L’apparition du coffre de l’alliance : le témoignage de la fidélité de Dieu (Apocalypse 11.19)

La vision de Jean à la septième trompette révèle l’ouverture du temple céleste et l’apparition de l’arche de l’alliance, symbolisant la fidélité éternelle de Dieu. Cette scène souligne la manifestation divine de gloire, de justice et de triomphe, rappelant que le royaume de Christ réalise les promesses anciennes.

Après la proclamation triomphale du règne de Christ à la septième trompette (Apocalypse 11.15-18), Jean voit une nouvelle vision d’une intensité saisissante : le temple céleste s’ouvre, et l’arche de l’alliance apparaît. Ce passage marque une transition majeure : après les jugements et les proclamations, c’est la révélation de la fidélité éternelle de Dieu à son peuple.

Cette scène nous rappelle que le royaume de Christ ne se limite pas à un acte de puissance, mais qu’il est aussi l’accomplissement des promesses anciennes, celles de l’alliance faite avec son peuple. L’arche, symbole central de la présence divine, réapparaît non plus cachée derrière le voile, mais pleinement visible dans le ciel. Dieu manifeste ainsi sa gloire, sa fidélité et sa justice.

1. L’ouverture du temple céleste : une révélation divine

Le temple céleste que Jean contemple n’est pas une simple métaphore. Il représente la réalité spirituelle dont le temple terrestre n’était qu’une ombre (Hébreux 8.5). L’ouverture de ce temple signifie que la présence de Dieu se révèle désormais sans barrière, que le mystère de son plan est pleinement dévoilé.

Dans l’Ancien Testament, Ésaïe avait entrevu cette même gloire : « je vis le Seigneur siégeant sur un trône très élevé. Les pans de son vêtement remplissaient le Temple. » (Ésaïe 6.1). Dans Apocalypse 15.5, le temple s’ouvre encore juste avant les jugements des coupes, soulignant à chaque fois une étape clé de la révélation divine.

L’ouverture du temple est donc une invitation à contempler la gloire de Dieu et à comprendre son œuvre. C’est une porte ouverte vers la réalité spirituelle où tout prend sens : la justice, la rédemption, le triomphe de l’Agneau.

Application
L’accès à la présence de Dieu est désormais ouvert par Jésus-Christ. Ce que les hommes ne pouvaient voir, Dieu le révèle à ceux qui lui appartiennent. Sommes-nous disposés à entrer dans cette révélation et à demeurer dans la présence du Seigneur ?

2. L’apparition du coffre de l’alliance : un signe de fidélité et de victoire

Dans l’Ancien Testament, l’arche de l’alliance était le symbole le plus sacré du peuple d’Israël. Elle contenait les tables de la Loi, la manne et le bâton d’Aaron (Hébreux 9.4), témoignages tangibles de la présence, de la provision et de l’autorité divine. Elle demeurait cachée dans le lieu très saint, inaccessible au peuple.

Mais ici, dans la vision de Jean, l’arche apparaît au grand jour dans le temple céleste. Ce qui était caché devient visible, ce qui était voilé est révélé. L’arche manifeste que l’alliance de Dieu est accomplie et que sa fidélité est éternelle. Ce n’est plus seulement l’alliance du Sinaï, mais celle du Christ : la nouvelle alliance scellée dans son sang.

L’arche terrestre préfigurait Jésus lui-même, véritable lieu de la présence de Dieu parmi les hommes. Au moment où Jean à cette vision, l’arche terrestre fut détruite quelques décennies auparavant par les romains. Quelle ne fut pas la consolation de Jean de voir l’arche à nouveau, mais dans le ciel. En Christ, Dieu s’est rendu accessible et dans cette vision, l’accomplissement total de cette promesse éclate dans la lumière du ciel.

Dieu ne renie jamais ses promesses. L’apparition de l’arche céleste est un rappel puissant : ce que Dieu a commencé, il l’achève. Son alliance est sûre, sa fidélité immuable. Plaçons notre confiance non dans ce que nous voyons, mais dans la Parole de celui qui reste fidèle jusqu’à la fin.

3. Les manifestations célestes : la puissance et le jugement de Dieu

Chaque manifestation céleste exprime à la fois la majesté et la justice de Dieu. Ces images sont familières. Au Sinaï, lors de la révélation de la Loi, « il y eut des tonnerres, des éclairs, et une épaisse nuée sur la montagne » (Exode 19.16). Dans Apocalypse 4.5, les éclairs et les tonnerres sortent du trône même de Dieu.

Ces signes accompagnent les grandes interventions divines. Le tremblement de terre évoque le bouleversement du monde au moment du jugement final, tandis que la grêle rappelle les plaies d’Égypte (Exode 9.23-26) et la colère divine contre les nations rebelles (Apocalypse 16.18-21).

Ainsi, le triomphe du royaume de Dieu s’accompagne non seulement de gloire, mais aussi de jugement. Dieu manifeste sa puissance pour purifier la création et établir une justice parfaite.

Le règne du Christ ne s’installe pas dans la passivité. Il s’accomplit dans la puissance et dans la sainteté. Dieu ne tolère pas le mal. Il le juge pour libérer son peuple. Sommes-nous prêts à voir Dieu agir avec autorité dans nos vies et dans ce monde ?

Conclusion – Le signe de l’accomplissement final du plan de Dieu

Le verset 19 clôt le chapitre 11 sur une note de révélation et de victoire. L’ouverture du temple céleste marque la pleine manifestation de la gloire de Dieu. L’apparition de l’arche confirme sa fidélité indéfectible à son alliance. Et les manifestations célestes rappellent que son règne s’établit par la justice et la puissance.

Le plan de Dieu est accompli. Ce qu’il a promis à Abraham, à Moïse, aux prophètes, il l’a réalisé en Christ et le révélera pleinement dans son royaume éternel. Tout converge vers cette vérité : Dieu est fidèle, et son alliance demeure à jamais.

Sommes-nous ancrés dans cette alliance, ou encore séduits par les illusions d’un monde rebelle ? Dieu tient parole. Préparons-nous à voir son royaume pleinement établi et à entrer dans la joie de son règne.

La septième trompette : la venue du royaume de Christ (Apocalypse 11.15–18)

Le passage sur la septième trompette souligne l’établissement du règne éternel de Christ et la victoire finale sur les puissances rebelles. Trois vérités fondamentales en émergent : l’autorité de Christ sera pleinement reconnue, les nations rebelles seront jugées, et les croyants recevront leur récompense. Rester fidèles à cette vérité est essentiel.

Avec la septième trompette, nous atteignons le point culminant du plan divin. Contrairement aux six premières trompettes, qui annonçaient des jugements progressifs, celle-ci proclame l’établissement définitif du règne de Christ. L’humanité a été avertie, jugée, et voici maintenant le moment de la pleine révélation du royaume de Dieu.

Ce passage nous enseigne trois vérités fondamentales : Christ recevra le royaume et exercera pleinement son autorité ; les puissances rebelles seront vaincues et jugées ; et les croyants peuvent avoir l’assurance de la victoire finale et de la récompense divine.

Nous examinerons cette vision à travers trois aspects :

  1. L’annonce du royaume et l’adoration céleste,
  2. La colère des nations et la réponse de Dieu,
  3. Le jugement des rebelles et la récompense des justes.

1. L’annonce du royaume de Christ et l’adoration céleste

Cette trompette n’introduit pas un nouveau jugement, mais une proclamation triomphale. Le plan de Dieu arrive à son accomplissement, et Christ reçoit son règne universel. Jusqu’ici, les royaumes de la terre étaient sous l’influence de Satan, comme le rappellent Luc 4.6 et 1 Jean 5.19. Mais désormais, cette ère de domination du mal touche à sa fin. Christ prend le pouvoir et règne pour toujours.

Il ne s’agit pas d’un règne temporaire ou symbolique, mais d’un règne éternel et absolu, conforme à la vision de Daniel 7.14 : « On lui donna la souveraineté, et la gloire et la royauté, et tous les peuples, toutes les nations, les hommes de toutes les langues lui apportèrent leurs hommages. Sa souveraineté est éternelle, elle ne passera jamais, et quant à son royaume, il ne sera jamais détruit. » Le plan de Dieu est immuable. Son autorité ne sera jamais renversée.

Les vingt-quatre anciens se prosternent alors et adorent Dieu. L’adoration céleste accompagne toujours les grandes interventions divines. Les anciens, représentant le peuple de Dieu dans sa totalité, reconnaissent la souveraineté du Seigneur et célèbrent la victoire de son règne.

Ainsi, même lorsque le monde semble dominé par le chaos, le croyant peut avoir l’assurance que Christ règne déjà. Le plan de Dieu s’accomplit malgré l’opposition des hommes et des puissances spirituelles. La vraie question demeure : vivons-nous chaque jour dans cette assurance du règne présent de Christ, ou laissons-nous les troubles de ce monde éteindre notre foi ?

2. La colère des nations et la réponse de Dieu

Ces paroles expriment la reconnaissance des rachetés envers le Dieu souverain. Ils rendent grâces parce qu’ils voient l’accomplissement des promesses divines. Dieu, le Tout-Puissant, manifeste désormais pleinement sa puissance. Ce n’est pas qu’il en manquait auparavant, mais le temps est venu où il exerce son autorité sans retenue. Le moment de la patience divine s’achève et Dieu prend possession de son règne.

Les nations, cependant, s’irritent. L’humanité rebelle ne veut pas se soumettre à la souveraineté de Dieu. Le Psaume 2 résonne ici comme une prophétie : « Pourquoi les nations s’agitent-elles et les peuples murmurent-ils en vain contre l’Éternel et contre son oint ? » Pourtant, leur opposition ne change rien au dessein divin.

La colère de Dieu se manifeste alors. Pendant longtemps, il a supporté le mal avec patience, donnant à tous le temps de se repentir. Mais vient le moment où la justice divine se déploie. Dieu n’agit jamais dans la précipitation, mais toujours au moment exact de son plan.

Le monde peut continuer à rejeter Dieu, à se moquer de son autorité, ou à chercher à construire des royaumes sans lui, mais le triomphe de Christ ne dépend pas de l’acceptation des hommes. Le croyant doit choisir son camp : rester du côté des nations irritées, ou s’aligner avec le royaume du Christ.

3. Le jugement des rebelles et la récompense des justes

Voici le moment solennel du jugement final. Tous, vivants et morts, devront rendre compte de leurs actes devant le trône de Dieu, comme le décrira plus tard Apocalypse 20.11–15. Ce jugement établit une distinction claire entre ceux qui ont servi Dieu et ceux qui lui ont résisté.

Les serviteurs fidèles sont honorés. Les prophètes représentent ceux qui ont proclamé la vérité, souvent au prix de leur vie. Les saints symbolisent l’ensemble du peuple de Dieu, appelé à la fidélité dans la persécution. Et ceux qui craignent le nom du Seigneur, qu’ils soient grands ou petits, reçoivent leur récompense pour leur fidélité. Dieu ne fait pas acception de personnes : la crainte du Seigneur est le vrai critère de la valeur aux yeux du ciel.

Mais ceux qui détruisent la terre, c’est-à-dire ceux qui corrompent la création et pervertissent la justice, subissent la colère divine. Ce n’est pas seulement une question d’écologie ou de dégâts matériels. Il s’agit du système corrompu des hommes, qui détruit la vérité, opprime les faibles et résiste à la lumière de Dieu. Les oppresseurs, les persécuteurs et les adversaires du Christ sont jugés et renversés.

Ainsi, la scène de la septième trompette devient une proclamation de justice. Les justes sont récompensés, les rebelles sont jugés, et le royaume de Dieu est pleinement manifesté. Le choix est clair : voulons-nous être de ceux qui reçoivent la récompense, ou de ceux qui subissent le jugement ? Chaque acte, chaque parole, chaque choix a des répercussions éternelles.

Conclusion : le triomphe final du Christ et l’appel à la fidélité

Apocalypse 11.15-18 nous rappelle que le règne de Christ est annoncé avec puissance et gloire. Les nations rebelles peuvent refuser de se soumettre, mais leur révolte ne durera pas. Le plan de Dieu suit son cours, inébranlable et parfait. Les justes recevront leur récompense, tandis que les méchants seront jugés selon leurs œuvres.

La question demeure : vivons-nous avec l’espérance du règne de Christ, ou restons-nous attachés aux systèmes éphémères de ce monde ? Le retour de Jésus est une certitude. Tout s’achemine vers ce moment glorieux où le royaume de Dieu sera pleinement manifesté. Préparons nos cœurs dès aujourd’hui à ce règne éternel, car il vient, et rien ne pourra l’arrêter.

Liste des fausses doctrines dans l’Église

Voici une liste non exhaustive des différentes fausses doctrines dans l’Église actuellement : 

Doctrine de la prospérité : Cette doctrine enseigne que Dieu veut que chaque croyant soit matériellement riche et en parfaite santé, associant bénédiction spirituelle à succès matériel et prospérité financière. Elle encourage souvent des dons importants pour recevoir en retour des bénédictions financières.

Enlèvement prétribulationnel : Cette interprétation eschatologique prétend que les croyants seront enlevés avant le début de la période de tribulations annoncée dans la Bible, les exemptant de toute souffrance future. Cela contraste avec d’autres interprétations bibliques qui prévoient la protection ou la fidélité des croyants durant les tribulations.

Hypergrâce : Cette doctrine minimise l’importance de la repentance et de la sanctification dans la vie chrétienne, en insistant uniquement sur la grâce de Dieu. Elle enseigne que les croyants n’ont pas besoin de confesser leurs péchés ou de s’efforcer de vivre dans la sainteté, ce qui peut conduire à une forme de complaisance spirituelle.

Sauvé un jour, toujours sauvé : Cette doctrine, également appelée « sécurité éternelle inconditionnelle », enseigne qu’une personne qui a été sauvée une fois ne peut jamais perdre son salut, quelle que soit sa manière de vivre par la suite. Elle est souvent controversée, car elle semble ignorer l’appel à la persévérance, la repentance continue, et les avertissements bibliques contre l’apostasie.

Évangile du succès et du bien-être : Proche de la doctrine de la prospérité, cet enseignement affirme que Dieu veut que tous les aspects de la vie des croyants soient aisés et sans difficulté, et que toute souffrance ou épreuve est un signe de manque de foi ou d’obéissance.

Théologie de la substitution de l’Israël spirituel : Cette doctrine, également appelée « doctrine du remplacement », prétend que l’Église chrétienne a remplacé Israël dans les promesses et le plan de Dieu, niant ou minimisant ainsi le rôle et l’avenir prophétique d’Israël.

Prétention à une nouvelle révélation ou “prophéties modernes” : Certains affirment recevoir des révélations directes de Dieu qui contredisent les Écritures ou ajoutent à celles-ci, créant confusion et incertitude parmi les croyants.

L’évangile du positivisme : Cette doctrine met un fort accent sur la pensée positive et les déclarations de succès comme moyen de transformer sa vie. Elle minimise les réalités bibliques du péché, du repentir, et de la soumission à Dieu en faveur de la « puissance de la pensée positive », plus proche du développement personnel que de l’Évangile.

La guérison garantie : Cette doctrine promet que tout croyant fidèle sera guéri de ses maladies par la foi. Elle accuse souvent les malades d’un manque de foi. Elle ne tient pas compte des souffrances que même les croyants doivent parfois traverser et du fait que Dieu peut avoir des plans différents pour chaque personne.

Le cessationnisme extrême : Bien que certains croient que les dons miraculeux étaient réservés à l’époque apostolique, le cessationnisme extrême nie que Dieu intervienne encore par des miracles ou des guérisons aujourd’hui. Cela va à l’encontre de nombreux témoignages et de la croyance selon laquelle le Saint-Esprit agit encore de manière puissante.

La foi dans la foi (la foi comme une force) : Dans cet enseignement, la foi n’est pas vue comme une confiance en Dieu, mais plutôt comme une sorte de « force » ou de « pouvoir » spirituel que l’on utilise pour obtenir ce que l’on veut. Cela déforme le sens biblique de la foi en Dieu pour le transformer en un outil de réalisation personnelle.

La foi basée sur les émotions : Certains enseignements insistent sur la nécessité d’expériences émotionnelles intenses pour valider la foi, créant une dépendance aux sentiments. Cela peut affaiblir la foi dans les moments de sécheresse spirituelle et détourner l’attention de l’enseignement solide de la Parole de Dieu.

Le concept de « petit dieu » (ou « théologie du petit dieu ») : Cette idée, parfois présente dans le mouvement de la Parole de foi, enseigne que les croyants sont littéralement de « petits dieux » sur terre avec les mêmes pouvoirs que Dieu. Cette doctrine détourne l’accent de la gloire de Dieu et promeut une vision exagérée du pouvoir humain.

L’accent sur la délivrance et les démons : Bien que la délivrance fasse partie du ministère de Jésus, certains milieux exagèrent l’importance de la délivrance de démons, cherchant des causes démoniaques à chaque problème spirituel ou émotionnel. Cela peut conduire à la peur ou à une obsession spirituelle malsaine.

L’idolâtrie du succès ministériel : Cette tendance accorde une valeur excessive aux grandes réalisations et au succès visible dans le ministère, en oubliant que le vrai succès est défini par la fidélité et l’obéissance à Dieu, non par des chiffres ou des résultats visibles.

La négation de la souffrance chrétienne : Certaines églises enseignent que les croyants ne devraient pas souffrir, que ce soit dans la maladie, la persécution ou l’épreuve. Cette doctrine ignore les nombreuses exhortations de Jésus et des apôtres à supporter les épreuves et à s’attendre à la souffrance pour la cause de Christ.

Le relativisme doctrinal : Cette approche enseigne que toutes les croyances et interprétations sont valables, minimisant les doctrines essentielles. Elle peut conduire à une confusion doctrinale et à une perte de clarté sur les fondements de la foi chrétienne.

La négation de la seconde venue de Christ : Certains groupes modernes enseignent que le retour de Jésus est symbolique ou déjà accompli, niant ainsi la promesse biblique du retour physique et visible de Christ à la fin des temps.

La négation de la discipline ecclésiastique : Certaines églises enseignent que la discipline n’est jamais nécessaire, en disant que Dieu est amour et que tout doit être accepté. Cela omet l’importance de la correction spirituelle pour protéger l’Église et amener à la repentance.

La glorification des anges : Cette tendance met un accent exagéré sur les anges, les visions et les manifestations angéliques, ce qui peut détourner l’attention de Jésus-Christ et de la relation directe que les croyants ont avec Dieu.

La foi dans les signes et les miracles au détriment de la Parole : Ce mouvement place une importance excessive sur les signes, miracles et prophéties, parfois au détriment de l’enseignement biblique solide. Cela peut créer une dépendance aux expériences surnaturelles au lieu de la foi fondée sur la Parole de Dieu.

La « loi de l’attraction » : Inspirée par la pensée du Nouvel Âge, cette idée prétend que les croyants peuvent attirer à eux des bénédictions, de l’argent, ou la réussite par la pensée positive. Cela détourne l’attention de la dépendance à Dieu et de la prière.

La prédestination extrême (ou fatalisme) : Cette doctrine enseigne que tout est prédéterminé par Dieu de manière absolue, sans considération pour le libre arbitre humain. Elle ignore l’appel biblique à choisir de suivre Dieu et à être responsable de ses choix.

Doctrine du relativisme moral : Certains milieux de l’Église tentent d’adapter les normes morales bibliques aux valeurs culturelles modernes, relativisant les enseignements clairs de la Bible sur des sujets comme la sexualité, le mariage, et l’éthique.

Nouvel âge et mysticisme : Cette influence inclut des pratiques telles que la méditation contemplative, les expériences mystiques, et des éléments de la philosophie du Nouvel Âge, qui peuvent détourner de la Bible et favoriser des expériences subjectives comme base de la foi.

Évangile centré sur l’homme : Cet enseignement met l’accent sur les besoins, les désirs et les ambitions humaines au lieu de la gloire de Dieu, transformant parfois le culte et le service de l’Église en moyens d’auto-réalisation plutôt qu’en réponse à l’appel divin.

Libéralisme théologique : Ce courant remet en question la véracité des miracles, des prophéties, de la résurrection, et de l’inspiration divine de la Bible, voyant ces aspects comme symboliques plutôt que littéraux. Il dévalue souvent la doctrine en faveur de valeurs sociales, politiques ou culturelles.

Évangile de l’inclusivité universelle : Cette doctrine enseigne que tous, indépendamment de leur foi en Christ, seront sauvés, en minimisant l’importance de la repentance et de la foi personnelle en Jésus.

Le déisme chrétien : Cette vision suppose que Dieu a créé le monde, mais n’intervient pas activement dans la vie des croyants ou dans les affaires humaines. Elle va à l’encontre de l’enseignement biblique sur la proximité de Dieu et son implication personnelle et active dans la vie de son peuple.

L’antinomisme : Cette doctrine enseigne que les chrétiens ne sont plus tenus de respecter les commandements de Dieu sous prétexte qu’ils vivent sous la grâce et non sous la loi. Elle ignore l’appel à la sanctification et à l’obéissance aux enseignements de Jésus et des apôtres, qui confirment l’importance de la sainteté dans la vie chrétienne.

L’unitarisme : Cette doctrine nie la Trinité, affirmant que Dieu est une seule personne et non trois en un. Elle contredit la doctrine biblique de Dieu comme Père, Fils et Saint-Esprit, vue comme un pilier de la foi chrétienne orthodoxe.

La dépendance excessive aux traditions humaines : Certaines églises mettent les traditions humaines au même niveau que la Bible, voire au-dessus. Ce qui crée des pratiques et des enseignements qui peuvent aller à l’encontre de la vérité biblique, rappelant l’avertissement de Jésus contre les traditions humaines qui annulent la Parole de Dieu (Marc 7.8-13).

L’idolâtrie des leaders spirituels : Cette tendance donne un statut presque divin aux pasteurs, apôtres, ou dirigeants d’église. On attend d’eux une obéissance et une loyauté aveugles, ce qui détourne l’attention de Dieu vers les hommes et ouvre la voie aux abus spirituels.

Le salut par les œuvres : Cette doctrine enseigne que le salut peut être obtenu par de bonnes œuvres et des actions méritoires, au lieu de la foi en Jésus-Christ seule. Elle s’oppose directement à l’Évangile de la grâce, qui enseigne que le salut est un don gratuit de Dieu, non gagné par des œuvres (Éphésiens 2:8-9).

La négation de la divinité de Jésus : Certaines doctrines modernes ou mouvements religieux enseignent que Jésus était un simple homme, un prophète ou un grand enseignant, mais non le Fils de Dieu. Cela contredit les enseignements fondamentaux du christianisme sur la divinité de Christ.

Le légalisme extrême : Cette doctrine impose aux croyants de nombreuses règles et traditions, allant souvent au-delà des enseignements bibliques. Elle peut priver le chrétien de la liberté que Dieu accorde, en favorisant une foi basée sur les œuvres et la conformité aux règles humaines.

Le pélagianisme : Inspiré par les idées de Pélage, cette doctrine enseigne que les êtres humains sont capables de choisir le bien sans l’aide de la grâce de Dieu. Elle minimise la nature pécheresse de l’homme et le besoin de la grâce divine pour le salut.

La réincarnation chrétienne : Bien que contraires aux enseignements bibliques, certaines personnes adoptent des idées de réincarnation et les mélangent avec des concepts chrétiens. La Bible enseigne clairement que « les hommes meurent une seule fois, après quoi vient le jugement » (Hébreux 9.27).

L’universalisme chrétien : Cette doctrine enseigne que tout le monde sera finalement sauvé, indépendamment de la foi en Jésus-Christ ou de la repentance. Elle va à l’encontre des enseignements bibliques sur le salut par la foi en Christ et sur la nécessité de se tourner vers Dieu pour être sauvé.

Le matérialisme chrétien : Cette vision encourage l’accumulation de biens matériels comme signe de bénédiction divine. Elle peut conduire les croyants à centrer leur vie sur la recherche de la richesse plutôt que sur le royaume de Dieu, oubliant l’appel à la simplicité et au service des autres.

La doctrine de l’autosuffisance spirituelle : Cette croyance pousse les croyants à s’appuyer sur eux-mêmes pour grandir spirituellement, négligeant la dépendance au Saint-Esprit. Elle minimise le rôle de la prière, de l’intercession, et de l’action de Dieu dans la vie du croyant.

La sanctification instantanée : Cette doctrine enseigne que la sanctification est un acte unique et instantané, où un chrétien devient entièrement saint en un seul moment. Cela omet l’enseignement biblique selon lequel la sanctification est un processus continu tout au long de la vie chrétienne.

La négligence de la doctrine de la repentance : Certains enseignements modernes omettent l’importance de la repentance, affirmant que la foi seule est suffisante sans besoin de changer de vie ou de confesser ses péchés. Cela s’oppose aux nombreux appels de Jésus et des apôtres à se repentir.

Le rejet de l’Ancien Testament : Certains enseignements affirment que l’Ancien Testament n’a plus aucune valeur pour les chrétiens d’aujourd’hui, négligeant ainsi la cohérence de toute la Bible et la manière dont Jésus et les apôtres s’y référaient.

La foi en soi-même : Cette approche, influencée par la psychologie moderne, insiste sur l’importance de croire en soi plutôt qu’en Dieu, encourageant les croyants à s’appuyer sur leur propre force plutôt que sur la puissance de Dieu.

La doctrine de l’égalitarisme radical : Cette doctrine enseigne que toutes les différences de rôle entre les sexes dans l’Église et la famille sont illégitimes, bien que la Bible présente des rôles et fonctions spécifiques pour les hommes et les femmes dans certains contextes.

L’abolition de toute hiérarchie spirituelle : Cette doctrine refuse toute forme d’autorité ou de structure dans l’Église, alors que la Bible décrit des rôles spécifiques comme ceux de pasteur, d’ancien, ou de diacre, établis pour le bon ordre et l’édification de l’Église.

Le « pragmatisme religieux » : Cette doctrine valorise le succès et l’efficacité au-dessus de la fidélité biblique, en choisissant les méthodes qui « fonctionnent » plutôt que celles basées sur les principes scripturaires. Elle conduit souvent à des compromis doctrinaux au profit de la croissance rapide ou de l’attrait populaire.

Le syncrétisme religieux : Cette pratique consiste à intégrer des éléments de différentes religions (bouddhisme, hindouisme, etc.) dans le christianisme. Cela peut inclure des concepts comme le karma, la méditation transcendantale, ou la réincarnation, qui sont étrangers aux enseignements bibliques.

Le perfectionnisme spirituel : Cette doctrine enseigne que les croyants peuvent atteindre la perfection totale (sans péché) dans cette vie. Bien que la sanctification soit un objectif, cette doctrine crée une pression malsaine et contredit les réalités de la faiblesse humaine reconnues dans les Écritures.

La manipulation spirituelle par la peur : Certains prédicateurs ou leaders utilisent la peur (de l’enfer, des malédictions, etc.) pour contrôler ou manipuler les croyants. Cela peut éloigner les fidèles d’une relation saine et joyeuse avec Dieu, qui repose sur l’amour, la grâce et la vérité.

La méconnaissance de la Trinité : Bien que la Trinité soit un pilier du christianisme, certains groupes enseignent des variantes, soit en insistant excessivement sur l’unité de Dieu au détriment de la distinction des personnes (le modalisme), soit en minimisant la divinité de l’une des trois personnes (comme l’arianisme, qui nie la divinité pleine de Jésus).

La soumission inconditionnelle aux autorités spirituelles : Cette doctrine enseigne que les croyants doivent obéir aux leaders d’église sans poser de questions. Cela peut ouvrir la porte aux abus spirituels et ignorer le rôle de l’Esprit saint en chaque croyant pour discerner la vérité.

La négation de l’appel au témoignage : Certains mouvements encouragent les chrétiens à vivre leur foi en privé, minimisant l’appel à partager l’Évangile. Cela contredit l’ordre de Jésus d’« aller et faire de toutes les nations des disciples » (Matthieu 28.19).

La rédemption par les ancêtres : Certaines croyances modernes enseignent que les croyants peuvent prier ou faire des rituels pour sauver les âmes de leurs ancêtres. La Bible enseigne clairement que le salut est individuel et que chacun doit répondre personnellement à l’appel de Dieu.

Le mépris de la création et de l’environnement : Certains enseignent que, puisque Dieu va créer « un nouveau ciel et une nouvelle terre », la gestion actuelle de l’environnement n’est pas importante. Cependant, la Bible nous confie la gestion responsable de la création.

Le rejet de l’unité du corps de Christ : Certains groupes se considèrent comme le seul vrai groupe de croyants et rejettent tous les autres. Cela va à l’encontre de l’appel à l’unité parmi les chrétiens et de la reconnaissance des autres membres du corps de Christ.

La théologie de la souffrance inutile : Bien que certains chrétiens soient appelés à souffrir pour leur foi, certaines doctrines poussent à rechercher activement la souffrance pour mériter des bénédictions ou une proximité avec Dieu. Cela peut mener à une vision erronée de la grâce de Dieu.

Le « minimalisme spirituel » : Cette tendance enseigne que seuls les croyants « simples » ou « peu impliqués » seront agréables à Dieu, rejetant l’engagement et l’obéissance active, alors que la Bible encourage une foi vivante et engagée.

Les saints anges dévoilés : pourquoi ils ne sont pas les croyants enlevés avant les tribulations

Introduction


Il y a un enseignement qui est propagé dans nos églises, sur internet et dans les réseaux sociaux comme quoi les saints anges avec lesquels Jésus revient seraient les croyants enlevés avant la période des tribulations.

Malheureusement, cet enseignement est erroné parce qu’il n’est pas conforme aux écritures. Il est donc essentiel de revenir à la Parole de Dieu pour examiner ce que celle-ci dit réellement à ce sujet. Dans cette étude, nous allons analyser les passages bibliques pertinents pour démontrer que cette doctrine ne repose sur aucun fondement scripturaire.

Distinction entre les anges et les chrétiens dans la Bible

Tout d’abord, nulle part dans la Bible, les chrétiens ne sont jamais directement appelés des « anges » avant ou après un enlèvement quel qu’on que. Les anges, décrits dans la Bible, sont des êtres spirituels distincts créés par Dieu pour le servir et accomplir ses desseins, tandis que les chrétiens sont des êtres humains rachetés par la grâce de Dieu à travers la foi en Jésus-Christ.

Cependant, dans certaines métaphores ou comparaisons, les croyants sont parfois comparés aux anges en matières de pureté, de service ou de leur futur état céleste. Par exemple, Jésus dit que les croyants ressuscités « ne peuvent plus mourir; ils sont semblables aux anges et sont fils de Dieu, étant fils de la résurrection ! » (Luc 20.36) Ici, Jésus ne dit pas que les chrétiens deviennent des anges, mais qu’ils sont comparables aux anges dans le sens où ils ne meurent plus. 

Dans un autre passage, les anges sont décrits comme « des esprits au service de Dieu, qui sont envoyés pour exercer un ministère en faveur de ceux qui vont hériter le salut. » (Hébreux 1.14) Cela montre que les anges servent les chrétiens, mais ne sont pas les mêmes qu’eux.

Donc, bien que les chrétiens puissent être comparés aux anges dans certains aspects spirituels, ils ne sont pas identifiés comme tels dans la Bible. Pourquoi, est-ce que les « saints anges » qui reviennent avec Jésus seraient les chrétiens qui auraient été enlevés avant la période des tribulations ? Je vais tenter de démêler les choses.

Clarification sur l’identité et le rôle des anges

Voici quelques passages où sont mentionnés les « saints anges ». Nous retrouvons cette expression dans les écrits de Moïse alors que celui-ci bénit les douze tribus d’Israël un peu avant sa mort. Il va dire: « L’Éternel est venu du Sinaï, il s’est levé pour eux ; aux confins de Séir tel le soleil à l’horizon, et il a resplendi de la montagne de Parân. Et les saints anges par myriades étaient autour de lui. » (Deutéronome 33.2) Il est évident que ce passage ne parle pas de chrétiens autour de l’Éternel. Parce que les chrétiens ne sont pas encore enlevés à ce moment de l’histoire. De plus, le contexte nous démontre que Moïse parle bien de « saints anges » et pas de croyants maintenant établis dans leur corps glorieux.

Puis nous avons une mention dans le livre du prophète Daniel. Il est écrit : « J’entendis alors l’un des saints anges parler. Puis un autre saint ange lui demanda : Jusques à quand dureront les événements annoncés par cette vision ? Jusqu’à quand le sacrifice perpétuel sera-t-il supprimé, et la révolte qui cause la dévastation sévira-t-elle ? Pendant combien de temps le sanctuaire et l’armée seront-ils livrés au pouvoir de la corne et foulés aux pieds ? » (Daniel 8.13)  Est-ce que ce passage parle de croyants enlevés de la terre et maintenant au ciel ? Bien entendu que la réponse est non parce que les chrétiens ne sont pas encore enlevés à ce moment des événements de ce passage.

Pour affirmer que les « saints anges » sont des êtres angéliques, nous avons des passages qui corroborent cela. Cependant, pour affirmer que les saints anges sont les croyants enlevés avant la période des tribulations, il n’y a aucun passage qui mentionne cela. Comment pouvons-nous croire une supposition pareille alors qu’il n’y a rien pour soutenir bibliquement cette affirmation ? On ne peut pas déclarer une chose pareille sans avoir d’appuis solides dans la Parole de Dieu. Mais pourquoi faire des suppositions de la sorte ?

Malheureusement, cette doctrine n’est pas appuyée du tout sur les écritures. C’est ce que je m’efforce de démontrer par ces enseignements.

L’usage de l’expression « saints anges » dans les Écritures une réfutation de l’enlèvement prétribulationnel

L’expression « les saints anges » apparait par la suite en Zacharie 14.5 qui dit : « Et la vallée de mes montagnes sera comblée, car elle s’étendra jusqu’à Atsal. Elle sera comblée, ce jour-là, comme elle a été comblée lors du tremblement de terre au temps d’Ozias, roi de Juda. Puis l’Éternel mon Dieu viendra, avec tous les saints anges. »  Ce verset fait partie d’une prophétie sur le Jour de l’Éternel, un jour de jugement et de délivrance. Il décrit une fuite des habitants face à un grand cataclysme, mais il annonce également la venue de l’Éternel avec tous ses saints anges, symbolisant un moment de jugement et de restauration. Encore là, aucune mention, dans le contexte de ce passage, de croyants enlevés et arrivant du ciel.

Puis, nous retrouvons cette expression en Marc 8.38 : « Si quelqu’un a honte de moi et de mes paroles au milieu des hommes de ce temps, qui sont infidèles à Dieu et qui transgressent sa Loi, le Fils de l’homme, à son tour, aura honte de lui quand il viendra dans la gloire de son Père avec les saints anges. » Dans ce passage, Jésus met en garde contre la honte de le confesser devant les autres. Ceux qui renient Jésus dans ce monde seront eux-mêmes reniés par lui lorsqu’il reviendra dans la gloire pour juger le monde. 

Nous avons aussi un passage qui est parallèle à Marc 8.38 et c’est celui de Luc 9.26 : « Car si quelqu’un a honte de moi et de mes paroles, le Fils de l’homme aura honte de lui lorsqu’il viendra dans sa gloire, celle du Père et des saints anges. » Ce verset porte un message similaire. Il souligne l’importance de ne pas renier Christ, car ceux qui ont honte de lui dans cette vie ne seront pas reconnus par lui lors de son retour glorieux.

Là où ça devient intéressant et qui démonte la doctrine de l’enlèvement prétribulationnel est le passage de 1 Thessaloniciens 3.13 qui dit :  « Qu’il affermisse ainsi votre cœur pour que vous soyez saints et irréprochables devant Dieu notre Père au jour où notre Seigneur Jésus-Christ viendra avec tous ses saints anges. » Le contexte de ce passage nous démontre que l’apôtre Paul prie pour que les Thessaloniciens soient renforcés dans leur foi et leur sainteté afin d’être prêts pour le retour du Christ. Il mentionne que Jésus reviendra « avec tous ses saints anges ». Comment Paul peut-il demander aux Thessaloniciens d’affermir leur cœur afin d’être saint et irréprochable devant Dieu pour le retour de Christ alors que selon la doctrine de l’enlèvement avant la période des tribulations, ils sont censés être déjà rendus dans le ciel ? On voit encore une fois l’incohérence de cette doctrine avec les Écritures.

Finalement, nous voyons les saints anges dans Apocalypse 14.9-10. « Un troisième ange les suivit, proclamant d’une voix forte : celui qui adore la bête et son image et qui accepte de recevoir sa marque sur le front et sur la main, 10 devra aussi boire du vin de la fureur de Dieu. Ce vin lui sera versé pur dans la coupe de la colère divine, et il souffrira des tourments dans le feu et le soufre devant les saints anges et devant l’Agneau. » Ce verset parle du jugement sévère pour ceux qui adorent la bête et reçoivent sa marque. Ils subiront la colère de Dieu et seront tourmentés éternellement. Ce jugement se fera sous les yeux des anges et de l’Agneau (Jésus-Christ).

Ces versets, bien que provenant de différents livres et contextes, ont un fil conducteur commun : ils parlent de la venue de Christ dans la gloire et du jugement. Ils exhortent les croyants à rester fidèles et à ne pas avoir honte de leur foi, car Christ viendra avec ses anges pour juger le monde. La fidélité et la sainteté sont essentielles afin d’être prêts pour ce jour. En aucun temps, il n’est fait allusion que les saints anges sont les croyants enlevés avant la période des tribulations. Il n’y a aucun appui dans les Écritures pour cette affirmation.

Conclusion


En conclusion, l’idée que les « saints anges » mentionnés dans les Écritures, et revenant avec Jésus, soient des croyants enlevés avant la tribulation est non seulement infondée, mais elle contredit également le témoignage clair des Écritures. Les anges sont des êtres spirituels distincts des humains, créés pour accomplir les desseins de Dieu, et jamais la Bible ne les confond avec les croyants, avant ou après un prétendu enlèvement avant une prétendue semaine de tribulations. Il est donc important de rester fidèles à la vérité biblique, sans se laisser séduire par des doctrines qui ne trouvent aucun appui solide dans la Parole de Dieu. La fidélité et la sainteté sont indispensables pour être prêtes pour le retour du Christ, qui se fera en gloire, accompagné de ses saints anges pour juger le monde.

La bienheureuse espérance révélée : pourquoi Tite 2.13 ne parle pas de l’enlèvement avant les tribulations

Le passage de Tite 2.13, qui mentionne « la bienheureuse espérance », est souvent interprété comme faisant référence à l’enlèvement de l’Église avant la période des tribulations. Toutefois, une analyse du texte et de son contexte montre que cette interprétation est erronée. En effet, il est crucial de comprendre ce que la Bible dit réellement sur ce sujet pour éviter de tirer des conclusions qui pourraient dénaturer le message biblique. Nous allons examiner de plus près ce passage pour démontrer pourquoi la « bienheureuse espérance » n’est pas l’enlèvement de l’Église avant les tribulations.

Étude du texte de Tite 2.13

L’enseignement qui est amené de nos jours concernant le passage de Tite 2.13 qui nous parle de la « bienheureuse espérance » nous dit : « en attendant que se réalise notre bienheureuse espérance : la révélation de la gloire de Jésus-Christ, notre grand Dieu et Sauveur. » (Tite 2.13) Effectivement, ce passage mentionne que notre bien heureuse espérance est lorsque sera révélé la gloire de Jésus-Christ qui est son retour. Le problème avec cela c’est que la doctrine de l’enlèvement prétribulationnel collent l’étiquette « enlèvement avant la période des tribulations » à « la révélation de la gloire de Jésus-Christ ». Est-ce que le texte parle d’un enlèvement prétribulationnel ? Est-ce que son contexte en fait seulement une seule allusion ? C’est important de savoir cela parce que dans le cas contraire ce serait de sortir ce verset de son contexte et de lui faire dire une chose qu’il ne dit pas. Regardons maintenant ce que dit le contexte de ce passage.

Le contexte de Tite 2.13 se trouve dans la lettre de l’apôtre Paul à Tite, un jeune collaborateur de l’apôtre Paul et pasteur en Crète. Dans ce passage, Paul exhorte Tite à enseigner la saine doctrine et à encourager les croyants à mener une vie pieuse en attendant le retour de Jésus-Christ.

Ainsi, Paul commence ce chapitre deux en donnant des instructions sur la façon dont les différents groupes au sein de l’Église, les hommes âgés, les femmes âgées, les jeunes femmes, les jeunes hommes et les esclaves, doivent se comporter. Il insiste sur la nécessité de vivre une vie conforme à l’Évangile, ce qui témoigne de la transformation intérieure opérée par la grâce de Dieu.

Le verset 13, pour sa part, est situé dans le contexte de Tite 2.11-14 où Paul parle de la grâce de Dieu qui apporte le salut à tous les hommes. Cette grâce nous enseigne à renoncer à l’impiété et aux convoitises mondaines, pour vivre dans la sagesse, la justice et la piété dans le présent siècle, tout « en attendant que se réalise notre bienheureuse espérance : la révélation de la gloire de Jésus-Christ, notre grand Dieu et Sauveur. » (Tite 2.13)

Ce verset met l’accent sur l’attente de la « bienheureuse espérance » qui effectivement est le retour glorieux de Jésus-Christ. Puis, Paul rappelle aux croyants que leur vie doit être marquée par cette attente active, en vivant d’une manière qui honore Dieu, tout en gardant les yeux fixés sur la promesse du retour de Christ.

En somme, Tite 2.13 s’inscrit dans un passage qui encourage les croyants à vivre pieusement dans ce monde motivé par la grâce de Dieu et l’espoir de la seconde venue de Jésus-Christ.

Pouvons-nous y voir une seule allusion à un enlèvement avant la période des tribulations dans ce contexte ? La réponse est non. Le passage parle bien de la venue de Christ, mais pas de l’enlèvement prétribulationnel. C’est un autre exemple de verset qui est tiré hors de son contexte pour lui faire dire une chose qu’il ne dit pas. Il ne parle pas de l’enlèvement prétribulationnel, mais plutôt de la venue de Jésus qui aura lieu au dernier jour et pas avant. Parce que Jésus le répète quatre fois de suite dans Jean 6.39, 40, 44, 54 qu’il va ressuscité les gens au dernier jour. Ce ne peut pas être avant, parce que ce n’est absolument pas cohérent avec les Écritures.

Certains mentionnent que l’enlèvement est une grande et glorieuse espérance. Pour cela, ils ont raison. Toutefois là, où ils font fausse route, c’est lorsqu’ils affirment que les croyants de la période des tribulations rejoindront les croyants qui ont déjà été ressuscités au moment de l’enlèvement avant la dernière période des tribulations de sept ans. Ils donnent comme référence le passage d’Apocalypse 20.4 qui dit : « Ensuite, je vis des trônes. On remit le jugement entre les mains de ceux qui y prirent place. Je vis aussi les âmes de ceux qu’on avait décapités à cause du témoignage rendu par Jésus et à cause de la Parole de Dieu. Je vis encore tous ceux qui n’avaient pas adoré la bête ni son image et qui n’avaient pas reçu sa marque sur leur front et leur main. Ils vécurent et régnèrent avec Christ pendant mille ans. » (Apocalypse 20.4)  Je ne sais pas si je ne lis pas bien ou si c’est la version de ma Bible qui lui manque des mots, mais il m’apparait que ce n’est absolument pas mentionné que les croyants de la tribulation rejoindront les croyants qui ont déjà été ressuscités au moment de l’enlèvement, avant la dernière période de tribulation de sept ans. Je regarde le contexte et celui-ci ne le mentionne nullement. Alors, d’ou peut provenir un pareil scénario ?

C’est un enseignement imaginatif parce qu’il mentionne que ces croyants de la tribulation passent directement de la mort à la présence de Christ comme s’il passait par le temps et allait droit à l’apparition glorieuse. La référence qui appuie cette idée est 1 Corinthiens 5.8 qui dit: « C’est pourquoi célébrons la fête de la Pâque, non plus avec le « vieux levain », le levain du mal et de la méchanceté, mais uniquement avec les pains sans levain de la pureté et de la vérité. » Où est le rapport, avec ce passage, qu’après la mort les croyants passent directement de la mort à la présence de Christ.

Luc 23.43 est un autre passage qui semble simple à première vu, mais en fait qui demande quelques explications pour le comprendre avant d’affirmer les croyants de la tribulation au moment où ils meurent vont directement avec Jésus dans l’éternité. Voici ce que Luc 23.43 nous dit : « Et Jésus lui répondit : Vraiment, je te l’assure : aujourd’hui même, tu seras avec moi dans le paradis. » Le problème avec ce passage c’est que Jésus ne peut pas se contredire ou contredire les Écritures. Jésus lui-même va dire : « Car personne n’est monté au ciel, sauf celui qui en est descendu : le Fils de l’homme. » (Jean 3.13) Alors, si personne n’est monté au ciel pourquoi les croyants morts de la tribulation iraient-ils rejoindre les croyants enlevés avant la période des tribulations ? Pourquoi sont-ils au ciel ? Ont-ils des passe-droits que nous n’avons pas ? 

Une autre chose, le passage de Luc 23.43 peut être compris autrement en changeant la virgule de place, pour une certaine version, et en enlevant les deux points et le mot français qui ont été rajoutés au texte grec original de la version du Semeur que j’utilise. La virgule au temps des apôtres dans le texte n’avait pas la même fonction qu’aujourd’hui. Elle servait seulement à marquer une pause dans le texte. Aujourd’hui, les deux points, les virgules sont ajoutés pour rendre le texte plus claire. Mais parfois, il arrive que les traducteurs aillent faire les tournures de phrases en fonctions de leurs croyances. Maintenant, si l’on s’en tient au texte original grec, le mot « même » de l’expression « aujourd’hui même » est absent. 

Le texte aujourd’hui dit : « Et Jésus lui répondit : Vraiment, je te l’assure : aujourd’hui même, tu seras avec moi dans le paradis. » Reprenons la phrase avec les modifications. « Et Jésus lui répondit : vraiment, je te l’assure aujourd’hui, tu seras avec moi dans le paradis. » Ce peut être un peu différent avec les différentes traductions, mais le résultat est le même. Ce que Jésus semble être en train de lui dire, pour ne pas se contredire, c’est : « Je te le dis, aujourd’hui, tu seras avec moi dans le paradis ». Pas aujourd’hui, mais à la résurrection au dernier jour. Cela a plus de sens et est plus cohérent avec les Écritures. L’homme n’est pas monté au paradis, il est allé comme tous les autres dans le séjour des morts dans l’attente de la résurrection au dernier jour. La promesse de Jésus est qu’ils sera ressuscité au dernier jour lorsque Jésus reviendra pour nous prendre avec lui. C’est ça que la Bible enseigne. Ce passage n’enseigne pas qu’il est monté directement au ciel avec Jésus après sa mort. Ce serait contredire les Écritures.

Comme vous pouvez le constater, la doctrine de l’enlèvement prétribulationnel est comme un sceau plein de trous. Il n’y a rien qui se raccroche aux Écritures. Ce n’est que des suppositions et des présuppositions. C’est rempli d’incohérences et de passage sortis hors de leur contexte pour leur faire dire ce qu’ils veulent. Il ne faut pas de grandes études pour réaliser cela. Il suffit d’un peu de discernement et de questionner le texte et cela nous apparait tout de suite.

La fausse doctrine de l’enlèvement n’est qu’une fausse doctrine parmi tant d’autres auxquels nous sommes, confrontés dans ces temps de la fin. Malheureusement, plusieurs vont se perdre à cause de leur ignorance. C’est cet état de fait qui m’attriste.

Conclusion


En fin de compte, une lecture attentive et contextuelle de Tite 2.13 révèle que ce verset parle de la seconde venue glorieuse de Jésus-Christ, et non d’un enlèvement avant la période des tribulations. Il est essentiel de rester fidèle à l’enseignement des Écritures, sans succomber à des doctrines basées sur des interprétations erronées ou des extrapolations non fondées. La vraie « bienheureuse espérance » des croyants réside dans l’attente du retour glorieux de notre Seigneur, qui viendra au dernier jour pour accomplir pleinement sa promesse de rédemption et de restauration. Que cette espérance nous encourage à vivre dans la piété et la fidélité, en gardant les yeux fixés sur Jésus-Christ, notre grand Dieu et Sauveur.

Les croyants ne sont pas destinés à la colère, toutefois cela ne signifie pas qu’ils ne seront plus sur la terre lors de la période des tribulations et voici pourquoi !

Dans un monde où les interprétations des Écritures sont souvent manipulées pour soutenir des théories séduisantes, mais erronées, il est primordial de revenir à la vérité biblique. Certains enseignants, s’appuyant sur ce verset, affirment que cela prouve un enlèvement avant la période des tribulations, épargnant ainsi les croyants de toute souffrance. Cependant, cette interprétation est non seulement infondée, mais elle va aussi à l’encontre des enseignements clairs de Jésus et des apôtres concernant la réalité de la souffrance dans la vie du croyant. Examinons cette question de plus près, en restant fidèles à l’ensemble du message biblique.


Un sens tordu des Écritures

L’un des arguments les plus tordus que j’ai pu voir est celui qui mentionne que les croyants ne sont pas destinés à connaître sa colère en utilisant le passage de 1 Thessaloniciens 5.9 qui dit : « Car Dieu ne nous a pas destinés à connaître sa colère, mais à posséder le salut par notre Seigneur Jésus-Christ ». (1 Thessaloniciens 5.9) Cet enseignement affirme que c’est une preuve d’un enlèvement avant la période des tribulations qui évitera aux croyants de souffrir. Il affirme que la colère de Dieu sera déversée sur la terre pendant la période des tribulations ce qui est vrai parce que les écritures le mentionnent à plusieurs reprises comme font foi ces références. (Apocalypse 5.1; 16.1, 19; 19.15, Sophonie 1.15) 

Puis, cet enseignement ajoute que les croyants ne devraient pas en faire partie. C’est une grande erreur. C’est une affirmation sans fondement. C’est quelque chose qui ne vient pas de la Parole de Dieu. Parce que Jésus ne nous a jamais dit que nous ne devrions pas souffrir. C’est tout le contraire que Jésus et les apôtres ont dit comme en font foi ces passages : « Je vous ai dit cela pour que vous trouviez en moi la paix. Dans le monde, vous aurez à souffrir bien des afflictions. Mais courage ! Moi, j’ai vaincu le monde. » (Jean 16.33) « Mes chers amis, ne soyez pas surpris de la fournaise qui s’est allumée au milieu de vous pour vous éprouver comme si quelque chose d’étrange vous arrivait. Réjouissez-vous au contraire de la part que vous prenez aux souffrances de Christ, afin d’être aussi rempli de joie et d’allégresse quand sa gloire apparaîtra. » (1 Pierre 4.12-13) « En effet, en ce qui concerne le Christ, il vous a été fait la grâce non seulement de croire en lui, mais encore de souffrir pour lui. » (Philippiens 1.29) Vous pouvez aussi regarder ces références (Matthieu 5.10-12; Actes 14.22; Romains 8.17; 2 Timothée 3.12). La souffrance fait partie de la vie de disciple. De prétendre que nous ne devrions pas souffrir, va à l’encontre de la Parole de Dieu.

Cet enseignement affirme également que les croyants seront enlevés avant que ne débute la période des tribulations, celui-ci pousse l’odieux jusqu’à dire que ceux qui viennent à la foi pendant la période des tribulations, donc après l’enlèvement de l’Église, devront subir les effets de la colère de Dieu parce qu’ils sont venus à la foi trop tard. Ma parole, ça ne concorde absolument pas avec plan du salut de Dieu. Cet enseignement prétend que Dieu va punir les gens parce qu’ils sont venus à la foi trop tard. C’est ahurissant une telle pensée. C’est une autre affirmation sans fondement biblique parce que les ouvriers qui n’ont travaillé qu’une heure ont reçu le même salaire que ceux qui ont travaillé toute la journée. (Matthieu 20.1-16) Le salut est le même pour tout le monde ! Cet enseignement s’abstient de mentionner que les calamités qui sont envoyées sur la terre n’ont pas pour but de punir les gens, mais de les amener à se tourner vers Dieu, comme nous dit ce passage : « Les hommes furent atteints de terribles brûlures, et ils insultèrent Dieu qui a autorité sur ces fléaux, mais ils refusèrent de changer et de lui rendre hommage. » (Apocalypse 16.9)  

Cet enseignement prétend également que c’est à cause de ceux qui n’ont pas été enlevés et qui se sont convertis pendant la période des tribulations que le Seigneur va écourter cette période (Matthieu 24.22), mais encore là où trouve-t-on un appui biblique pour affirmer une chose pareille. Laissez-moi vous dire que c’est à cause de gens qui déforment la vérité de Dieu et qui donnent de faux espoirs aux croyants que la colère de Dieu va s’abattre sur eux. 

Maintenant, regardons ce que nous dit réellement le passage de 1 Thessaloniciens 5.9 que nous avons lu tout au début. Nous pouvons constater que la première épître aux Thessaloniciens a été écrite par l’apôtre Paul pour encourager et instruire l’Église de Thessalonique, une communauté de croyants nouvellement convertis au christianisme. 

Le cinquième chapitre de cette épître se concentre sur le sujet du « jour du Seigneur », un terme qui fait référence au retour de Jésus-Christ et aux événements eschatologiques associés.

Dans le contexte immédiat de ce passage (5.1-11), Paul aborde la question de l’incertitude concernant le moment exact du retour de Christ. Il explique que le « jour du Seigneur » viendra comme un voleur dans la nuit, c’est-à-dire de manière soudaine et imprévisible (verset 2). Il avertit les croyants d’être vigilants et prêts, vivant dans la lumière et non dans les ténèbres (versets 4-5).

Paul fait également une distinction entre ceux qui vivent dans la lumière (les croyants) et ceux qui vivent dans les ténèbres (les incroyants). Les premiers sont exhortés à rester sobres, à revêtir la « cuirasse de la foi et de l’amour » et le « casque de l’espérance du salut » (verset 8).

Le verset 9, en particulier, souligne que les croyants ne sont pas destinés à la colère de Dieu, mais plutôt, à recevoir le salut par Jésus-Christ. Cela implique que, bien que le « jour du Seigneur » soit un moment de jugement pour les non-croyants, pour les croyants, ce sera un moment de salut et de délivrance. Paul les rassure en affirmant que leur destinée n’est pas la colère divine, mais le salut assuré par la foi en Jésus-Christ.

En résumé, 1 Thessaloniciens 5.9 se trouve dans un passage où Paul rassure les croyants que leur avenir est sécurisé en Christ. Bien que le monde soit destiné à la colère divine lors du « jour du Seigneur », les croyants, eux, sont destinés au salut. Cela les encourage à rester vigilants et à vivre d’une manière qui reflète leur foi en Jésus-Christ.

Je vais vous poser une seule question, où est-il question, dans ce chapitre, d’un enlèvement avant la période des tribulations ? En aucun moment, il n’y est fait allusion de quelque manière que ce soit. C’est encore une fois un verset qui est tiré hors de son contexte et tordu au point de lui faire dire une chose qu’il ne dit pas. Je trouve cela malhonnête que de pareilles choses soient enseignées. 


Un appel à la préparation


Ce que le Seigneur fait c’est d’appeler ceux qui se sont laissé séduire par cette fausse doctrine. Il appelle les croyants à se préparer en obéissance et en pureté pour le jour de l’Éternel qui arrive à grands pas comme nous dit Sophonie  : « Car voici qu’il est proche, le jour de l’Éternel, oui, ce grand jour est proche, il arrive à grands pas, on entendra des cris amers au jour de l’Éternel. Le guerrier le plus brave poussera de grands cris. » (Sophonie 1.14) Ce passage nous dit aussi que même les plus vaillants d’entre nous pousseront des cris. Ce ne sera pas des jours de tout repos. Il nous faut nous y préparer parce que nous serons rudement mis à l’épreuve et seulement ceux qui resteront attachés à Jésus passeront au travers. Les tièdes et les faibles ne résisteront pas. C’est maintenant le temps de nous préparer.C’est maintenant le temps de revenir à l’Éternel. Le temps n’est plus à la détente et aux loisirs, il est à la préparation parce que bientôt le jour de l’Éternel arrivera et à ce moment, il sera trop tard.

Conclusion


En conclusion, l’idée que les croyants seront enlevés avant les tribulations pour échapper à la colère de Dieu repose sur une interprétation erronée de 1 Thessaloniciens 5.9. La Parole de Dieu nous enseigne clairement que la souffrance fait partie intégrante de la vie chrétienne. Les Écritures ne promettent pas une exemption de l’épreuve, mais plutôt la force et l’espérance nécessaires pour persévérer. Nous devons rester fermes dans la foi, sachant que notre salut est assuré en Jésus-Christ, et nous préparer spirituellement pour les jours difficiles à venir. Il est essentiel de rejeter les enseignements qui déforment la vérité biblique et de nous accrocher à la pureté et à l’obéissance que Dieu nous demande, alors que le jour de l’Éternel approche. Que notre espoir demeure en Christ, notre Sauveur, qui nous guidera à travers toutes les épreuves jusqu’à la fin nous soutenant et nous encourageant à persévérer parce que bientôt nous serons délivrés.

Pour d’autres articles similaires: https://comprendrelaprophetie.ca/

Le mythe du retour des enfants d’Israël comme signe de la fin des temps

Le titre peut surprendre, mais c’est un fait vérifiable de la Parole de Dieu. L’enseignement populiste de l’enlèvement prétribulationnel nous enseigne qu’à cause du retour de Jésus les enfants d’Israël seront ramenés d’entre les nations des quatre coins de la terre dans leurs pays. Le problème avec cet énoncé c’est que c’est une cette fausse théorie. Ce sont des versets qui ont été sortis de leur contexte. Je vais vous le démontrer simplement en regardant le contexte de quatre versets qui sont utilisés pour appuyer faussement un événement qui n’implique absolument pas Israël à la fin des temps. Vous allez voir que le mensonge est gros, très gros, et que toute cette fausse doctrine induit les enfants de Dieu en erreur en ce qui concerne le retour de Jésus laissant entrevoir des scénarios qui sont peu probable.

Nous allons regarder quatre références, de l’Ancien Testament, que ces enseignants utilisent pour appuyer le fait que les enfants d’Israël seraient ramenés d’entre les nations dans la terre promise juste avant le retour du Seigneur Jésus. Il s’agit d’Ésaïe 11.11-12; Ézéchiel 36.34; 37.20-22 et finalement Sophonie 3.19-20. Regardons chacun de ces passages dans leur contexte pour tenter de voir si ces passages peuvent s’appliquer à un retour des enfants de Dieu dans leur pays à la fin des temps.


Ésaïe 11.11-12

D’abord, regardons ce que nous dit Ésaïe: « 11 En ce jour-là, le Seigneur étendra sa main une seconde fois pour libérer le reste de son peuple qui aura subsisté en Assyrie et en Égypte, à Patros et en Éthiopie, à Elam, en Babylonie, et à Hamath, ainsi que dans les îles et les régions côtières. 12 Il dressera son étendard en direction des peuples étrangers ; quant aux exilés d’Israël, il les rassemblera, et les dispersés de Juda, il les regroupera des quatre coins du monde. » (Ésaïe 11.11-12)

À première vue, ce passage parle bien que le Seigneur va ramener ses enfants des quatre coins de la terre des villes et des régions qui y sont mentionnés. Maintenant, regardons ce que nous dit le contexte pour voir si ce sera à la fin des temps juste avant le retour du Seigneur Jésus. 

Le passage d’Ésaïe 11.11-12 se trouve dans un chapitre qui prophétise la venue d’un règne messianique idéal, souvent interprété comme annonçant la venue de Jésus-Christ après des temps difficiles pour les membres de son peuple. 

Ésaïe 11, pour sa part, commence par une description de la venue d’un « rameau » issu du tronc de Jessé (le père de David), ce qui est compris comme une prophétie concernant un futur roi de la lignée de David, connu sous le nom de Messie. Ce Messie sera rempli de l’Esprit de l’Éternel et incarnera la sagesse, la compréhension, le conseil, la force, la connaissance et la crainte de l’Éternel (Ésaïe 11.2-3). 

Sous son règne, le Messie jugera avec justice les pauvres et les humbles, et rétablira la paix et l’harmonie dans toute la création. Cette section du chapitre 11 évoque une ère de paix où même les animaux sauvages vivront en harmonie avec les humains, symbolisant la restauration complète de l’ordre divin. Cela peut s’apparenter au règne de mille ans.

Dans les versets 11-12, Ésaïe chapitre 11 prophétise que dans ce jour-là, l’Éternel tendra de nouveau la main pour racheter le reste de son peuple. Ce peuple est dispersé dans plusieurs régions du monde : Assyrie, Égypte, Pathros (une région d’Égypte), Kouch (probablement la région correspondant à l’actuel Soudan), Élam (partie de l’Iran moderne), Shinar (ancienne Mésopotamie), Hamath (nord de la Syrie actuelle), et les îles de la mer (qui pourraient désigner diverses régions côtières et insulaires).

Le prophète parle d’un rassemblement des exilés d’Israël et de Juda, montrant que Dieu rétablira son peuple de toutes les nations où ils ont été dispersés. Ce rassemblement est souvent vu comme un acte de restauration et de rédemption, marquant le retour des exilés à leur terre promise sous la direction du Messie.

Ces versets symbolisent l’espoir d’un retour à la terre promise pour le peuple d’Israël, mais ils sont aussi interprétés dans une perspective eschatologique plus large, où le Messie rassemble tous les croyants de toutes les nations pour former un peuple unifié sous le règne de Dieu. Ils soulignent le thème de la restauration divine, où Dieu agit pour racheter et rétablir son peuple, non seulement pour Israël, mais pour tous les croyants. Comme je l’ai mentionné dans un article précédent, Le peuple d’Israël a-t-il un statut particulier dans les événements de la fin des temps comme on nous le laisse croire ? le peuple de Dieu dans l’ère que nous vivons n’est pas Israël, mais l’église qui est constituée d’hommes et de femmes de toutes les nations, incluant les israélites qui ont cru en Jésus et mis leur foi en lui. Le reste des juifs ne sont pas considérés comme étant le peuple de Dieu. J’ai mentionné dans mon dernier article qu’à la fin des temps, il n’y a pas trois groupes de personnes, mais bien deux qui sont les croyants et les non croyants. Les gens du peuple d’Israël actuellement se retrouvent dans l’une ou l’autre de ces catégories.

C’est effectivement ce qui va se passer lorsque Jésus va revenir comme l’apôtre Paul nous décrit la scène en disant: « 15 Car voici ce que nous vous déclarons d’après une parole du Seigneur : nous qui serons restés en vie au moment où le Seigneur viendra, nous ne précéderons pas ceux qui sont morts. 16 En effet, au signal donné, sitôt que la voix de l’archange et le son de la trompette divine retentiront, le Seigneur lui-même descendra du ciel, et ceux qui sont morts unis à Christ ressusciteront en premier lieu. 17 Ensuite, nous qui serons restés en vie à ce moment-là, nous serons enlevés ensemble avec eux, dans les nuées, pour rencontrer le Seigneur dans les airs. Ainsi nous serons pour toujours avec le Seigneur. » (1 Thessaloniciens 4.15-17) C’est de ce moment dont il est question lorsque Christ reviendra. Les morts et les vivants de toutes les nations ayant mis leur foi en Jésus seront rassemblés des quatre coins de la terre avec Christ sur la montagne sainte à Jérusalem.

C’est ce qui fait que ce passage est souvent compris comme une image du rassemblement eschatologique des croyants à la fin des temps, sous la bannière du Christ, le Messie, et non pas comme un rassemblement physique du peuple d’Israël actuel.


Ézéchiel 36.24

Un autre passage est celui d’Ézéchiel 36.24 qui mentionne: « Je vous ferai revenir de chez les autres peuples, je vous rassemblerai de tous les pays étrangers et je vous ramènerai dans votre pays. » (Ézéchiel 36.24) Comme on peut le voir, au premier coup d’œil, ce passage parle bien d’un retour des enfants d’Israël dans leur pays. Maintenant, regardons le contexte pour voir ce qu’il en est exactement. 

Le passage d’Ézéchiel 36.24, que nous venons de lire, se trouve dans un chapitre où Dieu, à travers le prophète Ézéchiel, annonce une promesse de restauration pour le peuple d’Israël. Ce chapitre est une prophétie adressée aux israélites exilés, décrivant leur retour dans leur terre promise, leur purification spirituelle, et la bénédiction de Dieu sur leur nation. Jusqu’ici, ça n’a rien à voir avec le retour du Seigneur Jésus. Ça plutôt tout à voir avec le retour des Juifs de Babylone.

Mentionnons également qu’Ézéchiel 36 fait partie d’une série de prophéties dans lesquelles Dieu promet de restaurer Israël après une période de jugement et d’exil. Le chapitre commence par une adresse aux montagnes d’Israël, symbolisant la terre qui sera un jour repeuplée et restaurée. Dieu condamne les nations environnantes qui ont profité de la chute d’Israël, mais ensuite, il annonce la restauration de la terre et du peuple d’Israël. Dans ce chapitre, Dieu parle de la manière dont il ramènera son peuple de Babylone sur leur terre, purifiant leur cœur, leur donnant un nouvel esprit, et renouvelant leur relation avec lui. Il s’agit d’une promesse de transformation spirituelle et de rétablissement national.

Le verset 24 se situe dans une section où Dieu annonce qu’il va ramener les israélites dispersés parmi les nations à leur propre terre. Ce retour est décrit comme une action de Dieu en faveur de son peuple, motivée par son nom et sa sainteté, et non par les mérites d’Israël. Dieu veut démontrer sa puissance et sa fidélité en accomplissant cette promesse.

En réalité, ce verset est une promesse de Dieu concernant la fin de l’exil du peuple d’Israël et leur retour dans la terre promise. Cet exil prit fin en 538 av. J.-C. Cela représente non seulement un retour physique, mais aussi un retour à une relation correcte avec Dieu, qui est développée dans les versets suivants où Dieu promet de les purifier, de leur donner un cœur nouveau, et de mettre en eux son Esprit. Comme nous pouvons le constater, le contexte n’a rien à voir avec le retour de Jésus, mais plutôt avec le retour de l’exil. C’est de la manipulation d’utiliser ce passage pour lui faire dire ce qu’il ne dit pas.


Ézéchiel 37.20-22

Maintenant, regardons un autre passage du prophète Ézéchiel qui est aussi utiliser en lien avec le retour du Seigneur Jésus mentionnant: « 20 Tu garderas en main, bien visible pour eux, les morceaux de bois sur lesquels tu auras fait ces inscriptions, 21 et tu leur diras : « Voici ce que déclare le Seigneur, l’Éternel : Je vais prendre les israélites du milieu des peuples chez lesquels ils sont allés, je les rassemblerai de tous les pays alentour, je les ramènerai dans leur pays, 22 et je ferai d’eux une seule nation dans le pays, sur les montagnes d’Israël. Un roi unique régnera sur eux tous, ils ne formeront plus deux nations et ne seront plus divisés en deux royaumes. » (Ézéchiel 37.20-22)

Ce passage parle bien d’un retour du peuple d’Israël dans son pays. Regardons le contexte pour tenter de voir de quoi il en ressort exactement et si c’est honnête de s’en servir pour appuyer un retour du peuple d’Israël en terre sainte lors du retour de Jésus. 

Nous pouvons constater que le passage d’Ézéchiel 37.20-22 fait partie de la célèbre vision des deux bâtons du prophète, qui symbolise la réunification et la restauration du peuple d’Israël. Cette vision se situe dans un contexte de promesses de restauration nationale pour Israël, un thème récurrent dans les chapitres 36 et 37 du livre d’Ézéchiel.

Le chapitre 37 est divisé en deux parties principales. La première parle de la vision de la vallée des ossements desséchés (Ézéchiel 37.1-14). Cette vision symbolise la résurrection nationale d’Israël, qui, bien que dispersé et spirituellement mort en exil, sera ramené à la vie par l’action puissante de Dieu. La seconde partie est la prophétie des deux bâtons (Ézéchiel 37.15-28). Dans cette deuxième partie, Dieu ordonne à Ézéchiel de prendre deux bâtons et d’écrire sur l’un « Pour Juda et les enfants d’Israël qui lui sont associés » et sur l’autre « Pour Joseph, bâton d’Éphraïm, et toute la maison d’Israël qui lui est associée ». Ensuite, Ézéchiel doit réunir les deux bâtons en un seul, symbolisant la réunification des royaumes divisés d’Israël, le royaume du Nord, appelé aussi Israël ou Éphraïm, et le royaume du Sud, appelé Juda. Jusqu’a maintenant, nous pouvons voir qu’il ne s’agit en rien d’un rassemblement d’Israël lors du retour du Seigneur Jésus. Toutefois, continuons pour être bien certain.

Les versets 20-22 que j’ai mentionnés et principalement le verset 21 qui est utilisé pour appuyer leur fausse doctrine se situe précisément dans la prophétie des deux bâtons. Donc dans un contexte de réunification d’Israël après l’exil et pas avant le retour du Seigneur Jésus. Les deux bâtons représentent les deux royaumes d’Israël : le royaume du Nord (Israël/Éphraïm) et le royaume du Sud (Juda). La division des deux royaumes avait eu lieu après la mort de Salomon, et les deux avaient ensuite suivi des chemins séparés avant d’être finalement conquis et dispersés par les Assyriens (Israël) et les Babyloniens (Juda).

Cependant, Dieu promet de réunir ces deux royaumes en un seul, mettant ainsi fin à la division qui existait depuis des siècles. Ce nouveau royaume unifié sera sous la gouvernance d’un seul roi, ce qui est interprété par de nombreux commentateurs comme une prophétie messianique, indiquant la venue d’un roi descendant de David, souvent identifié comme le messie Jésus.

Le passage souligne principalement le retour du peuple d’Israël de son exil, dispersé parmi les nations. Dieu promet de les ramener dans leur propre terre, un thème qui fait écho aux prophéties de restauration que l’on retrouve ailleurs dans Ézéchiel notamment dans les chapitres 36 et 37.

Ce passage est souvent interprété comme un symbole de l’unité spirituelle et nationale du peuple de Dieu, qui, après avoir été dispersé et divisé, sera réuni sous un seul souverain messianique. Dans une perspective chrétienne, ce roi est identifié comme Jésus-Christ, qui unifie tous les croyants, juifs et non-juifs, en un seul peuple de Dieu comme le mentionne l’apôtre Paul: « Il n’y a plus ni Juifs ni non-Juifs, il n’y a plus ni esclave ni homme libre, il n’y a ni homme ni femme. Unis à Jésus-Christ, vous êtes tous un. » (Galates 3.28)

En résumé, Ézéchiel 37.20-22 se situe dans un contexte de promesse de restauration et de réunification d’Israël, symbolisant l’espoir d’unité nationale et spirituelle sous la direction divine après des années d’exil.


Sophonie 3.19-20

Finalement, regardons un dernier passage utilisé pour appuyer ce faux enseignement. Le prophète Sophonie nous dit: « 19 En ce temps-là, j’interviendrai contre tous ceux qui t’auront opprimée, je sauverai les brebis éclopées, et je rassemblerai celles qu’on a chassées, et je rendrai mon peuple glorieux et renommé partout dans tout pays où vous aurez connu la honte. 20 En ce temps-là, je vous ramènerai, oui, quand je vous rassemblerai, je vous rendrai renommés et glorieux chez tous les peuples de la terre. Je le ferai quand, sous vos yeux, moi, je changerai votre sort, l’Éternel le déclare. » (Sophonie 3.19-20)

Ce passage parle effectivement d’un retour des enfants d’Israël en terre promise. Il est accompagné de promesses pour ceux-ci. Mentionnons d’abord que Sophonie exerça son ministère prophétique durant le règne du roi Josias de Juda (640 à 609 av. J.-C.) Le peuple d’Israël n’avait pas encore été déporté à ce moment-là, mais Dieu parlait à travers son prophète pour dire à son peuple que bien qu’il soit déporté, Dieu allait les ramener et prendre soin d’eux. C’était en quelque sorte un encouragement à ceux qui comme Sophonie, Jérémie et assurément bien d’autres croyaient en la rédemption de Dieu. Maintenant, regardons le contexte afin de voir si ce passage est toutefois bien utilisé en regard du retour du Seigneur Jésus. 

Sophonie 3.19-20 se trouve dans la dernière section du livre de Sophonie, qui est un livre prophétique composé de seulement trois chapitres. Le contexte de ces versets est un message de réconfort et de restauration pour le peuple de Dieu après une période de jugement sévère.

Le livre de Sophonie commence par des annonces de jugement contre Juda, Jérusalem et les nations environnantes. Sophonie prophétise la venue du « Jour de l’Éternel », un jour de grande colère où Dieu punira sévèrement les péchés de son peuple et des nations. Le thème principal du livre est donc le jugement, mais aussi l’espoir de restauration.

Le chapitre 3 de Sophonie peut être divisé en trois parties. La première partie, les versets 1-7 annoncent la condamnation et le jugement de Jérusalem. Celle-ci est décrite comme une ville rebelle, corrompue et désobéissante. Malgré les avertissements de Dieu, le peuple n’a malheureusement pas changé de comportement. La seconde division est composée des versets 8-13 qui annoncent du jugement universel et de la purification des nations. Dieu annonce qu’il rassemblera les nations pour les juger, mais il parle aussi d’un reste purifié qui invoquera son nom. Finalement, la troisième partie comprenant les versets 14-20 est la promesse de rétablissement et de joie. Cette section, qui inclut les versets 19-20, est un message d’espoir et de consolation. Elle annonce la restauration de Jérusalem et la joie future du peuple de Dieu.

Ces versets concluent le livre avec une note d’espoir et de rédemption. Dieu promet d’intervenir en faveur de son peuple, de punir leurs oppresseurs, de guérir les boiteux, de rassembler ceux qui ont été dispersés, et de les transformer en un peuple glorifié. C’est un contraste saisissant avec les précédents jugements annoncés, montrant que la miséricorde de Dieu triomphera finalement de la colère.

Dieu promet également de rassembler les exilés et de restaurer leur dignité et leur position parmi les nations. Le thème du retour des captifs et du rétablissement est un thème récurrent dans les prophéties de l’Ancien Testament, symbolisant non seulement un retour physique en terre d’Israël, mais aussi une restauration spirituelle et nationale.

Finalement, ce passage indique que le peuple de Dieu, autrefois méprisé et dispersé, deviendra un sujet de louange et de gloire dans le monde entier. Cela peut être compris comme une promesse de l’accomplissement ultime des plans de Dieu pour son peuple, où ils seront reconnus et honorés pour leur relation avec l’Éternel.

Toutefois, pour les lecteurs juifs de l’époque, ces versets étaient une promesse de la fin de l’exil et de la restauration nationale sous la bénédiction de Dieu. Pour les chrétiens, ces versets sont souvent vus comme une anticipation de la rédemption ultime qui se réalise en Christ, où tous les croyants, juifs et gentils, sont réunis en un seul peuple de Dieu, trouvant ainsi leur pleine rédemption et gloire en Lui.

En résumé, Sophonie 3.19-20 se trouve dans un contexte de promesse de rétablissement et de rédemption pour le peuple de Dieu, marquant la transition de la colère divine à la restauration et la gloire future de ceux qui lui sont fidèles. Ce passage fut un puissant encouragement et une source de réconfort pour le peuple dispersé sachant qu’un jour Dieu restaurerait son peuple. De la même manière, les différentes promesses du retour de Jésus sont un puissant encouragement pour les croyants aujourd’hui, mais le seront sûrement plus pour les croyants qui souffriront pendant la période des tribulations.


Conclusion

Pour conclure, en examinant attentivement les passages bibliques souvent utilisés pour soutenir la doctrine de l’enlèvement prétribulationnel, il devient évident que ces versets, lorsqu’ils sont replacés dans leur contexte, ne soutiennent pas cette interprétation. Les prophéties d’Ésaïe, d’Ézéchiel et de Sophonie, bien que puissantes et porteuses d’espoir pour le peuple de Dieu, se rapportent principalement à la restauration d’Israël après l’exil et au règne messianique à venir. Elles n’ont pas pour but de décrire un enlèvement physique du peuple d’Israël actuel avant la période des tribulations.

Le rassemblement mentionné dans ces passages est souvent symbolique, représentant l’unification du peuple de Dieu sous la gouvernance du Messie, qui est Jésus-Christ. En déformant ces Écritures pour appuyer une théologie non conforme à leur sens original, on risque d’induire en erreur les croyants sur la nature du retour de Jésus et les événements de la fin des temps.

Ainsi, plutôt que de suivre des enseignements basés sur des interprétations erronées, il est essentiel pour les chrétiens de revenir à une lecture contextuelle et fidèle des Écritures, afin de comprendre correctement les promesses divines concernant le retour de Christ et le rassemblement final de son peuple.