Israël est-il le peuple de Dieu dans la Nouvelle Alliance ?

Aux États-Unis, des milieux évangéliques insistent sur le soutien inconditionnel à l’Israël moderne comme « peuple de Dieu ». Toutefois, la Nouvelle Alliance enseigne que ce peuple est défini non par une appartenance nationale, mais par l’union avec Jésus-Christ, rassemblant tous les croyants, indépendamment de leur origine.

Depuis quelque temps, on observe aux États-Unis une tendance de plus en plus marquée dans certains milieux évangéliques. Des pasteurs, des influenceurs chrétiens et des organisations entières multiplient les conférences, les campagnes et les prises de parole pour affirmer que l’Israël moderne serait encore, de manière exclusive, « le peuple de Dieu », et que les chrétiens auraient donc une obligation spirituelle de le soutenir sans réserve. Cette dynamique s’est même traduite récemment par des rassemblements très médiatisés, où plus d’un millier de pasteurs ont été mobilisés pour renforcer une identité chrétienne fortement liée au soutien d’Israël. Cela s’apparente à une séduction à grande échelle pour détourner les croyants des fondements même de la Parole de Dieu.

Dans ce climat, certains vont jusqu’à déclarer que ne pas soutenir Israël placerait les croyants « du mauvais côté de Dieu », en présentant ce soutien comme une exigence morale et biblique.  Cette rhétorique, souvent portée par une lecture prophétique et politico-religieuse, s’ancre dans l’idée que les Juifs demeurent, en tant que nation, le centre du plan de Dieu aujourd’hui, et que l’Église devrait se positionner comme alliée spirituelle inconditionnelle. 

Mais une question essentielle s’impose alors à tout chrétien qui veut rester fidèle aux Écritures : que dit réellement la nouvelle alliance sur l’identité du peuple de Dieu ? Car si l’émotion du moment et la pression médiatique peuvent influencer les discours, l’Église n’a pas été appelée à suivre une tendance, mais à s’attacher à la vérité révélée en Jésus-Christ. C’est précisément l’objectif de ce texte : revenir à la Parole, et montrer, de façon claire et biblique, que dans la nouvelle alliance, le peuple de Dieu n’est pas défini par une appartenance nationale, mais par l’union vivante à Jésus-Christ, et qu’il s’agit de l’Église, composée de tous ceux qui croient en lui.

Affirmer que, dans la Nouvelle Alliance, le peuple de Dieu est l’Église n’a rien à voir avec de l’antisémitisme. C’est simplement rappeler ce que la Parole de Dieu enseigne aux croyants.

Un seul peuple dans la nouvelle alliance : rassemblé en Jésus-Christ

Depuis des siècles, beaucoup de croyants se posent cette question : qui est réellement le peuple de Dieu aujourd’hui ? Certains enseignements affirment qu’il existerait deux peuples distincts, deux plans parallèles, deux alliances qui avancent côte à côte. Pourtant, quand on lit le Nouveau Testament avec attention, un message clair se dégage : dans la nouvelle alliance, Dieu ne bâtit pas deux peuples, mais un seul peuple, rassemblé en Jésus-Christ.

Ce sujet n’est pas seulement théologique. Il touche l’identité, l’espérance, la mission et la fidélité de l’Église. Si nous voulons comprendre notre place dans le plan de Dieu, nous devons revenir à la Parole de Dieu, la Bible, et laisser les Écritures définir elles-mêmes ce qu’elles appellent « le peuple de Dieu ».

Dieu a toujours voulu un peuple à lui

Dès l’Ancien Testament, le Seigneur révèle son intention de se former un peuple qui lui appartienne, non pas seulement par une appartenance ethnique, mais par une alliance vivante. Il dit à Israël : « Maintenant, si vous m’obéissez et si vous restez fidèles à mon alliance, vous serez pour moi un peuple précieux parmi tous les peuples, bien que toute la terre m’appartienne. Oui vous(les Israélites), vous serez pour moi un royaume de prêtres, une nation sainte. » (Exode 19.6).

Dieu avait choisi Israël pour être un peuple témoin au milieu des nations, un peuple porteur de la révélation, de la sainteté et de la promesse. Mais ce choix n’était jamais une finalité en soi. Il était l’instrument d’un plan plus vaste qui était d’amener le salut à toutes les nations.

C’est exactement ce que Dieu avait annoncé à Abraham : « Toutes les familles de la terre seront bénies à travers toi » (Genèse 12.3). Déjà, la promesse dépassait les frontières d’un seul peuple. Elle portait en elle une dimension universelle qui devait s’accomplir pleinement en Jésus-Christ.

La nouvelle alliance n’est pas une continuité ethnique, mais une création spirituelle

Dans la nouvelle alliance, Dieu ne se contente pas d’améliorer l’ancien système. Il inaugure quelque chose de radicalement nouveau : un peuple renouvelé, né d’en haut, uni en Christ, formé par l’Esprit, scellé par une alliance éternelle. Jésus lui-même déclare à Nicodème : « À moins de renaître d’en haut, personne ne peut voir le royaume de Dieu » (Jean 3.3).

Cela signifie que l’appartenance au peuple de Dieu, dans la Nouvelle Alliance, n’est plus définie par la naissance naturelle, ni par une lignée, ni par un marqueur extérieur, mais par la nouvelle naissance, le salut en Christ, la foi vivante, l’œuvre de l’Esprit. L’apôtre Paul est très clair : « Si vous lui (Jésus-Christ) appartenez, vous êtes la descendance d’Abraham et donc, aussi, les héritiers des biens que Dieu a promis à Abraham. » (Galates 3.29).

La vérité selon la Bible est que le peuple de Dieu dans la nouvelle alliance, c’est donc l’ensemble de ceux qui appartiennent à Christ, sans distinction d’origine, de culture ou de nation. Sur ce point, tous les croyants disent d’un même coeur AMEN !

Le critère fondamental : être en Jésus-Christ

Le Nouveau Testament ne définit jamais le peuple de Dieu par l’ethnicité, le pays ou la race, mais par l’union avec Jésus. Paul déclare cette vérité : « Il n’y a plus ni Juifs ni non-Juifs […] unis à Jésus-Christ, vous êtes tous un. » (Galates 3.28).

Cette affirmation est explosive. Elle ne nie pas les origines des croyants, mais elle déclare que ces origines ne déterminent plus l’appartenance au peuple de Dieu. La nouvelle identité centrale dans la Nouvelle Alliance devient : être un en Christ.

L’unité du peuple de Dieu est donc spirituelle, christocentrique, et fondée sur une alliance nouvelle, scellée par le sang de Jésus. Jésus annonce lui-même ce rassemblement : « J’ai encore d’autres brebis […] il faut que je les amène ; […] ainsi il n’y aura plus qu’un seul troupeau avec un seul berger. » (Jean 10.16).

Il ne dit pas « deux troupeaux », mais « un seul troupeau ». Un seul peuple. Une seule communauté de rachetés. Un seul Berger : Jésus-Christ.

L’Église est appelée « le peuple de Dieu » dans le Nouveau Testament

Le point décisif est celui-ci : les titres donnés au peuple de Dieu dans l’Ancien Testament sont repris par les apôtres et appliqués aux croyants en Jésus, issus des nations comme d’Israël.

Pierre écrit à l’Église : « Mais vous, vous êtes un peuple élu, une communauté de rois-prêtres, une nation sainte, un peuple que Dieu a pris pour sien » (1 Pierre 2.9). Ce verset est une reprise directe d’Exode 19.6. Ce que Dieu disait d’Israël au Sinaï, il le dit maintenant de l’Église en Jésus-Christ.

Et Pierre ajoute : « Car vous qui autrefois n’étiez pas son peuple, vous êtes maintenant le peuple de Dieu. » (1 Pierre 2.10). Cela signifie que Dieu a créé un peuple nouveau là où il n’y avait pas de peuple. Pas un peuple ethnique, mais un peuple spirituel, né de la grâce, constitué par l’appel de Dieu en Jésus-Christ.

La promesse d’un peuple rassemblé était annoncée par les prophètes

Ce que le Nouveau Testament révèle n’est pas une invention tardive. C’était déjà annoncé par les prophètes. Dieu allait rassembler un peuple purifié, renouvelé, transformé intérieurement.

Dieu promet par Ézéchiel : « Je vous donnerai un cœur nouveau et je mettrai en vous un esprit nouveau » (Ézéchiel 36.26). Ézéchiel 36.26 a d’abord été prononcé à l’intention de la maison d’Israël, dans un contexte de restauration spirituelle après l’exil (Ézéchiel 36.22-28). Dieu promettait de purifier son peuple, de changer son cœur, et de mettre en lui son Esprit afin qu’il marche dans ses voies.

Cependant, le Nouveau Testament montre que cette promesse trouve son accomplissement réel et définitif dans la nouvelle alliance, par Jésus-Christ, et qu’elle concerne donc tous ceux qui naissent de l’Esprit, c’est-à-dire l’Église.

Et Jérémie annonce la nouvelle alliance : « Je mettrai ma loi au fond de leur être […] je la graverai dans leur cœur […] je pardonnerai leur faute » (Jérémie 31.33-34). Ce passage concerne pleinement l’Église dans la nouvelle alliance, tout en ayant été annoncé à l’origine au peuple d’Israël.

Jérémie 31.33-34 est une prophétie centrale sur la nouvelle alliance. Elle annonce trois réalités majeures : une loi gravée dans le cœur, une relation directe et vivante avec Dieu, et un pardon total des péchés. Or, le Nouveau Testament affirme clairement que cette nouvelle alliance a été inaugurée par Jésus-Christ.

Ces promesses ne parlent pas d’un simple retour géographique ou d’un simple redressement national, mais d’une transformation spirituelle profonde. Et le Nouveau Testament affirme que cette promesse s’accomplit en Jésus-Christ.

Un mur est tombé : un seul corps, un seul peuple

Paul va encore plus loin en décrivant ce que Christ a accompli. Il a détruit la barrière qui séparait les peuples et a créé une humanité nouvelle. « Car nous lui devons notre paix. Il a, en effet, instauré l’unité entre les Juifs et les non-Juifs et abattu le mur qui les séparait » (Éphésiens 2.14).

Et il précise : « Il voulait ainsi créer une seule et nouvelle humanité à partir des Juifs et des non-Juifs qu’il a unis à lui-même, en établissant la paix » (Éphésiens 2.15).

Le langage est sans ambiguïté : un seul peuple, un seul corps, une seule famille, une seule maison un seul Seigneur. La séparation ancienne n’est pas maintenue comme une structure permanente, elle est dépassée et accomplie en Christ.

Voilà pourquoi Paul peut dire aux croyants issus des nations  : Voilà pourquoi vous n’êtes plus des étrangers ou des résidents temporaires, vous êtes concitoyens des membres du peuple saint, vous faites partie de la famille de Dieu. » (Éphésiens 2.19).

Le peuple de Dieu est maintenant défini par l’appartenance à Christ, et cette appartenance ouvre pleinement la citoyenneté spirituelle du royaume.

La vraie descendance d’Abraham est celle de la foi

Beaucoup pensent qu’être « fils d’Abraham » signifie une continuité biologique. Mais Paul enseigne exactement le contraire lorsqu’il dit : « Comprenez-le donc : seuls ceux qui placent leur confiance en Dieu sont les fils et les filles d’Abraham. » (Galates 3.7). Cer passage est sans ambiguïté et ne laisse aucune place pour une autre interprétation.

La descendance véritable n’est pas seulement la chair, mais la foi. La promesse n’a jamais été destinée à glorifier une généalogie, mais à révéler Jésus, et à rassembler en lui ceux qui croient. Paul le confirme encore : « Car ce ne sont pas tous ceux qui descendent du patriarche Israël qui constituent Israël » (Romains 9.6). Affirmer que le peuple d’Israëlk qui vit en Palestine en ce moment est le peuple de Dieu n’est pas conforme aux Écritures dans la Nouvelle Alliance.

Ce que la Bible enseigne c’est qu’il y a un Israël selon la chair, et un peuple de Dieu selon la promesse. Dans la nouvelle alliance, ce peuple selon la promesse se révèle pleinement. Ce sont ceux qui sont en Christ.

Le peuple de Dieu n’est pas défini par des frontières, mais par une alliance

Dans la Noouvelle Alliance, le peuple de Dieu n’est plus un peuple identifié principalement par un territoire, un temple et une nation. Il est défini par une alliance nouvelle et éternelle, fondée sur le sang de Jésus. Jésus dit au moment de la Cène : « Ceci est la coupe de la nouvelle alliance conclue par mon sang » (Luc 22.20).

Par son sacrifice, Jésus ne rachète pas une nation seulement, mais une multitude issue de tous les peuples. Ceux qui prétendent être le Peuple de Dieu et qui ne croient pas en Jésus ne peuvent en aucun temps être considérer comme le peuple de Dieu et cela même s’il l’affirme. Ce n’est pas ce que nous disons qui compte, mais plutôt ce que la Parole de Dieu dit et dans la Nouvelle Alliance, le peuple de Dieu est composé de tous ceux qui ont mis leur foi en Jésus.

Dans l’Apocalypse, Jean voit cette réalité finale : « …tu as racheté pour Dieu, grâce à ton sacrifice, des hommes de toute tribu, de toute langue, de tout peuple, de toutes les nations » (Apocalypse 5.9). Voici un autre passage qui ne laisse place à aucune autre interprétation. Ce verset est une déclaration solennelle : le peuple de Dieu est international, spirituel, rassemblé par la croix, formé par la rédemption, uni par l’Agneau.

Conclusion : le peuple de Dieu dans la nouvelle alliance, c’est Jésus et ceux qui lui appartiennent

La réponse biblique est simple, puissante, et profondément libératrice. Le peuple de Dieu dans la nouvelle alliance n’est pas défini par une origine, ni par une généalogie, ni par une appartenance ethnique. Il est défini par Jésus-Christ.

Ce peuple est composé de tous ceux qui ont été rachetés par son sang, régénérés par l’Esprit, justifiés par la foi, et unis dans un seul corps. Dieu n’a pas deux peuples parallèles. Il a un seul peuple, un seul troupeau, une seule famille, un seul corps, un seul royaume. Et ce peuple appartient à Christ. L’apôtre Paul le confirme en disant : « Si vous lui appartenez, vous êtes la descendance d’Abraham et donc, aussi, les héritiers des biens que Dieu a promis à Abraham. » (Galates 3.29).

Alors, que devons-nous faire ? Revenir à cette identité biblique. Marcher dans l’unité réelle du corps. Refuser les divisions artificielles et vivre comme ce que nous sommes : le peuple de Dieu, appelé, sanctifié, envoyé, en attendant la gloire. Si tu es en Christ, tu n’es pas à côté du peuple de Dieu. Tu es le peuple de Dieu.

Judéo-chrétienté, Église et peuple de Dieu

Le terme « judéo-chrétien », absent de la Bible, engendre confusion entre héritages et identités spirituelles. La nouvelle alliance, centrée sur Christ, unifie le peuple de Dieu, transcendant origines ethniques. L’Église, constituée de croyants en Jésus, représente ce peuple, tandis que l’identité juive contemporaine relève d’une réalité géopolitique, non d’une alliance salvatrice.

Rétablir une compréhension biblique à la lumière de la nouvelle alliance

Le terme judéo-chrétien est aujourd’hui largement utilisé pour désigner un héritage commun, des valeurs partagées ou une identité civilisationnelle. Ce langage s’est peu à peu glissé dans certains discours ecclésiaux, au point de créer une confusion profonde entre héritage biblique, réalité géopolitique et révélation spirituelle. Or, lorsque ces notions ne sont plus clairement distinguées, c’est l’identité même de l’Église qui se trouve affaiblie.

Il est donc impératif de revenir aux Écritures, non pour nourrir un débat idéologique, mais pour rétablir ce que Dieu a clairement révélé concernant son peuple.

Un terme absent de la révélation biblique

Le mot judéo-chrétien n’existe pas dans la Bible. Ni l’Ancien Testament ni le Nouveau Testament ne parlent d’un peuple spirituel commun reposant sur une double identité religieuse. Les Écritures distinguent d’abord Israël et les nations, puis annoncent la création d’un peuple nouveau en Christ.

L’apôtre Paul écrit :

« Car je n’ai pas honte de l’Évangile : c’est la puissance de Dieu par laquelle il sauve tous ceux qui croient, les Juifs en premier lieu et aussi les non-Juifs. » (Romains 1.16, version Bible du Semeur)

Ce verset est souvent mal compris. Paul ne parle pas de deux peuples distincts maintenus côte à côte, mais d’un même salut offert à tous par la foi. La priorité historique donnée au peuple juif n’implique jamais une priorité spirituelle permanente indépendante de Christ. Pour appartenir au peuple de Dieu, il faut croire en Jésus et à son œuvre expiatrice de la croix. Il n’y a pas deux peuples de Dieu comme nous l’explique clairement l’apôtre Paul avec l’illustration de l’olivier cultivé et des branches de l’olivier sauvage greffées sur l’olivier cultivé.

Il est écrit :

« Ainsi en est-il d’Israël : quelques branches ont été coupées. Et toi qui, par ton origine païenne, étais comme un rameau d’olivier sauvage, tu as été greffé parmi les branches restantes, et voici que tu as part avec elles à la sève qui monte de la racine de l’olivier cultivé. Ne te mets pas, pour autant, à te vanter aux dépens des branches coupées. Et si tu es tenté par un tel orgueil, souviens-toi que ce n’est pas toi qui portes la racine, c’est elle qui te porte ! » (Romains 11.17–18, version Bible du Semeur)

Et ensuite :

« En ce qui concerne les Israélites, s’ils ne demeurent pas dans leur incrédulité, ils seront regreffés. Car Dieu a le pouvoir de les greffer de nouveau. 24 En effet, toi, tu as été coupé de l’olivier sauvage auquel tu appartenais par ta nature, pour être greffé, contrairement à ta nature, sur l’olivier cultivé : à combien plus forte raison les branches qui proviennent de cet olivier seront-elles greffées sur lui ! » (Romains 11.23–24, version Bible du Semeur)

Ces textes montre clairement un seul olivier, une seule racine, et des branches greffées. C’est une image forte de l’unité du peuple de Dieu en Christ. Le langage de la Bible ne soutient donc pas l’idée d’un peuple judéo-chrétient spirituel. Il annonce au contraire une transformation radicale de l’identité du peuple de Dieu.

Une rupture décisive : la personne et l’œuvre de Jésus-Christ

La ligne de séparation entre judaïsme et christianisme n’est ni culturelle ni secondaire. Elle est christologique. Tout se joue autour de la reconnaissance de Jésus comme Messie, Seigneur et Fils de Dieu.

Jésus lui-même déclare :

« Je suis le chemin, la vérité et la vie. Personne ne va au Père sans passer par moi. » (Jean 14.6 version Louis Second)

Ainsi, le Nouveau Testament ne laisse aucune place à une alliance parallèle ou alternative. Refuser le Fils, c’est refuser la révélation du Père :

« Tout homme qui nie que Jésus est le Fils de Dieu ne connaît pas non plus le Père. Celui qui reconnaît que Jésus est le Fils de Dieu connaît aussi le Père. » (1 Jean 2.23, version Bible du Semeur)

Tout homme inclus aussi les juifs. Et si l’un d’eux nient le fils, bien ils ne connaissent pas le Père. Ça ne peut pas être plus explicite que cela.

Les apôtres ont proclamé cette vérité avec courage, même lorsqu’elle entrait en conflit direct avec le judaïsme religieux de leur temps (Actes 4.12). La foi chrétienne n’est donc pas une branche du judaïsme, mais l’accomplissement de ce vers quoi l’Ancien Testament pointait.

Qui est le peuple de Dieu selon le Nouveau Testament ?

Le Nouveau Testament opère un renversement fondamental. Le peuple de Dieu n’est plus défini par la généalogie, la terre ou la Loi mosaïque, mais par l’union avec Christ. Paul l’exprime avec une clarté sans équivoque :

« Car ce ne sont pas tous ceux qui descendent du patriarche Israël qui constituent Israël ; et ceux qui descendent d’Abraham ne sont pas tous ses enfants. » (Romains 9.6-7, version Bible du Semeur)

Cette affirmation ne nie pas l’existence du peuple juif, mais elle nie qu’une appartenance ethnique suffise à définir le peuple de Dieu. La véritable filiation est désormais spirituelle et christocentrique.

Encore plus explicitement :

« Il n’y a plus ni Juifs ni non-Juifs, il n’y a plus ni esclave ni homme libre, il n’y a ni homme ni femme. Unis à Jésus-Christ, vous êtes tous un. Si vous lui appartenez, vous êtes la descendance d’Abraham et donc, aussi, les héritiers des biens que Dieu a promis à Abraham. »(Galates 3.28-29, version Bible du Semeur)

L’Église est donc, selon la Parole de Dieu, le peuple de la nouvelle alliance, composé de croyants issus du judaïsme et des nations, unis dans un même corps :

« Il a, en effet, instauré l’unité entre les Juifs et les non-Juifs et abattu le mur qui les séparait : en livrant son corps à la mort » (Éphésiens 2.14, version Bible du Semeur)

Le peuple juif aujourd’hui : une réalité géopolitique, non une identité salvatrice

Il est crucial d’aborder ce point avec précision et respect. Le peuple juif contemporain existe bel et bien en tant que réalité historique, culturelle et géopolitique. L’État d’Israël est une entité politique moderne (1948). Mais aucune de ces réalités n’équivaut à une alliance salvatrice automatique.

Le Nouveau Testament ne reconnaît jamais un statut spirituel particulier fondé sur la nation ou le territoire après la venue de Christ. Jésus n’a jamais appelé ses disciples à attendre une restauration nationale, mais à proclamer l’Évangile à toutes les nations (Matthieu 28.19).

Paul précise encore :

« Car ce n’est pas ce qui est visible qui fait le Juif, ni la marque visible dans la chair […] mais ce qui fait le Juif c’est ce qui est intérieur, et la vraie circoncision est celle que l’Esprit opère dans le cœur et non celle que l’on pratique en obéissant à la lettre de la Loi. Tel est le Juif qui reçoit sa louange, non des hommes, mais de Dieu. » (Romains 2.28-29, version Bible du Semeur)

Ainsi, le peuple juif actuel, en dehors de la foi en Christ, relève d’une réalité terrestre et politique, non d’une identité d’alliance telle que définie dans la nouvelle alliance.

L’Église : le seul peuple de Dieu reconnu dans la nouvelle alliance

L’Église n’est ni une parenthèse ni un plan secondaire. Elle est le peuple que Dieu s’est acquis par le sang de son Fils. Je sais que cela peut choquer, toutefois, la vérité de la Parole de Dieu doit prédominer sur les traditions, les fables et les fausses doctrines. Pierre en s’adressant à une communauté chrétienne l’affirme en reprenant un langage autrefois réservé à Israël :

« Mais vous, vous êtes un peuple élu, une communauté de rois-prêtres, une nation sainte, un peuple que Dieu a pris pour sien, pour que vous célébriez bien haut les œuvres merveilleuses de celui qui vous a appelés à passer des ténèbres à son admirable lumière. Car vous qui autrefois n’étiez pas son peuple, vous êtes maintenant le peuple de Dieu. Vous qui n’aviez pas obtenu compassion, vous avez désormais obtenu compassion. » (1 Pierre 2.9, version Bible du Semeur)

Ça ne peut pas être plus claire parce que ces paroles ne s’adressent pas à une nation ethnique, mais à l’Église composée de croyants nés de nouveau. Le peuple de Dieu n’est plus défini par la chair, mais par l’Esprit (Romains 8.9).

Alerte discernement – Ne pas confondre géopolitique et révélation divine

Dans un monde troublé, les événements géopolitiques suscitent des réactions émotionnelles et des lectures prophétiques rapides. Mais la Bible ne demande jamais à l’Église de fonder sa théologie sur l’actualité internationale.

Confondre le peuple de Dieu avec une nation moderne, c’est revenir en arrière, ignorer la croix et affaiblir la portée universelle de l’Évangile. Paul avertit :

« Veillez à ce que personne ne vous prenne au piège de la recherche d’une « sagesse » qui n’est que tromperie et illusion, qui se fonde sur des traditions tout humaines, sur les principes élémentaires qui régissent la vie des gens de ce monde, mais non sur Christ. » (Colossiens 2.8, version Bible du Semeur)

Et encore :

« Tout cela n’était que l’ombre des choses à venir : la réalité est en Christ. Ne vous laissez pas condamner par ces gens qui prennent plaisir à s’humilier et à s’adonner à un « culte des anges ». Ils se livrent à leurs visions, ils s’enflent d’orgueil sans raison, poussés par leurs pensées tout humaines. Ils ne s’attachent pas à Christ, qui est le chef, la tête. » (Colossiens 2.17-19, version Bible du Semeur)

Chaque fois que nous constatons que des politiciens approuvent un peuple ou participent à une fête, cela n’augure rien de bon. Il existe aujourd’hui un mouvement juif qui fait la promotion du peuple juif auprès des autres gouvernements, et en particulier auprès du gouvernement américain. Une forte pression est exercée pour faire reconnaître le peuple juif comme le peuple de Dieu, et cela sous le couvert de la lutte contre l’antisémitisme. Des lois sont sur le point d’être votées afin de traquer tout ce qui ressemble à de l’antisémitisme. Bientôt, il ne sera plus possible de dire ce que la Bible déclare sans risquer d’être emprisonné.

Tant que nous pouvons encore le dire, affirmons-le : l’Église est le peuple de Dieu. Non par héritage. Non par la géographie, mais par la foi en Jésus-Christ seul. C’est là que se trouvent la vérité, la lumière et l’espérance.

L’Israël géopolitique est-il l’Israël de Dieu ?

L’Israël de Dieu, selon les Écritures, désigne un peuple spirituel composé de croyants en Jésus-Christ, plutôt qu’une nation géopolitique. L’apôtre Paul souligne que seule la foi en Christ permet d’appartenir à ce peuple. L’État moderne d’Israël, bien qu’important politiquement, n’est pas l’Israël de Dieu au sens biblique.

Une réponse fondée sur les Écritures

Depuis la recréation de l’État moderne d’Israël en 1948, plusieurs chrétiens soutiennent que cette nation représente toujours l’Israël de Dieu. On affirme souvent que les promesses de l’Ancien Testament s’appliquent encore à l’Israël national, et que Dieu a un plan prophétique spécifique pour cette entité géopolitique. Malheureusement cela vient d’une mauvaise interprétation des Écritures.

Mais que disent réellement les Écritures ? Quand le Nouveau Testament parle de l’Israël de Dieu, s’agit-il du pays Israël géopolitique moderne, ou d’autre chose ? La Bible donne une réponse claire à ce sujet.

D’abord, l’Israël de Dieu n’est pas une nation, mais un peuple spirituel

Dans Galates 6.15-16, l’apôtre Paul écrit ceci :

« Ce qui importe, ce n’est ni la circoncision ni l’incirconcision, mais une création nouvelle. Que la paix et la compassion soient sur tous ceux qui suivent cette règle, et sur l’Israël de Dieu. » — Galates 6.15-16

Ici, Paul ne parle pas de l’Israël physique ou géopolitique, mais de ceux qui vivent selon la nouvelle création en Christ. L’Israël de Dieu, selon Paul, est l’ensemble des croyants nés de nouveau, qu’ils soient Juifs ou non-Juifs.

Puis, tous ceux qui descendent d’Abraham selon la chair ne sont pas Israël

Paul souligne ce point important de manière très claire dans sa lettre aux Romains :

« Ce n’est pas parce qu’ils sont issus d’Israël qu’ils sont tous Israël. […] Ce ne sont pas les enfants de la chair qui sont enfants de Dieu, mais ce sont les enfants de la promesse. » — Romains 9.6-8

Autrement dit, il existe un Israël selon la chair, et un Israël selon l’Esprit. L’Israël de Dieu (le peuple de Dieu) aujourd’hui n’est pas déterminé par l’ascendance biologique, mais par la foi en la promesse accomplie en Jésus-Christ. La réalité actuelle est que nous vivons maintenant sous la nouvelle alliance et non plus sous l’ancienne. L’Église est maintenant le peuple de Dieu que Paul appelle l’Israël de Dieu. (Galates 6.16)

Ensuite, l’Israël géopolitique actuel rejette le Messie

Le peuple juif, dans sa majorité aujourd’hui, rejette encore Jésus comme étant le Messie. Or, les Écritures sont claires : nul ne peut faire partie du peuple de Dieu sans passer par la foi en Jésus-Christ.

« Celui qui a le Fils a la vie ; celui qui n’a pas le Fils de Dieu n’a pas la vie. » — 1 Jean 5.12

« Il n’y a de salut en aucun autre ; car il n’y a sous le ciel aucun autre nom donné parmi les hommes par lequel nous devions être sauvés. » — Actes 4.12

Le rejet du Messie exclut, même un Juif selon la chair, de l’alliance de grâce. Le véritable peuple de Dieu est défini non par l’ethnie, mais par l’union à Christ.

Après, l’Église est le peuple de Dieu aujourd’hui

Le Nouveau Testament enseigne que l’Église, composée de Juifs et de non-Juifs croyants, est la nation sainte, le peuple acquis, que Dieu s’est choisi pour lui appartenir.

« Vous, au contraire, vous êtes une race élue, un sacerdoce royal, une nation sainte, un peuple que Dieu s’est acquis. » — 1 Pierre 2.9

« Vous étiez autrefois sans Messie, exclus du droit de cité en Israël […]. Mais maintenant, en Jésus-Christ, vous qui étiez autrefois loin, vous avez été rapprochés par le sang du Christ. » — Éphésiens 2.12-13

En Christ, Dieu a abattu le mur de séparation entre Juifs et non-Juifs. Il a formé un seul peuple, un seul corps et celui-ci est l’Église. Elle est le peuple de Dieu selon les Écritures. Dieu n’a pas deux peuples. Il n’en a qu’un seul. Ce sont tous ceux qui par la foi ont mis leur confiance en Jésus. Dans le cas contraire, ils ne peuvent pas être le peuple de Dieu.

L’Israël géopolitique est une nation comme les autres

L’État moderne d’Israël, bien qu’il soit un fait politique et historique important, n’est pas le peuple de Dieu au sens biblique du terme comme nous le démontre clairement les écrits de l’apôtre Paul. L’État d’Israël géopolitique est une nation souveraine comme les autres, avec des droits et des responsabilités, mais elle n’est pas en alliance avec Dieu tant qu’elle ne reconnaît pas le Messie.

« Le royaume de Dieu vous sera enlevé, et sera donné à une nation qui en produira les fruits. » — Matthieu 21.43

Jésus est tout de même clair sur le sujet. Pourquoi sommes-nous incapable de reconnaître se fait clairement enseigner dans les Écritures ? Et pourquoi rejetons-nous cet enseignement de Jésus ?

Conclusion : l’Israël de Dieu, c’est le peuple uni à Christ

Loin de rejeter Israël selon la chair, Dieu ouvre la porte du salut à tous, y compris aux Juifs. Il y a, selon les Écritures, un reste fidèle qui croira en Jésus (Romains 11.5), mais cela ne signifie pas que l’ensemble de l’Israël politique ou ethnique est automatiquement l’Israël de Dieu.

L’Israël de Dieu, ce sont les croyants en Jésus-Christ, nés de nouveau, qui vivent par l’Esprit et produisent les fruits du Royaume.


« Car ce ne sont pas les enfants de la chair qui sont enfants de Dieu, mais ce sont les enfants de la promesse. » — Romains 9.8

« Si vous appartenez à Christ, vous êtes donc la descendance d’Abraham, héritiers selon la promesse. » — Galates 3.29

L’Israël géopolitique n’est pas le peuple de Dieu selon les Écritures

Depuis 1948, certains chrétiens considèrent Israël comme le peuple de Dieu, fondant cette idée sur des interprétations erronées des Écritures. En réalité, le peuple de Dieu est défini par la foi en Christ, transcendant l’appartenance ethnique. L’identité spirituelle est maintenant basée sur la nouvelle alliance, et tous les croyants, juifs ou non, en font partie.

Depuis la fondation de l’État d’Israël en 1948, plusieurs mouvements chrétiens ont soutenu que ce pays représente encore aujourd’hui « le peuple de Dieu ». Cette affirmation, souvent émotive ou politique, ne repose pas sur l’enseignement du Nouveau Testament, mais sur une lecture erronée et littérale de certaines prophéties. En réalité, la Parole de Dieu enseigne que le peuple de Dieu, sous la nouvelle alliance, est exclusivement défini par l’union à Jésus-Christ, le Messie.

Être Juif selon la chair ne suffit pas pour être du peuple de Dieu

L’apôtre Paul, lui-même Israélite de naissance, est très clair en mentionnant que les descendants physiques d’Abraham ne sont pas automatiquement les héritiers de Dieu.

« Ce n’est pas parce qu’ils sont issus d’Israël qu’ils sont tous Israël. […] Ce ne sont pas les enfants de la chair qui sont enfants de Dieu, mais ce sont les enfants de la promesse qui sont considérés comme sa descendance. » — Romains 9.6-8

Cela signifie que l’appartenance ethnique ou nationale à Israël ne garantit aucunement l’appartenance spirituelle au peuple de Dieu. Ce courant de pensée est répandu dans toutes la chrétienneté aujourd’hui. Mais malheureusement, celui-ci n’est pas conforme aux Écritures. Ce sont des choses, comme Pierre le disait à propos des enseignements de l’apôtre Paul, difficiles à comprendre.

C’est ce qu’il fait dans toutes les lettres, où il parle de ces choses, dans lesquelles il y a des points difficiles à comprendre, dont les personnes ignorantes et mal affermies tordent le sens, comme celui des autres Écritures, pour leur propre ruine. — 2 Pierre 3.16

Le véritable Israël est spirituel, non national ou géopolitique

Paul désigne les croyants en Christ, juifs ou non-juifs, comme le véritable Israël de Dieu.

« Et que la paix et la compassion soient sur tous ceux qui suivront cette règle de vie, et sur l’Israël de Dieu. » — Galates 6.16

Cet « Israël de Dieu » n’est pas une entité politique ou ethnique. Ce sont ceux qui marchent selon l’Esprit et la foi. Autrement dit, l’Église fidèle est composée de tous les croyants régénérés.

L’ancienne alliance a été rendue caduque

L’alliance qui liait Dieu à Israël selon la loi de Moïse a pris fin en Christ. Ceux qui rejettent le Messie ne peuvent plus revendiquer une relation d’alliance avec Dieu.

« En déclarant une alliance “nouvelle”, il a rendu l’ancienne ancienne ; or, ce qui devient ancien et vieilli est sur le point de disparaître. » — Hébreux 8.13

« Car il n’y a de salut en aucun autre ; car il n’y a sous le ciel aucun autre nom donné parmi les hommes par lequel nous devions être sauvés. » — Actes 4.12

Le rejet de Jésus comme Messie place l’Israël géopolitique actuel dans la même position que toutes les autres nations soit en dehors de l’alliance s’ils ne croient pas.

Ceux qui sont en Christ sont la descendance véritable d’Abraham

La promesse n’a pas été faite à une nation politique, mais à la postérité qui est Christ, et ceux qui sont en lui deviennent les héritiers des promesses.

« Et si vous appartenez à Christ, alors vous êtes la descendance d’Abraham, héritiers conformément à la promesse. » — Galates 3.29

Ce passage et son contexte ne peuvent pas être plus clair. Ils réfutent le fait que les croyants sont effectivement la descendance d’Abraham. Maintenant, cela exclut donc tout privilège géopolitique ou ethnique pour ceux qui sont en dehors de Christ.

Jésus lui-même a rejeté toute revendication de filiation sans foi en lui

« Si Dieu était vraiment votre Père, vous m’aimeriez. […] Vous avez pour père le diable. » — Jean 8.42,44

Même si les Israélites se réclamaient d’Abraham, Jésus déclare que leur rejet de lui prouve qu’ils ne sont pas de Dieu. Ainsi, l’identité spirituelle ne dépend plus de l’ADN, comme dans l’ancienne alliance, mais plutôt de la foi dans la nouvelle alliance.

Conclusion : Le peuple de Dieu aujourd’hui n’est pas une nation, mais une communauté née de l’Esprit

L’Israël géopolitique actuel est une nation comme les autres, soumise au jugement de Dieu comme toutes les nations de la terre. Le peuple de Dieu aujourd’hui est composé de tous ceux qui croient en Jésus-Christ, qu’ils soient juifs ou païens d’origine.

« Car tous ceux qui sont conduits par l’Esprit de Dieu sont fils de Dieu. » — Romains 8.14

« Il n’y a plus ni Juif ni non-Juif […] car vous êtes tous un en Jésus-Christ. » — Galates 3.28

La fin des temps commence avec la venue de Jésus (Introduction)

La venue de Christ a inauguré un tournant décisif dans l’histoire du salut, marquant le début des « derniers temps ». Ce n’est pas seulement un événement futur, mais un appel à un changement radical et à un éveil spirituel. L’Apocalypse révèle toute cette période, exhortant l’Église à vivre dans l’attente active de son retour.

Introduction

Mon point de vue, et je tiens à le spécifier, est que la venue de Christ a marqué un tournant décisif dans l’histoire du salut. Ce tournant est bien plus qu’un événement théologique : c’est un appel à un changement radical de vie. Dès sa venue, Jésus a allumé un feu sur la terre (Luc 12.49), un feu qui devait embraser les cœurs, réveiller les consciences et lancer le peuple de Dieu dans une marche fervente et fidèle. La fin des temps n’est donc pas seulement un cadre prophétique, mais un moment de réveil pour l’Église dans chaque génération.

Par son incarnation, son ministère, sa mort et sa résurrection, Il a inauguré ce que la Bible appelle « les derniers temps » ou encore « la fin des temps ». Contrairement à l’idée répandue que cette période est strictement future, l’Écriture nous enseigne qu’elle a commencé avec la première venue de Christ et se poursuivra jusqu’à son retour glorieux au dernier jour.

Ainsi, nous pouvons constater que le livre de l’Apocalypse couvre toute cette période de la nouvelle alliance et dévoile le plan de Dieu jusqu’à l’établissement définitif de son règne éternel. Lorsqu’on comprend cette réalité, la lecture de l’Apocalypse devient plus claire. Nous réalisons qu’il ne s’agit pas uniquement des derniers événements du monde, mais d’une révélation qui englobe toute l’ère du Nouveau Testament.

Examinons maintenant quelques passages bibliques qui étayent cette perspective.


1. Jésus inaugure la fin des temps

La Bible affirme clairement que la venue de Jésus a marqué le début de la fin des temps.

Hébreux 1.1-2

« Après avoir autrefois, à plusieurs reprises et de plusieurs manières, parlé à nos pères par les prophètes, Dieu, dans ces derniers temps, nous a parlé par le Fils. »

Ce passage souligne que l’histoire du salut atteint son sommet avec Jésus. Dieu parlait autrefois par les prophètes, mais maintenant, Il parle directement par son Fils. Cela marque une transition décisive vers la révélation finale.

Actes 2.16-17

« Mais c’est ici ce qui a été dit par le prophète Joël : Dans les derniers jours, dit Dieu, je répandrai de mon Esprit sur toute chair. »

Pierre cite Joël pour montrer que l’effusion du Saint-Esprit à la Pentecôte est un signe que les « derniers jours » ont commencé.

1 Corinthiens 10.11

« Ces choses leur sont arrivées pour servir d’exemples, et elles ont été écrites pour notre instruction, à nous qui sommes parvenus à la fin des siècles. »

Paul affirme que les croyants du Nouveau Testament vivent déjà « à la fin des siècles ».

1 Jean 2.18

« Petits enfants, c’est la dernière heure. Vous avez appris qu’un antichrist vient, mais il y a déjà maintenant plusieurs antichrists : par là nous connaissons que c’est la dernière heure. »

Jean déclare que « la dernière heure » est déjà en cours, marquée par l’apparition de faux enseignants.

Hébreux 9.26

« Mais maintenant, à la fin des siècles, Il a paru une seule fois pour abolir le péché par Son sacrifice. »

Jésus est venu « à la fin des siècles », confirmant que son œuvre marque l’accomplissement des temps.

Dès les premiers jours de l’Église, ce message n’était pas destiné à susciter la peur, mais à éveiller. La fin des temps, telle que les apôtres la vivaient déjà, était un temps d’attente active, de consécration, d’évangélisation fervente et de vigilance. Il ne s’agissait pas de spéculer sur des dates, mais de vivre comme si Christ revenait demain. Voilà le cœur du réveil biblique : vivre chaque jour comme si c’était le dernier, avec passion, sainteté et foi.


2. L’Apocalypse : une révélation sur toute la période de la fin des temps

Le livre de l’Apocalypse ne se limite pas aux derniers événements de l’histoire, mais couvre toute l’ère entre la première et la seconde venue de Christ.

Apocalypse 1.1-3

« Révélation de Jésus-Christ […] pour montrer à Ses serviteurs ce qui doit arriver bientôt. »

L’Apocalypse concerne ce qui « doit arriver bientôt », dès l’époque de Jean, et non seulement à la fin du monde.

Apocalypse 1.19

« Écris donc les choses que tu as vues, celles qui sont et celles qui doivent arriver ensuite. »

Jésus demande à Jean d’écrire :

  • Ce qu’il a vu (l’incarnation de Christ),
  • Ce qui est (l’Église de son époque),
  • Ce qui doit arriver (l’avenir jusqu’au retour de Christ).

Apocalypse 12.1-6

« Un grand signe parut dans le ciel : une femme enveloppée du soleil […] Elle enfanta un fils, qui doit paître toutes les nations avec une verge de fer. »

Cette vision symbolique représente :

  • La femme : le peuple de Dieu dans la nouvelle alliance,
  • L’enfant : Christ,
  • Le dragon : Satan.

Elle illustre le conflit spirituel qui s’étend sur toute l’ère chrétienne. Ce conflit spirituel qui traverse l’ère chrétienne n’est pas simplement cosmique : il est personnel. Le dragon cherche encore aujourd’hui à étouffer la foi, à distraire les croyants, à refroidir l’amour. L’Église est donc appelée à rester éveillée, à combattre spirituellement, à se réfugier dans la présence de Dieu et à tenir ferme. L’Apocalypse est un manuel de réveil en pleine guerre.

Apocalypse 20.1-6

« Je vis un ange descendre du ciel […] Il saisit le dragon, le serpent ancien […] et le lia pour mille ans. »

Le « millénium » symbolise la période où Christ règne spirituellement par son Église avant le jugement final c’est une période de temps indéterminé d’où la signification du chiffre 1000.

Le règne avec Christ commence dès ici-bas, dans la fidélité, dans le témoignage, dans la résistance au mal. Ceux qui vivent aujourd’hui une vie consacrée, en refusant la marque du compromis, participent déjà au réveil de Dieu dans cette génération. Ce passage nous rappelle que même au cœur des ténèbres, Dieu se réserve un peuple éveillé, prêt à régner avec Christ.


3. Le retour de Christ : l’aboutissement de la fin des temps

Si la fin des temps a commencé avec Jésus, elle s’achèvera par son retour glorieux.

Matthieu 24.3-14

Jésus décrit les signes avant-coureurs (guerres, persécutions, apostasie, prédication mondiale de l’Évangile) qui caractérisent toute cette période.

2 Timothée 3.1

« Sache que dans les derniers jours, il y aura des temps difficiles. »

Paul avertit que les « derniers jours » seront marqués par une dégradation morale.

La perspective du retour imminent de Christ a toujours été, dans l’histoire de l’Église, le détonateur de réveils puissants. Là où ce message est prêché dans la crainte de Dieu, il produit la repentance, la sainteté, et un amour renouvelé pour Jésus. C’est en vivant chaque jour comme un veilleur de nuit que le peuple de Dieu reste prêt. Le retour de Christ n’est pas une date à deviner, mais un feu à entretenir.

Apocalypse 22.12-13

« Voici, je viens bientôt […] Je suis l’Alpha et l’Oméga, le premier et le dernier. »

Jésus annonce son retour imminent, scellant ainsi l’accomplissement final de l’histoire.


Conclusion

Les événements décrits dans l’Apocalypse ne concernent pas uniquement la fin du monde, mais toute la période entre la première et la seconde venue de Christ. La fin des temps a commencé avec Jésus et se poursuit jusqu’à son retour.

En comprenant cela, l’Apocalypse devient plus claire : elle révèle non seulement l’avenir, mais aussi le présent. Nous vivons déjà dans les derniers jours, appelés à veiller, persévérer et annoncer l’Évangile jusqu’à ce que Christ revienne établir son règne éternel.

Voilà pourquoi l’Apocalypse est aussi un appel urgent au réveil. Elle secoue nos routines religieuses, dénonce la tiédeur spirituelle (Apocalypse 3.16), et nous invite à rallumer le feu du premier amour. Ce livre ne se lit pas seulement avec l’intellect, mais avec le cœur ouvert à l’Esprit. Il s’adresse à une Église en veille, à des croyants en marche, à des cœurs brûlants pour le retour du Seigneur.

« Celui qui atteste ces choses dit : Oui, je viens bientôt. Amen ! Viens, Seigneur Jésus ! »(Apocalypse 22:20)

La transfiguration : une rencontre symbolique entre la loi, les prophètes et le Messie

La transfiguration, rapportée dans les Évangiles (Matthieu 17.1-9 ; Marc 9.2-10 ; Luc 9.28-36), est l’un des moments les plus riches en signification dans la vie de Jésus-Christ. Sur une haute montagne, Jésus se révèle dans toute sa gloire céleste devant Pierre, Jacques et Jean. Moïse et Élie apparaissent à ses côtés, discutant avec lui. Ce récit, bien qu’émerveillant, revêt une signification profondément symbolique et ne doit pas être interprété littéralement.

Moïse et Élie : les représentants de la loi et des prophètes

Moïse, le grand législateur d’Israël, représente la Loi. Il est celui qui a reçu les commandements de Dieu sur le mont Sinaï, guidant le peuple dans l’alliance de l’obéissance. Élie, quant à lui, est une figure centrale des prophètes, incarnant leur appel à la repentance et leur rôle de messagers de la justice divine. Ensemble, ils personnifient l’ensemble des Écritures de l’Ancien Testament, appelées communément « la Loi et les Prophètes ».

Le but de la rencontre : les souffrances du Messie

L’entretien entre Jésus, Moïse et Élie porte sur les souffrances et la mission rédemptrice du Messie. Dans Luc 9.31, il est précisé qu’ils « parlaient de son départ qu’il allait accomplir à Jérusalem ». Ce départ (ou exode, selon le texte grec) fait allusion à la mort sacrificielle de Jésus sur la croix, suivie de sa résurrection et de son ascension. Cette discussion symbolise l’accomplissement de la Loi et des prophéties par Jésus-Christ, le véritable Messie.

La voix du Père : la confirmation divine

Au cœur de cet événement, une voix venant du ciel proclame : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé : écoutez-le » (Marc 9.7). Cette déclaration divine souligne la primauté de Jésus sur la Loi et les Prophètes. Il n’est pas simplement un autre prophète ou législateur, mais le Fils de Dieu venu pour accomplir l’œuvre de rédemption.

Une signification pour aujourd’hui

La transfiguration rappelle aux croyants que Jésus est le centre de toute l’Écriture. La Loi et les Prophètes trouvent leur accomplissement ultime en lui. Ce récit invite chacun à méditer sur le plan divin de salut, où la gloire de Christ est manifestée à travers sa souffrance et sa résurrection.

Ce texte est une image vivante de la transition entre l’ancienne alliance, fondée sur la Loi, et la nouvelle alliance, scellée par le sang de Jésus-Christ. Moïse et Élie disparaissent, laissant Jésus seul, soulignant qu’il est désormais l’unique chemin, la vérité et la vie.

Les saints anges dévoilés : pourquoi ils ne sont pas les croyants enlevés avant les tribulations

Introduction


Il y a un enseignement qui est propagé dans nos églises, sur internet et dans les réseaux sociaux comme quoi les saints anges avec lesquels Jésus revient seraient les croyants enlevés avant la période des tribulations.

Malheureusement, cet enseignement est erroné parce qu’il n’est pas conforme aux écritures. Il est donc essentiel de revenir à la Parole de Dieu pour examiner ce que celle-ci dit réellement à ce sujet. Dans cette étude, nous allons analyser les passages bibliques pertinents pour démontrer que cette doctrine ne repose sur aucun fondement scripturaire.

Distinction entre les anges et les chrétiens dans la Bible

Tout d’abord, nulle part dans la Bible, les chrétiens ne sont jamais directement appelés des « anges » avant ou après un enlèvement quel qu’on que. Les anges, décrits dans la Bible, sont des êtres spirituels distincts créés par Dieu pour le servir et accomplir ses desseins, tandis que les chrétiens sont des êtres humains rachetés par la grâce de Dieu à travers la foi en Jésus-Christ.

Cependant, dans certaines métaphores ou comparaisons, les croyants sont parfois comparés aux anges en matières de pureté, de service ou de leur futur état céleste. Par exemple, Jésus dit que les croyants ressuscités « ne peuvent plus mourir; ils sont semblables aux anges et sont fils de Dieu, étant fils de la résurrection ! » (Luc 20.36) Ici, Jésus ne dit pas que les chrétiens deviennent des anges, mais qu’ils sont comparables aux anges dans le sens où ils ne meurent plus. 

Dans un autre passage, les anges sont décrits comme « des esprits au service de Dieu, qui sont envoyés pour exercer un ministère en faveur de ceux qui vont hériter le salut. » (Hébreux 1.14) Cela montre que les anges servent les chrétiens, mais ne sont pas les mêmes qu’eux.

Donc, bien que les chrétiens puissent être comparés aux anges dans certains aspects spirituels, ils ne sont pas identifiés comme tels dans la Bible. Pourquoi, est-ce que les « saints anges » qui reviennent avec Jésus seraient les chrétiens qui auraient été enlevés avant la période des tribulations ? Je vais tenter de démêler les choses.

Clarification sur l’identité et le rôle des anges

Voici quelques passages où sont mentionnés les « saints anges ». Nous retrouvons cette expression dans les écrits de Moïse alors que celui-ci bénit les douze tribus d’Israël un peu avant sa mort. Il va dire: « L’Éternel est venu du Sinaï, il s’est levé pour eux ; aux confins de Séir tel le soleil à l’horizon, et il a resplendi de la montagne de Parân. Et les saints anges par myriades étaient autour de lui. » (Deutéronome 33.2) Il est évident que ce passage ne parle pas de chrétiens autour de l’Éternel. Parce que les chrétiens ne sont pas encore enlevés à ce moment de l’histoire. De plus, le contexte nous démontre que Moïse parle bien de « saints anges » et pas de croyants maintenant établis dans leur corps glorieux.

Puis nous avons une mention dans le livre du prophète Daniel. Il est écrit : « J’entendis alors l’un des saints anges parler. Puis un autre saint ange lui demanda : Jusques à quand dureront les événements annoncés par cette vision ? Jusqu’à quand le sacrifice perpétuel sera-t-il supprimé, et la révolte qui cause la dévastation sévira-t-elle ? Pendant combien de temps le sanctuaire et l’armée seront-ils livrés au pouvoir de la corne et foulés aux pieds ? » (Daniel 8.13)  Est-ce que ce passage parle de croyants enlevés de la terre et maintenant au ciel ? Bien entendu que la réponse est non parce que les chrétiens ne sont pas encore enlevés à ce moment des événements de ce passage.

Pour affirmer que les « saints anges » sont des êtres angéliques, nous avons des passages qui corroborent cela. Cependant, pour affirmer que les saints anges sont les croyants enlevés avant la période des tribulations, il n’y a aucun passage qui mentionne cela. Comment pouvons-nous croire une supposition pareille alors qu’il n’y a rien pour soutenir bibliquement cette affirmation ? On ne peut pas déclarer une chose pareille sans avoir d’appuis solides dans la Parole de Dieu. Mais pourquoi faire des suppositions de la sorte ?

Malheureusement, cette doctrine n’est pas appuyée du tout sur les écritures. C’est ce que je m’efforce de démontrer par ces enseignements.

L’usage de l’expression « saints anges » dans les Écritures une réfutation de l’enlèvement prétribulationnel

L’expression « les saints anges » apparait par la suite en Zacharie 14.5 qui dit : « Et la vallée de mes montagnes sera comblée, car elle s’étendra jusqu’à Atsal. Elle sera comblée, ce jour-là, comme elle a été comblée lors du tremblement de terre au temps d’Ozias, roi de Juda. Puis l’Éternel mon Dieu viendra, avec tous les saints anges. »  Ce verset fait partie d’une prophétie sur le Jour de l’Éternel, un jour de jugement et de délivrance. Il décrit une fuite des habitants face à un grand cataclysme, mais il annonce également la venue de l’Éternel avec tous ses saints anges, symbolisant un moment de jugement et de restauration. Encore là, aucune mention, dans le contexte de ce passage, de croyants enlevés et arrivant du ciel.

Puis, nous retrouvons cette expression en Marc 8.38 : « Si quelqu’un a honte de moi et de mes paroles au milieu des hommes de ce temps, qui sont infidèles à Dieu et qui transgressent sa Loi, le Fils de l’homme, à son tour, aura honte de lui quand il viendra dans la gloire de son Père avec les saints anges. » Dans ce passage, Jésus met en garde contre la honte de le confesser devant les autres. Ceux qui renient Jésus dans ce monde seront eux-mêmes reniés par lui lorsqu’il reviendra dans la gloire pour juger le monde. 

Nous avons aussi un passage qui est parallèle à Marc 8.38 et c’est celui de Luc 9.26 : « Car si quelqu’un a honte de moi et de mes paroles, le Fils de l’homme aura honte de lui lorsqu’il viendra dans sa gloire, celle du Père et des saints anges. » Ce verset porte un message similaire. Il souligne l’importance de ne pas renier Christ, car ceux qui ont honte de lui dans cette vie ne seront pas reconnus par lui lors de son retour glorieux.

Là où ça devient intéressant et qui démonte la doctrine de l’enlèvement prétribulationnel est le passage de 1 Thessaloniciens 3.13 qui dit :  « Qu’il affermisse ainsi votre cœur pour que vous soyez saints et irréprochables devant Dieu notre Père au jour où notre Seigneur Jésus-Christ viendra avec tous ses saints anges. » Le contexte de ce passage nous démontre que l’apôtre Paul prie pour que les Thessaloniciens soient renforcés dans leur foi et leur sainteté afin d’être prêts pour le retour du Christ. Il mentionne que Jésus reviendra « avec tous ses saints anges ». Comment Paul peut-il demander aux Thessaloniciens d’affermir leur cœur afin d’être saint et irréprochable devant Dieu pour le retour de Christ alors que selon la doctrine de l’enlèvement avant la période des tribulations, ils sont censés être déjà rendus dans le ciel ? On voit encore une fois l’incohérence de cette doctrine avec les Écritures.

Finalement, nous voyons les saints anges dans Apocalypse 14.9-10. « Un troisième ange les suivit, proclamant d’une voix forte : celui qui adore la bête et son image et qui accepte de recevoir sa marque sur le front et sur la main, 10 devra aussi boire du vin de la fureur de Dieu. Ce vin lui sera versé pur dans la coupe de la colère divine, et il souffrira des tourments dans le feu et le soufre devant les saints anges et devant l’Agneau. » Ce verset parle du jugement sévère pour ceux qui adorent la bête et reçoivent sa marque. Ils subiront la colère de Dieu et seront tourmentés éternellement. Ce jugement se fera sous les yeux des anges et de l’Agneau (Jésus-Christ).

Ces versets, bien que provenant de différents livres et contextes, ont un fil conducteur commun : ils parlent de la venue de Christ dans la gloire et du jugement. Ils exhortent les croyants à rester fidèles et à ne pas avoir honte de leur foi, car Christ viendra avec ses anges pour juger le monde. La fidélité et la sainteté sont essentielles afin d’être prêts pour ce jour. En aucun temps, il n’est fait allusion que les saints anges sont les croyants enlevés avant la période des tribulations. Il n’y a aucun appui dans les Écritures pour cette affirmation.

Conclusion


En conclusion, l’idée que les « saints anges » mentionnés dans les Écritures, et revenant avec Jésus, soient des croyants enlevés avant la tribulation est non seulement infondée, mais elle contredit également le témoignage clair des Écritures. Les anges sont des êtres spirituels distincts des humains, créés pour accomplir les desseins de Dieu, et jamais la Bible ne les confond avec les croyants, avant ou après un prétendu enlèvement avant une prétendue semaine de tribulations. Il est donc important de rester fidèles à la vérité biblique, sans se laisser séduire par des doctrines qui ne trouvent aucun appui solide dans la Parole de Dieu. La fidélité et la sainteté sont indispensables pour être prêtes pour le retour du Christ, qui se fera en gloire, accompagné de ses saints anges pour juger le monde.

Préparez-vous parce que bientôt Jésus reviendra

Voici un message qui nous semble familier. Une phrase que nous avons entendue si souvent. Parfois même, nous en venons à nous demander si effectivement Jésus reviendra. 

Dans la Bible, il n’y a aucune promesse qui ont été faites dans le passé qui n’ont pas été accomplis au moment choisi par Dieu. Chacune d’elles s’est réalisée exactement comme Dieu l’avait prévu. Que ce soit la promesse de sa première venue qui fut prophétisée par plusieurs prophètes de l’Ancien Testament et cela même plusieurs centaines d’années auparavant. 

Ainsi, la promesse du retour de Jésus s’accomplira au temps marqué par Dieu lui-même. Jésus a dit: « Il ne vous appartient pas de connaître les temps et les moments que le Père a fixés de sa propre autorité. » (Actes 1.7) Dieu a fixé un temps pour le retour de Jésus, cependant, nous ne pouvons pas connaître ce temps parce que celui-ci est le moment choisi par Dieu lui-même. Il est aussi écrit ces paroles de Jésus dans le livre de Matthieu « Quant au jour et à l’heure où cela se produira, personne ne les connaît, ni les anges du ciel, ni même le Fils ; personne, sauf le Père, et lui seul. » (Matthieu 24.36) Seulement Dieu connaît le moment que Jésus reviendra. Ce n’est pas à nous de connaître ce temps.

Pourtant, depuis des siècles, des gens ont bien tenté de déterminer le moment du retour de Jésus. Ils ont, par toutes sortes de calculs et de déductions, essayé de déterminer une date. Plus encore, ils ont aussi annoncé ce moment avec une certitude déconcertante. Toutes ces spéculations ne tiennent pas de la foi, mais plutôt de la folie. Tenter de déterminer une date alors qu’il est clairement établi, dans la Bible, que nous ne pouvons pas savoir. C’est en quelque sorte un manque de respect flagrant pour Dieu et sa volonté. C’est aussi un manque de sagesse indéniable. Mais, également, un péché contre Dieu soit de ne pas respecter sa Parole et sa volonté. 

Nous vivons encore aujourd’hui la même chose avec les différentes doctrines du retour de Jésus chacune d’elles prédisant un moment pour le retour du Seigneur Jésus. Quelle folie que de penser et d’agir ainsi ! Pour les prétribulationnistes, Jésus reviendra avant la période des tribulations. Une période dont nous ignorons quand celle-ci va commencer. Mais par toutes sortes de manipulation de passages bibliques tirés hors de leur contexte, ceux-ci tentent de prouver que leur moment est le plus juste.

Ensuite, ceux qui prônent un retour de Jésus au milieu de la période des tribulations font également toutes sortes de déductions et avancent un moment basé sur leur propre compréhension des prophéties bibliques. Sans grande sagesse, ils induisent les gens dans l’erreur leur donnant de faux espoirs. Parce que ces deux fausses doctrines ne font que prédire un moment où Jésus reviendra pour tenter de convaincre les gens qu’ils ne souffriront pas dans ce monde.

Encore une fois, ce n’est pas ce que la Bible nous a dit. L’apôtre Paul a clairement mentionné que: « c’est au travers de beaucoup de souffrances qu’il nous faut entrer dans le royaume de Dieu. » (Actes 14.22) S’il y en a un qui a véritablement souffert pour Christ dans son ministère, c’est bien l’apôtre Paul.

La souffrance fait partie de la vie des croyants. Jésus va dire: « S’ils m’ont persécuté, ils vous persécuteront vous aussi ». (Jean 15.20) Ces deux faux enseignements tentent de faire croire aux chrétiens qu’ils n’auront pas à souffrir dans ce monde ce qui est complètement faux. Cependant, les croyants faibles et mal affermis ayant peu de connaissances des écritures s’accrochent à ces mensonges croyant qu’ils sont la vérité de la Parole de Dieu. 

Les moments qui vont précéder le retour de Jésus seront un temps de grandes souffrances pour les croyants. Alors que l’antichrist déferlera toute sa haine sur les chrétiens pour leur faire renier leur Dieu. En contrepartie, les non croyants jouiront d’une vie d’aisance dans ce bas monde. Mais combien sera grande leur détresse le jour où ils devront passer en jugement devant le Seigneur Jésus. 

Plusieurs croyants vont abandonner la foi par crainte de souffrir ou encore de la mort. Ainsi, pour conserver leur vie sur cette terre, ils vont accepter toutes les conditions que l’homme de la révolte va leur imposer. Pourtant Jésus disait tout le contraire dans ce passage : « Car celui qui est préoccupé de sauver sa vie la perdra ; mais celui qui perdra sa vie à cause de moi, la retrouvera. »  (Matthieu 16.25) Ceux qui seront prêts à mourir pour le Seigneur Jésus auront la vie éternelle.

Certains objectent en disant: « Certainement pas moi, je suis prêt à mourir pour Christ. » Attention à ce que vous dites. Parce que la Bible nous mentionne que ce sera un temps d’épreuves sans précédent lorsqu’elle dit par la bouche même du Seigneur Jésus: « Car à ce moment-là, la détresse sera plus terrible que tout ce qu’on a connu depuis le commencement du monde ; et jamais plus, on ne verra pareille souffrance. » (Matthieu 24.21) 

Maintenant, ceux qui prônent un enlèvement avant ou pendant la période des tribulations ne font que vous mentir en vous regardant droit dans les yeux. Il y en a beaucoup en ce moment dans le monde chrétien. Ils ont déformé la Parole de Dieu pour vous leurrer. Cessez de les écouter et faites vous-même vos recherches. Vous allez découvrir que la vérité ne se trouve pas dans la bouche de ces messagers de fausses nouvelles. De même, la notoriété n’est pas un gage non plus de conformité à la Parole de Dieu.

Le temps est venu de mettre notre vie en règle avec le Seigneur Jésus. Nous ne pouvons plus continuer de vivre une vie de compromis et de laisser aller. Il nous faut nous préparer pendant qu’il est encore temps. Comment pouvons-nous nous préparer ? Nous pouvons nous préparer par l’obéissance à la Parole de Dieu. Commencer par obéir. C’est la meilleure chose qu’un croyant puisse faire. L’obéissance au commandement de Jésus est la priorité absolue pour chaque enfant de Dieu. 

Puis, ensuite, persévérer dans l’obéissance. Faites tout ce que Jésus vous dira. Aller où il vous dit d’aller. Dites ce qu’il vous dit de dire. Faites ce qu’il vous dit de faire. Prenez votre appui dans la Parole de Dieu et non pas dans vos sentiments. La Parole de Dieu est un appui ferme, un rock solide. Chaque fois que Jésus vous donne un commandement, appliquez-le dans votre vie sans hésitation et avec circonspection de tout votre cœur à obéir sans compromis aux commandements de Jésus. Ainsi, vous serez à même de pouvoir tenir ferme dans ce monde qui sera dirigé par l’antichrist. Dans ce monde qui voudra éradiquer de la terre tous les croyants. Ce ne sera pas des temps de réjouissance pour les croyants, mais ceux-ci gouteront la réjouissance au retour de Jésus lorsqu’ils seront unis à lui pour l’éternité. À travers la souffrance, lorsqu’ils verront se déferler la colère de Dieu sur les habitants de la terre, ils sauront que Dieu les protégera sous son aile jusqu’au retour du Seigneur Jésus. Ce sera leur seule espérance et la source inépuisable de foi pour les aider à persévérer.

En conclusion, il est capital de ne pas se laisser emporter par les spéculations et les faux enseignements concernant le retour de Jésus. La Parole de Dieu est claire : seul le Père connaît le moment exact de cet événement glorieux. Nous devons nous concentrer sur l’obéissance à ses commandements, persévérer dans notre foi et préparer nos cœurs pour être prêts lorsque ce jour viendra. N’oublions pas que les souffrances de cette vie ne sont rien en comparaison de la gloire qui nous attend. Soyons fermes, vigilants et confiants en la promesse du Seigneur, sachant que son retour s’accomplira en son temps parfait et cela même si nous devons passer par un temps d’épreuves sans précédent.

Ésaïe 25.9 : Une prophétie de réjouissance pour l’Église le peuple de Dieu et non pour le peuple d’Israël uniquement

Le passage d’Ésaïe 25.9 est souvent cité pour soutenir l’idée que, lors du retour de Jésus, une grande joie sera ressentie par le peuple d’Israël. Cependant, pour comprendre la véracité de cette affirmation, il est essentiel d’examiner le contexte de ce passage.

Le chapitre 25 du livre d’Ésaïe décrit un événement prophétique majeur où Dieu célèbre la victoire sur les nations et la délivrance de son peuple, mais il est crucial de noter que ce peuple n’est pas limité à Israël seul.

Le verset utilisé pour appuyer ce propos est celui-ci: « Et l’on dira en ce jour-là : voyez, c’est notre Dieu en qui nous espérions, il nous a délivrés. Oui, c’est en l’Éternel que nous avons placé notre espérance. Maintenant, jubilons et réjouissons-nous puisqu’il nous a sauvés. » (Ésaïe 25.9)

Pour comprendre si cet énoncé est vrai, il nous faut regarder le contexte de ce passage. Celui-ci nous dit qu’Ésaïe 25.9 fait partie d’un passage prophétique où le prophète célèbre la victoire de Dieu sur les nations et la délivrance de son peuple. Le chapitre 25 d’Ésaïe décrit un festin eschatologique que l’Éternel préparera pour tous les peuples, symbolisant la fin de la mort et la restauration complète de son peuple. Le verset 9 exprime la joie et la reconnaissance du peuple qui voit enfin l’accomplissement des promesses divines. Ils proclament que Dieu est leur salut, soulignant la foi et l’espérance en la fidélité de Dieu.

Certes, ce passage est un passage relatant des événements concernant le retour de Christ, mais le peuple dont il est question n’est pas le peuple d’Israël à proprement parler. Il est dit au verset 6 que « Le Seigneur des armées célestes préparera lui-même pour tous les peuples là, sur cette montagne, un festin de vins vieux, et de mets succulents, des mets tout pleins de moelle, arrosés de vins vieux et dûment clarifiés. » (Ésaïe 25.6) que le Seigneur « préparera lui-même pour tous les peuples ». Dans son contexte, ce passage ne décrit pas uniquement du peuple d’Israël. 

Le peuple de Dieu aujourd’hui est le corps des croyants qui est composés de tous ceux et celles, de toutes les nations qui ont reconnu Jésus comme étant le messie et cela inclus les juifs qui ont cru en Jésus. C’est ce que l’apôtre Paul nous enseigne en disant qu’il « n’y a plus ni Juifs ni non-Juifs, il n’y a plus ni esclave ni homme libre, il n’y a ni homme ni femme. Unis à Jésus-Christ, vous êtes tous un. » (Galates 3.28) Comme j’ai mentionné dans un article précédent, Israël n’a pas de privilèges particuliers. Le peuple de Dieu de la nouvelle alliance est le corps de Christ ou l’Église si vous préférez. 

Cette prophétie du prophète Ésaïe ne concerne pas le peuple d’Israël. D’ailleurs, le mot Israël n’est pas mentionné dans tout le chapitre 25. Comment faire concorder ce passage uniquement avec le peuple d’Israël alors que les mots « de toutes les nations » sont mentionnés. 

Le verset 8 nous dit que l’Éternel « fera disparaître l’opprobre pesant sur son peuple ». (Ésaïe 25.8) Dieu n’a pas deux peuples. Il a un seul peuple. Dans l’Ancien Testament, ce peuple était le peuple d’Israël. Seulement dans le Nouveau Testament, dans la nouvelle alliance, le peuple est l’Église. L’apôtre Jean au début du récit de l’Apocalypse va dire: « Il nous aime, il nous a délivrés de nos péchés par son sacrifice, il a fait de nous un peuple de rois, des prêtres au service de Dieu, son Père : à lui donc soient la gloire et le pouvoir pour l’éternité ! Amen. » (Apocalypse 1.5-6) Ce passage confirme que Dieu a fait des croyants son peuple. D’autres passages confirment ce fait. Paul va écrire: « Il (Jésus) s’est donné lui-même pour nous, afin de nous libérer de toute forme de mal et de nous purifier pour faire de nous son peuple, un peuple qui lui appartienne, zélé pour accomplir le bien. » (Tite 2.14) Il dit aussi: « Or, vous êtes le corps de Christ, et chacun de vous en particulier est un membre de ce corps. » (1 Corinthiens 12.27) Puis il ajoute: « Ainsi, vous n’êtes plus des étrangers ni des résidents temporaires : vous êtes concitoyens des membres du peuple saint et vous appartenez à la famille de Dieu. » (Éphésiens 2.19) L’apôtre Pierre va aussi mentionner: « Quant à vous, vous êtes une race élue, une communauté de rois-prêtres, une nation sainte, un peuple que Dieu a libéré pour que vous proclamiez les œuvres merveilleuses de celui qui vous a appelés des ténèbres à son admirable lumière. » (1 Pierre 2.9) 

Ces passages nous démontrent bien que l’Église est le peuple de Dieu et que ce peuple souffrira beaucoup avant la venue du Seigneur Jésus, mais combien sera grande sa joie lorsqu’ils seront rassemblés avec le Seigneur sur sa montagne sainte à Jérusalem et que Dieu « déchirera là, sur cette montagne, le voile de tristesse qui couvre tous les peuples, la couverture recouvrant toutes les nations. Il fera disparaître la mort à tout jamais. Et de tous les visages, le Seigneur, l’Éternel, effacera les larmes, et sur toute la terre, il fera disparaître l’opprobre pesant sur son peuple. L’Éternel a parlé. Et l’on dira en ce jour-là : voyez, c’est notre Dieu en qui nous espérions, il nous a délivrés. Oui, c’est en l’Éternel que nous avons placé notre espérance. Maintenant, jubilons et réjouissons-nous puisqu’il nous a sauvés. Car, sur cette montagne, la main de l’Éternel se posera comme une protection. » (Ésaïe 25.7-10)