Les 70 semaines de Daniel : au-delà des interprétations populaires

Beaucoup croient que Daniel 9.24-27 annonce la fin du monde et l’apparition de l’antichrist. Mais est-ce vraiment ce que la Bible enseigne ? Découvrez dans ce texte une lecture fidèle et éclairante qui replace cette prophétie dans son vrai contexte : la venue du Messie, et non un scénario futuriste.

L’interprétation de la prophétie des 70 septaines (semaines) de Daniel (Daniel 9.24-27) a fait l’objet de nombreuses spéculations au fil du temps. Ce passage est souvent compris à tort comme une description des événements de la fin des temps, particulièrement en relation avec la venue de l’antichrist. Cependant, une lecture attentive du texte et de son contexte montre que cette prophétie est davantage centrée sur l’histoire du peuple d’Israël, la reconstruction de Jérusalem, la venue du Messie et se terminant avec la destruction du temple à Jérusalem. Comme nous le verrons, cette prophétie concerne des événements passés, et non des événements futurs comme le prétendent certains enseignements populaires. 

D’ailleurs, il y a quelque temps, j’ai commencé à m’intéresser à la prophétie de Daniel 9.24-27 qui est en fait la prophétie des 70 septaines ou semaines. Je me suis aperçu qu’il y avait, là aussi, des choses qui clochaient. L’interprétation de cette prophétie avait des trous et cela a attiré mon attention. Prenons le temps de lire la prophétie avant d’en faire l’analyse.


Ce passage concerne la prophétie des soixante-dix septaines (ou semaines), une des prophéties les plus étudiées dans l’Ancien Testament. Elle parle du futur du peuple d’Israël et de Jérusalem et de la venue du Messie. Contrairement à l’enseignement populiste, cette prophétie ne parle absolument pas des événements de la fin des temps. Comme nous allons le voir, cette prophétie commence par la reconstruction du temple et de la ville de Jérusalem puis elle se termine avec la destruction du temple et de Jérusalem.


Les « soixante-dix septaines » (v.24)

La prophétie commence par l’annonce de « soixante-dix septaines », ce qui signifie littéralement « soixante-dix périodes de sept ». Chaque « septaine » représente une période de sept ans, donc 70 fois 7 donne 490 ans. C’est la durée de la prophétie. Il n’y a pas de semaine en suspens ou reportée 2000 ans plus tard. ien dans les Écritures ne confirme cela.

Ces années sont fixées pour :

  • Mettre fin à la rébellion contre Dieu,
  • Expiation des péchés,
  • Instaurer une justice éternelle,
  • Accomplir les visions prophétiques,
  • Oindre un « sanctuaire très saint » ce qui référence au Temple du Saint-Esprit.


Les étapes de la prophétie : 7 septaines + 62 septaines (v.25)

Ensuite, la prophétie est divisée en deux segments :

  • 7 septaines (49 ans) depuis le décret de la reconstruction de Jérusalem et du temple. Cette première partie correspond à la période durant laquelle Jérusalem et le temple furent reconstruite après l’exil babylonien.
  • 62 septaines (434 ans) : c’est la période néo testamentaire après laquelle Jésus le messie viendra. En additionnant ces deux périodes (49 ans + 434 ans), on arrive à 483 ans.


La mort de « l’homme oint » et la destruction de Jérusalem (v.26)

À la fin de ces 69 septaines (7 septaines + 62 septaines), l’homme oint, identifié comme Jésus-Christ, sera « mis à mort », ce qui fait référence à la crucifixion de Jésus. Bien qu’il ne mérite pas cette mort, il est sacrifié.

Ensuite, la prophétie parle de la destruction de la ville (Jérusalem) et du sanctuaire (le Temple). Cela s’est accompli historiquement en l’an 70 après Jésus-Christ, lorsque les Romains, sous le général Titus, ont détruit Jérusalem et le Temple. L’image d’une inondation évoque la manière brutale et rapide dont ces événements se sont produits.


L’alliance et l’abomination (v.27)

Ce passage se réfère directement à Jésus-Christ, en particulier à son ministère, sa crucifixion, et l’instauration de la Nouvelle Alliance.

L’oint (ou « Messie ») est Jésus, qui conclut une nouvelle alliance avec beaucoup (les croyants). Puis, la cessation des sacrifices fait référence à la mort de Jésus sur la croix, qui met fin aux sacrifices animals de l’Ancien Testament, car son sacrifice est parfait et définitif. Enfin, l’abomination de la désolation est vue comme la destruction du Temple de Jérusalem en 70 apr. J.-C. par les Romains, ce qui a définitivement mis fin au système sacrificiel juif. Le chef en question est un leader romain.

Ce qui met également fin aux 490 ans de durée de la prophétie. Elle ne va pas au-delà de ce temps. Bien entendu, si nous essayons de calculer les dates avec précisions, nous aurons de la difficulté. Par exemple, depuis le moment où le décret ordonnant de restaurer et de rebâtir Jérusalem a été promulgué, il peut y avoir un espace-temps entre le moment de la promulgation et celui de l’application de ce décret. Il est aussi difficile de faire des calculs à partir du calendrier parce que nous ne fonctionnons pas dans le même calendrier que l’époque de Daniel. Depuis cette époques les calendriers ont changés cinq fois. Certains ont entrepris de le faire, mais ne sont pas arrivés à des résultats de façon concluante. Ce qui fait qu’il peut y avoir des différences de jours.

Aujourd’hui, nous pouvons seulement être approximatifs. Toutefois, les années ne sont pas importante. Pour ce qui est de la fin, cela fait peut-être allusion au moment où la décision fut prise pour en finir avec Jérusalem et le moment de l’exécution de la décision ce qui pourrait expliquer l’espace-temps entre la mort de Christ, la fin de la prophétie 7 ans plus tard et la destruction de Jérusalem en 70 apr. J.-C. Ce ne sont que des hypothèses qui sont formulées ici, mais tout de même plausibles.

L’Oint et l’antichrist : une réévaluation scripturaire plus juste

Selon l’enseignement dispensationaliste, il est généralement interpété que l’oint est l’antichrist et c’est pour cela que la doctrine reporte la dernière semaine à la fin des temps en stipulant que c’est l’antichrist qui va pénétrer dans le temple. Ce qui, bien entendu, nécessite la construction d’un troisième temple pou que celui-ci puisse le profaner. Cependant, l’antichrist ne peut pas être l’oint selon les principes de la Bible. Maintenant, regardons ce que signifie le concept d’oint dans la Bible.

Dans la Bible, le terme « oint » fait référence à une personne ou à une chose qui a été consacrée ou mise à part pour une mission spécifique par l’onction, c’est-à-dire l’application d’huile, en signe de bénédiction divine ou de pouvoir spirituel. Déjà-là, j’ai du mal à comprendre que ce soit l’antichrist qui soit oint.  

Le mot « oint » est dérivé du verbe « oindre », qui signifie appliquer de l’huile sur quelqu’un ou quelque chose. Cette pratique avait une signification profonde dans les temps bibliques, indiquant la consécration de quelqu’un pour une mission spécifique, sous la protection ou la bénédiction de Dieu. L’onction avait principalement trois significations :

D’abord, les rois, prêtres, et parfois les prophètes étaient « oints » pour symboliser leur sélection par Dieu pour un rôle particulier. Par exemple pour David, il est dit :

Puis, nous avons aussi un exemple pour les prêtres de l’ancienne alliance comme nous le voyons dans ce passage de Lévitique 8.12 :

Finalement, l’onction est aussi un symbole de l’autorité divine donnée à une personne pour accomplir une tâche spécifique. Nous avons un exemple d’Élie qui oignit Élisée. Il le fit parce que Dieu lui demanda de le faire :

Maintenant, le terme hébreu « Mashiach », qui signifie « l’oint », s’applique spécifiquement au Messie. Dans le Nouveau Testament, Jésus est reconnu comme « l’Oint de Dieu », celui qui a été choisi par Dieu pour être le Sauveur et Roi éternel. La particularité avec Jésus, contrairement aux hommes, c’est que c’est Dieu lui-même qui l’a oint. Nous voyons cela en Luc 4.18 :

L’apôtre Pierre va aussi confirmer ce fait lorsqu’il apportait la Parole dans la maison de Corneille :

Le terme « Oint » prend une signification messianique particulière dans l’Ancien Testament. Les prophètes annonçaient la venue d’un Oint du Seigneur qui serait le Messie promis, celui qui délivrerait Israël et établirait un règne de justice. Par exemple, le Psaume 2 parle d’un roi oint par Dieu pour régner sur les nations, une prophétie qui pointe vers Jésus.

Le problème est que lorsque nous appliquons le terme « oint » de Daniel 9.27 à l’antichrist cela va à l’encontre de la définition du mot « oint » que la Bible en fait. Il n’est jamais mentionné nul part que l’antichrist est oint. Ce terme « oint » s’applique, ici dans ce passage, uniquement au Seigneur Jésus. 

Conclusion

L’oint, selon la Bible, désigne une personne ou un objet consacré par Dieu pour un but particulier, que ce soit pour la royauté, la prêtrise, ou une mission spéciale. L’usage le plus significatif de ce terme dans la tradition chrétienne est celui du Messie, Jésus-Christ, l’Oint de Dieu, qui a accompli la rédemption du monde. Nous pouvons donc en déduire sans nous tromper que la prophétie des 70 septaines de Daniel ne concerne pas l’antichrist ou une fin des temps différée, mais plutôt la venue du Messie, la destruction de Jérusalem et la fin du système sacrificiel avec la mort de Jésus-Christ. L’usage du terme « oint » dans ce passage fait référence exclusivement au Messie, et non à une figure de l’antichrist. La prophétie nous rappelle que tout a été accompli en Christ, y compris l’accomplissement des promesses de justice et de rédemption.

L’ouverture du deuxième sceau : la guerre (Apocalypse 6.3-4)

Ce texte explore l’ouverture du deuxième sceau dans l’Apocalypse, symbolisé par un cavalier rouge incarnant la guerre et la division. La paix humaine est présentée comme fragile, révélant les conséquences du péché. Malgré les conflits, Dieu maintient le contrôle et appelle à la repentance, soulignant l’importance de chercher la paix en Christ.

Introduction – Une paix brisée, un monde ébranlé

Après la conquête trompeuse du premier cavalier, voici que le second sceau est brisé. Et dans un silence solennel, un nouveau cavalier apparaît, chevauchant un cheval roux. Il ne vient pas pour séduire, mais pour frapper. Il incarne la guerre, la division, la violence. Ce passage nous révèle que la paix terrestre, aussi précieuse soit-elle, demeure fragile. Elle peut être ôtée d’un instant à l’autre par la main même de celui qui tient l’histoire entre ses mains : l’Agneau.

Cette révélation n’a rien de sensationnaliste. Elle est sobre, grave et profonde. Car dans le fracas des épées et l’agitation des peuples, Dieu parle encore. Il ne se retire pas. Il secoue les puissances humaines pour réveiller les consciences spirituelles. Le réveil, souvent, naît dans les temps de crise, quand les fondements de ce monde chancellent.

1. L’Agneau ouvre le deuxième sceau

Apocalypse 6.3 — « Quand l’Agneau ouvrit le deuxième sceau, j’entendis le deuxième être vivant dire : Viens ! »

C’est encore l’Agneau qui ouvre ce sceau. Lui seul en a l’autorité. Rien ne se produit sans qu’il le permette. Et à nouveau, un des êtres vivants s’exprime : « Viens ! » Cet appel céleste ne fait pas qu’introduire un nouveau cavalier ; il manifeste l’exécution de la volonté divine. Il ne s’agit pas de chaos aveugle, mais de jugement orchestré dans le cadre du plan de Dieu.

Même lorsque la terre semble échapper à tout contrôle, le ciel, lui, demeure stable. L’histoire reste entre les mains du Christ. Et même les événements douloureux font partie de son œuvre de purification.

2. L’apparition du cavalier rouge

Apocalypse 6.4a — « Un autre cheval sortit : il était rouge feu. Son cavalier reçut le pouvoir de bannir la paix de la terre pour que les hommes s’entretuent, et une grande épée lui fut donnée. »

Après le cheval blanc vient le cheval roux. Le rouge évoque aussitôt le sang, la violence, les conflits. Dans la Bible, cette couleur est souvent associée au jugement (Ésaïe 63.2–3) ou encore à l’opposition spirituelle (Apocalypse 12.3, le dragon rouge). Ce cavalier ne vient pas par lui-même, mais il est envoyé. Il suit logiquement le premier : après la séduction, vient le conflit.

L’histoire humaine l’a toujours confirmé. Les conquêtes, même présentées comme pacifiques, finissent par engendrer des affrontements. Ce deuxième cheval incarne cette réalité universelle. Les hommes aspirent à la paix, mais ils récoltent la guerre. Et derrière les luttes visibles, se profile la dimension invisible d’un jugement en cours.

Le cavalier reçoit un pouvoir. Il ne l’a pas de lui-même : il lui est confié. Il a pour mission d’ôter la paix. Ce n’est donc pas une guerre suscitée uniquement par les ambitions humaines, mais une guerre qui entre dans le cadre permis de Dieu. Il ne s’agit pas d’un dieu cruel, mais d’un Dieu juste, qui laisse le péché suivre son cours pour révéler les conséquences de la rébellion.

L’expression « afin que les hommes s’égorgent les uns les autres » va plus loin qu’une guerre classique. Elle désigne des conflits internes, des guerres civiles, des haines collectives. C’est le frère contre le frère, le voisin contre le voisin, la société contre elle-même. Cela inclut aussi le terrorisme, les persécutions religieuses, les violences idéologiques.

Le cavalier porte une grande épée. Contrairement au premier qui portait un arc sans flèches, celui-ci est armé pour tuer. L’épée est le symbole d’un conflit direct, sanglant, généralisé. Elle est un instrument de jugement. Dans l’Ancien Testament, l’épée est souvent mise entre les mains des puissances humaines pour accomplir le châtiment de Dieu (Ézéchiel 21.9–11). L’apôtre Paul dit lui-même que l’autorité porte l’épée pour punir les malfaiteurs (Romains 13.4).

Ce cavalier, donc, représente l’irruption du jugement de Dieu sous forme de guerre. Non pas qu’il soit l’auteur du mal, mais il laisse la violence humaine exposer sa propre déchéance.

Qui est ce cavalier rouge ? Trois interprétations possibles

Certains y voient la succession inévitable des guerres humaines à travers les siècles — depuis la chute, l’humanité n’a jamais cessé de se battre. D’autres pensent à une guerre mondiale finale, précédant le retour glorieux de Christ, une guerre ultime qui secouera les nations. D’autres encore y discernent des conflits spirituels, idéologiques, culturels — une guerre des esprits, des convictions, des valeurs.

Quelle que soit l’interprétation, une chose est certaine : ce cavalier n’est pas là par hasard. Il manifeste un jugement permis, voire déclenché, par le ciel. Il fait partie d’un plan plus vaste que nos yeux terrestres ne peuvent saisir. Et son but n’est pas seulement de punir, mais d’alerter, de réveiller, de pousser à la repentance.

Conclusion – Où plaçons-nous notre paix ?

Ce passage nous enseigne des vérités simples mais profondes. La paix du monde est fragile, passagère, illusoire. Elle peut être retirée en un instant. Les hommes parlent de sécurité, mais l’histoire les contredit. Car seule la paix que donne Jésus est véritable. Il l’a dit lui-même : « Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix. Je ne vous la donne pas comme le monde la donne. » (Jean 14.27)

Apocalypse 6.3–4 nous rappelle que nous devons regarder au-delà des circonstances. Que les guerres, si douloureuses soient-elles, ne sont pas en dehors du regard de Dieu. Elles sont souvent le reflet du cœur de l’homme, mais aussi un appel silencieux du ciel.

Alors, où plaçons-nous notre confiance ? Dans les traités, les accords, les puissances humaines ? Ou dans l’Agneau qui ouvre les sceaux ? Celui qui règne même au milieu de la tempête ?

Christ nous appelle aujourd’hui à discerner les temps, à ne pas craindre les conflits du monde, mais à nous ancrer dans la paix qu’il offre. Une paix qui dépasse toute intelligence. Une paix qui demeure, même lorsque le deuxième sceau est ouvert.

Réfuter la fausse doctrine de l’hypergrâce partie 2

Le rejet de l’Ancien Testament 

Nous avons vu dans un article précédant que la doctrine de l’hypergrâce minimisait la repentance parce que, selon eux, tous les péchés, passés, présents et futurs étaient déjà pardonnés et ainsi il n’était donc plus nécessaire de se repentir. 

Dans cet article nous allons voir que la fausse doctrine de l’hypergrâce utilise souvent des passages bibliques tirés des écrits de l’apôtre Paul pour prétendre que l’Ancien Testament et certaines paroles de Jésus avant sa résurrection seraient obsolètes. Nous allons regarder quelques passages et la façon dont ils sont interprétés par les tenants de la fausse doctrine de l’hypergrâce.

Cette fausse doctrine avec ces faux enseignements conduit les croyants, qui y adhèrent, directement dans la mort éternelle. Également, elle les prive des bénédictions de Dieu sur cette terre par la perversité des mauvaises interprétations des passages. Les faussetés véhiculées corrompent les croyants qui au départ étaient bien intentionnés. Malheureusement, ils se sont laissés séduire, tout comme les Galatiens, pour se détourner de la vérité des Écritures. (Ga 5.7-8)

Il est impératif de revenir à la vérité pure des Écritures sans les interprétations erronées de cette fausse doctrine. Celle-ci venant directement du monde des ténèbres accomplit son œuvre à merveille séduisant les croyants les plus faibles et leur tendant un piège qu’ils vont regretter amèrement au jour du jugement.

Le faux mélangé avec le vrai fait en sorte que les croyants ne connaissant que peu les Écritures vont tomber dans le panneau et croire cette fausse doctrine. Les lignes qui suivent apportent un éclairage sur la perversité de cette doctrine de démons tordant les sens des écritures à l’excès et faisant croire que l’Ancien Testament n’est plus utile alors que Jésus nous dit le contraire comme nous allons le voir.

D’abord, regardons le passage d’Hébreux 8.13 qui nous dit: « En parlant d’une alliance nouvelle, il déclare la première ancienne ; or, ce qui est ancien et vieilli est près de disparaître. » 

Ce verset est souvent interprété par les adeptes de l’hypergrâce pour dire que la première alliance, c’est-à-dire l’Ancien Testament dans son ensemble, est devenue caduque et n’a plus aucune valeur pour les croyants. Bien entendu, nous savons que ce n’est pas ce que ce passage nous enseigne. 

À vrai dire, l’auteur de l’épitre aux Hébreux parle ici de l’ancienne alliance mosaïque comme étant remplacée par la nouvelle alliance en Christ, mais cela ne rend pas l’Ancien Testament inutile. Il demeure essentiel pour comprendre le plan de Dieu, la prophétie, et le fondement de la foi chrétienne. D’ailleurs Jésus l’a utilisé avec les disciples d’Emmaüs pour leur expliquer tout ce qui le concernait. (Lc 24.27) 

Jésus nous dit une chose qui n’est pas négligeable et qui contredit l’affirmation de la doctrine de l’hypergrâce : « Ne vous imaginez pas que je sois venu pour abolir ce qui est écrit dans la Loi ou les prophètes ; je ne suis pas venu pour abolir, mais pour accomplir. Oui, vraiment, je vous l’assure : tant que le ciel et la terre resteront en place, ni la plus petite lettre de la Loi, ni même un point sur un i n’en sera supprimé jusqu’à ce que tout se réalise. » (Matthieu 5.17-18) 

Alors, si rien ne doit être supprimé de la Loi, pourquoi est-il enseigné que l’Ancien Testament est maintenant devenu vétuste ? C’est bien sûr, encore une fois, un passage qui ne dit pas ce qu’ils prétendent qu’il enseigne.

Regardons maintenant, le passage de Romains 6.14 : « Car le péché n’aura plus de pouvoir sur vous, puisque vous n’êtes plus sous le régime de la Loi, mais sous celui de la grâce. » 

Les enseignants de la fausse doctrine citent ce passage pour affirmer que la Loi (notamment celle de l’Ancien Testament) est abolie complètement et que la grâce suffit à remplacer toute exigence morale ou spirituelle. 

En réalité, le contexte de Romains 6.14 est profondément enraciné dans l’enseignement de l’apôtre Paul sur la victoire sur le péché par la grâce de Dieu. Ce que l’apôtre mentionne c’est que le péché n’aura plus de pouvoir sur nous parce que nous sommes maintenant sous le régime de la grâce. Il enseigne, ici, dans ce passage, que la Loi mosaïque ne peut pas justifier ni sanctifier. Cependant, cela ne signifie pas que la Loi morale de Dieu soit annulée. Jésus a bien dit qu’il n’était pas venu pour abolir la Loi, mais pour l’accomplir comme nous retrouvons ses paroles en Matthieu 5.17-18 : «Ne vous imaginez pas que je sois venu pour abolir ce qui est écrit dans la Loi ou les prophètes ; je ne suis pas venu pour abolir, mais pour accomplir. Oui, vraiment, je vous l’assure : tant que le ciel et la terre resteront en place, ni la plus petite lettre de la Loi, ni même un point sur un i n’en sera supprimé jusqu’à ce que tout se réalise. 


Un troisième passage qui est utilisé par les enseignants de la fausse doctrine de l’hypergrâce est Galates 3.24-25 qui dit : « Ainsi, la Loi a été notre guide jusqu’à ce que Christ vienne, pour que nous soyons déclarés justes devant Dieu par la foi. Maintenant que cette foi est venue, nous ne dépendons plus de ce guide. » 

L’Hypergrâce utilise ce passage pour affirmer que la Loi n’a plus aucun rôle dans la vie du chrétien, car la foi en Christ a remplacé toute forme de régulation ou de commandement divin. Encore une fois, nous voyons bien comment cette interprétation est erronée. 

Dans le contexte du passage, Paul explique que la Loi était un pédagogue pour conduire les gens à Christ en révélant leur besoin de grâce. « Ainsi la loi a été comme un pédagogue pour nous conduire à Christ, afin que nous fussions justifiés par la foi. La foi étant venue, nous ne sommes plus sous ce pédagogue. » (Galates 3.24-25 LSG) Ne plus être sous ce pédagogue ne signifie pas que la loi est caduque comme nous l’avons vu précédemment. Ce que ça signifie c’est qu’il n’est plus nécessaire de sacrifier d’animaux pour expier notre péché. « Christ s’est offert une seule fois en sacrifice pour porter les péchés de beaucoup d’hommes. » (Hébreux 9.28)

Toutefois, cela ne signifie pas que les enseignements de l’Ancien Testament ou les paroles de Jésus soient obsolètes. La Loi continue de servir à éclairer la volonté de Dieu et à révéler ce qui est juste. Comme il est écrit en Romains 3.31 : « Annulons-nous donc la Loi par le moyen de la foi ? Certainement pas ! Au contraire, nous confirmons la Loi. »


2 Corinthiens 3.6 est un quatrième passage utilisé pour rejeter l’Ancien Testament. Ce verset nous dit: « Il nous a rendus capables d’être les ministres d’une alliance nouvelle ; non pas de la lettre, mais de l’Esprit, car la lettre tue, mais l’Esprit fait vivre. »

L’utilisation de ce passage par les théoriciens de la doctrine de l’hypergrâce est interprétée pour prétendre que les commandements de l’Ancien Testament, considérés comme « la lettre », n’ont plus d’importance, car seule la vie dans l’Esprit compte. C’est bien entendu une très mauvaise interprétation de ce passage. 

Le contexte de 2 Corinthiens 3.6 met en contraste l’ancienne alliance de la loi, qui expose le péché et conduit à la mort, avec la nouvelle alliance en Christ, qui donne la vie par l’Esprit, soulignant que Paul et ses collaborateurs sont qualifiés par Dieu pour ce ministère vivifiant. Ça n’a rien à voir avec le rejet de l’Ancien Testament.

Par ailleurs, Paul sans ses épitres ne rejette pas les Écritures, mais il critique une lecture légaliste et dépourvue de foi. L’Esprit donne la capacité de vivre selon la volonté de Dieu, en harmonie avec ses commandements. Toute tentative humaine pour tenter de vivre la loi est vouée à l’échec. 


Un dernier passage «Car la Loi a été donnée par Moïse, mais la grâce et la vérité sont venues par Jésus-Christ. » (Jean 1.17)

Ce verset est souvent utilisé pour soutenir une opposition entre la Loi de Moïse et la grâce apportée par Jésus, comme si la grâce rendait obsolètes les enseignements de l’Ancien Testament. Ce qui n’est absolument pas étayé par les écritures d’aucune manière.

Le contexte de Jean 1.17 met en contraste la loi donnée par Moïse, qui révèle la justice de Dieu, mais qui ne sauve pas, avec la grâce et la vérité qui sont pleinement réalisées en Jésus-Christ, inaugurant une relation nouvelle et vivifiante entre Dieu et l’humanité. Il n’y a donc aucune opposition entre la Loi et la grâce comme nous l’avons démontré jusqu’à maintenant. En définitive, la Loi reste un reflet du caractère saint de Dieu. « Les décrets de l’Éternel sont justes et ils font la joie du cœur ; les commandements de l’Éternel sont limpides et ils donnent du discernement. » (Psaume 19.8) Il est faux de déclarer que la loi est maintenant caduque. 

En conclusion, l’hypergrâce utilise ces passages pour prétendre que l’Ancien Testament et les paroles de Jésus avant sa résurrection n’ont plus d’importance. Cependant, une lecture correcte et équilibrée des Écritures montre que la grâce en Christ accomplit et clarifie la Loi, mais ne l’annule pas. Jésus lui-même a affirmé la continuité et la validité des Écritures dans leur totalité comme il est écrit ici dans ce passage de Matthieu 5.18 « Oui, vraiment, je vous l’assure : tant que le ciel et la terre resteront en place, ni la plus petite lettre de la Loi, ni même un point sur un i n’en sera supprimé jusqu’à ce que tout se réalise. »

L’Apocalypse : un livre symbolique, prophétique, et non littéral (Introduction)

Le livre de l’Apocalypse est un appel au réveil spirituel, utilisant un langage hautement symbolique pour évoquer des vérités profondes sur la foi et la souveraineté de Dieu. Plutôt qu’un récit littéral de catastrophes, il transmet un message d’espérance, encourageant l’Église à se préparer et à vivre en accord avec la volonté divine.

Pourquoi parler de ce sujet ?

Le livre de l’Apocalypse fascine autant qu’il déroute. Pour certains, il s’agit d’un récit futuriste qui est rempli de catastrophes, de monstres et d’événements surnaturels. Tandis que pour d’autres, c’est un message codé à comprendre spirituellement.

Mais comment faut-il vraiment lire ce livre si particulier ? Et surtout, que veut-il réveiller en nous ?

Car au-delà des visions et des symboles, ce livre est un appel vibrant au réveil spirituel. Il interpelle l’Église endormie, l’invite à ouvrir les yeux, à discerner les temps, et à se lever pour briller au cœur des ténèbres. L’Apocalypse n’est pas un livre à débattre, mais une voix du ciel à écouter.Doit-on interpréter ses visions littéralement ou symboliquement ?

C’est ce que nous allons voir dans cet article. Nous allons aussi découvrir pourquoi l’Apocalypse est avant tout un livre prophétique rempli de symboles, et non un récit à prendre de façon littérale.


1. Le style apocalyptique, un langage hautement symbolique

Pour commencer, mentionnons que le mot « Apocalypse » vient du grec apokalypsis, qui signifie « révélation ». Ce genre littéraire est aussi utilisé ailleurs dans la Bible, notamment dans les livres de Daniel, Ézéchiel et Zacharie. Ce style se caractérise par des visions impressionnantes, des images puissantes et des chiffres riches de sens.

Prenons, par exemple, les quatre cavaliers qui sont décrits dans Apocalypse 6.1-8. Une lecture littérale impliquerait d’imaginer quatre cavaliers fantastiques parcourant la terre pour y semer la conquête, la guerre, la famine et la mort. Cependant, il s’agit ici de symboles qui représentent des forces spirituelles et des réalités historiques qui influencent le monde. Le cavalier blanc symbolise la propagation d’un message qui serait celui d’une conquête idéologique. Le cavalier rouge représente la guerre et la violence. Le cavalier noir fait référence à la famine et aux crises économiques. Enfin, le cavalier pâle évoque la mort et les épidémies.

Un autre exemple frappant se trouve dans Apocalypse 12.1-6, où une femme vêtue du soleil est poursuivie par un dragon rouge à sept têtes. Pour cette image, il est impossible de la prendre littéralement. Ici, la femme symbolise les croyants. L’enfant qu’elle met au monde représente Jésus-Christ. Quant au dragon, il est clairement identifié comme Satan dans Apocalypse 12.9.


2. Les chiffres dans l’Apocalypse ont une signification spirituelle

L’Apocalypse regorge de chiffres, mais ceux-ci ne doivent pas être compris comme des statistiques précises. Chacun d’eux possède une valeur symbolique importante.

Par exemple, le chiffre sept symbolise la perfection et l’accomplissement divin. Lorsque le livre parle des sept Églises dans les chapitres 2 et 3, il ne s’agit pas uniquement de sept communautés historiques de l’époque, mais plutôt de l’ensemble des Églises à travers le temps, représentant tous les types de situations spirituelles.

Un autre chiffre marquant est celui des 144 000 élus qui sont mentionnés dans Apocalypse 7.4 et 14.1-3. Ce nombre ne doit pas être interprété littéralement comme une limitation du nombre de sauvés s’appliquant uniquement à Israël. Il s’agit d’un chiffre symbolique : douze tribus d’Israël multipliées par douze apôtres, multipliés par mille, ce qui désigne une multitude complète et parfaite de rachetée. Ce symbole spirituel représente les rachetés de l’ancienne alliance et ceux de la nouvelle alliance. Les douze patriarches représentent l’ancienne alliance. Les douze apôtres sont les ambassadeurs de la nouvelle alliance. D’ailleurs, juste après cette vision, Jean voit une foule que personne ne pouvait compter, composée de toutes les nations (Apocalypse 7.9), ce qui confirme l’interprétation symbolique.

Le fameux chiffre 666, mentionné en Apocalypse 13.18, symbolise l’imperfection poussée à son comble. Dans la symbolique biblique, le chiffre six représente ce qui est incomplet ou imparfait, car il est inférieur à sept, qui est le chiffre de la perfection divine. Le triple six évoque un système profondément opposé à Dieu, et non un simple tatouage sur la peau ou une puce électronique implantée sous-cutanée. Il s’agit en fait d’une marque spirituelle, qui signifie une allégeance volontaire à un système inspiré par Satan.

Loin d’être un simple code secret, ces chiffres appellent l’Église à se reconnaître comme un peuple mis à part, appelé à la fidélité. Le réveil commence lorsque le peuple de Dieu comprend qui il est et à qui il appartient. Les 144 000, la grande foule, les vainqueurs : autant d’images qui réveillent l’identité spirituelle de l’Église et l’appellent à marcher dans la lumière.


3. Des visions célestes incompatibles avec une lecture littérale

Certaines descriptions présentes dans le livre de l’Apocalypse sont tout simplement impossibles à comprendre littéralement, car elles défient les lois de la logique et de la physique.

La description de la nouvelle Jérusalem, dans Apocalypse 21.10-21, en est un exemple frappant. Cette ville est décrite comme ayant une longueur, une largeur et une hauteur de plus de 2 200 kilomètres ! Une telle ville ne pourrait physiquement exister sur notre planète. Les matériaux utilisés pour la décrire qui sont de l’or pur, des pierres précieuses, des perles géantes ne doivent pas être pris au sens strict. Ils symbolisent la gloire, la pureté et la perfection du royaume de Dieu.

Dans Apocalypse 5.6, Jésus est représenté comme un agneau immolé ayant sept cornes et sept yeux. Il est évident que Jésus ne ressemble pas littéralement à un tel animal. Ces caractéristiques ont une signification somme toute symbolique parce que les cornes représentent sa puissance parfaite, tandis que les yeux désignent sa connaissance totale, son omniscience.

Ces scènes célestes ne sont pas données pour satisfaire notre imagination, mais pour allumer un feu dans nos cœurs. Elles nous montrent le Christ glorifié, adoré, victorieux. Et elles nous appellent à raviver notre adoration, à recentrer notre foi sur l’essentiel, à vivre dès maintenant dans la réalité du ciel. Le réveil commence lorsque notre regard est fixé non plus sur la terre, mais sur le trône.


4. Une lecture littérale mène à des absurdités

Lorsqu’on lit certains passages de manière littérale, on se heurte à des absurdités qui n’ont aucun sens sur le plan physique ou logique.

Par exemple, dans Apocalypse 17.3-5, une prostituée est décrite comme étant assise sur une bête à sept têtes. Il est clair qu’il ne s’agit pas d’une femme réelle. Cette image symbolise un système religieux corrompu, une fausse religion qui exerce une influence spirituelle néfaste à travers le monde.

Dans Apocalypse 19.15, il est dit que Jésus a une épée qui sort de sa bouche. Là encore, il ne s’agit pas d’une arme physique. Cette image symbolise plutôt la puissance de sa parole, tranchante comme une épée, comme le confirme Hébreux 4.12.

Enfin, Apocalypse 6.13-14 évoque des étoiles tombant sur la terre. Si cela devait être pris littéralement, notre planète serait immédiatement anéantie parce qu’il y a des étoiles beaucoup plus grosses que notre terre. En réalité, cette image évoque l’effondrement des puissances célestes, spirituelles ou politiques, qui dominaient le monde.

Lire littéralement ces images, c’est manquer le cœur du message : un appel à la repentance, à la persévérance, à la sainteté. Le réveil ne viendra pas d’une meilleure compréhension intellectuelle, mais d’un cœur brisé devant la grandeur de Dieu révélée dans ces visions.


5. L’Apocalypse est en continuité avec les livres prophétiques de l’Ancien Testament

Ce que nous pouvons considérer est que, l’apôtre Jean, l’auteur de l’Apocalypse n’invente pas de nouveaux symboles. Ceux-ci s’inscrivent dans la continuité des prophètes de l’Ancien Testament, en reprenant et en développant leurs images.

Dans Daniel, chapitre 7, on retrouve des bêtes représentant des empires successifs. Ces bêtes ne sont pas des créatures monstrueuses réelles, mais des symboles de systèmes politiques et militaires. Jean utilise la même image dans Apocalypse 13.1-2 pour désigner un pouvoir mondial inspiré par Satan. Il s’agit là aussi d’un langage symbolique.

Dans Apocalypse 11.1-2, Jean parle d’un Temple mesuré. Certains interprètent cela comme une indication de la reconstruction future du Temple à Jérusalem. Ce qui, selon moi, est peu probable. Toutefois, dans le Nouveau Testament, Paul enseigne que les croyants eux-mêmes sont le Temple de Dieu (1 Corinthiens 3.16). Il est donc plus juste de comprendre cette vision comme une allusion à l’Église, mesurée et gardée par Dieu.


Conclusion : Une révélation pleine d’espérance

L’Apocalypse n’est pas un film de catastrophes ni un récit apocalyptique destiné à semer la peur. C’est une révélation spirituelle et prophétique, profondément ancrée dans l’espérance chrétienne. Le livre utilise un langage hautement symbolique pour annoncer la victoire de Christ, fortifier l’Église, et révéler la souveraineté de Dieu sur l’histoire.

Lire le livre de l’Apocalypse de manière littérale peut conduire à des interprétations erronées et à des doctrines trompeuses. En revanche, une lecture spirituelle, fidèle aux Écritures et éclairée par l’Esprit, permet de comprendre que :

  • Dieu est souverain, même au cœur du chaos du monde.
  • L’Église est appelée à persévérer dans la foi, malgré l’opposition.
  • Jésus-Christ reviendra dans la gloire pour établir son royaume éternel.

L’Apocalypse est donc bien plus qu’une série de visions mystérieuses. C’est un message d’espérance et de victoire pour tous ceux qui sont unis à Christ.

L’Apocalypse est un livre de réveil. Chaque vision, chaque image, chaque mot est une étincelle envoyée pour rallumer le feu éteint dans les cœurs. Ce livre secoue notre tiédeur, expose nos compromis, et nous appelle à une consécration totale.

Le véritable enjeu de ce livre n’est pas de connaître l’heure, mais d’être prêt.

L’Apocalypse est un cri divin : Prépare-toi ! Réveille-toi ! Adore le seul vrai Roi !
Elle nous arrache à notre sommeil spirituel, brise notre confort religieux et nous propulse dans une vie de sainteté, de persévérance et d’espérance.


L’Apocalypse : un cycle de révélation spirituelle plutôt qu’un récit chronologique (Introduction)

Le livre de l’Apocalypse présente une structure complexe et non chronologique, utilisant des visions cycliques qui se superposent pour transmettre des messages spirituels profonds. Il invite à un réveil personnel et collectif, soulignant l’importance de l’adoration et de la préparation plutôt que la connaissance précise des événements futurs.

Introduction

Le livre de l’Apocalypse est un livre fascinant. Seulement, il est facile de s’y perdre dans tous ces images et symboles. L’une des erreurs courantes est de considérer le livre de l’Apocalypse comme une présentation chronologique des différents événements qui sont présentés. Pourtant, une lecture attentive du texte révèle une structure bien plus complexe, où les visions semblent se répéter, se superposer et se répondre, plutôt que de suivre un ordre chronologique. Ce qui me fait dire que pour bien comprendre le livre de l’Apocalypse celui-ci ne peut pas être pris dans un sens chronologique. Parce que cette approche non linéaire repose sur plusieurs éléments :

  • Le texte avance par cycles → L’Apocalypse raconte les événements en revenant plusieurs fois sur les mêmes thèmes, mais sous des angles différents, plutôt qu’en suivant une chronologie linéaire stricte.
  • Un style prophétique → Le langage utilisé est symbolique et rempli d’images puissantes pour transmettre des messages spirituels profonds.
  • Des visions qui se répètent sous différentes formes → Certains passages décrivent des événements similaires mais avec des détails différents, comme si on voyait la même scène sous plusieurs perspectives.
  • Des scènes qui dépassent le temps → Certaines visions montrent des réalités célestes qui ne sont pas limitées à une époque précise, elles concernent toute l’histoire humaine ou l’éternité.
  • Peu de précisions sur le temps exact → L’Apocalypse ne donne pas toujours des repères clairs sur le moment exact où les événements se produisent, ce qui rend son interprétation temporelle plus complexe.

Ces caractéristiques invitent à considérer l’Apocalypse non comme une suite d’événements à venir dans un cadre temporel défini, …mais comme une révélation destinée à réveiller l’Église. Chaque cycle, chaque image, chaque appel est un coup de trompette céleste pour secouer les consciences assoupies, rallumer la passion pour Christ, et recentrer le peuple de Dieu sur l’essentiel.

L’Apocalypse ne cherche pas à satisfaire la curiosité chronologique, mais à provoquer un sursaut spirituel. Elle parle au cœur de l’Église en lui disant : « Réveille-toi, toi qui dors, relève-toi d’entre les morts, et Christ t’éclairera. » (Éphésiens 5.14)


1. La structure cyclique du texte

L’Apocalypse est construite en plusieurs séries de visions, souvent groupées en septs (7 sceaux, 7 trompettes, 7 coupes). Ces séries ne s’enchaînent pas forcément de manière linéaire mais semblent plutôt raconter plusieurs fois les mêmes événements sous des angles différents.

Exemple concret :

  • Les sept sceaux (Apocalypse 6-8) annoncent des fléaux (guerres, famines, catastrophes, etc.).
  • Les sept trompettes (Apocalypse 8-11) annoncent également des catastrophes, similaires à celles des sceaux.
  • Les sept coupes (Apocalypse 16) décrivent des plaies ressemblant à celles des trompettes et des sceaux.

Ainsi, ces trois séries de jugements ne se suivent pas chronologiquement mais semblent plutôt décrire un même ensemble d’événements sous différentes perspectives.


2. L’usage du style prophétique

Les prophéties bibliques sont souvent symboliques et non linéaires. Comme dans les livres de Daniel et Ézéchiel, les visions représentent des vérités spirituelles plus que des chronologies rigides.

Exemple concret :

  • Daniel 7 et Apocalypse 13 : Daniel voit quatre bêtes représentant des empires, et Jean décrit une Bête dans Apocalypse 13 qui combine les caractéristiques de celles de Daniel.

En réalité, la prophétie ne fonctionne pas comme une ligne du temps ; elle présente des images répétées avec des significations spirituelles profondes.

Ces visions, bien plus que des récits parallèles, sont comme des secousses spirituelles envoyées par Dieu pour réveiller l’Église à la gravité du combat spirituel. Comme dans les grands réveils de l’histoire, où Dieu a utilisé des prédications puissantes pour secouer des cœurs endormis, l’Apocalypse répète, intensifie, et amplifie le message pour qu’il soit entendu au plus profond des âmes.


3. Les visions parallèles et superposées

Certaines parties de l’Apocalypse décrivent ce qui semble être le même événement mais sous des symboles différents, indiquant une narration par recoupements.

Exemple concret :

  • Apocalypse 16.14-16 (Harmaguédon) nous présente les rois du monde se rassemblant pour la guerre.
  • Apocalypse 19.19-21 fait le récit de la Bête et ses armées qui sont détruites par Christ.
  • Apocalypse 20.7-10 Satan rassemble les nations pour une bataille finale, mais est vaincu.

Ces descriptions semblent être différentes manières de raconter le même événement ou des moments distincts mais symboliquement liés.

Ces scènes, où la louange éclate dans le ciel, rappellent que le réveil commence toujours par l’adoration. Dans les grands réveils du passé – comme à Azusa Street ou lors du Réveil du pays de Galles – les croyants étaient saisis par la présence de Dieu et se prosternaient dans une adoration intense. L’Apocalypse nous donne cette image d’un ciel en feu de louange pour nous inviter à nous joindre dès maintenant à cette liturgie éternelle, en esprit et en vérité.


4. L’intemporalité des scènes célestes

Plusieurs passages se déroulent dans un contexte céleste hors du temps terrestre.

Exemple concret :

  • Apocalypse 4-5 nous laisse voir Dieu sur son trône. Ce n’est pas un moment précis, mais une révélation intemporelle.
  • Apocalypse 12 nous présente la vision de la femme et du dragon qui est un mélange des événements passés (la naissance du Messie) et futurs (l’attaque de Satan contre l’Église).

Le véritable enjeu de ce livre n’est pas de connaître l’heure, mais d’être prêt. L’Apocalypse est un cri divin : Prépare-toi ! Réveille-toi ! Adore le seul vrai Roi ! Elle est un appel vibrant au réveil personnel et collectif. Elle nous arrache à notre sommeil spirituel, brise notre confort religieux et nous propulse dans une vie de consécration.

À vrai dire, l’Apocalypse ne suit pas un déroulement chronologique, mais une logique symbolique et théologique.


5. Le principe de récursivité (récapitulation)

Certains exégètes (G. K. Beale, William Hendriksen, Richard Bauckham, etc.) pensent que l’Apocalypse répète des visions en intensifiant leur signification.

Exemple concret :

  • 4e trompette nous décrit le soleil, la lune et les étoiles qui sont frappés (Ap 8.12).
  • 5e coupe nous laisse voir le royaume de la Bête étant plongé dans les ténèbres (Ap 16.10).

Apparamment, ces visions semblent être différentes versions d’un même jugement divin.


6. L’absence de marqueurs temporels clairs

Contrairement aux prophéties de Daniel, l’Apocalypse ne donne pas de dates précises.

Exemple concret :

  • Apocalypse 13.5 mentionne que la Bête a autorité pour « 42 mois ».
  • Apocalypse 12.6 dit que la femme est protégée pendant « 1 260 jours ».

Bien que ces durées sont équivalentes (3,5 ans) leur relation temporelle reste incertaine.


Conclusion

Loin d’être un simple calendrier eschatologique, l’Apocalypse se présente comme une révélation symbolique où les thèmes se superposent et se répètent. Il ne peut donc pas être interprété chronologiquement. Cette structure cyclique nous invite à lire l’Apocalypse non comme une suite d’événements à venir dans un cadre temporel strict, mais comme une révélation spirituelle du combat entre le bien et le mal, dans une dynamique du « déjà et pas encore » propre à la pensée biblique.

Prémillénarisme dispensationaliste : comprendre et démasquer cette doctrine trompeuse

Il y a des termes qui parfois méritent des explications pour que nous puissions les comprendre. Par exemple, le prémillénarisme dispensationaliste en est un exemple. C’est ce que je vais vous expliquer pour que vous puissiez et savoir ce que ça signifie.

D’abord, le prémillénarisme dispensationaliste est une fausse doctrine théologique chrétienne qui se concentre sur la compréhension des événements de la fin des temps (eschatologie) et qui repose sur deux concepts principaux : le prémillénarisme et le dispensationalisme. Voici une explication détaillée de ces deux concepts et de la manière dont ils se combinent.


1. Prémillénarisme

Le prémillénarisme est la croyance selon laquelle Jésus-Christ reviendra sur terre avant (pré-) le règne millénaire de 1 000 ans (appelé le millenium) mentionné dans Apocalypse 20.1-6. Selon cette perspective, le retour de Christ inaugurera un règne littéral de 1 000 ans pendant lequel il régnera directement sur la terre, en établissant la justice et la paix.

Les principales étapes du prémillénarisme incluent :

  • Le retour de Christ : Jésus revient de manière visible et physique avant le millenium.
  • Le règne millénaire : Après son retour, Christ régnera sur la terre pendant 1 000 ans.
  • La résurrection des croyants : Juste avant ou au début de ce règne, les croyants morts ressusciteront pour régner avec lui.


2. Dispensationalisme


Le dispensationalisme est une méthode d’interprétation biblique qui divise l’histoire en plusieurs périodes ou dispensations distinctes, où Dieu a agi de différentes manières envers l’humanité en fonction de son plan progressif. Cette approche met particulièrement l’accent sur la distinction entre les nations, Israël et l’Église. Dans la vision dispensationaliste, Dieu a des plans distincts pour les nations, le peuple juif (Israël) et pour l’Église (composée de tous les croyants en Christ).


3. Le prémillénarisme dispensationaliste

Ce concept, pour sa part, combine ces deux idées en une vision cohérente mais fausse des événements de la fin des temps. Les principaux éléments incluent :

  1. L’enlèvement de l’Église : Selon les dispensationalistes prémillénaristes, l’Église (tous les croyants chrétiens) sera enlevée avant le début des tribulations (une période de grande détresse décrite dans la Bible), généralement dans un événement appelé l’enlèvement. Cela signifie que les chrétiens seront retirés de la terre pour être avec Christ avant que la grande tribulation commence. Cet enlèvement peut être prétribulationnel (avant les tribulations) ou, selon d’autres variantes, à mi-chemin des tribulations.
  2. La grande tribulation : Une période de 7 ans (inspirée par la prophétie des soixante-dix semaines dans le livre de Daniel) de terribles épreuves, de jugements divins et d’oppression sur terre. Durant cette période, Israël sera au centre des événements, et beaucoup de Juifs se tourneront vers Christ.
  3. Le retour visible de Christ : À la fin de la grande tribulation, Jésus revient physiquement sur terre pour établir son règne millénaire, c’est-à-dire un règne de 1 000 ans.
  4. Le millenium : Un règne littéral de 1 000 ans de paix et de prospérité où Jésus règne depuis Jérusalem. Pendant ce temps, les promesses faites à Israël dans l’Ancien Testament (concernant la terre et la bénédiction) seront accomplies.
  5. La distinction entre Israël et l’Église : Dans le dispensationalisme, Dieu a deux peuples distincts avec des rôles différents : les nations (les non croyants), Israël (les Juifs) et l’Église (les croyants en Christ). Le millenium est souvent vu comme un temps où Dieu accomplira ses promesses spécifiques envers Israël.
  6. Le jugement final et la création d’un nouveau ciel et d’une nouvelle terre : Après le millenium, Satan est libéré, une rébellion finale a lieu, suivie du jugement dernier où tous les morts ressusciteront et seront jugés avant que Dieu ne crée une nouvelle création.


Caractéristiques clés du prémillénarisme dispensationaliste :

  • Littéralisme dans l’interprétation biblique : Les dispensationalistes prémillénaristes prennent la Bible de manière très littérale, surtout en ce qui concerne les prophéties sur la fin des temps.
  • Séparation entre Israël et l’Église : Contrairement à d’autres perspectives chrétiennes qui voient l’Église comme l’héritière spirituelle d’Israël ou une continuité dans le plan de Dieu pour son peuple, cette approche distingue clairement les deux.
  • Enlèvement prétribulationnel : L’enlèvement des croyants avant la grande tribulation est une croyance essentielle dans cette doctrine.


Conclusion


Le prémillénarisme dispensationaliste est donc une fausse doctrine avec une vision eschatologique qui prévoit un enlèvement de l’Église avant la grande tribulation, ce que la Bible ne supporte pas, suivie du retour de Christ pour établir un règne millénaire littéral sur la terre, ce que la Bible ne valide pas, avec une distinction claire entre le plan de Dieu pour Israël et pour l’Église ce que la Bible ne parle pas. Cette fausse doctrine est très populaire parmi les croyants dans le monde aujourd’hui.

Il y a une tempête qui arrive

Pendant la saison hivernale, au Québec, il est normal d’entendre dire qu’une tempête approche.  À juste titre, nous ne pouvons pas nous tromper parce que l’hiver, les tempêtes de neige sont fréquentes. Si je vous prédisais que cet hiver, nous allons avoir des tempêtes de neige, personne ne remettrait en question mes affirmations. Pourquoi ? Parce que nous savons par expérience que la saison froide apporte toujours son lot de mauvais temps et cela depuis que le monde est monde. 

Il y a un passage dans la Bible qui nous dit ceci : « 23 Voici que la tempête de l’Éternel se lève, sa fureur se déchaîne, l’orage tourbillonne, il se déverse sur la tête  de ceux qui font le mal. 24 La colère de l’Éternel ne se calmera pas avant qu’il ait agi et qu’il ait accompli les desseins de son cœur. Dans les jours à venir, vous vous en rendrez compte. » (Jérémie 30.23-24) Ce passage est particulièrement révélateur pour la saison dans laquelle nous vivons maintenant. Cependant, pour bien comprendre ce passage et pouvoir faire un lien avec ce qui se déroule sous nos yeux, il est important de connaître le contexte dans lequel ces versets sont écrits.

L’environnement de ces passages s’inscrit dans un contexte prophétique où Dieu annonce le jugement sur les nations et la restauration d’Israël. Ces deux versets, à la fin du chapitre trente, décrivent la colère de Dieu qui s’abattra sur les méchants sous la forme d’une « tempête » ou d’un « tourbillon. » Ce langage symbolique exprime la puissance et l’inévitabilité du jugement divin. Cette tempête représente une intervention divine qui détruira les ennemis de Dieu et de son peuple. Jérémie souligne que ce jugement ne sera ni interrompu ni détourné avant que la volonté de Dieu ne soit pleinement réalisée.

La phrase « dans les jours à venir », d’autres versions ont « dans la suite des temps ». Indique que la pleine compréhension de ces événements se fera ultérieurement. Elle renvoie à un accomplissement prophétique qui pourrait aller au-delà du retour de l’exil babylonien pour inclure un jugement final sur les nations hostiles et la rédemption finale d’Israël.

Ces versets reflètent donc à la fois la justice de Dieu envers les méchants et sa fidélité envers son peuple. C’est un thème récurrent dans les prophéties de Jérémie. Ces passages invitent les croyants à se confier dans le plan divin, même s’il semble parfois mystérieux ou difficile à comprendre immédiatement.

Il y a une tempête spirituelle qui arrive. Celle-ci s’appelle la période des tribulations. C’est le moment où Dieu manifestera sa colère envers ceux qui font le mal. (Colossiens 3.5-6) Plusieurs croyants pensent qu’ils auront été enlevés lorsque ce jugement s’abattra comme un filet sur tout les habitants de la terre. (Luc 21.35) Cette idéologie est une très mauvaise interprétation des Écritures. D’ailleurs, celles-ci amènent les croyants dans une fausse espérance et leur cache la vérité de la Parole de Dieu.

Certes, la colère à venir n’est pas pour les croyants, mais plutôt pour ceux qui font le mal. Cependant, le fait que nous ne sommes pas destinés à cette colère (1 Thessaloniciens 5.9) ne signifie pas que, nous, les croyants ne seront pas sur la terre lorsque cette tempête spirituelle s’abattra. 

Encore une fois, ce passage de 1 Thessaloniciens 5.9 n’a aucun rapport avec un enlèvement qui surviendrait avant la période des tribulations. C’est encore une fois, un passage qui est sorti de son contexte et qui induit les gens en erreur leur laissant présager qu’ils seront exempts de cette tempête spirituelle qui arrive.

Ainsi, il nous faut nous préparer. Les jours à venir seront mauvais. Par exemple, à l’annonce d’une tornade, les gens barricadent les fenêtres de leur maison pour éviter qu’il n’y ait des dommages à leur résidence. En quelque sorte, il se prépare à affronter cette tempête. C’est la même chose avec les croyants. Si on leur dit de ne pas s’inquiéter, qu’ils seront enlevés avant que la tempête arrive, ils ne prendront pas soin de se préparer spirituellement pour ces jours mauvais.

Malheureusement, nombre de prédicateurs enseignent cette fausse doctrine et mentionnent aux gens qu’il n’est pas nécessaire de se préparer parce qu’ils seront enlevés auparavant. C’est une falsification de la parole de Dieu. C’est un mensonge qui est enseigné parce que la Bible ne parle aucunement d’enlèvement auparavant, mais plutôt de protection pendant cette période d’épreuves qui va venir sur le monde entier. (Apocalypse 3.10)

Alors, frères et sœurs, ne croyez plus ceux qui vous prêchent une évasion, mais plutôt plongez vos regards dans la Parole de Dieu et demander au Saint-Esprit de vous éclairer. Il l’a fait pour moi et pour plusieurs autres. Il le fera aussi pour vous assurément.

Les saints anges dévoilés : pourquoi ils ne sont pas les croyants enlevés avant les tribulations

Introduction


Il y a un enseignement qui est propagé dans nos églises, sur internet et dans les réseaux sociaux comme quoi les saints anges avec lesquels Jésus revient seraient les croyants enlevés avant la période des tribulations.

Malheureusement, cet enseignement est erroné parce qu’il n’est pas conforme aux écritures. Il est donc essentiel de revenir à la Parole de Dieu pour examiner ce que celle-ci dit réellement à ce sujet. Dans cette étude, nous allons analyser les passages bibliques pertinents pour démontrer que cette doctrine ne repose sur aucun fondement scripturaire.

Distinction entre les anges et les chrétiens dans la Bible

Tout d’abord, nulle part dans la Bible, les chrétiens ne sont jamais directement appelés des « anges » avant ou après un enlèvement quel qu’on que. Les anges, décrits dans la Bible, sont des êtres spirituels distincts créés par Dieu pour le servir et accomplir ses desseins, tandis que les chrétiens sont des êtres humains rachetés par la grâce de Dieu à travers la foi en Jésus-Christ.

Cependant, dans certaines métaphores ou comparaisons, les croyants sont parfois comparés aux anges en matières de pureté, de service ou de leur futur état céleste. Par exemple, Jésus dit que les croyants ressuscités « ne peuvent plus mourir; ils sont semblables aux anges et sont fils de Dieu, étant fils de la résurrection ! » (Luc 20.36) Ici, Jésus ne dit pas que les chrétiens deviennent des anges, mais qu’ils sont comparables aux anges dans le sens où ils ne meurent plus. 

Dans un autre passage, les anges sont décrits comme « des esprits au service de Dieu, qui sont envoyés pour exercer un ministère en faveur de ceux qui vont hériter le salut. » (Hébreux 1.14) Cela montre que les anges servent les chrétiens, mais ne sont pas les mêmes qu’eux.

Donc, bien que les chrétiens puissent être comparés aux anges dans certains aspects spirituels, ils ne sont pas identifiés comme tels dans la Bible. Pourquoi, est-ce que les « saints anges » qui reviennent avec Jésus seraient les chrétiens qui auraient été enlevés avant la période des tribulations ? Je vais tenter de démêler les choses.

Clarification sur l’identité et le rôle des anges

Voici quelques passages où sont mentionnés les « saints anges ». Nous retrouvons cette expression dans les écrits de Moïse alors que celui-ci bénit les douze tribus d’Israël un peu avant sa mort. Il va dire: « L’Éternel est venu du Sinaï, il s’est levé pour eux ; aux confins de Séir tel le soleil à l’horizon, et il a resplendi de la montagne de Parân. Et les saints anges par myriades étaient autour de lui. » (Deutéronome 33.2) Il est évident que ce passage ne parle pas de chrétiens autour de l’Éternel. Parce que les chrétiens ne sont pas encore enlevés à ce moment de l’histoire. De plus, le contexte nous démontre que Moïse parle bien de « saints anges » et pas de croyants maintenant établis dans leur corps glorieux.

Puis nous avons une mention dans le livre du prophète Daniel. Il est écrit : « J’entendis alors l’un des saints anges parler. Puis un autre saint ange lui demanda : Jusques à quand dureront les événements annoncés par cette vision ? Jusqu’à quand le sacrifice perpétuel sera-t-il supprimé, et la révolte qui cause la dévastation sévira-t-elle ? Pendant combien de temps le sanctuaire et l’armée seront-ils livrés au pouvoir de la corne et foulés aux pieds ? » (Daniel 8.13)  Est-ce que ce passage parle de croyants enlevés de la terre et maintenant au ciel ? Bien entendu que la réponse est non parce que les chrétiens ne sont pas encore enlevés à ce moment des événements de ce passage.

Pour affirmer que les « saints anges » sont des êtres angéliques, nous avons des passages qui corroborent cela. Cependant, pour affirmer que les saints anges sont les croyants enlevés avant la période des tribulations, il n’y a aucun passage qui mentionne cela. Comment pouvons-nous croire une supposition pareille alors qu’il n’y a rien pour soutenir bibliquement cette affirmation ? On ne peut pas déclarer une chose pareille sans avoir d’appuis solides dans la Parole de Dieu. Mais pourquoi faire des suppositions de la sorte ?

Malheureusement, cette doctrine n’est pas appuyée du tout sur les écritures. C’est ce que je m’efforce de démontrer par ces enseignements.

L’usage de l’expression « saints anges » dans les Écritures une réfutation de l’enlèvement prétribulationnel

L’expression « les saints anges » apparait par la suite en Zacharie 14.5 qui dit : « Et la vallée de mes montagnes sera comblée, car elle s’étendra jusqu’à Atsal. Elle sera comblée, ce jour-là, comme elle a été comblée lors du tremblement de terre au temps d’Ozias, roi de Juda. Puis l’Éternel mon Dieu viendra, avec tous les saints anges. »  Ce verset fait partie d’une prophétie sur le Jour de l’Éternel, un jour de jugement et de délivrance. Il décrit une fuite des habitants face à un grand cataclysme, mais il annonce également la venue de l’Éternel avec tous ses saints anges, symbolisant un moment de jugement et de restauration. Encore là, aucune mention, dans le contexte de ce passage, de croyants enlevés et arrivant du ciel.

Puis, nous retrouvons cette expression en Marc 8.38 : « Si quelqu’un a honte de moi et de mes paroles au milieu des hommes de ce temps, qui sont infidèles à Dieu et qui transgressent sa Loi, le Fils de l’homme, à son tour, aura honte de lui quand il viendra dans la gloire de son Père avec les saints anges. » Dans ce passage, Jésus met en garde contre la honte de le confesser devant les autres. Ceux qui renient Jésus dans ce monde seront eux-mêmes reniés par lui lorsqu’il reviendra dans la gloire pour juger le monde. 

Nous avons aussi un passage qui est parallèle à Marc 8.38 et c’est celui de Luc 9.26 : « Car si quelqu’un a honte de moi et de mes paroles, le Fils de l’homme aura honte de lui lorsqu’il viendra dans sa gloire, celle du Père et des saints anges. » Ce verset porte un message similaire. Il souligne l’importance de ne pas renier Christ, car ceux qui ont honte de lui dans cette vie ne seront pas reconnus par lui lors de son retour glorieux.

Là où ça devient intéressant et qui démonte la doctrine de l’enlèvement prétribulationnel est le passage de 1 Thessaloniciens 3.13 qui dit :  « Qu’il affermisse ainsi votre cœur pour que vous soyez saints et irréprochables devant Dieu notre Père au jour où notre Seigneur Jésus-Christ viendra avec tous ses saints anges. » Le contexte de ce passage nous démontre que l’apôtre Paul prie pour que les Thessaloniciens soient renforcés dans leur foi et leur sainteté afin d’être prêts pour le retour du Christ. Il mentionne que Jésus reviendra « avec tous ses saints anges ». Comment Paul peut-il demander aux Thessaloniciens d’affermir leur cœur afin d’être saint et irréprochable devant Dieu pour le retour de Christ alors que selon la doctrine de l’enlèvement avant la période des tribulations, ils sont censés être déjà rendus dans le ciel ? On voit encore une fois l’incohérence de cette doctrine avec les Écritures.

Finalement, nous voyons les saints anges dans Apocalypse 14.9-10. « Un troisième ange les suivit, proclamant d’une voix forte : celui qui adore la bête et son image et qui accepte de recevoir sa marque sur le front et sur la main, 10 devra aussi boire du vin de la fureur de Dieu. Ce vin lui sera versé pur dans la coupe de la colère divine, et il souffrira des tourments dans le feu et le soufre devant les saints anges et devant l’Agneau. » Ce verset parle du jugement sévère pour ceux qui adorent la bête et reçoivent sa marque. Ils subiront la colère de Dieu et seront tourmentés éternellement. Ce jugement se fera sous les yeux des anges et de l’Agneau (Jésus-Christ).

Ces versets, bien que provenant de différents livres et contextes, ont un fil conducteur commun : ils parlent de la venue de Christ dans la gloire et du jugement. Ils exhortent les croyants à rester fidèles et à ne pas avoir honte de leur foi, car Christ viendra avec ses anges pour juger le monde. La fidélité et la sainteté sont essentielles afin d’être prêts pour ce jour. En aucun temps, il n’est fait allusion que les saints anges sont les croyants enlevés avant la période des tribulations. Il n’y a aucun appui dans les Écritures pour cette affirmation.

Conclusion


En conclusion, l’idée que les « saints anges » mentionnés dans les Écritures, et revenant avec Jésus, soient des croyants enlevés avant la tribulation est non seulement infondée, mais elle contredit également le témoignage clair des Écritures. Les anges sont des êtres spirituels distincts des humains, créés pour accomplir les desseins de Dieu, et jamais la Bible ne les confond avec les croyants, avant ou après un prétendu enlèvement avant une prétendue semaine de tribulations. Il est donc important de rester fidèles à la vérité biblique, sans se laisser séduire par des doctrines qui ne trouvent aucun appui solide dans la Parole de Dieu. La fidélité et la sainteté sont indispensables pour être prêtes pour le retour du Christ, qui se fera en gloire, accompagné de ses saints anges pour juger le monde.

La bienheureuse espérance révélée : pourquoi Tite 2.13 ne parle pas de l’enlèvement avant les tribulations

Le passage de Tite 2.13, qui mentionne « la bienheureuse espérance », est souvent interprété comme faisant référence à l’enlèvement de l’Église avant la période des tribulations. Toutefois, une analyse du texte et de son contexte montre que cette interprétation est erronée. En effet, il est crucial de comprendre ce que la Bible dit réellement sur ce sujet pour éviter de tirer des conclusions qui pourraient dénaturer le message biblique. Nous allons examiner de plus près ce passage pour démontrer pourquoi la « bienheureuse espérance » n’est pas l’enlèvement de l’Église avant les tribulations.

Étude du texte de Tite 2.13

L’enseignement qui est amené de nos jours concernant le passage de Tite 2.13 qui nous parle de la « bienheureuse espérance » nous dit : « en attendant que se réalise notre bienheureuse espérance : la révélation de la gloire de Jésus-Christ, notre grand Dieu et Sauveur. » (Tite 2.13) Effectivement, ce passage mentionne que notre bien heureuse espérance est lorsque sera révélé la gloire de Jésus-Christ qui est son retour. Le problème avec cela c’est que la doctrine de l’enlèvement prétribulationnel collent l’étiquette « enlèvement avant la période des tribulations » à « la révélation de la gloire de Jésus-Christ ». Est-ce que le texte parle d’un enlèvement prétribulationnel ? Est-ce que son contexte en fait seulement une seule allusion ? C’est important de savoir cela parce que dans le cas contraire ce serait de sortir ce verset de son contexte et de lui faire dire une chose qu’il ne dit pas. Regardons maintenant ce que dit le contexte de ce passage.

Le contexte de Tite 2.13 se trouve dans la lettre de l’apôtre Paul à Tite, un jeune collaborateur de l’apôtre Paul et pasteur en Crète. Dans ce passage, Paul exhorte Tite à enseigner la saine doctrine et à encourager les croyants à mener une vie pieuse en attendant le retour de Jésus-Christ.

Ainsi, Paul commence ce chapitre deux en donnant des instructions sur la façon dont les différents groupes au sein de l’Église, les hommes âgés, les femmes âgées, les jeunes femmes, les jeunes hommes et les esclaves, doivent se comporter. Il insiste sur la nécessité de vivre une vie conforme à l’Évangile, ce qui témoigne de la transformation intérieure opérée par la grâce de Dieu.

Le verset 13, pour sa part, est situé dans le contexte de Tite 2.11-14 où Paul parle de la grâce de Dieu qui apporte le salut à tous les hommes. Cette grâce nous enseigne à renoncer à l’impiété et aux convoitises mondaines, pour vivre dans la sagesse, la justice et la piété dans le présent siècle, tout « en attendant que se réalise notre bienheureuse espérance : la révélation de la gloire de Jésus-Christ, notre grand Dieu et Sauveur. » (Tite 2.13)

Ce verset met l’accent sur l’attente de la « bienheureuse espérance » qui effectivement est le retour glorieux de Jésus-Christ. Puis, Paul rappelle aux croyants que leur vie doit être marquée par cette attente active, en vivant d’une manière qui honore Dieu, tout en gardant les yeux fixés sur la promesse du retour de Christ.

En somme, Tite 2.13 s’inscrit dans un passage qui encourage les croyants à vivre pieusement dans ce monde motivé par la grâce de Dieu et l’espoir de la seconde venue de Jésus-Christ.

Pouvons-nous y voir une seule allusion à un enlèvement avant la période des tribulations dans ce contexte ? La réponse est non. Le passage parle bien de la venue de Christ, mais pas de l’enlèvement prétribulationnel. C’est un autre exemple de verset qui est tiré hors de son contexte pour lui faire dire une chose qu’il ne dit pas. Il ne parle pas de l’enlèvement prétribulationnel, mais plutôt de la venue de Jésus qui aura lieu au dernier jour et pas avant. Parce que Jésus le répète quatre fois de suite dans Jean 6.39, 40, 44, 54 qu’il va ressuscité les gens au dernier jour. Ce ne peut pas être avant, parce que ce n’est absolument pas cohérent avec les Écritures.

Certains mentionnent que l’enlèvement est une grande et glorieuse espérance. Pour cela, ils ont raison. Toutefois là, où ils font fausse route, c’est lorsqu’ils affirment que les croyants de la période des tribulations rejoindront les croyants qui ont déjà été ressuscités au moment de l’enlèvement avant la dernière période des tribulations de sept ans. Ils donnent comme référence le passage d’Apocalypse 20.4 qui dit : « Ensuite, je vis des trônes. On remit le jugement entre les mains de ceux qui y prirent place. Je vis aussi les âmes de ceux qu’on avait décapités à cause du témoignage rendu par Jésus et à cause de la Parole de Dieu. Je vis encore tous ceux qui n’avaient pas adoré la bête ni son image et qui n’avaient pas reçu sa marque sur leur front et leur main. Ils vécurent et régnèrent avec Christ pendant mille ans. » (Apocalypse 20.4)  Je ne sais pas si je ne lis pas bien ou si c’est la version de ma Bible qui lui manque des mots, mais il m’apparait que ce n’est absolument pas mentionné que les croyants de la tribulation rejoindront les croyants qui ont déjà été ressuscités au moment de l’enlèvement, avant la dernière période de tribulation de sept ans. Je regarde le contexte et celui-ci ne le mentionne nullement. Alors, d’ou peut provenir un pareil scénario ?

C’est un enseignement imaginatif parce qu’il mentionne que ces croyants de la tribulation passent directement de la mort à la présence de Christ comme s’il passait par le temps et allait droit à l’apparition glorieuse. La référence qui appuie cette idée est 1 Corinthiens 5.8 qui dit: « C’est pourquoi célébrons la fête de la Pâque, non plus avec le « vieux levain », le levain du mal et de la méchanceté, mais uniquement avec les pains sans levain de la pureté et de la vérité. » Où est le rapport, avec ce passage, qu’après la mort les croyants passent directement de la mort à la présence de Christ.

Luc 23.43 est un autre passage qui semble simple à première vu, mais en fait qui demande quelques explications pour le comprendre avant d’affirmer les croyants de la tribulation au moment où ils meurent vont directement avec Jésus dans l’éternité. Voici ce que Luc 23.43 nous dit : « Et Jésus lui répondit : Vraiment, je te l’assure : aujourd’hui même, tu seras avec moi dans le paradis. » Le problème avec ce passage c’est que Jésus ne peut pas se contredire ou contredire les Écritures. Jésus lui-même va dire : « Car personne n’est monté au ciel, sauf celui qui en est descendu : le Fils de l’homme. » (Jean 3.13) Alors, si personne n’est monté au ciel pourquoi les croyants morts de la tribulation iraient-ils rejoindre les croyants enlevés avant la période des tribulations ? Pourquoi sont-ils au ciel ? Ont-ils des passe-droits que nous n’avons pas ? 

Une autre chose, le passage de Luc 23.43 peut être compris autrement en changeant la virgule de place, pour une certaine version, et en enlevant les deux points et le mot français qui ont été rajoutés au texte grec original de la version du Semeur que j’utilise. La virgule au temps des apôtres dans le texte n’avait pas la même fonction qu’aujourd’hui. Elle servait seulement à marquer une pause dans le texte. Aujourd’hui, les deux points, les virgules sont ajoutés pour rendre le texte plus claire. Mais parfois, il arrive que les traducteurs aillent faire les tournures de phrases en fonctions de leurs croyances. Maintenant, si l’on s’en tient au texte original grec, le mot « même » de l’expression « aujourd’hui même » est absent. 

Le texte aujourd’hui dit : « Et Jésus lui répondit : Vraiment, je te l’assure : aujourd’hui même, tu seras avec moi dans le paradis. » Reprenons la phrase avec les modifications. « Et Jésus lui répondit : vraiment, je te l’assure aujourd’hui, tu seras avec moi dans le paradis. » Ce peut être un peu différent avec les différentes traductions, mais le résultat est le même. Ce que Jésus semble être en train de lui dire, pour ne pas se contredire, c’est : « Je te le dis, aujourd’hui, tu seras avec moi dans le paradis ». Pas aujourd’hui, mais à la résurrection au dernier jour. Cela a plus de sens et est plus cohérent avec les Écritures. L’homme n’est pas monté au paradis, il est allé comme tous les autres dans le séjour des morts dans l’attente de la résurrection au dernier jour. La promesse de Jésus est qu’ils sera ressuscité au dernier jour lorsque Jésus reviendra pour nous prendre avec lui. C’est ça que la Bible enseigne. Ce passage n’enseigne pas qu’il est monté directement au ciel avec Jésus après sa mort. Ce serait contredire les Écritures.

Comme vous pouvez le constater, la doctrine de l’enlèvement prétribulationnel est comme un sceau plein de trous. Il n’y a rien qui se raccroche aux Écritures. Ce n’est que des suppositions et des présuppositions. C’est rempli d’incohérences et de passage sortis hors de leur contexte pour leur faire dire ce qu’ils veulent. Il ne faut pas de grandes études pour réaliser cela. Il suffit d’un peu de discernement et de questionner le texte et cela nous apparait tout de suite.

La fausse doctrine de l’enlèvement n’est qu’une fausse doctrine parmi tant d’autres auxquels nous sommes, confrontés dans ces temps de la fin. Malheureusement, plusieurs vont se perdre à cause de leur ignorance. C’est cet état de fait qui m’attriste.

Conclusion


En fin de compte, une lecture attentive et contextuelle de Tite 2.13 révèle que ce verset parle de la seconde venue glorieuse de Jésus-Christ, et non d’un enlèvement avant la période des tribulations. Il est essentiel de rester fidèle à l’enseignement des Écritures, sans succomber à des doctrines basées sur des interprétations erronées ou des extrapolations non fondées. La vraie « bienheureuse espérance » des croyants réside dans l’attente du retour glorieux de notre Seigneur, qui viendra au dernier jour pour accomplir pleinement sa promesse de rédemption et de restauration. Que cette espérance nous encourage à vivre dans la piété et la fidélité, en gardant les yeux fixés sur Jésus-Christ, notre grand Dieu et Sauveur.

L’Église sur la terre n’est pas l’épouse de Christ et voici pourquoi !

Introduction

Depuis longtemps, on enseigne couramment que l’Église, sur la terre, est l’épouse de Christ. Cette idée, profondément ancrée dans la théologie chrétienne, est souvent acceptée sans questionnement. Pourtant, une étude attentive des Écritures révèle que cette interprétation pourrait bien être erronée. Dans les faits, de nombreux prédicateurs, enseignants, et croyants soutiennent cette notion sans pour autant vérifier si elle est véritablement conforme à la parole de Dieu. 

Cet article se propose de réexaminer cette croyance à la lumière des Écritures, en analysant les passages clés souvent cités pour soutenir cette doctrine. L’objectif est de déterminer si, en effet, l’Église est l’épouse de Christ ou si cette idée résulte d’une mauvaise interprétation des textes bibliques. 

Maintenant, ceux qui enseignent la Parole de Dieu utilisent habituellement 4 passages pour appuyer leur théorie comme quoi l’Église serait l’Épouse de Christ. Il s’agit des passages de Matthieu 22.1-4, 25.1-13, 2 Corinthiens 11.2-3 et Éphésiens 5.22-23. Maintenant, prenons chacun des passages et regardons quel est leur contexte. Ceci dans le but d’éviter de sortir l’un de ces passages de son contexte et de l’accoler pour lui faire dire ce que nous voulons. Ensuite, nous pourrons voir si le passage, en question, identifie bien l’épouse de Christ comme étant l’Église. Commençons si vous le voulez bien.


1. Paraboles des noces (Matthieu 22.7-14)


Matthieu 22.7-14 fait partie de la parabole des noces, où Jésus raconte une histoire pour illustrer le royaume des cieux. Voici le passage dans la version de la Bible du Semeur :

« 7 Le roi se mit en colère. Il envoya ses troupes, fit périr ces meurtriers et incendia leur ville. 8 Alors il dit à ses serviteurs : « Le banquet de mariage est prêt, mais les invités n’en étaient pas dignes. 9 Allez donc dans les carrefours et invitez aux noces tous ceux que vous trouverez. » 10 Ces serviteurs allèrent sur les routes, ils rassemblèrent tous ceux qu’ils trouvèrent, mauvais et bons, et la salle des noces fut remplie de convives. 11 Le roi entra pour voir ceux qui étaient à table, et il aperçut un homme qui ne portait pas de vêtements de noces. 12 Il lui dit : « Mon ami, comment es-tu entré ici sans avoir un habit de noces ? » Cet homme resta muet. 13 Alors le roi dit aux serviteurs : « Attachez-lui les pieds et les mains, et jetez-le dans les ténèbres du dehors ; là, il y aura des pleurs et des grincements de dents. » 14 Car beaucoup sont invités, mais peu sont élus. » (Matthieu 22.7-14)

Dans ce passage, nous voyons Jésus raconter cette parabole pour illustrer l’appel de Dieu à entrer dans le royaume des cieux. Et le roi dans la parabole représente Dieu, tandis que le banquet symbolise le royaume des cieux.

Ensuite, il y a les invités originaux. Les premiers invités représentent les Juifs, à qui le message du salut a été initialement offert. Cependant, ils ont refusé l’invitation, ce qui signifie leur rejet de Jésus.

Puis viennent les nouvelles invitations face au rejet des premiers invités. Le roi envoie ses serviteurs inviter tous ceux qu’ils trouvent, symbolisant l’ouverture de l’appel de Dieu à toutes les nations, aux bons et aux mauvais.

Mais dans la salle se trouvait un homme sans vêtement de noces. Cet homme qui se présente sans vêtement de noces symbolise ceux qui acceptent l’invitation de Dieu sans se conformer aux exigences du royaume, qui comprennent une vie transformée par la justice et la sainteté, mais qui ne changent pas de comportement, bien qu’ils fréquentent une église et se croient sauvés, sont en réalité perdus.

Subséquemment vient le jugement final. C’est ce que nous démontre l’exclusion de l’homme sans vêtement de noces. Bien que l’invitation soit large, seuls ceux qui acceptent réellement les conditions de Dieu, par la foi et la repentance, seront acceptés dans le royaume des cieux.

Et Jésus conclut avec une déclaration solennelle : « Beaucoup sont invités, mais peu sont élus », soulignant que l’appel de Dieu est universel, mais que peu répondent de manière adéquate.

Donc, à la lecture du passage et de l’étude de son contexte, pouvons-nous affirmer hors de tout doute que ce passage stipule que l’Église est véritablement l’Épouse de Christ? Absolument pas, excepté, si nous disons que l’Épouse dans la noce est l’Église. Toutefois, soyons honnêtes, ce n’est pas mentionné et aucune allusion n’y est faite même en sous-entendu. Nous ne pouvons donc pas conclure par ce passage que l’Église est l’Épouse de Christ. Cependant, nous pouvons en déduire que les croyants sont les invités de la noce. Regardons maintenant le passage suivant.


2. Paraboles des dix vierges (Matthieu 25.1-13)

Nous allons regarder un autre passage intéressant qui sert à appuyer la théorie selon laquelle l’Église est bien l’épouse de Christ. Ce passage de Matthieu 25.1-13 fait partie de la parabole des dix vierges, qui est une autre parabole racontée par Jésus pour enseigner sur la vigilance et la préparation pour son retour. Voici le passage dans la version de la Bible du Semeur :

« 1 Alors, il en sera du Royaume des cieux comme de dix jeunes filles qui prirent leurs lampes pour aller à la rencontre du marié. 2 Cinq d’entre elles étaient insensées et cinq étaient sages. 3 Les insensées, en prenant leurs lampes, n’avaient pas emporté d’huile avec elles 4 tandis que les sages avaient pris, avec leurs lampes, de l’huile dans des flacons. 5 Comme le marié tardait, toutes s’assoupirent et s’endormirent. 6 Au milieu de la nuit, on cria : ‘Voici le marié ! Allez à sa rencontre !’ 7 Toutes les jeunes filles se réveillèrent alors et se mirent à préparer leurs lampes. 8 Les insensées dirent aux sages : ‘Donnez-nous de votre huile, car nos lampes s’éteignent.’ 9 Mais les sages répondirent : ‘Non, il n’y en aurait jamais assez pour nous et pour vous ; allez plutôt chez les marchands et achetez-en pour vous.’ 10 Pendant qu’elles allaient en acheter, le marié arriva : celles qui étaient prêtes entrèrent avec lui dans la salle de noces, et la porte fut fermée. 11Plus tard, les autres jeunes filles arrivèrent à leur tour et dirent : ‘Seigneur, Seigneur, ouvre-nous !’ 12 Mais il répondit : ‘Vraiment, je vous le dis, je ne vous connais pas.’ 13 Veillez donc, car vous ne savez ni le jour ni l’heure.  »(Matthieu 25.1-13)

Le contexte de cette parabole se trouve dans le discours de Jésus sur le mont des Oliviers (Matthieu 24-25), où Jésus parle de la fin des temps et de la nécessité d’être prêt pour son retour.

Dans ce passage les dix vierges représentent ceux qui attendent le retour du Christ, le marié symbolisant Jésus. Les cinq vierges sages, pour leur part, représentent les croyants préparés pour la venue du Christ, tandis que les cinq vierges insensées représentent ceux qui ne sont pas prêts.

Jésus parle aussi de l’huile dans cette parabole qui est souvent interprétée comme symbolisant la foi vivante, le Saint-Esprit, ou les œuvres de justice qui accompagnent la foi véritable. Les vierges sages, ayant emporté de l’huile en réserve, sont celles qui ont cultivé une relation continue et authentique avec Dieu. Tandis que les autres ont été négligentes dans leur relation avec Jésus.

Le retard du marié symbolise l’incertitude quant au moment du retour de Jésus. Les vierges qui s’endorment représentent la réalité que la vie continue et que l’attente peut être longue, mais la préparation spirituelle doit être constante. Les croyants doivent se tenir prêts et être vigilants dans l’attente de son retour.

Le cri à minuit annonce l’arrivée du marié, symbolisant le retour soudain de Christ. Seules celles qui étaient prêtes sont admises à la fête de mariage, symbolisant l’entrée dans le royaume de Dieu. Les autres, qui n’étaient pas prêtes, sont exclues, montrant que la préparation spirituelle doit être faite avant le retour de Christ, car une fois qu’il revient, il sera trop tard.

Ainsi, la parabole se termine par un appel à la vigilance : « Veillez donc, car vous ne savez ni le jour ni l’heure. » Jésus met l’accent sur l’importance de vivre dans une attente active et préparée pour son retour, car il viendra à un moment inattendu.

Cette parabole rappelle donc aux croyants l’importance de la préparation spirituelle et de la persévérance dans la foi, en anticipant le retour de Christ.

Maintenant, à la lecture de ce passage, est-il possible de déterminer si les vierges sont l’Épouse de Christ ? Si c’était le cas, pourquoi cinq et non pas une ? Va-t-il en choisir une parmi elles ? 

En vérité, la réalité est bien différente et pour nous aider à comprendre la parabole des dix jeunes filles, il nous faut connaître ce qu’était dans la culture juive du premier siècle la célébration du mariage. C’était un événement communautaire qui durait souvent une semaine. Les vierges, ou les jeunes femmes célibataires de la communauté, jouaient un rôle important dans ces cérémonies. Elles n’étaient pas les fiancées. Ou encore, la fiancée ne se trouvait pas dans ce groupe de vierges.

L’une des coutumes de l’époque était la procession du marié. Le marié venait chercher sa mariée à la maison du père de celle-ci, généralement après la tombée de la nuit, et la ramenait à sa propre maison pour la cérémonie de mariage et la fête qui suivait. 

Les jeunes femmes célibataires, souvent appelées les compagnes de la mariée, portaient des lampes ou des torches allumées et accompagnaient le marié dans cette procession nocturne. Elles étaient là pour égayer le cortège et pour célébrer cette occasion joyeuse. 

Ensuite, les invités étaient amenés dans la maison du marié pour une cérémonie de mariage et à une fête qui pouvait durer plusieurs jours. Les vierges étaient généralement invitées à participer à ces festivités. C’est véritablement intéressant ce que nous découvrons dans la Bible en lien avec la coutume du mariage hébreu du premier siècle. 

Dans la parabole des dix jeunes filles (Matthieu 25.1-13), les vierges attendent l’arrivée du marié pour commencer la procession. Cette parabole est généralement interprétée comme un appel à la préparation spirituelle et à la vigilance, car on ne sait pas quand le « marié », une métaphore pour Jésus, reviendra.

De plus, ce qui est remarquable et en conformité avec les Écritures c’est que le marié venait chercher sa mariée à la maison de son père. C’est ce que nous découvrons comme analogie en Actes 1.8 « Après ces mots, ils le virent (Jésus) s’élever dans les airs et un nuage le cacha à leur vue. » À ce moment, Jésus monta vers la maison du Père de la mariée. Cela nous démontre aussi que la future mariée n’est pas sur la terre. Elle est dans la maison de son Père. 

En outre, ce n’est pas l’Église parce que la mariée est déjà au ciel et Jésus le marié est parti, chez le père de la mariée, pour la prendre avec lui. Et nous voyons que Jésus la ramènera à sa propre maison pour la cérémonie du mariage et la fête qui suivra. Sa propre maison est la nouvelle terre parce que c’est là qu’il régnera pour l’éternité.

Donc, dans ce texte, il n’y a aucune allusion ou mention explicite que l’Église est l’Épouse du Seigneur. C’est encore une fois un texte mal compris auquel on a extrait des passages de leur contexte pour les appliquer à une doctrine boiteuse. Prétendre que les vierges sages sont l’Église en revient à tordre les Écritures pour leur faire dire ce que nous voulons.

Ce n’est pas tout, regardons un autre passage tout aussi intéressant, mais qui peut porter à confusion si nous ne prenons pas garde de regarder le contexte.


3. Fidélité spirituelle à Christ (2 Corinthiens 11.2-3) 

Le passage de 2 Corinthiens 11.2-3 se trouve dans une section de la deuxième épître de Paul aux Corinthiens où il défend son ministère apostolique et exprime son souci pour l’église de Corinthe. Voici le passage dans la version de la Bible du Semeur :

« 2 Car je suis jaloux de vous d’une jalousie qui vient de Dieu. En effet, je vous ai fiancés à un seul époux, pour vous présenter à Christ comme une vierge pure. 3 Mais je crains qu’à l’exemple d’Ève, qui se laissa séduire par la ruse du serpent, vos pensées ne se corrompent et se détournent de votre attachement sincère et pur envers Christ. » (2 Corinthiens 11.2-3)

Dans ce contexte, l’église de Corinthe faisait face à des influences extérieures et à de faux enseignants qui tentaient de détourner les croyants de la vérité de l’Évangile prêché par Paul. Ces faux enseignants, probablement des juifs,  se présentaient comme de vrais apôtres et essayaient de discréditer Paul tout en introduisant des enseignements déviants.

Dans ce passage, Paul utilise ici une métaphore nuptiale pour décrire sa relation avec l’église de Corinthe. Il se voit comme un père spirituel qui a fiancé les Corinthiens à Christ, leur époux spirituel. Son objectif est de les présenter à Christ comme une vierge pure, c’est-à-dire une église fidèle, sans tache ni compromis dans sa dévotion à Jésus.

De plus, la « jalousie » dont parle Paul est une jalousie divine, c’est-à-dire un zèle pour la pureté spirituelle de l’église. Ce n’est pas une jalousie pécheresse, mais un désir intense de protéger l’église de toute influence qui pourrait la corrompre ou la détourner de son engagement envers Christ. Et Paul exprime sa crainte que, tout comme Ève a été séduite par le serpent dans le jardin d’Éden, les croyants de Corinthe soient trompés par les faux enseignants et détournés de la pureté de leur foi en Christ. Paul redoute que leur dévotion sincère à Christ soit compromise par des pensées ou des enseignements erronés.

Alors, dans ce passage, Paul exhorte les Corinthiens à rester fidèles à Christ, à ne pas se laisser entraîner par des enseignements qui pourraient les éloigner de la vérité de l’Évangile. Il souligne l’importance de la pureté spirituelle et de la fidélité dans la relation des croyants avec Jésus.

En résumé, 2 Corinthiens 11.2-3 montre l’inquiétude de Paul face aux influences corruptrices qui menacent la foi des Corinthiens. Il les encourage à rester fermement attachés à Christ, comme une fiancée fidèle à son futur époux, et à résister aux tentatives de séduction spirituelle. 

Maintenant, pouvons-nous affirmer sans l’ombre d’un doute que Paul est en train de dire que l’Église est l’Épouse de Christ ? Apparemment, non ! Parce que Paul utilise une métaphore, une image. Il ne fait pas une déclaration ou une affirmation. Ce n’est donc pas une révélation. Nous pouvons donc conclure que ce passage, dans son contexte, ne mentionne aucunement que l’Église est l’Épouse de Christ.

Examinons maintenant un autre passage. Comme pour les précédents, si nous ne faisons pas attention à le laisser dans son contexte, nous risquons de lui attribuer une signification différente de celle qu’il a réellement. Malheureusement, c’est ce qui s’est produit par le passé, et une majorité de croyants n’ont jamais remis en question la véracité des affirmations faites à partir de ce passage.


4. La relation entre les conjoints (Éphésiens 5.22-23)

Dans ce passage d’Éphésiens 5.22-23 si nous ne faisons pas attention à la façon dont nous le comprenons, nous pouvons très facilement nous y méprendre. C’est ce qui est possiblement arrivé aux théologiens qui ont cru que ce passage affirmait que l’Église était l’Épouse de Christ. Je ne me crois pas meilleure qu’eux, loin de là, mais encore une fois, si nous plaçons ce passage dans son contexte, nous découvrirons qu’il n’affirme aucunement que l’Église est l’Épouse de Christ.

Nous pouvons également constater qu’Éphésiens 5.22-23 fait partie des instructions que l’apôtre Paul donne aux croyants concernant les relations dans le cadre du mariage. Il s’agit de l’une des sections les plus discutées de la lettre aux Éphésiens, car elle aborde les rôles respectifs des époux dans le mariage chrétien. Voici le passage dans la version de la Bible du Semeur :

« 22 Femmes, soyez soumises à vos maris comme au Seigneur ; 23  car le mari est le chef de sa femme, comme Christ est le chef de l’Église, qui est son corps, et dont il est le Sauveur. » (Éphésiens 5.22-23)

Dans le contexte global de l’épître, nous voyons que l’apôtre Paul écrit aux Éphésiens pour les encourager à vivre selon les principes chrétiens, tant dans leurs relations personnelles que communautaires. Il met l’accent sur l’importance de l’unité dans le corps du Christ, qui est l’Église, et sur la transformation nécessaire de la vie des croyants, qui doivent refléter l’amour de Dieu dans tous les aspects de leur existence.

Éphésiens 5.22-33 fait partie d’une plus grande section où Paul donne des instructions sur la manière dont les chrétiens doivent vivre dans leurs familles et au sein de la communauté. Cette section commence par un appel général à tous les croyants : « Soumettez-vous les uns aux autres dans la crainte de Christ ». (Éphésiens 5.21) Ce verset met l’accent sur l’humilité et le respect mutuel.

Également, dans ce passage, Paul parle du rôle de la femme et du mari dans le mariage. Il demande aux femmes d’être soumises à leurs maris « comme au Seigneur ». Cette soumission n’est pas une soumission servile ou dégradante, mais une attitude de respect et de soutien, reflétant la manière dont l’Église se soumet à Christ. Paul compare ensuite, le mari à Christ, le chef de l’Église, soulignant que le mari doit diriger sa famille avec amour, protection, et sacrifice, à l’image de Christ qui a donné sa vie pour l’Église.

La soumission des femmes dans ce passage doit être comprise dans le contexte du commandement précédent (verset 21) d’une soumission mutuelle entre tous les croyants. Cela signifie que dans le mariage chrétien, l’épouse est appelée à honorer son mari, tandis que le mari est appelé à aimer sa femme de manière sacrificielle, comme Christ le fit pour son Église, cherchant toujours son bien-être.

D’autre part, Paul poursuit dans les versets suivants (Éphésiens 5.25-33) en expliquant que le mari doit aimer sa femme « comme Christ a aimé l’Église et s’est donné lui-même pour elle ». Ce commandement montre que l’autorité du mari dans le mariage n’est pas autoritaire, mais empreinte de l’amour et du sacrifice pour le bien de sa femme.

En résumé, Éphésiens 5.22-23 s’inscrit dans une section où Paul exhorte les chrétiens à vivre selon des principes de respect, d’amour, et de soumission mutuels dans le mariage. Il compare la relation, entre mari et femme, à celle entre Christ et l’Église, mettant en avant l’importance de l’amour sacrificiel et du respect mutuel.

En conclusion, ce passage ne mentionne aucunement que l’Église est l’Épouse de Christ, mais il nous la présente comme le corps de Christ dont il est la tête comme nous dit l’apôtre Paul dans sa lettre aux Éphésiens : « Il a tout mis sous ses pieds et il l’a donné pour chef suprême à l’Église, qui est son corps, la plénitude de celui qui remplit tout en tous. » (Éphésiens 1.22-23) Comment l’église, que les Écritures nous la présentent explicitement comme son corps, pourrait-elle être à la fois son Épouse ? Bien entendu, avec des passages, comme celui-ci, pris hors de leur contexte et interprétés de façon très boiteuse. Affirmer avec conviction que l’église est l’Épouse de Christ en revient à sortir ces versets de leur véritable contexte. 

Toutefois, la véritable question se pose toujours, qui est l’Épouse de Christ selon la Bible ? Permettez-moi de vous dire que ce que la Bible dit, au sujet de l’Épouse de Christ, ne peut pas être plus clair que cela. Puis, de refuser d’admettre ce que la Bible déclare explicitement, ce n’est rien d’autre que de la malhonnêteté morale ou de l’ignorance. En plus de dire que l’Église est l’Épouse de Christ en considérant ce que la Bible dit explicitement en revient à vouloir intentionnellement induire les croyants en erreurs. 


La Nouvelle Jérusalem prête comme une mariée (Apocalypse 21.2)

D’abord, Apocalypse 21.2 fait partie d’une vision prophétique où l’apôtre Jean décrit la nouvelle création, incluant un ciel nouveau et une terre nouvelle, après le jugement final. Ce passage est l’un des plus symboliques et encourageants du livre de l’Apocalypse, car il annonce l’établissement éternel du règne de Dieu avec son peuple. Voici le verset dans la version de la Bible du Semeur :

« 2 Et je vis descendre du ciel, d’auprès de Dieu, la ville sainte, la nouvelle Jérusalem, prête comme une mariée qui s’est faite belle pour son époux. » (Apocalypse 21.2)

Le contexte de ce chapitre se situe après le jugement du grand trône blanc (Apocalypse 20) où les morts sont jugés selon leurs œuvres et où la mort et le séjour des morts sont jetés dans l’étang de feu. Ensuite, Jean voit une vision du ciel et de la terre renouvelés, symbolisant le commencement de l’éternité pour ceux qui sont en Christ.

Dans Apocalypse 21.2, Jean décrit la descente de la nouvelle Jérusalem, une ville sainte qui vient directement de Dieu. Cette nouvelle Jérusalem, la ville, est décrite comme une « mariée » préparée pour son époux. 

Ce verset se situe dans le cadre de l’accomplissement final des promesses de Dieu. Après les tribulations et les jugements décrits plus tôt dans l’Apocalypse, ce passage offre donc une vision d’espoir et de consolation : l’assurance d’une existence éternelle en présence de Dieu, dans un lieu où il n’y aura plus de souffrance ni de mort (Apocalypse 21.4).

Ainsi, La nouvelle Jérusalem représente un retour à la communion parfaite entre Dieu et l’humanité, rompue par le péché mais restaurée grâce au sacrifice de Christ. C’est l’accomplissement du plan de Dieu pour rétablir son royaume dans toute sa gloire.

En résumé Apocalypse 21.2 décrit la vision glorieuse de la nouvelle Jérusalem, la cité céleste descendue du ciel comme une mariée préparée pour son époux. Ce passage symbolise l’accomplissement final de l’union entre Dieu et son peuple, marquant le début de l’éternité dans une nouvelle création où règnent la paix, la justice et l’amour divin.

Dans ce passage, nous venons de voir que la Nouvelle Jérusalem s’est parée comme une mariée pour son époux. Vous allez me dire, mais c’est comme les autres exemples que ce n’est qu’une métaphore. Vous avez raison, mais maintenant regardons cet autre passage très convaincant.


La Nouvelle Jérusalem l’Épouse de Christ (Apocalypse 21.9-10)

Les écritures nous présentent la Jérusalem actuelle comme une fiancée que Dieu a déjà voulu épouser. Cette métaphore est utilisée pour exprimer la relation d’alliance que Dieu entretient avec son peuple Israël qui est représenté par Jérusalem. Cependant, cette relation est souvent décrite comme tumultueuse en raison de l’infidélité de Jérusalem. 

Le prophète Ésaïe nous dit : « On ne t’appellera plus « Délaissée », on ne nommera plus ta terre « Désolation », mais on t’appellera « Mon plaisir en elle », et ta terre « Épousée ». Car l’Éternel prendra plaisir en toi, et ta terre aura un époux. Comme un jeune homme épouse une vierge, ainsi tes fils t’épouseront ; et comme un époux se réjouit de son épouse, ainsi ton Dieu se réjouira de toi. » (Ésaïe 62.4-5) Dans ce passage, Dieu promet une restauration à Jérusalem après une période d’exil et de jugement. Il utilise l’image du mariage pour décrire cette restauration, soulignant que Jérusalem ne sera plus abandonnée ou dévastée, mais aimée et honorée par Dieu comme une épouse. 

Cependant, Ézéchiel dira : « Alors je passai près de toi ; je te regardai, et voilà que ton âge était celui des amours. J’étendis sur toi le pan de mon manteau et je couvris ta nudité. Je te fis un serment, j’établis une alliance avec toi — déclare le Seigneur, l’Éternel — et tu devins mienne. » (Ézéchiel 16.8) Ézéchiel raconte l’histoire de Jérusalem sous la forme d’une parabole. Dieu parle de Jérusalem comme d’une femme qu’il a vue grandir, qu’il a choisie et épousée. Cependant, la suite du chapitre montre que Jérusalem a été infidèle à Dieu, se livrant à l’idolâtrie et aux pratiques païennes, ce qui a entraîné le jugement de Dieu.

Dans plusieurs passages de l’Ancien Testament, Dieu utilise l’image du mariage pour décrire sa relation avec Jérusalem. Il se présente comme l’époux de Jérusalem, l’ayant choisi et lié à lui par une alliance. Toutefois, cette relation est souvent marquée par la douleur de l’infidélité de Jérusalem, symbolisant l’idolâtrie et la rébellion du peuple d’Israël. Mais même après ces infidélités, Dieu promet la restauration et la réconciliation, utilisant toujours l’image de l’époux pour exprimer son amour et son engagement envers Jérusalem.

L’apôtre Jean va écrire ceci à propos de la nouvelle Jérusalem en citant les paroles d’un ange : « L’un des sept anges qui tenaient les sept coupes remplies des sept derniers fléaux vint me dire : « Viens, je te montrerai la mariée, l’épouse de l’Agneau. » Il me transporta en esprit sur une grande et haute montagne. Il me montra la ville sainte, Jérusalem, qui descendait du ciel, d’auprès de Dieu. » (Apocalypse 21.9-10) 

Comme vous le voyez, ça ne peut pas être plus clair que ça. La Parole de Dieu affirme formellement que la nouvelle Jérusalem est l’Épouse de Christ. Pourquoi nombre de théologiens n’ont-ils pas vu ce passage pour affirmer que l’Église est l’Épouse de Christ ? Honnêtement, je n’arrive pas à comprendre. Où encore, comment peut-on fermer volontairement les yeux sur un passage aussi explicite et faire comme s’il n’existait pas. Ce doit être la nature humaine, je présume.

La relation de Jésus avec son peuple changera de registre dans la Nouvelle Jérusalem. Aujourd’hui, l’Église, constituée de gens, est son corps dont il en est le chef. Le rôle de Christ avec son Église est comparable à une relation maître et esclave. Cependant, dans l’éternité, Christ aura un rôle d’époux envers son peuple. 

Ce qui constitue la Jérusalem actuelle c’est bien entendu les gens, mais comme nous disent les prophètes, ils ne se sont pas bien conduits et Dieu à rejeté Jérusalem. 

Dans l’Éternité, le portrait sera complètement différent. Les gens qui vont vivre dans la Nouvelle Jérusalem sont ceux qui auront revêtu leur corps glorieux. Ainsi, il n’y aura plus de péché dans la ville comme nous dit ce passage : « Rien d’impur ne pourra y pénétrer. Nul homme qui se livre à des pratiques abominables et au mensonge n’y entrera. Seuls y auront accès ceux qui sont inscrits dans le livre de vie de l’Agneau. » (Apocalypse 21.27)  Puis, Christ, alors la tête de l’Église aujourd’hui, deviendra dans l’Éternité l’Époux. La relation de Christ avec son peuple changera complètement lorsque nous serons avec lui pour toujours. Ce sera désormais une relation d’Époux à Épouse. Ce sera une relation complètement différente. Cependant, aujourd’hui, ce n’est pas le cas.


Conclusion

En conclusion, l’idée que l’Église sur la terre est l’épouse de Christ repose sur des interprétations qui ont souvent été faites en dehors du contexte biblique. En examinant les passages couramment cités pour soutenir cette idée, il devient évident que ces textes ne désignent pas directement l’Église comme l’épouse de Christ.

Les paraboles de Matthieu 22 et 25, les écrits de Paul dans 2 Corinthiens 11 et Éphésiens 5, lorsqu’ils sont replacés dans leur contexte, ne corroborent pas cette affirmation. 

Au contraire, ils utilisent des métaphores et des illustrations pour enseigner sur des vérités spirituelles, telles que la préparation pour le retour de Christ et la fidélité spirituelle, plutôt que pour établir une doctrine sur l’identité de l’Église en tant qu’épouse.

Ainsi, l’enseignement selon lequel l’Église est l’épouse de Christ, bien que populaire, ne trouve pas de fondement solide dans les Écritures lorsqu’on considère attentivement le contexte de ces passages. Il est primordial de revenir à une interprétation fidèle des Écritures, en évitant de projeter des doctrines préconçues sur les textes bibliques et d’affirmer avec les versets présentés que l’Église est l’épouse de Christ, ici-bas sur la terre, est complètement faux comme je viens de vous le démontrer. Par contre, ceux qui entreront dans la vie éternelle et qui habiteront la nouvelle Jérusalem seront considérés comme l’épouse de Christ. 

Pour d’autres articles similaires: https://comprendrelaprophetie.ca/

Le peuple d’Israël a-t-il un statut particulier dans les événements de la fin des temps comme on nous le laisse croire ?

La doctrine actuelle entourant le retour de Jésus est malheureusement, en grande partie, truffée d’erreurs et de spéculation sans aucun fondement biblique. Nous y retrouvons de telles incohérences qu’il faut vraiment être ignare ou idiot pour ne pas les voir. Je sais que mon propos peut en choquer certains, mais le but, de mon intervention, est de faire prendre conscience afin d’éveiller les croyants pour qu’ils réalisent que cette fausse doctrine leur donne de faux espoirs et les éloignent de la vérité. 

Pour ceux qui enseignent cette fausse doctrine, je vous encourage à revoir les différents concepts. Plus encore, à les étudier plutôt que de simplement les répéter. L’apôtre Jacques nous révèle une chose très important en regard des enseignants. C’est un avertissement très sérieux que chaque personne qui enseigne cette doctrine ne doit pas prendre à la légère. Il nous dit: « Mes amis, ne soyez pas nombreux à enseigner ; vous le savez : nous qui enseignons, nous serons jugés plus sévèrement. » (Jacques 3.1)

Je prie que quelques-uns puissent s’apercevoir de l’absurdité de certains propos qui sont d’une incohérence frappante dont seuls des aveugles spirituels ne peuvent pas percevoir, mais aussi ceux qui ferment volontairement les yeux sur les incohérences de cette doctrine bondés d’erreurs d’interprétation et remplis de déductions purement humaines sans compter les passages tirés hors de leurs contextes et utilisés pour appuyer toute cette théorie erronée. 

Je vous donne un exemple ici. Il est dit par ces enseignants prônant cette fausse doctrine que le monde est séparé en trois groupes: Israël, l’Église et les nations. Ils nous affirment cela sans aucune gêne et trouvent même des passages pour appuyer leurs points. Par exemple, ils utilisent le passage de 1 Corinthiens 10.32 pour appuyer le fait qu’il y a trois groupes de personnes. Malheureusement, ce passage dans son contexte ne parle aucunement du retour de Jésus ou de la fin des temps. Regardons ce que ce passage nous enseigne réellement dans son contexte.

Le passage de 1 Corinthiens 10.32 nous mentionne: « Mais que rien, dans votre comportement, ne soit une occasion de chute, ni pour les Juifs, ni pour les païens, ni pour les membres de l’Église de Dieu. » Ainsi, dans le chapitre 10 de 1 Corinthiens, Paul traite des questions de liberté chrétienne et de comportement vis-à-vis des autres croyants et des non-croyants. Il utilise l’exemple des israélites dans le désert pour exhorter les Corinthiens à éviter l’idolâtrie, l’immoralité et d’autres péchés. Paul insiste sur le fait que, bien que les croyants aient une certaine liberté en Christ, ils doivent faire attention à ne pas devenir un obstacle pour les autres. On peut constater que tout le chapitre 10 ne comporte aucune mention de temps qui précèdent le retour de Jésus.

Les versets précédents (1 Corinthiens 10.23-31) parlent de la liberté chrétienne et de l’importance de ne pas utiliser cette liberté de manière à nuire aux autres. Paul encourage les croyants à faire tout pour la gloire de Dieu, y compris leurs choix alimentaires et leur comportement en général. Il souligne que tout ce qui est fait doit être fait dans l’amour et la considération des autres, afin de ne pas causer de chute spirituelle ou de scandale. 

Maintenant, 1 Corinthiens 10.32 met en garde les croyants contre le fait de devenir une cause de scandale ou d’offense pour trois groupes spécifiques : les Juifs, les Grecs (les Gentils ou les Nations), et l’Église de Dieu (les membres du peuple saint) qui est la communauté des croyants. Paul souligne l’importance de vivre de manière à ne pas causer de préjudice ou de difficulté à ceux qui pourraient être influencés par leurs actions, qu’ils soient croyants ou non-croyants. Ce passage 

Donc, pour les croyants, ce passage souligne l’importance de la sensibilité et de la considération envers les autres dans leurs actions et leurs paroles. Il rappelle que la liberté en Christ doit être exercée avec responsabilité et amour, afin de ne pas devenir une pierre d’achoppement pour autrui, mais plutôt de contribuer à l’édification et à l’unité du corps de Christ. 

Nous pouvons ainsi conclure que ce passage ne mentionne aucunement le fait qu’il y ait trois groupes de personnes distincts devant Dieu pour la période de la fin des temps. Nous retrouvons deux groupes seulement: les croyants et les non-croyants. Israël doit obligatoirement faire partie de l’un de ces deux groupes. Jésus va dire: « 31 Quand le Fils de l’homme viendra dans sa gloire, avec tous ses anges, il prendra place sur son trône glorieux. 32 Tous les peuples de la terre seront rassemblés devant lui. Alors il les divisera en deux groupes – tout comme le berger fait le tri entre les brebis et les boucs. 33 Il placera les brebis à sa droite et les boucs à sa gauche. » (Matthieu 25.31-33» 

Ce passage démontre clairement qu’il n’y aura que deux groupes devant le Seigneur. Mais où est Israël à ce moment important ? Aurait-il été mis de côté ? Serait-il choisi pour un autre jugement en dehors de celui-ci ?  Bien sûr que non. Israël fait partie de l’un de ces groupes. Pas le peuple d’Israël en entier, mais les israélites, les Juifs, qui auront reconnu Jésus comme sauveur et qui auront mis leur foi en lui pour être sauvé. 

L’apôtre Paul va dire: « Il n’y a plus ni Juifs ni non-Juifs, il n’y a plus ni esclave ni homme libre, il n’y a ni homme ni femme. Unis à Jésus-Christ, vous êtes tous un. » (Galates 3.28) Nous savons que la venue de Jésus a apporté un changement de paradigme avec la nouvelle alliance. Le peuple de Dieu est maintenant composé de toutes personnes qui croient en Jésus sans aucune différence et ça inclut aussi les israélites. L’apôtre Jean nous dit: « Dans le désert, Moïse a élevé sur un poteau le serpent de bronze. De la même manière, le Fils de l’homme doit, lui aussi, être élevé pour que tous ceux qui placent leur confiance en lui aient la vie éternelle. Oui, Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils, son unique, pour que tous ceux qui placent leur confiance en lui échappent à la perdition et qu’ils aient la vie éternelle. » (Jean 3.14-16) Paul va dire au geôlier : « Crois au Seigneur Jésus, lui répondirent-ils, et tu seras sauvé ; il en est de même pour toi et pour les tiens. » (Actes 16.31) De même, l’apôtre Pierre inspiré par le Saint-Esprit va dire en s’adressant aux Juifs: « C’est en lui seul que se trouve le salut. Dans le monde entier, Dieu n’a jamais donné le nom d’aucun autre homme par lequel nous devions être sauvés. (Actes 4.12) De même, bien d’autres passages nous démontrent très clairement que c’est par la foi en Jésus que nous sommes sauvés. Israël ne fait pas exception à la règle. Le Juif qui veut être sauvé doit croire en Jésus. Il ne peut être sauvé d’aucune autre manière. 

Considérons que dans l’ancienne alliance, Dieu s’est choisi un peuple. Tandis que dans la nouvelle alliance, ce peuple est maintenant composé de ceux qui ont placé leur confiance dans le fils de Dieu. C’est ce que Paul enseigne aux Romains par cet extrait de son enseignement en écrivant: « Je m’adresse particulièrement ici à vous qui êtes d’origine païenne : dans la mesure même où je suis l’apôtre des non-Juifs, je me fais une idée d’autant plus haute de mon ministère que je parviendrai peut-être, en l’exerçant, à rendre jaloux ceux de mon peuple et à en conduire ainsi quelques-uns au salut. (Romains 11.13-14) Pourquoi Paul voudrait-il les sauver si au dire de certains, s’ils ont un privilège spécial ? La réalité c’est qu’ils n’ont pas de privilège spécial. Sans Jésus toute personne est perdue. Il va dire plus loin: « Ainsi en est-il d’Israël : quelques branches ont été coupées. Et toi qui, par ton origine païenne, étais comme un rameau d’olivier sauvage, tu as été greffé parmi les branches restantes, et voici que tu as part avec elles à la sève qui monte de la racine de l’olivier cultivé. » (Romains 11.17) Dans ce texte, l’olivier cultivé c’est le peuple de Dieu. Nous avons donc été greffés au peuple de Dieu qui est maintenant formé de ceux qui ont placé leur foi en Jésus. Ainsi, ceux qui ont été retranchés ce sont ceux qui n’ont pas reconnu Jésus comme Seigneur et sauveur. Ce qui signifie que le peuple de Dieu dans la nouvelle alliance est l’Église du Seigneur Jésus. Un peuple constitué de ceux qui ont cru au Fils de Dieu, quelle que soit leur nationalité dans le monde.

C’est pour cela que nous ne retrouvons que deux groupes qui sont soit les croyants ou les non croyants. Toutes les prophéties se rapportant aux événements de la fin concernent ces deux groupes. Il ne peut y avoir de traitement de faveur pour Israël ou pour l’Église dans la nouvelle alliance. Soit une personne est croyante ou elle est incroyante. Soit elle a cru au fils de Dieu ou bien elle n’a pas cru. Si elle a cru, alors elle est sauvée dans le cas contraire, elle est perdue. Paul disait, sans le même sens, ceci à son collaborateur Timothée « Car il veut que tous les hommes soient sauvés et parviennent à la connaissance de la vérité. » (1 Timothée 2.4). C’est donc le désir de Dieu que tous parviennent à la connaissance de la vérité et soient sauvés.

Ces enseignants de mensonges affirment qu’il y a des prophéties pour Israël, pour l’église et pour les nations. Malheureusement, plusieurs passages utilisés pour Israël se rapportent à la première venue de Jésus. D’autres, utilisés pour Israël, se rapportent au retour de la déportation. Le contexte de ces passages et pourtant sans équivoque. Mais ceux-ci les utilisent pour appuyer leur fausse doctrine. 

Je sais que la vérité peut être difficile à entendre. Maintenant, si vous n’êtes pas d’accord avec ce que je dis, démontrez-moi le contraire avec des passages bibliques dans leur bon contexte et pas seulement par des paroles sans fondements ou des choses que vous avez seulement entendues.