Ne vous faites pas d’illusion : l’Antichrist doit paraître avant le retour de Jésus

Le texte remet en cause l’enlèvement prétribulationniste, affirmant que, selon Jésus et Paul, l’apostasie, la manifestation de l’Antichrist et la tribulation précéderont le retour glorieux du Christ et le rassemblement des croyants. Il appelle l’Église à se préparer à la persécution, à discerner la séduction et à persévérer fidèlement jusqu’au salut.

« Que personne ne vous séduise d’aucune manière ; car il faut que l’apostasie soit arrivée auparavant, et qu’on ait vu paraître l’homme du péché, le fils de la perdition. » (2 Thessaloniciens 2.3, LSG 1910)

Une croyance populaire qui ne résiste pas à l’examen des Écritures

Des millions de chrétiens ont été enseignés que Jésus-Christ reviendra secrètement chercher son Église avant une période de sept années de tribulations. Selon cette conception, appelée l’enlèvement prétribulationniste, les croyants seront déjà au ciel lorsque l’Antichrist se manifestera et exercera son autorité sur la terre.

Pourtant, cette croyance, aussi répandue soit-elle, ne correspond pas à l’ordre des événements présenté par l’apôtre Paul. Elle repose sur une interprétation qui sépare le retour de Jésus et le rassemblement des croyants en deux événements distincts, alors que les Écritures les présentent comme étroitement liés.

Paul affirme exactement le contraire

Dans sa deuxième lettre aux Thessaloniciens, Paul aborde directement le sujet du retour de Jésus-Christ et de notre réunion avec lui. Il avertit les croyants de ne pas se laisser tromper concernant le jour du Seigneur, puis précise que deux événements doivent d’abord se produire : l’apostasie et la manifestation de l’homme du péché (2 Thessaloniciens 2.1-4).

Remarquons bien que Paul ne dit pas que Jésus viendra chercher son Église avant l’apparition de cet homme impie. Il affirme plutôt que celui-ci doit être révélé auparavant.

Plus encore, Paul annonce que cet homme impie sera détruit par l’éclat de l’avènement de Jésus-Christ (2 Thessaloniciens 2.8). L’Antichrist doit donc apparaître avant le retour glorieux du Seigneur, et non après un prétendu enlèvement secret de l’Église.

Il est difficile de concilier cet enseignement avec l’idée que les croyants auraient déjà quitté la terre avant la manifestation de l’Antichrist.

Jésus place également la tribulation avant son retour

Dans son discours sur le mont des Oliviers, Jésus annonce une période de détresse, de séduction et de persécution. Il avertit ses disciples que plusieurs seront éprouvés et que celui qui persévérera jusqu’à la fin sera sauvé (Matthieu 24.9-13). La fin étant le retour du Seigneur Jésus. Puis il déclare qu’après cette détresse, le Fils de l’homme apparaîtra avec puissance et gloire et que ses élus seront rassemblés (Matthieu 24.29-31).

L’ordre présenté par Jésus est clair : la détresse précède sa venue glorieuse et le rassemblement de ses élus. Le texte ne présente aucun enlèvement secret de l’Église avant cette période.

Pourquoi enseigner un scénario qui inverse cet ordre, alors que Jésus et Paul nous avertissent tous deux de la nécessité de persévérer ?

Une fausse sécurité qui risque de laisser l’Église sans préparation

Le problème de l’enseignement prétribulationniste n’est pas seulement une question d’interprétation prophétique. Il peut a des conséquences sérieuses sur la préparation spirituelle des croyants.

Si nous convainquons les chrétiens qu’ils ne connaîtront jamais la persécution finale parce que Jésus les aura préalablement enlevés, comment réagiront-ils si cette persécution survient alors qu’ils sont encore sur la terre ?

L’Apocalypse annonce que la bête fera la guerre aux saints et que ceux-ci devront manifester leur persévérance et leur foi (Apocalypse 13.7-10). L’Église doit donc être préparée à demeurer fidèle à Jésus-Christ, même lorsque cette fidélité entraîne la souffrance, la perte de ses biens, la persécution ou même la mort.

Jésus ne nous a jamais promis une vie sans tribulation. Il nous a plutôt encouragés à garder courage parce qu’il a vaincu le monde (Jean 16.33).

Préparons-nous à la fidélité plutôt qu’à une fuite garantie

Notre espérance chrétienne ne doit pas reposer sur la certitude d’échapper aux tribulations, mais sur la promesse du retour victorieux de Jésus-Christ.

Nous devons enseigner aux croyants à connaître les Écritures, à discerner la séduction, à persévérer dans la prière et à demeurer fermement attachés au Seigneur. Une foi véritable ne dépend pas de l’absence de souffrance, mais de la fidélité de celui en qui nous avons placé notre confiance.

L’Antichrist n’aura pas le dernier mot. Jésus-Christ reviendra, mettra fin à son opposition et accomplira toutes ses promesses (2 Thessaloniciens 2.8). Mais avant ce jour glorieux, l’Église doit prendre au sérieux les avertissements de la Parole de Dieu. Ne préparons pas les croyants à un enlèvement secret que les Écritures n’enseignent pas explicitement. Préparons-les plutôt à demeurer fidèles à Jésus-Christ jusqu’à son retour.

« C’est ici la persévérance des saints, qui gardent les commandements de Dieu et la foi de Jésus. » (Apocalypse 14.12)

Question de réflexion

Si Jésus ne revient pas chercher son Église avant la manifestation de l’Antichrist, sommes-nous spirituellement préparés à demeurer fidèles au Seigneur malgré les persécutions qui pourraient nous attendre ?