Série Jésus revient – Article 6 : L’Église sera-t-elle retirée avant la détresse ou gardée au milieu de l’épreuve ?

L’article 6 souligne que, selon le Nouveau Testament, l’Église ne sera pas retirée de la terre avant les tribulations, mais plutôt protégée durant celles-ci. Jésus a prié pour la fidélité et la préservation de ses disciples au milieu des épreuves. L’accent est mis sur la nécessité de persévérance et de courage face aux souffrances.

Une question qui touche directement la préparation du croyant

Parmi les idées les plus répandues sur la fin des temps, il y a celle-ci : l’Église serait nécessairement retirée de la terre avant une prétendu période des tribulations de sept ans. Pour plusieurs, cette conviction semble aller de soi. Pourtant, lorsqu’on examine attentivement les Écritures, on découvre que le Nouveau Testament insiste beaucoup plus sur la fidélité du croyant dans l’épreuve que sur une promesse d’échappement préalable.

La question n’est pas de savoir si Dieu est capable de préserver les siens. Bien sûr qu’il le peut. La vraie question est celle-ci : la Bible enseigne-t-elle que l’Église doit être ôtée de la terre avant l’épreuve finale, ou enseigne-t-elle plutôt que Dieu garde son peuple au milieu de la détresse, jusqu’à la manifestation glorieuse de Jésus-Christ ?

Jésus n’a pas demandé que les siens soient ôtés du monde

Un texte essentiel devrait toujours être au cœur de cette réflexion. Dans sa prière sacerdotale, Jésus dit au Père : « Je ne te demande pas de les retirer du monde, mais de les garder du diable » (Jean 17.15).

Cette parole est capitale. Jésus ne prie pas pour l’enlèvement immédiat de ses disciples hors du monde, mais pour leur protection spirituelle au sein même du monde. Il ne demande pas leur extraction, mais leur garde. Il ne promet pas l’absence de conflit, mais la préservation dans la fidélité.

Cela éclaire profondément la manière dont nous devons penser l’épreuve. Le modèle biblique n’est pas d’abord celui d’un peuple retiré avant toute pression, mais celui d’un peuple gardé par Dieu au milieu du combat.

Le témoignage constant des Écritures

Tout au long de la Bible, Dieu ne soustrait pas toujours son peuple à l’épreuve avant qu’elle commence. Très souvent, il le garde au cœur de l’épreuve.

Noé n’a pas été retiré de la terre avant le déluge. Il a été gardé à travers le jugement de Dieu (Genèse 7.1). Israël n’a pas été retiré d’Égypte avant toutes les plaies. Dieu a distingué son peuple au milieu du pays frappé (Exode 8.22-23). Daniel n’a pas été empêché d’entrer dans la fosse aux lions, mais Dieu l’y a préservé (Daniel 6.22). Les trois compagnons de Daniel n’ont pas été retirés avant la fournaise, mais le Seigneur a marché avec eux dans le feu (Daniel 3.24-25).

Ces exemples ne règlent pas à eux seuls toute la question prophétique, mais ils révèlent un principe important : la fidélité de Dieu se manifeste souvent non par le retrait préalable, mais par la garde au milieu de l’épreuve.

Jésus a préparé ses disciples à la détresse

Le Seigneur Jésus n’a jamais présenté la vie chrétienne comme un chemin exempt de souffrance. Il a dit clairement : « Dans le monde, vous aurez à souffrir bien des afflictions. Mais courage ! Moi, j’ai vaincu le monde. » (Jean 16.33).

Il n’a pas dit : « Vous serez forcément retirés avant que l’épreuve ne s’intensifie. » Il a appelé ses disciples à la persévérance, à la vigilance, à la fidélité et au courage. Il a annoncé la haine, la persécution, la séduction, les faux prophètes et la nécessité de tenir ferme jusqu’à la fin (Matthieu 24.9-13).

Nous avons cette même image dans la promesse faite par le Seigneur à l’Église de Philadelphie : « C’est pourquoi, à mon tour, je te garderai à l’heure de l’épreuve qui va venir sur le monde entier pour éprouver tous les habitants de la terre » (Apocalypse 3.10)

Le langage de Jésus prépare l’Église à traverser un monde hostile dans la foi, non à compter sur une exemption systématique de la détresse historique.

Matthieu 24 place le rassemblement après la détresse

L’un des textes les plus clairs sur ce sujet demeure Matthieu 24. Jésus dit : « Aussitôt après ces jours de détresse […] c’est alors que le signe du Fils de l’homme apparaîtra dans le ciel. Alors tous les peuples de la terre se lamenteront, et ils verront le Fils de l’homme venir sur les nuées du ciel avec beaucoup de puissance et de gloire. » (Matthieu 24.29-30).

Ce passage est d’une grande importance. Le rassemblement des élus est situé après la détresse, non pas avant. Bien sûr, certains tentent de limiter ce texte à un autre groupe que l’Église. Mais le texte lui-même parle des élus, c’est-à-dire du peuple de Dieu. Rien n’oblige ici à introduire une séparation artificielle.

Jésus enseigne donc que son peuple doit s’attendre à voir la détresse d’une durée indéterminée, suivi de la venue glorieuse du Fils de l’homme, puis le rassemblement.

La garde de Dieu n’est pas l’absence d’épreuve

Il faut bien comprendre une chose : être gardé par Dieu ne signifie pas être soustrait à toute souffrance terrestre. Cela signifie être conservé dans la foi, protégé spirituellement, préservé pour le salut final.

Pierre l’exprime magnifiquement lorsqu’il parle des croyants « vous qu’il garde, par sa puissance, au moyen de la foi, en vue du salut qui est prêt à être révélé au moment de la fin » (1 Pierre 1.5). Et pourtant, dans le même contexte, il parle aussi des diverses épreuves que les croyants peuvent traverser (1 Pierre 1.6-7).

Ainsi, la protection divine ne supprime pas nécessairement l’épreuve. Elle garantit que l’épreuve ne détruira pas les siens. Dieu garde son peuple, non en l’éloignant toujours du combat, mais en le soutenant au milieu du combat.

L’Apocalypse montre un peuple fidèle au milieu de la pression

Le livre de l’Apocalypse lui-même présente les croyants comme étant sur la terre, appelés à la patience, à la fidélité et au témoignage au milieu de l’opposition. On y voit des saints persécutés, éprouvés, appelés à tenir ferme, à ne pas adorer la bête, à garder les commandements de Dieu et la foi en Jésus (Apocalypse 13.10 ; 14.12).

Le ton de l’Apocalypse n’est pas celui d’une Église absente de la scène terrestre, mais celui d’un peuple appelé à vaincre par la fidélité, même dans un contexte de grande pression. Le mot d’ordre du livre est la persévérance.

Cela correspond parfaitement à l’enseignement général du Nouveau Testament. Le peuple de Dieu n’est pas présenté comme dispensé de l’épreuve, mais comme appelé à y demeurer fidèle jusqu’à la venue du Seigneur.

L’erreur de confondre espérance et échappement

Il y a une différence importante entre l’espérance chrétienne et l’idée d’un échappement à toute détresse. L’espérance chrétienne, c’est le retour de Jésus-Christ, la résurrection des morts, la transformation des croyants, la victoire finale et la communion éternelle avec le Seigneur (1 Thessaloniciens 4.16-17).

Mais lorsque cette espérance est remplacée par la certitude d’être retiré avant toute souffrance mondiale, on déplace le centre de l’attente. Le croyant n’attend plus d’abord Christ, mais un scénario d’évasion. Cela peut affaiblir sa préparation spirituelle.

Le Nouveau Testament nous enseigne au contraire à nous préparer à souffrir avec fidélité, à tenir ferme dans la vérité, à ne pas être scandalisés par l’épreuve et à attendre le Seigneur avec persévérance.

Dieu sait délivrer les siens, mais selon sa sagesse

Oui, Dieu sait délivrer les siens. Oui, il sait faire une différence entre les siens et ceux qui lui résistent. Oui, sa colère n’est pas destinée à condamner ceux qui sont en Jésus-Christ (1 Thessaloniciens 5.9). Mais cela ne signifie pas automatiquement que les croyants seront absents de toute période de détresse.

Il faut distinguer entre la condamnation finale des impies et les souffrances historiques que les croyants peuvent traverser dans ce monde. L’Église a toujours connu l’oppression, la persécution et les tribulations. Elle n’a jamais reçu la promesse d’une vie terrestre sans détresse avant le retour du Seigneur.

Ce que l’Église doit vraiment apprendre

L’Église doit apprendre à espérer sans fuir la réalité. Elle doit apprendre à attendre Jésus sans bâtir sa confiance sur un scénario non explicitement enseigné. Elle doit apprendre à être fidèle, vigilante, courageuse et attachée à Christ.

C’est ainsi que le Nouveau Testament forme les croyants. Il ne les endort pas, comme le fait le dispensationalisme, dans une sécurité mal placée. Il les prépare à tenir ferme, à discerner, à persévérer et à lever les yeux vers leur Rédempteur.

Conclusion

Les Écritures n’enseignent pas du tout que l’Église doit être retirée de la terre avant toute grande détresse. Elles montrent beaucoup plus clairement que Dieu garde son peuple au milieu de l’épreuve, qu’il le fortifie dans la foi et qu’il le conduira jusqu’à la victoire finale en Jésus-Christ.

La vraie sécurité du croyant ne repose pas sur l’idée d’un retrait préalable, mais sur la fidélité du Seigneur. Jésus n’a pas promis à son Église l’absence de combat. Il lui a promis sa présence, sa paix, sa puissance et son retour glorieux (Jean 16.33).

Vers le prochain article

Dans le prochain article, nous verrons si la Bible enseigne vraiment deux peuples distincts dans le plan de Dieu, ou si elle révèle au contraire un seul peuple rassemblé en Jésus-Christ (Éphésiens 2.14-16).

La question qui effraie les chrétiens

La question que plusieurs se posent est de savoir si comme croyant je devrai passer à travers la période des tribulations qui est mentionnée par Jésus dans les évangiles de Matthieu 24, Marc 13, Luc 21 et annoncée dans le livre de l’Apocalypse de Jean.

D’ailleurs, le Nouveau Testament parle beaucoup de la souffrance que les croyants devront endurer pour leur foi. Regardons un exemple maintenant :

Le Nouveau Testament contient plusieurs passages qui parlent des souffrances et des difficultés auxquelles les chrétiens peuvent être confrontés en raison de leur foi. L’exemple d’aujourd’hui se retrouve dans le livre des Actes au chapitre 14 et le verset 22 qui nous dit spécifiquement qu’il « faut que nous entrions dans le royaume de Dieu par beaucoup de tribulations. » Pour bien comprendre un passage, il nous faut toujours regarder le contexte. C’est une règle de base de l’étude de la Bible. Que nous dit le contexte d’Actes 14.22 ? Dans ce contexte, l’apôtre Paul et son partenaire Barnabas étaient en mission pour prêcher l’Évangile dans différentes villes. Ils ont rencontré des succès, mais ils ont également été confrontés à de fortes oppositions et à des persécutions de la part de ceux qui s’opposaient à leur message. C’est toujours le cas, ceux qui s’opposent à un message vont généralement créer de fortes oppositions et aller même jusqu’à persécuter les porteurs du message.

Toujours, dans le contexte, dans Actes 14.19-20, il est mentionné que des Juifs incrédules sont venus de la ville voisine d’Iconium pour persécuter Paul et Barnabas à Lystre. Paul a été lapidé et laissé pour mort. Cependant, il s’est relevé et est retourné dans la ville avec Barnabas avant de poursuivre leur mission dans d’autres endroits. Ce ne sont pas que des paroles qui ont été dites contre eux. Paul a également subi de la violence physique contre sa personne tout comme son Seigneur. Ce passage nous rapporte qu’il a été lapidé et laissé pour mort. Paul, ce grand apôtre des gentils, qui a subi de telles persécutions pour avoir simplement proclamé le message d’espoir de Jésus. Il en sera de même, lorsque la grande persécution contre les chrétiens sera lancée par la bête et son faux prophète.

Mentionnons que c’est dans ce contexte que Paul exhorte les disciples, nouvellement convertis, à persévérer malgré les tribulations et les difficultés. Comme il nous est dit en Actes 14.22: « Il faut que nous entrions dans le royaume de Dieu par beaucoup de tribulations. » C’est l’une des raisons qui fait que j’ai beaucoup de difficulté à croire à un enlèvement avant la période des tribulations (prétribulationnel) ou encore à un enlèvement de l’Église du Seigneur Jésus au milieu de la période des tribulations (mitribulationnel). Cette doctrine va à l’encontre du message de Jésus dans tout le Nouveau Testament. Il ne faut pas beaucoup de discernement pour s’apercevoir de cette réalité qui nous est enseignée par Jésus et les apôtres.

Paul enseigne ici que les souffrances et les persécutions sont une réalité pour ceux qui veulent suivre Christ et être fidèle à leur foi. C’est ce que les chrétiens vont expérimenter à la fin des temps. C’est d’ailleurs pour cela qu’il nous faut nous y préparer parce que ce sera des temps très intenses comme jamais auparavant. De plus, l’apôtre encourage les disciples à ne pas se décourager ni à abandonner face aux difficultés, mais à rester fermes et à persévérer jusqu’à la fin. C’est ce qui se passera lors de la période de grande détresse qui fera rage contre les disciples du Seigneur Jésus à la fin des temps. Alors que les forces du mal se déchaîneront contre les chrétiens du monde entier. À ce moment, plusieurs vont le payer de leur vie, mais recevront, de surcroit, toute la gloire, qui leur revient, lorsqu’ils ressusciteront lorsque le Seigneur Jésus reviendra. Ceux qui cherche à fuir ce moment en enseignant un enlèvement prétribulationnel ne recevront aucune gloire si ce n’est que la honte. Très malheureusement, c’est ce qui est enseigné dans les milieux chrétiens. Le message qui est proclamé dit: « ne vous inquiétez pas, puisque vous serez enlevé avant cette très mauvaise période. » C’est un mensonge, parce que ce n’est pas ce que tout le Nouveau Testament nous enseigne concernant la souffrance que les croyants devront endurer en proclamant le message de Jésus.

Soulignons que l’enseignement de Paul dans ce passage mentionne que les souffrances ne sont pas un signe de la désapprobation de Dieu, mais plutôt une partie intégrante du parcours du disciple. C’est une affirmation que les chrétiens peuvent s’attendre à des épreuves, mais que leur espérance ultime se trouve dans le royaume de Dieu qui leur est promis.

Tout ce passage, d’Actes 14.22 dans son contexte, traite de la souffrance que les disciples du Seigneur Jésus seront confrontés dans leur vie. Ce qui fait contraste avec la fausse doctrine de l’enlèvement qui mentionne que nous n’aurons pas à souffrir parce que Jésus va nous prendre avec lui pour nous amener au ciel pendant la période où cette persécution aura lieu. J’aimerais vous faire remarquer que Jésus a souffert sur cette terre et qu’il est également mort dans d’atroces souffrances. Cependant, ce n’est que lorsqu’il fut ressuscité qu’il fut enlevé au ciel. Et nous nous croyons meilleurs que Jésus. N’oublions pas que Jésus nous a donné un exemple, et nous de la même façon, nous allons aussi souffrir dans notre corps pour le Seigneur Jésus. Peut-être même que nous allons mourir pendant cette période de grande détresse. Seulement, la grande consolation c’est qu’un jour nous allons ressusciter, tout comme notre Seigneur, pour être élevé à sa rencontre lorsqu’il reviendra nous prendre avec lui. C’est ce que l’épitre aux Hébreux chapitre 11 et les verset 39 et 40 qui nous disent que: « Dieu a approuvé tous ces gens à cause de leur foi, et pourtant, aucun d’eux n’a reçu ce qu’il leur avait promis. 40 C’est que Dieu avait prévu quelque chose de meilleur pour nous : ils ne devaient donc pas parvenir sans nous à la perfection. »

Je pose ici une question, quel serait l’intérêt, de la bête et du faux prophète, de persécuter des gens qui n’ont pas la foi étant donné que les croyants auraient été enlevés avant la période des tribulations comme le stipule la fausse doctrine de l’enlèvement prétribulationnel ? Comme vous pouvez le constater, cela n’a pas beaucoup de sens. Pourtant, des milliers de croyants sont fascinés par cette fausse doctrine et ne se préparent pas pour ces temps difficiles qui vont bientôt venir sur notre génération.