L’apparition du coffre de l’alliance : le témoignage de la fidélité de Dieu (Apocalypse 11.19)

La vision de Jean à la septième trompette révèle l’ouverture du temple céleste et l’apparition de l’arche de l’alliance, symbolisant la fidélité éternelle de Dieu. Cette scène souligne la manifestation divine de gloire, de justice et de triomphe, rappelant que le royaume de Christ réalise les promesses anciennes.

Après la proclamation triomphale du règne de Christ à la septième trompette (Apocalypse 11.15-18), Jean voit une nouvelle vision d’une intensité saisissante : le temple céleste s’ouvre, et l’arche de l’alliance apparaît. Ce passage marque une transition majeure : après les jugements et les proclamations, c’est la révélation de la fidélité éternelle de Dieu à son peuple.

Cette scène nous rappelle que le royaume de Christ ne se limite pas à un acte de puissance, mais qu’il est aussi l’accomplissement des promesses anciennes, celles de l’alliance faite avec son peuple. L’arche, symbole central de la présence divine, réapparaît non plus cachée derrière le voile, mais pleinement visible dans le ciel. Dieu manifeste ainsi sa gloire, sa fidélité et sa justice.

1. L’ouverture du temple céleste : une révélation divine

Le temple céleste que Jean contemple n’est pas une simple métaphore. Il représente la réalité spirituelle dont le temple terrestre n’était qu’une ombre (Hébreux 8.5). L’ouverture de ce temple signifie que la présence de Dieu se révèle désormais sans barrière, que le mystère de son plan est pleinement dévoilé.

Dans l’Ancien Testament, Ésaïe avait entrevu cette même gloire : « je vis le Seigneur siégeant sur un trône très élevé. Les pans de son vêtement remplissaient le Temple. » (Ésaïe 6.1). Dans Apocalypse 15.5, le temple s’ouvre encore juste avant les jugements des coupes, soulignant à chaque fois une étape clé de la révélation divine.

L’ouverture du temple est donc une invitation à contempler la gloire de Dieu et à comprendre son œuvre. C’est une porte ouverte vers la réalité spirituelle où tout prend sens : la justice, la rédemption, le triomphe de l’Agneau.

Application
L’accès à la présence de Dieu est désormais ouvert par Jésus-Christ. Ce que les hommes ne pouvaient voir, Dieu le révèle à ceux qui lui appartiennent. Sommes-nous disposés à entrer dans cette révélation et à demeurer dans la présence du Seigneur ?

2. L’apparition du coffre de l’alliance : un signe de fidélité et de victoire

Dans l’Ancien Testament, l’arche de l’alliance était le symbole le plus sacré du peuple d’Israël. Elle contenait les tables de la Loi, la manne et le bâton d’Aaron (Hébreux 9.4), témoignages tangibles de la présence, de la provision et de l’autorité divine. Elle demeurait cachée dans le lieu très saint, inaccessible au peuple.

Mais ici, dans la vision de Jean, l’arche apparaît au grand jour dans le temple céleste. Ce qui était caché devient visible, ce qui était voilé est révélé. L’arche manifeste que l’alliance de Dieu est accomplie et que sa fidélité est éternelle. Ce n’est plus seulement l’alliance du Sinaï, mais celle du Christ : la nouvelle alliance scellée dans son sang.

L’arche terrestre préfigurait Jésus lui-même, véritable lieu de la présence de Dieu parmi les hommes. Au moment où Jean à cette vision, l’arche terrestre fut détruite quelques décennies auparavant par les romains. Quelle ne fut pas la consolation de Jean de voir l’arche à nouveau, mais dans le ciel. En Christ, Dieu s’est rendu accessible et dans cette vision, l’accomplissement total de cette promesse éclate dans la lumière du ciel.

Dieu ne renie jamais ses promesses. L’apparition de l’arche céleste est un rappel puissant : ce que Dieu a commencé, il l’achève. Son alliance est sûre, sa fidélité immuable. Plaçons notre confiance non dans ce que nous voyons, mais dans la Parole de celui qui reste fidèle jusqu’à la fin.

3. Les manifestations célestes : la puissance et le jugement de Dieu

Chaque manifestation céleste exprime à la fois la majesté et la justice de Dieu. Ces images sont familières. Au Sinaï, lors de la révélation de la Loi, « il y eut des tonnerres, des éclairs, et une épaisse nuée sur la montagne » (Exode 19.16). Dans Apocalypse 4.5, les éclairs et les tonnerres sortent du trône même de Dieu.

Ces signes accompagnent les grandes interventions divines. Le tremblement de terre évoque le bouleversement du monde au moment du jugement final, tandis que la grêle rappelle les plaies d’Égypte (Exode 9.23-26) et la colère divine contre les nations rebelles (Apocalypse 16.18-21).

Ainsi, le triomphe du royaume de Dieu s’accompagne non seulement de gloire, mais aussi de jugement. Dieu manifeste sa puissance pour purifier la création et établir une justice parfaite.

Le règne du Christ ne s’installe pas dans la passivité. Il s’accomplit dans la puissance et dans la sainteté. Dieu ne tolère pas le mal. Il le juge pour libérer son peuple. Sommes-nous prêts à voir Dieu agir avec autorité dans nos vies et dans ce monde ?

Conclusion – Le signe de l’accomplissement final du plan de Dieu

Le verset 19 clôt le chapitre 11 sur une note de révélation et de victoire. L’ouverture du temple céleste marque la pleine manifestation de la gloire de Dieu. L’apparition de l’arche confirme sa fidélité indéfectible à son alliance. Et les manifestations célestes rappellent que son règne s’établit par la justice et la puissance.

Le plan de Dieu est accompli. Ce qu’il a promis à Abraham, à Moïse, aux prophètes, il l’a réalisé en Christ et le révélera pleinement dans son royaume éternel. Tout converge vers cette vérité : Dieu est fidèle, et son alliance demeure à jamais.

Sommes-nous ancrés dans cette alliance, ou encore séduits par les illusions d’un monde rebelle ? Dieu tient parole. Préparons-nous à voir son royaume pleinement établi et à entrer dans la joie de son règne.

La septième trompette : la venue du royaume de Christ (Apocalypse 11.15–18)

Le passage sur la septième trompette souligne l’établissement du règne éternel de Christ et la victoire finale sur les puissances rebelles. Trois vérités fondamentales en émergent : l’autorité de Christ sera pleinement reconnue, les nations rebelles seront jugées, et les croyants recevront leur récompense. Rester fidèles à cette vérité est essentiel.

Avec la septième trompette, nous atteignons le point culminant du plan divin. Contrairement aux six premières trompettes, qui annonçaient des jugements progressifs, celle-ci proclame l’établissement définitif du règne de Christ. L’humanité a été avertie, jugée, et voici maintenant le moment de la pleine révélation du royaume de Dieu.

Ce passage nous enseigne trois vérités fondamentales : Christ recevra le royaume et exercera pleinement son autorité ; les puissances rebelles seront vaincues et jugées ; et les croyants peuvent avoir l’assurance de la victoire finale et de la récompense divine.

Nous examinerons cette vision à travers trois aspects :

  1. L’annonce du royaume et l’adoration céleste,
  2. La colère des nations et la réponse de Dieu,
  3. Le jugement des rebelles et la récompense des justes.

1. L’annonce du royaume de Christ et l’adoration céleste

Cette trompette n’introduit pas un nouveau jugement, mais une proclamation triomphale. Le plan de Dieu arrive à son accomplissement, et Christ reçoit son règne universel. Jusqu’ici, les royaumes de la terre étaient sous l’influence de Satan, comme le rappellent Luc 4.6 et 1 Jean 5.19. Mais désormais, cette ère de domination du mal touche à sa fin. Christ prend le pouvoir et règne pour toujours.

Il ne s’agit pas d’un règne temporaire ou symbolique, mais d’un règne éternel et absolu, conforme à la vision de Daniel 7.14 : « On lui donna la souveraineté, et la gloire et la royauté, et tous les peuples, toutes les nations, les hommes de toutes les langues lui apportèrent leurs hommages. Sa souveraineté est éternelle, elle ne passera jamais, et quant à son royaume, il ne sera jamais détruit. » Le plan de Dieu est immuable. Son autorité ne sera jamais renversée.

Les vingt-quatre anciens se prosternent alors et adorent Dieu. L’adoration céleste accompagne toujours les grandes interventions divines. Les anciens, représentant le peuple de Dieu dans sa totalité, reconnaissent la souveraineté du Seigneur et célèbrent la victoire de son règne.

Ainsi, même lorsque le monde semble dominé par le chaos, le croyant peut avoir l’assurance que Christ règne déjà. Le plan de Dieu s’accomplit malgré l’opposition des hommes et des puissances spirituelles. La vraie question demeure : vivons-nous chaque jour dans cette assurance du règne présent de Christ, ou laissons-nous les troubles de ce monde éteindre notre foi ?

2. La colère des nations et la réponse de Dieu

Ces paroles expriment la reconnaissance des rachetés envers le Dieu souverain. Ils rendent grâces parce qu’ils voient l’accomplissement des promesses divines. Dieu, le Tout-Puissant, manifeste désormais pleinement sa puissance. Ce n’est pas qu’il en manquait auparavant, mais le temps est venu où il exerce son autorité sans retenue. Le moment de la patience divine s’achève et Dieu prend possession de son règne.

Les nations, cependant, s’irritent. L’humanité rebelle ne veut pas se soumettre à la souveraineté de Dieu. Le Psaume 2 résonne ici comme une prophétie : « Pourquoi les nations s’agitent-elles et les peuples murmurent-ils en vain contre l’Éternel et contre son oint ? » Pourtant, leur opposition ne change rien au dessein divin.

La colère de Dieu se manifeste alors. Pendant longtemps, il a supporté le mal avec patience, donnant à tous le temps de se repentir. Mais vient le moment où la justice divine se déploie. Dieu n’agit jamais dans la précipitation, mais toujours au moment exact de son plan.

Le monde peut continuer à rejeter Dieu, à se moquer de son autorité, ou à chercher à construire des royaumes sans lui, mais le triomphe de Christ ne dépend pas de l’acceptation des hommes. Le croyant doit choisir son camp : rester du côté des nations irritées, ou s’aligner avec le royaume du Christ.

3. Le jugement des rebelles et la récompense des justes

Voici le moment solennel du jugement final. Tous, vivants et morts, devront rendre compte de leurs actes devant le trône de Dieu, comme le décrira plus tard Apocalypse 20.11–15. Ce jugement établit une distinction claire entre ceux qui ont servi Dieu et ceux qui lui ont résisté.

Les serviteurs fidèles sont honorés. Les prophètes représentent ceux qui ont proclamé la vérité, souvent au prix de leur vie. Les saints symbolisent l’ensemble du peuple de Dieu, appelé à la fidélité dans la persécution. Et ceux qui craignent le nom du Seigneur, qu’ils soient grands ou petits, reçoivent leur récompense pour leur fidélité. Dieu ne fait pas acception de personnes : la crainte du Seigneur est le vrai critère de la valeur aux yeux du ciel.

Mais ceux qui détruisent la terre, c’est-à-dire ceux qui corrompent la création et pervertissent la justice, subissent la colère divine. Ce n’est pas seulement une question d’écologie ou de dégâts matériels. Il s’agit du système corrompu des hommes, qui détruit la vérité, opprime les faibles et résiste à la lumière de Dieu. Les oppresseurs, les persécuteurs et les adversaires du Christ sont jugés et renversés.

Ainsi, la scène de la septième trompette devient une proclamation de justice. Les justes sont récompensés, les rebelles sont jugés, et le royaume de Dieu est pleinement manifesté. Le choix est clair : voulons-nous être de ceux qui reçoivent la récompense, ou de ceux qui subissent le jugement ? Chaque acte, chaque parole, chaque choix a des répercussions éternelles.

Conclusion : le triomphe final du Christ et l’appel à la fidélité

Apocalypse 11.15-18 nous rappelle que le règne de Christ est annoncé avec puissance et gloire. Les nations rebelles peuvent refuser de se soumettre, mais leur révolte ne durera pas. Le plan de Dieu suit son cours, inébranlable et parfait. Les justes recevront leur récompense, tandis que les méchants seront jugés selon leurs œuvres.

La question demeure : vivons-nous avec l’espérance du règne de Christ, ou restons-nous attachés aux systèmes éphémères de ce monde ? Le retour de Jésus est une certitude. Tout s’achemine vers ce moment glorieux où le royaume de Dieu sera pleinement manifesté. Préparons nos cœurs dès aujourd’hui à ce règne éternel, car il vient, et rien ne pourra l’arrêter.

Le petit livre : un message céleste pour les temps de la fin (Apocalypse 10.1-11)

Le passage évoque un ange puissant qui descend avec un livre ouvert, symbolisant la révélation divine que Jean doit absorber. Après avoir mangé le livre, mêlant douceur et amertume, il reçoit la mission de prophétiser à l’humanité. Ceci souligne l’importance de comprendre et transmettre la vérité de Dieu avant l’accomplissement final de son plan.

Après les six premières trompettes qui ont apporté des jugements dévastateurs, un interlude prophétique se produit avant la septième trompette. Un ange puissant descend du ciel avec un petit livre ouvert, et Jean reçoit un ordre inhabituel ; celui de manger le livre. Ce passage souligne l’importance d’un message prophétique spécial destiné aux croyants à la fin des temps.

Il nous enseigne que Dieu révèle des vérités spécifiques à son peuple avant l’accomplissement final de son plan. Il rappelle aussi que la Parole de Dieu est à la fois douce et amère. Elle apporte la vérité mais aussi des épreuves. Enfin, il montre que les croyants ont la responsabilité d’annoncer la prophétie divine, même lorsqu’elle est difficile à accepter.

L’apparition de l’ange puissant et le petit livre ouvert

Ensuite je vis un autre ange puissant descendre du ciel, enveloppé d’une nuée. Un arc-en-ciel auréolait sa tête. Son visage rayonnait comme le soleil, et ses jambes ressemblaient à des colonnes de feu. Dans sa main, il tenait un petit livre ouvert. Il posa son pied droit sur la mer et le gauche sur la terre.

Apocalypse 10.1–2

Cet ange a une apparence glorieuse qui rappelle la description de Christ en Apocalypse 1.13-16. Certains pensent qu’il s’agit de Jésus lui-même, mais le texte ne l’identifie pas ainsi. Il semble plutôt s’agir d’un ange de très haut rang, un messager divin porteur d’une révélation cruciale.

Le fait qu’il soit enveloppé d’une nuée évoque la présence divine, comme dans Exode 13.21 et Apocalypse 1.7. L’arc-en-ciel rappelle l’alliance de Dieu avec Noé (Genèse 9.13), montrant que malgré les jugements, Dieu reste fidèle à ses promesses. Son visage resplendissant comme le soleil symbolise la gloire et la vérité de Dieu (Malachie 4.2), et ses pieds comme des colonnes de feu rappellent le jugement et la direction divine (Exode 13.21).

Il tient dans sa main un petit livre ouvert. Contrairement au livre scellé d’Apocalypse 5, celui-ci est ouvert, signifiant que son contenu est prêt à être révélé. Il contient un message prophétique important que Jean doit absorber et transmettre.

Ce passage nous rappelle que Dieu envoie toujours un message de vérité avant l’accomplissement final de son plan. Sommes-nous attentifs à la révélation divine en ces temps de la fin ?

Le cri de l’ange et les sept tonnerres scellés

Il se mit à crier d’une voix forte comme rugit un lion. Quand il eut crié, les sept tonnerres firent retentir leur voix. Quand ils eurent fini de parler, je me disposais à transcrire leur message, lorsqu’une voix venant du ciel me dit : Garde sous le sceau du secret les déclarations des sept tonnerres, ne les note pas. 

 Apocalypse 10.3–4

Le cri de l’ange, comparé au rugissement d’un lion, symbolise l’autorité divine (Amos 3.8). Ce cri annonce un message puissant et solennel. Les sept tonnerres, liés à la voix de Dieu (Psaume 29.3-9 ; Jean 12.28-29), représentent une révélation divine. Pourtant, Jean reçoit l’ordre de ne pas révéler ce message : « Scelle ce qu’ont dit les sept tonnerres, et ne l’écris pas. »

Ainsi, certains aspects du plan divin restent cachés jusqu’au moment voulu par Dieu (Deutéronome 29.29). Il nous rappelle que Dieu nous révèle ce qui est nécessaire, mais garde certaines choses secrètes. Notre confiance doit reposer sur sa souveraineté, même lorsque tout n’est pas encore révélé.

Le serment de l’ange et l’annonce de la fin du mystère

Alors, l’ange que j’avais vu debout sur la mer et sur la terre leva la main droite vers le ciel et jura solennellement par celui qui vit éternellement, qui a créé le ciel et tout ce qui s’y trouve, la terre et tout ce qui s’y trouve, la mer et tout ce qui s’y trouve : Désormais, il n’y aura plus de délai ! Au jour où retentira la trompette du septième ange, tout le plan secret de Dieu s’accomplira, comme il l’a annoncé à ses serviteurs, ses prophètes. 

Apocalypse 10.5–7

L’ange lève la main vers le ciel et jure, geste qui dans la Bible marque un serment solennel (Deutéronome 32.40). Ce geste souligne l’irréversibilité de ce qui va se produire.

Le message est clair : « Il n’y aura plus de délai. » Le temps de la patience divine arrive à son terme. Dieu a attendu la repentance, mais désormais, l’accomplissement final approche. Le « mystère de Dieu » dont parle le texte est lié au plan du salut et à son aboutissement (Éphésiens 1.9 ; Colossiens 1.26-27). Ici, il désigne l’achèvement du plan divin et l’établissement du règne final de Christ.

Dieu a fixé un moment précis pour accomplir ses prophéties. La question est : sommes-nous prêts pour l’accomplissement final de son plan ?

Jean mange le petit livre et reçoit une mission prophétique

De nouveau, la voix que j’avais entendue venant du ciel m’adressa la parole : Va, me dit-elle, prends le livre ouvert dans la main de l’ange qui se tient debout sur la mer et sur la terre. Je m’approchai donc de l’ange, en le priant de me remettre le petit livre. – Tiens, me dit-il, mange-le. Il te remplira l’estomac d’amertume, mais dans ta bouche, il sera doux comme du miel ! Je pris donc le petit livre de la main de l’ange et je le mangeai. Dans ma bouche, il fut doux comme du miel, mais, après l’avoir mangé, mon estomac fut rempli d’amertume. Alors on me dit : Tu dois encore prophétiser concernant beaucoup de peuples, de nations, de langues et de rois. 

Apocalypse 10.8–11.

Manger le livre signifie absorber et assimiler le message de Dieu. C’est l’image de la responsabilité prophétique. Jean doit non seulement comprendre la parole, mais aussi la vivre et la transmettre.

Le livre est doux comme du miel dans sa bouche, car la Parole de Dieu est une bénédiction et une source de vie (Psaume 19.10). Mais il devient amer dans le ventre, car le message du jugement est difficile à porter et annonce des souffrances à venir. Cela rappelle l’expérience du prophète Ézéchiel (Ézéchiel 2.8-3.3).

Enfin, Jean reçoit la mission de prophétiser encore, non seulement pour l’Église, mais pour « beaucoup de peuples, de nations, de langues et de rois ». Le message de Dieu s’adresse à toute l’humanité.

La Parole de Dieu est donc à la fois douce et amère. Elle apporte l’espérance du salut, mais aussi la certitude du jugement. Acceptons-nous pleinement ce message, même lorsqu’il est difficile ?

Conclusion

De ce passage, trois leçons se dégagent clairement.

  1. Dieu donne une révélation spéciale avant l’accomplissement final de son plan.
  2. Certains aspects de ce plan restent cachés jusqu’au moment opportun.
  3. Les croyants ont la responsabilité de proclamer la vérité, même lorsqu’elle est amère.

La question demeure : sommes-nous prêts à recevoir et à partager fidèlement la Parole de Dieu ? Le Seigneur nous appelle à annoncer son message avant qu’il ne soit trop tard.

L’annonce de trois malheurs : un avertissement solennel avant le pire (Apocalypse 8.13)

Après les quatre premières trompettes, un aigle prévient les hommes des jugements divins imminents, annonçant trois malheurs sans précédent. Ce message vise spécifiquement ceux qui rejettent l’Évangile. Même face à la colère divine, Dieu appelle à la repentance, offrant une dernière chance avant les catastrophes à venir.

Introduction : le calme avant la tempête

Après les quatre premières trompettes, qui ont successivement frappé la terre, la mer, les eaux douces et les astres, un tournant dramatique survient. Ce n’est plus seulement la nature qui est ébranlée. Ce sont maintenant les hommes eux-mêmes qui deviennent la cible des jugements divins. Mais avant que ne s’abattent ces catastrophes sans précédent, un messager céleste élève la voix pour avertir. Ce passage n’est pas simplement une transition entre deux séries de fléaux. Il est un cri d’alarme, un dernier signal avant l’irréversible. Il nous rappelle que Dieu avertit toujours avant de frapper plus durement. Il appelle encore les cœurs endurcis à la repentance.


Un messager céleste traverse le ciel

Apocalypse 8.13 « Alors je vis un aigle qui planait au zénith et je l’entendis crier d’une voix forte : Malheur, malheur, malheur aux habitants de la terre, quand retentiront les trois trompettes que les trois derniers anges vont faire sonner ! »

Jean lève les yeux, et ce qu’il voit et entend est saisissant. Un aigle — ou un ange, selon certains manuscrits — traverse le ciel en plein vol. Sa mission est claire : avertir l’humanité que les jugements à venir dépasseront tout ce qui a été vu jusqu’ici. L’image de l’aigle évoque le jugement rapide et précis. Dans l’Ancien Testament, il symbolise souvent une nation ennemie qui fond comme un rapace sur sa proie. Ce messager céleste n’apporte ni paix ni consolation. Il proclame un avertissement urgent et solennel. Dieu, une fois encore, choisit de prévenir avant d’agir, de crier avant de frapper, de secouer avant de condamner.


Trois malheurs, une intensité sans précédent

Ce que cet aigle proclame n’est pas une simple annonce. C’est un cri, une alerte retentissante. Trois fois, il répète le mot « malheur ». Dans la Bible, une répétition triple indique une solennité absolue. De la même manière que les anges crient « Saint, saint, saint » pour souligner la perfection divine, ici le « malheur » résonne pour marquer la gravité et la certitude des jugements à venir.

Ces trois malheurs correspondent aux trois dernières trompettes. Le premier verra une invasion démoniaque tourmenter les hommes. Le deuxième fera surgir une armée destructrice d’une violence inouïe. Le troisième marquera la fin : l’intervention finale de Dieu dans l’histoire humaine. Ce ne sont plus des jugements naturels, mais des frappes directes contre les hommes, contre leur péché, leur idolâtrie, leur rébellion obstinée.


Un avertissement adressé aux habitants de la terre

Ce message n’est pas général. Il s’adresse à une catégorie précise : « les habitants de la terre ». Cette expression, dans l’Apocalypse, ne désigne pas simplement tous les hommes, mais ceux qui ont choisi de s’attacher aux valeurs du monde plutôt qu’à celles du Royaume. Ce sont ceux qui ont rejeté l’Évangile, méprisé la grâce, préféré les ténèbres à la lumière. Ce sont eux qui, malgré les jugements précédents, n’ont pas changé de voie. Ce sont eux qui vont maintenant affronter une intensification de la colère divine. Mais même ici, Dieu ne frappe pas à l’aveugle. Il avertit encore. Il annonce les prochaines trompettes avant qu’elles ne retentissent. Car son but, jusqu’au dernier instant, demeure la repentance. Il veut que l’homme se détourne de sa voie, même au seuil du précipice.


Conclusion : un dernier cri avant la nuit

Ce passage, bien qu’il soit court, contient une charge prophétique d’une rare intensité. Il nous enseigne que Dieu avertit toujours avant de frapper comme nous l’avons vu précédemment. Il nous montre que les jugements à venir seront d’une violence sans précédent. Mais il nous rappelle surtout que nous avons encore le choix. Tant que la trompette n’a pas sonné, tant que le malheur n’est pas tombé, il y a un espoir. Il y a une invitation à revenir à celui qui sauve, qui pardonne, qui restaure.

Sommes-nous prêts à écouter les avertissements du ciel ? Ou faisons-nous partie de ceux qui ferment les yeux et les oreilles, croyant que le pire n’arrivera pas ?

Que ce message soit pour nous un appel pressant : tenons-nous dans la foi, gardons nos cœurs dans la lumière, car ce qui vient dépassera tout ce que le monde a connu. Mais ceux qui sont en Christ, eux, n’ont rien à craindre. Ils n’attendent pas le malheur… mais le retour glorieux de leur Roi.

Hénok et Élie ne sont pas montés au ciel et voici pourquoi !

Ce texte aborde la croyance selon laquelle Hénok et Élie seraient montés au ciel, contredisant cette idée avec des références bibliques. Il affirme qu’Hénok n’a pas été transporté au ciel mais ailleurs, et qu’Élie est monté dans un ciel visible. Tous deux, tout comme les autres, attendent la résurrection finale.

La croyance populaire veut nous laisser croire qu’Hénok et Élie, parce qu’ils ont été enlevés, seraient montés au ciel. De plus, on veut nous laisser croire que ce sont eux les deux témoins de l’Apocalypse qui apparaitront à la fin des temps. Plus encore, ce choix est validé par le fait qu’ils ne sont pas morts et qu’ils doivent connaître la mort eux aussi. Mais nous devons nous poser la question à savoir ce que disent véritablement les Écritures sur le sujet.

D’autres vont avancer que les deux témoins ce serait Moïse et Élie, pourtant la Bible mentionne que Moïse est réellement mort comme nous dit ce passage de Deutéronome 34.5-6 :

Alors, si on ce fit à la première logique, ce ne peut pas être Moïse. 


Que s’est-il passé avec Hénok ?


C’est vrai qu’il existe un certain mystère entourant les circonstances de la disparition d’Hénok et d’Élie. Cependant, une chose est certaine, c’est que ce n’est pas eux les deux témoins de l’Apocalypse. Mais ça, c’est un autre sujet.

Maintenant, regardons que dit la Bible au sujet d’Hénok et d’Élie entourant leur enlèvement. C’est sûr que les récits d’Hénok et d’Élie sont fascinants, et les descriptions bibliques de la fin de leur temps ici sont particulièrement mystérieuses. Regardons un premier passage.


L’auteur de l’épitre aux Hébreux nous dit bien qu’Hénok « a été enlevé auprès de Dieu pour échapper à la mort ». Maintenant, certains vont supposer, à partir de la lecture de ce passage, qu’Hénok n’est jamais mort et qu’il fut emmené au ciel. Cependant, cela n’est pas écrit. C’est seulement une supposition sans fondement solide ou simplement une déduction, sans plus, qui est faite. Par ailleurs, ce passage est contredit par Jésus lui-même lorsqu’il dit :

Si Jésus affirme que personne n’est monté au ciel, ce doit certainement être vrai et Hénok ne peut certainement pas être au ciel. Parce que dans le cas contraire, Jésus aurait menti et cela est inconcevable dans une telle conception des choses. Alors sur la Parole de Jésus, Hénok n’est pas monté au ciel. Toutefois, la question demeure, où est allé Hénok ?

Le mot « enlevé » vient du mot grec « metatithemi » et il signifie transférer, changer, être transporté, être enlevé. Nous pouvons voir un exemple similaire dans la Bible qui s’est produit avec l’évangéliste Philippe après sa mission auprès de l’eunuque éthiopien. Il est écrit à ce sujet :

Nous voyons clairement ce qui s’est passé pour Philippe. Il fut enlevé et transporté dans un autre endroit. Philippe comme tous les autres est aussi mort dans l’attente de la résurrection des morts lorsque Jésus reviendra au dernier jour. Lui aussi marchait avec Dieu. Cela ressemble beaucoup à la situation d’Hénok qui lui, aussi fut enlevée, et que plus personne ne l’a vu tout comme l’eunuque éthiopien avec Philippe. Toutefois, cela ne signifie pas nécessairement qu’il fut enlever au ciel avec Dieu. Ce n’est qu’une supposition. C’est aussi la même chose pour l’Éthiopien, il aurait pu croire que Philippe avaient été enlever au ciel avec Dieu. Cependant, les Écritures nous démontre bien où Philippe est allé.

Puis, le verset continue en mentionnant qu’on « ne le trouva plus ». Ce qui apparaît c’est qu’Hénok aurait été transféré à un autre endroit puisqu’il n’est pas monté au ciel. C’est logique de penser ainsi surtout avec le téémoignage de Philippe que nous avons aujourd’hui.

D’ailleurs, prenons le temps de considérer ce que l’auteur de l’épitre aux Hébreux nous révèle en parlant d’Hénok :

L’auteur de l’épitre aux Hébreux précise clairement que « tous ces gens sont morts ». Si vous portez attention, Hénok fait partie de cette liste. Il s’agit de tous ceux mentionnés dans les versets précédents. Cette affirmation est également confirmée par les Écritures, qui déclarent dans le même livre qu’il « est réservé aux êtres humains de mourir une seule fois, après quoi vient le jugement » (Hébreux 9.27).

Ainsi, il est clair que le récit d’Hénok doit être compris dans le contexte biblique global, sans supposer qu’il est au ciel ou qu’il sera l’un des témoins de la fin des temps. Les mystères entourant son départ ne doivent pas nous détourner de la vérité révélée par les Écritures concernant la destinée finale de tous les êtres humains. Comme tous les autres, Hénok est, aujourd’hui, dans le séjour des morts attendant le retour du Seigneur Jésus et la résurrection des morts au dernier jour.


Que s’est-il passé avec Élie ?

C’est un autre passage qui nous montre qu’une personne fut enlevée. Maintenant, ce qui était bon pour Hénok est aussi bon pour Élie. Ce qui veut dire qu’Élie n’est pas monté au ciel dans la présence de Dieu comme je viens juste de l’expliquer.

Pour bien comprendre, regardons le mot ciel dans la phrase. Celui-ci est la traduction du mot hébreu « shamayim ». Il signifie les cieux visibles. C’est-à-dire le ciel que nous voyons de nos yeux. Le ciel qui est la résidence de Dieu c’est aussi le même mot, mais comme personne n’a monté au ciel nous ne pouvons pas le considérer comme une option recevable comme le fait qu’il ait monté au ciel là où Dieu habite. Ainsi, la Bible mentionne qu’Élie est monté au ciel, qui est visible à nos yeux. Cette option est beaucoup plus plausible et acceptable

Maintenant, où est-il allé ? La Bible ne le dit pas explicitement. Mon opinion personnelle, Élie est aussi allé dans le séjour des morts. Regardez ce que la Bible dit :

Pour Élie, c’est apparemment la façon dont sa vie s’est terminée pour lui qui est différent de la plupart des êtres humains. Toutefois, il ne faut pas tirer de conclusions hazardeuses parce que comme nous dit la Parole de Dieu :

Toute autre hypothèse ne tient qu’à des suppositions sans aucun fondement biblique. 

En résumé, après avoir examiné les récits bibliques et les déclarations de Jésus, il devient évident que ni Hénok ni Élie ne sont montés au ciel comme le prétend la croyance populaire. Hénok, bien qu’enlevé, n’a pas été transporté au ciel, mais plutôt, selon toute vraisemblance, transféré ailleurs, comme le suggère le terme grec « metatithemi ». 

De même, Élie, bien que monté dans un tourbillon de vent, est allé dans le ciel visible, et non dans la résidence divine invisible. Ces événements, bien que mystérieux, ne changent pas la vérité révélée par les Écritures : tous les hommes, y compris Hénok et Élie, attendent dans le séjour des morts la résurrection finale lors du retour de Jésus au dernier jour. 

Les conjectures au sujet de leur rôle en tant que témoins de la fin des temps doivent être basées sur les révélations claires des Écritures et non sur des suppositions. Les mystères entourant ces personnages doivent nous mener à une compréhension plus profonde de la destinée humaine selon la Parole de Dieu.

Les 70 semaines de Daniel : au-delà des interprétations populaires

Beaucoup croient que Daniel 9.24-27 annonce la fin du monde et l’apparition de l’antichrist. Mais est-ce vraiment ce que la Bible enseigne ? Découvrez dans ce texte une lecture fidèle et éclairante qui replace cette prophétie dans son vrai contexte : la venue du Messie, et non un scénario futuriste.

L’interprétation de la prophétie des 70 septaines (semaines) de Daniel (Daniel 9.24-27) a fait l’objet de nombreuses spéculations au fil du temps. Ce passage est souvent compris à tort comme une description des événements de la fin des temps, particulièrement en relation avec la venue de l’antichrist. Cependant, une lecture attentive du texte et de son contexte montre que cette prophétie est davantage centrée sur l’histoire du peuple d’Israël, la reconstruction de Jérusalem, la venue du Messie et se terminant avec la destruction du temple à Jérusalem. Comme nous le verrons, cette prophétie concerne des événements passés, et non des événements futurs comme le prétendent certains enseignements populaires. 

D’ailleurs, il y a quelque temps, j’ai commencé à m’intéresser à la prophétie de Daniel 9.24-27 qui est en fait la prophétie des 70 septaines ou semaines. Je me suis aperçu qu’il y avait, là aussi, des choses qui clochaient. L’interprétation de cette prophétie avait des trous et cela a attiré mon attention. Prenons le temps de lire la prophétie avant d’en faire l’analyse.


Ce passage concerne la prophétie des soixante-dix septaines (ou semaines), une des prophéties les plus étudiées dans l’Ancien Testament. Elle parle du futur du peuple d’Israël et de Jérusalem et de la venue du Messie. Contrairement à l’enseignement populiste, cette prophétie ne parle absolument pas des événements de la fin des temps. Comme nous allons le voir, cette prophétie commence par la reconstruction du temple et de la ville de Jérusalem puis elle se termine avec la destruction du temple et de Jérusalem.


Les « soixante-dix septaines » (v.24)

La prophétie commence par l’annonce de « soixante-dix septaines », ce qui signifie littéralement « soixante-dix périodes de sept ». Chaque « septaine » représente une période de sept ans, donc 70 fois 7 donne 490 ans. C’est la durée de la prophétie. Il n’y a pas de semaine en suspens ou reportée 2000 ans plus tard. ien dans les Écritures ne confirme cela.

Ces années sont fixées pour :

  • Mettre fin à la rébellion contre Dieu,
  • Expiation des péchés,
  • Instaurer une justice éternelle,
  • Accomplir les visions prophétiques,
  • Oindre un « sanctuaire très saint » ce qui référence au Temple du Saint-Esprit.


Les étapes de la prophétie : 7 septaines + 62 septaines (v.25)

Ensuite, la prophétie est divisée en deux segments :

  • 7 septaines (49 ans) depuis le décret de la reconstruction de Jérusalem et du temple. Cette première partie correspond à la période durant laquelle Jérusalem et le temple furent reconstruite après l’exil babylonien.
  • 62 septaines (434 ans) : c’est la période néo testamentaire après laquelle Jésus le messie viendra. En additionnant ces deux périodes (49 ans + 434 ans), on arrive à 483 ans.


La mort de « l’homme oint » et la destruction de Jérusalem (v.26)

À la fin de ces 69 septaines (7 septaines + 62 septaines), l’homme oint, identifié comme Jésus-Christ, sera « mis à mort », ce qui fait référence à la crucifixion de Jésus. Bien qu’il ne mérite pas cette mort, il est sacrifié.

Ensuite, la prophétie parle de la destruction de la ville (Jérusalem) et du sanctuaire (le Temple). Cela s’est accompli historiquement en l’an 70 après Jésus-Christ, lorsque les Romains, sous le général Titus, ont détruit Jérusalem et le Temple. L’image d’une inondation évoque la manière brutale et rapide dont ces événements se sont produits.


L’alliance et l’abomination (v.27)

Ce passage se réfère directement à Jésus-Christ, en particulier à son ministère, sa crucifixion, et l’instauration de la Nouvelle Alliance.

L’oint (ou « Messie ») est Jésus, qui conclut une nouvelle alliance avec beaucoup (les croyants). Puis, la cessation des sacrifices fait référence à la mort de Jésus sur la croix, qui met fin aux sacrifices animals de l’Ancien Testament, car son sacrifice est parfait et définitif. Enfin, l’abomination de la désolation est vue comme la destruction du Temple de Jérusalem en 70 apr. J.-C. par les Romains, ce qui a définitivement mis fin au système sacrificiel juif. Le chef en question est un leader romain.

Ce qui met également fin aux 490 ans de durée de la prophétie. Elle ne va pas au-delà de ce temps. Bien entendu, si nous essayons de calculer les dates avec précisions, nous aurons de la difficulté. Par exemple, depuis le moment où le décret ordonnant de restaurer et de rebâtir Jérusalem a été promulgué, il peut y avoir un espace-temps entre le moment de la promulgation et celui de l’application de ce décret. Il est aussi difficile de faire des calculs à partir du calendrier parce que nous ne fonctionnons pas dans le même calendrier que l’époque de Daniel. Depuis cette époques les calendriers ont changés cinq fois. Certains ont entrepris de le faire, mais ne sont pas arrivés à des résultats de façon concluante. Ce qui fait qu’il peut y avoir des différences de jours.

Aujourd’hui, nous pouvons seulement être approximatifs. Toutefois, les années ne sont pas importante. Pour ce qui est de la fin, cela fait peut-être allusion au moment où la décision fut prise pour en finir avec Jérusalem et le moment de l’exécution de la décision ce qui pourrait expliquer l’espace-temps entre la mort de Christ, la fin de la prophétie 7 ans plus tard et la destruction de Jérusalem en 70 apr. J.-C. Ce ne sont que des hypothèses qui sont formulées ici, mais tout de même plausibles.

L’Oint et l’antichrist : une réévaluation scripturaire plus juste

Selon l’enseignement dispensationaliste, il est généralement interpété que l’oint est l’antichrist et c’est pour cela que la doctrine reporte la dernière semaine à la fin des temps en stipulant que c’est l’antichrist qui va pénétrer dans le temple. Ce qui, bien entendu, nécessite la construction d’un troisième temple pou que celui-ci puisse le profaner. Cependant, l’antichrist ne peut pas être l’oint selon les principes de la Bible. Maintenant, regardons ce que signifie le concept d’oint dans la Bible.

Dans la Bible, le terme « oint » fait référence à une personne ou à une chose qui a été consacrée ou mise à part pour une mission spécifique par l’onction, c’est-à-dire l’application d’huile, en signe de bénédiction divine ou de pouvoir spirituel. Déjà-là, j’ai du mal à comprendre que ce soit l’antichrist qui soit oint.  

Le mot « oint » est dérivé du verbe « oindre », qui signifie appliquer de l’huile sur quelqu’un ou quelque chose. Cette pratique avait une signification profonde dans les temps bibliques, indiquant la consécration de quelqu’un pour une mission spécifique, sous la protection ou la bénédiction de Dieu. L’onction avait principalement trois significations :

D’abord, les rois, prêtres, et parfois les prophètes étaient « oints » pour symboliser leur sélection par Dieu pour un rôle particulier. Par exemple pour David, il est dit :

Puis, nous avons aussi un exemple pour les prêtres de l’ancienne alliance comme nous le voyons dans ce passage de Lévitique 8.12 :

Finalement, l’onction est aussi un symbole de l’autorité divine donnée à une personne pour accomplir une tâche spécifique. Nous avons un exemple d’Élie qui oignit Élisée. Il le fit parce que Dieu lui demanda de le faire :

Maintenant, le terme hébreu « Mashiach », qui signifie « l’oint », s’applique spécifiquement au Messie. Dans le Nouveau Testament, Jésus est reconnu comme « l’Oint de Dieu », celui qui a été choisi par Dieu pour être le Sauveur et Roi éternel. La particularité avec Jésus, contrairement aux hommes, c’est que c’est Dieu lui-même qui l’a oint. Nous voyons cela en Luc 4.18 :

L’apôtre Pierre va aussi confirmer ce fait lorsqu’il apportait la Parole dans la maison de Corneille :

Le terme « Oint » prend une signification messianique particulière dans l’Ancien Testament. Les prophètes annonçaient la venue d’un Oint du Seigneur qui serait le Messie promis, celui qui délivrerait Israël et établirait un règne de justice. Par exemple, le Psaume 2 parle d’un roi oint par Dieu pour régner sur les nations, une prophétie qui pointe vers Jésus.

Le problème est que lorsque nous appliquons le terme « oint » de Daniel 9.27 à l’antichrist cela va à l’encontre de la définition du mot « oint » que la Bible en fait. Il n’est jamais mentionné nul part que l’antichrist est oint. Ce terme « oint » s’applique, ici dans ce passage, uniquement au Seigneur Jésus. 

Conclusion

L’oint, selon la Bible, désigne une personne ou un objet consacré par Dieu pour un but particulier, que ce soit pour la royauté, la prêtrise, ou une mission spéciale. L’usage le plus significatif de ce terme dans la tradition chrétienne est celui du Messie, Jésus-Christ, l’Oint de Dieu, qui a accompli la rédemption du monde. Nous pouvons donc en déduire sans nous tromper que la prophétie des 70 septaines de Daniel ne concerne pas l’antichrist ou une fin des temps différée, mais plutôt la venue du Messie, la destruction de Jérusalem et la fin du système sacrificiel avec la mort de Jésus-Christ. L’usage du terme « oint » dans ce passage fait référence exclusivement au Messie, et non à une figure de l’antichrist. La prophétie nous rappelle que tout a été accompli en Christ, y compris l’accomplissement des promesses de justice et de rédemption.

À l’Église qui est à Pergame (Apocalypse 2.12-17)

La lettre à l’Église de Pergame met en avant la nécessité de rester fidèle à Christ face à l’idolâtrie et aux compromis. Bien que certains aient maintenu leur foi malgré les pressions, d’autres ont toléré des doctrines erronées. Christ appelle à la repentance et promet une récompense spirituelle aux vainqueurs, soulignant l’importance de la pureté dans la foi.

Une lettre qui nous interpelle encore aujourd’hui

La lettre adressée à l’Église de Pergame, dans le livre de l’Apocalypse, est à la fois encourageante et solennelle. Pergame était une ville renommée pour ses temples païens, son culte impérial obligatoire et une forte présence de l’idolâtrie. C’était une atmosphère spirituellement oppressante, où être fidèle à Christ pouvait coûter très cher. Et pourtant, certains croyants dans cette ville avaient tenu bon. D’autres, cependant, s’étaient laissés influencer, tolérant des compromis qui dénaturaient l’enseignement du Seigneur.

Ce message, bien qu’écrit au premier siècle, nous met en garde de manière très actuelle contre le danger d’un christianisme accommodant, qui cherche à faire cohabiter la vérité de l’Évangile avec les valeurs d’un monde hostile à Dieu. Le Christ, qui connaît toutes choses, félicite ce qui est bon, mais confronte ce qui est mauvais, et appelle son Église à la repentance et à la fidélité.

Nous allons méditer ce passage à travers cinq aspects : l’identité de Christ, les éloges adressés à l’Église, le reproche suivi d’un appel à la repentance, la promesse pour les vainqueurs, et enfin l’application pour l’Église d’aujourd’hui.

Cette lettre est un appel prophétique au réveil : une Église peut être fidèle extérieurement, mais en danger spirituel si elle commence à tolérer des compromis. Le réveil ne se produit que lorsque la vérité reprend toute sa place, et que le peuple de Dieu rejette l’impureté du monde pour embrasser pleinement la sainteté de Christ.

Celui qui parle : Christ et l’épée à deux tranchants (v.12)

Le message commence par une présentation solennelle : « Voici ce que dit celui qui a l’épée aiguë, à deux tranchants. » Cette image est une référence directe à la Parole de Dieu, telle qu’elle est décrite dans Hébreux 4:12 : une parole vivante et efficace, qui pénètre jusqu’au fond du cœur pour discerner les intentions et juger selon la vérité. Ici, Jésus se présente comme celui qui vient avec autorité pour trancher, non selon les apparences ou les traditions humaines, mais selon la pureté de sa Parole.

L’Église de Pergame, bien qu’ayant montré de la fidélité, avait toléré des enseignements erronés. Christ rappelle dès le début que sa Parole est le critère ultime : elle juge, elle éclaire, elle corrige. Si l’Église s’écarte de ce fondement, elle s’expose à son jugement. Nous ne devons jamais oublier que seule la Parole de Dieu peut discerner ce qui est juste et vrai, et que tout compromis avec l’erreur, même en apparence mineur, devient une offense grave aux yeux de celui qui tient l’épée.

La fidélité au milieu des ténèbres (v.13)

Jésus poursuit avec des paroles de reconnaissance : « Je sais où tu demeures : là où est le trône de Satan. Tu retiens mon nom, et tu n’as pas renié ma foi, même aux jours d’Antipas, mon témoin fidèle, qui a été mis à mort chez vous, là où Satan a sa demeure. »

Pergame était l’un des centres les plus actifs du paganisme romain. Les temples dédiés à Zeus, Athéna, Dionysos et Asclépios dominaient la ville, tout comme le culte impérial, qui exigeait des citoyens qu’ils reconnaissent César comme dieu. Dans un tel contexte, rester attaché au nom de Jésus était un acte de courage spirituel. L’expression « trône de Satan » évoque la puissance des ténèbres régnant dans cette cité.

Malgré cela, certains croyants avaient persévéré, refusant de renier leur foi, même quand cela leur coûtait la vie. Antipas, présenté par Jésus comme « mon témoin fidèle », avait payé de son sang sa fidélité à Christ. Ce titre — « témoin fidèle » — est d’ailleurs un titre que l’Apocalypse donne à Jésus lui-même, montrant ainsi combien Antipas avait suivi son Maître jusqu’au bout. Ces paroles nous rappellent que Jésus voit tout, connaît nos combats, et honore ceux qui lui demeurent fidèles même dans l’épreuve.

L’exemple d’Antipas montre qu’un seul croyant fidèle peut faire briller la lumière au cœur des ténèbres. Le réveil ne commence pas toujours dans les masses, mais souvent avec un témoin fidèle, prêt à aller jusqu’au bout par amour pour Christ. C’est par des cœurs brûlants dans des lieux corrompus que Dieu envoie le réveil.

Le danger du compromis et l’appel à la repentance (v.14-16)

Mais après l’éloge, vient le reproche. Jésus dit : « J’ai quelque chose contre toi : tu as là des gens attachés à la doctrine de Balaam, qui enseignait à Balak à mettre une pierre d’achoppement devant les fils d’Israël… De même, toi aussi, tu as des gens attachés à la doctrine des Nicolaïtes. Repens-toi donc. »

Le Seigneur n’accuse pas ici l’ensemble de l’Église, mais il lui reproche de tolérer en son sein des personnes qui suivent des doctrines destructrices. La référence à Balaam renvoie à un épisode bien connu de l’Ancien Testament (Nombres 25 et 31), où le prophète Balaam, bien que connaissant la vérité, a incité le peuple d’Israël à se compromettre dans l’idolâtrie et l’immoralité. C’est exactement ce qui se produisait à Pergame : certains croyants acceptaient de participer aux pratiques païennes, sous prétexte de liberté ou de tolérance.

La doctrine des Nicolaïtes allait dans le même sens : elle proposait un mélange entre la foi chrétienne et les valeurs du monde. Jésus l’avait déjà condamnée dans la lettre à l’Église d’Éphèse, et ici, il insiste sur la gravité de cette compromission. Ce que Christ demande, c’est une repentance immédiate et radicale. Sinon, il viendra lui-même combattre ceux qui propagent ces erreurs — et il le fera avec l’épée de sa bouche, c’est-à-dire avec la puissance tranchante de sa Parole.

Ce message est clair : l’Église ne peut pas tolérer le péché, l’idolâtrie ou l’enseignement de doctrines qui affaiblissent la sainteté et la vérité. Le compromis est une maladie spirituelle qui, si elle n’est pas traitée, mènera à la ruine.

Le compromis est l’ennemi du réveil. Là où le péché est toléré, l’Esprit se retire. Le réveil véritable vient toujours avec la repentance. Une Église réveillée ne flirte pas avec le monde : elle se purifie dans la Parole, elle se sanctifie dans la vérité, elle se relève dans la crainte du Seigneur. Refuser de se repentir, c’est s’exposer à être corrigé par le Christ lui-même.

Une promesse glorieuse pour les vainqueurs (v.17)

La lettre se termine sur une promesse pleine d’espérance : « À celui qui vaincra, je donnerai de la manne cachée, et je lui donnerai un caillou blanc, et sur ce caillou est écrit un nom nouveau, que personne ne connaît, si ce n’est celui qui le reçoit. »

La manne cachée fait écho à la nourriture que Dieu a donnée à Israël dans le désert, mais ici, elle symbolise bien plus : elle représente la communion intime avec Christ, la nourriture céleste, spirituelle et éternelle que seul le Seigneur peut offrir. Elle s’oppose aux festins impurs liés à l’idolâtrie : alors que le monde offre une nourriture trompeuse, Christ promet un pain véritable, qui rassasie l’âme.

Quant au caillou blanc, il peut évoquer plusieurs réalités culturelles antiques. Dans les tribunaux, un caillou blanc symbolisait l’acquittement, tandis qu’un caillou noir indiquait la condamnation. Par ailleurs, dans certains banquets, un caillou blanc servait de billet d’entrée. Ce symbole montre que le croyant fidèle est justifié, accepté, et accueilli dans la présence même de Dieu. Le « nom nouveau » gravé sur ce caillou parle de l’identité nouvelle que Christ donne à chacun de ses enfants. Ce nom est personnel, connu de Dieu seul, et marque une relation unique entre le Sauveur et celui qui a persévéré.

Ce que Christ promet, le monde ne peut jamais l’offrir. Là où les doctrines corrompues promettent liberté et plaisir, Christ promet la vraie nourriture de l’âme, l’identité éternelle, la communion parfaite avec Dieu. Le réveil restaure cette faim pour la manne cachée, cette soif pour l’intimité avec le Seigneur. C’est dans le lieu secret que se prépare le triomphe des vainqueurs.

Et aujourd’hui ?

Ce message à l’Église de Pergame n’est pas seulement historique. Il s’adresse aussi à nous, aujourd’hui. Il nous rappelle que la fidélité à Christ est possible, même dans un monde hostile. Mais il nous avertit aussi : le compromis avec le péché est un danger réel, et l’Église ne peut pas rester passive face à ce qui corrompt la vérité.

Nous avons besoin, plus que jamais, de rester ancrés dans la Parole de Dieu, qui est notre seul guide sûr. Et nous devons prendre au sérieux l’appel à la repentance chaque fois que nous identifions dans nos vies — ou dans nos Églises — des zones d’ombre, de tolérance à l’erreur ou d’indifférence spirituelle.

Jésus ne nous appelle pas à une foi confortable, mais à une fidélité courageuse. Et à ceux qui persévèrent, il promet sa présence, sa justice, et une récompense éternelle.

Le réveil spirituel exige un refus radical du compromis. Il n’y a pas de réveil sans séparation d’avec le mal. Il ne s’agit pas seulement de dénoncer l’erreur, mais de se nourrir chaque jour à la table de Christ, dans la vérité, la pureté et l’obéissance.

Le réveil ne commence pas dans l’Église… tant qu’il ne commence pas dans mon cœur.

Révélation et autorité divine (Apocalypse 1.1-8)

Le livre de l’Apocalypse, souvent mal interprété, est avant tout une révélation spirituelle symbolique. Il appelle l’Église à la fidélité et à la sainteté, soulignant l’amour de Christ et son retour imminent. Les croyants doivent lire, écouter et obéir à ce message pour vivifier leur foi et leur engagement.

Introduction : Une révélation souvent mal comprise

Le livre de l’Apocalypse suscite un grand intérêt parmi les chrétiens, mais aussi beaucoup d’interprétations divergentes et parfois erronées. Certains le lisent comme un récit strictement littéral des événements futurs, tandis que d’autres y projettent des systèmes théologiques complexes comme le prétérisme ou le dispensationalisme. Pourtant, l’Apocalypse est d’abord et avant tout une révélation spirituelle transmise en langage hautement symbolique, un message prophétique adressé à l’Église de tous les temps.

Elle n’est pas seulement destinée à informer, mais à réveiller. L’Apocalypse agit comme une trompette spirituelle, destinée à secouer une Église parfois endormie, tiède ou distraite, pour la ramener à la fidélité, à la sainteté, et à l’adoration véritable. Ce livre est une convocation céleste au réveil.

Dans ce premier passage (Apocalypse 1.1–8), nous découvrons trois éléments essentiels :

  1. L’origine divine du message
  2. L’objectif de la révélation
  3. L’identité glorieuse de Jésus-Christ comme Roi et Seigneur souverain

En étudiant ce texte, nous éviterons les pièges des fausses doctrines et chercherons à en tirer une compréhension spirituelle fidèle à l’Écriture.

1. L’origine divine du message prophétique

Le livre s’ouvre ainsi :

Le mot Apocalypse vient du grec apokalypsis, qui signifie révélation, dévoilement. Ce livre n’est donc pas une énigme à résoudre, mais un message divinement inspiré, rendu accessible à ceux qui ont des oreilles pour entendre. L’origine du message est clairement tracée : il vient de Dieu le Père, transmis à Jésus-Christ, puis envoyé par un ange à Jean, qui à son tour le communique aux Églises. Cette chaîne céleste atteste du caractère sacré et autorisé du contenu.

L’expression « ce qui doit arriver bientôt » ne doit pas être comprise comme une indication temporelle stricte. Le mot grec en tachos évoque plutôt la certitude et l’imminence prophétique dans le plan de Dieu. Il ne s’agit donc pas d’un calendrier des événements futurs, mais d’une vision spirituelle continue qui concerne l’histoire entière de l’Église depuis l’ascension du Christ jusqu’à son retour.

2. Un appel à lire, écouter et obéir

Le verset suivant affirme :

Trois attitudes sont ici bénies : lire, écouter, et obéir. Il ne suffit pas de se contenter d’une lecture intellectuelle ou curieuse ; ce livre demande une réponse spirituelle. Il est destiné à fortifier les croyants dans leur marche avec Dieu, à les encourager dans la fidélité et la persévérance, en leur rappelant que le Seigneur est proche.

Le temps est proche, car les événements décrits — tribulations, persécutions, appels à la repentance et à la foi — se déploient déjà depuis l’époque apostolique jusqu’à aujourd’hui. L’Apocalypse est donc un livre vivant et actuel, à recevoir avec foi.

C’est en vivant cette Parole que le réveil devient possible. Chaque génération a besoin d’un retour à la Parole prophétique pour raviver la flamme. Le réveil spirituel ne commence pas dans les émotions, mais dans l’écoute humble, suivie d’une obéissance radicale à ce que Dieu déclare. L’Apocalypse, bien comprise, allume cette passion dans les cœurs.

3. Une salutation adressée à l’Église universelle

Jean poursuit avec cette salutation :

Les sept Églises étaient bien réelles à l’époque de Jean, mais le chiffre sept, symbole biblique de plénitude, indique aussi qu’elles représentent l’Église universelle dans sa totalité. Ce qui signifie que le message s’adresse bien à tous les croyants de tous les temps.

Dieu est présenté comme « celui qui est, qui était et qui vient » : cela souligne sa souveraineté éternelle sur le passé, le présent et l’avenir. Les « sept esprits » symbolisent quant à eux la plénitude du Saint-Esprit, en accord avec Ésaïe 11.2. Jésus-Christ est proclamé comme le témoin fidèle, celui qui a parfaitement révélé le Père (Jean 14.9), le premier-né d’entre les morts, c’est-à-dire le premier ressuscité avec un corps glorifié, et le souverain des rois de la terre. Il règne déjà, même si son règne sera pleinement manifesté lors de son retour.

4. Jésus-Christ, Rédempteur et Souverain Sacrificateur

Jean poursuit avec cette déclaration exaltante :

Tout part de l’amour de Christ. C’est cet amour qui a conduit à notre rédemption par son sang, un salut déjà accompli et non à venir. Ce salut fait de nous un royaume de prêtres, une communauté consacrée à Dieu pour le servir et proclamer son Évangile. L’Église n’est pas une entité passive en attente du retour du Seigneur ; elle est active, appelée à régner spirituellement et à intercéder pour le monde, à l’image des sacrificateurs de l’Ancien Testament.

Une Église réveillée, c’est une Église qui vit son sacerdoce avec passion. Le réveil ne consiste pas seulement à ressentir la présence de Dieu, mais à répondre à son amour par une vie consacrée, active, rayonnante. Christ nous a libérés pour que nous servions, proclamions, intercédions. Voilà le fruit d’un cœur réveillé.

5. Une annonce glorieuse : Jésus revient !

Enfin, Jean proclame :

Le retour de Jésus est visible, glorieux, universel. Il ne s’agit pas d’un enlèvement secret, mais d’une manifestation publique où « tout œil le verra », y compris ceux qui l’ont rejeté. Il revient sur les nuées, en accomplissement des prophéties de Daniel 7.13 et Matthieu 24.30.

Jésus est l’Alpha et l’Oméga, le commencement et la fin, le Seigneur de toute l’histoire. Cette déclaration nous rappelle que toute chose trouve son origine et son accomplissement en Lui. Il est le Tout-Puissant, rien ne lui échappe.

Le réveil spirituel jaillit toujours là où le peuple de Dieu retrouve le feu de l’attente du retour du Seigneur. Là où l’on vit comme si Jésus pouvait revenir à tout instant, le compromis recule, la prière augmente, l’amour s’intensifie. L’Apocalypse nous appelle à vivre dans cette urgence sacrée, dans cette flamme du « bientôt ».

Conclusion : Vivons comme des témoins fidèles

Ce passage introductif du livre de l’Apocalypse nous enseigne des vérités fondamentales :

  • Dieu règne souverainement sur l’histoire du monde.
  • Jésus-Christ est vivant, glorieux, et déjà à l’œuvre dans son Église.
  • Le temps est proche, et nous sommes appelés à vivre dans la fidélité, la sainteté et l’espérance.

L’Apocalypse n’est pas un livre de peur, mais de promesse et de puissance. Il nous appelle à être des témoins fidèles, engagés dans notre foi, consacrés à Dieu, et pleins d’espérance dans l’attente du retour glorieux de notre Seigneur.

Vivons-nous comme ceux qui ont entendu, compris, et gardé cette révélation ?

C’est le temps du réveil. Ce texte ne nous invite pas à spéculer, mais à nous réveiller. À remettre nos cœurs en règle. À redécouvrir la grandeur de Jésus. À vivre pour sa gloire.

L’Apocalypse commence avec un message clair : Dieu règne, Christ revient, et l’Église doit se lever.

La fin des temps commence avec la venue de Jésus (Introduction)

La venue de Christ a inauguré un tournant décisif dans l’histoire du salut, marquant le début des « derniers temps ». Ce n’est pas seulement un événement futur, mais un appel à un changement radical et à un éveil spirituel. L’Apocalypse révèle toute cette période, exhortant l’Église à vivre dans l’attente active de son retour.

Introduction

Mon point de vue, et je tiens à le spécifier, est que la venue de Christ a marqué un tournant décisif dans l’histoire du salut. Ce tournant est bien plus qu’un événement théologique : c’est un appel à un changement radical de vie. Dès sa venue, Jésus a allumé un feu sur la terre (Luc 12.49), un feu qui devait embraser les cœurs, réveiller les consciences et lancer le peuple de Dieu dans une marche fervente et fidèle. La fin des temps n’est donc pas seulement un cadre prophétique, mais un moment de réveil pour l’Église dans chaque génération.

Par son incarnation, son ministère, sa mort et sa résurrection, Il a inauguré ce que la Bible appelle « les derniers temps » ou encore « la fin des temps ». Contrairement à l’idée répandue que cette période est strictement future, l’Écriture nous enseigne qu’elle a commencé avec la première venue de Christ et se poursuivra jusqu’à son retour glorieux au dernier jour.

Ainsi, nous pouvons constater que le livre de l’Apocalypse couvre toute cette période de la nouvelle alliance et dévoile le plan de Dieu jusqu’à l’établissement définitif de son règne éternel. Lorsqu’on comprend cette réalité, la lecture de l’Apocalypse devient plus claire. Nous réalisons qu’il ne s’agit pas uniquement des derniers événements du monde, mais d’une révélation qui englobe toute l’ère du Nouveau Testament.

Examinons maintenant quelques passages bibliques qui étayent cette perspective.


1. Jésus inaugure la fin des temps

La Bible affirme clairement que la venue de Jésus a marqué le début de la fin des temps.

Hébreux 1.1-2

« Après avoir autrefois, à plusieurs reprises et de plusieurs manières, parlé à nos pères par les prophètes, Dieu, dans ces derniers temps, nous a parlé par le Fils. »

Ce passage souligne que l’histoire du salut atteint son sommet avec Jésus. Dieu parlait autrefois par les prophètes, mais maintenant, Il parle directement par son Fils. Cela marque une transition décisive vers la révélation finale.

Actes 2.16-17

« Mais c’est ici ce qui a été dit par le prophète Joël : Dans les derniers jours, dit Dieu, je répandrai de mon Esprit sur toute chair. »

Pierre cite Joël pour montrer que l’effusion du Saint-Esprit à la Pentecôte est un signe que les « derniers jours » ont commencé.

1 Corinthiens 10.11

« Ces choses leur sont arrivées pour servir d’exemples, et elles ont été écrites pour notre instruction, à nous qui sommes parvenus à la fin des siècles. »

Paul affirme que les croyants du Nouveau Testament vivent déjà « à la fin des siècles ».

1 Jean 2.18

« Petits enfants, c’est la dernière heure. Vous avez appris qu’un antichrist vient, mais il y a déjà maintenant plusieurs antichrists : par là nous connaissons que c’est la dernière heure. »

Jean déclare que « la dernière heure » est déjà en cours, marquée par l’apparition de faux enseignants.

Hébreux 9.26

« Mais maintenant, à la fin des siècles, Il a paru une seule fois pour abolir le péché par Son sacrifice. »

Jésus est venu « à la fin des siècles », confirmant que son œuvre marque l’accomplissement des temps.

Dès les premiers jours de l’Église, ce message n’était pas destiné à susciter la peur, mais à éveiller. La fin des temps, telle que les apôtres la vivaient déjà, était un temps d’attente active, de consécration, d’évangélisation fervente et de vigilance. Il ne s’agissait pas de spéculer sur des dates, mais de vivre comme si Christ revenait demain. Voilà le cœur du réveil biblique : vivre chaque jour comme si c’était le dernier, avec passion, sainteté et foi.


2. L’Apocalypse : une révélation sur toute la période de la fin des temps

Le livre de l’Apocalypse ne se limite pas aux derniers événements de l’histoire, mais couvre toute l’ère entre la première et la seconde venue de Christ.

Apocalypse 1.1-3

« Révélation de Jésus-Christ […] pour montrer à Ses serviteurs ce qui doit arriver bientôt. »

L’Apocalypse concerne ce qui « doit arriver bientôt », dès l’époque de Jean, et non seulement à la fin du monde.

Apocalypse 1.19

« Écris donc les choses que tu as vues, celles qui sont et celles qui doivent arriver ensuite. »

Jésus demande à Jean d’écrire :

  • Ce qu’il a vu (l’incarnation de Christ),
  • Ce qui est (l’Église de son époque),
  • Ce qui doit arriver (l’avenir jusqu’au retour de Christ).

Apocalypse 12.1-6

« Un grand signe parut dans le ciel : une femme enveloppée du soleil […] Elle enfanta un fils, qui doit paître toutes les nations avec une verge de fer. »

Cette vision symbolique représente :

  • La femme : le peuple de Dieu dans la nouvelle alliance,
  • L’enfant : Christ,
  • Le dragon : Satan.

Elle illustre le conflit spirituel qui s’étend sur toute l’ère chrétienne. Ce conflit spirituel qui traverse l’ère chrétienne n’est pas simplement cosmique : il est personnel. Le dragon cherche encore aujourd’hui à étouffer la foi, à distraire les croyants, à refroidir l’amour. L’Église est donc appelée à rester éveillée, à combattre spirituellement, à se réfugier dans la présence de Dieu et à tenir ferme. L’Apocalypse est un manuel de réveil en pleine guerre.

Apocalypse 20.1-6

« Je vis un ange descendre du ciel […] Il saisit le dragon, le serpent ancien […] et le lia pour mille ans. »

Le « millénium » symbolise la période où Christ règne spirituellement par son Église avant le jugement final c’est une période de temps indéterminé d’où la signification du chiffre 1000.

Le règne avec Christ commence dès ici-bas, dans la fidélité, dans le témoignage, dans la résistance au mal. Ceux qui vivent aujourd’hui une vie consacrée, en refusant la marque du compromis, participent déjà au réveil de Dieu dans cette génération. Ce passage nous rappelle que même au cœur des ténèbres, Dieu se réserve un peuple éveillé, prêt à régner avec Christ.


3. Le retour de Christ : l’aboutissement de la fin des temps

Si la fin des temps a commencé avec Jésus, elle s’achèvera par son retour glorieux.

Matthieu 24.3-14

Jésus décrit les signes avant-coureurs (guerres, persécutions, apostasie, prédication mondiale de l’Évangile) qui caractérisent toute cette période.

2 Timothée 3.1

« Sache que dans les derniers jours, il y aura des temps difficiles. »

Paul avertit que les « derniers jours » seront marqués par une dégradation morale.

La perspective du retour imminent de Christ a toujours été, dans l’histoire de l’Église, le détonateur de réveils puissants. Là où ce message est prêché dans la crainte de Dieu, il produit la repentance, la sainteté, et un amour renouvelé pour Jésus. C’est en vivant chaque jour comme un veilleur de nuit que le peuple de Dieu reste prêt. Le retour de Christ n’est pas une date à deviner, mais un feu à entretenir.

Apocalypse 22.12-13

« Voici, je viens bientôt […] Je suis l’Alpha et l’Oméga, le premier et le dernier. »

Jésus annonce son retour imminent, scellant ainsi l’accomplissement final de l’histoire.


Conclusion

Les événements décrits dans l’Apocalypse ne concernent pas uniquement la fin du monde, mais toute la période entre la première et la seconde venue de Christ. La fin des temps a commencé avec Jésus et se poursuit jusqu’à son retour.

En comprenant cela, l’Apocalypse devient plus claire : elle révèle non seulement l’avenir, mais aussi le présent. Nous vivons déjà dans les derniers jours, appelés à veiller, persévérer et annoncer l’Évangile jusqu’à ce que Christ revienne établir son règne éternel.

Voilà pourquoi l’Apocalypse est aussi un appel urgent au réveil. Elle secoue nos routines religieuses, dénonce la tiédeur spirituelle (Apocalypse 3.16), et nous invite à rallumer le feu du premier amour. Ce livre ne se lit pas seulement avec l’intellect, mais avec le cœur ouvert à l’Esprit. Il s’adresse à une Église en veille, à des croyants en marche, à des cœurs brûlants pour le retour du Seigneur.

« Celui qui atteste ces choses dit : Oui, je viens bientôt. Amen ! Viens, Seigneur Jésus ! »(Apocalypse 22:20)

Le genre littéraire du livre de l’Apocalypse (Introduction)

L’Apocalypse est un livre biblique fascinant et mystérieux, utilisant un langage symbolique pour délivrer des révélations divines sur la fin des temps. Il appelle les croyants à la fidélité et au réveil spirituel, soulignant la souveraineté de Dieu, l’importance de vivre dans la vérité et l’espérance d’une nouvelle Jérusalem éternelle.

Introduction

Selon moi, le livre de l’Apocalypse est l’un des livres les plus mystérieux et en même temps des plus fascinants de toute la Bible. Celui-ci suscite à la fois émerveillement et crainte en raison de ses visions impressionnantes et de ses prophéties sur la fin des temps. Mais plus encore, il provoque une profonde introspection. Car le but de ce livre n’est pas de nourrir notre curiosité, mais de réveiller notre cœur. L’Apocalypse est une trompette spirituelle que Dieu fait sonner pour secouer les consciences, réveiller l’Église, et appeler les croyants à la fidélité dans des temps troublés., pour bien comprendre ce livre, il est primordial d’examiner son genre littéraire.

Le livre de l’Apocalypse appartient au genre apocalyptique. C’est un style qui utilise des symboles, des visions et des images pour révéler des vérités spirituelles cachées et profondes. Nous retrouvons également ce type d’écrits dans d’autres écrits bibliques comme dans le livre de Daniel et certaines sections des livres d’Ésaïe, d’Ézéchiel et de Zacharie.

Un livre de révélation de Dieu 

Le terme « apocalypse » signifie « révélation » ou « dévoilement ». Contrairement à une simple prédiction de l’avenir, l’Apocalypse de Jean, est une révélation divine qui utilise un langage symbolique pour transmettre un message aux croyants.

J’aimerais mentionner que le mot Apocalypse n’a rien à voir avec l’utilisation que le monde en fait actuellement. À vraie dire, le mot révélation est une meilleure traduction pour ce livre parce que c’est ce que c’est plus précisément, une révélation de Dieu pour les temps de la fin. Son but est d’encourager et de fortifier les croyants.

Ce livre ne se limite pas à annoncer des événements futurs, mais il enseigne plutôt aux chrétiens comment vivre fidèlement, au milieu des tribulations, en attendant le retour du Seigneur Jésus. Mentionnons que ce livre s’adresse principalement aux croyants.

Cette révélation divine vise un objectif précis : faire sortir l’Église de sa tiédeur et l’amener à vivre dans la lumière de la vérité. Comme les lettres aux sept Églises le montrent au début du livre, le Seigneur veut réveiller ce qui est prêt de mourir, corriger ce qui est déformé, et raffermir ce qui est encore vivant. L’Apocalypse est une lettre de réveil envoyée du ciel.

Un langage hautement symbolique 

Le genre apocalyptique se caractérise par un usage abondant de symboles. Par exemple, les nombres ont une signification spirituelle plutôt que littérale:

  • Le chiffre 7 représente la plénitude et la perfection de Dieu.
  • Le chiffre 12 évoque le peuple de Dieu représenté par les 12 tribus d’Israël ambassadeurs de l’ancienne alliance et les 12 apôtres ceux-ci représentant la nouvelle alliance.
  • Le chiffre 666 est associé à l’Antichrist et à l’opposition à Dieu. Si le chiffre sept est le chiffre de Dieu, le chiffre 6 est celui des hommes.

Les animaux, les couleurs et les objets ont également des significations symboliques. Nous pouvons constater que le dragon représente Satan, la bête, pour sa part, incarne les puissances du mal, et la mer évoque souvent le chaos et l’instabilité des nations.

Une structure révélatrice et visionnaire 

L’Apocalypse est construite autour d’une série de visions successives, qui sont souvent introduites par des expressions telles que « je vis » ou « je regardai » selon les versions. Ces visions décrivent des scènes célestes, des jugements de Dieu et la victoire de Christ sur les forces du mal.

Cette structure vise à encourager les croyants persécutés, à travers les siècles et en ces moments de la fin, en leur montrant que Dieu contrôle l’histoire et que la victoire finale appartient à Christ.

Ces visions ne sont pas là pour impressionner, mais pour réveiller. Chaque image, chaque jugement, chaque scène céleste appelle à une décision : se conformer au monde ou marcher fidèlement avec Christ. L’Apocalypse révèle les coulisses du combat spirituel dans lequel l’Église est engagée — et c’est en ce sens un puissant appel au réveil.

Un message d’espérance et de victoire pour les croyants

Bien que le langage de l’Apocalypse puisse sembler terrifiant, ce qu’il nous faut savoir c’est que, son but principal est d’encourager les croyants à persévérer dans la foi pendant la période des tribulations. Le texte nous rappelle que malgré les tribulations et les persécutions, Dieu règne et son Royaume s’établira définitivement lors du retour du Seigneur Jésus.

Finalement, le livre se termine sur une note glorieuse avec la vision de la nouvelle Jérusalem, où Dieu habitera avec son peuple pour l’éternité sous de nouveaux cieux et sur une nouvelle terre.

Conclusion 

L’Apocalypse est un livre profondément symbolique qui utilise un langage de type apocalyptique pour révéler la souveraineté de Dieu et l’issue finale de l’histoire de l’humanité. Comprendre son genre littéraire permet d’éviter les interprétations erronées et de saisir le message d’espérance et d’encouragement qu’il adresse aux chrétiens.

Ce livre n’est pas un simple étalage d’événements catastrophiques, c’est un appel vibrant au réveil. Il nous dit : “Que celui qui a des oreilles écoute ce que l’Esprit dit aux Églises” (Apocalypse 2.7). Il ébranle, il éclaire, il purifie. Il appelle les croyants à sortir de la tiédeur spirituelle et à vivre dans l’attente active du retour glorieux du Christ.

L’Apocalypse est le livre du réveil final de l’Église.

L’Apocalypse : un livre symbolique, prophétique, et non littéral (Introduction)

Le livre de l’Apocalypse est un appel au réveil spirituel, utilisant un langage hautement symbolique pour évoquer des vérités profondes sur la foi et la souveraineté de Dieu. Plutôt qu’un récit littéral de catastrophes, il transmet un message d’espérance, encourageant l’Église à se préparer et à vivre en accord avec la volonté divine.

Pourquoi parler de ce sujet ?

Le livre de l’Apocalypse fascine autant qu’il déroute. Pour certains, il s’agit d’un récit futuriste qui est rempli de catastrophes, de monstres et d’événements surnaturels. Tandis que pour d’autres, c’est un message codé à comprendre spirituellement.

Mais comment faut-il vraiment lire ce livre si particulier ? Et surtout, que veut-il réveiller en nous ?

Car au-delà des visions et des symboles, ce livre est un appel vibrant au réveil spirituel. Il interpelle l’Église endormie, l’invite à ouvrir les yeux, à discerner les temps, et à se lever pour briller au cœur des ténèbres. L’Apocalypse n’est pas un livre à débattre, mais une voix du ciel à écouter.Doit-on interpréter ses visions littéralement ou symboliquement ?

C’est ce que nous allons voir dans cet article. Nous allons aussi découvrir pourquoi l’Apocalypse est avant tout un livre prophétique rempli de symboles, et non un récit à prendre de façon littérale.


1. Le style apocalyptique, un langage hautement symbolique

Pour commencer, mentionnons que le mot « Apocalypse » vient du grec apokalypsis, qui signifie « révélation ». Ce genre littéraire est aussi utilisé ailleurs dans la Bible, notamment dans les livres de Daniel, Ézéchiel et Zacharie. Ce style se caractérise par des visions impressionnantes, des images puissantes et des chiffres riches de sens.

Prenons, par exemple, les quatre cavaliers qui sont décrits dans Apocalypse 6.1-8. Une lecture littérale impliquerait d’imaginer quatre cavaliers fantastiques parcourant la terre pour y semer la conquête, la guerre, la famine et la mort. Cependant, il s’agit ici de symboles qui représentent des forces spirituelles et des réalités historiques qui influencent le monde. Le cavalier blanc symbolise la propagation d’un message qui serait celui d’une conquête idéologique. Le cavalier rouge représente la guerre et la violence. Le cavalier noir fait référence à la famine et aux crises économiques. Enfin, le cavalier pâle évoque la mort et les épidémies.

Un autre exemple frappant se trouve dans Apocalypse 12.1-6, où une femme vêtue du soleil est poursuivie par un dragon rouge à sept têtes. Pour cette image, il est impossible de la prendre littéralement. Ici, la femme symbolise les croyants. L’enfant qu’elle met au monde représente Jésus-Christ. Quant au dragon, il est clairement identifié comme Satan dans Apocalypse 12.9.


2. Les chiffres dans l’Apocalypse ont une signification spirituelle

L’Apocalypse regorge de chiffres, mais ceux-ci ne doivent pas être compris comme des statistiques précises. Chacun d’eux possède une valeur symbolique importante.

Par exemple, le chiffre sept symbolise la perfection et l’accomplissement divin. Lorsque le livre parle des sept Églises dans les chapitres 2 et 3, il ne s’agit pas uniquement de sept communautés historiques de l’époque, mais plutôt de l’ensemble des Églises à travers le temps, représentant tous les types de situations spirituelles.

Un autre chiffre marquant est celui des 144 000 élus qui sont mentionnés dans Apocalypse 7.4 et 14.1-3. Ce nombre ne doit pas être interprété littéralement comme une limitation du nombre de sauvés s’appliquant uniquement à Israël. Il s’agit d’un chiffre symbolique : douze tribus d’Israël multipliées par douze apôtres, multipliés par mille, ce qui désigne une multitude complète et parfaite de rachetée. Ce symbole spirituel représente les rachetés de l’ancienne alliance et ceux de la nouvelle alliance. Les douze patriarches représentent l’ancienne alliance. Les douze apôtres sont les ambassadeurs de la nouvelle alliance. D’ailleurs, juste après cette vision, Jean voit une foule que personne ne pouvait compter, composée de toutes les nations (Apocalypse 7.9), ce qui confirme l’interprétation symbolique.

Le fameux chiffre 666, mentionné en Apocalypse 13.18, symbolise l’imperfection poussée à son comble. Dans la symbolique biblique, le chiffre six représente ce qui est incomplet ou imparfait, car il est inférieur à sept, qui est le chiffre de la perfection divine. Le triple six évoque un système profondément opposé à Dieu, et non un simple tatouage sur la peau ou une puce électronique implantée sous-cutanée. Il s’agit en fait d’une marque spirituelle, qui signifie une allégeance volontaire à un système inspiré par Satan.

Loin d’être un simple code secret, ces chiffres appellent l’Église à se reconnaître comme un peuple mis à part, appelé à la fidélité. Le réveil commence lorsque le peuple de Dieu comprend qui il est et à qui il appartient. Les 144 000, la grande foule, les vainqueurs : autant d’images qui réveillent l’identité spirituelle de l’Église et l’appellent à marcher dans la lumière.


3. Des visions célestes incompatibles avec une lecture littérale

Certaines descriptions présentes dans le livre de l’Apocalypse sont tout simplement impossibles à comprendre littéralement, car elles défient les lois de la logique et de la physique.

La description de la nouvelle Jérusalem, dans Apocalypse 21.10-21, en est un exemple frappant. Cette ville est décrite comme ayant une longueur, une largeur et une hauteur de plus de 2 200 kilomètres ! Une telle ville ne pourrait physiquement exister sur notre planète. Les matériaux utilisés pour la décrire qui sont de l’or pur, des pierres précieuses, des perles géantes ne doivent pas être pris au sens strict. Ils symbolisent la gloire, la pureté et la perfection du royaume de Dieu.

Dans Apocalypse 5.6, Jésus est représenté comme un agneau immolé ayant sept cornes et sept yeux. Il est évident que Jésus ne ressemble pas littéralement à un tel animal. Ces caractéristiques ont une signification somme toute symbolique parce que les cornes représentent sa puissance parfaite, tandis que les yeux désignent sa connaissance totale, son omniscience.

Ces scènes célestes ne sont pas données pour satisfaire notre imagination, mais pour allumer un feu dans nos cœurs. Elles nous montrent le Christ glorifié, adoré, victorieux. Et elles nous appellent à raviver notre adoration, à recentrer notre foi sur l’essentiel, à vivre dès maintenant dans la réalité du ciel. Le réveil commence lorsque notre regard est fixé non plus sur la terre, mais sur le trône.


4. Une lecture littérale mène à des absurdités

Lorsqu’on lit certains passages de manière littérale, on se heurte à des absurdités qui n’ont aucun sens sur le plan physique ou logique.

Par exemple, dans Apocalypse 17.3-5, une prostituée est décrite comme étant assise sur une bête à sept têtes. Il est clair qu’il ne s’agit pas d’une femme réelle. Cette image symbolise un système religieux corrompu, une fausse religion qui exerce une influence spirituelle néfaste à travers le monde.

Dans Apocalypse 19.15, il est dit que Jésus a une épée qui sort de sa bouche. Là encore, il ne s’agit pas d’une arme physique. Cette image symbolise plutôt la puissance de sa parole, tranchante comme une épée, comme le confirme Hébreux 4.12.

Enfin, Apocalypse 6.13-14 évoque des étoiles tombant sur la terre. Si cela devait être pris littéralement, notre planète serait immédiatement anéantie parce qu’il y a des étoiles beaucoup plus grosses que notre terre. En réalité, cette image évoque l’effondrement des puissances célestes, spirituelles ou politiques, qui dominaient le monde.

Lire littéralement ces images, c’est manquer le cœur du message : un appel à la repentance, à la persévérance, à la sainteté. Le réveil ne viendra pas d’une meilleure compréhension intellectuelle, mais d’un cœur brisé devant la grandeur de Dieu révélée dans ces visions.


5. L’Apocalypse est en continuité avec les livres prophétiques de l’Ancien Testament

Ce que nous pouvons considérer est que, l’apôtre Jean, l’auteur de l’Apocalypse n’invente pas de nouveaux symboles. Ceux-ci s’inscrivent dans la continuité des prophètes de l’Ancien Testament, en reprenant et en développant leurs images.

Dans Daniel, chapitre 7, on retrouve des bêtes représentant des empires successifs. Ces bêtes ne sont pas des créatures monstrueuses réelles, mais des symboles de systèmes politiques et militaires. Jean utilise la même image dans Apocalypse 13.1-2 pour désigner un pouvoir mondial inspiré par Satan. Il s’agit là aussi d’un langage symbolique.

Dans Apocalypse 11.1-2, Jean parle d’un Temple mesuré. Certains interprètent cela comme une indication de la reconstruction future du Temple à Jérusalem. Ce qui, selon moi, est peu probable. Toutefois, dans le Nouveau Testament, Paul enseigne que les croyants eux-mêmes sont le Temple de Dieu (1 Corinthiens 3.16). Il est donc plus juste de comprendre cette vision comme une allusion à l’Église, mesurée et gardée par Dieu.


Conclusion : Une révélation pleine d’espérance

L’Apocalypse n’est pas un film de catastrophes ni un récit apocalyptique destiné à semer la peur. C’est une révélation spirituelle et prophétique, profondément ancrée dans l’espérance chrétienne. Le livre utilise un langage hautement symbolique pour annoncer la victoire de Christ, fortifier l’Église, et révéler la souveraineté de Dieu sur l’histoire.

Lire le livre de l’Apocalypse de manière littérale peut conduire à des interprétations erronées et à des doctrines trompeuses. En revanche, une lecture spirituelle, fidèle aux Écritures et éclairée par l’Esprit, permet de comprendre que :

  • Dieu est souverain, même au cœur du chaos du monde.
  • L’Église est appelée à persévérer dans la foi, malgré l’opposition.
  • Jésus-Christ reviendra dans la gloire pour établir son royaume éternel.

L’Apocalypse est donc bien plus qu’une série de visions mystérieuses. C’est un message d’espérance et de victoire pour tous ceux qui sont unis à Christ.

L’Apocalypse est un livre de réveil. Chaque vision, chaque image, chaque mot est une étincelle envoyée pour rallumer le feu éteint dans les cœurs. Ce livre secoue notre tiédeur, expose nos compromis, et nous appelle à une consécration totale.

Le véritable enjeu de ce livre n’est pas de connaître l’heure, mais d’être prêt.

L’Apocalypse est un cri divin : Prépare-toi ! Réveille-toi ! Adore le seul vrai Roi !
Elle nous arrache à notre sommeil spirituel, brise notre confort religieux et nous propulse dans une vie de sainteté, de persévérance et d’espérance.


L’Apocalypse : un cycle de révélation spirituelle plutôt qu’un récit chronologique (Introduction)

Le livre de l’Apocalypse présente une structure complexe et non chronologique, utilisant des visions cycliques qui se superposent pour transmettre des messages spirituels profonds. Il invite à un réveil personnel et collectif, soulignant l’importance de l’adoration et de la préparation plutôt que la connaissance précise des événements futurs.

Introduction

Le livre de l’Apocalypse est un livre fascinant. Seulement, il est facile de s’y perdre dans tous ces images et symboles. L’une des erreurs courantes est de considérer le livre de l’Apocalypse comme une présentation chronologique des différents événements qui sont présentés. Pourtant, une lecture attentive du texte révèle une structure bien plus complexe, où les visions semblent se répéter, se superposer et se répondre, plutôt que de suivre un ordre chronologique. Ce qui me fait dire que pour bien comprendre le livre de l’Apocalypse celui-ci ne peut pas être pris dans un sens chronologique. Parce que cette approche non linéaire repose sur plusieurs éléments :

  • Le texte avance par cycles → L’Apocalypse raconte les événements en revenant plusieurs fois sur les mêmes thèmes, mais sous des angles différents, plutôt qu’en suivant une chronologie linéaire stricte.
  • Un style prophétique → Le langage utilisé est symbolique et rempli d’images puissantes pour transmettre des messages spirituels profonds.
  • Des visions qui se répètent sous différentes formes → Certains passages décrivent des événements similaires mais avec des détails différents, comme si on voyait la même scène sous plusieurs perspectives.
  • Des scènes qui dépassent le temps → Certaines visions montrent des réalités célestes qui ne sont pas limitées à une époque précise, elles concernent toute l’histoire humaine ou l’éternité.
  • Peu de précisions sur le temps exact → L’Apocalypse ne donne pas toujours des repères clairs sur le moment exact où les événements se produisent, ce qui rend son interprétation temporelle plus complexe.

Ces caractéristiques invitent à considérer l’Apocalypse non comme une suite d’événements à venir dans un cadre temporel défini, …mais comme une révélation destinée à réveiller l’Église. Chaque cycle, chaque image, chaque appel est un coup de trompette céleste pour secouer les consciences assoupies, rallumer la passion pour Christ, et recentrer le peuple de Dieu sur l’essentiel.

L’Apocalypse ne cherche pas à satisfaire la curiosité chronologique, mais à provoquer un sursaut spirituel. Elle parle au cœur de l’Église en lui disant : « Réveille-toi, toi qui dors, relève-toi d’entre les morts, et Christ t’éclairera. » (Éphésiens 5.14)


1. La structure cyclique du texte

L’Apocalypse est construite en plusieurs séries de visions, souvent groupées en septs (7 sceaux, 7 trompettes, 7 coupes). Ces séries ne s’enchaînent pas forcément de manière linéaire mais semblent plutôt raconter plusieurs fois les mêmes événements sous des angles différents.

Exemple concret :

  • Les sept sceaux (Apocalypse 6-8) annoncent des fléaux (guerres, famines, catastrophes, etc.).
  • Les sept trompettes (Apocalypse 8-11) annoncent également des catastrophes, similaires à celles des sceaux.
  • Les sept coupes (Apocalypse 16) décrivent des plaies ressemblant à celles des trompettes et des sceaux.

Ainsi, ces trois séries de jugements ne se suivent pas chronologiquement mais semblent plutôt décrire un même ensemble d’événements sous différentes perspectives.


2. L’usage du style prophétique

Les prophéties bibliques sont souvent symboliques et non linéaires. Comme dans les livres de Daniel et Ézéchiel, les visions représentent des vérités spirituelles plus que des chronologies rigides.

Exemple concret :

  • Daniel 7 et Apocalypse 13 : Daniel voit quatre bêtes représentant des empires, et Jean décrit une Bête dans Apocalypse 13 qui combine les caractéristiques de celles de Daniel.

En réalité, la prophétie ne fonctionne pas comme une ligne du temps ; elle présente des images répétées avec des significations spirituelles profondes.

Ces visions, bien plus que des récits parallèles, sont comme des secousses spirituelles envoyées par Dieu pour réveiller l’Église à la gravité du combat spirituel. Comme dans les grands réveils de l’histoire, où Dieu a utilisé des prédications puissantes pour secouer des cœurs endormis, l’Apocalypse répète, intensifie, et amplifie le message pour qu’il soit entendu au plus profond des âmes.


3. Les visions parallèles et superposées

Certaines parties de l’Apocalypse décrivent ce qui semble être le même événement mais sous des symboles différents, indiquant une narration par recoupements.

Exemple concret :

  • Apocalypse 16.14-16 (Harmaguédon) nous présente les rois du monde se rassemblant pour la guerre.
  • Apocalypse 19.19-21 fait le récit de la Bête et ses armées qui sont détruites par Christ.
  • Apocalypse 20.7-10 Satan rassemble les nations pour une bataille finale, mais est vaincu.

Ces descriptions semblent être différentes manières de raconter le même événement ou des moments distincts mais symboliquement liés.

Ces scènes, où la louange éclate dans le ciel, rappellent que le réveil commence toujours par l’adoration. Dans les grands réveils du passé – comme à Azusa Street ou lors du Réveil du pays de Galles – les croyants étaient saisis par la présence de Dieu et se prosternaient dans une adoration intense. L’Apocalypse nous donne cette image d’un ciel en feu de louange pour nous inviter à nous joindre dès maintenant à cette liturgie éternelle, en esprit et en vérité.


4. L’intemporalité des scènes célestes

Plusieurs passages se déroulent dans un contexte céleste hors du temps terrestre.

Exemple concret :

  • Apocalypse 4-5 nous laisse voir Dieu sur son trône. Ce n’est pas un moment précis, mais une révélation intemporelle.
  • Apocalypse 12 nous présente la vision de la femme et du dragon qui est un mélange des événements passés (la naissance du Messie) et futurs (l’attaque de Satan contre l’Église).

Le véritable enjeu de ce livre n’est pas de connaître l’heure, mais d’être prêt. L’Apocalypse est un cri divin : Prépare-toi ! Réveille-toi ! Adore le seul vrai Roi ! Elle est un appel vibrant au réveil personnel et collectif. Elle nous arrache à notre sommeil spirituel, brise notre confort religieux et nous propulse dans une vie de consécration.

À vrai dire, l’Apocalypse ne suit pas un déroulement chronologique, mais une logique symbolique et théologique.


5. Le principe de récursivité (récapitulation)

Certains exégètes (G. K. Beale, William Hendriksen, Richard Bauckham, etc.) pensent que l’Apocalypse répète des visions en intensifiant leur signification.

Exemple concret :

  • 4e trompette nous décrit le soleil, la lune et les étoiles qui sont frappés (Ap 8.12).
  • 5e coupe nous laisse voir le royaume de la Bête étant plongé dans les ténèbres (Ap 16.10).

Apparamment, ces visions semblent être différentes versions d’un même jugement divin.


6. L’absence de marqueurs temporels clairs

Contrairement aux prophéties de Daniel, l’Apocalypse ne donne pas de dates précises.

Exemple concret :

  • Apocalypse 13.5 mentionne que la Bête a autorité pour « 42 mois ».
  • Apocalypse 12.6 dit que la femme est protégée pendant « 1 260 jours ».

Bien que ces durées sont équivalentes (3,5 ans) leur relation temporelle reste incertaine.


Conclusion

Loin d’être un simple calendrier eschatologique, l’Apocalypse se présente comme une révélation symbolique où les thèmes se superposent et se répètent. Il ne peut donc pas être interprété chronologiquement. Cette structure cyclique nous invite à lire l’Apocalypse non comme une suite d’événements à venir dans un cadre temporel strict, mais comme une révélation spirituelle du combat entre le bien et le mal, dans une dynamique du « déjà et pas encore » propre à la pensée biblique.

Trois sources de faux enseignements 1. Le monde séculier et athée, qui rejette l’existence de Dieu.

Il existe trois sources de faux enseignements

  1. Le monde séculier et athée, qui rejette l’existence de Dieu.
  2. Les « loups » infiltrés dans l’Église avec l’intention délibérée de tromper.
  3. Des pasteurs, évangélistes et enseignants chrétiens sincères, mais égarés par leur négligence.

Aujourd’hui, j’aimerais vous partager quelques lignes sur l’une de ces sources de faux enseignements : Le monde séculier et athée, qui rejette l’existence de Dieu.

D’abord, plusieurs faux enseignements proviennent de ce premier groupe. Ce sont des gens qui nient l’existence de Dieu ou encore qui ont choisi délibérément de ne pas croire en Dieu.

L’insensé pense : « Il n’y a pas de Dieu ! » Ils sont corrompus, ils commettent des actions abominables ; il n’y en a aucun qui fasse le bien. – Psaumes 53.2

Du haut du ciel, Dieu manifeste sa colère contre les hommes qui lui désobéissent et qui, par leurs mauvaises actions, tiennent la vérité captive. Car ce qu’on peut connaître de Dieu est clair pour eux : Dieu lui-même le leur a fait connaître. En effet, depuis la création du monde, ses perfections invisibles – sa puissance éternelle et sa nature divine – se voient fort bien quand on considère ses œuvres. Ils n’ont donc aucune excuse. Ils ont connu Dieu, mais ils ne lui ont pas rendu gloire et ne lui ont pas témoigné leur reconnaissance. Au contraire, ils se sont fourvoyés dans leurs raisonnements et leur cœur inintelligent a été plongé dans les ténèbres. – Romains 1.18-21

Ces gens n’ont aucune affection pour Dieu et sa volonté. Ils sont ennemis des croyants cherchant intentionnellement à discréditer Dieu et à détruire son œuvre. Jésus a dit à propos de ces gens religieux dans leur athéisme :

Votre père, c’est le diable, et vous voulez accomplir les désirs de votre père. Dès le commencement, il a été un meurtrier. Il ne s’est jamais tenu dans la vérité, car il n’y a pas de vérité en lui. Lorsqu’il profère le mensonge, il parle de son propre fond, car il est menteur et le père du mensonge. – Jean 8.44

Pour le croyant, né de nouveau, les faux enseignements de ce groupe sont tout de même évidents et faciles à discerner. Toutefois, si nous prenons l’exemple de la théorie de l’évolution qui a touché beaucoup d’individus depuis leur enfance par les enseignements reçus par la télé, les livres, à l’école et encore aujourd’hui largement diffusé dans les reportages scientifiques des grandes chaînes de télévision. 

On pourrait dire qu’un grand nombre de personnes ont subi un lavage de cerveau pour accepter et croire cette théorie et bien d’autres sans s’en rendre compte. Ce qui fait qu’aujourd’hui un nombre de croyants significatifs croît en la théorie de l’évolution rejetant  par le fait même l’enseignement créationniste de la Bible.

Face à cette réalité, la Bible nous appelle à l’examen et au discernement. Nous ne devons pas accepter passivement ce que le monde nous présente comme vérité.

L’enjeu est de taille : c’est une question de fidélité à Dieu et à sa Parole. Si nous voulons rester fermes dans la foi et résister aux séductions du monde, nous devons être enracinés dans la vérité biblique, méditer régulièrement les Écritures et demander au Saint-Esprit de nous éclairer.

La question demeure donc pour chacun d’entre nous : acceptons-nous encore des idées du monde qui contredisent la Parole de Dieu ? Avons-nous laissé certaines philosophies influencer notre vision des choses sans les confronter aux Écritures ?

La réponse à ces questions détermine non seulement notre solidité spirituelle, mais aussi notre capacité à discerner et à combattre efficacement les faux enseignements dans un monde qui cherche sans cesse à effacer la vérité de Dieu.

Un grand réveil mondial avant le retour de Jésus une autre falsification des Écritures

J’ai entendu une personne dire dans une prédication, voilà quelque temps, que 2 milliards de personnes seraient sauvées juste avant que le Seigneur Jésus ne revienne. Je me suis demandé d’où ce nombre pouvait provenir et quels étaient les passages mentionnant un grand réveil à la fin des temps. 

Je me suis aperçu que la Bible ne parle pas d’un réveil universel, avec 2 milliards de convertis, mais plutôt d’un dernier témoignage puissant du peuple de Dieu, alors que le monde s’enfonce dans l’apostasie et le jugement. 

Voici, les passages utilisés pour enseigner un grand réveil et leur véritable sens. Vous allez découvrir encore une fois que les passages utilisés sont sortis de leur contexte pour leur faire dire une chose qu’ils ne disent pas. En fin de compte, nous pouvons constater, le chiffre de 2 milliards de personnes sauvées, sort uniquement de l’imaginaire d’une personne et non de la Bible.


Versets utilisés pour appuyer l’idée d’un grand réveil avant le retour de Christ

1. Joël 3.1-4

Après cela, moi, je répandrai mon Esprit sur tout le monde. Vos fils, vos filles prophétiseront. Vos vieillards, par des songes, vos jeunes gens, par des visions, recevront des révélations. Et même sur les serviteurs, sur les servantes, moi, je répandrai mon Esprit en ces jours-là. Je produirai des signes prodigieux dans le ciel, sur la terre : du sang, du feu et des colonnes de fumée. Et le soleil s’obscurcira, la lune deviendra de sang avant que vienne le jour de l’Éternel, ce jour grand et terrible. 

Certains disent que ce verset annonce un réveil mondial juste avant la fin. En réalité, ce passage annonce l’effusion du Saint-Esprit, qui a commencé à la Pentecôte (Actes 2.16-21) et qui se poursuit jusqu’à la fin des temps. Il ne parle pas d’un réveil universel, mais d’un peuple fidèle rempli de l’Esprit au milieu d’un monde en rébellion. De plus, les signes mentionnés (sang, feu, obscurité) indiquent un contexte de jugement. 

2. Matthieu 24.14

Cette Bonne Nouvelle du royaume de Dieu sera proclamée dans le monde entier pour que tous les peuples en entendent le témoignage. Alors seulement viendra la fin. 

Ce verset est utilisé pour affirmer qu’un grand réveil touchera toutes les nations avant le retour de Jésus. Jésus ne dit pas que toutes les nations se convertiront, mais que l’évangile sera prêché en témoignage. Ce qui nous démontre que l’évangile sera proclamé jusqu’au retour de Jésus et cela malgré les persécutions que le peuple de Dieu devra endurer pendant la période des tribulations. Ce passage souligne l’importance de la mission du peuple de Dieu dans les derniers jours, et non un réveil de masse.

3. Habacuc 2.14

Car la terre sera remplie de connaissance de la gloire de l’Éternel comme les eaux recouvrent le fond des mers.

À ceci, certains enseignent que ce verset annonce un réveil universel avant la fin des temps. En réalité, ce passage parle de l’établissement final du règne de Dieu, après le retour de Jésus. Il ne s’agit pas d’une prophétie sur l’Église dans les derniers jours, mais sur le royaume à venir après le jugement.

4. Ésaïe 60.1-3

Lève-toi, resplendis, car voici ta lumière, car sur toi s’est levée la gloire du Seigneur. Voici que les ténèbres couvrent la terre et une nuée sombre couvre les peuples, mais, sur toi, l’Éternel se lèvera lui-même comme un soleil et l’on verra sa gloire apparaître sur toi. Des peuples marcheront à ta lumière, et des rois à cette clarté qui s’est levée sur toi. 

Certains affirment que ce passage parle d’un réveil où le peuple de Dieu dominera le monde avant le retour de Christ. Ce passage, dans son véritable sens, parle de la gloire de Dieu qui brillera sur son peuple, alors que les ténèbres couvriront la terre. Il ne dit pas que le monde entier sera sauvé, mais que le peuple de Dieu sera comme une lumière brillante au milieu des ténèbres pendant la période des tribulations comme le laisse entendre le récit des deux témoins représentant l’église. (Apocalypse 11)

5. Actes 2.17-21

Je ferai des miracles et là-haut, dans le ciel, et ici-bas sur terre, des signes prodigieux : du sang, du feu et des colonnes de fumée. Et le soleil s’obscurcira,  la lune deviendra de sang,  avant la venue du jour du Seigneur, ce jour grand et glorieux. Alors seront sauvés tous ceux qui invoqueront le Seigneur. 

Ces versets sont souvent utilisés pour annoncer un réveil mondial avant la fin des temps.

À vrai dire, Pierre, ici, cite Joël pour montrer que l’effusion du Saint-Esprit a commencé et continue jusqu’à la fin. Mais il mentionne aussi des signes de jugement (sang, feu, fumée), montrant que cette période se termine, au dernier jour, par la venue du Seigneur. Ce passage ne parle pas d’un réveil final, mais de la présence continue du Saint-Esprit dans le peuple de Dieu pendant la période des tribulations jusqu’au retour de Christ.


Que nous dit la Bible réellement ?

1. Un dernier témoignage puissant du peuple de Dieu :

L’Évangile sera prêché avec puissance, au cœur de  la persécution pendant la période des tribulations comme le démontre Matthieu 24.14 « Cette Bonne Nouvelle du royaume de Dieu sera proclamée dans le monde entier pour que tous les peuples en entendent le témoignage. Alors seulement viendra la fin. »

Puis, ceux qui font partie du peuple de Dieu seront fidèles jusqu’à la fin : « C’est là que les membres du peuple saint, ceux qui obéissent aux commandements de Dieu et vivent selon la foi en Jésus, doivent faire preuve d’endurance. » (Apocalypse 14.12).

2. Une grande apostasie :

L’apôtre Paul nous dit que beaucoup abandonneront la foi : « Que personne ne vous égare d’aucune façon. Car ce jour n’arrivera pas avant qu’éclate le grand Rejet de Dieu, et que soit révélé l’homme de la révolte qui est destiné à la perdition » (2 Thessaloniciens 2.3) « Cependant, l’Esprit déclare clairement que, dans les derniers temps, plusieurs se détourneront de la foi parce qu’ils s’attacheront à des esprits trompeurs et à des enseignements inspirés par des démons. » (1 Timothée 4.1).

Jésus nous enseigne que l’iniquité augmentera et l’amour de plusieurs se refroidira : « Parce que le mal ne cessera de croître, l’amour du plus grand nombre se refroidira. »(Matthieu 24.12).

Paul nous mentionne qu’un faux réveil prendra place sous l’influence de l’Antichrist « La venue de cet homme se fera grâce à la puissance de Satan, avec toutes sortes d’actes extraordinaires, de signes impressionnants et de prodiges trompeurs. Il usera de toutes les formes du mal pour tromper ceux qui se perdent, parce qu’ils sont restés fermés l’amour de la vérité qui les aurait sauvés. Voilà pourquoi Dieu leur envoie une puissance d’égarement pour qu’ils croient au mensonge. Il agit ainsi pour que soient condamnés tous ceux qui n’auront pas cru à la vérité et qui auront pris plaisir au mal. » (2 Thessaloniciens 2.9-12)

3. Les passages qui mentionnent un grand réveil avant le retour de Christ :

Voici tous les passages qui mentionnent un grand réveil juste avant le retour de Christ.

L’auteur a laissé cet espace vide volontairement

En conclusion, il n’y aura pas un réveil mondial où 2 milliards de personnes viendront à Christ tout juste avant son retour. Ce que nous voyons, en contrepartie, c’est qu’un reste fidèle témoignera avec puissance, alors que le monde s’enfoncera dans l’apostasie et le jugement.


Notre mission :

  • Rester fermes dans la foi (Matthieu 24.13).
  • Prêcher l’Évangile jusqu’au bout (Matthieu 28.19-20).
  • Ne pas se laisser séduire par les faux réveils (2 Thessaloniciens 2.11).

Le peuple de Dieu brillera comme une lumière au milieu des ténèbres, mais le monde ne sera pas sauvé au compte de 2 milliards avant le retour de Christ. Cette, il y en aura peut-être qui se convertiront suite au message de l’Église (deux témoins) toutefois, ce sera un nombre qui n’est pas mentionné.

Les signes annonciateurs du retour de Jésus

La question du retour de Jésus-Christ a toujours suscité de nombreuses interrogations et parfois des malentendus parmi les croyants. Dans sa deuxième lettre aux Thessaloniciens, l’apôtre Paul aborde ce sujet pour corriger une confusion qui s’était installée au sein de l’Église. Certains pensaient à tort que le « Jour du Seigneur » était déjà arrivé, influencés par des faux enseignements ou des informations erronées. À travers ce passage clé de 2 Thessaloniciens 2.1-4, Paul expose clairement les événements qui doivent précéder ce jour glorieux et rappelle aux croyants l’importance de rester ancrés dans la vérité biblique. Cette étude propose d’examiner les explications de Paul, les événements prophétiques annoncés, ainsi que leurs implications pratiques pour la foi chrétienne aujourd’hui.

« Au sujet de la venue de notre Seigneur Jésus-Christ et de notre rassemblement auprès de lui, nous vous le demandons, frères et sœurs : ne vous laissez pas si facilement ébranler dans votre bon sens, ni troubler par une révélation, un message ou une lettre qu’on nous attribuerait, et qui prétendrait que le jour du Seigneur serait déjà là. Que personne ne vous égare d’aucune façon. Car ce jour n’arrivera pas avant qu’éclate le grand Rejet de Dieu, et que soit révélé l’homme de la révolte qui est destiné à la perdition, l’adversaire qui s’élève au-dessus de tout ce qui porte le nom de dieu, et de tout ce qui est l’objet d’une vénération religieuse. Il ira jusqu’à s’asseoir dans le temple de Dieu en se proclamant lui-même dieu. »

2 Thessaloniciens 2.1-4

1. Le contexte immédiat

Paul écrit cette lettre pour répondre à la confusion des Thessaloniciens, qui croyaient à tort que le « Jour du Seigneur » était déjà arrivé. Cette confusion avait été amplifiée par de faux enseignements ou des lettres prétendant venir de Paul. Dans sa réponse, Paul rassure les croyants en expliquant que plusieurs événements doivent d’abord se produire avant le retour de Jésus-Christ en gloire, qu’il identifie comme le « Jour du Seigneur ». Il précise également que le « rassemblement auprès de lui », mentionné au verset 1, fait référence à la réunion des croyants lors de la venue de Christ en gloire.

2. Les événements nécessaires avant le « Jour du Seigneur »

Paul énonce deux événements majeurs qui doivent se produire avant le retour du Seigneur. Le premier événement est la révolte, également appelée apostasie. Le terme grec utilisé, « apostasia », signifie une défection, un abandon de la foi ou une rébellion. Cette révolte pourrait se traduire par un abandon généralisé de la foi chrétienne de la part de nombreux croyants, ou par une rébellion ouverte contre Dieu à l’échelle mondiale. Cet abandon spirituel précédera directement la révélation de l’homme du péché, un point que Jésus lui-même avait prophétisé en évoquant un refroidissement de l’amour dans les derniers temps en disant : « Parce que le mal ne cessera de croître, l’amour du plus grand nombre se refroidira. » (Matthieu 24.12)

Le deuxième événement est la révélation de l’homme du péché, appelé « l’homme de la révolte ». Ce titre souligne sa destinée. Cet individu s’élèvera au-dessus de tout ce qui est considéré comme divin, cherchant à usurper la place de Dieu et à se proclamer lui-même comme tel. 

Ce passage mentionne qu’il agira dans « le temple de Dieu ». Cette expression a été interprétée de différentes façons : certains la prennent littéralement, suggérant qu’un temple physique pourrait être reconstruit en Israël. Pour ma part j’y voient un sens symbolique, où le « temple de Dieu » représente la communauté des croyants comme Paul le mentionne en insinuant que le temple de Dieu est l’Église : « Ne savez-vous pas que vous êtes le temple de Dieu et que l’Esprit de Dieu habite en vous ? » (1 Corinthiens 3.16).

3. Le rôle de l’homme du péché

L’homme du péché, également identifié comme l’Antichrist dans d’autres passages comme celui de 1 Jean 2.18 qui dit: « Mes enfants, c’est la dernière heure. Vous avez appris qu’un « anti-Christ » doit venir. Or, dès à présent, beaucoup d’antichrists sont là. Voilà pourquoi nous savons que nous sommes entrés dans la dernière heure. » Celui-ci occupe une place centrale dans les événements de la fin des temps. Il usurpera la place de Dieu en trompant les nations et représentera l’apogée de la rébellion humaine contre Dieu. Toutefois, Paul précise que cet individu ne sera révélé qu’en son temps, comme expliqué dans les versets 6 à 8.

4. Les implications pour les croyants

Paul tire deux leçons pratiques pour les croyants. Premièrement, il leur demande de ne pas se laisser ébranler ni tromper par des faux enseignements, comme nous le constatons également aujourd’hui, car cela pourrait provoquer inquiétude et découragement. Il insiste sur l’importance de rester fermes dans la vérité biblique. 

Deuxièmement, il les exhorte à une vigilance spirituelle, les encourageant à discerner les signes des temps tout en restant fidèles dans leur vie de foi et dans leur attente du retour de Christ et à ne pas se laisser influencer par tous ces faux enseignements qui sont véhiculer dans ces temps de la fin.

5. Position face à certaines interprétations

Ce passage contredit l’idée d’un enlèvement prétribulationnel. Paul indique clairement que les croyants devront traverser les tribulations, en témoignant par leur foi des événements comme l’apostasie et la révélation de l’homme du péché. 

Cependant, il souligne également la victoire finale de Christ, qui viendra détruire l’homme du péché « par le souffle de sa bouche » comme le mentionne 2 Thessaloniciens 2.8 : « Le Seigneur Jésus le fera périr par le souffle de sa bouche, et le réduira à l’impuissance au moment même de sa venue. »

Ce texte enseigne que les croyants ne doivent ni céder à la peur ni se laisser tromper par de faux enseignements concernant le retour de Christ. Les signes avant-coureurs, tels que l’apostasie et la révélation de l’homme du péché, doivent être interprétés à la lumière des Écritures. En attendant le retour glorieux du Seigneur Jésus-Christ, le rôle de l’Église est de rester ferme dans la foi, vigilante et fidèle aux Écritures, tout en vivant dans l’espérance du retour du Seigneur Jésus au dernier jour.

Les trous exposés de la doctrine de l’enlèvement prétribulationnel : Un premier retour secret de Jésus pour enlever son Église avant la période des tribulations un leurre qui fera se perdre les croyants vulnérables.

Les enseignants de la doctrine de l’enlèvement prétribulationnel affirment que l’enlèvement (supposé avant la période des tribulations) n’est vu que par l’Église et est donc invisible au monde alors que le second avènement est la manifestation visible du Christ sur la terre (Apocalypse 1.7). 

Encore une fois, nous voilà confrontés à une affirmation sans aucun fondement. L’énoncé dit que « l’enlèvement n’est vu que par l’église et est donc invisible au monde ». Bien entendu, ce fait n’est pas appuyé par aucune référence biblique. C’est tout à fait normal parce qu’il n’y a aucun passage qui corrobore cette idéologie.

C’est aberrant de voir une chose comme ça et de constater que des affirmations sans aucun fondement biblique sont faites. Plus encore que des gens ne s’aperçoivent aucunement de la supercherie. Comment peut-on avancer une doctrine et ne pas l’appuyer par aucun verset de la Parole de Dieu ? Bien sûr, les adeptes de l’enlèvement prétribulationnel vont dire que c’est biblique parce qu’ils appuient leur dire par des passages qui sont sortis de leur contexte pour leur faire dire une chose qu’ils ne disent pas. 

L’énoncé continue en disant que le second avènement est la manifestation du Christ sur la terre et ils s’appuient sur le passage d’Apocalypse 1.7 pour justifier leur point. Il y a quelque chose qui ne fonctionne pas dans ce passage. C’est qu’il n’y a pas de mentions dans les Écritures de deux retours de Jésus. La Bible fait toujours mention d’un seul et même événement. Puis, les passages utilisés pour appuyer la doctrine de deux retours sont simplement sortis de leur contexte pour leur faire dire une chose qu’ils ne disent pas. 

D’abord, nous devons clarifier la question d’un premier retour secret de Jésus. Nous voulons savoir si ce fait qui est avancé par les adeptes de la fausse doctrine de l’enlèvement prétribulationnel trouve des racines dans les Écritures. 

1. La doctrine du retour de Jésus selon la Bible

La doctrine d’un retour secret de Jésus-Christ pour enlever l’Église avant une période de tribulations (souvent appelée « prétribulationnisme ») est largement débattue dans le christianisme. Cependant, un examen attentif des Écritures montre que cette idée n’est pas explicitement enseignée dans la Bible. 

La doctrine d’un enlèvement secret avant la période des tribulations n’est apparue qu’au XIXe siècle, principalement dans le cadre du dispensationalisme, introduit par John Nelson Darby. Elle a ensuite été popularisée par la Bible annotée de Scofield. Avant cela, l’Église enseignait généralement un retour unique, visible et glorieux de Jésus, accompagné du jugement final.

Des passages utilisés pour appuyer cette théorie ne sont pas explicites et ne font aucune allusion à un enlèvement secret avant la soi-disant période des tribulations. Par exemple le passage de 1 Thessaloniciens 4.16-17 largement utilisé dit : «En effet, au signal donné, sitôt que la voix de l’archange et le son de la trompette divine retentiront, le Seigneur lui-même descendra du ciel, et ceux qui sont morts unis à Christ ressusciteront en premier lieu. Ensuite, nous qui serons restés en vie à ce moment-là, nous serons enlevés ensemble avec eux, dans les nuées, pour rencontrer le Seigneur dans les airs. Ainsi nous serons pour toujours avec le Seigneur. » 

Dans ce passage, l’apôtre Paul écrit pour rassurer les croyants de Thessalonique concernant les morts en Christ, affirmant qu’ils partageront aussi la gloire de la résurrection. De plus, ce passage ne mentionne pas une séparation chronologique entre l’enlèvement et le retour de Christ. Il décrit un événement unique où les croyants ressuscitent pour rencontrer le Seigneur lors de son retour. Rien ici n’indique un « retour secret » avant les tribulations. Ce passage est donc également sorti de son contexte pour lui faire dire une chose qu’il ne dit pas.

Un second passage utilisé pour appuyer un enlèvement secret avant la période des tribulations est 1 Corinthiens 15.51-52 : « Voici, je vais vous révéler un mystère : nous ne passerons pas tous par la mort, mais nous serons tous transformés, en un instant, en un clin d’œil, au son de la trompette dernière. Car, lorsque cette trompette retentira, les morts ressusciteront pour être désormais incorruptibles, tandis que nous, nous serons changés. »

Dans ce passage, l’apôtre Paul parle de la résurrection et de la transformation des croyants à la fin des temps. Le « son de la dernière trompette » évoque la fin des temps, pas un événement préalable. Cette transformation est universelle et finale, coïncidant avec le jugement et le retour de Christ. Il n’est absolument pas fait mention de quelque manière que ce soit à un enlèvement secret prétribulationnel. C’est un autre bel exemple d’un passage pris hors de son contexte pour lui faire dire une chose qu’il une dit pas.

Un dernier passage qui est grandement utilisé à tort est celui de Jean 14.3 qui dit : « Lorsque je vous aurai préparé une place, je reviendrai et je vous prendrai avec moi, afin que vous soyez, vous aussi, là où je suis. »

Dans ce passage, Jésus réconforte ses disciples avant sa crucifixion, leur promettant qu’ils seront avec lui dans la maison du Père. Ce passage promet un retour, mais il n’indique pas un retour secret. L’accent est plutôt mis sur l’assurance du salut et de la communion avec Christ. Encore et toujours la même chose. Comme les deux précédents passages que nous venons de voir.

Ce que la Bible enseigne est un seul retour de Jésus. Les Écritures parlent toujours d’un seul retour unique et visible de Christ comme nous l’enseigne Matthieu 24.30 : « C’est alors que le signe du Fils de l’homme apparaîtra dans le ciel. Alors tous les peuples de la terre se lamenteront, et ils verront le Fils de l’homme venir sur les nuées du ciel avec beaucoup de puissance et de gloire. » Tout comme Apocalypse 1.7 nous mentionne : « Voici ! Il vient au milieu des nuées, et tout le monde le verra, même ceux qui l’ont transpercé, et toutes les familles de la terre se lamenteront à cause de lui . Oui, amen ! »

Ces descriptions ne laissent pas de place à un retour secret avant un second retour glorieux. Ces passages et leur contexte ne font absolument pas mention à un premier, un deuxième ou même un troisième retour de Jésus. D’ailleurs, la Bible ne mentionne pas en aucun endroit un retour secret de Jésus. 

2. L’Église est appelée à traverser la période des tribulations

Il est un fait incontestable et pleinement supporté par les Écritures c’est que l’Église est appelée à traverser la période des tribulations. Dans la Bible du semeur que j’utilise, il y a une expression pour décrire l’Église et celle-ci est « les membres du peuple saint ». Cette phrase revient à plusieurs endroits dans le livre de l’Apocalypse nous indiquant que l’Église n’a pas été enlevée avant cette période. Par exemple, Apocalypse 13.10 qui est au cœur de cette période de tribulations nous dit : « Si quelqu’un doit aller en captivité, il ira certainement en captivité. Si quelqu’un doit périr par l’épée, il périra certainement par l’épée. C’est là que les membres du peuple saint doivent faire preuve d’endurance et de foi. » Un autre passage nous dit ceci : « C’est là que les membres du peuple saint, ceux qui obéissent aux commandements de Dieu et vivent selon la foi en Jésus, doivent faire preuve d’endurance. » (Apocalypse 14.12) Affirmer que les croyants seraient enlevés avant la période des tribulations n’est pas seulement supporté par les Écritures, mais réfuté par celles-ci en plusieurs endroits.

Maintenant, la Bible Louis Second utilise le mot « saints » pour parler des croyants. Cependant, les tenants de la fausse doctrine de l’enlèvement prétribulationnel affirment que ce sont les gens qui ont été sauvés pendant la période des tribulations. Encore une fois, c’est une préposition qui n’est pas soutenue d’aucune manière par les Écritures. 

Jésus a clairement annoncé des tribulations pour ses disciples comme en fait foi Jean 16.33 : « Il fallait que je vous dise aussi cela pour que vous trouviez la paix en moi. Dans le monde, vous aurez à souffrir bien des afflictions. Mais courage ! Moi, j’ai vaincu le monde. »Actes 14.22 nous dit en substance : « Ils fortifiaient les disciples et les encourageaient à demeurer fermes dans la foi. – Car, leur disaient-ils, c’est au travers de beaucoup de souffrances qu’il nous faut entrer dans le royaume de Dieu. » Ainsi, l’idée même que les croyants seraient épargnés des tribulations en étant enlevés secrètement avant la période des tribulations contredit ces enseignements.

3. Le « jour du Seigneur » est un événement unique

Jésus et Paul enseignent que le retour du Seigneur est soudain et inéluctable. Matthieu 24.42-44 nous dit : « Tenez-vous donc en éveil, puisque vous ignorez quel jour votre Seigneur viendra. Vous le savez bien : si le maître de maison savait à quelle heure de la nuit le voleur doit venir, il resterait éveillé pour ne pas le laisser pénétrer dans sa maison. Pour cette même raison, vous aussi, tenez-vous prêts, car c’est à un moment que vous n’auriez pas imaginé que le Fils de l’homme viendra. » L’apôtre Paul nous rapporte ce fait : « vous savez fort bien vous-mêmes que le jour du Seigneur viendra de façon aussi inattendue qu’un voleur en pleine nuit. Lorsque les gens diront : « Paix et sécurité ! », alors la ruine fondra subitement sur eux, comme les douleurs saisissent la femme enceinte, et aucun n’échappera. » Rien n’indique, dans la Parole de Dieu, une séparation entre un retour secret et un retour glorieux. D’ailleurs, rien ne mentionne un retour secret si ce n’est un scénario digne d’Hollywood que les adeptes de l’enlèvement prétribulationnel aiment croire comme une vérité de la Parole de Dieu. Malheureusement, c’est un leurre qui prendra au piège nombre de croyants vulnérables.  

4. Problèmes théologiques du prétribulationnisme

Cette doctrine d’un enlèvement secret de l’Église, avant la période des tribulations, rencontre certains problèmes théologiques. 

I. Division artificielle du retour de Christ : La Bible ne divise pas clairement le retour de Christ en deux phases distinctes (secret et glorieux). Non seulement elle ne divise pas, mais elle ne fait aucunement allusion à un soi-disant retour secret. C’est une pure invention humaine. Cela ne vient que de l’imaginaire des hommes qui veulent faire du tort au corps de Christ et prendre les âmes dans leurs pièges.

II. Réduction de la souffrance chrétienne : L’idée d’un enlèvement avant les tribulations suggère que les croyants seraient épargnés de la souffrance, ce qui contredit l’expérience historique de l’Église persécutée.

III. Encouragement à une attitude passive : Attendre un enlèvement secret peut encourager un manque de vigilance face aux défis spirituels actuels, alors que Jésus appelle à la persévérance active.

En conclusion, l’idée d’un retour secret de Jésus pour enlever l’Église avant la période des tribulations n’est pas soutenue par les Écritures. Elle repose sur des interprétations modernes et non sur un enseignement clair de la Bible. Les Écritures enseignent un retour unique, visible et glorieux de Jésus, accompagné du jugement et de l’établissement finals de son royaume. L’Église est appelée à persévérer au milieu des tribulations, dans l’attente confiante de ce jour glorieux. C’est un leurre pour attirer les croyants vulnérables loin de la vérité de la parole de Dieu.

Ainsi, Apocalypse 1.7 parle bien du retour de Jésus indiquant que tout le monde le verra. Les tenants de la fausse doctrine de l’enlèvement prétribulationnel prétendent que Jésus reviendra une première fois en secret sont incapable de soutenir concrètement cette idéologie par les Écritures. À juste titre parce que la Bible ne parle aucunement d’un supposé enlèvement secret de l’Église.

Démasquer le prémillénarisme dispensationaliste : un appel à revenir à la vérité biblique

S’il y a un constat que nous pouvons faire aujourd’hui  c’est que les croyants sont profondément endoctrinés par toutes ces fausses doctrines qui sont aujourd’hui enseignées dans l’Église et acceptés comme étant la vérité. L’une d’elles est cette doctrine fantaisiste du prémillénarisme dispensationaliste. Ce sont des contes, aussi farfelus les uns que les autres, se succédant pour former une grande mosaïque complètement fausse. Cette imbrication séduit les croyants au point que ceux-ci ne font plus la différence entre ce qui est vrai, la Parole de Dieu, et ce qui est faux, les fausses doctrines, particulièrement pour celle-ci.

Chaque jour, des croyants sont séduits et amenés à adhérer à cette fausse doctrine par ces enseignants de mensonges, ces marchands de bonheur, ces loups déguisés en agneaux. Leurs mensonges, remplit d’incohérences et sans soutient biblique se répand dans la chrétienté au point d’égarer les croyants et les privés de la vie éternelle.

Pourquoi cela en est-il ainsi ? La raison est simple. Il y a un scénario des événements de la fin qui est écrit et propagé et qui n’est absolument pas soutenu par les écritures. Chaque faux enseignement en appelle un autre et ainsi de suite éloignant les croyants du fondement des Écritures. 

Par exemple, la semaine manquante de Daniel, la période des tribulations de 7 ans. Puis vient le règne de Christ pour une période de mille ans littérale. Accompagnée de la reconstruction d’un troisième temple. Finalement, l’enlèvement des croyants pour les amener au ciel avant que ne commence cette soi-disant période de 7 ans de tribulations. Toutes ces choses qui sont avancées sont tout aussi fausses les unes que les autres. Pourtant elles sont enseignées dans toutes les églises comme étant la vérité de la Parole de Dieu. De brillants pasteurs ne s’apercevant pas des erreurs doctrinales fondamentales de cette fausse doctrine.

J’ai moi-même été séduit par tous ces contes fantastiques parce qu’ils semblaient cohérents avec la Bible. Je dis bien « semblait cohérent ». Cependant, en réalité, rien, de ce que je viens de mentionner, n’est corroboré par les Écritures d’aucune façon. Tout ce qui semble être logique est en fait incohérent et sans fondement biblique. Les appuis bibliques ne sont que des versets sortis de leurs contextes. Ce sont des contes fantastiques qui ne font que fasciner l’imaginaire. Chacune de ces théories ne fait qu’éloigner les croyants du fondement des Écritures. 

Il y a des temps difficiles qui arrivent. Lorsque les croyants, tels les deux témoins, vont commencer à répandre la bonne nouvelle, il va s’élever une grande tribulation contre eux. C’est la même chose qui va se produire comme lors du premier siècle. Ceux-ci, comme les croyants du premier siècle, vont être mis à mort pour leur foi. C’est en quelque sorte la même histoire qui va se répéter. Malheureusement, tous ces croyants ayant été dupés par cette fausse doctrine vont se retrouver sans moyens de défense dans la tourmente devant la bête. 

Quelqu’un a dit un jour : « Une personne intelligente change d’avis si de nouvelles informations contredisent ses convictions. Tandis qu’une personne endoctrinée n’a pas cette capacité, elle est conditionnée à rejeter les faits. » C’est ce que nous voyons en ce moment. Les croyants endoctrinés, plutôt que de changer d’avis lorsque la vérité leur est présentée, vont réfuter cette vérité et n’accepteront pas de changer d’avis. C’est le signe d’une personne endoctrinée et cela, il y en a beaucoup de nos jours. Ces chrétiens ne voyant pas les incohérences frappantes choisissent de fermer les yeux sur la vérité de la Parole de Dieu. Nous en sommes rendus là dans la chrétienté aujourd’hui. 

L’apôtre Paul avait bien raison lorsqu’il disait : « Car le temps viendra où les hommes ne voudront plus rien savoir de l’enseignement sain. Au gré de leurs propres désirs, ils se choisiront une foule de maîtres à qui ils ne demanderont que de leur caresser agréablement les oreilles. Ils détourneront l’oreille de la vérité pour écouter des récits de pure invention. » (2 Timothée 2.3-4)

Il est temps d’ouvrir les yeux à la vérité de la Parole de Dieu, car nous risquons d’être emportés par la faiblesse de notre foi.

La présence des fausses doctrines dans l’Église : Les chrétiens ne saisissent pas la gravité de la situation.

Introduction

Depuis les origines de l’Église, un combat silencieux mais destructeur s’est immiscé parmi les croyants : celui des fausses doctrines. Bien que subtiles, elles sont comme des loups déguisés en brebis, s’infiltrant au sein du troupeau avec une douceur trompeuse, séduisant les âmes et déformant la vérité de la Parole de Dieu. Aujourd’hui, en ces temps de la fin, ce phénomène atteint une ampleur sans précédent, si bien que beaucoup de chrétiens ne discernent plus la gravité de la situation.

L’Église, censée être le pilier et la colonne de la vérité (1 Timothée 3.15), voit sa mission compromise par des enseignements séduisants mais faux, qui écartent les croyants du chemin étroit menant à la vie éternelle. Plus inquiétant encore, ceux qui osent dénoncer ces dérives sont souvent considérés comme des semeurs de division ou de trouble, plutôt que comme des gardiens de la vérité. Ce refus d’entendre la vérité prophétisée par Christ lui-même (Matthieu 24.11-13) nous rappelle l’urgence de réveiller les consciences. Car en ces temps d’épreuves, l’Église ne peut plus se permettre de tolérer l’erreur au nom de la paix et de l’harmonie.

Nous devons nous poser cette question essentielle : qui voulons-nous suivre ? La douce illusion des faux prophètes ou les paroles du Christ, le véritable Prophète envoyé de Dieu ?Les fausses doctrines enseignées dans l’Église aujourd’hui font beaucoup de dommage à la foi des croyants et cela personne ne semble s’apercevoir du danger. Elles se sont beaucoup multipliées ces dernières décennies. Bien qu’elles aient toujours été présentes dans l’Église depuis les débuts. Toutefois, aujourd’hui elles ont atteint une ampleur tel que les dirigeants d’Église les ont accueillis à bras ouvert plutôt que de les réfuter avec force pour ne pas que celles-ci fassent du dommage dans l’Église.

Au cours du premier siècle, alors que certains pensent que l’Église primitive était le modèle parfait, il en ressort dans le Nouveau Testament que plusieurs églises locales étaient aux prises avec de fausses doctrines et que les apôtres, de véritables protecteurs, les ont dénoncées. Mais aujourd’hui, avec notre tendance malsaine à ne vouloir vexer personne, les fausses doctrines ont toutes le loisir de se développer à un rythme effréné. Elles ne sont jamais remises en question ni réfutées.

Bien entendu, cela est un phénomène de la fin des temps dans lequel nous vivons. Jésus nous a mis en garde pour ne pas se laisser séduire. (Matthieu 24.4) Nous voyons bien que les apôtres ont entendu le message, mais pour nous aujourd’hui, le message du Seigneur n’est plus entendu. Chaque jour, des croyants, pensant se diriger vers la vie éternelle, se diriges plutôt vers la mort éternelle sans le savoir. Alors que nous nous dirigeons vers des temps d’épreuves sans précédent, nombre de croyants s’appuient sur de fausses doctrines qui vont les faire se perdre.

C’est la réalité dans laquelle l’Église vit actuellement et elle ne semble pas s’apercevoir de la gravité de la situation. La preuve est que lorsqu’une personne se lève pour réfuter une fausse doctrine, elle est tout de suite la cible de croyants se pensant plus spirituels que les autres. Elle est ridiculisée et abandonnée de ceux qui se disent ses frères et sœurs.

C’est le constat que je fais de la situation en ce moment. Cela me désole de voir cette situation catastrophique se développer. Alors que chaque jour, des milliers de croyants séduits par de fausses doctrines sont laissés à eux même par ceux qui devraient les protégés. 

Alors que les choses s’enveniment, nous voyons un schéma se dessiner sous nos yeux et c’est celui que Jésus nous a donné lorsqu’il a dit : « Alors on vous persécutera et l’on vous mettra à mort. Tous les peuples vous haïront à cause de moi. À cause de cela, beaucoup abandonneront la foi, ils se trahiront et se haïront les uns les autres. De nombreux faux prophètes surgiront et ils tromperont beaucoup de gens. Parce que le mal ne cessera de croître, l’amour du plus grand nombre se refroidira. Mais celui qui tiendra bon jusqu’au bout sera sauvé. » (Matthieu 24.9-13)

Voilà le portrait que Jésus dresse de la situation actuelle et à venir démontrant que dans un futur proche, un groupe de croyants devra naviguer à travers un monde en plein bouleversement spirituel et moral. Alors que les persécutions contre les chrétiens s’intensifieront et que les valeurs fondamentales s’effondreront, certains abandonneront leur foi, trahissant leurs proches, et suivants des leaders charismatiques, mais trompeurs. Pourtant, une poignée de fidèles persévèreront, guidés par l’espoir de la promesse divine : le salut pour ceux qui tiendront bon jusqu’au bout. 

Voilà la réalité des choses à venir. Cependant, cela je ne peux pas le dire parce que ce n’est pas convenable d’annoncer du malheur plutôt que de bonnes choses. Le problème c’est que les croyants préfèrent entendre le mensonge plutôt que la vérité. Ils se délectent des mensonges associés aux fausses doctrines plutôt que la vérité de la parole de Dieu. 

Maintenant, où voulons-nous nous retrouver ? C’est aujourd’hui que ça se décide. Continuer de marcher sous la séduction de fausses doctrines promettant une fin improbable ou se tourner vers Christ et accepter ses paroles pour notre vie. La fin est proche, mais auparavant, nous devrons passer par des moments de grandes angoisses. Mais cela, les croyants ne veulent pas entendre la vérité. Ils préfèrent se bercer de leur illusion. Ils préfèrent croire tous ces faux prophètes qui leur promettent une fin sans souffrance, alors que Jésus nous enseigne le contraire. Qui voulons-nous croire, les faux prophètes ou le véritable prophète, Jésus, le fils de Dieu. 

Conclusion

La réalité spirituelle dans laquelle nous nous trouvons exige une prise de position claire. Nous sommes arrivés à une croisée des chemins, où chacun doit choisir entre deux options : la facilité séduisante des fausses doctrines ou la vérité exigeante de l’Évangile. Ces doctrines, souvent plus agréables aux oreilles, promettent la paix et la sécurité, mais elles mènent à la perdition. À l’inverse, la vérité de Christ nous prépare aux tribulations futures et nous équipe pour tenir ferme jusqu’au bout.

Nous vivons des temps où la séduction est si subtile qu’elle risque même de tromper les élus (Matthieu 24.24). C’est pourquoi nous ne pouvons plus fermer les yeux. Comme les apôtres du premier siècle, nous devons être des sentinelles, des gardiens fidèles de la vérité, prêts à défendre l’Évangile avec fermeté et amour.

La question demeure : voulons-nous suivre un mensonge qui rassure ou une vérité qui sauve ? Il est temps de nous tourner sincèrement vers Jésus, d’accepter ses paroles, et de nous préparer spirituellement pour les temps à venir. Car, comme le Seigneur l’a promis :

« Mais celui qui tiendra bon jusqu’au bout sera sauvé » (Matthieu 24.13).

Réfléchissons-y sérieusement, car l’heure est proche et notre salut en dépend.

Prémillénarisme dispensationaliste : comprendre et démasquer cette doctrine trompeuse

Il y a des termes qui parfois méritent des explications pour que nous puissions les comprendre. Par exemple, le prémillénarisme dispensationaliste en est un exemple. C’est ce que je vais vous expliquer pour que vous puissiez et savoir ce que ça signifie.

D’abord, le prémillénarisme dispensationaliste est une fausse doctrine théologique chrétienne qui se concentre sur la compréhension des événements de la fin des temps (eschatologie) et qui repose sur deux concepts principaux : le prémillénarisme et le dispensationalisme. Voici une explication détaillée de ces deux concepts et de la manière dont ils se combinent.


1. Prémillénarisme

Le prémillénarisme est la croyance selon laquelle Jésus-Christ reviendra sur terre avant (pré-) le règne millénaire de 1 000 ans (appelé le millenium) mentionné dans Apocalypse 20.1-6. Selon cette perspective, le retour de Christ inaugurera un règne littéral de 1 000 ans pendant lequel il régnera directement sur la terre, en établissant la justice et la paix.

Les principales étapes du prémillénarisme incluent :

  • Le retour de Christ : Jésus revient de manière visible et physique avant le millenium.
  • Le règne millénaire : Après son retour, Christ régnera sur la terre pendant 1 000 ans.
  • La résurrection des croyants : Juste avant ou au début de ce règne, les croyants morts ressusciteront pour régner avec lui.


2. Dispensationalisme


Le dispensationalisme est une méthode d’interprétation biblique qui divise l’histoire en plusieurs périodes ou dispensations distinctes, où Dieu a agi de différentes manières envers l’humanité en fonction de son plan progressif. Cette approche met particulièrement l’accent sur la distinction entre les nations, Israël et l’Église. Dans la vision dispensationaliste, Dieu a des plans distincts pour les nations, le peuple juif (Israël) et pour l’Église (composée de tous les croyants en Christ).


3. Le prémillénarisme dispensationaliste

Ce concept, pour sa part, combine ces deux idées en une vision cohérente mais fausse des événements de la fin des temps. Les principaux éléments incluent :

  1. L’enlèvement de l’Église : Selon les dispensationalistes prémillénaristes, l’Église (tous les croyants chrétiens) sera enlevée avant le début des tribulations (une période de grande détresse décrite dans la Bible), généralement dans un événement appelé l’enlèvement. Cela signifie que les chrétiens seront retirés de la terre pour être avec Christ avant que la grande tribulation commence. Cet enlèvement peut être prétribulationnel (avant les tribulations) ou, selon d’autres variantes, à mi-chemin des tribulations.
  2. La grande tribulation : Une période de 7 ans (inspirée par la prophétie des soixante-dix semaines dans le livre de Daniel) de terribles épreuves, de jugements divins et d’oppression sur terre. Durant cette période, Israël sera au centre des événements, et beaucoup de Juifs se tourneront vers Christ.
  3. Le retour visible de Christ : À la fin de la grande tribulation, Jésus revient physiquement sur terre pour établir son règne millénaire, c’est-à-dire un règne de 1 000 ans.
  4. Le millenium : Un règne littéral de 1 000 ans de paix et de prospérité où Jésus règne depuis Jérusalem. Pendant ce temps, les promesses faites à Israël dans l’Ancien Testament (concernant la terre et la bénédiction) seront accomplies.
  5. La distinction entre Israël et l’Église : Dans le dispensationalisme, Dieu a deux peuples distincts avec des rôles différents : les nations (les non croyants), Israël (les Juifs) et l’Église (les croyants en Christ). Le millenium est souvent vu comme un temps où Dieu accomplira ses promesses spécifiques envers Israël.
  6. Le jugement final et la création d’un nouveau ciel et d’une nouvelle terre : Après le millenium, Satan est libéré, une rébellion finale a lieu, suivie du jugement dernier où tous les morts ressusciteront et seront jugés avant que Dieu ne crée une nouvelle création.


Caractéristiques clés du prémillénarisme dispensationaliste :

  • Littéralisme dans l’interprétation biblique : Les dispensationalistes prémillénaristes prennent la Bible de manière très littérale, surtout en ce qui concerne les prophéties sur la fin des temps.
  • Séparation entre Israël et l’Église : Contrairement à d’autres perspectives chrétiennes qui voient l’Église comme l’héritière spirituelle d’Israël ou une continuité dans le plan de Dieu pour son peuple, cette approche distingue clairement les deux.
  • Enlèvement prétribulationnel : L’enlèvement des croyants avant la grande tribulation est une croyance essentielle dans cette doctrine.


Conclusion


Le prémillénarisme dispensationaliste est donc une fausse doctrine avec une vision eschatologique qui prévoit un enlèvement de l’Église avant la grande tribulation, ce que la Bible ne supporte pas, suivie du retour de Christ pour établir un règne millénaire littéral sur la terre, ce que la Bible ne valide pas, avec une distinction claire entre le plan de Dieu pour Israël et pour l’Église ce que la Bible ne parle pas. Cette fausse doctrine est très populaire parmi les croyants dans le monde aujourd’hui.

Les fausses doctrines : Un cancer spirituel dans le corps de Christ

Le corps de Christ est aujourd’hui atteint d’un mal qui se développe et l’affaiblit considérablement. Ce mal, tel un cancer, ce sont les fausses doctrines. Elles se répandent à un rythme effréné et ne semblent pas vouloir s’arrêter. 

Bien entendu, nous vivons actuellement les événements de la fin de ce siècle et Jésus avait prédit que cela se produirait. D’ailleurs, la première recommandation qu’il donna ses disciples fit celle-ci : « Faites attention, ne vous laissez pas induire en erreur. Car plusieurs viendront sous mon nom […] ne les suivez pas ! » (Lc 21.8-9) Ce passage est repris par trois des quatre auteurs des évangiles signifiant que cette recommandation est très importante et que nous ne devrions pas la négliger. 

Dès les premiers jours de la révélation de l’Église, les fausses doctrines ont commencé à se répandre. Nous voyons l’apôtre Paul mettre en garde son collaborateur Timothée contre ce mal qui se répandait dans les églises au premier siècle en lui disant : « je t’ai encouragé à rester à Éphèse pour ordonner à certaines personnes de cesser d’enseigner des doctrines fausses ». (1 Tm 1.3) Il y avait ainsi des personnes qui enseignaient de fausses doctrines. Ce n’est pas nouveau que les fausses doctrines soient enseignées dans l’Église. Paul va aussi dire à Timothée pourquoi il faut faire cesser l’enseignement de ces fausses doctrines parce qu’elles « ne font qu’alimenter des discussions au lieu d’avancer dans l’œuvre de Dieu qui s’accomplit dans la foi ». (1 Tm 1.4)

Pierre également dans sa lettre va écrire ceci : « il y a eu de faux prophètes parmi le peuple ; de même, il y aura parmi vous de faux enseignants ». (2 Pi 2.1) L’apôtre annonçait d’avance qu’il y aurait de faux enseignants qui allaient se présenter au peuple tout comme l’on fait les faux prophètes dans le peuple d’Israël. L’apôtre Pierre mentionnait à ses lecteurs la façon dont ces faux enseignants allaient s’y prendre en disant : « ils introduiront sournoisement des doctrines pernicieuses, et, tout en reniant le Maître qui les a rachetés, ils attireront sur eux une ruine soudaine. » (2 Pi 2.1)

C’est un fait parce que c’est encore la même chose de nos jours. Des gens introduisent sournoisement de fausses doctrines. Il y a au bas mot pas moins de 50 fausses doctrines qui ont été introduites sournoisement dans le corps de Christ. Si nous comptons toutes les variantes qui sont enseignées, le nombre se multiplie au point qu’il devient difficile de faire la différence entre la vérité de la Parole de Dieu et le mensonge d’une fausse doctrine tellement elles sont séduisantes. 

Le problème majeur avec les fausses doctrines est que « beaucoup les suivront dans leur immoralité » (2 Pi 2.2). Bien que plusieurs se détournent des Écritures, Pierre qualifie les fausses doctrines d’immorales. À raison parce qu’adhérer à une fausse doctrine c’est comme commettre un adultère. Je vous explique. Dans un couple, il arrive qu’une personne entretienne une relation extraconjugale avec une autre personne. C’est une infidélité qui est commise envers l’autre personne dans le couple. 

Nous savons que nous vivons une relation avec Jésus qui est la Parole de Dieu. Si nous adhérons à une fausse doctrine, nous sommes en  train d’être infidèles à la vérité de la parole de Dieu. Nous commentons donc une infidélité dans notre relation avec Jésus. Adhérer à une fausse doctrine, ce n’est pas bien tout comme une relation extraconjugale ne l’est pas non plus. C’est du presque bien comme le disait Charles Spurgeon. En acceptant une fausse doctrine nous pouvons dire que nous commettons un adultère spirituel dans notre relation avec la Parole de Dieu qui est Jésus. 

Cependant le problème c’est que les croyants ne sont pas en mesure de faire la différence entre une concubine (fausse doctrine) et un partenaire de vie (la Parole de Dieu, Jésus). C’est cela qui cause tant d’infidélité de la part des croyants face à la Parole de Dieu en acceptant d’abord de flirter avec les fausses doctrines et ensuite de les accepter dans une relation d’intimité.

D’ailleurs, Jésus va faire un reproche à l’église de Pergame concernant le fait que celle-ci laissait des gens enseigner de fausses doctrines en disant : « Mais j’ai pourtant un reproche à te faire : tu as chez toi des gens attachés à la doctrine de Balaam, qui enseignait à Balak comment faire trébucher les israélites, en les incitant à manger des viandes sacrifiées aux idoles et à se livrer à l’immoralité. De même, tu as, toi aussi, des gens attachés de la même manière à la doctrine des nicolaïtes. » (Ap 2.14-15)

Si ce mal se répand dans l’Église comme un cancer dans le corps c’est parce que des dirigeants d’église laissent des gens enseigner de fausses doctrines. De plus, les croyants ne lisant pratiquement pas leur Bible deviennent un terrain fertile pour la prolifération de ces fausses doctrines et ainsi se répand ce cancer dans le corps de Christ.

Il nous faut mettre un terme à tout cela en dénonçant les fausses doctrines proliférant actuellement dans nos Églises. Mais attention, cela engendrera une crise dans l’Église parce que les tenants de ces fausses doctrines sont en réalité de faux prophètes comme nous le dit Jésus : « Méfiez-vous des faux prophètes : ils viennent à vous déguiser en brebis, mais au-dedans ce sont des loups féroces. » (Mt 7.15) Pourquoi Jésus les appelle-t-il de faux prophètes ? Parce que ces gens en prônant une fausse doctrine prétendent parler au nom de Dieu en disant que leur faux enseignement c’est la Parole de Dieu. En réalité, c’est une falsification des paroles même de Dieu. Une fausse doctrine n’a rien de biblique si ce n’est l’apparence.

Maintenant, lorsque vous dénoncerez ces fausses doctrines, vous allez faire face à la férocité de ces loups. Ils vont vous démontrer leur vrai visage simplement parce que vous vous attaquez à leur château fort. 

Ce texte n’est pas menaçant pour les tenants d’une fausse doctrine parce qu’il est plutôt général. En d’autres mots, ils ne les dérangent pas du tout. Cependant, lorsque vous commencerez à identifier et dénoncer une fausse doctrine en particulier, vous allez assurément les rencontrer sur votre chemin. Ils vont tenter de vous empêcher de continuer de dénoncer. Ils vont tout mettre en œuvre pour vous faire taire parce que vous voulez le bien du corps de Christ alors qu’eux, tout ce qu’ils veulent, c’est de détruire l’œuvre de Christ. 

Ainsi donc, en ces temps de la fin, la prolifération des fausses doctrines constitue un véritable fléau pour l’Église de Jésus-Christ. Ces enseignements trompeurs, souvent séduisants par leur apparence et leur subtilité, éloignent les croyants de la vérité biblique et affaiblissent leur relation avec le Seigneur.

Il est impératif pour chaque chrétien né de nouveau de rester vigilant, de plonger dans l’étude approfondie de la Parole de Dieu et de dénoncer avec courage les doctrines erronées. Cette tâche ne sera pas sans opposition, car les faux prophètes réagiront avec force pour préserver leur influence. Cependant, nous devons nous souvenir que nous servons celui qui est la vérité, et qu’il nous a appelés à veiller sur son Église.

Revenir aux enseignements fondamentaux de la Bible, affermir notre foi en Christ, et rejeter toute falsification de la Parole de Dieu, voilà notre responsabilité en tant que disciples de Jésus. Ne laissons pas le mal s’installer dans le corps de Christ, mais combattons-le avec les armes spirituelles que Dieu nous donne. La fidélité à la vérité de l’évangile est essentielle pour préserver notre destinée éternelle et celle de nos frères et sœurs en Christ.

La prolifération des fausses doctrines dans l’Église : Un appel au retour à la vérité biblique

Il y a un phénomène actuellement dans l’Église qui prend de l’ampleur et c’est la prolifération des nombreuses fausses doctrines. Chacune d’elles touche un segment du christianisme. Ici, je ne parle pas des fausses doctrines qui présentent dans l’Église catholique. Je parle des fausses doctrines qui touchent directement les croyants nés de nouveau de l’Église du Seigneur Jésus.

Il y a un nombre moult de fausses doctrines qui se sont développées en ces temps de la fin et qui affectent une multitude de croyants. Cependant, Jésus nous avait avertis de ce phénomène grandissant en disant : « Faites bien attention que personne ne vous induise en erreur. Car plusieurs viendront sous mon nom […] et ils tromperont beaucoup de gens. » (Mt 24.4-5) C’est ce que nous retrouvons aujourd’hui, plusieurs viennent au nom de Jésus, avec de fausses doctrines, et ils trompent beaucoup de gens parce que ceux-ci ne font pas attention à qui les enseignes et aussi les enseignements qui leur sont apportés.

Paul avait aussi averti Timothée de cette situation en ces temps de la fin comme nous pouvons le voir « Cependant, l’Esprit déclare clairement que, dans les derniers temps, plusieurs se détourneront de la foi parce qu’ils s’attacheront à des esprits trompeurs et à des enseignements inspirés par des démons. Ils seront séduits par l’hypocrisie de prédicateurs de mensonge dont la conscience est comme marquée au fer rouge. » (1 Tm 4.1-2) 

L’apôtre Pierre va aussi aborder ce sujet de la prolifération des fausses doctrines dans la fin des temps en écrivant ceci : « Autrefois, il y a eu des prophètes de mensonge parmi le peuple d’Israël ; il en sera de même parmi vous. » Le « vous » fait référence aux chrétiens nés de nouveau et faisant partie de l’Église du seigneur Jésus. Il continue en disant : « Ces enseignants de mensonge introduiront subtilement parmi vous des erreurs qui mènent à la perdition. Ils renieront le Maître qui les a rachetés et attireront ainsi sur eux une perdition soudaine. Beaucoup de gens les suivront dans leur immoralité et, à cause d’eux, la voie de la vérité sera discréditée. Par amour de l’argent, ils vous exploiteront avec des histoires de leur propre invention. Mais il y a longtemps que leur condamnation est à l’œuvre et que la perdition les guette. » (2 Pi 2.1-3)

On dirait que Pierre a écrit ces mots il n’y a pas si longtemps. C’est exactement ce que nous voyons dans ces jours qui sont la fin. De nombreux personnages ne font que demander de l’argent aux croyants garnissant leurs coffres abondamment. 

Les fausses doctrines prolifèrent à un rythme effréné. Aujourd’hui, on peut répertorier aisément plus de 50 fausses doctrines actives dans l’Église au moment où j’écris ces lignes. Chacune d’elles touche un segment de la foi et influence négativement la vie des croyants les écartant de la vérité de la parole de Dieu. Leur donnant de faux espoirs et les induisant en erreur dans la majorité des cas.

Pourquoi ces fausses doctrines se sont-elles ainsi développées dans l’Église ? L’une des raisons c’est d’abord dû au fait que les croyants se sont éloignés de la vérité. Ils ne lisent presque plus leur Bible. Par exemple, en France, les statistiques récentes révèlent une diminution notable de la lecture et de la possession de la Bible parmi les Français. Selon un sondage réalisé par l’Ifop en 2022, seulement 27 % des Français possèdent une Bible, contre 42 % en 2001. De plus, la lecture régulière de la Bible concerne désormais 19 % de la population, marquant une baisse de 9 points depuis 2001. (https://www.alliancebiblique.fr/articles/sondage-les-français-et-la-bible?utm_source=chatgpt.com

Un autre sondage nous démontre qu’en 2022, 39 % des Américains ont déclaré utiliser la Bible au moins trois fois par an, une diminution par rapport aux 49 % observés au cours de la dernière décennie. (https://www.infochretienne.com/articles/les-utilisateurs-americains-de-la-bible-ont-davantage-despoir-selon-un-sondage/?utm_source=chatgpt.com

Puis, pour nous, au Canada, c’est similaire au reste du monde alors qu’environ 14 % des chrétiens canadiens lisent la Bible au moins une fois par semaine. Cette proportion a diminué de moitié depuis 1996. (https://files.evangelicalfellowship.ca/research/CBES-Executive-Summary-FR.pdf?utm_source=chatgpt.com)

Parce que les chrétiens ne lisent à peu près pas leur Bible, et ne l’étudient possiblement pas non plus, cela laisse un terreau fertile aux fausses doctrines. D’ailleurs, celles-ci se sont propagées à un rythme effréné dans l’Église au cours des dernières décennies. Les croyants ne lisant plus leur Bible sont sujets à se laisser séduire par de fausses doctrines parce que celles-ci sont attrayantes, fascinantes et envoutantes. Elles ont une belle apparence et se présentent avec grande élégance. Comme disait Spurgeon, grand prédicateur du 18e siècle, au sujet des fausses doctrines c’est du presque vrai. 

Ce phénomène, de ne plus lire sa Bible, signifie que les croyants se détournent de l’enseignement sain. Comme l’apôtre Paul disait à Timothée cette parole très révélatrice de notre temps : « Car le temps viendra où les hommes ne voudront plus rien savoir de l’enseignement sain. Au gré de leurs propres désirs, ils se choisiront une foule de maîtres à qui ils ne demanderont que de leur caresser agréablement les oreilles. Ils détourneront l’oreille de la vérité pour écouter des récits de pure invention. » (2 Tm 4.3-4) 

Nous y voilà maintenant. Les prédicateurs les plus populaires pour la plupart n’enseignent pas la vérité de la Parole de Dieu. Au contraire, ils choisissent de caresser les oreilles des croyants avec de fausses doctrines et cela leur attire la faveur des gens. Malheureusement, nombre de concept qu’ils enseignent se trouve à être doctrinalement faux. C’est ce qui fait plaisir à leur auditoire. C’est aussi ce qui est le gage de leur popularité. Prenez conscience que la popularité n’est pas gage de fiabilité en ces jours de la fin.

Jésus ne faisait pas dans la popularité. Bien au contraire, il était détesté des religieux du temps parce qu’il disait la vérité de la Parole de Dieu et cela ne leur faisait pas plaisir. Ceux qui s’attroupaient auprès du Seigneur cherchaient soit à recevoir ou à voir un miracle. L’enseignement de Jésus ne les intéressait guère. 

Il serait temps de nous réveiller et de prendre conscience de ce phénomène grandissant qui entrainera dans l’égarement les croyants séduits. Il est temps de retourner à la vérité de la Parole de Dieu. Il est temps de revenir aux enseignements fondamentaux de la Bible. 

Il serait bien d’identifier toutes ces fausses doctrines auxquelles nous avons adhéré par le passé et de nous en débarrasser en les réfutant par la Parole de Dieu. Demander pardon au Seigneur et se détourner de celles-ci pour reprendre les enseignements de la parole de Dieu. Il en va de notre destinée éternelle.

Nous vivons les temps de la fin et bientôt la séduction sera encore plus grande. Le seul moyen que nous avons à notre disposition pour discerner le mensonge est la vérité de la Parole de Dieu. Tout ce qui est contraire à l’enseignement sain et une contrefaçon des Écritures et est ainsi un mensonge. 

Le monde dans lequel nous vivons est sous la gouverne du père du mensonge, Satan lui-même. Il convient donc de revenir à la Parole de Dieu et d’y plonger les regards avec régularité et assiduité et ne plus se laisser séduire par tout ce qui n’est pas conforme à la vérité et ainsi déceler toutes fausses doctrines afin de ne plus se laisser séduire. 

Le récit de Noé : une leçon de protection divine et non d’enlèvement

Il n’est pas rare d’entendre ou de lire que le récit de Noé, qui est monté dans le bateau, est une confirmation de l’enlèvement prétribulationnel. Bien entendu, ce fait est absolument non fondé dans les Écritures. Maintenant, regardons, brièvement, ce que le récit de Noé nous raconte véritablement. 

D’abord, nous lisons ceci dans l’évangile de Matthieu alors que Jésus est avec ses disciples sur le mont des Oliviers et qui les met en garde contre les événements futurs. Il va dire en parlant de Noé «37 Lors de la venue du Fils de l’homme, les choses se passeront comme au temps de Noé ; 38 en effet, à l’époque qui précéda le déluge, les gens étaient occupés à manger et à boire, à se marier et à marier leurs enfants, jusqu’au jour où Noé entra dans le bateau. 39 Ils ne se doutèrent de rien, jusqu’à ce que vienne le déluge qui les emporta tous. » (Matthieu 24.37-39) 

Ce que Jésus est en train de dire c’est comment les choses vont se passer avant qu’il ne vienne. Jésus ne mentionne aucunement que les croyants seront enlevés, avant le déluge, comme Noé vivant dans la déchéance d’un monde corrompu. Non ! Ce qu’il est en train de dire c’est que les hommes ne se préoccuperont absolument pas des temps dans lesquels ils seront en train de vivre tout comme au temps de Noé. Ils seront-là « occupés à manger et à boire, à se marier et à marier leurs enfants ». Ils ne se préoccuperont pas de Dieu. Ils continueront de faire ce qu’ils faisaient tout comme au temps de Noé. 

La Bible nous dit que « Noé était un homme juste et irréprochable au milieu de ses contemporains. Il menait sa vie sous le regard de Dieu. » (Genèse 6.9) Noé était un homme qui craignait Dieu comme le font les véritables croyants. Ils vivent leur vie dans l’obéissance aux commandements de Christ tout en se gardant purs par rapport au péché. 

Puis, Dieu constata la corruption du genre humain « 11 Aux yeux de Dieu, les hommes s’étaient corrompus et avaient rempli la terre d’actes de violence. 12 Dieu observait ce qui se passait sur la terre, il vit que le monde était corrompu, car toute l’humanité suivait la voie du mal. » (Genèse 6.11-12) C’est exactement où nous en sommes aujourd’hui. La déchéance du monde va grandissante sans cesse. Bientôt, Dieu va intervenir pour corriger les choses. Il le fera par la manifestation de sa colère dans les événements de la période des tribulations. Cependant, cette fois-ci ce sera la dernière fois qu’il interviendra parce qu’après Jésus va revenir et le genre humain sera convoqué au jugement final.

Dieu appela Noé à construire un bateau et juste avant que le déluge ne commence, il fit monter Noé, sa famille et des animaux dans le bateau. Si vous remarquez bien, Noé n’a pas été enlevé comme Hénok pour être transporté à un autre endroit. Noé a été mis à l’abri et protégé dans le bateau pendant la période que dura le déluge.

C’est ce qui va se passer pendant la période que durera la période des tribulations. Il va mettre son peuple à l’abri en Jésus. C’est notre foi en Jésus qui va faire la différence. C’est pour cela qu’il nous faut nous préparer pour ce temps de grandes tribulations. Alors que les tentations d’abandonner la foi seront monstres et que la persécution contre les croyants fera rage. Que nous restera-t-il pour nous raccrocher? Il nous restera Jésus avec ses promesses de protection « 10 Tu as gardé le commandement de persévérer que je t’ai donné. C’est pourquoi, à mon tour, je te garderai à l’heure de l’épreuve qui va venir sur le monde entier pour éprouver tous les habitants de la terre. » (Apocalypse 3.10) « 7 Que mille tombent à côté de toi, et dix mille à ta droite, toi, tu ne seras pas atteint. 8 Il te suffira de regarder de tes yeux pour constater la rétribution des méchants. » (Psaume 91.7-8) 

Si une personne s’attend à un enlèvement avant que ne débute la période des tribulations, personne-là est la plus à plaindre. Pourquoi ? Parce que ça n’arrivera pas. C’est une fausse doctrine qui n’a pour but que de tromper les croyants en leur donnant de faux espoirs.

En conclusion, le récit de Noé ne peut être utilisé pour soutenir la doctrine de l’enlèvement prétribulationnel. La Parole de Dieu montre clairement que Noé, loin d’être enlevé, fut protégé en demeurant sur la terre pendant le jugement, à l’abri dans l’arche. Cela nous enseigne que Dieu ne retirera pas les croyants avant la période des tribulations, mais qu’Il les gardera et les protégera en Jésus-Christ. 

S’attendre à un enlèvement avant les tribulations est une illusion qui détourne de la vérité biblique. La bienheureuse espérance des croyants ne réside pas dans l’évitement de la souffrance, mais dans la fidélité à Christ qui nous préserve et nous fortifie au milieu des épreuves. 

Soyons vigilants et préparons-nous spirituellement, sachant que Jésus nous a promis de nous protéger durant cette période, comme il l’a fait pour Noé. Il est temps de se détourner des faux enseignements et de s’attacher fermement à la vérité des Écritures.

Un appel à rejeter les étiquettes théologiques qui cautionnent les fausses doctrines et à défendre avec courage la vérité de la Parole de Dieu. 

Aujourd’hui pour ne pas déplaire ou offenser qui que ce soit, il est courant d’accoler une étiquette théologique sur une personne. Ce qui apaise notre conscience et n nous fait nous sentir mieux. Je m’explique. Dans le domaine de la fausse doctrine de l’enlèvement prétribulationnel (avant la période des tribulations) nous savons qu’il y a différents courants d’interprétation des écritures qui se sont développées.  

Par exemple, la première étiquette est le prétribulationnisme. Pour eux, l’Église est enlevée avant le début des sept ans de tribulations. Cela signifie que les chrétiens fidèles ne vivront pas les jugements de Dieu sur la terre. C’est l’idée que Dieu épargne son Église de la colère. 

Ensuite, nous avons la seconde étiquette qui est le Mid-tribulationisme. Selon eux, l’enlèvement de l’Église se produit au milieu des sept ans de tribulations, 3 ans et demi après le début. Ici, l’Église est vue comme participant partiellement à la période des tribulations avant d’être retirée.

Nous poursuivons avec le Post-tribulationisme. D’après eux, l’enlèvement se produit après les sept ans de tribulations. 

Il y a également l’étiquette Pré-colère (Pre-Wrath). Ceux-ci voient l’Église traversant une partie de la période des tribulations, mais elle est enlevée avant les jugements les plus sévères de Dieu, souvent associés à la « colère divine ». Ils interprètent que la tribulation est divisée en deux phases : la persécution de l’Antichrist, suivie de la colère de Dieu.

Une autre étiquette est les Partiels enlevés (Partial rapture). Ces gensprétendent que seuls les croyants spirituellement prêts ou fidèles seront enlevés avant la période des tribulations. Les autres devront rester pour être purifiés pendant cette période. Ils mettent l’emphase sur la sanctification et la préparation.

Finalement, ceux qui ont une interprétation spirituelle ou symbolique. Peut-être trop récent parce qu’aucun nom n’est mis sur l’étiquette. Ces personnes croient que l’enlèvement n’est pas un événement littéral mais symbolique de la victoire spirituelle de l’Église ou du jugement de Dieu.

Nous retrouvons six étiquettes différentes pour six interprétations distinctes. Chacune d’elles ayant ses particularités qui lui sont propres. 

Le problème que ça occasionne c’est que ces étiquettes sont utilisées pour relativiser de fausses interprétations des écritures. Alors, pour soulager notre conscience et ne pas courir le risque d’offenser les gens qui sont dans l’erreur et qui prônent une fausse doctrine alors on dit qu’ils sont tels ou tels types de définition. Nous évitons ainsi de les confronter et de démasquer ces faussaires de la parole de Dieu. Nous justifions ainsi une fausse doctrine et faisons en sorte qu’elle est acceptable dans le corps de Christ. 

Cependant, c’est la plus mauvaise chose à faire. Parce qu’en justifiant ce fait, nous acceptons qu’une fausse doctrine, soit bien, présente dans l’église et par le fait même la cautionne en toute connaissance de cause. Laissant ainsi tous les faux prophètes s’exprimer dans l’église et faire un tort irréparable aux croyants. Jamais, dans le passé, les apôtres n’ont fait une chose de la sorte. Ils se sont toujours tenus debout pour la vérité en dénonçant les fausses doctrines et ceux qui les enseignaient. 

Ceci a permis à de nombreux marchant de bonheur de promouvoir toutes ces fausses doctrines et celles-ci sont maintenant acceptées dans l’église et pas du tout ou très peu dénoncé. Ce n’est pas l’attitude chrétienne à avoir. Nous devons nous battre pour garder la vérité de la Parole de Dieu intact. En acceptant ces étiquettes et en les justifiant, nous faisons un tort considérable au corps de Christ. Ainsi, nous nous associons à ces faux prophètes et nous égarons ainsi les croyants de la vérité affaiblissant par le fait même leur foi. 

Il est bien possible que nous ayons du sang sur les mains si nous ne nous élevons pas contre ces fausses doctrines. David Wilkerson a dit : « Lorsque nous diluons l’Évangile ou acceptons des doctrines qui ne viennent pas de Christ, nous risquons de perdre l’onction et le pouvoir du Saint-Esprit. Dieu ne bénira jamais une compromission de la vérité. » Dans le même ordre d’idée, Paul Washer dit : « Une fausse doctrine peut sembler inoffensive, mais elle éloigne les âmes de la vérité salvatrice. En restant silencieux face à l’erreur, nous devenons complices de l’égarement des âmes. » De même, John MacArthur disait : « Tolérer l’erreur doctrinale sous prétexte d’amour ou d’unité, c’est trahir la vérité de Dieu. L’amour authentique avertit du danger spirituel et s’engage dans la défense de la vérité. » Finalement, Francis Chan « Le pire que nous puissions faire est d’être silencieux face aux fausses doctrines par crainte d’offenser les gens. Aimer vraiment, c’est proclamer la vérité, même si elle dérange. »

Nous ne pouvons en aucun temps accepter et cautionner toutes fausses doctrines, et encore moins de les défendre, sans rien dire ou en posant une étiquette pour nous donner bonne conscience ou justifier notre manque de courage. Nous devons les dénoncer haut et fort. Certes, nous rencontrerons de l’opposition et nous nous rendrons compte aisément que les tenants d’une fausse doctrine sont en réalité des loups très féroces. Nous ne devons pas avoir peur de nos convictions et soutenir la vérité de la Parole de Dieu. 

Nous ne devrions jamais accepter qu’une étiquette soit apposée sur nous sous prétexte de ne pas déplaire ou encore pour justifier une fausse doctrine. Laissons les étiquettes aux faux prophètes et défendons la vérité de la Parole de Dieu avec la force que le Seigneur nous donne.

À l’aube d’une guerre nucléaire : quelle est notre espérance ?

Face à la menace d’un conflit nucléaire, l’espérance des croyants repose uniquement sur Jésus-Christ, la vérité des Écritures et la promesse de la vie éternelle, plutôt que sur les illusions d’un monde corrompu ou des fausses doctrines.

Nous y voilà, les tentions entre l’OTAN et la Russie viennent de monter d’un cran avec l’autorisation donnée à l’Ukraine de lancer des missiles longe portée sur la Russie. Jusque-là, il ne leur avait pas été permis à cause du risque d’escalades. Maintenant, cela ne semble plus inquiéter les politiciens qu’une menace nucléaire plane sur leur pays et sur les populations. 

Dans ce conflit, le président de la nation russe, Vladimir Poutine, a été très clair concernant l’utilisation de ces missiles longues portées mentionnant qu’il y aurait des représailles envers les pays concernés. Ainsi, nous nous retrouvons devant un possible conflit nucléaire où des milliers de personnes vont très certainement perdre la vie. Qu’en sera-t-il des croyants ? Bien ceux-ci n’échapperont pas à la mort si une bombe nucléaire venait à tomber sur leur ville. 

Ce qu’il nous faut savoir, c’est que nous vivons actuellement des événements, selon toute vraisemblance, qui s’apparente aux descriptions apocalyptiques mentionnées dans la Bible. Guerres et menaces de guerre sont maintenant monnaie courante dans notre quotidien. Nombre de pays se font maintenant des menaces et plusieurs autres sont en guerre contre leurs voisins. 

Pour les croyants, ce qui compte ce n’est pas notre vie sur cette terre. Bien au contraire, ce qui compte c’est notre vie à venir et malheureusement, nous ne pouvons y accéder que par la mort du corps au préalable. 

L’espérance du croyant n’est pas dans cette vie ici-bas. Son espérance n’est pas non plus dans un homme politique quelconque. Ce qui compte c’est la vie éternelle reçue en Jésus par son sacrifice et le pardon des péchés. Son espérance doit être dans le Seigneur Jésus uniquement. C’est aussi dans l’attente de la venue prochaine du Seigneur pour venir prendre avec lui les croyants qui seront toujours en vie lors de son retour.

Ne vous faites pas d’idée, des temps de grandes souffrances sont devant nous. Les mensonges que l’on vous a racontés mentionnant que vous ne souffrirez pas parce que vous serez enlevé avant que cela ne débute ne semblent pas être en train de s’accomplir. 

Lentement, mais surement, nous glissons vers un conflit mondial qui fera certainement des milliards de morts et plusieurs croyants seront victimes ou témoins de ces événements. 

La réalité est tout autre que ce que l’on vous a fait croire. Parce qu’en aucun temps, la Bible ne parle d’un enlèvement avant la période des tribulations. Ceux qui vous induisent en erreur le font en utilisant des versets qu’ils sortent de leur contexte pour leur faire dire une chose qu’ils ne disent pas. Chers chrétiens, il est maintenant temps de vous réveiller parce que la réalité sera brutale pour vous. 

Prenez votre Bible et recommencez à la lire. Demandez l’aide du Saint-Esprit pour comprendre les Écritures. La première chose que Jésus a dite concernant les événements de la fin fut « faites bien attention que personne ne vous induise en erreur ». Jésus savait que dans les derniers temps, la séduction serait grande et qu’il faudrait nous protéger de cela. 

Comment peut-on faire pour ne pas se laisser séduire ? Prenez votre Bible et allez voir les passages qui vous sont enseignés pour voir s’ils sont conformes à leur utilisation. La Bible c’est la vérité, mais cette vérité peut être déformée par des hommes sans scrupules. 

Ne faites pas confiance à personne même si cette personne est populaire ou a de la notoriété. Vérifier toujours par vous-même si ce que l’on vous dit est la vérité. Ne tenez rien pour acquis. Il est trop facile de tordre le sens des écritures pour tromper les croyants volontairement ou involontairement.

Avec les temps de grandes tensions que nous vivons, il est maintenant temps de retourner à la source de la vérité qui est la Parole de Dieu. Le Seigneur saura nous réconforter ou encore nous encourager par les Écritures. 

Ainsi, malgré la menace nucléaire qui plane, vous serez à même de trouver la paix dans le Seigneur et dans les Écritures. Vous ne serez pas effrayé parce que votre espérance n’est pas dans ce monde corrompu, mais dans le monde à venir que Jésus est parti nous préparer. 

La Bible nous dit dans l’évangile de Luc chapitre 21 et le verset 28 « Quand ces événements commenceront à se produire, levez la tête et prenez courage, car alors votre délivrance sera proche. » Ce sont les paroles mêmes de Jésus et les événements, auxquels il fait référence, ce sont les tribulations. 

Ne vous laissez pas aller au découragement. Soyez fort dans l’attente et sûr que le Seigneur vous gardera sous son aile pendant ces jours troubles.

Parole prophétique pour notre temps

Des jours sombres sont devant nous. Alors que plusieurs placent tout leur espoir de voir des jours meilleurs,je crains fort qu’ils soient amèrement déçus lorsqu’ils verront que ça ne se réalisera pas. D’autres s’attendent que Donald Trump sera le sauveur de l’humanité face à des mondialistes sans vergogne. La réalité n’est pourtant pas dans un sauveur humain et cela malgré les forces et les qualités de ce dirigeant politique américain. En réalité, le plan de Dieu suit son cours et le monde se dirige vers sa destinée finale. Cette conclusion ne sera pas ce que des gens pleins d’espoir dans ce monde et ses dirigeants corrompus attendent. 

Le plan de Dieu est écrit depuis plusieurs millénaires et il n’est pas caché pour personne. Il est écrit dans un livre que nous appelons la Bible. Toutefois, les gens ont rejeté ce livre dans le but d’avoir libre cours dans l’accomplissement de leurs projets humains égoïstes. 

La Bible décrit la fin de notre monde et la création d’un nouveau monde. Alors que bientôt, nous verrons la création d’un monde nouveau ici sur cette terre. Ce qu’il faut réaliser c’est que ce ne sera pas le projet de Dieu, mais de Satan. Il agira au travers des dirigeants corrompus pour créer ce monde totalitaire. Tous les peuples seront soumis à la bête et devront se conformer à ce nouveau monde. Celui-ci sera gouverné par un gouvernement mondial qui ne tolèrera aucun opposant à son régime. Les récalcitrants seront arrêtés et emprisonnés attendant d’être jugés et condamnés. 

Pour les chrétiens, les disciples du Seigneur Jésus, ou encore l’Église ce ne sera pas une belle période. La persécution va prendre de l’ampleur contre les croyants. Il nous est dit que la bête leur fera la guerre. Pire encore, elle les vaincra. (Ap 13.7; Dn 7.21) Ce qui signifie que ce sera des temps de grandes souffrances. De plus, cette persécution se fera également par des gens que nous avons connus et aimés et qui vont se retourner contre nous. (Mt 24.10)

Les croyants font avoir besoin d’être préparé pour passer à travers ces moments sombres précédents le retour du Seigneur Jésus. (Mt 24.29-30) L’apôtre Paul parle de ceux qui seront « restés en vie » (1 Th 4.15-17) lorsque Jésus apparaitra dans le ciel lors de son retour. Ce qui laisse sous-entendre que d’autres seront morts pendant cette période de grandes persécutions. (Ap 13.10) Le droit d’acheter et vendre leur sera enlevé à moins toutefois qu’ils n’acceptent de prendre la marque de la bête signifiant une allégeance totale à celle-ci. (Ap 13.16-18)

Un autre signe qui prendra place, ce sera le contrôle total de l’information. Ce qui signifie la censure. Et c’est déjà commencé dans certains pays avec la censure des réseaux sociaux, la seule voie des lanceurs d’alerte. Les gens ne pourront plus propager la vérité. Ce sera seulement le narratif gouvernemental qui sera accepté. À ce moment, le mensonge prédominera bien qu’il soit de plus en plus répandu aujourd’hui. 

Pour le croyant, la seule vérité qui lui restera sera la Parole de Dieu. Il est donc impératif de s’en prémunir abondamment alors qu’elle est encore accessible. Qui sait si demain, nous y aurons encore accès sachant que c’est la vérité. 

Dans ce monde de mensonge, il est difficile aujourd’hui de trouver la vérité. La plupart des médias « mainstream » ne rapportent plus la vérité. Les nouvelles sont mensongères et biaisées toujours pour favoriser le mensonge. Le journalisme n’est plus objectif parce qu’il doit obéir à ceux qui le subventionnent. Il n’est donc plus libre de rapporter la vérité, mais plutôt de propager le mensonge. Mais demain, qu’est-ce que ce sera sous le règne de l’antichrist ? Je n’ose même pas imaginer.

Réalisons les temps dans lesquels nous vivons. Prenons conscience que des jours meilleurs n’arriveront pas dans ce monde corrompu d’ici-bas. Il nous faut nous préparer à affronter le monde de demain. Un monde de mensonge et de demi-vérité. C’est le temps de revenir à la Parole de Dieu. C’est aujourd’hui la seule source de vérité qui existe. Ne perdons plus de temps et retournons à la Parole de Dieu pour puiser les forces afin d’être en mesure d’affronter les événements qui vont bientôt se dresser contre les chrétiens. Fixons nos yeux sur la récompense qu’est la vie éternelle et attendons avec patience le retour du Seigneur Jésus. 

Le retour de Jésus : l’un des sujets les plus fréquemment abordés dans la Bible 

La Bible parle beaucoup du prochain retour du Seigneur Jésus. Il y a, dans toutes les Écritures, environ 1800 versets mentionnant ou faisant allusion au retour du Seigneur Jésus. Dans le Nouveau Testament, seulement, ce thème représente 19 % de celui-ci. Ainsi, le retour de Jésus est l’un des sujets les plus fréquemment abordés dans la Parole de Dieu, particulièrement dans le Nouveau Testament.

C’est un message très important pour aujourd’hui alors que nous vivons véritablement les événements de la fin. Il est impératif de parler de cet événement qui impactera la vie de tous les habitants de la terre lorsqu’il se produira. 

Malheureusement, ce thème est obscurci par les différentes opinions chrétiennes sur le sujet. C’est normal puisque c’est le rôle du tentateur de semer le trouble parmi les croyants. Les nombreuses fausses croyances viennent détruire ce que la Bible dit véritablement du sujet. Les multiples conceptions et idéologies personnelles détruisent l’impact de ce grand événement qui se produira au dernier jour (Jn 6.39), comme la Bible le mentionne (1 Th 4.15), lorsque Jésus apparaîtra dans le ciel avec ses saints anges (1 Th 3.13).

Prenons le temps d’étudier le sujet à la lumière des écritures et avec l’aide du Saint-Esprit. Mettons de côté tout ce que nous avons entendu jusqu’à maintenant et laissons le Seigneur lui-même nous enseigner véritablement sur le sujet. Vous allez voir que la vérité ne se retrouve pas dans aucune de ces fausses doctrines qui sont enseignées en ce moment dans la chrétienté.

Il faut demander le discernement du Saint-Esprit afin de pouvoir différencier le vrai du faux. Un spécialiste en billets de banque, à l’époque, disait qu’il est important de bien connaître les particularités d’un vrai billet si l’on veut reconnaître le faux. C’est la même chose aujourd’hui avec le sujet du retour de Jésus. Pour reconnaître les fausses doctrines, il nous faut véritablement connaître particulièrement la Parole de Dieu.

Ce que je crains, c’est que les croyants vont continuer de se tirailler sur ce sujet pour démontrer orgueilleusement qui a raison et qui a tort et passer à côté de ce qui est le plus important. Jésus a bien dit que « Si une famille est divisée, cette famille ne peut pas subsister. » (Mc 3.25) C’est le cas, si la famille chrétienne est divisée, comme elle l’est aujourd’hui sur ce sujet, comment pourra-t-elle subsister lors des jours d’épreuves qui vont venir. (Ap 13.10)

Le jour viendra ou la famille de Dieu se retrouvera unie dans la même cause lorsque celle-ci sera soumise à la persécution sous le règne de l’antichrist. Horsmis, le fait que plusieurs abandonneront la foi (Mt 24.10) dans ce moment de dure épreuve, un reste, préparé pour ce moment, témoignera avec puissance du Seigneur Jésus invitant les gens à se repentir et à reconnaître le Jésus comme leur Seigneur et sauveur.

Le moment de son retour sera un moment de grande libération et de joie pour les fidèles serviteurs qui auront persévéré jusqu’au bout. Serons-nous de ceux qui persévéreront ? C’est aujourd’hui que ça se décide.

Préparez-vous, mais n’attendez surtout pas un enlèvement qui vous éviterait les souffrances.

Il y a des moments très difficiles qui s’en viennent pour le peuple de Dieu. Ce sera des moments de souffrances pour tous les croyants qui voudront continuer de servir le Seigneur Jésus. 

Le Seigneur nous prévient de ces moments de grandes afflictions dans sa Parole, la Bible. En aucun temps, il n’est mentionné un enlèvement avant la période des tribulations comme plusieurs le prétendent. Ce sont des passages qui sont tirés hors de leur contexte pour faire croire aux croyants vulnérables qu’ils n’ont pas à craindre qu’ils seront enlevés avant que ne commencent ces temps difficiles.

Pourtant, cette fausse doctrine est en complète opposition aux principes mêmes de la Parole de Dieu. Jésus nous a à maintes reprises annoncé que nous allions avoir à souffrir dans ce monde. L’un de ces passages le plus percutants est celui-ci : « 11 Heureux serez-vous quand les hommes vous insulteront et vous persécuteront, lorsqu’ils répandront toutes sortes de calomnies sur votre compte à cause de moi. 12 Oui, réjouissez-vous alors et soyez heureux, car une magnifique récompense vous attend dans les cieux. Car vous serez ainsi comme les prophètes d’autrefois : eux aussi ont été persécutés avant vous de la même manière. »  (Matthieu 5.11-12) Ce passage nous démontre tout de même assez bien que les serviteurs du Seigneur Jésus seront persécutés.

Un autre passage nous indique également « 9 Alors on vous persécutera et l’on vous mettra à mort. Tous les peuples vous haïront à cause de moi. 10 A cause de cela, beaucoup abandonneront la foi, ils se trahiront et se haïront les uns les autres. » (Matthieu 24.9-10) Comme vous le voyez, Jésus nous met en garde que nous allons souffrir. Pourquoi est-ce que ce serait différent dans la période de la fin des temps ? Bien entendu, ce ne sera pas différent.

Le problème, que nous rencontrons, c’est que notre société en occident ne vit pas dans la réalité de la Parole de Dieu. Nombre de faux prophètes, oui, je dis bien « faux prophètes » se sont levés et ils annoncent des temps de clémence aux peuples de Dieu. Je dis « faux prophètes » parce qu’une personne qui prétend parler de la part de Dieu et qui n’annonce pas la vérité est en réalité un «  faux prophète ». Je sais que certains n’aiment pas que j’emploie ce terme pour désigner des frères et sœurs. Mais, en réalité, ils ne le sont pas, parce qu’il n’annonce pas la vérité de la parole de Dieu. Ils proclament des mensonges en tordant le sens des Écritures pour faire croire aux gens des concepts qui ne sont absolument pas bibliques comme cette doctrine de l’enlèvement prétribulationnel. 

Le Seigneur nous a pourtant bien averti de cela : « 15 Gardez-vous des faux prophètes ! Lorsqu’ils vous abordent, ils se donnent l’apparence d’agneaux mais, en réalité, ce sont des loups féroces. » (Matthieu 7.15) 

Et encore l’apôtre Jean va dire sur ce sujet : « 1 Mais attention, mes chers amis, ne vous fiez pas à n’importe quel esprit ; mettez les esprits à l’épreuve pour voir s’ils viennent de Dieu, car bien des prophètes de mensonge se sont répandus à travers le monde. » (1 Jean 4.1)

Précédemment, j’ai donné quelques exemples de passages où Jésus nous mentionne que nous devrons souffrir dans ce monde. Bien entendu, il y en a beaucoup plus que cela. Toutefois, il y a aussi  tous ces exemples de personnes dans la Bible qui ont souffert pour le nom de Christ. Qui plus est, il y a aussi un nombre incalculable d’exemples à travers les siècles qui ont aussi souffert de différentes manières en obéissance au commandement du Seigneur Jésus. Sans oublier aussi notre merveilleux sauveur qui a aussi souffert l’humiliation de la croix avec les malfaiteurs, par les hommes de son peuple, sans avoir commis aucun péché.

Ces faux prophètes viennent proclamer haut et fort que les croyants n’auront pas à souffrir dans la période de la fin de l’histoire. C’est un mensonge qu’ils proclament et je n’ai pas peur de le dire. Pourquoi ? Parce que nombre de croyants se sont laissé leurrer par leur propos et qu’ils n’auront pas la force de passer à travers la période de souffrance qui arrive bientôt.

Il est maintenant temps de revenir à la Parole de Dieu avec sérieux et d’examiner les écritures avec soins et ne plus nous laisser berner par tout ce que ces enseignants, si nombreux soient-ils, de la fausse doctrine de l’enlèvement prétribulationnel nous annonce. « 3 Dis à ce peuple : voici ce que déclare le Seigneur des armées célestes. Revenez à moi, dit le Seigneur des armées célestes, et je reviendrai à vous, a dit le Seigneur des armées célestes. » (Zacharie 1.3 )

À l’aube de la fin : Un appel à l’espérance

Dernièrement, nous avons vu Donald J. Trump gagner l’élection présidentielle américaine. Nous savons que plusieurs fondent beaucoup d’espoir sur cet homme. Malheureusement, il faut bien se l’avouer, malgré toutes ses qualités de leader et l’espoir qu’il suscite, rien ne changera à la situation actuelle du monde. 

La raison est bien simple : l’humanité se rapproche inexorablement de la fin des temps. Nous vivons en ce moment les derniers moments de ce monde déchus. Un monde qui par son rejet de Dieu accomplit actuellement les prophéties de la Parole de Dieu annonçant une période de tribulations sans précédent (Mt 24.21) et un retour du Seigneur Jésus en gloire (Lc 21.27) pour venir chercher les siens et les amener avec lui dans la vie éternelle (1 Th 4.15-17). Mais auparavant, il y aura beaucoup de souffrances qui vont devoir être vécues à cause de ces dirigeants politiques. 

Je vous présente un scénario possible des temps à venir. Tout d’abord, nous verrons l’amour du plus grand nombre se refroidir parce que le mal ne cessera de croitre. (Mt 24.12) 

Puis, possiblement que ces dirigeants vont mettre en place différentes stratégies pour établir officiellement un gouvernement mondial. Bien entendu, tout ce processus devra se faire avec l’accord de la population. Les récalcitrants, quel que soit leur motif, se verront contraindre de se taire. Pour ce faire, ils seront emprisonnés et même tués.

Un gouvernement mondial, signifie aussi un gouvernement totalitaire. Ce qui veut dire qu’un tel gouvernement ne tolèrera aucune autre idéologie. À ce moment, il va assurément s’élever une grande persécution contre les croyants parce que ceux-ci prônent la venue du Roi des rois et l’établissement d’un royaume éternel. Celui-ci étant en opposition aux projets des hommes.

En parallèle, de ce temps de grandes persécutions, il y aura un temps d’évangélisation sans précédent, comme nous le démontre l’image des deux témoins du livre de l’Apocalypse. Comme nous pouvons le constater, les deux témoins (Ap 11) représentant l’Église du Seigneur Jésus. Ils sont revêtus de force et partagent l’évangile avec puissance et conviction malgré les persécutions qu’ils peuvent subir. 

Ce temps sera tout un contraste avec les temps de quiétude anormale que nous vivons en occident aujourd’hui. Jésus nous a dit : « Dans le monde, vous aurez à souffrir bien des afflictions. Mais courage ! Moi, j’ai vaincu le monde. » (Jn 16.33)

Le sauveur du monde n’est pas un homme. C’est le Seigneur Jésus seul. Les hommes qui s’élèvent contre l’autorité de Dieu agiront avec beaucoup de haine envers les croyants. Mais pour cela, nous ne devons pas craindre la mort de quelques façons que ce soit. La raison est que la récompense est autrement plus grande que tout ce que cette vie ne pourra jamais nous offrir. 

Pour ce faire, je vous encourage à mettre toute votre confiance en Jésus. Regarder la récompense à venir plutôt que ce que nous pouvons perdre dans ce monde ici-bas. Mais, il nous faut nous préparer. Ignorer cette réalité de la Parole de Dieu ne nous aidera pas à nous préparer. Nous devons faire face à nos peurs et nous en remettre au Seigneur Jésus et croire ce qu’il nous a dit. «Celui qui s’attache à sa propre vie la perdra, mais celui qui fait peu de cas de sa vie en ce monde la gardera pour la vie éternelle. » (Jean 12.25)

Soyez fort et courageux. Comme nous dit le Seigneur Jésus : « Quand ces événements commenceront à se produire, levez la tête et prenez courage, car alors votre délivrance sera proche. » (Lc 21.28)

Le jour du Seigneur arrive à grands pas

Introduction

En voyant une affiche de croisière aux baleines sur le fleuve Saint-Laurent, j’ai remarqué une chose frappante : sur la photo, les touristes, tournés vers l’objectif pour immortaliser leur sortie, manquent la scène spectaculaire d’une baleine émergeant derrière eux. Ironiquement, alors qu’ils sont là pour voir les baleines, ils en ratent l’instant le plus précieux.

Cette image m’a rappelé le piège de la doctrine de l’enlèvement prétribulationnel. Les croyants qui adhèrent à cette fausse doctrine ont le dos tourné aux événements qui sont en train de se produire juste derrière eux. Ils ne voient pas les choses qui se déroulent parce que leur regard est fixé sur une doctrine fallacieuse.

Ils attendent un enlèvement de l’Église qui pourrait se produire, soi-disant avant la période des tribulations, alors que la Bible ne valide absolument pas ce fait et parce que Jésus a dit qu’il reviendrait au dernier jour. Que l’enlèvement avant la période des tribulations ne peut pas être le dernier jour! Puisqu’elle se déroulerait avant la fin qui est le dernier jour. Un jour dont nous ne connaissons pas le moment.

De plus, ils attendent, comme les juifs de l’époque de Jésus, un roi qui les libérera de toutes dominations de ce monde. Ils attendent un royaume sur cette terre avec son trône à Jérusalem et avec le Seigneur Jésus siégeant comme roi. Encore là, c’est de regarder dans la mauvaise direction. Parce que le règne de Jésus est éternel et que son trône est dans les cieux et pas sur cette terre. Puis, parce que le jour où Jésus va revenir, ce sera pour la résurrection, la séparation de l’ivraie et du bon blé ainsi que le jugement des nations. C’est ce que la Bible dit.

Une autre chose, cette doctrine enseigne que les croyants vont être enlevés au ciel avec Jésus avant la soi-disant période de 7 années de tribulations. Ensuite, qu’ils vont revenir avec Jésus régner pendant le règne de mille ans. Encore une fois, il m’apparait qu’ils n’ont pas compris l’image du millenium ou encore refusent de la voir. 

Leur regard est fixé sur les choses de cette terre. Il est fixé dans la mauvaise direction comme ces excursionnistes. Lorsque le retour de Jésus va réellement se produire au dernier jour, ils auront le dos tourné à l’événement de leur vie. Malheureusement, cela ne se passera pas comme ils peuvent l’imaginer. 

Le monde est en train de se positionner pour établir une domination mondiale. Comment vont-ils surmonter le moment où ceux-ci commenceront à faire la guerre aux membres du peuple saint ? Alors qu’il est dit que la bête allait les vaincre. Quel sera leur sauf-conduit à ce moment ? Ils ne pourront plus se cacher derrière un enlèvement prétribulationnel pour être épargné des douleurs, parce qu’ils seront totalement plongés dans cette fournaise de la colère de Dieu. Comment pensent-ils s’en sortir ?

Cependant, je suis inquiet pour eux. Lorsque les événements vont se dérouler comme selon la Bible, vont-ils le voir ? J’ai peur que plusieurs d’entre eux se perdent parce qu’on va leur avoir donné de faux espoirs et menti concernant le déroulement des événements de la fin. Seront-ils en mesure de résister dans ces jours de grandes détresses ? J’en doute fort parce que cette fausse doctrine détruit en ce moment leur seule chance d’échapper au désespoir que sera la période des tribulations.

N’étant pas préparé à vivre la plus grande affliction que le monde n’ait jamais connue simplement, parce qu’ils s’attendent que Jésus viendra les chercher avant que cela ne commence. Alors, que la Bible mentionne clairement que tous les croyants seront présents pendant la période de la grande tribulation. Ils croient un mensonge qui va les faire se perdre. J’en ai bien peur.

Il est encore temps de revenir, de retourner à la Parole de Dieu et de cesser d’écouter ces prophètes de malheur qui prêchent une dérive doctrinale. Prenons notre Bible à nouveau et regardons chacun des versets en lisant le contexte et en nous demandant si véritablement ces passages parlent d’un enlèvement avant la période des tribulations. L’exercice est simple et les conclusions seront évidentes pour celui qui voudra s’y investir avec diligence et honnêteté.

Demandez l’aide du Saint-Esprit pour que vous puissiez discerner la tromperie spirituelle et que vous puissiez voir la vérité. Il est encore temps, mais sachez que le jour du Seigneur arrive à grands pas et que ce sera, pour les uns, un jour grand et terrible et pour les autres un jour grand et glorieux.

Conclusion

Le piège de la doctrine de l’enlèvement prétribulationnel est qu’elle détourne les croyants de la réalité des événements prophétiques tels que décrits dans la Bible. En restant fixés sur une espérance erronée, beaucoup risquent de ne pas être préparés à affronter les tribulations à venir. Il est crucial de retourner à la Parole de Dieu, de lire les Écritures dans leur contexte, et de rechercher la vérité sous la direction du Saint-Esprit. Le temps presse, et il est encore possible de corriger notre vision avant que le jour du Seigneur n’arrive, apportant avec lui les vérités que beaucoup auront malheureusement ignorées.

La tromperie de l’enlèvement prétribulationnel : une fausse doctrine

Introduction

L’enlèvement prétribulationnel est une fausse doctrine qui enseigne que l’Église sera enlevée de la terre avant la période des tribulations, évitant ainsi les souffrances de la fin des temps. Cette interprétation, popularisée par des mouvements évangéliques et dispensationalistes, a suscité de nombreux débats parmi les théologiens. Jésus a dit « Prenez garde que personne ne vous induise en erreur. » (Mt 24.4) C’est exactement ce que fait cette fausse doctrine donnant de faux espoirs aux croyants leur laissant présager qu’ils ne souffriront pas parce qu’ils seront enlevés au préalable avant la période des tribulations. Cette fausse doctrine est pernicieuse parce qu’elle fait beaucoup de tort au corps de Christ. Voici les principaux arguments contre cette doctrine, fondés sur l’étude des Écritures :

1. Absence de fondement scripturaire clair

L’un des principaux arguments contre la fausse doctrine de l’enlèvement prétribulationnel est l’absence d’un fondement clair et explicite dans la Bible. Nulle part il n’est mentionné directement que l’Église sera enlevée avant la période des tribulations. Les passages utilisés pour soutenir cet enseignement sont souvent sortis de leur contexte ou mal interprétés.

1 Thessaloniciens 4.16-17 parle de l’enlèvement, mais ne précise pas que cela se produira avant la période des tribulations. Au contraire, ce passage se concentre sur le retour du Seigneur à la fin des temps, sans mentionner un enlèvement avant cette période.

Matthieu 24.29-31 déclare explicitement que Jésus reviendra « immédiatement après la période des tribulations ». Il n’y a aucune indication que l’Église sera enlevée avant ce moment, mais plutôt que le rassemblement des élus se fera après la tribulations.

2. L’Église est appelée à traverser les épreuves

Plusieurs passages bibliques montrent que les croyants sont appelés à traverser des moments de souffrance et de persécution, plutôt que d’être épargnés.

Jean 16.33 : Jésus dit à ses disciples : « Vous aurez des tribulations dans le monde ; mais prenez courage, j’ai vaincu le monde. »

Actes 14.22 : Paul enseigne que « c’est par beaucoup de tribulations qu’il nous faut entrer dans le royaume de Dieu. »

La Bible enseigne que les croyants ne seront pas épargnés de la souffrance, mais qu’ils seront soutenus pendant la période des tribulations par la puissance de Dieu.

3. Confusion avec la seconde venue de Christ

La fausse doctrine de l’enlèvement prétribulationnel introduit une séparation entre l’enlèvement et la seconde venue de Christ. Selon cette prétendue doctrine, l’enlèvement aurait lieu avant la tribulation et la seconde venue à la fin de celle-ci. Or, la Bible ne fait aucunement mention de cette distinction.

1 Corinthiens 15.51-52 et 1 Thessaloniciens 4.16-17 parlent d’un seul événement : la résurrection des morts et la transformation des vivants à la venue du Seigneur. Ces passages ne laissent pas entrevoir un intervalle de sept ans entre l’enlèvement et le retour final de Christ.

4. Les présence des membres du peuple saint pendant la période des tribulations

La présence des croyants. durant la période des tribulations est évidente telle que décrite dans l’Apocalypse.

Apocalypse 7.13-14 mentionne « ceux qui viennent de la grande tribulation ». Si l’Église était enlevée avant la tribulation, pourquoi y aurait-il des saints dans cette période ? Cela montre que des croyants fidèles seront présents pendant la tribulation.

Apocalypse 13.7 décrit l’Antichrist comme faisant la guerre aux saints. Cela indique encore une fois que les croyants seront présents sur terre pendant cette période de tribulation.

5. La protection divine au lieu de l’évasion

Au lieu d’être enlevés pour échapper à la tribulation, les Écritures parlent souvent de la protection divine des croyants dans les épreuves.

Jean 17.15 : Jésus prie pour ses disciples en disant : « Je ne te demande pas de les retirer du monde, mais de les garder du mal. »

Apocalypse 3.10 : Jésus promet à l’Église de Philadelphie qu’il la gardera dans l’heure de l’épreuve, mais il ne dit pas qu’il la retirera du monde.

6. La doctrine de l’enlèvement prétribulationnel est récente

La doctrine de l’enlèvement prétribulationnel est relativement récente dans l’histoire de l’Église. Elle a émergé au XIXe siècle avec John Nelson Darby et le mouvement dispensationaliste, ce qui laisse penser qu’il ne s’agit pas d’une interprétation ancienne et traditionnelle des Écritures. Avant cette période, les Pères de l’Église et les théologiens des siècles précédents ne prêchaient pas l’idée d’un enlèvement avant la tribulation. Cette nouveauté théologique suscite donc des doutes sur sa validité.

7. Contradiction avec l’esprit de la Parole

La Bible enseigne que les croyants doivent être prêts à affronter des souffrances et à persévérer jusqu’à la fin.

Matthieu 24.13 : Jésus dit : « Celui qui persévérera jusqu’à la fin sera sauvé. » Ce verset encourage les croyants à endurer les épreuves jusqu’à la fin, au lieu de s’attendre à être enlevés avant.

8. La purification de l’Église à travers les épreuves

Les tribulations servent aussi à purifier l’Église, à renforcer la foi des croyants et à séparer les fidèles des tièdes. La Bible montre souvent que les épreuves sont des moyens par lesquels Dieu travaille dans son peuple.

1 Pierre 1.6-7 explique que la foi est éprouvée « par le feu » pour être trouvée digne de louange et d’honneur lors de la révélation de Jésus-Christ. Si les croyants sont retirés avant la tribulation, cette purification ne se ferait donc pas.

Conclusion

La fausse doctrine de l’enlèvement prétribulationnel semble contredire plusieurs enseignements bibliques fondamentaux. Les croyants sont appelés à persévérer dans les épreuves et à attendre la seconde venue de Christ après la tribulation, où ils seront alors transformés ou ressuscités. Cette perspective encourage les chrétiens à se préparer spirituellement à traverser des moments difficiles avec foi, plutôt que de s’attendre à une évasion avant ces événements. L’idée d’être gardés dans la tribulation, protégés par Dieu, tout en étant présents sur la terre, semble mieux refléter le message global des Écritures.

L’Église sera présente pendant la période des tribulations et voici pourquoi !

Beaucoup de mensonges sont colportés de nos jours. Toutes sortes de théories farfelues et fausses sont propagées par des prédicateurs qui ne prennent pas le temps de scruter les Écritures et qui préfèrent répéter ce que l’on leur a dit. Ce qui fait que le mensonge se propage et devient avec le temps une vérité. Comme on dit: « un mensonge répété souvent devient, avec le temps, une vérité. »

La fausse doctrine des événements de la fin des temps est truffée de mauvaises interprétations de toutes sortes. L’une d’elles est qu’à partir du chapitre 4 de l’Apocalypse l’église n’est plus présente dans le livre. D’après l’enseignement répété, elle serait enlevée au chapitre 4.1 ce qui est invraisemblable d’accepter une telle théorie, parce qu’il n’y a rien dans ce passage, ni dans son contexte, qui confirme cela. Ce n’est qu’une déduction fantaisiste que certains ont faites.

Puis, l’Église referait son apparition lorsque Jésus reviendrait avec ses saints, ses saints étant les croyants enlevés avant la période des tribulations. Bon, cela est un autre sujet intéressant que je discuterai une autre fois.

Honnêtement, nous avons ici tous les éléments pour créer un conte fantastique. C’est malheureusement ce qui se produit avec toutes ces doctrines aussi farfelues que fausses qui sont véhiculées depuis des décennies. 

Prenons par exemple l’affirmation qui mentionne que l’église n’est plus présente dans le livre de l’Apocalypse à partir du chapitre quatre. Je tiens à vous dire que pour justifier ce mensonge, ces enseignants ont inventé le fait que c’était des gens qui seront sauvés après l’enlèvement. Une théorie qui n’est absolument pas soutenue nulle part dans les Écritures de quelques façons que ce soit. Cela repose seulement sur l’imaginaire de personnes refusant de voir la vérité. 

Maintenant, prenons le temps de regarder la présence de l’Église tout au long du livre de l’Apocalypse. Celle-ci apparaît 13 fois après le chapitre 4. Nous la retrouvons au milieu même des tribulations tout en étant protégé par Dieu sous sa main protectrice comme nous dit le psalmiste : « Qui s’abrite auprès du Très-Haut, repose sous la protection du Tout-Puissant. » (Psaumes 91.1) 

Il y a des termes différents en français qui traduisent le mot grec hagios selon les traducteurs et les divers traductions de nos Bibles en français. Par exemple la Bible Louis Second traduits ce mot par les saints. La Parole de vie utilise l’expression ceux qui appartiennent à Dieu. La Bible en Français courant (97) utilise la tournure le peuple de Dieu. Pour terminer, la Bible du Semeur utilise la locution les membres du peuple saint. Toutes ces formes ne font que décrire l’Église. 

Maintenant, avant de regarder quelques exemples, j’aimerais vous faire remarquer que partout dans le Nouveau Testament où cette expression les membres du peuple saint est utilisée, elle sert à décrire l’église. Je vous donne seulement quelques exemples, mais avec une concordance, il est très facile de retrouver les autres références. 

La première mention se retrouve dans le livre des Actes : « Pierre, qui parcourait tout le pays, passa aussi chez les membres du peuple saint qui habitaient à Lydda. » (Actes 9.32) Nous voyons bien, sans aucun doute, que cela fait référence à un groupe de chrétiens.

Ensuite, Paul va dire alors qu’il défend sa cause devant le roi Agrippa : « C’est ce que j’ai fait à Jérusalem : j’ai jeté en prison, en vertu des pouvoirs que j’avais reçus des chefs des prêtres, un grand nombre des membres du peuple saint et, lorsqu’il s’agissait de les condamner, j’ai voté leur mise à mort. » (Actes 26.10-18) Nous savons tous que selon les Écritures que le pharisien Paul persécutait les chrétiens avant sa conversion et les faisait jeter en prison à cause de leur foi.

Puis, ce passage de 1 Corinthiens 14.33 est tout de même très explicite lorsqu’il dit : « Dieu, en effet, n’est pas un Dieu de désordre, mais de paix. Comme dans toutes les Églises des membres du peuple saint ». Ce n’est pas bien difficile de comprendre que les membres du peuple saint sont les chrétiens.

Il y a plusieurs autres références que je ne peux citer ici dans cet article. Chaque fois que les membres du peuple saint sont écrits, c’est la traduction du mot grec hagios. Celui-ci apparait au bas mot 31 fois du livre des Actes jusqu’au livre de Philémon. De plus, chaque fois qu’il est mentionné, il fait référence aux chrétiens.

Maintenant, la question que je pose est que si chaque fois qu’il apparait dans le Nouveau Testament il fait référence aux chrétiens, pourquoi cela serait-il différent dans le livre de l’Apocalypse ? Je sais qu’il y a toutes sortes de théories qui justifient le fait que ce n’est pas les croyants, mais honnêtement pouvons-nous accepter ce fait seulement parce que des gens le disent ? Alors que la Bible dit le contraire. Cette simple mention de ce fait vient détruire toute la théorie de l’enlèvement de l’Église avant la période des tribulations. Si nous voulons être honnêtes avec soi-même, regardons les choses comme il se doit.

Regardons quelques références se rapportant aux membres du peuple saint, les chrétiens dans l’Apocalypse. Nous retrouvons cette expression 13 fois du chapitre 5 au chapitre 20 de l’Apocalypse. C’est à peine croyable de fermer les yeux sur une telle évidence. Plus encore de créer de toutes pièces une théorie pour justifier un concept qui est totalement faux. Je parle du concept de l’enlèvement de l’Église avant la période des tribulations. Cela est encore enseigner allègrement dans les églises aujourd’hui. C’est un péché que d’affirmer une chose pareil. Vous savez comme moi que les enseignants seront jugés plus sévèrement, nous dit l’apôtre Jacques. (Jacques 3.1)

La référence à l’Église dans l’Apocalypse apparait au chapitre 5. 8; 8.3, 4; 11.18; 13.7, 10; 14.12; 16.6; 17.6; 18.20, 24; 19.8 et finalement 20.9. Je vais prendre seulement trois références et vous pouvez aller vérifier le reste. D’ailleurs, à la fin de cet article, je vais mettre toutes les références du Nouveau Testament incluant l’Apocalypse.

D’abord, ce passage : « Il (la bête) lui fut même permis de faire la guerre aux membres du peuple saint et de les vaincre. Elle reçut autorité sur tout peuple, toute tribu, toute langue et toute nation. » (Apocalypse 13.7)  Lorsque je parle de la présence de l’Église pendant la période des tribulations, ceci en est un bon exemple. Il serait difficile de le nier à moins de fermer volontairement les yeux pour ne pas voir l’évidence.

Un autre passage qui nous démontre la réalité des choses pour les chrétiens pendant la période des tribulations : « Si quelqu’un doit aller en captivité, il ira certainement en captivité. Si quelqu’un doit périr par l’épée, il périra certainement par l’épée. C’est là que les membres du peuple saint doivent faire preuve d’endurance et de foi. » (Apocalypse 13.10 ) C’est un autre passage qui mentionne explicitement la présence de l’église pendant la période des tribulations alors que la bête déchaine toute sa colère sur les chrétiens.

Finalement, pour conclure cet article, ce passage nous dit : « Réjouis-toi de sa ruine, ciel ! Et vous, membres du peuple saint, apôtres et prophètes, réjouissez-vous ! Car en la jugeant, Dieu vous a fait justice. » (Apocalypse 18.20) Le contexte de ce passage est lors de la ruine de Babylone. 

Comme vous avez pu le voir, l’Église sera sur la terre pendant la période des tribulations. Prenez le temps de vérifier les références inscrites, ici, à la fin de cet article. 


Référence biblique concernant les membres du peuple saint 

Actes 9.32 Pierre, qui parcourait tout le pays, passa aussi chez les membres du peuple saint qui habitaient à Lydda. 

Actes 26.10 C’est ce que j’ai fait à Jérusalem : j’ai jeté en prison, en vertu des pouvoirs que j’avais reçus des chefs des prêtres, un grand nombre des membres du peuple saint et, lorsqu’il s’agissait de les condamner, j’ai voté leur mise à mort. 

Actes 26.18 Tu devras leur ouvrir les yeux et les faire passer des ténèbres à la lumière et du pouvoir de Satan à Dieu pour qu’en croyant en moi, ils reçoivent le pardon de leurs péchés et une part d’héritage avec les membres du peuple saint. » 

Romains 8.27 Et Dieu qui scrute les cœurs sait ce vers quoi tend l’Esprit, car c’est en accord avec Dieu qu’il intercède pour les membres du peuple saint. 

Romains 15.25 Pour l’instant, je vais à Jérusalem pour le service des membres du peuple saint. 

Romains 15.31 Qu’il me fasse échapper aux incrédules de la Judée et permette que l’aide que j’apporte à Jérusalem puisse être reçue favorablement par les membres du peuple saint. 

Romains 16.2 Réservez-lui, en vertu de votre union commune au Seigneur, l’accueil que lui doivent des membres du peuple saint. Mettez-vous à sa disposition pour toute affaire où elle aurait besoin de vous. Car elle est intervenue en faveur de beaucoup et, en particulier, pour moi. 

Romains 16.15 Saluez Philologue et Julie, Nérée et sa sœur, Olympas et tous les membres du peuple saint qui sont avec eux. 

1 Corinthiens 6.1 Lorsque l’un de vous a un différend avec un frère ou une sœur, comment ose-t-il le citer en justice devant des juges incroyants au lieu de recourir à l’arbitrage des membres du peuple saint ? 

1 Corinthiens 14.33 Dieu, en effet, n’est pas un Dieu de désordre, mais de paix. 

Comme dans toutes les Églises des membres du peuple saint, 

1 Corinthiens 16.15 Encore une recommandation, frères et sœurs : vous connaissez Stéphanas et sa famille. Vous vous souvenez qu’ils ont été les premiers à se convertir au Seigneur dans toute l’Achaïe. Vous savez qu’ils se sont spontanément mis au service des membres du peuple saint. 

2 Corinthiens 1.1 Paul, apôtre de Jésus-Christ par la volonté de Dieu, et le frère Timothée, saluent l’Eglise de Dieu qui est à Corinthe ainsi que tous les membres du peuple saint dans l’ensemble de l’Achaïe. 

2 Corinthiens 9.13 Par ce service, vous allez démontrer la réalité de votre engagement. Aussi ces membres du peuple saint loueront-ils Dieu pour l’obéissance par laquelle s’exprime votre foi en l’Evangile de Christ. Ils le loueront aussi pour la largesse avec laquelle vous partagez vos biens avec eux et avec tous. 

Éphésiens 1.15 Pour toutes ces raisons, moi aussi, après avoir entendu parler de votre foi au Seigneur Jésus et de votre amour pour tous les membres du peuple saint, 

Éphésiens 1.18 qu’il illumine ainsi votre intelligence afin que vous compreniez en quoi consiste l’espérance à laquelle vous avez été appelés, quelle est la glorieuse richesse de l’héritage que Dieu vous fera partager avec les membres du peuple saint, 

Éphésiens 2.19 Voilà pourquoi vous n’êtes plus des étrangers ou des résidents temporaires, vous êtes concitoyens des membres du peuple saint, vous faites partie de la famille de Dieu. 

Éphésiens 3.8 Oui, c’est à moi, le plus petit de tous les membres du peuple saint, que Dieu a fait cette grâce d’annoncer aux non-Juifs les richesses insondables de Christ 

Éphésiens 4.12 Il a fait don de ces hommes pour que les membres du peuple saint soient rendus aptes à accomplir leur service en vue de la construction du corps de Christ. 

Éphésiens 5.3 Quant à l’immoralité et aux pratiques dégradantes sous toutes leurs formes, et à la soif de posséder, qu’il n’en soit pas même question entre vous : ce ne sont pas des sujets de conversation qui conviennent aux membres du peuple saint, 

Éphésiens 6.18 En toutes circonstances, faites toutes sortes de prières et de requêtes sous la conduite de l’Esprit. Faites-le avec vigilance et constance, et intercédez pour tous les membres du peuple saint, 

Philippiens 1.1 Paul et Timothée, serviteurs de Jésus-Christ, saluent tous ceux qui, par leur union à Jésus-Christ, sont membres du peuple saint, et qui vivent à Philippes, ainsi que les dirigeants de l’Eglise et les diacres. 

Philippiens 4.22 Tous les membres du peuple saint vous adressent leurs salutations, et en particulier ceux qui sont au service de l’empereur. 

Colossiens 1.4 En effet, nous avons entendu parler de votre foi en Jésus-Christ et de votre amour pour tous les membres du peuple saint. 

2 Thessaloniciens 1.10 lorsqu’il viendra pour être en ce jour-là honoré dans la personne des membres du peuple saint et admiré dans la personne de tous les croyants. Et vous aussi, vous en ferez partie, puisque vous avez cru au message que nous vous avons annoncé. 

1 Timothée 5.10 Elle doit être connue pour ses œuvres bonnes, avoir bien élevé ses enfants, ouvert sa maison aux étrangers, lavé les pieds des membres du peuple saint, secouru les malheureux, et pratiqué toutes sortes d’actions bonnes. 

Philémon 5 car j’entends parler de l’amour et de la foi dont tu fais preuve envers le Seigneur Jésus et envers tous les membres du peuple saint. 

Apocalypse 5.8 Lorsqu’il eut pris le livre, les quatre êtres vivants et les vingt-quatre représentants du peuple de Dieu se prosternèrent devant l’Agneau. Ils avaient chacun une harpe et des coupes d’or remplies d’encens qui représentent les prières des membres du peuple saint. 

Apocalypse 8.3 Un autre ange vint et se plaça sur l’autel. Il portait un encensoir d’or. On lui remit de nombreux parfums pour les offrir sur l’autel d’or devant le trône avec les prières des membres du peuple saint. 

Apocalypse 8.4 Et, de la main de l’ange, la fumée des parfums s’éleva devant Dieu, avec les prières des membres du peuple saint. 

Apocalypse 11.18 Les autres peuples s’étaient soulevés dans leur fureur, mais ta colère est arrivée. L’heure est venue où tous les morts seront jugés, et où tes serviteurs les prophètes, et les membres du peuple saint, eux qui te craignent, petits et grands, seront récompensés. C’est aussi le moment où ceux qui détruisent la terre seront détruits. 

Apocalypse 13.7 Il lui fut même permis de faire la guerre aux membres du peuple saint et de les vaincre. Elle reçut autorité sur tout peuple, toute tribu, toute langue et toute nation. 

Apocalypse 13.10 Si quelqu’un doit aller en captivité, il ira certainement en captivité. Si quelqu’un doit périr par l’épée, il périra certainement par l’épée. C’est là que les membres du peuple saint doivent faire preuve d’endurance et de foi. 

Apocalypse 14.12 C’est là que les membres du peuple saint, ceux qui obéissent aux commandements de Dieu et vivent selon la foi en Jésus, doivent faire preuve d’endurance. 

Apocalypse 16.6 Parce qu’ils ont versé le sang des membres du peuple saint et des prophètes, tu leur as aussi donné à boire du sang. Ils reçoivent ce qu’ils méritent. 

Apocalypse 17.6 Je vis qu’elle était ivre du sang des membres du peuple saint et des témoins de Jésus. A sa vue, je fus profondément bouleversé. 

Apocalypse 18.20 Réjouis-toi de sa ruine, ciel ! Et vous, membres du peuple saint, apôtres et prophètes, réjouissez-vous ! Car en la jugeant, Dieu vous a fait justice. 

Apocalypse 18.24 et que chez toi on a vu couler le sang des prophètes et des membres du peuple saint, ainsi que de tous ceux qu’on a égorgés sur la terre. 

Apocalypse 19.8 Et il lui a été donné de s’habiller d’un lin pur éclatant. Ce lin représente le statut des membres du peuple saint déclarés justes. 

Préparez-vous parce que bientôt Jésus reviendra

Voici un message qui nous semble familier. Une phrase que nous avons entendue si souvent. Parfois même, nous en venons à nous demander si effectivement Jésus reviendra. 

Dans la Bible, il n’y a aucune promesse qui ont été faites dans le passé qui n’ont pas été accomplis au moment choisi par Dieu. Chacune d’elles s’est réalisée exactement comme Dieu l’avait prévu. Que ce soit la promesse de sa première venue qui fut prophétisée par plusieurs prophètes de l’Ancien Testament et cela même plusieurs centaines d’années auparavant. 

Ainsi, la promesse du retour de Jésus s’accomplira au temps marqué par Dieu lui-même. Jésus a dit: « Il ne vous appartient pas de connaître les temps et les moments que le Père a fixés de sa propre autorité. » (Actes 1.7) Dieu a fixé un temps pour le retour de Jésus, cependant, nous ne pouvons pas connaître ce temps parce que celui-ci est le moment choisi par Dieu lui-même. Il est aussi écrit ces paroles de Jésus dans le livre de Matthieu « Quant au jour et à l’heure où cela se produira, personne ne les connaît, ni les anges du ciel, ni même le Fils ; personne, sauf le Père, et lui seul. » (Matthieu 24.36) Seulement Dieu connaît le moment que Jésus reviendra. Ce n’est pas à nous de connaître ce temps.

Pourtant, depuis des siècles, des gens ont bien tenté de déterminer le moment du retour de Jésus. Ils ont, par toutes sortes de calculs et de déductions, essayé de déterminer une date. Plus encore, ils ont aussi annoncé ce moment avec une certitude déconcertante. Toutes ces spéculations ne tiennent pas de la foi, mais plutôt de la folie. Tenter de déterminer une date alors qu’il est clairement établi, dans la Bible, que nous ne pouvons pas savoir. C’est en quelque sorte un manque de respect flagrant pour Dieu et sa volonté. C’est aussi un manque de sagesse indéniable. Mais, également, un péché contre Dieu soit de ne pas respecter sa Parole et sa volonté. 

Nous vivons encore aujourd’hui la même chose avec les différentes doctrines du retour de Jésus chacune d’elles prédisant un moment pour le retour du Seigneur Jésus. Quelle folie que de penser et d’agir ainsi ! Pour les prétribulationnistes, Jésus reviendra avant la période des tribulations. Une période dont nous ignorons quand celle-ci va commencer. Mais par toutes sortes de manipulation de passages bibliques tirés hors de leur contexte, ceux-ci tentent de prouver que leur moment est le plus juste.

Ensuite, ceux qui prônent un retour de Jésus au milieu de la période des tribulations font également toutes sortes de déductions et avancent un moment basé sur leur propre compréhension des prophéties bibliques. Sans grande sagesse, ils induisent les gens dans l’erreur leur donnant de faux espoirs. Parce que ces deux fausses doctrines ne font que prédire un moment où Jésus reviendra pour tenter de convaincre les gens qu’ils ne souffriront pas dans ce monde.

Encore une fois, ce n’est pas ce que la Bible nous a dit. L’apôtre Paul a clairement mentionné que: « c’est au travers de beaucoup de souffrances qu’il nous faut entrer dans le royaume de Dieu. » (Actes 14.22) S’il y en a un qui a véritablement souffert pour Christ dans son ministère, c’est bien l’apôtre Paul.

La souffrance fait partie de la vie des croyants. Jésus va dire: « S’ils m’ont persécuté, ils vous persécuteront vous aussi ». (Jean 15.20) Ces deux faux enseignements tentent de faire croire aux chrétiens qu’ils n’auront pas à souffrir dans ce monde ce qui est complètement faux. Cependant, les croyants faibles et mal affermis ayant peu de connaissances des écritures s’accrochent à ces mensonges croyant qu’ils sont la vérité de la Parole de Dieu. 

Les moments qui vont précéder le retour de Jésus seront un temps de grandes souffrances pour les croyants. Alors que l’antichrist déferlera toute sa haine sur les chrétiens pour leur faire renier leur Dieu. En contrepartie, les non croyants jouiront d’une vie d’aisance dans ce bas monde. Mais combien sera grande leur détresse le jour où ils devront passer en jugement devant le Seigneur Jésus. 

Plusieurs croyants vont abandonner la foi par crainte de souffrir ou encore de la mort. Ainsi, pour conserver leur vie sur cette terre, ils vont accepter toutes les conditions que l’homme de la révolte va leur imposer. Pourtant Jésus disait tout le contraire dans ce passage : « Car celui qui est préoccupé de sauver sa vie la perdra ; mais celui qui perdra sa vie à cause de moi, la retrouvera. »  (Matthieu 16.25) Ceux qui seront prêts à mourir pour le Seigneur Jésus auront la vie éternelle.

Certains objectent en disant: « Certainement pas moi, je suis prêt à mourir pour Christ. » Attention à ce que vous dites. Parce que la Bible nous mentionne que ce sera un temps d’épreuves sans précédent lorsqu’elle dit par la bouche même du Seigneur Jésus: « Car à ce moment-là, la détresse sera plus terrible que tout ce qu’on a connu depuis le commencement du monde ; et jamais plus, on ne verra pareille souffrance. » (Matthieu 24.21) 

Maintenant, ceux qui prônent un enlèvement avant ou pendant la période des tribulations ne font que vous mentir en vous regardant droit dans les yeux. Il y en a beaucoup en ce moment dans le monde chrétien. Ils ont déformé la Parole de Dieu pour vous leurrer. Cessez de les écouter et faites vous-même vos recherches. Vous allez découvrir que la vérité ne se trouve pas dans la bouche de ces messagers de fausses nouvelles. De même, la notoriété n’est pas un gage non plus de conformité à la Parole de Dieu.

Le temps est venu de mettre notre vie en règle avec le Seigneur Jésus. Nous ne pouvons plus continuer de vivre une vie de compromis et de laisser aller. Il nous faut nous préparer pendant qu’il est encore temps. Comment pouvons-nous nous préparer ? Nous pouvons nous préparer par l’obéissance à la Parole de Dieu. Commencer par obéir. C’est la meilleure chose qu’un croyant puisse faire. L’obéissance au commandement de Jésus est la priorité absolue pour chaque enfant de Dieu. 

Puis, ensuite, persévérer dans l’obéissance. Faites tout ce que Jésus vous dira. Aller où il vous dit d’aller. Dites ce qu’il vous dit de dire. Faites ce qu’il vous dit de faire. Prenez votre appui dans la Parole de Dieu et non pas dans vos sentiments. La Parole de Dieu est un appui ferme, un rock solide. Chaque fois que Jésus vous donne un commandement, appliquez-le dans votre vie sans hésitation et avec circonspection de tout votre cœur à obéir sans compromis aux commandements de Jésus. Ainsi, vous serez à même de pouvoir tenir ferme dans ce monde qui sera dirigé par l’antichrist. Dans ce monde qui voudra éradiquer de la terre tous les croyants. Ce ne sera pas des temps de réjouissance pour les croyants, mais ceux-ci gouteront la réjouissance au retour de Jésus lorsqu’ils seront unis à lui pour l’éternité. À travers la souffrance, lorsqu’ils verront se déferler la colère de Dieu sur les habitants de la terre, ils sauront que Dieu les protégera sous son aile jusqu’au retour du Seigneur Jésus. Ce sera leur seule espérance et la source inépuisable de foi pour les aider à persévérer.

En conclusion, il est capital de ne pas se laisser emporter par les spéculations et les faux enseignements concernant le retour de Jésus. La Parole de Dieu est claire : seul le Père connaît le moment exact de cet événement glorieux. Nous devons nous concentrer sur l’obéissance à ses commandements, persévérer dans notre foi et préparer nos cœurs pour être prêts lorsque ce jour viendra. N’oublions pas que les souffrances de cette vie ne sont rien en comparaison de la gloire qui nous attend. Soyons fermes, vigilants et confiants en la promesse du Seigneur, sachant que son retour s’accomplira en son temps parfait et cela même si nous devons passer par un temps d’épreuves sans précédent.

Les jours qui précéderont le retour de Christ ne seront pas comme on nous le laisse croire.

Ce qu’on nous a raconté et ce qu’on nous raconte concernant les événements qui vont précéder le retour de Christ ne sont pas tous bibliques. Ce sont des éléments venant d’une doctrine truffée de lacune. Pourtant, une majorité de croyants croient cette fausse doctrine sans se poser la moindre question.

Arrêtons-nous quelques instants sur un passage des Écritures. Une parole que Jésus lui-même a dite dans son discours sur la fin des temps et qui fut rapportée par l’apôtre Matthieu dans son Évangile. Il nous dit : « Lors de la venue du Fils de l’homme, les choses se passeront comme au temps de Noé ; en effet, à l’époque qui précéda le déluge, les gens étaient occupés à manger et à boire, à se marier et à marier leurs enfants, jusqu’au jour où Noé entra dans le bateau. Ils ne se doutèrent de rien, jusqu’à ce que vienne le déluge qui les emporta tous. Ce sera la même chose lorsque le Fils de l’homme viendra. » (Matthieu 24.37-39)

Les conditions qui vont précéder le retour du Seigneur comme, nous dit Jésus, seront similaires au temps de Noé. Ce qui veut dire que les gens vont mener une vie normale. Ils vont être occupés à manger et à boire. À se marier et à marier leurs enfants. Les gens vont vivre leur vie tout comme aujourd’hui ne se souciant pas de connaître Dieu. Cela se passera jusqu’au jour où le Fils de l’homme apparaîtra dans le ciel.

Les gens vont vivre exactement comme ils vivent aujourd’hui. Prenons par exemple l’épisode covid que nous avons connu. Nous avons vu comment les gouvernements au nom de la santé publique ont imposé toutes sortes de règles à la fois incohérentes et farfelues sans aucun fondement scientifique pour les mesures imposées. Pourtant, la majorité des gens se sont pliés à ces règles sans se poser aucune question. Ils ont obéi à leur bon gouvernement les yeux fermés.

Cet épisode nous a démontré une chose, c’est que les gens sont prêts à obéir à leur gouvernement sans aucun discernement. Des églises chrétiennes ont même accepté l’idée de mettre en application le pass vaccinal pour que les croyants puissent accéder à leur lieu de culte. C’était, et c’est encore, une aberration. Heureusement, cet épisode covid est derrière nous, mais en même temps c’est une belle démonstration qu’à la fin des temps la majorité des gens vont se laisser berner par toutes les mesures que le bon gouvernement mondial, dirigé par l’antichrist, mettra en place.

Maintenant qu’en sera-t-il des croyants ? Je vous fais une prédiction. Nombre, de ceux-ci, vont suivre l’antichrist par peur de perdre quelque chose ici-bas sur cette terre. Certains motivés par la peur de la mort vont choisir de suivre les consignes plutôt que de se tenir debout pour le Seigneur Jésus. Ne croyez pas que l’église sera enlevée avant que ne commencent la période des tribulations. Pourquoi y aurait-il une période de tribulations s’il n’y a plus de croyants sur la terre ? Certains vont dire que c’est le jugement de Dieu qui va s’abattre sur les méchants. Pourquoi Dieu ferait-il cela s’il n’y a plus de croyants qui seraient vraisemblablement enlevés au ciel ? Certes, Dieu déversera sa colère sur la terre envers les non croyants en présence des croyants, mais ses enfants seront protégés et pas enlevés. Parce que comme nous dit l’apôtre Paul: « Ensuite, nous qui serons restés en vie à ce moment-là, nous serons enlevés ensemble avec eux, dans les nuées, pour rencontrer le Seigneur dans les airs. Ainsi nous serons pour toujours avec le Seigneur. » (1 Thessaloniciens 4.17) Pour qu’il y ait des croyants encore en vie au moment du retour de Christ, il ne faut pas qu’ils aient été enlevés préalablement. De quel moment l’apôtre Paul fait-il allusion ? Il évoque, sans contredit, le moment du retour du Seigneur Jésus.

Ce qu’il faut comprendre, et là je vais en surprendre quelques-uns, c’est que les événements décrits dans le livre de l’Apocalypse se produisent à la fin des temps. Cependant, la fin des temps n’est pas comme nous la concevons. La Parole de Dieu est claire sur le sujet. La fin des temps a commencé avec le départ de Jésus et va se terminer avec le retour de Jésus. C’est ce que nous dit l’auteur du livre aux Hébreux et je cite : « Et maintenant, dans ces jours qui sont les derniers, il (Dieu) nous a parlé par le Fils. Il a fait de lui l’héritier de toutes choses et c’est aussi par lui qu’il a créé l’univers. » (Hébreux 1.2) Cette période va aller en s’intensifiant pour le peuple de Dieu.

La période de la fin des temps commence il y a de cela plus de 2000 ans et va se terminer avec le retour du Seigneur Jésus. Plusieurs des événements décrits. En Matthieu 24 et 25, en Marc 13, Luc 21, le livre de l’Apocalypse et aillieur se produisent pendant cette période.

Revenons à notre texte de Mathieu 24.37-39. Dans ces paroles de Jésus, nous sommes loin du chaos qui nous est présenté par les adeptes de la théorie de l’enlèvement prétribulationnel nous laissant croire que ce sera un temps de grande détresse sur toute la surface de la Terre dans la présence de l’antichrist après que les croyants auraient été enlevés. Certes, ce le sera pour les croyants, mais pas pour les gens du monde. Lorsque l’antichrist imposera la marque pour acheter et vendre que feront les croyants ?

Ce dont nous devons tenir compte, c’est que le but de l’homme de perdition est de faire en sorte qu’une majorité des gens se perdent. Donc, tout mettre en œuvre pour berner les gens par la ruse et la séduction. C’est pour cela qu’il va s’opposer vertement aux croyants qui refuseront de se soumettre. Certes, il y aura une grande persécution, à ce moment, qui prendra place contre les chrétiens pour les réduire au silence afin qu’ils ne s’opposent plus à ses plans.

Cependant, pour la majorité des habitants de la terre, la vie va continuer comme si de rien n’était. Personne ne va se douter de rien jusqu’au jour ou Christ apparaître dans le ciel, comme ce fut le cas au temps de Noé lorsque le déluge commença. C’est une parole véridique puisque c’est Jésus qui l’a dit.

À ce moment, Jésus apparaîtra dans le ciel, non pas avec son église, mais avec ses saints anges. Ce sera un moment de joie incommensurable pour les croyants qui seront encore en vie après d’intenses persécutions et un temps de grandes angoisses pour toutes les nations qui ne se seront pas préoccupées du Fils comme nous dit le psalmiste : « Au Fils, rendez votre hommage, pour éviter qu’il s’irrite et que vous périssiez tous dans la voie que vous suivez. En un instant, sa colère contre vous peut s’enflammer. » (Psaumes 2.12)

Matthieu 24.3: Entre prophétie et réalité

3 Comme il était assis sur le mont des Oliviers, ses disciples s’approchèrent, le prirent à part, et lui demandèrent : Dis-nous : quand cela se produira-t-il et quel signe annoncera ta venue et la fin du monde ? 

 La Bible du Semeur (Colorado Springs: Biblica, 2015), Mt 24.3.

J’ai longtemps pensé que les événements décrits au début de Matthieu 24 étaient en réalité une description des choses qui allaient se passer pendant la période des tribulations. Mais en étudiant ce passage de Matthieu 24, il s’avère que c’est une prophétie que Jésus a faite à ses disciples pour les mettre en garde des événements qui allaient se produire pendant leur ministère et qui allaient précéder la destruction du temple et la chute de Jérusalem. Cependant, c’est aussi une prophétie qui concerne notre époque soit celle de la fin des temps. C’est comme si l’histoire se répète à chaque génération.

Dans cette série d’études, je vais tenter, bien humblement, de redresser les choses en espérant que vous découvriez comme moi ce que Jésus a véritablement voulu dire à ses disciples et par le fait même à nous aussi qui vivons au 21ème siècle.

Dans le dernier article, Matthieu 24.1-2 : comprendre la destruction du temple physique et ses implications actuelles, j’ai mentionné que Jésus venait de quitter la cour du temple pour se diriger vers le mont des Oliviers. Pendant qu’il s’éloignait avec ses disciples, ceux-ci lui ont fait remarquer la beauté et la grandeur des édifices. C’est à ce moment que Jésus leur a donné la prophétie de la destruction du temple et de la chute de Jérusalem.

Maintenant, Jésus est arrivé sur le mont des Oliviers. Ce versant du mont offre une vue extraordinaire de la ville. Jésus va s’asseoir et quelques disciples, notamment Pierre, Jacques, Jean et André (Mc 13.3), vont se diriger vers lui pour lui poser leurs questions. Bien que la prophétie de la destruction du temple ait été faite en présence de tous les apôtres, une partie d’entre eux cherchait maintenant des détails plus spécifiques sur le moment de cet événement.

Les disciples posèrent trois questions à Jésus : quand cela (la destruction du temple et la chute de Jérusalem) devait-il se produire, quels signes devaient accompagner son retour et quels indicateurs indiqueraient la proximité de la fin des temps. Jésus aborda ces questions dans ce chapitre et les suivants. Maintenant, ce qui complique parfois les choses et conduit à de mauvaises interprétations, c’est que Jésus mêle les descriptions de la destruction de Jérusalem et de la fin du monde de manière à rendre parfois difficile la distinction entre les deux sujets. D’ailleurs, cette approche semble découler du fait que ces événements pouvaient être décrits avec les mêmes mots. C’est possiblement la raison de l’entrelacement des récits. Cependant, ce récit rappelle le style de certains passages d’Ésaïe, où un langage similaire décrit à la fois le retour de la captivité babylonienne et la délivrance par le Messie. Il est donc nécessaire de s’appuyer sur la révélation de l’Esprit saint pour nous aider à comprendre. Après tout, n’est-ce pas son rôle de nous enseigner toutes choses ? (Jn 14.26)

Quand la fin des temps a-t-elle commencé ?

Le commencement des signes de la fin des temps

Introduction

Lorsque nous analysons les prophéties de la fin des temps, celles-ci nous donnent des informations qu’il est, tout de même, difficile à concilier dans le temps.

Par exemple, Jésus va dire, en parlant de la fin des temps, que nous entendrons parler de guerre et de menace de guerre. (Mt 24.6; Mc 13.7) Puis, il nous dit, dans ce même passage, de ne pas nous laisser troubler par ces nouvelles, que cela doit arriver et que ce ne sera pas encore la fin.

Ces événements sont courants dans le monde depuis que le monde est monde. Il y a toujours eu des menaces de guerre et des guerres entre les peuples. Donc, ceci ne nous permet pas de savoir quand la fin des temps aurait commencé.

Encore, des menaces de guerres et des guerres, il y en a depuis la période de Jésus et jusqu’à nous aujourd’hui. Ça n’a jamais arrêté.

Signes récurrents à travers l’histoire

Jésus a aussi donné d’autres signes qui devraient se manifester et nous indiquer le temps de la fin des temps. Il nous a dit qu’il y aurait des tremblements de terre en divers lieux (Mt 24.7; Mc 13.8) et Luc ajoute que ce sera de grands tremblements de terre. (Lc 21.11)

Encore une fois, ces événements ne nous permettent pas de savoir quand la fin a réellement commencé. Parce que des tremblements de terre, il y en a qui nous sont rapportés dans la Bible bien avant la naissance du Seigneur Jésus.

Par exemple, le prophète Amos nous parle d’un tremblement de terre qui aurait eu lieu en Israël du temps du roi Ozias en Juda et de Jéroboam en Israël. (Am 1.1) Ce tremblement de terre fut certainement violent pour marquer les esprits parce que le prophète Zacharie en parle deux-cents ans plus tard. (Za 14.5) Puis, je ne parle pas de ceux qui se sont produits lorsque Dieu s’est manifesté à son peuple. (Ex 19.18, 1 Ro 19.11) Ou encore lorsque Jésus est mort sur la croix (Mt 27.54) et qu’il est ressuscité. (Mt 28.2) Et de tous ceux qui sont prédits dans le livre de l’Apocalypse. (Ap 6.12; 8.5; 11.13, 19; 16.8)

Un autre événement qui doit se produire, à la fin des temps, est qu’en divers lieux, il y aurait des famines. (Mt 24.7; 13.8; Lc 21.11) Comme dans les événements précédents, des famines il y en a en divers lieux aujourd’hui et il y en a toujours eu. Cela rend particulièrement difficile de prédire quand la fin des temps aurait-elle commencé.

Puis Luc ajoute qu’il aurait des épidémies.  (Lc 21.11) De même, des épidémies, il y en a eu plusieurs au cours des siècles passés et il y en a encore aujourd’hui. C’est un autre événement qui ne nous permet pas de savoir quand la fin des temps a réellement commencé.

L’augmentation et la proximité des événements

Il y a une chose que Jésus a dit dans ces passages qui est tout de même assez révélateurs. Il a mentionné que tous ces événements ne seraient que le début des douleurs de l’enfantement. (Mt 24.8; Mc 13.8)

À la lecture de ces passages, nous nous rendons bien compte qu’il y a bien un commencement à la période de la fin des temps. Tout comme pour la femme enceinte qui va accoucher, il y a un commencement aux douleurs de l’enfantement qu’elle va subir. Mentionnons que ses douleurs vont commencer lentement et vont aller en augmentant progressivement jusqu’à ce qu’elle accouche de son enfant.

C’est la même chose avec la fin des temps, les choses qui sont énumérées plus haut, comme les guerres et les menaces de guerre, les tremblements de terre, les famines et les épidémies. Aujourd’hui, ce que nous voyons c’est une augmentation en fréquence et en rapprochement de ces événements. Ceci nous démontre que nous vivons les derniers moments de la fin des temps et non pas le début de cette période finale.

Le point de départ de la fin des temps

Maintenant, la question se pose toujours quand la fin a-t-elle commencé ? On pourrait élaborer toutes sortes de théories, mais laissons la Parole de Dieu nous donner la réponse. L’épitre aux Hébreux chapitre 9 et le verset 26 nous mentionne quand la fin des temps a commencé.

Autrement, il (Jésus) aurait dû souffrir la mort à plusieurs reprises depuis le commencement du monde. Non, il (Jésus) est apparu une seule fois, à la fin des temps, pour ôter les péchés par son sacrifice. La Bible du Semeur (Colorado Springs: Biblica, 2015), Hé 9.26. (Parenthèses ajoutés par l’auteur)

À la lumière de ce passage, nous pouvons affirmer que la fin des temps a commencé avec la venue de Jésus. C’est là le point de départ.

Maintenant, ceci explique bien les prophéties de la fin qui nous parlent de menaces de guerre, de guerres, de tremblements de terre, de famines et d’épidémie.

Les prophéties se réalisent dans l’ère de Jésus

Pour que les apôtres parlent de la fin des temps comme ils en parlent dans le Nouveau Testament c’est que c’était une réalité pour eux que la fin avait débutée. Pour eux, ils leur semblaient que la fin était proche. Cependant, nous savons aujourd’hui qu’ils vivaient au début de la période de la fin des temps, tandis que nous, nous vivons maintenant la fin de cette période des temps de la fin.

Conclusion

Nous vivons les mêmes événements qu’eux, mais plus amplifiés et plus rapprochés. Cela nous démontre que nous vivons bien la fin des temps. Nous vivons les dernières douleurs de l’enfantement d’un nouveau règne, celui du Seigneur Jésus qui va naître lors de sa venue le dernier jour de cette période finale de la fin des temps.