L’Apocalypse n’est pas un calendrier de la fin du monde

L’Apocalypse n’est pas un calendrier prophétique, mais un révélateur spirituel. Jésus nous avertit que personne ne connaît le jour de son retour. Plutôt que de se perdre dans des spéculations sur la fin du monde, nous devons rester fidèles, aimer Dieu et être prêts pour son retour. La foi est primordiale.

« Pour ce qui est du jour et de l’heure, personne ne le sait, ni les anges des cieux, ni le Fils, mais le Père seul. » (Matthieu 24.36, LSG 1910)

Introduction

Depuis des générations, des personnes tentent de découvrir dans le livre de l’Apocalypse un calendrier des événements qui précéderont la fin du monde. Les guerres, les catastrophes naturelles, les crises économiques et les bouleversements politiques deviennent autant d’indices que certains cherchent à placer sur une ligne du temps prophétique. Chaque nouvelle crise semble alors annoncer une nouvelle étape vers la fin.

Pourtant, Jésus lui-même nous a avertis que personne ne connaît le jour ni l’heure de son retour. Pourquoi chercherions-nous donc dans l’Apocalypse un calendrier que Jésus ne nous a jamais demandé d’établir ?

Un livre de révélations, pas de prédictions chronologiques

L’Apocalypse utilise un langage riche en symboles, en visions et en images. Les sept sceaux, les sept trompettes et les sept coupes ne doivent pas nécessairement être compris comme trois séries d’événements qui se succéderont chronologiquement à la fin de l’histoire.

Ces visions peuvent plutôt être comprises comme différentes perspectives sur la même période, celle qui s’étend de la première venue de Jésus-Christ jusqu’à son retour glorieux. Elles nous montrent, sous différents angles, les conflits spirituels, les jugements de Dieu, les souffrances de l’Église, et par dessus tout, la victoire finale de Jésus-Christ.

Cette lecture permet de comprendre pourquoi plusieurs visions semblent conduire au même aboutissement : le jugement final et la manifestation de la souveraineté de Dieu (Apocalypse 6.12-17 ; 11.15-18 ; 16.17-21).

Le livre ne cherche donc pas à nous fournir les dates des événements à venir, mais à nous révéler leur signification spirituelle.

Le danger de vouloir tout placer sur une ligne du temps

Lorsqu’on transforme l’Apocalypse en calendrier prophétique, on risque de perdre de vue son message principal. L’attention se déplace alors de Jésus-Christ vers les événements mondiaux actuels, les dirigeants politiques et les catastrophes annoncées.

Au fil des siècles, plusieurs ont tenté d’identifier l’Antichrist, de calculer la date du retour de Jésus ou d’associer les symboles de l’Apocalypse aux événements de leur époque. Pourtant, ces interprétations ont régulièrement dû être abandonnées ou modifiées lorsque leurs prédictions ne se réalisaient pas.

Jésus nous a pourtant donné un avertissement très clair :

« Ce n’est pas à vous de connaître les temps ou les moments que le Père a fixés de sa propre autorité. » (Actes 1.7, LSG 1910)

Notre responsabilité n’est pas de connaître le calendrier de Dieu, mais de demeurer fidèles à sa Parole.

La véritable fin sera marquée par le retour de Jésus-Christ

La Bible nous enseigne que l’histoire présente connaîtra un véritable aboutissement. Mais celui-ci ne dépendra pas de notre capacité à identifier les signes ou à calculer les périodes prophétiques.

La fin sera marquée par le retour glorieux de Jésus-Christ, la résurrection des morts et le jugement dernier. C’est alors que Dieu mettra définitivement fin au péché, à la mort et à la souffrance, et qu’il établira les nouveaux cieux et la nouvelle terre (Jean 5.28-29 ; 1 Corinthiens 15.23-26 ; Apocalypse 20.11-15 ; 21.1-4).

Avant cet accomplissement, nous vivons dans le temps où l’Évangile est annoncé, où l’Église est appelée à persévérer et où Dieu invite encore les hommes à la repentance.

Conclusion : Soyons fidèles plutôt que préoccupés par les dates

L’Apocalypse ne nous a pas été donnée pour satisfaire notre curiosité concernant demain, mais pour fortifier notre foi aujourd’hui. Elle nous rappelle que Jésus-Christ règne, que les puissances du mal sont limitées et que la victoire finale appartient à l’Agneau.

Plutôt que de chercher à établir un calendrier de la fin du monde, concentrons-nous sur ce que Jésus nous demande : aimer Dieu, annoncer l’Évangile, persévérer dans la foi et demeurer prêts pour son retour.

Car la question essentielle n’est pas : « Quand Jésus reviendra-t-il ? », mais plutôt : « Serons-nous prêts lorsqu’il reviendra ? »

« Veillez donc, puisque vous ne savez pas quel jour votre Seigneur viendra. » (Matthieu 24.42, LSG 1910)

Une question pour réfléchir

Notre intérêt pour les prophéties bibliques nous aide-t-il à mieux connaître Jésus-Christ et à lui demeurer fidèles, ou nous pousse-t-il surtout à chercher des événements et des dates ?