L’Israël géopolitique est-il l’Israël de Dieu ?

L’Israël de Dieu, selon les Écritures, désigne un peuple spirituel composé de croyants en Jésus-Christ, plutôt qu’une nation géopolitique. L’apôtre Paul souligne que seule la foi en Christ permet d’appartenir à ce peuple. L’État moderne d’Israël, bien qu’important politiquement, n’est pas l’Israël de Dieu au sens biblique.

Une réponse fondée sur les Écritures

Depuis la recréation de l’État moderne d’Israël en 1948, plusieurs chrétiens soutiennent que cette nation représente toujours l’Israël de Dieu. On affirme souvent que les promesses de l’Ancien Testament s’appliquent encore à l’Israël national, et que Dieu a un plan prophétique spécifique pour cette entité géopolitique. Malheureusement cela vient d’une mauvaise interprétation des Écritures.

Mais que disent réellement les Écritures ? Quand le Nouveau Testament parle de l’Israël de Dieu, s’agit-il du pays Israël géopolitique moderne, ou d’autre chose ? La Bible donne une réponse claire à ce sujet.

D’abord, l’Israël de Dieu n’est pas une nation, mais un peuple spirituel

Dans Galates 6.15-16, l’apôtre Paul écrit ceci :

« Ce qui importe, ce n’est ni la circoncision ni l’incirconcision, mais une création nouvelle. Que la paix et la compassion soient sur tous ceux qui suivent cette règle, et sur l’Israël de Dieu. » — Galates 6.15-16

Ici, Paul ne parle pas de l’Israël physique ou géopolitique, mais de ceux qui vivent selon la nouvelle création en Christ. L’Israël de Dieu, selon Paul, est l’ensemble des croyants nés de nouveau, qu’ils soient Juifs ou non-Juifs.

Puis, tous ceux qui descendent d’Abraham selon la chair ne sont pas Israël

Paul souligne ce point important de manière très claire dans sa lettre aux Romains :

« Ce n’est pas parce qu’ils sont issus d’Israël qu’ils sont tous Israël. […] Ce ne sont pas les enfants de la chair qui sont enfants de Dieu, mais ce sont les enfants de la promesse. » — Romains 9.6-8

Autrement dit, il existe un Israël selon la chair, et un Israël selon l’Esprit. L’Israël de Dieu (le peuple de Dieu) aujourd’hui n’est pas déterminé par l’ascendance biologique, mais par la foi en la promesse accomplie en Jésus-Christ. La réalité actuelle est que nous vivons maintenant sous la nouvelle alliance et non plus sous l’ancienne. L’Église est maintenant le peuple de Dieu que Paul appelle l’Israël de Dieu. (Galates 6.16)

Ensuite, l’Israël géopolitique actuel rejette le Messie

Le peuple juif, dans sa majorité aujourd’hui, rejette encore Jésus comme étant le Messie. Or, les Écritures sont claires : nul ne peut faire partie du peuple de Dieu sans passer par la foi en Jésus-Christ.

« Celui qui a le Fils a la vie ; celui qui n’a pas le Fils de Dieu n’a pas la vie. » — 1 Jean 5.12

« Il n’y a de salut en aucun autre ; car il n’y a sous le ciel aucun autre nom donné parmi les hommes par lequel nous devions être sauvés. » — Actes 4.12

Le rejet du Messie exclut, même un Juif selon la chair, de l’alliance de grâce. Le véritable peuple de Dieu est défini non par l’ethnie, mais par l’union à Christ.

Après, l’Église est le peuple de Dieu aujourd’hui

Le Nouveau Testament enseigne que l’Église, composée de Juifs et de non-Juifs croyants, est la nation sainte, le peuple acquis, que Dieu s’est choisi pour lui appartenir.

« Vous, au contraire, vous êtes une race élue, un sacerdoce royal, une nation sainte, un peuple que Dieu s’est acquis. » — 1 Pierre 2.9

« Vous étiez autrefois sans Messie, exclus du droit de cité en Israël […]. Mais maintenant, en Jésus-Christ, vous qui étiez autrefois loin, vous avez été rapprochés par le sang du Christ. » — Éphésiens 2.12-13

En Christ, Dieu a abattu le mur de séparation entre Juifs et non-Juifs. Il a formé un seul peuple, un seul corps et celui-ci est l’Église. Elle est le peuple de Dieu selon les Écritures. Dieu n’a pas deux peuples. Il n’en a qu’un seul. Ce sont tous ceux qui par la foi ont mis leur confiance en Jésus. Dans le cas contraire, ils ne peuvent pas être le peuple de Dieu.

L’Israël géopolitique est une nation comme les autres

L’État moderne d’Israël, bien qu’il soit un fait politique et historique important, n’est pas le peuple de Dieu au sens biblique du terme comme nous le démontre clairement les écrits de l’apôtre Paul. L’État d’Israël géopolitique est une nation souveraine comme les autres, avec des droits et des responsabilités, mais elle n’est pas en alliance avec Dieu tant qu’elle ne reconnaît pas le Messie.

« Le royaume de Dieu vous sera enlevé, et sera donné à une nation qui en produira les fruits. » — Matthieu 21.43

Jésus est tout de même clair sur le sujet. Pourquoi sommes-nous incapable de reconnaître se fait clairement enseigner dans les Écritures ? Et pourquoi rejetons-nous cet enseignement de Jésus ?

Conclusion : l’Israël de Dieu, c’est le peuple uni à Christ

Loin de rejeter Israël selon la chair, Dieu ouvre la porte du salut à tous, y compris aux Juifs. Il y a, selon les Écritures, un reste fidèle qui croira en Jésus (Romains 11.5), mais cela ne signifie pas que l’ensemble de l’Israël politique ou ethnique est automatiquement l’Israël de Dieu.

L’Israël de Dieu, ce sont les croyants en Jésus-Christ, nés de nouveau, qui vivent par l’Esprit et produisent les fruits du Royaume.


« Car ce ne sont pas les enfants de la chair qui sont enfants de Dieu, mais ce sont les enfants de la promesse. » — Romains 9.8

« Si vous appartenez à Christ, vous êtes donc la descendance d’Abraham, héritiers selon la promesse. » — Galates 3.29

L’ouverture du quatrième sceau : la Mort (Apocalypse 6.7-8)

Le quatrième sceau révèle la mort personnifiée comme un cavalier blême, annonçant des jugements divins sur l’humanité. Cette vision symbolise la fragilité de la vie et appelle au retour vers Dieu. Malgré l’angoisse, elle offre l’espoir d’une vie éternelle en Christ, incitant chacun à se préparer spirituellement à l’inévitable.

Introduction – Quand la mort entre en scène

Après la séduction du cavalier blanc, les ravages de la guerre incarnée par le cheval rouge, puis la famine noire qui affame les nations, voici venir le quatrième sceau. Ce sceau ouvre la voie à une réalité que l’homme tente souvent de fuir : la mort.

Ce n’est plus une conquête idéologique, ni un conflit militaire, ni même une crise alimentaire. C’est l’ultime conséquence. Un cavalier livide entre en scène, et avec lui, le cortège du deuil, de la maladie, des fléaux et du jugement.

Mais cette révélation, bien qu’austère, ne vise pas à nous effrayer. Elle vise à nous réveiller. Elle nous rappelle que derrière l’agitation du monde, Dieu parle. Et il appelle l’humanité à revenir à lui. Car là où la mort semble triompher, la Parole de Dieu nous révèle l’espérance d’une vie éternelle en Christ.


1. L’Agneau ouvre le quatrième sceau

Apocalypse 6.7 — « Quand l’Agneau ouvrit le quatrième sceau, j’entendis la voix du quatrième être vivant dire : Viens ! »

C’est encore Jésus, l’Agneau immolé et glorifié, qui brise le sceau. Il demeure au centre de toute l’histoire, y compris des jugements. Rien ne s’accomplit sans qu’il le permette. Il règne, même quand les fondations de la terre tremblent.

Le quatrième être vivant, comme les précédents, donne l’ordre : « Viens ! » Ce mot est une convocation. Il fait entrer en scène l’un des jugements les plus terribles jamais révélés. Ce n’est pas une catastrophe aléatoire, mais une phase du plan divin. Un avertissement que le ciel adresse à une terre qui oublie trop souvent l’éternité.


2. L’apparition du cavalier pâle

Apocalypse 6.8 — « Et je vis venir un cheval blême. Son cavalier s’appelle « La Mort » et il était suivi du séjour des morts. Il leur fut donné le pouvoir sur le quart de la terre de faire périr les hommes par l’épée, la famine, les épidémies et les bêtes féroces. »

Le cheval est pâle, livide. Le mot grec utilisé ici, chloros, évoque la teinte verdâtre d’un cadavre. Ce n’est pas seulement la couleur de la maladie : c’est celle de l’agonie, de la désintégration. Ce cheval ne court pas, il rôde. Et son cavalier porte un nom glaçant : la Mort.

Contrairement aux autres cavaliers, celui-ci est identifié nommément. Il n’est pas une force anonyme. Il est personnifié. Et derrière lui, marche le séjour des morts, ce lieu invisible où descendent les âmes sans espérance.

Ce verset n’évoque pas simplement une hécatombe physique. Il parle aussi d’une perdition spirituelle. De ceux qui meurent sans être prêts. De ceux que la mort emporte loin de la présence de Dieu.

Le cavalier ne s’élance pas librement. Il reçoit une autorité limitée. Le pouvoir lui est donné, non arraché. Il agit sur une portion définie : le quart de la terre. Cette limitation n’est pas un hasard. Elle révèle la patience de Dieu. Il juge, oui, mais avec mesure. Il laisse un espace pour la repentance.

Les instruments de la mort sont énumérés : l’épée, la famine, les pestes, les bêtes sauvages. Ce sont les mêmes fléaux mentionnés dans Ézéchiel 14.21 : « mes quatre châtiments sévères ». Ces moyens sont variés, mais leur source est une : le péché de l’humanité et la justice divine qui en découle.

L’épée parle de guerre et de violence. La famine, de pauvreté et d’injustice économique. Les pestes, de maladies qui ravagent sans discrimination. Les bêtes sauvages peuvent être prises littéralement, ou symboliser des forces déchaînées — comme le terrorisme, l’oppression politique ou la cruauté humaine.


Interprétation du cavalier pâle : de quoi s’agit-il vraiment ?

Certains voient dans ce cavalier les épidémies et catastrophes sanitaires qui ont marqué l’histoire : peste noire, grippe espagnole, COVID-19, et celles à venir. D’autres pensent qu’il s’agit d’un jugement futur, une grande tribulation qui précédera le retour de Christ. D’autres encore le comprennent comme une accumulation de tous les jugements successifs : une humanité qui s’éloigne de Dieu et qui récolte, peu à peu, les conséquences de son propre éloignement.

La réalité est que ce cavalier symbolise la fragilité de l’existence humaine. Il nous rappelle que nous ne sommes pas éternels. Et surtout, il nous presse de prendre position : vivrons-nous avec Christ ou mourrons-nous sans Lui ?


Conclusion – Préparons-nous à l’inévitable

Ce quatrième sceau n’est pas là pour nous effrayer. Il est là pour nous réveiller. Il est une sonnette d’alarme spirituelle. Un appel divin. La mort est inévitable. Mais la seconde mort — celle de l’âme — peut être évitée.

Apocalypse 6.7–8 nous enseigne que les jugements de Dieu sont réels, progressifs, mais aussi miséricordieux. Car même dans la souffrance, Dieu donne encore du temps. Il appelle. Il patiente. Il veut que tous arrivent à la repentance.

« Je suis la résurrection et la vie », dit Jésus. « Celui qui croit en moi vivra, même s’il meurt. » (Jean 11.25)

Alors aujourd’hui, alors qu’un monde vacille et que les cavaliers s’élancent, demandons-nous : suis-je prêt ? Si la mort frappait, mon cœur serait-il en paix avec Dieu ? Ai-je trouvé refuge en Jésus, l’Agneau qui a brisé les sceaux, mais aussi vaincu la mort ?

Les 70 semaines de Daniel : au-delà des interprétations populaires

Beaucoup croient que Daniel 9.24-27 annonce la fin du monde et l’apparition de l’antichrist. Mais est-ce vraiment ce que la Bible enseigne ? Découvrez dans ce texte une lecture fidèle et éclairante qui replace cette prophétie dans son vrai contexte : la venue du Messie, et non un scénario futuriste.

L’interprétation de la prophétie des 70 septaines (semaines) de Daniel (Daniel 9.24-27) a fait l’objet de nombreuses spéculations au fil du temps. Ce passage est souvent compris à tort comme une description des événements de la fin des temps, particulièrement en relation avec la venue de l’antichrist. Cependant, une lecture attentive du texte et de son contexte montre que cette prophétie est davantage centrée sur l’histoire du peuple d’Israël, la reconstruction de Jérusalem, la venue du Messie et se terminant avec la destruction du temple à Jérusalem. Comme nous le verrons, cette prophétie concerne des événements passés, et non des événements futurs comme le prétendent certains enseignements populaires. 

D’ailleurs, il y a quelque temps, j’ai commencé à m’intéresser à la prophétie de Daniel 9.24-27 qui est en fait la prophétie des 70 septaines ou semaines. Je me suis aperçu qu’il y avait, là aussi, des choses qui clochaient. L’interprétation de cette prophétie avait des trous et cela a attiré mon attention. Prenons le temps de lire la prophétie avant d’en faire l’analyse.


Ce passage concerne la prophétie des soixante-dix septaines (ou semaines), une des prophéties les plus étudiées dans l’Ancien Testament. Elle parle du futur du peuple d’Israël et de Jérusalem et de la venue du Messie. Contrairement à l’enseignement populiste, cette prophétie ne parle absolument pas des événements de la fin des temps. Comme nous allons le voir, cette prophétie commence par la reconstruction du temple et de la ville de Jérusalem puis elle se termine avec la destruction du temple et de Jérusalem.


Les « soixante-dix septaines » (v.24)

La prophétie commence par l’annonce de « soixante-dix septaines », ce qui signifie littéralement « soixante-dix périodes de sept ». Chaque « septaine » représente une période de sept ans, donc 70 fois 7 donne 490 ans. C’est la durée de la prophétie. Il n’y a pas de semaine en suspens ou reportée 2000 ans plus tard. ien dans les Écritures ne confirme cela.

Ces années sont fixées pour :

  • Mettre fin à la rébellion contre Dieu,
  • Expiation des péchés,
  • Instaurer une justice éternelle,
  • Accomplir les visions prophétiques,
  • Oindre un « sanctuaire très saint » ce qui référence au Temple du Saint-Esprit.


Les étapes de la prophétie : 7 septaines + 62 septaines (v.25)

Ensuite, la prophétie est divisée en deux segments :

  • 7 septaines (49 ans) depuis le décret de la reconstruction de Jérusalem et du temple. Cette première partie correspond à la période durant laquelle Jérusalem et le temple furent reconstruite après l’exil babylonien.
  • 62 septaines (434 ans) : c’est la période néo testamentaire après laquelle Jésus le messie viendra. En additionnant ces deux périodes (49 ans + 434 ans), on arrive à 483 ans.


La mort de « l’homme oint » et la destruction de Jérusalem (v.26)

À la fin de ces 69 septaines (7 septaines + 62 septaines), l’homme oint, identifié comme Jésus-Christ, sera « mis à mort », ce qui fait référence à la crucifixion de Jésus. Bien qu’il ne mérite pas cette mort, il est sacrifié.

Ensuite, la prophétie parle de la destruction de la ville (Jérusalem) et du sanctuaire (le Temple). Cela s’est accompli historiquement en l’an 70 après Jésus-Christ, lorsque les Romains, sous le général Titus, ont détruit Jérusalem et le Temple. L’image d’une inondation évoque la manière brutale et rapide dont ces événements se sont produits.


L’alliance et l’abomination (v.27)

Ce passage se réfère directement à Jésus-Christ, en particulier à son ministère, sa crucifixion, et l’instauration de la Nouvelle Alliance.

L’oint (ou « Messie ») est Jésus, qui conclut une nouvelle alliance avec beaucoup (les croyants). Puis, la cessation des sacrifices fait référence à la mort de Jésus sur la croix, qui met fin aux sacrifices animals de l’Ancien Testament, car son sacrifice est parfait et définitif. Enfin, l’abomination de la désolation est vue comme la destruction du Temple de Jérusalem en 70 apr. J.-C. par les Romains, ce qui a définitivement mis fin au système sacrificiel juif. Le chef en question est un leader romain.

Ce qui met également fin aux 490 ans de durée de la prophétie. Elle ne va pas au-delà de ce temps. Bien entendu, si nous essayons de calculer les dates avec précisions, nous aurons de la difficulté. Par exemple, depuis le moment où le décret ordonnant de restaurer et de rebâtir Jérusalem a été promulgué, il peut y avoir un espace-temps entre le moment de la promulgation et celui de l’application de ce décret. Il est aussi difficile de faire des calculs à partir du calendrier parce que nous ne fonctionnons pas dans le même calendrier que l’époque de Daniel. Depuis cette époques les calendriers ont changés cinq fois. Certains ont entrepris de le faire, mais ne sont pas arrivés à des résultats de façon concluante. Ce qui fait qu’il peut y avoir des différences de jours.

Aujourd’hui, nous pouvons seulement être approximatifs. Toutefois, les années ne sont pas importante. Pour ce qui est de la fin, cela fait peut-être allusion au moment où la décision fut prise pour en finir avec Jérusalem et le moment de l’exécution de la décision ce qui pourrait expliquer l’espace-temps entre la mort de Christ, la fin de la prophétie 7 ans plus tard et la destruction de Jérusalem en 70 apr. J.-C. Ce ne sont que des hypothèses qui sont formulées ici, mais tout de même plausibles.

L’Oint et l’antichrist : une réévaluation scripturaire plus juste

Selon l’enseignement dispensationaliste, il est généralement interpété que l’oint est l’antichrist et c’est pour cela que la doctrine reporte la dernière semaine à la fin des temps en stipulant que c’est l’antichrist qui va pénétrer dans le temple. Ce qui, bien entendu, nécessite la construction d’un troisième temple pou que celui-ci puisse le profaner. Cependant, l’antichrist ne peut pas être l’oint selon les principes de la Bible. Maintenant, regardons ce que signifie le concept d’oint dans la Bible.

Dans la Bible, le terme « oint » fait référence à une personne ou à une chose qui a été consacrée ou mise à part pour une mission spécifique par l’onction, c’est-à-dire l’application d’huile, en signe de bénédiction divine ou de pouvoir spirituel. Déjà-là, j’ai du mal à comprendre que ce soit l’antichrist qui soit oint.  

Le mot « oint » est dérivé du verbe « oindre », qui signifie appliquer de l’huile sur quelqu’un ou quelque chose. Cette pratique avait une signification profonde dans les temps bibliques, indiquant la consécration de quelqu’un pour une mission spécifique, sous la protection ou la bénédiction de Dieu. L’onction avait principalement trois significations :

D’abord, les rois, prêtres, et parfois les prophètes étaient « oints » pour symboliser leur sélection par Dieu pour un rôle particulier. Par exemple pour David, il est dit :

Puis, nous avons aussi un exemple pour les prêtres de l’ancienne alliance comme nous le voyons dans ce passage de Lévitique 8.12 :

Finalement, l’onction est aussi un symbole de l’autorité divine donnée à une personne pour accomplir une tâche spécifique. Nous avons un exemple d’Élie qui oignit Élisée. Il le fit parce que Dieu lui demanda de le faire :

Maintenant, le terme hébreu « Mashiach », qui signifie « l’oint », s’applique spécifiquement au Messie. Dans le Nouveau Testament, Jésus est reconnu comme « l’Oint de Dieu », celui qui a été choisi par Dieu pour être le Sauveur et Roi éternel. La particularité avec Jésus, contrairement aux hommes, c’est que c’est Dieu lui-même qui l’a oint. Nous voyons cela en Luc 4.18 :

L’apôtre Pierre va aussi confirmer ce fait lorsqu’il apportait la Parole dans la maison de Corneille :

Le terme « Oint » prend une signification messianique particulière dans l’Ancien Testament. Les prophètes annonçaient la venue d’un Oint du Seigneur qui serait le Messie promis, celui qui délivrerait Israël et établirait un règne de justice. Par exemple, le Psaume 2 parle d’un roi oint par Dieu pour régner sur les nations, une prophétie qui pointe vers Jésus.

Le problème est que lorsque nous appliquons le terme « oint » de Daniel 9.27 à l’antichrist cela va à l’encontre de la définition du mot « oint » que la Bible en fait. Il n’est jamais mentionné nul part que l’antichrist est oint. Ce terme « oint » s’applique, ici dans ce passage, uniquement au Seigneur Jésus. 

Conclusion

L’oint, selon la Bible, désigne une personne ou un objet consacré par Dieu pour un but particulier, que ce soit pour la royauté, la prêtrise, ou une mission spéciale. L’usage le plus significatif de ce terme dans la tradition chrétienne est celui du Messie, Jésus-Christ, l’Oint de Dieu, qui a accompli la rédemption du monde. Nous pouvons donc en déduire sans nous tromper que la prophétie des 70 septaines de Daniel ne concerne pas l’antichrist ou une fin des temps différée, mais plutôt la venue du Messie, la destruction de Jérusalem et la fin du système sacrificiel avec la mort de Jésus-Christ. L’usage du terme « oint » dans ce passage fait référence exclusivement au Messie, et non à une figure de l’antichrist. La prophétie nous rappelle que tout a été accompli en Christ, y compris l’accomplissement des promesses de justice et de rédemption.

Pourquoi tant de croyants adhèrent-ils au dispensationalisme ?

Une doctrine séduisante, largement répandue mais rarement remise en question. Découvrez pourquoi tant de croyants suivent le dispensationalisme sans l’avoir vraiment examiné à la lumière des Écritures, et comment retrouver une foi ancrée dans la vérité biblique, centrée sur Christ et son Royaume.

Une autre question que je me suis demandé dernièrement en constatant le fait que plusieurs croyants adhèrent au dispensationalisme. La réalité, et c’est le but de cet article, est de démontrer que l’adhésion massive de nombreux croyants au dispensationalisme ne résulte pas d’une étude rigoureuse des Écritures, mais plutôt d’un ensemble de facteurs historiques, émotionnels et institutionnels. Alors, voici pourquoi cette doctrine attire et séduit encore tant de chrétiens aujourd’hui.

1. Une approche séduisante par sa clarté apparente

D’abord, le dispensationalisme propose un schéma chronologique simple et structuré de la fin des temps : enlèvement, période des tribulations, règne millénaire, jugement final, retour des croyants avec le Seigneur pour régner avec lui à Jérusalem pendant 1000 ans. Pour beaucoup, cette logique en étapes semble rassurante, compréhensible et facilement enseignable. Cet approche donne l’impression de tout expliquer, surtout dans un monde chaotique dans lequel nous vivons.

Mais cette simplicité est trompeuse. Elle repose sur une lecture littérale et fragmentée des prophéties bibliques, souvent détachée du message central de l’Évangile et de la perspective d’ensemble de l’Écriture. En d’autres termes, il s’agit de versets isolés de leur contexte, auxquels on fait dire ce qu’ils ne disent pas réellement.

2. L’influence de la culture chrétienne populaire

Ensuite, des films comme Left Behind, des séries, des romans à suspense biblique, des vidéos sensationnalistes sur YouTube, des conférences prophétiques et toute une panoplie de livre de divers auteurs sur le sujet ont popularisé les idées dispensationalistes. Le thème de l’enlèvement secret, des catastrophes mondiales et d’un Antichrist politique à venir est devenu un produit culturel.

Cette représentation spectaculaire de la fin des temps capte l’attention, suscite l’émotion, mais du même coup éloigne malheureusement les croyants du message fondamental de la croix, du Royaume de Dieu déjà présent, et de l’appel à la persévérance dans la foi.

3. Le manque d’enseignement biblique équilibré dans les églises

Puis, dans plusieurs milieux évangéliques, le dispensationalisme est enseigné sans remise en question, comme s’il était la seule interprétation fidèle. Très peu de chrétiens ont été exposés à d’autres lectures bibliques, enracinées dans l’histoire de l’Église et dans une théologie centrée sur Christ et non sur Israël national.

Ce manque d’alternative solide, exposée avec sérieux et fidélité aux textes, conduit beaucoup de croyants à adopter passivement et à défendre ce qu’on leur a enseigné depuis leur conversion.

Aujourd’hui, pour ne pas généralisé, l’enseignement solide de la Parole de Dieu est absent. Comme disait l’apôtre Paul à Timothée : « Car le temps viendra où les hommes ne voudront plus rien savoir de l’enseignement sain. Au gré de leurs propres désirs, ils se choisiront une foule de maîtres à qui ils ne demanderont que de leur caresser agréablement les oreilles. » – 2 Timothée 4.3 C’est ce qui se produit aujourd’hui. Le dispensationalisme en est un bel exemple.

4. L’erreur persistante de séparer Israël de l’Église

Également, le dispensationalisme repose sur une distinction radicale entre Israël et l’Église. Il affirme que les promesses de l’Ancien Testament concernent exclusivement Israël selon la chair, et que Dieu reprendra son plan avec la nation juive après l’enlèvement de l’Église.

Pourtant, le Nouveau Testament enseigne clairement que les croyants en Christ sont le véritable Israël de Dieu (Galates 3.28-29 ; Romains 2.28-29 ; Éphésiens 2.14-18). En maintenant une division artificielle entre deux peuples, cette doctrine nie l’unité du corps de Christ et trouble la compréhension du plan de Dieu.

5. Une espérance détournée de la fidélité présente

En mettant l’accent sur un enlèvement soudain et un départ vers le ciel, le dispensationalisme entretient une vision d’évasion plutôt qu’un appel à la fidélité dans les épreuves. Cela affaiblit la résistance des croyants face à la souffrance, aux persécutions et aux temps difficiles.

Au lieu de se préparer à régner avec Christ dans ce monde malgré l’opposition, plusieurs attendent un départ soudain, avant la période des tribulations, et pourtant cette idéologie n’a aucun fondement solide dans les Écritures. Cette mentalité déconnecte l’Église de sa mission terrestre.

Conclusion : Une adhésion plus émotionnelle que biblique

Beaucoup de croyants adhèrent au dispensationalisme non pas parce qu’ils l’ont découvert eux-mêmes en étudiant la Parole avec soin, mais parce qu’on le leur a enseigné comme un dogme. C’est un héritage culturel et institutionnel transmis depuis des décennies. Il est temps de revenir aux Écritures, à une lecture centrée sur Christ, son Royaume, et la fidélité du peuple de Dieu jusqu’à son retour visible.

Ce retour à la vérité nécessite du courage, du discernement, et une remise en question humble des traditions humaines. Car ce n’est pas une chronologie qui sauve, mais la vérité qui sanctifie (Jean 17.17).

Qui est le peuple de Dieu aujourd’hui ? Ce que la Bible enseigne

Le concept de « peuple de Dieu » évolue depuis Israël, le peuple de l’Ancienne Alliance, jusqu’à l’Église chrétienne, qui englobe tous ceux qui croient en Christ. Avec la résurrection de Jésus, la nouvelle alliance est portée à tous les croyants, insistant que seule la foi en lui définit le peuple de Dieu aujourd’hui.

L’expression « peuple de Dieu » est riche de sens et profondément enracinée dans toute la révélation biblique. Dans l’Ancien Testament, ce peuple était clairement identifié : Israël, la descendance physique d’Abraham, appelée, délivrée, mise à part pour Dieu. Mais depuis la venue de Jésus-Christ, sa mort et sa résurrection, un changement radical et glorieux s’est opéré. La question que qui se posent aujourd’hui est la suivante : le peuple de Dieu est-il encore l’Israël géopolitique actuel, l’Église ou bien les deux ?

Pour répondre avec clarté, il faut laisser les Écritures elles-mêmes parler. Sans sortir les passages de leur contexte et leur faire dire une chose qu’ils ne disent pas.

Israël : le peuple de Dieu sous l’ancienne alliance

Dieu avait établi une alliance avec Abraham, puis avec Moïse, et cette alliance englobait un peuple choisi Israël mis à part pour représenter Dieu parmi les nations.

« Car tu es un peuple saint pour l’Éternel, ton Dieu. L’Éternel, ton Dieu, t’a choisi pour que tu sois son peuple précieux entre tous les peuples qui sont sur la face de la terre. » — Deutéronome 7.6

Ce peuple fut béni, protégé, mais aussi soumis à des responsabilités. Lorsqu’il rejetait les commandements de Dieu, il était averti, jugé, parfois même dispersé. Mais malgré ses infidélités, Dieu restait fidèle à ses promesses, car un plan plus grand se préparait. Ce projet de Dieu était la venue du Messie.

Jésus-Christ : le tournant de l’histoire du peuple de Dieu

Avec la venue de Jésus, la promesse faite à Abraham s’accomplit pleinement. Le Messie est venu, non seulement pour les brebis perdues de la maison d’Israël, mais aussi pour ouvrir l’accès à Dieu à toutes les nations.

« Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse pas, mais ait la vie éternelle. » — Jean 3.16

Par sa mort et sa résurrection, Jésus a inauguré une nouvelle alliance, non plus basée sur la loi, mais sur la foi en son œuvre parfaite. Cette nouvelle alliance n’est plus réservée à une nation, mais offerte à tous ceux qui croient.

« En effet, je n’ai pas honte de l’Évangile : c’est la puissance de Dieu par laquelle il sauve tous ceux qui croient, les Juifs d’abord, mais aussi les non-Juifs. » — Romains 1.16

Le peuple de Dieu aujourd’hui : l’Église, composée de tous ceux qui sont en Christ

Le Nouveau Testament est sans équivoque : le peuple de Dieu aujourd’hui, c’est l’Église, c’est-à-dire l’ensemble des croyants nés de nouveau, unis à Christ par la foi, issus de toutes nations, y compris un reste fidèle d’Israël.

« Vous, autrefois, vous n’étiez pas un peuple ; mais maintenant vous êtes le peuple de Dieu. » — 1 Pierre 2.10

« Vous êtes tous fils de Dieu par la foi en Jésus-Christ. Il n’y a plus ni Juif ni non-Juif, ni esclave ni homme libre, ni homme ni femme : car vous êtes tous un en Jésus-Christ. » — Galates 3.26, 28

« Si vous appartenez à Christ, vous êtes donc la descendance d’Abraham, héritiers selon la promesse. » — Galates 3.29

Et Israël dans tout cela ?

Dieu n’a pas oublié Israël selon la chair. Il reste un plan pour un reste, un appel à la repentance, une porte ouverte en Jésus-Christ. Mais Israël géopolitique, tel que nous le connaissons aujourd’hui, n’est pas automatiquement le peuple de Dieu. Comme toute nation, il est appelé à reconnaître le Messie.

« Ce n’est pas parce qu’ils sont issus d’Israël qu’ils sont tous Israël. […] Ce ne sont pas les enfants de la chair qui sont enfants de Dieu, mais les enfants de la promesse. » — Romains 9.6-8

Le peuple de Dieu aujourd’hui n’est plus une nation terrestre, mais un peuple céleste, unis par la foi, et cela, Christ l’a établi par sa croix :

« Il a fait tomber le mur de séparation […] afin de créer, avec les deux, un seul homme nouveau. […] Il a ainsi voulu réconcilier les uns et les autres avec Dieu en un seul corps, au moyen de la croix. » — Éphésiens 2.14-16

Conclusion : qui est aujourd’hui le peuple de Dieu ?

La Bible est claire : le peuple de Dieu, aujourd’hui, ce sont ceux qui sont en Christ, ceux qui ont été rachetés, justifiés, et sanctifiés par son sang. Ce peuple est appelé l’Église, composée de tous ceux qui juifs ou non et qui ont cru au Fils de Dieu.

L’Israël géopolitique moderne, sans la foi en Jésus-Christ, n’est pas le peuple de Dieu. Mais chaque Israélite qui se tourne vers le Messie rejoint, avec tous les croyants du monde, le seul peuple que Dieu reconnaît désormais soit celui de la foi vivante en son Fils appelé aussi l’Église du Seigneur Jésus.

« Voici, la tente de Dieu est avec les hommes. Il habitera avec eux. Ils seront ses peuples, et Dieu lui-même sera avec eux. » — Apocalypse 21.3

Le danger du dispensationalisme : Une doctrine qui affaiblit l’Église au Québec

Le dispensationalisme, introduit dans les églises évangéliques du Québec, promet un enlèvement et des récompenses multiples. Cependant, cette doctrine s’éloigne de la vérité biblique, soulignant une seule récompense : la vie éternelle en Christ. Les conséquences incluent un engagement diminué et une foi basée sur la performance, contredisant l’évangile authentique.

Depuis plusieurs décennies, une doctrine influente, importée du monde anglo-américain, s’est insérée dans les enseignements de nombreuses églises évangéliques du Québec : le dispensationalisme. Avec ses promesses d’un enlèvement imminent, d’une grande tribulation future, d’un règne terrestre millénaire et d’une multitude de récompenses célestes, cette doctrine a séduit bien des croyants. Pourtant, en y regardant de près, nous pouvons constater qu’elle s’éloigne de la vérité biblique et produit ainsi des fruits amers dans la vie de l’Église.

Cet article expose les dérives du dispensationalisme, son impact sur les chrétiens québécois, les erreurs doctrinales qu’il contient, et propose un retour à l’espérance biblique authentique : Christ lui-même, notre récompense.

1. Le mot « récompense » est toujours au singulier dans le Nouveau Testament

Le dispensationalisme utilise le concept des récompenses de façon erroné. D’ailleurs, le mot grec misthos, souvent traduit par « récompense », apparaît de nombreuses fois dans le Nouveau Testament, toujours au singulier. Par exemple :

  • Matthieu 5.12 : « une magnifique récompense vous attend dans les cieux ».
  • Luc 6.35 : « votre récompense sera grande ».
  • Colossiens 3.24 : « vous recevrez du Seigneur, comme récompense, l’héritage qu’il réserve au peuple de Dieu ».
  • 2 Jean 8 : « que vous receviez une pleine récompense. ».
  • Apocalypse 22.12 : « Voici, je viens bientôt, et ma récompense est avec moi… » (texte grec : ho misthos mou).

Une chose qu’il faut mentionner c’est que la Bible du Semeur met le mot « récompense » au pluriel dans Apocalypse 22.12. Or, dans le texte grec, il est clair que le mot est au singulier. Il s’agit donc d’une mauvaise traduction.

Cette précision est théologiquement importante. La Bible ne parle pas de « récompenses » multiples comme s’il s’agissait d’une distribution de médailles, mais d’une seule récompense, celle-ci étant la vie éternelle en Christ. C’est cette récompense que le croyant doit s’attendre de recevoir et non pas une multitude de récompenses comme des médailles reçues pour des exploits accomplis.

2. Le tribunal de Christ : pas une cérémonie de trophées, mais un moment de vérification de la fidélité

Le tribunal de Christ est mentionné en :

  • 2 Corinthiens 5.10 : « chacun recevra ce qui lui revient selon les actes, bons ou mauvais, qu’il aura accomplis par son corps. ».
  • Romains 14.10-12 : « chacun de nous rendra compte à Dieu pour lui-même ».

Ce jugement n’est pas une scène où les chrétiens reçoivent des rangs ou des honneurs, mais un moment de vérification spirituelle : ce que chacun aura bâti (1 Corinthiens 3.13-15) sera mis à l’épreuve. Ceux qui auront persévéré recevront la même promesse : « Viens partager la joie de ton maître »,

3. Ce que le dispensationalisme enseigne et pourquoi c’est problématique

Le dispensationalisme enseigne que les croyants seront enlevés avant la tribulation. Qu’ils passeront 7 ans au ciel pendant que la terre subira la colère de Dieu et pendant ce temps, ils recevront des récompenses multiples au tribunal de Christ (couronnes, postes de règne, etc.).

Cependant, cette vision n’est absolument pas soutenue par aucun texte clair du Nouveau Testament. De plus, elle s’appuie sur une mauvaise lecture de Daniel 9.27 et contredit les paroles de Jésus : « Je les ressusciterai au dernier jour » (Jean 6.39-54).

En réalité, la Bible enseigne une résurrection unique, une seule venue de Christ, un jugement pour tous, et une seule récompense qui est la vie éternelle avec le Seigneur.

4. Des conséquences néfastes au Québec : témoignages et constats

Voici quelques témoignages de pasteurs ayant constatés, dans leur ministère respectif, les conséquences néfastes de l’enseignement du dispensationalisme dans nos églises aujourd’hui :

« L’idée d’un enlèvement imminent a parfois donné à nos jeunes chrétiens le message implicite : « Pourquoi m’engager si je pars bientôt ? » » — Pasteur Rémy Boisclair, Église Vie Nouvelle, Laurentides

« Dans nos formations de leaders, j’entends trop souvent : « Quelle couronne veux-tu recevoir ? » Cela produit une compétition malsaine au lieu de produire des serviteurs. » — Pasteure Sophie Tremblay, Église Espoir Vivant, Montréal

« Depuis que nous avons abandonné le discours sur l’enlèvement imminent, j’ai constaté une transformation : nos membres s’investissent davantage dans des ministères concrets. Avant, beaucoup disaient : « Pourquoi servir si l’enlèvement arrive bientôt ? » Aujourd’hui, ils vivent leur foi comme une mission ici et maintenant. » — Pasteur Daniel Fortin, Église La Grâce, Sherbrooke

« L’enseignement sur les récompenses multiples créait un stress spirituel : « Ai-je accumulé suffisamment ? » Cela conduisait à une foi basée sur la performance. Après un réajustement biblique, j’ai vu un retour à la simplicité de l’évangile : Christ est notre récompense. » — Pasteur Luc Tremblay, Église Lumière, Québec

5. Ce que dit vraiment la Bible sur la récompense

  • Romains 6.23 : « le don de la grâce que Dieu accorde, c’est la vie éternelle dans l’union avec Jésus-Christ notre Seigneur ».
  • 1 Jean 2.25 : « voici la promesse qu’il vous a faite : la vie éternelle ».
  • Apocalypse 2.10 : « Sois fidèle jusqu’à la mort, et je te donnerai la vie pour couronne. ».

Toutes ces expressions parlent d’une seule et même réalité qui est celle de vivre éternellement avec le Christ glorifié.

6. Appel à revenir à l’évangile biblique

L’espérance du croyant n’est pas de fuir la période des tribulations, mais plutôt de persévérer jusqu’à la fin (Matthieu 24.13), de vivre fidèlement ici-bas (Hébreux 12.14), et d’attendre le retour glorieux de Christ (Tite 2.13).

Ce n’est pas une doctrine fabriquée par les hommes, mais une révélation claire de la Parole de Dieu. La seule récompense que nous devons rechercher est Christ Lui-même.

« Moi, je suis ton bouclier, et ta très grande récompense. » — Genèse 15.1

Bien-aimés, le Seigneur nous appelle aujourd’hui à déposer nos conceptions humaines ou nos schémas théologiques importés, pour revenir à la vérité pure et vivante de l’Évangile. L’espérance du croyant, ce n’est pas un plan de fuite, mais une marche de fidélité. Ce n’est pas une collection de récompenses, mais une communion profonde avec celui qui nous a aimés jusqu’à la croix.

Chrétiens du Québec, réveillons-nous. Ne laissons pas une doctrine fabriquée obscurcir la beauté de notre appel. Persévérons dans l’amour, le service, l’attente active. Et un jour, au dernier souffle, entendrons-nous : « Viens partager la joie de ton maître ! » (Matthieu 25.23) Car notre récompense, c’est lui notre Sauveur bien-aimé.

Comprendre pour mieux discerner : l’héritage du dispensationalisme

L’article questionne la prédominance du dispensationalisme dans les églises actuelles, malgré son origine récente au 19e siècle. Il décrit l’influence de figures comme John Nelson Darby et la Bible annotée de Scofield, ainsi que les facteurs historiques et culturels qui ont facilité son adoption. L’auteur conclut en appelant à un enseignement plus centré sur Christ et la Parole de Dieu.

La question que je me suis demandé est pourquoi le dispensationalisme est-il majoritairement enseigné dans nos églises aujourd’hui ? Chaque fois que j’entends un message sur le retour de Jésus, le millénium, la fin des temps, l’antichrist, etc. celui-ci est toujours teinté de la doctrine du dispensationalisme sans exception. Pourquoi est-ce que c’en est ainsi? C’est ce que je vais tenter d’analyser dans cet article aujkourd’hui.

En introduction, mentionnons que le dispensationalisme, bien qu’apparu relativement tard dans l’histoire de l’Église soit au 19e siècle, est devenu au fil du temps une doctrine dominante dans plusieurs milieux évangéliques, y compris dans les églises du Québec, du Canada francophone et de la francophonie évangélique. Mais comment une interprétation aussi récente, non scripturaire et controversée a-t-elle pu s’imposer aussi largement ? Il y a plusieurs facteurs historiques, théologiques et culturels qui peuvent expliquer cette situation.

1. L’influence de John Nelson Darby et des Frères de Plymouth

D’abord, le dispensationalisme est né avec John Nelson Darby (1800-1882), un ancien prêtre anglican irlandais devenu l’un des leaders du mouvement des Frères de Plymouth. Darby introduit l’idée que Dieu agit selon des dispensations ou périodes distinctes dans l’histoire, séparant Israël et l’Église, et affirmant que l’enlèvement de l’Église aura lieu avant la grande tribulation.

Darby voyagea aux États-Unis et ses enseignements influencèrent plusieurs pasteurs, théologiens et instituts bibliques, notamment à Dallas Theological Seminary et dans plusieurs mouvements évangéliques américains de l’époque.

2. La Bible annotée de Scofield (1909, 1917)

Le véritable accélérateur du dispensationalisme fut la Bible annotée de Scofield (C.I. Scofield), qui inséra les doctrines de Darby directement dans les notes explicatives de la Bible. Pour des générations de croyants, ces notes furent perçues comme des vérités au même titre que le texte biblique.

Cette Bible a été massivement diffusée dans les pays anglophones puis traduite, influençant puissamment la manière dont les pasteurs, enseignants et croyants comprenaient l’eschatologie sans tenir compte du contexte réel des Écritures.

3. L’attrait de la clarté et du sensationnalisme

Le dispensationalisme offre une chronologie nette et simple des événements de la fin : enlèvement secret, tribulation de sept ans, retour visible de Christ, millénium terrestre, etc. Pour beaucoup, cette structure semblait rassurante et facile à enseigner. De plus, elle est souvent accompagnée de spéculations sensationnalistes sur l’Antichrist, Israël moderne, les catastrophes mondiales, les puces électroniques, etc.

Ce sensationnalisme a trouvé un écho favorable dans les médias chrétiens, les films (comme Left Behind), les romans, les livres sur le sujet, les conférences prophétiques et les prédications populaires.

4. L’implantation dans les instituts bibliques et écoles de formation

De nombreuses écoles bibliques, en particulier en Amérique du Nord, ont adopté une théologie dispensationaliste comme cadre d’enseignement. Les pasteurs formés dans ces milieux ont ensuite reproduit ces doctrines dans leurs églises, souvent sans les remettre en question.

En francophonie, plusieurs ministères influents, comme certains mouvements pentecôtistes, baptistes ou charismatiques, ont adopté ces schémas enseignés dans les manuels d’enseignement ou importés des États-Unis.

5. La confusion entre Israël selon la chair et Israël spirituel

Le dispensationalisme repose sur une séparation rigide entre Israël et l’Église, allant jusqu’à dire que les promesses de l’Ancien Testament s’accompliront littéralement en Israël ethnique, même après l’établissement de l’Église. Cette vision va à l’encontre de l’enseignement du Nouveau Testament selon lequel tous les croyants en Christ, Juifs et non-Juifs, forment un seul peuple de Dieu (Éphésiens 2.14-18 ; Galates 3.28-29 ; Romains 2.28-29).

Mais cette distinction artificielle continue d’être véhiculée, nourrissant une théologie eschatologique centrée sur Israël national au lieu du Royaume de Dieu spirituel et universel.

6. Le manque d’enseignement critique et d’alternative biblique solide

Dans bien des églises, le dispensationalisme est enseigné par défaut, comme s’il s’agissait de la seule lecture possible de l’Apocalypse ou du livre de Daniel. Peu de croyants savent qu’il existe une perspective biblique fidèle, comme une lecture symbolique et spirituelle du livre de l’Apocalypse, enracinée dans la tradition des Pères de l’Église et des Réformateurs.

Conclusion : Un appel au discernement biblique

Le fait que le dispensationalisme soit majoritairement enseigné aujourd’hui ne signifie pas qu’il est juste. Sa popularité tient plus à des circonstances historiques, culturelles et pédagogiques qu’à sa fidélité aux Écritures. Il est temps que les églises chrétiennes retrouvent un enseignement eschatologique centré sur Christ, enraciné dans l’ensemble de la révélation biblique, et non dans des systèmes construits sur des hypothèses modernes.

Il ne faut jamais oublier que l’autorité repose sur la Parole de Dieu seule (2 Timothée 3.16-17), et non sur les notes d’une Bible d’étude, ni sur des traditions importées. Ce retour aux Écritures est essentiel pour que l’Église demeure fidèle, éveillée et prête pour le véritable retour du Seigneur. Non pas dans un enlèvement secret, mais dans sa gloire visible pour juger et régner éternellement.

L’ouverture du troisième sceau : la famine (Apocalypse 6.5-6)

Le troisième sceau, ouvert par l’Agneau, symbolise la famine et l’injustice économique. Malgré l’absence d’armes, le cavalier noir évoque un rationnement sévère où la richesse et la pauvreté coexistent inégalement. Ce message nous rappelle de ne pas placer notre confiance dans les ressources terrestres, mais dans Dieu, source de véritable provision.

Introduction – Quand le pain devient un luxe et la justice un combat

Après la séduction du premier cavalier et la violence du second, le troisième sceau est brisé. Et ce que Jean voit maintenant, c’est un cavalier chevauchant un cheval noir. Sa présence n’est pas bruyante, mais son effet est ravageur. Il ne brandit ni épée ni arc, mais tient une balance, symbole d’une famine redoutable, d’un rationnement dur, d’une économie en crise.

Cette vision parle de disette, d’injustice économique, de bouleversement social. Elle nous enseigne que les crises alimentaires et financières ne sont pas de simples accidents de l’histoire. Elles s’inscrivent dans un plan plus vaste, souvent incompris, mais souverainement orchestré. Et au cœur même de cette obscurité, Dieu continue de parler. Il secoue les puissants, réveille les endormis et rappelle à son peuple qu’il est le seul vrai pourvoyeur.

L’Agneau ouvre le troisième sceau

Apocalypse 6.5 — « Quand l’Agneau ouvrit le troisième sceau, j’entendis le troisième être vivant dire : Viens ! Et je vis venir un cheval noir. Son cavalier tenait une balance dans la main.

Encore une fois, c’est Jésus-Christ, l’Agneau, qui ouvre le sceau. Il ne délègue pas ce geste. Il en est l’unique dépositaire. Il est celui qui exécute, avec sagesse et autorité, le dessein de Dieu pour l’humanité.

Et comme pour les sceaux précédents, l’un des êtres vivants proclame d’une voix puissante : « Viens ! » Ce n’est pas un hasard. Ce n’est pas le chaos. C’est un jugement permis par Dieu. Un appel céleste qui met en mouvement un nouveau temps prophétique sur la terre.

Même dans les moments où l’histoire semble échapper à toute maîtrise humaine, nous devons nous rappeler que l’Agneau n’a jamais quitté le trône. Il règne, même quand la terre gémit.

Le cheval est noir. Il évoque le deuil, la misère, la disette. C’est la couleur des temps sombres, des ventres creux, des cœurs inquiets. Dans Lamentations 5.10, Jérémie décrit une famine si intense que la peau devient noire comme un four.

Le cavalier tient une balance. Non pas une arme, mais un instrument de mesure. Cela indique que la nourriture sera pesée, rationnée, comptée au grain près. Il ne s’agit plus d’abondance, mais de survie. Ce détail évoque une époque où chaque portion devient précieuse, où le moindre aliment est compté.

Dans les Écritures, la balance symbolise souvent la justice. Mais ici, elle évoque aussi l’injustice : celle d’un monde où l’on vend l’essentiel au prix fort, où les riches gardent leur vin et leur huile, pendant que les pauvres pèsent leur pain.

L’impact économique et social de la famine

Apocalypse 6.6 — « Et j’entendis comme une voix venant du milieu des quatre êtres vivants ; elle disait : Un litre de blé au prix d’une journée de travail et trois litres d’orge pour le même prix. Quant à l’huile et au vin, épargne-les ! »

Un denier, dans la culture de l’époque, représentait le salaire d’un jour de travail (Matthieu 20.2). Une mesure de blé, c’était tout juste de quoi nourrir une seule personne. En d’autres termes, un homme devra travailler toute une journée pour se nourrir lui seul, sans pouvoir subvenir aux besoins de sa famille.

Trois mesures d’orge pour un denier indiquent une option moins chère, mais aussi de moindre qualité. L’orge, réservée aux animaux ou aux pauvres, devient l’alternative alimentaire pour survivre.

Et puis vient cette parole étrange : « Ne fais pas de mal à l’huile et au vin. » L’huile et le vin, symboles de luxe ou de richesse, ne sont pas affectés. Cela révèle une injustice : certains produits restent accessibles aux riches pendant que le peuple souffre. Cela illustre une fracture sociale, un monde déséquilibré où la famine n’est pas équitable. Certains interprètent aussi ce détail comme un signe de la grâce de Dieu qui, même dans le jugement, met une limite.

Qui est ce cavalier noir ? Que symbolise-t-il ?

Ce cavalier peut représenter les famines économiques que l’histoire humaine a connues après chaque guerre, chaque effondrement politique, chaque crise mondiale. Il peut aussi annoncer une famine future, une disette globale précédant le retour de Christ. D’autres encore y voient une critique prophétique d’un monde dominé par l’injustice économique, où les plus riches deviennent plus riches, et les pauvres sombrent dans l’oubli.

Quelle que soit l’interprétation retenue, une vérité demeure : ce cavalier révèle l’insécurité de notre système terrestre. Il nous montre que la sécurité matérielle est fragile, que l’abondance d’aujourd’hui peut s’évaporer demain.

Conclusion – Où plaçons-nous notre confiance ?

Ce sceau brisé est un signal. Il nous rappelle que les ressources de cette terre sont limitées, vulnérables, soumises à l’épreuve du jugement. Il nous pousse à ne pas mettre notre foi dans l’économie, ni dans la richesse accumulée, mais dans le Dieu vivant qui pourvoit.

Jésus nous a dit : « Ne vous inquiétez pas pour votre vie, de ce que vous mangerez ou boirez… Cherchez d’abord le royaume de Dieu. » (Matthieu 6.31–33)

Nous vivons peut-être déjà les prémices de ce jugement. L’inflation, les ruptures d’approvisionnement, les inégalités croissantes, tout cela sont des échos du troisième sceau comme ce fut le cas également dans les siècles passés. Mais pour ceux qui appartiennent à Christ, ce n’est pas un message de peur, c’est un appel à la foi. Une invitation à vivre autrement. À partager. À dépendre de Dieu.

Le pain qui rassasie ne vient pas d’un marché, mais du ciel.

Les origines du dispensationalisme : de Darby à aujourd’hui

Le dispensationalisme, une théologie prophétique contemporaine influente principalement aux États-Unis, trouve ses origines dans les années 1830 avec John Nelson Darby. Bien que largement accepté, ce système théologique est étranger aux enseignements de l’Église primitive et repose sur des interprétations littérales, divisant Israël et l’Église. Des critiques émergent sur sa validité.

Une construction récente et étrangère à l’enseignement biblique

Le dispensationalisme est aujourd’hui une des théologies prophétiques les plus répandues dans certains milieux évangéliques, notamment aux États-Unis, au Canada et dans le monde influencé par le protestantisme anglo-saxon. Pourtant, ce système, souvent accepté comme une évidence par beaucoup, ne trouve pas son origine dans l’Église primitive ni dans la Réforme, bien que certains veuillent nous le laisser croire, mais dans un mouvement très récent de l’histoire de l’Église.

Ce texte retrace en détail les origines historiques, les principaux promoteurs, et l’expansion de ce système jusqu’à aujourd’hui.


1. Une invention du XIXe siècle : John Nelson Darby

Le dispensationalisme prend sa source dans les années 1830, au sein des Frères de Plymouth, un mouvement évangélique britannique. Son principal fondateur est John Nelson Darby (1800–1882), ancien avocat devenu prédicateur anglican.

Darby développe une nouvelle lecture des Écritures, basée sur une vision strictement littérale et chronologique de la Bible. Il introduit notamment :

  • La division de l’histoire du salut en sept « dispensations »”, périodes dans lesquelles Dieu agit différemment envers l’humanité,
  • Une distinction radicale entre Israël et l’Église,
  • L’idée d’un « enlèvement secret » de l’Église avant la grande tribulation.

Ces idées étaient inconnues des Pères de l’Église, des réformateurs protestants, et de la majorité du christianisme historique.

L’essor aux États-Unis grâce à la Bible Scofield

Les idées de Darby franchissent l’Atlantique et trouvent un large accueil aux États-Unis, notamment grâce à Cyrus Ingerson Scofield (1843–1921).

En 1909, Scofield publie la célèbre Bible annotée Scofield, qui insère dans les marges et les notes un système dispensationaliste complet (sept dispensations). Pour des générations de croyants, les notes de Scofield deviennent aussi influentes que le texte biblique lui-même, ce qui contribue à propager cette vision :

  • L’Église serait une parenthèse inattendue dans le plan de Dieu,
  • Le véritable peuple de Dieu resterait Israël,
  • Le royaume promis à Israël n’est pas spirituel mais politique et terrestre,
  • L’enlèvement précèderait une tribulation de 7 ans centrée sur Israël.

Le développement académique : Dallas Theological Seminary

Le dispensationalisme se structure théologiquement au XXe siècle à travers des institutions comme le Dallas Theological Seminary (fondé en 1924), qui forme des générations de pasteurs, enseignants et missionnaires.

Des figures comme :

  • Lewis Sperry Chafer (fondateur du séminaire),
  • Charles Ryrie (auteur de la Ryrie Study Bible),
  • John Walvoord (l’un des principaux architectes du dispensationalisme moderne), ont popularisé le système dans des ouvrages académiques et pastoraux.

Ce séminaire devient le bastion intellectuel du dispensationalisme, consolidant cette théologie comme référence dans plusieurs milieux évangéliques. Souvenez-vous que cette doctrine est étrangère à l’enseignement biblique.

L’impact populaire : Hal Lindsey, Tim LaHaye et la culture chrétienne

À partir des années 1970, le dispensationalisme connaît une popularité massive grâce à des livres à succès :

  • Hal Lindsey, avec The Late Great Planet Earth, 1970, qui applique les prophéties de Daniel et de l’Apocalypse à la géopolitique moderne.
  • Tim LaHaye et Jerry B. Jenkins, avec la série de romans Left Behind, vendue à des millions d’exemplaires, centrée sur l’enlèvement secret et la tribulation.

Ces œuvres, et bien d’autres, ancrent dans la pensée populaire une eschatologie dispensationaliste, mêlant interprétation littérale, sensationnalisme prophétique et anxiété mondiale.

Le soutien politique à l’État d’Israël

Un autre facteur de diffusion du dispensationalisme est son lien avec le sionisme chrétien. Selon cette théologie, l’État moderne d’Israël est la restauration prophétique du peuple de Dieu, et doit être soutenu à tout prix.

Cette vision influence la politique étrangère de plusieurs pays, surtout les États-Unis, et alimente l’idée que Israël géopolitique est central dans le plan final de Dieu, alors que l’Église ne serait qu’un acteur secondaire ou temporaire.

Aujourd’hui : divisions et remises en question

De nos jours, le dispensationalisme se fragmente en plusieurs variantes :

  • Classique : très rigide dans la séparation Israël/Église.
  • Révisé ou « progressif » : tente d’adoucir certains excès (ex. : reconnaît une certaine continuité entre Israël et l’Église).
  • Hyper-dispensationalisme : va plus loin encore, niant même que les évangiles soient pour l’Église.

Mais une remise en question grandit, car de nombreux chercheurs, pasteurs et croyants réalisent que ce système est récent, artificiel et non soutenu par la totalité des Écritures.

Conclusion : un système récent, non apostolique, et dangereux pour la foi

Le dispensationalisme est une construction humaine du XIXe siècle, étrangère à l’enseignement de Jésus, des apôtres et des Pères de l’Église. Il repose sur :

  • Une mauvaise lecture des prophéties bibliques,
  • Une division artificielle entre Israël et l’Église,
  • Une eschatologie centrée sur la peur et la géopolitique plutôt que sur Christ et son règne spirituel.

Loin de faire progresser la foi, ce système détourne les croyants de l’unité du peuple de Dieu, et de l’appel à la fidélité dans un seul Royaume, celui de Jésus-Christ.

« Car il n’y a qu’un seul corps et un seul Esprit, de même qu’il y a une seule espérance attachée à l’appel que vous avez reçu. » — Éphésiens 4.4

Qu’est-ce que le dispensationalisme ?

Le dispensationalisme, une doctrine théologique influente, divise l’histoire du salut en différentes dispensations, établissant une distinction entre Israël et l’Église. Ce système, né au XIXe siècle, est critiqué pour sa séparation entre les peuples de Dieu et son interprétation des prophéties, contredisant l’unité prônée par le Nouveau Testament.

Le mot dispensationalisme peut sembler complexe, mais il désigne un système théologique très influent, particulièrement dans le monde évangélique anglo-saxon depuis le XIXe siècle. Il a été popularisé par des figures comme John Nelson Darby, C.I. Scofield (à travers la « Bible Scofield ») et, plus récemment, par des auteurs comme Tim LaHaye (série Left Behind) et plusieurs autres évangélistes à travers le monde. Que dit réellement ce système, et surtout, est-il fidèle à la révélation biblique ?

1. Le dispensationalisme en résumé

Le dispensationalisme enseigne que l’histoire du salut est divisée en plusieurs « dispensations », au cours desquelles Dieu traite différemment avec l’humanité. L’élément central de ce système repose sur une distinction absolue entre Israël et l’Église. Selon cette doctrine :

  • Israël est le peuple terrestre de Dieu, avec des promesses politiques, territoriales et nationales.
  • L’Église est un peuple céleste, formé de croyants nés de nouveau, mais distinct d’Israël.
  • Ces deux peuples auraient deux destins, deux alliances et deux plans de Dieu.
  • Un enlèvement secret de l’Église avant la tribulation marquerait le retour de Dieu à son plan avec Israël.
  • Le millénium serait un règne terrestre de Christ exclusivement pour l’accomplissement des promesses faites à Israël.

Cet état de fait crée beaucoup de confusion en regard avec l’Israël géopolitique établit en Palestine aujourd’hui.

Les origines du dispensationalisme

Ce système ne provient ni des Pères de l’Église, ni de la Réforme, mais d’un mouvement né au XIXe siècle dans le cadre des Frères de Plymouth avec John N. Darby. Il s’est largement propagé dans le monde protestant via :

  • La Bible annotée de Scofield (1909),
  • Les séminaires évangéliques américains,
  • Les prophéties sensationnalistes (Hal Lindsey, Tim LaHaye),
  • Le soutien politique et religieux à l’État moderne d’Israël.

En quoi le dispensationalisme est-il incompatible avec le message du Nouveau Testament ?

D’abord, il divise ce que Dieu a uni

Le Nouveau Testament enseigne que Dieu a abattu le mur de séparation entre Juifs et non-Juifs, pour créer un seul peuple en Christ :

« Car il est notre paix, lui qui des deux n’en a fait qu’un, et qui a renversé le mur de séparation. » — Éphésiens 2.14

« Il n’y a plus ni Juif ni non-Juif […] car vous êtes tous un en Jésus-Christ. » — Galates 3.28

De cette façon, le dispensationalisme, en affirmant une distinction permanente entre Israël et l’Église, va à l’encontre du cœur de l’Évangile, qui unit tous les croyants dans un même corps appelé l’Église.

Ensuite, il introduit deux voies de salut (implicitement)

Même si les dispensationalistes modernes affirment croire en un seul salut par la foi, leur système fonctionne comme s’il existait deux salut : un salut terrestre pour Israël, et un salut céleste pour l’Église. Bien évidemment, cela contredit les Écritures :

« Il n’y a de salut en aucun autre [que Jésus], car il n’y a sous le ciel aucun autre nom donné parmi les hommes par lequel nous devions être sauvés. » — Actes 4.12

Puis, il fait de l’Église un « plan de secours »

Pour les dispensationalistes, l’Église est une parenthèse temporaire ou un « plan B » survenu après le rejet du Messie par Israël. Mais la Bible enseigne que l’Église fait partie du plan éternel de Dieu :

« C’est ainsi qu’il a voulu faire connaître maintenant, par l’Église, aux puissances célestes sa sagesse infiniment variée. » — Éphésiens 3.10

Enfin, il attend un royaume terrestre et politique pour Israël

Le dispensationalisme attend un rétablissement du royaume national d’Israël, avec sacrifices, temple reconstruit, etc. Pourtant, le Royaume que Jésus a annoncé est spirituel, déjà inauguré, et non terrestre.

« Mon royaume n’est pas de ce monde. » — Jean 18.36

Le vrai enseignement biblique c’est un seul peuple, un seul salut et une seule espérance

Le plan de Dieu a toujours visé un seul peuple uni en Christ qui est l’Église, composée de Juifs et de non-Juifs, régénérés par la foi. Il n’y a pas de salut différent. Il n’y a pas deux espérances. De même, il n’y a pas deux peuples de Dieu avec des dessins différents. Il n’ya a qu’un seil peuple, un seul salut et une seule espérance.

« Si vous appartenez à Christ, vous êtes donc la descendance d’Abraham, héritiers selon la promesse. » — Galates 3.29

« Vous, autrefois, vous n’étiez pas un peuple, mais maintenant vous êtes le peuple de Dieu. » — 1 Pierre 2.10

« Car nous avons tous été baptisés dans un seul Esprit, pour former un seul corps, soit Juifs, soit Grecs. » — 1 Corinthiens 12.13


Conclusion : le dispensationalisme est une construction humaine, non une révélation biblique

Le dispensationalisme repose sur une mauvaise lecture des prophéties et une séparation artificielle entre Israël et l’Église. Il détourne les croyants de la vérité selon laquelle il n’y a désormais qu’un seul peuple de Dieu et c’est ceux qui sont en Christ.

Nous devons donc rejeter toute théologie qui divise ce que Dieu a uni, et revenir à l’Évangile du Royaume, proclamé par Jésus et confirmé par les apôtres. Uun seul Seigneur, une seule foi, un seul peuple.

Jésus est-il déjà revenu ?

Les déclarations de Jésus dans Matthieu 10.23, Marc 9.1 et Luc 9.27 promettent une venue du Fils de l’homme avant la mort de certains disciples. Ces paroles évoquent non pas un retour glorieux final, mais des manifestations historiques de son règne et de son jugement, déjà actives dans l’histoire et perceptibles aujourd’hui.

Parmi les déclarations les plus intrigantes de Jésus, trois passages retiennent particulièrement notre attention : Matthieu 10.23, Marc 9.1 et Luc 9.27. Ils contiennent tous une promesse solennelle, prononcée devant ses disciples : certains d’entre eux verraient « le Fils de l’homme venir », ou « le Royaume de Dieu venir avec puissance », avant leur mort.

À première vue, ces paroles semblent contredire l’attente d’un retour glorieux de Christ à la fin des temps. Ont-elles été accomplies dans cette génération ou parlent-elles d’un événement futur ? S’agit-il du retour final de Jésus, ou d’une autre venue, d’une autre manifestation de sa royauté ?

Pour répondre avec justesse, il est essentiel de replacer chaque déclaration dans son contexte immédiat, de comprendre la nature des paroles prophétiques, et de reconnaître la progressivité de la révélation du Royaume. Ce que nous découvrirons ici, c’est que Jésus ne ment jamais. Ce qu’il a promis, il l’a accompli, non pas selon les idées humaines d’un royaume terrestre visible, mais selon le plan divin d’un règne spirituel, puissant, et déjà actif dans l’histoire.

1. Une parole de jugement et de réconfort en contexte de persécution

« Si l’on vous persécute dans une ville, fuyez dans une autre ; vraiment, je vous l’assure : vous n’achèverez pas le tour des villes d’Israël avant que le Fils de l’homme vienne. » — Matthieu 10.23

Dans le contexte immédiat du verset, nous pouvons voir que Jésus envoie ses disciples en mission (Matthieu 10). Il les prépare à être persécutés, rejetés, traqués. Il leur donne des instructions très pratiques et spirituelles, et les avertit que la mission ne sera pas facile. Toutefois, au verset 23, il leur annonce une promesse troublante : le Fils de l’homme viendra avant même qu’ils aient fini leur mission dans les villes d’Israël.

Cette déclaration ne parle pas du retour final de Jésus à la fin des temps, mais plutôt d’une venue en jugement et en affirmation de sa royauté, visible historiquement. Elle peut s’accomplir dans :

  • la résurrection, par laquelle Jésus est déclaré Fils de Dieu avec puissance (Romains 1.4),
  • l’inauguration du règne du Messie à la Pentecôte,
  • ou plus directement dans la destruction de Jérusalem en 70 ap. J.-C., l’événement qui démontre publiquement que Dieu a abandonné le système religieux juif et a confirmé son Fils comme juge et roi.

Cette dernière interprétation est renforcée par le contexte : Jésus parle à des disciples juifs, envoyés en Israël, et il parle d’un jugement avant qu’ils n’aient fini de visiter les villes. Ce n’est donc pas un événement eschatologique lointain, mais davantage une intervention divine dans leur génération.

2. Une annonce du Royaume avec puissance, imminente pour certains disciples

« Vraiment, je vous le déclare, quelques-uns de ceux qui sont ici présents ne mourront pas avant d’avoir vu le règne de Dieu venir avec puissance. » — Marc 9.1

Le contexte immédiat de ce verset nous voyons que juste avant ce verset (Marc 8.34-38), Jésus appelle ses disciples à le suivre, à renoncer à eux-mêmes, à porter leur croix. Il parle aussi du Fils de l’homme venant dans la gloire du Père. Puis, il déclare que certains de ses auditeurs verront le Royaume venir avec puissance avant leur mort.

La « venue du royaume avec puissance » fait référence à un événement majestueux et transformateur, mais pas encore final ou universel. Il s’agit très probablement de :

  • la résurrection et de l’ascension,
  • la Pentecôte, où le règne de Jésus est alors proclamé publiquement (Actes 2.33-36).

L’expression « quelques-uns » renforce cette lecture : tous ne verront pas la manifestation, certains seront absent dans la chambre haute lors de l’événement ou encore mourront avant, mais d’autres la verront de leur vivant. La venue du royaume est donc ici une manifestation inaugurale du règne du Christ, non son retour pour le jugement final.

3. Une promesse semblable, formulée différemment

« Je vous l’assure, quelques-uns de ceux qui sont ici présents ne mourront pas avant d’avoir vu le règne de Dieu. » — Luc 9.27

Le contexte immédiat de ce passage, comme chez Marc, nous démontre que ce verset suit un appel à renoncer à soi-même, à porter sa croix, à ne pas rougir du Fils de l’homme. Puis Jésus promet que certains verront le Royaume de Dieu avant de mourir.

Le sens est le même que dans Marc 9.1. L’expression « voir le royaume de Dieu » signifie percevoir activement une manifestation visible de l’autorité divine de Christ. Cela n’implique pas la vision du royaume dans sa plénitude eschatologique (comme dans Apocalypse 21), mais bien :

  • l’entrée du Royaume dans l’histoire humaine par la venue de l’Esprit saint,
  • ou la confirmation du rejet d’Israël et de l’établissement du royaume spirituel dans la communauté des croyants (voir Luc 17.20-21).

Mise en parallèle et synthèse théologique

PassagePublic concernéÉlément cléSignification probable
Mt 10.23Disciples envoyés en mission« Avant d’avoir fini les villes »Venue du Fils en jugement (année 70)
Mc 9.1Disciples présents« Voir le Royaume avec puissance »Résurrection, Pentecôte
Lc 9.27Disciples présents« Voir le Royaume de Dieu »Inauguration du règne de Christ (spirituel et historique)

Points communs :

  • Jésus ne parle pas ici de son retour final dans la gloire, mais d’une venue, spirituelle et puissante dans l’histoire immédiate.
  • Il annonce une affirmation de son autorité royale qui se manifestera dans leur génération, devant les yeux de certains disciples.

Cette « venue » se manifeste sous plusieurs formes :

  • Résurrection/Ascension : victoire sur la mort, exaltation
  • Pentecôte : règne inauguré par le don de l’Esprit
  • Destruction de Jérusalem (70 ap. J.-C.) : acte de jugement contre Israël apostat

Signification spirituelle pour l’Église aujourd’hui

Ces textes nous rappellent une vérité essentielle. Le royaume de Dieu n’est pas reporté à plus tard. Il est déjà venu. Il est déjà actif. Il est déjà visible pour ceux qui ont des yeux pour voir.

Jésus règne aujourd’hui. Il est venu dans sa puissance à la Pentecôte. Il gouverne son Église. Il sauve, transforme, juge, et conduit l’histoire. Le croyant n’attend pas que Christ devienne roi, il l’est déjà.

« Le royaume de Dieu ne viendra pas de façon visible. On ne dira pas : « Venez, il est ici », ou : « Il est là », car, notez-le bien, le royaume de Dieu est parmi vous. » — Luc 17.20-21

Conclusion

Les paroles de Jésus ne sont ni vagues ni symboliques à outrance : elles sont prophétiques, concrètes, et accomplies. La venue du Royaume que le Seigneur annonçait dans ces trois versets s’est véritablement réalisé — non dans un retour apocalyptique différé, mais dans une venue puissante, spirituelle et royale, déjà perceptible dans son ministère, dans sa résurrection, dans l’effusion du Saint-Esprit, et dans les événements prophétiques qui ont marqué la génération des apôtres.

Ainsi, l’Église d’aujourd’hui n’attend pas passivement que le Royaume vienne. Elle vit déjà sous son autorité. Elle prie non pour faire descendre le ciel, mais pour entrer dans la réalité d’un royaume déjà inauguré par la croix et confirmé par la résurrection.

Le défi pour nous n’est pas de spéculer sur l’avenir, mais de vivre dans l’obéissance au Roi aujourd’hui. Car le Fils de l’homme est venu, et il revient assurément, au dernier jour, pour prendre avec lui ses élus. 

Maranatha !

Le mont des Oliviers va-t-il véritablement se fendre en deux ?

Ce texte examine le chapitre 14 de Zacharie, discutant du retour du Christ et de son interprétation. Il met en lumière que le message prophétique n’est pas littéral mais spirituel, évoquant la délivrance divine. Le dispensationalisme déforme cette compréhension, centrant l’attention sur des éléments sensationnels au lieu de la véritable espérance chrétienne.

Une lecture prophétique de Zacharie 14.4 à la lumière de toute l’Écriture

Le retour du Seigneur Jésus est l’une des espérances les plus précieuses de l’Église. Mais c’est aussi un des sujets les plus déformés par des doctrines modernes qui séduisent par leur sensationnalisme. Le dispensationalisme, en particulier, enseigne qu’au moment du retour de Christ, le mont des Oliviers va littéralement se fendre en deux, ouvrant une immense vallée. Ce scénario dramatique, souvent repris dans les films ou prédications populaires, repose malheureusement sur une lecture littérale de Zacharie 14.4 :

« En ce jour-là, il posera ses pieds sur le mont des Oliviers, près de Jérusalem, du côté du levant. Le mont des Oliviers se fendra d’est en ouest en deux parties ; une immense vallée se creusera entre les deux. Une moitié du mont reculera au nord, l’autre moitié au sud. » — Zacharie 14.4

Mais est-ce vraiment ce que la Parole de Dieu enseigne ? Ce texte annonce-t-il réellement un événement géophysique, ou ne serait-ce pas plutôt une vérité spirituelle et prophétique bien plus profonde ? Pour le comprendre, il faut replacer Zacharie 14 dans l’ensemble du message biblique, et non dans une grille de lecture étrangère à l’Écriture.

1. Le contexte prophétique de Zacharie 14

Le chapitre 14 du prophète Zacharie est une vision apocalyptique du jour de l’Éternel. C’est une expression qui revient souvent chez les prophètes pour désigner un temps d’intervention divine radicale dans l’histoire des hommes comme par exemple dans Joël 2.11 ; Sophonie 1.14-18 et Malachie 3.23.

Ce jour-là, Dieu se lèvera pour juger les nations qui se seront rassemblées contre Jérusalem, et sauver son peuple fidèle. Les images sont puissantes, chargées de symboles, comme dans Ézéchiel ou l’Apocalypse. Cependant, il ne s’agit pas d’un récit chronologique ou géographique, mais plutôt d’un langage prophétique qui exprime une réalité spirituelle. Celle où Dieu vient régner, juger et libérer.

2. Le symbolisme du mont des Oliviers dans la Bible

Dans toute l’Écriture, le mont des Oliviers n’est pas seulement une élévation géographique. C’est un lieu symbolique profondément associé à la mission de Jésus :

  • C’est là qu’il a enseigné sur la fin des temps (Matthieu 24.3).
  • C’est aussi là qu’il a pleuré sur Jérusalem (Luc 19.41).
  • C’est sur cette montagne qu’il a prié dans l’angoisse avant la croix (Luc 22.39-44).
  • C’est de ce lieu qu’il est monté au ciel (Actes 1.9-12).

Lorsqu’il est dit que « ses pieds se poseront sur le mont des Oliviers », cela n’annonce pas un tremblement de terre géologique, mais bien l’intervention souveraine de Dieu en Christ. C’est une image forte de sa présence qui vient s’imposer face à l’opposition du monde. Il se tient là, dans sa gloire, comme Roi, Juge et Sauveur.

3. La vallée ouverte : image de délivrance

Le texte dit que le mont se fendra en deux, formant une grande vallée. Ce langage rappelle d’autres moments où Dieu ouvre un chemin au milieu des obstacles. Nous voyons cela dans Exode 14.21 alors que Dieu fend la mer Rouge pour délivrer Israël de l’Égypte. Ensuite dans Josué 6.16 alors qu’il ouvre le Jourdain pour faire entrer son peuple dans la promesse (Josué 3.16). Chaque fois que nous voyons une séparation des éléments cela est le signe d’une délivrance.

Ainsi, cette vallée représente une délivrance miraculeuse, un chemin de salut que Dieu ouvre lui-même au milieu du jugement. Le peuple de Dieu est sauvé non par la géographie, mais par l’intervention surnaturelle et rédemptrice du Seigneur lors de son retour au dernier jour.

4. Une lecture littérale qui déforme le message prophétique

Le dispensationalisme, en prenant ce texte au pied de la lettre, passe à côté du message spirituel qu’il contient. Il transforme une vision prophétique en une séquence spectaculaire, presque cinématographique, centrée sur Jérusalem terrestre et sur un règne politique de Christ dans la ville physique. Mais Jésus lui-même a corrigé cette attente en disant : « Mon royaume n’est pas de ce monde. » — Jean 18.36 Puis en rajoutant, pour renforcer l’idée que : « Le royaume de Dieu ne viendra pas de façon visible… le royaume de Dieu est parmi vous. » — Luc 17.20-21

Le retour de Jésus est glorieux, universel, et spirituellement décisif. Il ne vient pas établir un royaume terrestre au sens géopolitique, mais établir officiellement son règne éternel sur l’univers entier, en rassemblant les siens, en détruisant l’antéchrist, et en inaugurant les nouveaux cieux et la nouvelle terre (2 Thessaloniciens 1.7-10 ; Apocalypse 21.1-5). C’est ce que nous démontre cette image de Zacharie 14.4 comme quoi, J.sus vient pour ouvrir une brèche de délivrance pour son peuple. Non pas le peuple d’Israël géopolitique que nous connaissons aujourd’hui, mais tous ceux, juifs et non juifs, qui ont reconnus Jésus comme messie et qui ont mis toute leur confiance en lui.

5. L’enseignement du Nouveau Testament sur le retour de Jésus

Aucun texte du Nouveau Testament n’annonce que le mont des Oliviers va se fendre en deux lors du retour de Jésus. Par contre, voici ce qu’il enseigne. D’abord, que Jésus reviendra comme il est monté, dans les nuées (Actes 1.11). Ensuite, que tout œil le verra, même ceux qui l’ont percé (Apocalypse 1.7). Puis, qu’il viendra pour juger les vivants et les morts (2 Timothée 4.1). Le Nouveau Testament mentionne qu’à son retour, les morts ressusciteront, les croyants seront changés (1 Corinthiens 15.52 ; 1 Thessaloniciens 4.16-17). Finalement, que la terre et les cieux actuels passeront, pour laisser place à une création nouvelle (2 Pierre 3.10-13).

Conclusion – Quitter les fables pour revenir à la vérité

Le retour de Jésus ne sera pas un spectacle géologique à Jérusalem, mais la manifestation glorieuse du Roi des rois, devant qui tout genou fléchira (Philippiens 2.10-11). Zacharie 14.4 ne doit pas être lu comme un plan sismique futur, mais comme une image prophétique de la victoire du Seigneur sur le mal, et du salut qu’il ouvre à ceux qui lui appartiennent.

Le dispensationalisme, en insistant sur des détails spectaculaires, égare les croyants, détourne leur attention de l’appel à la sainteté, à la vigilance, et à la fidélité. Il réduit le message prophétique à une succession d’événements mondains, alors que Dieu nous appelle à vivre dans l’attente fervente de son retour, les yeux fixés non sur une montagne terrestre, mais sur le trône céleste de l’Agneau (Hébreux 12.2 ; Apocalypse 5.6).

« Puisque tout l’univers doit ainsi se désagréger, quelle vie sainte vous devez mener et avec quelle piété, en attendant que vienne le jour de Dieu et en hâtant sa venue ! Ce jour-là, le ciel en feu se désagrégera et les astres embrasés fondront. » — 2 Pierre 3.11

Frères et sœurs, abandonnons les illusions dispensationalistes, et revenons à la Parole pure et puissante de Dieu. Que notre espérance soit enracinée non dans des spéculations humaines, mais dans la promesse certaine du Christ qui revient, pour juger le monde, rassembler son peuple, et établir le règne éternel de justice, d’amour et de vérité.

Maranatha !

L’Israël géopolitique n’est pas le peuple de Dieu selon les Écritures

Depuis 1948, certains chrétiens considèrent Israël comme le peuple de Dieu, fondant cette idée sur des interprétations erronées des Écritures. En réalité, le peuple de Dieu est défini par la foi en Christ, transcendant l’appartenance ethnique. L’identité spirituelle est maintenant basée sur la nouvelle alliance, et tous les croyants, juifs ou non, en font partie.

Depuis la fondation de l’État d’Israël en 1948, plusieurs mouvements chrétiens ont soutenu que ce pays représente encore aujourd’hui « le peuple de Dieu ». Cette affirmation, souvent émotive ou politique, ne repose pas sur l’enseignement du Nouveau Testament, mais sur une lecture erronée et littérale de certaines prophéties. En réalité, la Parole de Dieu enseigne que le peuple de Dieu, sous la nouvelle alliance, est exclusivement défini par l’union à Jésus-Christ, le Messie.

Être Juif selon la chair ne suffit pas pour être du peuple de Dieu

L’apôtre Paul, lui-même Israélite de naissance, est très clair en mentionnant que les descendants physiques d’Abraham ne sont pas automatiquement les héritiers de Dieu.

« Ce n’est pas parce qu’ils sont issus d’Israël qu’ils sont tous Israël. […] Ce ne sont pas les enfants de la chair qui sont enfants de Dieu, mais ce sont les enfants de la promesse qui sont considérés comme sa descendance. » — Romains 9.6-8

Cela signifie que l’appartenance ethnique ou nationale à Israël ne garantit aucunement l’appartenance spirituelle au peuple de Dieu. Ce courant de pensée est répandu dans toutes la chrétienneté aujourd’hui. Mais malheureusement, celui-ci n’est pas conforme aux Écritures. Ce sont des choses, comme Pierre le disait à propos des enseignements de l’apôtre Paul, difficiles à comprendre.

C’est ce qu’il fait dans toutes les lettres, où il parle de ces choses, dans lesquelles il y a des points difficiles à comprendre, dont les personnes ignorantes et mal affermies tordent le sens, comme celui des autres Écritures, pour leur propre ruine. — 2 Pierre 3.16

Le véritable Israël est spirituel, non national ou géopolitique

Paul désigne les croyants en Christ, juifs ou non-juifs, comme le véritable Israël de Dieu.

« Et que la paix et la compassion soient sur tous ceux qui suivront cette règle de vie, et sur l’Israël de Dieu. » — Galates 6.16

Cet « Israël de Dieu » n’est pas une entité politique ou ethnique. Ce sont ceux qui marchent selon l’Esprit et la foi. Autrement dit, l’Église fidèle est composée de tous les croyants régénérés.

L’ancienne alliance a été rendue caduque

L’alliance qui liait Dieu à Israël selon la loi de Moïse a pris fin en Christ. Ceux qui rejettent le Messie ne peuvent plus revendiquer une relation d’alliance avec Dieu.

« En déclarant une alliance “nouvelle”, il a rendu l’ancienne ancienne ; or, ce qui devient ancien et vieilli est sur le point de disparaître. » — Hébreux 8.13

« Car il n’y a de salut en aucun autre ; car il n’y a sous le ciel aucun autre nom donné parmi les hommes par lequel nous devions être sauvés. » — Actes 4.12

Le rejet de Jésus comme Messie place l’Israël géopolitique actuel dans la même position que toutes les autres nations soit en dehors de l’alliance s’ils ne croient pas.

Ceux qui sont en Christ sont la descendance véritable d’Abraham

La promesse n’a pas été faite à une nation politique, mais à la postérité qui est Christ, et ceux qui sont en lui deviennent les héritiers des promesses.

« Et si vous appartenez à Christ, alors vous êtes la descendance d’Abraham, héritiers conformément à la promesse. » — Galates 3.29

Ce passage et son contexte ne peuvent pas être plus clair. Ils réfutent le fait que les croyants sont effectivement la descendance d’Abraham. Maintenant, cela exclut donc tout privilège géopolitique ou ethnique pour ceux qui sont en dehors de Christ.

Jésus lui-même a rejeté toute revendication de filiation sans foi en lui

« Si Dieu était vraiment votre Père, vous m’aimeriez. […] Vous avez pour père le diable. » — Jean 8.42,44

Même si les Israélites se réclamaient d’Abraham, Jésus déclare que leur rejet de lui prouve qu’ils ne sont pas de Dieu. Ainsi, l’identité spirituelle ne dépend plus de l’ADN, comme dans l’ancienne alliance, mais plutôt de la foi dans la nouvelle alliance.

Conclusion : Le peuple de Dieu aujourd’hui n’est pas une nation, mais une communauté née de l’Esprit

L’Israël géopolitique actuel est une nation comme les autres, soumise au jugement de Dieu comme toutes les nations de la terre. Le peuple de Dieu aujourd’hui est composé de tous ceux qui croient en Jésus-Christ, qu’ils soient juifs ou païens d’origine.

« Car tous ceux qui sont conduits par l’Esprit de Dieu sont fils de Dieu. » — Romains 8.14

« Il n’y a plus ni Juif ni non-Juif […] car vous êtes tous un en Jésus-Christ. » — Galates 3.28

L’ouverture du deuxième sceau : la guerre (Apocalypse 6.3-4)

Ce texte explore l’ouverture du deuxième sceau dans l’Apocalypse, symbolisé par un cavalier rouge incarnant la guerre et la division. La paix humaine est présentée comme fragile, révélant les conséquences du péché. Malgré les conflits, Dieu maintient le contrôle et appelle à la repentance, soulignant l’importance de chercher la paix en Christ.

Introduction – Une paix brisée, un monde ébranlé

Après la conquête trompeuse du premier cavalier, voici que le second sceau est brisé. Et dans un silence solennel, un nouveau cavalier apparaît, chevauchant un cheval roux. Il ne vient pas pour séduire, mais pour frapper. Il incarne la guerre, la division, la violence. Ce passage nous révèle que la paix terrestre, aussi précieuse soit-elle, demeure fragile. Elle peut être ôtée d’un instant à l’autre par la main même de celui qui tient l’histoire entre ses mains : l’Agneau.

Cette révélation n’a rien de sensationnaliste. Elle est sobre, grave et profonde. Car dans le fracas des épées et l’agitation des peuples, Dieu parle encore. Il ne se retire pas. Il secoue les puissances humaines pour réveiller les consciences spirituelles. Le réveil, souvent, naît dans les temps de crise, quand les fondements de ce monde chancellent.

1. L’Agneau ouvre le deuxième sceau

Apocalypse 6.3 — « Quand l’Agneau ouvrit le deuxième sceau, j’entendis le deuxième être vivant dire : Viens ! »

C’est encore l’Agneau qui ouvre ce sceau. Lui seul en a l’autorité. Rien ne se produit sans qu’il le permette. Et à nouveau, un des êtres vivants s’exprime : « Viens ! » Cet appel céleste ne fait pas qu’introduire un nouveau cavalier ; il manifeste l’exécution de la volonté divine. Il ne s’agit pas de chaos aveugle, mais de jugement orchestré dans le cadre du plan de Dieu.

Même lorsque la terre semble échapper à tout contrôle, le ciel, lui, demeure stable. L’histoire reste entre les mains du Christ. Et même les événements douloureux font partie de son œuvre de purification.

2. L’apparition du cavalier rouge

Apocalypse 6.4a — « Un autre cheval sortit : il était rouge feu. Son cavalier reçut le pouvoir de bannir la paix de la terre pour que les hommes s’entretuent, et une grande épée lui fut donnée. »

Après le cheval blanc vient le cheval roux. Le rouge évoque aussitôt le sang, la violence, les conflits. Dans la Bible, cette couleur est souvent associée au jugement (Ésaïe 63.2–3) ou encore à l’opposition spirituelle (Apocalypse 12.3, le dragon rouge). Ce cavalier ne vient pas par lui-même, mais il est envoyé. Il suit logiquement le premier : après la séduction, vient le conflit.

L’histoire humaine l’a toujours confirmé. Les conquêtes, même présentées comme pacifiques, finissent par engendrer des affrontements. Ce deuxième cheval incarne cette réalité universelle. Les hommes aspirent à la paix, mais ils récoltent la guerre. Et derrière les luttes visibles, se profile la dimension invisible d’un jugement en cours.

Le cavalier reçoit un pouvoir. Il ne l’a pas de lui-même : il lui est confié. Il a pour mission d’ôter la paix. Ce n’est donc pas une guerre suscitée uniquement par les ambitions humaines, mais une guerre qui entre dans le cadre permis de Dieu. Il ne s’agit pas d’un dieu cruel, mais d’un Dieu juste, qui laisse le péché suivre son cours pour révéler les conséquences de la rébellion.

L’expression « afin que les hommes s’égorgent les uns les autres » va plus loin qu’une guerre classique. Elle désigne des conflits internes, des guerres civiles, des haines collectives. C’est le frère contre le frère, le voisin contre le voisin, la société contre elle-même. Cela inclut aussi le terrorisme, les persécutions religieuses, les violences idéologiques.

Le cavalier porte une grande épée. Contrairement au premier qui portait un arc sans flèches, celui-ci est armé pour tuer. L’épée est le symbole d’un conflit direct, sanglant, généralisé. Elle est un instrument de jugement. Dans l’Ancien Testament, l’épée est souvent mise entre les mains des puissances humaines pour accomplir le châtiment de Dieu (Ézéchiel 21.9–11). L’apôtre Paul dit lui-même que l’autorité porte l’épée pour punir les malfaiteurs (Romains 13.4).

Ce cavalier, donc, représente l’irruption du jugement de Dieu sous forme de guerre. Non pas qu’il soit l’auteur du mal, mais il laisse la violence humaine exposer sa propre déchéance.

Qui est ce cavalier rouge ? Trois interprétations possibles

Certains y voient la succession inévitable des guerres humaines à travers les siècles — depuis la chute, l’humanité n’a jamais cessé de se battre. D’autres pensent à une guerre mondiale finale, précédant le retour glorieux de Christ, une guerre ultime qui secouera les nations. D’autres encore y discernent des conflits spirituels, idéologiques, culturels — une guerre des esprits, des convictions, des valeurs.

Quelle que soit l’interprétation, une chose est certaine : ce cavalier n’est pas là par hasard. Il manifeste un jugement permis, voire déclenché, par le ciel. Il fait partie d’un plan plus vaste que nos yeux terrestres ne peuvent saisir. Et son but n’est pas seulement de punir, mais d’alerter, de réveiller, de pousser à la repentance.

Conclusion – Où plaçons-nous notre paix ?

Ce passage nous enseigne des vérités simples mais profondes. La paix du monde est fragile, passagère, illusoire. Elle peut être retirée en un instant. Les hommes parlent de sécurité, mais l’histoire les contredit. Car seule la paix que donne Jésus est véritable. Il l’a dit lui-même : « Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix. Je ne vous la donne pas comme le monde la donne. » (Jean 14.27)

Apocalypse 6.3–4 nous rappelle que nous devons regarder au-delà des circonstances. Que les guerres, si douloureuses soient-elles, ne sont pas en dehors du regard de Dieu. Elles sont souvent le reflet du cœur de l’homme, mais aussi un appel silencieux du ciel.

Alors, où plaçons-nous notre confiance ? Dans les traités, les accords, les puissances humaines ? Ou dans l’Agneau qui ouvre les sceaux ? Celui qui règne même au milieu de la tempête ?

Christ nous appelle aujourd’hui à discerner les temps, à ne pas craindre les conflits du monde, mais à nous ancrer dans la paix qu’il offre. Une paix qui dépasse toute intelligence. Une paix qui demeure, même lorsque le deuxième sceau est ouvert.

Pour qui Jésus revient-il ? Une réponse fondée sur les Écritures

Le retour de Jésus s’adresse à son peuple spirituel racheté par la foi, composé de Juifs et de non-Juifs, et non à un Israël géopolitique. Les croyants sont invités aux noces de l’Agneau, comme participants plutôt qu’en tant qu’épouse. La foi en Christ est essentielle, indépendamment de l’origine ethnique.

À travers les siècles, plusieurs théologies ont tenté de répondre à cette question essentielle : pour qui Jésus revient-il ? Est-ce pour l’Église ? Encore, pour les croyants ? Pour l’Israël géopolitique ? Ou pour les descendants d’Abraham selon la chair, encore attachés à l’ancienne alliance ? Pour y voir clair, il ne faut pas se tourner vers les traditions humaines, mais vers les Écritures elles-mêmes. Car c’est la Parole inspirée de Dieu qui détermine les contours du peuple que Christ viendra chercher.

D’abord, Jésus revient pour ceux qui lui appartiennent, rachetés par la foi

Le retour de Jésus concerne d’abord ceux qui sont à lui, c’est-à-dire ceux qui ont été rachetés par son sang et qui vivent dans la foi. Il ne s’agit pas d’une catégorie ethnique, ni d’une position religieuse, mais d’un peuple spirituel né de nouveau.

« Car la grâce de Dieu, source de salut pour tous les hommes, a été révélée. Elle nous enseigne à renoncer à l’impiété […] en attendant le moment béni où va se manifester la gloire de notre grand Dieu et Sauveur Jésus-Christ. Il s’est donné lui-même pour nous, afin de nous racheter de toute faute… » — Tite 2.11-14

Ce peuple racheté par Christ est composé de Juifs et de non-Juifs, tous unis dans la foi, régénérés par l’Esprit, et attendant activement son retour.

Ensuite, Jésus revient pour ceux qui sont invités aux noces de l’Agneau

Contrairement à une mauvaise conception largement répandue, l’Église n’est jamais appelée « l’épouse de Christ » dans les Écritures. Elle est plutôt décrite comme les invités au festin des noces. L’Apocalypse est très clair sur ce point : l’Épouse est la Nouvelle Jérusalem, la ville sainte, la demeure de Dieu avec les hommes.

« Puis je vis descendre du ciel, d’auprès de Dieu, la ville sainte, la nouvelle Jérusalem, préparée comme une mariée qui s’est faite belle pour son époux. » — Apocalypse 21.2

« Viens, je te montrerai la mariée, l’épouse de l’Agneau. […] Il me montra la ville sainte, Jérusalem, qui descendait du ciel d’auprès de Dieu. » — Apocalypse 21.9-10

Les croyants fidèles, quant à eux, sont appelés à participer aux noces, en tant qu’invités ayant revêtu le vêtement de noces, symbole de la justice reçue par la foi.

« Heureux ceux qui sont invités au festin des noces de l’Agneau ! » — Apocalypse 19.9

« Le royaume des cieux ressemble à un roi qui organisa un festin de noces pour son fils. […] Puis il dit à ses serviteurs : Le repas de noces est prêt. » — Matthieu 22.2, 4 (BDS)

D’autres passages démontrent bien ce fait. Par exemple :

  • Matthieu 22.2-14 : « Le royaume des cieux est semblable à un roi qui célébra les noces de son fils… » → les invités sont des hommes de toutes origines, représentant ceux qui répondent à l’appel de Dieu.
  • Luc 14.15-24 : un homme organise un grand festin → ceux qui y entrent sont les pauvres, estropiés, aveugles et boiteux — une image des croyants humbles et repentants.
  • Matthieu 25.1-13 : les dix vierges entrent dans la salle des noces, ce sont des participants, non l’Épouse.

Ainsi, Jésus revient pour ceux qui sont prêts, saints, fidèles, nés de l’Esprit, afin de les introduire dans son Royaume éternel — en tant qu’invités honorés aux noces de l’Agneau, et non comme l’Épouse elle-même.

Maintenant, Jésus ne revient pas pour un Israël géopolitique, mais pour le véritable Israël de Dieu

Il est crucial de distinguer entre Israël géopolitique actuel selon la chair et l’Israël spirituel que les apôtres décrivent. Le retour de Jésus ne concerne pas un État moderne, ni une ethnie, mais tous ceux qui sont en Christ.

« Tous ceux qui suivent cette règle de conduite, paix et compassion sur eux et sur l’Israël de Dieu ! » — Galates 6.16

Dans le contexte de ce passage, nous voyons clairement que l’Israël de Dieu aujourd’hui c’est l’Église. C’est elle le peuple de Dieu dans la nouvelle alliance. Alors, quand il parle de l’Israël de Dieu, il fait référence au peuple de Dieu.

De plus, L’apôtre Paul précise que ce ne sont pas les descendants naturels d’Abraham qui sont héritiers de la promesse, mais ceux qui sont enfants de Dieu par la foi.

« Ce ne sont pas tous ceux qui sont issus d’Israël qui sont Israël. […] Ce ne sont pas les enfants de la chair qui sont enfants de Dieu, mais ce sont les enfants de la promesse. » — Romains 9.6-8

Le véritable Israël, aujourd’hui, c’est la communauté des croyants nés de nouveau, unis à Christ, issus de toutes les nations. C’est pour ce peuple que Jésus revient.

Jésus ne revient pas pour ceux qui rejettent le Messie, même s’ils sont Juifs selon la chair

Le salut n’est pas accordé en raison d’une appartenance ethnique ou d’une observance extérieure de l’ancienne alliance. Jésus reviendra en jugement contre ceux qui l’ont rejeté, même s’ils se réclament de Moïse.

« Celui qui croit au Fils a la vie éternelle ; celui qui ne croit pas au Fils ne verra pas la vie, mais la colère de Dieu demeure sur lui. » — Jean 3.36

La foi en Jésus est la seule porte d’entrée dans le Royaume de Dieu, pour les Juifs comme pour les non-Juifs.

« Il n’y a plus ni Juif ni non-Juif, ni esclave ni homme libre, ni homme ni femme : car vous êtes tous un en Jésus-Christ. » — Galates 3.28

Même si un reste d’Israël selon la chair se tournera vers Jésus dans les derniers jours (Romains 11.25-26), ce sera par la foi en lui, et non par le biais d’un privilège ethnique.

Conclusion : Jésus revient pour son peuple spirituel, ceux qui lui appartiennent par la foi

Le retour de Jésus concerne ceux qui ont été lavés par son sang, nés de nouveau, et qui gardent la foi jusqu’à la fin. Ce peuple est formé de toutes les nations, y compris un reste d’Israël selon la chair, mais il n’est pas défini par l’ethnie ou la religion d’origine, seulement par l’union avec le Messie.

« Voici, il vient avec les nuées. Tous le verront, même ceux qui l’ont transpercé. Et toutes les familles de la terre se lamenteront à cause de lui. » — Apocalypse 1.7

« Quant à ceux qui auront persévéré jusqu’à la fin, ils seront sauvés. » — Matthieu 24.13

Prépare ton cœur, sois trouvé fidèle, revêtu du vêtement de noces, car le Roi revient chercher tous ceux qui l’attendent avec amour, foi et persévérance.

L’ouverture du premier sceau : le conquérant (Apocalypse 6.1-2)

L’ouverture des sceaux dans l’Apocalypse souligne le jugement divin imminent. Le premier sceau révèle un cavalier sur un cheval blanc, symbole de fausse victoire et de séduction mondiale. Ce cavalier, armé d’un arc, ne représente pas Christ, mais un pouvoir trompeur qui annonce des temps troublés. Les croyants doivent rester vigilants.

Introduction – Un moment solennel de révélation

L’ouverture des sceaux marque une étape décisive dans le déroulement du livre de l’Apocalypse. Ce n’est pas un simple récit prophétique, mais une mise en lumière du jugement divin qui vient pour secouer la terre. Chaque sceau brisé est un signal spirituel, une secousse qui réveille les cœurs et appelle les croyants à discerner les temps.

Le premier sceau, souvent interprété de manière littérale ou dispensationaliste, introduit un cavalier monté sur un cheval blanc. Pourtant, pour bien le comprendre, il faut garder à l’esprit le langage hautement symbolique de l’Apocalypse. Ce que Jean voit est une révélation de la souveraineté de Dieu et une mise en garde contre les séductions subtiles qui précèdent les jugements.

C’est ici dans ce climat de tension divine, entre silence du ciel et voix de tonnerre, que l’Esprit nous invite à la vigilance, au discernement, et à l’attachement au vrai vainqueur, le Seigneur Jésus.

L’Agneau ouvre le premier sceau

Jean fixe alors son regard sur l’Agneau. C’est lui, et lui seul, qui détient l’autorité de briser les sceaux du livre. Il n’est pas un spectateur des événements à venir, mais il est celui qui les initie, celui qui met en œuvre le plan divin.

L’un des quatre êtres vivants, qui symbolisent la création soumise à la volonté de Dieu, s’exprime avec une voix semblable au tonnerre. Ce « Viens ! » n’est pas une simple invitation, c’est un ordre céleste qui fait entrer en scène le premier acteur d’un drame prophétique.

Dès ce premier mouvement, le message est clair : Jésus-Christ conduit l’histoire. Rien n’échappe à son autorité. Ce ne sont pas les hommes qui dirigent les événements de la fin, mais bien le Seigneur exalté lui-même.

L’apparition du cavalier sur le cheval blanc

Un cheval blanc entre en scène. Dans ce passage sa couleur évoque à première vue la pureté, la victoire et la noblesse. Cependant, dans d’autres passages de l’Apocalypse, le blanc est associé à Christ lui-même, notamment en Apocalypse 19. Mais ici, une différence s’impose.

Ce cavalier n’a pas d’épée sortant de sa bouche. Il n’est pas appelé « Fidèle et Véritable ». Puis, il ne juge pas avec justice. Il n’est tout simplement pas le Verbe de Dieu. Toutefois, il a un arc et reçoit une couronne. Ce détail est crucial. Si vous remarquez, il ne prend pas la couronne, elle lui est donnée. Elle n’est pas éternelle, elle est temporaire. De même, son arme n’est pas la Parole, mais un arc, instrument de conquête souvent silencieuse, à distance donc, plus politique ou idéologique que spirituelle.

Ainsi, ce cavalier ne représente pas Jésus, mais un pouvoir séducteur, imitant la lumière sans en porter la sainteté. Il ouvre une ère d’influence trompeuse, où ce qui paraît glorieux n’est qu’un masque. Le cheval blanc cache une domination qui ne vient pas de Dieu.

Le cavalier est armé d’un arc, mais sans flèches visibles. Son pouvoir est donc suggéré mais pas frontal. Il convainc, il influence et il conquiert sans violence apparente. Sa force est dans la stratégie, l’illusion et la persuasion. Il reçoit une couronne, mot grec stéphanos, signe d’une victoire humaine, différente de la diadema royale attribuée à Christ.

Il sort « en vainqueur et pour vaincre », comme un mouvement inexorable. C’est une montée en puissance mondiale, une progression d’un pouvoir qui se pare de justice, mais dont l’issue est le chaos. Il est le premier d’une série de cavaliers qui sont la guerre, la famine, la mort. Ceux-ci suivent dans son sillage.

Plusieurs interprétations existent. Certains y voient un faux messie, séduisant les nations. D’autres parlent de l’expansion de pouvoirs politiques ou impériaux. Certains, à tort, y ont vu l’Évangile. Mais cette option semble peu probable, car les sceaux sont des jugements, non des bénédictions. Et le contexte immédiat évoque le début des douleurs, pas la moisson des âmes.

Jésus lui-même avait averti :

Ce cavalier blanc est, en fait, une imitation. Il symbolise une séduction mondiale, un faux règne, un simulacre de justice. Et son impact est dévastateur parce qu’il ouvre la voie à la guerre, au désordre et à la souffrance.

Conclusion – Un appel au discernement

L’ouverture du premier sceau lance le signal d’alarme. Jésus-Christ reste aux commandes de l’histoire, mais les événements qui se déchaînent appellent les croyants à une vigilance accrue. Ce cavalier blanc n’est pas le Sauveur. Il est le début d’un temps de trouble. Il annonce la venue de puissances trompeuses qui séduiront même les élus, si cela était possible.

Ce que nous devons retenir d’Apocalypse 6.1–2, c’est que Christ seul est digne d’ouvrir les sceaux. Que le conquérant sur le cheval blanc représente une fausse victoire, une autorité usurpée, et une séduction mondiale. Que les jugements qui suivent ne sont que les conséquences d’un monde qui s’est laissé tromper.

Alors, restons sobres et éveillés. Attachons-nous à la vérité de l’Évangile. Demeurons fermes dans la foi. Et ne cédons pas aux apparences trompeuses de puissance et de succès.

La véritable victoire est celle de l’Agneau, non celle des cavaliers du monde.

Réfuter la fausse doctrine de l’hypergrâce partie 2

Le rejet de l’Ancien Testament 

Nous avons vu dans un article précédant que la doctrine de l’hypergrâce minimisait la repentance parce que, selon eux, tous les péchés, passés, présents et futurs étaient déjà pardonnés et ainsi il n’était donc plus nécessaire de se repentir. 

Dans cet article nous allons voir que la fausse doctrine de l’hypergrâce utilise souvent des passages bibliques tirés des écrits de l’apôtre Paul pour prétendre que l’Ancien Testament et certaines paroles de Jésus avant sa résurrection seraient obsolètes. Nous allons regarder quelques passages et la façon dont ils sont interprétés par les tenants de la fausse doctrine de l’hypergrâce.

Cette fausse doctrine avec ces faux enseignements conduit les croyants, qui y adhèrent, directement dans la mort éternelle. Également, elle les prive des bénédictions de Dieu sur cette terre par la perversité des mauvaises interprétations des passages. Les faussetés véhiculées corrompent les croyants qui au départ étaient bien intentionnés. Malheureusement, ils se sont laissés séduire, tout comme les Galatiens, pour se détourner de la vérité des Écritures. (Ga 5.7-8)

Il est impératif de revenir à la vérité pure des Écritures sans les interprétations erronées de cette fausse doctrine. Celle-ci venant directement du monde des ténèbres accomplit son œuvre à merveille séduisant les croyants les plus faibles et leur tendant un piège qu’ils vont regretter amèrement au jour du jugement.

Le faux mélangé avec le vrai fait en sorte que les croyants ne connaissant que peu les Écritures vont tomber dans le panneau et croire cette fausse doctrine. Les lignes qui suivent apportent un éclairage sur la perversité de cette doctrine de démons tordant les sens des écritures à l’excès et faisant croire que l’Ancien Testament n’est plus utile alors que Jésus nous dit le contraire comme nous allons le voir.

D’abord, regardons le passage d’Hébreux 8.13 qui nous dit: « En parlant d’une alliance nouvelle, il déclare la première ancienne ; or, ce qui est ancien et vieilli est près de disparaître. » 

Ce verset est souvent interprété par les adeptes de l’hypergrâce pour dire que la première alliance, c’est-à-dire l’Ancien Testament dans son ensemble, est devenue caduque et n’a plus aucune valeur pour les croyants. Bien entendu, nous savons que ce n’est pas ce que ce passage nous enseigne. 

À vrai dire, l’auteur de l’épitre aux Hébreux parle ici de l’ancienne alliance mosaïque comme étant remplacée par la nouvelle alliance en Christ, mais cela ne rend pas l’Ancien Testament inutile. Il demeure essentiel pour comprendre le plan de Dieu, la prophétie, et le fondement de la foi chrétienne. D’ailleurs Jésus l’a utilisé avec les disciples d’Emmaüs pour leur expliquer tout ce qui le concernait. (Lc 24.27) 

Jésus nous dit une chose qui n’est pas négligeable et qui contredit l’affirmation de la doctrine de l’hypergrâce : « Ne vous imaginez pas que je sois venu pour abolir ce qui est écrit dans la Loi ou les prophètes ; je ne suis pas venu pour abolir, mais pour accomplir. Oui, vraiment, je vous l’assure : tant que le ciel et la terre resteront en place, ni la plus petite lettre de la Loi, ni même un point sur un i n’en sera supprimé jusqu’à ce que tout se réalise. » (Matthieu 5.17-18) 

Alors, si rien ne doit être supprimé de la Loi, pourquoi est-il enseigné que l’Ancien Testament est maintenant devenu vétuste ? C’est bien sûr, encore une fois, un passage qui ne dit pas ce qu’ils prétendent qu’il enseigne.

Regardons maintenant, le passage de Romains 6.14 : « Car le péché n’aura plus de pouvoir sur vous, puisque vous n’êtes plus sous le régime de la Loi, mais sous celui de la grâce. » 

Les enseignants de la fausse doctrine citent ce passage pour affirmer que la Loi (notamment celle de l’Ancien Testament) est abolie complètement et que la grâce suffit à remplacer toute exigence morale ou spirituelle. 

En réalité, le contexte de Romains 6.14 est profondément enraciné dans l’enseignement de l’apôtre Paul sur la victoire sur le péché par la grâce de Dieu. Ce que l’apôtre mentionne c’est que le péché n’aura plus de pouvoir sur nous parce que nous sommes maintenant sous le régime de la grâce. Il enseigne, ici, dans ce passage, que la Loi mosaïque ne peut pas justifier ni sanctifier. Cependant, cela ne signifie pas que la Loi morale de Dieu soit annulée. Jésus a bien dit qu’il n’était pas venu pour abolir la Loi, mais pour l’accomplir comme nous retrouvons ses paroles en Matthieu 5.17-18 : «Ne vous imaginez pas que je sois venu pour abolir ce qui est écrit dans la Loi ou les prophètes ; je ne suis pas venu pour abolir, mais pour accomplir. Oui, vraiment, je vous l’assure : tant que le ciel et la terre resteront en place, ni la plus petite lettre de la Loi, ni même un point sur un i n’en sera supprimé jusqu’à ce que tout se réalise. 


Un troisième passage qui est utilisé par les enseignants de la fausse doctrine de l’hypergrâce est Galates 3.24-25 qui dit : « Ainsi, la Loi a été notre guide jusqu’à ce que Christ vienne, pour que nous soyons déclarés justes devant Dieu par la foi. Maintenant que cette foi est venue, nous ne dépendons plus de ce guide. » 

L’Hypergrâce utilise ce passage pour affirmer que la Loi n’a plus aucun rôle dans la vie du chrétien, car la foi en Christ a remplacé toute forme de régulation ou de commandement divin. Encore une fois, nous voyons bien comment cette interprétation est erronée. 

Dans le contexte du passage, Paul explique que la Loi était un pédagogue pour conduire les gens à Christ en révélant leur besoin de grâce. « Ainsi la loi a été comme un pédagogue pour nous conduire à Christ, afin que nous fussions justifiés par la foi. La foi étant venue, nous ne sommes plus sous ce pédagogue. » (Galates 3.24-25 LSG) Ne plus être sous ce pédagogue ne signifie pas que la loi est caduque comme nous l’avons vu précédemment. Ce que ça signifie c’est qu’il n’est plus nécessaire de sacrifier d’animaux pour expier notre péché. « Christ s’est offert une seule fois en sacrifice pour porter les péchés de beaucoup d’hommes. » (Hébreux 9.28)

Toutefois, cela ne signifie pas que les enseignements de l’Ancien Testament ou les paroles de Jésus soient obsolètes. La Loi continue de servir à éclairer la volonté de Dieu et à révéler ce qui est juste. Comme il est écrit en Romains 3.31 : « Annulons-nous donc la Loi par le moyen de la foi ? Certainement pas ! Au contraire, nous confirmons la Loi. »


2 Corinthiens 3.6 est un quatrième passage utilisé pour rejeter l’Ancien Testament. Ce verset nous dit: « Il nous a rendus capables d’être les ministres d’une alliance nouvelle ; non pas de la lettre, mais de l’Esprit, car la lettre tue, mais l’Esprit fait vivre. »

L’utilisation de ce passage par les théoriciens de la doctrine de l’hypergrâce est interprétée pour prétendre que les commandements de l’Ancien Testament, considérés comme « la lettre », n’ont plus d’importance, car seule la vie dans l’Esprit compte. C’est bien entendu une très mauvaise interprétation de ce passage. 

Le contexte de 2 Corinthiens 3.6 met en contraste l’ancienne alliance de la loi, qui expose le péché et conduit à la mort, avec la nouvelle alliance en Christ, qui donne la vie par l’Esprit, soulignant que Paul et ses collaborateurs sont qualifiés par Dieu pour ce ministère vivifiant. Ça n’a rien à voir avec le rejet de l’Ancien Testament.

Par ailleurs, Paul sans ses épitres ne rejette pas les Écritures, mais il critique une lecture légaliste et dépourvue de foi. L’Esprit donne la capacité de vivre selon la volonté de Dieu, en harmonie avec ses commandements. Toute tentative humaine pour tenter de vivre la loi est vouée à l’échec. 


Un dernier passage «Car la Loi a été donnée par Moïse, mais la grâce et la vérité sont venues par Jésus-Christ. » (Jean 1.17)

Ce verset est souvent utilisé pour soutenir une opposition entre la Loi de Moïse et la grâce apportée par Jésus, comme si la grâce rendait obsolètes les enseignements de l’Ancien Testament. Ce qui n’est absolument pas étayé par les écritures d’aucune manière.

Le contexte de Jean 1.17 met en contraste la loi donnée par Moïse, qui révèle la justice de Dieu, mais qui ne sauve pas, avec la grâce et la vérité qui sont pleinement réalisées en Jésus-Christ, inaugurant une relation nouvelle et vivifiante entre Dieu et l’humanité. Il n’y a donc aucune opposition entre la Loi et la grâce comme nous l’avons démontré jusqu’à maintenant. En définitive, la Loi reste un reflet du caractère saint de Dieu. « Les décrets de l’Éternel sont justes et ils font la joie du cœur ; les commandements de l’Éternel sont limpides et ils donnent du discernement. » (Psaume 19.8) Il est faux de déclarer que la loi est maintenant caduque. 

En conclusion, l’hypergrâce utilise ces passages pour prétendre que l’Ancien Testament et les paroles de Jésus avant sa résurrection n’ont plus d’importance. Cependant, une lecture correcte et équilibrée des Écritures montre que la grâce en Christ accomplit et clarifie la Loi, mais ne l’annule pas. Jésus lui-même a affirmé la continuité et la validité des Écritures dans leur totalité comme il est écrit ici dans ce passage de Matthieu 5.18 « Oui, vraiment, je vous l’assure : tant que le ciel et la terre resteront en place, ni la plus petite lettre de la Loi, ni même un point sur un i n’en sera supprimé jusqu’à ce que tout se réalise. »

Le salut selon la Bible

Le salut est le message central de la Bible et la promesse la plus précieuse que Dieu offre à l’humanité. Il répond à notre plus grand besoin : être réconciliés avec Dieu, libérés du péché et assurés d’une vie éternelle. C’est également l’un des thèmes centraux de la foi chrétienne, car il touche directement à notre relation avec Dieu, notre avenir éternel et notre vie présente. Mais pourquoi avons-nous besoin du salut ? Qui en est l’auteur, et comment peut-il être reçu ? Ce texte explore les fondements bibliques du salut, en soulignant d’une part la gravité de notre condition de pécheurs séparés de Dieu, et d’autre part l’immense amour de Dieu qui, par Jésus-Christ, offre la réconciliation. Nous découvrirons également les transformations qu’il apporte dans nos vies, l’importance de persévérer dans la foi, et les avertissements bibliques concernant le danger de s’en détourner. À travers une réflexion guidée par les Écritures, ce parcours vise à éclairer le chemin du salut, un chemin qui mène à la paix, à la sécurité éternelle et à une vie sanctifiée en communion avec Dieu.

1. Pourquoi avons-nous besoin du salut ?

La Bible enseigne que tous les humains ont péché et sont séparés de Dieu :
Romains 3.23« Tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu. »

Le péché est une rébellion contre Dieu, et sa conséquence ultime est la mort :
Romains 6.23« Le salaire du péché, c’est la mort, mais le don gratuit de Dieu, c’est la vie éternelle en Jésus-Christ. »

Cette séparation d’avec Dieu ne peut être réparée par nos propres efforts. Nous avons besoin d’un Sauveur pour nous libérer de cette condamnation.

2. Qui est l’auteur du salut ?

Le salut est un cadeau que Dieu offre par amour :
Jean 3.16« Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse pas mais qu’il ait la vie éternelle. »

Jésus-Christ est le Sauveur promis, celui qui a donné sa vie pour expier nos péchés :
1 Pierre 2.24« Il a porté lui-même nos péchés dans son corps sur le bois. »

C’est par son sacrifice à la croix que Jésus a ouvert la voie de la réconciliation avec Dieu :
Jean 14.6« Moi, je suis le chemin, la vérité et la vie. On ne vient au Père qu’en passant par moi. »

3. Comment recevoir le salut ?

La Bible enseigne que le salut est reçu par la foi, non par les œuvres :
Éphésiens 2.8-9« Car c’est par la grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu. Ce n’est pas par les œuvres, afin que personne ne puisse se vanter. »

Les étapes pour recevoir le salut :

  1. Reconnaître son péché :
    « Changez radicalement, revenez à Dieu pour qu’il efface vos péchés. » (Actes 3.19)
  2. Croire en Jésus-Christ :
    « Si tu crois dans ton cœur que Dieu l’a ressuscité des morts, tu seras sauvé. » (Romains 10.9)
  3. Confesser Jésus comme Seigneur :
    « Si, de ta bouche, tu affirmes devant tous que Jésus est Seigneur, tu seras sauvé. » (Romains 10.10)

4. Les effets du salut

Lorsque nous recevons le salut, plusieurs transformations s’opèrent dans notre vie :

  1. Une nouvelle identité en Christ :
    « Si quelqu’un est en Christ, il est une nouvelle créature. Les choses anciennes sont passées ; voici, toutes choses sont devenues nouvelles. » (2 Corinthiens 5.17)
  2. La paix avec Dieu :
    « Ayant été déclarés justes sur la base de la foi, nous sommes en paix avec Dieu. » (Romains 5.1)
  3. La sécurité éternelle :
    « Je leur donne la vie éternelle ; elles ne périront jamais. » (Jean 10.28)
  4. Un appel à la sanctification :
    « Vous serez saints, car moi, je suis saint. » (1 Pierre 1.16)

5. L’importance de persévérer dans le salut

Bien que le salut soit un don de Dieu, la Bible nous exhorte à persévérer dans notre foi :
Matthieu 24.13« Mais celui qui tiendra bon jusqu’à la fin sera sauvé. »

Cela signifie marcher quotidiennement avec Dieu, demeurer dans sa Parole et vivre une vie conforme à l’Évangile.

6. Le danger de négliger ou de perdre son salut

La Bible avertit les croyants de rester vigilants dans leur marche avec Dieu, car négliger la foi ou s’éloigner intentionnellement de Lui peut entraîner une perte de salut.

  1. Un avertissement contre l’apostasie :
    • Hébreux 6.4-6 :
      « En effet, il est impossible que des gens qui ont été éclairés, qui ont goûté au don céleste, qui ont eu part au Saint-Esprit, qui ont goûté combien la Parole de Dieu est bonne et les puissances du monde à venir, et qui pourtant sont tombés, soient amenés à un changement radical. »
  2. L’exhortation à persévérer :
    • Hébreux 3.12-14 :
      « Prenez garde, frères, qu’aucun de vous n’ait un cœur mauvais et incrédule qui l’amène à se détourner du Dieu vivant. Encouragez-vous les uns les autres chaque jour, aussi longtemps qu’on peut dire aujourd’hui, afin qu’aucun de vous ne s’endurcisse, trompé par le péché. »
  3. Un appel à marcher dans l’obéissance :
    • Jean 15.6 :
      « Si quelqu’un ne demeure pas en moi, il est jeté dehors, comme le sarment, et il sèche. »

Conclusion

Le salut est bien plus qu’un simple concept religieux : c’est une rencontre personnelle avec le Dieu vivant, une transformation profonde et une espérance éternelle. C’est une grâce inestimable offerte par Dieu à travers Jésus-Christ. Nous avons vu que le salut est un don immérité offert par la grâce de Dieu, accessible à tous ceux qui croient en Jésus-Christ et se repentent. Mais ce don précieux appelle à une réponse : marcher fidèlement avec Dieu, persévérer dans la foi, et demeurer attaché à la Parole. Les avertissements contre l’apostasie rappellent que notre foi ne doit pas être passive, mais active et vivante.

Alors que nous méditons sur ces vérités, rappelons-nous que le salut n’est pas seulement une porte d’entrée dans la vie éternelle : il transforme également notre existence ici et maintenant, en nous offrant une nouvelle identité, une paix durable, et un appel à la sainteté. Puissions-nous, en réponse à cet amour divin, vivre pleinement pour la gloire de Dieu, dans l’espérance de son retour. Comme le dit l’apôtre Paul : « Combattez le bon combat de la foi, saisissez la vie éternelle » (1 Timothée 6.12). Que notre marche reflète cette espérance, et que notre témoignage attire d’autres à recevoir ce don inestimable.

Verset-clé :
Jean 5.24« Celui qui écoute mes paroles et qui croit à celui qui m’a envoyé possède la vie éternelle. Il ne vient pas en jugement, mais il est passé de la mort à la vie. »

L’évangile de la prospérité : une dérive de la foi ou une promesse divine ?

La doctrine de la prospérité, aussi connue sous le nom d’« évangile de la prospérité », est une croyance qui affirme que Dieu promet des bénédictions matérielles et financières à ceux qui exercent suffisamment de foi et qui font preuve de générosité envers les ministères religieux, souvent par des dons financiers. Cette doctrine repose sur l’idée que la prospérité physique et financière est un signe de la bénédiction de Dieu et que chaque croyant, s’il suit certains principes, peut la recevoir. Cependant, de nombreux chrétiens et théologiens considèrent cet enseignement comme une fausse doctrine, car il déforme les enseignements bibliques et risque de détourner les croyants du véritable message de l’Évangile. Voici plusieurs points clés où la doctrine de la prospérité entre en conflit avec l’enseignement biblique :

1. Une vision déformée de la bénédiction

La doctrine de la prospérité réduit souvent la bénédiction divine à des aspects purement matériels, alors que la Bible parle d’une bénédiction plus vaste, comprenant la paix, la joie, la communion avec Dieu et la croissance spirituelle. Jésus a enseigné que la vie d’un croyant ne consiste pas dans l’abondance de ses biens, comme nous le mentionne Jésus : « Gardez-vous avec soin du désir de posséder, sous toutes ses formes, car la vie d’un homme, si riche soit-il, ne dépend pas de ses biens. » (Luc 12.15) Jésus nous apprend aussi que les valeurs spirituelles sont supérieures aux richesses matérielles : « Ne vous amassez pas des richesses sur la terre où elles sont à la merci de la rouille, des mites qui rongent, ou des cambrioleurs qui percent les murs pour voler. Amassez-vous plutôt des trésors dans le ciel, où il n’y a ni rouille, ni mites qui rongent, ni cambrioleurs qui percent les murs pour voler. Car là où est ton trésor, là sera aussi ton cœur. » (Matthieu 6.19-21)

2. Une mauvaise interprétation de la foi

Selon l’évangile de la prospérité, la foi est perçue comme une « clé » pour ouvrir les portes des richesses terrestres. Cette vision est problématique, car elle fait de la foi un moyen d’obtenir ce que l’on désire au lieu d’une relation de confiance et de soumission envers Dieu, même dans les épreuves. Or, dans la Bible, la foi est l’assurance des choses que l’on espère comme nous l’enseigne l’épitre aux Hébreux « La foi est une façon de posséder ce qu’on espère, c’est un moyen d’être sûr des réalités qu’on ne voit pas. » (Hébreux 11.1) Malheureusement, certains utilisent la foi comme un outil pour acquérir des biens, plutôt qu’un abandon total à la volonté divine.

3. Un détournement de l’enseignement sur la générosité

La doctrine de la prospérité encourage souvent les dons financiers en promettant que ces dons seront multipliés et rapporteront des bénédictions matérielles en retour. Or, la Bible enseigne que les dons doivent être faits avec un cœur sincère, sans rien attendre en retour. Jésus lui-même a mis en garde contre l’accumulation de richesses et a appelé ses disciples à une vie de service et de générosité désintéressée.

4. Une ignorance du sacrifice et des souffrances chrétiennes

L’évangile de la prospérité néglige le thème des épreuves et du sacrifice, pourtant central dans l’Évangile. Les Écritures montrent que de nombreux croyants, y compris les apôtres, ont connu des souffrances, des persécutions et la pauvreté comme nous le raconte l’apôtre Paul lorsqu’il fait part de son témoignage : « Car j’ai travaillé davantage, j’ai été plus souvent en prison, j’ai essuyé infiniment plus de coups ; plus souvent, j’ai vu la mort de près. Cinq fois, j’ai reçu des Juifs les « quarante coups moins un ». Trois fois, j’ai été fouetté, une fois lapidé, j’ai vécu trois naufrages, j’ai passé un jour et une nuit dans la mer. Souvent en voyage, j’ai été en danger au passage des fleuves, en danger dans des régions infestées de brigands, en danger à cause des Juifs, mes compatriotes, en danger à cause des païens, en danger dans les villes, en danger dans les contrées désertes, en danger sur la mer, en danger à cause des faux frères. J’ai connu bien des travaux et des peines, de nombreuses nuits blanches, la faim et la soif, de nombreux jeûnes, le froid et le manque d’habits. Et sans parler du reste, je porte un fardeau quotidien, le souci de toutes les Églises. (2 Corinthiens 11.23-28)

Jésus a dit que suivre Dieu impliquait de porter sa croix (Luc 9.23), et Paul a enseigné que « tous ceux qui sont décidés à vivre dans la piété par leur union avec Jésus-Christ connaîtront la persécution » (2 Timothée 3.12). La vie chrétienne est donc souvent marquée par des difficultés et des épreuves, qui fortifient notre foi et nous rapprochent de Dieu.

5. Le danger de transformer Dieu en un « génie » obéissant à nos désirs

Dans cette doctrine, Dieu est parfois présenté comme un être dont le rôle est d’accomplir les désirs matériels de ses enfants, en réponse à des prières ou à des actes de foi spécifiques. Cette vision est réductrice et éloigne des attributs de Dieu : il est souverain, et ses voies sont plus élevées que les nôtres comme nous enseigne Ésaïe : « Car vos pensées ne sont pas mes pensées, et vos voies ne sont pas les voies que j’ai prescrites, déclare l’Eternel ; autant le ciel est élevé au-dessus de la terre, autant les voies que je vous ai prescrites sont élevées au-dessus de vos voies, et autant mes pensées sont élevées loin au-dessus des vôtres. (Ésaïe 55.8-9). Au lieu de voir Dieu comme un serviteur de nos besoins, l’Évangile nous appelle à adorer et à servir Dieu de manière humble, quelle que soit notre situation.

Conclusion

L’Évangile de la prospérité peut séduire par ses promesses de bien-être matériel, mais il risque de détourner de la vérité essentielle de l’Évangile : le salut en Jésus-Christ, le développement d’une foi sincère, et l’espérance d’une vie éternelle avec Dieu. Le vrai christianisme appelle à une vie de service, de sacrifice, et de sanctification, tout en promettant des bénédictions spirituelles éternelles. Jésus a mis en garde contre le fait de servir à la fois Dieu et l’argent (Matthieu 6.24) et a enseigné que la vraie richesse se trouve dans notre relation avec lui, qui est le véritable trésor éternel des croyants.

Rien ne prouve la théorie de deux retours de Jésus

L’idée que Jésus reviendra en deux événements distincts – un enlèvement secret pour l’Église avant la période des tribulations, suivie d’un retour visible après cette même période – est une doctrine populaire. Cependant, cette interprétation ne trouve aucun fondement biblique solide dans les Écritures. Voici pourquoi l’idée de deux retours distincts de Jésus-Christ est erronée.


1. La Bible enseigne un seul retour visible de Jésus

Les Écritures ne font jamais référence à deux retours distincts de Christ. Au contraire, elles présentent un événement unique, spectaculaire et visible, auquel tout le monde assistera. Voici quelques passages clés :

Matthieu 24.30-31 : « C’est alors que le signe du Fils de l’homme apparaîtra dans le ciel. Alors tous les peuples de la terre se lamenteront, et ils verront le Fils de l’homme venir sur les nuées du ciel avec beaucoup de puissance et de gloire. Il enverra ses anges rassembler, au son des trompettes éclatantes, ses élus des quatre coins du monde, d’un bout à l’autre de l’univers. » 

Ce passage indique que le retour de Jésus sera visible pour « toutes les tribus de la terre », confirmant un seul événement global et non pas deux. Il n’y a aucun passage dans la Bible qui stipule un retour secret de Jésus pour enlever son Église.

Actes 1.11 « Hommes de Galilée, pourquoi restez-vous ainsi à regarder le ciel ? Ce Jésus qui a été enlevé au ciel du milieu de vous, en redescendra un jour de la même manière que vous l’avez vu y monter. »

Les anges expliquent que Jésus reviendra de manière visible et publique, tout comme il est monté au ciel. Rien ici ne suggère deux retours distincts.


2. L’idée d’un enlèvement secret est absente des Écritures

L’idée de deux retours distincts repose sur une falsification de la Parole de Dieu. Ce sont des passages tirés de leur contexte pour leur faire dire une chose qu’ils ne disent pas, notamment 1 Thessaloniciens 4.16-17 :

En effet, au signal donné, sitôt que la voix de l’archange et le son de la trompette divine retentiront, le Seigneur lui-même descendra du ciel, et ceux qui sont morts unis à Christ ressusciteront en premier lieu. Ensuite, nous qui serons restés en vie à ce moment-là, nous serons enlevés ensemble avec eux, dans les nuées, pour rencontrer le Seigneur dans les airs. Ainsi nous serons pour toujours avec le Seigneur. 

Est-ce que vous voyez dans ce passage, une seule chose qui puisse nous indiquer que ça parle d’un retour secret de Jésus ? Rien dans ce passage ni dans son contexte ne mentionne cela. Ce passage décrit clairement la résurrection et l’enlèvement des croyants à la venue de Christ. Cependant, il ne parle pas d’un événement distinct de son retour glorieux. Les éléments tels que le « la voix de l’archange » et « la trompette divine » montrent que cet événement est public, bruyant et visible, et non un enlèvement secret. Affirmer une chose pareille c’est de mentir aux croyants.


3. Le retour de Jésus est toujours lié au jugement

Les Écritures présentent toujours le retour de Jésus comme étant liées au jugement final et à l’établissement de son règne. Par exemple :

2 Thessaloniciens 1.6-10 En effet, il est juste aux yeux de Dieu de rendre la souffrance à ceux qui vous font souffrir, et de vous accorder, à vous qui souffrez, du repos avec nous. Cela se produira lorsque le Seigneur Jésus apparaîtra du haut du ciel, avec ses anges puissants et dans une flamme. Ce jour-là, il punira comme ils le méritent ceux qui ne connaissent pas Dieu et qui n’obéissent pas à l’Évangile de notre Seigneur Jésus. Ils auront pour châtiment une ruine éternelle, loin de la présence du Seigneur et de sa puissance glorieuse lorsqu’il viendra pour être en ce jour-là honoré dans la personne des membres du peuple saint et admiré dans la personne de tous les croyants. Et vous aussi, vous en ferez partie, puisque vous avez cru au message que nous vous avons annoncé. 

Ce passage montre clairement que le retour de Jésus inclut à la fois la rétribution des impies et la glorification des saints. Rien n’indique une séparation entre ces deux événements.

Apocalypse 19.11-16 « Là-dessus, je vis le ciel ouvert et voici, il y avait un cheval blanc. Son cavalier s’appelle « Fidèle et Véritable ». Il juge avec équité, il combat pour la justice. Ses yeux flamboient comme une flamme ardente. Sa tête est couronnée de nombreux diadèmes. Il porte un nom gravé qu’il est seul à connaître. Il est vêtu d’un manteau trempé de sang. Il s’appelle La Parole de Dieu. Les armées célestes, vêtues de lin blanc et pur, le suivent sur des chevaux blancs. De sa bouche sort une épée aiguisée pour frapper les peuples et il les dirigera avec un sceptre de fer. Il va aussi écraser lui-même le raisin dans le pressoir à vin de l’ardente colère du Dieu tout-puissant. Sur son manteau et sur sa cuisse est inscrit un titre : « Roi des rois et Seigneur des seigneurs ». 

Ici, Jésus revient comme le Roi des rois, accompagné des armées célestes, pour exécuter le jugement sur les nations. Cet événement coïncide avec la victoire finale, et non avec un enlèvement distinct des croyants.


4. Les implications théologiques de deux retours distincts

Prétendre que Jésus revient en deux étapes crée des problèmes théologiques importants :

  • Division artificielle du corps de Christ : Si une partie de l’Église est enlevée avant la période des tribulations et une autre reste, cela contredit l’unité du corps de Christ (1 Corinthiens 12.12-13).
  • Absence d’enseignement clair : Les évangiles et les épîtres n’enseignent jamais une chronologie de deux retours distincts. Une doctrine aussi cruciale devrait être explicitement énoncée dans les Écritures.
  • Affaiblissement de la persévérance : Enseigner un enlèvement prétribulationnel encourage les croyants à espérer une évasion plutôt qu’une endurance face aux tribulations, contrairement à l’enseignement biblique (Matthieu 24.13).

Conclusion : Une seule venue glorieuse et triomphante

L’idée de deux retours distincts de Jésus n’est pas soutenue par les Écritures d’aucune façon. Sauf, si l’on cite des versets hors de leur contexte. La Parole de Dieu enseigne un seul retour, visible, glorieux et final, au cours duquel Christ réunira ses élus, jugera les impies et établira son royaume éternel. Plutôt que de nous attendre à une évasion des épreuves, nous sommes appelés à persévérer dans la foi, confiants en la victoire finale de notre Seigneur.

Dénoncer la fausse doctrine de la Parole de Foi : une lecture biblique corrigée

La fausse doctrine de la Parole de Foi (ou Évangile de la prospérité) utilise certains passages bibliques hors de leur contexte pour enseigner que la foi peut être utilisée pour obtenir richesse, succès et santé. Voici quelques-uns des passages couramment détournés et leur véritable interprétation biblique.


1. Marc 11.23-24

« Vraiment, je vous l’assure, si quelqu’un dit à cette colline : « Soulève-toi de là et jette-toi dans la mer », sans douter dans son cœur, mais en croyant que ce qu’il dit va se réaliser, la chose s’accomplira pour lui. 24 C’est pourquoi je vous le déclare : tout ce que vous demandez dans vos prières, croyez que vous l’avez reçu et cela vous sera accordé. »

Utilisation erronée du passage :
Les prédicateurs de la Parole de Foi enseignent que ce passage signifie que tout ce qu’une personne déclare par la foi (comme la richesse, la santé ou le succès) doit se réaliser.

📖 Correction biblique :
Le contexte montre que Jésus parle de la foi en Dieu, pas d’un pouvoir magique des mots. Il enseigne à ses disciples d’avoir une confiance totale en Dieu dans la prière, et non de manipuler Dieu pour accomplir leurs désirs personnels. La Bible enseigne aussi que Dieu exauce nos prières selon sa volonté  comme le démontre 1 Jean 5.14 : « Et voici quelle assurance nous avons devant Dieu : si nous demandons quelque chose qui est conforme à sa volonté, il nous écoute. »


2. 3 Jean 1.2

« Cher ami, je souhaite que tu prospères à tous égards et que tu sois en aussi bonne santé physique que tu l’es spirituellement. »

✅ Utilisation erronée du passage :
Les prédicateurs de la prospérité enseignent que Dieu veut que tous les croyants soient matériellement riches et en parfaite santé, citant ce verset comme preuve.

📖 Correction biblique :
Ce passage est une salutation personnelle de l’apôtre Jean à Gaïus, et non une promesse divine universelle. La vraie prospérité biblique concerne la croissance spirituelle et la sanctification, pas l’accumulation de richesses terrestres. Jésus lui-même a averti contre l’amour de l’argent en Matthieu 6.19-21 : « Ne vous amassez pas des richesses sur la terre où elles sont à la merci de la rouille, des mites qui rongent, ou des cambrioleurs qui percent les murs pour voler. Amassez-vous plutôt des trésors dans le ciel, où il n’y a ni rouille, ni mites qui rongent, ni cambrioleurs qui percent les murs pour voler. Car là où est ton trésor, là sera aussi ton cœur. » 

C’est là où nous devons mettre nos efforts et surtout pas dans l’accumulation de bien terrestre. C’est un piège. Cette doctrine met l’accent sur nos désirs personnelles. Tandis que la foi met l’accent sur la volonté de Dieu pour nous.

De même l’apôtre Paul mentionne : « Ceux qui veulent à tout prix s’enrichir s’exposent eux-mêmes à la tentation et tombent dans le piège de nombreux désirs insensés et pernicieux qui précipitent les hommes dans la ruine et la perdition. Car « l’amour de l’argent est racine de toutes sortes de maux ». Pour s’y être abandonnés, certains se sont égarés très loin de la foi, et se sont infligé beaucoup de tourments. » (1 Timothée 6.9-10).


3. Deutéronome 8.18

« Souviens-toi au contraire que c’est l’Eternel ton Dieu qui te donne la force de parvenir à la prospérité et qu’il le fait aujourd’hui pour tenir envers toi les engagements qu’il a pris par serment en concluant alliance avec tes ancêtres. »

✅ Utilisation erronée du passage :
Les prédicateurs de la prospérité affirment que Dieu veut rendre ses enfants riches et qu’avoir la foi garantit la richesse.

📖 Correction biblique :
Ce passage s’adresse au peuple d’Israël dans le contexte de l’Alliance mosaïque, où l’obéissance à Dieu entraînait des bénédictions matérielles spécifiques pour Israël. Dans le Nouveau Testament, la bénédiction principale est spirituelle comme nous le mentionne Éphésiens 1.3 : « Béni soit Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus-Christ, car il nous a comblés de toute bénédiction de l’Esprit dans le monde céleste en raison de notre union avec Christ. »

Jésus a également enseigné à ne pas amasser des trésors sur la terre mais à chercher d’abord le Royaume de Dieu (Matthieu 6.33).


4. Proverbes 18.21

« La mort et la vie sont au pouvoir de la langue : qui aime se répandre en paroles mangera les fruits qu’elles auront produits. » 

✅ Utilisation erronée du passage :
Les prédicateurs de la Parole de Foi enseignent que nos paroles ont un pouvoir créateur : si nous déclarons la richesse, la santé ou le succès, cela arrivera.

📖 Correction biblique :
Ce passage parle de l’influence des paroles dans nos relations humaines et notre destinée morale, et non d’un pouvoir surnaturel de création. N’oublions pas que la pensée qui veut que nous puissions créer par nos paroles est un feu étrangers qui fut amené dans le corps de Christ.

Jésus enseigne que la foi en Dieu n’est pas une parole manipulatrice destinée à changer la réalité à volonté. : « Jésus prit la parole et leur dit : Ayez foi en Dieu. Vraiment, je vous l’assure : si quelqu’un dit à cette montagne : « Ôte-toi de là et jette-toi dans la mer », sans douter dans son cœur, mais en croyant que ce qu’il dit arrive, cela lui sera accordé. » (Marc 11.22-23).

La vraie transformation vient de Dieu, par sa Parole et son Esprit, et non de simples affirmations personnelles pour assouvir nos désires terrestres.


5. Philippiens 4.13

« Je peux tout, grâce à celui qui me fortifie. »

✅ Utilisation erronée du passage :
Les enseignants de la prospérité citent ce verset pour dire que les croyants peuvent réaliser tous leurs rêves et ambitionsavec la foi.

📖 Correction biblique :
Paul parle du contentement en toutes circonstances : « Ce n’est pas le besoin qui me fait parler ainsi, car j’ai appris en toutes circonstances à être content avec ce que j’ai. Je sais vivre dans le dénuement, je sais aussi vivre dans l’abondance. C’est le secret que j’ai appris : m’accommoder à toutes les situations et toutes les circonstances, que je sois rassasié ou que j’aie faim, que je connaisse l’abondance ou que je sois dans le besoin. » (Philippiens 4:11-12). Il ne dit pas que nous pouvons obtenir tout ce que nous voulons, mais que, par la force de Christ, nous pouvons endurer les épreuves et rester fidèles à Dieu. Elle est là la nuance.


Conclusion

La Parole de Foi enseigne une fausse vision de Dieu et de la foi chrétienne, remplaçant la souveraineté divine par un évangile centré sur l’homme et ses désirs matériels. La Bible enseigne plutôt que :

  • Dieu répond aux prières selon sa volonté : « Et voici quelle assurance nous avons devant Dieu : si nous demandons quelque chose qui est conforme à sa volonté, il nous écoute. Et si nous savons qu’il nous écoute, nous savons aussi que l’objet de nos demandes nous est acquis. » (1 Jean 5.14-15).
  • Les souffrances et les épreuves font partie de la vie chrétienne : « Il fallait que je vous dise aussi cela pour que vous trouviez la paix en moi. Dans le monde, vous aurez à souffrir bien des afflictions. Mais courage ! Moi, j’ai vaincu le monde. » (Jean 16.33) « En fait, tous ceux qui sont décidés à vivre dans la piété par leur union avec Jésus-Christ connaîtront la persécution. » (2 Timothée 3:12)
  • L’objectif de la foi n’est pas la richesse matérielle mais la communion avec Dieu : « Faites donc du royaume de Dieu et de ce qui est juste à ses yeux votre préoccupation première, et toutes ces choses vous seront données en plus. » (Matthieu 6.33) « Or, sans la foi, il est impossible de lui être agréable. Car celui qui s’approche de Dieu doit croire qu’il existe et qu’il récompense ceux qui se tournent vers lui. » (Hébreux 11.6).

Ce qu’il faut nous souvenir, c’est que Dieu nous donnera une parole pour un besoins spécifique dans notre vie au moment que lui jugera oppurtum. C’est à ce moment que nous pouvons mettre notre foi en action. C’est à ce moment que nous appliquons la Parole de foi. En aucun temps, cette parole de doit être utiliser pour combler quelques désirs personnels que nous jugerions nécessaire. Dieu n’est pas notre génie qui accomplit tous nos voeux.

La véritable richesse pour un chrétien, c’est Christ lui-même et les bénédictions spirituelles en Lui : « Béni soit Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus-Christ, car il nous a comblés de toute bénédiction de l’Esprit dans le monde céleste en raison de notre union avec Christ. » (Éphésiens 1.3)

Le livre scellé de sept sceaux et l’Agneau égorgé (Apocalypse 5.1-14)

Le cinquième chapitre de l’Apocalypse révèle la souveraineté de Jésus-Christ sur l’histoire humaine, dépeignant sa dignité à ouvrir le livre scellé, symbole du plan divin. L’Agneau, représentant du sacrifice et de la victoire, est adoré par tous. Ce passage appelle à la reconnaissance de son autorité et à l’adoration universelle.

Introduction – Un passage central pour notre foi

Le cinquième chapitre de l’Apocalypse est l’un des plus saisissants de toute l’Écriture. Il met en lumière la souveraineté absolue de Jésus-Christ sur l’histoire humaine et le plan éternel de Dieu. Jean nous y décrit une scène céleste bouleversante. Il voit un livre scellé de sept sceaux dans la main de Dieu, et nul, dans tout l’univers, n’est trouvé digne de l’ouvrir sauf un. L’Agneau, égorgé mais vivant, se lève. Et à travers cette vision, ce texte ranime l’espérance, secoue la foi endormie, et appelle l’Église à l’adoration du seul qui est véritablement digne.

Ce passage proclame trois vérités essentielles : Christ détient l’autorité suprême sur le jugement et l’histoire ; il est l’objet de l’adoration céleste ; et il agit en parfaite unité avec le Père pour accomplir le salut.


1. Le livre scellé et la détresse de Jean

Apocalypse 5.1–4 — « Alors je vis dans la main droite de celui qui siégeait sur le trône un livre écrit à l’intérieur et à l’extérieur. Il était scellé de sept sceaux. 2 Je vis aussi un ange puissant qui proclamait d’une voix forte : Qui est digne d’ouvrir le livre et d’en rompre les sceaux ? 3 Mais personne, ni au ciel, ni sur la terre, ni sous la terre, n’était capable d’ouvrir le livre ni de le lire. 4 Je me mis à pleurer abondamment parce qu’on ne trouvait personne qui fût digne d’ouvrir le livre et de le lire. »

Jean voit dans la main de Dieu un livre mystérieux, écrit sur toutes ses faces, mais scellé de manière inviolable. Ce livre représente le plan divin pour l’humanité, les jugements à venir, et l’accomplissement de l’histoire. Pourtant, aucun être créé, aussi puissant soit-il, ne peut l’ouvrir. Et devant cette impossibilité, Jean pleure. Il pleure parce que sans révélation, il n’y a pas de direction ; sans l’ouverture de ce livre, le dessein de Dieu reste inaccessible.

Ce moment dramatique souligne une vérité spirituelle profonde : sans Christ, l’histoire reste close, l’avenir sans espoir, et l’humanité livrée à elle-même.


2. L’Agneau digne d’ouvrir le livre

Apocalypse 5.5–7 — « Alors l’un des représentants du peuple de Dieu me dit : Ne pleure pas. Voici : il a remporté la victoire, le lion de la tribu de Juda, le rejeton de la racine de David, pour ouvrir le livre et ses sept sceaux. 6 Alors je vis, au milieu du trône et des quatre êtres vivants et au milieu des représentants du peuple de Dieu, un Agneau qui se tenait debout. Il semblait avoir été égorgé. Il avait sept cornes et sept yeux, qui sont les sept esprits de Dieu envoyés par toute la terre. 7 L’Agneau s’avança pour recevoir le livre de la main droite de celui qui siégeait sur le trône. »

Face à l’angoisse de Jean, une voix rassure : « Ne pleure pas. » L’espoir renaît. Celui qui est digne est là. Il est le Lion de Juda, descendant royal de David, le Messie promis… mais il apparaît comme un Agneau. Un Agneau debout, marqué par la mort, mais vivant. Il incarne à la fois le sacrifice suprême et la victoire absolue. Il possède sept cornes, signe de puissance parfaite, et sept yeux, signe d’une pleine connaissance, symbolisant la présence active du Saint-Esprit.

L’Agneau s’avance et prend le livre. Ce geste manifeste une vérité centrale : Jésus-Christ est le seul qualifié pour déployer le plan de Dieu, car il l’a scellé par son propre sang.


3. L’adoration de l’Agneau par les êtres célestes

Apocalypse 5.8–10 — « Lorsqu’il eut pris le livre, les quatre êtres vivants et les vingt-quatre représentants du peuple de Dieu se prosternèrent devant l’Agneau. Ils avaient chacun une harpe et des coupes d’or remplies d’encens qui représentent les prières des membres du peuple saint. 9 Et ils chantaient un cantique nouveau : Tu es seul digne de recevoir le livre, et d’en briser les sceaux car tu as été égorgé et tu as racheté pour Dieu, grâce à ton sacrifice, des hommes de toute tribu, de toute langue, de tout peuple, de toutes les nations. 10 Tu as fait d’eux un peuple de rois et de prêtres pour notre Dieu, et ils régneront sur la terre. »

La scène s’élargit : les êtres célestes tombent à genoux. Leurs harpes accompagnent un chant nouveau, une louange inédite née du sacrifice de l’Agneau. Les prières des saints sont présentées comme un encens précieux — rien de ce qui monte du cœur de l’Église n’est perdu dans le ciel.

Le chant proclame la raison de la dignité du Christ : il a été immolé, et par son sang, il a racheté une humanité entière, sans distinction de nation, langue ou culture. Il a fait des rachetés un peuple nouveau, un royaume de sacrificateurs appelés à régner.

Cette adoration céleste nous appelle à nous unir à leur voix, dans la reconnaissance de l’œuvre parfaite de Christ.


4. L’adoration universelle de Christ

Apocalypse 5.11–14 — « Puis je vis, et j’entendis la voix d’anges rassemblés en grand nombre autour du trône, des êtres vivants et des représentants du peuple de Dieu. Ils étaient des milliers de milliers et des millions de millions. 12 Ils disaient d’une voix forte : Il est digne, l’Agneau qui fut égorgé, de recevoir la puissance, la richesse, la sagesse et la force, l’honneur et la gloire et la louange. 13 Et toutes les créatures dans le ciel, sur la terre, sous la terre et sur la mer, tous les êtres qui peuplent l’univers, je les entendis proclamer : A celui qui siège sur le trône et à l’Agneau soient louange et honneur, gloire et puissance pour toute éternité. 14 Les quatre êtres vivants répondaient : « Amen », et les représentants du peuple de Dieu se prosternèrent et adorèrent. »

À la louange des anciens et des êtres vivants s’ajoute maintenant celle de l’armée des anges. Une foule innombrable proclame la grandeur de l’Agneau. Il est digne de tout recevoir : la puissance, la richesse, la sagesse, la force, l’honneur, la gloire et la louange.

Puis, dans un crescendo final, c’est toute la création qui se joint à cette adoration. Le ciel, la terre, la mer, tout ce qui respire rend gloire à Dieu et à l’Agneau. Père et Fils sont adorés ensemble, dans une parfaite unité.


Conclusion – Un appel à l’adoration et à la soumission

Apocalypse 5 nous rappelle avec force que Christ est le seul digne d’ouvrir le livre, de dévoiler le dessein divin et de conduire l’histoire à son accomplissement. Il a vaincu non par la force humaine, mais par son sacrifice. Il a payé le prix de notre rédemption et mérite désormais l’adoration de toute créature.

Ce chapitre n’est pas seulement une vision céleste pour un autre temps ; il est un appel immédiat. Un appel à reconnaître la seigneurie de Christ dans notre propre vie, à nous joindre à la louange céleste, à déposer nos vies devant le trône de l’Agneau.

Et toi, as-tu uni ta voix à celle du ciel ? Reconnais-tu l’Agneau comme le seul digne de diriger ton histoire ?

Quand tout tremble… souviens-toi que Christ règne

Les nouvelles de ce monde ne cessent de nous troubler. Les guerres entre La Russie et l’Ukraine, Israël et l’Iran, les bruits de guerre, les alliances qui se font et se défont… Tout semble pointer vers des jours incertains. Et dans ce tumulte, nos cœurs peuvent vaciller, nos pensées se troubler, et même notre foi être ébranlée. Toutefois, au milieu de ce tumulte, je vous invite à lever les yeux.

Car au-dessus des conflits, au-dessus des nations, au-dessus des missiles et des manœuvres politiques… il y a un trône. Et sur ce trône, il n’y a ni panique, ni confusion. Il y a Jésus-Christ, le Seigneur glorifié, le Roi des rois. Il règne. Il n’est ni dépassé ni surpris. Il gouverne avec justice et vérité.

L’Apocalypse nous le rappelle avec puissance que Jésus est « le souverain des rois de la terre » (Apocalypse 1.5). Même lorsque le monde semble hors de contrôle, tout demeure entre ses mains. Ce ne sont ni les chefs d’État, ni les puissances militaires qui tiennent l’avenir… c’est lui le Seigneur des seigneurs, le Roi des rois, le Gouvernement des gouvernements.

Dieu n’a jamais perdu le contrôle de l’histoire. Et aujourd’hui encore, son plan avance même à travers les douleurs, même au milieu des conflits. Rien ne pourra empêcher l’accomplissement de ses promesses. Rien ne pourra arrêter le retour glorieux du Christ.

Alors, ne vivons pas dans la peur. Ne soyons pas des croyants agités, ballottés par les vagues de ce monde. Soyons enracinés dans la foi, attachés à la Parole, remplis d’espérance. Le Seigneur nous a appelés à être la lumière du monde et le sel de la terre, non à nous cacher, mais à briller.

Dans Psaume 2, Dieu nous montre que lorsque les nations s’agitent, lui, depuis les cieux, reste souverain. Il n’est pas indifférent, mais il n’est pas non plus ébranlé. Il accomplit son œuvre, avec une sagesse parfaite et un amour inébranlable.

Aujourd’hui plus que jamais, souvenons-nous de cette exhortation :

« Attachez-vous aux réalités d’en haut, et non à celles qui sont sur la terre. » (Colossiens 3.2)

Oui, que ton regard ne s’attarde pas sur les menaces, mais sur le Messie. Que ton cœur ne se trouble pas à cause des nouvelles, mais se raffermisse dans la bonne nouvelle de Jésus-Christ. Il revient assurément. Et d’ici là, il règne entièrement souverainement et glorieusement.

Restons fidèles, restons éveillés, et surtout restons en paix.

Le monde chancelle, mais notre Roi ne chancelle jamais.

Sommes-nous arrivés à la fin des temps ?

À chaque crise mondiale, beaucoup de chrétiens se demandent : Sommes-nous arrivés à la fin ? La guerre, la confusion, les persécutions, les bouleversements climatiques, l’isolement d’Israël… tout semble pointer vers l’Apocalypse. Et pourtant, la Bible nous enseigne à discerner les temps sans précipitation. Les douleurs peuvent être réelles… mais cela ne signifie pas encore l’accouchement final. Voici pourquoi les événements actuels, aussi graves soient-ils, ne sont pas encore les événements finaux.

1. L’Antichrist n’a pas encore été révélé

L’apôtre Paul nous dit en 2 Thessaloniciens 2.3 en parlant de la venue de l’Antichrist « Que personne ne vous séduise d’aucune manière; car il faut que l’apostasie soit arrivée auparavant, et qu’on ait vu paraître l’homme du péché, le fils de la perdition. »

Le jour dont il est question ici est le jour du retour du Seigneur Jésus. L’apôtre Paul est formel : avant le retour de Jésus, il y aura deux choses :

  • Une apostasie généralisée ;
  • Et la révélation de l’Antichrist, l’homme du péché.

Aujourd’hui, bien que l’esprit de l’antichrist soit déjà à l’œuvre (1 Jean 2.18), ce personnage central des temps de la fin n’a pas encore été manifesté publiquement, comme le décrit l’Écriture. C’est donc une preuve évidente que nous ne sommes pas encore au stade final.

2. Des prophéties majeures restent incomplètes

a. Une fausse paix mondiale n’est pas encore établie

Daniel 9.27 nous dit : « Il conclura une alliance ferme avec un grand nombre pour une semaine… »

Ce faux prince établira un pacte temporaire, souvent interprété comme une paix trompeuse. Rien dans l’actualité actuelle ne correspond à une telle alliance globalement reconnue. Comme j’ai l’habitude de dire à mon épouse, il faut que ça aille mal pour que se présente l’Antichrist qui apportera une solution aux problèmes de ce monde.

b. Le témoignage prophétique mondial n’est pas achevé

Jésus a dit en Matthieu 24.14 une chose révélatrice : « Cette bonne nouvelle du royaume sera proclamée dans le monde entier pour servir de témoignage à toutes les nations. Alors viendra la fin. »

L’évangélisation mondiale progresse, mais le témoignage prophétique avec puissance, dans l’adversité, pendant la période des tribulations, comme celui des deux témoins d’Apocalypse 11, représentant l’église, n’a pas encore eu lieu.

À la lumière de ces prophéties pas encore accomplies, il est tout à fait juste de dire que les événements mondiaux actuels entourant Israël ne sont pas les événements de la fin. Ils sont une étape de plus vers ceux-ci.

3. Les douleurs d’aujourd’hui sont les prémices, pas l’aboutissement

Comme Jésus disait en Matthieu 24.6-8 : « Vous entendrez parler de guerres et de bruits de guerre […] Mais ce ne sera pas encore la fin. […] Tout cela ne sera que le commencement des douleurs. »

Ici, Jésus annonce clairement que oui, il y aura des guerres, famines, pestes, tremblements de terre, mais que ce sont encore des douleurs d’enfantement, pas la naissance elle-même.

Comme une femme en travail, les contractions deviennent plus intenses et rapprochées avant la délivrance. Mais la douleur n’est pas encore l’accouchement. Ainsi en est-il des temps actuels.

4. Dieu appelle à la vigilance, pas à la panique

« Quand ces événements commenceront à se produire, redressez-vous et relevez la tête, car votre délivrance approche. » (Luc 21.28)

Le chrétien ne vit ni dans l’aveuglement ni dans la peur. Il discerne les signes sans tomber dans les prédictions hasardeuses. Il demeure ferme, prêt, enraciné dans la Parole. Finalement, il ne court pas après chaque actualité comme une prophétie, mais reste centré sur Christ.

Conclusion : Nous approchons… mais ce n’est pas encore la fin

L’Écriture nous donne un fil conducteur clair. Même si tout semble se précipiter, Dieu a un calendrier précis, et les événements finaux se produiront quand toutes les conditions prophétiques seront remplies. Nous sommes peut-être proches. Mais nous n’y sommes pas encore.

Le rôle de l’Église n’est pas de fixer des dates ni de paniquer, mais de rester éveillée, fidèle, remplie de l’Esprit, et de proclamer l’Évangile avec ferveur tant que le jour de grâce est encore là.

La vision du trône de Dieu (Apocalypse 4.2-11)

Après avoir reçu les messages adressés aux Églises, Jean est soudain transporté dans une autre réalité. Non plus celle de la terre avec ses combats spirituels, ses compromis et ses appels à la repentance, mais celle du ciel, où tout est centré sur le trône de Dieu. Cette transition marque un changement de perspective profond. Jean n’observe plus l’Église, mais contemple celui qui la gouverne. Et cette vision n’est pas une simple scène mystique : elle est une révélation capitale, surtout pour des croyants découragés ou en crise de foi. Car dans les temps troublés, lorsqu’on peine à discerner la main de Dieu, c’est souvent une vision fraîche de sa souveraineté qui peut rallumer une foi vacillante et réorienter le cœur vers l’Essentiel.

Après avoir reçu les messages adressés aux Églises, Jean est soudain transporté dans une autre réalité. Non plus celle de la terre avec ses combats spirituels, ses compromis et ses appels à la repentance, mais celle du ciel, où tout est centré sur le trône de Dieu. Cette transition marque un changement de perspective profond. Jean n’observe plus l’Église, mais contemple celui qui la gouverne. Et cette vision n’est pas une simple scène mystique : elle est une révélation capitale, surtout pour des croyants découragés ou en crise de foi. Car dans les temps troublés, lorsqu’on peine à discerner la main de Dieu, c’est souvent une vision fraîche de sa souveraineté qui peut rallumer une foi vacillante et réorienter le cœur vers l’Essentiel.


Le trône et la gloire de Dieu (Apocalypse 4.2-3)

Aussitôt, Jean déclare : « Je fus ravi en esprit. Et voici, il y avait un trône dans le ciel, et sur ce trône quelqu’un était assis. » Ce trône, dans les Écritures, évoque l’autorité, le gouvernement, le centre du pouvoir. En voyant ce trône, Jean ne découvre pas un monde abandonné ou livré au chaos, mais un univers gouverné. Quelqu’un règne — et ce n’est pas un homme, mais Dieu lui-même.

Celui qui est assis a l’aspect d’une pierre de jaspe et de sardoine. Le jaspe, probablement translucide, évoque la pureté divine, tandis que la sardoine, rouge profond, rappelle le jugement. Autour du trône, un arc-en-ciel semblable à de l’émeraude entoure cette figure majestueuse. L’arc-en-ciel renvoie à l’alliance de Dieu avec Noé, signe de miséricorde même au sein du jugement. L’émeraude, pierre verte, suggère la paix, la vie et la fidélité. Cette scène rassemble les attributs essentiels de Dieu : justice, sainteté, miséricorde, vie. Devant une telle révélation, toute tiédeur s’efface. Une telle vision a le pouvoir de réveiller les âmes endormies.


Les vingt-quatre anciens et les éclairs du trône (Apocalypse 4.4-5)

Jean aperçoit ensuite vingt-quatre anciens, assis sur des trônes secondaires, disposés autour de celui du Seigneur. Ils sont vêtus de vêtements blancs et portent des couronnes d’or. Ces anciens symbolisent probablement les douze tribus d’Israël et les douze apôtres — le peuple de Dieu tout entier. Leurs vêtements blancs parlent de sainteté, leur couronne de victoire. Ils incarnent une Église purifiée, victorieuse, fidèle.

Du trône de Dieu jaillissent des éclairs, des voix, des tonnerres. Ces phénomènes rappellent la manifestation puissante de Dieu au mont Sinaï et éveillent la crainte du Seigneur. Devant ce Dieu redoutable, aucun culte superficiel ne tient debout. Devant ce trône brûlent aussi sept lampes ardentes — l’Esprit de Dieu dans sa plénitude. C’est l’Esprit qui éclaire, qui sanctifie, qui ranime la foi. Là où l’Esprit brûle, le réveil devient possible.


Les quatre êtres vivants et leur adoration (Apocalypse 4.6-8)

La scène s’élargit, et Jean décrit une mer de verre, pure comme le cristal, devant le trône. Elle symbolise la paix parfaite de Dieu, le contraste absolu avec le tumulte du monde. Les quatre êtres vivants sont pleins d’yeux et dotés d’une apparence singulière : l’un ressemble à un lion, un autre à un veau, un autre encore à un homme, et le dernier à un aigle.

Le lion représente la royauté et la puissance, le veau la force et le service, l’homme l’intelligence, l’aigle la majesté et l’élévation. Ensemble, ils proclament jour et nuit : « Saint, saint, saint est le Seigneur Dieu, le Tout-Puissant. » Cette adoration perpétuelle est le cœur battant du ciel. Elle nous apprend que le réveil ne naît pas de nos efforts, mais de la contemplation de la sainteté divine. Lorsque nous redécouvrons qui est Dieu, notre adoration est transformée — et notre vie aussi.


L’adoration universelle du Créateur (Apocalypse 4.9-11)

Chaque fois que les êtres vivants rendent gloire, les vingt-quatre anciens se prosternent et jettent leurs couronnes devant le trône. Ce geste d’humilité radicale exprime que toute victoire vient de Dieu. Ils chantent : « Tu es digne, notre Seigneur et notre Dieu, de recevoir la gloire, l’honneur et la puissance. Car tu as créé toutes choses, et c’est par ta volonté qu’elles existent et qu’elles ont été créées. »

Dieu est adoré non seulement comme Sauveur, mais aussi comme Créateur. C’est cette reconnaissance qui restaure l’âme, recentre l’adoration, et ranime l’humilité. Là où Dieu retrouve la première place, l’Église redevient vivante.


Conclusion : Redécouvrir Dieu pour vivre un réveil

Cette vision céleste n’est pas une abstraction mystique. Elle est un appel. Elle nous invite à fixer les yeux sur le trône, à laisser la crainte de Dieu ébranler nos routines, à entrer dans une adoration fervente, et à vivre un réveil spirituel centré sur la grandeur de Dieu. Car le réveil commence toujours ici : non pas dans l’agitation, mais dans la révélation du Dieu trois fois saint, digne de recevoir tout honneur et toute gloire.

Une porte ouverte dans le ciel (Apocalypse 4.1)

Le verset Apocalypse 4.1 constitue un tournant dans l’Apocalypse, orientant l’attention vers la souveraineté divine et l’adoration céleste. Jean reçoit une invitation à monter vers le ciel pour une transformation spirituelle, symbolisant un appel à sortir de la passivité et à embrasser une communion plus profonde avec Dieu.

Introduction : Pourquoi ce verset est-il important ?

Apocalypse 4.1 marque un tournant majeur dans le livre de l’Apocalypse. Jusqu’ici, Jésus a parlé aux Églises sur la terre, mais maintenant, Jean reçoit une vision du trône céleste et des événements à venir. Ce verset ouvre une nouvelle section du livre où l’accent se déplace de la condition spirituelle des Églises vers la souveraineté absolue de Dieu et l’adoration céleste. Il s’agit d’un changement de perspective — non plus regarder les choses d’en bas, mais à travers le regard du ciel. Pour Jean, comme pour nous, cette ouverture marque aussi un appel à une transformation intérieure, à une redécouverte de la grandeur divine. Car il n’y a pas de révélation véritable sans un réveil du cœur.

1. L’invitation céleste :

Jean écrit : « Après cela, je regardai, et voici, une porte était ouverte dans le ciel. » (Apocalypse 4.1) L’expression « après cela » marque la transition dans la vision. Jean passe de la scène terrestre à la scène céleste. Le regard se lève, le cœur s’ouvre. L’émerveillement est perceptible dans cette phrase : « et voici ». Ce n’est pas une découverte banale, mais une irruption soudaine de la gloire divine dans la conscience humaine. La porte ouverte symbolise un accès nouveau, une invitation à entrer dans les choses profondes de Dieu. Elle n’est pas matérielle, mais spirituelle. Jésus lui-même se présente comme la porte du salut (Jean 10.9). À l’Église de Philadelphie, il avait dit : « J’ai mis devant toi une porte ouverte que personne ne peut fermer » (Apocalypse 3.8). Ici encore, Dieu tend la main, appelant son serviteur — et toute l’Église — à sortir de la passivité pour entrer dans une dimension nouvelle de communion. Cette ouverture est souvent le début d’un renouvellement profond, lorsque l’âme se réveille à la réalité du ciel.

2. La signification de la porte ouverte :

Jean entend alors « la première voix que j’avais entendue, comme le son d’une trompette ». Cette voix est celle de Christ, déjà entendue dans Apocalypse 1.10. Elle n’est pas douce ou ordinaire, mais puissante, claire, retentissante. Elle ressemble à une trompette, instrument biblique de proclamation, d’alerte ou de rassemblement. Au mont Sinaï, une trompette retentit avant que Dieu ne parle à Moïse (Exode 19.16). Dans 1 Thessaloniciens 4.16 et 1 Corinthiens 15.52, elle annonce le retour du Seigneur et la résurrection. Cette voix fait écho à toutes les époques : elle éveille, elle interpelle, elle mobilise. Elle ne laisse jamais l’âme dans l’indifférence. Lorsque Christ parle, il produit en nous un sursaut spirituel, une secousse salutaire qui nous ramène à l’essentiel. La foi, parfois endormie par la routine ou les soucis, se remet en marche sous l’effet de cette voix vivante.

3. L’appel à monter :

Puis vient cet appel : « Monte ici… » C’est une invitation personnelle, directe, urgente. Dieu ne veut pas seulement que Jean observe, mais qu’il participe. Il l’élève, non pour fuir la terre, mais pour mieux comprendre le ciel. Cet appel n’est pas une preuve d’un enlèvement pré-tribulationnel — Jean est ravi en esprit, non physiquement. L’expression rappelle l’élévation de Moïse sur la montagne (Exode 19.20) et l’expérience mystique de Paul dans le troisième ciel (2 Corinthiens 12.2). Elle suggère un changement de niveau spirituel : monter, c’est quitter la superficialité, c’est rompre avec la tiédeur. C’est entrer dans une communion plus profonde avec Dieu. Cette montée est aussi un réveil : elle invite à sortir de l’endormissement, à chercher plus haut, à voir plus loin. Dieu nous appelle à nous hisser au-dessus du visible, à ne plus vivre à ras du sol spirituel, mais à nous nourrir des réalités éternelles. Il en va de la santé de notre foi comme du souffle de notre appel.

4. L’annonce des choses à venir :

Enfin, la voix ajoute : « … et je te ferai voir ce qui doit arriver dans la suite. » Dieu ne révèle pas ici un simple agenda d’événements, mais une vision spirituelle de l’histoire sous son contrôle souverain. L’Apocalypse ne suit pas un calendrier linéaire : elle présente les desseins divins dans une structure cyclique, avec des retours, des symboles et des appels à la vigilance. Ce que Jean va voir concerne à la fois les jugements, la victoire de l’Agneau, la chute de Babylone et la venue du Royaume. Ce n’est pas une curiosité prophétique, mais une révélation destinée à fortifier les croyants, à raviver leur espérance, à affermir leur marche. Ceux qui lisent avec discernement sont invités à une posture de foi éveillée, à une persévérance éclairée par la vision céleste.

Conclusion : Un appel à voir la réalité céleste

Ce passage d’Apocalypse 4.1 n’est pas seulement une transition littéraire : c’est un appel à une transformation spirituelle. Une porte s’ouvre dans le ciel — mais encore faut-il oser lever les yeux. Dieu parle — mais encore faut-il tendre l’oreille. Il invite — mais encore faut-il répondre. Nous vivons dans un monde où les voix sont nombreuses, mais peu réveillent véritablement l’âme. La voix du Christ, elle, a le pouvoir de faire naître un élan nouveau, une soif renouvelée, un amour ravivé. Le réveil ne commence pas par le bruit, mais par une révélation. C’est lorsque nous contemplons la majesté de Dieu que nos cœurs se mettent à brûler à nouveau.

Alors posons-nous cette question : suis-je prêt à répondre à l’appel de Dieu pour voir au-delà de ce monde et marcher dans sa volonté ? Suis-je prêt à m’élever intérieurement, à laisser l’Esprit me conduire vers une foi vivante et une adoration renouvelée ? Le réveil commence peut-être ici, par une simple parole : « Monte ici. » Et par une porte ouverte… dans le ciel.

Lettre à l’Église de Laodicée (Apocalypse 3.14-22)

La lettre à l’Église de Laodicée, bien que sévère et sans éloge, offre un message d’espoir. Christ y diagnostique une tiédeur spirituelle et invite à la repentance, promettant richesse et clarté. Il frappe à la porte, attendant que ceux qui entendent ouvrent et expérimentent une communion intime avec lui.

Introduction : Une lettre sans éloge, mais pleine d’espoir

Laodicée est la septième et dernière Église à recevoir une lettre du Christ dans l’Apocalypse. Contrairement à Smyrne ou Philadelphie, elle ne reçoit aucun éloge. Ce qui domine ici, c’est le diagnostic sévère d’un état spirituel dégradé : tiède, aveugle, et autosatisfait. Pourtant, cette lettre contient aussi l’une des plus belles invitations de tout le Nouveau Testament : Christ frappe à la porte.

C’est un message d’avertissement, mais aussi d’espoir pour ceux qui veulent entendre et revenir à une foi sincère.

1. L’identité de Christ : L’Amen, le Fidèle, le Commencement (v. 14)

« A l’ange de l’Eglise qui est à Laodicée, écris : « Voici ce que dit celui qui s’appelle Amen, le témoin digne de foi et véridique, celui qui est au commencement de la création de Dieu. »

Jésus se présente comme l’« Amen », celui en qui toutes les promesses de Dieu s’accomplissent. Il est le témoin parfait, fiable et vrai, celui qui dit la vérité sans fléchir. À Laodicée, qui se leurrait sur son état, il rappelle que lui seul peut parler avec précision de ce qui est vrai.

Il est aussi le commencement de la création, non pas comme être créé, mais comme source et fondement de toute chose.

2. Le diagnostic : Ni froid ni bouillant (v. 15-17)

« Je connais ta conduite et je sais que tu n’es ni froid, ni bouillant. Ah ! si seulement tu étais froid ou bouillant ! 16 Mais puisque tu es tiède, puisque tu n’es ni froid, ni bouillant, je vais te vomir de ma bouche. 17 Tu dis : Je suis riche ! J’ai amassé des trésors ! Je n’ai besoin de rien ! Et tu ne te rends pas compte que tu es misérable et pitoyable, que tu es pauvre, aveugle et nu ! »

La tièdeur de Laodicée est une indifférence spirituelle. L’Église n’est ni hostile à Dieu, ni passionnée pour lui. Elle est neutre, stable en apparence, mais inutile en réalité.

Ce n’est pas tant une chute brutale qu’une lente perte d’élan, un glissement vers la suffisance. Elle se croit riche, mais elle est pauvre ; elle pense voir, mais elle est aveugle ; elle s’imagine vîtue, mais elle est nue.

Le Seigneur ne tolère pas l’illusion spirituelle. Il rejette une foi qui se satisfait d’elle-même.

3. L’appel à la repentance : Acheter ce qui a vraiment de la valeur (v. 18-19)

« C’est pourquoi je te donne un conseil : achète chez moi de l’or purifié au feu pour devenir réellement riche, des vêtements blancs pour te couvrir afin qu’on ne voie pas ta honteuse nudité, et un collyre pour soigner tes yeux afin que tu puisses voir clair. 19 Moi, ceux que j’aime, je les reprends et je les corrige. Fais donc preuve de zèle, et change ! »

Christ n’abandonne pas Laodicée. Il la conseille et lui propose d’acquérir auprès de lui ce qu’elle ne possède pas :

  • De l’or éprouvé, symbole d’une foi vraie, solide, purifiée par l’épreuve.
  • Des vêtements blancs, signes de pureté et de justice.
  • Un collyre pour voir, c’est-à-dire la lucidité spirituelle.

Il la reprend et la discipline, non pour la rejeter, mais parce qu’il l’aime. Sa correction est un appel à raviver un zèle perdu.

4. L’invitation personnelle : Le Christ à la porte (v. 20)

« Voici : je me tiens devant la porte et je frappe. Si quelqu’un entend ma voix et ouvre la porte, j’entrerai chez lui et je dînerai avec lui et lui avec moi. »

Cette image est d’une tendresse bouleversante : Christ, à l’extérieur de sa propre Église, frappe doucement. Il ne force pas, mais il appelle. C’est un appel individuel : « si quelqu’un entend… »

Celui qui ouvre connaîtra une communion intime : le repas partagé évoque la joie, la paix, l’unité retrouvée.

5. La promesse au vainqueur : S’asseoir avec Christ (v. 21-22)

« Le vainqueur, je le ferai siéger avec moi sur mon trône, comme moi-même, je suis allé siéger avec mon Père sur son trône après avoir remporté la victoire. 22 Que celui qui a des oreilles écoute ce que l’Esprit dit aux Eglises. » 

Le triomphe promis est immense : partager le règne du Christ. Ce n’est pas une métaphore vague, mais une réalité spirituelle profonde. À ceux qui se relèvent de la tiédeur, il promet une place près de lui.

Comme lui a vaincu, nous sommes appelés à surmonter l’apathie, à raviver l’amour, à retrouver l’intimité.

Conclusion : Une porte ouverte, un choix personnel

La lettre à Laodicée est exigeante, mais elle est pleine d’espoir. Elle nous rappelle que la tièdeur n’est pas une fatalité. Christ se tient à la porte. Il parle encore. Il attend une réponse.

La repentance, la vérité, la communion et la victoire sont offertes à quiconque ouvre la porte. Et si c’était aujourd’hui ?

Lettre à l’Église de Philadelphie (Apocalypse 3.7-13)

L’Église de Philadelphie, malgré sa faiblesse apparente, se distingue par sa fidélité envers Christ. Jésus, qui détient autorité divine, lui promet une « porte ouverte » pour le service et la protection dans les épreuves. Sa constance sera récompensée par un renversement des oppositions et une sécurité éternelle. La fidélité attire les bénédictions divines.

Introduction : Une Église sans reproche, mais pas sans défis

Parmi les sept Églises auxquelles le Christ s’adresse, Philadelphie occupe une place particulière. Avec Smyrne, elle est la seule à ne recevoir aucun reproche. Et pourtant, cette Église n’était ni puissante, ni influente. Ce que le Seigneur approuve ici, ce n’est pas la grandeur, mais la fidélité. Il met en valeur une communauté faible en apparence, mais riche en persévérance.

Dans cette lettre, nous découvrons que la force de l’Église ne repose pas sur ses ressources, mais sur son attachement à la Parole et au nom de Christ. C’est un encouragement pour toutes les communautés qui avancent modestement mais sincèrement.

1. L’identité de Christ : Le Saint, le Vrai, le Maître des portes (v. 7)

« A l’ange de l’Eglise qui est à Philadelphie, écris : Voici ce que dit le Saint, le Véritable, celui qui tient la clé de David, celui qui ouvre et nul ne peut fermer, qui ferme, et nul ne peut ouvrir : »

Jésus se présente ici avec des titres désignant sa nature divine et son autorité messianique. Il est « le Saint », séparé du péché. Il est « le Vrai », l’authentique, en opposition à tout ce qui est superficiel ou mensonger.

Il détient « la clef de David », symbole de souveraineté sur le Royaume. Il ouvre les portes de service, de salut et d’accès à Dieu. Ce qu’il ouvre, nul ne peut le refermer.

Dans les temps d’incertitude, il est rassurant de savoir que le Christ contrôle les portes de nos vies, de notre ministère, de notre avenir.

2. Une porte ouverte et une foi constante (v. 8)

« Je connais ta conduite. Voici : j’ai ouvert devant toi une porte que nul ne peut fermer. Je le sais : tu n’as que peu de puissance, tu as obéi à ma Parole et tu ne m’as pas renié. »

Philadelphie n’avait pas la force des grandes Églises, mais elle avait ce que Dieu attend : la fidélité. Elle gardait la Parole. Elle ne reniait pas le nom de Christ, même sous pression.

La « porte ouverte » que le Seigneur place devant elle peut être comprise comme une opportunité d’évangélisation, de service, ou encore d’accès renouvelé à la présence de Dieu. Il s’agit d’une promesse d’efficacité spirituelle, non pas par la force humaine, mais par la grâce divine.

3. La promesse de renversement : les ennemis se prosterneront (v. 9)

« Eh bien, je te donne des membres de la synagogue de Satan. Ils se disent juifs, mais ne le sont pas : ils mentent. Je les ferai venir se prosterner à tes pieds et reconnaître que moi, je t’ai aimé. »

La persécution venait ici de juifs opposés à l’Évangile. Mais Christ promet un renversement : ceux qui rejettent aujourd’hui reconnaîtront un jour que l’Église était aimée de Dieu.

Il ne s’agit pas d’orgueil spirituel, mais d’un encouragement profond : l’opposition actuelle ne durera pas. La vérité sera un jour pleinement manifestée.

4. Une protection dans l’épreuve (v. 10)

« Tu as gardé le commandement de persévérer que je t’ai donné. C’est pourquoi, à mon tour, je te garderai à l’heure de l’épreuve qui va venir sur le monde entier pour éprouver tous les habitants de la terre. »

Cette promesse n’est pas celle d’une fuite devant l’épreuve, mais d’une garde divine dans l’épreuve. Le Seigneur protège ceux qui ont appris à persévérer. Il entoure de sa faveur ceux qui l’honorent dans la difficulté.

C’est une réponse directe à la fidélité : Dieu n’oublie pas les Églises fidèles. Il les couvre au moment où le monde est ébranlé.

5. L’appel à tenir ferme (v. 11)

« Je viens bientôt, tiens ferme ce que tu as pour que personne ne te ravisse ta couronne. »

Le Christ revient. Et son retour est présenté ici comme imminent. L’enjeu, c’est de ne pas perdre ce qui a été acquis. Il ne s’agit pas ici de conquérir davantage, mais de conserver ce qui est déjà reçu.

Tenir ferme est un appel silencieux mais déterminé. Cela demande vigilance et espérance.

6. La promesse aux vainqueurs : Stabilisés pour toujours (v. 12-13)

« Du vainqueur, je ferai un pilier dans le temple de mon Dieu, et il n’en sortira plus jamais. Je graverai sur lui le nom de mon Dieu et celui de la ville de mon Dieu, la nouvelle Jérusalem, qui descend du ciel d’auprès de mon Dieu, ainsi que mon nom nouveau. 13 Que celui qui a des oreilles écoute ce que l’Esprit dit aux Eglises. » 

Celui qui tient ferme devient comme une colonne dans la maison de Dieu : solide, inébranlable, honoré. À l’instabilité présente répond une promesse d’établissement définitif.

Dieu écrit son nom sur les siens : image d’appartenance, d’identité, de sécurité éternelle.

Conclusion : La force tranquille de la fidélité

Philadelphie nous rappelle que la grandeur spirituelle ne se mesure pas à la puissance extérieure, mais à la constance du cœur. Cette Église discrète a reçu des promesses immenses parce qu’elle a tenu bon.

Ceux qui gardent la Parole, même avec peu de moyens, touchent le cœur de Dieu et Dieu leur ouvre des portes que personne ne peut fermer.

Lettre à l’Église de Sardes (Apocalypse 3.1-6)

La lettre adressée à l’Église de Sardes met en lumière une communauté vivante en apparence, mais mourante spirituellement. Christ exhorte à la vigilance, au souvenir et à la repentance. Malgré l’état affaibli de l’Église, quelques fidèles restent purs et seront récompensés, soulignant l’importance du véritable engagement spirituel.


Introduction : Une réputation trompeuse

Parmi les sept lettres adressées aux Églises d’Asie, celle à Sardes se distingue par son ton sévère. Ici, point de persécution ni de faux enseignements massifs, mais un constat alarmant : cette Église a l’apparence de la vie, mais elle est morte.

Sardes incarne ces communautés actives en surface, mais éteintes dans leur relation avec Dieu. C’est une lettre capitale, car elle dévoile le danger d’une foi qui survit sans vibrer, d’une structure sans souffle.

Ce message n’est pas un simple blâme : il est un appel à revenir à l’essentiel. À se souvenir. À se redresser. À revivre.

1. L’identité de Christ : Le Maître de l’Esprit et des Églises (v.1a)

« A l’ange de l’Eglise qui est à Sardes, écris : « Voici ce que dit celui qui a les sept esprits de Dieu et les sept étoiles : »

Jésus se présente comme celui qui possède la plénitude de l’Esprit (voir Ésaïe 11.2) et détient les étoiles, c’est-à-dire les messagers des Églises. Lui seul peut diagnostiquer l’Église, car il la sonde avec le regard de l’Esprit. Lui seul peut aussi la restaurer.

Cette introduction nous rappelle que la vie spirituelle ne vient ni des activités, ni des structures, mais de la présence du Saint-Esprit. C’est lui qui vivifie, qui révèle, qui réveille.

2. Le diagnostic : Une illusion de vitalité (v.1b-2)

« Je connais ta conduite, je sais que tu passes pour être vivant, mais tu es mort. 2 Deviens vigilant, raffermis ceux qui restent et qui étaient sur le point de mourir. Car je n’ai pas trouvé ta conduite parfaite devant mon Dieu. »

Le constat est abrupt. Sardes a une réputation. Elle donne l’impression d’être active, peut-être même exemplaire. Mais aux yeux de Christ, elle est morte. Il reste peut-être quelques traces de vie, mais elles s’éteignent.

Les œuvres ne suffisent pas. Quand elles ne sont plus portées par une foi sincère et une communion avec l’Esprit, elles perdent leur valeur. Il faut affermir ce qui subsiste, ranimer ce qui peut encore l’être.

Là où l’on croit aller bien, l’Esprit peut venir frapper : pas pour nous condamner, mais plutôt pour nous réveiller.

3. L’appel à la vigilance et à la mémoire (v. 3)

« Rappelle-toi donc comment tu as reçu et entendu la Parole : Obéis et change ! Car, si tu n’es pas vigilant, je viendrai comme un voleur et tu n’auras aucun moyen de savoir à quelle heure je viendrai te surprendre. »

Le remède n’est pas une stratégie nouvelle, mais un retour aux fondations. Se souvenir, garder, se repentir : trois mouvements essentiels. Le Christ appelle son Église à réintégrer la parole vivante, à retrouver le zèle des débuts.

Il y a une urgence : si elle ne se réveille pas, sa chute sera soudaine. « Comme un voleur ». L’avertissement est clair : Christ n’habite pas les lieux où l’on s’endort.

4. Un reste fidèle (v. 4)

« Cependant, tu as à Sardes quelques personnes qui n’ont pas sali leurs vêtements ; elles marcheront avec moi en vêtements blancs, car elles en sont dignes. »

Même dans une Église affaiblie, Dieu discerne les cœurs fidèles. Ceux qui marchent avec lui, sans compromis. Ceux-là recevront les vêtements blancs, signes de pureté et de communion.

Le chemin de la fidélité est parfois solitaire. Mais il est vu et reconnu. Qui plus est, il est promis à la récompense. Il suffit parfois de quelques cœurs résolus pour que la flamme reprenne.

5. La promesse aux vainqueurs (v. 5-6)

« Le vainqueur portera ainsi des vêtements blancs, je n’effacerai jamais son nom du livre de vie, je le reconnaîtrai comme mien en présence de mon Père et de ses anges. 6 Que celui qui a des oreilles écoute ce que l’Esprit dit aux Eglises. »

Ceux qui persévèrent auront leur nom confirmé dans le livre de vie. Ils seront reconnus par Christ devant le Père. La fidélité cachée sur terre sera proclamée dans le ciel.

Il n’y a pas de promesse plus grande que celle d’entendre notre nom prononcé par le Seigneur lui-même.

Conclusion : De l’illusion à la vérité

L’Église de Sardes nous invite à nous poser une question sobre : paraissons-nous vivants ou le sommes-nous vraiment ?

Le Seigneur appelle son Église non à faire plus, mais à revenir à lui. Se souvenir, garder, se repentir et veiller.

Dans le silence du cœur fidèle, une étincelle peut jaillir. Et cette étincelle, embrasée par l’Esprit, peut réveiller tout un peuple.

À l’Église qui est à Thyatire (Apocalypse 2.18-29)

La lettre à l’Église de Thyatire, bien que longue, révèle des tensions entre l’activisme et la tolérance aux compromis. Jésus appelle à la vigilance, à la pureté spirituelle et à un retour à la vérité. Il promet autorité et communion divine aux fidèles, soulignant l’importance de résister aux influences toxiques et de demeurer fermes dans la foi.


Introduction : Une lettre longue pour une Église en danger

Parmi les sept lettres adressées aux Églises d’Asie Mineure, celle à Thyatire est la plus longue, bien que cette communauté soit la plus modeste. Pourquoi une telle insistance ? Parce que cette Église, bien qu’engagée et active, avait commencé à tolérer des compromis graves. Ce message met en lumière les tensions entre zèle apparent et dérives intérieures. Il ne parle pas d’une crise brutale, mais d’une lente érosion, d’un relâchement discret mais profond.

Dans ce texte, le Seigneur Jésus appelle son Église à un retour à la vérité, à la vigilance et à une intégrité spirituelle constante. Il nous invite à sonder nos œuvres à la lumière de sa sainteté.

Le portrait du Christ glorifié (v. 18)

« A l’ange de l’Eglise qui est à Thyatire, écris : Voici ce que dit le Fils de Dieu, dont les yeux sont comme une flamme ardente et les pieds comme du bronze : »

Jésus se révèle ici dans sa majesté divine. Ses yeux de feu décèlent tout, jusqu’aux intentions secrètes du cœur. Ses pieds d’airain, solides et incandescents, traduisent la fermeté de son jugement et la pureté de sa marche.

Ce regard ne condamne pas d’emblée, mais il ne se laisse pas tromper. Il purifie avant de récompenser.

Ce portrait invite chacun à la transparence : il n’est plus temps de jouer un rôle. Le Seigneur passe au milieu de son peuple comme un feu qui découvre tout. Et dans cette lumière, tout ce qui est à Dieu renaît.

2. Un Église engagée, mais fragile (v. 19)

« Je connais tes œuvres, ton amour, ta fidélité, ton service et ta persévérance. Je sais que tes dernières œuvres sont plus nombreuses que les premières. »

L’Église de Thyatire n’est pas tiède. Elle agit. Elle aime. Elle croit. Elle persévère. Elle ne se repose pas sur le passé, mais semble même en progression.

Mais la vitalité visible peut cacher des failles invisibles. Il est possible d’être sincère tout en se trompant, actif tout en étant influencé. L’essentiel n’est pas seulement de faire plus, mais de rester pur dans ce que l’on fait.

La croissance spirituelle réelle se mesure d’autant plus à la qualité du fruit qu’à sa quantité. Le Seigneur cherche une foi qui grandit sans se déformer.

3. Le danger discret du compromis (v. 20-23)

« Pourtant, j’ai un reproche à te faire : tu laisses cette femme, cette Jézabel qui se dit prophétesse, égarer mes serviteurs en leur enseignant à participer au culte des idoles, en se livrant à la débauche et en mangeant les viandes des sacrifices. 21 Je lui ai laissé du temps pour qu’elle change, mais elle ne veut pas renoncer à son immoralité. 22 Voici : je la jette, elle et ses compagnons de débauche, sur un lit de grande détresse, à moins qu’ils changent en renonçant à agir selon son enseignement. 23 Je livrerai ses disciples à la mort. Ainsi, toutes les Eglises reconnaîtront que je suis celui qui sonde les pensées et les désirs secrets. Je rétribuerai chacun de vous selon ses actes. »

Là où l’Église aurait dû être vigilante, elle a laissé place à une influence toxique. Cette « Jézabel » se présente comme inspirée, mais détourne les cœurs. Elle mêle spiritualité et liberté morale dévoyée. Le plus grand danger ne vient pas de l’extérieur, mais d’une voix de l’intérieure qui, sous couvert de révélation, dénature l’appel à la sainteté.

Ce n’est pas le conflit qui tue l’Église, c’est la tolérance de ce qui devrait être repris. Le Christ ne condamne pas ceux qui tombent, mais ceux qui refusent de se relever. Il donne du temps pour changer, mais ce temps n’est pas illimité.

Dans nos communautés, il y a parfois besoin d’une clarté retrouvée. Non par esprit de dureté, mais par souci de vérité. Car seule la vérité libère et restaure.

4. L’exhortation à ceux qui résistent (v. 24-25)

« Quant à vous, les autres membres de l’Eglise qui est à Thyatire, vous qui ne suivez pas cet enseignement et qui n’avez pas voulu connaître ce qu’ils appellent « les profondeurs de Satan », je vous le déclare : je ne vous impose pas d’autre fardeau. 25 Mais tenez fermement ce que vous avez jusqu’à ce que je vienne. »

Tous n’ont pas cédé. Certains ont su discerner. Ils n’ont pas embrassé cette fausse profondeur, présentée comme sagesse.

Jésus ne leur demande pas plus. Il les appelle à tenir ferme. Il ne leur impose pas d’autre fardeau, sinon celui de la fidélité. Cette constance tranquille, dans la vérité reçue, est ce qui préserve l’Église dans les temps d’instabilité et de persécution.

Parfois, la victoire spirituelle ne consiste pas à conquérir de nouveaux territoires, mais à garder intact ce que Dieu nous a confié. Cette veille silencieuse est le ferment de toute restauration.

5. La promesse aux fidèles (v. 26-29)

« Au vainqueur, à celui qui continue à agir jusqu’à la fin selon mon enseignement, je donnerai autorité sur tous les peuples : 27 il les dirigera avec un sceptre de fer, comme on brise les poteries d’argile, 28 ainsi que j’en ai reçu, moi aussi, le pouvoir de mon Père. Et je lui donnerai l’étoile du matin. 29 Que celui qui a des oreilles écoute ce que l’Esprit dit aux Eglises. »

Ceux qui tiennent jusqu’à la fin recevront une récompense qui dépasse ce monde. Christ promet une autorité partagée, un règne avec lui, mais surtout, il se donne lui-même comme récompense. L’étoile du matin, c’est sa présence, sa gloire, sa communion.

Le véritable espoir de l’Église ne réside pas dans ses activités visibles, mais dans sa capacité à rester attachée à son Seigneur bien-aimé. Ceux qui refusent de fléchir devant les idoles modernes goûteront la joie d’un royaume sans fin.

Conclusion : Un appel à la vigilance sereine

Thyatire avait beaucoup d’élans, mais elle s’est affaiblie en tolérant ce qui devait être corrigé. Le message n’est pas de rejeter tout ce qui bouge, mais d’éprouver les sources, d’ancrer nos œuvres dans la vérité. C’est dans cette veille paisible, mais résolue, que Dieu trouve un lieu pour répandre sa vie.

Le Christ cherche une Église qui aime, qui sert, mais surtout qui veille. Car là où il trouve la vérité, il répand la vie.

À l’Église qui est à Pergame (Apocalypse 2.12-17)

La lettre à l’Église de Pergame met en avant la nécessité de rester fidèle à Christ face à l’idolâtrie et aux compromis. Bien que certains aient maintenu leur foi malgré les pressions, d’autres ont toléré des doctrines erronées. Christ appelle à la repentance et promet une récompense spirituelle aux vainqueurs, soulignant l’importance de la pureté dans la foi.

Une lettre qui nous interpelle encore aujourd’hui

La lettre adressée à l’Église de Pergame, dans le livre de l’Apocalypse, est à la fois encourageante et solennelle. Pergame était une ville renommée pour ses temples païens, son culte impérial obligatoire et une forte présence de l’idolâtrie. C’était une atmosphère spirituellement oppressante, où être fidèle à Christ pouvait coûter très cher. Et pourtant, certains croyants dans cette ville avaient tenu bon. D’autres, cependant, s’étaient laissés influencer, tolérant des compromis qui dénaturaient l’enseignement du Seigneur.

Ce message, bien qu’écrit au premier siècle, nous met en garde de manière très actuelle contre le danger d’un christianisme accommodant, qui cherche à faire cohabiter la vérité de l’Évangile avec les valeurs d’un monde hostile à Dieu. Le Christ, qui connaît toutes choses, félicite ce qui est bon, mais confronte ce qui est mauvais, et appelle son Église à la repentance et à la fidélité.

Nous allons méditer ce passage à travers cinq aspects : l’identité de Christ, les éloges adressés à l’Église, le reproche suivi d’un appel à la repentance, la promesse pour les vainqueurs, et enfin l’application pour l’Église d’aujourd’hui.

Cette lettre est un appel prophétique au réveil : une Église peut être fidèle extérieurement, mais en danger spirituel si elle commence à tolérer des compromis. Le réveil ne se produit que lorsque la vérité reprend toute sa place, et que le peuple de Dieu rejette l’impureté du monde pour embrasser pleinement la sainteté de Christ.

Celui qui parle : Christ et l’épée à deux tranchants (v.12)

Le message commence par une présentation solennelle : « Voici ce que dit celui qui a l’épée aiguë, à deux tranchants. » Cette image est une référence directe à la Parole de Dieu, telle qu’elle est décrite dans Hébreux 4:12 : une parole vivante et efficace, qui pénètre jusqu’au fond du cœur pour discerner les intentions et juger selon la vérité. Ici, Jésus se présente comme celui qui vient avec autorité pour trancher, non selon les apparences ou les traditions humaines, mais selon la pureté de sa Parole.

L’Église de Pergame, bien qu’ayant montré de la fidélité, avait toléré des enseignements erronés. Christ rappelle dès le début que sa Parole est le critère ultime : elle juge, elle éclaire, elle corrige. Si l’Église s’écarte de ce fondement, elle s’expose à son jugement. Nous ne devons jamais oublier que seule la Parole de Dieu peut discerner ce qui est juste et vrai, et que tout compromis avec l’erreur, même en apparence mineur, devient une offense grave aux yeux de celui qui tient l’épée.

La fidélité au milieu des ténèbres (v.13)

Jésus poursuit avec des paroles de reconnaissance : « Je sais où tu demeures : là où est le trône de Satan. Tu retiens mon nom, et tu n’as pas renié ma foi, même aux jours d’Antipas, mon témoin fidèle, qui a été mis à mort chez vous, là où Satan a sa demeure. »

Pergame était l’un des centres les plus actifs du paganisme romain. Les temples dédiés à Zeus, Athéna, Dionysos et Asclépios dominaient la ville, tout comme le culte impérial, qui exigeait des citoyens qu’ils reconnaissent César comme dieu. Dans un tel contexte, rester attaché au nom de Jésus était un acte de courage spirituel. L’expression « trône de Satan » évoque la puissance des ténèbres régnant dans cette cité.

Malgré cela, certains croyants avaient persévéré, refusant de renier leur foi, même quand cela leur coûtait la vie. Antipas, présenté par Jésus comme « mon témoin fidèle », avait payé de son sang sa fidélité à Christ. Ce titre — « témoin fidèle » — est d’ailleurs un titre que l’Apocalypse donne à Jésus lui-même, montrant ainsi combien Antipas avait suivi son Maître jusqu’au bout. Ces paroles nous rappellent que Jésus voit tout, connaît nos combats, et honore ceux qui lui demeurent fidèles même dans l’épreuve.

L’exemple d’Antipas montre qu’un seul croyant fidèle peut faire briller la lumière au cœur des ténèbres. Le réveil ne commence pas toujours dans les masses, mais souvent avec un témoin fidèle, prêt à aller jusqu’au bout par amour pour Christ. C’est par des cœurs brûlants dans des lieux corrompus que Dieu envoie le réveil.

Le danger du compromis et l’appel à la repentance (v.14-16)

Mais après l’éloge, vient le reproche. Jésus dit : « J’ai quelque chose contre toi : tu as là des gens attachés à la doctrine de Balaam, qui enseignait à Balak à mettre une pierre d’achoppement devant les fils d’Israël… De même, toi aussi, tu as des gens attachés à la doctrine des Nicolaïtes. Repens-toi donc. »

Le Seigneur n’accuse pas ici l’ensemble de l’Église, mais il lui reproche de tolérer en son sein des personnes qui suivent des doctrines destructrices. La référence à Balaam renvoie à un épisode bien connu de l’Ancien Testament (Nombres 25 et 31), où le prophète Balaam, bien que connaissant la vérité, a incité le peuple d’Israël à se compromettre dans l’idolâtrie et l’immoralité. C’est exactement ce qui se produisait à Pergame : certains croyants acceptaient de participer aux pratiques païennes, sous prétexte de liberté ou de tolérance.

La doctrine des Nicolaïtes allait dans le même sens : elle proposait un mélange entre la foi chrétienne et les valeurs du monde. Jésus l’avait déjà condamnée dans la lettre à l’Église d’Éphèse, et ici, il insiste sur la gravité de cette compromission. Ce que Christ demande, c’est une repentance immédiate et radicale. Sinon, il viendra lui-même combattre ceux qui propagent ces erreurs — et il le fera avec l’épée de sa bouche, c’est-à-dire avec la puissance tranchante de sa Parole.

Ce message est clair : l’Église ne peut pas tolérer le péché, l’idolâtrie ou l’enseignement de doctrines qui affaiblissent la sainteté et la vérité. Le compromis est une maladie spirituelle qui, si elle n’est pas traitée, mènera à la ruine.

Le compromis est l’ennemi du réveil. Là où le péché est toléré, l’Esprit se retire. Le réveil véritable vient toujours avec la repentance. Une Église réveillée ne flirte pas avec le monde : elle se purifie dans la Parole, elle se sanctifie dans la vérité, elle se relève dans la crainte du Seigneur. Refuser de se repentir, c’est s’exposer à être corrigé par le Christ lui-même.

Une promesse glorieuse pour les vainqueurs (v.17)

La lettre se termine sur une promesse pleine d’espérance : « À celui qui vaincra, je donnerai de la manne cachée, et je lui donnerai un caillou blanc, et sur ce caillou est écrit un nom nouveau, que personne ne connaît, si ce n’est celui qui le reçoit. »

La manne cachée fait écho à la nourriture que Dieu a donnée à Israël dans le désert, mais ici, elle symbolise bien plus : elle représente la communion intime avec Christ, la nourriture céleste, spirituelle et éternelle que seul le Seigneur peut offrir. Elle s’oppose aux festins impurs liés à l’idolâtrie : alors que le monde offre une nourriture trompeuse, Christ promet un pain véritable, qui rassasie l’âme.

Quant au caillou blanc, il peut évoquer plusieurs réalités culturelles antiques. Dans les tribunaux, un caillou blanc symbolisait l’acquittement, tandis qu’un caillou noir indiquait la condamnation. Par ailleurs, dans certains banquets, un caillou blanc servait de billet d’entrée. Ce symbole montre que le croyant fidèle est justifié, accepté, et accueilli dans la présence même de Dieu. Le « nom nouveau » gravé sur ce caillou parle de l’identité nouvelle que Christ donne à chacun de ses enfants. Ce nom est personnel, connu de Dieu seul, et marque une relation unique entre le Sauveur et celui qui a persévéré.

Ce que Christ promet, le monde ne peut jamais l’offrir. Là où les doctrines corrompues promettent liberté et plaisir, Christ promet la vraie nourriture de l’âme, l’identité éternelle, la communion parfaite avec Dieu. Le réveil restaure cette faim pour la manne cachée, cette soif pour l’intimité avec le Seigneur. C’est dans le lieu secret que se prépare le triomphe des vainqueurs.

Et aujourd’hui ?

Ce message à l’Église de Pergame n’est pas seulement historique. Il s’adresse aussi à nous, aujourd’hui. Il nous rappelle que la fidélité à Christ est possible, même dans un monde hostile. Mais il nous avertit aussi : le compromis avec le péché est un danger réel, et l’Église ne peut pas rester passive face à ce qui corrompt la vérité.

Nous avons besoin, plus que jamais, de rester ancrés dans la Parole de Dieu, qui est notre seul guide sûr. Et nous devons prendre au sérieux l’appel à la repentance chaque fois que nous identifions dans nos vies — ou dans nos Églises — des zones d’ombre, de tolérance à l’erreur ou d’indifférence spirituelle.

Jésus ne nous appelle pas à une foi confortable, mais à une fidélité courageuse. Et à ceux qui persévèrent, il promet sa présence, sa justice, et une récompense éternelle.

Le réveil spirituel exige un refus radical du compromis. Il n’y a pas de réveil sans séparation d’avec le mal. Il ne s’agit pas seulement de dénoncer l’erreur, mais de se nourrir chaque jour à la table de Christ, dans la vérité, la pureté et l’obéissance.

Le réveil ne commence pas dans l’Église… tant qu’il ne commence pas dans mon cœur.

À l’Église qui est à Smyrne (Apocalypse 2.8-11)

La lettre adressée à l’Église de Smyrne rappelle la valeur de la fidélité face à la persécution et à la pauvreté. Elle souligne que la vraie richesse est spirituelle, que les épreuves sont temporaires et qu’une récompense éternelle attend ceux qui restent fidèles. Jésus, victorieux sur la mort, soutient les croyants dans leurs souffrances.

Introduction : Pourquoi cette lettre est-elle essentielle ?

Parmi les sept lettres adressées aux Églises dans l’Apocalypse, celle à l’Église de Smyrne se distingue par son ton réconfortant. Smyrne est, avec Philadelphie, l’une des deux seules Églises à ne recevoir aucun reproche de la part du Seigneur. Elle traverse des temps difficiles, marqués par la persécution et la pauvreté, mais elle reste fidèle au nom de Jésus.

Cette lettre est une source d’encouragement pour tous les chrétiens qui vivent l’opposition, la persécution ou des épreuves. Jésus ne promet pas une vie facile, mais il affirme que la fidélité est plus précieuse que le confort. Et à ceux qui endurent jusqu’à la fin, il garantit une récompense éternelle.

Ce message nous montre que le réveil spirituel ne naît pas dans l’aisance, mais dans la fournaise. L’Église de Smyrne ne brillait pas par sa prospérité, mais par sa fidélité. Dans chaque génération, Dieu cherche des cœurs brûlants qui tiennent ferme quand tout vacille. Le réveil commence lorsque nous choisissons d’être fidèles, peu importe le prix.


1. L’identité de Christ : Celui qui a vaincu la mort (Apocalypse 2.8)

« À l’ange de l’Église qui est à Smyrne, écris : Voici ce que dit celui qui est le premier et le dernier, celui qui était mort et qui est à nouveau vivant. »

Jésus commence par se présenter : il est le premier et le dernier, un titre divin que l’on retrouve dans l’Ancien Testament (Ésaïe 44.6). Cela affirme sa souveraineté sur le temps, l’histoire et l’éternité. Il est aussi celui qui était mort et qui est revenu à la vie : il a connu la souffrance, la croix, la mort… mais il vit maintenant pour toujours.

Pour une Église menacée de mort, ce message est essentiel. Le Christ glorifié a traversé la souffrance et en est ressorti vainqueur. Il peut donc pleinement soutenir ceux qui souffrent pour lui.


2. Les épreuves et les encouragements (Apocalypse 2.9)

« Je connais ta détresse et ta pauvreté – et pourtant tu es riche. Je sais les calomnies de ceux qui se disent Juifs mais qui ne le sont pas : c’est une synagogue de Satan. »

Jésus affirme : « Je connais ». Il voit tout, il comprend, il n’est pas indifférent. Smyrne était une ville riche, mais les chrétiens y étaient pauvres, sans doute marginalisés à cause de leur foi. Pourtant, Jésus leur dit : « tu es riche », car leur richesse spirituelle dépasse de loin les standards matériels (cf. Jacques 2.5).

Il parle aussi des calomnies de certains Juifs qui s’opposaient violemment aux chrétiens. Il ne s’agit pas d’une condamnation ethnique, mais spirituelle : ces personnes se prétendent serviteurs de Dieu, mais leur opposition les classe du côté de Satan. Cette déclaration nous rappelle que l’opposition peut venir de ceux qui se croient religieux, mais qui refusent la vérité.

Le réveil ne se mesure pas à notre confort, mais à notre fidélité dans la souffrance. Une Église réveillée ne cherche pas la faveur du monde, mais la faveur de Dieu. Elle est riche, non de biens, mais de foi éprouvée, d’amour sincère et d’espérance inébranlable.


3. L’appel à la fidélité (Apocalypse 2.10)

« N’aie pas peur des souffrances qui t’attendent. Voici, le diable va jeter plusieurs d’entre vous en prison, pour vous tenter, et vous connaîtrez dix jours de détresse. Sois fidèle jusqu’à la mort, et je te donnerai la vie pour couronne. »

Ce verset est à la fois réaliste et porteur d’espérance. Jésus n’édulcore pas la réalité : la souffrance viendra, mais il dit aussi : « N’aie pas peur ». L’épreuve est réelle, mais elle est limitée dans le temps (les « dix jours » symbolisent une période définie) et placée sous la souveraineté de Dieu.

Le diable sera à l’œuvre, cherchant à briser la foi, mais Christ appelle à la fidélité jusqu’à la mort. Ce n’est pas la survie qui est valorisée, mais la persévérance fidèle. La récompense promise est la couronne de vie — non une gloire terrestre, mais la vie éternelle auprès de Dieu. Paul parlera aussi de cette couronne dans 2 Timothée 4.8 comme une couronne de justice.

Le réveil véritable commence lorsque la crainte de l’homme est remplacée par la crainte de Dieu. Smyrne nous montre que même emprisonnés, même menacés, les croyants peuvent être libres intérieurement. Une Église réveillée ne négocie pas sa fidélité : elle tient ferme, elle résiste, elle espère. Elle sait que sa récompense est dans l’éternité.


4. La promesse divine (Apocalypse 2.11)

« Que celui qui a des oreilles écoute ce que l’Esprit dit aux Églises. Au vainqueur, la seconde mort ne causera pas de mal. »

L’appel à entendre est répété dans toutes les lettres : chaque croyant est invité à écouter et à mettre en pratique ce que l’Esprit dit. Le vainqueur, c’est celui qui reste fidèle malgré l’opposition. Être vainqueur ne signifie pas éviter la souffrance, mais tenir bon jusqu’à la fin.

La promesse est extraordinaire : la seconde mort ne lui fera aucun mal. La première mort est physique, mais la seconde mort — mentionnée dans Apocalypse 20.14 — représente la séparation éternelle d’avec Dieu. Les vrais croyants, même s’ils meurent dans la chair, vivront éternellement dans la présence de Dieu.

Le réveil spirituel prépare l’Église non à fuir la souffrance, mais à triompher dans l’espérance. Ce n’est pas un feu d’émotions, mais une flamme de persévérance. Ceux qui vivent dans la lumière de l’éternité n’ont pas peur de ce que l’homme peut faire. Ils vivent pour plaire à Celui qui a vaincu la mort.


Conclusion : Que devons-nous retenir ?

L’Église de Smyrne nous enseigne une vérité essentielle : il est possible d’être pauvre, persécuté, calomnié… et pourtant riche et approuvé par Dieu.

Voici les principales leçons à retenir :

  • Dieu connaît nos souffrances et notre fidélité.
  • Les persécutions ne doivent pas nous faire reculer.
  • Notre vraie richesse est spirituelle, non matérielle.
  • La souffrance a une fin, mais la couronne de vie est éternelle.

Question pour la réflexion :
Sommes-nous prêts à rester fidèles à Christ, même dans la persécution ?

Smyrne nous enseigne que le réveil n’est pas toujours accompagné d’applaudissements ou de prospérité. Parfois, il s’exprime dans les larmes, les chaînes, et les pertes. Mais là où l’amour reste fidèle, là où le cœur reste brûlant malgré la douleur, le ciel est ouvert, et la couronne de vie est en vue.

Christ nous appelle aujourd’hui à tenir ferme, les yeux fixés sur la récompense éternelle. Il est vivant, il a vaincu la mort, et il marche aux côtés de son Église souffrante. N’ayons pas peur. Soyons fidèles jusqu’à la fin.

À l’Église qui est à Éphèse (Apocalypse 2.1-7)

La lettre adressée à l’Église d’Éphèse met en lumière l’importance primordiale de l’amour pour Christ, au-delà des bonnes œuvres et de la connaissance. Bien que l’Église ait fait preuve de solidité doctrinale et de persévérance, elle a abandonné son premier amour. Jésus appelle à la repentance et à raviver cette passion essentielle.

Introduction : Pourquoi cette lettre est-elle importante ?

L’Église d’Éphèse est la première des sept Églises à recevoir une lettre de la part du Seigneur Jésus dans Apocalypse 2 et 3. Il s’agissait d’une Église influente, fondée par l’apôtre Paul (voir Actes 19), dirigée un temps par Timothée (1 Timothée 1.3), et probablement aussi par l’apôtre Jean lui-même. Cette lettre nous enseigne une vérité fondamentale : l’amour pour Christ est plus important que les œuvres et la connaissance doctrinale. Jésus souligne à la fois les forces et les faiblesses de cette Église, et il l’appelle à la repentance et à retrouver son premier amour.

Ce message de Christ à l’Église d’Éphèse est un appel vibrant au réveil. Il ne s’adresse pas seulement à une communauté du passé, mais à toute Église — et à tout croyant — dont le feu intérieur s’est refroidi. Il nous rappelle que le réveil spirituel ne commence pas par de nouvelles œuvres… mais par un retour à l’amour.

L’identité de Christ (Apocalypse 2.1)

« À l’ange de l’Église qui est à Éphèse, écris : “Voici ce que dit celui qui tient les sept étoiles dans sa main droite et qui marche au milieu des sept chandeliers d’or.” »

Jésus se présente comme celui qui tient les sept étoiles dans sa main droite – une image de sa souveraineté sur les messagers ou responsables spirituels des Églises – et celui qui marche au milieu des sept chandeliers, c’est-à-dire au milieu des Églises elles-mêmes (cf. Apocalypse 1.20). Il est présent, actif, impliqué, et pleinement conscient de l’état spirituel de son peuple. Il n’est pas un Dieu lointain ou indifférent : il marche au milieu de son Église.

Cela nous rappelle que Christ connaît parfaitement son Église, ses œuvres, ses combats et ses intentions profondes.

Les éloges de Christ (Apocalypse 2.2-3)

« Je connais ta conduite, la peine que tu prends et ta persévérance. Je sais que tu ne peux pas supporter les méchants : tu as mis à l’épreuve ceux qui se prétendent apôtres et qui ne le sont pas, et tu as décelé qu’ils mentaient. Tu as de la persévérance, tu as souffert à cause de moi et tu ne t’es pas lassé. »

Jésus adresse plusieurs éloges à cette Église :

  • Son travail : un service fidèle, persévérant et actif.
  • Sa persévérance : elle a tenu bon face aux épreuves.
  • Son discernement doctrinal : elle a su identifier les faux apôtres et les rejeter.
  • Son intolérance face au mal : elle refuse les compromis avec le péché.
  • Sa résistance dans la souffrance : elle est restée fidèle malgré les persécutions.

Il s’agit d’une Église solide, bien fondée, engagée, orthodoxe. Mais cette apparence d’efficacité cache un problème plus profond que Jésus va révéler.

Une Église active n’est pas toujours une Église vivante. Le réveil ne se mesure pas d’abord à l’intensité des activités, mais à la profondeur de la passion pour Jésus. Travailler pour Dieu sans brûler d’amour pour Lui peut rapidement devenir un piège de l’activisme religieux.

Le reproche de Christ : l’amour perdu (Apocalypse 2.4)

« J’ai cependant un reproche à te faire : tu as abandonné l’amour que tu avais au début. »

Malgré sa fidélité doctrinale et son zèle dans l’œuvre, l’Église d’Éphèse a perdu son premier amour. L’amour fervent et passionné pour Jésus qui caractérisait ses débuts s’est affaibli. Elle a conservé la vérité, mais perdu la flamme. Elle est devenue correcte… mais froide.

Elle n’a pas abandonné la foi, ni la doctrine, mais la relation : le cœur n’est plus aussi vibrant. L’amour de Christ n’est plus la motivation première. C’est là une réalité dangereuse : une Église peut avoir une bonne théologie, mais perdre sa puissance spirituelle si elle perd l’amour.

Le véritable réveil commence ici : reconnaître que notre cœur s’est refroidi, que l’amour s’est étiolé dans les habitudes, et que le feu du début s’est éteint. Jésus ne reproche pas à Éphèse son orthodoxie, mais son cœur absent. Le réveil consiste à raviver ce cœur.

L’appel à la repentance (Apocalypse 2.5-6)

« Rappelle-toi d’où tu es tombé ! Change et reviens à ta conduite première ! Sinon, je viendrai à toi, et je déplacerai ton chandelier si tu ne changes pas. Voici pourtant une chose que tu as en ta faveur : tu détestes les œuvres des Nicolaïtes, tout comme moi. »

Jésus donne à l’Église trois étapes de restauration :

  1. Se souvenir : revenir à la conscience de ce qu’elle a perdu.
  2. Se repentir : changer de cœur et d’attitude.
  3. Revenir aux premières œuvres : retrouver la joie de servir Dieu par amour, et non par devoir.

Mais l’avertissement est sérieux : si l’Église ne se repent pas, elle perdra son chandelier, c’est-à-dire sa lumière et son impact spirituel dans le monde. Une Église sans amour pour Christ peut continuer à exister… mais sans puissance, sans témoignage, sans vie.

Toutefois, Jésus reconnaît encore un point positif : elle rejette les œuvres des Nicolaïtes, un groupe hérétique qui semble avoir promu le compromis moral et doctrinal. Cela montre que malgré la perte d’amour, cette Église conserve une vigilance théologique – ce qui est précieux, mais insuffisant.

Le déplacement du chandelier est l’une des images les plus solennelles du Nouveau Testament. Elle nous rappelle que sans amour, il n’y a plus de lumière, plus de puissance, plus de témoignage vivant. Le réveil spirituel n’est pas une option, mais une question de survie pour l’Église. Jésus ne cherche pas une Église brillante, mais une Église brûlante.

La promesse de Christ : l’arbre de vie (Apocalypse 2.7)

« Que celui qui a des oreilles écoute ce que l’Esprit dit aux Églises. Au vainqueur, je donnerai à manger du fruit de l’arbre de vie qui est dans le paradis de Dieu. »

Jésus termine cette lettre par une promesse pour les vainqueurs. Ceux qui entendent l’appel, qui se repentent, qui ravivent leur amour pour Christ, auront accès à l’arbre de vie, ce symbole de la vie éternelle et de la pleine communion avec Dieu.

Cet arbre, présent dans le jardin d’Éden (Genèse 2.9), réapparaît à la fin de l’Apocalypse (22.2), montrant que le but du salut est la restauration de la relation entre Dieu et l’homme.

Ce message est adressé à toutes les Églises : « Que celui qui a des oreilles écoute… ». Ce n’est pas une option, mais un appel universel à entendre et obéir à la voix de l’Esprit.

Cette promesse nous montre que le retour à l’amour n’est pas une perte, mais un chemin vers la vie. Le réveil ne prive pas, il restaure. Il ramène les croyants à la source de la vraie joie, à l’intimité avec Dieu, à la fraîcheur de la vie éternelle vécue dès maintenant.

Conclusion : Que devons-nous retenir ?

L’Église d’Éphèse avait de grandes qualités : elle travaillait, elle persévérait, elle discernait… mais elle avait perdu ce qui comptait le plus : l’amour. Et sans l’amour, tout devient vide, mécanique, stérile. Ce message nous concerne aujourd’hui plus que jamais.

Voici ce que nous devons retenir :

  • Travaillons pour Dieu, oui, mais ne perdons jamais la relation avec Lui.
  • Gardons la doctrine, mais avec un cœur brûlant d’amour.
  • Repentons-nous rapidement si notre amour faiblit.
  • Recherchons la présence de Jésus, non pas uniquement son approbation.

Question pour la réflexion :
Notre relation avec Dieu est-elle encore marquée par un amour sincère, ou est-elle devenue une simple routine religieuse ?

Le message à Éphèse est un message de réveil pour notre génération. Il ne nous suffit pas d’être fidèles aux bonnes doctrines ou aux bonnes œuvres si le feu de notre amour pour Jésus ne brûle plus. Le plus grand danger pour une Église n’est pas l’erreur… mais la tiédeur. Christ veut ranimer notre flamme.

Christ nous appelle aujourd’hui à retrouver notre premier amour !

La vision du Ressuscité (Apocalypse 1.9-20)

La vision de Jean dans Apocalypse 1.9-20 présente Christ glorifié, symbole d’autorité sur l’Église et l’histoire. Cette révélation, destinée à réveiller l’Église, souligne que les véritables témoins de Jésus souffrent pour leur foi. Jean enseigne que le réveil spirituel commence par une obéissance à la voix de Christ, qui demeure au milieu des Églises.

Introduction : Pourquoi cette vision est-elle essentielle ?

Dans Apocalypse 1.9–20, l’apôtre Jean reçoit une vision bouleversante du Christ ressuscité et glorifié. Ce passage est fondamental car il nous offre une image symbolique du Seigneur exalté, un rappel de son autorité souveraine sur l’Église et sur toute l’histoire, et une assurance précieuse de sa présence au milieu des croyants, même en période de persécution. Cette vision n’est pas une description physique de Jésus, mais une révélation de ses attributs divins et royaux, transmise par des symboles puissants que nous allons explorer.

Cette vision n’a pas pour but de nourrir la curiosité, mais d’ébranler, de réveiller, de ranimer la flamme dans les cœurs affaiblis. Chaque symbole agit comme un appel divin à se prosterner, à écouter et à se relever dans la crainte et la consécration. Le Christ glorifié ne se dévoile pas pour impressionner, mais pour réveiller l’Église endormie.

Jean : un témoin en exil (Apocalypse 1.9)

Jean se présente simplement : « Moi, Jean, votre frère, qui partage avec vous la détresse, le royaume et la persévérance dans l’union avec Jésus, j’étais dans l’île de Patmos parce que j’avais proclamé la Parole de Dieu et le témoignage rendu par Jésus. »

Jean ne se positionne pas comme un apôtre supérieur, mais comme un frère solidaire, associé à trois réalités que tous les croyants expérimentent : la détresse, le royaume et la persévérance. La détresse (thlipsis) désigne l’épreuve que subissent les chrétiens à cause de leur foi. Le royaume (basileia) nous rappelle que, même persécutés, nous participons déjà au règne de Christ. Et la persévérance (hypomonê) est cette endurance que Dieu accorde à ceux qui restent fidèles jusqu’à la fin.

Jean est exilé à Patmos, non pour un crime, mais parce qu’il a proclamé la Parole de Dieu. C’est un rappel que les véritables témoins de Jésus-Christ seront souvent persécutés.

L’Église, à l’exemple de Jean, doit donc s’attendre à souffrir pour la vérité, tout en gardant en vue la réalité présente du royaume et la nécessité de persévérer.

Jean, fidèle au point de souffrir pour la Parole, incarne ce que signifie vivre dans un réveil authentique. Le réveil ne naît pas du confort, mais de la croix. Il surgit dans les déserts spirituels, les Patmos de notre vie, où Dieu se révèle puissamment à ceux qui tiennent ferme malgré l’épreuve. Une Église réveillée est une Église persécutée mais persévérante.

Le jour du Seigneur et la voix comme une trompette (Apocalypse 1.10–11)

Jean poursuit : « Le jour du Seigneur, l’Esprit de Dieu se saisit de moi, et j’entendis derrière moi une voix forte, pareille au son d’une trompette. Elle disait : Inscris dans un livre ce que tu vois, et envoie-le à ces sept Églises : Éphèse, Smyrne, Pergame, Thyatire, Sardes, Philadelphie et Laodicée. »

Le « jour du Seigneur » peut faire référence au dimanche, jour de culte chrétien, mais aussi à une vision prophétique du « jour du Seigneur » eschatologique, celui du retour de Christ. La voix forte, semblable au son d’une trompette, évoque l’autorité divine et l’urgence du message. Dans l’Ancien Testament, la trompette annonçait la présence de Dieu et des événements solennels.

Les sept Églises mentionnées sont bien historiques, mais elles représentent aussi toute l’Église universelle à travers les âges. Cette vision nous rappelle que Christ parle encore à son Église aujourd’hui, et que son message est destiné à être entendu, reçu et mis en pratique.

Le réveil commence toujours par une voix. Une voix qui secoue, qui interpelle, qui appelle. La voix de Christ retentit aujourd’hui encore dans son Église, mais avons-nous des oreilles pour entendre ? Le réveil spirituel commence lorsque nous cessons de résister à cette voix et que nous nous mettons à genoux pour obéir.

La vision du Christ glorifié (Apocalypse 1.12–16)

Jean raconte ce qu’il a vu : « Je me retournai pour découvrir quelle était cette voix. Et l’ayant fait, voici ce que je vis : il y avait sept chandeliers d’or et, au milieu des chandeliers, quelqu’un qui ressemblait à un homme… »

La vision qui suit est riche en symboles révélant la majesté et l’autorité de Christ :

  • Les sept chandeliers d’or représentent les Églises. L’Église est appelée à briller dans les ténèbres du monde, et Christ se tient au milieu d’elle, même dans la souffrance.
  • Celui qui ressemble à un homme, ou littéralement « un fils d’homme », renvoie à Daniel 7.13 : c’est Jésus, à la fois humain et divin.
  • Sa longue tunique et la ceinture d’or rappellent la fonction de souverain sacrificateur et de roi.
  • Sa tête et ses cheveux blancs sont le symbole de la sagesse et de l’éternité, identifiant Jésus à « l’Ancien des jours » de Daniel 7.9.
  • Ses yeux comme une flamme ardente indiquent qu’il voit tout, qu’il sonde les cœurs et les intentions.
  • Ses pieds comme du bronze incandescent parlent de jugement pur et inébranlable.
  • Sa voix comme celle des grandes eaux reflète la puissance et la majesté de sa parole.
  • Dans sa main droite, il tient sept étoiles, symboles des anges ou messagers des Églises, démontrant que Christ les garde et les dirige.
  • De sa bouche sort une épée aiguisée à double tranchant, image de la Parole vivante et efficace de Dieu, capable de juger et de sauver.
  • Enfin, son visage brillant comme le soleil est l’expression de sa gloire divine, éclatante, irrésistible.

Cette vision bouleversante nous rappelle que Jésus n’est plus le serviteur souffrant, mais le Seigneur glorifié, investi de toute autorité dans le ciel et sur la terre.

Cette vision ne doit pas rester théorique : elle veut allumer une passion brûlante pour Jésus. Lorsque l’Église voit réellement le Ressuscité, elle ne peut plus rester tiède, distraite ou mondaine. Le réveil ne commence pas dans une stratégie humaine, mais dans une rencontre avec Christ glorieux. C’est là, devant son visage éclatant, que tombent les idoles et que renaît une foi vivante.

L’autorité du Ressuscité (Apocalypse 1.17–20)

Face à cette vision, Jean s’écroule : « Quand je le vis, je tombai à ses pieds, comme mort. » Mais Jésus le rassure aussitôt : « N’aie pas peur. Moi, je suis le premier et le dernier, le vivant. J’ai été mort, et voici : je suis vivant pour l’éternité ! Je détiens les clés de la mort et du séjour des morts. »

Quelle puissance dans ces paroles ! Jésus-Christ est le Vivant, celui qui a traversé la mort et en est ressorti vainqueur. Il est le Premier et le Dernier, un titre qui le place au même rang que Dieu dans l’Ancien Testament. Il détient les clés. Ce qui fait qu’il a toute autorité sur la vie, la mort, et l’éternité.

Il commande alors à Jean d’écrire : « ce que tu as vu, ce qui est, et ce qui va arriver ensuite. » Cette structure donne une clé de lecture pour tout le livre : la révélation englobe le passé (à partir de la venu de Christ), le présent et le futur.

Enfin, Jésus explique les symboles : les sept étoiles sont les anges des Églises, et les sept chandeliers représentent les Églises elles-mêmes. L’Église est entre ses mains, et il en est le centre, le cœur et la lumière.

Le réveil naît là où l’on reconnaît que Jésus détient les clés. Ni le monde, ni les autorités religieuses, ni les puissances des ténèbres ne dirigent l’histoire : Christ le fait. Et une Église réveillée est une Église qui vit sous cette autorité avec humilité, crainte, et puissance.

Conclusion : Quel est le message pour nous aujourd’hui ?

Ce passage nous enseigne que le Christ glorifié est au milieu de son Église, même lorsqu’elle est persécutée, marginalisée ou affaiblie. Il règne déjà, avec puissance et autorité. Il connaît son peuple, voit ses œuvres, comprend ses luttes et le soutient.

Son appel est clair : briller comme un chandelier dans les ténèbres, écouter sa voix, et lui rester fidèle jusqu’à la fin.

Le Christ glorifié marche encore aujourd’hui au milieu des chandeliers. Il cherche une Église qui brûle pour Lui. Une Église réveillée, affranchie de la tiédeur de Laodicée, remplie du feu de Philadelphie.

Sommes-nous prêts à écouter sa voix, à tomber à ses pieds, et à nous relever transformés pour briller dans ce monde ?

Révélation et autorité divine (Apocalypse 1.1-8)

Le livre de l’Apocalypse, souvent mal interprété, est avant tout une révélation spirituelle symbolique. Il appelle l’Église à la fidélité et à la sainteté, soulignant l’amour de Christ et son retour imminent. Les croyants doivent lire, écouter et obéir à ce message pour vivifier leur foi et leur engagement.

Introduction : Une révélation souvent mal comprise

Le livre de l’Apocalypse suscite un grand intérêt parmi les chrétiens, mais aussi beaucoup d’interprétations divergentes et parfois erronées. Certains le lisent comme un récit strictement littéral des événements futurs, tandis que d’autres y projettent des systèmes théologiques complexes comme le prétérisme ou le dispensationalisme. Pourtant, l’Apocalypse est d’abord et avant tout une révélation spirituelle transmise en langage hautement symbolique, un message prophétique adressé à l’Église de tous les temps.

Elle n’est pas seulement destinée à informer, mais à réveiller. L’Apocalypse agit comme une trompette spirituelle, destinée à secouer une Église parfois endormie, tiède ou distraite, pour la ramener à la fidélité, à la sainteté, et à l’adoration véritable. Ce livre est une convocation céleste au réveil.

Dans ce premier passage (Apocalypse 1.1–8), nous découvrons trois éléments essentiels :

  1. L’origine divine du message
  2. L’objectif de la révélation
  3. L’identité glorieuse de Jésus-Christ comme Roi et Seigneur souverain

En étudiant ce texte, nous éviterons les pièges des fausses doctrines et chercherons à en tirer une compréhension spirituelle fidèle à l’Écriture.

1. L’origine divine du message prophétique

Le livre s’ouvre ainsi :

Le mot Apocalypse vient du grec apokalypsis, qui signifie révélation, dévoilement. Ce livre n’est donc pas une énigme à résoudre, mais un message divinement inspiré, rendu accessible à ceux qui ont des oreilles pour entendre. L’origine du message est clairement tracée : il vient de Dieu le Père, transmis à Jésus-Christ, puis envoyé par un ange à Jean, qui à son tour le communique aux Églises. Cette chaîne céleste atteste du caractère sacré et autorisé du contenu.

L’expression « ce qui doit arriver bientôt » ne doit pas être comprise comme une indication temporelle stricte. Le mot grec en tachos évoque plutôt la certitude et l’imminence prophétique dans le plan de Dieu. Il ne s’agit donc pas d’un calendrier des événements futurs, mais d’une vision spirituelle continue qui concerne l’histoire entière de l’Église depuis l’ascension du Christ jusqu’à son retour.

2. Un appel à lire, écouter et obéir

Le verset suivant affirme :

Trois attitudes sont ici bénies : lire, écouter, et obéir. Il ne suffit pas de se contenter d’une lecture intellectuelle ou curieuse ; ce livre demande une réponse spirituelle. Il est destiné à fortifier les croyants dans leur marche avec Dieu, à les encourager dans la fidélité et la persévérance, en leur rappelant que le Seigneur est proche.

Le temps est proche, car les événements décrits — tribulations, persécutions, appels à la repentance et à la foi — se déploient déjà depuis l’époque apostolique jusqu’à aujourd’hui. L’Apocalypse est donc un livre vivant et actuel, à recevoir avec foi.

C’est en vivant cette Parole que le réveil devient possible. Chaque génération a besoin d’un retour à la Parole prophétique pour raviver la flamme. Le réveil spirituel ne commence pas dans les émotions, mais dans l’écoute humble, suivie d’une obéissance radicale à ce que Dieu déclare. L’Apocalypse, bien comprise, allume cette passion dans les cœurs.

3. Une salutation adressée à l’Église universelle

Jean poursuit avec cette salutation :

Les sept Églises étaient bien réelles à l’époque de Jean, mais le chiffre sept, symbole biblique de plénitude, indique aussi qu’elles représentent l’Église universelle dans sa totalité. Ce qui signifie que le message s’adresse bien à tous les croyants de tous les temps.

Dieu est présenté comme « celui qui est, qui était et qui vient » : cela souligne sa souveraineté éternelle sur le passé, le présent et l’avenir. Les « sept esprits » symbolisent quant à eux la plénitude du Saint-Esprit, en accord avec Ésaïe 11.2. Jésus-Christ est proclamé comme le témoin fidèle, celui qui a parfaitement révélé le Père (Jean 14.9), le premier-né d’entre les morts, c’est-à-dire le premier ressuscité avec un corps glorifié, et le souverain des rois de la terre. Il règne déjà, même si son règne sera pleinement manifesté lors de son retour.

4. Jésus-Christ, Rédempteur et Souverain Sacrificateur

Jean poursuit avec cette déclaration exaltante :

Tout part de l’amour de Christ. C’est cet amour qui a conduit à notre rédemption par son sang, un salut déjà accompli et non à venir. Ce salut fait de nous un royaume de prêtres, une communauté consacrée à Dieu pour le servir et proclamer son Évangile. L’Église n’est pas une entité passive en attente du retour du Seigneur ; elle est active, appelée à régner spirituellement et à intercéder pour le monde, à l’image des sacrificateurs de l’Ancien Testament.

Une Église réveillée, c’est une Église qui vit son sacerdoce avec passion. Le réveil ne consiste pas seulement à ressentir la présence de Dieu, mais à répondre à son amour par une vie consacrée, active, rayonnante. Christ nous a libérés pour que nous servions, proclamions, intercédions. Voilà le fruit d’un cœur réveillé.

5. Une annonce glorieuse : Jésus revient !

Enfin, Jean proclame :

Le retour de Jésus est visible, glorieux, universel. Il ne s’agit pas d’un enlèvement secret, mais d’une manifestation publique où « tout œil le verra », y compris ceux qui l’ont rejeté. Il revient sur les nuées, en accomplissement des prophéties de Daniel 7.13 et Matthieu 24.30.

Jésus est l’Alpha et l’Oméga, le commencement et la fin, le Seigneur de toute l’histoire. Cette déclaration nous rappelle que toute chose trouve son origine et son accomplissement en Lui. Il est le Tout-Puissant, rien ne lui échappe.

Le réveil spirituel jaillit toujours là où le peuple de Dieu retrouve le feu de l’attente du retour du Seigneur. Là où l’on vit comme si Jésus pouvait revenir à tout instant, le compromis recule, la prière augmente, l’amour s’intensifie. L’Apocalypse nous appelle à vivre dans cette urgence sacrée, dans cette flamme du « bientôt ».

Conclusion : Vivons comme des témoins fidèles

Ce passage introductif du livre de l’Apocalypse nous enseigne des vérités fondamentales :

  • Dieu règne souverainement sur l’histoire du monde.
  • Jésus-Christ est vivant, glorieux, et déjà à l’œuvre dans son Église.
  • Le temps est proche, et nous sommes appelés à vivre dans la fidélité, la sainteté et l’espérance.

L’Apocalypse n’est pas un livre de peur, mais de promesse et de puissance. Il nous appelle à être des témoins fidèles, engagés dans notre foi, consacrés à Dieu, et pleins d’espérance dans l’attente du retour glorieux de notre Seigneur.

Vivons-nous comme ceux qui ont entendu, compris, et gardé cette révélation ?

C’est le temps du réveil. Ce texte ne nous invite pas à spéculer, mais à nous réveiller. À remettre nos cœurs en règle. À redécouvrir la grandeur de Jésus. À vivre pour sa gloire.

L’Apocalypse commence avec un message clair : Dieu règne, Christ revient, et l’Église doit se lever.

La fin des temps commence avec la venue de Jésus (Introduction)

La venue de Christ a inauguré un tournant décisif dans l’histoire du salut, marquant le début des « derniers temps ». Ce n’est pas seulement un événement futur, mais un appel à un changement radical et à un éveil spirituel. L’Apocalypse révèle toute cette période, exhortant l’Église à vivre dans l’attente active de son retour.

Introduction

Mon point de vue, et je tiens à le spécifier, est que la venue de Christ a marqué un tournant décisif dans l’histoire du salut. Ce tournant est bien plus qu’un événement théologique : c’est un appel à un changement radical de vie. Dès sa venue, Jésus a allumé un feu sur la terre (Luc 12.49), un feu qui devait embraser les cœurs, réveiller les consciences et lancer le peuple de Dieu dans une marche fervente et fidèle. La fin des temps n’est donc pas seulement un cadre prophétique, mais un moment de réveil pour l’Église dans chaque génération.

Par son incarnation, son ministère, sa mort et sa résurrection, Il a inauguré ce que la Bible appelle « les derniers temps » ou encore « la fin des temps ». Contrairement à l’idée répandue que cette période est strictement future, l’Écriture nous enseigne qu’elle a commencé avec la première venue de Christ et se poursuivra jusqu’à son retour glorieux au dernier jour.

Ainsi, nous pouvons constater que le livre de l’Apocalypse couvre toute cette période de la nouvelle alliance et dévoile le plan de Dieu jusqu’à l’établissement définitif de son règne éternel. Lorsqu’on comprend cette réalité, la lecture de l’Apocalypse devient plus claire. Nous réalisons qu’il ne s’agit pas uniquement des derniers événements du monde, mais d’une révélation qui englobe toute l’ère du Nouveau Testament.

Examinons maintenant quelques passages bibliques qui étayent cette perspective.


1. Jésus inaugure la fin des temps

La Bible affirme clairement que la venue de Jésus a marqué le début de la fin des temps.

Hébreux 1.1-2

« Après avoir autrefois, à plusieurs reprises et de plusieurs manières, parlé à nos pères par les prophètes, Dieu, dans ces derniers temps, nous a parlé par le Fils. »

Ce passage souligne que l’histoire du salut atteint son sommet avec Jésus. Dieu parlait autrefois par les prophètes, mais maintenant, Il parle directement par son Fils. Cela marque une transition décisive vers la révélation finale.

Actes 2.16-17

« Mais c’est ici ce qui a été dit par le prophète Joël : Dans les derniers jours, dit Dieu, je répandrai de mon Esprit sur toute chair. »

Pierre cite Joël pour montrer que l’effusion du Saint-Esprit à la Pentecôte est un signe que les « derniers jours » ont commencé.

1 Corinthiens 10.11

« Ces choses leur sont arrivées pour servir d’exemples, et elles ont été écrites pour notre instruction, à nous qui sommes parvenus à la fin des siècles. »

Paul affirme que les croyants du Nouveau Testament vivent déjà « à la fin des siècles ».

1 Jean 2.18

« Petits enfants, c’est la dernière heure. Vous avez appris qu’un antichrist vient, mais il y a déjà maintenant plusieurs antichrists : par là nous connaissons que c’est la dernière heure. »

Jean déclare que « la dernière heure » est déjà en cours, marquée par l’apparition de faux enseignants.

Hébreux 9.26

« Mais maintenant, à la fin des siècles, Il a paru une seule fois pour abolir le péché par Son sacrifice. »

Jésus est venu « à la fin des siècles », confirmant que son œuvre marque l’accomplissement des temps.

Dès les premiers jours de l’Église, ce message n’était pas destiné à susciter la peur, mais à éveiller. La fin des temps, telle que les apôtres la vivaient déjà, était un temps d’attente active, de consécration, d’évangélisation fervente et de vigilance. Il ne s’agissait pas de spéculer sur des dates, mais de vivre comme si Christ revenait demain. Voilà le cœur du réveil biblique : vivre chaque jour comme si c’était le dernier, avec passion, sainteté et foi.


2. L’Apocalypse : une révélation sur toute la période de la fin des temps

Le livre de l’Apocalypse ne se limite pas aux derniers événements de l’histoire, mais couvre toute l’ère entre la première et la seconde venue de Christ.

Apocalypse 1.1-3

« Révélation de Jésus-Christ […] pour montrer à Ses serviteurs ce qui doit arriver bientôt. »

L’Apocalypse concerne ce qui « doit arriver bientôt », dès l’époque de Jean, et non seulement à la fin du monde.

Apocalypse 1.19

« Écris donc les choses que tu as vues, celles qui sont et celles qui doivent arriver ensuite. »

Jésus demande à Jean d’écrire :

  • Ce qu’il a vu (l’incarnation de Christ),
  • Ce qui est (l’Église de son époque),
  • Ce qui doit arriver (l’avenir jusqu’au retour de Christ).

Apocalypse 12.1-6

« Un grand signe parut dans le ciel : une femme enveloppée du soleil […] Elle enfanta un fils, qui doit paître toutes les nations avec une verge de fer. »

Cette vision symbolique représente :

  • La femme : le peuple de Dieu dans la nouvelle alliance,
  • L’enfant : Christ,
  • Le dragon : Satan.

Elle illustre le conflit spirituel qui s’étend sur toute l’ère chrétienne. Ce conflit spirituel qui traverse l’ère chrétienne n’est pas simplement cosmique : il est personnel. Le dragon cherche encore aujourd’hui à étouffer la foi, à distraire les croyants, à refroidir l’amour. L’Église est donc appelée à rester éveillée, à combattre spirituellement, à se réfugier dans la présence de Dieu et à tenir ferme. L’Apocalypse est un manuel de réveil en pleine guerre.

Apocalypse 20.1-6

« Je vis un ange descendre du ciel […] Il saisit le dragon, le serpent ancien […] et le lia pour mille ans. »

Le « millénium » symbolise la période où Christ règne spirituellement par son Église avant le jugement final c’est une période de temps indéterminé d’où la signification du chiffre 1000.

Le règne avec Christ commence dès ici-bas, dans la fidélité, dans le témoignage, dans la résistance au mal. Ceux qui vivent aujourd’hui une vie consacrée, en refusant la marque du compromis, participent déjà au réveil de Dieu dans cette génération. Ce passage nous rappelle que même au cœur des ténèbres, Dieu se réserve un peuple éveillé, prêt à régner avec Christ.


3. Le retour de Christ : l’aboutissement de la fin des temps

Si la fin des temps a commencé avec Jésus, elle s’achèvera par son retour glorieux.

Matthieu 24.3-14

Jésus décrit les signes avant-coureurs (guerres, persécutions, apostasie, prédication mondiale de l’Évangile) qui caractérisent toute cette période.

2 Timothée 3.1

« Sache que dans les derniers jours, il y aura des temps difficiles. »

Paul avertit que les « derniers jours » seront marqués par une dégradation morale.

La perspective du retour imminent de Christ a toujours été, dans l’histoire de l’Église, le détonateur de réveils puissants. Là où ce message est prêché dans la crainte de Dieu, il produit la repentance, la sainteté, et un amour renouvelé pour Jésus. C’est en vivant chaque jour comme un veilleur de nuit que le peuple de Dieu reste prêt. Le retour de Christ n’est pas une date à deviner, mais un feu à entretenir.

Apocalypse 22.12-13

« Voici, je viens bientôt […] Je suis l’Alpha et l’Oméga, le premier et le dernier. »

Jésus annonce son retour imminent, scellant ainsi l’accomplissement final de l’histoire.


Conclusion

Les événements décrits dans l’Apocalypse ne concernent pas uniquement la fin du monde, mais toute la période entre la première et la seconde venue de Christ. La fin des temps a commencé avec Jésus et se poursuit jusqu’à son retour.

En comprenant cela, l’Apocalypse devient plus claire : elle révèle non seulement l’avenir, mais aussi le présent. Nous vivons déjà dans les derniers jours, appelés à veiller, persévérer et annoncer l’Évangile jusqu’à ce que Christ revienne établir son règne éternel.

Voilà pourquoi l’Apocalypse est aussi un appel urgent au réveil. Elle secoue nos routines religieuses, dénonce la tiédeur spirituelle (Apocalypse 3.16), et nous invite à rallumer le feu du premier amour. Ce livre ne se lit pas seulement avec l’intellect, mais avec le cœur ouvert à l’Esprit. Il s’adresse à une Église en veille, à des croyants en marche, à des cœurs brûlants pour le retour du Seigneur.

« Celui qui atteste ces choses dit : Oui, je viens bientôt. Amen ! Viens, Seigneur Jésus ! »(Apocalypse 22:20)

Le genre littéraire du livre de l’Apocalypse (Introduction)

L’Apocalypse est un livre biblique fascinant et mystérieux, utilisant un langage symbolique pour délivrer des révélations divines sur la fin des temps. Il appelle les croyants à la fidélité et au réveil spirituel, soulignant la souveraineté de Dieu, l’importance de vivre dans la vérité et l’espérance d’une nouvelle Jérusalem éternelle.

Introduction

Selon moi, le livre de l’Apocalypse est l’un des livres les plus mystérieux et en même temps des plus fascinants de toute la Bible. Celui-ci suscite à la fois émerveillement et crainte en raison de ses visions impressionnantes et de ses prophéties sur la fin des temps. Mais plus encore, il provoque une profonde introspection. Car le but de ce livre n’est pas de nourrir notre curiosité, mais de réveiller notre cœur. L’Apocalypse est une trompette spirituelle que Dieu fait sonner pour secouer les consciences, réveiller l’Église, et appeler les croyants à la fidélité dans des temps troublés., pour bien comprendre ce livre, il est primordial d’examiner son genre littéraire.

Le livre de l’Apocalypse appartient au genre apocalyptique. C’est un style qui utilise des symboles, des visions et des images pour révéler des vérités spirituelles cachées et profondes. Nous retrouvons également ce type d’écrits dans d’autres écrits bibliques comme dans le livre de Daniel et certaines sections des livres d’Ésaïe, d’Ézéchiel et de Zacharie.

Un livre de révélation de Dieu 

Le terme « apocalypse » signifie « révélation » ou « dévoilement ». Contrairement à une simple prédiction de l’avenir, l’Apocalypse de Jean, est une révélation divine qui utilise un langage symbolique pour transmettre un message aux croyants.

J’aimerais mentionner que le mot Apocalypse n’a rien à voir avec l’utilisation que le monde en fait actuellement. À vraie dire, le mot révélation est une meilleure traduction pour ce livre parce que c’est ce que c’est plus précisément, une révélation de Dieu pour les temps de la fin. Son but est d’encourager et de fortifier les croyants.

Ce livre ne se limite pas à annoncer des événements futurs, mais il enseigne plutôt aux chrétiens comment vivre fidèlement, au milieu des tribulations, en attendant le retour du Seigneur Jésus. Mentionnons que ce livre s’adresse principalement aux croyants.

Cette révélation divine vise un objectif précis : faire sortir l’Église de sa tiédeur et l’amener à vivre dans la lumière de la vérité. Comme les lettres aux sept Églises le montrent au début du livre, le Seigneur veut réveiller ce qui est prêt de mourir, corriger ce qui est déformé, et raffermir ce qui est encore vivant. L’Apocalypse est une lettre de réveil envoyée du ciel.

Un langage hautement symbolique 

Le genre apocalyptique se caractérise par un usage abondant de symboles. Par exemple, les nombres ont une signification spirituelle plutôt que littérale:

  • Le chiffre 7 représente la plénitude et la perfection de Dieu.
  • Le chiffre 12 évoque le peuple de Dieu représenté par les 12 tribus d’Israël ambassadeurs de l’ancienne alliance et les 12 apôtres ceux-ci représentant la nouvelle alliance.
  • Le chiffre 666 est associé à l’Antichrist et à l’opposition à Dieu. Si le chiffre sept est le chiffre de Dieu, le chiffre 6 est celui des hommes.

Les animaux, les couleurs et les objets ont également des significations symboliques. Nous pouvons constater que le dragon représente Satan, la bête, pour sa part, incarne les puissances du mal, et la mer évoque souvent le chaos et l’instabilité des nations.

Une structure révélatrice et visionnaire 

L’Apocalypse est construite autour d’une série de visions successives, qui sont souvent introduites par des expressions telles que « je vis » ou « je regardai » selon les versions. Ces visions décrivent des scènes célestes, des jugements de Dieu et la victoire de Christ sur les forces du mal.

Cette structure vise à encourager les croyants persécutés, à travers les siècles et en ces moments de la fin, en leur montrant que Dieu contrôle l’histoire et que la victoire finale appartient à Christ.

Ces visions ne sont pas là pour impressionner, mais pour réveiller. Chaque image, chaque jugement, chaque scène céleste appelle à une décision : se conformer au monde ou marcher fidèlement avec Christ. L’Apocalypse révèle les coulisses du combat spirituel dans lequel l’Église est engagée — et c’est en ce sens un puissant appel au réveil.

Un message d’espérance et de victoire pour les croyants

Bien que le langage de l’Apocalypse puisse sembler terrifiant, ce qu’il nous faut savoir c’est que, son but principal est d’encourager les croyants à persévérer dans la foi pendant la période des tribulations. Le texte nous rappelle que malgré les tribulations et les persécutions, Dieu règne et son Royaume s’établira définitivement lors du retour du Seigneur Jésus.

Finalement, le livre se termine sur une note glorieuse avec la vision de la nouvelle Jérusalem, où Dieu habitera avec son peuple pour l’éternité sous de nouveaux cieux et sur une nouvelle terre.

Conclusion 

L’Apocalypse est un livre profondément symbolique qui utilise un langage de type apocalyptique pour révéler la souveraineté de Dieu et l’issue finale de l’histoire de l’humanité. Comprendre son genre littéraire permet d’éviter les interprétations erronées et de saisir le message d’espérance et d’encouragement qu’il adresse aux chrétiens.

Ce livre n’est pas un simple étalage d’événements catastrophiques, c’est un appel vibrant au réveil. Il nous dit : “Que celui qui a des oreilles écoute ce que l’Esprit dit aux Églises” (Apocalypse 2.7). Il ébranle, il éclaire, il purifie. Il appelle les croyants à sortir de la tiédeur spirituelle et à vivre dans l’attente active du retour glorieux du Christ.

L’Apocalypse est le livre du réveil final de l’Église.

L’Apocalypse : un livre symbolique, prophétique, et non littéral (Introduction)

Le livre de l’Apocalypse est un appel au réveil spirituel, utilisant un langage hautement symbolique pour évoquer des vérités profondes sur la foi et la souveraineté de Dieu. Plutôt qu’un récit littéral de catastrophes, il transmet un message d’espérance, encourageant l’Église à se préparer et à vivre en accord avec la volonté divine.

Pourquoi parler de ce sujet ?

Le livre de l’Apocalypse fascine autant qu’il déroute. Pour certains, il s’agit d’un récit futuriste qui est rempli de catastrophes, de monstres et d’événements surnaturels. Tandis que pour d’autres, c’est un message codé à comprendre spirituellement.

Mais comment faut-il vraiment lire ce livre si particulier ? Et surtout, que veut-il réveiller en nous ?

Car au-delà des visions et des symboles, ce livre est un appel vibrant au réveil spirituel. Il interpelle l’Église endormie, l’invite à ouvrir les yeux, à discerner les temps, et à se lever pour briller au cœur des ténèbres. L’Apocalypse n’est pas un livre à débattre, mais une voix du ciel à écouter.Doit-on interpréter ses visions littéralement ou symboliquement ?

C’est ce que nous allons voir dans cet article. Nous allons aussi découvrir pourquoi l’Apocalypse est avant tout un livre prophétique rempli de symboles, et non un récit à prendre de façon littérale.


1. Le style apocalyptique, un langage hautement symbolique

Pour commencer, mentionnons que le mot « Apocalypse » vient du grec apokalypsis, qui signifie « révélation ». Ce genre littéraire est aussi utilisé ailleurs dans la Bible, notamment dans les livres de Daniel, Ézéchiel et Zacharie. Ce style se caractérise par des visions impressionnantes, des images puissantes et des chiffres riches de sens.

Prenons, par exemple, les quatre cavaliers qui sont décrits dans Apocalypse 6.1-8. Une lecture littérale impliquerait d’imaginer quatre cavaliers fantastiques parcourant la terre pour y semer la conquête, la guerre, la famine et la mort. Cependant, il s’agit ici de symboles qui représentent des forces spirituelles et des réalités historiques qui influencent le monde. Le cavalier blanc symbolise la propagation d’un message qui serait celui d’une conquête idéologique. Le cavalier rouge représente la guerre et la violence. Le cavalier noir fait référence à la famine et aux crises économiques. Enfin, le cavalier pâle évoque la mort et les épidémies.

Un autre exemple frappant se trouve dans Apocalypse 12.1-6, où une femme vêtue du soleil est poursuivie par un dragon rouge à sept têtes. Pour cette image, il est impossible de la prendre littéralement. Ici, la femme symbolise les croyants. L’enfant qu’elle met au monde représente Jésus-Christ. Quant au dragon, il est clairement identifié comme Satan dans Apocalypse 12.9.


2. Les chiffres dans l’Apocalypse ont une signification spirituelle

L’Apocalypse regorge de chiffres, mais ceux-ci ne doivent pas être compris comme des statistiques précises. Chacun d’eux possède une valeur symbolique importante.

Par exemple, le chiffre sept symbolise la perfection et l’accomplissement divin. Lorsque le livre parle des sept Églises dans les chapitres 2 et 3, il ne s’agit pas uniquement de sept communautés historiques de l’époque, mais plutôt de l’ensemble des Églises à travers le temps, représentant tous les types de situations spirituelles.

Un autre chiffre marquant est celui des 144 000 élus qui sont mentionnés dans Apocalypse 7.4 et 14.1-3. Ce nombre ne doit pas être interprété littéralement comme une limitation du nombre de sauvés s’appliquant uniquement à Israël. Il s’agit d’un chiffre symbolique : douze tribus d’Israël multipliées par douze apôtres, multipliés par mille, ce qui désigne une multitude complète et parfaite de rachetée. Ce symbole spirituel représente les rachetés de l’ancienne alliance et ceux de la nouvelle alliance. Les douze patriarches représentent l’ancienne alliance. Les douze apôtres sont les ambassadeurs de la nouvelle alliance. D’ailleurs, juste après cette vision, Jean voit une foule que personne ne pouvait compter, composée de toutes les nations (Apocalypse 7.9), ce qui confirme l’interprétation symbolique.

Le fameux chiffre 666, mentionné en Apocalypse 13.18, symbolise l’imperfection poussée à son comble. Dans la symbolique biblique, le chiffre six représente ce qui est incomplet ou imparfait, car il est inférieur à sept, qui est le chiffre de la perfection divine. Le triple six évoque un système profondément opposé à Dieu, et non un simple tatouage sur la peau ou une puce électronique implantée sous-cutanée. Il s’agit en fait d’une marque spirituelle, qui signifie une allégeance volontaire à un système inspiré par Satan.

Loin d’être un simple code secret, ces chiffres appellent l’Église à se reconnaître comme un peuple mis à part, appelé à la fidélité. Le réveil commence lorsque le peuple de Dieu comprend qui il est et à qui il appartient. Les 144 000, la grande foule, les vainqueurs : autant d’images qui réveillent l’identité spirituelle de l’Église et l’appellent à marcher dans la lumière.


3. Des visions célestes incompatibles avec une lecture littérale

Certaines descriptions présentes dans le livre de l’Apocalypse sont tout simplement impossibles à comprendre littéralement, car elles défient les lois de la logique et de la physique.

La description de la nouvelle Jérusalem, dans Apocalypse 21.10-21, en est un exemple frappant. Cette ville est décrite comme ayant une longueur, une largeur et une hauteur de plus de 2 200 kilomètres ! Une telle ville ne pourrait physiquement exister sur notre planète. Les matériaux utilisés pour la décrire qui sont de l’or pur, des pierres précieuses, des perles géantes ne doivent pas être pris au sens strict. Ils symbolisent la gloire, la pureté et la perfection du royaume de Dieu.

Dans Apocalypse 5.6, Jésus est représenté comme un agneau immolé ayant sept cornes et sept yeux. Il est évident que Jésus ne ressemble pas littéralement à un tel animal. Ces caractéristiques ont une signification somme toute symbolique parce que les cornes représentent sa puissance parfaite, tandis que les yeux désignent sa connaissance totale, son omniscience.

Ces scènes célestes ne sont pas données pour satisfaire notre imagination, mais pour allumer un feu dans nos cœurs. Elles nous montrent le Christ glorifié, adoré, victorieux. Et elles nous appellent à raviver notre adoration, à recentrer notre foi sur l’essentiel, à vivre dès maintenant dans la réalité du ciel. Le réveil commence lorsque notre regard est fixé non plus sur la terre, mais sur le trône.


4. Une lecture littérale mène à des absurdités

Lorsqu’on lit certains passages de manière littérale, on se heurte à des absurdités qui n’ont aucun sens sur le plan physique ou logique.

Par exemple, dans Apocalypse 17.3-5, une prostituée est décrite comme étant assise sur une bête à sept têtes. Il est clair qu’il ne s’agit pas d’une femme réelle. Cette image symbolise un système religieux corrompu, une fausse religion qui exerce une influence spirituelle néfaste à travers le monde.

Dans Apocalypse 19.15, il est dit que Jésus a une épée qui sort de sa bouche. Là encore, il ne s’agit pas d’une arme physique. Cette image symbolise plutôt la puissance de sa parole, tranchante comme une épée, comme le confirme Hébreux 4.12.

Enfin, Apocalypse 6.13-14 évoque des étoiles tombant sur la terre. Si cela devait être pris littéralement, notre planète serait immédiatement anéantie parce qu’il y a des étoiles beaucoup plus grosses que notre terre. En réalité, cette image évoque l’effondrement des puissances célestes, spirituelles ou politiques, qui dominaient le monde.

Lire littéralement ces images, c’est manquer le cœur du message : un appel à la repentance, à la persévérance, à la sainteté. Le réveil ne viendra pas d’une meilleure compréhension intellectuelle, mais d’un cœur brisé devant la grandeur de Dieu révélée dans ces visions.


5. L’Apocalypse est en continuité avec les livres prophétiques de l’Ancien Testament

Ce que nous pouvons considérer est que, l’apôtre Jean, l’auteur de l’Apocalypse n’invente pas de nouveaux symboles. Ceux-ci s’inscrivent dans la continuité des prophètes de l’Ancien Testament, en reprenant et en développant leurs images.

Dans Daniel, chapitre 7, on retrouve des bêtes représentant des empires successifs. Ces bêtes ne sont pas des créatures monstrueuses réelles, mais des symboles de systèmes politiques et militaires. Jean utilise la même image dans Apocalypse 13.1-2 pour désigner un pouvoir mondial inspiré par Satan. Il s’agit là aussi d’un langage symbolique.

Dans Apocalypse 11.1-2, Jean parle d’un Temple mesuré. Certains interprètent cela comme une indication de la reconstruction future du Temple à Jérusalem. Ce qui, selon moi, est peu probable. Toutefois, dans le Nouveau Testament, Paul enseigne que les croyants eux-mêmes sont le Temple de Dieu (1 Corinthiens 3.16). Il est donc plus juste de comprendre cette vision comme une allusion à l’Église, mesurée et gardée par Dieu.


Conclusion : Une révélation pleine d’espérance

L’Apocalypse n’est pas un film de catastrophes ni un récit apocalyptique destiné à semer la peur. C’est une révélation spirituelle et prophétique, profondément ancrée dans l’espérance chrétienne. Le livre utilise un langage hautement symbolique pour annoncer la victoire de Christ, fortifier l’Église, et révéler la souveraineté de Dieu sur l’histoire.

Lire le livre de l’Apocalypse de manière littérale peut conduire à des interprétations erronées et à des doctrines trompeuses. En revanche, une lecture spirituelle, fidèle aux Écritures et éclairée par l’Esprit, permet de comprendre que :

  • Dieu est souverain, même au cœur du chaos du monde.
  • L’Église est appelée à persévérer dans la foi, malgré l’opposition.
  • Jésus-Christ reviendra dans la gloire pour établir son royaume éternel.

L’Apocalypse est donc bien plus qu’une série de visions mystérieuses. C’est un message d’espérance et de victoire pour tous ceux qui sont unis à Christ.

L’Apocalypse est un livre de réveil. Chaque vision, chaque image, chaque mot est une étincelle envoyée pour rallumer le feu éteint dans les cœurs. Ce livre secoue notre tiédeur, expose nos compromis, et nous appelle à une consécration totale.

Le véritable enjeu de ce livre n’est pas de connaître l’heure, mais d’être prêt.

L’Apocalypse est un cri divin : Prépare-toi ! Réveille-toi ! Adore le seul vrai Roi !
Elle nous arrache à notre sommeil spirituel, brise notre confort religieux et nous propulse dans une vie de sainteté, de persévérance et d’espérance.


L’Apocalypse : un cycle de révélation spirituelle plutôt qu’un récit chronologique (Introduction)

Le livre de l’Apocalypse présente une structure complexe et non chronologique, utilisant des visions cycliques qui se superposent pour transmettre des messages spirituels profonds. Il invite à un réveil personnel et collectif, soulignant l’importance de l’adoration et de la préparation plutôt que la connaissance précise des événements futurs.

Introduction

Le livre de l’Apocalypse est un livre fascinant. Seulement, il est facile de s’y perdre dans tous ces images et symboles. L’une des erreurs courantes est de considérer le livre de l’Apocalypse comme une présentation chronologique des différents événements qui sont présentés. Pourtant, une lecture attentive du texte révèle une structure bien plus complexe, où les visions semblent se répéter, se superposer et se répondre, plutôt que de suivre un ordre chronologique. Ce qui me fait dire que pour bien comprendre le livre de l’Apocalypse celui-ci ne peut pas être pris dans un sens chronologique. Parce que cette approche non linéaire repose sur plusieurs éléments :

  • Le texte avance par cycles → L’Apocalypse raconte les événements en revenant plusieurs fois sur les mêmes thèmes, mais sous des angles différents, plutôt qu’en suivant une chronologie linéaire stricte.
  • Un style prophétique → Le langage utilisé est symbolique et rempli d’images puissantes pour transmettre des messages spirituels profonds.
  • Des visions qui se répètent sous différentes formes → Certains passages décrivent des événements similaires mais avec des détails différents, comme si on voyait la même scène sous plusieurs perspectives.
  • Des scènes qui dépassent le temps → Certaines visions montrent des réalités célestes qui ne sont pas limitées à une époque précise, elles concernent toute l’histoire humaine ou l’éternité.
  • Peu de précisions sur le temps exact → L’Apocalypse ne donne pas toujours des repères clairs sur le moment exact où les événements se produisent, ce qui rend son interprétation temporelle plus complexe.

Ces caractéristiques invitent à considérer l’Apocalypse non comme une suite d’événements à venir dans un cadre temporel défini, …mais comme une révélation destinée à réveiller l’Église. Chaque cycle, chaque image, chaque appel est un coup de trompette céleste pour secouer les consciences assoupies, rallumer la passion pour Christ, et recentrer le peuple de Dieu sur l’essentiel.

L’Apocalypse ne cherche pas à satisfaire la curiosité chronologique, mais à provoquer un sursaut spirituel. Elle parle au cœur de l’Église en lui disant : « Réveille-toi, toi qui dors, relève-toi d’entre les morts, et Christ t’éclairera. » (Éphésiens 5.14)


1. La structure cyclique du texte

L’Apocalypse est construite en plusieurs séries de visions, souvent groupées en septs (7 sceaux, 7 trompettes, 7 coupes). Ces séries ne s’enchaînent pas forcément de manière linéaire mais semblent plutôt raconter plusieurs fois les mêmes événements sous des angles différents.

Exemple concret :

  • Les sept sceaux (Apocalypse 6-8) annoncent des fléaux (guerres, famines, catastrophes, etc.).
  • Les sept trompettes (Apocalypse 8-11) annoncent également des catastrophes, similaires à celles des sceaux.
  • Les sept coupes (Apocalypse 16) décrivent des plaies ressemblant à celles des trompettes et des sceaux.

Ainsi, ces trois séries de jugements ne se suivent pas chronologiquement mais semblent plutôt décrire un même ensemble d’événements sous différentes perspectives.


2. L’usage du style prophétique

Les prophéties bibliques sont souvent symboliques et non linéaires. Comme dans les livres de Daniel et Ézéchiel, les visions représentent des vérités spirituelles plus que des chronologies rigides.

Exemple concret :

  • Daniel 7 et Apocalypse 13 : Daniel voit quatre bêtes représentant des empires, et Jean décrit une Bête dans Apocalypse 13 qui combine les caractéristiques de celles de Daniel.

En réalité, la prophétie ne fonctionne pas comme une ligne du temps ; elle présente des images répétées avec des significations spirituelles profondes.

Ces visions, bien plus que des récits parallèles, sont comme des secousses spirituelles envoyées par Dieu pour réveiller l’Église à la gravité du combat spirituel. Comme dans les grands réveils de l’histoire, où Dieu a utilisé des prédications puissantes pour secouer des cœurs endormis, l’Apocalypse répète, intensifie, et amplifie le message pour qu’il soit entendu au plus profond des âmes.


3. Les visions parallèles et superposées

Certaines parties de l’Apocalypse décrivent ce qui semble être le même événement mais sous des symboles différents, indiquant une narration par recoupements.

Exemple concret :

  • Apocalypse 16.14-16 (Harmaguédon) nous présente les rois du monde se rassemblant pour la guerre.
  • Apocalypse 19.19-21 fait le récit de la Bête et ses armées qui sont détruites par Christ.
  • Apocalypse 20.7-10 Satan rassemble les nations pour une bataille finale, mais est vaincu.

Ces descriptions semblent être différentes manières de raconter le même événement ou des moments distincts mais symboliquement liés.

Ces scènes, où la louange éclate dans le ciel, rappellent que le réveil commence toujours par l’adoration. Dans les grands réveils du passé – comme à Azusa Street ou lors du Réveil du pays de Galles – les croyants étaient saisis par la présence de Dieu et se prosternaient dans une adoration intense. L’Apocalypse nous donne cette image d’un ciel en feu de louange pour nous inviter à nous joindre dès maintenant à cette liturgie éternelle, en esprit et en vérité.


4. L’intemporalité des scènes célestes

Plusieurs passages se déroulent dans un contexte céleste hors du temps terrestre.

Exemple concret :

  • Apocalypse 4-5 nous laisse voir Dieu sur son trône. Ce n’est pas un moment précis, mais une révélation intemporelle.
  • Apocalypse 12 nous présente la vision de la femme et du dragon qui est un mélange des événements passés (la naissance du Messie) et futurs (l’attaque de Satan contre l’Église).

Le véritable enjeu de ce livre n’est pas de connaître l’heure, mais d’être prêt. L’Apocalypse est un cri divin : Prépare-toi ! Réveille-toi ! Adore le seul vrai Roi ! Elle est un appel vibrant au réveil personnel et collectif. Elle nous arrache à notre sommeil spirituel, brise notre confort religieux et nous propulse dans une vie de consécration.

À vrai dire, l’Apocalypse ne suit pas un déroulement chronologique, mais une logique symbolique et théologique.


5. Le principe de récursivité (récapitulation)

Certains exégètes (G. K. Beale, William Hendriksen, Richard Bauckham, etc.) pensent que l’Apocalypse répète des visions en intensifiant leur signification.

Exemple concret :

  • 4e trompette nous décrit le soleil, la lune et les étoiles qui sont frappés (Ap 8.12).
  • 5e coupe nous laisse voir le royaume de la Bête étant plongé dans les ténèbres (Ap 16.10).

Apparamment, ces visions semblent être différentes versions d’un même jugement divin.


6. L’absence de marqueurs temporels clairs

Contrairement aux prophéties de Daniel, l’Apocalypse ne donne pas de dates précises.

Exemple concret :

  • Apocalypse 13.5 mentionne que la Bête a autorité pour « 42 mois ».
  • Apocalypse 12.6 dit que la femme est protégée pendant « 1 260 jours ».

Bien que ces durées sont équivalentes (3,5 ans) leur relation temporelle reste incertaine.


Conclusion

Loin d’être un simple calendrier eschatologique, l’Apocalypse se présente comme une révélation symbolique où les thèmes se superposent et se répètent. Il ne peut donc pas être interprété chronologiquement. Cette structure cyclique nous invite à lire l’Apocalypse non comme une suite d’événements à venir dans un cadre temporel strict, mais comme une révélation spirituelle du combat entre le bien et le mal, dans une dynamique du « déjà et pas encore » propre à la pensée biblique.

Trois sources de faux enseignements 3. Des pasteurs, évangélistes et enseignants chrétiens sincères, mais égarés par leur négligence.

Il existe trois sources de faux enseignements

  1. Le monde séculier et athée, qui rejette l’existence de Dieu.
  2. Les « loups » infiltrés dans l’Église avec l’intention délibérée de tromper.
  3. Des pasteurs, évangélistes et enseignants chrétiens sincères, mais égarés par leur négligence.

Aujourd’hui, j’aimerais vous partager quelques lignes de la troisième et dernière source de faux enseignements : Des pasteurs, évangélistes et enseignants chrétiens sincères, mais égarés par leur négligence.

Le troisième groupe est composé, selon moi, de véritables chrétiens. Ce sont des croyants sincères, nés de nouveau, qui ont un réel désir de suivre le Christ. Toutefois, malgré leur bonne foi, ils sont mal orientés, trop crédules et acceptent sans discernement de nombreuses doctrines simplement parce qu’on leur a enseigné ou répété, sans jamais les confronter rigoureusement aux Écritures. 

Pourtant, la Bible nous exhorte à examiner toutes choses à la lumière de la Parole de Dieu, afin de ne pas être induits en erreur. L’apôtre Paul encourage les croyants en ce sens : 

Examinez toutes choses, retenez ce qui est bon. – 1 Thessaloniciens 5.21

Ce verset encourage les croyants à tester toutes les doctrines, les enseignements et les pratiques, afin de discerner ce qui est véritablement conforme à la volonté de Dieu.

Puis, l’évangéliste Luc écrit une chose importante et révélatrice au sujet de croyants véritablement consacrés : 

Ces Juifs avaient une attitude plus noble que ceux de Thessalonique : ils reçurent la Parole avec beaucoup d’empressement et examinaient chaque jour les Écritures pour voir si ce qu’on leur disait était juste. – Actes 17.11

Les Béréens sont donnés en exemple parce qu’ils ne se contentaient pas d’accepter un enseignement sans le vérifier dans les Écritures. Si nous étions comme ceux-ci, toutes ces fausses doctrines ne pourraient être propagées comme elles le sont aujourd’hui en ces temps de la fin. Si les faux enseignements prolifèrent, c’est à cause du laxisme des croyants. Il ne devrait pas en être ainsi. Nous pouvons encore mettre un terme à tout cela si nous nous donnions la peine de retourner aux Écritures pour tout vérifier plutôt que de prendre la prédication de l’Évangile comme un divertissement.

Les pasteurs et enseignants qui appartiennent à ce groupe doivent être conscients de la responsabilité qui pèse sur eux. La Bible est claire. Ceux qui instruisent les autres seront jugés plus sévèrement,  comme nous le dit l’apôtre Jacques :

Mes amis, ne soyez pas nombreux à enseigner ; vous le savez : nous qui enseignons, nous serons jugés plus sévèrement. – Jacques 3.1

Ils ont donc le devoir de manipuler avec précision et fidélité la Parole de vérité sans la déformer ni y ajouter des interprétations erronées. Mais encore, faut-il qu’ils soient en mesure de discerner le vrai du faux. Ce qui pour plusieurs est maintenant impossible à cause de leur entêtement. 

Efforce-toi de te présenter devant Dieu en homme qui a fait ses preuves, en ouvrier qui n’a pas à rougir de son ouvrage, parce qu’il transmet correctement la Parole de vérité. – 2 Timothée 2.15

Ce qui me trouble profondément chez ces croyants, c’est leur refus catégorique de remettre en question leurs propres enseignements. Chaque fois que j’ai tenté de démontrer, avec les Écritures, que certaines de leurs croyances étaient erronées, ils ont systématiquement rejeté cette possibilité. Ils semblent convaincus d’avoir raison, sans même envisager l’idée qu’ils pourraient s’être écartés de la vérité biblique.

Je ne peux qu’émettre des hypothèses sur la cause de cette attitude. Mais il me semble que l’orgueil joue un rôle majeur dans cette fermeture d’esprit. Or, l’orgueil est un piège contre lequel nous devons rester vigilants tout au long de notre vie, jusqu’à notre dernier souffle.

Quoi qu’il en soit, ma responsabilité en tant que chrétiens est claire : transmettre une doctrine fidèle aux Écritures, sans compromis ni déformation. C’est un engagement que je prends très au sérieux, car je devrai en rendre compte un jour devant Dieu. C’est précisément pour cette raison que j’écris ces articles sur ce blogue afin d’enseigner la vérité biblique avec intégrité et fidélité.

L’histoire nous montre que les pires erreurs doctrinales ne viennent pas toujours de faux prophètes mal intentionnés, mais parfois de croyants sincères, convaincus d’être dans la vérité, mais négligents dans leur quête de la saine doctrine. Peut-on être sincère et pourtant égaré ? La Bible nous avertit que oui.

Le plus grand danger de ces pasteurs, évangélistes et enseignants n’est pas leur sincérité, mais leur manque de discernement et leur refus de remettre en question leurs propres croyances à la lumière des Écritures. L’apôtre Paul exhortait Timothée à transmettre correctement la Parole de vérité (2 Timothée 2.15), un appel qui résonne encore aujourd’hui.

Alors, sommes-nous prêts à tout examiner avec humilité ? Acceptons-nous d’être corrigés par la Parole de Dieu, même si cela signifie abandonner des doctrines que nous avons toujours crues ? Où nous accrochons-nous obstinément à des traditions humaines par peur du changement ou de l’opprobre ?

La vérité biblique ne dépend pas de notre opinion, de notre expérience ou de la popularité d’un enseignement. Elle repose uniquement sur ce que Dieu a révélé dans Sa Parole. Prenons donc le temps d’étudier, de prier et de rechercher la vérité avec un cœur sincère, car le jour viendra où nous devrons rendre compte de ce que nous avons enseigné et cru.

Et vous, êtes-vous prêts à tout confronter aux Écritures, même ce que vous pensez déjà savoir ?

Trois sources de faux enseignements 2. Les « loups » infiltrés dans l’Église avec l’intention délibérée de tromper les croyants

Il existe trois sources de faux enseignements

  1. Le monde séculier et athée, qui rejette l’existence de Dieu.
  2. Les « loups » infiltrés dans l’Église avec l’intention délibérée de tromper.
  3. Des pasteurs, évangélistes et enseignants chrétiens sincères, mais égarés par leur négligence.

Aujourd’hui, j’aimerais vous partager quelques lignes de la seconde source de faux enseignements : Les « loups » infiltrés dans l’Église avec l’intention délibérée de tromper.

Ce deuxième groupe est beaucoup plus difficile à repérer. Ils sont déguisés, camouflés sous une apparence de brebis inoffensives, mais en réalité ce sont des loups voraces. Ils se présentent comme des croyants sincères, mais ne cherchent qu’à tromper et à détruire.

Je le sais bien : après mon départ, des loups cruels s’introduiront parmi vous et ils n’épargneront pas le troupeau. – Actes 20.29

Ces gens ne sont pas des serviteurs du Seigneur Jésus, mais plutôt des serviteurs de Satan. Ils se présentent comme des serviteurs de Christ. Nous les retrouvons au sein même de l’église. Ce sont des pasteurs, des anciens, des enseignants, des évangélistes et pour eux la fin sera selon leurs actes. Ce sont en réalité des pharisiens modernes. 

Ces hommes-là sont de faux apôtres, des ouvriers malhonnêtes déguisés en apôtres de Christ. Cela n’a rien d’étonnant : Satan lui-même ne se déguise-t-il pas en ange de lumière ? Il n’est donc pas surprenant que ses agents aussi se déguisent en serviteurs de ce qui est juste. Mais ils auront la fin que méritent leurs œuvres. – 2 Corinthiens 11.13-15

Dans un second temps, Jésus les décrit comme de faux prophètes.

Méfiez-vous des faux prophètes ! Ils viennent à vous déguisés en brebis, mais au-dedans ce sont des loups voraces. – Matthieu 7.15

Pourquoi les appelle-t-il de faux prophètes ? Pour comprendre, il faut savoir qu’un véritable prophète parle de la part de Dieu. Cependant, un faux prophète est une personne qui prétend parler de la part de Dieu, mais en réalité ce n’est pas le cas. 

Leurs enseignements viennent du monde des ténèbres dans le but de tromper. Ils utilisent la tromperie intentionnellement pour séduire les masses en suivant des rituels religieux sans valeurs créées par l’homme. Pour eux, la tradition basée sur le mensonge est plus importante que les préceptes de la Parole de Dieu. Fausses doctrines, mythes, sorcellerie, adoration des idoles, mysticisme, etc. Toutes des choses qui mènent à la mort plutôt qu’à la vie éternelle. La parole que Jésus adressa aux pharisiens de son époque est encore d’actualité envers les pharisiens de notre époque. 

Hypocrites, leur répondit-il, Ésaïe vous a fort bien dépeints dans sa prophétie où il est écrit : Ce peuple m’honore des lèvres, mais, au fond de son cœur, il est bien loin de moi ! Le culte qu’il me rend n’a aucune valeur, car les enseignements qu’il donne ne sont que des règles inventées par les hommes . Vous mettez de côté le commandement de Dieu, pour observer la tradition des hommes ! – Marc 7.6-8

Le but volontaire de ces loups c’est d’induire en erreur en poussant hors du chemin resserré les croyants naïfs et crédules. Ainsi, ils les écartent de la vie éternelle en les conduisant dans les voies de l’homme et de la mort éternelle. Paul. nous dit concernant les croyants avisés que les pasteurs, enseignants et prophètes sont donnés , par Christ, à l’église pour affermir son peuple comme nous rapporte ce passage : 

De cette manière, nous ne serons plus de petits enfants ballottés comme des barques par les vagues et emportés çà et là par le vent de toutes sortes d’enseignements, à la merci d’hommes habiles à entraîner les autres dans l’erreur. – Éphésiens 4.14

L’apôtre met aussi en garde pour ne pas se laisser tromper par des paroles vides : 

Que personne ne vous trompe par des discours sans valeur : ce sont ces désordres qui attirent la colère de Dieu sur ceux qui refusent de lui obéir. – Éphésiens 5.6

Paul partageait cela à l’église parce qu’il savait que des loups allaient s’introduire dans l’église pour en détourner habilement les croyants de la foi véritable en Christ : 

Je le sais : quand je ne serai plus là, des loups féroces se glisseront parmi vous, et ils seront sans pitié pour le troupeau. » – Actes 20.29 

C’est une réalité bien tangible que nous vivons en ce moment dans l’Église du Seigneur Jésus. 

Pour sa part, l’apôtre Pierre disait la même chose également : 

Autrefois, il y a eu des prophètes de mensonge parmi le peuple d’Israël ; il en sera de même parmi vous. Ces enseignants de mensonge introduiront subtilement parmi vous des erreurs qui mènent à la perdition. Ils renieront le Maître qui les a rachetés et attireront ainsi sur eux une perdition soudaine. – 2 Pierre 2.1

Prenons conscience que ces loups n’ont pour objectifs que de tromper intentionnellement. Ceux-ci servent les objectifs et les programmes égoïstes des hommes et des institutions. Quand je regarde en arrière mes expériences, aujourd’hui, je peux reconnaître aisément toutes les fois où j’ai reçu l’enseignement de ces loups ravisseurs. 

Leurs enseignements sont populaires, auprès des croyants, déformant subtilement les Écritures pour leur faire dire une chose qu’elles ne disent pas. Leurs propos associés à d’autres faux enseignements entraînent toujours plus loin de la vérité les croyants immatures se laissant impressionner par ce qu’ils voient et entendent sans jamais prendre le temps de vérifier dans les Écritures si ce qu’on leur dit est réellement la vérité. Ainsi ces loups ravisseurs ont le champ libre pour proliférer aisément dans la chrétienté.

Ceux-ci se présentent dans des églises qui elles ont l’apparence d’être chrétienne. Ils utilisent même le nom du Seigneur Jésus pour impressionner leur auditoire. Souvenons-nous toujours que la popularité n’est pas garant de la vérité. De même, les signes accomplis ne signifient pas que ces gens sont des serviteurs du Seigneur Jésus. Jésus lui-même l’a bien dit : 

Au jour du jugement, nombreux sont ceux qui me diront : « Seigneur ! Seigneur ! Nous avons prophétisé en ton nom, nous avons chassé des démons en ton nom, nous avons fait beaucoup de miracles en ton nom. » Je leur déclarerai alors : « Je ne vous ai jamais connus ! Allez-vous-en, vous qui pratiquez le mal ! » – Matthieu 7.22-23

Avez-vous remarqué que Jésus va dire « nombreux » ? Aujourd’hui, ces loups ravisseurs sont en très grand nombre et nous nous devons d’être très prudent pour ne pas prêter foi à tout ce que nous entendons à moins d’avoir vérifié dans les Écritures si ce que l’on nous a dit est réellement la Parole de Dieu. C’est le plus grand bien que nous pouvons vous faire pour éviter d’être séduits et entraînés hors du sentier resserré.

L’existence des loups ravisseurs dans l’Église n’est pas une simple hypothèse, mais une réalité que nous devons prendre très au sérieux. Jésus, Paul et Pierre nous ont mis en garde contre ces faux prophètes, ces ouvriers du mensonge qui séduisent les âmes et détournent les croyants de la vérité. Leur présence n’est pas un accident, mais une stratégie délibérée de l’ennemi pour contrecarrer l’œuvre de Dieu.

La question essentielle est donc la suivante : sommes-nous équipés pour discerner le vrai du faux ? Sommes-nous enracinés dans la Parole de Dieu au point de reconnaître immédiatement une doctrine étrangère, ou nous laissons-nous emporter par des discours séduisants et des manifestations spectaculaires ?

L’enjeu est de taille : il s’agit de notre fidélité au Seigneur Jésus-Christ. Il ne veut pas des croyants naïfs, mais des disciples éclairés, conscients des dangers et fermement attachés à sa vérité.

Trois sources de faux enseignements 1. Le monde séculier et athée, qui rejette l’existence de Dieu.

Il existe trois sources de faux enseignements

  1. Le monde séculier et athée, qui rejette l’existence de Dieu.
  2. Les « loups » infiltrés dans l’Église avec l’intention délibérée de tromper.
  3. Des pasteurs, évangélistes et enseignants chrétiens sincères, mais égarés par leur négligence.

Aujourd’hui, j’aimerais vous partager quelques lignes sur l’une de ces sources de faux enseignements : Le monde séculier et athée, qui rejette l’existence de Dieu.

D’abord, plusieurs faux enseignements proviennent de ce premier groupe. Ce sont des gens qui nient l’existence de Dieu ou encore qui ont choisi délibérément de ne pas croire en Dieu.

L’insensé pense : « Il n’y a pas de Dieu ! » Ils sont corrompus, ils commettent des actions abominables ; il n’y en a aucun qui fasse le bien. – Psaumes 53.2

Du haut du ciel, Dieu manifeste sa colère contre les hommes qui lui désobéissent et qui, par leurs mauvaises actions, tiennent la vérité captive. Car ce qu’on peut connaître de Dieu est clair pour eux : Dieu lui-même le leur a fait connaître. En effet, depuis la création du monde, ses perfections invisibles – sa puissance éternelle et sa nature divine – se voient fort bien quand on considère ses œuvres. Ils n’ont donc aucune excuse. Ils ont connu Dieu, mais ils ne lui ont pas rendu gloire et ne lui ont pas témoigné leur reconnaissance. Au contraire, ils se sont fourvoyés dans leurs raisonnements et leur cœur inintelligent a été plongé dans les ténèbres. – Romains 1.18-21

Ces gens n’ont aucune affection pour Dieu et sa volonté. Ils sont ennemis des croyants cherchant intentionnellement à discréditer Dieu et à détruire son œuvre. Jésus a dit à propos de ces gens religieux dans leur athéisme :

Votre père, c’est le diable, et vous voulez accomplir les désirs de votre père. Dès le commencement, il a été un meurtrier. Il ne s’est jamais tenu dans la vérité, car il n’y a pas de vérité en lui. Lorsqu’il profère le mensonge, il parle de son propre fond, car il est menteur et le père du mensonge. – Jean 8.44

Pour le croyant, né de nouveau, les faux enseignements de ce groupe sont tout de même évidents et faciles à discerner. Toutefois, si nous prenons l’exemple de la théorie de l’évolution qui a touché beaucoup d’individus depuis leur enfance par les enseignements reçus par la télé, les livres, à l’école et encore aujourd’hui largement diffusé dans les reportages scientifiques des grandes chaînes de télévision. 

On pourrait dire qu’un grand nombre de personnes ont subi un lavage de cerveau pour accepter et croire cette théorie et bien d’autres sans s’en rendre compte. Ce qui fait qu’aujourd’hui un nombre de croyants significatifs croît en la théorie de l’évolution rejetant  par le fait même l’enseignement créationniste de la Bible.

Face à cette réalité, la Bible nous appelle à l’examen et au discernement. Nous ne devons pas accepter passivement ce que le monde nous présente comme vérité.

L’enjeu est de taille : c’est une question de fidélité à Dieu et à sa Parole. Si nous voulons rester fermes dans la foi et résister aux séductions du monde, nous devons être enracinés dans la vérité biblique, méditer régulièrement les Écritures et demander au Saint-Esprit de nous éclairer.

La question demeure donc pour chacun d’entre nous : acceptons-nous encore des idées du monde qui contredisent la Parole de Dieu ? Avons-nous laissé certaines philosophies influencer notre vision des choses sans les confronter aux Écritures ?

La réponse à ces questions détermine non seulement notre solidité spirituelle, mais aussi notre capacité à discerner et à combattre efficacement les faux enseignements dans un monde qui cherche sans cesse à effacer la vérité de Dieu.

Un grand réveil mondial avant le retour de Jésus une autre falsification des Écritures

J’ai entendu une personne dire dans une prédication, voilà quelque temps, que 2 milliards de personnes seraient sauvées juste avant que le Seigneur Jésus ne revienne. Je me suis demandé d’où ce nombre pouvait provenir et quels étaient les passages mentionnant un grand réveil à la fin des temps. 

Je me suis aperçu que la Bible ne parle pas d’un réveil universel, avec 2 milliards de convertis, mais plutôt d’un dernier témoignage puissant du peuple de Dieu, alors que le monde s’enfonce dans l’apostasie et le jugement. 

Voici, les passages utilisés pour enseigner un grand réveil et leur véritable sens. Vous allez découvrir encore une fois que les passages utilisés sont sortis de leur contexte pour leur faire dire une chose qu’ils ne disent pas. En fin de compte, nous pouvons constater, le chiffre de 2 milliards de personnes sauvées, sort uniquement de l’imaginaire d’une personne et non de la Bible.


Versets utilisés pour appuyer l’idée d’un grand réveil avant le retour de Christ

1. Joël 3.1-4

Après cela, moi, je répandrai mon Esprit sur tout le monde. Vos fils, vos filles prophétiseront. Vos vieillards, par des songes, vos jeunes gens, par des visions, recevront des révélations. Et même sur les serviteurs, sur les servantes, moi, je répandrai mon Esprit en ces jours-là. Je produirai des signes prodigieux dans le ciel, sur la terre : du sang, du feu et des colonnes de fumée. Et le soleil s’obscurcira, la lune deviendra de sang avant que vienne le jour de l’Éternel, ce jour grand et terrible. 

Certains disent que ce verset annonce un réveil mondial juste avant la fin. En réalité, ce passage annonce l’effusion du Saint-Esprit, qui a commencé à la Pentecôte (Actes 2.16-21) et qui se poursuit jusqu’à la fin des temps. Il ne parle pas d’un réveil universel, mais d’un peuple fidèle rempli de l’Esprit au milieu d’un monde en rébellion. De plus, les signes mentionnés (sang, feu, obscurité) indiquent un contexte de jugement. 

2. Matthieu 24.14

Cette Bonne Nouvelle du royaume de Dieu sera proclamée dans le monde entier pour que tous les peuples en entendent le témoignage. Alors seulement viendra la fin. 

Ce verset est utilisé pour affirmer qu’un grand réveil touchera toutes les nations avant le retour de Jésus. Jésus ne dit pas que toutes les nations se convertiront, mais que l’évangile sera prêché en témoignage. Ce qui nous démontre que l’évangile sera proclamé jusqu’au retour de Jésus et cela malgré les persécutions que le peuple de Dieu devra endurer pendant la période des tribulations. Ce passage souligne l’importance de la mission du peuple de Dieu dans les derniers jours, et non un réveil de masse.

3. Habacuc 2.14

Car la terre sera remplie de connaissance de la gloire de l’Éternel comme les eaux recouvrent le fond des mers.

À ceci, certains enseignent que ce verset annonce un réveil universel avant la fin des temps. En réalité, ce passage parle de l’établissement final du règne de Dieu, après le retour de Jésus. Il ne s’agit pas d’une prophétie sur l’Église dans les derniers jours, mais sur le royaume à venir après le jugement.

4. Ésaïe 60.1-3

Lève-toi, resplendis, car voici ta lumière, car sur toi s’est levée la gloire du Seigneur. Voici que les ténèbres couvrent la terre et une nuée sombre couvre les peuples, mais, sur toi, l’Éternel se lèvera lui-même comme un soleil et l’on verra sa gloire apparaître sur toi. Des peuples marcheront à ta lumière, et des rois à cette clarté qui s’est levée sur toi. 

Certains affirment que ce passage parle d’un réveil où le peuple de Dieu dominera le monde avant le retour de Christ. Ce passage, dans son véritable sens, parle de la gloire de Dieu qui brillera sur son peuple, alors que les ténèbres couvriront la terre. Il ne dit pas que le monde entier sera sauvé, mais que le peuple de Dieu sera comme une lumière brillante au milieu des ténèbres pendant la période des tribulations comme le laisse entendre le récit des deux témoins représentant l’église. (Apocalypse 11)

5. Actes 2.17-21

Je ferai des miracles et là-haut, dans le ciel, et ici-bas sur terre, des signes prodigieux : du sang, du feu et des colonnes de fumée. Et le soleil s’obscurcira,  la lune deviendra de sang,  avant la venue du jour du Seigneur, ce jour grand et glorieux. Alors seront sauvés tous ceux qui invoqueront le Seigneur. 

Ces versets sont souvent utilisés pour annoncer un réveil mondial avant la fin des temps.

À vrai dire, Pierre, ici, cite Joël pour montrer que l’effusion du Saint-Esprit a commencé et continue jusqu’à la fin. Mais il mentionne aussi des signes de jugement (sang, feu, fumée), montrant que cette période se termine, au dernier jour, par la venue du Seigneur. Ce passage ne parle pas d’un réveil final, mais de la présence continue du Saint-Esprit dans le peuple de Dieu pendant la période des tribulations jusqu’au retour de Christ.


Que nous dit la Bible réellement ?

1. Un dernier témoignage puissant du peuple de Dieu :

L’Évangile sera prêché avec puissance, au cœur de  la persécution pendant la période des tribulations comme le démontre Matthieu 24.14 « Cette Bonne Nouvelle du royaume de Dieu sera proclamée dans le monde entier pour que tous les peuples en entendent le témoignage. Alors seulement viendra la fin. »

Puis, ceux qui font partie du peuple de Dieu seront fidèles jusqu’à la fin : « C’est là que les membres du peuple saint, ceux qui obéissent aux commandements de Dieu et vivent selon la foi en Jésus, doivent faire preuve d’endurance. » (Apocalypse 14.12).

2. Une grande apostasie :

L’apôtre Paul nous dit que beaucoup abandonneront la foi : « Que personne ne vous égare d’aucune façon. Car ce jour n’arrivera pas avant qu’éclate le grand Rejet de Dieu, et que soit révélé l’homme de la révolte qui est destiné à la perdition » (2 Thessaloniciens 2.3) « Cependant, l’Esprit déclare clairement que, dans les derniers temps, plusieurs se détourneront de la foi parce qu’ils s’attacheront à des esprits trompeurs et à des enseignements inspirés par des démons. » (1 Timothée 4.1).

Jésus nous enseigne que l’iniquité augmentera et l’amour de plusieurs se refroidira : « Parce que le mal ne cessera de croître, l’amour du plus grand nombre se refroidira. »(Matthieu 24.12).

Paul nous mentionne qu’un faux réveil prendra place sous l’influence de l’Antichrist « La venue de cet homme se fera grâce à la puissance de Satan, avec toutes sortes d’actes extraordinaires, de signes impressionnants et de prodiges trompeurs. Il usera de toutes les formes du mal pour tromper ceux qui se perdent, parce qu’ils sont restés fermés l’amour de la vérité qui les aurait sauvés. Voilà pourquoi Dieu leur envoie une puissance d’égarement pour qu’ils croient au mensonge. Il agit ainsi pour que soient condamnés tous ceux qui n’auront pas cru à la vérité et qui auront pris plaisir au mal. » (2 Thessaloniciens 2.9-12)

3. Les passages qui mentionnent un grand réveil avant le retour de Christ :

Voici tous les passages qui mentionnent un grand réveil juste avant le retour de Christ.

L’auteur a laissé cet espace vide volontairement

En conclusion, il n’y aura pas un réveil mondial où 2 milliards de personnes viendront à Christ tout juste avant son retour. Ce que nous voyons, en contrepartie, c’est qu’un reste fidèle témoignera avec puissance, alors que le monde s’enfoncera dans l’apostasie et le jugement.


Notre mission :

  • Rester fermes dans la foi (Matthieu 24.13).
  • Prêcher l’Évangile jusqu’au bout (Matthieu 28.19-20).
  • Ne pas se laisser séduire par les faux réveils (2 Thessaloniciens 2.11).

Le peuple de Dieu brillera comme une lumière au milieu des ténèbres, mais le monde ne sera pas sauvé au compte de 2 milliards avant le retour de Christ. Cette, il y en aura peut-être qui se convertiront suite au message de l’Église (deux témoins) toutefois, ce sera un nombre qui n’est pas mentionné.

L’éveil du Kundalini au sein de l’église locale un réel danger pour les croyants : voyez par vous-même

Pour conclure cette série sur l’éveil du Kundalini et son infiltration dans nos églises, je souhaite partager avec vous quelques vidéos YouTube. Ces séquences illustrent ce qu’est l’éveil du Kundalini et ses manifestations, en les comparant à des pratiques similaires observées au sein de l’Église locale.Vous pourrez constater par vous-même les similitudes frappantes.

Mon objectif n’est pas de juger les personnes impliquées, mais de démontrer que ces pratiques existent bel et bien et qu’elles ont été introduites dans nos assemblées.

Ce qu’il nous faut savoir c’est que ce phénomène est sérieux et ne doit pas être pris à la légère, car il représente un véritable danger spirituel pour les croyants.

*** Les vidéos sont majoritairement en anglais. Je suis désolé de cela. La raison est que je n’ai pas trouvé de matériels en français qui soient aussi démonstratifs.***

L’éveil du Kundalini est-il une copie du Saint-Esprit ? Une réponse biblique

La question de savoir si l’éveil du  Kundalini (un concept issu de l’hindouisme et du yoga) est une copie du Saint-Esprit nécessite une analyse biblique sérieuse. Explorons cette question à la lumière de la Parole de Dieu.


1. Origine et nature du Kundalini

Le Kundalini est une croyance issue du mysticisme hindou. Il s’agit d’une énergie spirituelle, tel un serpent, supposée latente à la base de la colonne vertébrale, qui peut être activée par la méditation, les pratiques ésotériques et le yoga. Lorsqu’elle est éveillée, cette énergie sporituelle, tel un serpent, remonte le long de la colonne vertébrale d’une personne pour atteindre la nuque. Celle-ci est censée provoquer des expériences spirituelles intenses, des sensations de chaleur, des tremblements, et même des états de transe.

Problème biblique :

  • Le Kundalini repose sur des pratiques ésotériques et occultes qui ne proviennent pas de Dieu.
  • Il met l’accent sur une expérience intérieure d’illumination au lieu d’une relation avec le Dieu vivant par Jésus-Christ.

2. Le Saint-Esprit : qui est-il selon la Bible ?

Le Saint-Esprit est une personne divine, la troisième personne de la Trinité (Matthieu 28.19). Son rôle est de :

  • Convaincre le monde de péché, de justice et de jugement (Jean 16.8).
  • Guider les croyants dans la vérité (Jean 16.13).
  • Donner la puissance pour témoigner de Christ (Actes 1.8).
  • Produire le fruit de l’Esprit (Galates 5.22-23).
  • Différences essentielles avec le Kundalini :
  • Le Saint-Esprit ne produit pas de manifestations désordonnées ou incontrôlables (1 Corinthiens 14.33).
  • Son objectif est de glorifier Christ et non d’exalter une expérience mystique personnelle (Jean 16.14).

3. Le Kundalini : une contrefaçon spirituelle ?

L’ennemi, Satan, cherche toujours à imiter l’œuvre de Dieu pour séduire les âmes (2 Corinthiens 11.14-15).

Indices d’une imitation démoniaque :

  • Expériences extatiques et manifestations incontrôlables (convulsions, cris, tremblements), similaires à ce qui est décrit dans la Bible pour les possessions démoniaques (Marc 9.17-18).
  • Une fausse paix et une fausse puissance qui ne conduit pas à une repentance authentique ni à la sainteté.
  • Une focalisation sur l’expérience mystique, alors que le Saint-Esprit attire les croyants vers Jésus-Christ et la Parole (Jean 15.26).
  • L’exemple de Pierre chez Corneille, (Actes 10) la présence du Saint-Esprit à conduit toute la maison au Seigneur. Si les manifestations que nous connaissons aujourd’hui c’était produit à ce moment, bien je crois sincèrement qu’ils se serait aussi produit le jour de la Pentecôte et cela plutôt que d’amener les gens à la repentance, les auraient terrifiés et les auraient fait fuir la présence de Dieu. C’est mon opinion.

⚠ Avertissement biblique :

« Or l’Esprit dit expressément que, dans les derniers temps, quelques-uns abandonneront la foi, pour s’attacher à des esprits séducteurs et à des doctrines de démons. » (1 Timothée 4.1)

Le Kundalini et d’autres pratiques mystiques orientales n’amènent pas à la repentance et à la sanctification, mais à une quête d’expériences et de pouvoirs spirituels indépendants de Christ.


Une copie démoniaque, pas une œuvre de Dieu

Le Kundalini n’est pas le Saint-Esprit et n’en est même pas une copie authentique, mais plutôt une contrefaçon spirituelle trompeuse qui détourne les âmes du vrai Évangile les orientants vers les expériences plutôt que vers Christ et son sacrifice.

Il n’y a aucun endroit dans tout le Nouveau Testament ou nous voyons des manifestations tel le kundalini se produire. Aucun auteur ne mentionne une quelle qu’on que expérience de la sorte lorsque le Saint-Esprit visite une personne ou un groupe. Ce que nous voyons ce sont les dons spirituels qui sont manifestés. Tout ce que le Saint-Esprit fait est en accord avec la Parole de Dieu. Les expériences de l’éveil du Kundalini ne sont aucunement en accord avec le Parole de Dieu.

La Bible nous avertit contre ces pratiques :

« Bien-aimés, n’ajoutez pas foi à tout esprit ; mais éprouvez les esprits, pour savoir s’ils sont de Dieu : car plusieurs faux prophètes sont venus dans le monde. » (1 Jean 4:1)

Le vrai Saint-Esprit conduit à Christ, à la repentance et à la sanctification. Toute expérience qui détourne de la Parole de Dieu et du Seigneur Jésus est une séduction spirituelle.

En conclusion, dans un monde où la recherche d’expériences spirituelles est en constante augmentation, il est crucial d’exercer un discernement biblique rigoureux. L’éveil du Kundalini, loin d’être une œuvre du Saint-Esprit, en est une imitation trompeuse qui détourne du véritable Évangile.

Le Saint-Esprit ne se manifeste jamais par des phénomènes incontrôlables, mais il agit toujours en conformité avec la Parole de Dieu, produisant la repentance, la sanctification et une relation vivante avec Christ. Toute expérience spirituelle qui ne glorifie pas Jésus et qui ne conduit pas à la vérité biblique doit être évaluée avec prudence.

Ainsi, face aux nombreuses influences mystiques de notre époque, la question demeure : cherchons-nous une expérience ou cherchons-nous Christ lui-même ? Car ce n’est pas dans les manifestations spectaculaires que nous trouvons la vérité, mais dans la présence authentique de Dieu qui transforme les cœurs selon Sa volonté.

L’infiltration du Kundalini dans l’Église : un avertissement spirituel

Depuis quelques décennies, et encore aujourd’hui, un phénomène préoccupant s’est introduit dans certaines églises charismatiques : des manifestations étranges et incontrôlables qui sont souvent attribuées au Saint-Esprit, mais qui ne trouvent aucun fondement biblique tant dans l’Ancien Testament que dans le Nouveau Testament. 

Tremblements incontrôlables, chutes en arrière, rires hystériques, ivresse spirituels, cris d’animaux et états de transe sont des phénomènes qui ressemblent fortement aux effets de l’éveil du Kundalini, une pratique spirituelle issue de l’hindouisme.

Cette confusion pose un réel danger spirituel. En effet, la Bible nous met en garde contre les fausses manifestations spirituelles qui peuvent séduire les croyants et les éloigner de la véritable présence de Dieu.

  1. Comment le Kundalini a-t-il pénétré dans certaines églises ?
  2. Quels signes permettent de discerner cette influence ?
  3. Comment reconnaître et suivre le vrai Saint-Esprit ?

Dans cet article, nous allons examiner ces questions avec discernement biblique, afin de revenir à une foi centrée sur Jésus-Christ et la vérité des Écritures.

1. Comment le Kundalini a-t-il pénétré dans l’Église ?

a. L’influence du « Nouvel Âge » et de l’ésotérisme

Depuis plusieurs décennies, les pratiques spirituelles hindouistes, bouddhistes et du Nouvel Âge se sont infiltrées dans l’Occident sous des formes modernes, telles que le yoga et la méditation transcendantale, l’éveil des chakras et des “énergies spirituelles”, ainsi que la recherche d’expériences mystiques intenses au lieu d’une relation authentique avec Dieu. 

Certaines églises charismatiques et pentecôtisantes ont inconsciemment ou sciemment adopté ces éléments sous prétexte de vouloir plus de la présence du Saint-Esprit et de puissance spirituelle.

b. Les réveils charismatiques douteux

Dans les années 1990 et 2000, plusieurs mouvements ont popularisé des manifestations étranges et incontrôlées, en prétendant qu’elles venaient du Saint-Esprit.

  • Le “Toronto Blessing” (Canada, 1994) : caractérisé par des rires hystériques incontrôlables, des tremblements, l’ivresse spirituel et des personnes rampant par terre comme des serpents.
  • Le “Brownsville Revival” (États-Unis, 1995) : marqué par des états de transe, des cris d’animaux et des personnes tombant en arrière sans contrôle.
  • Mouvements charismatiques contemporains : de nombreux pasteurs célèbres, influencés par ces réveils, ont introduit ces pratiques dans leurs églises, trompant ainsi des millions de croyants. Ils ont déversés une onction qui n’est pas celle de Dieu dans leur églises respectives et aujourd’hui ces église pensent qu’il s’agit de la présence du Saint-Esprit qui est au milieu d’eux.

Le problème majeur est que ces manifestations ne viennent pas de Dieu, mais ressemblent fortement aux effets de l’éveil du Kundalini dans l’hindouisme.

2. Les signes d’une influence Kundalini dans l’Église

Certains comportements observés aujourd’hui n’ont aucune base biblique et ressemblent aux phénomènes ésotériques. Regardons ces manifestations dites du Saint-Esprit mais plutôt inspirées du Kundalini dans certaines églises :

  • Chute en arrière sous l’imposition des mains (sans contrôle, sans raison biblique).
  • Tremblements, convulsions, spasmes musculaires involontaires.
  • Cris d’animaux (les gens grognent comme des lions ou aboient comme des chiens, etc.).
  • État de transe prolongé (yeux roulants en arrière, perte de conscience).
  • Rires hystériques (« Holy Laughter ») sans maîtrise de soi.
  • Ivresse spirituels (vacille comme une personne ivre)
  • Sensation de feu ou de montée d’énergie dans la colonne vertébrale.
  • Prophéties incohérentes, confusion spirituelle.

Maintenant, comparons cela aux manifestations du Kundalini dans l’hindouisme :

  • Suite à l’imposition de la main par le gourou la personne tombe à la renverse
  • Tremblements et secousses incontrôlables.
  • Transe et perte de conscience.
  • Cris d’animaux et rires extatiques.
  • Sensations de chaleur montant dans la colonne vertébrale.
  • Démarche semblable à une personne ivre
  • Des guérisons physiques peuvent se produire

Ce qu’il faut noter c’est que ces similitudes sont troublantes. Ce n’est pas une coïncidence ! La Bible dit que l’Esprit de Dieu donne la MAÎTRISE DE SOI (Galates 5.22-23). Nous pouvons conclure que ce que nous voyons dans ces manifestations ne vient pas du Saint-Esprit mais d’un esprit trompeur

3. Que dit la Bible sur ces manifestations ?

La Bible nous avertit, en plusieurs endroits, que dans les derniers temps, de faux prophètes séduiront les croyants par des signes trompeurs :

« De faux messies surgiront, ainsi que de faux prophètes. Ils produiront des signes extraordinaires et des prodiges au point de tromper même, si c’était possible, ceux que Dieu a choisis. » (Matthieu 24.24)

« Cependant, l’Esprit déclare clairement que, dans les derniers temps, plusieurs se détourneront de la foi parce qu’ils s’attacheront à des esprits trompeurs et à des enseignements inspirés par des démons. » (1 Timothée 4.1)


« Cela n’a rien d’étonnant : Satan lui-même ne se déguise-t-il pas en ange de lumière ? Il n’est donc pas surprenant que ses agents aussi se déguisent en serviteurs de ce qui est juste. Mais ils auront la fin que méritent leurs œuvres. » (2 Corinthiens 11.14-15)

Les esprits trompeurs peuvent imiter des manifestations spirituelles pour séduire les croyants. Ce qui paraît puissant ou spirituel n’est pas forcément de Dieu.

Retenons que le Saint-Esprit agit toujours avec :

  • Clarté et discernement (1 Corinthiens 14.33).
  • Ordre et paix (1 Corinthiens 14:40)
  • Transformation du cœur, et non seulement des manifestations spectaculaires (Galates 5.22-23).

4. Comment discerner le vrai du faux ?

Pour reconnaître une fausse manifestation spirituelle il faut se poser quelques questions :

  • Est-ce que cela est conforme à la Bible ? Si la Bible ne valide pas cette expérience, il faut la rejeter.
  • Est-ce que cela glorifie Jésus-Christ ? Le vrai Saint-Esprit exalte Jésus, et non les sensations mystiques ou les expériences personnelles.
  • Est-ce que cela produit du fruit spirituel ? Le Saint-Esprit transforme les croyants en disciples solides, et non en chercheurs d’expériences spectaculaires.
  • Est-ce que cela est accompagné de sagesse et de maîtrise de soi ? Dieu ne force personne à tomber en transe ou à perdre le contrôle (1 Corinthiens 14.32).
  • Quelle est la source ? Le vrai Saint-Esprit ne se manifeste pas par des techniques humaines comme les activations spirituelles ou les gestes représentatifs, mais par la foi en Jésus-Christ.

Randy Clark écrivait dans son livre, Il y a plus à la page 21 : « je veux que nous voyions que l’histoire de l’Église contient de nombreuses illustrations d’hommes et de femmes qui ont reçu la puissance venue du ciel. » Je suis d’accord avec lui, mais là ou le bat blesse c’est que la puissance que les croyants ont reçu de Dieu n’était pas accompagnés de signes similaires à l’éveil du Kundalini. Les signes qui accompagnaient ceux qui avaient reçus l’onction étaient, comme nous dit ce passage : « Voici les signes miraculeux qui accompagneront ceux qui auront cru : en mon nom, ils chasseront des démons, ils parleront des langues nouvelles, ils saisiront des serpents venimeux, ou s’il leur arrive de boire un poison mortel, cela ne leur causera aucun mal. Ils imposeront les mains à des malades et ceux-ci seront guéris. » (Marc 16.17-18) 

Les signes associés à l’éveil du Kundalini n’ont rien à voir avec l’onction du Saint-Esprit et nous devons avoir le discernement pour faire la différence. Par ailleurs, cette onction conduira les gens dans des pratiques qui ne sont absolument pas biblique comme aller se coucher sur les tombes des hommes et des femmes de Dieu décédés pour vouloir recevoir leur onction.

5. Que faire si on a été influencé par ces pratiques ?

Si tu as été exposé(e) à ces influences, il est important de :

  • Se repentir devant Dieu et renoncer à toute expérience spirituelle non biblique.
  • Revenir à la Parole de Dieu pour établir un fondement sain.
  • Chercher le Saint-Esprit authentique par une vie de prière et de sanctification.
  • Se protéger par le discernement et éviter les enseignements douteux.

Ce qui frappe les regard n’est malheureusement pas toujours de Dieu. Il veut remplir ses enfants de son véritable Esprit, mais certainement pas à travers des pratiques mystiques, bizarres ou des expériences trompeuses. Luc 11.13 dit : « Si donc vous, qui êtes mauvais, savez donner de bonnes choses à vos enfants, combien plus votre Père céleste donnera-t-il le Saint-Esprit à ceux qui le lui demandent ! »

Nous recevons le Saint-Esprit lorsque nous le demandons au Père et ce n’est certainement pas avec toutes sortes d’expériences qui n’ont aucun fondement biblique. Si vous chercher, dans la Bible, vous n’en trouverez aucune. 

6. Rester vigilant et ancré dans la vérité

Beaucoup d’églises modernes sont influencées par le Kundalini sans même en être conscientes. Les chrétiens doivent discerner les faux signes et rester fermes dans la vérité biblique. Le véritable Saint-Esprit conduit à la sainteté, et non à des manifestations désordonnées et douteuses.

Ce n’est pas parce qu’un phénomène est spectaculaire qu’il vient de Dieu. Ne cherchons pas des expériences mystiques, mais une véritable communion avec Christ et vous serez gagnant sur toute la ligne.

Conclusion 

En ces temps de la fin que nous vivons, nous devons rester vigilant et ancré dans la vérité. L’infiltration des manifestations inspirées du Kundalini dans certaines églises charismatiques et pentecôtisantes est une stratégie subtile de l’ennemi pour détourner les croyants du véritable Évangile de Jésus-Christ. En imitant les œuvres du Saint-Esprit par des expériences mystiques et désordonnées, Satan cherche à séduire et à tromper, comme l’avertit Matthieu 24.24.

Pour éviter cette séduction, notre fondement doit être solidement ancré dans la Parole de Dieu. Le véritable Saint-Esprit ne produit ni confusion ni manifestations désordonnées, mais il conduit les croyants dans la vérité, la sainteté et la maîtrise de soi (Galates 5.22-23). 

Plutôt que de rechercher des expériences mystiques spectaculaires, notre priorité doit être de demeurer en Christ et de le glorifier dans une vie de foi sincère et obéissante. L’apôtre Paul nous donne ce conseil judicieux : « examinez toutes choses, retenez ce qui est bon, et gardez-vous de ce qui est mauvais, sous quelque forme que ce soit. » (1 Thessaloniciens 5.21-22)

Que l’Église de Christ revienne à une foi pure, basée sur la vérité biblique, loin des illusions et des contrefaçons spirituelles !

L’infiltration du Kundalini dans l’Église : une tromperie spirituelle

Un phénomène troublant s’est répandu dans certaines églises charismatiques modernes : des manifestations étranges et désordonnées, souvent attribuées au Saint-Esprit, mais qui ne trouvent aucun fondement biblique. Tremblements incontrôlables, chutes en arrière, rires incontrôlables, cris d’animaux, états de transe, ivresse spirituel… autant de phénomènes qui ressemblent étrangement aux effets de l’éveil du Kundalini, une pratique mystique issue de l’hindouisme et du yoga.

Cette confusion soulève des questions cruciales :

  1. Comment le Kundalini a-t-il infiltré certaines églises ?
  2. Quels sont les signes à surveiller ?
  3. Comment discerner le vrai Saint-Esprit du faux ?

Face à ce danger spirituel, il est essentiel de revenir à la Parole de Dieu pour discerner la véritable œuvre du Saint-Esprit et éviter les séductions spirituelles des temps modernes.

1. Quelles sont ces manifestations troublantes dans l’Église ?

Depuis les années 1990, certains mouvements charismatiques extrêmes, tels que le Toronto Blessing, la vague de Pensacola, d’autres réveils similaires et la Nouvelle Réforme Apostolique, ont popularisé des manifestations étranges et incontrôlables. Ces phénomènes incluent des tremblements violents et des spasmes incontrôlables, des chutes en arrière après une imposition des mains sans justification biblique, de l’ivresse spirituels ainsi que des rires incontrôlables, connus sous le nom de Holy Laughter

D’autres manifestations troublantes ont également été observées, comme des cris d’animaux, où certaines personnes rugissent comme des lions ou grognent comme des bêtes, des danses frénétiques involontaires, des états de transe accompagnés de visions étranges, et une sensation de chaleur intense montant dans le corps.

Le problème majeur réside dans le fait que ces manifestations sont attribuées au Saint-Esprit, alors qu’aucune d’entre elles n’est décrite dans la Bible comme étant l’œuvre de l’Esprit de Dieu. Au contraire, l’Écriture enseigne que le Saint-Esprit produit la maîtrise de soi (Galates 5:22-23) et non une perte de contrôle. Au final, cela a plus les apparences de l’éveil du Kundalini.

2. Les similitudes avec l’éveil du Kundalini

Ces manifestations troublantes présentent une ressemblance frappante avec les expériences des yogis et des maîtres spirituels orientaux lors de l’éveil du Kundalini. Dans les traditions hindouistes et bouddhistes, cette énergie, décrite comme un “serpent Kundalini”, est censée s’élever du chakra racine (base de la colonne vertébrale) jusqu’au sommet de la tête, entraînant divers phénomènes. 

Parmi eux, on retrouve des tremblements, convulsions et spasmes musculaires, des rires incontrôlables et un état euphorique, une ivresse spirituel, une chaleur intense dans le corps accompagnée de sensations électriques, des états de transe et des visions mystiques, ainsi que des comportements involontaires et des cris d’animaux.

Ce qui est particulièrement troublant, c’est que ces symptômes sont identiques à ceux observés dans certains mouvements charismatiques depuis les années 1990 et parfois même bien avant jusqu’à aujourd’hui.

Cela pose une question sérieuse : un esprit impur pourrait-il se faire passer pour le Saint-Esprit ? Il s’agit d’une possibilité inquiétante, car Satan est capable d’imiter les manifestations spirituelles pour tromper les croyants et les détourner de la véritable présence de Dieu, comme l’indique 2 Corinthiens 11.14 : « Satan lui-même se déguise en ange de lumière. »

3. Ce que dit la Bible sur les manifestations du Saint-Esprit

Le véritable Saint-Esprit produit des fruits opposés aux désordres associés au Kundalini. Loin des manifestations chaotiques et incontrôlables, la Bible enseigne que l’Esprit de Dieu agit avec ordre, paix et maîtrise de soi. Plusieurs passages nous démontres cela : 

Galates 5.22-23 : « Mais le fruit de l’Esprit c’est l’amour, la joie, la paix, la patience, l’amabilité, la bonté, la fidélité, la douceur, la maîtrise de soi. » Ces qualités contrastent fortement avec les transes, les convulsions et les comportements désordonnés qui démontrent tout le contraire du fruit de l’Esprit.

1 Corinthiens 14.33 : « Dieu, en effet, n’est pas un Dieu de désordre, mais de paix. 

Comme dans toutes les Eglises des membres du peuple saint ». Toute manifestation spirituelle venant de Dieu reflétera toujours l’ordre divin et non un état de confusion ou de perte de contrôle. Jésus et les apôtres étaient toujours en pleines possessions de leurs moyens. Rien dans le Nouveau Testament ne laisse paraître un tel désordre. 

2 Timothée 1.7 : « Dieu nous a donné un Esprit qui, loin de faire de nous des lâches, nous rend forts, aimants et réfléchis. » Le Saint-Esprit ne pousse pas à des comportements irrationnels ou incontrôlables, mais à une vie marquée par la sagesse et la puissance de Dieu dans un état constant de contrôle et de maîtrise de soi.

Le vrai Esprit de Dieu agit avec ordre, paix et maîtrise de soi. Les manifestations désordonnées, même si elles semblent spirituelles, ne viennent absolument pas de Dieu.

4. Comment discerner et éviter ces faux mouvements ?

Voici les critères pour reconnaître si un mouvement vient vraiment du Saint-Esprit :

a. Examinez la Parole de Dieu

Une manifestation spirituelle qui n’est pas décrite dans la Bible ou qui va à l’encontre des enseignements de Jésus et des apôtres doit être rejetée.

b. Regardez les fruits à long terme

Est-ce que les personnes qui vivent ces expériences grandissent dans la sainteté, la connaissance de la Parole et l’amour de Christ ? Ou deviennent-elles dépendantes d’expériences émotionnelles et de manifestations étranges ?

c. Ne se laissez pas impressionner par les signes extérieurs

Jésus a averti que dans les derniers temps, de faux prophètes accompliraient des miracles trompeurs. Jésus en Matthieu 24.24 nous avertis : « Faites bien attention que personne ne vous induise en erreur. » Un miracle ou un phénomène spectaculaire n’est pas une preuve que Dieu est à l’œuvre. 

d. Restez dans une communion saine avec Dieu

Cherchez à être rempli du Saint-Esprit par la prière et la sanctification, et non par des expériences étranges qui ne font qu’exciter les émotions.

5. Un grand avertissement pour l’Église

Encore aujourd’hui, de nombreux croyants sont séduits par des expériences mystiques, issus de différents mouvements, qui ne viennent pas du Saint-Esprit. Ces pratiques peuvent représenter une infiltration subtile du Kundalini dans le christianisme.

Il y a plusieurs pratiques venants du Nouvel Âge qui ont infiltré les milieux évangéliques charismatiques et pentecôtisants comme la prière de guérison intérieure et les chambres de guérison popularisé par l’église de Béthel. 

On voit l’importance pour nous de demeurer attachés aux choses que nous avons entendues, de la Parole de Dieu, de peur d’être emportés loin d’elles comme nouions dit Hébreux 2.1 : « Puisqu’il en est ainsi, nous devons prendre encore plus au sérieux les enseignements que nous avons reçus afin de ne pas être entraînés à la dérive. »

Le diable cherche à imiter Dieu pour tromper les croyants et les détourner du vrai Évangile. Il est essentiel de demeurer fermes dans la foi et de ne pas se laisser emporter par des phénomènes spirituels douteux et fascinant.

Revenons aux Écritures ! Ce n’est pas un spectacle émotionnel qui prouve la présence du Saint-Esprit, mais plutôt une vie transformée par Christ, caractérisée par l’amour, la vérité et la sainteté.

Conclusion

L’infiltration des manifestations inspirées du Kundalini dans certaines églises charismatiques et pentecôtisants est une stratégie subtile de l’ennemi pour détourner les croyants de la vérité biblique. En imitant les œuvres du Saint-Esprit par des expériences mystiques et désordonnées, Satan cherche à tromper même les élus Matthieu 24.24 : « De faux messies surgiront, ainsi que de faux prophètes. Ils produiront des signes extraordinaires et des prodiges au point de tromper même, si c’était possible, ceux que Dieu a choisis. » 

Les véritables serviteurs de Christ ne se laisseront pas prendre par ces illusions sataniques. Ils auront le discernement pour déceler tous les esprits.

Toutefois, pour éviter cette séduction, notre fondement doit rester fermement ancré dans la Parole de Dieu. Le véritable Saint-Esprit n’apporte ni chaos ni confusion, mais il produit des fruits de sainteté, de paix et de maîtrise de soi (Galates 5.22-23). Plutôt que de rechercher des manifestations spectaculaires, nous devons poursuivre une communion profonde avec Christ, dans la vérité et la sanctification.

L’apôtre Paul nous donne un sage conseil qui nous évitera bien des tourments : « Ne prenez pas comme modèle le monde actuel, mais soyez transformés par le renouvellement de votre intelligence, pour pouvoir discerner la volonté de Dieu : ce qui est bon, ce qui lui plaît, ce qui est parfait. » (Romains 12.2)

Que l’Église revienne à une foi pure et centrée sur Jésus-Christ, loin des illusions et des contrefaçons spirituelles identifiables par les exagérations et le manque de maitrise de soi !

L’éveil du Kundalini vs. le baptême du Saint-Esprit : une opposition spirituelle fondamentale

Introduction

Dans le monde spirituel, de nombreuses expériences peuvent sembler similaires en apparence, mais leur origine et leur objectif diffèrent profondément. L’éveil du Kundalini, issu des traditions hindouistes et yogiques, promet une ascension vers un état de conscience supérieure grâce à l’activation d’une énergie latente. D’un autre côté, le baptême du Saint-Esprit, selon les Écritures, est un don divin qui transforme le croyant et l’équipe pour le service de Dieu.

À première vue, ces deux expériences semblent partager des manifestations communes, telles que des sensations physiques intenses, des visions spirituelles et une impression de puissance surnaturelle. Pourtant, une analyse plus approfondie révèle qu’elles s’opposent fondamentalement sur leur source, leur but et leurs conséquences spirituelles. 

Ce texte explore leurs différences à la lumière de la Bible et met en garde contre les dangers de la confusion entre les deux.

1. Origine et source spirituelle

Le Kundalini vient des traditions hindouistes et yogiques. C’est une énergie censée être latente en chaque être humain et qui s’active par des pratiques spirituelles. Il est associé à une montée d’énergie serpentiforme à travers les chakras. Son fondement repose sur l’auto-réalisation, l’élévation personnelle et une fusion avec une conscience universelle.

Le baptême du Saint-Esprit est une promesse de Jésus-Christ à Ses disciples : « Mais vous recevrez une puissance, le Saint-Esprit survenant sur vous, et vous serez mes témoins… » (Actes 1:8). Il est donné par Dieu et ne peut être activé par des techniques humaines. Il s’agit de l’Esprit du Dieu vivant qui habite en nous, nous conduisant dans la sainteté et l’obéissance à Christ. Il ne nous fusionne pas à un “tout universel”, mais nous unit à Jésus, comme l’indique Jean 16:13-14.

La différence principale entre les deux réside dans leur nature. Le Kundalini est une montée d’énergie impersonnelle, tandis que le Saint-Esprit est une Personne divine qui agit en nous.

2. Manifestations et effets

Le Kundalini provoque des sensations physiques intenses telles que la chaleur, les tremblements et les vibrations. Il entraîne des états modifiés de conscience, pouvant inclure des transes et des hallucinations. Ceux qui en font l’expérience rapportent souvent la perception de lumières, de sons intérieurs et de présences spirituelles. Cependant, cette montée d’énergie peut aussi causer de la confusion mentale, des troubles émotionnels ou un déséquilibre psychique.

Le baptême du Saint-Esprit apporte une expérience de paix, de joie et de puissance divine. Il se manifeste par des paroles inspirées, notamment le don des langues et la prophétie, comme mentionné dans Actes 2:4. Il opère une transformation profonde du caractère, produisant les fruits de l’Esprit tels que l’amour, la patience et la maîtrise de soi (Galates 5:22-23). Cette expérience engendre aussi une plus grande soif de Dieu et de la sainteté.

Les manifestations du Kundalini sont souvent désordonnées et incontrôlables, tandis que l’action du Saint-Esprit produit ordre, paix et transformation selon la volonté de Dieu.

3. Objectif spirituel

Le Kundalini amène l’individu à chercher à s’élever lui-même vers un état de conscience supérieure. Cette quête conduit à une forme d’autodivinisation, en laissant croire que l’on peut devenir comme Dieu. Elle repose sur l’idée que chaque personne possède une énergie intérieure à éveiller, plutôt que sur la reconnaissance du besoin d’être sauvé par la grâce divine.

Jésus-Christ remplit les croyants de son Esprit afin qu’ils soient transformés et deviennent des témoins de l’Évangile : « Mais le Saint-Esprit descendra sur vous : vous recevrez sa puissance et vous serez mes témoins […] jusqu’au bout du monde. » (Actes 1.8)

Le Saint-Esprit guide dans la vérité et rapproche de Dieu. Il ne s’agit pas d’une énergie à activer, mais d’une communion vivante avec une Personne divine.

Le Kundalini pousse à une quête centrée sur soi, tandis que le Saint-Esprit conduit à vivre pour Christ et à servir les autres.

4. Dangers du Kundalini selon la Bible

La Bible met en garde contre des expériences spirituelles trompeuses. Dans 2 Corinthiens 11.14, il est écrit que : « Satan lui-même se déguise en ange de lumière. »

Colossiens 2.8 avertit également : « Prenez garde que personne ne fasse de vous sa proie par la philosophie et par une vaine tromperie, s’appuyant sur la tradition des hommes. »

Les manifestations du Kundalini présentent de nombreuses similitudes avec les possessions démoniaques décrites dans la Bible, notamment les tremblements, les transes et les visions étranges. Il ne s’agit donc pas simplement d’une énergie neutre, mais d’une porte ouverte à des influences spirituelles trompeuses.

5. Quelle voie suivre ?

Le Kundalini et le Baptême du Saint-Esprit sont diamétralement opposés.

CritèreKundaliniSaint-Esprit
OrigineÉsotérisme hindouisteDieu, par Christ
SourceÉnergie latente en l’hommeEsprit de Dieu
Moyen d’accèsPratiques mystiques, yogaDon de Dieu par la foi
ManifestationsÉtat modifié de conscience, tremblementsPaix, puissance spirituelle, dons
ButS’élever soi-mêmeÊtre transformé et servir Dieu

Jésus est la seule source de vie et de transformation véritable. Il dit : « Je suis, moi, le chemin, répondit Jésus, la vérité et la vie. Personne ne va au Père sans passer par moi. » (Jean 14.6)

Certaines pratiques issues du “christianisme” ou de mouvements charismatiques cherchent à mélanger des expériences de Kundalini avec le christianisme. Cela se manifeste par des phénomènes tels que des tremblements incontrôlables, le rire incontrôlé, l’ivresse spirituel ou encore des états de transe. Ces manifestations ne sont pas bibliques et s’apparente plus étrangement aux effets du Kundalini.

Tout ce qui ne glorifie pas Jésus-Christ, mais met l’accent sur des manifestations physiques étranges, ne vient pas du Saint-Esprit. Si quelqu’un a été impliqué dans des pratiques liées au Kundalini, il est essentiel de se repentir et rejeter ces pratiques. De demander au Seigneur de purifier notre cœur et notre esprit. Puis, de s’attacher à la Parole de Dieu et au vrai Saint-Esprit.

Le Seigneur veut nous remplir de Son Esprit pour nous transformer et nous conduire dans toute la vérité (Jean 16.13). C’est un don que nous recevons par la foi en Jésus-Christ, et non par des expériences mystiques.

Conclusion

L’éveil du Kundalini et le baptême du Saint-Esprit sont deux réalités spirituelles diamétralement opposées. L’un repose sur des pratiques ésotériques visant l’élévation personnelle, tandis que l’autre est un don de Dieu reçu par la foi en Jésus-Christ. 

Le Saint-Esprit ne cherche pas à exalter l’homme ou à produire des manifestations incontrôlables, mais à transformer profondément le croyant et à le guider dans la vérité divine.

Dans un monde où le mysticisme et le syncrétisme spirituel gagnent du terrain, les chrétiens doivent exercer un discernement fondé sur la Parole de Dieu afin de ne pas se laisser séduire. D’ailleurs, l’apôtre Paul nous met en garde contre les doctrines trompeuses et les expériences qui s’éloignent de la vérité biblique (Colossiens 2.8). 

Plutôt que de rechercher des expériences spirituelles douteuses, notre priorité doit être de rester ancrés en Christ, la seule véritable source de vie et de transformation. La Bible nous dit : « examinez toutes choses, retenez ce qui est bon, et gardez-vous de ce qui est mauvais, sous quelque forme que ce soit. » (1 Thessaloniciens 5.21-22) Mais encore, faut-il être en mesure de discerner le vrai du faux.

L’éveil du Kundalini et ses implications spirituelles : une analyse chrétienne

L’éveil du Kundalini qu’est-ce que c’est ? C’est un concept issu des traditions spirituelles de l’Inde, particulièrement du yoga et du tantrisme. Il désigne un processus mystique où une énergie latente ou dormante, représentée sous la forme d’un serpent enroulé à la base de la colonne vertébrale, s’élevant à travers les chakras (centres d’énergie) pour atteindre un état de conscience supposément supérieure. Considérée comme une voie vers l’illumination, cette pratique est souvent associée à des expériences profondes, tant positives que négatives.

Cependant, du point de vue chrétien, l’éveil du Kundalini s’éloigne des enseignements bibliques, car il repose sur une énergie impersonnelle et une quête d’autodivinisation. De nombreux croyants mettent en garde contre ses dangers spirituels et ses similitudes avec certaines influences trompeuses. Cet article explore les origines, le processus et les effets du Kundalini, tout en le comparant avec la transformation opérée par le Saint-Esprit selon la Bible.

1. Origine et signification

Le terme Kundalini provient du sanskrit et signifie “serpent enroulé”, faisant référence à une énergie latente située à la base du chakra Muladhara, également appelé chakra racine. Selon les traditions ésotériques et spirituelles, l’éveil de cette énergie conduirait à une expansion de la conscience, à des expériences mystiques et à une union avec le divin, souvent associée aux concepts de moksha (libération spirituelle) et samadhi (état de conscience transcendante).

2. Le processus d’éveil

Le processus d’éveil du Kundalini peut se produire de manière spontanée ou être initié par diverses pratiques, telles que la méditation, le yoga (notamment le Kundalini yoga), la répétition de mantras et les exercices de respiration appelés pranayamas. Il peut également être déclenché par une transmission énergétique effectuée par un maître spirituel, un procédé connu sous le nom de shaktipat. Lorsque cette énergie s’éveille, elle est censée monter le long de la colonne vertébrale en traversant les sept chakras majeurs, chacun étant associé à un niveau spécifique de conscience et de transformation intérieure.

3. Effets et dangers

Les effets et dangers peuvent être variés. Parmi les effets positifs possibles, on note un éveil spirituel accompagné d’une compréhension accrue du divin, un sentiment d’unité avec l’univers ainsi qu’une amélioration de la perception et des capacités intuitives. Cependant, certains effets négatifs et dangers non négligeables existent également, tels que des déséquilibres émotionnels pouvant se manifester par des angoisses, des insomnies ou des troubles psychiques. Des sensations physiques intenses, comme des bouffées de chaleur ou des tremblements, peuvent aussi survenir. Enfin, certaines expériences mystiques peuvent être difficiles à gérer, entraînant des hallucinations ou une confusion spirituelle.

4. Perspective chrétienne

D’un point de vue chrétien, le Kundalini est une pratique ésotérique qui s’éloigne des enseignements bibliques. Alors que la Bible enseigne que le Saint-Esprit est une personne divine qui opère la nouvelle naissance et la transformation spirituelle du croyant, comme l’indique Jean 3.5-8, l’éveil du Kundalini repose sur une énergie impersonnelle et une quête d’auto-divinisation. De nombreux chrétiens mettent en garde contre les dangers spirituels liés à cette pratique, soulignant qu’elle pourrait ouvrir des portes à des influences trompeuses et éloigner les croyants de la vérité biblique et les faire se perdre.

Conclusion

L’éveil du Kundalini est une pratique ancienne qui promet une élévation spirituelle, mais qui s’appuie sur des fondements ésotériques et mystiques contraires aux enseignements bibliques. Bien que certaines de ses manifestations puissent sembler impressionnantes, elles s’accompagnent de risques psychiques et spirituels qui soulèvent des questions légitimes pour les chrétiens.

À la lumière des Écritures, le véritable renouveau spirituel ne vient pas d’une énergie latente en l’homme, mais de l’action puissante du Saint-Esprit qui transforme le croyant, le conduisant vers une relation personnelle avec Jésus-Christ. C’est en lui seul que réside la vraie paix, la vraie lumière et la véritable communion avec Dieu.

Introduction : L’éveil du Kundalini et son influence néfaste dans l’Église aujourd’hui

Depuis plusieurs décennies, un phénomène inquiétant s’est répandu dans certaines églises charismatiques et pentecôtisantes. Des manifestations spectaculaires, souvent attribuées au Saint-Esprit, se produisent sans contrôle : tremblements incontrôlables, chutes en arrière sous l’imposition des mains, rires hors contrôle, cris d’animaux, états de transe, sensations de chaleur intense et ivresse spirituelle. Bien que ces expériences soient présentées comme des preuves de la présence et de la puissance divine, elles ne trouvent aucun fondement biblique.

Dans les quatre prochains articles, nous examinerons ces phénomènes, on remarquera des similitudes frappantes avec les manifestations observées lors de l’éveil du Kundalini, un concept issu de l’hindouisme et du yoga. Cette pratique mystique prétend éveiller une énergie spirituelle latente, représentée comme un serpent enroulé à la base de la colonne vertébrale, qui s’élève à travers les chakras jusqu’à la nuque de la personne en provoquant divers phénomènes physiologiques et psychiques. Mais cette expérience, bien qu’impressionnante, est-elle véritablement d’origine divine ?

Ce mélange subtil entre des manifestations d’origine ésotérique et des pratiques charismatiques modernes pose un grave problème de discernement spirituel. Si certaines églises attribuent ces phénomènes au Saint-Esprit, il est essentiel de poser une question cruciale : ces manifestations sont-elles en accord avec la Bible et le caractère de Dieu ?

Nous vivons une époque où l’expérience émotionnelle et mystique prend souvent le pas sur la vérité biblique. Beaucoup de croyants recherchent des sensations spirituelles fortes c’est-à-dire des expériences, ce que leur offre la Nouvelle Réforme Apostolique, plutôt qu’une relation authentique avec Jésus-Christ. Cet engouement pour le spectaculaire ouvre la porte à des influences spirituelles étrangères à la foi chrétienne. Cette situation soulève des questions fondamentales :

  • Comment l’influence du Kundalini a-t-elle pénétré dans certaines églises ?
  • Quels sont les signes permettant de discerner ces manifestations ?
  • Que dit la Bible à ce sujet ?
  • Comment reconnaître la véritable œuvre du Saint-Esprit et éviter les pièges des expériences mystiques trompeuses ?

Ces interrogations sont d’autant plus importantes que la Bible nous avertit de la présence de faux prophètes et de signes trompeurs dans les derniers temps. Jésus lui-même déclare : « Car il s’élèvera de faux Christs et de faux prophètes ; ils feront de grands signes et des prodiges, jusqu’à séduire, s’il était possible, même les élus. » (Matthieu 24.24)

Ainsi, nous devons rester vigilants et ancrés dans la Parole de Dieu, afin de discerner ce qui vient véritablement du Saint-Esprit et ce qui relève d’influences trompeuses.

L’éveil du Kundalini est un concept central dans l’ésotérisme hindouiste et le tantrisme. Il repose sur l’idée qu’une énergie spirituelle dormante réside en chaque individu, sous forme d’un serpent enroulé à la base de la colonne vertébrale. Selon les traditions ésotériques et yogiques, cette énergie peut être éveillée par diverses pratiques mystiques, telles que :

  • Le yoga (notamment le Kundalini Yoga)
  • La méditation transcendantale
  • La récitation de mantras
  • Les exercices de respiration profonde (pranayamas)
  • La transmission énergétique d’un maître spirituel (Shaktipat)

L’objectif de cet éveil est d’atteindre un état de conscience supérieure et de fusionner avec le divin. Cette quête spirituelle est profondément égocentrique, car elle repose sur l’auto-réalisation et l’auto-divinisation, au lieu d’une relation avec un Dieu personnel et souverain.

Les effets de l’éveil du Kundalini sont identiques à ceux observés dans certaines églises encore aujourd’hui :

  • Tremblements et spasmes incontrôlables
  • Chaleur intense et picotements dans la colonne vertébrale
  • États de transe et visions mystiques
  • Cris d’animaux et rires incontrôlés
  • Sensation d’ivresse spirituelle
  • Pertes de contrôle 
  • Comportements désordonnés

Ces manifestations ne sont ni décrites ni encouragées dans la Bible. Au contraire, les Écritures enseignent que le Saint-Esprit agit toujours avec ordre, paix et maîtrise de soi.

« Car Dieu n’est pas un Dieu de désordre, mais de paix. » (1 Corinthiens 14.33) « Le fruit de l’Esprit, c’est l’amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bienveillance, la fidélité, la douceur, la maîtrise de soi. » (Galates 5.22-23)

Si une manifestation spirituelle entraîne une perte de contrôle et un désordre émotionnel, alors elle ne peut pas être de Dieu.

Satan, le père du mensonge, cherche toujours à imiter les œuvres de Dieu pour tromper les croyants. L’éveil du Kundalini est un exemple frappant de cette contrefaçon spirituelle, où des phénomènes surnaturels spectaculaires sont utilisés pour détourner les croyants de la vérité biblique. L’apôtre Paul avertit clairement : « Cela n’a rien d’étonnant : Satan lui-même ne se déguise-t-il pas en ange de lumière ? Il n’est donc pas surprenant que ses agents aussi se déguisent en serviteurs de ce qui est juste. » (2 Corinthiens 11.14-15)

Le danger du Kundalini dans l’Église est qu’il détourne les croyants du véritable évangile en les amenant à rechercher des expériences mystiques au lieu de bâtir une relation profonde et authentique avec Christ.

Pour reconnaître si une manifestation spirituelle vient de Dieu, il faut examiner plusieurs critères :

  1. Est-elle en accord avec la Bible ? Toute manifestation spirituelle doit être examinée à la lumière des Écritures.
  2. Glorifie-t-elle Jésus-Christ ? Le Saint-Esprit ne met pas l’accent sur des phénomènes spectaculaires, mais sur Jésus et son œuvre de salut.
  3. Produit-elle des fruits de l’Esprit ? Le véritable Saint-Esprit transforme le cœur du croyant en développant sa sainteté et son obéissance à Dieu.
  4. Conduit-elle à plus de sagesse et de maîtrise de soi ? Dieu ne pousse jamais quelqu’un à perdre le contrôle de lui-même.
  5. Quelle en est la source ? Le Saint-Esprit ne s’active pas par des méthodes humaines, mais il est un don divin reçu par la foi.

L’infiltration des manifestations inspirées du Kundalini dans certaines églises est une stratégie subtile de l’ennemi pour détourner les croyants de la vérité biblique. Ces manifestations ont été introduites dans les années 90 avec le soi-disant mouvement de réveil que l’on a appelé La Bénédiction de Toronto (Toronto Blessing) et qui se poursuit encore aujourd’hui avec la Nouvelle Réforme Apostolique en ajoutant des éléments encore douteux  comme se coucher, dans les cimetières, sur les tombes des hommes et femmes de Dieu afin de recevoir leur onction. Cette activité n’est pas soutenue, non plus d’aucune façon par les Écritures.

La véritable puissance spirituelle ne réside pas dans des expériences émotionnelles spectaculaires, mais dans une vie transformée par le Saint-Esprit, fondée sur la Parole de Dieu. La Bible nous dit : « examinez toutes choses, retenez ce qui est bon, et gardez-vous de ce qui est mauvais, sous quelque forme que ce soit. » (1 Thessaloniciens 5:21-22)

En ces temps de confusion, il est essentiel de demeurer fermes dans la foi et de revenir aux enseignements bibliques purs et simples. Que l’Église de Christ soit un modèle de vérité, de sagesse et de sainteté, loin des illusions et des contrefaçons spirituelles !

Les quatre prochains articles vont traiter de ce sujet :

1. L’éveil du Kundalini et ses implications spirituelles : une analyse chrétienne

2. L’éveil du Kundalini vs. le baptême du Saint-Esprit : une opposition spirituelle fondamentale 

3. L’infiltration du Kundalini dans l’Église : une tromperie spirituelle

4. L’infiltration du Kundalini dans l’Église : un avertissement spirituel