L’antisémitisme est une réalité grave. Il doit être dénoncé sans hésitation. Toute haine envers les Juifs, toute violence, toute menace, toute généralisation accusatrice, toute déshumanisation ou tout mépris envers ce peuple est contraire à l’esprit de Jésus-Christ. Le chrétien doit aimer son prochain, et cela inclut les Juifs, comme tout autre être humain créé à l’image de Dieu (Genèse 1.27 ; Matthieu 22.39).
Mais il existe aujourd’hui une confusion de plus en plus préoccupante. Dans certains milieux, l’accusation d’antisémitisme semble parfois utilisée non seulement pour dénoncer la haine réelle, mais aussi pour rendre suspecte toute affirmation chrétienne selon laquelle Jésus-Christ est l’accomplissement des promesses faites à Israël. On en vient alors à présenter comme problématique, voire dangereuse, une vérité centrale du Nouveau Testament : Juifs et non-Juifs croyants forment un seul peuple en Christ (Éphésiens 2.14-16 ; Galates 3.28-29).
Il faut donc faire une distinction essentielle. Dénoncer la haine contre les Juifs est nécessaire. Mais accuser d’antisémitisme ceux qui confessent l’accomplissement en Christ est injuste et dangereux. Une telle accusation, si elle est utilisée de manière abusive, devient une arme contre l’Évangile.
L’Église ne doit pas être intimidée. Elle doit parler avec amour, avec respect, avec humilité, mais aussi avec fidélité. Elle ne peut pas renoncer à proclamer que Jésus est le Messie promis, le seul Sauveur, le médiateur de la nouvelle alliance et celui en qui toutes les promesses de Dieu trouvent leur « oui » (2 Corinthiens 1.20).
1. L’antisémitisme réel doit être dénoncé clairement
Avant toute chose, il faut affirmer sans ambiguïté que l’antisémitisme est un péché. Le chrétien ne peut pas le minimiser. Il ne peut pas l’excuser. Il ne peut pas l’utiliser comme simple prétexte pour parler d’autre chose. La haine envers les Juifs est contraire à la Parole de Dieu.
Tout être humain est créé à l’image de Dieu (Genèse 1.27). Cette vérité suffit à condamner toute forme de mépris ethnique. De plus, Jésus nous appelle à aimer notre prochain (Matthieu 22.39), à bénir ceux qui nous maudissent, à faire du bien, à prier, à refuser la vengeance et la haine (Matthieu 5.44 ; Romains 12.17-21).
Paul, lui-même Juif, n’a jamais parlé de son peuple avec mépris. Au contraire, il écrivait avec douleur : « j’éprouve une profonde tristesse et un chagrin continuel dans mon cœur » (Romains 9.2). Et encore : « Frères et sœurs, je souhaite de tout cœur que les Israélites soient sauvés, et c’est ce que je demande instamment à Dieu dans mes prières » (Romains 10.1). Voilà le ton apostolique. Paul ne haïssait pas Israël. Il priait pour Israël. Il souffrait pour Israël. Mais il annonçait aussi que le salut est en Christ.
Ainsi, l’Église doit condamner l’antisémitisme réel. Elle doit refuser tout langage qui nourrit le mépris, toute théorie qui diabolise un peuple, toute parole qui attribue à tous les Juifs une intention commune, toute forme de haine déguisée en discours religieux.
Mais cette condamnation ne doit pas être utilisée pour faire taire la vérité de l’Évangile.
2. L’Évangile annonce Jésus comme seul Sauveur
Le cœur du christianisme est simple et non négociable : Jésus-Christ est le seul Sauveur. Jésus a déclaré : « Le chemin, répondit Jésus, c’est moi, parce que je suis la vérité et la vie. Personne ne va au Père sans passer par moi » (Jean 14.6). De même, Pierre a annoncé devant les autorités religieuses de Jérusalem : « C’est en lui seul que se trouve le salut. Dans le monde entier, Dieu n’a jamais donné le nom d’aucun autre homme par lequel nous devions être sauvés » (Actes 4.12). Paul a écrit également : « Ainsi, il n’y a pas de différence entre Juifs et non-Juifs. Car tous ont le même Seigneur qui donne généreusement à tous ceux qui font appel à lui » (Romains 10.12).
Ces textes ne laissent aucune place à deux voies de salut. Il n’y a pas un chemin pour les Juifs et un autre pour les non-Juifs. Il n’y a pas une alliance salvatrice indépendante de Christ pour Israël selon la chair et une autre alliance pour les nations. Il y a un seul Seigneur, un seul Évangile, une seule grâce, une seule foi. Dire cela n’est pas de l’antisémitisme. C’est la confession chrétienne fondamentale.
Si l’Église cesse de dire que Jésus est le seul Sauveur, elle cesse d’être fidèle à son Seigneur. Elle peut alors devenir un organisme religieux respecté, une institution de dialogue, une présence morale dans la société, mais elle aura perdu le centre de sa mission.
L’Église n’a pas été envoyée pour rendre l’Évangile acceptable aux sensibilités de chaque époque. Elle a été envoyée pour annoncer Jésus-Christ crucifié et ressuscité (1 Corinthiens 2.2 ; Matthieu 28.18-20).
3. Dire que Jésus accomplit les promesses ce n’est pas haïr Israël
Le Nouveau Testament affirme que les promesses de Dieu trouvent leur accomplissement en Christ. Jésus a dit : « Ne vous imaginez pas que je sois venu pour abolir ce qui est écrit dans la Loi ou les prophètes ; je ne suis pas venu pour abolir, mais pour accomplir » (Matthieu 5.17). Après sa résurrection, Jésus a expliqué aux disciples ce qui le concernait dans toutes les Écritures (Luc 24.27). Puis il leur a ouvert l’intelligence pour qu’ils comprennent que la Loi, les prophètes et les psaumes s’accomplissaient en lui (Luc 24.44-45). Paul résume cette vérité ainsi : « car c’est en lui que Dieu a dit « oui » à tout ce qu’il avait promis » (2 Corinthiens 1.20). Cela signifie que l’accomplissement en Christ n’est pas une théorie marginale. C’est le cœur de la lecture apostolique de l’Ancien Testament.
Or, certains discours contemporains semblent vouloir faire croire que cette affirmation serait une manière d’effacer Israël. Mais ce n’est pas le cas. L’accomplissement n’est pas l’effacement. L’accomplissement est l’arrivée au but. Une promesse n’est pas méprisée lorsqu’elle est accomplie. puis, une ombre n’est pas insultée lorsque la réalité apparaît. Finalement, une prophétie n’est pas niée lorsqu’elle trouve son accomplissement.
Dire que Jésus accomplit les promesses faites à Israël, ce n’est pas haïr Israël. C’est reconnaître que le Messie d’Israël est venu, qu’il a accompli l’œuvre du salut, et qu’en lui la bénédiction d’Abraham atteint toutes les nations (Galates 3.8-14).
4. L’accusation injuste peut devenir une forme d’intimidation
Une accusation grave doit être utilisée avec justice. L’antisémitisme est trop grave pour être transformé en étiquette servant à disqualifier toute parole chrétienne fidèle au Nouveau Testament. Si quelqu’un hait les Juifs, il faut le dénoncer. Également, si quelqu’un propage des clichés antisémites, il faut le corriger. De même, si quelqu’un appelle à la violence ou au mépris, il faut s’y opposer.
Mais si un chrétien affirme que Jésus est le Messie, que la nouvelle alliance est scellée par son sang, que les croyants Juifs et non-Juifs forment un seul peuple en Christ, il ne faut pas l’accuser d’antisémitisme. Il faut reconnaître qu’il exprime la foi apostolique.
Lorsqu’une accusation est utilisée injustement, elle devient une forme d’intimidation. Elle pousse les pasteurs à se taire. Elle les rend craintifs. Elle leur fait peser le soupçon. Elle les amène à éviter certains textes bibliques. Elle transforme des passages comme Galates 3, Éphésiens 2, Romains 9 à 11 ou Hébreux 8 à 10 en terrains dangereux.
Mais un pasteur ne peut pas éviter la Parole de Dieu pour préserver sa réputation. Paul disait à Timothée : « Proclame la Parole, insiste en toute occasion, favorable ou non » (2 Timothée 4.2). Cette parole est nécessaire aujourd’hui. Il y aura des moments où proclamer la Parole sera favorable. Et il y aura des moments où cela ne le sera pas. Mais le serviteur de Dieu ne reçoit pas sa mission de l’opinion publique. Il la reçoit de Christ.
5. La peur des accusations peut conduire au silence doctrinal
Le danger n’est pas seulement l’attaque extérieure. Le danger est aussi intérieur. Par peur d’être mal compris, les pasteurs peuvent commencer à éviter certains sujets.
- Ils ne parleront plus de l’accomplissement des promesses en Christ (2 Corinthiens 1.20).
- Ils ne parleront plus du fait que ceux qui appartiennent à Christ sont la descendance d’Abraham (Galates 3.29).
- Ils ne parleront plus du mur de séparation détruit par la croix (Éphésiens 2.14-16).
- Ils ne parleront plus de la nouvelle alliance scellée par le sang de Jésus (Luc 22.20).
- Ils ne parleront plus de l’unique chemin vers le Père (Jean 14.6).
- Ils ne parleront plus de l’appel adressé aux Juifs comme aux non-Juifs à croire au même Seigneur (Romains 10.12-13).
Ce silence peut paraître prudent au départ. Mais à long terme, il affaiblit l’Église. Il laisse les croyants sans discernement. Il ouvre la porte à des systèmes qui replacent au centre ce que le Nouveau Testament a subordonné à Christ. Il donne l’impression que l’Évangile doit s’excuser d’être exclusif.
Or, l’Évangile est exclusif parce que Christ est unique. Mais il est aussi universel parce qu’il s’adresse à tous. Il n’exclut aucun peuple. Il appelle tous les peuples à venir au même Sauveur.
6. L’Église doit refuser la haine sans renoncer à la vérité
L’équilibre biblique est clair.
- Nous devons refuser la haine (1 Jean 2.9-11).
- Nous devons refuser le mépris (Philippiens 2.3-5).
- Nous devons refuser les généralisations (Jean 7.24).
- Nous devons refuser les accusations collectives contre les Juifs (Ézéchiel 18.20).
- Nous devons refuser toute forme de violence verbale, sociale ou physique (Éphésiens 4.31-32).
- Mais nous devons aussi refuser de renoncer à la vérité (Galates 1.8-9).
- Nous devons refuser de taire que Jésus est le seul chemin vers le Père (Jean 14.6).
- Nous devons refuser de taire que la Loi, les prophètes et les psaumes trouvent leur accomplissement en Jésus-Christ (Luc 24.44).
- Nous devons refuser de taire que la nouvelle alliance est scellée par son sang (Luc 22.20).
- Nous devons refuser de taire que ceux qui appartiennent à Christ sont héritiers de la promesse faite à Abraham (Galates 3.29).
- Nous devons refuser de taire que les Juifs et les non-Juifs croyants sont un seul corps en Christ (Éphésiens 2.16).
Le chrétien ne doit choisir ni la haine ni la lâcheté. Il doit choisir l’amour dans la vérité.
7. Le point de vigilance actuel
Dans le contexte actuel, plusieurs initiatives publiques encouragent les leaders chrétiens à lutter contre l’antisémitisme et à sensibiliser leurs assemblées. Lorsqu’il s’agit de dénoncer la haine réelle, les chrétiens peuvent répondre avec conviction. Il est juste de dire que les Juifs doivent être protégés contre la violence, les menaces et la discrimination.
Mais la vigilance devient nécessaire lorsque cette lutte glisse vers une pression doctrinale. Si l’on demande aux pasteurs de reprendre des formulations qui affaiblissent l’accomplissement en Christ, s’ils sont encouragés à enseigner à leurs assemblées une lecture particulière d’Israël et des alliances, ou s’ils sont placés devant l’idée que refuser cette lecture serait moralement suspect, alors l’Église doit discerner.
Un pasteur n’est pas un relais idéologique. Il est un serviteur de la Parole. Il peut dire non à l’antisémitisme. Il peut dire oui à l’amour du prochain. Mais il doit aussi dire non à toute tentative de transformer l’accusation d’antisémitisme en moyen de contrôler l’enseignement de l’Église.
La doctrine chrétienne ne se reçoit pas de groupes de pression, d’initiatives publiques ou d’alliances interreligieuses. Elle se reçoit de l’Écriture inspirée par Dieu (2 Timothée 3.16-17).
8. Les apôtres n’ont pas adapté leur message pour éviter l’opposition
Les apôtres ont annoncé Christ dans un contexte où leur message dérangeait profondément. Ils prêchaient Jésus comme Messie à des auditoires juifs. Ils prêchaient aussi Jésus comme Seigneur dans un monde païen où César revendiquait l’autorité suprême. Leur message était offensant pour plusieurs. Paul écrit: « Oui, tandis que, d’un côté, les Juifs réclament des signes miraculeux et que, de l’autre, les Grecs recherchent « la sagesse », 23 nous, nous prêchons Christ mis en croix, ce qui est une cause de rejet pour les Juifs et une folie pour les Grecs » (1 Corinthiens 1.22-23). Paul savait que le message de la croix pouvait être rejeté. Mais il ne l’a pas modifié pour le rendre moins offensant. Il l’a proclamé avec fidélité.
L’Église d’aujourd’hui doit retrouver ce courage. Non pas un courage agressif, brutal ou orgueilleux. Mais un courage humble et ferme. Un courage qui refuse la haine, mais qui refuse aussi le silence imposé. Lorsque les autorités ont interdit aux apôtres de parler au nom de Jésus, ils ont répondu :« Il faut obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes » (Actes 5.29).
Ce principe demeure. Lorsque les hommes nous demandent de taire Christ, d’atténuer Christ, de contourner Christ, de séparer les promesses de Christ, ou de présenter l’accomplissement en Christ comme une faute morale, nous devons obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes.
9. Le vrai amour annonce le vrai Sauveur
On pourrait croire que l’amour consiste à éviter toute parole qui dérange. Mais selon la Bible, l’amour véritable ne se sépare jamais de la vérité. Si Jésus est réellement le seul chemin vers le Père, alors aimer les Juifs signifie leur annoncer Jésus. Aimer les non-Juifs signifie aussi leur annoncer Jésus. Tous ont besoin du même salut.
Paul aimait Israël, et c’est pourquoi il priait pour son salut : « Frères et sœurs, je souhaite de tout cœur que les Israélites soient sauvés, et c’est ce que je demande instamment à Dieu dans mes prières » (Romains 10.1). Il ne disait pas : « Ils n’ont pas besoin de Christ puisqu’ils sont Israël selon la chair. » Il disait que son désir profond était leur salut. Et il expliquait aussitôt que Christ est l’aboutissement de la Loi pour que tous ceux qui croient soient déclarés justes (Romains 10.4).
- Le véritable amour ne cache pas le Sauveur.
- Le véritable amour ne promet pas une sécurité spirituelle en dehors de Christ.
- Le véritable amour ne remplace pas l’Évangile par une sensibilité religieuse.
- Le véritable amour parle avec respect, mais il parle.
10. La mission de l’Église ne peut pas être redéfinie
Jésus a confié une mission à son Église : « allez donc dans le monde entier, faites des disciples parmi tous les peuples, baptisez-les au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit et enseignez-leur à obéir à tout ce que je vous ai prescrit » (Matthieu 28.19-20). Cette mission inclut tous les peuples. Elle n’exclut pas les Juifs. Elle n’exclut pas les nations. Elle annonce le même Christ à tous.
L’Église n’a pas été envoyée pour défendre un programme géopolitique. Elle n’a pas été envoyée pour devenir l’outil religieux d’une cause terrestre. Elle n’a pas été envoyée pour réviser son message selon les pressions du moment. Elle a été envoyée pour faire des disciples de Jésus-Christ. C’est pourquoi toute pression qui détourne l’Église de cette mission doit être discernée. Le pasteur peut participer à des démarches qui favorisent la paix sociale et protègent les personnes contre la haine. Mais il ne peut pas permettre que la mission de l’Église soit redéfinie.
L’Église appartient à Christ (Matthieu 16.18). Elle doit donc servir Christ et non pas la nation d’Israël.
11. Comment répondre aux accusations injustes
Lorsque des chrétiens sont injustement accusés d’antisémitisme parce qu’ils affirment l’accomplissement en Christ, ils ne doivent pas répondre par la colère. Ils doivent répondre avec clarté, douceur et fermeté. Pierre écrit : « si l’on vous demande de justifier votre espérance, soyez toujours prêts à la défendre, avec humilité et respect, et veillez à garder votre conscience pure. Ainsi, ceux qui disent du mal de votre bonne conduite, qui découle de votre union à Christ, auront à rougir de leurs calomnies » (1 Pierre 3.15-16).
Il faut donc répondre ainsi :
- Nous rejetons toute haine envers les Juifs.
- Nous reconnaissons la dignité de toute personne humaine.
- Nous condamnons toute violence et toute discrimination.
- Nous aimons les Juifs comme notre prochain.
- Nous croyons que Jésus est le Messie promis.
- Nous croyons que toutes les promesses de Dieu trouvent leur accomplissement en Christ.
- Nous croyons que le salut est en Jésus seul.
- Nous croyons que Juifs et non-Juifs croyants forment un seul peuple en Christ.
- Nous croyons cela non par hostilité envers les Juifs, mais par fidélité à la Parole de Dieu.
Une telle réponse est claire, paisible et difficile à caricaturer. Elle refuse la haine, mais elle garde l’Évangile.
Conclusion
L’accusation d’antisémitisme ne doit jamais être prise à la légère. Lorsqu’il y a haine réelle, mépris, violence, intimidation ou discrimination envers les Juifs, l’Église doit le dénoncer clairement. Le chrétien doit aimer son prochain, et cela inclut le peuple juif. Toutefois cette accusation ne doit pas devenir une arme contre l’Évangile. Elle ne doit pas servir à faire taire la proclamation de Jésus-Christ comme Messie, Sauveur, médiateur de la nouvelle alliance et accomplissement des promesses.
- Dire que Jésus est le seul chemin vers le Père n’est pas antisémite (Jean 14.6).
- Dire que le salut ne se trouve qu’en Christ n’est pas antisémite (Actes 4.12).
- Dire que toutes les promesses de Dieu trouvent leur « oui » en Christ n’est pas antisémite (2 Corinthiens 1.20).
- Dire que Juifs et non-Juifs croyants sont réconciliés en un seul corps n’est pas antisémite (Éphésiens 2.16).
- Dire que ceux qui appartiennent à Christ sont la descendance d’Abraham n’est pas antisémite (Galates 3.29).
C’est la foi chrétienne.
L’Église doit donc marcher dans l’amour, mais sans peur. Elle doit rejeter la haine, mais garder la vérité. Elle doit parler avec douceur, mais sans renoncer à Christ.
Car nous ne sommes pas appelés à choisir entre l’amour et la vérité. En Jésus-Christ, nous sommes appelés à vivre les deux. Nous aimerons donc les Juifs comme notre prochain. Nous rejetterons toute forme d’antisémitisme. Seulement, nous ne laisserons pas une accusation injuste nous empêcher de proclamer l’Évangile.
Jésus-Christ est le Messie promis, le Sauveur du monde, l’accomplissement des Écritures et le Seigneur de son Église et son Église doit lui rester fidèle, quelles que soient les pressions de son époque.
