nos péchés présents et futurs sont déjà pardonnés, nous nous berçons d’illusions parce que ce n’est pas ce que la Bible dit. C’est en quelque sorte induire les gens en erreur. Ce qui les privera de la vie éternelle. Ce n’est pas une petite affaire.

Un second passage qu’ils utilisent dans cette ligne de pensée est celui d’Hébreux 10.10-14 qui se lit comme suit : « Et c’est en raison de cette volonté de Dieu que nous sommes purifiés du péché, grâce au sacrifice de son propre corps que Jésus-Christ a offert une fois pour toutes. Tout prêtre se présente chaque jour pour accomplir son service et offrir souvent les mêmes sacrifices qui, cependant, ne peuvent jamais ôter les péchés. Christ, lui, a offert un sacrifice unique pour les péchés, valable pour toujours, et il s’est assis à la droite de Dieu où il attend désormais que ses ennemis soient mis à terre sous ses pieds. Par une offrande unique, en effet, il a rendu parfaits pour toujours ceux qu’il purifie du péché. » 

Les adeptes de la doctrine citent ces versets pour affirmer que, puisque Christ a offert un sacrifice parfait et définitif, les croyants n’ont plus besoin de repentance ou de confession. Il est bon de mentionner que ce passage souligne plutôt que le sacrifice de Christ est suffisant pour le salut. Cependant, cela ne dispense pas les croyants de maintenir une relation avec Dieu en reconnaissant leurs péchés. 

Le passage de 1 Jean 1.9 est tout de même assez révélateur pour réfuter cette mauvaise interprétation. Il mentionne  que « Si nous reconnaissons nos péchés, Dieu est fidèle et juste et, par conséquent, il nous pardonnera nos péchés et nous purifiera de tout le mal que nous avons commis. » Ceci m’amène à me poser la question suivante, comment se fait-il qu’ils puissent affirmer que nos péchés passés, présents et futurs sont pardonnés et qu’il n’est plus nécessaire de demander pardon. On voit bien ici que la Bible dit exactement le contraire.

En réalité, ce qui est important de savoir, c’est que la sanctification est un processus continu qui nécessite repentance et transformation tout au long de notre vie. C’est se bercer d’illusion que de prétendre que nous sommes déjà pardonnés pour nos péchés futurs et que nous n’avons donc maintenant plus rien à faire parce que la grâce fait tout.

Un autre passage utilisé pour appuyer leurs points est le Psaume 103.12 qui dit : « Autant l’Orient est loin de l’Occident, autant il éloigne de nous nos mauvaises actions. » Ce verset est utilisé par les enseignants de la fausse doctrine de l’hypergrâce pour enseigner que Dieu a déjà oublié tous les péchés des croyants et qu’ils n’ont plus besoin de les confesser. En réalité, ce passage met en évidence la miséricorde de Dieu, mais cela n’annule pas la nécessité de la repentance. L’Ancien Testament lui-même souligne que la grâce de Dieu est offerte à ceux qui reviennent à Lui dans l’humilité et la confession comme nous le rapporte le Psaume 32.5 : « Je t’ai avoué ma faute, je n’ai plus caché mes torts, j’ai dit : « Je reconnaîtrai devant l’Eternel les péchés que j’ai commis. » Alors tu m’as déchargé du poids de ma faute. » Encore une fois, la Bible déclare le contraire de leur affirmation. Comme vous pouvez le constater, jusqu’à maintenant, chaque verset qu’ils utilisent est une mauvaise interprétation et ceux-ci sont réfuter par les Écritures sans ambuigité.

Regardons un passage utilisé à outrance par les enseignants de l’Hyper-Grâce. C’est celui de 1 Jean 3.9  alors que l’apôtre écrit : « Celui qui est né de Dieu ne pèche pas, car la vie qui vient de Dieu a été implantée en lui et demeure en lui. Il ne peut pas pécher, puisqu’il est né de Dieu. » À première vue, on pourrait s’y méprendre et il serait facile de croire que nous n’avons plus besoin de confesser nos péchés tout comme la fausse doctrine de l’hypergrâce interprète ce verset pour dire qu’un croyant né de nouveau ne peut plus pécher, rendant la repentance et la confession inutiles.

Nous avons vu jusqu’à maintenant que la Parole de Dieu disait le contraire de leur affirmation. Dans ce passage, Jean parle ici de la nature nouvelle en Christ qui rejette le péché comme mode de vie. Ça ne signifie pas que les croyants ne pèchent plus jamais, mais qu’ils ne vivent plus dans un état de péché habituel. Le même auteur appelle les croyants à confesser leurs péchés comme nous avons vu précédemment dans 1 Jean 1.9.

Maintenant, un avant-dernier passage utilisé faussement : « Et vous, qui étiez morts à cause de vos fautes et parce que vous étiez incirconcis, Dieu vous a donné la vie avec Christ. Il nous a pardonné toutes nos fautes. Car il a annulé l’acte qui établissait nos manquements à l’égard des commandements. Oui, il l’a effacé, le clouant sur la croix. » (Colossiens 2.13-14)

Encore une fois, ces versets sont utilisés pour affirmer que tous les péchés, y compris futurs, sont déjà pardonnés, rendant la repentance superflue. Lorsque nous lisons, ce passage nous nous apercevons bien, à première vue, que ce n’est pas ce qu’il affirme. En vérité ce passage enseigne que le pardon de Dieu est une œuvre accomplie en Christ, mais cela ne dispense pas les croyants de se repentir lorsqu’ils pèchent. 

D’ailleurs, Paul exhorte à une vie sainte en réponse à cette grâce en Colossiens 3.5-10 lorsqu’il dit : « Faites donc mourir tout ce qui, dans votre vie, appartient à la terre, c’est-à-dire : l’inconduite, l’impureté, les passions incontrôlées, les désirs mauvais et la soif de posséder – qui est une idolâtrie. Ce sont de tels comportements qui attirent la colère de Dieu sur ceux qui refusent de lui obéir. Et vous-mêmes aussi, vous commettiez ces péchés autrefois lorsqu’ils faisaient votre vie. Mais à présent, débarrassez-vous de tout cela : colère, irritation, méchanceté, insultes ou propos grossiers qui sortiraient de votre bouche ! Ne vous mentez pas les uns aux autres, car vous vous êtes dépouillés de l’homme que vous étiez autrefois avec tous ses agissements, et vous vous êtes revêtus de l’homme nouveau. Celui-ci se renouvelle pour être l’image de son Créateur afin de parvenir à la pleine connaissance. 

Jusqu’à maintenant, on s’aperçois que la doctrine de l’Hyper-grâce incite les gens à minimiser la repentance. Qu’elle les encourage à vivre dans la désobéissance et le péché constamment en évitant le processus de repentance. Puis qu’elle mentionne qu’il n’est plus nécessaire de demander pardon pour nos péchés. C’est en quelque sorte vu comme un licence pour vivre dans la débauche.

En terminant, regardons un dernier passage utilisé de la même façon. Un verset auquel on lui fait dire une chose qu’il ne dit pas. « Car c’est par grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Cela ne vient pas de vous, c’est un don de Dieu ; ce n’est pas le fruit d’œuvres que vous auriez accomplies. Personne n’a donc de raison de se vanter. (Éphésiens 2.8-9)

Les enseignants de la doctrine de l’hypergrâce utilise ces versets pour enseigner que, puisque le salut est entièrement une œuvre de grâce, la repentance ou la confession ne sont pas nécessaires. On vois bien que c’est une falsification de la Parole de Dieu. Si le salut est en effet un don gratuit, comme nous dit la Bible, la foi vivante produit des œuvres, y compris la repentance sincère. 

En conclusion de ce point, comme nous venons de le voir, les passages utilisés par la doctrine de l’hyper-Grâce, jusqu’à maintenant, sont tous sortis de leur contexte et mal interprétés pour leur faire dire une chose qu’ils ne disent pas. Comme nous avons pu le constater la Bible enseigne clairement que la grâce de Dieu ne supprime pas la nécessité de la repentance et de la confession des péchés. Au contraire, elle les rend possibles et efficaces. Des passages comme 1 Jean 1.9 et Jacques 4.8-10 nous apprennent que le pardon de Dieu est conditionné par une reconnaissance sincère du péché et que si nous ne confessons pas nos péchés, nous ne seront pas pardonné.

De dire que nos péchés futures sont pardonnée est une très mauvaise interprétation des Écritures. Pourtant, plusieurs prédicateurs enseigne cela à leur congrégation. La grâce de Dieu ne doit jamais être utilisée comme une excuse pour négliger notre responsabilité spirituelle. Bien que nos péché passé furent pardonné c’est parce que nous les avons confessés. Ce sera la même chose pour nos péchés présent et futur. Ils seront pardonné si nous les admettons et que nous implorons le pardon de Dieu. 

Prenons le temps de méditer ce passage qui à lui seul démoli toute cette fausse doctrine de l’Hyper-grâce : « Qui cache ses fautes ne prospérera pas, qui les avoue et les délaisse obtient miséricorde. » (Proverbes 28.13)

Rétablir la vérité : un cri d’alarme pour les gardiens du troupeau

L’Église doit se préparer dans les années à venir à passer un moment d’épreuve sans précédent. Le problème c’est qu’elle a accepté en son sein une foule de fausses doctrines. Aujourd’hui, elle est rendue incapable de faire la différence entre une fausse doctrine et la vérité de la Parole de Dieu dans bien des cas. Les fausses doctrines sont prêchées sans distinctions des vérités de la parole de Dieu. Cet état de fait affecte particulièrement les croyants dans leur vie spirituelle. 

Lorsque Jésus est venu sur la terre, les Juifs s’étaient détournés considérablement des saintes Écritures. Ils avaient adopté toutes sortes de règles qui n’étaient pas écrites dans la Loi de Moïse. Puis, ils en ont fait des points de loi qui liaient des fardeaux pesants sur les épaules de leurs compatriotes. Ils ont aussi inventé toutes sortes de faux récits, parfois farfelus, parfois loufoques qu’ils ont compilés dans des manuels. Puis ces manuels sont devenus la référence à la place de la Loi de Dieu et le sont encore aujourd’hui pour eux. Ils ont en quelque sorte accepté toutes sortes de faux enseignements. Ils en sont venus à ne plus faire la différence entre ce qui est vrai de ce qui est faux. Lorsque Jésus leur a apporté le vrai, ils l’ont rejeté parce qu’il confrontait leur faux qui pour eux était devenu le vrai.

Aujourd’hui, en cette période de la fin, l’Église a accepté toutes sortes de fausses doctrines. Ses dirigeants ont enseigné ces faux enseignements écartant les croyants de la vérité des Écritures. Depuis maintenant, deux-cents ans, nombre de fausses doctrines ont été acceptées comme la vérité de la Parole de Dieu. De plus, elles ont aussi été enseignées sans distinctions de la vérité. Nous retrouvons aujourd’hui un nombre astronomique de fausses doctrines qui sont prêchées et enseignées dans nos églises sans distinctions de la vérité de la Bible.

Les bergers étant censés être les gardiens du troupeau ont laissé des loups ravisseurs entrer dans les églises et ont écarté les brebis de la vérité de la Parole de Dieu. Les bergers plutôt que de confronter les fausses doctrines les ont accueillis à bras ouvert et ont laissé leurs troupeaux à la merci de ces loups voraces sans aucune protection. Ce qui fait qu’aujourd’hui, les fausses doctrines se sont multipliées en très grand nombre. Pas surprenant, il n’y avait plus de gardiens devant la porte de l’enclos pour protéger les brebis. Ceux qui devaient les protégés se sont retourné contre elles en enseignants ces croyances fallacieuses.

Ces fausses doctrines aujourd’hui acceptées et enseignés écartent les croyants de la vérité de la Parole de Dieu et plus personne ne s’oppose à celles-ci. Ces loups ravisseurs, se sont tellement  multipliées au sein des églises que maintenant, ce sont les brebis qui défendent ces fausses doctrines. L’aveuglement est tel que plus personnes, ou très peux, ne font la différence entre une fausse doctrine et la vérité de la Parole de Dieu. Ce sont maintenant, ceux qui professent de fausses doctrines qui sont devenues les gardiens du troupeau. Ils sont accueillis comme s’ils apportaient la vérité alors que c’est plutôt le contraire qui se produit. Chaque fois qu’ils ouvrent la bouche, c’est pour tenter de détruire le peu de croyants qui leur résiste.

Pourquoi les dirigeants d’église ne se sont-ils pas tenus debout devant ces marchands de bonheur pour leur interdire l’accès à l’enclos ? Pourquoi aujourd’hui, n’y a-t-il pas plus de pasteurs qui se lèvent pour défendre le troupeau contre ces prédicateurs trompeurs qui ravage les brebis ? Pourquoi les pasteurs, aujourd’hui, ne se lèvent-ils pas pour réfuter ces fausses doctrines ? Pourquoi, très peu de croyants voient et dénonces ces fausses doctrines ? Pourquoi, les chrétiens  qui dénoncent ces fausses doctrines sont-ils persécutés simplement parce qu’ils ont choisi de réfuter le mensonge plutôt que de l’accueillir ?

La réponse est simple. Les pasteurs, dans le but de ne pas choquer personne, ont laissé ces faux enseignants apporter leurs fausses doctrines dans l’église. Avec le temps, ces pasteurs ont adhéré à ces enseignements mensongers. Ils ont fermé les yeux sur ces préceptes corrompus. Ou encore, certains ont eu peur d’être rejetés par leur communauté en réfutant ces dogmes trompeurs. Quoi qu’il en soit, les pasteurs ont fait preuve de lâchetés en abandonnant le troupeau entre les mains de propagateurs de mensonges plutôt que de se tenir debout pour le défendre. Si bien qu’aujourd’hui, on ne fait plus la différence entre ce qui est vrai et ce qui est faux.

Bientôt, des temps d’épreuves vont venir pour purifier le peuple de Dieu. Parce que ceux-ci ont abandonné la vérité de la Parole de Dieu pour embrasser des doctrines de démons. Plusieurs enseignent de façon mensongère que l’Église sera enlevée avant que la période des tribulations ne commence. Moi, je vous dis que c’est le contraire qui va se produire. Ce temps d’épreuves va faire en sorte de purifier le peuple de Dieu. La persécution orchestrée par la bête aura pour effet de disperser les loups de la bergerie et de laisser paraître les vraies brebis du Seigneur Jésus. 

Les premiers qui vont payer le prix, ce sera les pasteurs qui ont abandonné leurs troupeaux entre les mains de ces imposteurs spirituels malhonnêtes. Puis, les brebis qui se sont laissé séduire en voyant leur pasteur ainsi éprouvé n’auront pas la force de persévérer parce que les messages répétés de ces maîtres fallacieux leur disant de ne pas s’inquiéter auront pour effet de démontrer la faiblesse de chacune. Ainsi, ils abandonneront la foi et le Seigneur Jésus. Pourquoi ? Parce que personne n’aura pris leurs défenses devant ces faux enseignants. C’est la réalité qui se dessine devant nous. C’est ce que la Parole de Dieu nous annonce. 

Nous vivons encore ce temps de grâce et il est encore temps de revenir au Seigneur. Il est encore temps, pasteurs, de vous tenir debout devant ces pseudo-docteurs et de leur signifier qu’à partir de maintenant vous ne laisserez plus personne enseigner des théories déformées qui vont éloigner les brebis sous votre garde de la vérité de la Parole de Dieu.

Il est encore temps de revenir aux enseignements sains de la Parole de Dieu et de chasser toutes ces fausses doctrines de vos églises et de votre vie. Levez-vous et combattez c’est encore le temps. Ne laissez plus ces faux prophètes pervertir le troupeau que Dieu a placé sous votre garde. Ne vous laissez plus intimider par ces imposteurs spirituels qui vont vous menacer lorsque vous déciderez de vous tenir debout et de réfuter toutes ces fausses doctrines qui ravagent votre troupeau. Votre force et votre courage seront récompensés par le Seigneur Jésus lorsqu’il reviendra au dernier jour. Vous n’avez rien à perdre et tout a gagné.

Les fausses doctrines : Un cancer spirituel dans le corps de Christ

Le corps de Christ est aujourd’hui atteint d’un mal qui se développe et l’affaiblit considérablement. Ce mal, tel un cancer, ce sont les fausses doctrines. Elles se répandent à un rythme effréné et ne semblent pas vouloir s’arrêter. 

Bien entendu, nous vivons actuellement les événements de la fin de ce siècle et Jésus avait prédit que cela se produirait. D’ailleurs, la première recommandation qu’il donna ses disciples fit celle-ci : « Faites attention, ne vous laissez pas induire en erreur. Car plusieurs viendront sous mon nom […] ne les suivez pas ! » (Lc 21.8-9) Ce passage est repris par trois des quatre auteurs des évangiles signifiant que cette recommandation est très importante et que nous ne devrions pas la négliger. 

Dès les premiers jours de la révélation de l’Église, les fausses doctrines ont commencé à se répandre. Nous voyons l’apôtre Paul mettre en garde son collaborateur Timothée contre ce mal qui se répandait dans les églises au premier siècle en lui disant : « je t’ai encouragé à rester à Éphèse pour ordonner à certaines personnes de cesser d’enseigner des doctrines fausses ». (1 Tm 1.3) Il y avait ainsi des personnes qui enseignaient de fausses doctrines. Ce n’est pas nouveau que les fausses doctrines soient enseignées dans l’Église. Paul va aussi dire à Timothée pourquoi il faut faire cesser l’enseignement de ces fausses doctrines parce qu’elles « ne font qu’alimenter des discussions au lieu d’avancer dans l’œuvre de Dieu qui s’accomplit dans la foi ». (1 Tm 1.4)

Pierre également dans sa lettre va écrire ceci : « il y a eu de faux prophètes parmi le peuple ; de même, il y aura parmi vous de faux enseignants ». (2 Pi 2.1) L’apôtre annonçait d’avance qu’il y aurait de faux enseignants qui allaient se présenter au peuple tout comme l’on fait les faux prophètes dans le peuple d’Israël. L’apôtre Pierre mentionnait à ses lecteurs la façon dont ces faux enseignants allaient s’y prendre en disant : « ils introduiront sournoisement des doctrines pernicieuses, et, tout en reniant le Maître qui les a rachetés, ils attireront sur eux une ruine soudaine. » (2 Pi 2.1)

C’est un fait parce que c’est encore la même chose de nos jours. Des gens introduisent sournoisement de fausses doctrines. Il y a au bas mot pas moins de 50 fausses doctrines qui ont été introduites sournoisement dans le corps de Christ. Si nous comptons toutes les variantes qui sont enseignées, le nombre se multiplie au point qu’il devient difficile de faire la différence entre la vérité de la Parole de Dieu et le mensonge d’une fausse doctrine tellement elles sont séduisantes. 

Le problème majeur avec les fausses doctrines est que « beaucoup les suivront dans leur immoralité » (2 Pi 2.2). Bien que plusieurs se détournent des Écritures, Pierre qualifie les fausses doctrines d’immorales. À raison parce qu’adhérer à une fausse doctrine c’est comme commettre un adultère. Je vous explique. Dans un couple, il arrive qu’une personne entretienne une relation extraconjugale avec une autre personne. C’est une infidélité qui est commise envers l’autre personne dans le couple. 

Nous savons que nous vivons une relation avec Jésus qui est la Parole de Dieu. Si nous adhérons à une fausse doctrine, nous sommes en  train d’être infidèles à la vérité de la parole de Dieu. Nous commentons donc une infidélité dans notre relation avec Jésus. Adhérer à une fausse doctrine, ce n’est pas bien tout comme une relation extraconjugale ne l’est pas non plus. C’est du presque bien comme le disait Charles Spurgeon. En acceptant une fausse doctrine nous pouvons dire que nous commettons un adultère spirituel dans notre relation avec la Parole de Dieu qui est Jésus. 

Cependant le problème c’est que les croyants ne sont pas en mesure de faire la différence entre une concubine (fausse doctrine) et un partenaire de vie (la Parole de Dieu, Jésus). C’est cela qui cause tant d’infidélité de la part des croyants face à la Parole de Dieu en acceptant d’abord de flirter avec les fausses doctrines et ensuite de les accepter dans une relation d’intimité.

D’ailleurs, Jésus va faire un reproche à l’église de Pergame concernant le fait que celle-ci laissait des gens enseigner de fausses doctrines en disant : « Mais j’ai pourtant un reproche à te faire : tu as chez toi des gens attachés à la doctrine de Balaam, qui enseignait à Balak comment faire trébucher les israélites, en les incitant à manger des viandes sacrifiées aux idoles et à se livrer à l’immoralité. De même, tu as, toi aussi, des gens attachés de la même manière à la doctrine des nicolaïtes. » (Ap 2.14-15)

Si ce mal se répand dans l’Église comme un cancer dans le corps c’est parce que des dirigeants d’église laissent des gens enseigner de fausses doctrines. De plus, les croyants ne lisant pratiquement pas leur Bible deviennent un terrain fertile pour la prolifération de ces fausses doctrines et ainsi se répand ce cancer dans le corps de Christ.

Il nous faut mettre un terme à tout cela en dénonçant les fausses doctrines proliférant actuellement dans nos Églises. Mais attention, cela engendrera une crise dans l’Église parce que les tenants de ces fausses doctrines sont en réalité de faux prophètes comme nous le dit Jésus : « Méfiez-vous des faux prophètes : ils viennent à vous déguiser en brebis, mais au-dedans ce sont des loups féroces. » (Mt 7.15) Pourquoi Jésus les appelle-t-il de faux prophètes ? Parce que ces gens en prônant une fausse doctrine prétendent parler au nom de Dieu en disant que leur faux enseignement c’est la Parole de Dieu. En réalité, c’est une falsification des paroles même de Dieu. Une fausse doctrine n’a rien de biblique si ce n’est l’apparence.

Maintenant, lorsque vous dénoncerez ces fausses doctrines, vous allez faire face à la férocité de ces loups. Ils vont vous démontrer leur vrai visage simplement parce que vous vous attaquez à leur château fort. 

Ce texte n’est pas menaçant pour les tenants d’une fausse doctrine parce qu’il est plutôt général. En d’autres mots, ils ne les dérangent pas du tout. Cependant, lorsque vous commencerez à identifier et dénoncer une fausse doctrine en particulier, vous allez assurément les rencontrer sur votre chemin. Ils vont tenter de vous empêcher de continuer de dénoncer. Ils vont tout mettre en œuvre pour vous faire taire parce que vous voulez le bien du corps de Christ alors qu’eux, tout ce qu’ils veulent, c’est de détruire l’œuvre de Christ. 

Ainsi donc, en ces temps de la fin, la prolifération des fausses doctrines constitue un véritable fléau pour l’Église de Jésus-Christ. Ces enseignements trompeurs, souvent séduisants par leur apparence et leur subtilité, éloignent les croyants de la vérité biblique et affaiblissent leur relation avec le Seigneur.

Il est impératif pour chaque chrétien né de nouveau de rester vigilant, de plonger dans l’étude approfondie de la Parole de Dieu et de dénoncer avec courage les doctrines erronées. Cette tâche ne sera pas sans opposition, car les faux prophètes réagiront avec force pour préserver leur influence. Cependant, nous devons nous souvenir que nous servons celui qui est la vérité, et qu’il nous a appelés à veiller sur son Église.

Revenir aux enseignements fondamentaux de la Bible, affermir notre foi en Christ, et rejeter toute falsification de la Parole de Dieu, voilà notre responsabilité en tant que disciples de Jésus. Ne laissons pas le mal s’installer dans le corps de Christ, mais combattons-le avec les armes spirituelles que Dieu nous donne. La fidélité à la vérité de l’évangile est essentielle pour préserver notre destinée éternelle et celle de nos frères et sœurs en Christ.

Église du 21e siècle : À quand le réveil face aux faux enseignements ?

Par Denis Thibeault
30 novembre 2024

Pourquoi l’Église, au 21e siècle, tolère-t-elle les fausses doctrines en son sein ? C’est une excellente question qui mérite que nous y arrêtions pour y réfléchir quelque peu.  

Selon moi, le problème que nous rencontrons aujourd’hui avec les fausses doctrines c’est qu’elles sont acceptées comme étant la vérité de la Parole de Dieu. Il n’est pas rare d’entendre des gens, qui prônent une fausse doctrine, dire que c’est ce que la Parole de Dieu dit, alors que c’est totalement faux. Ce sont généralement des versets tirés hors de leur contexte pour leur faire dire une chose qu’ils ne disent pas. Par exemple, la fausse doctrine de l’Hyper-Grâce mentionne qu’il n’est plus nécessaire de demander pardon pour nos péchés parce que selon leur déclaration, nos péchés passés, présents et futurs sont tous pardonnés. Ils utilisent le passage de Romains 8.1 qui dit qu’ « Il n’y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont unis à Jésus-Christ. » En réalité, ce passage affirme la justification par la foi en Christ, mais il ne supprime pas l’appel à la repentance. Paul lui-même insiste sur la nécessité de vivre selon l’Esprit et non selon la chair (Romains 8.4-6). Puis, l’apôtre Jean nous mentionne que si nous confessons nos péchés, Dieu est fidèle et juste pour nous pardonner. (1 Jn 1.9) Si nos péchés sont déjà pardonnés, alors pourquoi Jean mentionne-t-il de confesser nos péchés. Il y a véritablement contradiction avec la Parole de Dieu c’est évident.

Il y a cette autre fausse doctrine de la sécurité éternelle « un jour sauvé, toujours sauvé » très fortement répandue dans les courants baptistes. Les promoteurs de cette fausse doctrine mentionnent qu’un croyant est à jamais sécurisé dans le salut, peu importe ses actions ou son rejet ultérieur de Dieu. Ils utilisent le passage de Jean 10.28-29 qui dit : « Je leur donne la vie éternelle, et elles ne périront jamais, et personne ne pourra les arracher de ma main. Mon Père, qui me les a données, est plus grand que tous, et personne ne peut les arracher de la main du Père. » Ce passage est utilisé pour affirmer qu’un croyant est à jamais sécurisé dans le salut, peu importe ses actions ou son rejet ultérieur de Dieu. Cependant, Jean 15.6 montre que cette sécurité est conditionnée à notre persévérance en Christ. Si nous choisissons de ne pas demeurer en lui, nous risquons d’être rejetés comme des sarments inutiles. Ce n’est ici que deux exemples, mais il y en a des milliers d’autres.

En ces temps de la fin, alors que la séduction est grandissante, les dirigeants de l’Église, ne sont plus à l’affut de faux enseignements comme l’étaient les chrétiens du premier siècle. Aujourd’hui, l’Église accepte et cautionne les fausses doctrines parce que ses dirigeants ne savent plus faire la différence en la saine doctrine et une fausse doctrine. L’attrait croissant a pris au piège plusieurs pasteurs et enseignants qui ne veulent plus réfuter les hérésies parce qu’il cherche la paix avec tous et cela laisse toute la liberté d’action de ces charlatans pour promouvoir leurs fausses doctrines. L’apôtre Paul va dire à Timothée : « Si quelqu’un enseigne de fausses doctrines et ne se conforme pas aux saines paroles de notre Seigneur Jésus-Christ et à l’enseignement qui est conforme à la piété, il est aveuglé par l’orgueil et ne sait rien. […] Éloigne-toi de ces gens-là. » (1 Tm 6.3-5)

Aujourd’hui, les gens ne font plus la différence entre une fausse doctrine et la vérité pure de la Parole de Dieu. Celle-là étant présentée dans un emballage convaincant aura séduit un bon nombre de leaders et de fidèles qui seront prêts à défendre ces faux enseignements tellement ils sont convaincus que c’est ce que la Parole de Dieu enseigne.

J’ai entendu des commentaires qui m’ont été faits comme quoi ce n’était pas grave. Ou encore qu’il ne fallait pas être dogmatique. Mais, bon sang, quand allons-nous nous réveiller et dénoncer toutes ces fausses doctrines qui causent un tort sans commune mesure au corps de Christ ? Quand allons-nous avoir le courage de nous tenir debout devant tous ces faux enseignants qui entraine les croyants à la dérive ? Au lieu de cela, les croyants qui dénoncent ces faux enseignements sont persécutés par leur pasteur et les membres de leurs congrégations. Ils sont vus comme les trouble-fête parce qu’ils réfutent ces faux enseignements. C’est véritablement le monde à l’envers.

Je ne veux pas être pessimiste, mais je ne crois pas qu’un jour les dirigeants d’église vont se lever pour dénoncer parce que nous avons accepté les fausses doctrines comme étant la vérité de la Parole de Dieu. Dans ce cas, il n’est pas nécessaire de les dénoncer parce que c’est devenu normal. C’est encore une prophétie d’Ésaïe, un homme, qui n’avait pas peur de confronter ses contemporains, qui s’accomplit sous nos yeux aujourd’hui lorsqu’il disait : « Malheur à vous qui nommez le mal bien et le bien mal » (És 5.20). C’est ce qui se passe, ceux qui enseignent de fausses doctrines sont accueillis et élevés au sein même de l’Église tandis que ceux qui réfutent ces fausses doctrines sont rabaissés et persécutés.

En réalité, ce n’est absolument pas normal. C’est même ahurissant de voir la prolifération de ces fausses doctrines dans le corps de Christ parce que ces faux enseignants ne sont jamais confrontés dans leur déprédation. Je rêve du jour, ou un pasteur va prendre position et dénoncer toute cette fourberie et identifier ces faux enseignants à cause du mal qu’ils font aux croyants leur donnant de faux espoirs.

Il y a plus de 50 fausses doctrines qui sont enseignées et cautionnées dans nos Églises. Chacune d’elles est très bien installée dans le corps de Christ. Personne ne s’inquiète du mal qu’elles puissent faire aux croyants. C’est devenu une normalité qui fait honte lorsque le Seigneur nous ouvre les yeux sur toute cette malversation.

Mais, il n’est pas trop tard pour revenir et changer les choses. Nous pouvons encore demander au Seigneur de nous ouvrir les yeux pour que nous puissions voir. Il n’est pas encore trop tard pour mettre fin à toute cette fourberie dans nos Églises. Il suffit seulement d’un peu de courage pour prendre position et nous tenir debout pour confronter ces fausses doctrines et ceux qui les enseignent. Pasteurs, il y a dans vos églises des gens qui réfutent ces faux enseignants, prenez le temps de les écouter.

La prolifération des fausses doctrines dans l’Église : Un appel au retour à la vérité biblique

Il y a un phénomène actuellement dans l’Église qui prend de l’ampleur et c’est la prolifération des nombreuses fausses doctrines. Chacune d’elles touche un segment du christianisme. Ici, je ne parle pas des fausses doctrines qui présentent dans l’Église catholique. Je parle des fausses doctrines qui touchent directement les croyants nés de nouveau de l’Église du Seigneur Jésus.

Il y a un nombre moult de fausses doctrines qui se sont développées en ces temps de la fin et qui affectent une multitude de croyants. Cependant, Jésus nous avait avertis de ce phénomène grandissant en disant : « Faites bien attention que personne ne vous induise en erreur. Car plusieurs viendront sous mon nom […] et ils tromperont beaucoup de gens. » (Mt 24.4-5) C’est ce que nous retrouvons aujourd’hui, plusieurs viennent au nom de Jésus, avec de fausses doctrines, et ils trompent beaucoup de gens parce que ceux-ci ne font pas attention à qui les enseignes et aussi les enseignements qui leur sont apportés.

Paul avait aussi averti Timothée de cette situation en ces temps de la fin comme nous pouvons le voir « Cependant, l’Esprit déclare clairement que, dans les derniers temps, plusieurs se détourneront de la foi parce qu’ils s’attacheront à des esprits trompeurs et à des enseignements inspirés par des démons. Ils seront séduits par l’hypocrisie de prédicateurs de mensonge dont la conscience est comme marquée au fer rouge. » (1 Tm 4.1-2) 

L’apôtre Pierre va aussi aborder ce sujet de la prolifération des fausses doctrines dans la fin des temps en écrivant ceci : « Autrefois, il y a eu des prophètes de mensonge parmi le peuple d’Israël ; il en sera de même parmi vous. » Le « vous » fait référence aux chrétiens nés de nouveau et faisant partie de l’Église du seigneur Jésus. Il continue en disant : « Ces enseignants de mensonge introduiront subtilement parmi vous des erreurs qui mènent à la perdition. Ils renieront le Maître qui les a rachetés et attireront ainsi sur eux une perdition soudaine. Beaucoup de gens les suivront dans leur immoralité et, à cause d’eux, la voie de la vérité sera discréditée. Par amour de l’argent, ils vous exploiteront avec des histoires de leur propre invention. Mais il y a longtemps que leur condamnation est à l’œuvre et que la perdition les guette. » (2 Pi 2.1-3)

On dirait que Pierre a écrit ces mots il n’y a pas si longtemps. C’est exactement ce que nous voyons dans ces jours qui sont la fin. De nombreux personnages ne font que demander de l’argent aux croyants garnissant leurs coffres abondamment. 

Les fausses doctrines prolifèrent à un rythme effréné. Aujourd’hui, on peut répertorier aisément plus de 50 fausses doctrines actives dans l’Église au moment où j’écris ces lignes. Chacune d’elles touche un segment de la foi et influence négativement la vie des croyants les écartant de la vérité de la parole de Dieu. Leur donnant de faux espoirs et les induisant en erreur dans la majorité des cas.

Pourquoi ces fausses doctrines se sont-elles ainsi développées dans l’Église ? L’une des raisons c’est d’abord dû au fait que les croyants se sont éloignés de la vérité. Ils ne lisent presque plus leur Bible. Par exemple, en France, les statistiques récentes révèlent une diminution notable de la lecture et de la possession de la Bible parmi les Français. Selon un sondage réalisé par l’Ifop en 2022, seulement 27 % des Français possèdent une Bible, contre 42 % en 2001. De plus, la lecture régulière de la Bible concerne désormais 19 % de la population, marquant une baisse de 9 points depuis 2001. (https://www.alliancebiblique.fr/articles/sondage-les-français-et-la-bible?utm_source=chatgpt.com

Un autre sondage nous démontre qu’en 2022, 39 % des Américains ont déclaré utiliser la Bible au moins trois fois par an, une diminution par rapport aux 49 % observés au cours de la dernière décennie. (https://www.infochretienne.com/articles/les-utilisateurs-americains-de-la-bible-ont-davantage-despoir-selon-un-sondage/?utm_source=chatgpt.com

Puis, pour nous, au Canada, c’est similaire au reste du monde alors qu’environ 14 % des chrétiens canadiens lisent la Bible au moins une fois par semaine. Cette proportion a diminué de moitié depuis 1996. (https://files.evangelicalfellowship.ca/research/CBES-Executive-Summary-FR.pdf?utm_source=chatgpt.com)

Parce que les chrétiens ne lisent à peu près pas leur Bible, et ne l’étudient possiblement pas non plus, cela laisse un terreau fertile aux fausses doctrines. D’ailleurs, celles-ci se sont propagées à un rythme effréné dans l’Église au cours des dernières décennies. Les croyants ne lisant plus leur Bible sont sujets à se laisser séduire par de fausses doctrines parce que celles-ci sont attrayantes, fascinantes et envoutantes. Elles ont une belle apparence et se présentent avec grande élégance. Comme disait Spurgeon, grand prédicateur du 18e siècle, au sujet des fausses doctrines c’est du presque vrai. 

Ce phénomène, de ne plus lire sa Bible, signifie que les croyants se détournent de l’enseignement sain. Comme l’apôtre Paul disait à Timothée cette parole très révélatrice de notre temps : « Car le temps viendra où les hommes ne voudront plus rien savoir de l’enseignement sain. Au gré de leurs propres désirs, ils se choisiront une foule de maîtres à qui ils ne demanderont que de leur caresser agréablement les oreilles. Ils détourneront l’oreille de la vérité pour écouter des récits de pure invention. » (2 Tm 4.3-4) 

Nous y voilà maintenant. Les prédicateurs les plus populaires pour la plupart n’enseignent pas la vérité de la Parole de Dieu. Au contraire, ils choisissent de caresser les oreilles des croyants avec de fausses doctrines et cela leur attire la faveur des gens. Malheureusement, nombre de concept qu’ils enseignent se trouve à être doctrinalement faux. C’est ce qui fait plaisir à leur auditoire. C’est aussi ce qui est le gage de leur popularité. Prenez conscience que la popularité n’est pas gage de fiabilité en ces jours de la fin.

Jésus ne faisait pas dans la popularité. Bien au contraire, il était détesté des religieux du temps parce qu’il disait la vérité de la Parole de Dieu et cela ne leur faisait pas plaisir. Ceux qui s’attroupaient auprès du Seigneur cherchaient soit à recevoir ou à voir un miracle. L’enseignement de Jésus ne les intéressait guère. 

Il serait temps de nous réveiller et de prendre conscience de ce phénomène grandissant qui entrainera dans l’égarement les croyants séduits. Il est temps de retourner à la vérité de la Parole de Dieu. Il est temps de revenir aux enseignements fondamentaux de la Bible. 

Il serait bien d’identifier toutes ces fausses doctrines auxquelles nous avons adhéré par le passé et de nous en débarrasser en les réfutant par la Parole de Dieu. Demander pardon au Seigneur et se détourner de celles-ci pour reprendre les enseignements de la parole de Dieu. Il en va de notre destinée éternelle.

Nous vivons les temps de la fin et bientôt la séduction sera encore plus grande. Le seul moyen que nous avons à notre disposition pour discerner le mensonge est la vérité de la Parole de Dieu. Tout ce qui est contraire à l’enseignement sain et une contrefaçon des Écritures et est ainsi un mensonge. 

Le monde dans lequel nous vivons est sous la gouverne du père du mensonge, Satan lui-même. Il convient donc de revenir à la Parole de Dieu et d’y plonger les regards avec régularité et assiduité et ne plus se laisser séduire par tout ce qui n’est pas conforme à la vérité et ainsi déceler toutes fausses doctrines afin de ne plus se laisser séduire. 

Le récit de Noé : une leçon de protection divine et non d’enlèvement

Il n’est pas rare d’entendre ou de lire que le récit de Noé, qui est monté dans le bateau, est une confirmation de l’enlèvement prétribulationnel. Bien entendu, ce fait est absolument non fondé dans les Écritures. Maintenant, regardons, brièvement, ce que le récit de Noé nous raconte véritablement. 

D’abord, nous lisons ceci dans l’évangile de Matthieu alors que Jésus est avec ses disciples sur le mont des Oliviers et qui les met en garde contre les événements futurs. Il va dire en parlant de Noé «37 Lors de la venue du Fils de l’homme, les choses se passeront comme au temps de Noé ; 38 en effet, à l’époque qui précéda le déluge, les gens étaient occupés à manger et à boire, à se marier et à marier leurs enfants, jusqu’au jour où Noé entra dans le bateau. 39 Ils ne se doutèrent de rien, jusqu’à ce que vienne le déluge qui les emporta tous. » (Matthieu 24.37-39) 

Ce que Jésus est en train de dire c’est comment les choses vont se passer avant qu’il ne vienne. Jésus ne mentionne aucunement que les croyants seront enlevés, avant le déluge, comme Noé vivant dans la déchéance d’un monde corrompu. Non ! Ce qu’il est en train de dire c’est que les hommes ne se préoccuperont absolument pas des temps dans lesquels ils seront en train de vivre tout comme au temps de Noé. Ils seront-là « occupés à manger et à boire, à se marier et à marier leurs enfants ». Ils ne se préoccuperont pas de Dieu. Ils continueront de faire ce qu’ils faisaient tout comme au temps de Noé. 

La Bible nous dit que « Noé était un homme juste et irréprochable au milieu de ses contemporains. Il menait sa vie sous le regard de Dieu. » (Genèse 6.9) Noé était un homme qui craignait Dieu comme le font les véritables croyants. Ils vivent leur vie dans l’obéissance aux commandements de Christ tout en se gardant purs par rapport au péché. 

Puis, Dieu constata la corruption du genre humain « 11 Aux yeux de Dieu, les hommes s’étaient corrompus et avaient rempli la terre d’actes de violence. 12 Dieu observait ce qui se passait sur la terre, il vit que le monde était corrompu, car toute l’humanité suivait la voie du mal. » (Genèse 6.11-12) C’est exactement où nous en sommes aujourd’hui. La déchéance du monde va grandissante sans cesse. Bientôt, Dieu va intervenir pour corriger les choses. Il le fera par la manifestation de sa colère dans les événements de la période des tribulations. Cependant, cette fois-ci ce sera la dernière fois qu’il interviendra parce qu’après Jésus va revenir et le genre humain sera convoqué au jugement final.

Dieu appela Noé à construire un bateau et juste avant que le déluge ne commence, il fit monter Noé, sa famille et des animaux dans le bateau. Si vous remarquez bien, Noé n’a pas été enlevé comme Hénok pour être transporté à un autre endroit. Noé a été mis à l’abri et protégé dans le bateau pendant la période que dura le déluge.

C’est ce qui va se passer pendant la période que durera la période des tribulations. Il va mettre son peuple à l’abri en Jésus. C’est notre foi en Jésus qui va faire la différence. C’est pour cela qu’il nous faut nous préparer pour ce temps de grandes tribulations. Alors que les tentations d’abandonner la foi seront monstres et que la persécution contre les croyants fera rage. Que nous restera-t-il pour nous raccrocher? Il nous restera Jésus avec ses promesses de protection « 10 Tu as gardé le commandement de persévérer que je t’ai donné. C’est pourquoi, à mon tour, je te garderai à l’heure de l’épreuve qui va venir sur le monde entier pour éprouver tous les habitants de la terre. » (Apocalypse 3.10) « 7 Que mille tombent à côté de toi, et dix mille à ta droite, toi, tu ne seras pas atteint. 8 Il te suffira de regarder de tes yeux pour constater la rétribution des méchants. » (Psaume 91.7-8) 

Si une personne s’attend à un enlèvement avant que ne débute la période des tribulations, personne-là est la plus à plaindre. Pourquoi ? Parce que ça n’arrivera pas. C’est une fausse doctrine qui n’a pour but que de tromper les croyants en leur donnant de faux espoirs.

En conclusion, le récit de Noé ne peut être utilisé pour soutenir la doctrine de l’enlèvement prétribulationnel. La Parole de Dieu montre clairement que Noé, loin d’être enlevé, fut protégé en demeurant sur la terre pendant le jugement, à l’abri dans l’arche. Cela nous enseigne que Dieu ne retirera pas les croyants avant la période des tribulations, mais qu’Il les gardera et les protégera en Jésus-Christ. 

S’attendre à un enlèvement avant les tribulations est une illusion qui détourne de la vérité biblique. La bienheureuse espérance des croyants ne réside pas dans l’évitement de la souffrance, mais dans la fidélité à Christ qui nous préserve et nous fortifie au milieu des épreuves. 

Soyons vigilants et préparons-nous spirituellement, sachant que Jésus nous a promis de nous protéger durant cette période, comme il l’a fait pour Noé. Il est temps de se détourner des faux enseignements et de s’attacher fermement à la vérité des Écritures.

Neuf conséquences désastreuses des effets de l’acceptation et de la promotion de fausses doctrines dans l’Église

Croire en une fausse doctrine représente un danger spirituel, moral, et parfois même pratique important. Ce qu’il nous faut considérer avec attention c’est qu’une fausse doctrine est un autre évangile. Aujourd’hui, nous allons voir neuf conséquences désastreuses des effets de l’acceptation et de la promotion de fausses doctrines dans l’Église. Celles-ci sont légions dans bien des églises dans ces temps de la fin. Elles influences le comportement des croyants, leur donne de faux espoirs, les conduits sur une mauvaise voie, les éloignes de la vérité de la Parole de Dieu et finira par détruire les croyants qui y ont adhéré. Prenons le temps de voir les principaux aspects de ce danger :

1. Éloignement de la vérité biblique

Les fausses doctrines détournent les croyants de la véritable Parole de Dieu, les privant d’une compréhension correcte de la volonté divine et altérant la foi. Par exemple, une interprétation erronée de l’Évangile peut conduire à une foi inefficace.

En acceptant une fausse doctrine, le croyant risque de confondre la vérité et le mensonge, ce qui ouvre la porte à d’autres erreurs spirituelles. Cela occasionne en réalité une perte de discernement.

2. Mise en danger du salut

Certaines fausses doctrines, comme celles qui prônent le salut par les œuvres humaines ou des moyens autres que Jésus-Christ, compromettent directement le chemin du salut. Jésus a dit : «  Je suis, moi, le chemin, répondit Jésus, la vérité et la vie. Personne ne va au Père sans passer par moi. » (Jean 14:6).

Une mauvaise compréhension des Écritures conduit à une foi morte ou non authentique, éloignant la personne de la réconciliation avec Dieu.

3. Perte de la relation personnelle avec Dieu

Les fausses doctrines introduisent des rituels vides ou des exigences humaines qui remplacent une vraie relation avec Dieu par des traditions ou des illusions. Cela prive le croyant de l’intimité avec le Saint-Esprit.

4. Division dans l’Église

Paul avertit dans 2 Timothée 4.3-4 que certains chercheront des enseignants conformes à leurs propres désirs, détournant l’Église de la saine doctrine. Cela sème des divisions, des disputes et affaiblit l’unité du Corps de Christ.

5. Impact négatif sur le témoignage chrétien

Les croyants qui adhèrent à une fausse doctrine donne une mauvaise image de l’Évangile. Par exemple, l’Évangile de prospérité, qui prône une recherche exagérée de richesse matérielle, détourne l’attention des véritables promesses spirituelles de Dieu. Le dispensationalisme donne de faux espoirs aux croyants.

6. Conséquences éternelles

Jésus a averti que les faux prophètes et les faux enseignants, ceux qui enseignent et promouvaient de fausses doctrines, tromperaient beaucoup de gens (Matthieu 24.24). Ainsi, ceux qui suivent une fausse doctrine risquent de faire partie de ceux qui, à la fin, entendront : « Je ne vous ai jamais connus » (Matthieu 7.23).

7. Risques émotionnels et psychologiques

Une fausse doctrine engendre des attentes irréalistes (ex. : promesses de prospérité ou de guérison inconditionnelle, salut garanti, évitement des souffrances), cela mène à des déceptions, à des crises de foi ou même à un rejet total de Dieu.

8. Exposition au jugement de Dieu

La Bible est claire : enseigner ou suivre une fausse doctrine est une offense grave envers Dieu. Jacques 3.1 avertit que ceux qui enseignent seront jugés plus sévèrement. De même, Paul prononce une malédiction sur ceux qui prêchent un autre Évangile (Galates 1.8).

9. Engagement envers une puissance spirituelle opposée

Derrière de nombreuses fausses doctrines, il y a une influence spirituelle négative, voire démoniaque (1 Timothée 4.1). En adhérant à ces mensonges, un croyant peut inconsciemment s’allier à des forces contraires au Royaume de Dieu.

Conclusion

En réalité, les fausses doctrines causes un tort énorme au corps de Christ mettant en péril la vie des croyants qui y adhérent et aussi la survie des Églises locales dans ces temps de la fin. Le danger principal d’une fausse doctrine est qu’elle éloigne du véritable Évangile et de la communion avec Dieu. Elles attristent sans commune mesure le Saint-Esprit de Dieu. Le remède est la vigilance spirituelle, l’étude approfondie de la Bible et une relation personnelle avec Jésus-Christ, guidée par le Saint-Esprit. Comme Paul l’écrit dans 2 Timothée 2.15 : « Efforce-toi de te présenter devant Dieu en homme qui a fait ses preuves, en ouvrier qui n’a pas à rougir de son ouvrage, parce qu’il transmet correctement la Parole de vérité. »

La tromperie de l’enlèvement prétribulationnel : une fausse doctrine à dénoncer

Introduction

L’enlèvement prétribulationnel est une doctrine répandue dans certains milieux évangéliques et dispensationalistes, mais elle constitue en réalité une fausse doctrine qui déforme l’enseignement biblique sur les événements de la fin des temps. Cette croyance prétend que les chrétiens seront enlevés avant la grande tribulation, évitant ainsi les persécutions et les épreuves. Cependant, une analyse attentive des Écritures montre que cette interprétation n’a aucun fondement solide et mène à une compréhension erronée du plan de Dieu pour son Église.

1. Absence de fondement scripturaire

La première raison pour laquelle l’enlèvement prétribulationnel est une fausse doctrine réside dans l’absence d’un fondement biblique clair. Aucune portion des Écritures n’enseigne explicitement que l’Église sera enlevée avant la tribulation. Les versets fréquemment cités pour justifier cette idée, comme 1 Thessaloniciens 4.16-17, ne précisent pas que l’enlèvement aura lieu avant la tribulation. Au contraire, ces versets se concentrent sur le retour de Jésus à la fin des temps. Jésus lui-même affirme dans Matthieu 24.29-31 que son retour aura lieu « immédiatement après la tribulation », confirmant ainsi que l’Église sera présente sur terre pendant cette période difficile.

2. L’appel à la persévérance dans les épreuves

Les Écritures montrent clairement que les croyants sont appelés à traverser les épreuves, non à être épargnés. Jésus déclare dans Jean 16.33 : « Vous aurez des tribulations dans le monde », et dans Actes 14.22, l’apôtre Paul rappelle que « c’est par beaucoup de tribulations qu’il nous faut entrer dans le royaume de Dieu ». La fausse doctrine de l’enlèvement prétribulationnel contredit ces enseignements en suggérant que les chrétiens échapperont aux souffrances, alors que la Bible insiste sur la nécessité de persévérer au milieu des épreuves.

3. Confusion entre l’enlèvement et la seconde venue de Christ

La fausse doctrine de l’enlèvement prétribulationnel introduit une séparation artificielle entre l’enlèvement et la seconde venue de Christ, deux événements que les Écritures présentent comme un seul et même moment. 1 Corinthiens 15.51-52 et 1 Thessaloniciens 4.16-17 décrivent un unique événement : la résurrection des morts et la transformation des vivants à la venue du Seigneur. Il n’y a pas de place pour un intervalle de sept ans entre un prétendu enlèvement et le retour final de Christ.

4. La présence des saints dans la tribulation

L’Apocalypse, notamment dans les chapitres 7 et 13, mentionne la présence des saints pendant la période de la grande tribulation. Si l’Église devait être enlevée avant cette période, pourquoi l’Apocalypse 7.14 parle-t-il de ceux qui viennent de la grande tribulation ? L’Apocalypse 13.7 affirme également que l’Antichrist fera la guerre aux saints, confirmant ainsi que des croyants fidèles seront présents pendant cette période.

5. La protection divine au lieu de l’évasion

La Bible enseigne que Dieu protégera ses enfants au milieu des épreuves, et non qu’il les retirera du monde. Jean 17.15 révèle la prière de Jésus pour ses disciples : « Je ne te demande pas de les retirer du monde, mais de les garder du mal. » Cette prière souligne que la volonté de Dieu est de protéger ses enfants au sein même des tribulations, plutôt que de les enlever avant celles-ci.

6. Une doctrine récente et non traditionnelle

Il est important de noter que la doctrine de l’enlèvement prétribulationnel est une invention récente dans l’histoire de l’Église. Elle a émergé au XIXe siècle avec John Nelson Darby et le mouvement dispensationaliste. Avant cette période, aucun des Pères de l’Église ni des théologiens historiques n’enseignaient une telle doctrine. Cela met en doute sa légitimité, car elle ne s’aligne pas sur l’interprétation traditionnelle des Écritures concernant la fin des temps.

Conclusion

La fausse doctrine de l’enlèvement prétribulationnel constitue un danger pour la foi chrétienne, car elle encourage une mentalité d’évasion plutôt qu’une préparation à persévérer dans les épreuves. Les Écritures sont claires : les croyants seront appelés à traverser des moments de tribulation, mais ils recevront la protection et la force de Dieu pour surmonter ces difficultés. L’enlèvement de l’Église aura lieu au retour de Christ après la tribulation, et non avant. Il est donc crucial de rejeter cette fausse doctrine et de rester fidèle à l’enseignement biblique en se préparant à affronter les défis à venir avec foi et persévérance.

Un appel à rejeter les étiquettes théologiques qui cautionnent les fausses doctrines et à défendre avec courage la vérité de la Parole de Dieu. 

Aujourd’hui pour ne pas déplaire ou offenser qui que ce soit, il est courant d’accoler une étiquette théologique sur une personne. Ce qui apaise notre conscience et n nous fait nous sentir mieux. Je m’explique. Dans le domaine de la fausse doctrine de l’enlèvement prétribulationnel (avant la période des tribulations) nous savons qu’il y a différents courants d’interprétation des écritures qui se sont développées.  

Par exemple, la première étiquette est le prétribulationnisme. Pour eux, l’Église est enlevée avant le début des sept ans de tribulations. Cela signifie que les chrétiens fidèles ne vivront pas les jugements de Dieu sur la terre. C’est l’idée que Dieu épargne son Église de la colère. 

Ensuite, nous avons la seconde étiquette qui est le Mid-tribulationisme. Selon eux, l’enlèvement de l’Église se produit au milieu des sept ans de tribulations, 3 ans et demi après le début. Ici, l’Église est vue comme participant partiellement à la période des tribulations avant d’être retirée.

Nous poursuivons avec le Post-tribulationisme. D’après eux, l’enlèvement se produit après les sept ans de tribulations. 

Il y a également l’étiquette Pré-colère (Pre-Wrath). Ceux-ci voient l’Église traversant une partie de la période des tribulations, mais elle est enlevée avant les jugements les plus sévères de Dieu, souvent associés à la « colère divine ». Ils interprètent que la tribulation est divisée en deux phases : la persécution de l’Antichrist, suivie de la colère de Dieu.

Une autre étiquette est les Partiels enlevés (Partial rapture). Ces gensprétendent que seuls les croyants spirituellement prêts ou fidèles seront enlevés avant la période des tribulations. Les autres devront rester pour être purifiés pendant cette période. Ils mettent l’emphase sur la sanctification et la préparation.

Finalement, ceux qui ont une interprétation spirituelle ou symbolique. Peut-être trop récent parce qu’aucun nom n’est mis sur l’étiquette. Ces personnes croient que l’enlèvement n’est pas un événement littéral mais symbolique de la victoire spirituelle de l’Église ou du jugement de Dieu.

Nous retrouvons six étiquettes différentes pour six interprétations distinctes. Chacune d’elles ayant ses particularités qui lui sont propres. 

Le problème que ça occasionne c’est que ces étiquettes sont utilisées pour relativiser de fausses interprétations des écritures. Alors, pour soulager notre conscience et ne pas courir le risque d’offenser les gens qui sont dans l’erreur et qui prônent une fausse doctrine alors on dit qu’ils sont tels ou tels types de définition. Nous évitons ainsi de les confronter et de démasquer ces faussaires de la parole de Dieu. Nous justifions ainsi une fausse doctrine et faisons en sorte qu’elle est acceptable dans le corps de Christ. 

Cependant, c’est la plus mauvaise chose à faire. Parce qu’en justifiant ce fait, nous acceptons qu’une fausse doctrine, soit bien, présente dans l’église et par le fait même la cautionne en toute connaissance de cause. Laissant ainsi tous les faux prophètes s’exprimer dans l’église et faire un tort irréparable aux croyants. Jamais, dans le passé, les apôtres n’ont fait une chose de la sorte. Ils se sont toujours tenus debout pour la vérité en dénonçant les fausses doctrines et ceux qui les enseignaient. 

Ceci a permis à de nombreux marchant de bonheur de promouvoir toutes ces fausses doctrines et celles-ci sont maintenant acceptées dans l’église et pas du tout ou très peu dénoncé. Ce n’est pas l’attitude chrétienne à avoir. Nous devons nous battre pour garder la vérité de la Parole de Dieu intact. En acceptant ces étiquettes et en les justifiant, nous faisons un tort considérable au corps de Christ. Ainsi, nous nous associons à ces faux prophètes et nous égarons ainsi les croyants de la vérité affaiblissant par le fait même leur foi. 

Il est bien possible que nous ayons du sang sur les mains si nous ne nous élevons pas contre ces fausses doctrines. David Wilkerson a dit : « Lorsque nous diluons l’Évangile ou acceptons des doctrines qui ne viennent pas de Christ, nous risquons de perdre l’onction et le pouvoir du Saint-Esprit. Dieu ne bénira jamais une compromission de la vérité. » Dans le même ordre d’idée, Paul Washer dit : « Une fausse doctrine peut sembler inoffensive, mais elle éloigne les âmes de la vérité salvatrice. En restant silencieux face à l’erreur, nous devenons complices de l’égarement des âmes. » De même, John MacArthur disait : « Tolérer l’erreur doctrinale sous prétexte d’amour ou d’unité, c’est trahir la vérité de Dieu. L’amour authentique avertit du danger spirituel et s’engage dans la défense de la vérité. » Finalement, Francis Chan « Le pire que nous puissions faire est d’être silencieux face aux fausses doctrines par crainte d’offenser les gens. Aimer vraiment, c’est proclamer la vérité, même si elle dérange. »

Nous ne pouvons en aucun temps accepter et cautionner toutes fausses doctrines, et encore moins de les défendre, sans rien dire ou en posant une étiquette pour nous donner bonne conscience ou justifier notre manque de courage. Nous devons les dénoncer haut et fort. Certes, nous rencontrerons de l’opposition et nous nous rendrons compte aisément que les tenants d’une fausse doctrine sont en réalité des loups très féroces. Nous ne devons pas avoir peur de nos convictions et soutenir la vérité de la Parole de Dieu. 

Nous ne devrions jamais accepter qu’une étiquette soit apposée sur nous sous prétexte de ne pas déplaire ou encore pour justifier une fausse doctrine. Laissons les étiquettes aux faux prophètes et défendons la vérité de la Parole de Dieu avec la force que le Seigneur nous donne.

Comment les fausses doctrines, notamment celle de l’enlèvement prétribulationnel, affaiblissent-elles la foi des croyants et les détournent-elles des vérités bibliques dans ces derniers jours?

Il y a beaucoup de fausses doctrines dans l’Église en ces jours de la fin. Par ailleurs, il ne faut pas beaucoup de discernement pour s’apercevoir que celles-ci tarissent et affaiblissent la foi des croyants. Chacune d’elles, ancrée dans le mensonge, détourne les chrétiens de la parole de Dieu. Elles diluent les vérités bibliques pour les adapter à notre monde actuel. 

Quelqu’un a dit un jour qu’il : « est plus facile de tromper les gens que de les convaincre qu’ils ont été trompés. » C’est exactement ce que nous vivons aujourd’hui dans l’Église. Les croyants ont été trompés par de multiples fausses doctrines. De faux enseignements qui se sont introduits subtilement. Le constat est qu’il est très difficile de convaincre les chrétiens séduits du contraire. Ils ont les évidences sous les yeux et ils refusent de voir la vérité préférant croire leur mensonge plutôt que de s’en détourner. Malheureusement, cela détruit la foi saine et induit les croyants dans l’erreur. C’est ce phénomène qui se produit avec la fausse doctrine de l’enlèvement prétribulationnel c’est-à-dire avant la période des tribulations. 

Cette fausse doctrine trouve son origine au début du XIXe siècle, principalement à travers les enseignements de John Nelson Darby (1800-1882). C’était un théologien britannique et l’un des principaux leaders du mouvement des Frères de Plymouth. Aujourd’hui, les défendeurs de cette fausse doctrine vont jusqu’à affirmer, par des affirmations mensongères et sans aucun fondement, que cette doctrine était déjà promue par les pères de l’Église chrétienne. Disons-le franchement, il n’y a aucune trace de la doctrine de l’enlèvement prétribulationnel chez les Pères de l’Église des premiers siècles du christianisme. Cette idée n’apparaît que bien plus tard, comme mentionné précédemment, au XIXe siècle avec John Nelson Darby et la théologie dispensationaliste. Il ne faut pas prendre les croyants pour des ignares en pensant leur faire croire n’importe quoi. Plusieurs ont un esprit de discernement et s’aperçoivent du mensonge qui est véhiculé par ces faux enseignants des temps modernes. Hélas, d’autres refusent obstinément de voir la vérité et cela même avec les preuves du contraire. Cependant, ignorer la vérité ne rend personne non coupable.

Darby a commencé à formuler la doctrine de l’enlèvement prétribulationnel dans les années 1830. Il a intégré cette idée dans sa théologie dispensationaliste. Celle-ci divisant l’histoire biblique en différentes époques ou dispensations avec des plans spécifiques de Dieu pour Israël, l’Église et les nations. Il a enseigné que l’Église serait enlevée avant les tribulations laissant Israël et le reste du monde subir les jugements divins. Un concept qui ne trouve aucun appui dans les Écritures d’aucune façon. Sauf si l’on change le sens des Écritures pour leur faire dire ce qu’elles ne mentionnent pas. 

Puis,la doctrine s’est répandue rapidement grâce aux écrits et aux conférences de Darby, particulièrement en Angleterre et aux États-Unis. Elle a été intégrée dans la Scofield Reference Bible (1909), une Bible annotée par C.I. Scofield, qui a popularisé la théologie dispensationaliste et l’enlèvement prétribulationnel parmi les chrétiens évangéliques.

Au XXe siècle, des prédicateurs évangéliques influents, comme Hal Lindsey (avec son livre The Late Great Planet Earth, 1970) et des films comme A Thief in the Night (1972), ont renforcé cette croyance chez les Anglo-saxons. Chemin faisant, elle fut importée dans la francophonie par des évangélistes qui étaient particulièrement fascinés par cette doctrine. 

De plus, la série de livres et de films Left Behind (laissé derrière), publiée dans les années 1990 par Tim LaHaye et Jerry B. Jenkins, a également contribué à la diffusion de cette idée dans la sphère chrétienne. 

Cette doctrine a depuis été critiquée par de nombreux théologiens pour son manque de fondement biblique solide, sa distorsion de l’enseignement biblique sur la tribulation, et son impact sur la perception de l’Église face à la souffrance et au jugement. 

Nous vivons vraisemblablement les jours de la fin. Les leaders mondiaux s’orientent vers un gouvernement mondial qui contrôlera chaque individu sur cette planète. Ceci apportera son lot de souffrance aux disciples du Seigneur Jésus. Ceux-ci seront persécutés pour leur refus de se conformer aux exigences de ce gouvernement antichristique. Il nous est dit que la bête fera la guerre aux croyants et qu’elle les vaincra. (Dn 7.21, 8.24; Ap 11.7, 13.7) Il ne faut jamais ignorer ce que la Parole de Dieu nous dit et faire comme si ce n’était pas écrit tout comme c’est le cas avec cette doctrine de l’enlèvement prétribulationnel.

Il y a des temps de grandes souffrances qui arrivent pour les véritables croyants et personne ne va y échapper. Cependant, ce que la Bible nous enseigne, c’est que plusieurs abandonneront la foi (Mt 24.10-12) lorsque ces moments vont commencer à arriver. Pour en ajouter une couche à la souffrance des croyants, qui semblent-ils que ceux, qui auront abandonné la foi, vont se retourner contre les croyants pour les haïr et les trahir. (Mt 24.10-12)

C’est là que les membres du peuple saint, les véritables disciples de Jésus doivent faire preuve d’endurance et de foi. (Ap 13.10) Comme, nous dit si bien le Seigneur Jésus, mais que plusieurs refusent de considérer : « celui qui tiendra bon jusqu’au bout sera sauvé. » (Mt 24.13) À quel bout Jésus fait-il allusion ici ? C’est le moment de son retour qui se fera le dernier jour soit après la période des tribulations. Il n’y a aucune autre résurrection des morts de mentionnée dans la Bible que celle qui se produira au retour du Seigneur Jésus. Aucune autre. C’est un mensonge de prétendre qu’il y en aura un enlèvement avant la période des tribulations et une résurrection uniquement des saints laissant les autres dans le séjour des morts jusqu’au second retour de Jésus qui encore une fois est une pure invention tirée de l’imaginaire.

Revenons à la vérité de la Parole de Dieu. Réagissons contre ces fausses doctrines parce qu’elles détruisent la foi et affaiblissent le corps de Christ. Il y a un proverbe africain qui dit : « Le mensonge donne des fleurs, mais pas de fruits. » Tirez-en les conclusions que vous voulez, mais n’oubliez jamais que nous devrons un jour tous rendre compte devant Dieu de ce que nous avons dit et fait de même que ce que nous n’avons pas dit ni fait.

Sommes-nous suffisamment enracinés dans la Parole de Dieu pour discerner le vrai du faux dans les enseignements actuels ?

Pour distinguer le vrai du faux, il nous faut impérativement une connaissance du vrai. C’est ce qu’affirment les experts en contrefaçon. C’est la même chose aujourd’hui avec la Bible. Pour discerner les fausses doctrines, il nous faut connaître la Parole de Dieu. C’est là que plusieurs croyants se laissent prendre. À cause de leur manque de connaissance, ceux qui enseignent les fausses doctrines trouvent un terrain fertile à la propagation de celles-ci.

L’apôtre Paul va dire à Timothée, son collaborateur dans le service, ceci : « Car le temps viendra où les hommes ne voudront plus rien savoir de l’enseignement sain. Au gré de leurs propres désirs, ils se choisiront une foule de maîtres à qui ils ne demanderont que de leur caresser agréablement les oreilles. » (2 Ti 4.3)

Nous sommes maintenant rendus là. Aujourd’hui, bien des soi-disant chrétiens ne veulent plus rien savoir de l’enseignement sain. C’est-à-dire, de l’enseignement véritable de la Parole de Dieu. Cette Parole de Dieu vivante et efficace. (Hé 4.12) Cette Parole « plus tranchante que toute épée à double tranchant ». (Hé 4.12) Ces Écrits qui pénètrent au plus profond de l’âme. Cet enseignement sain qui « juge les dispositions et les pensées du cœur ». (Hé 4.12), Mais, cela, les croyants n’en veulent plus. 

Ils préfèrent se choisir, non pas seulement quelques un, mais une foule de maîtres. Des gens à qui ils vont leur demander de leur dire ce qu’ils veulent entendre. Des gens qui vont leur enseigner des demi-vérités. Des personnes qui vont seulement leur dire des choses agréables en évitant les vérités de la Parole de Dieu qui pourrait les heurter dans leur faible conscience.

Nombre de prédicateurs, aujourd’hui, parfois populaires et d’autres moins, évitent les sujets comme le péché et la repentance, l’enfer, le jugement et la colère de Dieu, la discipline dans l’Église, l’enseignement sur l’argent, le mariage et la sexualité, la soumission et l’autorité, la sainteté également le renoncement et la souffrance. Par contre aujourd’hui, les croyants vont préférer entendre parler de choses qui leur font plaisir.

L’un des sujets populaires est la prospérité matérielle qui est l’idée que de suivre Christ garantit richesse, succès et bonheur matériel. Des promesses exagérées de bénédictions financières pour les donateurs et des messages centrés sur « comment devenir riche grâce à Dieu ? » 

Un autre sujet de prédilection est l’amour de Dieu sans la sainteté se veut un enseignement qui met exclusivement l’accent sur l’amour inconditionnel de Dieu sans parler de la nécessité de la repentance ou de la sanctification. Une vision de Dieu comme un Père indulgent qui accepte tout, sans aucune exigence de transformation personnelle.

L’auto-estime de soi et le développement personnel très abordé par plusieurs prédicateurs qui s’apparente plus à des motivateurs. Ces messages sont centrés sur l’idée que « tu es extraordinaire » ou « crois en toi-même ». Des messages motivants sur la réussite, la confiance en soi et l’accomplissement de ses rêves, parfois sans lien réel avec les Écritures. 

Nous retrouvons également un évangile de confort . Ce sont des messages promettant une vie facile et sans souffrances pour ceux qui suivent Christ. L’idée que Dieu résoudra immédiatement tous les problèmes sans nécessité de persévérance ou de foi dans l’épreuve.

L’un des sujets, qui, selon moi, est parmi les plus populaires et solidement ancrés dans la chrétienté est la tolérance à tout prix. C’est d’abord, l’évitement des sujets difficiles comme le péché ou les comportements contraires à la Bible pour ne pas offenser. Puis, une ouverture excessive aux idées culturelles modernes, même si elles contredisent les Écritures. C’est un peu « tout le monde il est fin, tout le monde il est beau. »

Ne manquons pas de considérer également le bonheur ici et maintenant. Ces enseignements sont principalement axés sur le fait que Dieu veut uniquement votre bonheur ici sur terre. Celui-ci minimise l’aspect éternel de la foi chrétienne tels le ciel, les récompenses célestes, etc. 

Un autre enseignement qui caresse les oreilles est celui de l’unité et de l’harmonie sociale. Ici, dans ce domaine, on met l’accent sur des principes pour améliorer les relations humaines sans inclure la dimension spirituelle ou le besoin de réconciliation avec Dieu. Le discours est axé principalement sur l’unité des croyants et des églises sans tenir compte des différences doctrinales.

Que dire encore concernant la grâce bon marché qui prêche une grâce qui ne demande aucun engagement, aucune obéissance ou changement de vie. Cela laisse entendre que tout péché est automatiquement excusé sans réelle repentance. Que Dieu va pardonner inévitablement tout comportement coupable simplement parce qu’il est amour.

Nous retrouvons aussi comme enseignements un Dieu générique. Cela signifie de prêcher un Dieu vague. Un Dieu qui accepte toutes les religions ou philosophies, et qui ne demande pas d’allégeance exclusive à Jésus-Christ. C’est aussi d’éviter de proclamer Jésus comme le seul chemin, la vérité et la vie pour paraître inclusif.

Un autre message qui réconforte est le bien-être émotionnel. Celui-ci propose des messages qui se concentrent sur la guérison émotionnelle ou mentale sans aborder les fondements spirituels de ces luttes. C’est en quelque sorte de réduire le rôle de Dieu à celui d’un thérapeute ou d’un motivateur. 

Les deux dernières font l’unanimité de nos jours dans le monde des chrétiens. Le premier concerne les promesses de réussite. Ils associent la foi à la réalisation de tous ses objectifs personnels et professionnels. Celui-ci lie la bénédiction de Dieu à des résultats visibles de succès dans la vie. Dans le cas contraire, si tu peines à avancer et qu’il n’y a pas de résultats, c’est certainement parce que tu n’as pas la foi.

Finalement, une foi déconnectée du sacrifice. Ces marchands de bonheur prêchent uniquement sur les bénédictions sans jamais mentionner les défis, les persécutions ou les renoncements qu’implique la foi chrétienne. Ils réduisent la croix de Christ à un symbole de gain personnel, sans l’appel à mourir à soi-même.

En conclusion, ces sujets séduisants, bien qu’ils puissent attirer des foules et apporter du réconfort temporaire, affaiblissent la compréhension de l’Évangile. Ils négligent des vérités essentielles, comme le péché, la repentance, la croix, et la sainteté, qui sont indispensables pour une foi authentique et une relation véritable avec Dieu.

Il est donc primordial de revenir au fondement même de la Parole de Dieu. Je sais que cela sera très difficile parce que l’endoctrinement est solidement ancré dans les mœurs chrétiennes maintenant. Qui plus est, cela fait de nombreuses années que c’est prêcher allègrement dans l’Église du Seigneur Jésus. Ainsi, les croyants, sans aucun discernement, ne sont plus en mesure de voir le faux du vrai. 

Si comme moi, vous avez l’impression que quelque chose ne va pas, laissez-moi vous dire que ce n’est pas simplement une impression. C’est un signal que le Saint-Esprit vous envoie pour vous permettre de voir toute la fraude spirituelle qui est maintenant présente dans nos églises. 

Retournez au fondement de la Parole de Dieu, c’est demander au Saint-Esprit de vous donner le discernement pour faire la différence entre le faux et le vrai. Aujourd’hui, beaucoup de faux apparaissent comme du vrai, mais en réalité tout ce faux ne fait que détourner les croyants de la foi véritable basée sur la Parole de Dieu. Ce faux leur donne l’impression qu’ils ont tout le pouvoir nécessaire pour eux-mêmes. 

Tragiquement, ces fausses doctrines sont accompagnées de culpabilité associant inévitablement un manque de foi si le croyant ne réussit pas. Le foxcus est mit sur la personne et jamais sur l’oeuvre de Christ. C’est le culte du moi qui prédomine dans ces enseignements.

En fin de compte, ces fausses doctrines détruisent. C’est là leurs buts et ça fonctionne parfaitement bien.

À l’aube d’une guerre nucléaire : quelle est notre espérance ?

Face à la menace d’un conflit nucléaire, l’espérance des croyants repose uniquement sur Jésus-Christ, la vérité des Écritures et la promesse de la vie éternelle, plutôt que sur les illusions d’un monde corrompu ou des fausses doctrines.

Nous y voilà, les tentions entre l’OTAN et la Russie viennent de monter d’un cran avec l’autorisation donnée à l’Ukraine de lancer des missiles longe portée sur la Russie. Jusque-là, il ne leur avait pas été permis à cause du risque d’escalades. Maintenant, cela ne semble plus inquiéter les politiciens qu’une menace nucléaire plane sur leur pays et sur les populations. 

Dans ce conflit, le président de la nation russe, Vladimir Poutine, a été très clair concernant l’utilisation de ces missiles longues portées mentionnant qu’il y aurait des représailles envers les pays concernés. Ainsi, nous nous retrouvons devant un possible conflit nucléaire où des milliers de personnes vont très certainement perdre la vie. Qu’en sera-t-il des croyants ? Bien ceux-ci n’échapperont pas à la mort si une bombe nucléaire venait à tomber sur leur ville. 

Ce qu’il nous faut savoir, c’est que nous vivons actuellement des événements, selon toute vraisemblance, qui s’apparente aux descriptions apocalyptiques mentionnées dans la Bible. Guerres et menaces de guerre sont maintenant monnaie courante dans notre quotidien. Nombre de pays se font maintenant des menaces et plusieurs autres sont en guerre contre leurs voisins. 

Pour les croyants, ce qui compte ce n’est pas notre vie sur cette terre. Bien au contraire, ce qui compte c’est notre vie à venir et malheureusement, nous ne pouvons y accéder que par la mort du corps au préalable. 

L’espérance du croyant n’est pas dans cette vie ici-bas. Son espérance n’est pas non plus dans un homme politique quelconque. Ce qui compte c’est la vie éternelle reçue en Jésus par son sacrifice et le pardon des péchés. Son espérance doit être dans le Seigneur Jésus uniquement. C’est aussi dans l’attente de la venue prochaine du Seigneur pour venir prendre avec lui les croyants qui seront toujours en vie lors de son retour.

Ne vous faites pas d’idée, des temps de grandes souffrances sont devant nous. Les mensonges que l’on vous a racontés mentionnant que vous ne souffrirez pas parce que vous serez enlevé avant que cela ne débute ne semblent pas être en train de s’accomplir. 

Lentement, mais surement, nous glissons vers un conflit mondial qui fera certainement des milliards de morts et plusieurs croyants seront victimes ou témoins de ces événements. 

La réalité est tout autre que ce que l’on vous a fait croire. Parce qu’en aucun temps, la Bible ne parle d’un enlèvement avant la période des tribulations. Ceux qui vous induisent en erreur le font en utilisant des versets qu’ils sortent de leur contexte pour leur faire dire une chose qu’ils ne disent pas. Chers chrétiens, il est maintenant temps de vous réveiller parce que la réalité sera brutale pour vous. 

Prenez votre Bible et recommencez à la lire. Demandez l’aide du Saint-Esprit pour comprendre les Écritures. La première chose que Jésus a dite concernant les événements de la fin fut « faites bien attention que personne ne vous induise en erreur ». Jésus savait que dans les derniers temps, la séduction serait grande et qu’il faudrait nous protéger de cela. 

Comment peut-on faire pour ne pas se laisser séduire ? Prenez votre Bible et allez voir les passages qui vous sont enseignés pour voir s’ils sont conformes à leur utilisation. La Bible c’est la vérité, mais cette vérité peut être déformée par des hommes sans scrupules. 

Ne faites pas confiance à personne même si cette personne est populaire ou a de la notoriété. Vérifier toujours par vous-même si ce que l’on vous dit est la vérité. Ne tenez rien pour acquis. Il est trop facile de tordre le sens des écritures pour tromper les croyants volontairement ou involontairement.

Avec les temps de grandes tensions que nous vivons, il est maintenant temps de retourner à la source de la vérité qui est la Parole de Dieu. Le Seigneur saura nous réconforter ou encore nous encourager par les Écritures. 

Ainsi, malgré la menace nucléaire qui plane, vous serez à même de trouver la paix dans le Seigneur et dans les Écritures. Vous ne serez pas effrayé parce que votre espérance n’est pas dans ce monde corrompu, mais dans le monde à venir que Jésus est parti nous préparer. 

La Bible nous dit dans l’évangile de Luc chapitre 21 et le verset 28 « Quand ces événements commenceront à se produire, levez la tête et prenez courage, car alors votre délivrance sera proche. » Ce sont les paroles mêmes de Jésus et les événements, auxquels il fait référence, ce sont les tribulations. 

Ne vous laissez pas aller au découragement. Soyez fort dans l’attente et sûr que le Seigneur vous gardera sous son aile pendant ces jours troubles.

Pourquoi la Bible n’enseigne-t-elle pas un réveil mondial avant le retour de Christ

Introduction

La Bible, dans plusieurs passages prophétiques, parle d’un réveil spirituel, mais l’idée d’un « grand réveil mondial » à la fin des temps n’est absolument pas ce que la Bible enseigne. C’est une mauvaise interprétation de certains passages bibliques. Encore une fois, cela vient ajouter à cette fausse doctrine un autre concept qui n’est absolument pas biblique. C’est une fois de plus, des versets sortis de leurs contextes pour leur faire dire une chose qu’ils ne disent pas. Voici quelques exemples de versets utilisés pour appuyer leur doctrine.

1. La prophétie de Joël

Dans Joël 3.1-2 et dans d’autres versions 2.28-29, Dieu promet une effusion de son Esprit :

« 1-28 Après cela, moi, je répandrai mon Esprit sur tout le monde. Vos fils, vos filles prophétiseront. Vos vieillards, par des songes, vos jeunes gens, par des visions, recevront des révélations. 2-29 Et même sur les serviteurs, sur les servantes, moi, je répandrai mon Esprit en ces jours-là. »

Ce passage est souvent interprété comme une prophétie d’un réveil spirituel mondial. Certains croient qu’il a eu un accomplissement partiel à la Pentecôte (Actes 2), mais qu’il pourrait aussi avoir un accomplissement plus large dans les derniers temps.

Malheureusement, c’est une interprétation erronée de ce passage. Le fait que Dieu répande son Esprit sur tout le monde ne signifie pas que des milliards d’âmes vont se convertir au Seigneur. Cela veut tout simplement dire que maintenant son Esprit est répandu et accessible à tout le monde dans la nouvelle alliance contrairement à l’ancienne alliance où ce n’était pas le cas.

2. L’annonce de l’évangile à toute la terre

Jésus, dans Matthieu 24.14, déclare :

« 14 Cette Bonne Nouvelle du royaume de Dieu sera proclamée dans le monde entier pour que tous les peuples en entendent le témoignage. Alors seulement viendra la fin. »

Ce passage parle d’une diffusion universelle de l’Évangile avant la fin, mais il n’indique pas nécessairement qu’un grand nombre de personnes se tourneront vers Dieu. Il souligne plutôt que le message du salut atteindra tous les coins de la terre. C’est encore une fois, une interprétation erronée de ce passage.

3. Les temps de l’apostasie

Parallèlement à la possibilité d’un réveil, la Bible annonce aussi une grande apostasie, ou un abandon de la foi, dans les derniers temps. Paul écrit dans 2 Thessaloniciens 2.3 :

« 3 Que personne ne vous égare d’aucune façon. Car ce jour n’arrivera pas avant qu’éclate le grand Rejet de Dieu, et que soit révélé l’homme de la révolte qui est destiné à la perdition. »

Ce passage, ainsi que bien d’autres (Mt 24.10-12; 1 Ti 4.1-2; 2 Ti 3.1-5; Hé 3.12; Jd 1.18-19; Ap 3.15-16), parle plutôt d’une période de déclin spirituel et de rejet de la vérité.

Je me demande bien, comment on peut parler de grand réveil mondial alors que la Bible parle d’apostasie généralisée c’est un aberration.

4. Les deux témoins et le ministère prophétique

Dans Apocalypse 11, les deux témoins prophétisent avec puissance et amènent de nombreux signes et jugements. Leur ministère est un signe de la puissance de Dieu dans les derniers jours, mais il est également accompagné de persécutions et de résistance. Ce passage pourrait être vu comme une forme de réveil, mais dans un contexte de jugement et de tribulations. 

Ce que nous retrouvons dans le livre de l’Apocalypse c’est plutôt que les hommes refusent de se repentir. Comme par exemple, dans ces passages: 

Apocalypse 9.20–21 :

« 20 Mais le reste des hommes qui avaient survécu à ces fléaux ne renoncèrent pas aux œuvres de leurs mains ; ils ne cessèrent pas d’adorer les démons ainsi que les idoles d’or, d’argent, de bronze, de pierre et de bois, bien qu’elles soient incapables de voir, d’entendre et de bouger. 21 Ils ne renoncèrent pas à leurs meurtres, à leurs pratiques magiques, à leur immoralité et à leur malhonnêteté. » 

Apocalypse 16.9 :

« 9 Les hommes furent atteints de terribles brûlures, et ils insultèrent Dieu qui a autorité sur ces fléaux, mais ils refusèrent de changer et de lui rendre hommage. »

Apocalypse 16.11 :

« 11 Sous le coup de leurs souffrances et de leurs ulcères, ils insultèrent le Dieu du ciel, et ils ne renoncèrent pas à leurs mauvaises actions. »

Apocalypse 16.21 :

« 21 Des grêlons énormes, pesant près d’un demi-quintal, s’abattirent du ciel sur les hommes ; et ceux-ci insultèrent Dieu à cause du fléau de la grêle, car il était absolument terrible. »

5. Le retour de Jésus après des temps troubles

Cependant, le problème de cet enseignement est considérable. Ces enseignants laissent entendre qu’il y aura un réveil mondial juste avant le retour de Jésus. Toutefois, il place le retour de Jésus juste avant la période des tribulations, ce qui n’est absolument pas biblique non plus. Certes, il y aura un retour du Seigneur Jésus, mais la Bible le place au dernier jour soit après la période des tribulations comme en font foi ces passages :

Matthieu 24.29-31 nous dit :

« 29 Aussitôt après ces jours de détresse, le soleil s’obscurcira, la lune perdra sa clarté, les étoiles tomberont du ciel ; les puissances célestes seront ébranlées. 30 C’est alors que le signe du Fils de l’homme apparaîtra dans le ciel. Alors tous les peuples de la terre se lamenteront, et ils verront le Fils de l’homme venir sur les nuées du ciel avec beaucoup de puissance et de gloire. 31 Il enverra ses anges rassembler, au son des trompettes éclatantes, ses élus des quatre coins du monde, d’un bout à l’autre de l’univers. »

Ce passage indique clairement que le retour de Jésus se produira « aussitôt après ces jours de détresse », ce qui signifie après et non pas avant la période des tribulations parce que ces jours de détresses font allusion, dans leur contexte, à la période des tribulations.

Marc 13.24-27 décrit le même scénario que Matthieu : 

« 24 Cependant, en ces jours-là, après ce temps de détresse, le soleil s’obscurcira, la lune perdra sa clarté, 25  les étoiles tomberont du ciel ; les puissances célestes seront ébranlées. 26 Alors on verra le Fils de l’homme venir sur les nuées avec beaucoup de puissance et de gloire. 27 Il enverra ses anges rassembler ses élus des quatre coins du monde, d’un bout à l’autre de l’univers. »

2 Thessaloniciens 2.1-3 nous dit explicitement :

« 1 Au sujet de la venue de notre Seigneur Jésus-Christ et de notre rassemblement auprès de lui, nous vous le demandons, frères et sœurs : 2 ne vous laissez pas si facilement ébranler dans votre bon sens, ni troubler par une révélation, un message ou une lettre qu’on nous attribuerait, et qui prétendrait que le jour du Seigneur serait déjà là. 3 Que personne ne vous égare d’aucune façon. Car ce jour n’arrivera pas avant qu’éclate le grand Rejet de Dieu, et que soit révélé l’homme de la révolte qui est destiné à la perdition ».

Paul précise bien ici que le retour de Christ ne pourra pas avoir lieu avant que deux choses ne se produisent : l’apostasie, c’est-à-dire le rejet de la foi et la révélation de l’Antichrist. Ceci suppose un retour après une période de trouble et non pas avant et juste après un grand réveil mondial. C’est complètement faux de prétendre une chose pareille.

Jean 6.39-40 nous enseigne : 

« 39 Or, celui qui m’a envoyé veut que je ne perde aucun de ceux qu’il m’a donnés, mais que je les ressuscite au dernier jour. 40 Oui, telle est la volonté de mon Père : que tous ceux qui tournent leurs regards vers le Fils et qui croient en lui, possèdent la vie éternelle, et moi, je les ressusciterai au dernier jour. »

Jésus promet donc que la résurrection des croyants aura lieu au « dernier jour ». Ceci implique que son retour, ainsi que la résurrection des croyants, se produiront à la fin des temps et pas avant. 

Apocalypse 20.4-5 :

« 4 Ensuite je vis des trônes. On remit le jugement entre les mains de ceux qui y prirent place. Je vis aussi les âmes de ceux qu’on avait décapités à cause du témoignage rendu par Jésus et à cause de la Parole de Dieu. Je vis encore tous ceux qui n’avaient pas adoré la bête ni son image et qui n’avaient pas reçu sa marque sur leur front et leur main. Ils vécurent et régnèrent avec Christ pendant mille ans. 5 C’est la première résurrection. Les autres morts ne vécurent pas avant la fin des mille ans. »

Ce passage mentionne ceux qui ont traversé la période des tribulations (ayant refusé d’adorer la bête) et qui sont ressuscités pour régner avec Christ. Cela indique un retour de Jésus après cette période de tribulations.

Finalement, Apocalypse 1.7 nous mentionne :

« 7 Voici, il vient avec les nuées. Et tout œil le verra, même ceux qui l’ont percé; et toutes les tribus de la terre se lamenteront à cause de lui. Oui. Amen ! »

Bien que ce passage ne mentionne pas explicitement la période des tribulations, il parle d’un retour visible, où « tout œil le verra ». Cela est souvent interprété comme un retour triomphal après une période de crise. Le retour de Jésus est tout sauf secret.

Ces derniers passages montrent que la Bible indique un retour de Jésus après des temps de détresse ou lors du dernier jour, ce qui contraste avec les interprétations d’un enlèvement avant la période des tribulations.

Conclusion

Comme nous venons de le voir, la Bible n’enseigne absolument pas un grand réveil mondial. Pourquoi ce faux concept est-il allègrement enseigné dans nos églises aujourd’hui ? Comme nous l’avons vu, le texte met en lumière une compréhension biblique du retour de Jésus et du déroulement des événements de la fin des temps. Plutôt que de promettre un réveil spirituel universel, la Bible annonce une période de grande apostasie et de tribulations. Les passages étudiés montrent que le retour de Christ se fera après ces épreuves et non avant, rectifiant ainsi l’idée erronée d’un enlèvement avant les tribulations. Cette approche encourage les croyants à se préparer spirituellement, à persévérer dans la foi, et à rester vigilants face aux fausses doctrines qui pourraient les égarer ou leur faire croire autre chose que ce que la Bible enseigne.

Attente active et foi ferme : Préparons-nous au retour de Jésus-Christ

Introduction

Le retour du Seigneur Jésus fascine beaucoup. À juste titre, parce qu’il y a plusieurs choses à savoir et celles-ci sont réparties dans plusieurs livres de l’Ancien Testament et majoritairement dans le Nouveau Testament.

Le passage sur lequel je veux m’attarder maintenant se retrouve dans l’évangile de Matthieu, au  chapitre 24, et le verset 27. Cet extrait nous dit : « En effet, quand le Fils de l’homme viendra, ce sera comme l’éclair qui jaillit du levant et illumine tout jusqu’au couchant. »

Ce passage nous mentionne à première vue que : 

  1. Jésus reviendra « quand le Fils de l’homme viendra »
  2. Son retour sera soudain « comme l’éclair qui jaillit »
  3. Ce sera visible dans le ciel « ce sera comme l’éclair »
  4. Ce sera visible de tous « comme l’éclair qui jaillit du levant et illumine tout jusqu’au couchant »

C’est un fait que tous verront Jésus revenir sur les nuées. Par ailleurs, concernant son retour, les Écritures nous disent : « Voici ! Il vient au milieu des nuées, et tout le monde le verra… » (Ap 1.7) Ce n’est, en aucun temps, un secret pour personne que lorsque Jésus reviendra, tout le monde le verra. Ce passage le démontre très bien.

Ainsi, nous pouvons donc en déduire que le retour de Jésus sera visible sur toute la terre par tous. Ce ne sera pas un retour secret comme certains osent l’affirmer. Mentionnons, ici, que ce passage ne nous dit pas le moment de son retour. Il nous enseigne seulement la manifestation de celui-ci. 

Pour voir venir Jésus, il nous faut relever la tête et regarder vers le ciel parce que Jésus ne reviendra pas de la terre. Il ne peut être sur la terre sans d’abord être venu dans le ciel et que tous l’aient vu. Ce ne sera pas comme le jour de sa naissance alors que personne ne se préoccupe de sa venue si ce n’est sa mère et Joseph. Lors de son retour, ce sera différent parce que c’est le roi de gloire qui revient pour régner. 

Maintenant, pour ce qui est du moment de son retour, nous aborderons cette question dans un autre article plus tard.

Le contexte du passage

Le contexte de ce passage nous est donné d’abord dans un cadre plus large c’est-à-dire celui du chapitre 24 de Matthieu alors qu’il est question des événements de la fin des temps. 

Pour ce qui est du contexte immédiat (Mt 14.23-28) de ce passage, nous réalisons que Jésus met en garde contre ceux qui prétendront être le Chris ou qui diront que le Christ est en un endroit précis, insistant sur le fait qu’il ne faut pas les croire. Il souligne que des signes extraordinaires accompagneront l’apparition des faux christs et des faux prophètes, et qu’ils tenteront d’égarer ceux que Dieu a choisis.

Puis, il avertit ses disciples de ne pas se laisser tromper parce que son retour ne sera pas caché ou encore limité à un endroit précis. Cela contraste avec les apparitions discrètes et localisées revendiquées par les faux christs. 

Finalement, le verset 28 pour ma part demeure encore énigmatique.

Conclusion

En conclusion, le passage de Matthieu 24.27 nous enseigne avec clarté et force la nature universelle, visible et éclatante du retour du Seigneur Jésus-Christ. Contrairement aux prétentions des faux christs ou aux théories d’un retour secret, ce verset affirme que personne ne pourra ignorer cet événement unique dans l’histoire de l’humanité. Jésus reviendra dans la gloire, comme l’éclair qui illumine tout le ciel, d’est en ouest.

Ce passage nous pousse à deux attitudes essentielles : la vigilance et l’espérance. La vigilance, car Jésus nous avertit des dangers des faux enseignements et des tromperies qui pourraient détourner notre regard de la vérité. L’espérance, car le retour du Seigneur est une promesse glorieuse, un moment où toute la création sera témoin de sa majesté et de sa puissance.

Bien que ce passage ne nous révèle pas le moment exact de son retour, il nous invite à lever les yeux vers le ciel et à vivre chaque jour avec l’attente active de son avènement. Ainsi, restons fermes dans la foi, nourrie par cette promesse certaine : Jésus-Christ reviendra, et tout œil le verra.

Parole prophétique pour notre temps

Des jours sombres sont devant nous. Alors que plusieurs placent tout leur espoir de voir des jours meilleurs,je crains fort qu’ils soient amèrement déçus lorsqu’ils verront que ça ne se réalisera pas. D’autres s’attendent que Donald Trump sera le sauveur de l’humanité face à des mondialistes sans vergogne. La réalité n’est pourtant pas dans un sauveur humain et cela malgré les forces et les qualités de ce dirigeant politique américain. En réalité, le plan de Dieu suit son cours et le monde se dirige vers sa destinée finale. Cette conclusion ne sera pas ce que des gens pleins d’espoir dans ce monde et ses dirigeants corrompus attendent. 

Le plan de Dieu est écrit depuis plusieurs millénaires et il n’est pas caché pour personne. Il est écrit dans un livre que nous appelons la Bible. Toutefois, les gens ont rejeté ce livre dans le but d’avoir libre cours dans l’accomplissement de leurs projets humains égoïstes. 

La Bible décrit la fin de notre monde et la création d’un nouveau monde. Alors que bientôt, nous verrons la création d’un monde nouveau ici sur cette terre. Ce qu’il faut réaliser c’est que ce ne sera pas le projet de Dieu, mais de Satan. Il agira au travers des dirigeants corrompus pour créer ce monde totalitaire. Tous les peuples seront soumis à la bête et devront se conformer à ce nouveau monde. Celui-ci sera gouverné par un gouvernement mondial qui ne tolèrera aucun opposant à son régime. Les récalcitrants seront arrêtés et emprisonnés attendant d’être jugés et condamnés. 

Pour les chrétiens, les disciples du Seigneur Jésus, ou encore l’Église ce ne sera pas une belle période. La persécution va prendre de l’ampleur contre les croyants. Il nous est dit que la bête leur fera la guerre. Pire encore, elle les vaincra. (Ap 13.7; Dn 7.21) Ce qui signifie que ce sera des temps de grandes souffrances. De plus, cette persécution se fera également par des gens que nous avons connus et aimés et qui vont se retourner contre nous. (Mt 24.10)

Les croyants font avoir besoin d’être préparé pour passer à travers ces moments sombres précédents le retour du Seigneur Jésus. (Mt 24.29-30) L’apôtre Paul parle de ceux qui seront « restés en vie » (1 Th 4.15-17) lorsque Jésus apparaitra dans le ciel lors de son retour. Ce qui laisse sous-entendre que d’autres seront morts pendant cette période de grandes persécutions. (Ap 13.10) Le droit d’acheter et vendre leur sera enlevé à moins toutefois qu’ils n’acceptent de prendre la marque de la bête signifiant une allégeance totale à celle-ci. (Ap 13.16-18)

Un autre signe qui prendra place, ce sera le contrôle total de l’information. Ce qui signifie la censure. Et c’est déjà commencé dans certains pays avec la censure des réseaux sociaux, la seule voie des lanceurs d’alerte. Les gens ne pourront plus propager la vérité. Ce sera seulement le narratif gouvernemental qui sera accepté. À ce moment, le mensonge prédominera bien qu’il soit de plus en plus répandu aujourd’hui. 

Pour le croyant, la seule vérité qui lui restera sera la Parole de Dieu. Il est donc impératif de s’en prémunir abondamment alors qu’elle est encore accessible. Qui sait si demain, nous y aurons encore accès sachant que c’est la vérité. 

Dans ce monde de mensonge, il est difficile aujourd’hui de trouver la vérité. La plupart des médias « mainstream » ne rapportent plus la vérité. Les nouvelles sont mensongères et biaisées toujours pour favoriser le mensonge. Le journalisme n’est plus objectif parce qu’il doit obéir à ceux qui le subventionnent. Il n’est donc plus libre de rapporter la vérité, mais plutôt de propager le mensonge. Mais demain, qu’est-ce que ce sera sous le règne de l’antichrist ? Je n’ose même pas imaginer.

Réalisons les temps dans lesquels nous vivons. Prenons conscience que des jours meilleurs n’arriveront pas dans ce monde corrompu d’ici-bas. Il nous faut nous préparer à affronter le monde de demain. Un monde de mensonge et de demi-vérité. C’est le temps de revenir à la Parole de Dieu. C’est aujourd’hui la seule source de vérité qui existe. Ne perdons plus de temps et retournons à la Parole de Dieu pour puiser les forces afin d’être en mesure d’affronter les événements qui vont bientôt se dresser contre les chrétiens. Fixons nos yeux sur la récompense qu’est la vie éternelle et attendons avec patience le retour du Seigneur Jésus.