Matthieu 24.1-2: Comprendre la destruction du temple physique et ses implications actuelles

1 Là-dessus, Jésus quitta la cour du Temple. Tandis qu’il s’éloignait, ses disciples s’approchèrent pour lui faire remarquer l’architecture du Temple. 2 Alors il leur dit : Oui, regardez bien tout cela ! Vraiment, je vous l’assure : tout sera démoli : il ne restera pas une pierre sur une autre. 

 La Bible du Semeur (Colorado Springs: Biblica, 2015), Mt 24.1–2.

Introduction

La scène décrite dans ce passage de l’évangile de Matthieu 1.1-2 se déroule quelques jours avant que Jésus ne célèbre sa dernière Pâque avec ses disciples. Les événements futurs que Jésus décrit ont été initiés par une simple question des disciples. Cela montre que les révélations du Seigneur peuvent souvent être déclenchées par des questions simples que nous nous posons.

L’Observation du Temple par les Disciples

La beauté du temple

Dans le texte, les disciples marchent avec Jésus en s’éloignant du temple pour se diriger vers le Mont des Oliviers. Ils lui font remarquer la beauté et l’impressionnante structure du temple. Pour eux, ce temple semblait permanent.

La destruction du temple

Cependant, nous savons aujourd’hui que le temple a été détruit par l’armée romaine sous les ordres de Titus en 70 de notre ère. Le temple était le symbole de l’ancienne alliance, mais avec la venue de Jésus, les choses allaient changer. C’est ce que nous allons explorer à travers la prophétie de Jésus à ses disciples.

La prophétie de Jésus

Une référence spirituelle

Une question à se poser est : à quoi Jésus fait-il référence lorsqu’il parle du temple ? Nous savons que Jésus s’exprimait souvent de manière spirituelle, alors que ses auditeurs comprenaient ses paroles de manière physique. Un exemple de cela est rapporté par l’apôtre Jean quand Jésus dit : « Démolissez ce temple, et en trois jours, je le relèverai. » (Jn 2.19). Les accusateurs de Jésus n’ont pas compris le sens spirituel de ses paroles, comme le montre le témoignage de quelqu’un devant le grand conseil : « Nous l’avons entendu dire : Je démolirai ce temple fait de main d’homme et, en trois jours, j’en reconstruirai un autre, qui ne sera pas fait par des mains humaines. » (Mc 14.58). De même, certains ont utilisé ces paroles pour se moquer de Jésus sur la croix : « Hé ! toi qui démolis le Temple et qui le reconstruis en trois jours » (Mc 15.29).

Une portée spirituelle

Aujourd’hui, nous savons que Jésus ne parlait pas du temple physique, mais de son corps, comme l’apôtre Paul le confirme dans sa deuxième épître aux Corinthiens : « Car nous sommes, nous, le temple du Dieu vivant. » (2 Co 6.16). La réponse de Jésus aux disciples ne se limitait donc pas aux bâtiments en pierre, aussi magnifiques soient-ils. Elle avait une portée spirituelle, comme le confirme l’apôtre Pierre : « Et vous aussi, comme des pierres vivantes, vous formez un temple spirituel » (1 Pi 2.5). Le temple fait de pierre où Dieu résidait n’existe plus ; il existe maintenant dans le corps des croyants, les pierres vivantes constituant l’édifice spirituel où Dieu habite.

L’apôtre Paul démontre cela en disant aux Corinthiens : « Car nous travaillons ensemble au service de Dieu, et vous, vous êtes le champ qu’il cultive. Ou encore : vous êtes l’édifice qu’il construit. » (1 Co 3.9). Ce passage montre que, bien que Paul parle à des individus, ces individus forment l’Église, le temple de Dieu.

Un autre passage pertinent est : « Ne savez-vous pas que vous êtes le temple de Dieu et que l’Esprit de Dieu habite en vous ? Si quelqu’un détruit ce temple, Dieu le détruira. Car le temple de Dieu est saint, et ce temple, c’est vous. » (1 Co 3.16-17). Ce passage s’adresse à la fois aux personnes individuellement et aussi formant le corps des croyants qui est l’Église. Comme Pierre le confirme, les croyants sont les pierres vivantes constituant le temple spirituel de Dieu, qui est l’Église. Ainsi, Dieu habite aussi bien dans les croyants que dans l’Église de Jésus-Christ.

Un changement de paradigme annoncé par Jésus

La fin de l’adoration au temple

Ce que Jésus a annoncé à ses disciples marque un changement de paradigme. La destruction du temple signifiait que Dieu n’habiterait plus dans un temple fait de main d’homme, mais dans le cœur de ses élus. Cela est corroboré par les paroles de Jésus à la Samaritaine : « Crois-moi, l’heure vient où il ne sera plus question de cette montagne ni de Jérusalem pour adorer le Père. » (Jn 4.21).

Avec la destruction du temple, la prophétie de Jésus à la Samaritaine s’est accomplie en l’an 70, marquant la fin de l’adoration à Jérusalem et le début de l’adoration « en esprit et en vérité » (Jn 4.22) partout, car nous sommes maintenant le temple du Dieu vivant, constitué de pierres vivantes comme le dit Pierre. C’est aussi ce que Jésus déclarait par ces propos : « Car là où deux ou trois sont ensemble en mon nom, je suis présent au milieu d’eux. » (Mt 18.20).

Lorsque Jésus dit : « Regardez bien tout cela » (Mt 24.2), le mot grec utilisé pour « regarder » est « blepo », qui se réfère à l’observation physique. Jésus attirait l’attention des disciples sur le temple physique.

Marc confirme que Jésus parlait bien du temple : « Comme Jésus sortait du Temple, un de ses disciples lui dit : Regarde, Maître, quelles belles pierres ! Quel édifice magnifique ! Jésus lui répondit : Oui, regarde bien ces grandes constructions : il ne restera pas une pierre sur une autre, tout sera démoli. » (Mc 13.1-2). Luc ajoute que Jésus parlait du temple en mentionnant : « Certains disaient du Temple : Avec ses belles pierres et les beaux objets déposés en offrandes, il est magnifique. Jésus leur dit : Il viendra un temps où tout ce que vous regardez sera détruit ; pas une pierre ne restera sur une autre. » (Lc 21.5-6).

Il est donc clair que Jésus prophétisait la destruction du temple de Jérusalem. Il ne parlait pas d’un temple spirituel, mais physique, car une grande partie du chapitre 23 est une réprimande de Jésus aux pharisiens qui ne croyaient pas en lui. Jésus se lamente sur Jérusalem et son peuple, comme le montre ce passage : « Ah, Jérusalem ! Jérusalem ! Toi qui fais mourir les prophètes et qui lapides ceux que Dieu t’envoie ! Combien de fois j’ai voulu rassembler tes habitants auprès de moi comme une poule rassemble ses poussins sous ses ailes ! Mais vous ne l’avez pas voulu ! Maintenant, votre maison va être abandonnée et restera déserte. En effet, je vous le déclare : Désormais, vous ne me verrez plus jusqu’à ce que vous disiez : Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! » (Mt 23.37–39).

La lamentation de Jésus sur Jérusalem

Luc contient aussi une lamentation de Jésus sur Jérusalem, incluant une référence à des pierres dispersées : « Quand il fut arrivé près de la ville et qu’il la vit, il pleura sur elle : Ah, dit-il, si seulement tu avais compris, toi aussi, en ce jour, de quoi dépend ta paix ! Mais, hélas, à présent, tout cela est caché à tes yeux. Des jours de malheur vont fondre sur toi. Tes ennemis t’entoureront d’ouvrages de siège, t’encercleront et te presseront de tous côtés. Ils te détruiront complètement, toi et les habitants qui seront dans tes murs, et ils ne laisseront pas chez toi une pierre sur une autre. Pourquoi ? Parce que tu n’as pas su reconnaître le moment où Dieu est intervenu pour toi. » (Lc 19.41-44).

Conclusion

La prophétie de Jésus sur la destruction du temple de Jérusalem révèle un changement profond dans la manière dont Dieu se manifeste et réside parmi les hommes. Ce passage nous montre comment une simple question des disciples a conduit à une révélation majeure, démontrant que les réponses du Seigneur peuvent être déclenchées par nos propres interrogations.

La beauté et la grandeur du temple physique, pourtant perçues comme permanentes par les disciples, ont été prophétisées comme étant éphémères. La destruction du temple en 70 après J.-C. par les Romains symbolise la fin de l’ancienne alliance et marque le début d’une nouvelle ère où Dieu n’habite plus dans des bâtiments faits de main d’homme, mais dans le cœur de ses croyants.

Jésus utilise cette prophétie pour enseigner une vérité spirituelle plus profonde : le véritable temple de Dieu est formé par les croyants eux-mêmes. Comme l’apôtre Paul et Pierre le confirment, les chrétiens sont les pierres vivantes qui constituent l’édifice spirituel de Dieu, où Il habite désormais. Ce changement de paradigme est crucial, car il signifie que l’adoration n’est plus liée à un lieu physique spécifique, mais se fait « en esprit et en vérité » partout où les croyants se réunissent.

Les lamentations de Jésus sur Jérusalem montrent son chagrin face au rejet de ses habitants et annoncent les conséquences de leur incrédulité. Toutefois, elles portent aussi un message d’espoir : même après la destruction du temple, la présence de Dieu demeure au milieu de son peuple, transformant chaque croyant en un temple vivant où Dieu réside.

Ainsi, la prophétie de Jésus sur la destruction du temple nous appelle à reconnaître que la véritable maison de Dieu est dans nos cœurs et simultanément dans la communauté des croyants, où que nous soyons.

D’où origine la croyance de l’enfer ? (partie 8)

La destinée finale des méchants sera-t-elle comme on nous l’a toujours enseigné ?

Introduction

Dans cette étude, nous nous pencherons sur un passage biblique intrigant qui remet en question les notions traditionnelles de l’enfer et du destin des méchants. Le texte de l’Apocalypse 14.9-11 soulève des interrogations profondes sur la nature de la punition pour ceux qui rejettent la voie divine. Cette exploration, fruit de recherches approfondies, offre une perspective nuancée sur un sujet souvent débattu et mal compris.

Un passage énigmatique

Maintenant, nous allons regarder un passage quelque peu énigmatique. Un passage qui m’a demandé quelques heures de recherches et de réflexions pour essayer de le décoder. Parce que ce passage, à première vue, semblait contredire tout ce que les écritures ne mentionnent pas concernant l’enfer et les souffrances éternelles que devraient endurer les méchants. Ce passage laissait entendre que l’enfer était une éventualité. Mais après ce temps, j’en arrive à une conclusion plutôt satisfaisante. Une conclusion qui démontre encore une fois que les Écritures ne se contredisent pas. Peut-être en apparence, mais jamais sur le fond. Dans le livre de l’Apocalypse 14.9-11, nous lisons que Dieu tourmente ceux qui adorent la bête, ajoutant que « la fumée de leurs tourments monte aux siècles des siècles ».

Un troisième ange les suivit, proclamant d’une voix forte : celui qui adore la bête et son image et qui accepte de recevoir sa marque sur le front et sur la main, 10 devra aussi boire du vin de la fureur de Dieu. Ce vin lui sera versé pur dans la coupe de la colère divine, et il souffrira des tourments dans le feu et le soufre devant les saints anges et devant l’Agneau. 11 La fumée de leur tourment s’élèvera à perpétuité. Quiconque adore la bête et son image, quiconque accepte la marque de son nom ne connaîtra aucun repos, ni de jour ni de nuit.

Apocalypse 14.9-11

Ce passage nous dit que ceux qui vont adorer la bête et son image, qui vont accepter sa marque sur le front et sur la main, vont en subir les conséquences de leur mauvais choix. Ce passage nous dit qu’ils souffriront « des tourments dans le feu et le soufre devant les saints anges et devant l’Agneau ». Que la « fumée de leur tourment s’élèvera à perpétuité » et qu’ils ne connaîtront « aucun repos, ni de jour ni de nuit ». Lorsque nous lisons cela, nous pouvons croire que ces gens vont souffrir éternellement. Malheureusement, ce n’est pas tout à fait ce que Dieu est en train de nous dire dans ce passage. Maintenant, pour comprendre ce verset nous allons regarder le passage d’Apocalypse 20.10 qui lui est similaire.

Alors le diable, qui les trompait, fut jeté dans l’étang de feu et de soufre : il y rejoignit la bête et le faux prophète et ils y subiront des tourments, jour et nuit, pendant l’éternité.

Apocalypse 20.10

Le passage d’Apocalypse 14.9-10 concerne les gens, tandis que ce passage d’Apocalypse 20.10 concerne le diable qui se retrouve au même endroit que la Bête et le Faux Prophète. Ces deux passages nous parlent en apparence de souffrance éternelle. Mais qu’en est-il exactement ?

Un problème de traduction

La chose que nous pouvons voir, dans ce passage, c’est qu’il y a un problème de traduction. Parce qu’en réalité le problème vient de la traduction et non pas de ce que le Seigneur Jésus a voulu nous dire par la plume de son serviteur Jean. Richard T. Ritenbaugh va dire ceci dans son commentaire Forerunner Commentary[1] :

« Trompés par la doctrine non biblique de l’âme immortelle, les traducteurs ont dû nier la nature et enfreindre les règles pour que ce verset corresponde à leur compréhension ! »

Donc, la traduction ne rend pas avec exactitude le sens de ces passages. Parce que comme le dit Ritenbaugh c’est parce que les règles grammaticales grecques ont été enfreintes. Prenons le temps de nous y attarder quelques instants.

Avant l’avènement des traductions modernes, la dernière phrase d’Apocalypse 20.10 ne suscitait aucune interrogation. Tout le monde croyait en un enfer où seraient tourmentées des âmes pour l’éternité. Ils ne remettaient même pas en question le concept bien que nous nous apercevons à la lumière des Écritures qu’il est erroné.

Toutefois, les versions plus récentes mettent en lumière le fait que le verbe utilise ici « basanizo » qui est traduit par le mot français « tourmenté ». Ce verbe est au pluriel et est correctement traduit par « ils y subiront des tourments ». Qui sont ces « ils » ? Cela inclut-il le diable, la Bête et le Faux Prophète ? La question importante pour cette étude est de savoir si Dieu va tourmenter éternellement les êtres humains méchants. Deux explications sont possibles. Tout d’abord, notons que la Bible rejette l’idée selon laquelle les humains possèdent une immortalité innée ou une âme immortelle. L’apôtre Paul nous dit en 1 Corinthiens 15.53 ceci :

En effet, ce corps corruptible doit se revêtir d’incorruptibilité et ce corps mortel doit se revêtir d’immortalité.

1 Corinthiens 15.53

Ce qu’il dit c’est que pour se revêtir d’immortalité, il faut donc qu’il soit mortel. Dans l’état actuel des choses, le corps est toujours corruptible, donc mortel. C’est seulement lorsque Jésus reviendra que ceux qui lui appartiennent verront leur corps revêtir l’incorruptibilité par le fait même l’immortalité. Pour les méchants, ils demeureront dans la corruptibilité jusqu’au jugement dernier et plusieurs subiront la seconde mort.

Que celui qui a des oreilles écoute ce que l’Esprit dit aux Églises. Au vainqueur, la seconde mort ne causera pas de mal. »

Apocalypse 2.11

Le vainqueur, c’est celui qui aura persévéré jusqu’à la fin, nous dit la Parole de Dieu. La fin, c’est lorsque le Seigneur Jésus reviendra soit au dernier jour. Un autre passage corrobore cela également.

Heureux et saints ceux qui ont part à la première résurrection. La seconde mort n’a pas prise sur eux.

Apocalypse 20.6

Immortalité de l’âme

Donc, il y a une seconde mort et c’est celle de l’âme puisque le corps est déjà mort précédemment. S’il y a une seconde mort, ceci veut donc dire que l’âme n’est pas éternelle. Comme nous avons vu précédemment si le corps après la mort disparait, ce sera la même chose pour l’âme après la seconde mort. Parce que le mot mort est utilisé et que celui-ci signifie destruction. Ce que nous devons savoir c’est que l’éternité c’est Dieu qui la donne. L’âme n’est pas éternelle à la base.

Ceux qui, en pratiquant le bien avec persévérance, cherchent la gloire à venir, l’honneur et l’immortalité, recevront de lui la vie éternelle.

Romains 2.7

La vie éternelle n’est pas quelque chose d’inné pour les hommes créés par Dieu. Il nous faut la désirer et la rechercher dans notre union avec le Seigneur Jésus et c’est Dieu qui nous la donne. C’est pour cela que Jésus a payé de sa vie pour que nous puissions en bénéficier. Nous étions condamnés à mourir, c’est-à-dire à être détruit, et cela injustement. Concernant l’immortalité, la Bible nous révèle quelque chose de très significatif. Lisons 1 Timothée 6.16.

Lui (Dieu) seul est immortel. Sa demeure est bâtie au sein de la lumière inaccessible à tous. Nul parmi les humains ne l’a vu de ses yeux, aucun ne peut le voir. À lui soient à jamais l’honneur et la puissance ! Amen.

1 Timothée 6.16

Ce que nous pouvons considérer dans ce passage c’est que seulement le Père est immortel et bien entendu le Fils parce qu’il est de la même nature que le Père. Les méchants dirigeants des derniers jours mourront et seront réduits en cendres peu après avoir été jetés dans l’étang de feu. Leurs âmes et leurs corps étant détruits par celui qui peut le faire dans le feu de la géhenne de même que tous ceux qui seront reconnus coupables lors du jugement dernier.

Ne craignez donc pas ceux qui peuvent tuer le corps, mais qui n’ont pas le pouvoir de faire mourir l’âme. Craignez plutôt celui qui peut vous faire périr corps et âme dans l’enfer.

Matthieu 10.28

Utilisation des bons mots pour une bonne compréhension

Lorsque je vous parlais d’utiliser les bons mots pour en avoir la véritable définition du mot, nous en avons un exemple ici. D’abord, le mot « enfer » n’est pas une bonne traduction. C’est le mot grec « geenna » traduit en français par le mot « géhenne » qui est dans le texte original grec. Nous avons vu précédemment que le mot « enfer » laissait présager un endroit punitif. Un endroit de tourments éternels. Tandis, que le mot « géhenne » est un endroit de destruction ou tout est réduit en cendre dans ce lieu.

Le texte grec parle de destruction et non pas de tourments éternels. Lorsque l’on met le mot « enfer », on suppose des tourments éternels. Toutefois, Jésus n’a pas dit « enfer », il a dit « géhenne ». Alors Jésus suppose une destruction et pas des tourments éternels. Lorsque nous utilisons le mot enfer, c’est comme faire dire autre chose que Jésus n’a pas dit. Je vous ai prouvé, dans cette série, que « enfer » et « géhenne » n’ont absolument pas la même signification. Cela, les gens du temps de Jésus le comprenaient très bien. Le fait d’utiliser le mot « géhenne » empêche qu’un être humain soit décrit comme étant « tourmenté jour et nuit pour toujours et à jamais ».

Comme je vous ai démontré, par les Écritures, l’âme, va être détruite et non pas tourmentée pour l’éternité. Regardons autre chose maintenant.

On voit que « le diable » dans Apocalypse 20.10 est au singulier. Alors que « subiront des tourments » est au pluriel. Comment concilier ce pronom pluriel faisant référence à un antécédent singulier ? Dans ce contexte, « le diable » est employé dans une figure de style appelée métonymie. Techniquement, il s’agit de « l’utilisation du nom d’une chose pour celui d’une autre dont elle est un attribut ou à laquelle elle est associée ». En termes simples, une partie de quelque chose représente le tout. Ainsi, « le diable » représente en lui-même l’ensemble de ce groupe que nous désignons sous les termes de démons, diables ou anges déchus. Matthieu 25.41, indique que les pécheurs seront jetés dans le « feu éternel préparé pour le diable et ses anges ».

Puis il se tournera vers ceux qui seront à sa gauche : « Retirez-vous loin de moi, vous que Dieu a maudits, et allez dans le feu éternel préparé pour le diable et ses anges. »

Matthieu 25.41

Jésus suggère que l’étang de feu a principalement pour but de détruire les démons. Comme on nous l’a toujours enseigné, les démons ne seront pas en enfer pour torturer les gens éternellement. Cela ne vient pas de la Parole de Dieu, mais plutôt de l’imaginaire des personnes. Cependant, l’étang de feu sera également utilisé comme moyen d’exécution pour les méchants parmi les humains. À savoir ceux qui vivent sans repentance, semblables aux démons.

Si nous interprétons « ils subiront des tourments » comme englobant la Bête et le Faux Prophète, nous devons maintenant expliquer l’expression « jour et nuit, pendant l’éternité ». Le texte grec le dit ceci « ἡμέρας καὶ νυxτòς νύξ εἰς τοὺς αἰῶνας τῶν αἰώνων » (këméra kai nuxtόs eis tous aiônas tôn aiônôn). Littéralement, cela signifie « nuit et jour aux siècles des siècles » et cela semble impliquer une perpétuité. Dans le dictionnaire grec français interlinéaire, on traduit « au siècle des siècles » par « les ères des ères ».

Adopter une approche prudente


Toutefois, il est nécessaire d’adopter une approche prudente avec le mot « αἰῶν (aiôn) » et ses diverses formes. Parce que sa signification varie de « un espace ou une période de temps » à « une vie », en passant par « un âge » et « l’éternité ». Comme dans tous les cas, le contexte doit dicter la signification. C’est là le problème d’interprétation de ce passage d’Apocalypse 20.10. Si nous ne faisons pas attention au contexte, nous serons dans le champ. En rejetant l’immortalité de l’âme, la seule option qui nous reste est de comprendre ici « αἰῶν (aiôn) » dans le sens de « tant que les conditions existent » ou « tant qu’ils vivent ». Le dictionnaire Vine donne la définition suivante [2] :

« Signifie une période de durée indéfinie, ou un temps considéré par rapport à ce qui se passe pendant la période. »

Pour bien comprendre, je vous donne un exemple. Prenons le fait que je place une bûche d’érable dans un foyer et que je vous demande, qu’elle sera la durée de temps pour que cette bûche soit complètement réduite en cendre ? Vous allez me répondre, je ne le sais pas et vous auriez raison. Parce que la durée de temps que la bûche d’érable va prendre pour se transformer en cendre est indéfinie. Dans son contexte, cela dépendra de plusieurs éléments. L’humidité dans la bûche, la grosseur, le type de fibre, la chaleur, l’aération, etc. Ainsi, pour déterminer un temps, il faut tenir compte de tous ces éléments et bien d’autres. Nous ne pouvons pas dire avec précision qu’une bûche d’érable va prendre un temps précis pour être réduit en cendre. Ni qu’elle va brûler à tout jamais. Par expérience, nous savons que ça ne fait aucun sens. En réalité, elle va prendre un temps indéfini. Bien entendu, nous ne dirons pas ici au siècle des siècles, mais le temps de combustion est tout de même indéfini. Donc, « αἰῶν (aiôn) » signifie une période d’une durée indéfinie, ou un temps considéré par rapport à ce qui se passe pendant la période.  Comme nous dit le dictionnaire Vine[3] :

« Les phrases contenant ce mot ne doivent pas être rendues littéralement, mais conformément à son sens de durée indéfinie. »

Ce qui veut dire que les âmes qui seront jetées dans l’étang de feu vont prendre un temps indéfini pour être entièrement détruite. Avec cette compréhension, on est loin du tourment éternel d’une âme vivante.

De plus, « αἰῶν (aiôn) » peut également être rendu par « jusqu’aux siècles des siècles », « jusqu’à l’âge éternel » ou même « jusqu’au point de disparition » ! Évidemment, une définition précise de ce mot grec s’avère extrêmement difficile. Mais l’image de la bûche d’érable dans le foyer nous aide à saisir l’application de ce mot dans le texte.

Par conséquent, ce que ça veut dire, c’est que la Bête et le Faux Prophète seront tourmentés « jour et nuit » – sans interruption – pendant une durée indéterminée, c’est-à-dire jusqu’à leur mort ou complète destruction. C’est ce que ce passage est en train de nous dire, et non qu’ils seront tourmentés pour l’éternité. Ce sera pendant un temps indéfini comme notre exemple de notre bûche d’érable dans le feu.

Ceci peut être représenté à peu près aussi longtemps qu’un être humain peut survivre dans un feu. Tant qu’ils respirent, ils endureront d’atroces souffrances comme une juste rétribution, et à un moment indéfini. Finalement, ils paieront leurs péchés par la mort, soit la complète destruction. Pas surprenant que Jésus ait dit :

Alors le roi dit aux serviteurs : « Prenez-le et jetez-le, pieds et poings liés, dans les ténèbres du dehors où il y a des pleurs et d’amers regrets. »

Matthieu 22.13

Ce sera la pire condamnation qu’une personne devra subir. Parce que, nous avons en nous, ce vouloir de vivre. Parce que dans la vie, il y a tellement de choses à découvrir. L’idée d’être entièrement détruit et de ne plus jamais exister est atroce. La pensée que des gens que nous aimons et qui vont finir dans ce brasier pour une destruction complète ne nous réjouissent pas du tout.

Perspective biblique de la justice divine

On pourrait dire que comparer à la géhenne l’enfer c’est réconfortant. Parce qu’elle est une punition et que la possibilité d’en sortir est réelle. Mais la destruction complète de l’âme, le fait de cesser d’exister, de redevenir rien c’est atterrant.

L’Éternel Dieu façonna l’homme avec de la poussière du sol, il lui insuffla dans les narines le souffle de vie, et l’homme devint un être vivant.

Genèse 2.7

À partir de la poussière du sol, Dieu crée un homme et lui donne la vie. Cet homme peut jouir d’une pleine liberté dans le monde que Dieu a créé pour lui tout spécialement. Il lui donne la responsabilité de donner des noms à toutes les plantes et à tous les animaux. L’homme découvre, expérimente, est émerveillé, se réjouit, est comblé. Finalement, l’homme se laisse tenter et chute puis en subit les conséquences. Dieu dit à Adam :

Car toi, tu es poussière et tu retourneras à la poussière.

Genèse 3.19

Quelle déception ça dû être pour Adam et Ève de se voir être détruit. Un jour, tout comme eux, tu vas cesser d’exister dans ce corps. Comme des milliards d’autres personnes, avant toi, c’en sera terminé. Avec le temps, les gens vont t’oublier et les inscriptions sur ta pierre tombale vont s’effacer. Comme des milliards d’autres, tu passeras dans l’oubli et plus jamais tu ne retourneras dans le corps que tu possèdes actuellement. Parce que celui-ci retournera à la poussière comme nous dit la Parole de Dieu.

Mais un jour viendra ou l’inattendu se produira. Tu vas être ressuscité. Si tu n’as pas pris soin d’établir une relation avec Jésus, tu vas passer en jugement. Tu seras jugé sur la base de tes paroles.

En effet, c’est en fonction de tes propres paroles que tu seras déclaré juste, ou que tu seras condamné.

Matthieu 12.37

Le témoignage des deux testaments que nous avons vu jusqu’à maintenant est concluant. Nous sommes, à même, de comprendre que les méchants périront très sûrement. Comme nous dit le Psaume 145.20

L’Éternel garde tous ceux qui l’aiment, mais il détruira tous les méchants.

Psaume 145.20

Si vous remarquez, encore une fois, ce n’est pas écrit qu’il va les faire souffrir ad vitam aeternam, mais plutôt qu’ils seront détruits. Le mot « détruire » ici c’est le mot hébreu « shamad » et il signifie détruire, exterminer. Nous en avons d’ailleurs beaucoup parlé tout au cours de cet enseignement.

Conclusion

En conclusion, l’étude attentive des passages bibliques relatifs à la destinée finale des méchants révèle une perspective différente de celle souvent enseignée. En examinant les textes de l’Apocalypse, notamment Apocalypse 14.9-11 et Apocalypse 20.10, ainsi que d’autres passages des Écritures, nous découvrons que la notion d’un enfer de tourments éternels pour les âmes des méchants n’est pas aussi claire qu’on pourrait le penser.

L’analyse approfondie des termes grecs utilisés dans ces passages, notamment le mot « géhenne », révèle que l’idée d’une destruction plutôt que d’un tourment éternel est plus cohérente avec le contexte biblique et la nature de Dieu. De plus, la question de l’immortalité de l’âme est remise en question, avec des références claires montrant que seuls Dieu est immortel et que ceux qui lui appartiennent recevront l’immortalité de lui.

Ainsi, la conclusion à laquelle nous parvenons est que les méchants subiront un jugement juste et adéquat pour leurs actions, mais ce jugemnt ne prendra pas la forme d’un tourment éternel dans un enfer de feu. Au contraire, ils seront détruits, réduits à néant, conformément aux jugements de Dieu. Cette perspective nous invite à réfléchir sur la nature de la justice divine et à embrasser l’idée que Dieu est juste dans ses jugements, mais aussi miséricordieux dans sa façon de traiter avec ses créatures.


[1] https://www.bibletools.org/index.cfm/fuseaction/bible.show/sVerseID/31049/eVerseID/31049

[2] Complete expository dictionary with topical index, Thomas Nelson Publishers, 1996, p.19

[3] Idem

D’où origine la croyance de l’enfer ? (partie 7)

La destinée finale des méchants sera-t-elle comme on nous l’a toujours enseigné ?

Introduction

L’origine et la nature de la croyance en l’enfer ont suscité depuis longtemps un débat intense parmi les théologiens et les croyants. Dans cette exploration, nous nous pencherons sur les enseignements des apôtres du Nouveau Testament concernant le destin des méchants et sur la façon dont ces enseignements diffèrent parfois des croyances traditionnellement répandues. À travers l’analyse des écritures bibliques et des interprétations théologiques, nous tenterons de démystifier cette notion de punition éternelle et de comprendre les implications plus profondes des choix humains sur leur destinée finale.

L’enseignement des apôtres

Dans le Nouveau Testament, nous pouvons voir que les apôtres ont enseigné le même point de vue concernant le séjour des morts que les patriarches de l’Ancien Testament. Prenez le temps de lire attentivement pour voir si vous trouvez une quelle qu’on que allusion à un enseignement sur la torture éternelle dans un lieu appelé l’enfer dans le Nouveau Testament.

D’abord, dans le livre des Actes, Pierre a dit quelque chose d’intéressant en rapportant les propos de Moïse concernant la première venue de Jésus :

Celui qui refusera d’obéir à ce prophète (Jésus) sera exclu de mon peuple par la mort.

Actes 3.23

Le mot « mort » est la traduction du mot grec « exolothreuo » et il signifie détruire entièrement, exterminé. D’ailleurs, le mot mort a la signification de disparaître comme c’est le cas pour le corps humain. Les morts que nous avons connus ne sont qu’un souvenir. Ils n’existent plus. Ils ont complètement disparu. Plus jamais nous ne les reverrons, jusqu’à la résurrection pour les croyants et encore là dans un corps glorieux. (Ph 3.21) Encore-là, ce ne sera pas avec leur corps corruptible, mais avec leur nouveau corps incorruptible que nous les retrouverons.

C’est la même chose avec ceux qui vont périr éternellement, nous ne les reverrons plus jamais. Ils auront été jugés et condamnés à la seconde mort, celle de l’âme lors du jugement final. D’abord, ils sont morts physiquement, comme tous les hommes. Puis, ils vont mourir spirituellement, ce qui est la seconde mort. Leur âme ne sera pas torturée en enfer éternellement, au contraire, leur âme sera détruite dans le feu de la géhenne comme nous avons discuté dans les vidéos précédentes.

Les méchants ne sont pas en enfer actuellement pas plus que les justes ne sont pas au ciel comme on nous le fait croire. Les justes et les méchants sont endormis dans le séjour des morts attendant la résurrection. Ce dont Pierre parle c’est de la destruction, plutôt que la souffrance sans fin. La mort est la fin du jugement de Dieu. Par ailleurs, les épîtres reprennent la même idée. Paul, alors qu’il fait ses adieux aux membres de l’Église d’Éphèse, va dire :

Vous savez aussi que, sans rien vous cacher, je vous ai annoncé et enseigné tout ce qui pouvait vous être utile, soit publiquement, soit dans vos maisons.

Actes 20.20

Ce qui est un fait, c’est que l’apôtre Paul dans ces enseignements n’a jamais mis personne en garde contre les tourments éternels. Bien au contraire, il parle de ceux dont « la fin est la destruction ».

Ils finiront par se perdre. Ils ont pour dieu leur ventre, ils mettent leur fierté dans ce qui fait leur honte, leurs pensées sont toutes dirigées vers les choses de ce monde.

Philippiens 3.19

L’expression « se perdre » dans ce passage est la traduction du mot grec « apoleia » qui signifie destruction et non pas tourment. L’apôtre Paul va aussi dire en parlant du retour du Seigneur Jésus :

Ce jour-là, il punira comme ils le méritent ceux qui ne connaissent pas Dieu et qui n’obéissent pas à l’Évangile de notre Seigneur Jésus. 9 Ils auront pour châtiment une ruine éternelle, loin de la présence du Seigneur et de sa puissance glorieuse…

2 Thessaloniciens 1.8-9

D’abord, le mot « punir » n’est pas la bonne traduction. Parce que comme j’ai mentionné précédemment, dans une autre vidéo, la mort n’est pas une punition, mais une conséquence. Le mot « punir » est la traduction du mot grec « didomi » et il signifie donner, donner ce qui est dû. La mort, c’est ce que nous recevons lorsque nous ignorons Dieu. Le mot « ruine », quant à lui, est la traduction du mot grec « olethros » et celui-ci signifie, encore une fois, destruction. Donc, ils auront pour châtiment, une destruction éternelle. Paul mentionne qu’ils seront loin de la présence du Seigneur. Effectivement, parce qu’ils n’existeront plus. Comme vous pouvez le voir, Paul ne parle pas de tourments éternels dans un lieu appelé l’enfer. Il parle toujours de destruction.

C’est ce que la Bible nous enseigne. Après la mort physique viendra le jugement de Dieu et ceux dont leurs noms ne seront pas inscrits dans le livre de vie seront détruits à tout jamais. Ce qui veut dire qu’ils cesseront d’exister.

Ensuite, je vis un grand trône blanc et celui qui y était assis. Le ciel et la terre s’enfuirent loin de sa présence. Ils disparurent sans laisser de trace. 12 Je vis les morts, les grands et les petits, comparaissant devant le trône. Des livres furent ouverts. On ouvrit aussi un autre livre : le livre de vie. Les morts furent jugés, chacun d’après ses actes, suivant ce qui était inscrit dans ces livres. 13 La mer avait rendu ses naufragés, la mort et le royaume des morts avaient rendu ceux qu’ils détenaient. Et tous furent jugés, chacun conformément à ses actes. 14 Puis la mort et le séjour des morts furent précipités dans l’étang de feu. Cet étang de feu, c’est la seconde mort. 15 On y jeta aussi tous ceux dont le nom n’était pas inscrit dans le livre de vie.

Apocalypse 20.11-15

Le feu va les détruire pour toujours, pour l’éternité ou encore au siècle des siècles. C’est ce que l’on appelle la seconde mort. Ce sera la fin comme lorsque le corps physique meurt. La personne cesse d’exister dans la chaire. Ce sera la même chose au niveau spirituel. L’âme de cette personne sera détruite et cessera d’exister. C’est ce que l’apôtre Jean appelle la seconde mort.

Quant aux lâches, aux infidèles, aux dépravés, meurtriers et débauchés, aux magiciens, aux idolâtres et à tous les menteurs, leur part sera l’étang ardent de feu et de soufre, c’est-à-dire la seconde mort.

Apocalypse 21.8

Comme nous avons vu jusqu’à maintenant le feu, ne tourmente pas éternellement, mais détruis l’âme des personnes. Paul va dire :

Car le salaire que verse le péché, c’est la mort, mais le don de la grâce que Dieu accorde, c’est la vie éternelle dans l’union avec Jésus-Christ notre Seigneur.

Romains 6.23

Paul ne dit pas ici à ses lecteurs que « le salaire que verse le péché » c’est de brûler en enfer éternellement sans mourir. Il parle de mourir, ce qui est le symbole à la destruction. Il ne parle pas de la mort du corps physique. Bien au contraire, il parle de la mort éternelle. Il le fait en comparaison de la vie éternelle que recevront les croyants dans leur union avec Jésus Christ. Une fois de plus, nous pouvons entendre l’apôtre Paul, dans le même ordre d’idée, nous dire :

Car, si vous vivez à la manière de l’homme livré à lui-même, vous mourrez, mais si, par l’Esprit, vous faites mourir les actes mauvais que vous accomplissez dans votre corps, vous vivrez.

Romains 8.13

La vie et la mort, dont il est question, sont spirituelles. Ce qui veut dire que vous vivrez pour l’éternité ou bien vous serez détruit à tout jamais, vous disparaîtrez complètement. Si le tourment éternel est vrai, pourquoi envelopperait-il la doctrine d’ambiguïté – surtout compte tenu de la gravité de l’affaire ? Ainsi, ce qui attend le pécheur, ce n’est pas une punition, mais une conséquence. Comme j’ai dit, au début de cette série, brûler en enfer éternellement est une punition pour nos mauvaises actions. Cependant, être détruit est la conséquence de nos mauvais choix.

Il y a une autre chose intéressante dans le passage d’Apocalypse 20 que nous rapporte l’apôtre Jean au verset 14. C’est que la mort et le séjour des morts seront précipités dans l’étang de feu. C’est tout de même très significatif. Parce que l’apôtre Paul va dire :

Et le dernier ennemi qui sera anéanti, c’est la mort.

1 Corinthiens 15.26

Paul nous dit que le dernier ennemi qui sera anéanti ce sera la mort. Le mot « anéanti » est la traduction du mot grec « katargeo ». Ce mot est généralement traduit dans la Bible, Louis Second par anéantir, détruire, être dégagé, réduire à néant, prendre fin, disparaître. D’ailleurs la version Louis Second traduit ce mot « katargeo » par détruit. Je vous pose la question. Si la mort doit être détruite dans l’étang de feu, pourquoi les gens eux vivraient-ils alors que la mort sera anéantie ?

Avec la mort, il sera jeté dans l’étang de feu aussi le séjour des morts que nous dit l’apôtre Jean. Cela nous démontre que celui-ci ne sera plus nécessaire. Parce que ceux dont leur nom est écrit dans le livre de vie auront la vie éternelle, ce qui veut dire qu’ils ne mourront plus et que les méchants seront anéantis.

Les conséquences de nos choix

Dieu va dire au peuple hébreu :

Je prends aujourd’hui le ciel et la terre à témoins : je vous offre le choix entre la vie et la mort, entre la bénédiction et la malédiction. Choisissez donc la vie, afin que vous viviez, vous et vos descendants.

Deutéronome 30.19

Chaque être humain est devant un choix. C’est-à-dire le même choix, dont Adam et Ève avaient. Tout comme eux, nous avons à choisir la vie ou la mort. Adam et Ève ont choisi la mort. Allons-nous faire comme eux ou bien allons-nous choisir la vie ? À chacun de nos choix, il y a des conséquences et non pas des punitions. Nous voyons également l’apôtre Pierre qui enseigne aussi la destruction des méchants le jour du jugement dernier. Il compare leurs sorts à la destruction de Sodome et Gomorrhe par le feu. Il mentionne qu’ils ont été réduits en cendre.

Il a condamné à la destruction les villes de Sodome et de Gomorrhe en les réduisant en cendres, pour donner à ceux qui se révoltent contre lui un exemple de ce qui leur arrivera.

2 Pierre 2.6

Pierre mentionne ici quelque chose d’intéressant en disant que Dieu « a condamné à la destruction », et non pas qu’il les a condamnés à souffrir éternellement dans les flammes. Une autre chose que je remarque lorsque Pierre dit : « pour donner à ceux qui se révoltent contre lui un exemple de ce qui leur arrivera ». Ce qui veut dire que l’exemple de Sodome et Gomorrhe est un exemple de destruction et non pas de tourments éternels. Ils ne sont pas encore en train de souffrir sous le feu qui est descendu du ciel. Ils ont tous été tués ce jour-là lorsque le feu est descendu sur la ville. Ceci nous sert d’exemple pour nous si nous nous révoltons contre Dieu. En réalité, la destruction est une conséquence de notre rébellion. Tandis, que la punition, elle serait de souffrir éternellement en enfer. Une punition aura une fin. Comme lorsque l’on dit à l’enfant pour le punir d’aller dans sa chambre pour y réfléchir. Après un moment, on lui permet de ressortir de sa chambre. En contrepartie, une conséquence est le résultat de notre rébellion.

Cependant, dans le passage de 2 Pierre 2.7, nous voyons qu’un petit groupe de personnes ont échappé à la destruction.

Il a délivré Loth, cet homme juste qui était consterné par la conduite immorale des habitants débauchés de ces villes.

2 Pierre 2.7

Comme nous le voyons depuis la nuit des temps et qui se manifestera encore à la fin c’est qu’un groupe de fidèles échapperont à la destruction et obtiendront la vie éternelle.

Dans le même ordre d’idée, regardons un passage alors que l’apôtre Jacques parle des riches injustes qui seront emmenés au massacre et consumés par leurs richesses.

Et maintenant, écoutez-moi, vous qui êtes riches. Pleurez et lamentez-vous au sujet des malheurs qui vont fondre sur vous ! 2 Votre richesse est pourrie et vos vêtements sont rongés par les mites. 3 Votre or et votre argent sont corrodés et cette corrosion témoignera contre vous, elle dévorera votre chair comme un feu. Vous avez entassé des richesses dans ces jours de la fin. 4 Vous n’avez pas payé leur juste salaire aux ouvriers qui ont moissonné vos champs. Cette injustice crie contre vous et les clameurs des moissonneurs sont parvenues jusqu’aux oreilles du Seigneur des armées célestes. 5 Vous avez vécu ici-bas dans les plaisirs et le luxe, vous vous êtes engraissés comme des animaux pour le jour où vous allez être égorgés.

Jacques 5.1-5

La conséquence pour les actions des riches, dont Jacques parle ici, n’est pas pour leur richesse. C’est plutôt pour le fait qu’ils ont été avares en volant leurs ouvriers. Mais, ce n’est pas parce qu’ils étaient riches c’est plutôt que leur richesse ont été acquis en abusant de leurs ouvriers. Jacques mentionne, encore une fois, qu’ils seront détruits. Il ne mentionne pas qu’ils souffriront éternellement dans les flammes de l’enfer.

D’ailleurs, ce concept de l’enfer, pour Jacques, n’apparaissait pas dans les Écritures à son époque. Cette pensée était seulement véhiculée par la tradition des pharisiens. Jésus avait bien averti ses disciples de faire très attention à cela en se gardant du levain des pharisiens.

Jésus leur dit : Faites bien attention : gardez-vous du levain des pharisiens et des sadducéens !

Matthieu 16.6

Ce qui voulait dire, faites attention à leurs enseignements, ils ne sont pas scripturaires. Encore aujourd’hui, nombre de personnes véhiculent des concepts qui ne sont pas bibliques. Nous nous devons toujours d’être sur nos gardes pour ne pas nous laisser séduire. Comme Jésus prit la peine d’avertir ses disciples de vive voix, ainsi le fait-il, par sa Parole, encore pour nous aujourd’hui qui vivons les événements de la fin.

Là-dessus, Jésus leur dit : Faites attention que personne ne vous induise en erreur.

Marc 13.5

Le mot « erreur » est la traduction du mot grec « plano » et il signifie : égarer, amener à s’égarer. Conduire hors du droit chemin. Conduire hors de la vérité. Mener dans l’erreur et tromper. Jésus nous demande de faire très attention en ces jours de la fin alors que les trompeurs sont nombreux et que les tromperies se multiplient. Je m’aperçois que nous sommes pris dans un nombre incalculable de fausses doctrines. Chaque fois que je regarde un concept, j’y trouve une fausse doctrine. Je remercie le Seigneur de me donner, par son Saint-Esprit, le discernement. Parce que sans lui, je ne verrais rien de tout cela.

Je vais faire une parenthèse, ici qui ne plaira certainement pas à certains, mais je me dois tout de même de signaler ce fait. Une majorité de croyants pentecôtistes, dont je fais moi-même partie, donc, je sais de quoi je parle, sont très superficiels. Je dirais qu’ils sont beaucoup trop axés sur les émotions, les sentiments et les expériences que sur le fondement de la Parole de Dieu. Et cela est un problème majeur. Parce qu’ils ne sont pas en mesure de discerner les fausses doctrines. À cause de cela, ils sont très à risque de se faire séduire et c’est le cas. Beaucoup de fausses doctrines se propagent et ceux-ci ne voient rien. Parce qu’ils réagissent aux émotions et aux sentiments. Ils vont toujours aller là où leurs sentiments sont excités. Les fondements de la Parole de Dieu ne les intéressent à peu près pas. Ils recherchent ce qui les émoustille en premiers lieux, ils recherchent les expériences plutôt que la présence du Seigneur Jésus.

Je me dois de faire cet avertissement parce que des temps de séductions encore plus grands arrivent. Si mes frères et sœurs ne sont pas des gens verser dans les Écritures, comme l’étaient les croyants de Bérée bien, ils vont être la proie de ces séducteurs sans vergogne. Il est fort probable qu’ils vont se laisser prendre.

Ainsi, pour une majorité de pentecôtistes, le fondement des écritures n’a pas beaucoup d’importance. Ce qui compte pour plusieurs ce sont les émotions, les sentiments et bien sûr les expériences. Tant que ceux-ci sont sollicités, il n’y a pas de problème. Je parle en connaissance de cause faisant moi-même partie du mouvement et d’une église Pentecôtiste depuis plus de 40 ans. S’ils ne reviennent pas aux fondements de la Parole de Dieu, je crains qu’ils ne soient encore davantage la proie de ces séducteurs.

Conclusion

En conclusion, l’étude approfondie des enseignements bibliques sur la destinée des méchants révèle une perspective différente de celle communément répandue. Les écritures, telles que rapportées par les apôtres, soulignent la notion de destruction plutôt que de tourments éternels pour ceux qui se détournent de Dieu. La mort, dans ce contexte, est présentée comme une conséquence plutôt qu’une punition, une fin de l’existence plutôt qu’une souffrance perpétuelle. Il est crucial pour les croyants de revenir aux fondements de la Parole de Dieu afin de ne pas être trompés par des doctrines erronées et de faire des choix éclairés basés sur la vérité scripturaire.

D’où origine la croyance de l’enfer? (partie 6)

La destinée finale des méchants sera-t-elle comme on nous l’a toujours enseigné ?

Introduction

Dans cette série sur la croyance de l’enfer, nous explorons l’origine de la croyance en l’enfer et examinons si la conception traditionnelle de tourments éternels correspond réellement à ce que la Bible enseigne. Nous commençons par étudier le concept de la géhenne, une vallée associée à la destruction éternelle dans la pensée juive, et examinons comment Jésus utilise cette image pour illustrer les conséquences du péché dans ses enseignements. Nous allons donc nous intérésser à savoir ce qu’est la géhenne, quel était l’enseignement de Jésus sur le sujet puis, nous terminerons avec l’importance des mots et leur définition.

Qu’est-ce que la géhenne ?

Autrefois, la géhenne était une décharge à l’extérieur de Jérusalem où étaient jetés les corps des criminels exécutés, les animaux morts et tous les déchets de la ville. C’est ce que nous rapporte le Dictionnaire Biblique Easton :

« La vallée des fils de Hinnom, un vallon profond et étroit au sud de Jérusalem, où les Juifs idolâtres offraient leurs enfants en sacrifice à Molech (Moloc) (2 Ch 28.3; 33.6; Jr 7.31; 19.2-6). Cette vallée devint ensuite le réceptacle commun de tous les déchets de la ville. Ici, les cadavres d’animaux et de criminels, ainsi que toutes sortes d’ordures, étaient jetés et consumés par un feu toujours allumé. Il est ainsi devenu au fil du temps l’image du lieu de destruction éternelle. » [1]

Ce que nous dit le dictionnaire Easton c’est qu’il y avait un feu qui brulait continuellement. Ce n’était pas un feu qui torturait ce qui avait été jeté là, mais plutôt un feu qui détruisait. D’ailleurs, les images utilisées par Jésus étaient familières aux Juifs de son époque. Par exemple, quand Jésus a dit que les méchants seraient détruits dans la Géhenne, tout le monde savait ce qu’il voulait dire. Il y avait un feu, dans cet endroit, qui détruisait tout ce qui avait été jeté là. Un feu qui réduisait tout en cendre. Regardons maintenant ce passage de Matthieu 5.22:

Eh bien, moi (Jésus), je vous dis : Celui qui se met en colère contre son frère en répondra devant le tribunal. Celui qui lui dit « imbécile » passera devant le Grand-Conseil, et celui qui le traite de fou est bon pour le feu de l’enfer.

Matthieu 5.22

D’abord, le mot « enfer » utilisé par la version du Semeur, que j’utilise, n’est pas la bonne traduction du mot original grec « geenna » qui a donné en français le mot « géhenne ». Le mot « géhenne » est par ailleurs utilisé correctement dans la Bible Louis-Second et dans d’autres versions également. Par exemple, la Nouvelle Bible Second, la Bible de la Colombe, la TOB, la Bible de Jérusalem et la Darby utilisent le mot « géhenne » dans le texte français.

Ce que je remarque, c’est que certaines des nouvelles traductions vont utiliser le mot « enfer » plutôt que « géhenne ». Comme la Bible du Semeur, la Bible Second 21, la Nouvelle Bible en Français Courant, la Bible en Français Courant et la traduction française de la King James qu’on appelle la Bible du Roi Jacques.

La géhenne un lieu de sacrifice

Dans cette vallée, avant que ne soit la géhenne, c’était l’endroit où l’on sacrifiait les enfants au Dieu Moloc. Le sacrifice des enfants qui avaient été offerts était un crime odieux envers les ceux-ci. On chauffait la statue et l’on y déposait l’enfant vivant dans les bras de l’idole. L’enfant se tordait et hurlait de douleur jusqu’à ce qu’il finisse par mourir. Pour éviter d’entendre les cris et les pleurs de l’enfant, les gens frappaient sur des tambours pendant le sacrifice [2]. Joseph Benson rapporte dans son commentaire, Joseph Benson’s Commentary of the Old and New Testaments, ceci d’intéressant au sujet du passage de Matthieu 5.22 lorsqu’il écrit :

« Les Juifs, à cause de la perpétuité de ces incendies, et pour exprimer la plus grande haine des sacrifices qui étaient offerts à Moloc dans cette vallée, se servirent de son nom pour signifier l’enfer. C’est pourquoi nos traducteurs ont donné à Tophet, ou géhenne, sa signification métaphorique dans le présent passage, alors qu’elle aurait plutôt dû avoir sa signification littérale. Car notre Seigneur, dans l’intention de montrer à ses auditeurs que le châtiment de la colère sans cause, des discours méprisants et des noms injurieux, sera, dans la vie à venir, proportionné à la culpabilité qui est dans ces péchés ; et ne trouvant aucun nom dans le langage des hommes par lequel ces différents degrés de punition pourraient être correctement exprimés, il les illustra par les punitions que les Juifs connaissaient. » [3]

On voit bien ici que Jésus utilisa cette image de la géhenne parce que les Juifs savaient pertinemment ce que cela signifiait. Malheureusement pour nous aujourd’hui avec cette mauvaise traduction du mot « géhenne » par le mot « enfer », ce que Jésus disait a perdu son véritable sens pour devenir le sens que les traducteurs ont bien voulu donner. Un sens complètement différent de ce que Jésus laissait entendre.

Le véritable sens de la géhenne était la destruction par le feu et cela c’était une image forte pour les Juifs de l’époque. Mais pour nous aujourd’hui avec l’enfer comme étant un lieu de tourment éternel, cela change les propos de Jésus du tout au tout  ! Et cela pour moi c’est inadmissible de trafiquer de la sorte la parole de Dieu et surtout les propos de Jésus. On ne change pas les propos de Jésus pour lui faire dire ce que nous voulons entendre ou ce que nous avons comme concept.

Dans Marc 9.48, Jésus parle d’un endroit où « leur ver ne meurt pas, et le feu ne s’éteint pas ». Regardons tout le contexte pour bien comprendre ce passage.

Si ta main cause ta chute, coupe-la ; car il vaut mieux pour toi entrer dans la vie avec une seule main que de garder les deux mains et d’être jeté en enfer dans le feu qui ne s’éteint jamais. 45 Si ton pied cause ta chute, coupe-le ; car il vaut mieux pour toi entrer dans la vie avec un seul pied que de garder les deux pieds et d’être jeté en enfer. 47 Si ton œil cause ta chute, jette-le au loin ; car il vaut mieux pour toi entrer avec un seul œil dans le royaume de Dieu que de garder les deux yeux et d’être jeté en enfer, 48 où le ver rongeur ne meurt point et où le feu ne s’éteint jamais.

Marc 9.43-48

Tout d’abord, plutôt que le mot « enfer » c’est le mot « géhenne » qui devrait être là. Jésus dit que la personne est jetée dans la géhenne où le vers rongeur ne meurt point et où le feu ne s’éteint point. Ce qui signifie que dans l’endroit, appelé la géhenne, il y avait la présence de feu continuel. Et les vers aussi qui rongeaient les cadavres avant qu’ils ne soient consumés. Cette image que Jésus voulait donner était une image de feu et de ver qui détruisent. Encore une fois, ce n’était pas une image de tourment sans fin. Lorsque les déchets étaient consumés, ceux-ci devenaient de la cendre et c’était fini. Ils étaient complètement décomposés.

C’est pour cela que de traduire le mot « géhenne » par le mot « enfer » n’est pas viable. Parce que ce n’est pas le bon mot ni la bonne signification. Les gens ou les choses jetés dans la géhenne ne se tordaient pas de couleurs sans fin. J’ai d’ailleurs déjà expliqué cela dans une vidéo précédente.

La mention du feu qui ne s’éteint jamais ne prouve pas des tourments sans fin. Parce que lorsqu’il y avait des déchets qui étaient continuellement jetés, le feu continuait d’être alimenté. C’est pour cela qu’il ne s’éteignait pas. Il était continuellement alimenté. Ce passage de Marc 9.48 est en fait une citation d’Ésaïe 66.24 qui dit :

Et quand ils sortiront, ils verront les cadavres des hommes qui se sont révoltés contre moi ; et le ver qui rongera ces hommes ne mourra pas, le feu qui les dévorera ne s’éteindra jamais, et ils feront horreur à tout être vivant.

Ésaïe 66.24

Nous savons tous que les vers se nourrissent de cadavres. D’ailleurs, ils apparaissent lors de la décomposition du corps mort. Le mot hébreu rend bien la traduction comme étant des vers qui se forment lors de la putréfaction des chairs. Le feu qui ne s’éteint pas signifie que les âmes de ceux qui seront détruits ne reviendront jamais tout comme dans la géhenne. Le feu brûlera continuellement comme signe de destruction éternelle. Et encore une fois, non pas de tourment éternel. Si l’on utilise ce passage pour justifier la damnation éternelle, on vient sortir ce passage de son contexte parce que ni le passage ni le contexte ne parle de tourments éternels et celui-ci ne fait plus aucun sens.

L’enseignement de Jésus concernant la géhenne

Je dis le mot « géhenne », parce que ce n’est pas le mot latin « enfer » et sa conception qui est utilisée par Jésus. C’est le mot « géhenne » que Jésus utilise avec sa définition. Dans le texte grec original, c’est le mot « geenna » traduit par géhenne en français qui est présent. Jésus a parlé d’un jugement final au cours duquel Dieu « détruirait l’âme et le corps en enfer ». Sauf que le mot « enfer » est une très mauvaise traduction du mot « géhenne ». Vous allez dire que je me répète, mais c’est voulu pour être certain que nous comprenons bien mon propos.

Ne craignez donc pas ceux qui peuvent tuer le corps, mais qui n’ont pas le pouvoir de faire mourir l’âme. Craignez plutôt celui qui peut vous faire périr corps et âme dans l’enfer (geenna).

Matthieu 10.28

Ce passage pose un défi majeur à la croyance largement acceptée de l’enfer comme un lieu de tourment sans fin. Il amène les enseignants bibliques à attribuer une signification théologique différente au mot « périr ». De nombreux défenseurs de l’interprétation littérale de la Bible évitent la signification évidente du mot « périr » en le réinterprétant comme une séparation éternelle et consciente de Dieu. Cependant, périr dans sa définition, ne veut pas dire la séparation éternelle et consciente de Dieu. Je vous souligne que cette redéfinition va à l’encontre de l’usage courant du terme « périr » dans d’autres contextes bibliques et cela crée une contradiction théologique.

Le mot « périr » est la traduction du mot grec « apollumi » et celui-ci signifie littéralement : détruire, démolir entièrement, mettre en ruine. Comme vous le voyez, ça n’a rien à voir avec une séparation éternelle et consciente de Dieu.

Le mot « enfer » est la traduction du mot « géhenne ». Et le mot « enfer », avec sa définition courante, ne fait pas partie du langage de Jésus. À tout le moins dans la version de la Bible du Semeur que j’utilise.

L’importance de la signification des mots

Le problème que nous rencontrons aujourd’hui est que nous avons maintenant bien ancré dans notre conscience ce principe de l’enfer. Soit un endroit où les âmes vont être torturées éternellement. Et chaque fois que nous lisons le mot enfer dans les écritures, c’est cette image qui nous revient à l’esprit. Vous savez comme moi que les mots se transforment en image dans notre tête. Si je vous parle d’une auto, une maison, une table, etc., vous avez tout de suite une image dans votre tête et chacune des images que nous avons est identique dans la forme. Si je dis le mot table, nous nous faisons tous une image de la table. Maintenant, la façon dont l’enfer nous a été enseigné fait en sorte que nous ayons tous la même image de l’enfer. Pour chacun de nous, l’image que nous en avons est représentative d’un endroit où les âmes vont souffrir éternellement. Cependant, cette image est faussée comparativement à la géhenne qui s’apparente plus à un lieu de destruction. C’est ce que va dire le démon à Jésus dans Marc 4.

Que nous veux-tu, Jésus de Nazareth ? Es-tu venu pour nous détruire ? Je sais qui tu es ! Tu es le Saint envoyé par Dieu !

Marc 41.24

Le mot « détruire » est la traduction du mot grec « apollumi », que nous avons vue précédemment, et celui-ci signifie littéralement : détruire, démolir entièrement, mettre en ruine. Le démon disait à Jésus détruire parce qu’il savait que l’étang de feu, où il sera jeté, ne serait pas un endroit pour qu’il soit tourmenté éternellement, mais plus pour qu’il soit détruit, c’est-à-dire qu’il disparaitra à tout jamais.

Si je vous disais le mot « géhenne », quelle est l’image qui vous vient en tête ? De prime abord, ce serait la représentation de l’enfer. Mais l’image est complètement différente parce que celle-ci est un dépotoir où il y a un feu constant qui détruit les déchets. Ainsi, utiliser le mot « enfer » à la place du mot « géhenne » fait une grande différence. Les deux mots n’ont pas la même signification. Quelque part, ça change les propos de Jésus. Je vais vous donner quelques exemples.

Si ta main droite cause ta chute, coupe-la et jette-la au loin. Il vaut mieux pour toi perdre un de tes membres que de voir tout ton corps jeté en enfer.

Matthieu 5.30

Ce que nous voyons ici, avec cette interprétation, c’est que tout son corps sera jeté dans un endroit où il va souffrir éternellement. Maintenant, si je remplace le mot « enfer » par le mot original « géhenne » qui apparait dans le texte original grec, ça donne une tout autre signification.

La personne sera alors jetée dans un endroit où elle va être complètement détruite. Ça fait toute la différence. Ça change complètement le propos de Jésus. Juste parce que ce n’est pas le bon mot qui est utilisé. Regardons un autre exemple :

Luc 12.5 Savez-vous qui vous devez craindre ? Je vais vous le dire : c’est celui qui, après la mort, a le pouvoir de vous jeter en enfer. Oui, je vous l’assure, c’est lui que vous devez craindre.

Dans ce passage, nous voyons que c’est Dieu qui a le pouvoir de me torturer éternellement dans cet endroit appelé l’enfer. Ça ne ressemble pas au Dieu que je connais. Il n’est pas un Dieu sadique qui aime voir souffrir les âmes ad vitam aeternam. Comme nous l’avons vu, Dieu ne désire pas nous voir mourir, c’est-à-dire être détruit. C’est ce que l’apôtre Pierre va également dire.

Le Seigneur n’est pas en retard dans l’accomplissement de sa promesse, comme certains se l’imaginent, il fait simplement preuve de patience à votre égard, car il ne veut pas qu’un seul périsse. Il voudrait, au contraire, que tous parviennent à se convertir.

2 Pierre 3.9

Dieu ne veut pas qu’un seul périsse. Nous avons vu que le mot « périr » signifiait détruire. À la lumière de cette explication, nous voyons que Dieu ne veut donc pas que personne ne soit détruit. Que personne ne disparaisse à tout jamais. Maintenant, si nous lisons le même passage, mais avec sa réelle signification

Savez-vous qui vous devez craindre ? Je vais vous le dire : c’est celui qui, après la mort, a le pouvoir de vous jeter dans la géhenne. Oui, je vous l’assure, c’est lui que vous devez craindre.

Luc 12.5

Si le mot « enfer » avait la même signification que le mot « géhenne », ça ne ferait pas de différence. Parce que l’image que nous nous ferions de l’endroit serait la même. Le problème c’est que le mot « enfer » et le mot « géhenne » n’ont pas la même signification comme j’ai mentionné précédemment.

Une chose intéressante, Jésus parle effectivement de « châtiment éternel » dans Matthieu 25.46. Nous lisons ceci :

Et ils s’en iront au châtiment éternel. Tandis que les justes entreront dans la vie éternelle.

Matthieu 25.46

Ce passage nous démontre simplement que la destruction des malfaiteurs dans la colère de Dieu est à tous égards considérée comme un châtiment éternel. Ça n’a pas la signification de tourment éternelle dans un endroit. Cela signifie que les effets d’un tel châtiment durent pour toujours, aussi longtemps que la vie éternelle dont jouissent les justes. Comme la vie est éternelle, la mort est aussi éternelle. On ne reviendra jamais en arrière après cela. Cependant, les souffrances ne durent pas éternellement parce que les méchants disparaîtront pour ne plus jamais ressusciter. La punition est éternelle. Ils vont être détruits à tout jamais. Certains vont dire peut-être que nous jouons avec les mots.

Mais les auteurs de l’Écriture utilisent souvent le mot « éternel » pour modifier une activité qui se déroule dans un temps limité, tant que les effets sont continus. Par exemple, la Bible utilise le terme « salut éternel » pour désigner un événement unique aux effets continus. On voit cela dans ce passage de l’épître aux Hébreux :

Il a pénétré une fois pour toutes dans le sanctuaire ; il y a offert, non le sang de boucs ou de veaux, mais son propre sang. Il nous a ainsi acquis un salut éternel.

Hébreux 9.12

Jésus-Christ ne rachète pas éternellement son peuple. Il l’a fait une fois sur la croix. Mais les effets de sa rédemption s’étendent dans l’éternité.

Un autre point, Jésus informait souvent ses auditeurs que les incroyants périraient lors du jugement.

À cette époque survinrent quelques personnes qui informèrent Jésus que Pilate avait fait tuer des Galiléens pendant qu’ils offraient leurs sacrifices. 2 Jésus leur dit : pensez-vous que ces Galiléens ont subi un sort si cruel parce qu’ils étaient de plus grands pécheurs que tous leurs compatriotes ? 3 Non, je vous le dis ; mais vous, si vous ne changez pas, vous périrez (apollumi, détruit) tous, vous aussi. 4 Rappelez-vous ces dix-huit personnes qui ont été tuées quand la tour de Siloé s’est effondrée sur elles. Croyez-vous qu’elles aient été plus coupables que tous les autres habitants de Jérusalem ? 5 Non, je vous le dis ; mais vous aussi, si vous ne changez pas, vous périrez (apollumi, détruit) tous.

Luc 13.1-5

Aujourd’hui, ces Galiléens tués par Pilate et ceux dont la tour de Siloé est tombée sur eux sont morts. Ils ont disparu de la surface de la Terre à ce moment et leur corps s’est complètement décomposé. Aujourd’hui, il ne reste plus rien de ces gens si ce n’est le souvenir que nous rappelle la Parole de Dieu

En effet, les vivants savent qu’ils mourront, mais les morts ne savent rien du tout ; ils n’ont plus rien à gagner, ils sombrent dans l’oubli.

Ecclésiaste 9.5

Ils n’ont plus jamais été revus. C’est ce que Jésus dit dans le sens de « vous périrez ». Ce que Jésus est en train de dire, c’est « vous serez complètement détruit » en parlant de l’âme bien entendu. Mais la comparaison que Jésus faisait était avec le corps

Oui, Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils, son unique, pour que tous ceux qui placent leur confiance en lui échappent à la perdition et qu’ils aient la vie éternelle.

Jean 3.16

Encore la même chose, le mot perdition est la traduction du mot grec « apollumi » qui signifie détruire, démolir entièrement, abolir, mettre en ruine.

Si quelqu’un ne demeure pas en moi, on le jette hors du vignoble, comme les sarments coupés : ils se dessèchent, puis on les ramasse, on y met le feu et ils brûlent.

Jean 15.6

Un autre texte qui corrobore le fait que les méchants seront détruits et non pas envoyé dans un endroit de supplice éternel pour être tourmenté jour et nuit éternellement. Ils vont être rassemblés et brûlés, comme on brûle des bâtons desséchés. La signification de ces mots était évidente pour les gens ordinaires de son époque. Mais pour nous, elle demande un effort de compréhension parce que nous ne vivons pas dans le même contexte qu’eux. Nous ne vivons pas, non plus, la même époque et nous avons des bibles traduites.

Beaucoup feront appel à l’histoire de l’homme riche et de Lazare dans Luc 16 comme preuve d’un tourment éternel. Je vous invite à écouter mon enseignement sur ce sujet sur mon blogue comprendrelaprophetie.ca ou sur la page Facebook ou le profil YouTube du même nom. Vous allez apprendre que ce que Jésus dit dans ce passage de Luc 16 contredit tout ce que les Écritures mentionnent. Et vous allez également savoir pourquoi c’est comme ça. On ne peut pas prendre cette histoire pour valider les concepts du séjour des morts comme Jésus le décrit parce que ces concepts étaient issus de la tradition de rabbin juif et Jésus utilisait leur tradition pour leur parler afin qu’ils comprennent la leçon qu’il devait saisir.

Conclusion

En conclusion, l’origine de la croyance en l’enfer remonte à des traditions et des interprétations qui ont évolué au fil du temps. En explorant le concept de la géhenne, nous comprenons que Jésus utilisait une image familière à son époque pour illustrer les conséquences du péché, à savoir la destruction plutôt que le tourment éternel. Le mot « géhenne » utilisé par Jésus diffère du mot « enfer » qui a été mal traduit dans certaines versions bibliques, créant ainsi une fausse image de la destinée des méchants. En réalité, la perspective de Jésus sur la géhenne pointe vers une destruction totale plutôt que des souffrances éternelles, soulignant ainsi l’importance de comprendre les mots dans leur contexte historique et linguistique pour saisir pleinement son enseignement.


  1. https://www.biblestudytools.com/dictionaries/eastons-bible-dictionary/hinnom.html
  2. https://www.truthaccordingtoscripture.com/commentaries/bnb/matthew-5.php
  3. https://www.truthaccordingtoscripture.com/commentaries/rbc/matthew-5.php

Le larron et Jésus sur la croix

Est-ce que les croyants vont au ciel immédiatement après leur mort ? Que dit la Bible sur ce sujet?

Introduction

Une personne m’a posé la question suivante sur mon blogue, pourquoi Jésus a dit au voleur sur la croix qu’aujourd’hui celui-ci serait avec Jésus dans le paradis ?

C’est une excellente question et elle mérite bien une réponse. Voici ce que Jésus disait au malfaiteur crucifié avec lui :

Et Jésus lui répondit : vraiment, je te l’assure : aujourd’hui même, tu seras avec moi dans le paradis.

Luc 23.43

Il y a plusieurs passages comme celui-ci qui, à première vue, semble contredire les Écritures, mais en réalité lorsque nous creusons un peu, nous nous apercevons bien vite que ce n’est pas le cas. Souvent, c’est dû à un problème de traduction ou encore à une mauvaise traduction par les traducteurs de la Bible, etc. Mais, qu’en est-il de ce passage qui, ma foi, semble énigmatique ?

D’abord, regardons au texte original grec ce qu’il dit.

Και  ειπεν αυτω   αμην    σοι     λεγω   σημερον         μετ    εμου  εση
Et     il dit  à lui  amen   à toi  je dis  aujourd’hui   avec  moi    tu seras

εν        τω        παραδεισω
dans    le        paradis

Ce texte nous dit bien la même chose, mais comment interprété ce passage alors dans son véritable sens sachant que personne n’est monté au ciel comme nous dit l’apôtre Jean :

Car personne n’est monté au ciel, sauf celui qui en est descendu : le Fils de l’homme.

Jean 3.13

Le fondement d’une fausse croyance

Ce passage de Luc 23.43 constitue le fondement de la fausse croyance qu’une majorité de croyants affirment qu’après leur mort, ils iront immédiatement au ciel. Bien entendu, cette croyance contredit tout ce que les Écritures disent concernant la mort et le séjour des morts. Cette croyance prône, par elle-même, l’immortalité de l’âme qui, malheureusement, est également une fausse croyance.

Nous voyons bien que Jésus promet au malfaiteur qu’il sera avec lui le jour même dans le paradis, comme nous dit la version de la Bible du Semeur, que j’utilise quotidiennement. J’ajouterai que cela est aussi le cas dans bien d’autres versions de langues françaises. Ce passage est devenu le point central moderne de l’ancienne croyance voulant que l’âme continue de vivre après la mort du corps et finit par aboutir au ciel pour être avec Dieu.

Comme nous l’avons vu auparavant, personne n’est monté au ciel, nous dit l’apôtre Jean (Jn 3.13). Si personne n’est monté au ciel, affirmer que le malfaiteur serait le jour même avec Jésus dans le ciel vient contredire, dans ce cas-ci, ces paroles même de Jean et par le fait même les Écritures.

Toutefois, nous savons tous que tout l’enseignement de Jésus ne contredisait pas les Écritures. Au contraire, il s’est servi de plusieurs passages de l’Ancien Testament pour appuyer ses dires. Le seul problème c’est que ce passage de Luc 23.43 ne soutient pas le fait que les croyants iront au ciel après leur mort.

Nous constatons une chose, qui en apparence semble contradictoire à cette parole de Jésus, étant que lui-même n’est pas monté au ciel après sa mort. Jésus n’est pas allé au paradis après sa mort. Comment pouvait-il dire au malfaiteur qu’aujourd’hui même il serait avec lui dans le paradis. Regardons ce que Jésus nous apprend concernant l’endroit où il est allé après sa mort.

Quelques spécialistes de la Loi et des pharisiens intervinrent en disant : Maître, nous voudrions te voir faire un signe miraculeux. 39 Il leur répondit : ces gens de notre temps qui sont mauvais et infidèles à Dieu réclament un signe miraculeux ! Un signe… il ne leur en sera pas accordé d’autres que celui du prophète Jonas. 40 En effet, comme Jonas resta trois jours et trois nuits dans le ventre du poisson, ainsi le Fils de l’homme passera trois jours et trois nuits dans le sein de la terre.

Matthieu 12.38-40

Jésus mentionne clairement qu’il passera trois jours et trois nuits dans le sein de la terre après sa mort. Ce qui ne signifie rien d’autre que dans la tombe. Donc, s’il a passé trois jours et trois nuits dans la tombe, il n’a pas pu être au paradis avec le malfaiteur. Pour pousser un peu plus loin la logique, s’il n’était pas au paradis le jour de sa mort, le criminel n’était pas non plus crucifié à côté de lui.

Les Écritures, par les écrits de l’apôtre Paul, nous confirment que Jésus a effectivement accompli sa prophétie.

Je vous ai transmis, comme un enseignement de première importance, ce que j’avais moi-même reçu : Christ est mort pour nos péchés, conformément aux Écritures ; 4 il a été mis au tombeau, il est ressuscité le troisième jour, comme l’avaient annoncé les Écritures.

1 Corinthiens 15.3-4

Ce que Paul est en train de nous dire, c’est que Jésus a véritablement connu la mort. Une mort comme ceux qui nous ont précédés ont connu. Il a été mis au tombeau et y est resté trois jours et trois nuits. Puis, il fut ressuscité par le Père, pour être le premier en tout. C’est-à-dire le premier à connaitre la mort et la résurrection puis à revêtir un corps glorieux. L’apôtre Jean nous confirme aussi ce fait que Jésus fut bien placé dans un tombeau.

Non loin de l’endroit où Jésus avait été crucifié, il y avait un jardin dans lequel se trouvait un tombeau neuf où personne n’avait encore été enseveli. 42 Comme c’était, pour les Juifs, le soir de la préparation du sabbat, ils déposèrent Jésus dans cette tombe parce qu’elle était toute proche.

Jean 19.41-42

L’apôtre Pierre lors de son premier discours après la Pentecôte, véritablement sous l’onction du Saint-Esprit, va également déclarer quelque chose de très pertinent.

Ainsi, il (le roi David) a entrevu par avance la résurrection du Messie, et c’est d’elle qu’il parle en disant que Dieu ne l’abandonnera pas dans le séjour des morts et qu’il ne laissera pas son corps se décomposer.

Actes 2.31

Pendant ces trois jours, comme nous dit la Parole, le corps mort de Jésus fut véritablement dans un tombeau et son âme se retrouva dans le séjour des morts en grec « hades ». Ce passage nous démontre clairement que Jésus n’était pas au paradis comme nous laissent entendre les traducteurs de nos Bibles avec ce passage de Luc 23.43.

Un autre fait révélateur et intéressant est que Jésus lui-même mentionne à Marie, le jour de sa résurrection, qu’il n’a pas été au ciel depuis sa mort sur la croix.

Jésus lui dit : Marie ! Elle se tourna vers lui et s’écria en hébreu : Rabbouni (ce qui veut dire : Maître) ! 17 – Ne me retiens pas, lui dit Jésus, car je ne suis pas encore monté vers mon Père. Va plutôt trouver mes frères et dis-leur de ma part : je monte vers mon Père qui est votre Père, vers mon Dieu qui est votre Dieu.

Jean 20.16-17

Jésus dit ici clairement à Marie qu’il n’est pas allé au ciel comme il le semble le dire au criminel sur la croix près de lui. Jésus est monté quelque temps après sa résurrection comme nous le rapportent les Écritures. Toutefois, la question se pose toujours à ce moment-ci, mais qu’est-ce que Jésus a bien voulu dire exactement ? Ne nous arrêtons pas ici et continuons pour tenter de comprendre.

Le paradis

Qu’est-ce que le paradis dont Jésus parle ? Le mot grec est « paradeisos » et il signifie un parc, un jardin, un endroit clôturé comme une réserve. Cela s’apparente au jardin d’Éden. Ce mot apparait 3 fois dans le Nouveau Testament. Une fois ici en Luc 23.43 également en 2 Corinthiens 12.4 et Apocalypse 2.7. Prenons le temps de les lire avant d’aller plus loin.

…a été enlevé au paradis (paradeisos) et qu’il a entendu des paroles qu’on ne peut pas répéter parce qu’il n’est pas permis à un homme de les dire.

2 Corinthiens 12.4

Dans ce passage, l’apôtre Paul raconte une expérience qu’il aurait vraisemblablement eue alors qu’il aurait été enlevé au paradis. Toutefois, il ne sait pas si c’était dans son corps ou dans une vision. À la lumière de ce que Jean nous dit, il est fort probable que l’apôtre fut enlevé au ciel dans une vision.

Que celui qui a des oreilles écoute ce que l’Esprit dit aux Églises. Au vainqueur, je donnerai à manger du fruit de l’arbre de vie qui est dans le paradis de Dieu. 

Apocalypse 2.7

Ce passage nous démontre ce qu’est le paradis. C’est l’endroit où l’arbre de vie est planté. Ce même type d’arbre qu’il y avait dans le jardin d’Éden.

L’Éternel Dieu fit pousser du sol toutes sortes d’arbres portant des fruits d’aspect agréable et délicieux, et il mit l’arbre de la vie au milieu du jardin. Il y plaça aussi l’arbre de la détermination du bien et du mal.

Genèse 2.9

Nous retrouverons également l’arbre de vie dans le paradis.

Heureux ceux qui lavent leurs vêtements. Ils auront le droit de manger du fruit de l’arbre de vie et de franchir les portes de la ville.

Apocalypse 22.14

La ville, dont il est question ici, est la nouvelle Jérusalem, l’épouse de l’Agneau. Au milieu de cette ville, il y aura l’arbre de vie, tout comme dans le jardin d’Éden. Ce qui nous apparait c’est que la nouvelle Jérusalem serait le paradis de Dieu. Cela a du sens, parce que Jésus a dit au criminel qu’il serait avec lui dans le paradis. C’est le même endroit où les disciples de Jésus se retrouveront également pour la vie éternelle.

Utilisation d’un idiome

Qu’est-il donc arrivé au criminel s’il n’a pas été au paradis comme Jésus semble le lui avoir dit ? Le fait d’interpréter que Jésus et le criminel se soit retrouvé au paradis tout de suite après leur mort, contredit en fait de nombreuses écritures. Malheureusement, certaines personnes s’accrochent encore à cette fausse croyance à cause de la construction de la phrase.

Ces gens soutiennent que lorsque Jésus a dit quelque chose d’important, il a toujours commencé par « vraiment, je te l’assure » (Mt 5.26; Jn 13.38) ou encore par « vraiment, je vous l’assure »(Mt 5.18; 10.23, 42; 18.13;23.36; Mc 9.41; Jn 5.24-25; 6.53; 13.21; 16.23) selon la version du Semeur. Cette expression est traduite par « en vérité je te le dis » ou « en vérité je vous le dis » dans d’autres versions de la Bible, comme la version Louis-Second. Cependant, le texte grec dit quelque chose d’un peu différent « Amen à toi je dis ». Bien entendu, la position des mots et les tournures de phrases sont différentes dans le grec comparativement au français comme c’est aussi le cas en anglais. Chaque langue à ses propres particularités, et je peux aisément comprendre que cela pose toujours un défi aux traducteurs.

Les critiques mentionnent que, structurellement, lorsque Jésus fait une déclaration importante, il va toujours commencer par « Vraiment, je vous l’assure » et suivi d’une déclaration importante. En cela, ils ont bien raison. Mais ils affirment que le fait d’utiliser le mot aujourd’hui serait superflu parce que la phrase est déjà au présent et qu’il n’est pas nécessaire de spécifier le temps une seconde fois dans la phrase. Je ne peux être en accord avec ceci parce que ça reviendrait à dire de supprimer le mot « aujourd’hui » du texte grec original et cela nous ne pouvons pas le faire. La Parole de Dieu ne doit en aucun temps être falsifiée de quelques façons que ce soient.

Maintenant, ce que nous devons comprendre, et c’est là l’un des points importants pour la compréhension de ce que Jésus a véritablement dit! C’est que l’utilisation du mot « aujourd’hui » est un idiome. Qu’est-ce qu’un idiome ? Un idiome est une expression, un mot ou une phrase qui ne peut pas être compris en traduisant littéralement ses mots individuels. Comme ce fut le cas pour ceux qui ont compris que Jésus et le malfaiteur étaient montés tout de suite au ciel après leur mort. Sa signification est figurative et culturellement spécifique. Les idiomes sont souvent propres à une langue donnée et peuvent être difficiles à comprendre pour ceux qui ne sont pas familiers avec la langue et la culture. Alors, d’où vient inévitablement la difficulté de traductions ? Les idiomes sont largement utilisés dans la communication quotidienne pour transmettre des idées de manière colorée et expressive. Par exemple en français nous utilisons des idiomes comme « tomber dans les pommes ». Nous savons tous que cela veut dire s’évanouir. Essayez de traduire cela dans mille ou même deux mille ans, ceci s’avérera être tout un défi. D’autres idiomes que nous utilisons en français comme « faire la sourde oreille », « être dans la lune », « donner sa langue au chat » et finalement « avoir le cœur sur la main ». Comment traduire ces idiomes dans une autre langue pour qu’ils soient compris sans aucune explication ? Ce serait tout un défi et certainement que les traducteurs de cette époque arriveraient avec des traductions quelque peu différentes de la signification actuelle.

L’utilisation du mot « aujourd’hui » dans ce passage est un idiome commun utilisé à la fois par Dieu et par les hommes dans les deux Testaments. Cet idiome ajoute énormément d’importance et de gravité à la déclaration qu’il accompagne. Regardons Deutéronome 4.26:

…je prends aujourd’hui à témoin contre vous le ciel et la terre : si vous faites cela, vous ne tarderez pas à disparaître du pays dont vous allez prendre possession après avoir traversé le Jourdain, vous n’y subsisterez pas longtemps, car vous serez entièrement détruits.

Deutéronome 4 .26

Lorsque l’idiome « aujourd’hui » est utilisé de cette manière, il ne vise pas à attirer l’attention sur la période de 24 heures pendant laquelle il a été prononcé, mais plutôt à transmettre l’importance et la solennité de la déclaration. Les versets précédents du chapitre révèlent que Dieu n’attire pas notre attention sur un jour spécifique, mais démontre le sérieux de ce qu’il dit en utilisant l’expression hébraïque « aujourd’hui ».

Cet idiome particulier apparait à mainte reprise dans la Bible. Littéralement des centaines de fois. Il est fréquemment utilisé lorsque Dieu parle des commandements qu’il a donnés et lorsqu’il dit à son peuple ce qu’il attend d’eux.

D’autre fois, « aujourd’hui » n’est pas idiomatique, comme lorsque l’orateur attire l’attention sur un jour spécifique, comme un sabbat ou un autre jour saint. Cependant, pour l’essentiel, ce terme vise à ajouter une emphase, de la solennité et de l’importance.

Une virgule peut faire toute la différence

Les paroles de Jésus prononcés en Luc 23.43 sont dites par la même personne qui a utilisé cet idiome à plusieurs reprises lorsqu’elle s’adressait aux israélites dans l’ancien Israël. Maintenant, quand nous comprenons cela, nous pouvons voir que la virgule est mal placée.

Reprenons ce passage de Luc 23.43 en changeant la virgule de place et vous verrez comment le sens de la phrase peut changer. Nous savons aujourd’hui que les points et virgules existaient dans le grec ancien. Cependant, la ponctuation n’était pas aussi standardisée comme elle l’est aujourd’hui. La virgule était plus utilisée pour marquer une pause dans le texte. Dans le texte grec que nous avons vu précédemment, il n’y a pas de virgules ni de points dans ce verset.

Les traducteurs de la Bible du Semeur, nous présentent la phrase construite de cette manière avec des « : » une « , » et un « . ». Regardons le passage à nouveau.

Et Jésus lui répondit : vraiment, je te l’assure : aujourd’hui même, tu seras avec moi dans le paradis.

Luc 23.43

J’aimerais adresser quelques remarques concernant la traduction faite par les traducteurs de la Bible du Semeur de ce passage. D’abord, les deux points ne sont pas dans le texte original grec, comme je vous l’ai démontré. Ensuite, le mot « même » n’est pas non plus dans le texte grec original. Il fut ajouté pour une raison que j’ignore. Peut-être que les traducteurs voulaient mettre l’emphase sur le jour même comme étant importants et signifiant que Jésus et le criminel allaient entrer au paradis le jour même après leur mort. Mais, comme nous l’avons vu, ce n’était pas scripturaire. Le sens devrait plus être « Vraiment, je te l’assure aujourd’hui, tu seras avec moi dans le paradis. » Cette formulation serait plus conforme avec le texte grec que nous avons vu.

Jésus ajoute une insistance solennelle à sa déclaration selon laquelle, à un moment donné, le criminel serait avec lui dans son royaume sur terre. En d’autres mots, cela pourrait se traduire ainsi, afin que ce passage soit cohérent avec le reste des Écritures. « Je te le dis aujourd’hui, tu vas être avec moi au paradis » Jésus dit aujourd’hui au malfaiteur ce jour-là qu’il sera avec lui dans le paradis. Jésus dit la même chose à une personne qui nait de nouveau qu’elle sera dans le paradis avec lui. Mais la personne n’entre pas immédiatement dans le paradis et non pas même après sa mort. Parce que la Bible nous enseigne que les morts vont dans le séjour des morts dans l’attente de la résurrection. Tous les morts sans exception sont actuellement dans le séjour des morts. Nous aussi, lorsque nous allons mourir, nous allons nous retrouver dans le séjour des morts. Personne n’a de privilèges spéciaux auprès de Dieu.

Entrer dans le paradis sans Christ est une impossibilité

Si le brigand sur la croix était entré au paradis après sa mort, il serait entré sans Christ. Parce que nous venons de voir que Jésus est allé là où tous les morts vont, c’est-à-dire dans le séjour des morts. Le malfrat aurait été une exception. Parce que la Bible est claire concernant le fait de la résurrection des morts et quand cela se produira. Jean, comme je l’ai mentionné tout au début, affirme que personne n’est monté au ciel. (Jn 3.13) Et si la Bible ne nous dit personne, alors c’est véritablement personne. Ce ne sera pas non plus les croyants enlevés avant la période des tribulations comme le suppose la fausse doctrine de l’enlèvement prétribulationnel, mais cela est un tout autre sujet.

Maintenant, qu’en est-il de tous les saints de l’Ancien Testament ? Qu’en est-il de tous les héros de la foi mentionnée en Hébreux 11 ? La plupart des gens supposent qu’ils sont au ciel en présence de Dieu, mais si nous sommes prêts à croire la simple déclaration de Jésus, nous savons que cela ne peut pas être le cas.

Je vous pose une question, au sujet du roi David, qui n’est tout de même pas négligeable. Où est le roi David actuellement ? Il était pourtant un homme selon le cœur de Dieu. Il doit surement être allé directement au ciel en mourant.  Est-ce que la Bible nous le dit clairement ? Bien entendu, nous voyons cela en Actes 2.34 dans le premier discours de l’apôtre Pierre à la Pentecôte. Je crois que cela était important que le Saint-Esprit fasse mention de cet exemple pour que les gens ne s’imaginent pas des choses.

En effet, David, lui, n’est pas monté au ciel, mais il a dit : Le Seigneur a dit à mon Seigneur : Viens siéger à ma droite…

Actes 2.34

David, ce grand roi. Cet homme qui plaisait à Dieu. Cet homme qui a mené de grands combats pour Dieu. S’il y en a un qui aurait dû aller au ciel après sa mort c’est bien lui. Mais non, Pierre, sous l’inspiration du Saint-Esprit, nous mentionne clairement que David, cet homme de Dieu, n’est pas monté au ciel. Il est comme tous les autres qui sont morts aujourd’hui. Ils sont dans le séjour des morts. Regarder maintenant ce que Pierre a dit quelques versets auparavant.

Mes frères, permettez-moi de vous parler franchement : le patriarche David est bel et bien mort et enterré. Son tombeau existe encore près d’ici aujourd’hui.

Actes 2.29

Son tombeau et ses restes existent encore aujourd’hui à Jérusalem. Une simple recherche sur Google vous donnera toutes les informations sur ce sujet. Chaque jour, des Juifs pieux prient dans ce local et étudient la Bible. Si le roi David n’est pas monté au ciel, lui qui le méritait largement, serait-il logique que le voleur sur la croix aille au ciel, alors qu’Abel, Énoch, Noé, Abraham, Sarah, Isaac, Jacob, Joseph, Moïse et tous les autres mentionnés dans l’épitre aux Hébreux chapitre 11 n’ont pas reçu cet honneur ? Bien sûr que non, et regardons maintenant ce que dit la fin du chapitre 11 de l’épitre aux Hébreux :

Dieu a approuvé tous ces gens à cause de leur foi, et pourtant, aucun d’eux n’a reçu ce qu’il leur avait promis. 40 C’est que Dieu avait prévu quelque chose de meilleur pour nous : ils ne devaient donc pas parvenir sans nous à la perfection.

Hébreux 11.39-40

Comme nous dit l’auteur de l’épitre aux Hébreux « Dieu a approuvé tous ces gens à cause de leur foi ». Ils ont donc été comme Abraham le fut justifiés à cause de leur foi. Il continue en disant « pourtant, aucun d’eux n’a reçu ce qu’il leur avait promis ». Qu’est-ce qui leur avait été promis ? Bien, la même chose qu’à nous soit la vie éternelle. Donc, jusqu’à maintenant, ils ne sont pas encore entrés dans l’éternité bien que cela leur ait été promis. Il ajoute « que Dieu avait prévu quelque chose de meilleur pour nous ». Quel était ce quelque chose de meilleur qui nous était promis et qu’eux n’ont pas eu ? C’est le Seigneur Jésus. Le salut par la foi en Jésus, ce qu’eux n’avaient pas à leur époque. Il termine en disant qu’ils « ne devaient donc pas parvenir sans nous à la perfection ». Quand allons-nous avoir la perfection ? Ce sera comme l’apôtre Paul le dit le jour de la résurrection lorsque Jésus reviendra pour nous prendre avec lui.

Il en va de même pour la résurrection. Lorsque le corps est porté en terre comme la graine que l’on sème, il est corruptible, et il ressuscite incorruptible ; 43 semé infirme et faible, il ressuscite plein de force et glorieux. 44 Ce que l’on enterre, c’est un corps doué de la seule vie naturelle ; ce qui revit, c’est un corps dans lequel règne l’Esprit de Dieu.

1 Corinthiens 15.42-44

Voici, je vais vous révéler un mystère : nous ne passerons pas tous par la mort, mais nous serons tous transformés, 52 en un instant, en un clin d’œil, au son de la trompette dernière. Car, lorsque cette trompette retentira, les morts ressusciteront pour être désormais incorruptibles, tandis que nous, nous serons changés. 53 En effet, ce corps corruptible doit se revêtir d’incorruptibilité et ce corps mortel doit se revêtir d’immortalité.

1 Corinthiens 15.51-53

En effet, au signal donné, sitôt que la voix de l’archange et le son de la trompette divine retentiront, le Seigneur lui-même descendra du ciel, et ceux qui sont morts unis à Christ ressusciteront en premier lieu. 17 Ensuite, nous qui serons restés en vie à ce moment-là, nous serons enlevés ensemble avec eux, dans les nuées, pour rencontrer le Seigneur dans les airs. Ainsi nous serons pour toujours avec le Seigneur.

1 Thessaloniciens 4.16-17

Tous ces héros de la foi n’ont pas reçu les promesses parce que Dieu avait prévu qu’eux et les lecteurs du livre des Hébreux seraient rendus parfaits ensemble en même temps.

Aller au ciel, immédiatement après notre mort, n’a jamais été une promesse de l’Ancien Testament ni une promesse du Nouveau Testament. Ce que Dieu promet, c’est que nous soyons rendus parfaits, et les saints de l’Ancien Testament seront rendus parfaits en même temps que les saints du Nouveau Testament lorsque Jésus reviendra pour nous prendre avec lui. C’est ce que nous voyons dans les Écritures. C’est la promesse qui nous est faite.

L’épitre aux Philippiens chapitre 3 et les versets 10-12 nous explique que cette perfection ne se produit qu’à la résurrection des morts. Pour sa part, Jean 3.13 et Actes 2.34 montrent tous deux que cela ne se produit pas à la mort de chaque individu. Au lieu de cela, nous voyons dans 1 Corinthiens 15.50-53 que Paul mentionne que ce n’est qu’à la dernière trompette que les saints seront ressuscités et rendus parfaits.

Ainsi, le voleur sur la croix ne peut pas être allé au ciel sans nous. Parce que ce n’est pas ce que la Bible dit. Il ne pouvait pas être rendu parfait avec un corps glorieux parce que Christ devait l’être avant lui. Nous avons vu que Christ est allé au séjour des morts avant de ressusciter avec son corps glorieux. Ceci est un exemple pour nous. Le chemin emprunté par Jésus n’était pas différent de celui que nous devrons emprunter. La Bible nous dit qu’il devait être le premier en tout.

Il est l’image du Dieu invisible, le premier-né de toute la création. 16 Car en lui ont été créées toutes les choses qui sont dans les cieux et sur la terre, les visibles et les invisibles, trônes, dignités, dominations, autorités. Tout a été créé par lui et pour lui. 17 Il est avant toutes choses, et toutes choses subsistent en lui. 18 Il est la tête du corps de l’Église; il est le commencement, le premier-né d’entre les morts, afin d’être en tout le premier.

Colossiens 1.15-18

Conclusion

Une grande partie de la confusion autour de ce verset découle de la position de la virgule. Les traductions modernes tendent à placer une virgule après le mot « vraiment », donnant ainsi l’impression que le reste de la phrase « aujourd’hui même, tu seras avec moi au paradis » signifie que le criminel dont Jésus parle serait avec lui au paradis plus tard dans la journée. Cependant, il est crucial de se rappeler qu’aucun des manuscrits grecs anciens du Nouveau Testament ne contient de ponctuation si ce n’est que pour marquer une pause dans le texte. Celles-ci ont été ajoutées par divers traducteurs des siècles plus tard. Ainsi, sans ponctuation, Luc 23.43 se lit comme suit : « Et Jésus lui répondit vraiment je te l’assure aujourd’hui tu seras avec moi dans le paradis. » Bien entendu qu’en français, il manque de précision. Toutefois, la virgule apporte la précision, mais il ne faut pas qu’elle change le sens en contredisant le reste des Écritures.

Au premier abord, placer une virgule après le mot « vraiment » peut sembler inoffensif. Cependant, si Jésus avait réellement voulu dire que le criminel serait au paradis avec lui le jour même, cela contredirait de nombreux autres passages bibliques ! En effet, Jésus lui-même n’était pas au paradis ce jour-là, car il était mort et enterré, attendant sa résurrection trois jours plus tard. Cependant, ce dilemme apparent peut être facilement résolu en plaçant la virgule après le mot « aujourd’hui ». Correctement ponctué, Luc 23.43 se lit comme suit : « Et Jésus lui dit vraiment, je te l’assure aujourd’hui, tu seras avec moi au paradis. » Nous voyons que cela a véritablement plus de sens, mais aussi que ça ne contredit aucunement les écritures.

Lorsque nous réalisons que les paroles de Jésus au voleur contiennent un idiome hébreu utilisant « Vraiment, je te l’assure aujourd’hui » pour renforcer et souligner une déclaration – et que dans l’Ancien Testament, Dieu utilisait souvent cette formule lorsqu’il s’adressait à Israël et ainsi déplacer la virgule après le mot « aujourd’hui » prend tout son sens.

Cela suscite cependant la question : pourquoi Jésus insiste-t-il autant ? La réponse réside dans les caractéristiques particulières du livre de Luc. Puisqu’étant le seul évangéliste à rapporter cette rencontre, elle est donc étroitement liée à sa propre perspective.

À travers son évangile, Luc met en avant l’humanité de Christ, contrairement à d’autres auteurs. Par exemple Matthieu qui insiste sur la royauté de Jésus. Marc met l’accent sur la servitude du messie. Tandis que Jean nous fait découvrir la divinité de Christ. L’auteur Luc souligne les modestes débuts de Jésus dans une crèche, entouré de bergers et de gens ordinaires, montrant ainsi qu’il partage les expériences humaines communes. Ainsi, cette approche met en lumière sa nature humaine et son rôle de Sauveur pour toute l’humanité, pas seulement pour Israël.

Étant lui-même un Grec, Luc écrit à un autre Grec nommé Théophile dans ses deux livres contenus dans le Nouveau Testament.

J’ai donc décidé à mon tour de m’informer soigneusement sur tout ce qui est arrivé depuis le commencement, et de te l’exposer par écrit de manière suivie, très honorable Théophile…

Luc 1.3

Cher Théophile, dans mon premier livre, j’ai exposé tout ce que Jésus a commencé de faire et d’enseigner…

Actes 1.1

Ce qui explique pourquoi ses récits évitent souvent des détails spécifiques concernant Israël tout en mettant l’accent sur des éléments universels.

Dans ses écrits, Jésus est présenté comme l’homme universel, une figure, à laquelle chacun peut s’identifier et respecter. Cette perspective aide à comprendre les paroles de Jésus adressées au criminel. Malgré sa situation de délinquant condamné, celui-ci implore la grâce du Messie mourant. Pourtant, Jésus, en tant qu’homme parfait, ne le rejette pas ni ne le réprimande. Il reconnaît plutôt la foi du criminel en lui, dans le Royaume de Dieu à venir et dans la promesse de la résurrection.

Le criminel discerne la véritable nature de Jésus et comprend ce qui adviendra après sa mort. Il sait que lorsque Jésus reviendra dans son Royaume, il se souviendra de lui et agira en sa faveur. Il comprend également que sa propre résurrection doit précéder cette réunion au paradis avec le Seigneur. Jésus lui assure donc qu’ils seront ensemble au paradis.

Luc souligne ainsi la compassion de Christ, même en sa propre agonie, pour réconforter et encourager l’homme mourant à ses côtés, lui assurant une vie après la mort auprès du Fils de Dieu. Cette déclaration, chargée d’un langage solennel et universellement encourageant, résonne également pour nous aujourd’hui : tant que nous restons fidèles, Jésus nous promet également une place qu’il est parti nous préparer.

Dans la maison de mon Père, il y a beaucoup de demeures ; si ce n’était pas vrai, je vous l’aurais dit : en effet je vais vous préparer une place. 3 Lorsque je vous aurai préparé une place, je reviendrai et je vous prendrai avec moi, afin que vous soyez, vous aussi, là où je suis.

Jean 14.2-3

Cette place nous y aurons accès lors du retour de Jésus, notre bien aimé sauveur, en gloire que nous soyons morts ou vivants.

Car voici ce que nous vous déclarons d’après une parole du Seigneur : nous qui serons restés en vie au moment où le Seigneur viendra, nous ne précéderons pas ceux qui sont morts. 16 En effet, au signal donné, sitôt que la voix de l’archange et le son de la trompette divine retentiront, le Seigneur lui-même descendra du ciel, et ceux qui sont morts unis à Christ ressusciteront en premier lieu. 17 Ensuite, nous qui serons restés en vie à ce moment-là, nous serons enlevés ensemble avec eux, dans les nuées, pour rencontrer le Seigneur dans les airs. Ainsi nous serons pour toujours avec le Seigneur. 18 Encouragez-vous donc mutuellement par ces paroles.

1 Thessaloniciens 4.15–18.

D’où origine la croyance de l’enfer (partie 5)

La destinée finale des méchants sera-t-elle comme on nous l’a toujours enseigné ?

Introduction

Aujourd’hui, nous nous plongeons dans une question fascinante et souvent débattue : que devient une personne après la mort ? Plus précisément, nous nous interrogeons sur la destinée des non-croyants et la notion d’enfer. Est-il possible qu’ils soient condamnés à un tourment éternel ? Ou bien est-ce là une invention récente, loin de la vérité divine ?

La personne qui meurt se retrouve-t-elle en enfer directement ?

Voilà un autre question très intéressant. Parce que plusieurs personnes affirment que les non croyants qui meurent vont aller directement en enfer. Dieu aurait-il envoyé les pécheurs en enfer pendant des milliers d’années avant de révéler cet horrible fait ? Ou est-ce une invention des temps de la fin ?

Nous nous demandons comment Dieu aurait pu avertir Israël de manière précise et détaillé des épidémies, des sécheresses et d’autres châtiments sans dire un mot sur le pire châtiment de tous qui est l’enfer.

Le livre du Deutéronome, au chapitre 28, nous donne la liste des sanctions en cas de désobéissance à la loi de Moïse. Mais, où sont les avertissements du feu de l’enfer dans une vie future ? C’est tout de même non négligeable, pourquoi Dieu n’en parle-t-il pas ? Parce que dans toute cette liste, d’avertissements que Dieu a énumérés, le pire châtiment de tous, ne serait-il pas de se retrouver en enfer pour l’éternité en train de souffrir ? Si c’est le cas, pourquoi ne l’a-t-il pas mentionné ? Il me semble que les Hébreux auraient certainement pu prendre en considération cette sanction pour ne pas finir en enfer et ils en auraient parlé dans leurs écrits. Au lieu de cela, nous ne pouvons que constater un silence complet sur le sujet de souffrance éternelle dans un lieu appelé l’enfer.

Nous voyons, dans les Écritures, que pas même Abraham, Isaac ou Jacob ne parlent nullement d’un feu sans fin dans un lieu appelé l’enfer. De même, Moïse, Josué, les juges d’Israël et les psalmistes restent silencieux sur la question. Les prophètes d’Israël et de Juda, bien qu’ils parlent beaucoup de la colère de Dieu, n’ont, cependant, rien enseigné sur les tourments après la mort. Il y a seulement Jérémie qui mentionne « la vallée de Ben-Hinnom » : mais que veut-il bien dire par là ? :

C’est pourquoi, le temps vient – l’Éternel le déclare – où l’on ne dira plus : « le Topheth » (lieu pour brûler) ni « la vallée de Ben-Hinnom » (fils de lamentation), mais on l’appellera : « la vallée du Massacre », et faute de place, on enterrera les morts au Topheth. (lieu pour brûler)

Jérémie 7.32

N’importe quel dictionnaire biblique va identifier ce lieu comme étant la géhenne, un lieu de destruction, dont parle Jésus, qui nous est présenté dans le Nouveau Testament.

Voici un exemple de ce que dit le Dictionnaire Biblique Easton au sujet de la vallée de Ben-Hinnom :

« Un ravin profond et étroit séparant le mont Sion de la soi-disant « Colline du Conseil du Mal ». Il tire son nom de « quelques anciens héros, fils de Hinnom ». Il est mentionné pour la première fois dans Josué 15.8. C’était l’endroit où les Juifs idolâtres brûlaient vifs leurs enfants pour Moloch et Baal. Une partie particulière de la vallée était appelée Topheth, ou le « lieu pour brûler », où les enfants étaient brûlés. Après l’exil, pour montrer leur horreur de la localité, les Juifs firent de cette vallée le réceptacle des déchets de la ville, pour la destruction de laquelle un feu y était, comme on le suppose, constamment allumé. »

https://www.biblestudytools.com/dictionaries/eastons-bible-dictionary/hinnom.html

Ce que nous remarquons dans ce texte de Jérémie c’est que le prophète appelle cet endroit « la vallée du Massacre ». N’importe qui peut voir que le massacre est quelque chose de complètement différent d’une existence sans fin dans l’agonie dans un lieu de souffrance quelque part. Le massacre est un acte d’élimination complet et non pas une pratique de torture incessante.

Lorsqu’une personne se faisait fouetter, on ne disait pas qu’elle se faisait massacrer. Non, on disait plutôt, qu’elle se faisait torturer. Ainsi, lorsque nous parlons d’une situation de massacre, on parle toujours de mort et jamais de torture, en tous les cas, à ma connaissance.

Cependant, il y a Ésaïe qui mentionne des « brasiers éternels » dans sa prophétie. Encore-là, parle-t-il de l’enfer :

Les pécheurs dans Sion ont été terrifiés, ceux qui ne respectent pas Dieu se sont mis à trembler. Ils s’écrient : « Qui de nous peut rester en présence de ce feu qui consume ? Qui pourra séjourner auprès de brasiers éternels ? »

Ésaïe 33.14

Dans ce passage, Ésaïe n’affirme rien, mais il pose une question. Il dit: « Qui pourra séjourner auprès de brasiers éternels ? » Ce passage ne peut pas être utilisé pour valider l’idée d’un enfer comme lieu de tourment éternel. Souvenez-vous que le concept même de l’enfer n’apparait aucunement dans tout l’Ancien Testament. Ce que nous voyons ici, c’est qu’Ésaïe appelle ce jugement « ce feu qui consume ». Alors, un feu qui consume, n’est pas un feu qui torture indéfiniment. C’est plutôt un feu qui détruit.

Ce passage, à lui seul, contredit ce que de nombreux chrétiens enseignent sur l’enfer. Ceux-ci mentionnent que les pécheurs sont censés se tordre dans les flammes sans jamais être dévorés, et cela pour l’éternité.

Avec Moïse (Ex 3.2), le feu brûlait dans le buisson, et celui-ci ne se consumait pas. Ici, c’est parce que Dieu voulait attirer l’attention de Moïse. Il avait une mission à lui confier, celle de libérer son peuple de la main des Égyptiens. On ne peut pas prendre cet exemple pour l’appliquer à l’enfer.

Cependant, lorsqu’Élie fit descendre le feu du ciel sur l’autel (1 Ro 18.38), celui-ci le consuma entièrement. C’est une image forte que le feu de Dieu consume et non pas qu’il torture éternellement. Vous allez voir lorsque nous allons arriver dans le Nouveau Testament que c’est exactement la même chose qui est démontrée.

Occurrence du mot « enfer »

Les Bibles de langues françaises ne comportent pas le mot « enfer » dans l’Ancien Testament. Ce que nous retrouvons comme expression c’est le « séjour des morts » qui est la traduction du mot hébreu « she’owl ». Le séjour des morts comme nous le comprenons est le lieu où vont les personnes décédées dans l’attente du jugement ou du retour de Jésus pour les chrétiens. Comme nous l’avons vue, les âmes des personnes décédées sont endormies ou inconscientes de ce qui se passe et n’ont aucune interaction entre elles dans ce lieu ni avec Dieu. Jésus prend le terme endormi lorsqu’il parle de la mort de son ami Lazare (Jn 11.11) et de la fillette du responsable juif (Mt 9.24). Cela est tout de même significatif, parce que les deux sont réellement morts. Ce qui veut dire que leur âme s’est détachée de leur corps. Ce que ces pâssage semblent nous indiquer, par les paroles de Jésus, c’est que l’âme n’est pas morte, parce qu’elle n’a pas subi la seconde mort. Au contraire, elle est dans le séjour des morts dans l’attende de la résurrection, comme nous l’enseigne la Bible, parce que la seconde mort vient seulement après le jugement final.

Maintenant, le mot « enfer » apparait seulement dans le Nouveau Testament et cela dépend des versions. Dans la version du Semeur, que j’utilise, ce mot apparait 6 fois. (Mt 5.29-30; Mc 9.43, 45, 47; Lc 12.5) Tandis que dans la version Louis Second ce mot « enfer » n’apparaît pas du tout. C’est plutôt le mot géhenne qui est la traduction du mot grec hébreu « geenna » et celui-ci apparait 12 fois.

En premier lieu, ce mot « geenna » ou « géhenne » n’aurait jamais dû être traduit par « enfer ». Parce que leurs définitions sont complètement différentes. La géhenne, dont Jésus parle, était un endroit où brulait un feu continuel. C’était un feu qui consumait, qui détruisait. Tandis, que l’image de l’enfer, que l’on nous présente est un feu continuel qui ne consume pas, mais qui torture éternellement. Donc, on ne peut pas traduire le mot « géhenne » par le mot « enfer », ça ne fait aucun sens. C’est comme vouloir traduire le mot anglais bicycle par motocyclette ou airplane par autobus. Vous voyez bien que ça ne fait pas de sens. Et pourtant, c’est ce que les traducteurs ont fait en traduisant le mot « géhenne » par « enfer ». Ce sont deux concepts qui sont complètement différents.

La pensée dans l’Ancien Testament

Ce que nous voyons dans l’Ancien Testament c’est qu’à plusieurs reprises, les prophètes d’Israël mentionnent le feu en relation avec le jugement divin. Ils présentent toujours le feu comme un agent de destruction et non comme un tourment dans une vie future. Sophonie, par exemple, a dit :

Leur argent et leur or ne pourront les sauver au jour de la colère de l’Éternel, lorsqu’il consumera la terre tout entière par le feu de son amour bafoué. Car il provoquera, – et ce sera épouvantable – la destruction totale de tous ceux qui habitent sur la terre.

Sophonie 1.18

Sophonie parle bien de la destruction totale de tous ceux qui habitent sur la terre. Ce qui veut dire corps et âme. Malachie pour sa part va dire :

Car voici : le jour vient, ardent comme un brasier, où tous les arrogants et ceux qui font le mal seront comme du chaume. Ce jour-là, ils seront consumés par le feu, déclare l’Éternel, le Seigneur des armées célestes. Et il n’en restera ni rameaux ni racines.

Malachie 3.19

Malachie, comme vous venez de le voir, nous dit : « ils seront consumés par le feu » et que c’est ce que « déclare l’Éternel, le Seigneur des armées célestes ». Puis il ajoute pour confirmer la destruction qu’il « n’en restera ni rameaux ni racines. » Ce sera un feu qui consume complètement et non pas qui torture éternellement. Maintenant, précisons que consumé complètement ne signifie pas tourment éternel.

Puis, Malachie ajoute une autre chose contraire à la pensée de l’enfer et des tourments éternels en mentionnant ceci :

Vous piétinerez les méchants et ils seront comme de la cendre sous la plante de vos pieds, au jour où j’agirai, déclare l’Éternel, le Seigneur des armées célestes.

Malachie 3. 21

Malachie affirme que les méchants seront réduits en cendres par le feu de la destruction. On n’est pas du tout dans le même paradigme des tourments éternels de l’enfer.

Nous voyons bien, dans ces passages, que le feu de l’Éternel a détruit complètement. C’est cela la pensée de l’Ancien Testament concernant le jugement des méchants. Ils ne seront pas envoyés dans un lieu de tourments pour être torturés par le feu éternellement. Bien au contraire, ils vont être anéantis. Et comme nous allons le voir, dans la prochaine étude, c’est la même conception dans le Nouveau Testament. Le problème que nous rencontrons est que les traducteurs ont changé le sens des paroles de Jésus en utilisant le mot « enfer » plutôt que le mot « géhenne » comme il est écrit dans les manuscrits.

Les trois amis…

Il y a une histoire fascinante que nous retrouvons dans le livre de Daniel (Da 3.1-30) et qui va dans le même sens de ce que nous venons de discuter.

Alors que nous voyons trois personnes, Shadrak, Méshak et Abed-Nego. (Dn 3.12) Ceux-ci sont condamnées à brûler dans la fournaise ardente pour leur refus de se plier à l’ordre du roi. (Da 3.20) Bien sûr, cette fournaise avait été chauffée sept fois plus que d’habitude. (Da 3.19) La Bible nous dit que ceux qui les ont précipités ont été consumés par les flammes. (Da 3.22). Cette image du livre de Daniel nous révèle deux choses intéressantes.

La première, lorsque les croyants sont dans la fournaise de l’épreuve, ils sont protégés des flammes et le fils de Dieu marche avec eux. (Da 3.25) Nous voyons également que le feu du jugement de Dieu ne consumera pas les croyants fidèles à Dieu qui se tiennent debout dans la foi. Comme nous le dit :

Ensuite je vis un grand trône blanc et celui qui y était assis. Le ciel et la terre s’enfuirent loin de sa présence. Ils disparurent sans laisser de trace. 12 Je vis les morts, les grands et les petits, comparaissant devant le trône. Des livres furent ouverts. On ouvrit aussi un autre livre : le livre de vie. Les morts furent jugés, chacun d’après ses actes, suivant ce qui était inscrit dans ces livres. 13 La mer avait rendu ses naufragés, la mort et le royaume des morts avaient rendu ceux qu’ils détenaient. Et tous furent jugés, chacun conformément à ses actes. 14 Puis la mort et le séjour des morts furent précipités dans l’étang de feu. Cet étang de feu, c’est la seconde mort. 15 On y jeta aussi tous ceux dont le nom n’était pas inscrit dans le livre de vie.

Apocalypse 20.11-15

Comme nous le voyons dans ce passage, les croyants dont le nom est inscrit dans le livre de vie ne seront pas jetés dans cet étang de feu pour subir la seconde mort. Ils vont être protégés du feu de la destruction.

La seconde chose que nous découvrons. C’est un feu qui va consumer les méchants. Il ne va pas les torturer indéfiniment comme nous l’avons vu jusqu’à maintenant. Dans ce récit de Daniel, nous constatons que ceux qui ont jeté les Hébreux dans la fournaise n’ont pas été torturés, ils ont été complètement détruits. On ne les a plus jamais revus par après. Ils sont morts complètement détruits. C’est ce que la mort signifie, une destruction complète de l’âme.

Nous voyons bien dans ces passages que le feu de l’Éternel a détruit complètement. C’est cela la pensée de l’Ancien Testament concernant le jugement des méchants. Ils ne seront pas envoyés dans un lieu de tourments pour être torturés par le feu éternellement. Au contraire, ils, vont être complètement détruits.

Comme nous allons le voir, c’est la même conception dans le Nouveau Testament. Le problème c’est que les gens ont changé le sens des paroles de Jésus. Ils l’ont fait pour que leur conception à eux soit prédominante.

Conclusion

En conclusion, nous avons exploré divers passages bibliques et constaté que la conception traditionnelle de l’enfer, comme lieu de tourments éternels, trouve peu de support dans les Écritures jusqu’à maintenant. Au contraire, nous avons vu que le jugement divin est souvent dépeint comme une destruction complète des méchants, plutôt que comme un tourment sans fin. Je crois qu’il est temps de reconsidérer nos croyances à la lumière de la parole de Dieu et de rechercher une compréhension plus profonde et fidèle de la justice et de la miséricorde de Dieu.

Ma prière est que cette réflexion nourrisse notre foi et nous pousse à chercher la vérité avec humilité et ouverture d’esprit.

La suite dans la prochaine partie…

D’où origine la croyance de l’enfer (partie 4)

La destinée finale des méchants sera-t-elle comme on nous l’a toujours enseigné ?

Introduction

Nous continuons notre enseignement. Nous sommes maintenant rendus à la partie quatre. Nous avons vu jusqu’à maintenant plusieurs choses que je ne peux me permettre d’énumérer parce que ce serait trop long. Si vous arrivez sur ce vidéo ou cet article, pour la première fois, je vous encourage à aller regarder à partir de la première partie.

Les types de morts que nous subissons

Selon la Parole de Dieu, il y a trois types de mort que nous subissons. D’abord, il y a la mort du corps, ensuite, il y a la séparation d’avec Dieu et finalement la mort de l’âme.

…sauf du fruit de l’arbre de la détermination du bien et du mal. De celui-là, n’en mange pas, car le jour où tu en mangeras, tu mourras.

Genèse 2.17

Dieu va dire à Adam que le jour où il allait manger de ce fruit, il allait mourir. Pour la plupart des êtres humains, le mot « mourir » ne comporte qu’une seule facette, soit la mort du corps. Pour les croyants, il comporte pour eux généralement deux facettes, soit la mort du corps et la mort de l’âme. Malheureusement, avec la doctrine de l’enfer, cela vient compliquer les choses. Parce que comme nous l’avons vu, l’enfer n’est pas réellement la mort. Car la mort signifie l’absence de vie et que prétendument en enfer les âmes sont vivantes parce qu’elles ont conscience des souffrances qu’elles doivent endurer. Si c’était réellement la mort, comme Dieu le mentionne, cela signifierait pour l’âme comme pour le corps la destruction totale de la personne.

Mais en réalité, comme je viens de dire, la mort d’Adam comprenait trois aspects.

  1. La séparation d’avec Dieu
  2. Mort du corps
  3. Mort de l’âme

1.    La séparation d’avec Dieu

D’abord, il y a la séparation d’avec Dieu. C’est-à-dire qu’à cause du péché nous nous retrouvons séparés de Dieu. C’est ce qui s’est produit avec Adam lorsqu’il mangea du fruit défendu. Ce fut la première mort qu’il expérimenta. Regardons ce que la Bible dit :

Ce sont vos fautes qui vous séparent de votre Dieu. C’est à cause de vos péchés qu’il s’est détourné loin de vous pour ne plus vous entendre.

Ésaïe 59.2

Ici, ce passage d’Ésaïe nous parle littéralement d’une séparation d’avec Dieu à cause de nos péchés. Regardons un autre passage :

Autrefois, vous étiez morts à cause de vos fautes et de vos péchés.

Éphésiens 2.1

Encore une fois, ici, l’auteur parle non pas d’une mort physique ou de l’âme, mais plutôt de la séparation d’avec Dieu. C’est toujours le cas, ce sont nos péchés qui mettent une séparation entre Dieu et nous. Regardons un autre passage maintenant qui corrobore ce fait de séparation d’avec Dieu.

Or vous, autrefois, vous étiez exclus de la présence de Dieu, vous étiez ses ennemis à cause de vos pensées qui vous amenaient à faire des œuvres mauvaises. 

Colossiens 1.21

Trois passages qui nous démontrent bien ce qu’est la séparation d’avec Dieu à cause de nos fautes. C’est ce qu’Adam a vécu. Il a péché en mangeant du fruit défendu et cela fut pour lui, la première mort, soit la séparation d’avec Dieu.

Jésus a aussi vécu ce type de séparation, non pas parce qu’il avait péché, mais parce qu’il a été fait péché pour nous.

Celui qui n’a point connu le péché, il l’a fait devenir péché pour nous, afin que nous devenions en lui justice de Dieu.

2 Corinthiens 5.21 LSG

Dieu fit devenir Jésus péché pour nous. Non pas que Jésus ait péché, mais parce qu’il est devenu péché. C’est pour cela qu’il s’écria, lorsqu’il était sur la croix, alors qu’il était en train d’agoniser :

Vers trois heures, Jésus cria d’une voix forte : Eli, Eli, lama sabachthani ? ce qui veut dire : Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ?

Matthieu 27.46

À cause du péché qui lui fut imputé, Jésus a vécu une séparation d’avec Dieu. Mais Dieu ne l’avait pas abandonné. Parce que nous voyons cela, plus loin le jour où il fut ressuscité.

1.    La mort du corps

Ensuite, c’est la mort du corps qui est la destruction de celui-ci comme nous le voyons dans ce passage :

Tu en tireras ton pain à la sueur de ton front jusqu’à ce que tu retournes à la terre, puisque tu as été tiré de celle-ci. Car toi, tu es poussière et tu retourneras à la poussière.

Genèse 3.19

Ce qui veut dire que lorsque nous mourrons, notre corps retourne à la poussière. C’est-à-dire qu’il va complètement se décomposer. Il va entièrement disparaître avec le temps. Certes, ça va prendre un certain temps, un temps indéfini, selon les conditions, peut-être, mais il va complètement se décomposer. Adam et Ève et plusieurs autres ont entièrement disparu de la surface de la Terre. Leur corps s’est complètement décomposé et est retourné à la poussière comme Dieu l’avait mentionné à Adam.

Maintenant, regardons d’autres passages qui corroborent ceci. D’abord, Job, qui est possiblement le plus ancien livre des Écritures déjà à cette époque, disait ceci :

…toutes les créatures expireraient ensemble ; l’homme retournerait aussi à la poussière.

Job 34.15

Il y a aussi le psalmiste qui nous apprend que nous retournerons à la poussière, que notre corps disparaîtra complètement.

il sait de quelle pâte nous sommes façonnés, il tient compte du fait que nous sommes poussière.

Psaumes 103.14

De même l’Écclésiaste, avec sa grande sagesse nous apprend que nous nous dirigeons tous dans la même direction. Regardons ce qu’il nous apprend :

Tout va vers une même destination : tout a été tiré de la poussière et tout retourne à l’état de poussière.

Écclésiaste 3.20

L’Ancien Testament confirme avec ce second passage de l’Écclésiaste qu’effectivement, que lorsque notre corps s’éteint, il retourne à la poussière et cela, je l’espère n’est pas un secret pour personne.

Oui, tiens compte de Lui avant que se rompe le fil d’argent, que se brise la coupe d’or, que la jarre à la fontaine se casse, que la poulie se brise et tombe dans le puits, 7 que la poussière retourne à la terre comme elle était auparavant, et que l’esprit retourne à Dieu qui l’a donné.

Écclésiaste 12.6-7

Nous voyons bien ici que notre corps après la mort retourne à la poussière. Il se décompose complètement. Il est entièrement détruit. C’est ce que nous appelons la mort du corps. Vous remarquerez que la mort par définition signifie l’absence de vie et la destruction.

1.    La mort de l’âme

Finalement, c’est la mort de l’âme qui va se produire. Au-delà de la mort physique, il y a une seconde mort, qui est bien pire, nous dit Jean dans le livre de l’Apocalypse. Cette mort est la mort de l’âme, c’est-à-dire la destruction de notre âme. Une âme qui va cesser d’exister. Pas une âme qui demeurera vivante pour l’éternité et qui va passer celle-ci dans les tortures de l’enfer. Regardons ce que ce passage d’Apocalypse nous enseigne :

Ensuite je vis un grand trône blanc et celui qui y était assis. Le ciel et la terre s’enfuirent loin de sa présence. Ils disparurent sans laisser de trace. 12 Je vis les morts, les grands et les petits, comparaissant devant le trône. Des livres furent ouverts. On ouvrit aussi un autre livre : le livre de vie. Les morts furent jugés, chacun d’après ses actes, suivant ce qui était inscrit dans ces livres. 13 La mer avait rendu ses naufragés, la mort et le royaume des morts avaient rendu ceux qu’ils détenaient. Et tous furent jugés, chacun conformément à ses actes. 14 Puis la mort et le séjour des morts furent précipités dans l’étang de feu. Cet étang de feu, c’est la seconde mort. 15 On y jeta aussi tous ceux dont le nom n’était pas inscrit dans le livre de vie.

Apocalypse 20.11-15

Dans ce passage, comme vous avez pu le constater, le mot mort apparait 8 fois.

Maintenant, lisons-le à nouveau, mais avec les morts grecs entre parenthèses pour nous aider à comprendre de quoi il en ressort:

Ensuite je vis un grand trône blanc et celui qui y était assis. Le ciel et la terre s’enfuirent loin de sa présence. Ils disparurent sans laisser de trace. 12 Je vis les morts (nekros), les grands et les petits, comparaissant devant le trône. Des livres furent ouverts. On ouvrit aussi un autre livre : le livre de vie. Les morts (nekros) furent jugés, chacun d’après ses actes, suivant ce qui était inscrit dans ces livres. 13 La mer avait rendu ses naufragés (nekros), la mort (thanatos) et le royaume des morts (hades) avaient rendu ceux qu’ils détenaient. Et tous furent jugés, chacun conformément à ses actes. 14 Puis la mort (thanatos) et le séjour des morts (hades) furent précipités dans l’étang de feu. Cet étang de feu, c’est la seconde mort (thanatos). 15 On y jeta aussi tous ceux dont le nom n’était pas inscrit dans le livre de vie.

Apocalypse 20.11-15

Regardons maintenant la significations de ces mots, pour nous aider à mieux comprendre ce que Jean est en train de nous dire dans ce passage.

Significations des mots grecs

Nekros

  • Un corps mort :
  • Celui qui a rendu son dernier souffle, sans vie
  • Sans vie, qui a perdu la vie, inanimée.
    • Ce qui a donné en français le mot nécrologie et ses déclinaisons

Thanatos

  • La séparation de l’âme du corps
  • La séparation de l’âme d’avec Dieu.
  • Ce qui a donné en français le mot thanatologie et ses déclinaisons

C’est exactement ce qu’il s’est produit avec Adam et Ève lorsqu’ils ont péché. Ils ont vécu d’abord la séparation d’avec Dieu. Puis, leur corps est mort et est retourné à la poussière. Ensuite,  il viendra, pour l’ensemble de l’humanité, qui n’a pas de relation avec Jésus, la mort de l’âme lorsqu’elle sera jetée dans le lac de feu.

Selon le dictionnaire Vine’s, qui est une référence sure en ce qui a trait à la définition des mots grecs et hébreux, nous mentionne que le mot « thanatos » a deux significations.

La première signification est la séparation de l’âme du corps. C’est-à-dire l’âme qui est la partie spirituelle de l’homme et le corps qui est la partie matérielle de l’homme. Celle-ci se voit dissocier à la mort. L’âme allant dans le séjour des morts et le corps retournant à la poussière.

En fait, Jésus voulait dire que Lazare était mort (thanatos), Mais, les disciples avaient compris qu’il parlait du sommeil ordinaire.

Jean 11.13

Ce qui signifie que son âme s’était séparée de son corps et que son âme était maintenant dans le séjour des morts.

Ici, thanatos est utilisé dans le sens que le corps de Lazare était mort. Il avait cessé de vivre. Son âme s’est séparée d’avec son corps.

…et pour délivrer tous ceux qui étaient réduits à l’esclavage leur vie durant par la peur de la mort (thanatos).

Hébreux 2.15

Encore une fois dans ce passage, c’était la peur de cesser de vivre, mais ils avaient aussi peur de la mort éternelle de leur âme. Ce qui les rendait esclaves comme nous dit l’auteur.

Encore, une fois, la mort étant la séparation de l’âme du corps et de plus, le corps retournant à la poussière. Ce que je peux comprendre à ce moment-ci c’est que lorsque nous allons ressusciter, l’âme va prendre place dans un corps glorieux.

La deuxième signification du mot « thanatos », toujours selon le dictionnaire Vine’s, est la séparation de l’homme d’avec Dieu.

Autrement dit, lorsqu’Adam a péché, il est mort (thanatos). C’est-à-dire qu’il y a eu séparation d’avec Dieu. Et plus que cela, toute l’humanité est née dans la même condition spirituelle que lui. C’est-à-dire séparé de Dieu et condamné à mourir physiquement.

C’est pourquoi, de même que par un seul homme, le péché est entré dans le monde et par le péché, la mort, et ainsi la mort a atteint tous les hommes parce que tous ont péché…

Romains 5.12

C’est ce que nous voyons ici, le péché à entraîner la mort du corps, mais aussi la mort de l’âme qui est la seconde mort ou la mort spirituelle. La mort spirituelle signifie la destruction de l’âme. La disparition à tout jamais de ce que la personne est.

Ce passage de Romains 5.12 que « tous ont péché » et sont donc séparé de Dieu. Lorsque la doctrine de la souffrance éternelle en enfer dit que la pire chose est la séparation d’avec Dieu, cela ne concerne pas les non croyants. Parce que ceux-ci sont nés séparés de Dieu. Ils ont vécu toute leur vie séparée de Dieu. Cela ne fera pas une grande différence pour eux. Ils n’ont aucune relation avec Dieu de toute façon. Qu’est-ce qui peut être le pire pour eux ? C’est de cesser d’exister, de disparaître complètement. De se voir entièrement détruit lorsqu’ils seront jetés dans le lac de feu.

Le passage suivant nous parle de Jésus. Un Jésus vivant dans un corps humain et étant soumis aux mêmes vulnérabilités que nous.

Ainsi, au cours de sa vie sur terre, Jésus, avec de grands cris et des larmes, a présenté des prières et des supplications à celui qui pouvait le sauver de la mort (thanatos) et il a été exaucé, à cause de sa soumission à Dieu.

Hébreux 5.7

Il n’a pas prié pour être sauvé de la mort physique parce que c’était le plan de Dieu qu’ils meurent pour les péchés, mais il a prié pour être sauvé de la mort spirituelle. Privé de la séparation d’avec Dieu. Ça, il ne le voulait pas.

La mort spirituelle n’empêche pas le corps de vivre. Mais garde l’âme dans la mort. Ainsi, la mort physique entraînera l’âme spirituellement morte dans le séjour des morts et ensuite en jugement devant Dieu. Ce qui veut dire que les morts lorsqu’ils seront ressuscités passeront en jugement devant Dieu à ce moment, ils seront alors conscients de leur séparation d’avec Dieu. Aujourd’hui, la majorité ne le voit pas et n’en a aucune conscience.

Trois types de personnes prennent conscience de leur mort spirituelle

  1. Adam lorsqu’il pécha expérimenta la mort spirituelle, soit la séparation d’avec Dieu. Lui qui avait depuis sa création expérimenté une communion parfaite avec son créateur.
  2. Jésus, lorsqu’il mourut sur la croix, expérimenta la mort spirituelle, soit la séparation d’avec Dieu. À ce moment, il s’écria « pourquoi m’as-tu abandonné ». Pour la première fois de son existence, il vivait la séparation spirituelle d’avec son Père.
  3. Puis, le chrétien, né de nouveau, qui lorsqu’il pèche prend conscience de sa séparation d’avec Dieu. Il a véritablement l’impression que l’Esprit de Dieu s’est retiré de lui et que ses prières ne s’élèvent plus jusqu’au ciel. Au plus profond de lui-même, c’est le désespoir.

Conclusion

En fin de compte, pour être tourmenté éternellement, il faut qu’une âme vive éternellement. Mais Ésaïe dit plutôt que personne ne peut demeurer dans les brasiers éternels. Parce que le feu détruit. Toutes les images de feu sont synonymes de la destruction. Regardez un feu de forêt, tout est brûlé, tout est détruit. Un bâtiment qui passe au feu est aussi détruit. Les bûches que nous mettons dans notre poêle à bois sont complètement détruites, en cendres. Cela va à l’encontre de l’opinion selon laquelle l’enfer est la demeure éternelle des pécheurs et qu’ils vont brûler éternellement sans se consumer. Honnêtement, ça ne fait pas de sens.

La suite avec la partie 5

D’où origine la croyance de l’enfer ? (partie 2)

La destinée finale des méchants sera-t-elle comme on nous l’a toujours enseigné ?

Introduction

Nous avons vu dans la partie 1, de cet enseignement, que le concept de l’enfer comme un lieu de tourment éternel soulevait beaucoup d’interrogations sur la nature de Dieu et de sa justice. J’ai mentionné comment cette croyance était largement répandue dans la tradition religieuse. Mais qu’il était crucial de l’examiner à la lumière des principes bibliques pour en obtenir une compréhension plus compatissante de la volonté divine.

Remettre en question les dogmes établis et explorer les Écritures avec un esprit critique pouvait nous conduire vers une vérité plus juste sur le destin des âmes après la mort. D’ailleurs, mes croyances passées variaient selon les différents enseignements, parfois contradictoires et pas toujours cohérents.

Toutefois, l’enfer était souvent perçu comme le lieu où allaient les morts non croyants, et qu’il était généralement accepté que les âmes y soient envoyées immédiatement après la mort physique. Cependant, je doutais de la cohérence de cette doctrine mise en opposition avec l’amour et la justice de Dieu. Surtout lorsque je considérais qu’il était décrit comme un Dieu bon, miséricordieux et juste.

Mon propre cheminement de réflexion sur cette question était nourri par des expériences personnelles et des recherches bibliques. J’ai réalisé l’importance de poursuivre cette réflexion de manière critique et ouverte et de le faire tout en reconnaissant que certaines doctrines traditionnelles pouvaient être remises en question à la lumière d’une compréhension plus approfondie des Écritures.

L’étymologie du mot « enfer »

Regardons maintenant l’étymologie du mot « enfer ». Celui-ci remonte au latin classique. Mentionnons que ce n’est pas un mot hébreu, grec ou araméen comme c’est le cas dans la Bible.

D’ailleurs, le mot latin « infernum » était utilisé pour désigner le monde souterrain, soit le royaume des morts. Il dérive du mot « inferus », signifiant « inférieur » ou « situé en bas ». Ainsi, « infernum » était compris comme le lieu en dessous de la surface de la Terre où résidaient les âmes des défunts.

Au fil du temps, cette notion a été adoptée dans les langues romanes, donnant naissance au mot français « enfer ». Sa signification est similaire à un lieu de punition après la mort. Retenez bien le mot punition, parce qu’il est très important dans cette étude sur l’enfer.

Notez également que le concept de l’enfer est présent dans diverses traditions religieuses et mythologies, chacune ayant ses propres interprétations et significations.

D’où émane la croyance de l’enfer ?

Avant d’aller plus en profondeur dans cette étude, il est maintenant temps de savoir d’où provient la croyance de l’enfer et comment l’idée de l’enfer s’est développée au fil des décennies. Parce que dans tout l’Ancien Testament, il n’est absolument pas question d’un enfer ou à tout le moins d’un endroit où les âmes sont envoyées pour être torturées éternellement.

La pensée chez les Juifs

Comme je viens de dire, chez les Hébreux, la pensée de l’enfer comme un lieu de tourment est totalement absent de l’Ancien Testament. Ceux-ci se référaient aux écrits de Moïse et des prophètes et c’est le shéol ou séjours des morts qui étaient présentés par la Bible.

Dans l’Ancien Testament, c’est le mot hébreu « she’owl » est traduit dans nos bibles par « séjour des morts ». Ce mot apparaît 63 fois dans la Bible et il fait référence 51 fois au séjour des morts. Les autres traductions étant séjour des défunts, une fois, mort ou mourir, 6 fois, abime, 2 fois, tombe, 2 fois, sépulcre, 1 fois et ventre du poisson ,1 fois. Dans cette pensée juive originale, il n’était pas question d’un lieu de tourment éternel. Il s’agissait plutôt d’un endroit où allaient les âmes après la mort du corps. Cependant, la pensée juives s’est complètement transformé avec l’influence hélléniste. Ce qui a donné naissance à la tradition plutôt qu’au fondement des Écritures.

La pensée chez les Grecs

Dans la Grèce antique, les premières conceptions de l’au-delà présentaient un royaume souterrain appelé « Hades » qui se traduit par séjour des morts dans le Nouveau Testament. Pour les Grecs c’est un endroit où les esprits indifférents des défunts résidaient dans une existence crépusculaire ou ténébreuse sous le règne du dieu des morts. Les criminels, quant à eux, étaient soumis à un emprisonnement encore plus profond appelé « Tartare ».

À partir du IVe siècle (400-301) av. J.-C., pendant la période intertestamentaire, nous voyons qu’à la suite de la conquête de la Judée par le roi grec Alexandre le Grand, des éléments de la culture grecque ont commencé à exercer une influence sur la pensée religieuse juive. C’est là que les Juifs ont commencé à s’éloigner du fondement de la Parole de Dieu et à marier des éléments hébreux et grecs pour former la tradition juive. C’est aussi là qu’est née toute la fausse conception du séjour des morts que Jésus relate en Luc 16.19-31. Vous pouvez voir cet enseignement intitulé L’homme riche et le pauvre Lazare. C’est un enseignement en cinq courtes parties qui décrit très bien ce qu’était la tradition juive.

La pensée chez les chrétiens

Dans la pensée des chrétiens, ce que nous observons c’est que la croyance chrétienne en l’enfer s’est développée au fil des siècles. Celle-ci étant influencée par les concepts juifs et grec sur l’au-delà. C’était en quelque sorte un mélange d’hébreu et de grec. Déjà, nous avons une première indication que ce concept n’est peut-être pas tout à fait biblique. Surtout lorsque l’on mélange la philosophie du monde avec les principes fondamentaux de la Parole, de Dieu.

L’Ancien Testament a toujours décrit l’au-delà comme étant le séjour des morts ou Shéol. C’est-à-dire un endroit silencieux et sans vie où les âmes des défunts résidaient dans un état de sommeil. Ils se retrouvaient ainsi comme dans un état de latence. Dans la version de la Bible Louis-Second et du Semeur, que j’utilise, le mot enfer n’est pas présent dans l’Ancien Testament. Justement, parce que la définition du mot enfer ne cadre absolument pas avec la définition de l’expression séjour des morts ou du mot hébreux shéol.

Aujourd’hui, avec le Nouveau Testament, nous savons que les morts sont dans le séjour des morts. Qu’ils sont là dans l’attente de la première résurrection lorsque le Seigneur Jésus va revenir ! Où encore pour d’autres, dans l’attente de la seconde résurrection qui les conduira directement devant le grand trône blanc pour passer en jugement ?

Une certitude est que personne n’est en enfer comme certains le prétendent et que personne n’est au ciel dans la présence de Jésus comme d’autres l’affirment également. Tous les humains décédés sont dans le séjour des morts comme la Bible l’enseigne.

Dans l’Ancien Testament, nous voyons que le concept du séjour des morts accueille les personnes qui y descendent pour ne plus y remonter.

Tout comme une nuée qui se dissipe et passe, l’homme va dans la tombe pour n’en plus remonter.

Job 7.9

Plus tard, ce que nous découvrons c’est qu’au VIe siècle (600-501) avant J.-C., dans la tradition juive, le Shéol ou le séjour des morts a commencé à être perçu comme un lieu temporaire. C’est-à-dire un lieu où tous les défunts attendaient une éventuelle résurrection physique. Mais ce concept n’était pas accepté par tous les regroupements religieux juifs. C’est pour cela que nous pouvons discerner dans le livre des actes des apôtres qu’un certain groupe religieux juif ne croyait pas en la résurrection.

Les sadducéens, en effet, déclarent qu’il n’y a pas de résurrection, pas plus que d’anges ou d’esprits, et les pharisiens affirment le contraire.

Actes 23.8

Les pharisiens plus axés sur la tradition accueillaient les nouvelles idées avec beaucoup d’empressement et les incorporaient dans leurs mœurs pour que ça devienne rapidement une tradition. Les sadducéens, pour leur part, étaient plus conformes aux Écritures.J’aimerais ajouter ici que même l’Ancien Testament parle de résurrection des morts. Nous voyons cela dans:

Mais je sais, moi, que mon défenseur est vivant : en dernier lieu il surgira sur la poussière. 26 Après que cette peau aura été détruite, moi, dans mon corps, je contemplerai Dieu. 27 Oui, moi, je le verrai prendre alors mon parti, et, de mes propres yeux, je le contemplerai. Et il ne sera plus un étranger pour moi. Ah ! mon cœur se consume d’attente au fond de moi.

Job 19.25-27

Mais tes morts revivront, les cadavres de ceux qui m’appartiennent reviendront à la vie. Oui, vous qui demeurez dans la poussière, réveillez-vous, poussez des cris de joie, car ta rosée est une rosée de lumière, et la terre rendra les trépassés.

Ésaïe 26.19

Les nombreux humains qui dorment dans la poussière de la terre se réveilleront, les uns pour la vie éternelle, les autres pour la honte et l’horreur éternelles.

Daniel 12.2

Cependant, la notion de résurrection des morts n’était pas aussi répandue dans l’Ancien Testament qu’elle ne l’étaient dans le Nouveau Testament.

Également, selon la croyance de l’époque, les justes, après cette résurrection, demeureraient en présence de Dieu, tandis que les méchants subiraient des tourments dans un lieu appelé « Géhenne », décrit comme un endroit maudit de feu et de fumée. On voit ici un changement de paradigme concernant les séjours des morts décrit dans l’Ancien Testament.

Encore une fois, la définition du mot enfer ne cadre pas avec la définition du mot hébreu shéol. Parce que l’enfer est un lieu de tourment éternel tandis que le shéol est un lieu sans interraction. Malheureusement, nous constatons que l’influence helléniste amena les Hébreux à verser dans la tradition et à délaisser le fondement même des Écritures.

La conception médiévale de l’enfer

L’idée de l’enfer comme lieu de tourment éternel pour les âmes damnées s’est beaucoup développée pendant la période médiévale. D’ailleurs, les conceptions de l’enfer ont pris beaucoup d’ampleur. Je dois vous dire que c’est à ce moment-là que ç’a dérapé et pas à peu près.

Nous remarquons qu’au début du christianisme, soit la période après les apôtres, les destinées de ceux résidant en enfer étaient décrites de diverses façons. Encore une fois éloignés du fondement de la Parole de Dieu. Certains théologiens soutenaient que, finalement, tous les individus malveillants, y compris Satan, renoueraient avec l’unité divine. D’autres enseignaient que l’enfer représentait un état intermédiaire, un lieu de punition où certaines âmes seraient purifiées tandis que d’autres seraient annihilées, c’est-à-dire détruites complètement.

La représentation prédominante de l’enfer, un lieu de tourment éternel s’impose finalement.

Avec le temps, la représentation prédominante de l’enfer, comme lieu de tourment éternel, s’est finalement imposée. L’enfer était conçu comme le lieu où les âmes des condamnés enduraient un châtiment tortueux et interminable. En d’autres mots, ils souffriraient dans ce lieu de tourments pour l’éternité. Même après la résurrection des morts à la fin du monde, les individus malveillants étaient destinés à retourner en enfer pour l’éternité. Selon les théologiens médiévaux, les gens qui mourraient allaient directement en enfer puis étaient extirpés de là pour passer en jugement et y retournaient. Vous remarquerez que c’est tout de même assez tordu comme concept et mentionnons que ça ne cadre absolument pas avec les Écritures.

Cette doctrine était largement enseignée dans l’ensemble du christianisme occidental au début du Ve siècle (401-500). Puis, elle a été officiellement réaffirmée par les papes et les conciles tout au long du Moyen Âge.  

Le concept de l’enfer que nous avons aujourd’hui ne provient pas de la Parole de Dieu, mais plutôt de l’évolution de l’imagination de certains et des traditions. Et encore aujourd’hui, ce concept de l’enfer est accepté, enseigné et reconnu comme étant la Parole de Dieu.

Pendant cette période, il fut ajouté, au concept de l’enfer, par les théologiens médiévaux, que la pire des peines était la séparation éternelle d’avec Dieu qu’on appelait « poena damni ». Encore aujourd’hui, cette doctrine est enseignée dans nos églises et cela sans en vérifier le fondement même des Écritures.

Les visions médiévales de l’au-delà

Les visions médiévales de l’au-delà détaillaient ces tourments avec : des fosses de flammes sombres et des cris déchirants venant des quatre coins de l’enfer. Il y avait une puanteur insupportable, des rivières d’eau bouillante grouillant de serpents et des cachots dans lesquels les gens étaient enfermés. Dans le même ordre d’idée, le poète italien Dante, au début du XIVe siècle (1301-1400), a offert une représentation détaillée de l’enfer dans la première section de sa « Divine Comédie ». Il a décrit les tourments des âmes damnées en fonction de leurs péchés. Ainsi les gloutons étaient immergés dans des marécages d’ordures glacées. Les meurtriers, pour leur part, luttaient dans une rivière de sang bouillant. Bien entendu, toutes ces images émergeaient de l’imagination de cette personne parce que la Bible n’a jamais parlé d’un tel endroit comme nous allons le découvrir dans cet enseignement.

Aujourd’hui, ces représentations semblent appartenir au passé du XXIe siècle. Cependant, le manuel officiel de l’Église catholique, le « Catéchisme de l’Église catholique », réitère la croyance catholique en la nature éternelle de l’enfer. Bien entendu, il évite les détails macabres présents dans les tentatives antérieures de décrire l’expérience infernale, mais, il réaffirme que la principale douleur de l’enfer réside dans la séparation éternelle d’avec Dieu.

Pour tout dire, notre doctrine ou notre compréhension de l’enfer nous vient majoritairement de la tradition de l’Église Catholique plutôt que de la Bible. Est-ce que vous trouvez-vous ça normal ? Pourquoi notre croyance ne vient-elle pas de la Parole de Dieu ?

La Stanford Encyclopedia of Philosophy (L’Encyclopédie de Phylosophie de Stanford) écrivait ceci :

« Selon une vision relativement répandue dans la culture chrétienne au sens large, le paradis et l’enfer sont essentiellement des compensations méritées pour le genre de vie terrestre que nous menons. Les bonnes personnes vont au paradis comme récompense méritée pour une vie vertueuse, et les mauvaises personnes vont en enfer comme juste punition pour une vie immorale ».[i]

Ainsi, l’enfer est un concept de punition et non pas une conséquence de nos choix. Si tu ne fais pas ce que Dieu te demande, tu vas avoir une punition. Tu vas aller en enfer pour être torturé pour toute l’éternité.

Comme j’ai mentionné précédemment, selon le principe de l’enfer, toutes les âmes ont la vie éternelle soit avec Jésus ou sans lui dans les tourments éternels. Parce que pour être tourmenté éternellement, il faut avoir une connaissance des choses, ce qui voudrait dire que nous sommes vivants. Ce qui n’est absolument pas biblique comme nous allons le voir dans cet enseignement.

Conclusion

En conclusion, l’étude de l’origine de la croyance en l’enfer révèle une évolution complexe influencée par diverses traditions religieuses, notamment juives, grecques et médiévales. Loin d’être un concept universellement accepté dans les Écritures, l’idée d’un enfer éternel de tourments pose des défis théologiques et moraux. Remettre en question les dogmes établis et examiner les Écritures avec un esprit critique peut conduire à une compréhension plus nuancée de la destinée après la mort. La recherche objective de la vérité biblique devrait primer sur les traditions et les interprétations humaines, invitant à une réflexion approfondie sur nos croyances et nos conceptions de la justice divine.

La suite avec la partie 3


[i] https://plato.stanford.edu/entries/heaven-hell/

D’où origine la croyance de l’enfer ? (partie 3)

La destinée finale des méchants sera-t-elle comme on nous l’a toujours enseigné ?

Introduction

Dans cet exposé, nous aborderons la distinction entre la punition et les conséquences en explorant le concept de l’enfer à travers le prisme de l’Ancien Testament. Nous examinerons comment la fausse doctrine de l’enfer en tant que châtiment éternel a été acceptée et perpétuée, en contraste avec la notion des conséquences de nos choix telle qu’elle est présentée dans les écritures. En commençant par le récit de la Genèse, où Dieu a averti Adam des conséquences de sa désobéissance, nous découvrirons comment cette perspective influence notre compréhension de Dieu en tant que père aimant plutôt que comme un juge punitif. Enfin, nous discuterons de l’impact de cette vision erronée sur la perception de la foi chrétienne et sur la relation entre l’humanité et son créateur.

Punition versus conséquence

Pour tenter de comprendre, pourquoi la fausse la doctrine de l’enfer a été acceptée, nous devons considérer le fait qu’elle représentait une punition plutôt que les conséquences de nos choix. Nous voyons, dans l’Ancien Testament, que Dieu menace de juger la désobéissance et nous le voyons l’exécuter à plusieurs reprises. Cependant, l’idée que le châtiment final soit la torture sans fin après la mort comme conséquence est inexistante. Une chose intéressante, nous voyons en Genèse chapitre 3 que Dieu a mis en garde Adam de mort advenant sa désobéissance.

Et l’Éternel Dieu ordonna à l’homme : mange librement des fruits de tous les arbres du jardin, sauf du fruit de l’arbre, de la détermination du bien et du mal. De celui-là, n’en mange pas, car le jour où tu en mangeras, tu mourras.

Genèse 2.16-17

Dieu dit à Adam qu’il peut manger de tous les fruits de tous les arbres du jardin. Il le met en garde d’une seule chose soit de ne pas manger le fruit de l’arbre de la détermination du bien et du mal. S’il désobéit et en mange, la conséquence sera qu’il mourra. Bien entendu, non pas une mort physique instantanément sur le champ. Mais qu’à ce moment, il connaitrait pour la première fois, de son existence, une séparation d’avec son Dieu. Une chose qu’il ne connaissait pas auparavant et ensuite, qu’il allait aussi mourir physiquement. Cet avertissement de mort n’était pas de caractère punitif, mais plutôt celle-ci était la conséquence de sa désobéissance.

Dieu n’a pas dit à Adam : « si tu en manges, je vais te punir. Tu vas passer l’éternité dans la souffrance en enfer. Je vais t’apprendre, tu vas voir ». Dieu a plutôt mis en garde Adam de la conséquence de ce choix en lui disant que le jour où il en mangerait, il allait mourir ». Ceci n’était pas une menace de punition, mais plutôt une mise en garde des conséquences de ses choix. Il y a toute une différence ici parce que la menace d’une punition nous fait agir par la crainte de désobéir et de subir une punition, tandis que l’amour et la confiance nous font respecter le commandement. Dieu a donné un avertissement à Adam plutôt que la menace d’une punition. La menace de punition aurait engendré la crainte chez Adam. Mais la conséquence le mettait face à la responsabilité de ses choix.

La différence entre une punition et une conséquence

D’abord, il nous faut considérer une chose très importante, c’est que la punition et la conséquence sont deux concepts différents, bien qu’ils soient parfois liés en fonction du contexte. Une punition est généralement une action intentionnelle infligée en réponse à un comportement considéré comme répréhensible, inapproprié ou en violation de règles ou de normes. La punition est souvent administrée dans le but de décourager le comportement indésirable, d’appliquer la justice ou de faire respecter des normes éthiques ou sociales. Par exemple, une personne sera menacée de faire de la prison pour tel ou tel crime. Faire de la prison, c’est être privé de liberté, cela n’est pas une conséquence, mais plutôt une punition. Si tu commets un crime, je t’enlève ta liberté.

Une conséquence, d’autre part, est plus neutre et se réfère simplement aux résultats ou aux effets qui découlent d’une action ou d’une décision. Dieu a placé Adam devant un choix, soit l’obéissance ou la désobéissance. Les deux options comportaient des conséquences. Dans un premier temps la vie et dans un second temps la mort.

Utilisation des bons mots est importante

Il est important d’utiliser les bons mots pour avoir une idée juste de ce qui se passe.

Lorsque l’on dit à un enfant, tu vas avoir une conséquence au lieu d’une punition, cela peut faire une énorme différence dans sa compréhension. Par exemple, une punition se termine après un temps. Si je dis à mon enfant : « va dans ta chambre » en guise de punition. Bien entendu, après quelque temps dans sa chambre, il sera autorisé à en sortir. Ce qui veut dire que la punition se termine et l’on en sort.

Un autre exemple, je dis à mon enfant comme punition qu’il sera privé de jeux vidéo pendant une semaine. Bien entendu, après ce temps, il pourra à nouveau jouer avec sa console. Parce que la punition se termine.

Maintenant, la conséquence, c’est différent, parce qu’on vit avec les conséquences de nos choix. Un jeune adulte qui commence à conduire, on va le mettre en garde contre les conséquences de sa vitesse. S’il n’écoute pas et qu’il lui arrive un accident, il aura à vivre avec les conséquences de celle-ci et ce ne sera pas une punition. Son accident n’est pas une punition. C’est une conséquence. S’il perd le contrôle de son véhicule dans une courbe et qu’il frappe violemment un arbre et cause la mort de ses passagers, il aura à vivre avec les conséquences de son accident le reste de ses jours. La conséquence ne se terminera pas. La même chose s’il est gravement blessé et se retrouve dans un fauteuil roulant le reste de ses jours, il va vivre les conséquences de ses mauvaises décisions.

Dans ce cas-ci, la punition aurait été qu’un policier l’arrête. Qu’il lui donne une contravention et qu’il perde des points d’émérites. Ça, c’est une punition. Maintenant, il va payer l’amende de son infraction et après deux ans, il va retrouver l’entièreté de ses points d’émérites. Vous comprenez le principe. La punition on en sort, mais les conséquences l’ont vit avec.

Dieu n’a pas placé Adam face à une punition, mais plutôt face à une conséquence de son choix.

La conséquence de mort d’Adam aura touché tout le genre humain sans exception. Aujourd’hui, nous en subissons les conséquences. Donc, les conséquences de nos décisions peuvent aussi toucher les autres autour de nous. Si le monde est là où il est maintenant, c’est la conséquence de la désobéissance d’Adam.

Dieu donnait à Adam ce que serait la conséquence de sa désobéissance. Il ne lui disait pas qu’il allait le punir s’il mangeait du fruit défendu. Mais plutôt, la conséquence du choix Adam serait qu’il mourrait. Le problème fut que la conséquence entraîna toute l’humanité avec lui dans son péché. Comme l’apôtre Paul disait :

Et pourtant, la mort a régné depuis Adam jusqu’à Moïse, même sur les hommes qui n’avaient pas commis une faute semblable à celle d’Adam – qui est comparable à celui qui devait venir.

Romains 5.14

Puis Christ est apparu tel un nouvel Adam

L’Écriture ne déclare-t-elle pas : le premier homme, Adam, devint un être vivant, doué de la vie naturelle ? Le dernier Adam est devenu, lui, un être qui, animé par l’Esprit, communique la vie.

1 Corinthiens 15.45

Encore, aujourd’hui, nous vivons, non pas sous la menace d’une punition « tu vas aller en enfer si tu n’agis pas bien », mais plutôt nous vivons avec les conséquences de nos choix. Nous savons que les péchés que nous commettons méritent la mort. La mort dans ce cas-ci n’est pas une punition, mais une conséquence à notre manquement volontaire à l’obéissance à la Parole de Dieu. Exactement comme l’ont fait Adam et Ève. Ils ont sciemment désobéi au commandement de Dieu et ils en ont subi les conséquences. La punition aurait été de les envoyer en enfer pour qu’ils soient torturés. C’est pour cela qu’il est important d’utiliser les bons mots parce que l’enfer est synonyme de punition.

La mort, une conséquence et non une punition

Le concept de l’enfer tel que nous le connaissons est une punition, tandis que la mort est une conséquence. C’est là la grande différence. La Parole de Dieu nous dit :

Voici : toute personne m’appartient, les fils comme les pères m’appartiennent. Eh bien, c’est la personne qui pèche qui mourra.

Ézéchiel 18.4

Non pas que cette personne va souffrir en enfer éternellement, mais plutôt qu’elle va mourir. La mort est la conséquence de notre désobéissance. La mort décrit l’état de cessation de la vie. La mort ne signifie pas des tourments éternels. Parce que si la mort signifiait un tourment éternel, on ne parlerait pas de mort à ce moment. Évidemment, si tu es dans un endroit en ayant conscience de ce qui se passe, cela veut dire que tu n’es pas mort. Selon le concept de l’enfer, les âmes damnées ont conscience de ce qui se passe. Alors, elles ne sont pas mortes, elles sont en vies. Ce qui veut dire que nous faisons Dieu menteur en prônant la fausse théorie de l’enfer. Parce que Dieu parle de mort et non pas de tourments. Dieu parle de conséquences et non pas de punitions.

Dieu nous met ici devant la conséquence de nos choix. Si nous péchons, nous allons mourir. Comme nous allons le voir plus loin, mourir signifie détruire. Signifie cesser d’exister, pour le corps comme pour l’âme. Mais, nous en reparlerons plus tard dans cette étude. Nous allons cesser de vivre. Nous allons cesser d’exister. Dieu ne dit pas que la personne qui pèche sera torturée éternellement dans le feu de l’enfer.

On voit qu’Adam et Ève ne sont pas morts aussitôt qu’ils ont mangé du fruit défendu. Cependant, ils ont vécu les conséquences de leurs choix. Puis, ils sont mort physiquement.

Les conséquences pour Ève et les femmes en général

Dieu dit à la femme : Je rendrai tes grossesses très pénibles et c’est dans la souffrance que tu mettras au monde tes enfants. Tes attentes seront tournées vers ton mari, mais lui, il te dominera.

Genèse 3.16

Les conséquences pour les femmes sont :

  • Grossesses très pénibles
  • Accouchement dans la souffrance
  • Attente tournée vers le mari
  • Domination du mari sur elle

Les conséquences pour Adam et les hommes en général

Il dit à Adam : puisque tu as écouté ta femme et que tu as mangé du fruit de l’arbre dont je t’avais défendu de manger, le sol est maudit à cause de toi. C’est avec peine que tu en tireras ta nourriture tout au long de ta vie. 18 Il te produira des épines et des chardons ; et tu mangeras des produits du sol. 19 Tu en tireras ton pain à la sueur de ton front jusqu’à ce que tu retournes à la terre, puisque tu as été tiré de celle-ci. Car toi, tu es poussière et tu retourneras à la poussière.

Genèse 3.17-19

Les conséquences pour les hommes sont:

  • Le sol est maudit
  • Il doit se nourrir avec peine
  • Le sol produit des épines et des chardons
  • Condamné à manger les produits du sol
  • Travailler à la sueur de son front

La conséquence commune pour l’homme et la femme:

  • Le corps retournera à la poussière après leur mort. Ce corps mortel sera détruit à tout jamais.

Adam et Ève sont morts physiquement comme Dieu le leur avait dit. Est-ce qu’ils se sont repentis par la suite avant de mourir physiquement ? Peut-être, mais le texte ne nous le dit pas. Ce qui nous démontre que ce qui attend celui qui désobéit, c’est la mort. Dans un premier temps physique et dans un deuxième temps spirituel.

Conclusion

Nous pouvons comprendre que le concept de l’enfer comme un lieu de tourments incessant se soit développé principalement pendant l’ère médiévale, comme je vous ai expliqué dans la précédente vidéo. L’Église catholique avait le contrôle sur les âmes et elles ne voulaient pas les perdre. Quoi de mieux que de brandir la menace d’un châtiment de torture éternel pour garder les gens dans la peur d’être puni et de se voir aller en enfer ? C’est d’ailleurs comme cela qu’ils ont toujours gardé le contrôle sur les gens. Ils brandissaient la menace d’une punition sévère de la part de Dieu. Ainsi, les générations qui m’ont précédé ont toujours perçu Dieu avec un bâton à la main prêt à frapper celui qui allait désobéir. Et comme si ce n’était pas suffisant, il allait jeter en enfer les récalcitrants pour qu’ils soient torturés pour l’éternité. Cela faisait peur aux gens et ils se soumettaient non pas par amour, mais par la crainte d’un châtiment. C’est pour cela que l’enfer a toujours été perçu comme un lieu de punition.

Si on demandait aux gens pourquoi ils sont chrétiens, certains répondraient que c’est parce qu’ils ne veulent pas aller en enfer. Cette fausse doctrine de l’enfer tient captive des millions de personnes dans ce monde encore aujourd’hui. Et cela brouille notre vision d’un père aimant qu’est Dieu. Il est encore perçu comme celui qui est toujours prêt à punir. Alors que ce n’est pas du tout le cas. Dieu est un Dieu d’amour qui ne cherche qu’à bénir ses créatures.

En conclusion, l’analyse du concept de l’enfer à travers le prisme de l’Ancien Testament met en lumière une distinction cruciale entre la punition et les conséquences de nos choix. Contrairement à la fausse doctrine de l’enfer comme châtiment éternel perpétuée par certaines institutions religieuses, les Écritures soulignent plutôt les conséquences de nos actions, telles que présentées dans le récit de la Genèse avec Adam et Ève. Dieu a averti Adam des conséquences de sa désobéissance, non pas par une menace de punition, mais en lui exposant simplement les résultats de ses choix. Ainsi, la mort est présentée comme une conséquence naturelle de la désobéissance, plutôt que comme une punition divine éternelle. Cette compréhension remet en question la perception traditionnelle de l’enfer comme lieu de tourments incessants et souligne plutôt l’importance de vivre en accord avec les principes divins pour éviter les conséquences néfastes de nos actions. En fin de compte, cela invite à une vision plus nuancée de Dieu en tant que père aimant plutôt que juge punitif, libérant ainsi les individus de la crainte d’une punition éternelle pour les motiver à agir par amour et respect des commandements divins.

La suite avec la partie 4

D’où origine la croyance de l’enfer ? (partie 1)

La destinée finale des méchants sera-t-elle comme on nous l’a toujours enseigné ?

Introduction

Si l’on demandait aux gens où ils vont après leur mort, les réponses possibles seraient très certainement dans le néant, je me réincarnerais, en enfer, dans l’au-delà, dans le purgatoire, auprès de Dieu et je ne sais pas.

Maintenant si l’on posait la même question aux croyants à propos des non-croyants, ils diraient sans hésiter que ceux-ci iront en enfer.

Et si l’on demandait à des chrétiens où vont les croyants après leur mort les réponses seraient bien différentes à coup sûr. Nous pourrions entendre: je vais aller au ciel, j’entre dans la présence de Jésus, j’irai au paradis ou bien en enfer pour ceux qui n’obéissaient pas à Jésus.»

Comme vous voyez, l’enfer est l’endroit où nous croyons que les morts non croyants vont aller. Si l’on demandait maintenant, est-ce que les gens vont en enfer immédiatement après leur mort ? La réponse serait bien évidemment oui. Parce que la croyance de l’enfer est très bien installée dans les mœurs chrétiennes depuis des décennies.

J’ai d’ailleurs été surpris de l’ampleur de cette doctrine. Parce qu’elle est très répandue et enseignée allègrement dans toutes les églises par une majorité d’enseignants, de pasteurs et d’évangélistes. D’ailleurs, à peu près plus personne ne remet en question ce concept. Peu de personnes se demandent si c’est fondamentalement biblique ce concept de torture éternelle dans un lieu appelé l’enfer. Un lieu qui serait un endroit de tourment éternel pour les âmes perdues.

Pour tout dire, la doctrine de la torture, sans fin en enfer, est généralement acceptée par de nombreux chrétiens. Pour plusieurs, c’est un principe acquis pour lequel on ne se pose plus de questions ou encore que l’on n’ose plus remettre en question.

Maintenant, ce qui est aberrant c’est que de nombreux enseignants bibliques insistent sur le fait que nous croyons en un Dieu qui acceptera de tourmenter les âmes éternellement en enfer. Est-ce que ce Dieu d’amour, mais aussi juste, pourra fermer la porte de l’abîme, derrière lui, et retourner à ses occupations sans ne plus jamais penser à ces myriades d’âmes ? Des âmes souffrant cruellement dans ce lieu de tourment éternel. Personnellement, j’ai de la difficulté avec ce concept. C’est pour cela que j’ai voulu avoir des réponses à mes questions.

Des âmes que Dieu a créées et qu’il aime au point d’offrir son fils unique en sacrifice pour leur délivrance. Il va maintenant permettre que ces âmes souffrent à tout jamais. C’est contraire à sa nature même décrite dans la Bible.

Nous voyons dans la Bible que ce Dieu miséricordieux nous dit qu’il aime les méchants et qu’il ne souhaite pas leur mort. Comme c’est mentionné en :

Pensez-vous que je prenne le moindre plaisir à voir mourir le méchant ? demande le Seigneur, l’Éternel. Mon désir n’est-il pas plutôt qu’il abandonne sa mauvaise conduite et qu’il vive ?

Ézéchiel 18.23

Je me demande s’il est possible que Dieu prenne plaisir à voir souffrir les âmes qu’il a créées à son image. Bien sûr que la réponse est non. Tellement de passage dans la Parole de Dieu nous démontre le contraire. Honnêtement, c’est de mal connaître l’Éternel que de penser une chose pareille. Un Dieu qui envoya son fils, son unique, mourir sur la croix pour que nous soyons pardonnés afin que nous évitions de passer en jugement. Les Écritures nous enseignent ceci sur Dieu :

Oui, Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils, son unique, pour que tous ceux qui placent leur confiance en lui échappent à la perdition et qu’ils aient la vie éternelle.

Jean 3.16

Pour ma part, je n’arrive absolument pas à concevoir une telle cruauté venant de la part de mon Dieu. Simplement, parce que le concept de l’enfer que nous connaissons ne cadre pas avec le Dieu d’amour que Jésus nous a présenté.

Des questionnements personnels

Ce principe de torture sans fin en enfer m’a toujours laissé avec des questions sans réponse. Je me suis toujours demandé s’il était possible qu’après un moment, Dieu revienne sur sa décision et permette à ces âmes de sortir de l’enfer ? Après tout, c’est aussi une possibilité. Je me demandais également, comment est-ce que Dieu pourrait laisser des âmes être torturées éternellement sans que ça le préoccupe un seul instant ? Comme Père, je me demandais, est-ce qu’un père aimant agirait de cette façon avec ses enfants sans en être troublé ? Chaque fois que je pensais à l’enfer, ces questions me revenaient à l’esprit. Bien entendu, je n’avais pas de réponse.

Un jour, lors du décès de mon beau-père, ma belle-sœur m’a demandé, alors que nous étions à son chevet, sais-tu où il est allé ? Cette fois-là, je n’ai pas su quoi y répondre. Je lui ai simplement dit que je ne savais pas et c’était vrai à l’époque. Parce que, bien que je sois chrétien depuis plusieurs années, je n’avais aucune idée d’où, il pouvait bien être allé ? Encore une fois, des questions surgissaient de mon esprit. Est-il allé dans le séjour des morts ? Ou encore serait-il allé directement en enfer ? Encore là, c’était nébuleux pour moi. Cependant, une chose que je savais, c’est qu’il n’avait jamais professé publiquement son appartenance au fils de Dieu. Maintenant, où qu’il fût allé, cela demeurait toujours, à ce moment, un mystère pour moi.

Mais, pourquoi est-ce que je ne savais pas ? Parce que des enseignements et des propos contradictoires de toutes sortes étaient véhiculés. Encore aujourd’hui, trop de propos paradoxaux sont véhiculés de nos jours concernant l’enfer et il devient difficile de savoir ce qu’est la vérité. Toutefois, au fond de mon cœur, je sais, sans l’ombre d’un doute, que la vérité provient de la Parole de Dieu.

Les années ont passé et le Seigneur m’a conduit à comprendre où les personnes décédées allaient après la mort physique du corps. C’est-à-dire lorsque le cœur d’une personne cesse de battre. Et comme mon beau-père disait toujours : « tout le monde meurt du cœur parce que le cœur de tout le monde arrête de battre un jour ». Là-dessus, il avait bien raison.

Aujourd’hui, je ne me pose plus la question et je sais où il est allé. Je le sais parce que les Écritures nous le démontrent clairement. Maintenant, je ne sais pas sa destination finale, parce que ce n’est pas moi qui vais le juger. Mais pour le moment, il est allé dans le séjour des morts avec tous ceux qui sont décédés avant lui. C’est d’ailleurs ce que le patriarche Jacob nous confirme dans ce passage :

Tous ses fils et toutes ses filles vinrent pour le consoler ; mais il refusa toute consolation et dit : Non ! c’est dans le deuil que je rejoindrai mon fils au séjour des morts ! Et il continua à pleurer Joseph.

Genèse 37.35

Jacob nous confirme que les âmes vont au séjour des morts. Je sais qu’un jour, mon beau-père, va ressusciter et ce sera pour passer en jugement comme nous dit ce passage d’Apocalypse :

Je vis les morts, les grands et les petits, comparaissant devant le trône. Des livres furent ouverts. On ouvrit aussi un autre livre : le livre de vie. Les morts furent jugés, chacun d’après ses actes, suivant ce qui était inscrit dans ces livres. La mer avait rendu ses naufragés, la mort et le royaume des morts avaient rendu ceux qu’ils détenaient. Et tous furent jugés, chacun conformément à ses actes.

Apocalypse 20.12-13

Au cours de sa vie, cet homme, il n’a pas su accepter de donner sa vie terrestre à Jésus pour avoir part à la première résurrection et entrer dans la vie éternelle. Ainsi, lors du jugement peut-être sera-t-il sauvé? Mais, cela c’est Dieu qui va le juger.

Cependant, une chose que j’ai apprise c’est que les morts ne vont pas au ciel dans la présence de Jésus comme cela est aussi véhiculé abondamment. Pas plus qu’ils ne vont en enfer comme certains le supposent et comme nous l’entendons régulièrement. Ce que la Bible dit c’est qu’ils vont dans le séjour des morts. Nous allons en discuter plus amplement au cours de cette série d’enseignement.

J’ai un enseignement qui traite de ce sujet-là. Cet enseignement s’intitule, Le récit de l’homme riche et du pauvre Lazare. Il est en cinq courtes parties et il explique très bien là où vont les gens lorsqu’ils décèdent.

Certes, le désir de Dieu est de voir le méchant abandonner sa mauvaise voie. Parce que Dieu sait ce qu’il va lui arriver au méchant. C’est pour cela qu’il lui annonce, sans relâche, de revenir de sa mauvaise voie et de changer. Il dit même dans Ézéchiel :

Si le méchant se détourne de toutes les fautes qu’il a commises, s’il obéit à tous mes commandements et agit avec droiture et selon la justice, il ne mourra pas, il vivra.

Ézéchiel 18.21

Maintenant, à quoi Dieu, ici, fait-il référence lorsqu’il dit : « il ne mourra pas, il vivra » ? Si le méchant se détourne des fautes qu’il a commises, il va vivre, il ne mourra pas. De quel mort et de quelle vie Dieu parle-t-il ici ? Il ne parle pas de la vie et de la mort du corps c’est certain. Il parle de la vie et de la mort de l’âme. Donc, s’il ne revient pas de ses mauvaises voies, il va donc mourir. Ce sera la mort de son âme.

À présent, considérons le fait d’être en enfer avec une conscience de ce qui se passe, cela ne veut-il pas dire que l’âme est vivante ? Et si l’âme est vivante, pourquoi Dieu dit-il que le méchant va mourir ? Encore, si l’âme vit et souffre éternellement en enfer, selon cette logique, cela pourrait-il signifier que cette âme a la vie éternelle ? Une vie éternelle dans les tourments sans fin ? Le méchant, va-t-il seulement mourir de la chair un moment et ressusciter pour passer l’éternité sous la torture en enfer ? Et comment expliquer le passage d’Apocalypse 2.11; 20.6, 14; 21.18 qui nous parle de la seconde mort ? Est-ce que le corps va mourir deux fois ? Si c’est le cas, alors ceci vient contredire ce que l’auteur de l’épitre aux Hébreux affirme en Hébreux 9.27 lorsqu’il dit :

Et comme le sort de tout homme est de mourir une seule fois – après quoi vient son jugement par Dieu.

Hébreux 9.27

Selon la Parole, le corps meurt et retourne à la poussière. C’est ce que ce passage de genèse nous enseigne :

Mange librement des fruits de tous les arbres du jardin, sauf du fruit de l’arbre, de la détermination du bien et du mal. De celui-là, n’en mange pas, car le jour où tu en mangeras, tu mourras.

Genèse 2.16-17

Maintenant, qu’est-ce que Dieu entend par la seconde mort ? La mort, pour le méchant, serait-elle de vivre éternellement dans des souffrances éternelles ? Si c’est cela la mort, alors ce n’est pas la mort, mais plutôt la vie. Parce que la définition de la mort que la Bible donne n’a aucun rapport avec la vie. La définition que la Bible donne, comme nous allons le voir dans cet enseignement c’est la destruction. Dans un premier temps du corps et dans un second temps de l’âme. Vous savez, comme moi, qu’un corps mort ce n’est pas vivant et ça paraît.

Comme vous pouvez le voir, la fausse doctrine de l’enfer amène plus de questions que de réponse et je vais tenter de répondre à ces questions dans cet enseignement. Vous allez voir, que les choses décrites dans la Parole de Dieu, ne sont peut-être pas exactement comme on a bien voulu nous le faire croire. Et cela depuis de nombreuses décennies.

La cohérence de la doctrine du tourment éternel avec les Écritures

L’apôtre Jean nous parle de Dieu comme étant un Dieu d’amour. Il nous dit :

Qui n’aime pas n’a pas connu Dieu, car Dieu est amour.

1 Jean 4.8

C’est vrai que Dieu est un Dieu d’amour, mais il est aussi un Dieu juste et il ne laissera pas le méchant impuni. Mais ce Dieu d’amour que la Bible décrit gardera-t-il la plupart des humains vivant éternellement pour les voir brûler et souffrir à tout jamais en enfer? Est-ce cela l’essence même de l’amour de Dieu ? Si c’est le cas, c’est donc qu’ils seront gardés en vie. Alors, pourquoi la bible parle-t-elle d’une seconde mort si tous les êtres humains doivent vivre, mais dans des endroits différents ? Un groupe dans la présence de Dieu et un autre groupe dans les flammes de l’enfer étant torturé ad vitam aeternam.

Avant d’aller plus loin, j’aimerais mentionner que toutes les fausses doctrines ont des incohérences avec la Parole de Dieu et que c’est là le signe distinctif. Ici, il nous est facile de voir qu’il y a ici une incohérence frappante. Alors que la Bible parle de mort soit de destruction, le concept de l’enfer parle de vie et de souffrances éternelles.

C’est souvent le cas avec les fausses doctrines. Elles sont incohérentes avec la Parole de Dieu. Si vous voulez savoir si un concept est une fausse doctrine, il vous suffit de chercher les incohérences avec la Parole de Dieu. La doctrine peut être bien présentée. Elle peut être attirante et fascinante. Cependant, s’il y a incohérence avec la Parole de Dieu alors c’est une fausse doctrine.

Je crois que nous pouvons nous permettre de nous poser la question, à savoir si le concept de l’enfer est cohérent avec les écritures. Surtout en ce qui a trait à toutes ces doctrines qui sont véhiculées actuellement. L’apôtre Paul nous mentionne de valider le fondement et ne pas se laisser tromper par qui que ce soit.

…au contraire, examinez toutes choses, retenez ce qui est bon, et gardez-vous de ce qui est mauvais, sous quelque forme que ce soit. 1

Thessaloniciens 5.21-22

Les fausses doctrines sont très répandues dans l’Église en ces jours de la fin et celle-ci en est une de plus. Pourquoi une fausse doctrine est-elle quelque chose de mauvais pour les croyants ? Parce que celle-ci induit les gens en erreur et dans bien des cas leur donne de faux espoirs. Puis, elle les éloigne de la vérité fondamentale de la Parole de Dieu. Par exemple, comme nous allons le voir, dans cette série d’étude, la géhenne dont Jésus parle n’a rien à voir avec le concept de l’enfer qui nous est proposé hors des Écritures. Ce sont deux concepts complètement différents. Le premier, la géhenne, est un concept de destruction et le second, l’enfer, un concept de torture éternelle. C’est pour cela que le mot « enfer » utilisé est une très mauvaise traduction du mot « géhenne » que Jésus utilisa. Cependant, il faut aussi du discernement, parce que les fausses doctrines sont présentées avec tellement de subtilité qu’il nous est facile de nous y laisser prendre.

Des textes des écritures qui suggèrent un châtiment éternel

À ce moment-ci, nous pouvons considérer que certains textes des écritures suggèrent un châtiment éternel pour les méchants. Notez que ceux-ci sont en très petit nombre et qu’ils s’expliquent assez bien comme vous allez le découvrir dans cet enseignement. En revanche, la plupart des Écritures suggèrent quelque chose de très différent par rapport à l’enfer que l’on nous enseigne. Ce que nous pouvons voir, dans les Écritures, c’est que les méchants finiront par mourir, périr, être retranché ou encore être détruit. Par contre, nous ne les voyons jamais être tourmentés et souffrir dans un endroit appelé l’enfer pour l’éternité. Il n’y a aucun passage des Écritures qui corrobore cela.

Vous allez peut-être me dire, oui, mais le passage Apocalypse 20.10 c’est bien de cela qu’il parle n’est-ce pas. Je vais terminer cette série d’enseignement avec ce passage et vous allez voir que les choses ne sont pas comme on nous les a présentés. Le problème avec Apocalypse 20.10 vient de la traduction. Le pasteur Richard T. Ritenbaugh mentionne sans son commentaire sur ce passage d’Apocalypse 20.10 qu’« Il y a des règles grammaticales grecques qui ont été omises par les traducteurs ».[1]

Ceux-ci, comme Ritenbaugh le mentionne, les traducteurs ont ignoré les règles grammaticales pour faire concorder le texte avec leur vision de l’enfer. Cela a laissé une impression que le lac de feu était un endroit de tourments éternels. Pourtant, comme nous allons le voir, ce n’est pas du tout le cas.


Conclusion

En conclusion, la croyance en l’enfer comme un lieu de tourment éternel soulève des questions fondamentales sur la nature de Dieu et de sa justice. Alors que cette doctrine est profondément enracinée dans la tradition religieuse. Il est essentiel d’examiner attentivement les enseignements à la lumière des principes bibliques. De rechercher une compréhension plus profonde et plus compatissante de la volonté divine.

Vous savez, accepter de remettre en question les dogmes établis et explorer les Écritures avec un esprit critique, dans le sens ouvert, peut nous aider à découvrir une vérité plus juste et plus compatissante sur la destinée des méchants après la mort.

[1] https://www.bibletools.org/index.cfm/fuseaction/bible.show/sVerseID/31049/eVerseID/31049

Le récit de l’homme riche et du pauvre Lazare (partie V)

Cet enseignement vidéo (partie V) conclut cette série d’enseignements en abordant la fin du discours de Jésus sur l’homme riche et le pauvre Lazare. Nous discuterons encore de quelques points concernant le Talmud, affirmant qu’il est non scripturaire et contient des enseignements blasphématoires. Nous discuterons de l’intégration de certains concepts du Talmud dans la religion catholique, les considérant comme non bibliques. L’enseignant rejette également divers dogmes mariaux et rituels catholiques, citant des versets bibliques pour soutenir ses arguments. L’explication de la parabole de Jésus met l’accent sur le rejet des enseignements des pharisiens et du Talmud, soulignant que le véritable point de l’histoire est la cupidité plutôt que la validation des mythes sur l’enfer. En conclusion, nous vous exhortons à la prudence face aux récits d’expériences de l’au-delà et souhaitons que les lecteurs comprennent davantage les Écritures afin de ne pas être induits en erreurs.

Le récit de l’homme riche et du pauvre Lazare (partie IV)

Dans cet enseignement vidéo (partie IV) nous allons discuter des diverses contradictions perçues dans les enseignements de Jésus concernant le séjour des morts, en se basant sur des points tels que la connaissance des morts, la médiation de Jésus, l’existence du sein d’Abraham, le transport par les anges, l’amour du riche pour ses frères, etc. Nous pouvons attribuer ces contradictions aux doctrines non scripturaires des Pharisiens, précisant que ces traditions sont originaires du Talmud. Celui-ci étant une collection de textes rabbiniques comprenant la Mishna et le Gemara. Le Talmud est décrit comme une compilation de commentaires, discussions et interprétations de la loi juive et des traditions rabbiniques. Nous verrons que le Talmud a été mis par écrit après la destruction du deuxième temple et que celui-ci mentionne certaines histoires fictives. Nous les comparerons aux enseignements de Jésus sur le séjour des morts. Finalement, Une mise en garde contre l’acceptation de croyances non bibliques sera faites afin de nous encourager à se fier uniquement à la Bible et à la guidance du Saint-Esprit pour l’édification de notre foi. Le prochain enseignement vidéo (partie V) conclura cet enseignement sur le passage de Luc 16.19-31 de l’homme riche et du pauvre Lazare.

Le récit de l’homme riche et du pauvre Lazare (partie III)

Dans cet enseignement vidéo (partie III), nous terminons d’explorer les contradictions perçues dans les enseignements de Jésus sur le séjour des morts. Nous citerons les trois derniers points ce qui porte à once le nombre de contradiction que Jésus fait concernant les Écritures, dont la connaissance des morts, le rôle médiateur de d’Abraham, l’existence du sein d’Abraham, le transport par les anges, le mérite basé sur la souffrance, et l’idée de deux endroits distincts dans le séjour des morts. Nous présentons ces points comme étant non bibliques et nous attribuons ces contradictions aux doctrines non scripturaires des Pharisiens. Nous soulignerons que Jésus n’est pas en train d’établir de nouvelles doctrines mais de révéler les erreurs des traditions pharisiennes. La vidéo met en garde contre l’acceptation de croyances non bibliques et insiste sur la nécessité de se fier uniquement à la Parole de Dieu. La prochaine vidéo (partie IV) abordera l’origine de la tradition des anciens et cela nous aideras à mieux comprendre ce discours de Jésus adressé aux pharisiens.

Le récit de l’homme riche et du pauvre Lazare (partie II)

Dans cet enseignement vidéo (partie II), nous continuons à exposer des contradictions perçues dans le passage biblique de l’homme riche et du pauvre Lazare (Luc 16.19-31). Quelques points supplémentaires sont soulevés, notamment le concept du sein d’Abraham, la prétendue assistance des anges au moment de la mort, le fait que le riche se souvienne de ses frères, son adresse de prière à Abraham, et l’idée que le séjour des morts est la destination commune pour tous, juste et injuste. Nous soulignerons également que ces éléments contredisent d’autres enseignements bibliques sur la mort et le séjour des morts. Nous remettons également en question l’idée d’Abraham agissant en tant que médiateur et nous parlerons sur la divergence entre les propos de Jésus dans ce passage et d’autres parties de la Bible. Dans la partie III, de cette enseignement vidéo, nous terminerons la série de contradictions et nous aborderons également quelques points doctrinaux.

Le récit de l’homme riche et du pauvre Lazare (partie I)

Dans cet enseignement vidéo (partie I), nous discutons au sujet du passage biblique de l’homme riche et du pauvre Lazare (Luc 16.19-31), soulignant des contradictions entre les enseignements de Jésus dans ce récit et d’autres passages des Écritures. Nous verrons aussi que plusieurs croyances populaires sur le séjour des morts, telles que les expériences de personnes prétendant avoir visité le ciel ou l’enfer, sont basées sur des interprétations erronées de ce passage. Nous metterons en évidence onze points où Jésus semble contredire les Écritures, remettant en question la compréhension traditionnelle de ce récit. Les contradictions incluent des notions telles que les morts ayant des connaissances et discutant entre eux, ainsi que la médiation d’Abraham plutôt que de Jésus entre les vivants et les morts. Dans la partie II, de cet enseignement vidéo, nous allons continuer à explorer d’autres contradictions.

Des jours mauvais se préparent

Aujourd’hui, les croyants vivent leur vie comme si de rien n’était. Ils ne se soucient pas un instant de ce qui se prépare. Certains, ne veulent pas voir ce qui les entoure et d’autres s’appuie sur de fausses espérances.

Il n’y a plus de doute que le monde dans lequel nous vivons s’en va vers sa fin. Il y a de plus en plus de signes qui annoncent que les choses ne seront plus jamais comme avant. Et la plupart des gens sont d’accord avec cela lorsqu’il considère ce qui se passe dans l’actualité.

Une chose que nous remarquons c’est que tous s’entendent pour dire que quelque chose va se passer. Effectivement, les gens de ce monde sont actuellement actifs pour préparer les infrastructures qui vont accueillir l’homme de la révolte et lui permettre de contrôler chaque être humain comme il le veut. Il ne faut pas beaucoup de discernement pour voir tout ce qui se trame en ce moment dans le monde. D’ailleurs, ces gens ne se cachent même plus pour faire ce qu’ils ont à faire.

Maintenant, seul un petit groupe de croyants sont à l’affut de ce qui se prépare alors que la majorité semble endormie à ce qui les entoure. Pourtant, la Parole de Dieu (la Bible) nous met en garde en disant : « Prenez garde à vous-mêmes pour que vos esprits ne s’alourdissent pas à force de trop bien manger, de trop boire et de vous tracasser pour les choses de la vie, sinon ce grand jour vous surprendra tout à coup. » (Lc 21.34)

Effectivement, ce jour va en surprendre plus d’un lorsqu’il arrivera, comme ce fut le cas au temps de Noé. Seulement, ça ne devrait pas en être le cas pour les croyants. Nous avons la Parole de Dieu qui nous avertit. Nous avons également les prophètes qui nous mettent en garde.

Pourtant, nous, chrétiens, continuons de vivre notre vie sans se préoccuper de ce qui s’en vient. Puis, lorsque nous en parlons, la majorité semble plus effrayée que confiante.

Mais de quel jour est-il question ici ? C’est le jour de la venue de l’homme de la révolte. Le jour où il commencera à faire la guerre aux croyants. Ce jour, nous dit la Bible, s’abattra comme un filet sur tous les habitants de la terre. (Lc 21.35) Personne ne va y échapper. Personne ne pourra s’y soustraire. Comme vous savez, un filet capture tout sur son passage sans rien laisser échapper.

Tous les hommes de la terre seront faits captifs de son système de contrôle. Les dissidents seront soit emprisonnés, soit tués ou encore forcés, sans option, de prendre sa marque, s’ils ne veulent pas perdre la vie. Parce que c’est ce qui va arriver à toutes personnes qui ne voudra pas se soumettre à la bête et à son système.

Les jours qui vont venir seront insoutenables pour tout chrétien qui ne sera pas préparé. C’est pour cela que la Bible nous encourage à nous y préparer. Et comment pouvons-nous nous y préparer ? C’est ce que nous dit l’Évangile de Luc : « Restez sur vos gardes et priez sans relâche que Dieu vous donne la force d’échapper à tout ce qui doit arriver et de vous présenter debout devant le Fils de l’homme. » (Lc 21.36)

Le Seigneur Jésus, par l’entremise de son évangéliste, nous dit de rester sur nos gardes. C’est-à-dire de regarder ce qui se trame. De se tenir informé de tout ce qui se passe dans le monde. De prendre nos informations, de préférence en dehors des médias subventionnés par nos gouvernements parce que ceux-ci ne sont pas objectifs préconisant le narratif gouvernemental en plus d’être à la solde de celui qui les tient en vie avec des subventions.

Il y a encore des médias indépendants qui donnent la nouvelle honnêtement et sans parti pris. Les réseaux sociaux ont aussi amené des gens à transmettre la vérité. Malheureusement, ces gens ont été étiquetés comme étant des complotistes. Sachez que nombre d’entre eux sont des gens honnêtes qui ne font que transmettre la vérité contrairement au mensonge qui est véhiculé par nos institutions.

Bientôt, toute l’information sera contrôlée par nos gouvernements. Une nouvelle censure des réseaux sociaux est en train de se mettre en place en Europe pour contrôler l’information qui sera diffusée. Les compagnies n’auront pas d’autre choix que de s’y soumettre. Ce qui veut dire que ce sera seulement le narratif gouvernemental qui prédominera. Ce qui veut dire que le mensonge sera diffusé et que la vérité sera tenue cachée. Ne vous y méprenez pas, bientôt ce sera la même chose au Canada et partout ailleurs dans le monde. Avec tout ce contrôle, où pourrons-nous trouver la vérité ? La seule chose qui nous restera sera la Bible, si bien sûr elle ne nous est pas confisquée.

Il nous est dit également de « priez sans relâche que Dieu vous donne la force d’échapper à tout ce qui doit arriver ». (Lc 21.35) C’est seulement avec l’aide de Dieu que nous pourrons échapper à tout ce qui se prépare. Il ne faudrait pas se surprendre de ne pas avoir été averti lorsque ce jour arrivera.

La prière, négligée par plusieurs, s’avèrera être notre seul moyen d’échapper à la pression qui sera exercée sur tous les gens. L’épisode covid est un bel exemple de cela.

D’abord, je dis l’épisode covid parce que celle-ci n’était pas une pandémie. Tout cela fut malhonnêtement, encouragé par nos gouvernements en interdisant la vente de médicaments efficaces et mettant beaucoup de pression pour que les gens soient vaccinés. Aujourd’hui, avec du recul, nous savons que ces vaccins étaient de véritables poisons. Ils avaient plus de capacité à tuer les gens que le virus lui-même. D’ailleurs, les pays qui ont vacciné massivement se sont retrouvés avec plus de cas covid que les pays qui ne l’ont pas fait. Cela est très bien documenté aujourd’hui.

Si je prends l’exemple covid, c’est seulement pour démontrer que les croyants n’étaient pas prêts à soutenir toute cette pression que les gouvernements ont exercé à ce moment-là. Pourtant, nombre de croyants ont succombé à toute cette pression. Alors, que des gens non croyants ont accepté de perdre leur emploi en refusant l’obligation vaccinale de leur employeur.

Maintenant, imaginez un instant ce qui se passera lorsque l’homme de la révolte obligera la marque de la bête pour tous les citoyens de la terre. Et que si une personne ne prend pas la marque, elle ne pourra pas acheter ou vendre (Ap 13.17). Cela veut dire que cette personne sera condamnée à mourir de faim. Il n’aura pas d’autre choix que de prendre la marque s’il veut vivre. En contrepartie, si un croyant prend la marque, cette personne va périr pour l’éternité. (Ap 19.20)

Imaginez un instant quelles seront les conditions de vie à ce moment. Quelle sera la pression que les croyants devront vivre ? Je vous encourage à revenir à votre Dieu maintenant. Ne plus accepter de compromis et ne plus marchander avec ce monde corrompu. Comme l’apôtre Paul nous dit : « C’est à un grand prix que vous avez été rachetés ! Alors, ne devenez pas esclaves des hommes. » (1 Co 7.23)

Le syndrome du sadducéen

Est-ce que vous connaissez le syndrome du sadducéen ? Ou en avez-vous déjà entendu parler ? Peut-être pas. Cependant, ce syndrome est particulièrement répandu dans les milieux évangéliques. Il touche plusieurs croyants de tous les âges et de n’importe quelle nationalité qu’ils soient scolarisés ou non.

Qu’en est-il de ce syndrome exactement et comment affecte-t-il les croyants ? Pour vous expliquer, je vais commencer par vous raconter un récit que nous retrouvons dans le livre des Actes des apôtres et qui identifie très clairement ce syndrome encore très répandu aujourd’hui parmi les croyants.

L’apôtre Paul était monté à Jérusalem. Il avait été arrêté et mis en prison. (Ac 21-22) Le commandant voulut éclaircir l’affaire. Pour ce faire, il convoqua les chefs des prêtres et tout le Grand-Conseil. (Ac 22.30)

Maintenant, Paul savait que le Conseil était composé de sadducéens et de pharisiens. Tout à coup, il s’écria au milieu du Conseil : « Si je suis mis en accusation, c’est pour notre espérance de la résurrection. » (Ac 23.6)

À ce moment, une vive dispute commença entre les sadducéens et les pharisiens et l’assemblée se divisa en deux camps. (Ac 23.7) D’un côté, il y avait les sadducéens qui ne croient pas en la résurrection, aux anges et aux esprits. De l’autre côté, les pharisiens, quant à eux, croyaient le contraire. (Ac 23.8)

Mon point est celui-ci, alors même que les sadducéens avaient les évidences sous les yeux dans la Parole de Dieu, ils refusaient de croire. Parce que nous voyons, dans l’Ancien Testament, que le patriarche Job parle de la résurrection des morts (Job 19.25-27). Le prophète Daniel en parle également. (Daniel 12.2-3) Puis, nous constatons, de surcroit, qu’Ésaïe parle également de résurrection des morts. (Ésaïe 26.19)

Ils ne croyaient pas non plus aux anges, alors que ceux-ci sont mentionnés à plusieurs endroits dans l’Ancien Testament. Nous retrouvons la mention d’un ange dans le récit d’Agar au désert où un ange du Seigneur apparaît pour lui parler et lui donner des instructions concernant son fils à naître, Ismaël. (Genèse 16.7-14) Il y a aussi un autre récit, que je peux donner comme exemple avec l’histoire de Daniel dans la fosse aux lions, où un ange est mentionné comme ayant préservé Daniel des lions. (Daniel 6.22) Finalement, le psalmiste mentionne que Dieu ordonnera à ses anges de nous garder dans toutes nos voies. (Psaume 91.11)

La troisième chose qu’ils ne croyaient pas c’était aux esprits. Encore une fois, l’Ancien Testament est tout de même explicite sur le sujet. Nous y retrouvons un passage qui nous mentionne que le roi Saül était tourmenté par un mauvais esprit. (1 Samuel 16.14-23) On constate aussi que le prophète Michée voit les esprits se tenant devant Dieu et discutant de la façon de persuader Achab, le roi d’Israël. (1 Rois 22.19-23) Un dernier exemple, nous y entendons Éliphaz parler d’une révélation nocturne où un esprit passe devant lui, provoquant une crainte et une terreur. (Job 4.12-16)

Chacun de ces exemples est une évidence explicite que l’Ancien Testament parle bien de la résurrection, des anges et des esprits. Même si les sadducéens avaient cela sous les yeux dans les écritures, ils refusaient d’y croire.

C’est cela le syndrome du sadducéen. C’est de refuser de croire ce que la Bible déclare explicitement. Je prends la peine de mentionner le mot explicitement parce que celui-ci signifie quelque chose qui est exprimé, rédigé ou énoncé par quelque chose de manière directe, d’une façon claire et précise sur laquelle on ne peut se tromper. Par exemple, la résurrection du Seigneur Jésus est décrite de façon explicite dans les écritures. De même, que l’action du Saint-Esprit est démontrée explicitement dans le Nouveau Testament.

Aujourd’hui, bien des croyants ne croient pas certaines choses que la Bible mentionne explicitement. Par exemple, plusieurs affirment que le retour du Seigneur Jésus est une invention moderne. D’autres encore ne croient pas aux dons du Saint-Esprit. Ce n’est ici que quelques exemples.

Comme au temps de l’apôtre Paul cela créa une division entre les sadducéens et les pharisiens, aujourd’hui encore, ceux qui ne croient pas ce que la Bible mentionne explicitement vont créer une division entre les croyants. Pour expliquer cela, on dit que c’est une divergence d’opinions. Malheureusement, ce n’est pas le cas. C’est le syndrome du sadducéen. C’est le fait de ne pas croire ce que la Bible mentionne explicitement.

Lorsque nous étudions les prophéties du retour du Seigneur Jésus, je m’aperçois que la majorité des divisions entre croyants vient du fait du syndrome du sadducéen. C’est que des gens refusent de croire ce que la Bible mentionne explicitement sur le sujet.

Aujourd’hui, ce phénomène est particulièrement amplifié parce que des gens ont inventé des concepts que la Bible ne mentionne même pas explicitement. Par exemple, qu’il va y avoir deux retours du Seigneur Jésus. C’est aberrant d’entendre des choses de la sorte.

Une autre chose, c’est que Jésus va revenir et emmener les croyants au ciel avec lui pour une période de 7 ans. Encore ici, il n’y a aucune mention explicite de cela dans la parole de Dieu. Ce ne sont que des inventions purement humaines.

Puis on pousse les choses encore plus loin en disant que les chrétiens ne passeront pas au travers de la période des tribulations. Ils utilisent toutes sortes de stratagèmes pour faire dire à la Parole de Dieu ce qu’elle ne dit pas. Détournez-vous de ces gens-là parce que vous allez périr avec eux. Revenez au fondement même de la Parole de Dieu et cessez de croire toutes ces balivernes.

Certes, Jésus va revenir, c’est un fait déclaré explicitement dans la Bible. Cependant, le moment de son retour n’est pas mentionné. Il nous est dit : « Quant au jour et à l’heure où cela se produira, personne ne les connaît, ni les anges du ciel, ni même le Fils ; personne, sauf le Père, et lui seul. » (Matthieu 24.36) Alors, pourquoi inventer des concepts pour induire les chrétiens en erreur et leur donner de faux espoirs ? Jésus nous dit aussi en Matthieu 25.13 « C’est pourquoi, ajouta Jésus, tenez-vous en éveil, car vous ne savez ni le jour, ni l’heure de ma venue. » Il ne nous est pas dit d’essayer de déterminer le moment de sa venue. Il nous est dit de se tenir en éveil parce que nous ne savons pas. Ces deux derniers passages sont des mentions explicites de la Parole de Dieu qui nous mentionne que nous ne savons pas le moment de son retour.

Quand la fin des temps a-t-elle commencé ?

Le commencement des signes de la fin des temps

Introduction

Lorsque nous analysons les prophéties de la fin des temps, celles-ci nous donnent des informations qu’il est, tout de même, difficile à concilier dans le temps.

Par exemple, Jésus va dire, en parlant de la fin des temps, que nous entendrons parler de guerre et de menace de guerre. (Mt 24.6; Mc 13.7) Puis, il nous dit, dans ce même passage, de ne pas nous laisser troubler par ces nouvelles, que cela doit arriver et que ce ne sera pas encore la fin.

Ces événements sont courants dans le monde depuis que le monde est monde. Il y a toujours eu des menaces de guerre et des guerres entre les peuples. Donc, ceci ne nous permet pas de savoir quand la fin des temps aurait commencé.

Encore, des menaces de guerres et des guerres, il y en a depuis la période de Jésus et jusqu’à nous aujourd’hui. Ça n’a jamais arrêté.

Signes récurrents à travers l’histoire

Jésus a aussi donné d’autres signes qui devraient se manifester et nous indiquer le temps de la fin des temps. Il nous a dit qu’il y aurait des tremblements de terre en divers lieux (Mt 24.7; Mc 13.8) et Luc ajoute que ce sera de grands tremblements de terre. (Lc 21.11)

Encore une fois, ces événements ne nous permettent pas de savoir quand la fin a réellement commencé. Parce que des tremblements de terre, il y en a qui nous sont rapportés dans la Bible bien avant la naissance du Seigneur Jésus.

Par exemple, le prophète Amos nous parle d’un tremblement de terre qui aurait eu lieu en Israël du temps du roi Ozias en Juda et de Jéroboam en Israël. (Am 1.1) Ce tremblement de terre fut certainement violent pour marquer les esprits parce que le prophète Zacharie en parle deux-cents ans plus tard. (Za 14.5) Puis, je ne parle pas de ceux qui se sont produits lorsque Dieu s’est manifesté à son peuple. (Ex 19.18, 1 Ro 19.11) Ou encore lorsque Jésus est mort sur la croix (Mt 27.54) et qu’il est ressuscité. (Mt 28.2) Et de tous ceux qui sont prédits dans le livre de l’Apocalypse. (Ap 6.12; 8.5; 11.13, 19; 16.8)

Un autre événement qui doit se produire, à la fin des temps, est qu’en divers lieux, il y aurait des famines. (Mt 24.7; 13.8; Lc 21.11) Comme dans les événements précédents, des famines il y en a en divers lieux aujourd’hui et il y en a toujours eu. Cela rend particulièrement difficile de prédire quand la fin des temps aurait-elle commencé.

Puis Luc ajoute qu’il aurait des épidémies.  (Lc 21.11) De même, des épidémies, il y en a eu plusieurs au cours des siècles passés et il y en a encore aujourd’hui. C’est un autre événement qui ne nous permet pas de savoir quand la fin des temps a réellement commencé.

L’augmentation et la proximité des événements

Il y a une chose que Jésus a dit dans ces passages qui est tout de même assez révélateurs. Il a mentionné que tous ces événements ne seraient que le début des douleurs de l’enfantement. (Mt 24.8; Mc 13.8)

À la lecture de ces passages, nous nous rendons bien compte qu’il y a bien un commencement à la période de la fin des temps. Tout comme pour la femme enceinte qui va accoucher, il y a un commencement aux douleurs de l’enfantement qu’elle va subir. Mentionnons que ses douleurs vont commencer lentement et vont aller en augmentant progressivement jusqu’à ce qu’elle accouche de son enfant.

C’est la même chose avec la fin des temps, les choses qui sont énumérées plus haut, comme les guerres et les menaces de guerre, les tremblements de terre, les famines et les épidémies. Aujourd’hui, ce que nous voyons c’est une augmentation en fréquence et en rapprochement de ces événements. Ceci nous démontre que nous vivons les derniers moments de la fin des temps et non pas le début de cette période finale.

Le point de départ de la fin des temps

Maintenant, la question se pose toujours quand la fin a-t-elle commencé ? On pourrait élaborer toutes sortes de théories, mais laissons la Parole de Dieu nous donner la réponse. L’épitre aux Hébreux chapitre 9 et le verset 26 nous mentionne quand la fin des temps a commencé.

Autrement, il (Jésus) aurait dû souffrir la mort à plusieurs reprises depuis le commencement du monde. Non, il (Jésus) est apparu une seule fois, à la fin des temps, pour ôter les péchés par son sacrifice. La Bible du Semeur (Colorado Springs: Biblica, 2015), Hé 9.26. (Parenthèses ajoutés par l’auteur)

À la lumière de ce passage, nous pouvons affirmer que la fin des temps a commencé avec la venue de Jésus. C’est là le point de départ.

Maintenant, ceci explique bien les prophéties de la fin qui nous parlent de menaces de guerre, de guerres, de tremblements de terre, de famines et d’épidémie.

Les prophéties se réalisent dans l’ère de Jésus

Pour que les apôtres parlent de la fin des temps comme ils en parlent dans le Nouveau Testament c’est que c’était une réalité pour eux que la fin avait débutée. Pour eux, ils leur semblaient que la fin était proche. Cependant, nous savons aujourd’hui qu’ils vivaient au début de la période de la fin des temps, tandis que nous, nous vivons maintenant la fin de cette période des temps de la fin.

Conclusion

Nous vivons les mêmes événements qu’eux, mais plus amplifiés et plus rapprochés. Cela nous démontre que nous vivons bien la fin des temps. Nous vivons les dernières douleurs de l’enfantement d’un nouveau règne, celui du Seigneur Jésus qui va naître lors de sa venue le dernier jour de cette période finale de la fin des temps.

Le rôle de la femme dans l’église est aussi d’enseigner et de prêcher

Les faux enseignements sont monnaie courante dans le corps de Christ dans ces jours qui sont la fin.

Nous voyons aujourd’hui, dans l’Église du Seigneur Jésus, beaucoup de faux enseignements. C’est-à-dire des enseignements qui sont tirés de passages de la Bible et malheureusement toujours tirés hors de leur contexte. Jésus nous a pourtant mis en garde contre cela lorsqu’il a dit :

Jésus leur répondit : faites bien attention que personne ne vous induise en erreur. Matthieu 24.4

Dans ces temps qui sont la fin, ces faux enseignements affluent et induisent les croyants dans l’erreur. Une multitude de chrétiens défendent ces faux enseignements sans se rendre compte qu’ils sont pris dans ces hérésies.

L’un de ceux-ci, sur lequel, je veux lever le voile, est cet enseignement qui dit que la femme ne peut pas enseigner dans l’église. Mais honnêtement, ça vient d’où ce concept erroné ? Où est-ce qu’ils ont été chercher cela dans la Parole de Dieu, la Bible ?

Apparemment, l’un des versets sur lequel ce faux enseignement s’appuie est celui-ci :

…que les femmes gardent le silence dans les assemblées ; car il ne leur est pas permis de parler. (1 Corinthiens 14.34)

Comme je le dis toujours, pour comprendre un passage, il nous faut toujours regarder le contexte dans lequel le verset est mentionné. Lorsque nous regardons le contexte, nous nous apercevons assez rapidement qu’il ne dit pas ce que certains prétendent qu’il dit.

Ce passage de 1 Corinthiens 14.34 est mentionné dans le contexte de l’ordre dans l’église qui est du verset 26 jusqu’au verset 40 de 1 Corinthiens 14. Mais que nous dit ce passage ?

À prime à bord, ce passage nous parle du bon ordre et de la décence dans les réunions en particulier en ce qui concerne les dons spirituels et les prophéties. Oui, vous avez bien lu. Il ne concerne pas l’enseignement de la femme dans l’église. Je le répète, il concerne les dons spirituels et les prophéties et non pas du fait que la femme puisse ou non enseigner ou prêcher dans l’église. Allons un peu plus loin.

Les versets vingt-sept et vingt-huit nous disent que si quelqu’un parle en langue, que ce soit deux personnes au plus, et il doit y avoir un interprète. Si personne ne peut interpréter, il doit se taire dans l’assemblée. Si quelqu’un prophétise, cela doit être fait de manière ordonnée, avec une ou deux personnes parlant à tour de rôle, et les autres écoutants.

Les versets vingt-neuf à trente-trois nous mentionnent que les prophètes doivent être en contrôle de leurs paroles, et les autres membres de l’assemblée peuvent juger de la prophétie. Ils nous disent aussi que Dieu n’est pas un Dieu de désordre, mais de paix. Puis, les femmes sont également exhortées à se taire dans les assemblées et à demander des explications à la maison si elles ont des questions. Comme vous pouvez le remarquer, jusqu’ici, il n’est nullement question d’interdiction d’enseignement pour la femme.

Les versets trente-quatre à trente-cinq nous mentionnent que les femmes sont instruites de se taire dans les assemblées, car il ne leur est pas permis de parler, mais elles doivent être soumises, comme le dit aussi la loi. Si elles ont des questions, elles doivent les poser à la maison. Jusqu’à maintenant, où est-ce que nous voyons qu’il est interdit aux femmes d’enseigner ou de prêcher dans l’église, dans ce contexte ? On va continuer avec les derniers versets au cas où Paul le mentionnerait explicitement.

Finalement, les versets trente-six à quarante l’apôtre Paul concluent en soulignant que la parole de Dieu ne vient pas seulement d’eux à Corinthe, mais de toutes les églises. Il exhorte les Corinthiens à rechercher le bien de l’Église et à respecter ces enseignements. Il insiste sur l’importance de la décence et de l’ordre dans les réunions de l’Église et encourage la prophétie. En fin de compte, il rappelle que tout doit être fait de manière appropriée et avec le souci de l’édification spirituelle de tous.

Je suis estomaqué de voir que certaines personnes peuvent être aussi malhonnêtes en tordant les sens des écritures pour satisfaire leur égo démesuré. Pour s’assurer qu’une femme qui est meilleure qu’eux ne les ridiculise devant toute l’assemblée.

Il y a un deuxième passage dans les écritures qui est plus explicite et que je me dois, pour être honnête de le mentionner. Il s’agit du passage de 1 Timothée 2.12 qui mentionne ceci :

Je ne permets pas à une femme d’enseigner, ni de prendre autorité sur l’homme. (1 Timothée 2.12)

Ici, c’est clair, mais encore une fois, regardons le contexte avant de crier victoire. Le contexte de ce verset se place dans l’attitude des hommes et des femmes dans la communauté. L’apôtre Paul écrit une lettre à Timothée, un jeune pasteur ou dirigeant de l’Église, pour lui donner des conseils et des instructions sur la manière de gérer l’Église à Éphèse. Dans ce passage, Paul discute de la décence et de l’ordre dans le culte public, et il fait des recommandations personnelles spécifiques concernant le rôle des hommes et des femmes.

Si vous remarquez bien dans ce contexte Paul, mentionne deux fois « Je veux » (1 Tm 2.8; 9) puis, une autre fois, il dira « Je ne permets pas » (1 Tm 2.12). Avez-vous remarqué que c’est son avis personnel qu’il donne ici ? Il ne dit pas que c’est quelque chose qu’il a reçu du Seigneur ou que c’est le Seigneur Jésus qui le dit. Non, c’est sa recommandation personnelle à Timothée.

Ce qu’il faut comprendre c’est que les épîtres du Nouveau Testament ne sont pas des livres de loi. Ce n’est pas la Torah des chrétiens. Les épitres du Nouveau-Testament décrivent des situations particulières que les églises vivaient et démontrent la façon dont les apôtres ont réglé ces cas particuliers. Tout comme nous aujourd’hui, nous vivons des problématiques particulières, dans nos églises, et appliquons des moyens particuliers pour régler les problèmes.

L’apôtre Paul dit à Timothée « je ne veux pas ». Ce n’est donc pas une règle à suivre. Cela devient une conviction personnelle de chaque dirigeant dans l’église.

Pour moi, les femmes ont le droit de prêcher ou d’enseigner. Elles ont quelque chose que le Seigneur a mis sur leur cœur et elles ont, tout aussi bien que les hommes, le droit de le dire. C’est ma conviction. Si vous avez la même conviction que l’apôtre Paul c’est correct aussi.

Cependant, ce qui n’est pas correct et qui devient un faux enseignement, qui induit les gens en erreur, c’est de dire que c’est ce que la Bible déclare. Parce qu’elle ne dit pas ça, et c’est important de comprendre cela.

En terminant, pourquoi l’apôtre ne voulait-il pas que les femmes enseignent, la Bible ne le dit pas, mais c’était certainement, une raison contextuelle. Et en étudiant d’autres passages, on peut s’apercevoir que la philosophie de Paul sur le sujet aurait apparemment changé.

De grâce, avant d’affirmer une soi-disant vérité de la Parole de Dieu, allez voir le contexte. C’est tellement important, dans un premier temps, pour mieux comprendre les écritures et ensuite pour éviter d’être induit en erreur.

Les faux enseignements sont monnaie courante dans le corps de Christ dans ces jours qui sont la fin. Il faut être très, très prudent et surtout, avant de répéter ce que nous avons entendu d’aller vérifier par nous-mêmes si ce qui nous est enseigné est conforme aux Écritures. C’est trop facile de se laisser embobiner par de faux enseignements.

Il est maintenant temps de revenir à Jésus

Dans un article précédent, je mentionnais que la fin des temps avait commencé par la venue de Jésus. Je faisais référence à ce passage de l’épitre aux Hébreux chapitre 9 et le verset 26 qui dit que Jésus « est apparu une seule fois, à la fin des temps pour ôter les péchés par son sacrifice. »

Par le passé, j’avais de la difficulté à comprendre pourquoi les apôtres mentionnaient, qu’ils vivaient les temps de la fin, alors que nous aujourd’hui vivons vraisemblablement les derniers moments du monde tel que nous le connaissons. Les apôtres Pierre, Jean, Jude, Jacques et Paul faisaient mention que les croyants à qui ils écrivaient vivaient les temps de la fin et qu’eux-mêmes étaient convaincus que Jésus reviendrait de leur vivant.

Ainsi, à la lumière du passage d’Hébreux 9.26, il est maintenant beaucoup plus clair que les apôtres, tout comme nous aujourd’hui, vivons les temps de la fin. La différence, entre eux, du premier siècle, et nous aujourd’hui, c’est que ceux-ci vivaient le début de la période de la fin et nous aujourd’hui vivons la dernière période de la fin qui se conclura par la venue de l’antéchrist, suivie de la période des tribulations pour finalement faire place au retour du Seigneur Jésus.

Plusieurs personnes annoncent haut et fort que Jésus est sur le point de revenir. Malheureusement, ils ont tort et ceux-ci entraînent avec eux, dans leurs mensonges, des milliers de croyants leur donnant de faux espoirs.

Ne croyez pas ceux qui vous annoncent des jours cléments parce que ce ne sera pas le cas. Les jours à venir seront les pires de notre existence même des moments que la terre n’a jamais connu auparavant comme Jésus, lui-même nous le dit : « Car à ce moment-là, la détresse sera plus terrible que tout ce qu’on a connu depuis le commencement du monde ; et jamais plus, on ne verra pareille souffrance. » (Mt 24.21) Jésus nous fait savoir que ce ne sera pas facile. Qu’il va y avoir beaucoup de souffrances comme jamais auparavant ! Tous les habitants de la terre vont y passer et en particulier les croyants. Une chose qui va aider les croyants, ce sera leur amour pour le Seigneur Jésus. Un amour comme celui de notre sauveur subissant la croix pour nous. À notre tour, par amour pour lui, serons-nous prêts à souffrir ?

Ensuite, le prophète Daniel mentionne sous l’inspiration : « En ce temps-là, se lèvera Michel, le grand chef qui a pour mission d’aider ton peuple. Ce sera un temps de détresse tel qu’il n’y en a jamais eu depuis que des nations existent jusqu’à ce moment-là. En ce temps-là seront sauvés ceux de ton peuple dont le nom est inscrit dans le livre. » (Da 12.1) Par amour pour nous, Dieu enverra l’ange Michel, le grand chef, pour nous venir en aide parce que ces temps ne seront pas faciles.

Je ne veux pas faire peur, à qui que ce soit, ou être défaitiste. Mon but est seulement que nous nous préparions à affronter la pire période de difficultés de toute votre existence. Mais soyez rassuré, Dieu ne vous laissera pas seul dans cette période des tribulations. L’ange Michel sera à vos côtés (Da 12.1). Dieu va écourter ce temps de grandes souffrances (Mt 24.22). Jésus va vous garder à l’heure de l’épreuve qui va venir sur le monde. (Ap 3.10)

C’est cela qui nous attend. Il ne faut pas se mettre la tête dans le sable et faire comme si rien ne se passait. Il ne faut pas vivre non plus dans le déni ou encore croire tous ces mensonges qui nous font miroiter un avenir tout rose qui en réalité se transformera véritablement en cauchemar pour ceux qui les auront crus.

Mais Dieu dans son amour ne nous abandonnera pas. Il nous en a fait la promesse et je sais qu’il tient toujours ses promesses. Jésus adressa une merveilleuse promesse à l’Église de Philadelphie. Il lui dit : « Tu as gardé le commandement de persévérer que je t’ai donné. C’est pourquoi, à mon tour, je te garderai à l’heure de l’épreuve qui va venir sur le monde entier pour éprouver tous les habitants de la terre. » (Ap 3.10) Une épreuve qui va venir sur le monde entier. Une épreuve qui va éprouver tous les habitants de la terre.

Vous savez, les Églises qui sont mentionnées dans le livre de l’Apocalypse sont tous les types de croyants que nous retrouvons sur la terre. Les paroles qui leur sont données sont aussi pour nous aujourd’hui. Cette Parole donnée à l’Église de Philadelphie est véritablement un puissant encouragement pour les croyants qui vont mettre toute leur confiance dans le Seigneur Jésus lors de cette période de difficultés. Ainsi ceux-ci marcheront avec assurances dans ces moments de grande détresse sachant qu’ils seront gardés par Dieu lui-même. Tout cela, simplement parce qu’ils auront accepté de persévérer. C’est-à-dire d’aller jusqu’au bout en refusant la marque de la bête attendant avec grand espoir le retour de leur Seigneur et sauveur bien aimé.

Peuple de Dieu, c’est maintenant le temps de se prendre en main. C’est maintenant le temps d’en finir avec la séduction du péché dans notre vie. C’est maintenant le temps de revenir à Jésus notre premier amour. De renoncer à votre confort et revenir à la Parole de Dieu. Délaissez vos téléromans ainsi que vos séries télévisées et consacrez-vous à nouveau au Seigneur Jésus. Il est votre seul sauf-conduit. Ne l’oubliez jamais.

Qui sont Gog et Magog dans la Bible et qu’y a-t-il de si mal dans le Nord ?

Nous entendons beaucoup parlé ces jours-ci de Gog et Magog. Nous entendons toutes sortes de théories. Maintenant qu’en est-il réellement. Je vous propose un extrait adapté du livre de Mike Heiser, The Unseen Realm, sur la façon dont les anciens Hébreux auraient compris l’idée surnaturelle d’un ennemi du Nord. Cet article est disponible sur ce site https://www.logos.com/grow/gog-magog-whats-evil-north. J’espère que ce texte vous éclairera un peu plus sur ce qu’est Gog et Magog dans la Bible. Sur ce, je vous souhaite une bonne lecture.

Les gens s’interrogent souvent sur Gog et Magog dans la Bible (Ézéchiel 38-39 ). Dieu dit à Gog et Magog:

« Je te ferai faire demi-tour, je te mettrai des crochets aux mâchoires, je te ferai sortir, toi et toute ton armée, tes chevaux et tes équipages, tous superbement revêtus et formant une troupe nombreuse, portant le grand et le petit bouclier, maniant l’épée. » (Ézéchiel 38.4)

Plus tôt dans le chapitre, Ézéchiel indique que Gog et Magog entraîneront de nombreuses autres nations dans une bataille dévastatrice contre les rois du Sud :

Perses, Ethiopiens et ceux de Pouth les rejoindront, tous équipés de casques et de boucliers. 6 Gomer et toutes ses légions, et le peuple de Togarma aux confins du septentrion et toutes ses légions, des peuples innombrables, seront tes auxiliaires. (Ézéchiel 38.5-6) 

Qui sont Gog et Magog ? Est-ce une personne ? Un endroit? Et quelles sont les nations modernes qui correspondent aux Cush, Put, Gomer, Beth Togarmah bibliques ?

Les mystérieux Gog et Magog 

Deux passages de l’Écriture ont cimenté Gog et Magog dans nos esprits lorsque nous pensons à l’apocalypse : Ézéchiel 38-39 et Apocalypse 20 . Les deux passages font référence à un personnage nommé Gog et à une immense armée qui attaque le peuple de Dieu.

Par l’intermédiaire du prophète Ézéchiel, Dieu dit à Gog (du pays de Magog) : 

15 Tu quitteras le lieu où tu seras alors aux confins du septentrion, toi et les nombreux peuples qui seront tes alliés, tous montés à cheval, grande coalition et armée innombrable, 16 et tu viendras attaquer mon peuple Israël comme un nuage qui vient couvrir la terre. Je te ferai venir attaquer mon pays dans les temps de la fin afin que les autres peuples apprennent à connaître qui je suis, quand par mes actes envers toi je démontrerai à leurs yeux ma sainteté, ô Gog. (Ézéchiel 38.15-16)

Vers la fin de notre Bible, l’apôtre Jean voit dans une vision :

Lorsque les mille ans seront écoulés, Satan sera relâché de sa prison 8 et il s’en ira tromper les peuples des quatre coins de la terre, Gog et Magog. Il les rassemblera pour le combat, en troupes innombrables comme les grains de sable au bord des mers.  (Apocalypse 20.7–8)

Ces prophéties sont bien connues et très controversées. Il y a de nombreux débats sur qui est Gog, ce que Magog représente et à quoi ces prophéties se réfèrent en fin de compte.

Mais sommes-nous, lecteurs modernes, en train de manquer quelque chose que les lecteurs originaux auraient naturellement compris ?

Une perspective hébraïque de cet ennemi du nord

La description prophétique dans Ézéchiel 38-39 de l’invasion de « Gog, du pays de Magog » (Ézéchiel 38.1-3, 14-15) est bien connue et fait l’objet de nombreuses controverses interprétatives, à la fois savantes et fantaisistes. L’un des points sûrs est que Gog viendra « aux confins du septentrion » (Ézéchiel 38.15; 39.2).

Alors que de nombreux érudits se sont concentrés sur les aspects géographiques littéraux de cette formulation, rares sont ceux qui ont sérieusement réfléchi à ses associations mythologiques dans la religion ougaritique/cananéenne avec Baal, seigneur des morts.

Un lecteur ancien aurait attendu une invasion venant du nord mais aurait placé cette invasion dans un contexte surnaturel. En d’autres termes, le langage d’Ézéchiel ne parle pas simplement d’un envahisseur humain ou d’armées humaines.

Où tout a commencé

La saga épique de la Bible a commencé avec l’intention de Dieu de régner sur sa nouvelle création à travers les humains, tout en étant présent auprès de son armée céleste. En Eden, le paradis était venu sur terre.

Bien sûr, tout a mal tourné à la suite de la décision de Dieu d’accorder la liberté à ses imageurs, tant divins qu’humains. La décision était nécessaire, car la créature ne pouvait pas vraiment ressembler au créateur sans partager cet attribut : la capacité d’exercer véritablement son libre arbitre et de choisir entre la loyauté et la rébellion.

Ce qui nous semble être un plan divin de longue haleine visant à restaurer ce qui était tombé était également nécessaire. Il pourrait sembler que Dieu aurait pu intervenir après la chute et éliminer le libre arbitre, ainsi que les rebelles divins et humains qui en avaient abusé. Eden serait assuré et ce serait tout.

Même si cela aurait produit le but souhaité, les moyens originaux – la libre participation à la création de Dieu par les agents du libre arbitre de Dieu, conçus pour être comme lui – auraient été abandonnés, équivalant à une idée très imparfaite et à un échec spectaculaire. Une résolution comme celle-là ne convient pas (ni n’est souhaitable) pour le Dieu de la Bible. L’objectif originel de Dieu doit se réaliser comme il l’a prévu.

La géographie terrestre, comme l’ont souligné de nombreux historiens, est un élément clé du destin humain. Pour les anciens Israélites, la géographie avait des qualités à la fois littérales et surnaturelles.

Nord géographique littéral : signe avant-coureur de la catastrophe

Parce qu’elle était située au bord de la Méditerranée orientale, Canaan s’est retrouvée prise en sandwich entre les terres d’anciennes civilisations du Proche-Orient qui se disputaient le contrôle de la région entière : l’Égypte et la Mésopotamie. Canaan, et donc le peuple d’Israël, se retrouverait envahi du nord et du sud par des armées étrangères en mouvement. Elle serait occupée comme zone tampon entre puissances concurrentes.

La Bible rapporte plusieurs de ces incidents. Mais les incursions les plus traumatisantes en Canaan venaient toujours du nord :

  • En 722 avant JC, l’Assyrie a envahi par le nord pour conquérir les 10 tribus du royaume israélite du nord et les a déportées dans de nombreux coins de son empire.
  • Au cours d’une série de trois invasions de 605 à 586 avant JC, Babylone s’avança du nord et détruisit le royaume du sud, comprenant seulement deux tribus, Juda et Benjamin.

Le traumatisme de ces invasions est devenu la toile de fond conceptuelle des descriptions du jugement final et eschatologique des nations déshéritées (Sophonie 1.14-18; 2.4-15; Amos 1.13-15; Joël 3.11-12; Michée 5.15) et leurs suzerains divins (Ésaïe 34.1-4; Psaumes 82).

Il est difficile d’exagérer le traumatisme de l’invasion babylonienne. Les tribus du nord avaient elles aussi connu un sort terrible, dont les occupants du royaume de Juda connaissaient bien l’issue. Mais Juda était la tribu de David, et Jérusalem la maison du temple de Yahweh. En tant que tel, le sol était saint et ne serait sûrement jamais pris par l’ennemi – du moins c’est ce que pensait le royaume de Juda.

L’inviolabilité de Sion s’est avérée être un mythe. Jérusalem et son temple furent détruits par Nabuchodonosor en 586 av. L’incident a apporté non seulement une désolation physique mais aussi une dévastation psychologique et théologique.

La destruction du temple de Yahweh et, par conséquent, de son trône, aurait eu lieu dans le contexte d’un combat spirituel mené par les peuples anciens. Les Babyloniens et d’autres civilisations auraient supposé que les dieux de Babylone avaient finalement vaincu Yahweh, le Dieu d’Israël. De nombreux Israélites se seraient posé la même question – ou auraient pensé que Dieu avait abandonné les promesses de son alliance (par exemple, Psaumes 89.38-52). Soit Dieu était plus faible que les dieux de Babylone, soit il s’était détourné de ses promesses.

Des prophètes comme Ézéchiel, Daniel et Habacuc, suscités par Dieu pendant l’exil, avaient une perspective différente. Yahweh avait convoqué des armées étrangères qui servaient d’autres dieux pour punir son propre peuple. Yahweh était aux commandes. La déloyauté spirituelle était ce qui avait conduit à cette situation.

Le nord sinistre et surnaturel

Le mot « septentrion (nord) » en hébreu est tsaphon (ou zaphon dans certaines translittérations). Il fait référence à l’un des points directionnels communs. Mais à cause de ce que les Israélites croyaient caché dans le septentrion (nord), le mot en est venu à signifier quelque chose d’un autre monde.

L’exemple le plus évident est celui de Bashan, également associé au mont Hermon. Dans la théologie juive, c’est là que descendaient les fils rebelles du Dieu d’infamie de Genèse 6 pour commettre leur acte de trahison.

Mais il y avait quelque chose au-delà de Basan – plus au nord – que chaque Israélite associait à d’autres dieux hostiles à Yahweh. Des endroits comme Sidon, Tyr et Ougarit se trouvaient au-delà de la frontière nord d’Israël. Le culte de Baal était central dans ces lieux. Ces villes de Phénicie et de Syrie étaient le territoire de Baal. Le fait que le centre du culte de Baal se trouvait juste de l’autre côté de la frontière a contribué à l’apostasie du royaume du Nord d’Israël.

Plus précisément, la maison supposée de Baal était une montagne, maintenant connue sous le nom de Jebel al-Aqraʿ , située au nord d’Ougarit. Dans les temps anciens, on l’appelait simplement Tsaphon (« nord » ; Tsapanu en ougaritique). C’était une montagne divine, l’endroit où Baal était censé tenir conseil alors qu’il dirigeait les dieux du panthéon cananéen. On pensait que le palais de Baal se trouvait « sur les hauteurs de Tsapanu/Zaphon ».

Baal n’était surclassé que par El dans la religion cananéenne. Cependant, Baal dirigeait toutes les affaires d’El, ce qui explique pourquoi Baal était appelé « roi des dieux » et « le plus haut » à Ougarit et ailleurs. Dans les textes ougaritiques, Baal est « seigneur de Zaphon » ( baʿal tsapanu ). Il est aussi appelé « prince » ( zbl en ougaritique). Un autre titre de Baal est « prince, seigneur des enfers » ( zbl baʿal ʾarts ). Ce lien avec le royaume des morts rejoint bien sûr notre discussion sur les thèmes associés à la figure du serpent de Genèse 3 . Il n’est pas surprenant que zbl baʿal devienne Baal Zebul (Beelzebul) et Baal Zebub, titres associés à Satan dans la littérature juive ultérieure et dans le Nouveau Testament.

En bref, lorsqu’un Israélite pensait au nord en termes théologiques, il pensait à Bashan, au mont Hermon et à Baal. Plus tard, les Juifs auraient établi des liens avec le serpent, le grand adversaire de Genèse 3 .

Ce contexte nous aidera à comprendre comment les Juifs vivant dans les dernières parties de la période de l’Ancien Testament jusqu’à la période du Second Temple et l’ère du Nouveau Testament pensaient à la fin des temps – le temps du jugement final du mal par Dieu et de la restauration ultime de son règne. Mais pour cela, il faut partir de la notion d’exil.

Israël toujours en exil

L’une des grandes idées fausses de l’étude biblique est que le retour des Juifs de Babylone en 539 avant JC et dans les années qui ont suivi a résolu le problème de l’exil des Israélites. Ce n’est pas le cas. Les prophètes avaient envisagé le retour des 12 tribus d’où elles avaient été dispersées. Cela ne s’est pas produit en 539 avant JC ou à toute autre époque encadrée par l’Ancien Testament.

Jérémie 23.1-8 est l’un des exemples les plus clairs de cette attente :

Malheur à ces bergers qui perdent et dispersent les brebis de mon pâturage, l’Eternel le déclare. 2 C’est pourquoi voici ce que dit l’Eternel, le Dieu d’Israël, au sujet des bergers qui dirigent son peuple : Vous avez dispersé mon troupeau de brebis. Vous les avez chassées, vous n’avez pas veillé sur elles ! Eh bien, moi, je vous punirai à cause de vos agissements mauvais, l’Eternel le déclare. 3 Moi, je rassemblerai ce qui reste de mes brebis dispersées dans tous les pays où je les ai chassées, je les ramènerai dans leur propre prairie où elles se reproduiront et se multiplieront. 4 J’établirai sur elles des bergers de mon choix qui les dirigeront. Et elles ne connaîtront plus ni crainte ni terreur, et plus aucune d’elles ne manquera jamais, l’Eternel le déclare. 

5 Voici venir le temps, l’Eternel le déclare, où je vais donner à David un germe juste. Il régnera avec sagesse et il exercera le droit et la justice dans le pays. 6 A cette époque-là, Juda sera sauvé, et Israël vivra dans la sécurité. Voici quel est le nom dont on l’appellera : « L’Eternel est notre justice ». 

7 C’est pourquoi des jours viennent, l’Eternel le déclare, où l’on ne dira plus : « L’Eternel est vivant, lui qui a fait sortir d’Egypte les Israélites », 8 mais l’on dira plutôt : « L’Eternel est vivant, lui qui a fait sortir et revenir la descendance d’Israël de ce pays du nord et de tous les pays où il l’aura chassée. » Elle vivra alors dans son pays. (Jérémie 23.1–8)

Le verset 3 est explicite : Yahvé promet de ramener son peuple de tous les lieux où il a été dispersé. Les deux royaumes, Juda et Israël, seront un jour ramenés dans ce pays (v. 6). La note spécifique selon laquelle « la maison d’Israël » sera restituée du « pays du nord » et de « tous les pays » où elle a été dispersée est une référence sans ambiguïté à la première captivité des dix « tribus perdues » d’Israël.

D’autres passages sont également clairs à cet égard. Dans Ézéchiel 37 , la célèbre vision des ossements desséchés, Yahweh dit :

Fils d’homme, prends un morceau de bois, et grave dessus : « Pour Juda et les Israélites qui en font partie ». Puis tu prendras un autre morceau de bois, un morceau de bois pour Ephraïm, et tu inscriras dessus : « Pour Joseph et pour toute la communauté d’Israël qui en fait partie ». 17 Ensuite, tu joindras les deux morceaux l’un à l’autre pour n’avoir qu’une pièce unique, en sorte que les deux morceaux n’en fassent qu’un dans ta main. 

18 Lorsque tes compatriotes te demanderont : « Explique-nous ce que cela signifie pour toi », 19 tu leur répondras : « Voici ce que déclare le Seigneur, l’Eternel : Je vais prendre le bois de Joseph qui est dans la main d’Ephraïm et les tribus d’Israël qui en font partie, je le joindrai au bois de Juda et je ferai des deux un seul morceau : ils seront un dans ma main. » 

20 Tu garderas en main, bien visibles pour eux, les morceaux de bois sur lesquels tu auras fait ces inscriptions, 21 et tu leur diras : « Voici ce que déclare le Seigneur, l’Eternel : Je vais prendre les Israélites du milieu des peuples chez lesquels ils sont allés, je les rassemblerai de tous les pays alentour, je les ramènerai dans leur pays, 22 et je ferai d’eux une seule nation dans le pays, sur les montagnes d’Israël. Un roi unique régnera sur eux tous, ils ne formeront plus deux nations et ne seront plus divisés en deux royaumes. (Ézéchiel 37.16-22)

Encore une fois, Israël et Juda sont mentionnés, et le peuple de Yahweh sera rassemblé parmi les nations (notez le pluriel) dans lesquelles il a été dispersé.

Cela signifie que les Juifs vivant à l’époque de Jésus considéraient la nation comme étant toujours en exil. Dix des tribus n’étaient pas encore revenues (et de nombreux Juifs étaient restés à Babylone lorsqu’on leur en avait donné l’occasion). Yahweh allait-il les délivrer ? Les puissances des ténèbres pourraient-elles enfin être vaincues ?

La délivrance d’Israël – et son opposition

Une partie de la raison pour laquelle les Juifs attendaient un libérateur militaire en la personne de leur Messie vient de ce que les prophètes avaient enseigné. Ils croyaient que le rassemblement de toutes les tribus d’Israël et de Juda allait de pair avec l’apparition d’un grand roi-berger messianique.

Ezéchiel 37 , le passage que nous venons de regarder et qui décrit la restauration de toutes les tribus, ajoute cet élément :

Mon serviteur David sera leur roi, il sera l’unique berger pour eux tous, ils vivront selon mes commandements, et obéiront à mes lois pour les appliquer. 25 Ils habiteront dans le pays que j’ai donné à mon serviteur Jacob et dans lequel ont vécu leurs ancêtres ; ils y demeureront, eux, leurs enfants et leurs petits-enfants à perpétuité, et mon serviteur David sera pour toujours prince sur eux. 26 Je conclurai avec eux une alliance garantissant la paix ; ce sera une alliance éternelle avec eux ; je les établirai et je les rendrai nombreux, je fixerai pour toujours mon sanctuaire au milieu d’eux. (Ézéchiel 37.24-26)

En termes de théologie biblique, cette attente s’est réalisée lors de l’inauguration du royaume de Dieu et à la Pentecôte. Non seulement la reconquête des nations déshéritées fut lancée lors de cet événement, mais elle fut accomplie grâce aux pèlerins juifs de toutes les nations dans lesquelles ils avaient été laissés en exil, désormais convertis à la foi en Jésus, Yahweh incarné, et désormais héritiers. de l’Esprit et les promesses de la nouvelle alliance.

Comme Paul l’a dit dans Galates 3 , quiconque suivait Christ était une véritable progéniture d’Abraham, juif ou gentil. Les Juifs de toutes les nations en exil étaient retournés dans le pays pour servir de catalyseurs à un plus grand rassemblement, la mission apostolique de la Grande Commission. Dans Éphésiens 4, Paul avait présenté la Pentecôte comme la défaite de Basan, la région au nord, point zéro du combat spirituel dans la pensée israélite. Si nous pensions uniquement en termes de Pentecôte, il semblerait que le sombre seigneur des morts (Baal Zebul) – identifié à cette époque à Satan – ait été vaincu.

Mais ce serait une conclusion prématurée. Cela ne fonctionnerait pas non plus avec ce qui a suivi la prophétie d’Ézéchiel 37 sur la délivrance de l’exil et la venue du roi berger. À la suite de toutes ces bonnes nouvelles, des troubles surviendraient, venant du nord.

Qui sont Gog et Magog dans la Bible ?

Alors, qu’est-ce que tout cela a à voir avec la prophétie d’Ézéchiel concernant Gog et Magog ?

Un lecteur ancien aurait remarqué que cette invasion interviendrait à un moment où les tribus seraient unies et habiteraient en paix et en sécurité au sein de la terre promise, c’est-à-dire une fois la période d’exil terminée.

La bataille de Gog et Magog serait quelque chose d’attendu après le lancement du plan de Yahvé visant à reconquérir les nations et, par conséquent, à attirer ses enfants, juifs ou gentils, de ces nations. L’invasion des Gog serait la réponse du mal surnaturel contre le Messie et son royaume. C’est en fait précisément ainsi que cela est décrit dans Apocalypse 20.7-10.

Gog et la figure de l’Antéchrist

Gog aurait été perçu soit comme une figure habilitée par le mal surnaturel, soit comme une figure maléfique quasi-divine du monde surnaturel déterminée à la destruction du peuple de Dieu. Pour cette raison, Gog est considéré par de nombreux biblistes comme un modèle pour la figure de l’Antéchrist du Nouveau Testament.

Le thème de l’ennemi du nord est également repris dans Daniel 11 , un passage qui, selon de nombreux érudits, est lié d’une manière ou d’une autre à l’Antéchrist. L’ennemi eschatologique de Daniel est souvent lié au nord.

L’invasion connue de Jérusalem par Antiochus IV (Épiphane) en 167 avant JC fait suite à de nombreux éléments détaillés dans Daniel 11 . Antiochus a attaqué depuis le nord (il était du nord, Empire séleucide en Asie Mineure). Il commit l’acte abominable de profaner le temple en sacrifiant un cochon sur l’autel (cf. Daniel 9.24-27 et rendit les coutumes juives telles que la circoncision punies de mort.

Ces infractions déclenchèrent une rébellion à Jérusalem qui conduisit à une courte période d’indépendance juive. Par conséquent, ceux qui ont vu l’ennemi Gog à Antiochus ont peut-être également été amenés à considérer le nouvel État juif indépendant comme le royaume final de Dieu. L’histoire nous dit clairement que ce n’était pas le cas. De plus, malgré les éléments de précision notés par les érudits entre l’invasion d’Antiochus IV et Daniel 11 , il existe des contradictions évidentes entre le récit de l’invasion d’Antiochus et certaines parties de Daniel 11 .

Près de deux siècles plus tard, Jésus considérait toujours la prophétie de l’abomination de la désolation (Daniel 9.24-27) comme étant encore à venir (Matthieu 24.15-21). Indépendamment de la question d’Antiochus, son association avec l’ennemi du nord de Daniel 11 nous montre néanmoins que le motif de l’ennemi du nord est important. Plus tard, les rabbins juifs et les premiers érudits chrétiens y ont prêté une attention particulière.

Même si Magog et « les confins du septentrions (les hauteurs du nord) » ne sont pas définis avec précision dans la prophétie de Gog, il ne s’agit pas ici de géographie littérale en soi. C’est plutôt la toile de fond surnaturelle de toute l’idée de « l’ennemi du Nord » qui rend une telle référence géographique importante.

Il est certain que les Juifs de l’Antiquité s’attendaient à ce que le royaume reconstitué de Yahweh soit détruit par un ennemi venu du nord – comme cela avait été le cas auparavant. Mais les Juifs de l’Antiquité auraient aussi pensé en termes surnaturels. À la fin des temps, on s’attendrait à ce qu’un ennemi surnaturel vienne du siège de l’autorité de Baal, le royaume souterrain surnaturel des morts, situé dans les hauteurs du nord. Gog est explicitement décrit en ces termes.

Mais il existe une autre trajectoire de pensée similaire dans le judaïsme ancien et l’Église primitive qui a été notée par les érudits : l’antéchrist viendrait de la tribu de Dan, située à Bashan.

Le cœur de l’idée émerge de Genèse 49 , qui fait partie de la mosaïque messianique. Le droit de gouverner Israël est lié à la tribu de Juda, et celui qui tient son sceptre est un « lion » (Genèse 49.9-10). En revanche (Genèse 49.17), Dan est décrit comme un serpent, une image qui convient à Bashan, qui « juge » son propre peuple.

Que Dan soit un serpent sur le chemin, qu’il soit une vipère sur le sentier, mordant les jarrets du cheval, pour que le cavalier en tombe à la renverse. (Genèse 49.17)

Deutéronome 33.22 reprend le thème :

Pour Dan, il dit : Dan est un jeune lion qui bondit du Basan. (Deutéronome 33.22)

Dan est un inférieur parvenu, qui attaquera depuis Bashan. Dan est donc un étranger intérieur, un ennemi du peuple de Yahweh. Ceux qui ont interprété ces références de cette manière n’ont pas tardé à souligner que Dan est omis de la liste des tribus qui représentent les 144 000 croyants d’Apocalypse 7 .

Comment devrions-nous interpréter les passages concernant Gog et Magog dans la Bible aujourd’hui ?

Tous les systèmes eschatologiques sont spéculatifs à bien des égards. Le fait est que la vision surnaturelle du monde de l’ancien Israël et du judaïsme doit éclairer notre réflexion. L’ennemi cosmique venu du nord surnaturel, où le conseil du mal complotait contre le conseil de Yahweh, faisait partie intégrante de la vision du monde des écrivains bibliques, en particulier lorsqu’il s’agissait de la fin des temps.

La guerre en Israël et les croyants

Cette dernière semaine fut particulièrement émouvante lorsque nous avons pris connaissance de toutes les atrocités que les membres du Hamas ont commises en territoire d’Israël. Pour certains, c’était la consternation, et pour d’autres l’incompréhension. Comment des gens pouvaient-ils commettre de tels actes de barbarie envers d’autres personnes ?

Cependant, la situation actuelle est particulièrement révélatrice de ce qui s’en vient. Je crois personnellement que nous venons de débuter un nouveau chapitre de l’histoire qui va nous conduire vers le retour du Seigneur Jésus. Mais, d’ici là, il y a encore d’autres événements qui vont se produire et beaucoup de souffrances qui vont être endurées.

Pour cette raison, il est important de restaurer notre relation avec le Seigneur Jésus. De revenir à Dieu de tout notre cœur. D’abandonner nos mauvaises voies afin d’être pardonné et restauré. De délaisser notre péché et les choses inutiles que nous faisons dans ce monde corrompu. De consacrer à nouveau toute notre vie au Seigneur Jésus qui saura nous protéger et nous sauver au moment opportun.

Tout autour d’Israël, les tentions commencent à monter. Après le Hamas dans le sud du pays, voici que le Hezbollah, au nord, commence des incursions en territoire israélien. Bientôt, selon toute vraisemblance, nous verrons l’Iran se mêler du conflit et entraîner tous les pays à prendre position. Leur but est de détruire complètement le peuple de Dieu. Quoi qu’il en soit, pour plusieurs rabbins et enseignants juifs, ces moments sont révélateurs de la venue, pour eux du Messiah, et pour les croyants de l’Antéchrist.

À présent, pour les croyants, il est maintenant temps de prendre conscience du temps dans lequel nous vivons. Qui plus est, il devient impératif, tout d’abord, de se réveiller de notre sommeil spirituel. De sortir de notre torpeur et de se rendre compte que la façon dont nous avons vécu notre vie spirituelle jusqu’à maintenant est terminée. La façon dont nous avons conduit notre vie spirituelle devra radicalement se transformer.

À partir d’aujourd’hui, le monde que nous avons toujours connu va changer. Il ne sera plus le même, parce que nous venons d’entamer la dernière étape, de l’histoire qui va nous conduire vers le retour du Seigneur Jésus.

Ne vous y méprenez pas, ce moment n’est pas le début de la période des tribulations. Comme j’ai écrit dans un autre article, nous ne pouvons pas savoir quand commencera la période des tribulations. Pourquoi ? Parce que la fin des temps a commencé avec la venue du Seigneur Jésus comme nous dit, si bien, l’auteur de l’épitre aux Hébreux : « Autrement, il aurait dû souffrir la mort à plusieurs reprises depuis le commencement du monde. Non, il est apparu une seule fois, à la fin des temps, pour ôter les péchés par son sacrifice. » (Hb 9.26) Autrement dit, la fin des temps, dans laquelle nous vivons, a commencé lorsque Jésus est venu sur la terre la première fois.

Maintenant, si la fin a commencé à ce moment, nous comprenons mieux deux prophéties qui ont été faites, d’abord par le Seigneur Jésus qui comparait, la venue de son royaume aux douleurs de l’enfantement. Il disait à propos des événements de la fin : « En effet, on verra se dresser une nation contre une nation, un royaume contre un autre, il y aura en divers lieux des tremblements de terre et des famines, mais ce ne seront que les premières douleurs de l’enfantement. » (Mc 13.8) Luc ajoute des épidémies à cette liste. (Lc 21.11)

Ce passage se comprend mieux à la lumière du passage d’Hébreux 9.26. Depuis la venue du Seigneur Jésus, le monde n’a pas cessé d’entendre parler de guerre, de voir des guerres se produire. De constater la famine dans le monde et diverses épidémies également. Ces signes ne sont pas en lien avec le début de la période des tribulations. Ces événements vont aller croissant comme les douleurs de l’enfantement pour la femme. Ceci jusqu’au retour du Seigneur Jésus.

Une autre prophétie qui s’explique mieux lorsque nous la mettons en comparaison avec Hébreux 9.26. C’est une prophétie du prophète Joël (Jl 3.1-2) que l’apôtre Pierre a repris lors de sa prédication le jour de la Pentecôte à Jérusalem. Il a dit : « Voici ce qui arrivera, dit Dieu, dans les jours de la fin des temps : je répandrai de mon Esprit sur tout le monde. Vos fils, vos filles prophétiseront, vos jeunes gens, par des visions, vos vieillards, par des songes, recevront des révélations. » (Ac 2.17) Ce ne sont pas seulement des choses qui se passent depuis la fin du siècle dernier. Non ! Ces choses nous sont rapportées dans le livre des Actes des apôtres. Cela est venu avec le baptême du Saint-Esprit le jour de la Pentecôte à Jérusalem. Cette prophétie s’est concrétisée tout au long des siècles jusqu’à aujourd’hui.

Ce qui se passe actuellement en Israël est révélateur et il ne faut pas le prendre à la légère. Ces gens là-bas souffrent, mais un jour nous souffrirons aussi à notre tour. Un retour au Seigneur Jésus s’impose. Un retour à la foi est primordial. Renouer avec notre premier amour est sans équivoque. Rallumer le feu de notre amour pour le Seigneur Jésus est essentiel. Pourquoi ? Parce que Jésus est notre seul sauf-conduit. Notre seule espérance pour une vie meilleure, pour la vie éternelle.

Ce monde et tout ce que nous y voyons sera bientôt entièrement détruits. Il va disparaître complètement pour laisser place aux nouveaux cieux que Dieu nous a préparés.

Aujourd’hui et pas demain, revenez à Jésus. Consacrez à nouveau toute votre existence au Seigneur Jésus et il saura vous sauver. « Or, c’est maintenant, le moment tout à fait favorable ; c’est aujourd’hui, le jour du salut. » (2 Co 6.2)

Soyez forts, n’ayez aucune crainte 

Nous voyons depuis quelques jours que les choses se soient véritablement envenimées en Israël. Si vous avez suivi les informations, tout comme moi, vous savez que des membres du Hamas sont entrés en territoire Israéliens et qu’ils ont fait plusieurs morts de même qu’un grand nombre de blessés. Alors que la communauté internationale retient son souffle, les tensions continuent tout de même de monter entre les divers pays entourant le pays d’Israël.

Comme chrétiens, devrions-nous nous surprendre de ce que nous voyons se dérouler sous nos yeux en ce moment même ? Bien entendu que la réponse est non, mais pour certains croyants ce n’est pas le cas. Ceux-ci sont aux prises avec la peur de voir tout ce qui se passe.

Cependant, il ne faut pas craindre le déroulement de ces événements. Ce qui arrive est normal. Cela doit se passer. Il y a des choses qui doivent se mettre en place pour permettre à l’antéchrist de se présenter sur la scène mondiale avec un plan de paix qui satisfera tous les partis. Mais pour qu’un plan de paix soit présenté, il faut à tout le moins qu’il y ait la guerre.

Une chose est certaine, ne croyez pas que ce sont des signes du retour du Seigneur Jésus. Oui, Jésus va revenir, il nous en a fait la promesse. Seulement, ce n’est pas en ce moment. Il y a bien d’autres événements qui doivent se passer avant de voir le Seigneur Jésus revenir nous prendre avec lui.

Mais en attendant, que devons-nous faire ? La question est bonne. Il est très important de renouer une relation d’intimité avec le Seigneur Jésus. Vous ne pouvez pas rester éloigné de lui et croire que vous aurez la force de passer au travers de toutes les difficultés qui se présenteront devant nous. À ceux qui ont persévéré, jusqu’à maintenant, Jésus dit ceci : « Tu as gardé le commandement de persévérer que je t’ai donné. C’est pourquoi, à mon tour, je te garderai à l’heure de l’épreuve qui va venir sur le monde entier pour éprouver tous les habitants de la terre. » (Ap 3.10) Les épreuves sont devant nous et nous n’y échapperons pas. Nous allons passer à travers la période des tribulations, seulement nous serons gardés par le Seigneur Jésus lui-même.

En terminant, j’aimerais vous laisser un encouragement. Le prophète Ésaïe a écrit ceci de la part de Dieu : « À ceux qui sont troublés dites-leur : soyez forts, n’ayez aucune crainte, votre Dieu va venir pour la rétribution, Dieu va régler ses comptes. Il va venir lui-même pour vous sauver. (És 35.4)

Vous tous, qui êtes troublés maintenant par ce qui se passe, soyez fort et n’ayez aucune crainte parce que Dieu va venir pour faire rendre compte de leurs mauvaises actions. Lorsque Jésus va revenir, il va lui-même régler ses comptes et de plus, il va nous sauver. Prenez le temps de vous reconsacrer au Seigneur. Venez à lui et demandez pardon pour votre égarement. Comme disait le psalmiste: « Car tu es bon, Seigneur, et prompt à pardonner, riche en amour pour tous ceux qui t’invoquent. » (Ps 86.5) Amen !

Pouvons-nous déterminer un moment précis pour le début de la période des tribulations ?

Pouvons-nous déterminer un moment précis pour le début de la période des tribulations et espérer le retour de Jésus avant ce moment ? Bien entendu, la réponse est non. Nous ne pouvons pas savoir quand vont commencer exactement les tribulations.

Pour décrire le moment de la période des tribulations, Jésus a pris l’exemple de la femme qui se prépare à accoucher en disant° « Mais ce ne seront que les premières douleurs de l’enfantement » en parlant des événements qui précèderont la période des tribulations. D’ailleurs, ce n’est pas par hasard que Jésus fit cela. Il savait que nous comprendrions tous, ce qu’il voulait dire, et surtout les femmes.

Comme vous le savez, une femme enceinte qui ressent ses premières douleurs sait qu’elle va accoucher bientôt, mais elle ne sait pas quand. Pour certaines, ça ne prend que quelques heures, mais pour d’autres ce sont des heures interminables qui ne semblent ne jamais finir.

Ensuite, lorsque la femme ressent ses premières douleurs, celles-ci sont espacées et sans trop de douleurs. Cependant, au fur et à mesure de la progression, les douleurs augmentent et la fréquence aussi.

C’est exactement cela qui se produit pour les événements de la période des tribulations. La fin des temps est commencée avec la venue de Jésus comme la Bible le dit en Hébreux 9.26 : « Autrement, il (Jésus) aurait dû souffrir la mort à plusieurs reprises depuis le commencement du monde. Non, il est apparu une seule fois, à la fin des temps, pour ôter les péchés par son sacrifice. ». L’auteur mentionne clairement que Jésus est apparu à la fin des temps.

L’apôtre Paul mentionne aussi en 1 Corinthiens 10.11 que nous sommes parvenus à la fin des temps. Il écrit : « Tous ces événements leur sont arrivés pour nous servir d’exemples. Ils ont été mis par écrit pour que nous en tirions instruction, nous qui sommes parvenus aux temps de la fin. » Si l’apôtre était parvenu à la fin des temps, combien le sommes-nous encore plus que lui 2000 ans plus tard?

Les douleurs de l’enfantement ont débuté avec la venue de Jésus. L’évangéliste Luc nous mentionne les signes représentatifs des premières douleurs de l’enfantement. Il nous dit: « Quand vous entendrez parler de guerres et de soulèvements, ne vous effrayez pas. Car tout cela doit arriver d’abord ; mais la fin ne viendra pas aussitôt après. Puis il ajouta : on verra se dresser une nation contre une nation, un royaume contre un autre. Il y aura de grands tremblements de terre et, en divers lieux, des famines et des épidémies séviront ; des phénomènes terrifiants se produiront et, dans le ciel, des signes extraordinaires apparaîtront. » (Lc 21.9-11)

Ce passage de Luc relate les premières douleurs de l’enfantement du futur royaume de Christ tout comme chez la femme enceinte. Et vous conviendrez avec moi que ces signes sont bien présents dans les jours, de la fin, que nous vivons actuellement.

Ces signes que nous vivons maintenant vont augmenter en fréquence et en force. Ils vont devenir de plus en plus insoutenables pour les gens de ce monde. C’est pour cela que je dis que nous ne pouvons pas savoir quand va commencer la période des tribulations. Selon moi, nous vivons la fin et à mesure que nous nous dirigeons vers le retour du Seigneur Jésus, les tribulations vont aller en augmentant. Il nous sera donc impossible de déterminer le début des tribulations comme les adeptes de la fausse doctrine prétribulationnel le prône avec tellement de certitude.

Il n’y a pas deux retours de Jésus, il y en a seulement un et celui-ci se fera lorsque Dieu le décidera. Mais une chose est certaine, ce ne sera pas avant que nous ayons passé au travers du feu de la période des tribulations tout en étant protégé.

Généralement, une femme qui ressent ses premières douleurs n’accouche pas dans les minutes qui suivent. C’est seulement après une longue période, qui lui semble interminable, qu’elle sera enfin délivrée et goutera toute la joie d’avoir donné naissance à un joli bébé.

Combien sera grande notre joie lorsque nous verrons apparaître dans le ciel, après de longs moments d’attentes dans la souffrance, le fils de l’homme venant nous prendre avec lui pour nous amener dans son règne éternel ? C’est cela que nous nous devons de garder à l’esprit. Sachez, que « son règne n’aura pas de fin ». (Lc 1.33) Nous serons avec lui pour toujours. Amen !

L’identification numérique mondiale est en route

Nous voyons que les événements de la période de tribulations sont en train de se dérouler juste sous nos yeux. Pourtant, les chrétiens ne semblent pas s’en soucier et, je dirais même, de ne pas s’en préoccuper.

Selon moi, cela est, en partie, dû à l’enseignement de l’enlèvement prétribulationnel[1]. Celui-ci aura donné aux croyants un faux espoir de sécurité leur enseignant que Jésus allait revenir les prendre avant la période des tribulations et qu’ainsi ils n’auraient pas à souffrir. C’est pourtant tout le contraire que Jésus nous a enseigné.

Si nous prêtons attention aux événements qui se déroulent dans le monde actuellement, nous nous apercevons sans trop de discernement que les choses ne vont pas bien du tout. Guerre et menaces de guerre. Tremblement de terre et famine et finalement des épidémies comme décrit dans la Bible. Tous les jours sur les réseaux de télévisions et les journaux c’est ce que nous entendons. Il ne se passe pas une journée sans que nous entendions parler de soulèvement dans un pays ou encore de gens qui sortent dans les rues pour manifester leur mécontentement. Pas une seule journée, nous n’entendons pas parler d’épidémies. Chaque jour, on nous sort de nouveaux variants et l’on accentue la peur et la pression pour la vaccination.

Pensez-vous que cela est dû au hasard ? Pas du tout. Cela est écrit dans la Bible et les chrétiens devraient y porter une attention toute particulière. Ces événements actuels, qui se déroulent sous nos yeux, sont le commencement des sept années de tribulations.

Bientôt, nous verrons l’antéchrist être révélé et commencer une persécution sans précédent contre les disciples du Seigneur Jésus (Mt 24.21). Cette persécution sera amplifiée lorsque la bête amènera « tous les hommes, gens du peuple et grands personnages, riches et pauvres, hommes libres et esclaves, à se faire marquer d’un signe sur la main droite ou sur le front. » (Ap 13.16) Et personne ne pourra « acheter ou vendre sans porter ce signe » (Ap 13.17) Seulement pour que cela arrive, il faut qu’il y ait des systèmes de mis en place pour pouvoir répertorier tous les habitants de la terre. Ce système s’appelle l’identification numérique.

Dans un article, en anglais, écrit par Hunter Fielding et paru sur le site internet N/A (News Addicts)[2] puis repris par le site internet Evol. Celui-ci titrait l’article comme ceci : « Bill Gates investit des millions dans un « système mondial d’identification numérique » pour le public[3] (traduction de l’auteur).

Hunter Fielding écrit, le 15 septembre 2023, dans son article que « Le cofondateur de Microsoft, Bill Gates, vient d’investir des millions de dollars dans un nouveau système mondial d’identification numérique qui vise à remplacer toutes les formes d’identification traditionnelles émises par les gouvernements dans le monde. Ce système est appelé « Modular Open-Source Identification Platform (MOSIP)  ».

Comme le rapporte l’article, « Gates a investi 10 millions de dollars et s’est engagée à garantir que chaque membre du public du monde entier puisse prouver son identité. L’énorme investissement de Gates garantira que le MOSIP pourra atteindre son objectif de créer un système d’identification numérique universel. »

L’identification numérique est en route et un jour tous les habitants de la terre, qui auront été répertoriés auparavant, devront recevoir une marque pour pouvoir acheter ou vendre. Cette marque est décrite dans le livre de l’Apocalypse comme nous l’avons vu précédemment.

Les gens ont peur de l’identification numérique, mais ce n’est pas là que nous devrions porter notre attention, mais c’est plutôt sur la marque qu’exigera la bête. Parce que sans cette marque, il nous sera impossible d’acheter ou de vendre.

Les temps que nous vivons sont les derniers moments avant que le Seigneur Jésus revienne. Cependant, ce ne sera pas de tout repos pour les croyants qui devront faire face à la plus grande persécution de leur existence. Ce sera, comme Jésus l’a dit : « Car à ce moment-là, la détresse sera plus terrible que tout ce qu’on a connu depuis le commencement du monde ; et jamais plus, on ne verra pareille souffrance. » (Mt 24.21)

Jésus nous encourage à ne pas nous décourager, mais à tenir bon. Bientôt, nous le verrons et il nous apportera la délivrance, mais assurément pas avant la période des tribulations.


[1] Enlèvement avant la période des tribulations

[2] https://newsaddicts.com/bill-gates-invests-millions-global-digital-id-system-public/

[3] https://evol.news/news/bill-gates-invests-millions-in-global-digital-id-system-for-the-public/?utm_source=newsletter-387&utm_medium=email&utm_campaign=Newsletter

De grandes tribulations attendent les croyants du monde entier

Il y a un passage dans le livre de l’Apocalypse qui est tout de même très intéressant pour les jours dans lesquels nous vivons. Il s’agit d’Apocalypse chapitre 13 et les versets 16-17 qui dit : « Elle amena tous les hommes, gens du peuple et grands personnages, riches et pauvres, hommes libres et esclaves, à se faire marquer d’un signe sur la main droite ou sur le front. Et personne ne pouvait acheter ou vendre sans porter ce signe : soit le nom de la bête, soit le nombre correspondant à son nom. »

En début de passage, le pronom « elle » fait allusion à la bête qui monte de la terre. Il est généralement reconnu que cette bête qui monte de la terre est une organisation humaine et cette organisation sera à la solde de l’antéchrist. C’est possiblement un système politique ou autre, mais quoi qu’il en soit, il sera opéré par des gens qui seront au service de l’antéchrist.

Une autre chose très particulière c’est que sans cette identification, les gens de toutes races, de toutes nationalités, de tout statut social ne pourront ni acheter ou vendre. C’est là que sera la plus grande épreuve pour les véritables disciples du Seigneur Jésus. Parce qu’il est écrit : « Celui qui adore la bête et son image et qui accepte de recevoir sa marque sur le front et sur la main, devra aussi boire du vin de la fureur de Dieu. Ce vin lui sera versé pur dans la coupe de la colère divine, et il souffrira des tourments dans le feu et le soufre devant les saints anges et devant l’Agneau. La fumée de leur tourment s’élèvera à perpétuité. Quiconque adore la bête et son image, quiconque accepte la marque de son nom ne connaîtra aucun repos, ni de jour, ni de nuit. » (Ap 14.9-11)

Tous les chrétiens, qui accepteront la marque de la bête seront condamnés. Parce que cette marque signifie une allégeance à la bête. Plusieurs croyants disent que non, et que si ça arrive, ils ne prendront pas cette marque. Laissez-moi vous dire que c’est tout le contraire qui va arriver. Les chrétiens qui ne seront pas préparés à souffrir ne seront pas prêts à mourir pour leur conviction. Et cela, nous l’avons bien vu avec le vaccin covid. Des chrétiens n’ont pas été en mesure de résister à cette pression exercée par nos gouvernements. J’ai même entendu des croyants dire que le Seigneur Jésus leur avait dit d’aller se faire vacciner. Pourtant, ce vaccin était un poison avec de graves effets secondaires qui causaient la mort. Je me suis même demandé pourquoi le Seigneur demandait à des croyants d’aller prendre un poison qui pouvait les tuer. Pourtant, des hommes et des femmes, non chrétiens, se sont tenu debout face à cette menace, perdant même leur travail pour ne pas avoir voulu se conformer à cette obligation vaccinale.

Pendant cette période intense de tribulations, la Parole de Dieu nous encourage à tenir bon. Il est écrit : « C’est là que les membres du peuple saint (disciple du Seigneur Jésus), ceux qui obéissent aux commandements de Dieu et vivent selon la foi en Jésus, doivent faire preuve d’endurance. » (Ap 14.12)

Si nous croyons que nous serons enlevés avant la période des tribulations, nous nous faisons des idées parce que ce n’est pas ce qui va arriver. Pendant tout, le temps ou Dieu exécutait ses jugements sur le peuple égyptien, le peuple hébreu quant à lui n’était pas touché par aucune de ces plaies. Pourtant, ces deux peuples vivaient à la même époque et dans le même pays. C’est ce qui va se passer avec la difficile période des tribulations. Les disciples du Seigneur Jésus seront aussi sur la terre lorsque Dieu va exercer ses jugements sur tous les habitants de la terre. Jésus disait à l’église de Philadelphie « Tu as gardé le commandement de persévérer que je t’ai donné. C’est pourquoi, à mon tour, je te garderai à l’heure de l’épreuve qui va venir sur le monde entier pour éprouver tous les habitants de la terre. » (Ap 3.10) Ce passage s’adresse à tous les disciples du Seigneur Jésus. Jamais dans l’histoire de l’humanité une épreuve n’est venue sur le monde entier. Ce texte fait référence à la période des tribulations. Ne croyez pas que vous serez exempté de ces moments difficiles. La Bible est très claire sur le sujet. Ce que ce texte dit c’est que nous serons gardés comme le peuple hébreu le fut.

Ne pensez pas que Jésus reviendra avant la période des tribulations.

Plusieurs personnes pensent, malheureusement à tort, que Jésus reviendra avant la période des tribulations. Ce n’est pourtant pas ce que la Parole de Dieu, la Bible, enseigne. Ceux qui avancent une telle théorie ne font que prendre des passages et les tirent de leurs contextes pour leur faire dire quelque chose qu’ils ne disent pas.

Je vous donne un exemple. Les enseignants de la fausse théorie de l’enlèvement prétribulationnel utilisent ce passage de 1 Corinthiens 15.51-52 qui dit : « Voici, je vais vous révéler un mystère : nous ne passerons pas tous par la mort, mais nous serons tous transformés, en un instant, en un clin d’œil, au son de la trompette dernière. Car, lorsque cette trompette retentira, les morts ressusciteront pour être désormais incorruptibles, tandis que nous, nous serons changés. » Ces faux enseignants avancent que ce sera lorsque Jésus reviendra avant la période des tribulations pour enlever les croyants, de la terre, pour les amener au ciel avec lui pendant cette période de 7 ans de difficiles tribulations. Encore là, ce dernier énoncer est complètement faux parce que nulle part, dans les écritures il n’est fait mention d’un voyage des chrétiens aux ciels pour une période de 7 ans. Cependant, ils ne s’entendent pas parce que certains pensent que ce sera une période de 3 ans et demi. Mais dites-moi, où ont-ils pris cela dans les écritures ? Ils ont inventé cette fausse théorie en tirant des passages hors de leur contexte.

Revenons au passage de 1 Corinthiens 15.51-52 cité en exemple précédemment. Tout d’abord pour savoir ce que veut dire ce contexte, il nous faut regarder le contexte dans lequel il est écrit. Dans le chapitre 15 de cette lettre, aux Corinthiens, qui est souvent appelé le « chapitre de la résurrection », car il traite de la résurrection des morts.

Maintenant, le contexte général de 1 Corinthiens 15 est que l’apôtre Paul écrit aux Corinthiens pour leur enseigner sur la résurrection des morts et son importance dans la foi chrétienne. Il répond à des questions et des préoccupations que les Corinthiens avaient concernant la résurrection des croyants.

Ainsi, le passage de 1 Corinthiens 15.51-52 se trouve à la fin de ce chapitre et aborde le sujet de la transformation des croyants vivants au moment de la venue de Christ. Dans ce passage, Paul parle d’un mystère, c’est-à-dire d’une vérité profonde qui n’était pas entièrement comprise auparavant. Il explique que tous les croyants, qu’ils soient vivants ou morts au moment du retour de Christ, seront transformés instantanément. Les vivants seront changés, et les morts ressusciteront avec des corps incorruptibles.

Finalement, le contexte plus large de 1 Corinthiens 15 montre que Paul utilise ce passage pour enseigner aux Corinthiens sur la réalité de la résurrection des morts et l’espérance qu’elle offre aux croyants. Il discute également de la nature du corps ressuscité et de la victoire sur la mort grâce à Jésus-Christ. Ce chapitre revêt une grande importance dans la théologie chrétienne en ce qui concerne la résurrection et la vie éternelle.

Est-ce que quelqu’un pourrait me dire honnêtement quand dans ce passage, est-il fait allusion, ne serait-ce qu’une seule fois, à un enlèvement avant la période des tribulations ? Personne ne peut, parce que ce passage ne parle absolument pas de cela. C’est ce genre de manipulation que ces gens font pour tromper les croyants et leur donner de faux espoirs.

La réalité est que Jésus reviendra à un moment que nous ne savons pas comme il le dit lui-même dans l’Évangile de Matthieu chapitre 25 et le verset 13 : « C’est pourquoi, ajouta Jésus, tenez-vous en éveil, car vous ne savez ni le jour, ni l’heure de ma venue. » Ceci, il le répète à quelques reprises.

Maintenant, tenez-vous prêt parce que vous ne saurez pas quand commencera la période des tribulations. Ça se fera lentement et progressivement et malheureusement les croyants mal affermis vont se laisser tromper tellement facilement.

En terminant, écoutons ce que le Seigneur Jésus nous dit : « Pour cette même raison, vous aussi, tenez-vous prêts, car c’est à un moment que vous n’auriez pas imaginé que le Fils de l’homme viendra. » (Mt 24.44) Une chose est certaine, ce ne sera pas quand nous l’attendons.

Les chrétiens vont-ils recevoir des récompenses ?

La question est pertinente et elle mérite que nous nous y attardions un instant. Selon la croyance populaire, véhiculé par nombre de pasteurs, d’enseignants, d’évangélistes et de chrétiens, Jésus reviendrait pour prendre les croyants avec lui. Il les emmènerait au ciel et ils passeraient devant le tribunal de Christ pour recevoir prétendument leurs récompenses. Malheureusement, cet énoncé est mensonger. Celui-ci ne fait que leurrer les chrétiens en leur promettant quelque chose que la Bible ne dit pas. Qu’en est-il des récompenses énoncées alors ?

Tout d’abord, le mot récompense, est la traduction du mot grec misthos. Celui-ci apparait vingt-huit fois dans le Nouveau Testament réparti ainsi. Une fois, il est traduit, dans la Bible version Louis-Second, par le mot rétribution[1]. Une fois encore par le mot œuvre[2]. Neuf fois par le mot salaire[3] et finalement misthos est traduit seize fois par le mot récompense[4].

Chaque fois que nous voyons le mot, récompense, il est toujours au singulier et jamais au pluriel. Cela veut dire que la Bible ne fait aucunement mention de plusieurs récompenses, mais, chaque fois, à une seule récompense. Le site internet, Got Question, en français,[5] pose la question suivante, pourquoi y aura-t-il des récompenses célestes ? Ensuite, en introduction de leur texte, ils écrivent que « La Bible mentionne les récompenses célestes à plusieurs reprises »[6]. À la suite de cette phrase, ils donnent des références bibliques suivantes : « Matthieu 5.12, Luc 6.23, 35, 1 Corinthiens 3.14, 9.18 ». Chacun des passages, dont ils font référence, le mot récompense est au singulier. Alors pourquoi parlent-ils des récompenses ? Il me semble qu’il y ait apparemment ici un imbroglio.

La question qui se pose maintenant est, d’où vient l’enseignement dont nous recevrons des récompenses. Cet enseignement est véhiculé par les adeptes de l’enlèvement prétribulationnel. Comme dans bien des sujets qu’ils avancent, ils vont sortir des passages de leur contexte pour séduire les croyants mal affermis.

Comme j’ai mentionné au début, le mot récompense est au singulier. Ce qui veut dire que c’est une récompense que nous recevrons. Mais, quelle est cette récompense ? La récompense que tous les croyants se doivent d’attendre est la vie éternelle. Comme nous dit l’apôtre Jean dans son évangile « Oui, Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils, son unique, pour que tous ceux qui placent leur confiance en lui échappent à la perdition et qu’ils aient la vie éternelle.  » (Jean 3.16)

L’apôtre Pierre va aussi dans le même sens en déclarant : « Béni soit Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus-Christ. Dans sa grande compassion, il nous a fait naître à une vie nouvelle, pour nous donner une espérance vivante par la résurrection de Jésus-Christ. Car il a préparé pour nous un héritage qui ne peut ni se détruire, ni se corrompre, ni perdre sa beauté. Il le tient en réserve pour vous dans les cieux, vous qu’il garde, par sa puissance, au moyen de la foi, en vue du salut qui est prêt à être révélé au moment de la fin. » (1 Pierre 1.3-5)

À la lumière de ces passages, il va de soi que la récompense qui nous est promise et à laquelle nous devons nous attendre est la vie éternelle. En aucun temps, la Bible ne parle de recevoir de multiples récompenses.


[1] Apocalypse 22.12

[2] Romains 4.4

[3] Matthieu 20.8, Luc 10.7, Jean 14.36, Actes 1.8, 1 Timothée 5.18, Jacques 5.4, 2 Pierre 2.13, 2 Pierre 2.15, Jude 1.11

[4] Matthieu 5.12, Matthieu 5.46, Matthieu 6.1, Matthieu 6.5, Matthieu 6.16, Matthieu 10.41, Matthieu 10.42, Marc 9.41, Luc 6.23, Luc 6.35, 1 Corinthiens 3.8, 1 Corinthiens 3.14, 1 Corinthiens 9.17, 1 Corinthiens 9.18, 2 Jean 1.8, Révélation 11.18

[5] https://www.gotquestions.org/Francais/recompenses-celestes.html

[6] Idem

[7] Bob Yandian, Comprendre la fin des temps, Éditions Lettres aux nations, 2003, p70.

[8] Bob Yandian, Comprendre la fin des temps, Éditions Lettres aux nations, 2003, p71.

Matthieu 24 et 25 des chapitres prophétiques

Le chapitre 24 de l’Évangile de Matthieu est véritablement prophétique. Jésus prophétise, d’abord, la destruction du temple de Jérusalem. (Matthieu 24.1-2) Alors que Jésus et ses disciples quittent le temple, les disciples soulignent la magnificence du bâtiment. Jésus prédit que le temple sera complètement détruit, ce qui s’est effectivement produit en 70 apr. J.-C. lors de la destruction de Jérusalem par les Romains.

Ensuite, ce passage nous parle des signes de la fin des temps. (Matthieu 24.3-14) Les disciples demandent à Jésus de leur dire quand ces événements, la destruction du temple, aura-t-elle lieu et quels seront les signes de sa venue et de la fin du monde. Jésus énumère plusieurs signes, y compris des faux prophètes, des guerres et des rumeurs de guerres, des famines, des tremblements de terre, et la persécution des croyants.

Puis, Jésus décrit la période des tribulations. (Matthieu 24.15-28) Il prédit une période de grandes tribulations et de souffrances pour tous les habitants de la terre y compris les croyants. Il parle de l’abominable profanation mentionnée par le prophète Daniel, qui est généralement interprétée comme une profanation du temple. Un fait à remarquer est que tous ceux, qui, dans le passé, ont pénétré dans le temple, ne se sont jamais proclamés Dieu. C’est ce signe qui nous démontrera que ce leader est l’antéchrist.

Par la suite, Jésus nous renseigne sur son retour. (Matthieu 24.29-31) Après la période des tribulations, il dit que des signes apparaîtront dans le ciel, et alors le Fils de l’homme (une référence à lui-même) apparaîtra et enverra ses anges rassembler ses élus.

Après, Jésus apporte des paraboles et des enseignements. (Matthieu 24.32-51; 25.1-30) Il utilise ensuite plusieurs paraboles pour encourager la vigilance en attendant son retour. Il parle de l’importance de rester éveillé, prêt et fidèle.

En dernier lieu, Jésus nous parle du jugement qui s’exercera sur les nations lorsqu’il sera revenu. (Matthieu 25.31-46)

C’est intéressant de voir comment Jésus présenta les événements. Il le fit dans un ordre chronologique sans toutefois indiquer de temps. Dans l’ordre, le premier événement prophétisé par Jésus est la destruction du temple de Jérusalem. Le second événement est les signes des temps. Ce sont les moments dont nous vivons la fin. Par la suite, Jésus va nous présenter la période des tribulations et il va terminer en nous annonçant son retour. Par la suite, il nous présente des illustrations pour imager ce qu’il vient de dire et nous aider à bien comprendre ses propos. Finalement, le jugement des nations.

Dans le graphique ci-dessous, j’ai décrit la chronologie de Matthieu 24 et 25. Vous remarquerez que chacune des parties est entre lacée avec l’autre. Cela est pour démontrer qu’il n’y a pas de distinction nette entre les événements. Il n’y a pas de coupures qui définissent nettement qu’un événement se termine et qu’ensuite un second commence. Par exemple, les adeptes de la théorie de l’enlèvement prétribulationnel enseignent qu’ils seront enlevés au début de la période des tribulations. Comment feront-ils pour déterminer quand commencera la période des tribulations et quand se terminera la période des signes des temps ? Ceux-ci s’en chainant les uns aux autres.

J’ai aussi défini la période des signes des temps plus longue, en temps, que les autres événements de la chronologie simplement parce que ceux-ci se sont déroulés sur une période d’environ 2000 ans alors que les autres en comparaison sont beaucoup plus courtes.

Pour ma part, je tiens à vous dire de ne pas compter sur un enlèvement prétribulationnel (avant la période des tribulations) parce que ça n’arrivera pas. Jésus ne reviendra pas avant la période des tribulations. C’est une fausse doctrine qui induit les gens en erreur et qui les trompe en leur donnant de faux espoirs. Ce n’est pas ce que la Parole de Dieu nous enseigne sauf peut-être si nous prenons des versets et les sortons de leur contexte. Préparez-vous parce que les temps à venir ne seront pas de tout repos. Ce seront des temps comme le monde n’en a jamais connu et qu’il n’en connaîtra plus jamais. (Mt 24.21) La chronologie des événements comme Jésus l’a présenté dans l’Évangile de Matthieu nous démontre bien cet état de fait.

Jésus a prophétisé comme l’un des signes des temps que : « Parce que le mal ne cessera de croître, l’amour du plus grand nombre se refroidira. » (Matthieu 24.12) La période des signes des temps débute après la destruction du temple à Jérusalem en s’accentuant jusqu’à la révélation de l’antéchrist. D’ailleurs, ces moments de tumulte, de la fin de la période des signes des temps, lui serviront, de leviers pour commettre tous ses crimes contre les disciples du Seigneur Jésus.

Un des signes des temps est l’augmentation du mal dans la société et un amour qui se refroidit. Beaucoup des actions des gens sont une démonstration de l’augmentation du mal. Prenons, par exemple, ce que les gouvernements ont fait endurer à leur peuple pendant la pseudopandémie de covid 19. Interdisant la vente de produits pouvant guérir les gens. Également, la pression qui fut mise, sur les gens, pour la vaccination avec un produit nocif pour la santé et causant la mort. Lors de cet épisode, nous n’étions pas dans l’amour, c’était une belle démonstration du mal qui s’accroit. Sans oublier la haine de ceux qui se sont fait vacciner envers ceux qui ont choisi de ne pas se faire vacciner.

Nous pouvons aussi observer que les gens sont devenus de plus en plus intolérants envers les autres. De même que l’accroissement des tensions et des guerres entre les pays. Si vous suivez les actualités, autre que les médias subventionnés, vous serez en mesure de voir partout dans le monde des gens qui sortent dans les rues pour signifier leur mécontentement envers leur gouvernement pour toutes sortes de choses.

L’amour que Jésus est venu nous enseigner se refroidit de plus en plus chaque jour. Ce manque d’amour, cette intolérance et ce mécontentement serviront à l’antéchrist utilisant les gens pour persécuter les véritables disciples du Seigneur Jésus.

De plus, lors de cette période, comme nous dit Jésus « beaucoup abandonneront la foi » et plus encore, ils vont se trahir et se haïr. (Matthieu 24.9) La persécution contre les disciples du Seigneur Jésus viendra aussi de l’intérieur de l’église. Des croyants et des amis ayant renié la foi pendant cette intense période de tribulations vont se retourner vers ceux qu’ils appelaient frères et sœurs et les trahir devant les autorités. La haine va remplacer l’amour. D’ailleurs, nous sommes déjà à même de considérer comment les croyants n’hésitent pas un instant à signifier avec véhémence leur désaccord lorsqu’un autre croyant ne pense pas comme eux.

Ce sera des temps très difficiles, mais Jésus ne nous abandonnera pas. Jésus nous dit qu’il a décidé de réduire le nombre de ces jours parce que ceux qu’il a choisis ne pourraient pas passer au travers tellement ce sera excessif.

Une question, qui me vient à l’esprit est comment les adeptes de l’enlèvement prétribulationnel font-ils pour savoir qu’ils seront enlevés au ciel avec le Seigneur Jésus (ce qui n’est pas biblique) pour une période de 7 ans alors que Jésus lui-même nous dit que les temps seront écourtés ? Est-il possible que leur interprétation de la semaine de Daniel soit erronée quelque peu ?

En terminant, Luc nous dit une parole encourageante alors que les disciples seront dans la tourmente de la période des tribulations. Il nous dit en décrivant les événements qui vont se produire juste avant le retour de Jésus : « Quand ces événements commenceront à se produire, levez la tête et prenez courage, car alors votre délivrance sera proche. » (Luc 21.18) Les temps à venir seront très difficiles, mais lorsque nous verrons poindre les premiers signes du retour de Jésus, ce sera un moment de grande joie sachant que Jésus revient nous chercher.

Il y a de nombreux faux prophètes aujourd’hui dans le corps de Christ, comment pouvons-nous les reconnaître ?

En ces jours de la fin, nous constatons une recrudescence de faux prophètes dans l’Église du Seigneur Jésus. Plusieurs personnes prétendent parler de la part de Dieu, mais en réalité ce ne sont qu’eux-mêmes qui parlent.

Ils interprètent la Parole de Dieu à leur façon. Ils donnent de faux espoirs aux croyants. Ils annoncent des choses qui n’arriveront pas. Ils prêchent un évangile de prospérité qui n’est pas biblique. Ils annoncent que Jésus reviendra deux fois. Une première fois pour prendre les croyants et les amener au ciel avec lui. Puis qu’il reviendrait avec ceux-ci pour y établir son règne de 1000 ans. D’autres proclament que si tu as été sauvé un jour, tu le seras pour toujours, et cela, peu importe comment tu te conduis. Encore là cela est complètement antibiblique.

Jésus a pourtant averti son Église que « De nombreux faux prophètes surgiront et ils tromperont beaucoup de gens. » (Matthieu 24.11) Aujourd’hui, une multitude de croyants sont pris dans ces faux enseignements et croient que tout est bien et que tout va bien. Malheureusement, ils sont séduits et trompés par ces faux prophètes.

Certaines personnes pensent que ces faux prophètes se révéleront seulement à la fin des temps. Sachez que nous vivons actuellement la fin des temps et que ces paroles de Jésus étaient pour ses disciples de tous les âges.

Tout a commencé lorsque Jésus quitta ce monde. Tout de suite après son enlèvement et la venue du Saint-Esprit, les disciples ont été pris à partie par les autorités juives de l’époque (Actes 4). Une persécution éclata, contre eux, à Jérusalem et ils durent quitter la ville pour se réfugier dans les régions (Actes 8.1). Continuant de propager la Bonne Nouvelle de la résurrection de Jésus, ils ont été persécutés par les Juifs religieux et plus tard une persécution éclata dans tout l’Empire romain de l’époque, sous Néron, aux environs de 64. Un grand nombre de croyants de son mort à ce moment-là. Les persécutions se sont poursuivies sous différents empereurs pour se terminer d’abord avec l’édit de tolérance de Galère en 311 apr. J.-C., et l’édit de Milan de Constantin Ier en 313 apr. J.-C. Ces édits ont mis fin à la persécution officielle des chrétiens dans l’Empire romain. L’édit de Milan, en particulier, a décrété que les chrétiens devraient être autorisés à pratiquer leur foi sans oppression, ouvrant la voie à la christianisation de l’Empire romain.

Puis, de faux prophètes se sont levés et ont commencé à déformer les écritures pour leur faire dire ce qu’elles ne disaient pas. L’apôtre Paul dans sa première lettre à Timothée met en garde les croyants contre ces faux enseignements. (1 Timothée 6.3-10) De faux enseignements similaires sont encore prêchés dans l’Église aujourd’hui.

À ce moment-ci, ce qu’il faut savoir c’est qu’un prophète n’est pas une personne qui prédit l’avenir. Un prophète est une personne qui parle de la part de Dieu. C’est ici que c’est difficile de les démasquer et d’être séduit par leurs enseignements, parce qu’ils prétendent parler de la part de Dieu, mais en réalité ce n’est pas le cas. Un croyant rempli du Saint-Esprit discernera ces faux prophètes s’il les observe et est attentif à ce qu’ils disent. Le Saint-Esprit, en eux, se manifestera par le don de discernements des esprits.

Je vous donne quelques points, qui je l’espère, vous aideront à discerner les faux enseignements des faux prophètes pour ne pas vous laissez tromper.

Tout d’abord, les faux prophètes ont tendance à se mettre en avant et à chercher à être adorés ou vénérés, plutôt qu’à diriger l’adoration vers Dieu. Cela s’appelle de l’autopromotion. Beaucoup de publicités sur Facebook, de soi-disant prophètes, sont en fait de l’autopromotion. Un passage qui m’a toujours beaucoup parlé est celui-ci : « Que ta bouche ne chante pas tes louanges, laisse aux autres le soin de le faire. Oui, que ce ne soit pas toi, mais quelqu’un d’autre, qui fasse ton éloge. » (Proverbes 27.2) C’est un signe observable que lorsqu’une personne se promeut elle-même cela nous dit que quelque chose ne va pas.

Une autre chose observable est que les faux prophètes peuvent enseigner des doctrines qui sont en contradiction directe avec les enseignements bibliques fondamentaux et cela est très populaire de nos jours. Prenons, par exemple, la théorie de l’enlèvement prétribulationnel, c’est un enseignement qui est en contradiction direct avec les enseignements bibliques fondamentaux. L’évangile de prospérité, l’évangile de la grâce et l’évangile « sauvé un jour, toujours sauver » sont aussi des cas d’enseignements qui sont en contradictions avec les Écritures.

Les faux prophètes ont aussi tendance à prédire des événements qui ne se produiront jamais. Qui plus est, d’interpréter de manière incorrecte les prophéties existantes dans la Bible. L’apôtre Paul nous enseigne dans 1 Corinthiens 2.14-16 ceci : « Mais l’homme sans Dieu ne reçoit pas ce qui vient de l’Esprit de Dieu ; à ses yeux, c’est pure folie et il est incapable de le comprendre, car seul l’Esprit de Dieu permet d’en juger. 15 Celui qui a cet Esprit peut, lui, juger de tout, sans que personne ne puisse le juger. Car il est écrit : 16  Qui donc connaît la pensée du Seigneur et qui pourrait l’instruire  ? Mais nous, nous avons la pensée de Christ. »

Dans ce passage, l’apôtre Paul fait une distinction entre l’homme sans Dieu et l’homme spirituel. L’homme sans Dieu, selon Paul, est incapable de comprendre les choses de l’Esprit de Dieu, car elles doivent être discernées spirituellement. En revanche, l’homme spirituel, celui qui est guidé par l’Esprit de Dieu, est capable de comprendre toutes choses.

Il est important de noter que lorsque Paul parle de comprendre, il parle de discernement spirituel c’est-à-dire la capacité de comprendre les choses de Dieu.

Enfin, au verset 16, Paul fait référence à une citation d’Isaïe 40.13, pour souligner que personne ne peut connaître la pensée de Dieu par ses propres moyens. Cependant, ceux qui sont en Christ c’est-à-dire ceux qui ont une relation avec Jésus ont la pensée de Christ. Autrement dit, ils ont accès à la sagesse et à la compréhension divines grâce à leur relation avec Jésus.

En résumé, ce passage enseigne l’importance d’être guidé par l’Esprit de Dieu pour comprendre les choses spirituelles, et l’idée que ceux qui sont en Christ ont accès à la pensée de Dieu. Cela nous permet d’éviter la tromperie de ces faux prophètes. Ne soyez pas surpris, ces faux prophètes sont beaucoup plus nombreux, présents et actifs que nous le croyons.

Une autre chose qui caractérise les faux prophètes est le gain matériel. Ils peuvent utiliser leur notoriété pour gagner de l’argent, du pouvoir ou d’autres avantages matériels. Ainsi, nous pouvons les reconnaître par ce fait.

Finalement, nous pouvons reconnaître ces faux prophètes par leur manipulation et leur désir de contrôle. Ils peuvent utiliser leur influence pour contrôler ou manipuler les autres, souvent en utilisant la peur ou la culpabilité.

Tous ces signes nous aident à identifier un faux prophète et éviter d’être trompés par leurs enseignements. Ce que le Seigneur nous demande, ce n’est pas de condamner ces gens, mais leur enseignement. Parce que leur enseignement trompe les croyants mal affermis. De plus, il nous est demandé de prier pour que ceux-ci reviennent au Seigneur pour sauver leur âme et aussi d’annuler les effets de leur enseignement sur les croyants vulnérables.

Dans le Nouveau Testament, Jésus met en garde contre les faux prophètes en disant, « Gardez-vous des faux prophètes ! Lorsqu’ils vous abordent, ils se donnent l’apparence d’agneaux, mais, en réalité, ce sont des loups féroces. 16 Vous les reconnaîtrez à leurs fruits. Est-ce que l’on cueille des raisins sur des buissons d’épines ou des figues sur des ronces ?  » (Matthieu 7.15) Cela signifie que les faux prophètes peuvent sembler respectables ou pieux en surface, mais leurs véritables intentions sont nuisibles. Jésus continue en disant qu’on reconnaîtra les faux prophètes « à leurs fruits », c’est-à-dire à leurs actions et à leur caractère.

En conclusion, le chapitre 28 du livre de Jérémie raconte l’histoire de la confrontation entre le prophète Jérémie et le faux prophète Hanania, fils d’Azzour.

Au début de ce chapitre, Hanania annonce devant les prêtres et tout le peuple rassemblé dans le temple de Jérusalem que Dieu a brisé le joug du roi de Babylone, Nabuchodonosor, et que dans deux ans, tous les objets précieux qui ont été pris du temple de Jérusalem seront ramenés de Babylone. Il dit également que le roi Yeconia et tous les exilés judéens reviendront de Babylone à Jérusalem. Cela contredit directement les prophéties de Jérémie, qui avait annoncé une période d’exil de 70 ans en Babylone.

Jérémie, présent à ce discours, répond d’abord avec ironie, disant qu’il serait merveilleux si les paroles de Hanania étaient vraies. Cependant, Jérémie rappelle également que de nombreux prophètes avant eux ont prédit la guerre, la famine et la peste, et que c’est seulement quand la parole d’un prophète se réalise, alors on sait que l’Éternel l’a vraiment envoyé.

Hanania prend alors le joug de bois que Jérémie porte autour de son cou. C’était un symbole de la domination de Babylone. Il le brise, et répète sa prophétie que le joug de Nabuchodonosor sera brisé dans deux ans. Jérémie s’en va sans mot dire.

Cependant, plus tard, Dieu parle à Jérémie et lui dit de retourner voir Hanania. Jérémie lui annonce alors que, puisqu’il a brisé le joug de bois, Dieu le remplacera par un joug de fer sur toutes les nations, leur faisant servir Nabuchodonosor. De plus, Jérémie prophétise que Hanania mourra cette année même, pour avoir enseigné la rébellion contre Dieu. Et en effet, Hanania meurt deux mois plus tard, comme Jérémie l’avait prédit.

La différence entre un véritable prophète et un faux prophète est dans la réalisation de la prophétie. (Deutéronome 18.22) Il était difficile, voire impossible, de constater la différence auparavant sauf si ce qu’il disait s’accomplirait, mais cela pouvait prendre du temps.

Pour nous aujourd’hui c’est un peu différent. La Parole de Dieu est maintenant complète. Une personne qui annonce des choses contraires à la Parole de Dieu est vue comme un faux prophète. Rappelez-vous qu’un prophète est une personne qui parle de la part de Dieu. Si cette personne ne parle pas conformément à la Parole de Dieu c’est un faux prophète. C’est l’un des signes observables. Pour cela, le croyant aura besoin de connaître la Parole de Dieu pour être en mesure de discerner le vrai du faux.

Quel est la vie réelle des disciples du Seigneur Jésus ?

Notre conception de la vie d’un disciple du Seigneur Jésus est déphasée par rapport à la description de celle-ci dans la Parole de Dieu. Le disciple, aujourd’hui, en occident, n’est pas une personne qui souffre pour sa foi. Il n’est à peu près pas persécuté, si ce n’est par quelques paroles déplacées occasionnellement. Il n’est pas arrêté ni mis en prisons pour sa foi. Il n’est pas martyrisé ni tué pour sa foi non plus. Il y a peu de haine contre sa personne, aujourd’hui, à cause de son amour, pour le Seigneur Jésus. En comparaison aux disciples du premier siècle, les disciples de la fin, que nous sommes, vivent actuellement une vie sans beaucoup de tracas si ce n’est les quelques soucis de la vie quotidienne.

Au cours des âges, depuis l’ascension du Seigneur Jésus, les disciples ont connu bien des difficultés. Au travers des siècles, ceux-ci ont été faits prisonniers et fouettés. Ils ont été tués pour leur foi. Ils ont été rejetés de la société. Les autorités ont fermé et brûlé leurs églises. Ils ont subi toutes sortes de sévices. Cependant, ils ne se sont jamais découragés et ils ont toujours continué de faire confiance au Seigneur Jésus en toutes circonstances.

Pour les disciples du premier siècle, ils s’attendaient à cela parce que Jésus les avait avertis. Il leur a dit en Matthieu 24.9 « Alors on vous persécutera et l’on vous mettra à mort. Tous les peuples vous haïront à cause de moi. » Ils savaient qu’ils seraient persécutés, qu’ils seraient mis à mort et qu’ils seraient haïs des peuples à cause de leur amour et de leur foi au Seigneur Jésus.

Pourtant, cela, ne les a pas arrêtés de se multiplier, de témoigner et de faire face à la mort avec courage. Ils savaient qu’une vie meilleure les attendait après. Cette vie, de souffrance, sur cette terre, pour eux n’avait aucune valeur par rapport à la vie promise par le Seigneur Jésus.

Dans les siècles qui ont suivi, la situation ne s’est pas améliorée du tout. Jésus avait dit à ses disciples « À cause de cela, beaucoup abandonneront la foi, ils se trahiront et se haïront les uns les autres. » (Matthieu 24.10) Mais aujourd’hui, nous ne voyons pas ces choses en Occident. Les gens semblent très compréhensifs et très tolérants par rapport à la foi des autres surtout si ça ne les heurte pas. De cette façon, les disciples du Seigneur Jésus ne sont pas inquiétés par les autres.

Toutefois, les choses peuvent changer très rapidement. Demain pourrait être très différent d’aujourd’hui. Parce que la tranquillité dans laquelle nous vivons dans ce monde aujourd’hui n’est pas de bon augure. Cette tranquillité et cette paix, en apparences, ne sont que passagères. Des temps difficiles s’en viennent et les paroles de Jésus dans l’évangile de Matthieu au chapitre 24 et les versets 9 à 10 vont prendre leur réelle signification pour nous bientôt.

Le jour ou l’antéchrist sera dévoilé, et qu’il ira s’assoir dans le temple se proclamant lui-même Dieu (2 Thessaloniciens 2.4) une persécution monstre contre tous les chrétiens de la terre va prendre place. À ce moment, les paroles de Jésus cité en Matthieu 24.9-10 vont prendre toutes leurs réelles significations pour nous les croyants de la fin. Nous serons persécutés et mis à mort et comme nous dit Apocalypse 13.7 « Il (la bête) lui fut même permis de faire la guerre aux membres du peuple saint et de les vaincre. Elle reçut autorité sur tout peuple, toute tribu, toute langue et toute nation. » Il va littéralement faire la guerre aux croyants, les membres du peuple saint, et les vaincre. Ce ne sera pas des temps de tout repos. À cause de cela, tous les peuples vont nous haïr. Plus encore, dans ces moments très difficiles beaucoup vont abandonner la foi et les croyants vont se trahir et se haïr les uns les autres. Non seulement la persécution viendra de l’extérieur contre le corps de Christ, mais elle sera aussi présente dans le corps des croyants. Ce seront des temps très difficiles pour les véritables croyants.

Malheureusement, des gens interprètent mal ce passage de Matthieu en disant que ce que Jésus a dit à ce moment s’adressait principalement aux disciples de l’époque et pas à nous. Ce raisonnement est complètement erroné et pas biblique du tout.  Dans le livre de l’Écclésiaste, il y a un passage merveilleux, remplis de sagesses et définitivement pour nous les disciples de la fin. C’est en même temps un passage qui vient remettre en perspective ce que Jésus a dit à ses disciples et également à nous maintenant. « Ce qui a été, c’est ce qui sera, et ce qui s’est fait, c’est ce qui se fera : il n’y a rien de nouveau sous le soleil. » (Ecclésiaste 1.9) Ce qui veut dire que ce qui s’est passé au premier siècle se répétera également à la fin.

En terminant, certaines personnes croient qu’elles seront enlevées avant que ces temps ne viennent. Toutefois, il nous faut réaliser que c’est un mensonge. La Bible ne mentionne pas un enlèvement des croyants avant la période des tribulations. Elle ne mentionne évidemment pas deux retours de Jésus ni deux classes de croyants. Les croyants qui attendent un enlèvement avant la période des tribulations, dont on ne sait pas quand celle-ci va commencer, seront amèrement déçus d’avoir attendu en vain et avoir été bernés dans un faux espoir. En plus, ils ne seront pas préparés pour affronter les temps difficiles auxquels ils seront désormais confrontés lors de la révélation de l’antéchrist.

J’encourage les croyants d’aujourd’hui à ne plus adhérer à cette fausse doctrine de l’enlèvement prétribulationnel qui n’aura pas lieu. Je vous exhorte à prendre le temps de regarder l’autre côté de la médaille. Vérifier, par vous-même, dans la parole de Dieu, ce qui est prophétiquement annoncé.

Pouvons-nous le savoir quand débutera la période des tribulations ?

C’est une question intéressante et à la foi importante. Intéressante, parce qu’elle pique notre curiosité. Importante, parce que toute la théorie de l’enlèvement prétribulationnel repose sur ce moment précis.

En réalité, il est très difficile, voire même impossible à déterminer lorsque la période des tribulations va débuter, et cela pour différentes raisons.

La première raison, non moins la moindre, est la réponse que Jésus donna à ses disciples lorsqu’ils lui posèrent la question suivante : « Seigneur, est-ce à ce moment-là que tu rendras le royaume à Israël ? » (Ac 1.6) La question faisait suite à la recommandation que Jésus leur avait donné de ne pas quitter Jérusalem en attendant de recevoir le don que le Père avait promis. (Actes 1.4)

C’est à ce moment que Jésus leur a répondu : « Il ne vous appartient pas de connaître les temps et les moments que le Père a fixés de sa propre autorité. » (Ac 1.7) Ce qui veut dire que ce n’est pas à nous de connaître les temps et les moments que l’Éternel a lui-même déterminés que la période des tribulations devrait commencer. Ce type de divination, des temps et des moments que le Père a fixés de sa propre autorité, n’est en fait que du charlatanisme[1].

La seconde raison est lorsque Jésus donna son discours sur le mont des Oliviers en réponse encore une fois à une question des disciples qui demandait quand le temple serait détruit et quels seraient les signes qui annonceraient sa venue et la fin du monde. (Mt 24.3) Jésus commença par leur dire de faire attention de ne pas se laisser induire en erreur (Mt 24.4-5) puis il leur dit :

Vous entendrez parler de guerres et de menaces de guerre. Attention ! Ne vous laissez pas troubler par ces nouvelles, car cela doit arriver, mais ce ne sera pas encore la fin. 7 En effet, on verra se dresser une nation contre une nation, un royaume contre un autre ; il y aura des famines et des tremblements de terre en divers lieux. 8 Mais ce ne seront que les premières douleurs de l’enfantement. La Bible du Semeur (Colorado Springs: Biblica, 2015), Mt 24.6–8. L’évangéliste Luc mentionne aussi, dans ce même contexte, qu’il y aura des épidémies. (Lc 21.11)

Ce que Jésus est en train de leur dire c’est ce qui se passerait après qu’il aurait quitté ce monde pour retourner vers son Père donc, après sa résurrection. Les événements d’écrit en Matthieu 24.6-8 sont exactement les temps que nous vivons sur la terre depuis que Jésus est parti. Guerre et menaces de guerre entre les nations. Une nation qui s’élève contre une autre nation. Des famines, des tremblements de terre et des épidémies. Tout ceci est le lot de l’humanité depuis que Jésus est monté vers le Père.

Ces signes ne seront pas ce qui annonce les débuts de la période des tribulations, simplement parce que ces signes sont déjà là. Seulement, nous pouvons remarquer comme Jésus a dit que ce ne serait que le commencement en comparant ces événements aux douleurs d’une femme enceinte qui va accoucher. Au début, les contractions sont courtes et espacées. Puis au fur et à mesure de la progression, celles-ci deviennent plus longues, plus rapprochées et plus intenses. C’est un peu ce que nous vivons actuellement. Nous voyons une augmentation de ces signes. Partout dans le monde, il y a des guerres, des menaces de guerre. Des famines, des tremblements de terre et des épidémies. De plus, des peuples se soulèvent et manifestent dans les rues leurs mécontentements pour toutes sortes de causes. C’est du jamais vu une telle effervescence.

Depuis que Jésus est monté au ciel, il y a toujours eu des guerres et des menaces de guerre entre les nations. Il y a aussi toujours eu des famines, des épidémies et des tremblements de terre. Cependant, ceux-ci sont maintenant plus fréquents alors que nous voyons approcher le jour du retour de Jésus.

Par exemple, selon le site Volcano Discovery,[2] qui répertorie les tremblements de terre dans le monde entier, mentionne que dans les derniers 365 il y aurait eu 64 363 séismes de magnitude 3 et plus. Ce qui veut dire que la terre a tremblé 176 fois par jour. 47 489 séismes étaient de magnitude 3. 15 064 séismes étaient de magnitude 4. 1 673 séismes de magnitude 5. 119 séismes de magnitude 6 et finalement 18 séismes de magnitude 7. La terre tremble beaucoup plus qu’il n’y a seulement 20 ans. En 2003, toujours selon le site Volcano Discovery c’est 17 914 tremblements de terre de magnitude 3 et plus qui ont été répertoriés. Cela représente une augmentation de 259.4 % par rapport à 2003 et 2023.

C’est la même chose concernant les épidémies dans le monde. Le site Wikipédia[3] répertorie les épidémies dans le monde depuis le 15e siècle et avant. Ce nombre est beaucoup trop grand pour que nous les mentionnions tous dans ce blogue. Cependant, on peut voir que le nombre d’épidémies va grandissant depuis le 15e siècle. Par exemple, au 15e siècle, 11 épidémies furent répertoriées. Au 16e siècle, 12 et au 17e siècle, c’est un total de 20. Au 18e siècle, un nombre record de 26 épidémies furent enregistrées. Au 19e siècle, nous avions 35 épidémies tandis qu’au 20e siècle, il y a eu une légère baisse pour un total de 29 épidémies. En revanche, un plus grand nombre d’épidémies mondiales furent répertoriées par rapport aux siècles précédents. Finalement, au 21e siècle, nous avons jusqu’à maintenant 20 épidémies enregistrées et nous ne sommes qu’au quart du siècle de passé. Si la tendance se maintient, ce serait de l’ordre de 80 épidémies qui serait enregistré d’ici la fin du 21e siècle. Encore une fois, nous pouvons voir que les douleurs s’intensifient.

Concernant les famines dans le monde. Le journal Le Monde rapportait une donnée frappante de l’Organisation Mondiale de la Santé. Dans son article du 8 novembre 2021, il citait ceci :

« Les situations d’insécurité alimentaire aiguë concernent 43 pays. Le bond de 42 millions de personnes menacées par la faim au début de l’année à 45 millions a été constaté grâce à une évaluation de l’insécurité alimentaire, selon laquelle trois autres millions de personnes sont désormais confrontés à la famine en Afghanistan, selon l’agence de l’ONU sise à Rome. » [4] Comme dans tous les cas, la famine dans le monde est grandissante.

Toujours selon l’OMS « Le nombre de personnes touchées par la faim dans le monde a augmenté pour atteindre jusqu’à 828 millions en 2021, soit une hausse d’environ  46 millions  par rapport à 2020 et de 150 millions  depuis l’apparition de la pandémie de covid-19, d’après un rapport de l’ONU qui apporte de nouveaux éléments factuels montrant que le monde s’éloigne de plus en plus de son objectif consistant à mettre un terme à la faim, à l’insécurité alimentaire et à la malnutrition sous toutes ses formes d’ici 2030.[5] »

Si nous regardons en terminant les guerres, nous nous apercevons que présentement, il y a plus de guerres dans le monde que jamais auparavant. La journaliste, Claire Villiers sur le site Statista[6] écrivait ceci « Comme le montrent les données collectées par ACLED (Armed Conflict Location & Event Data Project), une partie considérable du globe est toujours en proie à une forme ou une autre de conflits armés. » Elle publiait ce graphique tout de même assez révélateur.

Comme nous pouvons le voir, les choses sont en augmentation partout dans le monde. Fait à remarquer, ce graphique ne tient pas compte des pays occidentaux qui sont en guerre par procuration contre la Russie en Ukraine. Si l’on en tenait compte, presque toute la carte serait en rouge.

Tout cela est ce que Jésus appela les douleurs de l’enfantement. Comme j’ai mentionné au début de cet article, nous ne pouvons pas savoir lorsque débutera la période des tribulations. Cependant, nous pouvons voir une augmentation des choses mentionnées par Jésus. Seulement, il nous est impossible de savoir quand tout cela débutera réellement. Mais, nous pouvons voir que les choses s’aggravent considérablement. Mais il ne nous appartient pas de connaître les temps que Dieu a fixés de sa propre autorité.

Je vous donne un dernier exemple en ce sens. Le prophète Michée annonçait que le Messie naitrait à Bethléhem. (Mi 5.1) Puis, le prophète Ésaïe mentionnait que la jeune fille (vierge) serait enceinte et qu’elle enfanterait un fils. (És 7.14) À partir de ces données, si une personne s’était mise à chercher la jeune fille (vierge) qui devrait accoucher à Bethléhem, et bien il aurait cherché en vain. Simplement parce que la jeune fille ne vivait pas à Bethléhem, mais à Nazareth. Puis cette personne aurait été dépassée par le flo de gens qui arrivait à Bethléhem pour le recensement. Comme quoi, nous ne pouvons pas savoir véritablement ce que Dieu fait, que lorsque les choses se réalisent.

De même, nous ne pouvons pas savoir lorsque commencera la période des tribulations. Il est donc impossible de fixer un moment dans le temps et de prédire quoi que ce soit. Nous ne pouvons pas mettre d’espoir dans le début d’une chose alors que nous ne savons pas quand cela va commencer. Prédire un enlèvement de l’Église avant la période des tribulations est une aberration et un manque de jugement flagrant. Plus encore, ce type de raisonnement entrainera les gens dans de faux espoirs.

Jésus a clairement dit que nous ne pouvons pas savoir lorsqu’il reviendrait. Certes, il nous a bien donné des signes, mais il ne nous a pas donné de moments précis. Quoi que ce soit que vous pensiez, ce ne sera pas avant, pendant ou encore après la période des tribulations que Jésus va revenir. Il va revenir, mais nous ne savons pas quand et ce n’est pas à nous de savoir, comme Jésus disait, « les temps et les moments que le Père a fixés de sa propre autorité ».

Comme Jésus a dit, il nous faut nous tenir prêts (Mt 24.44) et nous tenir en éveil (Mt 24.42) parce que nous ne savons pas quand ce moment viendra. (Mt 24.36) Si les Hébreux s’étaient tenus prêts et en éveil, ils auraient su et reconnu Jésus lorsqu’il est né. Seulement, ils n’étaient pas prêts et ils n’ont rien vu passer. La prophétie s’est accomplie et ils n’ont rien reconnu parce qu’il n’était pas en éveil. De la même manière, si nous ne nous gardons pas prêts et en éveil, ce moment qui viendra à l’improviste nous prendra par surprise et comme les jeunes filles insensées, notre huile manquera.

Ce que je viens de démontrer c’est que les douleurs de l’enfantement augmentent, s’intensifient et se rapprochent. Restons en éveil parce que c’est tellement important pour discerner les signes des temps et les prophéties qui sont en train de se dérouler directement sous nos yeux. Et surtout, ne tentons pas de fixer de moment, ce serait de la folie.


[1] Charlatanisme (Nom commun) / Masculin Manière d’être ou d’agir propre à un charlatan.

[2] https://www.volcanodiscovery.com/fr/seismes/derniers.html

[3] https://fr.wikipedia.org/wiki/Liste_d’%C3%A9pid%C3%A9mies

[4] https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/11/08/le-nombre-de-personnes-menacees-de-famine-dans-le-monde-connait-une-hausse-brutale_6101317_3244.html

[5] https://www.who.int/fr/news/item/06-07-2022-un-report–global-hunger-numbers-rose-to-as-many-as-828-million-in-2021

[6] https://fr.statista.com/infographie/25635/pays-affrontements-armes-guerres-en-cours/

Extrait volé 7: « Dieu ne nous a pas destinés à connaître sa colère »

Car Dieu ne nous a pas destinés à connaître sa colère, mais à posséder le salut par notre Seigneur Jésus-Christ. 1 Thessaloniciens 5.9

Nous terminons cette série des extraits volés avec ce blogue aujourd’hui. Comme vous avez pu le voir, tous les passages utilisés pour appuyer la fausse doctrine de l’enlèvement prétribulationnel ont été des passages sortis de leur contexte pour les accoler à un faux enseignement et par le fait même donner de faux espoirs aux croyants aujourd’hui. Heureusement, ce ne sont pas tous les gens qui sont dupes.

Aujourd’hui, c’est le passage de 1 Thessaloniciens 5.9 qui est utilisé comme extrait volé. Contextuellement, il est impossible de rapprocher ne serait-ce que de quelques millimètres un possible lien entre ce verset et la doctrine de l’enlèvement avant la période des tribulations. Il n’y a aucune indication de quelques natures que ce soit qui nous prouve que c’est de l’enlèvement que l’apôtre Paul parlait dans ce passage de 1 Thessaloniciens 4.13-5.11. Il faudrait beaucoup d’imagination et une dose d’insouciance démesurées pour arriver à faire un lien quel qu’on que entre ce passage et l’enlèvement prétribulationnel.

Cette fausse doctrine a gagné en popularité depuis le siècle passé. Des milliers de croyants ont été dupés peut-être par manque de connaissance ou par naïveté. Quoi qu’il en soit, ils se sont laissé berner par ces prédicateurs de mensonges.

Si je dénonce ce faux enseignement, c’est parce que je crois que chacun a le droit de connaître la vérité, mais aussi parce que nous avons toujours besoin de voir les deux côtés des choses pour nous faire une idée plus juste.

Promouvoir une telle théorie revient à dire que nous sommes complices de cette supercherie. Surtout, si par négligence nous avons accepté tout ce qui nous était dit sans que nous ayons validé nous-mêmes par la parole de Dieu elle-même. Je vous encourage à vérifier tout ce qui vous est dit et aller au-delà de ce que l’on vous enseigne pour vérifier si ce qu’on vous dit est la vérité ou non.

La théorie de l’enlèvement prétribulationnel est fascinante et en même temps séductrice. Elle nous donne de faux espoirs et ne nous encourage pas à nous préparer pour les jours difficiles que les chrétiens devront affronter lorsque l’Antéchrist sera révélé en entrant dans le temple et en se proclamant lui-même Dieu. À partir de ce moment, il s’en suivra une guerre contre les chrétiens. Le livre de l’Apocalypse nous mentionne que celui-ci fera la guerre aux saints, aux chrétiens, aux enfants de Dieu, aux croyants et qu’il les vaincra. (Ap 13.7) Jésus nous dit que ce temps sera un temps de détresse plus terrible que tout ce que le monde n’a jamais connu et que ce sera si terrible qu’il n’y en aura plus jamais de pareil. (Mt 24.21) Il agira ainsi, parce que les chrétiens seront une menace pour son plan diabolique. Jésus nous a dit que celui ou celle qui tiendra bon jusqu’au bout sera sauvé. (Mt 24.13)

Extrait volé 6: « nous serons enlevé ensemble avec eux, dans les nuées »

Le passage de 1 Thessaloniciens 4.13 à 5.11 décrit l’enlèvement des croyants morts et vivants au retour de Jésus, sans mentionner de prétribulation. Aucune preuve biblique ne supporte l’idée d’un enlèvement avant les tribulations. L’auteur exhorte à étudier les Écritures pour comprendre la vérité sur ce sujet.

17 Ensuite, nous qui serons restés en vie à ce moment-là, nous serons enlevés ensemble avec eux, dans les nuées, pour rencontrer le Seigneur dans les airs. Ainsi nous serons pour toujours avec le Seigneur. 1 Thessaloniciens 4.17

Ce passage de 1 Thessaloniciens 4.13 à 5.11 ne nous parle pas d’un enlèvement qui aurait lieu avant la période des tribulations. Il nous décrit comment se fera l’enlèvement des croyants morts et vivants au moment du retour de Jésus. Paul nous décrit comment cela va se passer. Les morts en Christ vont au préalable ressusciter et ensuite les croyants qui seront restés en vie à ce moment-là seront élevés ensemble à la rencontre du Seigneur Jésus.

Dans ce passage de 1 Thessaloniciens 4.13-5.11 est-il possible de voir une seule allusion à un enlèvement prétribulationnel ? Y a-t-il un seul indice contextuel dans ce passage qui nous fait croire que ce passage parle d’un enlèvement qui aurait lieu avant la période des tribulations ? Je vous laisse le temps d’y penser. Parfait, maintenant, je vous donne la réponse et effectivement il n’y a aucun indice. Il n’y a rien qui laisse présager une telle chose. Encore une fois, ce passage est un extrait volé. Un verset trafiqué intellectuellement pour accoler à une fausse doctrine qui induit les gens en erreur, mais aussi qui leur donne de faux espoir.

Je pourrais vous poser une autre question. Pourriez-me donner un seul verset de la Bible qui pourrait nous laisser croire, contextuellement, en la possibilité d’un enlèvement prétribulationnel ? Je vous en demande seulement un seul. Je pourrais vous laisser chercher pendant des heures, des jours voire des années et vous n’en trouveriez aucun. Pourquoi ? Parce que la Bible ne parle pas d’aucun enlèvement qui aurait lieu avant la période des tribulations. Elle ne parle pas non plus de croyants enlevés qui iraient au ciel pendant une période de 7 ans et qui reviendrait avec Jésus à la fin de la période des tribulations. Tournez cela comme vous voudrez, vous n’en trouverez aucun.

L’enlèvement dont l’apôtre Paul parle est celui qui aura lieu lorsque Jésus reviendra. Il nous décrit en d’autres mots ce que Jésus a dit :

C’est alors que le signe du Fils de l’homme apparaîtra dans le ciel. Alors tous les peuples de la terre se lamenteront, et ils verront le Fils de l’homme venir sur les nuées du ciel avec beaucoup de puissance et de gloire. 31 Il enverra ses anges rassembler, au son des trompettes éclatantes, ses élus des quatre coins du monde, d’un bout à l’autre de l’univers. Matthieu 24.30-31

Mais ce qu’il faut préciser que ce que l’apôtre Paul décrit est selon une parole du Seigneur. (1Th 4.15) Paul n’a pas inventé cela et Jésus l’a effectivement bien dit en Matthieu 24.30-31. Cependant, Jésus n’a jamais parlé d’aucun enlèvement de l’Église avant la période des tribulations.

Je vous encourage à prendre votre Bible et à commencer à étudier les prophéties du retour de Jésus. De prier que le Saint-Esprit vous conduise dans toute la vérité. (Jn 16.13) De ne pas vous laisser induire en erreur d’aucune façon. (Mt 24.4) Cela sera salutaire pour votre âme.

Extrait volé 5: « viendra comme un voleur »

Mais le jour du Seigneur viendra comme un voleur. En ce jour-là, le ciel disparaîtra dans un fracas terrifiant, les astres embrasés se désagrégeront et la terre se trouvera jugée avec toutes les œuvres qui auront été accomplies sur elle. 2 Pierre 3.10

Nous avons ici un autre exemple de verset sorti de son contexte et appliqué à un autre contexte sans vergogne. L’apôtre Pierre décrit ce que seront les jours ou Jésus apparaîtra dans le ciel. Il dit : « En ce jour-là, le ciel disparaîtra dans un fracas terrifiant, les astres embrasés se désagrégeront et la terre se trouvera jugée avec toutes les œuvres qui auront été accomplies sur elle. »

Ça ne ressemble pas à un retour se produisant auparavant pour venir chercher une église et l’amener au ciel pour une période de 7 ans. Certains vont dire: « bien sûr que c’est cela, lorsqu’il reviendra, ce sera avec ses saints anges qui sont ses élus. » Tout cela n’est que de la pure fabulation.

Nous ne pouvons pas accoler ce passage à un enlèvement prétribulationnel de l’église. Parce que le contexte nous parle du retour de Jésus et le Seigneur ne revient qu’une seule fois. Toute prétention à un retour avant la période des tribulations n’est pas biblique. C’est une fausse doctrine qui donne de faux espoirs aux croyants.

Regardons ce que l’apôtre Matthieu nous rapporte des paroles mêmes de Jésus.

Aussitôt après ces jours de détresse, le soleil s’obscurcira, la lune perdra sa clarté, les étoiles tomberont du ciel ; les puissances célestes seront ébranlées. 30 C’est alors que le signe du Fils de l’homme apparaîtra dans le ciel. Alors tous les peuples de la terre se lamenteront, et ils verront le Fils de l’homme venir sur les nuées du ciel avec beaucoup de puissance et de gloire. 31 Il enverra ses anges rassembler, au son des trompettes éclatantes, ses élus des quatre coins du monde, d’un bout à l’autre de l’univers. » Matthieu 24.29-31

Ça n’a rien d’un retour secret pour venir chercher une église 7 ans auparavant. Jésus décrit son retour ainsi. Après des jours de détresse, le soleil va s’obscurcir, la lune perd sa clarté, les étoiles tombent du ciel et les puissances seront ébranlées. C’est à ce moment-là que Jésus va apparaître. Essayez de me trouver un contexte aussi clair d’un enlèvement prétribulationnel dans la Bible, vous n’en trouverez pas. Simplement parce que Jésus n’a jamais dit qui reviendrait chercher son église avant la période des tribulations pour l’amener au ciel avec lui. Pour vous indiquer le moment de l’enlèvement, j’ai ajouté le verset 31 à la référence qui dit que Jésus enverra ses anges rassembler au son des trompettes ses élus des quatre coins du monde et de tout l’univers. Comment serait-il possible qu’il envoie rassembler ses élus s’il est venu les chercher 7 ans auparavant et qu’ils sont avec lui ? Luc nous dit que ce grand jour du retour de Jésus va s’abattre sur tous les habitants de la terre comme un filet. (Lc 21.35)

L’allusion de l’apôtre Pierre au jour où Jésus reviendra comme un voleur n’est pas un événement prétribulationnel, mais clairement le moment ou Jésus reviendra. Et comme nous dit l’apôtre Paul en parlant du retour du Seigneur Jésus :

Car voici ce que nous vous déclarons d’après une parole du Seigneur : nous qui serons restés en vie au moment où le Seigneur viendra, nous ne précéderons pas ceux qui sont morts. 16 En effet, au signal donné, sitôt que la voix de l’archange et le son de la trompette divine retentiront, le Seigneur lui-même descendra du ciel, et ceux qui sont morts unis à Christ ressusciteront en premier lieu. 17 Ensuite, nous qui serons restés en vie à ce moment-là, nous serons enlevés ensemble avec eux, dans les nuées, pour rencontrer le Seigneur dans les airs. Ainsi nous serons pour toujours avec le Seigneur. 1 Thessaloniciens 4.15-17

Ne vous laissez pas berner par cette fausse doctrine de l’enlèvement prétribulationnel. Celle-ci n’est aucunement biblique. C’est un faux enseignement qui donne de faux espoirs aux chrétiens de notre temps.

Oui, Jésus reviendra, mais pas avant la période des tribulations. Il reviendra à un moment que nous ignorons. (Mt 24.36) Ce moment sera comme un filet qui s’abattra sur la terre pour surprendre tous ses habitants et cela ça comprend aussi les croyants qui seront restés en vie à ce moment.

Comme disait Jésus : « Faites bien attention que personne ne vous induise en erreur. » Matthieu 24.4 C’est le tout premier avertissement que Jésus donna à ses disciples lorsqu’il commença à leur parler des événements de la fin et de son retour.

Extrait volé 4: « l’un sera emmené, l’autre laissé »

 

Alors deux ouvriers travailleront côte à côte dans un champ : l’un sera emmené, l’autre laissé. 41 Deux femmes seront en train de tourner la pierre de meule : l’une sera emmenée, l’autre laissée. Matthieu 24.40-41

Ce passage est un autre exemple d’extrait biblique qui a été volé et accolé à cette fausse doctrine qui est l’enlèvement prétribulationnel. Pourriez-vous me dire où dans ce chapitre de Matthieu il est mentionné ou démontré que Jésus revient une première fois pour prendre les croyants, les emmener au ciel, avec lui, pour une période de 7 ans et ensuite revenir, avec eux, après la période des tribulations ? Je vous mets au défi de me le démontrer.

Cependant, vous ne serez pas capable, parce que l’enlèvement prétribulationnel n’est qu’une pure fiction. Elle n’a aucun fondement biblique si ce n’est que des extraits qui ont été volés et accolés à cette fausse doctrine pour faire croire aux chrétiens qu’ils sont en sécurité.

Tout le contexte du passage de Matthieu 24 nous parle du retour de Jésus et pas d’un enlèvement prétribulationnel. D’ailleurs, le chapitre 24 de l’Évangile de Matthieu est souvent appelé le « Discours sur la fin des temps » ou le « Discours sur l’Apocalypse ». Jésus y parle de la destruction du temple de Jérusalem, qui a eu lieu en 70 apr. J.-C., ainsi que des signes qui précéderont son retour à la fin des temps. Mais pas d’un enlèvement se produisant avant la période des tribulations.

Jésus utilise cette parabole du verset 40 pour expliquer que lors de son retour, il y aura une séparation entre les justes et les méchants, entre les boucs et les brebis (Mt 25.33) entre ceux qui seront sauvés et ceux qui ne le seront pas.

Ainsi, dans un contexte plus large de tout le chapitre, Jésus prévient ses disciples de ne pas se laisser tromper par de faux prophètes et de rester vigilants. Il les encourage également à rester fidèles jusqu’à la fin, malgré les persécutions et les difficultés qu’ils pourraient rencontrer.

Honnêtement, peut-il être question d’un enlèvement prétribulationnel ? La réponse est bien évidemment, non. Seulement, imaginez les millions de dollars gagner par les compagnies cinématographiques, les auteurs séculiers et chrétiens, démontrant un enlèvement laissant derrière ceux et celles qui n’étaient pas d’assez bons chrétiens pour être enlevés.

En plus, les prédicateurs viennent nous dire que ces gens seront sauvés pendant la période des tribulations. Ils ne tiennent pas compte de ce que les Écritures disent. Ils préfèrent créer de toutes pièces une doctrine en utilisant des extraits volés. En tordant le sens réel des écritures pour faire en sorte que ceux-ci appuient leur théorie. En sortant de leur contexte des passages tel que celui-ci pour lui donner un tout autre contexte que celui utilisé originalement par Jésus.

Je vous encourage à faire très attention pour que personne ne vous induise en erreur comme nous dit Jésus. (Mt 24.4) Parce que la séduction ira grandissante et bientôt, il sera très difficile de différencier le vrai du faux.

Extrait volé 3: « quand au jour et à l’heure où cela se produira, personne ne les connait »

Quant au jour et à l’heure où cela se produira, personne ne les connaît, ni les anges du ciel, ni même le Fils ; personne, sauf le Père, et lui seul. Matthieu 24.36

Dans ce passage Jésus enseigne que personne ne connaît la date et l’heure exacte de son retour, pas même lui en tant que Fils de Dieu. Seul le Père connaît le moment de la fin des temps et de la venue de Jésus, et cette connaissance n’a pas été révélée aux anges ou aux hommes.

Le contexte de ce verset est donc la prophétie de Jésus sur les événements qui précèdent son retour, ainsi que l’avertissement de Jésus à ses disciples de ne pas spéculer sur la date exacte de son retour, mais plutôt de rester vigilants et prêts à tout moment. Ce passage est une allusion directe au retour de Jésus, d’ailleurs le seul retour qui soit et non pas pour un enlèvement prétribulationnel.

Comment se fait-il que ce passage fût appliqué à un enlèvement avant la période des tribulations ? Encore une fois, c’est ce que j’appelle un extrait volé. Le contexte de ce passage est concernant le retour de Christ, mais il fut tiré hors de son contexte et accolé à la fausse doctrine de l’enlèvement prétribulationnel. Pourtant, le contexte de ce passage ne peut pas être plus clair qu’il ne l’est.

Mais comment se fait-il que les gens acceptent cela sans poser de questions ? Parce que les gens acceptent les notions qui leur sont présentées par l’utilisation d’extraits volés sans exiger une déclaration expresse de ce fait dans les Écritures. Ils acceptent ce qui leur est dit sans jamais vérifier la validité des propos qui leur sont présentés.

Malheureusement, cela laisse place à beaucoup d’abus comme celui-ci donnant ainsi de faux espoirs aux chrétiens aujourd’hui. Jésus nous a pourtant bien avertis de ne pas nous laisser induire en erreur. (Mt 24.4) Malheureusement, nous voyons beaucoup de croyants qui se sont laissés induire en erreur. Mais je peux vous rassurer que lorsque, je discute de ces choses avec d’autres chrétiens, je suis surpris de voir que des croyants n’adhèrent pas du tout à cette fausse doctrine de l’enlèvement prétribulationnel. Ils savent en eux même que cette fausse doctrine est boiteuse. Je rends gloire à Dieu pour ces disciples qui ne se laissent pas induire en erreur.

Les chrétiens se doivent d’être vigilants

Jésus leur répondit : Faites bien attention que personne ne vous induise en erreur. 5 Car plusieurs viendront sous mon nom en disant : « Je suis le Messie ! », et ils tromperont beaucoup de gens.

La Bible du Semeur (Colorado Springs: Biblica, 2015), Mt 24.4–5.

Ce passage de Matthieu 24.4-5 fait partie du discours sur la fin des temps que Jésus a donnés à ses disciples sur le mont des Oliviers. Il fait suite à une question que les disciples ont posée à Jésus. Ils lui ont demandé « quel signe annoncera ta venue et la fin du monde ».

La première chose que Jésus fit dans ces versets fut d’avertir ses disciples des faux prophètes et des faux messies qui viendraient avant son retour. Il leur dit de faire attention à ne pas être trompés par ceux qui prétendent être le Christ.

Bien entendu, certaines personnes, dans le monde, prétendre qu’ils sont Jésus. Lorsque nous connaissons la Parole de Dieu, il est bien évident que ces personnes sont des imposteurs.

Cependant, il y a un autre type de personne auquel nous devons faire très attention. Ce sont ceux qui viennent au nom du Seigneur Jésus. Ils viennent avec de fausses doctrines et sont à l’heure actuelle en train de séduire une multitude de croyants.

Les fausses doctrines ou hérésies ne sont pas nécessairement nouvelles et certaines d’entre elles existent depuis les premiers jours de l’Église. Cependant, certaines doctrines erronées sont devenues plus populaires ou se sont présentées sous de nouvelles formes au cours des dernières décennies. Voici quelques-unes de ces fausses doctrines :

L’Évangile de prospérité : Cette doctrine affirme que la foi en Dieu mène à une prospérité matérielle et à une santé physique. C’est souvent présenté de manière à donner l’impression que si vous êtes fidèle et généreux envers Dieu, il vous récompensera avec de la richesse et une bonne santé.

Cette fausse doctrine est aujourd’hui très répandue dans l’Église et les chrétiens ne se rendent même pas compte qu’ils sont induits en erreur. Ils croient que c’est cela la foi.

Nouvel Âge : Il s’agit d’un mélange de croyances spirituelles, souvent caractérisé par une vision panthéiste[1] de Dieu (Dieu est en tout) et une croyance en la réincarnation. Le mouvement Nouvel Âge se concentre souvent sur l’autoréalisation personnelle plutôt que sur une relation avec Dieu telle que décrite dans la Bible.

Cette fausse doctrine à ses ramifications dans nos églises aujourd’hui avec le mode de pensée positive. Crois que tu es guéri et tu le seras assurément. Si tu n’es pas guéri, c’est parce qu’il y a un péché non confessé dans ta vie. Ce n’est qu’un exemple parmi tant d’autres. Alors que nous ne devons pas croire en la guérison, mais croire la Parole de Dieu. Dans le Nouveau Testament, les gens qui ont été guéris par Jésus ont tous, sans exception, cru ce que Jésus leur a dit.

Relativisme moral : Il s’agit de la croyance que la moralité est subjective et dépend de la personne ou de la culture. Cela contredit les enseignements bibliques selon lesquels il existe une vérité morale objective établie par Dieu.

Cette fausse doctrine va à l’encontre de la parole de Dieu et pourtant des croyants y adhèrent totalement ou en partie sans savoir qu’ils sont induits en erreur. Par exemple, le concubinage n’est pas un péché, s’il y a promesse de mariage entre les personnes.

Universalisme : Cette doctrine affirme que tout le monde sera sauvé à la fin, indépendamment de leur foi ou de leur manque de foi en Jésus-Christ pendant leur vie. Cela contredit les enseignements bibliques qui disent que le salut ne vient que par la foi en Jésus-Christ.

C’est la fausse doctrine du sauvé un jour, sauvé toujours. C’est un mensonge qui contredit la Parole de Dieu. Des gens vivent leur vie sans tenir compte des avertissements de Dieu parce qu’ils se croient sauvés, quoi qu’ils fassent. Ils ont pour leur dire qu’un jour, ils ont fait une prière de repentance et que celle-ci maintenant leur assure une place avec Jésus pour l’éternité. C’est malheureusement un faux enseignement qui séduit une multitude de croyants.

Émergentisme : C’est une tendance dans certaines parties de l’Église à remettre en question les doctrines traditionnelles du christianisme et à adopter une approche plus libérale et pluraliste de la foi. Cela peut inclure des remises en question de la vérité absolue, de l’inerrance biblique, et de l’exclusivité du salut à travers Jésus-Christ.

L’émergentisme est surtout populaire avec la génération montante qui remet en question la foi de leurs pères. Ils remettent en question les doctrines fondamentales de la Parole de Dieu. Ils veulent plus de liberté pour manifester leur foi comme ils l’entendent. Malheureusement, cette attitude fait en sorte que la foi chrétienne perd tout son attrait lorsqu’elle est diluée avec une dose d’émergentisme.

L’enlèvement prétribulationnel : Cette fausse doctrine a vu le jour au cours du 19e siècle. Élégamment élaboré avec des passages de la bible tirés hors de leur contexte. Cette fausse doctrine enseigne que les croyants seront enlevés de la terre lorsque le Seigneur Jésus reviendra une première fois afin de leur éviter les souffrances de la grande détresse.

Encore une fois, de nombreux croyants sont induits en erreur par cette fausse doctrine leur donnant de faux espoirs par rapport à l’avenir.

Il est important de noter que tout croyant doit lire la Bible et chercher à comprendre ses enseignements, en faisant attention à ne pas être trompé par des interprétations incorrectes ou des enseignements qui s’écartent de la vérité biblique.

Ces versets de l’évangile de Matthieu 24.4-5 mettent l’accent sur l’importance de la vigilance spirituelle. Jésus savait qu’au fur et à mesure que le temps avancerait vers sa seconde venue, il y aurait une augmentation des tromperies spirituelles. Il a donc voulu préparer ses disciples à être sur leurs gardes.

En conclusion, ces versets sont une mise en garde contre les faux enseignements et les faux messies, qui cherchent à détourner les gens de la vérité de l’Évangile de Jésus-Christ. Et ceux-ci sont très nombreux et populaires en ces temps de la fin que nous vivons maintenant et prenons très au sérieux le conseil de Jésus qui dit : « Faites bien attention que personne ne vous induise en erreur ». Soyez vigilant et avisé par rapport à tout ce qui vous est enseigné pour ne pas être induit en erreur. Plus nous avançons vers la fin et plus la séduction ira grandissant.


[1] Panthéisme (Nom commun) / Masculin

(Philosophie) Système philosophicoreligieux qui affirme l’identité substantielle de Dieu et du monde et n’admet d’autre Dieu qu’une substance infinie dont tous les êtres sont des modes.

Extrait volé 2: « en un instant en un clin d’oeil »

Voici, je vais vous révéler un mystère : nous ne passerons pas tous par la mort, mais nous serons tous transformés, 52 en un instant, en un clin d’œil, au son de la trompette dernière. Car, lorsque cette trompette retentira, les morts ressusciteront pour être désormais incorruptibles, tandis que nous, nous serons changés. 53 En effet, ce corps corruptible doit se revêtir d’incorruptibilité et ce corps mortel doit se revêtir d’immortalité. 1 Corinthiens 15.51-53

N’importe quels commentateurs sérieux de la Bible vous diront que ce passage ne fait aucunement référence à un enlèvement prétribulationnel. Ils vous diront également qu’il n’y a même pas l’ombre d’une allusion dans tout le contexte de ce passage.

Pourtant, ce passage est utilisé par nombre de prédicateurs pour dire que nous serons enlevés en un instant en un clin d’œil. Je l’ai moi-même entendu plus d’une fois que l’enlèvement se produirait si rapidement que ça se ferait en un instant, en un clin d’œil. Que nous n’aurions même pas le temps d’y penser que nous voilà maintenant enlevés dans les airs !

Mais en réalité que nous dit ce passage. Il nous dit que Paul enseigne que tous les croyants ne mourront pas avant le retour de Jésus-Christ. Au lieu de cela, ceux qui seront encore en vie à ce moment-là seront transformés en un instant, en un clin d’œil, et recevront un corps incorruptible et immortel. En outre, Paul affirme que les morts ressusciteront également avec des corps incorruptibles et immortels.

L’idée principale de ce passage est que tous les croyants, qu’ils soient vivants ou morts, recevront un corps incorruptible et immortel lors du retour de Jésus-Christ et de la résurrection des morts. Il n’est absolument pas question d’un enlèvement prétribulationnel rapide et inattendu.

C’est un bel exemple de passage tiré hors de son contexte et accolé à la théorie de l’enlèvement prétribulationnel. C’est pourtant clair que ce passage ne parle pas de cela. Mais d’où vient cette idée? Elle fut véhiculée tout d’abord par des prédicateurs prétribulationnel et ensuite reprise par des films qui nous montraient un enlèvement rapide laissant tout sur place que ce soit vêtements, chaussures, bijoux, lunette, perruque, simulateur cardiaque, etc. Petit à petit, cette idée prit place dans l’imaginaire des croyants attendant qu’un jour il soit enlevé de la sorte.

Une fausse doctrine aura toujours son côté séducteur pour nous inciter à y croire. Mais en réalité, elle distorsionne la vérité de la Parole de Dieu et si nous ne prenons pas soin de toujours vérifier ce qui nous est enseigné, il sera facile de se laisser prendre à de tel concept fantaisiste.

Ce qui serait exact de comprendre c’est que les croyants restés en vie au moment du retour de Jésus seront transformés en un instant en un clin d’œil. Leur corps physique mortel sera transformé en un instant en un clin d’œil en un corps glorieux, incorruptible et immortel.

Cela va se passer lorsque Jésus va revenir pour prendre avec lui ses disciples. Ce qu’il faut savoir c’est qu’il n’y aura pas deux retours de Jésus et que l’enlèvement se produira lorsque Jésus reviendra sur la terre pour y établir son règne et jamais pour nous emmener au ciel avec lui pour une période de 7 ans. Cette idée farfelue n’a pas de fondement biblique sérieux.

Je vous encourage à faire vos propres recherches et ne pas vous laisser enseigner n’importe quoi. Aller vérifier par vous-même c’est tellement important en ces jours de la fin.

Jésus a bien dit de faire attention pour que personne ne nous induise en erreur. (Mt 24.4) C’est ce que font tous ces enseignants et prédicateurs prétribulationnel. Ils induisent en erreur les croyants mal affermis ou encore paresseux intellectuellement. Des croyants qui ne se donnent pas la peine de vérifier si ce qui leur est enseigné est conforme aux écritures comme les chrétiens de Bérée. (Ac 17.11) Vérifier par vous-même si ce que je dis est bibliquement conforme ou non. Je vous en prie, faites-le, c’est tellement important pour vous et pour moi.

Extrait volé 1: « comme au temps de Noé »

Lors de la venue du Fils de l’homme, les choses se passeront comme au temps de Noé ; 38 en effet, à l’époque qui précéda le déluge, les gens étaient occupés à manger et à boire, à se marier et à marier leurs enfants, jusqu’au jour où Noé entra dans le bateau. 39 Ils ne se doutèrent de rien, jusqu’à ce que vienne le déluge qui les emporta tous. Ce sera la même chose lorsque le Fils de l’homme viendra. Matthieu 27.34-39

Nous avons tous entendu, des prédicateurs dirent, que lorsque l’enlèvement aura lieu que les temps seront comme au temps de Noé. Pourtant, ce n’est pas ce que Jésus dit. Il dit que lorsqu’il reviendra, ce sera comme au temps de Noé. La réalité est que l’enlèvement de l’ Église n’aura pas lieu avant la période des tribulations, mais plutôt lorsque Jésus reviendra. Il n’y a pas deux retours de Jésus. Il ni en a qu’un seul et nous ne savons pas le jour et l’heure de celui-ci. Donc de prendre cet exemple et de dire que Jésus a dit que le jour de l’enlèvement serait comme au temps de Noé est un extrait volé pour appuyer une fausse doctrine. Ceci n’est que le premier exemple. Il y en a bien d’autres.

D’autres prédicateurs mentionnent que ce sera le même genre de vie décadente lorsque l’enlèvement aura lieu. Mais en réalité, je ne vois rien de tout cela et Jésus n’a pas non plus fait allusion à ceci. Il donne cet exemple pour nous dire que les gens ne se préoccupaient pas de ce qui se passait. Il continuait à vivre comme si de rien n’était et ils furent tous surpris par le déluge. Jésus fait cette comparaison pour nous montrer que ce sera la même chose lorsqu’il viendra. Le retour de Jésus, pas l‘enlèvement prétribulationnel, surprendra les gens. La suite des versets nous confirme ce qu’il est en train de dire.

Ce que ça nous démontre c’est que le jour même où la pluie commença, la porte du bateau fut fermée et le jugement de Dieu s’est abattu sur les gens. Ce sera comme au temps de Noé, le jour où Jésus reviendra. Il y aura l’enlèvement des croyants simultanément à son retour et la porte va se refermer et tous seront emprisonnés dans leurs péchés. D’ailleurs, ils n’ont pas voulu se repentir après plusieurs fléaux que Dieu envoya. (Ap 16.9)

Pour répondre à la question du début, est-ce que les temps de Noé dont Jésus parle sont une allusion à un enlèvement prétribulationnel de l’Église ? La réponse est bien évidemment, non. Ces gens ont volé un extrait des écritures pour l’appliquer à leur fausse doctrine.

Je vous encourage à retourner aux écritures et à étudier les différents passages pour en connaître la vérité. Vous allez vite vous apercevoir que l’on vous a menti et que l’on a manipulé les Écritures pour vous faire croire un enlèvement prétribulationnel qui n’existe pas et qui est en fait une fausse doctrine.

Est-ce que la théorie de l’enlèvement avant la période des tribulations est réellement fondée sur les écritures ?

Lorsque nous étudions les passages du retour de Jésus dans la Bible, nous nous apercevons bien rapidement que quelque chose cloche avec la théorie de l’enlèvement avant les tribulations ou prétribulationnel.

Nous constatons que certains passages utilisés ne sont pas cohérents avec le sujet. Que leur contexte ne parle pas du tout de l’enlèvement des croyants. Pourtant, ils sont utilisés pour appuyer une fausse doctrine qui prône deux retours du Seigneur Jésus alors que la Bible ne parle que d’un seul retour.

Évidemment, cette théorie est tellement fascinante et douce à nos oreilles parce qu’elle nous éviterait de souffrir pendant la période des tribulations ce qui est un mensonge parce que la Bible mentionne que nous serons protégés à l’heure de la tentation qui va venir sur le monde (Ap 3.10), mais pas que nous serons enlevés avant la période des tribulations. C’est le mot grec tereo qui signifie surveiller, préserver, garder et non pas enlever qui est utiliser en Apocalypse 3.10. En aucun cas, ce mot ne signifie enlever. Parce que le mot enlever est la traduction du mot grec harpazo qui signifie saisir, arracher, enlever de force. Ainsi, nous pouvons constater que les deux mots n’ont pas la même signification. Si jean avait voulu dire que l’Église serait enlevée, il aurait utilisé le mot harpazo, alors qu’au contraire, il a utilisé le mot tereo. Les mots sont importants pour bien interpréter les Écritures. Dans ce cas-ci, les enseignants de l’enlèvement prétribulationnel (avant la période des tribulations) ont sciemment utiliser ce passage hors de son contexte en ignorant la signification même des mots utilisés pour que cela confirme leur fausse doctrine.

Ce type d’utilisation de passages hors de leur contexte et voulant leur faire dire ce qu’ils ne disent pas s’appelle des passages volés. Ce sont des passages ont été retirés de leur contexte et au quel on leur a donné une définition qu’ils n’avaient pas à l’origine. Ces mêmes versets, sont utilisés pour appuyer une fausse doctrine que nous appelons l’enlèvement prétribulationnel.

Cette théorie dit que Jésus va d’abord revenir dans les airs, au début de la période des tribulations, pour enlever son Église et l’amener au ciel avec lui pour une période de 7 ans et qu’ensuite, le Seigneur Jésus va revenir avec cette église pour y établir son royaume sur cette terre.

Il est vrai que Jésus va revenir et qu’il va enlever son Église (1 Thessaloniciens 4.15-17) ce sera au moment que le Père aura déterminé et celui-ci se produira dans un événement unique.

Malheureusement, cette théorie est appuyée sur ce que l’on appelle des extraits volés. C’est ce que je veux vous démontrer dans les prochains blogues.

La question qui effraie les chrétiens

La question que plusieurs se posent est de savoir si comme croyant je devrai passer à travers la période des tribulations qui est mentionnée par Jésus dans les évangiles de Matthieu 24, Marc 13, Luc 21 et annoncée dans le livre de l’Apocalypse de Jean.

D’ailleurs, le Nouveau Testament parle beaucoup de la souffrance que les croyants devront endurer pour leur foi. Regardons un exemple maintenant :

Le Nouveau Testament contient plusieurs passages qui parlent des souffrances et des difficultés auxquelles les chrétiens peuvent être confrontés en raison de leur foi. L’exemple d’aujourd’hui se retrouve dans le livre des Actes au chapitre 14 et le verset 22 qui nous dit spécifiquement qu’il « faut que nous entrions dans le royaume de Dieu par beaucoup de tribulations. » Pour bien comprendre un passage, il nous faut toujours regarder le contexte. C’est une règle de base de l’étude de la Bible. Que nous dit le contexte d’Actes 14.22 ? Dans ce contexte, l’apôtre Paul et son partenaire Barnabas étaient en mission pour prêcher l’Évangile dans différentes villes. Ils ont rencontré des succès, mais ils ont également été confrontés à de fortes oppositions et à des persécutions de la part de ceux qui s’opposaient à leur message. C’est toujours le cas, ceux qui s’opposent à un message vont généralement créer de fortes oppositions et aller même jusqu’à persécuter les porteurs du message.

Toujours, dans le contexte, dans Actes 14.19-20, il est mentionné que des Juifs incrédules sont venus de la ville voisine d’Iconium pour persécuter Paul et Barnabas à Lystre. Paul a été lapidé et laissé pour mort. Cependant, il s’est relevé et est retourné dans la ville avec Barnabas avant de poursuivre leur mission dans d’autres endroits. Ce ne sont pas que des paroles qui ont été dites contre eux. Paul a également subi de la violence physique contre sa personne tout comme son Seigneur. Ce passage nous rapporte qu’il a été lapidé et laissé pour mort. Paul, ce grand apôtre des gentils, qui a subi de telles persécutions pour avoir simplement proclamé le message d’espoir de Jésus. Il en sera de même, lorsque la grande persécution contre les chrétiens sera lancée par la bête et son faux prophète.

Mentionnons que c’est dans ce contexte que Paul exhorte les disciples, nouvellement convertis, à persévérer malgré les tribulations et les difficultés. Comme il nous est dit en Actes 14.22: « Il faut que nous entrions dans le royaume de Dieu par beaucoup de tribulations. » C’est l’une des raisons qui fait que j’ai beaucoup de difficulté à croire à un enlèvement avant la période des tribulations (prétribulationnel) ou encore à un enlèvement de l’Église du Seigneur Jésus au milieu de la période des tribulations (mitribulationnel). Cette doctrine va à l’encontre du message de Jésus dans tout le Nouveau Testament. Il ne faut pas beaucoup de discernement pour s’apercevoir de cette réalité qui nous est enseignée par Jésus et les apôtres.

Paul enseigne ici que les souffrances et les persécutions sont une réalité pour ceux qui veulent suivre Christ et être fidèle à leur foi. C’est ce que les chrétiens vont expérimenter à la fin des temps. C’est d’ailleurs pour cela qu’il nous faut nous y préparer parce que ce sera des temps très intenses comme jamais auparavant. De plus, l’apôtre encourage les disciples à ne pas se décourager ni à abandonner face aux difficultés, mais à rester fermes et à persévérer jusqu’à la fin. C’est ce qui se passera lors de la période de grande détresse qui fera rage contre les disciples du Seigneur Jésus à la fin des temps. Alors que les forces du mal se déchaîneront contre les chrétiens du monde entier. À ce moment, plusieurs vont le payer de leur vie, mais recevront, de surcroit, toute la gloire, qui leur revient, lorsqu’ils ressusciteront lorsque le Seigneur Jésus reviendra. Ceux qui cherche à fuir ce moment en enseignant un enlèvement prétribulationnel ne recevront aucune gloire si ce n’est que la honte. Très malheureusement, c’est ce qui est enseigné dans les milieux chrétiens. Le message qui est proclamé dit: « ne vous inquiétez pas, puisque vous serez enlevé avant cette très mauvaise période. » C’est un mensonge, parce que ce n’est pas ce que tout le Nouveau Testament nous enseigne concernant la souffrance que les croyants devront endurer en proclamant le message de Jésus.

Soulignons que l’enseignement de Paul dans ce passage mentionne que les souffrances ne sont pas un signe de la désapprobation de Dieu, mais plutôt une partie intégrante du parcours du disciple. C’est une affirmation que les chrétiens peuvent s’attendre à des épreuves, mais que leur espérance ultime se trouve dans le royaume de Dieu qui leur est promis.

Tout ce passage, d’Actes 14.22 dans son contexte, traite de la souffrance que les disciples du Seigneur Jésus seront confrontés dans leur vie. Ce qui fait contraste avec la fausse doctrine de l’enlèvement qui mentionne que nous n’aurons pas à souffrir parce que Jésus va nous prendre avec lui pour nous amener au ciel pendant la période où cette persécution aura lieu. J’aimerais vous faire remarquer que Jésus a souffert sur cette terre et qu’il est également mort dans d’atroces souffrances. Cependant, ce n’est que lorsqu’il fut ressuscité qu’il fut enlevé au ciel. Et nous nous croyons meilleurs que Jésus. N’oublions pas que Jésus nous a donné un exemple, et nous de la même façon, nous allons aussi souffrir dans notre corps pour le Seigneur Jésus. Peut-être même que nous allons mourir pendant cette période de grande détresse. Seulement, la grande consolation c’est qu’un jour nous allons ressusciter, tout comme notre Seigneur, pour être élevé à sa rencontre lorsqu’il reviendra nous prendre avec lui. C’est ce que l’épitre aux Hébreux chapitre 11 et les verset 39 et 40 qui nous disent que: « Dieu a approuvé tous ces gens à cause de leur foi, et pourtant, aucun d’eux n’a reçu ce qu’il leur avait promis. 40 C’est que Dieu avait prévu quelque chose de meilleur pour nous : ils ne devaient donc pas parvenir sans nous à la perfection. »

Je pose ici une question, quel serait l’intérêt, de la bête et du faux prophète, de persécuter des gens qui n’ont pas la foi étant donné que les croyants auraient été enlevés avant la période des tribulations comme le stipule la fausse doctrine de l’enlèvement prétribulationnel ? Comme vous pouvez le constater, cela n’a pas beaucoup de sens. Pourtant, des milliers de croyants sont fascinés par cette fausse doctrine et ne se préparent pas pour ces temps difficiles qui vont bientôt venir sur notre génération.

Les chrétiens seront présents sur la terre pendant la période des tribulations; ce sont ceux qui viennent de la grande détresse

Alors l’un des représentants du peuple de Dieu prit la parole et me demanda : ces gens vêtus d’une tunique blanche, qui sont-ils et d’où sont-ils venus ? Je lui répondis : mon seigneur, c’est toi qui le sais. Il reprit : ce sont ceux qui viennent de la grande détresse. Ils ont lavé et blanchi leurs tuniques dans le sang de l’Agneau. Apocalypse 7.13-14

Le contexte d’Apocalypse 7.9-17 est une vision de l’apôtre Jean concernant les événements futurs qui se produiront pendant la période des tribulations. Dans cette vision, Jean voit une grande foule de personnes qui se tiennent devant le trône de Dieu et de l’Agneau. Ils sont vêtus de robes blanches et tiennent des palmes dans leurs mains.

Ces personnes sont décrites comme étant de toutes les nations, tribus, peuples et langues, ce qui montre que l’évangile aura été prêché dans le monde entier avant et pendant la période des tribulations, même si cela devait coûter la vie à certains croyants.

Jean est alors informé que ces personnes sont celles qui sont passées par la grande tribulation et qui ont lavé leurs robes dans le sang de l’Agneau. Ils ont subi de grandes épreuves et persécutions pour leur foi, mais ils ont été fidèles jusqu’à la mort. Maintenant, ils sont devant le trône de Dieu et ils servent Dieu jour et nuit dans son temple. Ainsi, Dieu les protégera de tout mal et leur donnera la nourriture et l’eau de la vie.

Cette vision montre que même dans les moments les plus sombres de l’histoire, il y aura un grand nombre de personnes qui croiront en Jésus-Christ et lui resteront fidèles, même au prix de leur vie. Elle montre également que Dieu sera avec eux et leur donnera la force de persévérer jusqu’à la fin, et qu’ils seront récompensés pour leur foi et leur fidélité. C’est le cas pour les croyants qui seront présents pendant la période des tribulations.

Ces gens, qui viennent de la grande détresse ou de la période des tribulations, sont ceux qui ont blanchi leurs tuniques dans le sang de l’Agneau. Ceci est une nouvelle image de purification. Le sang de l’agneau qui fut versé à la croix purifiera « notre conscience des œuvres qui mènent à la mort afin que nous servions le Dieu vivant » nous dit Hébreux 9.14. Nous pouvons également constater un exemple similaire en 1 Jean 1.7 qui dit que le sang de Jésus nous purifie de tout pécher.

Par conséquent, suivre l’agneau et imiter son témoignage c’est imiter ses souffrances comme nous dit Apocalypse 1.9 : « Moi, Jean, votre frère, qui partage avec vous la détresse, le royaume et la persévérance dans l’union avec Jésus, j’étais dans l’île de Patmos parce que j’avais proclamé la Parole de Dieu et le témoignage rendu par Jésus. » Si l’apôtre Jean était emprisonné sur l’ile de Patmos, c’est parce qu’il avait proclamé la Parole de Dieu et le témoignage de Jésus. Jésus avait bien averti ses disciples de cela en Matthieu 24.9 « Alors on vous persécutera et l’on vous mettra à mort. Tous les peuples vous haïront à cause de moi. » Ce même message nous est aussi adressé.

Suivre Jésus c’est emprunter le chemin de la souffrance. La période des tribulations sera un chemin de souffrance pour tous les habitants de la terre. Jésus nous dit deux choses importantes. La première c’est que ce moment de « détresse sera plus terrible que tout ce qu’on a connu depuis le commencement du monde ; et jamais plus, on ne verra pareille souffrance » (Mt 24.21). La seconde chose qu’il nous dit est que « si le Seigneur n’avait pas décidé de réduire le nombre de ces jours, personne n’en réchapperait ; mais, à cause de ceux qu’il a choisis, il abrégera ce temps » (Mt 24.22). Ce passage nous permet de déduire que les croyants seront présents lors de la période des tribulations et à cause d’eux et des gens en vie à ce moment Dieu va écourter ce temps parce que sinon toutes âmes qui vivent périraient. Dieu dans son amour aura pitié de nous.

Seulement, ceux qui feront confiance à Jésus et qui accepteront la mort pour leur témoignage se retrouveront devant le trône de Dieu avec leurs tuniques blanchies par le sang de l’agneau.

Malheureusement, d’autres renieront Jésus et abandonneront la foi comme nous dit le Christ : « À cause de cela, beaucoup abandonneront la foi, ils se trahiront et se haïront les uns les autres. » (Mt 24.10) Non seulement ils vont abandonner la foi, mais ils vont se haïr et se trahir les uns les autres. Quelle triste fin pour ces gens qui affirmait aimer Jésus !

Jésus nous dit que « celui qui tiendra bon jusqu’au bout sera sauvé » (Mt 24.13) Ce ne sera pas facile. Il va y avoir de multiples occasions d’abandonner tellement la pression sera forte. Celui qui acceptera de périr pour sa foi sera sauvé. Les occasions de renier Jésus pour avoir la vie sauve vont constamment nous être présenté. Il faudra être fort pour ne pas abandonner au milieu de ce combat.

Ma prière est que vous preniez au sérieux l’appel de Jésus aujourd’hui pour vous préparer au pire. Vous croyez que vous êtes prêt ! Et bien souvenez-vous que ce sera comparable au pire moment de votre existence multiplié par 1000 si ce n’est pas plus. Nous n’avons rien vu encore. Je vous sers ce conseil de la bouche même de notre merveilleux sauveur : « Restez sur vos gardes et priez sans relâche que Dieu vous donne la force d’échapper à tout ce qui doit arriver et de vous présenter debout devant le Fils de l’homme. » (Lc 21.36)

Chrétiens, préparez-vous parce que les temps à venir ne seront pas de tout repos.

Nous voyons pointer à l’horizon des temps difficiles. Des gens aimeraient instaurer leur philosophie de contrôle de l’humanité. Les gouvernements semblent aller dans une direction sans se préoccuper de leur citoyen. Il y a la crainte d’une troisième guerre mondiale qui parait se définir dans le temps, etc. Tout ce que je viens d’énumérer ne sont ici que les signes annonciateurs de difficultés plus grandes pour toute l’humanité.

Cependant, au milieu de tout ce chaos, lorsque la bête se révélera et prendra le pouvoir accompagné du faux prophète (Ap 13.1-18), ceux-ci déclencheront une persécution monstre contre les chrétiens de toute la terre. Les croyants seront rudement mis à l’épreuve comme jamais auparavant. Ils devront se tenir debout pour le Seigneur Jésus. Un jour viendra où ils auront à faire un choix entre la bête ou le Seigneur Jésus. Certains pensent peut-être que ce ne sera pas bien difficile. Laissez-moi vous dire que lorsque votre vie sera en danger de mort, qu’on vous jettera en prison, qu’on menacera de vous exécuter si vous ne vous conformez pas. À ce moment, je peux vous dire que nombre d’entre eux vont se rallier du côté de la bête. Jésus lui-même nous a dit que nous serions persécutés, que nous serions mis à mort et que les peuples nous haïraient. (Mt 24.9)

Malheureusement, nombre de chrétiens ne seront pas préparés à affronter ces temps de difficultés que Jésus nous dit qu’ils n’ont jamais été aussi violents contre son corps qui est l’Église. Il nous dit que ces temps seront plus terribles que tout ce que les chrétiens ont connu depuis le commencement du monde et qu’une pareille souffrance ne se reverra plus jamais. (Mt 24.21) Cet avertissement est à prendre au sérieux, très au sérieux. Ces temps seront tellement intenses que Jésus nous mentionne que si cette période n’avait pas été écourtée, personne n’en réchapperait. (Mt 24.22)

Nous avons vu au cours des dernières années une augmentation de l’intensité à travers les différentes crises sanitaires. En 2003, le sras (syndrome respiratoire aigu sévère) s’est propagé dans la population. Aucune mesure coercitive n’a été mise en place à ce moment. Ensuite est venue la grippe H1N1 en 2009. Le sentiment d’inquiétude grandement propagé par les médias a augmenté l’inquiétude dans la population, mais sans plus. Maintenant, en décembre 2019, 10 ans plus tard, la crise COVID, propulsée par les médias et les gouvernements et leurs mesures coercitives, a atteint un niveau sans précédent d’inquiétude dans la population. Cette dernière crise sanitaire nous a démontré comment les gouvernements peuvent imposer toutes sortes de restrictions pour contraindre les gens. Et cela ne fut qu’un avant-goût de ce qui se dessine pour l’avenir.

Des personnes pensent qu’elles vont être enlevées par le Seigneur Jésus avant cette période de tribulation qui va venir sur le monde. Malheureusement, ça n’arrivera pas. Parce que cette doctrine de l’enlèvement prétribulationnel est fausse et donne de faux espoirs aux croyants plutôt que de les encourager à se préparer pour des temps de persécutions qui vont venir sur la chrétienté. Le Nouveau-Testament regorge d’exemples de chrétiens qui ont subi la persécution entre les mains de tyrans au cours des siècles derniers. L’histoire nous démontre également, comment des groupes de croyants ont subi la persécution en étant emprisonnés, martyrisés et tués pour leur foi, et nous, nous croyons que ce sera différent pour nous ? Je dois malheureusement vous dire que ce ne sera pas le cas parce que ce n’est pas ce que le Seigneur Jésus nous dépeint comme portrait.

Je crains fort que les croyants emprisonnés dans cette fausse doctrine de l’enlèvement prétribulationnel ne puissent passer au travers de la persécution qui va sévir contre les chrétiens par la bête et le faux prophète. Croyant un enlèvement avant la période des tribulations, ils vont, très probablement, se laisser séduire comme le reste du monde. Parce que pour eux, tant qu’ils ne sont pas enlevés, cette période ne sera pas encore commencée. C’est malencontreusement la triste réalité qui se dessine pour l’avenir. Ces croyants devraient enlever leur lunette prétribulationnel et commencer à regarder les choses objectivement. Le jour viendra, et il est déjà en chemin, ou nous devrons nous tenir debout pour le Seigneur Jésus comme l’ont fait Shadrak, Méshak et Abed-Nego (Da 3), Daniel dans la fausse aux lions (Da 6), une multitude de croyants (Hb 11) et encore d’autres comme nous l’a démontré l’histoire.

En terminant, Jésus nous a donné le moyen pour que nous puissions passer à travers toutes ces difficultés lorsqu’il nous a dit : « Restez sur vos gardes et priez sans relâche que Dieu vous donne la force d’échapper à tout ce qui doit arriver et de vous présenter debout devant le Fils de l’homme. » (Lc 21.36)

Est-ce qu’Apocalypse 4.1 est un signe de l’enlèvement de l’Église par le Seigneur Jésus avant la période des tribulations ?

Après cela, je vis une porte ouverte dans le ciel. Et la voix que j’avais entendue me parler au début et qui résonnait comme une trompette me dit : Monte ici, et je te montrerai ce qui doit arriver après cela. Apocalypse 4.1

Pour nous aider à comprendre, regardons le contexte de ce passage qui mentionne que le chapitre quatre de l’Apocalypse se situe dans le contexte de la vision de l’apôtre Jean sur l’île de Patmos, dans laquelle il reçoit des révélations du Seigneur Jésus.

Au tout début du chapitre, Jean est invité à monter au ciel pour voir ce qui doit arriver par la suite. Il décrit alors une vision de la cour céleste de Dieu, où il voit un trône entouré de vingt-quatre anciens assis dessus. Les anciens sont vêtus de vêtements blancs et portent des couronnes d’or sur leur tête.

Il y a également des éclairs, des voix et des tonnerres qui sortent du trône, ainsi que sept lampes ardentes représentant les sept esprits de Dieu. Devant le trône, Jean voit également quatre êtres vivants – un lion, un veau, un homme et un aigle – chacun ayant six ailes et étant couvert d’yeux.

Dans l’ensemble, le chapitre quatre de l’Apocalypse introduit la vision de Jean du trône de Dieu et de ceux qui l’entourent dans la cour céleste, préparant ainsi le terrain pour les événements futurs qui seront décrits dans les chapitres suivants.

Lorsque nous regardons le contexte, il n’y a pas la moindre référence à un retour du Seigneur Jésus pour venir chercher son Église. Cette allusion à l’enlèvement de l’Église, parce que l’ange dit à Jean de monter, n’est que de la fantaisie intellectuelle. Une justification sans aucun fondement biblique d’un premier retour de Jésus pour venir chercher uniquement son église alors que le Nouveau Testament ne parle que d’un retour de Jésus accompagné de signes précédant son retour que Jésus lui-même nous a donné au chapitre 24 de l’Évangile de Matthieu.

Vous aussi, tenez-vous prêts, car c’est à un moment que vous n’auriez pas imaginé que le Fils de l’homme viendra.  Luc 12.40

C’est toujours la même chose que Jésus nous répète soit de se tenir prêt parce que c’est à un moment que nous n’aurions pas imaginé que Jésus reviendra. Pourquoi prendre des passages qui n’ont aucun rapport avec un enlèvement prétribulationel et les accoler ensemble pour en faire une théologie plus que douteuse ?

Est-ce que le passage d’Apocalypse 3.10 confirme un enlèvement avant la période des tribulations ?

« Tu as gardé le commandement de persévérer que je t’ai donné. C’est pourquoi, à mon tour, je te garderai à l’heure de l’épreuve qui va venir sur le monde entier pour éprouver tous les habitants de la terre. » Apocalypse 3.10

Apocalypse 3.10 est un verset biblique du Nouveau Testament qui fait partie d’une lettre de Jésus à l’église de Philadelphie. Voici le contexte de ce passage :

La lettre de Jésus à l’église de Philadelphie fait partie des sept lettres adressées aux églises d’Asie Mineure dans le livre de l’Apocalypse. Dans cette lettre, Jésus félicite les membres de l’église pour leur persévérance et leur fidélité malgré les persécutions qu’ils ont subies.

Dans Apocalypse 3.10, Jésus promet à l’église de Philadelphie qu’il les gardera à l’heure de l’épreuve qui va venir sur toute la terre pour éprouver les habitants de la terre. Cette « heure de l’épreuve » peut être interprétée comme une période de tribulation ou de grande détresse.

Jésus encourage l’église de Philadelphie à rester ferme dans leur foi et à persévérer dans l’accomplissement de ses commandements, afin qu’ils puissent recevoir la couronne de la vie éternelle. Il les assure que leur fidélité sera récompensée et qu’ils ne seront pas éprouvés au-delà de ce qu’ils peuvent supporter.

Le contexte global de ce passage est donc un encouragement à la persévérance et à la fidélité dans la foi malgré les persécutions et les difficultés, avec la promesse de la protection divine pour ceux qui restent fermes dans leur engagement envers Jésus-Christ.

En aucun temps le contexte de ce passage ne fait référence à un enlèvement de l’église par le Seigneur Jésus pour les amener au ciel avant la période des tribulations. Il est faux de croire qu’il en est ainsi parce que la Bible ne parle que d’un seul retour de Jésus et non pas de deux.

Ce que ce passage nous démontre n’est pas que nous serons retirés lors de l’heure de l’épreuve qui va venir sur le monde entier pour éprouver tous les habitants de la terre. Bien au contraire, ce que ça nous dit c’est que nous serons protégés pendant cette période. Le Seigneur ne nous abandonnera pas. Pourquoi nous enlèverait-il alors que nous serons les témoins de son amour et de sa grâce pour toute l’humanité ?

Ce passage aussi est un faux enseignement qui donne de faux espoirs. Des milliers de croyants attendent le retour de Jésus avant la période des tribulations. Malheureusement, ils vont être réellement pris au dépourvu lorsque les événements de la période des tribulations vont commencer à se produire et qu’ils seront toujours là. Le Seigneur nous demande de prier sans relâche pour que Dieu nous donne la force d’échapper à tout ce qui doit arriver. (Lc 21.36) Il ne nous demande pas d’espérer en un enlèvement qui nous épargnerait de la période des tribulations.

Est-ce exacte de dire que Jésus reviendra avant la période des tribulations selon le passage de 1 Corinthiens 15.51-52 ?

Voici, je vais vous révéler un mystère : nous ne passerons pas tous par la mort, mais nous serons tous transformés, 52 en un instant, en un clin d’œil, au son de la trompette dernière. Car, lorsque cette trompette retentira, les morts ressusciteront pour être désormais incorruptibles, tandis que nous, nous serons changés. (1 Co 15.51-52)

Le contexte de ce passage nous parle de la transformation des croyants lors du retour de Jésus. Il n’y a aucune allusion sous quelque forme que ce soit qui nous fasse croire que Jésus reviendra avant la période des tribulations pour enlever son Église et l’amener au ciel avec lui. Cela revient à dire qu’il y aurait deux retours de Jésus alors que la Bible ne parle que d’un seul retour.

La première épître aux Corinthiens a été écrite par l’apôtre Paul pour répondre à des questions et des préoccupations spécifiques concernant la vie chrétienne à Corinthe. Dans le chapitre 15, Paul parle de la résurrection des morts et de la transformation des croyants lors du retour de Jésus.

Paul explique que la mort n’a pas le dernier mot pour les croyants en Jésus-Christ, car Jésus est ressuscité des morts. Il souligne également que la résurrection des morts est une doctrine centrale de la foi chrétienne, car elle atteste de la victoire de Jésus sur la mort et le péché.

Dans 1 Corinthiens 15.51-52, Paul décrit la transformation qui se produira lors du retour de Jésus. Il explique que « nous ne passerons pas tous par la mort, mais nous serons tous transformés, en un instant, en un clin d’œil ». Il ajoute qu’au « son de la trompette dernière » les morts ressusciteront pour être transformés, et que les croyants qui sont encore vivants seront également transformés.

C’est exactement la même description que nous retrouvons dans 1 Thessaloniciens 4.16-17 : « En effet, au signal donné, sitôt que la voix de l’archange et le son de la trompette divine retentiront, le Seigneur lui-même descendra du ciel, et ceux qui sont morts unis à Christ ressusciteront en premier lieu. 17 Ensuite, nous qui serons restés en vie à ce moment-là, nous serons enlevés ensemble avec eux, dans les nuées, pour rencontrer le Seigneur dans les airs. Ainsi nous serons pour toujours avec le Seigneur.

Le contexte global de ce passage est l’assurance de la résurrection des morts et de la transformation des croyants lors du retour de Jésus. Paul encourage les croyants à vivre dans l’attente de ce grand événement, en étant fermes et constants dans leur foi et en sachant que leur travail pour le Seigneur ne sera pas vain.

Rien dans ce passage ni dans ce contexte ne laisse présager un retour du Seigneur pour enlever ou prendre son église et l’amener avec lui dans le ciel pour ensuite revenir à la fin de la période des tribulations pour y instaurer son règne de 1000 ans. C’est un faux enseignement qui donne de faux espoirs. Très honnêtement, la Bible nous enseigne que les croyants devront passer par la période des tribulations dans l’attente du retour du Seigneur Jésus, ce qui sera leur plus grande délivrance lorsque Jésus apparaîtra dans les cieux.